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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Hillary Clinton, Barack Obama et Robert De Niro font partie des destinataires de colis contenant des engins potentiellement explosifs, interceptés par les autorités américaines.
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Ce qu’il faut retenir des neuf colis suspects envoyés à des figures anti-Trump aux Etats-Unis

Hillary Clinton, Barack Obama et Robert De Niro font partie des destinataires de colis contenant des engins potentiellement explosifs, interceptés par les autorités américaines.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 20h01
   





                        



   


Plusieurs colis suspects adressés à des personnalités publiquement opposées à Donald Trump ont été interceptés par les autorités américaines à quinze jours d’élections de mi-mandat déterminantes pour l’exécutif républicain ;L’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton, l’ex-président démocrate Barack Obama et son vice-président Joe Biden, l’ancien directeur de la CIA John Brennan, l’ex-ministre de la justice Eric Holder et l’acteur Robert De Niro font partie des destinataires ;Accusé par ses opposants démocrates d’avoir créé un climat de violence dans le débat politique, le président américain a « appelé à l’unité » et conseillé aux médias d’utiliser « un ton courtois et de cesser les hostilités sans fin et les histoires et attaques négatives constantes et souvent fausses » à son encontre.
Le chiffre
9
C’est le nombre de colis suspects envoyés à des personnalités et anciens responsables politiques américains depuis lundi 22 octobre. Tous identiques, ils semblent contenir un engin explosif artisanal, dont la dangerosité et les composants sont en train d’être analysés par les laboratoires du FBI. Aucun d’entre eux n’a explosé et aucun blessé n’est à déplorer depuis leur découverte. L’ancienne présidente du comité national du Parti démocrate, Debbie Wasserman Schultz, était, sur chaque colis, mentionnée en tant qu’expéditrice : c’est dans ses locaux de Floride que l’un d’entre eux, adressé à l’ancien ministre de la justice Eric Holder, a été intercepté.
L’image

   


Toutes les personnes visées par ces colis sont des opposants publics à Donald Trump, pour la plupart cibles de nombreuses critiques de la part de la droite radicale américaine. Maxine Waters, élue démocrate à la Chambre des représentants, milite par exemple pour la destitution du président américain. L’ancien directeur de la CIA John Brennan, nommé sous Barack Obama et ouvertement critique de Donald Trump – qui avait résilié son habilitation secret-défense après son limogeage – fait aussi partie des destinataires des colis. Le lundi 22 octobre, un premier colis contenant une bombe artisanale avait été retrouvé dans la boîte aux lettres du milliardaire américain d’origine hongroise George Soros, lui aussi de sensibilité démocrate.

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Le tweet

A very big part of the Anger we see today in our society is caused by the purposely false and inaccurate reporting… https://t.co/T6k01IUL62— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« Une grande partie de la colère que nous voyons aujourd’hui dans notre société est causée par la couverture fausse et incorrecte des médias dominants que j’appelle les “Fake News”. C’est devenu si mauvais et haineux que c’en est indescriptible. Les médias dominants doivent rentrer dans le droit chemin, et rapidement ! », a commenté, jeudi matin, le président Donald Trump, en réponse à de nombreux élus démocrates lui reprochant d’alimenter, dans ses prises de paroles, une hostilité envers les médias et ses opposants.
Quelques heures après la découverte des colis, mercredi, il avait lancé un inhabituel appel à l’unité nationale depuis la Maison Blanche, déclarant que « dans des moments comme celui-ci, nous devons nous rassembler ». « Les actes et les menaces de violence politique n’ont pas leur place aux Etats-Unis d’Amérique », a-t-il ajouté, précisant que l’enquête ouverte par le FBI disposerait de tous les moyens de son administration dans la recherche des expéditeurs de ces colis.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Depuis la disparition du journaliste à Istanbul le 2 octobre, les autorités saoudiennes n’ont cessé de changer leur version des faits.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Avocat pénaliste et président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme, Patrick Baudouin appelle la justice à ne plus se borner au terrain terroriste.
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« Les djihadistes français doivent être poursuivis pour crime contre l’humanité »

Avocat pénaliste et président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme, Patrick Baudouin appelle la justice à ne plus se borner au terrain terroriste.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 18h47
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 20h50
   





                        



   


C’est un fait désormais établi que la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) vient rappeler dans un nouveau rapport présenté jeudi 25 octobre à Paris en présence de la lauréate du Prix Nobel de la paix Nadia Murad : les crimes commis par l’Etat islamique contre la minorité religieuse yézidie en Irak ont largement été le fait de combattants étrangers, ressortissants français compris. En s’emparant à l’été 2014 de la région de Sinjar, un foyer de peuplement yézidi situé dans le nord du pays, les djihadistes ont orchestré des massacres de masse contre les représentants de cette communauté, réduit de nombreuses femmes en esclavage avant d’instaurer un système institutionnalisé de viol et de trafic d’êtres humains.

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Or les poursuites judiciaires rares et insuffisantes qui sont actuellement menées contre eux en Irak le sont uniquement sur la base d’accusations de terrorisme. Les crimes contre l’humanité n’étant pas pris en compte, du point de vue des victimes l’impunité demeure malgré des condamnations lourdes. Patrick Baudouin, avocat pénaliste en droit international et président d’honneur de la FIDH, appelle la justice française ainsi que les institutions judiciaires des autres pays d’origine des djihadistes étrangers à engager des poursuites sur le fondement de crimes contre l’humanité, voire de crime de génocide, à l’encontre de leurs ressortissants impliqués.
Les éléments apportés par le rapport de la FIDH sur la participation de djihadistes étrangers et notamment de Français aux crimes de l’Etat islamique contre les yézidis ne permettent pas d’en identifier clairement les auteurs. Que peut apporter ce travail de documentation encore parcellaire ?
Les témoignages recueillis par les chercheurs de la FIDH et leurs partenaires de l’organisation yézidie Kinyat corroborent des faits déjà connus : les djihadistes étrangers ont joué un rôle majeur dans ces actes qualifiables de crimes contre l’humanité et de génocide. Alors que l’Etat islamique a perdu l’essentiel de son territoire après une série de défaites militaires, la population yézidie reste très majoritairement déplacée, réfugiée et intégralement traumatisée par les crimes des djihadistes et elle demande justice. La question qui se pose est désormais celle de savoir comment cette justice peut lui être rendue.
Ce rapport rappelle que les témoignages des victimes sont disponibles et qu’ils peuvent servir de base à des plaintes susceptibles notamment d’être portées devant des juridictions étrangères à l’Irak et notamment françaises. Au cours de ce travail de documentation mené auprès des déplacés de la région de Sinjar établis depuis 2014 au Kurdistan irakien, les chercheurs de la FIDH ont rencontré des victimes de djihadistes français qui pourraient venir jusqu’en France pour déposer plainte. C’est ensuite que l’on pourra dans le cadre d’une enquête voir qui sont les responsables si les plaintes sont reconnues comme fiables. Du point de vue de la FIDH, c’est l’enjeu majeur des prochains mois.
Quelles poursuites judiciaires sont menées à l’heure actuelle contre les djihadistes étrangers dans les pays où ils sont détenus ?
Que ce soit en Irak et ou dans les régions du nord de la Syrie qui sont contrôlées par les forces kurdes, on constate de graves lacunes dans la manière dont est rendue la justice. Côté syrien, l’entité politique dominée par les Kurdes de Syrie, qui détiennent un nombre important de djihadistes étrangers, n’est pas un Etat. Elle ne dispose pas d’un système judiciaire reconnu. C’est une véritable zone grise. De l’autre côté de la frontière, si l’Irak est bien reconnu comme un Etat de droit souverain par ses partenaires internationaux on constate de nombreuses insuffisances. La peine de mort à laquelle la FIDH s’oppose est pratiquée, les conditions d’un procès équitable ne sont pas réunies. Par ailleurs, la notion de crime contre l’humanité n’existe pas dans la législation irakienne. En France les autorités judiciaires et politiques vont directement vers la justice antiterroriste : c’est plus simple, l’instruction est plus rapide et la condamnation acquise. Or les poursuites pour crime contre l’humanité se placent du point de vue des victimes civiles de ces actes. C’est la seule manière de faire en sorte que ces victimes soient entendues et quelles obtiennent justice.
La nature terroriste de l’EI parasiterait dans le volet judiciaire la prise en compte des crimes contre l’humanité commis par ses membres ? 
L’Etat islamique symbolise le terrorisme, un terrorisme qui ne s’est pas seulement manifesté localement, dans les pays où ce groupe a opéré et contrôlé des territoires, mais également un terrorisme qui s’est projeté internationalement et en particulier en France. Cela brouille les cartes. La réaction spontanée et naturelle consiste à se limiter au volet terroriste de la réponse judiciaire, ce qui empêche la réflexion d’aller plus loin. Les djihadistes français doivent être poursuivis pour crimes contre l’humanité. Leurs responsabilités ne peuvent pas être masquées par leur appartenance à une organisation terroriste.
On constate toutefois en France une évolution, avec une coordination croissante des pôles « crime contre l’humanité » et « terrorisme » au tribunal de grande instance de Paris. Ce développement favorable va dans le sens de l’action de la FIDH. Il est toutefois limité par la volonté très claire d’un pouvoir politique qui est déterminé à ce que les ressortissants français qui ont rejoint les rangs de l’Etat islamique demeurent en Irak et en Syrie, quitte à rendre pérenne le statu quo actuel. L’opinion publique n’y est d’ailleurs pas opposée.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ La poupée est devenue la caricature de l’électeur de Jair Bolsonaro, issu d’une élite blanche. Un exercice de dérision, qui occulte le fait que le militaire a aussi capté un électorat plus modeste, noir et métis.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/10/2018
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Au Brésil, Barbie vote à l’extrême droite

La poupée est devenue la caricature de l’électeur de Jair Bolsonaro, issu d’une élite blanche. Un exercice de dérision, qui occulte le fait que le militaire a aussi capté un électorat plus modeste, noir et métis.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 03h50
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h50
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

LETTRE DE SAO PAULO
Le rire n’est guère innocent. Et parfois, les coups qu’il porte sont douloureux, disait Henri Bergson. Au Brésil, alors que la popularité spectaculaire du candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, favori de l’élection présidentielle en dépit de ses propos racistes, homophobes et misogynes, effraye, une partie du pays a décidé de ricaner de son électorat. Quitte à mettre au jour, avec humour, le côté sombre d’une société brésilienne que l’on disait « cordiale ».
Depuis la mi-octobre, les réseaux sociaux sont inondés de mèmes représentant une Brésilienne blonde à la taille fine, aux dents blanches et aux seins pointus : Barbie. La poupée, archétype de la Californienne, est devenue la caricature de l’électeur de Jair Bolsonaro, issu d’une élite blanche pleine de certitudes et de préjugés.
Sur Twitter a ainsi surgi Barbie de bem (« Barbie du bien »), référence au « citoyen de bien » que mentionne fréquemment le militaire de réserve. Tandis que sur Instagram, Barbie fascista (« Barbie fasciste ») renommée à la suite d’une plainte du fabriquant Mattel Barbie fascionista (que l’on pourrait traduire par « Barbie à la mode fascisante ») publie régulièrement des scènes de sa vie quotidienne  à bord d’un yacht ou en pleine séance de shopping.
Exaspérée par la corruption
Barbie fascionista, présentée comme une blogueuse anti-gauche caviar, avec plus de 98 000 abonnés sur Instagram est sans doute la plus élaborée dans l’art de la dérision. « Le pays est dans les limbes et vous vous plaignez de racisme, de machisme et d’homophobie ? », demande-t-elle, posant avec son petit chien dans une galerie d’art. La voici qui s’interroge : « Vous pensez que la couleur de la peau importe ? » «  Moi je ne pense pas ! », répond-elle au côté de son compagnon Ken, blond et blanc. « Nous sommes tous égaux, tous des êtres humains. »
Barbie, enfin, explique sa...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Auteure du documentaire « Rhino dollars », Olivia Mokiejewski a enquêté sur le trafic de cornes qui menace l’animal, victime du crime organisé.
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Entretien

« Les rhinocéros auront sûrement disparu dans une vingtaine d’années »

Auteure du documentaire « Rhino dollars », Olivia Mokiejewski a enquêté sur le trafic de cornes qui menace l’animal, victime du crime organisé.

