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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La chaîne avait diffusé en décembre un reportage élogieux à l’égard du Togo, où le groupe Bolloré est implanté.
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Le CSA sanctionne Canal+ pour son clip promotionnel du Togo

La chaîne avait diffusé en décembre un reportage élogieux à l’égard du Togo, où le groupe Bolloré est implanté.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 18h12
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h51
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Le gendarme de l’audiovisuel a tranché. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a sanctionné, le 24 octobre, Canal+ pour avoir diffusé en décembre 2017 un programme vantant la politique économique du Togo – pays dans lequel Vincent Bolloré, à l’époque président du conseil de surveillance de la chaîne, détient des intérêts stratégiques à travers le groupe Bolloré.
Il est 7 h 03, ce vendredi 22 décembre 2017 quand, sans qu’un générique l’annonce, un publireportage apparaît à l’antenne de la chaîne cryptée. Une séquence de moins de sept minutes, dans laquelle le Togo est présenté comme un « pays disposant d’infrastructures modernes », dont « la stabilité politique sécurise tout le pays et encourage des investissements venus du monde entier ». 
Révélée par le site d’information Les Jours, la vidéo incite le CSA à déclencher une enquête. Dans la décision qu’il a rendue ce 24 octobre, le Conseil a estimé que Canal+, en faisant « un éloge appuyé de la politique économique menée par le gouvernement d’un Etat africain » avait failli à ses exigences déontologiques. Les sages du CSA soulignent que « ce programme comportait plusieurs images issues de la communication institutionnelle » du Togo, sans que les téléspectateurs en aient été informés. En guise de sanction, un présentateur de Canal+ devra lire un communiqué du CSA dans les huit prochains jours, hors week-end et pendant un programme en clair.
Pilote d’une émission sur les « initiatives positives »
Interrogée par les représentants du personnel au cours d’un comité d’entreprise dont Les Jours avait obtenu un compte rendu, la direction de Canal+ avait assuré que ce clip était un pilote d’une future émission dédiée aux « initiatives positives » dans les pays émergents. Du reste, la vidéo n’avait été vue par presque aucun téléspectateur.
Bien que le CSA n’y fasse pas directement allusion, c’est bien le risque d’un conflit d’intérêt impliquant Vincent Bolloré qui avait à l’époque déclenché la polémique. Le groupe Bolloré, détenu par le propriétaire de Canal+, investit massivement au Togo, où il a notamment en charge la gestion du port de Lomé.
Deux mois plus tôt, un autre épisode similaire avait fait grand bruit. Après sa diffusion dans l’émission « L’Effet papillon », un reportage sur la répression de l’opposition togolaise par le président, Faure Gnassingbé, avait été supprimé du site de Canal+.

        Notre enquête sur
         

          le système Bolloré






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Henri Verdier est nommé ambassadeur de France pour le numérique tandis que Nadi Bou Hanna lui succède à la tête de la DINSIC.
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Deux nouvelles nominations pour faire valoir la vision française du numérique

Henri Verdier est nommé ambassadeur de France pour le numérique tandis que Nadi Bou Hanna lui succède à la tête de la DINSIC.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 17h46
    |

            Vincent Fagot








                        


Le conseil des ministres a acté, mercredi 24 octobre, la nomination d’Henri Verdier au poste d’ambassadeur de France au numérique, en remplacement de David Martinon, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, récemment promu ambassadeur en Afghanistan. Chargé de la transformation numérique de l’Etat, à la tête de la Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat (DINSIC), M. Verdier sera désormais le relais à l’étranger de la vision française du numérique sur des sujets aussi variés que la cybersécurité, la fiscalité des plates-formes ou l’évolution du travail à l’heure du numérique.

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                Mounir Mahjoubi passe de Matignon à Bercy, mais reste chargé du numérique



Cette promotion – pour celui que le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, qualifie comme « l’un des meilleurs connaisseurs des questions numériques au sein de l’administration » – ouvre la voie à la nomination de Nadi Bou Hanna, ancien fonctionnaire du Quai d’Orsay devenu entrepreneur, à la tête de la DINSIC. L’occasion aussi pour M. Mahjoubi de donner un nouvel élan à cette direction de l’administration française.
Privilégier « la technologie au service des humains »
Mounir Mahjoubi veut en effet profiter de ce jeu de chaises musicales pour accélérer la transformation numérique de l’Etat, au cœur des missions de la DINSIC. L’annonce des nominations faites ce mercredi sera en effet accompagnée de celle du lancement d’un réseau social destiné aux agents de l’Etat afin de diffuser et d’échanger sur les meilleures pratiques en termes de transformation numérique de l’Etat. Objectif : simplifier l’accès des Français aux démarches administratives, lutter pour l’inclusion numérique du plus grand nombre, et donner accès aux technologies les plus avancées aux services de l’Etat, de l’intelligence artificielle à la blockchain (qui permet des échanges financiers sans intermédiaire). Il s’agit selon le secrétaire d’Etat de permettre à la DINSIC qui a beaucoup expérimenté sur le sujet de la transformation numérique de l’Etat de « passer à l’échelle » : « Elle doit être au service des autres administrations, mettre tout le monde autour de la table, tout en jouant son rôle d’expert. »

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                « Il ne peut y avoir de champions du numérique français sans alliés étrangers »



Pour Mounir Mahjoubi, il s’agit, avec toutes ces mesures, de favoriser une vision qui privilégie « la technologie au service des humains », et de promouvoir « une vision française face à la transformation que connaît la société à l’ère du numérique ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Pour l’historien Jean Garrigues, la violence a toujours été une composante de la politique, mais les nouveaux modes de communication la décuplent.
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« Il y a une sorte d’hystérisation de la vie publique avec le développement des réseaux sociaux »

Pour l’historien Jean Garrigues, la violence a toujours été une composante de la politique, mais les nouveaux modes de communication la décuplent.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h57
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            
L’historien Jean Garrigues, spécialiste de la vie parlementaire, professeur à l’université d’Orléans et à Sciences Po Paris, revient sur la multiplication des appels à dénoncer les comportements des élus et ce qu’elle traduit du climat politique en France.
Le « name and shame » est-il nouveau dans la vie parlementaire ?
Ce sont des pratiques qui, par leur généralisation, sont assez nouvelles. Il a toujours existé des polémistes et des tribuns qui en accusaient d’autres à l’Assemblée nationale. C’était le cas lors du scandale du Panama, quand, en 1892, Paul Déroulède accusa Georges Clemenceau de corruption. C’était déjà du name and shame ! Ces pratiques traduisent un climat de violence politique.
Il y a eu des périodes parfois bien pires qu’aujourd’hui. Pendant la guerre d’Algérie, des joutes verbales ont été extrêmement violentes à l’Assemblée. Lors de la loi sur l’IVG, Simone Veil a reçu des injures et des calomnies… Mais aujourd’hui, il y a une sorte d’hystérisation et de brutalisation de la vie publique avec le développement des réseaux sociaux qui permettent l’anonymat.
La dénonciation est devenue plus fréquente qu’il y a vingt ou trente ans. C’est dangereux car la démocratie ne souffre pas la violence. La démocratie, c’est la rationalisation du dissensus, sa canalisation par le débat.

Ce type de pratique est-il propre à certaines familles politiques ?
Utiliser un discours qui transgresse les codes habituels du débat démocratique, c’est une tradition des extrêmes pour occuper l’espace médiatique. C’est une pratique courante de l’extrême droite, mais aussi de la gauche contestataire. Elle est en particulier l’apanage de la droite nationaliste et populiste. Vous la retrouvez dans l’entre-deux-guerres avec l’Action française, mais aussi, plus tard, chez les poujadistes. Ce sont eux les premiers qui y ont eu recours.
L’autre famille qui y a eu recours, ce sont les communistes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ La pratique anglo-saxonne consiste à afficher le vote de certains députés ou les décisions de maires pour prendre les électeurs à témoin.
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Elus : le jeu dangereux du « name and shame »

La pratique anglo-saxonne consiste à afficher le vote de certains députés ou les décisions de maires pour prendre les électeurs à témoin.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h59
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            

« J’espère que le pays ne vous pardonnera pas ! Les noms des votants seront publics. Je les publierai sur ma page Facebook, et je ne serai pas le seul ! Ils circuleront à travers la France et ce vote, j’en suis convaincu, vous collera à la peau comme une infamie. » Jeudi 11 octobre, à l’Assemblée nationale. François Ruffin, les yeux noir colère, menace. Les députés de La République en marche (LRM) s’apprêtent à rejeter, avant examen dans l’Hémicycle, une proposition de loi sur l’accompagnement des enfants handicapés en milieu scolaire.
Ils s’en expliquent en jugeant que le texte, déposé par le député (Les Républicains) Aurélien Pradié, n’est « pas à la hauteur des enjeux, en matière technique comme en matière juridique », selon Jacqueline Dubois (LRM) à la tribune. Mais ces arguments passent inaperçus face au discours de l’élu « insoumis » de la Somme. « Chers collègues “marcheurs”, je vous le demande avec solennité : n’avez-vous pas honte ? Honte de votre paresse ? Honte de votre sectarisme ? », s’époumone François Ruffin, opposant leur décision expéditive à la douleur des familles et la précarité des accompagnants scolaires auprès des enfants handicapés.

