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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’institution a retoqué plusieurs articles au motif qu’ils sortaient du cadre du projet de loi adopté par les parlementaires le 2 octobre.
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Loi agriculture et alimentation : un quart des articles censurés par le Conseil constitutionnel

L’institution a retoqué plusieurs articles au motif qu’ils sortaient du cadre du projet de loi adopté par les parlementaires le 2 octobre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 19h52
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h57
   





                        



   


Le Conseil constitutionnel a annoncé, jeudi 25 octobre, qu’il censurait près d’un quart des articles de la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, surnommée « loi alimentation », après avoir été saisi par plus de soixante sénateurs.
L’institution a écarté tous les « cavaliers législatifs », c’est-à-dire les articles qu’il considérait ne pas répondre à l’intitulé du projet de loi initial. Parmi ces propositions, l’étiquetage sur la provenance géographique du vin et du miel, la définition de la notion d’agriculture de groupe ou l’éducation à la préservation de la biodiversité dans l’enseignement agricole ont par exemple été retoqués par les juges de la rue Montpensier. Aucun article majeur de la loi n’est concerné par la censure.
« [Si le conseil] a écarté les critiques formulées sur le fond contre plusieurs articles de la loi, il a, pour des raisons de procédure », c’est-à-dire sur la forme, « censuré 23 de ses articles, qui étaient au nombre de 98, alors que le projet initial du gouvernement en comptait 17 », déclare dans un communiqué le Conseil Constitutionnel.
Rééquilibrer les relations commerciales de la filière
Les auteurs de la saisine estimaient notamment que « certains articles de la loi contrevenaient au principe d’égalité et qu’ils méconnaissaient la liberté d’entreprendre ». Sur ces points, le Conseil constitutionnel a relevé que « la différence de traitement résultant [des] dispositions entre les secteurs agroalimentaires et de la distribution et les autres secteurs économiques étant en rapport avec l’objet de la loi, il [écartait] le grief d’une atteinte au principe d’égalité ».

        Malgré le vote de la loi,
         

          les désaccords persistent entre agriculteurs et distributeurs



Issu des états généraux de l’alimentation, le projet de loi dit « Egalim » entend rééquilibrer les relations commerciales entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs, et mettre fin à une guerre de prix mortifère pour toute la filière.
La décision du Conseil constitutionnel était très attendue par le monde agricole, qui s’inquiète de voir publiées à temps les ordonnances pour l’application du texte avant le début des négociations commerciales entre la grande distribution et l’industrie agroalimentaire, dont dépend leur rémunération.

        Lors du débat autour de la loi,
         

          des éleveurs mi-résignés, mi-dépités







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a livré ses pistes en faveur de la révision de la loi de bioéthique. Parmi les recommandations : la création d’un registre national de donneurs de gamètes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Loi de bioéthique : un rapport parlementaire ne prend pas parti sur l’extension de la PMA à toutes les femmes

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a livré ses pistes en faveur de la révision de la loi de bioéthique. Parmi les recommandations : la création d’un registre national de donneurs de gamètes.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 18h55
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h40
    |

            Solène Cordier








                        


Chaque intervenant l’a martelé : le rapport parlementaire rendu public jeudi 25 octobre par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) n’« a pas vocation à apporter des réponses à des problèmes sociétaux ».
« Notre mission est d’ouvrir aux législateurs des champs de réflexion au regard de l’avancée considérable des connaissances scientifiques et technologiques » depuis le vote de la dernière loi de bioéthique, et en vue de sa révision prochaine, a rappelé le corapporteur Jean-François Eliaou, député La République en marche de l’Hérault. Depuis 2011, l’accès aux informations génétiques a en effet connu d’importantes transformations, et le futur texte devra trancher qui y a accès et dans quelles conditions, « en prenant en compte l’intérêt du patient ».

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                La nécessaire révision de la loi de bioéthique



Les trente-six députés et sénateurs réunis au sein de l’Opecst se sont penchés, sous la houlette de leur président, le sénateur Les Républicains Gérard Longuet (Meuse), et du vice-président, le député de la majorité Cédric Villani (Essonne), sur de nombreuses thématiques ; des neurosciences aux travaux sur l’embryon en passant par l’intelligence artificielle et l’autoconservation des gamètes. « On avait sous-estimé le temps de travail, six heures de débats ont été nécessaires pour aboutir à un vote unanime », a déclaré en introduction Gérard Longuet, pour justifier le délai supplémentaire pris à la surprise générale le 18 octobre, date de présentation initialement annoncée.
Données non identifiantes
Une dizaine de pages de recommandations, relatives à plusieurs interrogations bioéthiques, figurent finalement dans le rapport. Parmi elles, la proposition d’assouplir le cadre actuel des recherches sur les embryons, en fixant à quatorze jours leur délai de conservation – comme nombre d’autres pays européens – contre sept jours actuellement. Ou encore la nécessité de renforcer le niveau d’information des femmes qui font des dons de leurs ovocytes sur les risques des grossesses tardives.
L’Opecst consacre plusieurs propositions au don de gamètes. Il recommande notamment la création d’un registre national des donneurs, voire des receveurs de gamètes, inexistant aujourd’hui, et qui pourraient être gérés par l’Agence de la biomédecine.
Concernant la levée de l’anonymat, mis à mal par la constitution de vastes bases de données génétiques, l’Opecst aboutit à deux propositions. La première, en cas d’accord préalable du donneur, prévoit que l’enfant accède à son identité à sa majorité. En cas de refus, l’Opecst propose que l’enfant ait seulement accès à des données non identifiantes.

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                Des enfants nés par don de gamètes percent le secret de leurs origines



Enfin, sur la question très attendue de l’extension à toutes les femmes de procréation médicalement assistée (PMA), l’Opecst a décidé de ne pas s’en mêler. « Scientifiquement parlant, c’est un non-sujet pour l’Opecst », a tranché M. Eliaou, en précisant simplement qu’en cas d’ouverture, il faudra « prendre en compte les conséquences médicales et juridiques qu’elle entraîne ». Pêle-mêle, l’anonymat des donneurs, le remboursement par l’Assurance maladie, le risque de pénurie des dons de gamètes et la gestion de la « liste d’attente » entre couples hétérosexuels infertiles et femmes seules ou en couple.

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Ce rapport, qui intervient après ceux rendus par le Conseil d’Etat en juillet et le Comité de consultation national d’éthique en septembre, est l’une des dernières étapes avant la présentation du projet de loi annoncé pour la fin de l’année. Avec, dans la foulée, un débat parlementaire qui devrait avoir lieu au premier semestre 2019.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Avocat pénaliste et président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme, Patrick Baudouin appelle la justice à ne plus se borner au terrain terroriste.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

« Les djihadistes français doivent être poursuivis pour crime contre l’humanité »

Avocat pénaliste et président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme, Patrick Baudouin appelle la justice à ne plus se borner au terrain terroriste.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 18h47
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 20h50
   





                        



   


C’est un fait désormais établi que la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) vient rappeler dans un nouveau rapport présenté jeudi 25 octobre à Paris en présence de la lauréate du Prix Nobel de la paix Nadia Murad : les crimes commis par l’Etat islamique contre la minorité religieuse yézidie en Irak ont largement été le fait de combattants étrangers, ressortissants français compris. En s’emparant à l’été 2014 de la région de Sinjar, un foyer de peuplement yézidi situé dans le nord du pays, les djihadistes ont orchestré des massacres de masse contre les représentants de cette communauté, réduit de nombreuses femmes en esclavage avant d’instaurer un système institutionnalisé de viol et de trafic d’êtres humains.