Pierre Lepidi
    



LE MONDE
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        Le 25.10.2018 à 17h44

     •
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        Mis à jour le 25.10.2018 à 19h13






    
Un rhinocéros blanc dans le parc Kruger, en Afrique du Sud, en août 2018.
Crédits : WIKUS DE WET / AFP


En mars 2017, Vince, un rhinocéros blanc du zoo de Thoiry (Yvelines), a été tué de trois balles de calibre 12 et sa corne ­arrachée par des braconniers. C’était la première fois qu’un parc zoologique européen était touché par le massacre de rhinocéros, un phénomène presque banal en Afrique, où un animal est abattu toutes les huit heures. Le documentaire Rhino dollars, réalisé par Olivia Mokiejewski au terme de deux ans d’enquête et disponible sur Arte, montre que derrière ces tueries dictées par la loi du marché se cache « un nouveau visage du crime organisé ». Ce trafic méconnu rapporte autant que celui de l’or ou de l’héroïne.

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                « Rhino dollars » : les cornes de la discorde



Pourquoi avez-vous décidé de faire ce documentaire ?
Olivia Mokiejewski : Quand on parle de problématique animale, les gens répondent souvent que c’est triste pour la planète. Mais ils considèrent que l’urgence est ailleurs. En faisant ce documentaire, j’ai voulu montrer qu’avec le trafic de cornes de rhinocéros, nous étions face à un nouveau visage du crime organisé. Dans son fonctionnement, il est identique aux trafics de drogues ou d’armes. Il ne s’agit pas seulement d’une « problématique pour écolos ». Ceux qui disent que « la Terre continuera de tourner » oublient que le pillage de la nature est l’une des premières sources de financement de la pègre et des groupes terroristes. Il ne s’agit donc pas seulement de sauver une espèce animale. Les menaces ne sont pas qu’écologiques, mais aussi économiques et sécuritaires.
Au rythme où vont les massacres, pour quand est programmée la fin des rhinocéros ?
On estime aujourd’hui qu’il en reste environ 25 000, qu’ils soient blancs ou noirs. En Afrique du Sud, 1 000 sont tués chaque année. On peut donc supposer que la disparition est programmée d’ici une vingtaine d’années. On dit ça pour beaucoup d’espèces. Pour les lions, on estime qu’il n’y en aura plus en 2050. Le problème est que moins il y a d’animaux, moins il y a de diversité génétique et plus l’espèce s’éteint rapidement.

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Comment sont structurées les mafias qui organisent le trafic de cornes de rhinocéros ?
Ces mafias, organisées comme des entreprises, comptent cinq niveaux. En bas, il y a de petits braconniers. Au sommet, ce sont souvent des hommes d’affaires asiatiques, basés en Chine ou à Hongkong, qui dirigent des sociétés parfaitement légales. Au cours du documentaire, nous sommes montés aux niveaux 3 et 4, c’est-à-dire à des parrains mêlés à d’autres trafics comme l’ivoire ou la drogue. Ces mafias ont des ramifications sur plusieurs continents et sont très bien organisées. Quand des têtes tombent, elles sont immédiatement remplacées.
Comment avez-vous convaincu les braconniers de témoigner ?
Il ne faut pas avoir une vision manichéenne qui consiste à dire : « ceux qui tuent des rhinocéros sont des méchants, ceux qui les défendent sont des gentils ». J’ai essayé de comprendre ce qui a fait le lit du crime.
En Afrique du Sud, les conséquences de l’apartheid sont une des données du problème. Dans cette guerre de la corne, on retrouve des tensions raciales très fortes. Les laissés-pour-compte voient toute la journée des cars et des voitures pleines de touristes, mais ils ne bénéficient absolument pas des retombées économiques de la faune. Et quand ils sont embauchés en tant que rangers, ils gagnent un salaire de misère. Du coup, lorsqu’ils voient un animal, ils voient de l’argent. Ils n’ont aucun intérêt à protéger les animaux. En un coup de feu, ils vont gagner 50 ou 100 fois plus.
J’ai réussi à les approcher en leur demandant pourquoi ils faisaient ça, mais sans les juger. Eux ne sont pas fiers de ce qu’ils font, mais ils l’expliquent. Quand vous leur dites : « Et que ferez-vous quand il n’y aura plus de rhinos ? », ils vous répondent : « On tuera des éléphants ». Ces gens ont des désirs comme tout le monde, avoir des tee-shirts à la mode et écouter de la musique.

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Quelles seraient les solutions ?
Il faudrait une vision globale de ce trafic, une vraie collaboration internationale pour démanteler les réseaux criminels. Il faudrait aussi des formations au niveau des douanes, car aujourd’hui les cornes ne passent plus en un seul morceau mais sous forme de bijoux, et les autorités ne sont pas du tout formées à ça. L’autre idée, un peu idéaliste, serait de travailler en collaboration avec les populations locales pour que les syndicats du crime aient moins de facilités à recruter. Côté asiatique, il faudrait aussi expliquer que la corne de rhino a des vertus totalement imaginaires, qui ne sont pas prouvées scientifiquement.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le banquier d’affaires, coactionnaire majoritaire du journal, avait annoncé le 17 octobre être entré en négociations exclusives avec l’industriel tchèque.
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« Le Monde » : Pigasse cède 49 % de ses parts à Kretinsky, le pôle d’indépendance obtient un droit de veto

Le banquier d’affaires, coactionnaire majoritaire du journal, avait annoncé le 17 octobre être entré en négociations exclusives avec l’industriel tchèque.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 14h42
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h49
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Matthieu Pigasse a d’ores et déjà, « il y a quelques jours », vendu à l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky 49 % de ses parts dans Le Nouveau Monde, la société qui détient sa participation dans le groupe Le Monde. C’est ce que le coactionnaire majoritaire du journal a révélé lors d’une réunion qui s’est tenue jeudi 25 octobre, en présence du fondateur de Free, Xavier Niel, l’autre coactionnaire majoritaire, des représentants du pôle d’indépendance du Monde – constitué notamment des sociétés des rédacteurs, des employés et des lecteurs – ainsi que du directoire – le directeur du Monde, Jérôme Fenoglio, et le président du directoire, Louis Dreyfus. Le banquier d’affaires avait annoncé le 17 octobre être entré en négociations exclusives avec l’industriel du secteur de l’énergie, après les révélations du Monde.

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Engagement pour un droit de veto en cas de changement de contrôle
Lors de cette réunion, les actionnaires majoritaires se sont engagés à ce que tout changement de contrôle au sein de la société Le Monde Libre, dont Xavier Niel et Matthieu Pigasse sont les cogérants commandités, soit soumis à leur accord préalable ainsi qu’à celui du pôle d’indépendance. « Rien ne pourra se faire sans l’agrément de Xavier Niel, de Matthieu Pigasse et du pôle d’indépendance », a expliqué jeudi Sébastien Carganico, le délégué du pôle, lors d’une réunion d’information. Les modalités de ce droit d’agrément doivent être précisées par écrit d’ici quinze jours. Chaque partie bénéficierait donc d’un droit de veto sur une telle opération.
Cette concession de M. Pigasse est une réponse à une demande des personnels et de la rédaction, qui s’interrogeaient sur les intentions de M. Kretinsky : l’industriel ne souhaiterait-il pas à l’avenir racheter la totalité du capital du Nouveau Monde, afin de devenir cogérant du groupe Le Monde ? Un tel scénario a d’ailleurs été envisagé par M. Pigasse avant l’été, puis abandonné, comme l’a révélé Libération. De son côté, le dirigeant de la banque Lazard a jusqu’ici toujours assuré que son accord avec M. Kretinsky « porte sur une participation minoritaire »et qu’il « conserve seul le contrôle de la société Le Nouveau Monde ».

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Les représentants du pôle d’indépendance ont tenu une réunion d’information au Monde, en début d’après-midi, au cours de laquelle ont été formulées des inquiétudes. « Certains journalistes ont questionné la valeur de la parole donnée par Matthieu Pigasse, notamment sur le droit d’agrément, rapporte Paul Benkimoun, président de la société des rédacteurs du Monde. Nous avons répondu que nous avions obtenu une trace écrite – par retour d’e-mail. Nous ne sommes pas naïfs. »
D’autres se sont émus des « dommages » que ce changement d’actionnariat au sein de la holding de M. Pigasse entraîne pour l’image du Monde, poursuit le représentant des journalistes. Certains rédacteurs ont aussi regretté la politique du « fait accompli » pratiquée par le banquier, qui a vendu une participation à M. Kretinsky sans avoir organisé au préalable de rencontre avec la rédaction.
« Nous sommes repartis de la réunion de ce matin avec davantage que ce que nous avions en y arrivant", a souligné M. Benkimoun, en référence au droit d’agrément obtenu. m>Nous avons mené les discussions avec les actionnaires pour nous prémunir contre ce que nous redoutons le plus, une prise de contrôle majoritaire. »
Endettement
Lors de la réunion, jeudi matin, Matthieu Pigasse a justifié par son endettement sa décision de faire appel à M. Kretinsky, rapporte M. Carganico. Le fondateur des Nouvelles éditions indépendantes (Les Inrocks, Radio Nova…) a affirmé avoir hypothéqué certains biens et cherché des financements auprès de banques, en vain. Il a aussi expliqué qu’une partie de ses parts dans Mediawan – la société cotée qu’il a créée avec Xavier Niel et le producteur Pierre-Antoine Capton pour investir dans l’audiovisuel – n’étaient pas cessibles.
M. Pigasse a assuré que la vente à M. Kretinsky s’était faite sur la base d’une valorisation de sa société Le Nouveau Monde à 34 millions d’euros, relate aussi le représentant du pôle d’indépendance. Ce montant surprend car il est beaucoup plus bas que les 100 millions évoqués précédemment, notamment dans le cadre du projet de cession totale envisagé cet été et évoqué par Libération. Le montant de la vente à M. Kretinsky « ne suffit pas à rembourser mes dettes », aurait ajouté le banquier d’affaires.
Sur le fond, le dirigeant de Lazard a « assumé » le choix de se tourner vers l’homme d’affaires tchèque. Celui-ci est « pro-européen » et soucieux de l’indépendance des journaux qu’il possède, avait déjà plaidé M. Pigasse. M. Kretinsky est propriétaire d’EPH, un groupe très puissant dans le secteur de l’énergie en Europe de l’Est, mais aussi présent en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie. Il est également actionnaire majoritaire de Czech Media Invest (CMI), premier groupe de médias en République tchèque et propriétaire, en France, de Marianne, ainsi que d’une partie du pôle magazines du groupe Lagardère. C’est la filiale internationale de CMI, IMI, qui investirait dans Le Nouveau Monde.
La réunion de jeudi matin a aussi été l’occasion de préciser la composition du capital de Le Monde Libre : les sociétés de MM. Niel et Pigasse en détiennent chacune 26,6 %, de même que Madison Cox, l’héritier de Pierre Bergé, décédé en 2017. Ce dernier avait toutefois conclu un accord cédant ses parts à MM. Niel et Pigasse, pour un montant de 25 millions d’euros environ, étalé sur six ans. Ces dernières seront transférées aux deux cogérants en janvier 2021. Les 20 % restant du capital appartiennent au groupe de médias espagnol Prisa.
M. Pigasse a enfin assuré que Daniel Kretinsky s’était, dans l’accord de cession, engagé à signer la charte de déontologie du Monde. Les représentants du pôle d’indépendance ont demandé à rencontrer l’investisseur tchèque, ce que ce dernier a accepté, sur le principe.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ La chèreté du logement chasse les classes moyennes des métropoles européennes et aggrave la situation des plus pauvres. Bruxelles incite à investir massivement dans le logement « abordable ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/10/2018
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Face à la flambée des prix de l’immobilier, l’Europe redécouvre les vertus du logement social

