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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Phénomène rare, un rorqual, deuxième mammifère le plus grand au monde, est mort en mer avant d’échouer sur une plage du nord de la Belgique.
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Une baleine de 18 mètres s’échoue sur la côte en Belgique

Phénomène rare, un rorqual, deuxième mammifère le plus grand au monde, est mort en mer avant d’échouer sur une plage du nord de la Belgique.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 18h30
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h57
   





                        



   


Un rorqual s’est échoué dans la nuit de mercredi à jeudi sur la plage de la commune du Coq en Belgique, un phénomène très rarement observé sur le littoral flamand, a indiqué l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB).
L’animal, un rorqual mâle de 18 mètres de long et pesant 35 tonnes, était déjà mort lorsqu’il s’est échoué. Il avait été repéré en mer mercredi, flottant au large de la ville de Blankenberge et était suivi par des équipes scientifiques.

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Les causes de la mort n’étaient pas connues ce 25 octobre. La carcasse a été découpée et déplacée, tout au long de la journée de jeudi, et des échantillons ont été envoyés pour être étudiés par les biologistes.
Cela faisait vingt et un ans qu’un rorqual ne s’était pas échoué sur la côte belge, selon les médias locaux. Espèce protégée, c’est le deuxième plus grand mammifère après la baleine bleue.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ La Banque centrale européenne a confirmé, jeudi, l’arrêt, à la fin 2018, de ses rachats de dettes. L’institut monétaire ne veut pas interrompre le durcissement progressif de sa politique.
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Budget italien, Brexit... malgré la montée des risques, la BCE ne cède pas à la sinistrose

La Banque centrale européenne a confirmé, jeudi, l’arrêt, à la fin 2018, de ses rachats de dettes. L’institut monétaire ne veut pas interrompre le durcissement progressif de sa politique.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 17h56
    |

            Marie de Vergès








                        



   


On ne change rien ! La Banque centrale européenne (BCE) maintient son diagnostic économique et le cap de sa politique monétaire malgré les nuages qui s’accumulent, assombrissant l’horizon conjoncturel de la zone euro. Jeudi 25 octobre, à l’issue du comité de politique monétaire, son président Mario Draghi a confirmé l’arrêt, à la fin 2018, des rachats de dettes publiques et privées réalisés par l’institution. Ceux-là ont déjà été réduits, en octobre, de 30 à 15 milliards d’euros mensuels.
Certes, les taux resteront au plus bas, « au moins » jusqu’à l’été 2019. Mais l’institution ne compte pas interrompre le durcissement très progressif de sa politique, en dépit des aléas. Pourtant, la liste des périls s’étoffe, de la vulnérabilité de l’Italie, au moment où Rome et Bruxelles s’empoignent sur le budget, à la menace d’un Brexit sans accord, en passant par les tensions commerciales et le regain de volatilité sur les marchés financiers.

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Des risques « globalement équilibrés » pour la conjoncture, a cependant jugé la BCE. Mario Draghi et ses pairs ont choisi de ne pas dramatiser cette formule consacrée, présente dans tous les communiqués de l’institution depuis dix-huit mois. L’institution de Francfort reconnaît bien une « dynamique un peu plus faible » mais pas un « retournement ». Et ne fait même pas figurer l’Italie parmi les menaces principales susceptibles d’affecter l’économie.
Vulnérabilités des pays émergents
La Commission européenne a rejeté mardi le budget de l’Italie, l’une des plus grosses économies de l’eurozone. Depuis, Rome a vu ses taux d’emprunt se tendre sur les marchés, mais le mouvement ne s’est pas propagé aux autres membres de l’Union monétaire. « Pour le moment, il n’y a pas contagion et dans ce cas, il n’y a pas de sujet pour la BCE », fait remarquer Frederik Ducrozet, économiste chez Pictet.

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Pressé de questions, l’Italien Draghi s’est permis quelques suggestions franches à l’égard de Rome. Pour apaiser la situation, mieux vaut « baisser le ton et ne pas questionner le cadre institutionnel de l’euro », a-t-il conseillé. Pour le reste, « c’est une discussion budgétaire » à laquelle la BCE ne participe pas, a souligné le patron de l’institution, se disant « confiant » sur la capacité des deux parties à trouver un accord.
Même aplomb concernant les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, dans l’impasse alors que l’échéance du Brexit se rapproche. « Une position de bon sens sera trouvée pour éviter un impact sur les marchés financiers », a estimé M. Draghi.
Ce dernier a malgré tout énuméré une liste d’incertitudes à surveiller, parmi lesquelles les vulnérabilités des pays émergents et la montée du protectionnisme. Ce contexte mondial commence à peser sur la dynamique. Freinée par une baisse des exportations, la croissance de l’activité privée en zone euro a ainsi atteint, en octobre, son plus bas niveau depuis deux ans, selon l’indice PMI publié mercredi 24 octobre par le cabinet Markit. Pour autant, de façon générale, « les indicateurs restent supérieurs, et certains même largement supérieurs, aux moyennes historiques », a insisté le banquier central.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ La Belgique avait lancé en mars 2017 une procédure d’achat de 34 avions de combat pour remplacer sa flotte vieillissante d’une cinquantaine de F-16, un achat estimé à 3,6 milliards d’euros.
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Pour son armée de l’air, la Belgique écarte le Rafale et le Typhoon européen et choisit le F-35 américain

La Belgique avait lancé en mars 2017 une procédure d’achat de 34 avions de combat pour remplacer sa flotte vieillissante d’une cinquantaine de F-16, un achat estimé à 3,6 milliards d’euros.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 15h54
   





                        



   


La Belgique a choisi le F-35 du groupe américain Lockheed Martin pour remplacer progressivement, à compter de 2023, sa flotte d’avions de chasse F-16, écartant le Rafale du français Dassault et le Typhoon du consortium européen Eurofighter, a annoncé le gouvernement belge jeudi 25 octobre.
Une série d’achats militaires groupés concerne aussi des drones, des frégates, des chasseurs de mines et des véhicules blindés, pour certains déjà annoncés, du matériel dont la Belgique s’équipe « à la fois dans le cadre de l’OTAN et dans le cadre européen », a précisé le premier ministre Charles Michel, parlant d’« une double démarche ».
Une proposition française mal accueillie
La Belgique avait lancé en mars 2017 une procédure d’achat de 34 avions de combat pour remplacer sa flotte vieillissante d’une cinquantaine de F-16, un achat estimé à 3,6 milliards d’euros.
Les Etats-Unis pour le F-35 et le Royaumie-Uni pour le Typhoon – fabriqué par un consortium intégrant aussi l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne – ont répondu en bonne et due forme à l’appel d’offres formulé d’Etat à Etat. Mais le gouvernement français s’est distingué en proposant « une coopération approfondie » avec l’armée de l’air belge, dépassant la simple fourniture des Rafale, ce qui a été mal accueilli par le ministre de la défense, le nationaliste flamand (N-VA) Steven Vandeput. Le gouvernement belge a notamment reproché à l’offre française de ne pas avoir spécifié de prix pour l’avion proposé.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Moscou a dénoncé comme « totalement politisée » la décision du Parlement européen de décerner ce prix à un virulent critique de Vladimir Poutine.
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Le prix Sakharov 2018 pour Oleg Sentsov, cinéaste ukrainien emprisonné

Moscou a dénoncé comme « totalement politisée » la décision du Parlement européen de décerner ce prix à un virulent critique de Vladimir Poutine.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 12h13
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 16h54
   





                        



   