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Or les poursuites judiciaires rares et insuffisantes qui sont actuellement menées contre eux en Irak le sont uniquement sur la base d’accusations de terrorisme. Les crimes contre l’humanité n’étant pas pris en compte, du point de vue des victimes l’impunité demeure malgré des condamnations lourdes. Patrick Baudouin, avocat pénaliste en droit international et président d’honneur de la FIDH, appelle la justice française ainsi que les institutions judiciaires des autres pays d’origine des djihadistes étrangers à engager des poursuites sur le fondement de crimes contre l’humanité, voire de crime de génocide, à l’encontre de leurs ressortissants impliqués.
Les éléments apportés par le rapport de la FIDH sur la participation de djihadistes étrangers et notamment de Français aux crimes de l’Etat islamique contre les yézidis ne permettent pas d’en identifier clairement les auteurs. Que peut apporter ce travail de documentation encore parcellaire ?
Les témoignages recueillis par les chercheurs de la FIDH et leurs partenaires de l’organisation yézidie Kinyat corroborent des faits déjà connus : les djihadistes étrangers ont joué un rôle majeur dans ces actes qualifiables de crimes contre l’humanité et de génocide. Alors que l’Etat islamique a perdu l’essentiel de son territoire après une série de défaites militaires, la population yézidie reste très majoritairement déplacée, réfugiée et intégralement traumatisée par les crimes des djihadistes et elle demande justice. La question qui se pose est désormais celle de savoir comment cette justice peut lui être rendue.
Ce rapport rappelle que les témoignages des victimes sont disponibles et qu’ils peuvent servir de base à des plaintes susceptibles notamment d’être portées devant des juridictions étrangères à l’Irak et notamment françaises. Au cours de ce travail de documentation mené auprès des déplacés de la région de Sinjar établis depuis 2014 au Kurdistan irakien, les chercheurs de la FIDH ont rencontré des victimes de djihadistes français qui pourraient venir jusqu’en France pour déposer plainte. C’est ensuite que l’on pourra dans le cadre d’une enquête voir qui sont les responsables si les plaintes sont reconnues comme fiables. Du point de vue de la FIDH, c’est l’enjeu majeur des prochains mois.
Quelles poursuites judiciaires sont menées à l’heure actuelle contre les djihadistes étrangers dans les pays où ils sont détenus ?
Que ce soit en Irak et ou dans les régions du nord de la Syrie qui sont contrôlées par les forces kurdes, on constate de graves lacunes dans la manière dont est rendue la justice. Côté syrien, l’entité politique dominée par les Kurdes de Syrie, qui détiennent un nombre important de djihadistes étrangers, n’est pas un Etat. Elle ne dispose pas d’un système judiciaire reconnu. C’est une véritable zone grise. De l’autre côté de la frontière, si l’Irak est bien reconnu comme un Etat de droit souverain par ses partenaires internationaux on constate de nombreuses insuffisances. La peine de mort à laquelle la FIDH s’oppose est pratiquée, les conditions d’un procès équitable ne sont pas réunies. Par ailleurs, la notion de crime contre l’humanité n’existe pas dans la législation irakienne. En France les autorités judiciaires et politiques vont directement vers la justice antiterroriste : c’est plus simple, l’instruction est plus rapide et la condamnation acquise. Or les poursuites pour crime contre l’humanité se placent du point de vue des victimes civiles de ces actes. C’est la seule manière de faire en sorte que ces victimes soient entendues et quelles obtiennent justice.
La nature terroriste de l’EI parasiterait dans le volet judiciaire la prise en compte des crimes contre l’humanité commis par ses membres ? 
L’Etat islamique symbolise le terrorisme, un terrorisme qui ne s’est pas seulement manifesté localement, dans les pays où ce groupe a opéré et contrôlé des territoires, mais également un terrorisme qui s’est projeté internationalement et en particulier en France. Cela brouille les cartes. La réaction spontanée et naturelle consiste à se limiter au volet terroriste de la réponse judiciaire, ce qui empêche la réflexion d’aller plus loin. Les djihadistes français doivent être poursuivis pour crimes contre l’humanité. Leurs responsabilités ne peuvent pas être masquées par leur appartenance à une organisation terroriste.
On constate toutefois en France une évolution, avec une coordination croissante des pôles « crime contre l’humanité » et « terrorisme » au tribunal de grande instance de Paris. Ce développement favorable va dans le sens de l’action de la FIDH. Il est toutefois limité par la volonté très claire d’un pouvoir politique qui est déterminé à ce que les ressortissants français qui ont rejoint les rangs de l’Etat islamique demeurent en Irak et en Syrie, quitte à rendre pérenne le statu quo actuel. L’opinion publique n’y est d’ailleurs pas opposée.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Sur Twitter, la radio a demandé à ses internautes s’il était « normal » qu’une femme en train de dormir « ne supporte pas » une relation sexuelle imposée par son petit ami.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Consentement sexuel : le sondage irresponsable de Fun Radio

Sur Twitter, la radio a demandé à ses internautes s’il était « normal » qu’une femme en train de dormir « ne supporte pas » une relation sexuelle imposée par son petit ami.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 18h41
    |

                            Marie Slavicek








                        



   


Un sondage est une méthode statistique visant à connaître, à un moment t, la manière dont se répartissent les opinions individuelles sur une question donnée. « Etes-vous satisfait ou mécontent d’Emmanuel Macron comme président de la République ? » ; « Etes-vous favorable à l’abolition du changement d’heure ? » ; « Pour ou contre le ketchup sur les frites ? »… voilà quelques exemples de sondages, aussi appelés « enquêtes d’opinion ».
Le viol, c’est un crime passible de la cour d’assises ; il est défini par le code pénal comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ». Il s’agit d’une infraction pénale, et non d’une opinion.
Il n’y a donc aucun rapport entre le premier et le deuxième paragraphe de cet article. Et il ne viendrait a priori à l’esprit de personne de demander si on est pour ou contre le viol. C’est pourtant, en substance, la question posée mardi soir par Fun Radio sur son compte Twitter, dans le cadre de son émission de libre antenne « Lovin’ Fun » :
« Charlotte ne supporte pas que son mec lui fasse l’amour la nuit, quand elle dort. Vous trouvez cela normal ? On en parle ce soir à 22 heures dans “Lovin’ Fun” #OnSexPrime. »
« Absence de consentement = viol »
La question, qui invite les internautes à se positionner sur le respect du consentement sexuel, et sur un comportement qui pourrait relever du viol conjugal, a suscité une vague d’indignation sur Twitter : « Elle dort et ne peut donc consentir. Absence de consentement = viol. Le mec de Charlotte la viole régulièrement, trouvez-vous cela normal ? » ; « Chez Fun Radio, on se demande si c’est normal qu’une meuf se plaigne de se faire VIOLER par son mec… » ; « Si elle dort et/ou qu’elle n’en a pas envie… c’est un VIOL. Supprimez. » La secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a, elle aussi, réagi sur Twitter :

Bonjour @funradio_fr 

Ce que vous décrivez est un viol.
— MarleneSchiappa (@🇫🇷 MarleneSchiappa)


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Au final, 583 internautes ont répondu à ce curieux « sondage ». Bilan : à supposer que les internautes aient bien compris l’intitulé de la question, une courte majorité (51 %) ne trouve pas normal que Charlotte ne supporte pas que son petit ami lui fasse l’amour la nuit quand elle dort. Et donc approuveraient le comportement de l’homme.
Problème secondaire dans cette histoire : les réactions de plusieurs twittos faisant part de leur stupeur laissent penser que la question, et donc les résultats, n’ont pas été interprétés de la même manière. « Deux choses alarmantes : 1) Qu’une radio puisse penser que cela puisse être une question. 2) Qu’une majorité cautionne ce qui est un viol. » « Comment pouvez-vous publier un truc pareil ?! Et on adore voir que 49 % des votants cautionnent le viol… »
Le tweet de Fun Radio a finalement été supprimé mercredi soir. Toujours sur Twitter, le compte de l’émission « Lovin’ Fun » a réagi et tenté de se justifier, un peu plus tard dans la soirée, sans pour autant présenter d’excuses :

Nous avons justement abordé ce sujet. Ce n'est pas parce qu'on est en couple que nos corps sont à la disposition de… https://t.co/K8WKtldOJi— Lovinfun (@Lovin'Fun)


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Jeudi 25 octobre, à la mi-journée, la radio a ajouté dans un communiqué que la question posée « fait aujourd’hui réagir. Il s’agit précisément de l’objectif de cette action de prévention qui relaie vers (…) OnSexPrime.fr », un site du gouvernement sur la sexualité s’adressant aux jeunes. « Cette question vise justement à ouvrir le débat, notamment auprès des jeunes, et à faire prendre conscience que tout comportement sexuel sans consentement est inacceptable. »

C’est bien @funradio_fr, maintenant que t’as supprimé ton tweet abject tu peux t’excuser de ta banalisation de la c… https://t.co/3W8w2l8Yz7— CarnetsdOpalyne (@Carnets d'Opalyne)


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Coïncidence de l’actualité, l’agence Santé publique France a révélé, dans une étude publiée mardi, qu’une femme sur cinq âgée de 25 ans à 34 ans a déjà subi un rapport sexuel forcé ou une tentative, contre 1 % des jeunes hommes.
En plus de perpétrer ce qu’on appelle la « culture du viol » – un concept sociologique forgé aux Etats-Unis et utilisé pour qualifier la façon complexe dont la société tend à banaliser ce crime –, cet énorme raté de Fun Radio met en lumière une autre problématique : la tendance qu’ont certaines émissions de radio ou de télévision à poser aux internautes des questions simplistes et tendancieuses, voire en opposition avec la loi, sous couvert de débat.
Machine à buzz
La radio musicale du groupe RTL est loin d’être la seule. Cyril Hanouna, notamment, est coutumier du fait dans son émission « Balance ton post ! » sur C8. Ses chroniqueurs ont ainsi été invités à se prononcer, tour à tour, sur des questions comme « Jacqueline Sauvage est-elle victime ou coupable ? » ; « Pour ou contre le port de la burqa en France ? » ; ou encore « Pour ou contre l’avortement ? ».
Le tweet sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) avait été supprimé quelques heures plus tard. « Je suggère aussi : pour ou contre les aiguilles à tricoter ? Pour ou contre l’eau de javel dans l’utérus ? Et puis, allez… Pourquoi se priver… Pour ou contre la prison pour les femmes qui avortent ? », avait ironiquement répondu Laurence Rossignol, ex-ministre des familles. Marlène Schiappa était intervenue en direct, en envoyant des SMS rappelant à l’animateur que l’entrave à l’IVG est un délit. « La France doit protéger les femmes faisant le choix d’avorter », avait-elle conclu.
Sud Radio n’est pas en reste avec des interrogations du type « IVG : est-ce un recours à un tueur à gage comme le dit le pape ? » ; ou « La PMA sans père vous choque-t-elle ? ». Autant de questions clivantes qui alimentent la « machine à buzz » sur laquelle reposent ces émissions, mais qui simplifient à outrance des questions complexes et sensibles au risque de les saborder.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ DERRIÈRE LE CHIFFRE – Près de 3 % des bénéficiaires de logements sociaux disposeraient de revenus plutôt confortables. Un chiffre qui a fait réagir cette semaine.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

HLM et hauts revenus : y a-t-il de quoi s’indigner ?