Dès le lendemain, son médiatique coup de sang fait l’ouverture des journaux audiovisuels et tourne en boucle sur les chaînes d’information en continu. Sur sa page Facebook, suivie par plus de 300 000 personnes, et sur son site Internet, le journaliste-député met sa menace à exécution : il publie la liste des 70 députés ayant voté contre la proposition de loi. « Nulle délation, juste de l’information sur les choix de vos élus », précise M. Ruffin.
Mais aussitôt dans les boîtes mails de ces parlementaires, affluent des réactions indignées de citoyens. « Madame la députée (…) J’ai honte pour vous, et j’espère que vous avez honte de vous », disent les plus mesurées. D’autres messages sont des torrents d’insultes, de vulgarité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le ministre chargé des relations avec les collectivités territoriales défend le « pacte girondin » de l’exécutif.
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Sébastien Lecornu : « Il y a une communauté de destin entre l’Etat et les collectivités territoriales »

Le ministre chargé des relations avec les collectivités territoriales défend le « pacte girondin » de l’exécutif.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h53
    |

            Patrick Roger et 
Olivier Faye








                        



                                


                            

Le nouveau ministre chargé des relations avec les collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, explique comment il entend mettre en œuvre l’« esprit de Quimper » proposé par le président de la République le 21 juin.
Que veut dire le « reset » avec les collectivités territoriales que le président de la République a appelé de ses vœux ?
Dans l’exigence d’un bon service public rendu à nos concitoyens, il y a une communauté de destin entre l’Etat, son gouvernement, le Parlement et les collectivités territoriales. Cela ne veut pas dire que toutes ces composantes de l’action publique doivent être d’accord sur tout et tout le temps. En revanche, nous avons ensemble une exigence pragmatique et impérieuse de résultat.
Les trois grandes associations d’élus dénoncent une volonté de recentralisation. Comment les rassurer ?
Le gouvernement n’a rien recentralisé, il poursuit un dialogue continu avec les collectivités locales dans le cadre de la Conférence nationale des territoires. Il défend une révision constitutionnelle permettant la différenciation territoriale. Le président de la République, dans l’esprit de Quimper, souhaite passer d’un débat parfois théorique sur la décentralisation de compétences à une décentralisation de projet. C’est cela le nouveau pacte girondin. Je suis profondément attaché à notre modèle d’Etat-nation mais, dans une démocratie moderne, on doit pouvoir désormais organiser des différenciations territoriales.

Etes-vous prêts à aller plus loin dans le champ des expérimentations pour les collectivités ?
Oui. Il faut arriver à trouver un chemin entre la notion d’égalité et le respect des spécificités locales. Il nous faut développer le sur-mesure et non plus le prêt-à-porter, passer de l’Etat qui enchaîne les appels à projet avec des cahiers des charges depuis Paris à un « Etat maître tailleur », qui sait s’adapter aux territoires en partant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ La mesure doit être débattue par les députés alors que les médecins sont contre ce qu’ils voient comme une « vente à la découpe de la profession ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                

Les médecins ne veulent pas que les pharmaciens prescrivent des médicaments

La mesure doit être débattue par les députés alors que les médecins sont contre ce qu’ils voient comme une « vente à la découpe de la profession ».



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 12h03
    |

            François Béguin








                        


Jamais depuis l’élection d’Emmanuel Macron les médecins n’avaient condamné de façon aussi forte et aussi unanime une réforme touchant le système de santé. A l’origine de cette colère, l’adoption par les députés, le 17 octobre, en commission des affaires sociales, d’un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) prévoyant d’expérimenter sous certaines conditions la délivrance sans ordonnance par les pharmaciens de médicaments à prescription médicale obligatoire.
« Ça commence à suffire ! On ne transforme pas le système de santé en enlevant des compétences aux médecins pour les donner à des professionnels qui ne les ont pas dans leur périmètre ou dans leur formation ! Il y a un moment où il faut que les choses s’arrêtent ! », assure au Monde Patrick Bouet, le président de l’Ordre national des médecins, alors que le PLFSS est débattu par les députés en première lecture jusqu’au vendredi 26 octobre. « Lassé » et « déçu », M. Bouet dénonce une « surenchère d’amendements proposant des expérimentations ne s’inscrivant pas dans une stratégie de réforme du système de santé ».
Le dispositif adopté en commission est perçu par les médecins comme une atteinte à deux de leurs prérogatives fondamentales : le diagnostic et la prescription.
L’amendement prévoit d’autoriser à partir du 1er janvier 2019 et pour une durée de trois ans les pharmaciens de deux régions à délivrer des médicaments « dans le cadre d’un protocole médical et de coopération conclu avec le médecin traitant et les communautés de santé des structures coordonnées », autrement dit un accord local sur une forme de délégation de compétence. Pour se prononcer sur une demande de patients, les pharmaciens pourront se référer à un « arbre décisionnel » élaboré avec des médecins. Les médicaments concernés seront eux définis par arrêté ministériel.
« Confusion des rôles »
Parmi les pathologies qui pourraient donner lieu à de telles délivrances, la députée Delphine Bagarry (LRM, Alpes-de-Haute-Provence), à l’origine de l’amendement, a cité la cystite (infection urinaire), la conjonctivite ou l’eczéma. « Ce sont des demandes quasi quotidiennes », explique Carine Wolf-Thal, la présidente de l’Ordre des pharmaciens, favorable à une telle initiative. « Je comprends l’inquiétude des médecins, dit-elle. L’idée n’est pas de faire sans eux, mais de sécuriser ce que les pharmaciens peuvent faire. A un moment, il faut être pragmatique par rapport aux problèmes d’accès aux soins que vivent les Français. »
« Que faire lorsqu’une femme se présente en soirée avec les symptômes d’une cystite ?, demande Mme Wolf-Thal. J’ai eu ce type de demande lors de ma garde dimanche dernier. Il était 14 heures. J’ai dû demander à cette femme d’aller aux urgences faire un test. Elle est revenue à 18 heures après avoir attendu quatre heures à l’hôpital. Mais certains confrères, après avoir consciencieusement interrogé la patiente, délivrent le sachet d’antibiotique sans ordonnance médicale. »
Les médecins, qui ont déjà dû se résigner à voir les pharmaciens autorisés à vacciner les personnes majeures contre la grippe – ce qu’ils avaient combattu au moment de la loi santé de Marisol Touraine en 2015 –, voient aujourd’hui dans cette expérimentation une nouvelle étape de la « vente à la découpe de la profession », selon la formule de MG France, le premier syndicat de médecins généralistes, qui dénonce une « confusion des rôles ».
« Quand on commence à mélanger les rôles et les missions de chacun, ça ne peut qu’engendrer des erreurs de diagnostic et de mauvaises prises en charge », assure Jean-Paul Ortiz, le président de la CSMF, le premier syndicat chez les médecins libéraux. « Une cystite peut par exemple cacher un début d’infection du rein ou un calcul enclavé », dit-il.
« Arrêtons de vouloir faire changer les pharmaciens de métier, si les pharmaciens veulent faire médecin, qu’ils fassent médecine ! », lance Jean-Paul Hamon, le président de la Fédération des médecins de France, lui aussi très « énervé » contre « cette offensive constante qui vise à grignoter des activités médicales » aux médecins.
La mesure, qui figurait dans les préconisations du rapport du député (LRM, Charente) Thomas Mesnier pour améliorer l’accès aux soins non programmés, a reçu un soutien net de la ministre de la santé, Agnès Buzyn. « L’expérimentation mérite toujours d’être menée, et d’être généralisée s’il s’avère qu’on ne fait pas prendre de risque à la population », a-t-elle déclaré aux Echos le 23 octobre. Les médecins, eux, mûrissent leur contre-attaque et espèrent que la mesure sera supprimée lors de l’examen du PLFSS au Sénat.