Le Prix Sakharov 2018 a été décerné, jeudi 25 octobre, à Oleg Sentsov, cinéaste ukrainien emprisonné. Créé en 1998, ce prix est décerné chaque année par le Parlement européen à des personnes ayant apporté « une contribution exceptionnelle à la lutte pour les droits de l’homme dans le monde ».
Critique de Vladimir Poutine et opposé à l’annexion de la Crimée par Moscou, M. Sentsov, 42 ans, a été condamné en août 2015 à vingt ans de prison en Russie pour « terrorisme » et « trafic d’armes » à l’issue d’un procès qualifié par l’ONG Amnesty International de « parodie de justice » évoquant « l’ère stalinienne ».
Moscou a dénoncé jeudi comme « totalement politisée » la décision du Parlement européen de décerner ce prestigieux prix au cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, emprisonné en Russie pour « terrorisme ». « La décision qui a été prise est totalement politisée », a déclaré aux journalistes la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.
« Mon opinion n’est plus prise en compte »
Détenu dans une colonie pénitentiaire du Grand Nord, M. Sentsov a fait une grève de la faim de cent quarante-cinq jours pour demander la libération de soixante-dix Ukrainiens détenus en Russie pour des raisons politiques.
Le cinéaste a annoncé vendredi 5 octobre qu’il arrêtait sa grève de la faim, disant vouloir éviter d’être nourri de force après un jeûne de plus de quatre mois, qui a suscité une mobilisation internationale pour sa libération. « Je suis forcé de mettre un terme à ma grève de la faim demain, c’est-à-dire le 6 octobre 2018 », a-t-il fait savoir dans une lettre manuscrite. Il précise : « En raison de mon état de santé critique et de l’apparition de changements pathologiques dans mes organes, il était prévu prochainement de me nourrir de force. (...) Mon opinion n’est plus prise en compte. » 
Natalia Kaplan, une cousine de M. Sentsov, « espère que ça l’aidera à tenir plus longtemps ». « Bien sûr, je suis contente pour lui, il le mérite », a-t-elle dit, ajoutant que le réalisateur n’était pas encore au courant qu’il avait reçu le prix. Le président ukrainien, Petro Porochenko, a lui aussi salué la remise de ce prix. « Je suis sûr que la décision du Parlement européen nous rapproche de la libération d’Oleg Sentsov », a-t-il écrit sur sa page Facebook.
En dépit de l’arrêt de sa grève de la faim, l’état de santé de M. Sentsov soulève toujours les plus vives inquiétudes. « Abandonner une grève de la faim est un processus assez compliqué. Personne ne peut dire à l’heure actuelle qu’Oleg va s’en sortir. La situation est très, très grave », déclarait Natalia Kaplan à la mi-octobre. « Ses dernières lettres sont assez pessimistes, a-t-elle confié. Il a écrit un testament et y demande de ne pas abandonner ses enfants. »

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Malgré ces déclarations alarmistes concernant la dégradation de l’état de santé d’Oleg Sentsov, le Kremlin a répété à plusieurs reprises qu’une grâce présidentielle ne pouvait être accordée qu’à la demande du prisonnier, ce qu’Oleg Sentsov refuse de faire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Cécile Maisonneuve, la présidente La Fabrique de la Cité, et Marie Baléo, auteure d’un rapport du groupe de réflexion ont étudié plusieurs villes européennes emblématiques de cette pénurie.
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« La vente d’une grande partie du stock de logements publics n’est pas la solution »

Cécile Maisonneuve, la présidente La Fabrique de la Cité, et Marie Baléo, auteure d’un rapport du groupe de réflexion ont étudié plusieurs villes européennes emblématiques de cette pénurie.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 12h09
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

La Fabrique de la Cité est un groupe de réflexion spécialiste de l’innovation urbaine, financé par Vinci. Il s’apprête à publier un rapport intitulé « A la recherche du logement abordable : un défi européen », qui sera dévoilé le 7 novembre, à Bordeaux. Marie Baléo, auteure du rapport, et Cécile Maisonneuve, présidente du think tank, ont étudié le cas de plusieurs villes emblématiques de cette pénurie en Europe.
Pourquoi vous intéresser au logement abordable ?
Nous avons produit un précédent rapport sur l’accueil des réfugiés en Allemagne et en Suède, dont l’arrivée parfois massive a révélé le problème du logement cher et montré les limites de la capacité d’accueil des villes soumises à un tel choc démographique. Le logement est apparu comme une question centrale, au cœur de la métropolisation des villes attractives qui concentrent l’emploi et la richesse. Nous nous sommes donc focalisées sur des villes comme Paris, Berlin et Londres, mais aussi Stockholm, Munich ou Varsovie.
Vous appelez les pouvoir publics à agir : comment ?
Les réponses sont d’abord locales, quitte à faire sauter certains tabous. A Stockholm, par exemple, les 30 % de logements publics municipaux accessibles à tous sont aujourd’hui plutôt occupés par des ménages aisés. Les Suédois ne pourront pas faire l’économie d’un réexamen de ce choix historique pour orienter ce parc vers les plus modestes. Pour faire face aux coûts élevés de construction dans ce pays, la ville expérimente des immeubles préfabriqués et moins équipés en caves, parkings et laverie commune.

Les Londoniens doivent, eux, s’interroger sur l’usage de leur Green Belt, un poumon vert largement privé, dont l’urbanisation partielle pourrait produire jusqu’à un million de logements dans un rayon de 800 mètres des stations de métro existantes. La gouvernance du Grand Londres pourrait, de même, être réformée et dotée de plus de compétences...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Pour la ministre des affaires européennes, qui était l’invitée du Club de l’économie du « Monde », mercredi 24 octobre, avec la montée des populismes, les valeurs de liberté, de démocratie et d’Etat de droit sont en train de s’abîmer.
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Nathalie Loiseau : « On est en train de jouer “50 nuances de brun” en Europe »

Pour la ministre des affaires européennes, qui était l’invitée du Club de l’économie du « Monde », mercredi 24 octobre, avec la montée des populismes, les valeurs de liberté, de démocratie et d’Etat de droit sont en train de s’abîmer.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 14h35
    |

            Philippe Escande et 
Françoise Fressoz








                        



   