La chèreté du logement chasse les classes moyennes des métropoles européennes et aggrave la situation des plus pauvres. Bruxelles incite à investir massivement dans le logement « abordable ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 16h52
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

Pour Sélif, 20 ans, venu du Mali, l’été a apporté pléthore de bonnes nouvelles. Après avoir réussi en juin son CAP de boulanger, il a été embauché, début septembre, en contrat à durée indéterminée (CDI) chez son patron d’apprentissage, dans le 10e arrondissement de Paris, et il a reçu de la préfecture une convocation pour se voir délivrer son titre de séjour de longue durée. Tout va donc pour le mieux, à ceci près qu’il lui faut trouver un toit non loin de la boulangerie où il commence son travail chaque matin – dimanche compris – à 4 h 30.

Avec 1 200 euros de salaire mensuel, c’est presque mission impossible dans une capitale où les loyers dans le privé varient en moyenne entre 25 euros et 30 euros du mètre carré. Jusqu’ici, le jeune homme s’est débrouillé en se faisant héberger chez les membres du réseau d’entraide qui le soutient depuis des années, ou en prenant un bus de nuit depuis les Yvelines, où il réside en foyer.
Sélif est à l’image de ce jeune horticulteur picard à qui Emmanuel Macron conseillait, à la mi-septembre, de « traverser la rue » pour trouver prestement du travail dans la restauration.

Les brasseries des quartiers chics de Paris ont certes besoin de plongeurs jusqu’à 23 heures tous les soirs, mais comment se loger ?
« Paris est une Cocotte-Minute, sous pression du logement trop cher qui pose des difficultés de recrutement et nuit à son attractivité économique, expliquent Anne-Claire Davy et Emmanuel Trouillard, chargés d’étude sur l’habitat pour l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France (IAU-IdF). Les sondages de Cadremploi montrent depuis plusieurs années que huit cadres sur dix souhaitent quitter la région parisienne. » Au fil des ans, la capitale se vide de ses classes moyennes : deux tiers des acquisitions sont réalisées par des cadres et, « pour une famille modeste, la seule solution pour se loger est de trouver un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Deux adolescents sont morts dans la nuit du 23 au 24 octobre à Paris et à Sarcelles dans des bagarres de rue. Et depuis janvier, le nombre de morts a explosé.
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Le spectre des « rixes entre bandes » plane sur Paris et ses alentours

Deux adolescents sont morts dans la nuit du 23 au 24 octobre à Paris et à Sarcelles dans des bagarres de rue. Et depuis janvier, le nombre de morts a explosé.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h12
    |

            Nicolas Chapuis








                        


Ils n’auront jamais 18 ans. Deux adolescents sont morts, dans la nuit de mardi à mercredi 24 octobre, à Porte de Bagnolet (20e arrondissement de Paris) et dans le quartier des Sablons à Sarcelles (Val-d’Oise). Deux histoires qui n’ont rien à voir entre elles, sinon qu’elles projettent un même et sombre reflet, dans un funèbre effet de miroir. Celui d’une violence en bande, débridée, mortelle et terriblement juvénile, qui touche particulièrement l’Ile-de-France ces derniers mois.
Chaque fois qu’elle arrive sur les lieux après une rixe, la police est confrontée à la même scène. Un individu gisant sur le sol, entouré des débris de ce qui ressemble à un affrontement violent. A Sarcelles, mardi, autour du corps de Fodie, à peine 17 ans, les enquêteurs retrouvent un morceau de manche à balais et plusieurs bouts de bois, dont l’un est ensanglanté. Le jeune homme est étendu dans une mare de sang, le crâne ouvert à plusieurs endroits. Il mourra quelques minutes plus tard, à l’hôpital Beaujon. Deux personnes mineures ont été placées en garde à vue, jeudi 25 octobre, dans le cadre de l’enquête menée par la sûreté départementale du Val-d’Oise.
Boulevard Mortier à Paris, la collecte d’objets est plus éclectique, mais non moins inquiétante. Autour du corps du jeune homme de 17 ans retrouvé poignardé à l’abdomen et aux jambes, les policiers ramassent des barres de fer, des battes de base-ball, un couteau, des bombes lacrymogènes, une chaîne de vélo, une hache, des douilles de calibre 12, un projectile de « gomme-cogne », ces pistolets qui tirent des billes de caoutchouc et même… une perceuse sans fil. Ils appréhendent également trois individus, le premier âgé de 18 ans, les deux autres de vingt ans. L’un d’entre eux a des traces de sang sur lui. Ils sont placés en garde à vue et l’enquête est confiée au deuxième district de police judiciaire de Paris. L’adolescent suriné connaîtra le même sort que son compagnon d’infortune Sarcellois. Transféré à la Pitié-Salpêtrière, il succombera à ses blessures dans la nuit.
L’affrontement qui a mis aux prises une vingtaine de jeunes peu avant minuit, divisés en deux camps issus de quartiers distincts – la Place des Fêtes dans le 19e arrondissement, où résidait la victime, et le quartier Justice dans le 20e, où s’est déroulée la bagarre. Il n’en fallait pas plus pour que ressurgisse le spectre de ces « rixes entre bandes » qui plane sur la capitale et ses alentours. Depuis janvier 2018, un jeune homme a été fauché à 15 ans rue de la Roquette à Paris ; à 17 ans à Vaux-sur-Seine dans les Yvelines ; à 16 ans dans la cité Romain-Rolland à Saint-Denis ; et même à 13 ans aux Lilas…
159 bagarres depuis janvier
Parfois, il s’en faut de peu pour que l’adolescent échappe à la morgue, comme ce jeune homme de 16 ans à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) en septembre, qui s’en est tiré avec 67 points de suture à la tête. Ou celui de 15 ans, qui a frôlé l’hémorragie cérébrale à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) lundi 22 octobre. Toute l’Ile-de-France est concernée par cette sinistre mode. A tel point que la Préfecture de police, le parquet, la mairie de Paris, ainsi que le rectorat, ont lancé début octobre des états généraux sur ces rixes. « Le phénomène est extrêmement complexe, je ne l’explique pas, avait reconnu à l’occasion François Molins, le procureur de Paris. Pour moi, on est totalement dans l’irrationnel. »
Selon Le Parisien, qui publie un rapport des services de police spécialisés, les forces de l’ordre ont dénombré 159 bagarres de bandes en France entre janvier et août 2018, ce qui constitue une légère hausse par rapport à 2017, avec une très forte concentration (plus de 90 %) pour la seule région Ile-de-France. Le nombre de morts a en revanche explosé. En 2017, un seul était recensé. On en compte une petite dizaine déjà cette année. Un accroissement de la violence qui interroge, même si les experts appellent à la prudence. « Les bagarres entre bande, ça a toujours existé, c’est cyclique, tempère une source policière. Il y a des outils, comme les réseaux sociaux qui permettent d’amplifier le phénomène, mais se donner rendez-vous pour se castagner, ce n’est pas récent. » Le coup de projecteur mis sur ce genre d’affaires amène aussi des interprétations hâtives, comme aux Lilas, où les causes de la mort du garçon de 13 ans (décédé d’une crise cardiaque, alors qu’il souffrait d’une insuffisance) et le lien direct avec les coups échangés ne sont pas clairement établis.

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                Affrontements entre bandes : « La dynamique collective écrase les consciences individuelles »



Les responsables politiques cherchent les moyens d’agir pour endiguer le phénomène. Et envoient des signaux pour indiquer aux forces de l’ordre qu’ils ont pris en compte le danger. Le nouveau ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, devait d’ailleurs se rendre sur les lieux du drame, Porte de Bagnolet dans la journée, jeudi 25 octobre. « Il faut identifier les ressorts du fonctionnement de ces rixes, pour réussir à agir dès les premiers signes de regroupement », explique-t-on Place Beauvau.
Les enquêteurs cherchent surtout à comprendre ce qui pousse ces jeunes gens à se battre. Les trafics de stupéfiants, générateurs de violence, ne semblent pas être la première raison. Ce sont plus souvent des logiques d’appartenance à un territoire qui sont à l’œuvre, sur fond de bisbilles mineures, parfois anciennes, voire oubliées. « Quand on les a en garde à vue, ils sont souvent incapables de nous dire pourquoi il y a des rivalités entre eux », raconte une source policière. Certains évoquent un différend amoureux, un désaccord financier, un regard jugé déplacé… La mort pour rien en somme.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs sollicités par les Décodeurs sont nombreux à se demander l’intérêt financier de ces boîtiers.
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Linky en questions : refus, incendies, comment se passe l’installation du compteur ?