DERRIÈRE LE CHIFFRE – Près de 3 % des bénéficiaires de logements sociaux disposeraient de revenus plutôt confortables. Un chiffre qui a fait réagir cette semaine.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 18h38
    |

            Mathilde Damgé








                        


La rubrique « Derrière le chiffre » des Décodeurs étudie des statistiques et des méthodologies apparaissant dans l’actualité.
S’étonnant de chiffres sur les locataires de HLM parus mercredi 24 octobre, un lecteur nous demande s’il est vrai qu’il existe des bénéficiaires aisés de ces logements à loyer modéré.

@LibeDesintox @decodeurs avez-vous des infos à ce sujet ? Les HLM hébergent-ils des parasites aisés qui profitent d… https://t.co/hRvL98n6j8— Le_Dirlo (@leDirlo)


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Ces chiffres sont issus d’un rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), dont l’un des enseignements est que 3 % des occupants du parc social font partie des 20 % de personnes les plus aisées, avec un niveau de vie de plus de 30 000 euros par an.


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Le contexte


Qu'est-ce que le niveau de vie ?
Il est égal au revenu disponible (incluant les aides sociales) du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage. Les unités de consommation sont calculées ainsi : 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.



Il faut néanmoins mettre ce chiffre en perspective : 85 % des ménages qui résident en logement social ont un niveau de vie inférieur au niveau de vie médian (50 % de personnes au-dessus, et 50 % en dessous) du secteur libre. Les ménages aux plus faibles niveaux de vie sont donc surreprésentés dans les logements sociaux, juge l’Insee.


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HLM : un niveau de vie inférieur aux autres catégories de logement
En 2016, le niveau de vie médian des locataires du parc social s’élève à 15 100 euros par an, contre respectivement 17 900 euros et 23 300 euros pour les locataires du secteur libre et les propriétaires.

Source : Insee



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Il faut également rappeler que le taux de pauvreté (c’est-à-dire un niveau de vie inférieur à 60 % du niveau de vie médian de la population) est plus élevé chez les locataires du parc social que pour les autres catégories d’occupants : il atteint 35 %, contre 23 % pour les locataires du secteur libre et 7 % chez les propriétaires occupants. Une personne sur deux vit ou a vécu, en France, en logement social.

        Notre état des lieux sur la réforme des HLM :
         

          Que représente le logement social en France ?



Par ailleurs, explique l’institut de statistique, les revenus des occupants peuvent évoluer dans le temps et sont alors pris en compte pour calculer leur participation : « Les ressources des locataires évoluent après leur emménagement, de sorte qu’elles peuvent dépasser les seuils d’attribution (...) En revanche, si leurs ressources dépassent de 20 % les plafonds d’attribution liés au type de logement qu’ils occupent, un supplément de loyer de solidarité peut leur être facturé. »
De plus, pour les ménages habitant en zones tendues et dont les ressources dépassent un certain niveau, le maintien dans les lieux n’est plus toujours garanti. Enfin, précise l’Insee, ces 3 % de bénéficiaires aisés vivent presque exclusivement dans des grands pôles urbains, notamment en région parisienne, et la tension immobilière fait que, même avec un supplément de loyer, ils ne voient pas d’avantage financier à quitter leur HLM.

        Test :
         

          Faites-vous partie de la « classe moyenne » ?



Edit : suite à une modification de ses chiffres par l’Insee, nous avons reporté ce changement qui concerne la proportion d’occupants aisés du parc social, à 3 %.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-6">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Cécile Maisonneuve, la présidente La Fabrique de la Cité, et Marie Baléo, auteure d’un rapport du groupe de réflexion ont étudié plusieurs villes européennes emblématiques de cette pénurie.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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« La vente d’une grande partie du stock de logements publics n’est pas la solution »

Cécile Maisonneuve, la présidente La Fabrique de la Cité, et Marie Baléo, auteure d’un rapport du groupe de réflexion ont étudié plusieurs villes européennes emblématiques de cette pénurie.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 12h09
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

La Fabrique de la Cité est un groupe de réflexion spécialiste de l’innovation urbaine, financé par Vinci. Il s’apprête à publier un rapport intitulé « A la recherche du logement abordable : un défi européen », qui sera dévoilé le 7 novembre, à Bordeaux. Marie Baléo, auteure du rapport, et Cécile Maisonneuve, présidente du think tank, ont étudié le cas de plusieurs villes emblématiques de cette pénurie en Europe.
Pourquoi vous intéresser au logement abordable ?
Nous avons produit un précédent rapport sur l’accueil des réfugiés en Allemagne et en Suède, dont l’arrivée parfois massive a révélé le problème du logement cher et montré les limites de la capacité d’accueil des villes soumises à un tel choc démographique. Le logement est apparu comme une question centrale, au cœur de la métropolisation des villes attractives qui concentrent l’emploi et la richesse. Nous nous sommes donc focalisées sur des villes comme Paris, Berlin et Londres, mais aussi Stockholm, Munich ou Varsovie.
Vous appelez les pouvoir publics à agir : comment ?
Les réponses sont d’abord locales, quitte à faire sauter certains tabous. A Stockholm, par exemple, les 30 % de logements publics municipaux accessibles à tous sont aujourd’hui plutôt occupés par des ménages aisés. Les Suédois ne pourront pas faire l’économie d’un réexamen de ce choix historique pour orienter ce parc vers les plus modestes. Pour faire face aux coûts élevés de construction dans ce pays, la ville expérimente des immeubles préfabriqués et moins équipés en caves, parkings et laverie commune.

Les Londoniens doivent, eux, s’interroger sur l’usage de leur Green Belt, un poumon vert largement privé, dont l’urbanisation partielle pourrait produire jusqu’à un million de logements dans un rayon de 800 mètres des stations de métro existantes. La gouvernance du Grand Londres pourrait, de même, être réformée et dotée de plus de compétences...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ 16 300 personnes ont été ajoutées par Pôle emploi au nombre total de chômeurs en France (hors outre-mer) qui est de 2,45 millions de personnes.
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Chômage : les demandeurs d’emploi ont augmenté de 0,5 % au troisième trimestre

16 300 personnes ont été ajoutées par Pôle emploi au nombre total de chômeurs en France (hors outre-mer) qui est de 2,45 millions de personnes.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 12h30
    |

            Sarah Belouezzane








                        



On les dit dépassés, sans réel intérêt statistique ni valeur économique. Pourtant les chiffres publiés tous les trimestres par Pôle Emploi continuent d’exercer leur fascination sur politiques et observateurs. Problème, ils sont, comme lors du trimestre précédent, contrastés. Et difficilement interprétables.
Selon la note publiée par Pôle Emploi et le ministère du travail jeudi 25 octobre, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans travail et tenus d’en chercher un) a augmenté de 0,5 % au troisième trimestre en France métropolitaine. 16 300 personnes supplémentaires sont donc venues, sur cette période, grossir les rangs des chômeurs inscrits à l’organisme public. En tout, ce sont donc 2,45 millions de personnes qui sont en quête d’un emploi aujourd’hui dans l’hexagone, hors outre-mer.

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Paradoxalement, une fois ces territoires, pourtant en situation globale plus critique, inclus dans le compte, la hausse est moins importante : 0,4 %.
Une situation meilleure sur un an...