La ministre des affaires européennes, Nathalie Loiseau, explique les raisons pour lesquelles le gouvernement a souhaité que soient organisées jusqu’à la fin du mois d’octobre, dans les pays de l’Union, des consultations citoyennes sur l’Europe.
La crise entre Bruxelles et l’Italie
« Ce n’est pas la France qui va donner des leçons sur le budget ! », a réagi Nathalie Loiseau après la décision de Bruxelles de rejeter le projet de budget italien au motif que les dépenses et les baisses d’impôts voulues par la Ligue et le Mouvement 5 étoiles (M5S) sont incompatibles avec les règles du pacte de stabilité. « Je n’ai pas la mémoire courte, je me souviens des accommodements que, pendant des années, la France a pris avec les engagements qu’elle avait elle-même dessinés », a poursuivi la ministre en souhaitant, « comme le gouvernement Conte, que l’Italie renoue avec la croissance et voie son chômage reculer ». Car « après des années de crise profonde, une partie du vote des Italiens en mars 2018 a consisté à dire “basta cosi”, ça suffit ! ».
Mais pour Nathalie Loiseau, l’argument démocratique invoqué par Rome est discutable : « Le gouvernement italien affirme vouloir satisfaire les demandes des électeurs, mais la Ligue et le M5S se sont combattus pendant la campagne. Ils n’ont jamais dit qu’ils allaient travailler ensemble. La première défendait la flat tax et l’amnistie fiscale, le second voulait le revenu universel et la fin de la réforme des retraites. Ceux qui ont voté pour eux ne pensaient pas que ces mesures s’additionneraient. Or l’addition des deux donne un budget qui n’est pas soutenable. »
Rappelant que la dette italienne « représente 131 % de la richesse nationale, ce qui est considérable et dangereux », Nathalie Loiseau a souhaité « un dialogue approfondi entre les autorités italiennes et la Commission », en fustigeant l’attitude du député européen de la Ligue qui « a cru bon d’essuyer ses chaussures sur les notes de M. Moscovici à Strasbourg. Ce n’est pas une attitude de parti de gouvernement ». Selon elle, « la zone euro est plus solide que ce qu’on imagine », et pourtant « insuffisamment préparée à une nouvelle crise. Nous avons l’union bancaire et nous devons la finaliser. Nous devons renforcer le mécanisme européen de stabilité qui n’est pas suffisamment réactif en cas de crise ».
Le Brexit
« Tout a été exploré d’un point de vue technique. C’est à Theresa May de savoir comment elle manie son gouvernement et sa majorité », a déclaré Nathalie Loiseau, alors que le Conseil européen de Bruxelles s’est soldé la semaine dernière par un nouvel échec.
La ministre a dit espérer un « accord complet d’ici à la fin de l’année 2018 », sans exclure totalement un Brexit dur le 30 mars prochain. « Si nous ne faisons rien, les 200 000 à 300 000 Britanniques qui vivent en France seraient sans papiers du jour au lendemain. Un camion britannique ne pourrait plus rouler en France. Un Eurostar ne pourrait plus circuler en France avec un conducteur britannique. Ce n’est pas ce que nous souhaitons, ce n’est pas ce qui se passera, mais cela s’anticipe », a-t-elle déclaré, en rappelant qu’un projet de loi d’habilitation permettra au gouvernement français d’adopter par ordonnances un certain nombre de dispositions législatives.
Selon elle, le Brexit est « une négociation perdant-perdants. Personne n’y gagnera, mais toutes les études vont dans le même sens : quelle que soit la forme de la séparation, le Royaume-Uni sera le pays le plus impacté. La préparation du Brexit lui coûte déjà 500 millions d’euros par semaine, alors que certains promettaient un retour hebdomadaire de 350 millions d’euros. »
Le couple franco-allemand
« Nous ne pouvons pas faire l’Europe sans un moteur franco-allemand qui marche », a déclaré Nathalie Loiseau en réfutant toute idée de panne. « Nous sommes parfois plus pressés que les autres, parfois peut-être trop pressés » a-t-elle reconnu, en soulignant que l’Allemagne connaissait « une situation politique sans précédent depuis l’après-guerre. L’extrême droite est massivement présente au Bundestag, mais cette situation ne nous empêche pas de travailler sérieusement avec les Allemands, car le contrat de coalition comporte de nombreux engagements européens. En outre, le contact est fréquent entre Emmanuel Macron et Angela Merkel. »
Les élections européennes de mai
On est en train de jouer « 50 nuances de brun en Europe », s’alarme la ministre. « Présence gouvernementale de l’extrême droite en Autriche, en Finlande et au Danemark, offensive antidémocratique de Viktor Orban, tournée européenne de l’Américain Steve Bannon, qui veut la mort de l’Union européenne. Faut-il continuer de regarder ailleurs et d’affirmer que ce n’est pas grave ? Ce ne sera pas mon cas. Ce ne sera pas celui d’Emmanuel Macron. Il faut nommer les choses », a martelé Nathalie Loiseau en assumant pleinement le « clivage entre progressistes et nationalistes ».
Selon elle, « les valeurs de liberté, de démocratie et d’Etat de droit sont en train de s’abîmer, donc il faut se battre. » Dans la foulée, elle a fustigé l’attitude de LR qui « considère qu’il n’y a pas de problème avec Victor Orban, qu’il peut continuer de siéger au sein du PPE au Parlement, alors qu’il contredit les valeurs européennes ».
Les consultations citoyennes sur l’Europe
« Les enjeux européens sont plus forts que jamais. Or, il y a une déconnexion entre les populations européennes et les décisions prises par les institutions européennes », a pointé Nathalie Loiseau. C’est la raison pour laquelle le gouvernement français a souhaité organiser jusqu’à la fin du mois d’octobre les consultations citoyennes sur l’Europe. « Nous avons sollicité nos partenaires européens. Tous ont répondu oui, à l’exception de la Hongrie de M. Orban et de l’Italie de M. Conte et de M. Salvini », a précisé la ministre. « Ils ont estimé qu’interroger les citoyens était dangereux. Je trouve que c’est une définition intéressante du populisme : parler au nom du peuple, mais ne pas interroger le peuple », a-t- elle ironisé.
S’agissant de la France, « je ne perçois pas vraiment de colère contre l’Europe, a précisé la ministre, mais je note beaucoup d’attente sur l’Europe sociale et des questions plus existentielles sur la sécurité, la défense et le destin de l’Europe. Quant au sujet des migrations, il n’arrive pas au premier rang des préoccupations, sauf pour les militants très eurosceptiques ou à la gauche de la gauche, qui critiquent le gouvernement pour sa politique migratoire. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ La direction du quotidien « L’Avenir » a annoncé la suppression de 64 postes sur 294, essentiellement dans les rédactions et les services commerciaux.
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Par  Jean-Pierre Stroobants   Publié aujourd’hui à 11h36, mis à jour à 11h36   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés       L’ensemble des pages du quotidien belge L’Avenir, deuxième titre francophone en audience cumulée (papier, Internet et digital) étaient amputées d’un quart de texte, mercredi 24 octobre. La réponse des journalistes à la direction du groupe wallon, présent également sur le marché français par le biais de parts minoritaires dans La Provence et Nice-Matin, qui avait annoncé la veille la suppression de 64 postes sur 294, principalement dans les rédactions et les services commerciaux. « Un quart de notre personnel menacé, un quart de votre journal aussi », expliquait le message adressé aux lecteurs.          A en croire la direction, le plan qu’elle a élaboré viserait à « la transformation et à la relance » du titre, ainsi qu’à faire de L’Avenir le premier titre francophone du pays. « Se redéployer avec trois quarts des effectifs, c’est impossible », assure Martine Simonis, secrétaire générale de l’Association des journalistes professionnels.          Les employés, qui ont déposé un préavis de grève et dénoncent « l’extrême violence » de leurs dirigeants, opposent l’exigence de qualité assignée au titre et le licenciement de nombreux journalistes. Ils s’interrogent également sur le développement d’une offre numérique performante et leur meilleure implantation dans les villes, autres objectifs fixés par la direction.                    C’est surtout la réalisation de synergies entre les pôles médias et télécoms du groupe actionnaire, Nethys, qui, selon le personnel, est à l’ordre du jour. Nethys (3 000 salariés, pour 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires) est la branche opérationnelle du groupe Publifin. Cette structure de la province de Liège, active dans de nombreux domaines, a été au cœur d’un récent scandale en raison des rémunérations extravagantes qu’elle octroyait à ses dirigeants et administrateurs, des mandataires publics parfois payés alors qu’ils n’assistaient à aucune réunion.          Une commission d’enquête parlementaire a notamment conclu, en 2017, que le groupe était à l’évidence sorti de son périmètre normal d’activité en procédant à des investissements à l’étranger, notamment dans la presse française.                                                      — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    Abonnez-vous à partir de 1 €       Dans la même rubrique                Article réservé à nos abonnésLe quotidien d’extrême droite « Présent » tente d’éviter la faillite              / AFP / Tolga Akmen / Tolga Akmen / ALTERNATIVE CROP 
       Le milliardaire tchèque Kretinsky négocie son entrée dans le groupe de Matthieu Pigasse, actionnaire du « Monde »                    Le magazine « L’Etudiant » cesse sa parution papier             Les abonnés lisent aussi...                enquete     Jules Giraudat    Article réservé à nos abonnésEn Equateur, des journalistes sur les traces de leurs confrères assassinés Un reporter, un photographe et leur chauffeur ont été assassinés à la frontière colombienne alors qu’ils enquêtaient sur le trafic de drogue. 7 min de lecture                    recit     Tristan Brossat    Vincent, 17 ans, lycéen, et créateur d’un des sites les plus populaires de streaming illégal La plate-forme ArTV, qui permettait de regarder gratuitement 176 chaînes de télévision, a fermé fin 2017. Son créateur encourt jusqu’à trois ans de prison. 9 min de lecture                    enquete     Anne-Aël Durand    Zemmour, Moix, Campion : quelles sont les limites à la liberté d’expression ? Des injures ou propos diffamatoires peuvent être condamnés, même s’ils ont été proférés dans un cadre privé. 7 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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En Angleterre, le couteau est l’arme des ados

Une hécatombe de garçons de plus en plus jeunes secoue la société britannique.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 11h36
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            
Au moment où, le 4 avril, Israel Ogunsola, 18 ans, était poignardé à mort par un garçon de 17 ans, à Hackney, dans l’est de Londres, la capitale britannique avait atteint le premier seuil symbolique de 50 meurtres en 2018. Le mois d’octobre n’est pas encore terminé et, avec le jeune à peine majeur tué à coups de couteau lundi 22 octobre à Greenwich (Sud-Est), la statistique macabre vient de dépasser 110. La « vague de crimes au couteau » et l’hécatombe de garçons de plus en plus en jeunes qu’elle provoque secouent la société britannique depuis plus d’un an.
Pendant le seul week-end prolongé du 5 au 7 mai, cinq jeunes gens avaient été victimes d’une mort violente au Royaume-Uni dont quatre poignardés. Le plus jeune avait treize ans. Que se passe-t-il pour qu’un tiers des victimes d’homicide à Londres soit âgé de 16 à 24 ans ? Pour que trois meurtres sur cinq soient perpétrés à coups de couteau ?