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                Bioéthique, pauvreté, santé... Agnès Buzyn prête à donner de la voix






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Lors de la discussion sur le budget, des députés ont mis le gouvernement en minorité sur la hausse de la CSG, sur les sans-abri et sur les réfugiés.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
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La majorité LRM s’affirme et teste l’exécutif sur des sujets sensibles

Lors de la discussion sur le budget, des députés ont mis le gouvernement en minorité sur la hausse de la CSG, sur les sans-abri et sur les réfugiés.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 10h45
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            
« Il n’y a pas de victoires individuelles. Elles ne sont que des défaites. » Les mots sont de Gilles Le Gendre, président du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale, mardi 23 octobre. La réunion hebdomadaire du groupe a été l’occasion d’un nouveau rappel à l’ordre en ces temps agités pour la majorité. Depuis quelques jours, ses cadres sont obligés de répéter dans les médias qu’il n’y a « pas de frondeurs » au sein du groupe. La faute à plusieurs épisodes de la vie parlementaire de la semaine dernière perçus comme des signaux d’alerte.
La scène se joue en trois actes. Mardi 16 octobre, les regards sont tournés vers le remaniement mais en commission des affaires sociales une poignée de députés LRM emmenés par l’élu de Vaucluse Jean-François Césarini font adopter contre l’avis du gouvernement un amendement prévoyant de moduler la hausse de la CSG pour les retraités en fonction de leurs revenus. Dans la nuit, le député LRM du Calvados, Christophe Blanchet, convainc une majorité de député en mettre en place une déduction d’impôt pour les propriétaires mettant gracieusement à disposition un logement pour des sans-abri. Le lendemain dans l’après-midi, Aurélien Taché fait adopter un crédit d’impôt pour les personnes hébergeant des réfugiés. Par trois fois le gouvernement est mis en minorité sur les textes budgétaires.
Trois causes identifiables
Gilles Le Gendre est furieux, l’exécutif aussi. Le nouveau président du groupe majoritaire organise en urgence une réunion de groupe mercredi soir à 20 heures. L’heure est aux remontrances. Dans les couloirs, les députés ne cachent pas leur inquiétude. « Ce n’est pas tenu », dit l’un. « C’est la cata », affirme un autre. Quelques jours plus tard, Gilles Le Gendre et les ministres sont obligés de déminer dans les médias. Le « crédit d’impôt réfugié » « ne figurera pas dans la loi de finances quand elle sera votée définitivement »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ A quelques semaines du congrès du PCF, le président du groupe à l’Assemblée nationale défend, dans une tribune au « Monde », son « manifeste », arrivé en tête des consultations internes.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                   
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André Chassaigne : « Pour un Parti communiste français à l’offensive et utile »

A quelques semaines du congrès du PCF, le président du groupe à l’Assemblée nationale défend, dans une tribune au « Monde », son « manifeste », arrivé en tête des consultations internes.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 09h23
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 10h55
    |

André Chassaigne (Député PCF)







                        



                                


                            
Tribune. En choisissant de façon inédite un texte d’orientation des discussions pour leur congrès autre que celui proposé par la direction sortante, les adhérents du Parti communiste français (PCF) ont démontré un grand sens du débat démocratique et une volonté de changement de cap. Dans nombre d’organisations, un tel événement aurait pu conduire à la division et à l’éclatement. Or, c’est tout le contraire qui se passe aujourd’hui.

Si beaucoup d’observateurs de la vie politique privilégient une approche des débats internes aux partis centrée sur les batailles de personnes, la force des militants communistes est de se concentrer non sur des postures mais sur le contenu des orientations en discussion dans le processus de préparation de leur congrès. Les semaines passées à débattre témoignent d’une grande vitalité de notre parti. C’est pour nous une vraie fierté.
Par-delà les choix sur chacun des textes, le message envoyé par l’immense majorité des communistes est d’être utiles pour changer demain la vie des Françaises et des Français après les échecs successifs de leur parti. Et nous avons pleinement conscience qu’il nous faut pour cela rester rassemblés, en travaillant collectivement sur notre orientation stratégique, les contenus de notre projet, notre fonctionnement et les moyens de notre activité militante.
Car à l’heure où tant de scientifiques et d’intellectuels contestent les logiques du capitalisme mondialisé au regard de leurs effets réels sur la planète et sur l’humanité, les apports de l’analyse marxiste connaissent un renouveau certain dans le débat public, avec une attente grandissante : que le PCF reprenne toute sa place dans la construction d’alternatives politiques concrètes.
e siècle
Pour cela, il nous faut rejeter toutes les formes d’autocensure qui nous ont longtemps paralysés, voire contraints à nous percevoir seulement comme force d’accompagnement d’autres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le leader de Génération.s apelle à inventer une « gauche écologiste européenne, démocratique et fraternelle » appelée à gouverner, face à l’emprise négative des libéraux et des populistes.
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Benoît Hamon : « Lettre aux orphelins d’une grande idée »

Dans une tribune au « Monde », le leader de Génération.s apelle à inventer une « gauche écologiste européenne, démocratique et fraternelle » appelée à gouverner, face à l’emprise négative des libéraux et des populistes.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 10h16
    |

                            Benoît Hamon (Ancien ministre, fondateur du mouvement Génération.s)








                        



                                


                            

Tribune. La chute de Rome devint inexorable lorsque l’empereur Commode descendit combattre dans l’arène pour divertir le peuple. Jusqu’à quand les patres conscripti de la République se comporteront-ils en gladiateurs médiatiques ? La vie publique française singera-t-elle longtemps encore les antiques jeux du cirque ? Le tumulte et le scandale sont désormais notre quotidien politique.
Ceux qui devaient être les premiers gardiens du dialogue civique dans notre pays, de sa qualité et de sa dignité, ont failli. Pis, leur perpétuel cyclone de polémiques dérisoires abîme le débat démocratique et repousse les citoyens vers les marges dangereuses de l’apathie et du populisme. Pour notre société, l’asphyxie démocratique aggrave la dépression sociale.
« Face à ceux que l’historien israélien Zeev Sternhell appelle les anti-Lumières, face aux anti-Europe, aux anti-Fraternité, nous devons lever des passions positives »
Pourtant, les Français ont exigé le nouveau monde, et ils avaient raison. La trahison de cette promesse est peut-être la plus grave de toutes les fautes de ce pouvoir. Il n’est que le règne des lobbys et du mépris. Ses manquements éthiques, ses jeux de Cour, l’instabilité du gouvernement et du président de la République ne sont estompés, dissimulés, que sous le bruit d’un pugilat permanent avec les partis et personnages du vieux monde. De cette mise en scène le citoyen est, dans le meilleur cas, absent ; dans le pire, victime.
Face à des élites obsolètes et décadentes, la gauche n’a pas seulement le devoir de lutter contre sa funeste fragmentation et ses picrocholines querelles. Elle a l’impérieuse mission de recréer l’espoir, de le faire revenir dans le cœur de notre peuple et de porter cette espérance au pouvoir. Je le dis respectueusement mais sans détour : à la violence des ultralibéraux et des ultranationalistes, la réponse n’est pas la jouissive colère dégagiste mais l’heureuse reconquête humaniste.
Face...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le texte du président des sénateurs LR, Bruno Retailleau, a été voté en première lecture et vise à répondre à la mouvance black bloc, particulièrement nombreuse lors du 1er mai.
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Black bloc : le Sénat adopte un texte des Républicains contre les violences dans les manifestations

Le texte du président des sénateurs LR, Bruno Retailleau, a été voté en première lecture et vise à répondre à la mouvance black bloc, particulièrement nombreuse lors du 1er mai.