   


Considérée sur un an, la situation est tout de même meilleure : le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a en effet reculé de 1,2 %. Une évolution qui s’est largement faite au profit des hommes. Dans leurs rangs, la baisse a été de 2,2 % contre seulement 0,2 % pour les femmes.
Ceux qui payent le plus lourd tribut sont, sans surprise, les chômeurs de longue durée. en quête d’un emploi depuis au moins un an ou plus, leur employabilité diminue avec le temps rendant leur embauche de moins en moins facile. Au troisième trimestre, leur nombre a ainsi augmenté de 1,1 %. Pire en un an, il a bondi de 6,4 %.
... mais pas très encourageante

   


Considérés dans leur globalité, ces chiffres ne sont pas très encourageants. Mais à y regarder de plus près la situation du marché français de l’emploi semble plus compliquée que cela. Car, publiées mercredi 24, les statistiques de l’Acoss, l’agence centrale des organismes de sécurité sociale, elles, jurent avec ce tableau. C’est en effet plutôt un hexagone en bien meilleure condition qu’elles nous décrivent.
Selon cette institution, les embauches, aussi bien en CDI qu’en CDD de plus d’un mois, sont reparties à la hausse au troisième trimestre : +2,7 %. Elles ont ainsi atteint un nouveau record historique. En tout, ce sont 2,14 millions de déclarations d’embauches (pour des contrats de plus d’un mois) qui ont été déclarées à l’Acoss entre juillet et septembre.
Mieux, les CDI représentent aujourd’hui près de la moitié des embauches de plus d’un mois. A eux seuls, ils progressent de 10 %.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Editorial. Si les enquêtes montrent que le phénomène n’est pas en expansion, les chiffres ne rendent pas compte du sentiment de solitude et de lassitude de nombreux enseignants.
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Violences scolaires : pas de solution miracle

Editorial. Si les enquêtes montrent que le phénomène n’est pas en expansion, les chiffres ne rendent pas compte du sentiment de solitude et de lassitude de nombreux enseignants.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 11h42
   





                        


Editorial du « Monde ». Les réseaux sociaux sont d’impitoyables révélateurs. Et des amplificateurs capables de déclencher de puissantes vagues de protestation. On le constate, une nouvelle fois, avec la vidéo, largement diffusée depuis le 18 octobre, dans laquelle on voit un lycéen de Créteil mettre en joue une professeure avec une arme pour exiger qu’elle ne note pas une énième arrivée en retard en cours.

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Que l’arme se soit avérée factice n’enlève rien au choc de l’image : depuis une semaine, ce sont des milliers de professeurs de collèges et de lycées qui témoignent, sur Twitter, des faits de violence qui dégradent, voire pourrissent, le climat dans leur établissement. Le succès du hashtag #pasdevague sous lequel ils s’expriment démontre, à la fois, leurs difficultés à faire face à ces situations et le sentiment qu’ils sont abandonnés à leur sort par les chefs d’établissement et les autorités académiques. Ceux-ci, à leurs yeux, sont trop enclins à minimiser ces incidents et, selon la formule du ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, à « mettre la poussière sous le tapis ».
Banalisation des incivilités
Le phénomène n’est pas nouveau, et l’éducation nationale s’en préoccupe sérieusement depuis une vingtaine d’années. Toutes les enquêtes sur le sujet montrent également qu’il n’est pas en expansion. Entre 2007 et 2016, les incidents graves recensés par le ministère (violences physiques ou verbales, atteintes à la vie privée, violences sexuelles, vols ou dégradations des locaux, des matériels ou des biens personnels) se sont stabilisés et se produisent la plupart du temps entre les élèves. Moins de 1 % des enseignants déclarent avoir subi des violences physiques durant leur carrière, et environ un tiers des agressions verbales.
Mais ces chiffres globaux ne rendent pas compte du sentiment de solitude de nombreux professeurs, ni du traumatisme provoqué par les agressions les plus violentes, ni de la lassitude devant la banalisation des incivilités ou des injures. Ils ne reflètent pas davantage la diversité des situations et la plus grande concentration des problèmes dans les lycées professionnels ou dans des quartiers « difficiles ». Inévitablement, la violence qui enflamme telle ou telle banlieue, et dont témoigne la multiplication récente de rixes sauvages entre bandes d’adolescents, déteint sur le « sanctuaire » scolaire.

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Sévèrement interpellé à l’Assemblée nationale par la droite ou l’extrême droite, qui l’accusaient d’occulter le problème, le ministre a haussé le ton : « Il n’y a aucun laxisme. Nous allons rétablir l’ordre et l’autorité », a-t-il martelé. Chacun sait, pourtant, que c’est plus facile à dire qu’à faire. Multiplier les mesures disciplinaires et exclure les fauteurs de troubles ? Mais ce n’est que déplacer la difficulté dans un autre établissement. Renforcer l’encadrement ? Fort bien, mais, contrairement à une idée reçue, le nombre de conseillers pédagogiques n’a pas baissé depuis dix ans et celui des surveillants a augmenté.
En réalité, tous les acteurs reconnaissent qu’il faut des solutions précises, patientes et sur mesure. Ainsi, la stabilisation des équipes pédagogiques est indispensable, notamment dans les secteurs d’éducation prioritaire, où le « turnover » des jeunes professeurs est déstabilisant. De même est-il nécessaire que la formation des enseignants prenne en compte cette réalité du métier, ce qui n’est pas le cas. Ce sont des chantiers de longue haleine. Raison de plus pour s’y atteler.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Deux adolescents sont morts dans la nuit du 23 au 24 octobre à Paris et à Sarcelles dans des bagarres de rue. Et depuis janvier, le nombre de morts a explosé.
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Le spectre des « rixes entre bandes » plane sur Paris et ses alentours

Deux adolescents sont morts dans la nuit du 23 au 24 octobre à Paris et à Sarcelles dans des bagarres de rue. Et depuis janvier, le nombre de morts a explosé.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h12
    |

            Nicolas Chapuis








                        


Ils n’auront jamais 18 ans. Deux adolescents sont morts, dans la nuit de mardi à mercredi 24 octobre, à Porte de Bagnolet (20e arrondissement de Paris) et dans le quartier des Sablons à Sarcelles (Val-d’Oise). Deux histoires qui n’ont rien à voir entre elles, sinon qu’elles projettent un même et sombre reflet, dans un funèbre effet de miroir. Celui d’une violence en bande, débridée, mortelle et terriblement juvénile, qui touche particulièrement l’Ile-de-France ces derniers mois.
Chaque fois qu’elle arrive sur les lieux après une rixe, la police est confrontée à la même scène. Un individu gisant sur le sol, entouré des débris de ce qui ressemble à un affrontement violent. A Sarcelles, mardi, autour du corps de Fodie, à peine 17 ans, les enquêteurs retrouvent un morceau de manche à balais et plusieurs bouts de bois, dont l’un est ensanglanté. Le jeune homme est étendu dans une mare de sang, le crâne ouvert à plusieurs endroits. Il mourra quelques minutes plus tard, à l’hôpital Beaujon. Deux personnes mineures ont été placées en garde à vue, jeudi 25 octobre, dans le cadre de l’enquête menée par la sûreté départementale du Val-d’Oise.
Boulevard Mortier à Paris, la collecte d’objets est plus éclectique, mais non moins inquiétante. Autour du corps du jeune homme de 17 ans retrouvé poignardé à l’abdomen et aux jambes, les policiers ramassent des barres de fer, des battes de base-ball, un couteau, des bombes lacrymogènes, une chaîne de vélo, une hache, des douilles de calibre 12, un projectile de « gomme-cogne », ces pistolets qui tirent des billes de caoutchouc et même… une perceuse sans fil. Ils appréhendent également trois individus, le premier âgé de 18 ans, les deux autres de vingt ans. L’un d’entre eux a des traces de sang sur lui. Ils sont placés en garde à vue et l’enquête est confiée au deuxième district de police judiciaire de Paris. L’adolescent suriné connaîtra le même sort que son compagnon d’infortune Sarcellois. Transféré à la Pitié-Salpêtrière, il succombera à ses blessures dans la nuit.
L’affrontement qui a mis aux prises une vingtaine de jeunes peu avant minuit, divisés en deux camps issus de quartiers distincts – la Place des Fêtes dans le 19e arrondissement, où résidait la victime, et le quartier Justice dans le 20e, où s’est déroulée la bagarre. Il n’en fallait pas plus pour que ressurgisse le spectre de ces « rixes entre bandes » qui plane sur la capitale et ses alentours. Depuis janvier 2018, un jeune homme a été fauché à 15 ans rue de la Roquette à Paris ; à 17 ans à Vaux-sur-Seine dans les Yvelines ; à 16 ans dans la cité Romain-Rolland à Saint-Denis ; et même à 13 ans aux Lilas…
159 bagarres depuis janvier
Parfois, il s’en faut de peu pour que l’adolescent échappe à la morgue, comme ce jeune homme de 16 ans à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) en septembre, qui s’en est tiré avec 67 points de suture à la tête. Ou celui de 15 ans, qui a frôlé l’hémorragie cérébrale à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) lundi 22 octobre. Toute l’Ile-de-France est concernée par cette sinistre mode. A tel point que la Préfecture de police, le parquet, la mairie de Paris, ainsi que le rectorat, ont lancé début octobre des états généraux sur ces rixes. « Le phénomène est extrêmement complexe, je ne l’explique pas, avait reconnu à l’occasion François Molins, le procureur de Paris. Pour moi, on est totalement dans l’irrationnel. »
Selon Le Parisien, qui publie un rapport des services de police spécialisés, les forces de l’ordre ont dénombré 159 bagarres de bandes en France entre janvier et août 2018, ce qui constitue une légère hausse par rapport à 2017, avec une très forte concentration (plus de 90 %) pour la seule région Ile-de-France. Le nombre de morts a en revanche explosé. En 2017, un seul était recensé. On en compte une petite dizaine déjà cette année. Un accroissement de la violence qui interroge, même si les experts appellent à la prudence. « Les bagarres entre bande, ça a toujours existé, c’est cyclique, tempère une source policière. Il y a des outils, comme les réseaux sociaux qui permettent d’amplifier le phénomène, mais se donner rendez-vous pour se castagner, ce n’est pas récent. » Le coup de projecteur mis sur ce genre d’affaires amène aussi des interprétations hâtives, comme aux Lilas, où les causes de la mort du garçon de 13 ans (décédé d’une crise cardiaque, alors qu’il souffrait d’une insuffisance) et le lien direct avec les coups échangés ne sont pas clairement établis.