Récurrent, le débat a rebondi jeudi 18 octobre à l’occasion de la publication des statistiques annuelles de la criminalité couvrant la période juin 2017-juin 2018 en Angleterre et au Pays de Galles. Avec 719, le nombre d’homicides a alors atteint un niveau jamais enregistré depuis dix ans dans ces deux « nations » du Royaume soumises à la même législation. La hausse de 14 % en un an pour l’ensemble des meurtres atteint 25 % pour ceux commis au couteau. Le ministère de l’intérieur explique cette recrudescence par « l’augmentation de la demande de drogue, en particulier le crack, ainsi que la multiplication des “county lines” », gangs organisés qui exploitent des mineurs vulnérables pour le deal de stupéfiants.
« Nous manquons de forces »
Une polémique a immédiatement suivi la publication de ces chiffres inquiétants. « Quelque chose manque qui a pour nom policiers et policières », a grincé Louise Casey, haut fonctionnaire spécialiste de l’action sociale. « Il n’y avait pas besoin d’une boule de cristal pour prédire cette hausse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ L’affaire Khashoggi illustre l’affrontement croissant entre le président turc et le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, estime dans sa chronique Alain Frachon, éditorialiste au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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« La Turquie d’Erdogan veut exercer, aux dépens de Riyad, une influence dominante au Moyen-Orient »

L’affaire Khashoggi illustre l’affrontement croissant entre le président turc et le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, estime dans sa chronique Alain Frachon, éditorialiste au « Monde ».



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 11h29
    |

            Alain Frachon








                        



                                


                            
Chronique. « Apportez-moi la tête de ce chien. » L’ordre est lancé par Saoud Al-Qahtani, l’un des plus proches collaborateurs de l’homme fort d’Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed Ben Salman, dit MBS. Le « chien » est le journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Rapportée par l’agence Reuters, la scène se passe au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, le 2 octobre.
On connaît la suite. Khashoggi ne sortira pas vivant du consulat, où, s’apprêtant à épouser une Turque, il venait chercher des papiers d’état civil. Le journaliste tombe aux mains d’agents saoudiens qui, via Skype, poursuit Reuters, le mettent en relation avec Al-Qahtani. Les deux hommes s’insultent. Le journaliste refuserait de retourner au royaume. Al-Qahtani profère son injonction : « Apportez-moi »… Quelques instants plus tard, Khashoggi meurt, étranglé.
Mais cette version des faits, chaque jour un peu plus en voie d’être corroborée, ne dit rien des motifs du crime. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, parlait, mardi 23 octobre, d’un assassinat « barbare », « politique » et « prémédité ».

Certes, mais pourquoi ? A qui faisait-il peur cet éditorialiste jovial, ancien proche de la famille royale, passé à une opposition raisonnable, résidant aux Etats-Unis et écrivant pour le Washington Post ? Pourquoi l’affaire remue-t-elle toute la région, déstabilise-t-elle la politique moyen-orientale des Etats-Unis, renforce-t-elle la Turquie et l’Iran et jette-t-elle une lumière glauquissime sur la « Maison des Saoud » ?
Une guerre atroce au Yémen
Peu d’observateurs imaginent que MBS pouvait ne pas être au courant. Adoubé par un père vieillissant et malade, le prince est le maître du pays depuis 2015. Il a évincé ses concurrents. Il embastille ses opposants, il interdit toute critique. Il a instauré le règne de la terreur dans les élites locales. Porte-flambeau de la branche majoritaire de l’islam, le sunnisme,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Andrej Babis justifie la position des Etats d’Europe centrale sur les migrants, mais ne veut pas choisir entre Viktor Orban et Emmanuel Macron.
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Pour le premier ministre tchèque, « l’Europe a le droit de défendre ses frontières et son style de vie »

Andrej Babis justifie la position des Etats d’Europe centrale sur les migrants, mais ne veut pas choisir entre Viktor Orban et Emmanuel Macron.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 14h05
    |

            Blaise Gauquelin (Prague, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Dans le cadre de sa tournée pour promouvoir ses idées de refondation de l’Union européenne, Emmanuel Macron sera en Slovaquie et en République tchèque vendredi 26 et samedi 27 octobre. Il y rencontrera notamment le premier ministre tchèque, Andrej Babis. Rattaché au parti libéral à Strasbourg, ce milliardaire iconoclaste au discours populiste, vainqueur des élections législatives de 2017, est inclassable sur la scène politique européenne, alternant les propos positifs pour le président français et pour son adversaire déclaré, le premier ministre hongrois souverainiste Viktor Orban.
Emmanuel Macron sera à Prague à l’occasion de la célébration du centenaire de la Tchécoslovaquie. Adhérez-vous à son projet de refondation de l’Europe ?
Je connais le président français depuis 2015. Nous occupions alors tous les deux des portefeuilles ministériels. Il était chargé de l’économie et moi des finances. Je pense qu’en ce temps-là, Emmanuel Macron ne pensait pas encore à la présidence de la République. Il venait du privé, du secteur bancaire. Il a réussi, c’est bien. J’aime beaucoup la France, je compte de nombreux amis dans votre pays. Je parle votre langue. Cela facilite considérablement les échanges au Conseil européen, quand il y a des crises.

Et quelle langue parlez-vous avec Viktor Orban, le dirigeant hongrois ?
Anglais. Mais au niveau européen, nous ne sommes pas membres du même parti. Lui, avec le Fidesz, appartient à la famille conservatrice du Parti populaire européen [PPE]. Moi, avec ma formation Action des citoyens mécontents [ANO], je suis membre de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe [ALDE]. Toutefois, cela ne veut pas dire que je partage les idées de Guy Verhofstadt [qui préside le groupe parlementaire ALDE à Strasbourg et qui est très critique envers Viktor Orban] sur tous les sujets. Par exemple, sur la migration, nous avons des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Pour sortir l’Union européenne de l’ornière du Brexit, il faut mettre en oeuvre des politiques publiques plus justes, propose le haut-commissaire Christophe Itier dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
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« Construisons une Union européenne plus inclusive, plus durable et plus équitable »

Pour sortir l’Union européenne de l’ornière du Brexit, il faut mettre en oeuvre des politiques publiques plus justes, propose le haut-commissaire Christophe Itier dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 07h00
    |

Christophe Itier







                        



                                