La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs sollicités par les Décodeurs sont nombreux à se demander l’intérêt financier de ces boîtiers.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 17h57
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 18h38
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Cet article a été réalisé à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky, qui est en cours de déploiement par Enedis dans l’ensemble des foyers français.
Peut-on refuser l’installation d’un compteur Linky ?
NON
La question a été formulée de différentes manières par de nombreux internautes, comme ici, Jean-Claude Laureaux :
« Peut-on vouloir conserver un ancien compteur qui fonctionne bien et sans risques depuis des décennies ? De quel droit le fournisseur peut-il changer d’autorité de tels compteurs ? Peut-on refuser ? Quid des recours actuels ? »
Le compteur, tout comme la ligne ou le poste de transformation, n’est pas la propriété des usagers. Il appartient aux collectivités locales, qui sont les autorités organisatrices de la distribution d’électricité et de gaz. Mais l’entretien a été concédé à Enedis (ex-ERDF) qui est le gestionnaire du réseau. Ce dernier doit lui-même se conformer au code de l’énergie, adopté en 2015, qui demande que les gestionnaires de réseaux « mettent à la disposition des consommateurs leurs données de comptage, des systèmes d’alerte liées au niveau de leur consommation, ainsi que des éléments de comparaison issus des moyennes statistiques ».
Enedis a donc entrepris de remplacer l’intégralité des 35 millions de compteurs par des Linky, dotés de nouvelles fonctionnalités comme le relevé à distance des consommations. Le changement est gratuit et réalisé progressivement chez les particuliers jusqu’en 2021.
Les particuliers ne sont ni propriétaires ni gestionnaires du matériel
Les particuliers n’étant ni propriétaires ni gestionnaires du matériel, ils ne peuvent pas s’opposer à leur renouvellement. Adresser une lettre de refus par recommandé ou avec avis d’huissier n’y changera rien, comme le rappelle le médiateur de l’énergie.
Les collectivités locales sont aussi impuissantes, puisqu’elles ont délégué la gestion du réseau électrique à Enedis. Des centaines de communes de toutes tailles (plus de 700 selon un comptage des opposants au compteur Linky) ont voté des délibérations ou ont pris des arrêtés anti-Linky. Mais ces textes finissent le plus souvent par être suspendus ou annulés par la justice.
Pour l’instant, aucune sanction n’est prévue en cas de refus, ni amende ni intervention des forces de l’ordre. Mais à la fin du programme de déploiement, les usagers qui auront refusé un compteur Linky devront sans doute payer la relève manuelle de leur consommation, qui est actuellement intégrée dans l’abonnement. Selon la Commission de régulation de l’énergie, jointe par Le Monde, « cela va entraîner des coûts plus importants, car, avant, la relève se faisait dans toute la ville ou le village, alors qu’ensuite, les techniciens se déplaceront dans des endroits disparates ». Aucune décision n’a encore été prise à ce sujet.

        Lire :
         

          Non, la justice n’autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky



Peut-on interdire à un installateur Linky d’entrer dans une propriété privée ?
OUI
Question de gfauthoux :
« Si j’habite sur une voie privée, puis-je refuser l’installation et “menacer” de porter plainte pour une intrusion sur une propriété privée ? »
La question est légèrement différente de la précédente : il ne s’agit plus du refus de poser un compteur, mais du refus d’intrusion sur une propriété privée. Si le compteur est à l’extérieur (rue, partie commune d’un immeuble), les installateurs peuvent le remplacer par un Linky sans avoir à demander d’autorisation. Ils doivent toutefois informer les titulaires de la ligne. Apposer un mot ou un cadenas pour barrer l’accès au compteur, comme le suggèrent certains groupes d’opposants à Linky, est une démarche illégale et inutile, car les techniciens n’en tiennent pas compte. Cela pourrait même poser des problèmes de sécurité en cas de dysfonctionnement de l’installation.
En revanche, si le compteur est dans l’habitation, ce qui arrive une fois sur deux, les techniciens doivent prendre rendez-vous et obtenir l’accord de l’occupant. Enedis assure que « lorsque les conditions nécessaires ne sont pas réunies pour permettre au poseur de réaliser en toute sécurité son intervention, il a pour consigne de faire demi-tour », et que l’entreprise recontacte les clients par la suite pour « apporter toutes les réponses » à leurs interrogations. Plusieurs usagers ont pourtant fait état de l’insistance des installateurs qui multipliaient les appels et les démarchages.
Le tribunal administratif de Toulouse a confirmé en septembre que les habitants de Blagnac (Haute-Garonne) étaient libres d’ouvrir ou non leur porte aux installateurs de Linky – mais il s’agit d’un simple rappel du principe de propriété privée.
Les installateurs de compteurs Linky sont-ils mal formés ?
PARFOIS
Question de Félix Marie : 
« Les compteurs sont posés par des techniciens qui n’ont visiblement suivi qu’une formation rapide et ne sont pas électriciens. »
Plusieurs internautes, qui n’étaient pas forcément opposés par principe au compteur communicant, ont témoigné de problèmes survenus lors de l’installation, ou de répercussions sur leurs appareils, en particulier les lampes tactiles ou les ballons d’eau chaude. Qu’en est-il ?
Pour remplacer en six ans plus de 35 millions de compteurs sur l’ensemble du territoire français, Enedis a dû faire appel à 3 000 installateurs, embauchés par des dizaines d’entreprises sous-traitantes. Le gestionnaire du réseau exige qu’ils soient qualifiés, qu’ils disposent d’une habilitation à intervenir sur les installations sous tension et qu’ils aient suivi une formation « technicien Linky » de sept semaines. Des contrôles sont aussi réalisés a posteriori sur leur travail.
« Un bon bricoleur qui a des notions en électricité »
Mais face à la pénurie, les sous-traitants sont parfois peu regardants. Sur Leboncoin, des annonces d’emploi pour être technicien Linky demandent des « connaissances et des bases solides » en électricité, et proposentt « une formation de 2 à 3 semaines ». D’autres recherchent des candidats « respectueux des règles de sécurité » et dotés d’« aisance relationnelle », sans même évoquer de notion d’électricité. Un ancien poseur de Linky assure dans le magazine en ligne Reporterre que toutes les personnes embauchées ne sont pas électriciennes : « Il y avait des maçons, des informaticiens, ou encore des étudiants qui n’avaient jamais travaillé » et qui devaient se contenter d’une formation théorique d’un mois.
Toujours selon l’enquête, des primes sont accordées pour chaque pose, ce qui incite à travailler rapidement. Une intervention chez un usager est prévue pour durer une demi-heure. Un temps insuffisant pour expliquer aux clients les nouvelles fonctionnalités du compteur, donc son intérêt, déplore Nicolas Mouchnino, de l’UFC-Que Choisir.
Après la pose de Linky, des dysfonctionnements sont parfois constatés : des lampes tactiles qui ne s’allument plus, ou de façon anarchique, des chauffe-eau qui fonctionnent en heures pleines, des volets roulants bloqués… Les usagers doivent alors contacter le service clients Linky (0 800 054 659), qui est tenu d’intervenir ou de rembourser le matériel défectueux. Selon Enedis, le taux de réclamation lié aux compteurs communicants, tous motifs confondus, est de 0,7 %. C’est une petite proportion, mais cela représente selon nos calculs environ 80 000 foyers qui ont eu une expérience négative de l’installation de leur compteur Linky.
Les compteurs Linky provoquent-ils des incendies ?
PAS DIRECTEMENT, MAIS…
Question de Lordes82i :
« J’ai lu dans la presse qu’il y a eu des incendies d’habitation à cause du compteur linky, est-ce vrai ? »
Des articles de presse font régulièrement état d’incendies domestiques liés à Linky : par exemple, dans un appartement à Albi, dans une supérette à Marseille et, dernier en date, dans un pavillon du Loiret. Dans plusieurs de ces affaires, des enquêtes sont encore en cours.
Les incendies électriques sont des événements assez fréquents : on en compte 50 000 par an, selon l’ONSE (l’Observatoire national de la sécurité électrique), dont 3 % sont liés aux « installations des parties communes ou la distribution d’énergie », soit environ 1 500 chaque année.
A chaque incident, Enedis répète qu’« un compteur électrique ne peut pas exploser ni prendre feu spontanément ». Le gestionnaire du réseau assure que « tout comme n’importe quel matériel électrique, les compteurs Linky sont testés, certifiés et homologués pour respecter les normes techniques et exigences de sécurité élevées. Ils sont fabriqués à partir de matériaux intégrant des retardateurs de flamme ».
Si le boîtier Linky n’est pas forcément dangereux en lui-même, sa pose peut déclencher des incidents
La plupart du temps, ce n’est pas le compteur qui prend feu, mais une autre partie de l’installation électrique : le tableau, des appareils en surtension… Si le boîtier Linky n’est pas forcément dangereux en lui-même, sa pose peut déclencher des incidents. Ainsi, à Albi ou Marseille, de mauvais branchements réalisés par l’installateur de Linky ont immédiatement créé des surtensions et grillé les appareils. Enedis a reconnu sa responsabilité et dédommagé les usagers.
Des incendies sont aussi susceptibles de survenir à moyen terme, lorsqu’un compteur a été posé sur une installation défectueuse ou inadaptée. Or selon l’ONSE, sur les 29 millions de logements anciens, les deux tiers ont une installation présentant au moins une non-conformité : prise de terre défectueuse, fils apparents…
Promotelec, association qui regroupe les professionnels de l’électricité et de l’habitat (y compris Enedis), a rappelé dans un communiqué que « lorsque le technicien place Linky chez un particulier et règle le disjoncteur de branchement, il n’est pas chargé de vérifier si l’installation électrique du foyer sera à l’avenir en mesure de supporter un changement de puissance pour une puissance supérieure. » 
Avant de modifier son abonnement pour augmenter la puissance souscrite, Promotelec conseille donc aux usagers de « faire vérifier par un électricien qualifié » l’état de leur installation. Mais cette intervention, aux frais du client, n’est que rarement réalisée.
Le compteur Linky a-t-il déjà causé des morts ?
NON
Cette question n’a pas été posée par nos lecteurs, mais il s’agit d’une rumeur relayée par plusieurs sites. Comme nous l’avions déjà expliqué dans un article en mars 2018, les articles sur « le premier mort lié au compteur Linky » sont des intox.
Ce hoax est né de la déformation d’un article de l’Est républicain, qui évoque un incendie mortel survenu dans un appartement à Laxou-Champ-le-Bœuf, en Meurthe-et-Moselle, en restant prudent sur sa cause. Six jours plus tard, un second article du même quotidien local rapportait des précisions du procureur de la République de Nancy, François Pérain, qui expliquait que « le foyer de l’incendie a été situé à l’intérieur du logement au niveau de l’emplacement d’un fauteuil ou d’un canapé », alors que le compteur électrique se trouvait à l’extérieur du logement.
Les compteurs communicants sont-ils obligatoires dans les autres pays européens ?
ÇA DÉPEND
Daniel Schaeffer :
« Quant à l’obligation d’accepter ce compteur, on nous parle de l’Europe, mais tous les pays ne l’ont pas rendu obligatoire, l’Allemagne par exemple. »
Une directive européenne fixe comme objectif 80 % de compteurs communicants en 2020 et 100 % en 2022. Mais elle est appliquée diversement au sein de l’Union européenne. L’Italie fait partie des premiers pays à avoir lancé, dès 2003, un remplacement de compteurs, achevé en 2011. Mais l’objectif premier n’était pas forcément écologique. Il s’agissait d’abord de réduire le risque de fraude. L’opérateur Enel assure d’ailleurs avoir rentabilisé l’opération grâce à ces gains financiers. La Suède a aussi achevé l’installation de 100 % de compteurs intelligents.
Comme l’explique le rapport de la Cour des comptes, l’Allemagne, où la distribution d’électricité est assurée par plusieurs centaines d’opérateurs, a calculé que le remplacement de tous les compteurs n’était pas équilibré économiquement. Le gouvernement a donc décidé de ne les déployer que pour 30 % des consommateurs au profil particulier : dans les bâtiments neufs ou rénovés, pour les gros usagers et les producteurs d’énergie renouvelables.
Au moins sept autres pays d’Europe ont renoncé ou limité le déploiement des compteurs connectés : la Lettonie, la Slovaquie, la Belgique, la Lituanie, le Portugal, la République tchèque et la Slovaquie. Pour d’autres, l’avancement va beaucoup plus lentement que prévu. C’est notamment le cas en Autriche, où la résistance des usagers a été liée aux inquiétudes sur les données partagées.