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Les responsables politiques cherchent les moyens d’agir pour endiguer le phénomène. Et envoient des signaux pour indiquer aux forces de l’ordre qu’ils ont pris en compte le danger. Le nouveau ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, devait d’ailleurs se rendre sur les lieux du drame, Porte de Bagnolet dans la journée, jeudi 25 octobre. « Il faut identifier les ressorts du fonctionnement de ces rixes, pour réussir à agir dès les premiers signes de regroupement », explique-t-on Place Beauvau.
Les enquêteurs cherchent surtout à comprendre ce qui pousse ces jeunes gens à se battre. Les trafics de stupéfiants, générateurs de violence, ne semblent pas être la première raison. Ce sont plus souvent des logiques d’appartenance à un territoire qui sont à l’œuvre, sur fond de bisbilles mineures, parfois anciennes, voire oubliées. « Quand on les a en garde à vue, ils sont souvent incapables de nous dire pourquoi il y a des rivalités entre eux », raconte une source policière. Certains évoquent un différend amoureux, un désaccord financier, un regard jugé déplacé… La mort pour rien en somme.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le sociologue Marwan Mohammed revient sur ce phénomène qui touche sévèrement l’Ile-de-France depuis quelques mois.
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Affrontements entre bandes : « La dynamique collective écrase les consciences individuelles »

Le sociologue Marwan Mohammed revient sur ce phénomène qui touche sévèrement l’Ile-de-France depuis quelques mois.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 14h07
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            
Marwan Mohammed, sociologue au CNRS, est l’auteur de La Formation des bandes. Entre la famille, l’école et la rue (PUF, 2011). Il a également codirigé l’ouvrage collectif Les Bandes de jeunes : des « blousons noirs » à nos jours (La Découverte, 2007). Après deux nouveaux morts de jeunes gens dans des rixes entre bandes, dans la nuit de mardi à mercredi 24 octobre à Paris et Sarcelles (Val-d’Oise), il analyse pour Le Monde ce phénomène qui touche le pays, et plus particulièrement l’Ile-de-France depuis quelques mois.
Les « déclencheurs » des affrontements sont souvent qualifiés de « futiles ». Quelles sont les motivations sous-jacentes ? 
Le déclencheur est secondaire, l’essentiel est de comprendre la disponibilité à l’affrontement. Nous parlons de jeunes, pour la plupart en échec scolaire ou en défaut d’insertion, qui trouvent des moyens transgressifs et compensatoires pour s’accomplir, exister et consommer. Ils expérimentent également une certaine chaleur, de la solidarité et parfois de l’amitié. Sur la base d’une valorisation des normes de virilité, les rivalités permettent au groupe de se tester, se souder, d’évaluer l’épaisseur des liens et d’accéder à des gratifications symboliques majeures. Sauf que cette dynamique collective écrase les consciences individuelles, alimente la déshumanisation de « l’ennemi » et favorise la surenchère.
Cette hargne peut paraître absurde de l’extérieur : il n’y a pas d’argent à gagner, pas de revendication politique et ceux qui s’entre-tuent se ressemblent. Mais elle est aliénante lorsque la réputation est le principal capital social et qu’un public nombreux compte les points.

Le phénomène des bandes n’est pas nouveau. Qu’est-ce qui a changé ?
Depuis un demi-siècle, les ateliers et usines ont disparu du quotidien, les classes populaires se sont paupérisées. L’expérience scolaire est devenue centrale....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Une hécatombe de garçons de plus en plus jeunes secoue la société britannique.
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Par  Philippe Bernard   Publié aujourd’hui à 11h33, mis à jour à 11h36   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés       Au moment où, le 4 avril, Israel Ogunsola, 18 ans, était poignardé à mort par un garçon de 17 ans, à Hackney, dans l’est de Londres, la capitale britannique avait atteint le premier seuil symbolique de 50 meurtres en 2018. Le mois d’octobre n’est pas encore terminé et, avec le jeune à peine majeur tué à coups de couteau lundi 22 octobre à Greenwich (Sud-Est), la statistique macabre vient de dépasser 110. La « vague de crimes au couteau » et l’hécatombe de garçons de plus en plus en jeunes qu’elle provoque secouent la société britannique depuis plus d’un an.          Pendant le seul week-end prolongé du 5 au 7 mai, cinq jeunes gens avaient été victimes d’une mort violente au Royaume-Uni dont quatre poignardés. Le plus jeune avait treize ans. Que se passe-t-il pour qu’un tiers des victimes d’homicide à Londres soit âgé de 16 à 24 ans ? Pour que trois meurtres sur cinq soient perpétrés à coups de couteau ?           Lire aussi Le spectre des « rixes entre bandes » plane sur Paris et ses alentours             Récurrent, le débat a rebondi jeudi 18 octobre à l’occasion de la publication des statistiques annuelles de la criminalité couvrant la période juin 2017-juin 2018 en Angleterre et au Pays de Galles. Avec 719, le nombre d’homicides a alors atteint un niveau jamais enregistré depuis dix ans dans ces deux « nations » du Royaume soumises à la même législation. La hausse de 14 % en un an pour l’ensemble des meurtres atteint 25 % pour ceux commis au couteau. Le ministère de l’intérieur explique cette recrudescence par « l’augmentation de la demande de drogue, en particulier le crack, ainsi que la multiplication des “county lines” », gangs organisés qui exploitent des mineurs vulnérables pour le deal de stupéfiants.          « Nous manquons de forces »                                            — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    Abonnez-vous à partir de 1 €       Dans la même rubrique                Sur le banc des accusés du Parlement européen, Viktor Orban dénonce un « chantage »                    Article réservé à nos abonnésLe succès du service militaire en Suède              / AFP / dpa / Armin Weigel
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L’ancien député polynésien Pouvana’a a Oopa innocenté soixante ans après

La Cour de cassation a annulé, jeudi 25 octobre, le jugement de 1959 qui avait condamné le père du nationalisme tahitien, mort en 1977, d’avoir tenté d’incendier la ville de Papeete.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 11h53
    |

            Patrick Roger








                        



   