Le Monde.fr avec AFP
 |    23.10.2018 à 22h56
   





                        



   


Le Sénat a adopté mardi 23 octobre une proposition de loi de droite visant à « prévenir et sanctionner les violences lors des manifestations ». Dénoncée à gauche comme attentatoire aux libertés, cette mesure vise à répondre à la mouvance black bloc, qui agrège des personnes vêtues de noir, plutôt proches des autonomes et prêtes à s’en prendre à des symboles du capitalisme et aux forces de l’ordre.
Le texte du président des sénateurs LR, Bruno Retailleau, a été voté en première lecture à main levée, avec les voix LR, centristes, et Indépendants. PS, CRCE (à majorité communiste) et LRM ont voté contre. « Bien davantage que de casseurs de vitrines, il s’agit en fait de briseurs de République », a fait valoir M. Retailleau. « Eh bien, la République doit briser ces groupes », a-t-il lancé, jugeant qu’« aujourd’hui la loi est trop faible ».

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                Qui sont les 15 000 personnes qui ont défilé devant le cortège syndical du 1er mai ?



Lors de la manifestation parisienne du 1er Mai, « douze cents black blocs se sont infiltrés » dans le cortège, a rappelé la rapporteuse (LR) Catherine Troendlé. « Il ne s’agit en aucun cas de porter atteinte à la liberté de manifester mais, au contraire, d’en garantir le libre exercice », a-t-elle assuré.
Que contient la proposition de loi ?
La proposition de loi prévoit, à titre préventif, que les préfets pourront prononcer des interdictions de manifester à l’encontre d’individus susceptibles de représenter une menace grave pour l’ordre public.
Est aussi prévue la création d’un fichier national des personnes interdites de manifestations, vivement contestée par Esther Benbassa (CRCE). Le préfet pourra aussi autoriser « pendant les six heures qui précèdent » une manifestation et jusqu’à sa dispersion, « dans un périmètre délimité », des palpations de sécurité et fouilles de sac.
Quant au volet répressif, le texte propose notamment de transformer l’infraction de dissimulation volontaire du visage dans une manifestation en un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

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                Ce que les manifestants peuvent et ne peuvent pas faire



Qu’en pense le gouvernement ?
Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, qui intervenait pour la première fois devant la représentation nationale, a dit que le texte des Républicains « sera[it] pour le gouvernement l’occasion d’avoir un échange technique ».
Se défendant d’un rejet « en bloc » des propositions, il a cependant souhaité un texte plus abouti, rappelant qu’un groupe de travail commun aux ministères de la Justice et de l’intérieur « rendra ses conclusions le 15 janvier ».

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L’avis de l’opposition
« Cette proposition de loi rogne clairement sur les libertés publiques, notamment sur liberté de manifester », a déclaré la présidente du groupe CRCE, Eliane Assassi.
« Nous craignons que le remède s’avère pire que le mal », a déclaré Jerôme Durain (PS), tandis que Thani Mohamed Soilihi (LRM) jugeait que le texte « présente encore des risques importants pour les libertés individuelles ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ L’ancien chef de l’Etat doit inaugurer, le 16 novembre, les rues Charles-Pasqua et Philippe-Séguin, dans un contexte de tensions entre le maire de Nice et Eric Ciotti.
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Nicolas Sarkozy invité à Nice par Christian Estrosi à présider une inauguration très politique

L’ancien chef de l’Etat doit inaugurer, le 16 novembre, les rues Charles-Pasqua et Philippe-Séguin, dans un contexte de tensions entre le maire de Nice et Eric Ciotti.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 22h48
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 09h55
    |

            Olivier Faye








                        



   


Attention, terrain miné. Nicolas Sarkozy est attendu à Nice, vendredi 16 novembre, pour inaugurer deux rues situées à proximité de la gare de la ville : l’une baptisée du nom de Charles Pasqua ; l’autre, de celui de Philippe Séguin. Deux grandes voix de la droite des années 1980 et 1990. Deux alliés qui se sont successivement épaulés et déchirés, en particulier sur la question européenne.
Toute ressemblance avec la lutte fratricide qui oppose aujourd’hui le maire de Nice, Christian Estrosi, et le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, hier amis de trente ans et demain possibles adversaires aux municipales de 2020, serait fortuite.

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Inimitié personnelle
C’est à l’invitation de M. Estrosi que l’ex-président de la République, 63 ans, officiellement retraité de la vie politique, doit se rendre dans cette ville longtemps considérée comme l’un de ses bastions. D’anciens collaborateurs de MM. Pasqua et Séguin ont également été conviés, ainsi que l’actuel premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, qui a succédé à ce poste à Philippe Séguin.
Dans l’esprit de Christian Estrosi, confier à celui qui l’a fait ministre le soin de rendre hommage à ces deux ténors de la droite n’a rien d’anodin. « Celui qui reste la plus grande autorité morale sur l’héritage gaulliste, c’est Nicolas Sarkozy, souligne le maire de Nice auprès du Monde. Il a marqué la vie politique française, avec notamment une méthode de gouvernance. Ils ont pour similitude avec Emmanuel Macron d’avoir imposé une présence non négligeable de la France sur la scène internationale. »

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Cet événement a lieu alors que le conflit entre MM. Estrosi et Ciotti ne cesse de gagner en ampleur depuis des mois. M. Ciotti a été élu, le 13 octobre, président de la fédération Les Républicains (LR) des Alpes-Maritimes, un poste occupé de longue date avant lui par M. Estrosi — ce dernier n’était pas candidat à sa propre succession.
Le député a par ailleurs vu tous les candidats qu’il soutenait emporter les postes de délégués de circonscription du parti de droite dans le département. En retour, l’entourage du maire de Nice a dénoncé les « multiples irrégularités » qui auraient émaillé le scrutin. « Il peut y avoir des mauvais perdants, a répliqué M. Ciotti. S’il y a des recours, ils seront examinés. Moi je prends ça avec beaucoup de sérénité. »
Conflit politique
Au-delà de leur inimitié personnelle, les deux hommes se sont éloignés d’un point de vue politique : l’un est considéré comme un grand élu « Macron compatible » ; l’autre est devenu le bras droit du président des Républicains, Laurent Wauquiez.
Sur Public Sénat, le 17 octobre, M. Estrosi s’en est pris de manière virulente à son ancien conseiller. « Eric Ciotti a été mon collaborateur, mon salarié, quelqu’un en qui j’avais une totale confiance et à qui j’ai donné tous les mandats qu’il exerce aujourd’hui, a-t-il déclaré. Et du jour au lendemain, lorsque je disais noir, il disait blanc, lorsque je disais blanc, il disait noir. »
Cette visite de Nicolas Sarkozy survient, par ailleurs, à un moment où de nombreux responsables des Républicains s’interrogent sur de supposées velléités de retour dans le jeu politique de l’ex-chef de l’Etat, qui multiplie les rencontres en privé avec des élus et cherche à incarner la figure du sage situé au-dessus des querelles partisanes. « La politique, c’est fini », répète-t-il pourtant.
« La communication de Nicolas Sarkozy traduit l’impatience d’un retour, estimait-on encore ces dernières semaines dans le camp d’Eric Ciotti. Des personnes comme Christian Estrosi peuvent l’exploiter en lui lançant un appel. » Pour une médiation, l’affaire semble en tout cas compromise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ L’ancienne directrice de la communication du candidat LFI a démenti les soupçons évoqués dans le cadre de la campagne présidentielle.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/10/2018
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Sophia Chikirou : « Il n’y a pas eu surfacturation » dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon

L’ancienne directrice de la communication du candidat LFI a démenti les soupçons évoqués dans le cadre de la campagne présidentielle.