Notre série Linky en questions
Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :
1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ? 
2- Le compteur électrique est-il un espion ?
3- Le consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ?
4- Comment se passe l’installation du compteur ? (jeudi 25 octobre)
5- Est-ce vraiment écologique ? (vendredi 26 octobre)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Huit cents soldats américains supplémentaires doivent être déployés pour contrôler le flux de milliers de migrants partis du Honduras et marchant en direction des Etats-Unis.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Cortège de migrants : des centaines de militaires américains déployés à la frontière mexicaine

Huit cents soldats américains supplémentaires doivent être déployés pour contrôler le flux de milliers de migrants partis du Honduras et marchant en direction des Etats-Unis.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 20h00
   





                        



   


Malgré la fatigue croissante, les migrants honduriens ont repris jeudi 25 octobre leur périple depuis Mapastepec, dans le sud du Mexique, alors que les Etats-Unis s’apprêtent à déployer plusieurs centaines de militaires à la frontière pour empêcher l’entrée de ces migrants.
Ces milliers de Honduriens, dont des femmes et des enfants en bas âges, qui fuient la violence et la misère de leur pays, sont partis à l’aube de cette localité de l’Etat du Chiapas (sud) en direction de Pijijiapan, une ville de 50 000 habitants, située à environ sept heures de marche.
Le cortège doit encore parcourir plus de 2 000 km pour atteindre la frontière des Etats-Unis, ce qui devrait lui prendre environ un mois et demi, selon leurs calculs. L’ONU estime qu’environ 7 000 personnes font partie de cette cohorte qui a quitté le 13 octobre le Honduras, relançant les tensions entre Mexico et Washington.
La majorité des migrants progressent à pied sur un trajet qui longe la côte Pacifique mexicaine, certains portant des enfants sur les épaules, quelques-uns même en chaise roulante. Quand ils le peuvent, certains migrants montent sur des camions ou des motos-taxis pour s’épargner quelques kilomètres d’efforts.

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800 militaires
Le Pentagone doit déployer « plusieurs centaines » de militaires à la frontière avec le Mexique, pour apporter un soutien logistique, a fait savoir un responsable américain, s’exprimant sous couvert d’anonymat.
Selon la chaîne CNN, le ministre de la défense, Jim Mattis, s’apprête à envoyer au moins 800 soldats supplémentaires dans la région. On ne sait pas encore si ce nouveau déploiement sera constitué de troupes de l’armée régulière ou de nouveaux réservistes de la garde nationale. 
Le président américain Donald trump avait déjà déployé à la frontière en avril quelque 2 100 membres de la garde nationale. Ces troupes y opèrent principalement dans un rôle de soutien, afin de décharger les gardes-frontières.
Les autorités mexicaines, elles, n’empêchent pas les migrants de progresser sur leur territoire. Sur différentes tronçons du trajet, ils ont été escortés par des policiers fédéraux et surveillés depuis des hélicoptères, sans toutefois que les forces de l’ordre ne tentent de les bloquer. Selon le gouvernement mexicain, 1 743 personnes faisant partie du cortège ont déposé une demande d’asile au cours des derniers jours.
« Un assaut contre notre pays »
Aux Etats-Unis, Donald Trump s’est saisi de l’affaire pour replacer au cœur de la campagne des élections cruciales de mi-mandat le sujet brûlant de l’immigration et galvaniser sa base. « C’est un assaut contre notre pays, un assaut ! », a-t-il dit au Texas, Etat frontière avec le Mexique. Le président américain a dit avoir mis en alerte l’armée et les gardes-frontières face à cette « urgence nationale ». Et a également reproché à l’armée et à la police mexicaines d’être « incapables » d’arrêter les migrants.
Après s’être entretenu, mardi, avec le président hondurien, Juan Orlando Hernandez, le vice-président américain, Mike Pence, a suggéré que des organisations honduriennes « de gauche » et financées par le Venezuela étaient derrière cette cohorte de migrants, envoyée « vers le Nord pour défier notre souveraineté ».

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Le président du Honduras a lui promis des emplois à ses compatriotes partis dans cet exode s’ils rentrent au pays. Il a présenté un plan de 27 millions de dollars pour « le retour sûr » des migrants, plan incluant des subsides, des logements, des projets agricoles, du travail dans des chantiers publics, des crédits pour microentreprises et des bourses d’études.
Le futur ministre mexicain des affaires étrangères, Marcelo Ebrard, a quant à lui promis des « changements substantiels » sur la politique migratoire après l’entrée en fonctions du président élu de gauche, Andrés Manuel Lopez Obrador, le 1er décembre. Il a déclaré que le futur gouvernement chercherait à stimuler les investissements en Amérique centrale pour ralentir le flux des migrants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ L’institution a retoqué plusieurs articles au motif qu’ils sortaient du cadre du projet de loi adopté par les parlementaires le 2 octobre.
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Loi agriculture et alimentation : un quart des articles censurés par le Conseil constitutionnel

L’institution a retoqué plusieurs articles au motif qu’ils sortaient du cadre du projet de loi adopté par les parlementaires le 2 octobre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 19h52
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h57
   





                        



   


Le Conseil constitutionnel a annoncé, jeudi 25 octobre, qu’il censurait près d’un quart des articles de la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, surnommée « loi alimentation », après avoir été saisi par plus de soixante sénateurs.
L’institution a écarté tous les « cavaliers législatifs », c’est-à-dire les articles qu’il considérait ne pas répondre à l’intitulé du projet de loi initial. Parmi ces propositions, l’étiquetage sur la provenance géographique du vin et du miel, la définition de la notion d’agriculture de groupe ou l’éducation à la préservation de la biodiversité dans l’enseignement agricole ont par exemple été retoqués par les juges de la rue Montpensier. Aucun article majeur de la loi n’est concerné par la censure.
« [Si le conseil] a écarté les critiques formulées sur le fond contre plusieurs articles de la loi, il a, pour des raisons de procédure », c’est-à-dire sur la forme, « censuré 23 de ses articles, qui étaient au nombre de 98, alors que le projet initial du gouvernement en comptait 17 », déclare dans un communiqué le Conseil Constitutionnel.
Rééquilibrer les relations commerciales de la filière
Les auteurs de la saisine estimaient notamment que « certains articles de la loi contrevenaient au principe d’égalité et qu’ils méconnaissaient la liberté d’entreprendre ». Sur ces points, le Conseil constitutionnel a relevé que « la différence de traitement résultant [des] dispositions entre les secteurs agroalimentaires et de la distribution et les autres secteurs économiques étant en rapport avec l’objet de la loi, il [écartait] le grief d’une atteinte au principe d’égalité ».

        Malgré le vote de la loi,
         

          les désaccords persistent entre agriculteurs et distributeurs



Issu des états généraux de l’alimentation, le projet de loi dit « Egalim » entend rééquilibrer les relations commerciales entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs, et mettre fin à une guerre de prix mortifère pour toute la filière.
La décision du Conseil constitutionnel était très attendue par le monde agricole, qui s’inquiète de voir publiées à temps les ordonnances pour l’application du texte avant le début des négociations commerciales entre la grande distribution et l’industrie agroalimentaire, dont dépend leur rémunération.

        Lors du débat autour de la loi,
         

          des éleveurs mi-résignés, mi-dépités







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Les engins pilotés à distance sont en bonne place chez les industriels français au salon Euronaval.
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édition abonné


Les marines de guerre lancées dans la course aux drones

Les engins pilotés à distance sont en bonne place chez les industriels français au salon Euronaval.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 16h26
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Dans dix ans, les drones seront nombreux autour des bateaux de guerre, sous et sur l’eau, mais aussi dans les airs au-dessus de la mer. Au 26e salon Euronaval, qui se tient à Paris jusqu’au 26 octobre, aéronefs et navires pilotés à distance ont pris une bonne place dans l’offre des fournisseurs des marines militaires. Personne ne se hasarde à chiffrer le marché français, mais nul ne doute de sa croissance. « Un drone par bateau ; petit bateau, petit drone, gros bateau, gros drone » : le chef d’état-major de la marine nationale, l’amiral Christophe Prazuck, a lancé cette formule pour tracer la perspective.
« Nous sommes devant un grand cycle d’acquisition mondial, avec une diversification des tâches confiées aux drones », confirme Meliha Boucher, responsable communication d’ECA, qui travaille pour la défense française. Le groupe a déployé en juillet dans la marine malaisienne un drone capable de mesurer la signature magnétique d’un navire pour évaluer sa vulnérabilité. « Dans le secteur naval, nous en sommes à l’étape de la conception de plates-formes porteuses de drones », précise-t-elle.
« Eviter le trop-plein »
Chez le constructeur national Naval Group, le responsable du secteur, Cyril Lévy, l’assure : « Nous allons de plus en plus concevoir les bateaux autour du drone, et des centaines de systèmes différents vont apparaître. Cela implique une réorganisation complète du navire, qui touche son poste central des opérations, le système de mission, la propulsion, et même la zone vie ». La miniaturisation des capteurs rend possible l’essor des drones. « Nous avons des boules optroniques de 10 cm de diamètre contre 70 cm avant, capables de voir une mouche sur un pont à 10 000 mètres », illustre cet industriel.
Des appareils de quelques grammes des forces spéciales, à ceux de plusieurs tonnes, « tout le monde veut des drones dans les armées, et la question devient déjà : comment prioriser...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a livré ses pistes en faveur de la révision de la loi de bioéthique. Parmi les recommandations : la création d’un registre national de donneurs de gamètes.
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Loi de bioéthique : un rapport parlementaire ne prend pas parti sur l’extension de la PMA à toutes les femmes

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a livré ses pistes en faveur de la révision de la loi de bioéthique. Parmi les recommandations : la création d’un registre national de donneurs de gamètes.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 18h55
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h40
    |

            Solène Cordier








                        


Chaque intervenant l’a martelé : le rapport parlementaire rendu public jeudi 25 octobre par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) n’« a pas vocation à apporter des réponses à des problèmes sociétaux ».
« Notre mission est d’ouvrir aux législateurs des champs de réflexion au regard de l’avancée considérable des connaissances scientifiques et technologiques » depuis le vote de la dernière loi de bioéthique, et en vue de sa révision prochaine, a rappelé le corapporteur Jean-François Eliaou, député La République en marche de l’Hérault. Depuis 2011, l’accès aux informations génétiques a en effet connu d’importantes transformations, et le futur texte devra trancher qui y a accès et dans quelles conditions, « en prenant en compte l’intérêt du patient ».