Un long combat de presque soixante ans. Jeudi 25 octobre 2018, la Cour de cassation, suivant les conclusions de l’avocate générale, a annulé le jugement d’octobre 1959 par lequel Pouvana’a a Oopa, ancien député et sénateur de la Polynésie française, avait été condamné à huit ans de prison et quinze ans d’exil en métropole. Le « metua » (le père) du nationalisme tahitien avait été accusé, à tort, d’avoir tenté d’incendier la ville de Papeete.
Lors de l’audience de révision du procès à la chambre criminelle de la Cour de cassation, le 5 juillet, Teiha Stephenson, arrière-petit-fils, et Sandro Stephenson, petit-fils du « metua » étaient entourés de quelques proches et des députés de la Polynésie française Moetai Brotherson (Gauche démocrate et républicaine) et Maina Sage (UDI, Agir et indépendants). Tous anxieux de voir aboutir le « combat d’une vie » pour réhabiliter la mémoire de celui qui fut écarté de la vie politique par cette condamnation de la « justice coloniale ».
Pouvana’a a Oopa, de son vrai nom Pouvana’a Tetuaapua, est né en 1895 sur l’île de Huahine. Ancien combattant de la première guerre mondiale, il a joué un rôle-clé dans le ralliement de ce qu’on appelle alors les établissements français de l’Océanie (EFO) à la France libre de Charles de Gaulle en 1940. Mais ses critiques contre les abus de certains fonctionnaires métropolitains lui valent déjà d’être assigné à résidence à Huahine jusqu’en décembre 1945.
« Commande de l’exécutif »
Alors que les EFO sont devenus en 1946 un territoire d’outre-mer, Pouvana’a s’affirme comme la figure de proue du mouvement anticolonialiste. En août 1949, il est élu député, le premier député de Polynésie d’origine tahitienne, et fonde le Rassemblement démocratique des populations tahitiennes (RDPT). Son mouvement remporte successivement les élections territoriales, à l’Assemblée de l’Union française et au Conseil de la République, tandis que lui-même est réélu en 1951 et en 1956.
Vice-président et ministre de l’intérieur dans le premier conseil de gouvernement de ce qui s’appelle désormais la Polynésie française depuis la loi Defferre de 1956, il milite pour le non au maintien dans la République française lors du référendum constitutionnel de 1958. C’est le début de sa disgrâce. Le conseil de gouvernement est dissous le 8 octobre 1958 et Pouvana’a arrêté le 11, accusé de « complicité de destruction d’édifices et détention d’armes ». Un an plus tard, il est jugé et condamné, rayé du paysage politique.
Pourquoi cet acharnement contre ce dirigeant nationaliste ? Pour Me Emmanuel Piwnica, qui plaidait devant la chambre criminelle de la Cour de cassation, « il était considéré comme d’autant plus dangereux qu’il était raisonnable, légaliste ». « Sa condamnation a été une livraison de service à une commande de l’exécutif », assure l’avocat. Pour l’avocate générale, Solange Moracchini, le procès de 1959 ne répondait pas aux « règles du procès équitable ».
Pouvana’a a Oopa a toujours nié avoir commandité les deux incendies survenus à Papeete dans la nuit du 10 au 11 octobre 1958. Depuis, des gendarmes ont reconnu que, pour nourrir l’accusation, des témoignages avaient été fabriqués ou extorqués sous la menace. D’autres témoignages, au contraire, susceptibles de le laver de toute responsabilité, ont été écartés. Sans parler de la note du gouverneur, datée du 9 octobre 1958, annonçant l’arrestation du dirigeant nationaliste pour avoir projeté d’incendier la capitale tahitienne, alors qu’il était encore libre et que les incendies n’avaient pas encore eu lieu… De nombreuses invraisemblances entachent cette condamnation.
Gracié de sa peine de prison en 1966, Pouvana’a a Oopa est autorisé à regagner la Polynésie en 1968, puis amnistié en 1971. Il est alors élu sénateur mais n’a de cesse de demander la révision de son procès. Après son décès, en 1977, ses descendants reprennent la suite de son combat et ce n’est qu’en 2014 que la ministre de la justice, Christine Taubira, saisit la commission de révision des condamnations pénales. Trois générations auront été nécessaires pour rendre justice au « metua ». Et tourner une page sombre de l’histoire coloniale.



                            


                        

                        


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Partout en Europe, les jeunes pâtissent du logement cher

Les difficultés des jeunes pour trouver un toit est un phénomène quasi généralisé dans les grandes villes du Vieux Continent.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 11h08
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance), 
                                Cécile Boutelet (Berlin, correspondance), 
Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale) et 
Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

La pénurie de logements abordables frappe toutes les métropoles européennes. Le déficit de construction passé et présent, combiné à une forte demande – les grandes villes concentrant l’emploi – entraîne une hausse sensible des prix et des loyers. Dans ce contexte, les jeunes qui arrivent sur le marché du travail peinent à se loger et, au moindre problème, doivent retourner vivre chez leurs parents.
ALLEMAGNE - « Moi, je m’estimerais heureuse avec un conteneur », Céline Sarah, 33 ans
A Fribourg-en-Brisgau, ville jouxtant la frontière avec la France, Céline Sarah, 33 ans, est finalement retournée vivre chez sa mère. Une décision qui n’a pas été facile à prendre. « J’ai un diplôme d’agent en tourisme et plusieurs années d’expérience, explique-t-elle. Mais la compagnie aérienne qui m’employait à Düsseldorf a fait faillite l’an dernier. Avec mes allocations-chômage de 920 euros et un loyer à 620 euros, la vie devenait difficile. »
Depuis début septembre, elle partage un 35 m2 avec sa mère. Elles seront bientôt trois à y vivre, car Céline va accoucher d’une petite fille en décembre. Dans ces conditions, impossible de trouver un appartement à Fribourg, qui, comme toutes les villes allemandes, subit une crise du logement.
En sept ans, Céline a vécu et travaillé à Francfort, Munich et Düsseldorf. A chaque fois, elle n’a pu obtenir que des contrats de sous-location, très instables. « Dans mon secteur, on a en général des CDD d’un an ou on travaille en intérim. Et les salaires sont faibles. Cela complique encore plus la recherche d’un logement. C’est un cercle vicieux. » Lorsque, enfin, elle signe son premier CDI, début 2017, avec un salaire de 2 300 euros brut, l’agent immobilier lui demande… une caution parentale.

Aujourd’hui, elle pense avec nostalgie à la situation de sa mère au même âge. « Elle avait un emploi stable dont elle pouvait vivre, une voiture. Elle a pu réduire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Les quelque 310 000 personnes majeures sous tutelle n’auront plus à passer par un juge pour avoir ces droits.
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Désormais, toutes les personnes handicapées pourront voter et se marier

Les quelque 310 000 personnes majeures sous tutelle n’auront plus à passer par un juge pour avoir ces droits.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 09h45
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 09h53
   





                        


Jusqu’à présent, 310 000 personnes handicapées étaient privées du droit de vote, d’autres ne pouvaient pas se marier sans l’accord d’un juge. La secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, vient de sonner la fin de cette situation.
Les personnes majeures sous tutelle auront à l’avenir un droit de vote inaliénable et pourront aussi se marier, se pacser et divorcer, sans qu’un juge puisse les en priver, a-t-elle annoncé jeudi 25 octobre, avant la tenue d’un comité interministériel du handicap.
C’est une mesure pour « remettre les personnes handicapées dans la citoyenneté », a expliqué Sophie Cluzel en arrivant à Matignon, où doit se tenir la réunion. L’objectif est que « tout le monde puisse voter, au plus tard, aux prochaines élections municipales de 2020 », précise la ministre dans une interview au Parisien.
« Une forme de discrimination »
Pour que les personnes handicapées puissent « agir dans la cité », le gouvernement s’est engagé à abroger l’article du code électoral donnant la faculté au juge des tutelles de retirer le droit de vote aux majeurs sous tutelle, une situation qui concerne par exemple les handicapés mentaux.
« Cette mesure est prise sous prétexte de les protéger. On leur enlève donc ce droit, pourtant inaliénable et inconditionnel. C’est une forme de discrimination, une façon de leur dire : “Vous êtes des citoyens à part” », fait valoir Mme Cluzel dans Le Parisien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », trois chercheurs au CNRS estiment que la focalisation sur le risque d’attentat n’est pas sans effets sur notre manière de « nous » penser, de voter et plus largement, sur notre rapport à autrui.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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« La violence des attentats terroristes ne constitue qu’une violence parmi beaucoup d’autres »

Dans une tribune au « Monde », trois chercheurs au CNRS estiment que la focalisation sur le risque d’attentat n’est pas sans effets sur notre manière de « nous » penser, de voter et plus largement, sur notre rapport à autrui.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 14h15
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Par Vincent Bonnecase, Mathias Delori, et Ophélie Rillon

Tribune. Depuis quelques années, les attentats terroristes ont été imposés comme objets essentiels de notre quotidien et du gouvernement de ce quotidien. Dans chaque école de France, des enfants doivent, à partir de l’âge de 3 ans, participer chaque année à un exercice de simulation pour se préparer à l’éventualité d’une intrusion terroriste dans leur établissement.
Dans chaque train, les voyageurs sont invités à prévenir les contrôleurs en cas de colis abandonnés ou de comportements suspects. A l’entrée de chaque administration, de chaque musée et même parfois, de plages ou de forêts désertes, on peut voir un panneau « alerte attentat ».
Cette focalisation sur le risque terroriste mobilise, parfois à leur corps défendant, des milieux socioprofessionnels variés, certains attendus tels que les militaires et les policiers, d’autres qui le sont moins tels que les programmateurs culturels, les professeurs des écoles ou les chercheurs.
Plus fréquent de mourir sous les coups de son conjoint
Pour parler de ce qui nous concerne directement, la direction du CNRS et celle du renseignement militaire ont ainsi signé, en mai, une convention s’adressant tout particulièrement aux chercheurs qui travaillent dans les « régions lointaines » : ceux-ci sont désormais invités à mettre leurs savoirs au service du renseignement militaire et de la surveillance de certains territoires.
Cette convention s’inscrit explicitement à la suite de l’appel attentats-recherches lancé par le CNRS en novembre 2015, visant à favoriser des recherches sur « tous les sujets pouvant relever des questions posées à nos sociétés par les attentats et leurs conséquences, et ouvrant la voie à des solutions nouvelles – sociales, techniques, numériques ».
Or, pareille mise en exergue du risque d’attentat terroriste nous semble poser plusieurs problèmes. Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ La chèreté du logement chasse les classes moyennes des métropoles européennes et aggrave la situation des plus pauvres. Bruxelles incite à investir massivement dans le logement « abordable ».
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Face à la flambée des prix de l’immobilier, l’Europe redécouvre les vertus du logement social