Le Monde.fr avec AFP
 |    23.10.2018 à 20h40
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 09h49
   





                        



   


Ni surfacturation, ni enrichissement personnel, ni détournement de fonds publics : l’ancienne directrice de la communication de Jean-Luc Mélenchon Sophia Chikirou a contredit, mardi 23 octobre, les soupçons évoqués dans le cadre de la campagne présidentielle du candidat insoumis, au lendemain de son audition par la police.
« Il n’y a pas eu de surfacturation, Mediascop [société de Sophia Chikirou, prestataire de conseils pour la campagne] n’a pas surfacturé, il n’y a pas d’enrichissement personnel, il n’y a pas eu de détournement de fonds publics », a-t-elle dit d’emblée lors d’une interview pour BFM-TV.
« La campagne de Jean-Luc Mélenchon a été la moins chère des cinq premiers candidats. »

Sophia Chikirou est l'invitée de @19HRuthElkrief https://t.co/Vp0OhEHtkR— BFMTV (@BFMTV)


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La dirigeante de la société de conseil Mediascop est soupçonnée d’avoir « surfacturé » ses prestations auprès du candidat Mélenchon.
Que dit l’enquête ?
Cette enquête préliminaire du parquet de Paris concerne les comptes de la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2017. Après l’examen des documents comptables communiqués par La France insoumise, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a, comme le prévoit la loi, publié lesdits comptes et les a validés le 13 février, ouvrant le droit à un remboursement par l’Etat.
Mais, dans le même temps, la CNCCFP a noté plusieurs irrégularités et a dû retrancher 434 000 euros de dépenses qu’elle a considérées comme non liées à « la sollicitation des suffrages des électeurs ». Un élément qu’on retrouve dans beaucoup de comptes de campagne. Mais la commission a estimé cette fois que ces irrégularités pouvaient constituer des infractions pénales. Le président a donc transmis, le 16 mars, comme la loi l’y oblige, le dossier à la justice.

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                Mélenchon dément toute surfacturation dans sa campagne : « Ceux qui le disent sont des menteurs »



Le parquet de Paris a pris la suite et a ouvert une enquête préliminaire en avril pour « escroquerie et tentative d’escroquerie », « abus de confiance », « infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales » et « travail dissimulé aggravé ». Le procureur de Paris, François Molins, a saisi l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) afin d’enquêter sur une « éventuelle violation des prescriptions du code électoral relatives au financement des campagnes électorales ».
Pourquoi le statut de Sophia Chikirou interroge ?
Plusieurs éléments posent des questions dans les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon, provenant de deux structures extérieures à la campagne : la société Mediascop, qui s’occupait des opérations de communication et qui a facturé 1,161 million d’euros de prestation à l’association de campagne de Jean-Luc Mélenchon, et l’association l’Ere du peuple, qui a facturé 440 027 euros de prestations diverses (conception de site, régie de meetings, communication, gestion des événements).
L’enquête préliminaire a donc pour objectif de déterminer si La France insoumise et les responsables de sa campagne électorale ont tenté de se faire rembourser par l’Etat des sommes qui soit n’ont pas de lien avec la sollicitation des électeurs, soit ont été artificiellement gonflées dans un but d’enrichissement.
Un soupçon renforcé par la double casquette de Sophia Chikirou, l’une des personnes au centre des questions des enquêteurs. Elle a rejoint Jean-Luc Mélenchon en 2008 et était, lors de la campagne, à la fois la directrice de la communication du candidat insoumis… et l’unique actionnaire et présidente de Mediascop, la société qu’elle a cofondée en 2012 et qui a été la principale prestataire de la communication de la campagne. Sophia Chikirou, en tant que directrice de la communication, pilotait donc des opérations qu’elle facturait principalement à Mediascop, sa propre société.

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                Soupçons d’emplois fictifs et comptes de campagne : les deux affaires qui visent Mélenchon






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ En lien avec la future loi sur les mobilités, Elisabeth Borne a annoncé à l’Assemblée nationale qu’elle entendait apporter un cadre juridique au « free floating ».
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Trottinettes électriques : la ministre des transports annonce « une nouvelle catégorie de véhicule » dans le code de la route

En lien avec la future loi sur les mobilités, Elisabeth Borne a annoncé à l’Assemblée nationale qu’elle entendait apporter un cadre juridique au « free floating ».



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 19h33
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 13h57
   





                        



   


Hoverboard, trottinette, vélo électrique… Face au développement de ces nouveaux modes de transport, notamment au travers des offres de « free floating » (sans borne d’attache), la ministre des transports souhaite légiférer. Elisabeth Borne a annoncé mardi 23 octobre devant l’Assemblée nationale que le gouvernement allait « créer une nouvelle catégorie de véhicule dans le code de la route », précisant que cette mesure s’inscrirait « en cohérence avec ce projet de loi d’orientation des mobilités », prévue pour 2019.

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Jusqu’ici, aucun cadre juridique ne régule l’utilisation de ces moyens de déplacement électriques pouvant la plupart du temps atteindre 25 km/h, et entraînant notamment des risques pour les piétons et l’encombrement des trottoirs par vélos et scooters.
« Ces nouveaux engins électriques de déplacement personnel font partie de ces nouvelles solutions de mobilité. Mais une innovation n’est positive que si elle se développe dans un cadre adapté, permettant qu’elle bénéficie à tous », a fait savoir la ministre des transports, estimant qu’il en allait « de la sécurité tant des piétons que des utilisateurs ».

Trottinettes : "Nous allons créer une nouvelle catégorie de véhicule dans le code de la route. Ces engins pourront… https://t.co/Zja7U55irT— LCP (@LCP)


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« Leur place n’est pas sur les trottoirs »
Les usages de ces nouveaux modes de transport ayant évolué plus rapidement que les infrastructures, il devient parfois difficile de savoir qui a le droit de rouler sur la chaussée, les voies de bus, le trottoir ou les pistes cyclables. Sur ce point, Mme Borne précise :
« Nous ne pouvons pas laisser des engins circulant parfois à 20 ou 30 km/h, mettant en risque la sécurité des piétons sur les trottoirs. Ces engins pourront circuler sur les pistes ou sur les bandes cyclables ou dans les zones à 30 km/h. Mais leur place n’est pas sur les trottoirs, où la sécurité des piétons doit être assurée. »
La ministre des transports précise que « ces règles doivent pouvoir prendre en compte les situations locales ». Les maires seront donc sollicités pour « adapter ces règles en tenant compte de la situation de leur territoire ». Christophe Najdovski, l’adjoint à la maire de Paris chargé des transports, soulignait d’ailleurs, le 9 septembre, « la nécessité d’une régulation de ces déplacements et d’une réglementation nationale pour définir la catégorie de ces véhicules ».
Un cadre juridique pour le « free floating »
S’agissant des services de « free floating », la ministre des transports a également fait part de sa volonté d’y apporter un cadre juridique : « Au-delà des bouleversements que représentent ces nouveaux engins de déplacement personnel, la loi d’orientation des mobilités donnera aussi un cadre pour le développement des services en free floating. »

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                A Paris, une charte de bonne conduite pour les deux-roues en « free floating »



Précisant que des villes comme Bordeaux et Lille attendaient une législation sur le sujet, Mme Borne a fait savoir que le gouvernement « permettra aux collectivités locales de définir un cahier des charges pour le développement de ces nouveaux services ».
En juin, la Ville de Paris avait pris les devants en édictant une charte de bonne conduite pour les deux-roues en « free floating ». Les chartes ont « vocation à servir de cadre pour la régulation du free floating dans d’autres villes » du monde, a expliqué Anne Hidalgo, « ce que nous faisons aujourd’hui est aussi regardé de près comme une expérience qui permet de nourrir » la future loi sur les mobilités.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Accusé de « viols et agressions sexuelles en réunion », le maire de Draveil et ancien secrétaire d’Etat a clamé son innocence devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis.
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Lors de son procès, Georges Tron dénonce des accusations « aussi abjectes qu’injustes »

Accusé de « viols et agressions sexuelles en réunion », le maire de Draveil et ancien secrétaire d’Etat a clamé son innocence devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 18h48
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 19h13
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



                                


                            

Si une audience devait se juger à ses premières heures, alors le procès de Georges Tron et de son ex-adjointe municipale Brigitte Gruel – qui comparaissent respectivement pour « viols et agressions sexuelles en réunion » et « complicité » de ces crimes et délits – offre l’exact contraire de celui qui s’était ouvert onze mois plus tôt devant cette même cour d’assises de Seine-Saint-Denis à Bobigny avant d’exploser en vol.

La première image, mardi 23 octobre, fut celle des avocats de toutes les parties arrivant ensemble dans la salle d’audience après s’être entretenus avec le président, Philippe Coire. Aussitôt, celui-ci rappelait fermement au public – à l’exception de la presse – l’interdiction de l’usage des téléphones portables, sous peine d’exclusion immédiate. L’avertissement visait à prévenir l’emballement des réseaux sociaux auquel avaient donné lieu, l’an passé, les comptes rendus en direct du procès qu’alimentaient notamment des militantes et proches des deux plaignantes, Virginie Faux et Eva Loubrieu.