                            
Tribune. Après le nouvel échec des discussions entre le Conseil européen et le Royaume-Uni, l’issue du feuilleton politique du Brexit est toujours aussi incertaine. Du côté des Etats membres, de manière paradoxale, ces négociations auront sans doute contribué, mieux que toute campagne pro-européenne, à mettre en lumière les apports de l’Union en termes démocratiques, économiques et sociaux. C’est un moment déterminant qui doit nous rappeler l’urgence de notre mobilisation en faveur de la refondation du projet européen dans une période marquée par le retour des nationalismes.
Construire une Union européenne plus inclusive, plus durable et plus équitable. Voilà l’enjeu qui sera le cœur des élections et du prochain mandat du Parlement européen si nous voulons sortir de la crise politique actuelle. Nous n’y parviendrons pas avec les recettes d’hier. Il nous faut réinventer la manière dont nous répondons aux défis actuels, qui ne peuvent se résoudre qu’à l’échelon européen : défi écologique, défi démographique, défi migratoire… et celui de la grande exclusion : 87 millions d’Européens vivent en 2018 sous le seuil de pauvreté.
Il nous faut réinventer la manière dont nous répondons aux défis actuels
Celà impose un nouvel élan européen, comme de revoir la manière dont nous concevons et mettons en œuvre les politiques publiques : il nous faut l’Europe sociale, celle prônée par le président de la République Emmanuel Macron à Göteborg en novembre 2017, il nous faut l’Europe fiscale, mais il nous faut aussi l’Europe des solutions : associer davantage les citoyens et nous inspirer des initiatives et actions concrètes qui fonctionnent dans nos pays, nos territoires.
Pour ce faire, nous disposons déjà en Europe d’un atout de premier plan : l’économie sociale et solidaire (ESS) constitue un vivier unique de projets, d’entreprises, d’innovations et de talents qui doit prendre toute sa part dans la rénovation du projet européen.
Une nouvelle...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le chef de l’Etat a parlé du meurtre du journaliste lors d’une entretien avec le roi d’Arabie saoudite, lui demandant que « toute la lumière soit faite ».
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Affaire Khashoggi : la France évoque des sanctions contre l’Arabie saoudite

Le chef de l’Etat a parlé du meurtre du journaliste lors d’une entretien avec le roi d’Arabie saoudite, lui demandant que « toute la lumière soit faite ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 23h07
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 07h53
   





                        



   


La France est prête à prendre des « sanctions internationales », « en lien avec ses partenaires », contre « les coupables » du meurtre du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi, a annoncé l’Elysée mercredi 24 octobre, dans la soirée, à la suite d’un entretien téléphonique entre le président Macron et le roi saoudien, Salmane. Lors de cet entretien, le président français « a fait part de sa profonde indignation face à ce crime et demandé au roi que toute la lumière soit faite sur les circonstances ayant conduit à ce drame », écrit l’Elysée dans un communiqué.
Jamal Khashoggi a été tué au consulat saoudien à Istanbul, où il s’était rendu le 2 octobre pour des formalités administratives. Après avoir nié sa mort, Riyad, sous la pression internationale, a avancé plusieurs versions, évoquant d’abord une « rixe » ayant mal tourné, puis affirmant que le meurtre avait été commis lors d’une opération « non autorisée », dont le prince héritier, considéré comme l’homme fort du royaume, n’avait pas été informé.
Mais les explications saoudiennes n’ont guère convaincu. Les Occidentaux, sceptiques, ont réclamé une enquête « crédible et transparente ». Selon les premiers éléments de l’enquête turque, des preuves solides tendent à démontrer que le meurtre du journaliste et dissident a été planifié des jours à l’avance.

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Menace de sanctions
Emmanuel Macron « a rappelé au souverain saoudien la priorité essentielle que constituait pour la France la défense de la liberté d’expression, de la liberté de presse et des libertés publiques. La France n’hésitera pas à prendre, en lien avec ses partenaires, des sanctions internationales contre les coupables », poursuit le palais présidentiel.
La France prendra des sanctions « si la responsabilité de l’Arabie saoudite est avérée », quant au meurtre, et si les faits sont « corroborés par nos services de renseignement », avait déjà fait savoir le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, plus tôt mercredi.
De son côté, la première ministre britannique, Theresa May, « a exhorté » l’Arabie saoudite à coopérer avec l’enquête turque sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, lors d’un entretien téléphonique avec le roi Salmane, a annoncé Downing Street.

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          « L’affaire Khashoggi restera comme une tache sur les mains de Mohammed Ben Salman »



« La première ministre a déclaré que les explications actuelles manquaient de crédibilité et qu’il restait donc nécessaire d’établir exactement ce qui s’était passé, a déclaré une porte-parole dans un communiqué. Elle a exhorté l’Arabie saoudite à coopérer avec l’enquête turque et à être transparente sur ses résultats. »
S’agissant d’éventuelles sanctions, l’administration Trump avait évoqué vendredi « une large gamme de sanctions » si l’Arabie saoudite s’avérait être responsable de la mort du journaliste. Mardi, Washington a révoqué les visas de 21 Saoudiens impliqués dans l’opération. Londres a embrayé mercredi en annonçant à son tour l’annulation des visas éventuellement détenus par les suspects.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Le Parlement européen a voté la levée des immunités des eurodéputés français du Rassemblement national visés par une enquête pour « provocation à la discrimination ».
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Plainte pour « discrimination » : Steeve Briois et Sophie Montel privés d’immunité parlementaire

Le Parlement européen a voté la levée des immunités des eurodéputés français du Rassemblement national visés par une enquête pour « provocation à la discrimination ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 22h20
   





                        



   


L’immunité parlementaire n’est pas un droit immuable. Visés par une enquête pour « provocation à la discrimination », les eurodéputés français du Rassemblement national (RN) Steeve Briois, vice-président du mouvement, et Sophie Montel ont pu en faire le constat, après que le Parlement européen a voté la levée de leur immunité, mercredi 24 octobre. Lors d’un vote à main levée, les députés européens ont approuvé à une large majorité cette mesure.
Les noms des deux eurodéputés apparaissent dans une enquête menée par un juge d’instruction de Nanterre, près de Paris, à la suite d’une plainte contre X déposée en mai 2014 par la Fédération nationale des « Maisons des potes », réseau d’associations spécialisées dans la lutte contre les discriminations.

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L’affaire
La Maison des potes dénonçait le « Petit guide pratique de l’élu municipal Front national », estimant qu’il « incit[ait] » les élus FN à « mettre en place la discrimination dans l’accès au logement social en réservant la priorité » aux Français.
Dans ce guide de recommandations édité avant les municipales de 2014 et rédigé par le secrétariat national aux élus, le FN exhortait ses futurs élus à « réclamer l’application des nombreux points du programme Front national », et notamment la « priorité nationale dans l’accès aux logements sociaux ». Il avait été préfacé par Steeve Briois, alors secrétaire général, Sophie Montel étant chargée de la coordination des élus au sein du secrétariat général.
La décision du Parlement
Dans son rapport sur ces demandes de levée d’immunité parlementaire, la commission juridique du Parlement européen a observé que ni l’un ni l’autre n’était « député lorsque le supposé délit a été commis », que « les actions en cause ne concernent pas des opinions ou des votes émis […] dans l’exercice de [leurs] fonctions » parlementaires et que « rien ne porte à soupçonner une tentative d’entraver [leur] travail parlementaire ». Elle s’est ainsi prononcée en faveur de la levée de leur immunité. Ces levées d’immunité vont permettre au juge de Nanterre d’entendre les élus dans ce dossier. En novembre 2016, le Parlement européen avait déjà levé, dans cette même affaire, l’immunité de l’eurodéputé Jean-François Jalkh, un proche de Marine Le Pen, présidente du RN.
Les réactions
« Cette nouvelle persécution judiciaire est surréaliste tant sur le fond que sur la forme », a déclaré dans un communiqué M. Briois, qui est également maire d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).
« En France, en 2018, il n’est décidément plus possible de s’exprimer librement dans le cadre du débat politique et électoral. »
« Nous sommes donc bien en dictature ! », a réagi sur Twitter Marine Le Pen, présidente du parti d’extrême droite.

🔴 Notre vice-président @SteeveBriois vient de voir son immunité de parlementaire européen levée à la demande de… https://t.co/iPxCpZJw5S— RNational_off (@Rassemblement National)


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Cette affaire relève « de la liberté d’expression », a assuré Mme Montel, par ailleurs conseillère régionale de Bourgogne-Franche-Comté, qui a quitté le Front national en 2017. « En tant qu’élus d’opposition, on a tout à fait le droit de dire qu’on est contre une loi, et qu’on aspire à modifier cette loi », a-t-elle poursuivi.