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Les trente-six députés et sénateurs réunis au sein de l’Opecst se sont penchés, sous la houlette de leur président, le sénateur Les Républicains Gérard Longuet (Meuse), et du vice-président, le député de la majorité Cédric Villani (Essonne), sur de nombreuses thématiques ; des neurosciences aux travaux sur l’embryon en passant par l’intelligence artificielle et l’autoconservation des gamètes. « On avait sous-estimé le temps de travail, six heures de débats ont été nécessaires pour aboutir à un vote unanime », a déclaré en introduction Gérard Longuet, pour justifier le délai supplémentaire pris à la surprise générale le 18 octobre, date de présentation initialement annoncée.
Données non identifiantes
Une dizaine de pages de recommandations, relatives à plusieurs interrogations bioéthiques, figurent finalement dans le rapport. Parmi elles, la proposition d’assouplir le cadre actuel des recherches sur les embryons, en fixant à quatorze jours leur délai de conservation – comme nombre d’autres pays européens – contre sept jours actuellement. Ou encore la nécessité de renforcer le niveau d’information des femmes qui font des dons de leurs ovocytes sur les risques des grossesses tardives.
L’Opecst consacre plusieurs propositions au don de gamètes. Il recommande notamment la création d’un registre national des donneurs, voire des receveurs de gamètes, inexistant aujourd’hui, et qui pourraient être gérés par l’Agence de la biomédecine.
Concernant la levée de l’anonymat, mis à mal par la constitution de vastes bases de données génétiques, l’Opecst aboutit à deux propositions. La première, en cas d’accord préalable du donneur, prévoit que l’enfant accède à son identité à sa majorité. En cas de refus, l’Opecst propose que l’enfant ait seulement accès à des données non identifiantes.

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Enfin, sur la question très attendue de l’extension à toutes les femmes de procréation médicalement assistée (PMA), l’Opecst a décidé de ne pas s’en mêler. « Scientifiquement parlant, c’est un non-sujet pour l’Opecst », a tranché M. Eliaou, en précisant simplement qu’en cas d’ouverture, il faudra « prendre en compte les conséquences médicales et juridiques qu’elle entraîne ». Pêle-mêle, l’anonymat des donneurs, le remboursement par l’Assurance maladie, le risque de pénurie des dons de gamètes et la gestion de la « liste d’attente » entre couples hétérosexuels infertiles et femmes seules ou en couple.

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Ce rapport, qui intervient après ceux rendus par le Conseil d’Etat en juillet et le Comité de consultation national d’éthique en septembre, est l’une des dernières étapes avant la présentation du projet de loi annoncé pour la fin de l’année. Avec, dans la foulée, un débat parlementaire qui devrait avoir lieu au premier semestre 2019.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Plusieurs initiatives émergent sur Internet pour protester contre la hausse des prix du carburant, dont des appels à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre.
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Succès d’une pétition contre la hausse des prix à la pompe

Plusieurs initiatives émergent sur Internet pour protester contre la hausse des prix du carburant, dont des appels à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 18h23
   





                        



   


Les initiatives pour protester contre la hausse du prix du carburant se multiplient. Alors que des appels au blocage des routes pour le 17 novembre émergent sur les réseaux sociaux, une pétition réclamant une baisse des prix à la pompe a été lancée sur Change.org. Créée dimanche 21 octobre par Priscilla Ludosky, une automobiliste en colère, l’appel a depuis recueilli plus de 210 000 signatures.
« Quand j’ai vu mon plein passer de 45 à 70 euros, j’ai cherché à savoir de quoi était composé ce prix. Je me suis rendu compte que le gouvernement pouvait agir en baissant les taxes. C’est donc ce que je lui demande », déclare la jeune femme de 32 ans à l’origine de la pétition, interrogée par Le Parisien.

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En un an, les prix à la pompe ont grimpé de 23 % pour le diesel et de 14 % pour l’essence. Le prix moyen d’un litre de sans-plomb 95 à la pompe s’élevait la semaine dernière à 1,55 euro, à peine plus que celui du gazole, à 1,52 euro, selon le ministère de la transition écologique et solidaire.
Nouvelles hausses prévues
Les prix de l’or noir se sont en effet redressés cette année, passant de 65 dollars début janvier pour le baril de brent de la mer du Nord à 86 dollars début octobre, avant de refluer autour des 75 dollars actuellement.
La hausse du prix des carburants s’explique aussi par la taxation qui s’est alourdie, surtout pour le diesel depuis le 1er janvier. Les taxes sur le gazole ont ainsi augmenté de 7,60 centimes par litre au total, avec notamment la contribution climat énergie (« taxe carbone »). Pour l’essence, l’augmentation a été de 3,90 centimes par litre.
Cette politique devrait être renforcée en 2019, avec des hausses de 6 centimes pour le diesel et 3 centimes pour l’essence, puis à nouveau jusqu’en 2022, l’objectif étant de rendre l’essence moins onéreuse que le diesel, jugé plus polluant.
« Nous assumons »
Sur ce sujet sensible, à l’heure où l’exécutif est englué depuis plusieurs mois dans une polémique sur le pouvoir d’achat, plusieurs membres de l’opposition ont dénoncé à l’unisson ces hausses cette semaine.
Lundi, l’ancienne ministre socialiste de l’environnement, Ségolène Royal, a affirmé que le gouvernement cherchait « à justifier un matraquage fiscal par l’écologie ». Un constat partagé par le président du groupe les Républicains à l’Assemblée, Christian Jacob, qui estimait jeudi sur Europe 1 que ces « taxations punitives » servaient principalement à « faire marcher la pompe à fric » pour le gouvernement.

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Plusieurs membres du gouvernement tentaient jeudi de désamorcer le mécontentement croissant des Français. « Je ne nie pas le fait que ce soit difficile pour certains Français qu’on augmente la fiscalité sur le gazole. Mais nous avons 3,8 milliards d’euros de dispositifs d’aide pour accompagner ces Français dans la transition écologique », a défendu la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, au micro de Sud Radio.
« Nous assumons de mener une politique de transformation de l’énergie (…) en ayant annoncé la couleur avant puisque [la hausse de la fiscalité] a été votée dans le budget l’année dernière, avec une trajectoire pour cinq ans », a pour sa part insisté le ministre de la transition écologique François de Rugy, interpellé au Sénat lors des questions au gouvernement.
La ministre des transports, Elisabeth Borne, invitée de Radio Classique, a souligné pour sa part que la hausse des carburants était « en grande partie liée à l’évolution des cours mondiaux du pétrole ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ La Banque centrale européenne a confirmé, jeudi, l’arrêt, à la fin 2018, de ses rachats de dettes. L’institut monétaire ne veut pas interrompre le durcissement progressif de sa politique.
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Budget italien, Brexit... malgré la montée des risques, la BCE ne cède pas à la sinistrose

La Banque centrale européenne a confirmé, jeudi, l’arrêt, à la fin 2018, de ses rachats de dettes. L’institut monétaire ne veut pas interrompre le durcissement progressif de sa politique.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 17h56
    |

            Marie de Vergès








                        



   


On ne change rien ! La Banque centrale européenne (BCE) maintient son diagnostic économique et le cap de sa politique monétaire malgré les nuages qui s’accumulent, assombrissant l’horizon conjoncturel de la zone euro. Jeudi 25 octobre, à l’issue du comité de politique monétaire, son président Mario Draghi a confirmé l’arrêt, à la fin 2018, des rachats de dettes publiques et privées réalisés par l’institution. Ceux-là ont déjà été réduits, en octobre, de 30 à 15 milliards d’euros mensuels.
Certes, les taux resteront au plus bas, « au moins » jusqu’à l’été 2019. Mais l’institution ne compte pas interrompre le durcissement très progressif de sa politique, en dépit des aléas. Pourtant, la liste des périls s’étoffe, de la vulnérabilité de l’Italie, au moment où Rome et Bruxelles s’empoignent sur le budget, à la menace d’un Brexit sans accord, en passant par les tensions commerciales et le regain de volatilité sur les marchés financiers.

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Des risques « globalement équilibrés » pour la conjoncture, a cependant jugé la BCE. Mario Draghi et ses pairs ont choisi de ne pas dramatiser cette formule consacrée, présente dans tous les communiqués de l’institution depuis dix-huit mois. L’institution de Francfort reconnaît bien une « dynamique un peu plus faible » mais pas un « retournement ». Et ne fait même pas figurer l’Italie parmi les menaces principales susceptibles d’affecter l’économie.
Vulnérabilités des pays émergents
La Commission européenne a rejeté mardi le budget de l’Italie, l’une des plus grosses économies de l’eurozone. Depuis, Rome a vu ses taux d’emprunt se tendre sur les marchés, mais le mouvement ne s’est pas propagé aux autres membres de l’Union monétaire. « Pour le moment, il n’y a pas contagion et dans ce cas, il n’y a pas de sujet pour la BCE », fait remarquer Frederik Ducrozet, économiste chez Pictet.

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Pressé de questions, l’Italien Draghi s’est permis quelques suggestions franches à l’égard de Rome. Pour apaiser la situation, mieux vaut « baisser le ton et ne pas questionner le cadre institutionnel de l’euro », a-t-il conseillé. Pour le reste, « c’est une discussion budgétaire » à laquelle la BCE ne participe pas, a souligné le patron de l’institution, se disant « confiant » sur la capacité des deux parties à trouver un accord.
Même aplomb concernant les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, dans l’impasse alors que l’échéance du Brexit se rapproche. « Une position de bon sens sera trouvée pour éviter un impact sur les marchés financiers », a estimé M. Draghi.
Ce dernier a malgré tout énuméré une liste d’incertitudes à surveiller, parmi lesquelles les vulnérabilités des pays émergents et la montée du protectionnisme. Ce contexte mondial commence à peser sur la dynamique. Freinée par une baisse des exportations, la croissance de l’activité privée en zone euro a ainsi atteint, en octobre, son plus bas niveau depuis deux ans, selon l’indice PMI publié mercredi 24 octobre par le cabinet Markit. Pour autant, de façon générale, « les indicateurs restent supérieurs, et certains même largement supérieurs, aux moyennes historiques », a insisté le banquier central.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Une vive polémique s’était engagée après l’annonce selon laquelle l’Etat percevrait 14 millions de taxes dans l’opération portée par Stéphane Bern.
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Le Loto du patrimoine taxé : l’Etat annonce 21 millions d’euros supplémentaires

Une vive polémique s’était engagée après l’annonce selon laquelle l’Etat percevrait 14 millions de taxes dans l’opération portée par Stéphane Bern.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 17h19
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h45
    |

            Benoît Floc'h








                        


Il aura suffi d’une petite tempête sur Twitter pour que l’Etat recule sur le financement de la défense des vieilles pierres. Le Loto du patrimoine, opération promue par l’animateur Stéphane Bern et destinée à financer la rénovation du « patrimoine en péril », a permis de récolter 200 millions d’euros. L’Etat, critiqué parce qu’il perçoit 14 millions de taxes sur le Loto, vient de décider de consacrer 21 millions d’euros supplémentaires à la rénovation des bâtiments anciens, en débloquant cette somme en faveur du ministère de la culture. « Une bonne nouvelle pour le patrimoine », se réjouit Stéphane Bern auprès du Monde.
De fait, il vient de faire plier le ministère des comptes publics. Depuis lundi 22 octobre, l’animateur s’opposait à Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics. Ce jour-là, M. Darmanin, qui défendait le budget 2019 à l’Assemblée nationale, avait déclaré : « Ce loto crée, comme tous les autres, des taxes qui sortent des recettes [du jeu]. Les taxes sont touchées par l’Etat. »  La petite phrase a déclenché une polémique, l’Etat se retrouvant accusé de se faire de l’argent sur le loto du patrimoine.