Jury citoyen majoritairement masculin
Mais le climat n’est d’ores et déjà plus le même. Archicomble en décembre 2017 pour ce procès annoncé comme le premier de l’ère post-Weinstein et #MeToo, la salle des assises de Bobigny n’était qu’à moitié remplie ce mardi. S’il fallait chercher dans ces premières heures, une empreinte du « contexte » de la sensibilité de l’opinion publique à la question des rapports sexuels entre les hommes et les femmes, on le trouverait plutôt dans l’attention portée par la défense des deux accusés – Mes Eric Dupond-Moretti pour Georges Tron et Frank Natali pour Brigitte Gruel – à la composition du jury. Ils ont en effet récusé trois femmes, dont deux jeunes, lors du tirage au sort. C’est donc un jury citoyen majoritairement masculin – quatre hommes, deux femmes – qui va juger cette affaire aux côtés du président de la cour et de deux magistrates assesseures.

Comme le veut...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ La direction de la CGT réplique à son extrême gauche, dans un courrier daté du 11 octobre dont Le Monde a pris connaissance.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ L’Assemblée nationale a voté, mardi, le projet de loi de finances gouvernemental pour l’année 2019. Le texte doit désormais faire l’objet d’un examen par le Sénat.
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Budget 2019 : les principales mesures adoptées par les députés

L’Assemblée nationale a voté, mardi, le projet de loi de finances gouvernemental pour l’année 2019. Le texte doit désormais faire l’objet d’un examen par le Sénat.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 17h26
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 06h28
    |

            Benoît Floc'h (Avec AFP)








                        



   


L’Assemblée nationale a adopté par 346 voix contre 181, mardi 23 octobre, en première lecture, la première partie du budget 2019 : les recettes de l’Etat. Présenté en conseil des ministres le 24 septembre, le projet de loi de finances va dorénavant être examiné par le Sénat. Il doit être adopté au plus tard le 21 décembre.
La philosophie générale
Le deuxième budget du quinquennat d’Emmanuel Macron est présenté comme la continuation du premier. « L’objectif à long terme de ce budget et de toute notre politique est de construire une nouvelle prospérité française », a expliqué Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, en ouverture des débats, le 15 octobre. Celle-ci, a-t-il ajouté, « ne repose pas sur toujours plus de dépense publique : elle sera le produit de la création de valeur par les Français et par nos entreprises ».
Malgré le ralentissement de la croissance économique, l’Assemblée nationale a entériné l’objectif, renouvelé cette année, du gouvernement de réduire la dette publique de cinq points, la dépense publique de trois points et les prélèvements obligatoires de un point sur le quinquennat.
Le projet de loi de finances prévoit de faire passer la dette de 98,7 % du PIB en 2018 à 98,6 % en 2019, la dépense publique de 54,6 % à 54 % et les prélèvements de 45 % à 44,2 %. Le déficit public de la France devrait se maintenir à 2,8 % du PIB, dont 0,9 point est dû à la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse pérenne de cotisations sociales.
Le budget 2019 fixe trois priorités : le travail, l’investissement, l’environnement. Pourtant, le message a vite été brouillé. Le gouvernement vante une baisse de 6 milliards d’euros d’impôts pour les ménages, mais sa politique continue d’apparaître inégalitaire à une grande partie de l’opinion. Début octobre, l’Institut des politiques publiques, un organisme de recherche indépendant, a calculé que les effets cumulés des réformes de 2018 et de 2019 mèneront à une perte de pouvoir d’achat pour les 20 % de Français les plus modestes quand les 1 % d’ultrariches verront leurs revenus dopés de près de 6 %.
Les entreprises bénéficieront, elles, de 19 milliards d’euros de baisses d’impôts et de cotisations. Durant les débats, la gauche a tenté de revenir sur la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune, votée en 2017. La droite a proposé de défiscaliser les heures supplémentaires. En vain dans les deux cas.
De nombreuses mesures, comme l’augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités et la revalorisation limitée de leurs pensions (+ 0,3 % pour une inflation estimée à 1,3 %), figurent dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Ce texte, porté par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, est examiné par l’Assemblée nationale depuis mardi 23 octobre.
Les principales mesuresTaxe d’habitation 
Votée au début du quinquennat, la baisse de la taxe d’habitation va se poursuivre en 2019 avec une nouvelle étape de 3 milliards d’euros, appliquée à 80 % des foyers assujettis à cet impôt. Pour les 20 % de ménages les plus aisés, la suppression de la mesure ne devrait intervenir qu’en 2021.
Sur proposition du gouvernement, l’Assemblée nationale a par ailleurs maintenu l’exonération de taxe d’habitation et le dégrèvement de la contribution à l’audiovisuel public pour les 550 000 personnes concernées par la suppression de la « demi-part des veuves ».

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Fiscalité écologique 
La hausse de la fiscalité énergétique, destinée à orienter le comportement des consommateurs vers des activités moins polluantes, va se poursuivre en 2019, notamment en ce qui concerne les carburants. Selon le ministère de la transition écologique, les taxes sur le diesel augmenteront de 6,5 centimes d’euro par litre l’année prochaine, quand celles sur l’essence progresseront de 2,9 centimes. Par ailleurs, la taxe sur les véhicules polluants sera durcie mais le gouvernement a souligné qu’il financerait en parallèle « 200 000 primes » pour inciter les Français à acheter des voitures moins polluantes.

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Les entreprises du secteur industriel et du bâtiment devront, elles, assumer une hausse du prix du gazole non routier. Les secteurs ferroviaire, agricole, routier, la navigation fluviale et les bateau de pêche continueront à bénéficier, eux, du tarif réduit.
La taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) devrait quant à elle augmenter afin d’inciter au recyclage des déchets.
Prélèvement à la source 
A partir de janvier 2019, l’impôt sur le revenu sera directement prélevé sur les salaires et les pensions. Le projet de budget prévoit des mesures d’accompagnement, comme le versement en janvier de 60 % de certains crédits d’impôt devant normalement être versés à la fin de l’été. Les députés ont également voté un amendement qui permettra aux contribuables d’obtenir des explications sur la manière dont leur taux a été calculé.

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Impôt sur les sociétés 
La baisse de l’impôt sur les sociétés se poursuit en 2019 : le taux appliqué aux entreprises passera de 33,3 % à 31 % en 2019. Il doit diminuer jusqu’à 25 % en 2022.
Par ailleurs, l’Assemblée nationale a limité une mesure du gouvernement en faveur des entreprises. Celui-ci voulait étendre le bénéfice de l’exonération partielle d’impôt sur les plus-values à long terme sur la cession de filiales et de titres de participation (connue sous le nom de « niche Copé »). Cela ne sera le cas que pour les groupes fiscalement intégrés.
Petites taxes
C’est une spécialité française : près de deux cents impôts particuliers (sur les farines, les résidences mobiles terrestres ou sur les poinçonnages et essais des métaux précieux…) rapportent moins de 150 millions d’euros. A la demande du gouvernement, vingt ont été supprimées pour 2019 et l’Assemblée nationale en a ajouté quelques-unes à la liste.