La chèreté du logement chasse les classes moyennes des métropoles européennes et aggrave la situation des plus pauvres. Bruxelles incite à investir massivement dans le logement « abordable ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 16h52
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Pour Sélif, 20 ans, venu du Mali, l’été a apporté pléthore de bonnes nouvelles. Après avoir réussi en juin son CAP de boulanger, il a été embauché, début septembre, en contrat à durée indéterminée (CDI) chez son patron d’apprentissage, dans le 10e arrondissement de Paris, et il a reçu de la préfecture une convocation pour se voir délivrer son titre de séjour de longue durée. Tout va donc pour le mieux, à ceci près qu’il lui faut trouver un toit non loin de la boulangerie où il commence son travail chaque matin – dimanche compris – à 4 h 30.

Avec 1 200 euros de salaire mensuel, c’est presque mission impossible dans une capitale où les loyers dans le privé varient en moyenne entre 25 euros et 30 euros du mètre carré. Jusqu’ici, le jeune homme s’est débrouillé en se faisant héberger chez les membres du réseau d’entraide qui le soutient depuis des années, ou en prenant un bus de nuit depuis les Yvelines, où il réside en foyer.
Sélif est à l’image de ce jeune horticulteur picard à qui Emmanuel Macron conseillait, à la mi-septembre, de « traverser la rue » pour trouver prestement du travail dans la restauration.

Les brasseries des quartiers chics de Paris ont certes besoin de plongeurs jusqu’à 23 heures tous les soirs, mais comment se loger ?
« Paris est une Cocotte-Minute, sous pression du logement trop cher qui pose des difficultés de recrutement et nuit à son attractivité économique, expliquent Anne-Claire Davy et Emmanuel Trouillard, chargés d’étude sur l’habitat pour l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France (IAU-IdF). Les sondages de Cadremploi montrent depuis plusieurs années que huit cadres sur dix souhaitent quitter la région parisienne. » Au fil des ans, la capitale se vide de ses classes moyennes : deux tiers des acquisitions sont réalisées par des cadres et, « pour une famille modeste, la seule solution pour se loger est de trouver un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Alors que le conseil supérieur des programmes termine son travail de révision, le géohistorien Vincent Capdepuy juge, dans une tribune au « Monde », ceux de sa discipline très conservateurs. Laissant peu de place à la réflexion, ils omettent, selon lui, les nouvelles approches historiographiques.
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Programmes d’histoire : « Quelle misère intellectuelle ! »

Alors que le conseil supérieur des programmes termine son travail de révision, le géohistorien Vincent Capdepuy juge, dans une tribune au « Monde », ceux de sa discipline très conservateurs. Laissant peu de place à la réflexion, ils omettent, selon lui, les nouvelles approches historiographiques.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 06h24
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 14h09
    |

Vincent Capdepuy (géohistorien et enseignant)







                        



                                


                            
Tribune. Pour une énième fois, les programmes ont été remis sur l’établi, mais pour la première fois peut-être, ce travail d’écriture est à ce point bâclé. Le gouvernement nous a habitués à la précipitation, mais qui croit encore que celle-ci serait gage d’efficacité ?
La trame des futurs programmes d’histoire et de géographie de lycée pour l’enseignement général est enfin connue. Par des fuites, car le ministère de l’éducation nationale refuse d’assumer la transparence et la publicité qui devaient permettre un véritable débat autour de ces programmes toujours sensibles. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Le grand public n’en perçoit pas toujours la pertinence. Cette fois-ci peut-être encore moins, tant les programmes du socle commun sont convenus.
Certes, on ne s’attendait à aucune révolution. Souâd Ayada, la présidente du Conseil supérieur des programmes, et Jean-Michel Blanquer, son ministre de tutelle, avaient déjà balisé le terrain lors de diverses interviews. L’histoire se devait d’être un récit chronologique et avait pour mission de faire aimer son pays. Ce qu’on sait des programmes n’a fait que confirmer nos craintes. Quelle misère intellectuelle !

Ils semblent directement sortir du magasin d’antiquités. La poussière est encore dessus. En une enfilade chronologique bien connue, on va de l’héritage de l’Antiquité gréco-romaine et du Moyen Age à la guerre froide et au monde multipolaire d’aujourd’hui, en passant par l’humanisme et les « grandes découvertes », les monarchies française et britannique, la Révolution et l’Empire, les guerres mondiales…
Ces programmes pourraient sembler rassurants car très conservateurs, très conformes à un roman civilisationnel bien installé depuis plus d’un siècle, avec les ajustements nécessaires pour la période la plus contemporaine. Rien de choquant ? Peut-être.
La nécessité de la lenteur
Cependant, le problème est double. Premièrement, les thèmes s’enchaînent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Un arrêt d’août 2018 d’une cour américaine a ôté aux Etats-Unis une compétence universelle en matière de corruption internationale, expliquent les avocats Félix de Belloy et Ralph Moughanie dans une tribune au « Monde ».
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Une brèche dans l’« impérialisme juridique » américain

Un arrêt d’août 2018 d’une cour américaine a ôté aux Etats-Unis une compétence universelle en matière de corruption internationale, expliquent les avocats Félix de Belloy et Ralph Moughanie dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 15h05
    |

Félix de Belloy (Avocat au  cabinet Boken) et Ralph Moughanie (Avocat au  cabinet Boken)







                        



                                


                            
Tribune. Le retrait des Etats-Unis de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien a une fois encore souligné la vigueur de la portée extraterritoriale des décisions américaines. Le monde s’est légitimement ému de cet impérialisme juridique consistant à imposer au monde des règles internes aux Etats-Unis, sans lien de rattachement avec son territoire et en violation des traités internationaux.
Cet état de fait, contre lequel ni l’Europe ni les entreprises ne parviennent à lutter, n’est pas dû qu’à la puissance économique des Etats-Unis ou à la domination du dollar. Il trouve aussi sa source dans l’efficacité des poursuites judiciaires dictées par le procureur américain (le Department of Justice, ou « DoJ »), qui impose ses lois sans que les juges fédéraux aient leur mot à dire.
L’idée, saugrenue en droit, que les Etats-Unis seraient compétents pour juger des faits commis à l’autre bout de la planète au seul motif qu’un courriel aurait transité par Houston ou qu’un virement entre deux étrangers aurait été fait en dollars est celle du DoJ, pas celle de la loi américaine.
Si le DoJ peut faire ainsi sa loi, c’est que les entreprises ciblées par ces affaires ne veulent surtout pas d’un procès dont l’issue est très incertaine, surtout s’il est confié à un jury populaire, et peut entraîner la perte de la licence d’exercer aux Etats-Unis, ce qui n’est une option pour aucune entreprise mondialisée. Le DoJ le sait : les banques comme les industriels du monde entier négocieront et accepteront de renflouer les caisses de l’Etat américain.
Le juge fédéral saisi par un citoyen
Faute de procès devant un juge, les jurisprudences relatives à l’application des lois pénales à portée extraterritoriale, notamment en matière de corruption, sont quasiment inexistantes, et le DoJ règne ainsi sur la moralité des relations économiques mondialisées.
Mais tout n’est pas perdu, car il existe des individus prêts à prendre des risques que les entreprises...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ En briguant le fauteuil de maire, le candidat LR affrontera notamment l’ex-ministre de l’intérieur Gérard Collomb.
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Etienne Blanc, bras droit de Wauquiez et candidat à la mairie de Lyon

En briguant le fauteuil de maire, le candidat LR affrontera notamment l’ex-ministre de l’intérieur Gérard Collomb.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 01h22
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 10h05
   





                        