        Lire aussi :
         

                « Mission Bern » : pourquoi le montant reversé au patrimoine est critiqué



« Surpris et choqué »
Les membres de l’association qui a entrepris la rénovation du château de Meauce, dans la Nièvre, se disent, par exemple, « surpris et choqués d’apprendre que les taxes ne seront pas reversées à la mission Bern ». « Nous nous excusons auprès de tous ceux à qui nous avons dit que 100 % des taxes seraient pour le patrimoine », ajoutent-ils. Stéphane Bern, lui-même, prend part à la discussion : « La loi de finances donne raison » à M. Darmanin, confie-t-il, mardi 23 octobre, au Parisien, « mais, moralement, je lui demande de renoncer à ces taxes ».
Passablement agacé de la tournure que prennent les choses, Gérald Darmanin répond quelques heures plus tard sur Twitter : « Stop aux #fakenews », écrit-il dans la nuit. Sur les 200 millions d’euros de recettes du Loto du patrimoine, l’essentiel ira aux joueurs (144 millions), loin devant la Française des jeux (FDJ, 22 millions), la Fondation du patrimoine (20 millions) et l’Etat, qui percevra 14 millions d’euros de taxes dans l’opération.
Ce à quoi l’animateur-promoteur a immédiatement répondu, toujours sur le réseau social :
« Une goutte d’eau pour l’Etat qui représente tant pour le patrimoine. Ne pourriez-vous faire un geste et renoncer à ce prélèvement pour que tout soit destiné à sauver le patrimoine en péril qui, de toute façon, est à la charge de l’Etat ? »
L’agitation est à son comble. Mercredi soir, dans l’émission « Le Débat » sur LCI, Olivia Grégoire, députée La République en marche de Paris, remet Stéphane Bern à sa place : « Il est un peu culotté de dire que l’on découvre les règles du jeu, alors qu’elles sont écrites depuis le début. Stéphane Bern sait très bien que c’est 10 % de cette masse financière qui ira sauver notre patrimoine. Que cela ne soit pas suffisant, j’entends. Que les règles aient évolué, ça n’est pas vrai. » Outrée, Arlette Chabot, qui présente l’émission, sort de ses gonds : « Vive Stéphane Bern et à bas le ras-le-bol fiscal ! », lance-t-elle après s’en être pris à Gérald Darmanin.
« C’est dans la loi »
Mercredi, pourtant, Bercy tenait bon : « Moralement, cela ne serait pas juste de reprocher à l’Etat de ne pas avoir fait un geste fiscal, alors qu’il renonce à l’intégralité de sa part hors TVA. Et s’il le fait, c’est pour la Fondation du patrimoine, qui récupère ce à quoi l’Etat renonce. L’Etat a aussi fait en sorte que les gains des joueurs soient importants, parce que c’était la condition de l’attractivité de l’opération. » D’ailleurs, fait-on remarquer de même source, les tickets vendus 15 euros indiquent bien, à côté de la photo de Stéphane Bern, que seul 1,52 euro sera reversé à la Fondation du patrimoine.
Pour un jeu du même type, l’Etat perçoit normalement 17 % de taxes. Sur cette part, dix points lui reviennent en propre. C’est à cela qu’il renonce. Et il ne peut aller au-delà : « C’est dans la loi, indique-t-on à Bercy, on ne peut pas prélever moins de 7 %. »
L’obstination de Stéphane Bern a cependant payé. Il a su mobiliser les relais puissants dont il dispose au plus haut niveau de l’Etat. Les taxes sont réglementaires ; elles demeureront. Mais les défenseurs des vieilles pierres doublent leurs gains : aux 20 millions d’euros que la Fondation du patrimoine récupère via le Loto, s’ajouteront donc 21 millions d’euros débloqués par l’Etat. L’histoire en dit long, en tout cas, sur l’effroi que le ras-le-bol fiscal provoque à l’Elysée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ DERRIÈRE LE CHIFFRE – Près de 3 % des bénéficiaires de logements sociaux disposeraient de revenus plutôt confortables. Un chiffre qui a fait réagir cette semaine.
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HLM et hauts revenus : y a-t-il de quoi s’indigner ?

DERRIÈRE LE CHIFFRE – Près de 3 % des bénéficiaires de logements sociaux disposeraient de revenus plutôt confortables. Un chiffre qui a fait réagir cette semaine.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 18h38
    |

            Mathilde Damgé








                        


La rubrique « Derrière le chiffre » des Décodeurs étudie des statistiques et des méthodologies apparaissant dans l’actualité.
S’étonnant de chiffres sur les locataires de HLM parus mercredi 24 octobre, un lecteur nous demande s’il est vrai qu’il existe des bénéficiaires aisés de ces logements à loyer modéré.

@LibeDesintox @decodeurs avez-vous des infos à ce sujet ? Les HLM hébergent-ils des parasites aisés qui profitent d… https://t.co/hRvL98n6j8— Le_Dirlo (@leDirlo)


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Ces chiffres sont issus d’un rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), dont l’un des enseignements est que 3 % des occupants du parc social font partie des 20 % de personnes les plus aisées, avec un niveau de vie de plus de 30 000 euros par an.


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Le contexte


Qu'est-ce que le niveau de vie ?
Il est égal au revenu disponible (incluant les aides sociales) du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage. Les unités de consommation sont calculées ainsi : 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.



Il faut néanmoins mettre ce chiffre en perspective : 85 % des ménages qui résident en logement social ont un niveau de vie inférieur au niveau de vie médian (50 % de personnes au-dessus, et 50 % en dessous) du secteur libre. Les ménages aux plus faibles niveaux de vie sont donc surreprésentés dans les logements sociaux, juge l’Insee.


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HLM : un niveau de vie inférieur aux autres catégories de logement
En 2016, le niveau de vie médian des locataires du parc social s’élève à 15 100 euros par an, contre respectivement 17 900 euros et 23 300 euros pour les locataires du secteur libre et les propriétaires.

Source : Insee



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Il faut également rappeler que le taux de pauvreté (c’est-à-dire un niveau de vie inférieur à 60 % du niveau de vie médian de la population) est plus élevé chez les locataires du parc social que pour les autres catégories d’occupants : il atteint 35 %, contre 23 % pour les locataires du secteur libre et 7 % chez les propriétaires occupants. Une personne sur deux vit ou a vécu, en France, en logement social.

        Notre état des lieux sur la réforme des HLM :
         

          Que représente le logement social en France ?



Par ailleurs, explique l’institut de statistique, les revenus des occupants peuvent évoluer dans le temps et sont alors pris en compte pour calculer leur participation : « Les ressources des locataires évoluent après leur emménagement, de sorte qu’elles peuvent dépasser les seuils d’attribution (...) En revanche, si leurs ressources dépassent de 20 % les plafonds d’attribution liés au type de logement qu’ils occupent, un supplément de loyer de solidarité peut leur être facturé. »
De plus, pour les ménages habitant en zones tendues et dont les ressources dépassent un certain niveau, le maintien dans les lieux n’est plus toujours garanti. Enfin, précise l’Insee, ces 3 % de bénéficiaires aisés vivent presque exclusivement dans des grands pôles urbains, notamment en région parisienne, et la tension immobilière fait que, même avec un supplément de loyer, ils ne voient pas d’avantage financier à quitter leur HLM.

        Test :
         

          Faites-vous partie de la « classe moyenne » ?



Edit : suite à une modification de ses chiffres par l’Insee, nous avons reporté ce changement qui concerne la proportion d’occupants aisés du parc social, à 3 %.



                            


                        

                        


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Les zones à trafic limité, une solution à l’italienne pour préserver les centres-villes

Alors que le gouvernement veut encourager les péages urbains dans les agglomérations françaises, les villes italiennes choisissent une autre voie pour limiter la circulation.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 06h25
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

« ZTL », comme « zone à trafic limité » : cet acronyme, qui désigne des périmètres protégés au cœur des villes italiennes, est connu de tous dans la Péninsule. En revanche, de ce côté-ci des Alpes, sa notoriété demeure limitée.
Les plus familiers de la ZTL italienne sont, malgré eux, les automobilistes qui ont roulé, ou stationné, dans l’un de ces périmètres. Plusieurs mois après leurs vacances, au moment où le souvenir des monuments historiques et des cafés ristretto avalés en terrasse commence à s’estomper, ils reçoivent une amende salée, sur la foi de leur plaque d’immatriculation filmée par une caméra.
La ZTL ne saurait pourtant se résumer au « piège à touristes » que dénoncent les avocats spécialisés dans la contestation des infractions routières. Elle s’adresse en effet d’abord aux riverains et aux visiteurs réguliers.
Comme son nom l’indique, ce n’est pas une zone piétonne, mais un secteur, assez vaste, où la circulation n’est autorisée qu’à certains véhicules, généralement les transports publics, les taxis, les riverains, les personnes handicapées, les services d’urgence et les livreurs. Les autres automobilistes, en particulier ceux qui se contenteraient de traverser la ville de part en part, doivent contourner la zone.

Un outil d’aménagement urbain
Son principe est de traiter les conducteurs non pas en fonction du niveau de pollution du véhicule motorisé, mais de leur statut (riverain, livreur, transporteur, salarié), même si, au fil des décennies, des critères liés à la pollution des véhicules se sont ajoutés aux précédents. Ainsi, les véhicules électriques et partagés sont parfois autorisés à y circuler.
Cet outil d’aménagement urbain se distingue des péages urbains opérationnels de longue date à Londres ou à Stockholm, et dont le gouvernement français s’apprête à faciliter la création dans les agglomérations de l’Hexagone. La ZTL a séduit plusieurs villes d’Allemagne, de Suisse ou de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Phénomène rare, un rorqual, deuxième mammifère le plus grand au monde, est mort en mer avant d’échouer sur une plage du nord de la Belgique.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Une baleine de 18 mètres s’échoue sur la côte en Belgique

Phénomène rare, un rorqual, deuxième mammifère le plus grand au monde, est mort en mer avant d’échouer sur une plage du nord de la Belgique.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 18h30
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h57
   





                        



   


Un rorqual s’est échoué dans la nuit de mercredi à jeudi sur la plage de la commune du Coq en Belgique, un phénomène très rarement observé sur le littoral flamand, a indiqué l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB).
L’animal, un rorqual mâle de 18 mètres de long et pesant 35 tonnes, était déjà mort lorsqu’il s’est échoué. Il avait été repéré en mer mercredi, flottant au large de la ville de Blankenberge et était suivi par des équipes scientifiques.