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« L’Union européenne s’est fondée contre les discriminations, contre la préférence nationale. Pourtant, depuis quatre ans, Steeve Briois et Sophie Montel refusaient de répondre aux convocations du juge d’instruction au prétexte qu’ils bénéficiaient d’une immunité en qualité de membre du parlement européen », a affirmé Samuel Thomas, président de la Maison des potes.
« L’incitation à commettre un délit n’est pas autorisée au nom de la liberté d’expression. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Invitée du club de l’économie du « Monde », Nathalie Loiseau estime que les électeurs italiens ignoraient que les mesures défendues par la Ligue du Nord et le Mouvement 5 étoiles finiraient par s’additionner pour rendre le budget non soutenable.
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Budget italien : la ministre des affaires européennes française conteste l’argument démocratique invoqué par Rome

Invitée du club de l’économie du « Monde », Nathalie Loiseau estime que les électeurs italiens ignoraient que les mesures défendues par la Ligue du Nord et le Mouvement 5 étoiles finiraient par s’additionner pour rendre le budget non soutenable.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 20h48
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 08h12
    |

            Françoise Fressoz








                        



   


« Ce n’est pas la France qui va donner des leçons sur le budget ! », a affirmé la ministre des affaires européennes française, Nathalie Loiseau, réagissant à la décision de Bruxelles, mardi 23 octobre, de rejeter le projet de budget italien. La Commission européenne estime que les dépenses et les baisses d’impôts voulues par la Ligue du Nord et le Mouvement 5 étoiles sont incompatibles avec les règles du pacte de stabilité.
Invitée du Club de l’économie du Monde, mercredi 24 octobre, Mme Loiseau s’est souvenue de toutes les fois où Paris avait tenté de biaiser. « Je n’ai pas la mémoire courte, je me souviens des accommodements que, pendant des années, la France a pris avec les engagements qu’elle avait elle-même dessinés », a poursuivi la ministre en souhaitant « comme le gouvernement Conte, que l’Italie connaisse la croissance et voie son chômage reculer », car « après des années de crise profonde, une partie du vote des Italiens en mars 2018 a consisté à dire “basta cosi”, ça suffit ! ».
Cependant, pour Nathalie Loiseau, l’argument démocratique invoqué par Rome est discutable :
« Le gouvernement italien affirme vouloir satisfaire les demandes des électeurs, mais la Ligue du Nord et le mouvement 5 étoiles se sont combattus pendant la campagne. Ils n’ont jamais dit qu’ils allaient travailler ensemble. La première défendait la flat tax et l’amnistie fiscale, le second voulait le revenu universel et la fin de la réforme des retraites. Ceux qui ont voté pour eux ne pensaient pas que ces mesures s’additionneraient. Or, l’addition des deux donne un budget qui n’est pas soutenable… »
Rappelant que la dette italienne « représente 131 % de la richesse nationale, ce qui est considérable et dangereux », Nathalie Loiseau a souhaité « un dialogue approfondi entre les autorités italiennes et la Commission », fustigeant l’attitude du député européen de la Ligue du Nord, qui « a cru bon essuyer ses chaussures sur les notes de M. Moscovici à Strasbourg. Ce n’est pas une attitude de parti de gouvernement ».
Selon elle, « la zone euro est plus solide que ce qu’on imagine », et pourtant « insuffisamment préparée à une nouvelle crise. Nous avons annoncé l’union bancaire et nous nous sommes arrêtés en chemin. Nous devons renforcer le mécanisme européen de stabilité, qui n’est pas suffisamment réactif en cas de crise », a-t-elle estimé.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Pourtant soupçonné d’avoir commandité l’assassinat du journaliste saoudien, Mohammed Ben Salman a affirmé que Riyad coopérait avec Ankara et que « la justice prévaudra ».
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Le prince héritier saoudien qualifie « d’incident hideux » le meurtre de Khashoggi

Pourtant soupçonné d’avoir commandité l’assassinat du journaliste saoudien, Mohammed Ben Salman a affirmé que Riyad coopérait avec Ankara et que « la justice prévaudra ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 18h41
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 20h15
   





                        



   


Soupçonné d’avoir commandité l’assassinat du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi, le prince héritier saoudien est sorti de son silence, mercredi 24 octobre. Mohammed Ben Salman, dit « MBS », a qualifié « d’incident hideux » le meurtre du journaliste, affirmant que Riyad coopérait avec Ankara et que « la justice prévaudra ».
S’exprimant lors d’un forum international sur l’investissement à Riyad, l’homme fort de l’Arabie saoudite a estimé qu’il n’y aurait « pas de rupture des liens avec la Turquie », dans ses premières déclarations publiques depuis la disparition, le 2 octobre, de Jamal Khashoggi, tué au consulat saoudien à Istanbul.
« L’incident est très douloureux pour tous les Saoudiens. C’est un incident hideux et totalement injustifiable », a déclaré le prince héritier en arabe. Et d’ajouter : « Les criminels devront être déférés à la justice (...) et, à la fin, la justice prévaudra. »

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Entretien entre Erdogan et Ben Salman
Plus tôt, la présidence turque avait fait savoir que le président Recep Tayyip Erdogan et Mohammed Ben Salman avaient discuté mercredi des « efforts communs » à mettre en œuvre pour élucider le meurtre de Jamal Khashoggi, un journaliste critique du prince héritier, qui collaborait entre autres avec le Washington Post.
L’Arabie saoudite avait d’abord affirmé que Jamal Khashoggi était parti librement après s’être rendu au consulat pour des démarches administratives en vue de son mariage avec une Turque. Cependant, alors que la pression internationale montait, le royaume a admis samedi dernier qu’il était mort dans le consulat, évoquant une mort à la suite d’une « rixe ».

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Riyad a annoncé des arrestations et des limogeages, notamment à la tête des services de renseignement. Des responsables saoudiens ont affirmé que le prince Mohammed n’avait « pas été informé » de l’opération contre Khashoggi.
Erdogan ménage son allié
Mais les détails apportés mardi par le président turc mettent en lumière une opération planifiée plusieurs jours à l’avance. Celle-ci a été menée par une équipe de quinze Saoudiens, envoyée à Istanbul tout spécialement par Riyad, a-t-il affirmé. La préméditation ne fait aucun doute.
En premier lieu, M. Khashoggi était attendu au consulat où il avait pris rendez-vous. Ensuite, les agents saoudiens dépêchés sur place ont effectué des repérages aux environs d’Istanbul juste avant le meurtre. Par ailleurs, les employés turcs de la résidence du consul avaient reçu un congé exceptionnel le 2 octobre, jour où le journaliste s’est présenté au consulat. Enfin, les caméras de vidéosurveillance du consulat ont été désactivées le matin même, a confirmé M. Erdogan.

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                Le meurtre de Jamal Khashoggi était « politique » et « prémédité » selon Erdogan



Il s’agit d’« un assassinat politique », a dénoncé le président turc, tout en se gardant de se prononcer sur l’identité du commanditaire. A aucun moment du discours présidentiel il n’a été fait mention de « MBS », pourtant pointé du doigt ces derniers jours comme le commanditaire de l’assassinat par les médias turcs progouvernementaux.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Les eurodéputés ont soutenu à une large majorité, mercredi, un texte visant à interdire les cotons-tiges, couverts, assiettes et autres pailles en plastique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/10/2018
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Le Parlement européen vote pour l’interdiction des produits en plastique à usage unique

Les eurodéputés ont soutenu à une large majorité, mercredi, un texte visant à interdire les cotons-tiges, couverts, assiettes et autres pailles en plastique.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 07h54
   





                        



   


Les eurodéputés se sont largement prononcés, mercredi 24 octobre, en faveur de l’interdiction prochaine de certains objets en plastique à usage unique, comme les cotons-tiges. La Commission de Bruxelles avait proposé à la fin mai d’interdire une dizaine de catégories de produits à usage quotidien, qui représentent à eux seuls 70 % des déchets polluant les océans et s’échouant sur les plages.
Parmi ces produits, les couverts, les assiettes, les pailles, les mélangeurs de cocktail, les tiges de ballons gonflables ou encore les touillettes, qui devront désormais être fabriqués avec des matériaux plus durables.