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Réfugiés 
Contre l’avis du gouvernement, les députés ont voté, le 17 octobre, un amendement instaurant un crédit d’impôt pour les personnes hébergeant gratuitement un réfugié. Le président du groupe La République en marche de l’Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, a cependant précisé que cette disposition ne figurerait pas dans le projet voté mardi. En revanche, les députés ont voté des avantages fiscaux pour ceux qui mettraient des biens immobiliers à disposition de sans-abri ou de mal-logés.
Agriculteurs 
L’Assemblée nationale a voté un ensemble de mesures en faveur des agriculteurs. La transmission des fermes sera par exemple facilitée. Le « dispositif de dotation pour aléas », qui permet aux agriculteurs de se constituer une épargne de précaution durant les bonnes années, va être assoupli. L’abattement sur les bénéfices pour les jeunes agriculteurs sera lui révisé pour le recentrer sur les plus bas revenus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ L’Afrique subit les conséquences d’une décolonisation en bonne partie ratée, explique le professeur à Sciences Po Paris.
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Bertrand Badie : « Les puissances coloniales ont étouffé le panafricanisme »



LE MONDE
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        Le 23.10.2018 à 17h25

     •
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        Mis à jour le 24.10.2018 à 10h55






Durée : 03:53 | 

Dans son livre Quand le Sud réinvente le monde, Bertrand Badie explique que les nations du Nord ont phagocyté l’émancipation politique des anciennes colonies en imposant leur propre modèle d’organisation politique, celui de l’Etat-nation. « Les libérateurs africains étaient condamnés à être des protestataires plutôt que des bâtisseurs d’Etat-nation, non adaptés à l’historicité africaine », précise le professeur à Sciences Po Paris. Pour lui, les pays africains ont été cantonnés à un rôle secondaire sur la scène internationale après les indépendances, et l’Afrique bouleverse aujourd’hui l’agenda international. « Le continent est devenu le centre de gravité du jeu politico-diplomatique mondial. »


                

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon se trouve au cœur de deux enquêtes que les perquisitions du 16 octobre ont remises en lumière.
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Soupçons d’emplois fictifs et comptes de campagne : les deux affaires qui visent Mélenchon

La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon se trouve au cœur de deux enquêtes que les perquisitions du 16 octobre ont remises en lumière.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 07h19
    |

            Gary Dagorn








                        



   


Mardi 16 octobre, au petit matin, les officiers de police judiciaire ont mené une quinzaine de perquisitions dans les locaux de La France Insoumise, du Parti de gauche, de Mediascop, ainsi qu’aux domiciles d’une dizaine de cadres du parti, dont celui de Jean-Luc Mélenchon. Une intervention que ce dernier a qualifiée d’« acte politique » orchestré par le pouvoir exécutif macroniste, bien qu’elle ait été autorisée par un juge des libertés et de la détention, qui n’est pas soumis au ministère de la justice et donc indépendant des pressions politiques.

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Ces perquisitions ont été menées dans le cadre de deux enquêtes distinctes.
Enquête n° 1 : les soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen
La première concerne les assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon au Parlement européen. La justice a initialement ouvert une enquête en mars 2015, visant le seul Front national (FN, désormais Rassemblement national) avant de l’élargir au MoDem le 9 juin 2017 et à Jean-Luc Mélenchon le 17 juillet de la même année, à la suite des signalements de l’eurodéputée FN Sophie Montel.
La justice soupçonne ces formations d’avoir employé des assistants parlementaires au Parlement européen en les faisant en réalité travailler pour elles-mêmes. Ce qui revient, in fine, à détourner l’argent du Parlement, en fabriquant des emplois fictifs. D’autres eurodéputés et ex-eurodéputés sont concernés par l’enquête, comme Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie (Les Républicains), Edouard Martin (élu sur la liste du Parti socialiste, désormais dans la délégation Génération.s) ou encore Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts).
L’enquête est plus avancée côté RN, dont le siège avait également été perquisitionné en février 2017 : elle a abouti à quinze mises en examen, dont celle de Marine Le Pen, pour « détournements de fonds publics ». Le siège du MoDem a également été perquisitionné en octobre 2017, mais le parti s’est fait plus discret sur ce sujet, évoquant son envie de coopérer avec la justice, là où Mme Le Pen avait réservé un accueil plutôt hostile aux policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), en filmant, à l’instar de M. Mélenchon, la perquisition. Les juges d’instruction, indépendants du parquet, n’ont pour le moment pas prononcé de mises en examen à l’endroit des cadres du MoDem, malgré plusieurs auditions.
Même situation concernant Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas été auditionné ni mis en examen par les juges d’instruction. Celui-ci a assuré que « jamais aucun de [ses] assistants parlementaires n’a eu de responsabilité politique au sein du Parti de gauche ou de La France insoumise » lorsqu’il siégeait au Parlement européen.
Au moins quatre des assistants parlementaires déclarés par M. Mélenchon pour l’aider dans ses tâches d’eurodéputé de 2009 à 2017 ont eu des activités militantes structurantes pour le compte du parti de celui-ci. L’enjeu de l’enquête sera de déterminer si ces assistants occupaient bien leur poste en accord avec les heures de travail stipulées dans leur contrat.
Enquête n° 2 : les irrégularités des comptes de campagne de La France insoumise
La seconde enquête concerne les comptes de la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2017. Après l’examen des documents comptables communiqués par La France insoumise, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a, comme le prévoit la loi, publié lesdits comptes et les a validés le 13 février, ouvrant le droit à un remboursement par l’Etat. Mais, dans le même temps, la CNCCFP a noté plusieurs irrégularités et a dû retrancher 434 000 euros de dépenses qu’elle a considérées comme non liées à « la sollicitation des suffrages des électeurs ». Un élément qu’on retrouve dans beaucoup de comptes de campagne. Mais la commission a estimé cette fois que ces irrégularités constituaient des infractions pénales. Le président a donc transmis, le 16 mars, comme la loi le lui oblige, le dossier à la justice.

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Le parquet de Paris a pris la suite et ouvert une enquête préliminaire en avril pour « escroquerie et tentative d’escroquerie », « abus de confiance », « infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales » et « travail dissimulé aggravé ». Le procureur de Paris, François Molins, a saisi l’OCLCIFF afin d’enquêter sur une « éventuelle violation des prescriptions du code électoral relatives au financement des campagnes électorales ».
Plusieurs éléments posent des questions dans les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon, provenant de deux structures extérieures à la campagne : la société Mediascop, qui s’occupait des opérations de communication et qui a facturé 1,161 million d’euros de prestation à l’association de campagne de Jean-Luc Mélenchon, et l’association l’Ere du peuple, qui a facturé 440 027 euros de prestations diverses (conception de site, régie de meetings, communication, gestion des événements) :
onze prestations de Mediascop ont été jugées surfacturées par la CNCCFP pour un surcoût de 35 000 euros, retoqué par la commission ;presque la moitié des factures de l’Ere du peuple a été jugée non remboursable par la commission (190 000 euros sur 440 000 euros dépensés).
L’enquête préliminaire a donc pour objectif de déterminer si La France insoumise et les responsables de sa campagne électorale ont tenté de se faire rembourser par l’Etat des sommes qui, soit n’ont pas de lien avec la sollicitation des électeurs, soit ont été artificiellement gonflées dans un but d’enrichissement.
Un soupçon renforcé par la double casquette de Sophia Chikirou, l’une des personnes au centre des questions des enquêteurs. Sophia Chikirou, qui a rejoint Jean-Luc Mélenchon en 2008, a été lors de la campagne à la fois la directrice de la communication du candidat insoumis… et l’unique actionnaire et présidente de Mediascop, la société qu’elle a cofondée en 2012 et qui a été la principale prestataire de la communication de la campagne. Sophia Chikirou, en tant que directrice de la communication, pilotait donc des opérations qu’elle facturait principalement à Mediascop, sa propre société.
Un conflit d’intérêts manifeste qui est accrédité par le témoignage d’un ancien employé de la société interrogé par Radio France :
« A la fin de la campagne, Sophia est venue nous voir. Elle nous a demandé de faire la liste de toutes nos réalisations, jusqu’au moindre visuel, il fallait absolument tout lui lister. Ensuite, elle a appliqué des tarifs pour chaque opération que nous donnions. »
En parallèle de ces possibles surfacturations, la société de Mme Chikirou a attiré l’attention des enquêteurs par sa rentabilité bien au-dessus des chiffres habituels pour ce genre de prestataire. Inactive depuis 2013, Mediascop retrouve son activité au moment où sa présidente intègre la campagne de Jean-Luc Mélenchon, en septembre 2016. Durant quatre mois, Mediascop réalise un chiffre d’affaires de 162 900 euros pour un bénéfice net après impôt de 76 000 euros, soit une marge nette exceptionnelle de 47 %. Si Mediascop a réussi à dégager de telles marges, c’est parce que la société a de très faibles charges : elle n’a pas de locaux (tous ses employés travaillent au QG de la campagne) et refacture toutes ses charges de fonctionnement à l’association de financement de la campagne, une pratique inhabituelle qui a permis à la société d’engranger de gros bénéfices, et à sa présidente de se verser 64 000 euros de dividendes et 6 750 euros de rémunération de dirigeante pour les quatre derniers mois de l’année 2016.
Ce sont les derniers chiffres disponibles de la comptabilité de l’entreprise, Mme Chikirou ayant changé le 31 mars 2017 le statut légal en société par actions simplifiées, ce qui ne la contraint plus à publier ses comptes annuels. Mais les nombreuses factures communiquées à la CNCCFP permettent d’estimer à environ 15 000 euros mensuels, en moyenne, la rémunération du travail de Sophia Chikirou pendant les huit mois de la campagne, là où les employés de Mediascop émargeaient pour beaucoup entre 1 500 et 2 000 euros par mois. D’autres membres de la campagne, en découvrant les factures, ont affirmé à Radio France avoir travaillé bénévolement à des tâches qui ont été facturées par Mediascop.
Des informations qui pourraient prendre une dimension nouvelle depuis que Mediapart a révélé le 19 octobre que Sophia Chikirou entretient de longue date une relation « extra-professionnelle » avec Jean-Luc Mélenchon. De fait, note Mediapart, les sommes perçues par Mme Chikirou l’auraient été « à l’occasion d’une campagne présidentielle dirigée par un homme politique avec lequel elle partage une relation intime régulière ».
Quant à l’association l’Ere du peuple, la CNCCFP a noté que la rémunération des salariés comportait une majoration variable selon qui était mobilisé, sans que la commission trouve de justification à ces majorations inégalitaires dont elle estime le surcoût à 152 000 euros. L’association ayant eu un rôle réellement structurant dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, la logique aurait commandé que l’Ere du peuple ait le statut de parti politique, comme l’observe Mediapart, avec toutes les obligations de transparence financière qui vont avec.