        Lire aussi :
         

                La baleine boréale, chanteuse de jazz



Les causes de la mort n’étaient pas connues ce 25 octobre. La carcasse a été découpée et déplacée, tout au long de la journée de jeudi, et des échantillons ont été envoyés pour être étudiés par les biologistes.
Cela faisait vingt et un ans qu’un rorqual ne s’était pas échoué sur la côte belge, selon les médias locaux. Espèce protégée, c’est le deuxième plus grand mammifère après la baleine bleue.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Sur Twitter, la radio a demandé à ses internautes s’il était « normal » qu’une femme en train de dormir « ne supporte pas » une relation sexuelle imposée par son petit ami.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Consentement sexuel : le sondage irresponsable de Fun Radio

Sur Twitter, la radio a demandé à ses internautes s’il était « normal » qu’une femme en train de dormir « ne supporte pas » une relation sexuelle imposée par son petit ami.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 18h41
    |

                            Marie Slavicek








                        



   


Un sondage est une méthode statistique visant à connaître, à un moment t, la manière dont se répartissent les opinions individuelles sur une question donnée. « Etes-vous satisfait ou mécontent d’Emmanuel Macron comme président de la République ? » ; « Etes-vous favorable à l’abolition du changement d’heure ? » ; « Pour ou contre le ketchup sur les frites ? »… voilà quelques exemples de sondages, aussi appelés « enquêtes d’opinion ».
Le viol, c’est un crime passible de la cour d’assises ; il est défini par le code pénal comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ». Il s’agit d’une infraction pénale, et non d’une opinion.
Il n’y a donc aucun rapport entre le premier et le deuxième paragraphe de cet article. Et il ne viendrait a priori à l’esprit de personne de demander si on est pour ou contre le viol. C’est pourtant, en substance, la question posée mardi soir par Fun Radio sur son compte Twitter, dans le cadre de son émission de libre antenne « Lovin’ Fun » :
« Charlotte ne supporte pas que son mec lui fasse l’amour la nuit, quand elle dort. Vous trouvez cela normal ? On en parle ce soir à 22 heures dans “Lovin’ Fun” #OnSexPrime. »
« Absence de consentement = viol »
La question, qui invite les internautes à se positionner sur le respect du consentement sexuel, et sur un comportement qui pourrait relever du viol conjugal, a suscité une vague d’indignation sur Twitter : « Elle dort et ne peut donc consentir. Absence de consentement = viol. Le mec de Charlotte la viole régulièrement, trouvez-vous cela normal ? » ; « Chez Fun Radio, on se demande si c’est normal qu’une meuf se plaigne de se faire VIOLER par son mec… » ; « Si elle dort et/ou qu’elle n’en a pas envie… c’est un VIOL. Supprimez. » La secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a, elle aussi, réagi sur Twitter :

Bonjour @funradio_fr 

Ce que vous décrivez est un viol.
— MarleneSchiappa (@🇫🇷 MarleneSchiappa)


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Au final, 583 internautes ont répondu à ce curieux « sondage ». Bilan : à supposer que les internautes aient bien compris l’intitulé de la question, une courte majorité (51 %) ne trouve pas normal que Charlotte ne supporte pas que son petit ami lui fasse l’amour la nuit quand elle dort. Et donc approuveraient le comportement de l’homme.
Problème secondaire dans cette histoire : les réactions de plusieurs twittos faisant part de leur stupeur laissent penser que la question, et donc les résultats, n’ont pas été interprétés de la même manière. « Deux choses alarmantes : 1) Qu’une radio puisse penser que cela puisse être une question. 2) Qu’une majorité cautionne ce qui est un viol. » « Comment pouvez-vous publier un truc pareil ?! Et on adore voir que 49 % des votants cautionnent le viol… »
Le tweet de Fun Radio a finalement été supprimé mercredi soir. Toujours sur Twitter, le compte de l’émission « Lovin’ Fun » a réagi et tenté de se justifier, un peu plus tard dans la soirée, sans pour autant présenter d’excuses :

Nous avons justement abordé ce sujet. Ce n'est pas parce qu'on est en couple que nos corps sont à la disposition de… https://t.co/K8WKtldOJi— Lovinfun (@Lovin'Fun)


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Jeudi 25 octobre, à la mi-journée, la radio a ajouté dans un communiqué que la question posée « fait aujourd’hui réagir. Il s’agit précisément de l’objectif de cette action de prévention qui relaie vers (…) OnSexPrime.fr », un site du gouvernement sur la sexualité s’adressant aux jeunes. « Cette question vise justement à ouvrir le débat, notamment auprès des jeunes, et à faire prendre conscience que tout comportement sexuel sans consentement est inacceptable. »

C’est bien @funradio_fr, maintenant que t’as supprimé ton tweet abject tu peux t’excuser de ta banalisation de la c… https://t.co/3W8w2l8Yz7— CarnetsdOpalyne (@Carnets d'Opalyne)


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Coïncidence de l’actualité, l’agence Santé publique France a révélé, dans une étude publiée mardi, qu’une femme sur cinq âgée de 25 ans à 34 ans a déjà subi un rapport sexuel forcé ou une tentative, contre 1 % des jeunes hommes.
En plus de perpétrer ce qu’on appelle la « culture du viol » – un concept sociologique forgé aux Etats-Unis et utilisé pour qualifier la façon complexe dont la société tend à banaliser ce crime –, cet énorme raté de Fun Radio met en lumière une autre problématique : la tendance qu’ont certaines émissions de radio ou de télévision à poser aux internautes des questions simplistes et tendancieuses, voire en opposition avec la loi, sous couvert de débat.
Machine à buzz
La radio musicale du groupe RTL est loin d’être la seule. Cyril Hanouna, notamment, est coutumier du fait dans son émission « Balance ton post ! » sur C8. Ses chroniqueurs ont ainsi été invités à se prononcer, tour à tour, sur des questions comme « Jacqueline Sauvage est-elle victime ou coupable ? » ; « Pour ou contre le port de la burqa en France ? » ; ou encore « Pour ou contre l’avortement ? ».
Le tweet sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) avait été supprimé quelques heures plus tard. « Je suggère aussi : pour ou contre les aiguilles à tricoter ? Pour ou contre l’eau de javel dans l’utérus ? Et puis, allez… Pourquoi se priver… Pour ou contre la prison pour les femmes qui avortent ? », avait ironiquement répondu Laurence Rossignol, ex-ministre des familles. Marlène Schiappa était intervenue en direct, en envoyant des SMS rappelant à l’animateur que l’entrave à l’IVG est un délit. « La France doit protéger les femmes faisant le choix d’avorter », avait-elle conclu.
Sud Radio n’est pas en reste avec des interrogations du type « IVG : est-ce un recours à un tueur à gage comme le dit le pape ? » ; ou « La PMA sans père vous choque-t-elle ? ». Autant de questions clivantes qui alimentent la « machine à buzz » sur laquelle reposent ces émissions, mais qui simplifient à outrance des questions complexes et sensibles au risque de les saborder.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Le Conseil d’Etat a annulé le décret pris en 2017, mais cette décision ne remet pas en cause l’arrêt des deux réacteurs alsaciens.
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Fessenheim : le gouvernement devra prendre un nouveau décret de fermeture de la centrale

Le Conseil d’Etat a annulé le décret pris en 2017, mais cette décision ne remet pas en cause l’arrêt des deux réacteurs alsaciens.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 15h56
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h16
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


C’est un rebondissement de plus dans le feuilleton de la fermeture de la centrale nucléaire alsacienne de Fessenheim. Jeudi 25 octobre, le Conseil d’Etat a annulé le décret du 8 avril 2017 qui abrogeait l’autorisation d’exploitation de cette installation. Le gouvernement devra donc prendre un nouveau décret dans ce sens, mais cette nouvelle péripétie ne change rien à l’arrêt annoncé des deux réacteurs du Haut-Rhin, dont seule la date demeure incertaine.
Le décret invalidé par le Conseil d’Etat avait été pris à l’initiative de Ségolène Royal, ministre de l’environnement et de l’énergie, à la veille du changement de gouvernement. « C’est dit c’est fait », s’était félicitée sur Twitter Mme Royal, qui voulait ainsi montrer que l’engagement pris par François Hollande de fermer la doyenne des centrales françaises avant la fin de son quinquennat était respecté.
Ce décret apparaissait pourtant fragile sur le plan juridique, dans la mesure où une demande préalable d’EDF, notifiant son intention de mettre à l’arrêt définitif les deux unités, était requise. C’est pourquoi plusieurs collectivités – commune de Fessenheim, communauté de communes Pays Rhin-Brisach, département du Bas-Rhin et région Grand Est –, ainsi que deux organisations syndicales – fédération CFE-CGC Energies et fédération FO Energie et Mines – l’avaient attaqué, pour « abus de pouvoir », devant le Conseil d’Etat.
Celui-ci leur a donc donné raison, considérant que « l’abrogation d’une autorisation d’exploiter une installation de production d’électricité ne peut intervenir que sur demande de son titulaire ». Le décret contesté précisait d’ailleurs qu’il n’entrerait en vigueur… qu’une fois que cette demande aurait été faite. Lors de l’audience consacrée à ce dossier, le 12 octobre, le rapporteur public avait déclaré que « le vice juridique » lui semblait « trop grave pour passer outre ».
« Le processus se poursuivra » avec « un nouveau décret »
S’il s’agit d’une forme de camouflet rétrospectif pour Mme Royal, cette annulation ne change rien sur le fond. « Le processus de fermeture de la centrale de Fessenheim est enclenché de façon irréversible et se poursuivra pour aboutir d’ici à 2022. Un nouveau décret sera pris en temps utile », assure le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy.

        Lire aussi :
         

                Fermeture de la centrale de Fessenheim : ce que l’Etat compte faire pour l’après



EDF, qui ne souhaite pas commenter cette décision, n’a pas encore déposé sa demande de mise à l’arrêt de Fessenheim. Mais l’électricien sait, depuis la loi de transition énergétique de 2015 qui plafonne la puissance du parc électronucléaire français à son niveau actuel de 63,2 gigawatts, qu’il devra se séparer de ses deux plus anciens réacteurs, mis en service en 1977, pour pouvoir démarrer l’EPR de Flamanville (Manche). En dépit des problèmes à répétition que connaît le chantier du réacteur de troisième génération, où des soudures défectueuses doivent notamment être reprises, EDF maintient son calendrier, à savoir un couplage au réseau électrique début 2020.
Même dans l’hypothèse où l’EPR normand connaîtrait un nouveau retard, les deux réacteurs alsaciens ne pourront pas fonctionner au-delà de septembre 2020 pour le premier, d’août 2022 pour le second. C’est ce qu’a précisé l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans un courrier adressé le 19 octobre à EDF, où elle prend acte de la décision de l’électricien de ne pas engager les travaux et les investissements qui permettraient de prolonger les deux unités au-delà de leur quatrième visite décennale. Il n’y aura pas de deuxième vie pour Fessenheim.

        Lire notre reportage :
         

          A Fessenheim, « toute la vie du village tourne autour de la centrale »






                            


                        

                        