Dans un texte approuvé mercredi à une vaste majorité (571 voix pour, 53 contre et 34 abstentions), le Parlement réuni à Strasbourg a aussi proposé d’ajouter à cette liste des produits comme les emballages de fast-food en polystyrène ou les produits oxoplastiques, supposés biodégradables, mais qui se fragmentent en microparticules de plastique.
« Ça défigure nos plages, ça tue nos océans, ça tue nos animaux et (...) ça affecte la santé humaine. Alors s’il y a des alternatives, on interdit », a résumé la rapporteure du texte, Frédérique Ries (ALDE, libéraux). « Chaque minute, une tonne de plastique est déversée dans nos océans », a souligné l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, qui se félicite de ce vote « malgré le lobbying massif des industriels du plastique ».

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Le Conseil de l’UE doit désormais se prononcer
La Commission européenne propose par ailleurs de limiter la consommation d’une autre catégorie de produits pour lesquels il n’existe par de solution de remplacement, tels les emballages à usage unique de burgers, de sandwichs ou de fruits.
Dans le texte approuvé mercredi, les eurodéputés proposent d’ajouter les déchets issus des produits du tabac, en particulier les filtres à cigarette contenant du plastique, pour qu’ils soient réduits de 50 % d’ici à 2025 et de 80 % d’ici à 2030.
« Le Parlement européen est entré dans l’histoire », s’est réjoui Justine Maillot au nom de Rethink Plastic, une alliance d’ONG pour un avenir sans plastique, qualifiant le vote d’« historique ». « C’est maintenant aux gouvernements nationaux de garder une ambition haute et de résister à la pression des entreprises », a-t-elle ajouté.
« Disproportionné » réagit l’industrie du plastique
La fédération européenne du secteur PlasticsEurope a jugé ces mesures « disproportionnées » et elle a réclamé dans un communiqué « des règles plus claires ». « Les causes profondes des déchets marins sont une mauvaise gestion des déchets » et « un manque de sensibilisation », explique-t-elle.

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                Consommation, recyclage, rejets en mer… les chiffres à connaître sur la pollution au plastique



Le Conseil de l’Union européenne, qui représente les Etats membres, doit lui aussi se prononcer sur le texte de la Commission, ce qu’il espère faire d’ici à la fin de l’année. Des négociations en « trilogue », selon le jargon européen, pourront alors débuter entre le Parlement, le Conseil et la Commission pour s’accorder sur un texte final.
La Commission aimerait voir la nouvelle directive aboutir avant la fin de son mandat, en 2019, pour une entrée en vigueur des règles qui n’est pas prévue avant 2022. Des interdictions existent par ailleurs déjà au niveau national ; en France par exemple, où les gobelets et assiettes en plastique seront interdits au 1er janvier 2020.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Marie Jégo, correspondante du « Monde » à Istanbul, répond à vos questions sur la stratégie du président turc, qui entend profiter de l’assassinat du journaliste saoudien.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ La décision de Bruxelles « ne change rien », assure l’exécutif italien. Ce n’est pas tout à fait vrai. Rome pourrait, à terme, être officiellement visé par une « procédure pour déficit excessif ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Rejet du budget italien : que risque l’Italie de Salvini ?

La décision de Bruxelles « ne change rien », assure l’exécutif italien. Ce n’est pas tout à fait vrai. Rome pourrait, à terme, être officiellement visé par une « procédure pour déficit excessif ».



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 10h11
    |

            Mathilde Damgé et 
Maxime Vaudano








                        




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Italie : un déficit budgétaire 3 fois supérieur aux prévisions initiales
Le budget italien pour 2019 affiche un déficit prévisionnel de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB), contre 0,8 % promis en juillet. Et une détérioration structurelle (creusement du déficit lié à des réformes) de 0,8 % du PIB en 2019, contre un effort structurel attendu de 0,6 % (réductions budgétaires liées à des réformes).





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La Commission européenne a durci son bras de fer avec la coalition populiste au pouvoir en Italie en rejetant son projet de budget 2019, une première dans l’histoire de l’Union européenne. Mardi 23 octobre, le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, a demandé à l’Italie de réviser son budget. Une décision qui, contrairement à ce que claironne l’exécutif italien, ne devrait pas être sans conséquence pour Rome.

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                Après le rejet historique du budget italien, Bruxelles n’a que peu de marge de manœuvre



La menace de la procédure et des sanctions
Selon les règles européennes, l’Italie dispose maintenant de trois semaines pour présenter un budget révisé. Si sa nouvelle copie est retoquée, Rome pourrait être officiellement visé par une « procédure pour déficit excessif ».
Ce mécanisme est pensé comme un moyen de pression sur les Etats qui ne respectent pas les objectifs budgétaires fixés par les traités européens. A l’issue d’un long processus, les institutions européennes peuvent infliger à l’Etat récalcitrant des sanctions financières pouvant aller jusqu’à 0,2 % de son PIB, soit 3,4 milliards d’euros dans le cas de l’Italie.
Dans les faits, cette issue est très improbable : en 2009-2012, pendant la crise des dettes souveraines, quinze des dix-sept Etats membres de la zone euro s’étaient retrouvés visés par de telles procédures, sans jamais faire l’objet de véritables sanctions. Même la France, qui était en déficit excessif pendant neuf ans (2009-2018), y a échappé.
Il est politiquement très délicat pour la Commission européenne de manier ainsi le bâton, en infligeant, de façon assez paradoxale, des dépenses supplémentaires à un pays qui peine à réduire son déficit. Dans le cas de l’Espagne et du Portugal, en 2016, Pierre Moscovici avait ainsi évoqué la possibilité de « sanctions égales à zéro » ; dans ce cas, la sanction est symbolique et permet de rappeler les règles du pacte de stabilité sans pénaliser un pays qui essaie déjà d’apurer ses finances publiques.
L’institution bruxelloise n’est de toute façon pas seule à prendre cette décision : il faut l’accord d’une grande majorité des Etats membres pour en sanctionner un autre.


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Le contexte


Qui gouverne en Italie ?
Depuis les élections de mai, deux partis assez différents gouvernent ensemble : le premier d'extrême droite, la Ligue, et le second "anti-système", le Mouvement 5 étoiles (M5S). Ils ont pour point commun d'être europhobes et populistes. Le M5S naît en 2009 de l'alliance d'un célèbre humoriste, Beppe Grillo, et d'un informaticien inconnu, Gianroberto Casaleggio, mort en 2016. Le parti découle d'un mouvement social anti-élites et anticorruption agrégé depuis 2005 autour du très populaire blog de l'humoriste. A l'origine, le M5S a pris ce nom pour énoncer cinq priorités : retour au public de la gestion de l'eau, zéro déchet, transports publics, énergies renouvelables et Wi-Fi gratuit. Le 5, écrit en chiffre romain (V), fait aussi référence au vaffanculo fondateur. De son côté, la Ligue a été fondée en 1989 par Umberto Bossi en fusionnant la Ligue lombarde et dix mouvements régionalistes et autonomistes du nord de l'Italie. Les discours de la Ligue puisent dans les différences socio-économiques italiennes, cultivant les thématiques d'un pays à deux vitesses dans lequel le Sud serait un poids pour le Nord. Elle est résolument xénophobe et anti-immigration.



La véritable menace, celle des marchés
Pour le gouvernement au pouvoir en Italie, mêlant extrémistes de droite et antisystème, le risque est plutôt psychologique : les reproches de Bruxelles risquent d’attiser les inquiétudes des agences de notation et des investisseurs sur la stabilité économique du pays, et sa capacité à rembourser ses emprunts. Ce qui entraînerait une hausse des taux d’intérêts et donc, dans un cercle vicieux, de sa dette.
D’ores et déjà, le « spread » (la différence entre les taux d’emprunt italien et allemand à dix ans) a bondi à son plus haut niveau depuis cinq ans. « L’officialisation du rejet du budget italien par l’Europe a renforcé la vague d’aversion au risque très forte », déjà présente ces dernières semaines, explique Guillaume Martin, stratégiste obligataire chez Natixis. « La dette italienne a subi un fort impact et la dette allemande fait plus que jamais valeur de refuge », a-t-il résumé. Ce report des investisseurs vers les placements sûrs profite aux emprunts allemands… et français.