Les signalements de la CNCCFP à la justice sont-ils une exception ?
Ce n’est pas la règle, puisque ces cas restent rares. La commission manque de moyens d’enquête et de temps pour examiner plus en profondeur les milliers de documents que comptent les dossiers communiqués par chaque candidat. C’est ce que souligne l’association de lutte contre la corruption Anticor, qui a déposé une plainte cette année visant plusieurs candidats à l’élection, et classée sans suite dernièrement. L’association a estimé que la CNCCFP n’avait pas les moyens d’investigation nécessaires, faisant remarquer que celle-ci n’avait rien vu du système frauduleux autour de l’entreprise Bygmalion dans les comptes de Nicolas Sarkozy en 2012.
Mais la CNCCFP a déjà fait des signalement par le passé, puisqu’elle a transmis à la justice les irrégularités des comptes d’Emmanuel Macron au parquet de Paris le 21 février concernant quatre donateurs qui ont dépassé le plafond autorisé de 4 600 euros de don par personne. Un signalement qui n’aboutira pas, le parquet ayant classé sans suite le dossier, mentionnant « l’absence de mauvaise foi » des quatre donateurs. Les comptes de Mme Le Pen de la campagne de 2012 ont également été signalés par la CNCCFP en 2013, provoquant une enquête qui aboutira à plusieurs mises en examen.


 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Des sympathisants de LFI diffusent un prétendu communiqué de la Cour européenne des droits de l’homme, qui n’a, en réalité, rien à voir avec l’institution.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                

Non, la justice européenne n’a pas déclaré « illégales » les perquisitions à LFI et chez Mélenchon

Des sympathisants de LFI diffusent un prétendu communiqué de la Cour européenne des droits de l’homme, qui n’a, en réalité, rien à voir avec l’institution.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 12h57
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 14h02
    |

            Adrien Sénécat








                        


« Les perquisitions contre La France insoumise sont bien illégales. » Voilà ce qu’aurait affirmé la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), à en croire des militants du mouvement politique, qui font circuler un supposé « communiqué » de l’instance sur les réseaux sociaux. De quoi conforter Jean-Luc Mélenchon dans sa dénonciation d’une procédure qu’il juge abusive ? Pas vraiment : en réalité, la justice européenne n’a commenté ni les perquisitions du 16 octobre, ni l’affaire d’une manière générale.
Ce que dit la rumeur
Des sympathisants de La France insoumise (LFI) font circuler depuis plusieurs jours ce qui est présenté comme un « communiqué de la Cour européenne des droits de l’homme ». Ce texte, qui a circulé sur Twitter, Facebook ou encore sur les forums des partisans de LFI, est censé clamer que les perquisitions menées au domicile de Jean-Luc Mélenchon comme au siège du mouvement, le 16 octobre, « sont bien illégales », analyse juridique à l’appui.

   


La portée du texte en lui-même est restée limitée, de l’ordre de quelques milliers de partages sur les réseaux sociaux. Mais il a assez fortement circulé au sein des cercles militants du parti politique, renforçant la conviction de ces derniers que Jean-Luc Mélenchon serait victime d’un acharnement judiciaire et médiatique contraire à l’Etat de droit.
POURQUOI C’EST FAUX
La source de ces messages n’a en réalité rien d’un « communiqué de la Cour européenne des droits de l’homme ». Cette dernière ne s’est pas exprimée sur les perquisitions qui ont visé Jean-Luc Mélenchon et LFI, pas plus que sur l’affaire en elle-même (et chacun peut le vérifier sur le site de la CEDH).
En fait, il s’agit d’une analyse juridique publiée sur un blog personnel, fbls.net, dont l’auteur se présente comme « Frédéric Fabre, docteur en droit », sans donner plus de précisions sur ses activités professionnelles (on trouve mention d’une thèse d’histoire du droit rédigée en 1989 à ce nom). Pour résumer, cet internaute, qui affirme « n’avoir jamais voté pour La France insoumise », affirme que les perquisitions en question sont « illégales » parce qu’il estime qu’elles n’ont pas respecté le droit à un procès équitable, tel qu’il est défini dans l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme. Mais il s’agit d’une analyse personnelle.
Si l’intéressé peut tout à fait rédiger ses propres analyses et hypothèses juridiques sur son blog, on est donc loin d’un fait établi officiellement par la CEDH… Par ailleurs, sans préjuger de l’issue juridique des enquêtes sur l’affaire des assistants d’eurodéputés et sur les frais de campagne de Jean-Luc Mélenchon, plusieurs spécialistes ont estimé, contrairement à M. Fabre, que les perquisitions du 16 octobre n’ont rien d’illégal sur la forme, en l’état. La France insoumise et M. Mélenchon pourront toujours tenter d’en contester la validité par la suite, selon l’évolution des dossiers.

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Un fonds de 80 millions pour les victimes de l’Aude

Emmanuel Macron s’est rendu, lundi, au chevet des sinistrés des inondations dans le Sud-Ouest.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 11h37
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
Empathique et à l’écoute. En déplacement dans l’Aude, lundi 22 octobre, une semaine après les intempéries qui y ont fait quatorze morts et plus de soixante-dix blessés, Emmanuel Macron a longuement échangé avec les Français victimes des inondations. A Villalier, où deux personnes ont péri des pluies diluviennes, puis à Trèbes où six habitants sont décédés, le président de la République a longuement serré les mains et étreint les rescapés. « On va vous aider, on va aller vite », a-t-il promis à plusieurs reprises, le visage sombre avant d’annoncer le déblocage d’un fonds de 80 millions d’euros.
Dès son arrivée, le chef de l’Etat a rencontré la veuve de Jean Mazières, tué en mars par un djihadiste à Carcassone, et qui a perdu son père et sa mère dans la catastrophe de la semaine dernière. Accompagné notamment du nouveau ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, il a ensuite passé un long moment, dans la salle polyvalente de Villalier, avec toutes les familles endeuillées.

Lors d’un déjeuner au Centre communal d’action sociale de Trèbes, qu’il partageait avec des élus locaux, des pompiers, des policiers, des bénévoles, il a entendu les témoignages de ceux qui ont passé leur nuit du lundi 15 au mardi 16 octobre à sauver des vies. Un homme a raconté avoir retrouvé une femme coincée ­entre un réfrigérateur et des ­meubles que l’eau avait poussés contre elle et avoir aidé une autre de 98 ans prise en tenaille entre son matelas devenu flottant et le plafond. Un sauveteur a évoqué cet homme sourd qui n’entendait pas la pluie… « Merci à vous pour ce qui a été fait, a lancé M. ­Macron. L’appartenance à une même nation, à un même projet, c’est ça qui vous a portés. »
« Je suis fier de vous »
Comme durant son voyage aux Antilles, fin septembre où il revenait un an après les ravages du cyclone Irma, Emma­nuel Macron a voulu se montrer au chevet des Français. « Et vous voyez quelqu’un ? », a-t-il demandé à un habitant...




                        

                        