Etienne Blanc (Les Républicains), bras droit de Laurent Wauquiez à la région, a officialisé mercredi 24 octobre sa candidature à la mairie de Lyon, se lançant dans la bataille des municipales de 2020 où il affrontera l’ex-ministre de l’intérieur Gérard Collomb. « Oui je suis candidat. J’ai accepté de conduire une liste de grand rassemblement qui part du Modem jusqu’aux Républicains, avec une large ouverture sur la société civile », indique le premier vice-président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes dans un entretien au quotidien Le Figaro.
« Il faut réussir à Lyon ce que nous avons réussi à la région. C’est ce qui nous permettra de gagner. Chacun sent qu’il y a une forte attente d’alternance à Lyon », ajoute celui qui est également depuis 1991 maire de Divonne-les-Bains, une commune de l’Ain proche de la Suisse.
M. Blanc, qui veut « rassembler autour d’un grand projet pour Lyon » dit avoir fait « le choix de briguer exclusivement le fauteuil de maire de Lyon ». Il ne sera donc pas candidat à la métropole où sont pilotés les grands projets de développement de l’agglomération.
Pas de primaire à droite
Lui qui a fait ses premières armes en politique sous l’égide de Charles Millon indique également qu’il n’y aura pas de primaire pour désigner le candidat de la droite, comme ce fut le cas en 2013. « La primaire de 2013 a semé les germes de la division et nous a menés à un résultat catastrophique. On a décidé de s’en passer. A Lyon, la droite a traversé 17 ans de mésententes. Maintenant il est temps d’additionner », assure-t-il, ajoutant que Laurent Wauquiez, patron des Républicains, sera « évidemment à [ses] côtés ».
Mais il tient à préciser : « Lui c’est lui, moi c’est moi. Nous n’avons pas la même personnalité, pas les mêmes ambitions. Il ne m’a ni encouragé ni découragé », dit-il dans une interview à la télévision locale TLM.
Entre Rhône et Saône, la bataille des municipales ne sera pas pour lui un long fleuve tranquille, y compris dans son propre camp. Des incertitudes demeurent sur les ambitions des élus de la droite locale, notamment celle de Pascal Blache, maire divers droite du huppé 6e arrondissement qui a créé son propre microparti et ne cache pas penser à la mairie de Lyon.
L’héritage Michel Noir
En convoitant le fauteuil de maire, Etienne Blanc veut aider l’opposition à tourner la page des querelles internes qui durent depuis l’époque de Michel Noir. Celui qui était alors maire de Lyon avait divisé son parti (le RPR) en rompant avec Jacques Chirac. Il avait créé son propre mouvement, l’éphémère Nouvelle Démocratie, avant son implication dans l’affaire de son gendre, Pierre Botton.
Depuis lors, l’opposition est à la peine. En 2008, Dominique Perben, un « parachuté » comme M. Blanc, s’était cassé les dents en débarquant à Lyon comme en pays conquis. En attendant 2020, un conseil municipal extraordinaire est organisé le 5 novembre pour élire un nouveau maire pour la ville, poste que briguera Gérard Collomb.
Etienne Blanc se veut confiant face au baron Collomb qui, selon lui, « va connaître ses premières difficultés. Il est en délicatesse avec les socialistes et les écologistes, ses anciens alliés. Mais aussi avec une partie des centristes qui n’a pas apprécié sa gouvernance à la métropole de Lyon, et une partie de La République en marche qui n’a pas compris sa démission du gouvernement ». Reste pour Etienne Blanc à proposer un programme qui séduise les Lyonnais : sa campagne, explique-t-il, sera axée sur « la qualité de vie dans notre métropole ».

        Sur les municipales à Lyon :
         

          L’accueil mitigé de « l’enfant prodigue » Gérard Collomb






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ En première instance, Sidney Amiel, ex-figure du barreau de Chartres, avait été condamné à dix ans de prison pour le viol d’une collaboratrice et les agressions sexuelles de deux clientes et de son ex-belle fille.
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Le Monde avec AFP  Publié aujourd’hui à 00h01, mis à jour à 08h12   Lecture 2 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail              Avocat « brillant » pour les uns, personnage « pervers » pour les autres : l’ex-figure du barreau de Chartres Sidney Amiel a vu sa peine de dix ans de prison réduite à cinq ans dont deux avec sursis en appel et a été acquittée d’une partie des poursuites.          Le verdict rendu mercredi 24 octobre par la cour d’assises des Hauts-de-Seine l’a déclaré coupable du viol d’une ancienne collaboratrice et d’une agression sexuelle d’une cliente mais innocent concernant les tentatives d’agression sexuelle de deux clientes et les agressions sexuelles de son ex-belle-fille.          En première instance, Sidney Amiel avait été reconnu coupable de l’ensemble de ces faits. La cour a cette fois-ci estimé les preuves insuffisantes pour condamner totalement Sidney Amiel. A l’énoncé du verdict, les parties civiles étaient effondrées, certaines pleurant prostrées sur le banc de la salle d’audience.          Elu municipal          A la tête de l’un des cabinets d’avocats les plus florissants de la ville de Chartres pendant trente ans, spécialiste reconnu du droit social et élu municipal socialiste, Sidney Amiel avait pignon sur rue jusqu’en 2010, lorsque l’une de ses clientes l’accusa d’agression sexuelle. Quatre autres femmes se joindront à la procédure dont une l’accuse d’un viol.            Sidney Amiel, 68 ans, a toujours clamé son innocence. « J’aime les femmes au sens propre du terme », a-t-il répété en confessant « un côté volage » ; « je ne sais pas forcer une femme, je ne l’ai jamais fait de ma vie ».          Il « est un homme d’une autre époque », a plaidé son avocat, Frédéric Landon. On peut le condamner « pour sa rudesse, pour sa grivoiserie, pour sa non-attention aux autres », mais « vous ne pouvez pas le condamner » pour les faits reprochés.          Sidney Amiel « est un coucheur, un lubrique » mais « les lubriques ne sont pas des violeurs et nous ne sommes pas là pour faire la morale », a complété son autre conseil, Caroline Toby. « Il y a des violeurs incontestables », mais ici, « on est dans une zone grise, où rien n’est certain », a-t-elle ajouté.          « Acharnement »          L’ex-avocat a en particulier contesté avec vigueur les accusations de son ex-belle fille, s’effondrant en larmes à la barre pour dénoncer un « acharnement ». La cour a jugé que les faits reprochés à Sidney Amiel la concernant ne pouvaient constituer une infraction car « les gestes rapportés sont analogues à ceux portés à l’égard de ses propres enfants ».          La jeune fille l’accusait entre autres de lui avoir posé une main sur la cuisse lors d’un voyage en voiture ou de lui avoir touché le haut des fesses sous le maillot en lui étalant de la crème solaire sur le dos, lorsqu’elle était adolescente.          Concernant les autres accusatrices, M. Amiel a reconnu « des gestes et des mots qui ont pu être mal interprétés », mettant son comportement sur le compte de son côté « tactile », « méditerranéen », selon lui propre à ses « origines juives marocaines ».          Plus de cent témoins ont défilé à la barre pendant les deux semaines et demie du procès. Parmi eux, dix-sept femmes – anciennes clientes, secrétaires ou collaboratrices – ont fait état de gestes déplacés de la part de Sidney Amiel et parfois même de viols. Tous ces faits sont aujourd’hui prescrits. Chacune de ces femmes a décrit une « ambiance particulière » au sein du cabinet Amiel : incessantes blagues graveleuses, mains sur les cuisses, baisers volés.          Sidney Amiel n’a rien reconnu, hormis un comportement inapproprié avec deux secrétaires, avec qui il a admis être allé « trop loin » en essayant de les embrasser. Il a dit avoir eu des relations « consenties » avec une des femmes l’accusant de viol. Pour le reste, aucun souvenir si ce n’est quelques entreprises de séduction, parfois réciproques selon lui.                                                        Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Bagarre à l’aéroport d’Orly : les rappeurs Booba et Kaaris en garde à vue, une plainte déposée  Au lendemain de la rixe, Aéroport de Paris (ADP) a déposé plainte contre quatorze individus, dont les deux rappeurs impliqués.                          Corse : tentative d’assassinat à l’encontre de Guy Orsoni  Le fils d’Alain Orsoni, ex-leader nationaliste, a été blessé, jeudi, à Ajaccio. La justice craint une guerre de clans.                      Un procès pour éclairer la mort du militant antifasciste Clément Méric  Cinq ans après les faits, le procès de trois skinheads d’extrême droite s’ouvre mardi aux assises de Paris. Deux d’entre eux encourent jusqu’à vingt ans de prison.                Procès des meurtriers présumés ( et de leurs complices) de la milliardaire Hélène PASTOR le 6 mai 2014 à Nice
 Eric DUPOND MORETTI , un des avocats de Wojciech JANOWSKI 
Aix-en-Provence le 17/09/2018

       Article réservé à nos abonnésMe Dupond-Moretti plaide coupable pour le seul assassinat d’Hélène Pastor  L’avocat a reconnu mardi, devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, la culpabilité de Wojciech Janowski pour l’assassinat de sa belle-mère mais pas pour celui du majordome.                          Article réservé à nos abonnésLa prison de Fleury-Mérogis secouée par une série de suicides  Onze détenus se sont donné la mort depuis le début 2018. Une situation inédite qui préoccupe la pénitentiaire et le parquet d’Evry mais à laquelle ils affirment aujourd’hui ne pas trouver d’explication.               