   


L’indice phare de la Bourse italienne, le FTSE Mib, a perdu 13 % en un mois et le patron du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, a reconnu un risque de contagion pour le système bancaire en Italie, déjà fragile. Premier signal d’inquiétude, l’agence de notation financière Moody’s a revu mardi la note de plusieurs banques et institutions financières italiennes dans le sillage de sa décision d’abaisser la note de l’Italie.

        Lire aussi :
         

                L’inquiétude pour les banques italiennes ressurgit






                            


                        

                        


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En Suisse, la philanthropie s’enseigne

Le secteur des fondations hélvétiques est très dynamique et, chaque jour, une nouvelle entité se crée. Dans cet environnement porteur, une offre académique se développe aussi.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h22
    |

                            Ingrid Seithumer








                        



   


La Suisse est un terreau propice pour la philanthropie. Avec plus de 13 200 fondations d’utilité publique recensées, pesant quelque 100 milliards de francs suisses (environ 88 milliards d’euros), le pays possède l’une des plus fortes concentrations au monde de telles structures.

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                Philanthropie : la dernière utopie



Même si la tendance a quelque peu fléchi avec la crise de 2008, ce secteur caritatif, porté notamment par l’augmentation de la fortune privée, demeure très dynamique. Le nombre de fondations philanthropiques a doublé en l’espace de vingt ans et une nouvelle entité est créée chaque jour. « La philanthropie est étroitement liée à notre histoire, rappelle Claudia Genier, directrice adjointe de Swissfoundations, une association de fondations donatrices helvétiques. La Suisse est une terre d’accueil pour les fondations depuis très longtemps, elles jouissent ici d’une image positive » – et d’une législation libérale qui leur est favorable…
Mesurer l’impact
Dans cet environnement porteur, la philanthropie se professionnalise de plus en plus. Par souci de pérenniser leurs missions, les mécènes – personnes individuelles, entités privées, publiques ou semi-publiques – ne se contentent plus de faire des dons. Ils veulent pouvoir mesurer l’impact de leurs financements philanthropiques. Ils attendent de voir les résultats des actions qu’ils soutiennent, dans les domaines de la culture, des sciences, de la recherche, de l’environnement, de l’éducation, de l’action sociale, etc.
De nouvelles compétences sont par ailleurs requises pour les gérants de ces institutions. « La philanthropie classique est dépassée », assure Henry Peter, professeur de droit et directeur du Centre en philanthropie lancé il y a un an par l’Université de Genève (Unige) et cofinancé par l’Unige et des fondations privées.

        Lire aussi :
         

                Agent philanthropique, un métier d’avenir



Pour faire face à ces nouveaux enjeux et besoins, des formations spécifiques se développent. A Genève, point de rencontre important entre donateurs et receveurs – avec une très forte présence de fondations et d’organisations internationales et non gouvernementales –, « il n’y avait pas de lieu de réflexion académique pluridisciplinaire sur la philanthropie », explique Henry Peter.
Affaires de famille
Parallèlement à ses activités de recherche dans de nombreux domaines et de partage de connaissances, dans le cadre par exemple de conférences, le Centre en philanthropie organise, depuis la rentrée de septembre 2018, un cours à la faculté de droit sur la philanthropie et ses principaux enjeux juridiques. Un cours ouvert aux étudiants de master mais également au public. La création d’une chaire est par ailleurs prévue dans la faculté d’économie.
« Nous observons un transfert de richesse immense. Les générations qui héritent d’entreprises familiales veulent faire le bien dans le monde et utiliser leur richesse pour avoir un impact réel. » Peter Vogel, professeur
A l’Institut international du management et du développement (IMD) de Lausanne, le choix a été fait de se focaliser sur les affaires de familles. Une chaire en philanthropie familiale, financée par Debiopharm, un groupe biopharmaceutique suisse, a été créée l’année dernière. Contrairement à ce qui se fait dans les chaires américaines du même type, où l’on se concentre sur les donateurs du pays, ici, la dimension est mondiale. « Nous travaillons avec les entreprises familiales et voulons les aider à mieux comprendre la philanthropie et leurs activités philanthropiques », dit le professeur Peter Vogel, titulaire de la chaire de l’IMD.
Des cours autour de la philanthropie sont ainsi notamment intégrés dans les programmes de l’IMD consacrés aux entreprises familiales. De fait, la philanthropique dans ces groupes est particulière. Elle permet entre autres de fédérer les membres de la famille autour de valeurs communes. « Nous observons un transfert de richesse immense. Les générations qui héritent d’entreprises familiales veulent faire le bien dans le monde et utiliser leur richesse pour avoir un impact réel », analyse également Peter Vogel.
Une chaire et des cours
Créé en 2008, quand il n’existait que trois centres universitaires dans ce domaine en Europe – on en compte aujourd’hui plus de 25 –, le Centre des études philanthropiques (CPES - Center for philanthropy studies) de l’université de Bâle propose depuis près d’une décennie plusieurs programmes de formation continue en entrepreneuriat social international. Une chaire en philanthropie est connectée avec la faculté des sciences économiques, et des cours sont proposés pour les étudiants en bachelor et en master. « Nous n’avons pas de master spécifique en philanthropie, mais c’est mon rêve », déclare Georg von Schnurbein, directeur du CEPS.

        Lire aussi :
         

                La philanthropie en plein essor



En attendant, aura lieu en novembre une master class en « gestion des fondations », en collaboration notamment avec le Centre en philanthropie de Genève et la Swiss Philanthropy Foundation. Et un MOOC sur l’entrepreneuriat et les organisations à but non lucratif sera lancé au printemps 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ En dénonçant le traité sur les armes de portée intermédiaire, Donald Trump pense Chine plus encore que Russie. Et passe par-dessus la tête des Européens, analyse dans sa chronique Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».
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édition abonné


« Les Européens sont menacés d’être passés par pertes et profits dans cette guerre froide 2.0 entre Etats-Unis, Chine et Russie »

En dénonçant le traité sur les armes de portée intermédiaire, Donald Trump pense Chine plus encore que Russie. Et passe par-dessus la tête des Européens, analyse dans sa chronique Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h42
    |

            Sylvie Kauffmann








                        



                                


                            

Chronique. Les traités, « voyez-vous, sont comme les jeunes filles et comme les roses : ça dure ce que ça dure ». Le général de Gaulle avait eu, en 1963, à propos du traité franco-allemand de l’Elysée, cette phrase qui ne serait pas du meilleur effet aujourd’hui. Inspiré, d’après ses biographes, par un vers de Victor Hugo tiré des Orientales (« Hélas ! que j’en ai vu mourir, de jeunes filles ! »), le Général, alors chef de l’Etat, avait voulu lancer une mise en garde sur la mortalité des accords internationaux dont on ne prenait pas soin.
John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale américain qui inspire, avec moins de poésie, la politique étrangère de Donald Trump, a depuis longtemps cette mortalité présente à l’esprit, tout particulièrement s’agissant du traité américano-soviétique de 1987 sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), dont le président Trump a annoncé la mise à mort au cours d’un meeting électoral, samedi 20 octobre dans le Nevada. Dès 2011, John Bolton signait dans le Wall Street Journal une tribune dans laquelle, sous le titre « Un traité de la guerre froide qui nous fait du mal », il reprenait la fameuse citation de De Gaulle à propos du traité FNI pour conclure : «Son utilité est dépassée ; il faut soit le changer, soit le jeter. »

Toujours enclin aux solutions radicales, surtout lorsqu’il s’agit de diplomatie, le président Trump a donc opté pour la seconde option. Ce gros pavé dans la grande mare de la non-prolifération comporte deux messages principaux. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, le principal destinataire n’est pas la Russie. L’un des messages concerne la Chine, l’autre l’Europe.
C’est bien le comportement de la Russie qui est le prétexte à la dénonciation de cet accord, conclu entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev et perçu comme un pas majeur dans le contrôle des armements accumulés pendant la guerre...




                        

                        

