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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Java est une femelle née il y a huit jours. La dernière naissance d’un orang-outan remontait à 2005, a rappelé mercredi le Muséum national d’histoire naturelle.
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Naissance d’un orang-outan au jardin des Plantes à Paris

Java est une femelle née il y a huit jours. La dernière naissance d’un orang-outan remontait à 2005, a rappelé mercredi le Muséum national d’histoire naturelle.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 17h40
   





                        



   


Voilà plus de quinze ans que la ménagerie du jardin des Plantes à Paris n’avait accueilli un tel événement. La famille d’orangs-outans de l’établissement vient de s’agrandir avec la naissance de Java, une femelle née il y a huit jours. La dernière naissance d’un orang-outan remontait à 2005, a rappelé mercredi 24 octobre le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN).
Java est un orang-outan de Bornéo, espèce en péril. Elle a pour mère Théodora, une femelle « calme et posée », âgée de 30 ans, selon le Muséum. Née à Jersey, elle est arrivée en 2007 à la ménagerie, accompagnée de sa fille Tamu, née en 2004 en Angleterre. Banggi, le père de Java, est un jeune mâle né en 2006 en Espagne.

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L’« histoire d’amour » a démarré avec l’arrivée du mâle à la ménagerie en 2016. « L’attirance de Banggi envers Théodora a été immédiate », selon le Muséum. C’est un « couple fusionnel ». Mais Banggi est actuellement séparé de Théodora, « car dans la nature les mâles n’élèvent pas leur progéniture », précise le Muséum.
Liste rouge
Java est le cinquième orang-outan à rejoindre le groupe, la doyenne étant la célèbre Nénette, qui frise la cinquantaine. Née vers 1969 dans les forêts de Bornéo, victime de braconnage, Nénette est arrivée à la ménagerie parisienne en 1972.
Les orangs-outans figurent sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en tant qu’espèce en danger critique d’extinction. En vingt ans, les populations d’orangs-outans ont perdu 80 % de leur territoire et se sont réduites de moitié. Il resterait entre 50 000 et 60 000 orangs-outans de Bornéo.

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Le Muséum a depuis plusieurs années le projet de rénover et d’agrandir l’enclos des orangs-outans de la ménagerie, pour un coût total de 3 millions d’euros. Il veut notamment construire une grande « volière » extérieure pour ces grands singes. Une campagne de parrainage pour aider au financement du projet a été lancée le 11 octobre sur la plate-forme Ulule. A ce jour, 15 700 euros ont été recueillis.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Il a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment.
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En Antarctique, la dérive d’un iceberg rectangulaire

Il a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 17h11
   





                        



   


C’est au cours d’un vol organisé le 16 octobre par l’opération de la NASA IceBridge, destinée à mieux comprendre le lien entre les zones polaires et le changement climatique, qu’un iceberg rectangulaire a été photographié.
Jeremy Harbeck, le scientifique qui l’a photographié, assure, sur le site internet de l’opération IceBridge, qu’il n’avait jamais vu un iceberg avec des bords et des angles si bien découpés.
Celui-ci a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment. En juillet 2017 cette même barrière de glace a libéré un iceberg de la taille de l’Etat américain du Delaware.
L’opération IceBridge, grâce à des survols de l’Antarctique et des images satellites, a pour but d’observer l’évolution et les changements de la banquise en Antarctique. Les données collectées par l’opération servent à analyser l’influence du changement climatique sur les zones polaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Les eurodéputés ont soutenu à une large majorité un texte visant à interdire les cotons-tiges, couverts, assiettes et autres pailles en plastique.
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Le Parlement européen vote pour l’interdiction des produits en plastique à usage unique

Les eurodéputés ont soutenu à une large majorité un texte visant à interdire les cotons-tiges, couverts, assiettes et autres pailles en plastique.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h27
   





                        



   


Les eurodéputés se sont largement prononcés mercredi 24 octobre en faveur de l’interdiction prochaine de certains objets en plastique à usage unique, comme les cotons-tiges. La Commission avait proposé à la fin de mai d’interdire une dizaine de catégories de produits à usage quotidien, qui représentent à eux seuls 70 % des déchets échoués à la fois dans les océans et sur les plages.
Parmi ces produits, les couverts, les assiettes, les pailles, les mélangeurs de cocktail, les tiges de ballons gonflables ou encore les touillettes, qui devront être fabriqués avec des matériaux plus durables.

Dans un texte approuvé mercredi à une vaste majorité (571 voix pour, 53 contre et 34 abstentions), le Parlement réuni à Strasbourg a proposé d’ajouter à cette liste des produits comme les emballages de fast-food en polystyrène ou les produits oxoplastiques, supposés biodégradables, mais qui se fragmentent en réalité en microparticules de plastique.
« Ça défigure nos plages, ça tue nos océans, ça tue nos animaux et (...) ça affecte la santé humaine. Alors s’il y a des alternatives, on interdit », a résumé la rapporteuse du texte, Frédérique Ries (Alde, libéraux). « Chaque minute, une tonne de plastique est déversée dans nos océans », a souligné l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, qui se félicite de ce vote « malgré le lobbying massif des industriels du plastique ».

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Le Conseil de l’UE doit désormais se prononcer
La Commission propose par ailleurs de limiter la consommation d’une autre catégorie de produits pour lesquels il n’existe par de solution de remplacement, tels les emballages à usage unique de burgers, de sandwichs ou de fruits.
Dans le texte approuvé mercredi, les députés proposent d’ajouter les déchets issus des produits du tabac, en particulier les filtres à cigarette contenant du plastique, pour qu’ils soient réduits de 50 % d’ici à 2025 et de 80 % d’ici à 2030.
« Le Parlement européen est entré dans l’histoire », s’est réjoui Justine Maillot au nom de Rethink Plastic, une alliance d’ONG pour un avenir sans plastique. « C’est maintenant aux gouvernements nationaux de garder une ambition haute et de résister à la pression des entreprises », a-t-elle ajouté.
« Disproportionné » réagit l’industrie du plastique
La fédération européenne du secteur PlasticsEurope a jugé ces mesures « disproportionnées » et a réclamé dans un communiqué « des règles plus claires ». « Les causes profondes des déchets marins sont une mauvaise gestion des déchets » et « un manque de sensibilisation », explique-t-elle. L’alliance Rethink Plastic, qui regroupe des ONG pour un avenir sans plastique, a qualifié le vote d’« historique ».

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Le Conseil de l’UE, qui représente les Etats membres, doit lui aussi se prononcer sur le texte de la Commission, ce qu’il espère faire d’ici à la fin de l’année. Des négociations en « trilogue », selon le jargon européen, pourront alors débuter entre le Parlement, le Conseil et la Commission pour s’accorder sur un texte final.
La Commission aimerait voir la nouvelle directive aboutir avant la fin de son mandat, en 2019, pour une entrée en vigueur des règles qui n’est pas prévue avant 2022. Des interdictions existent par ailleurs déjà au niveau national, en France par exemple, où les gobelets et assiettes en plastique seront interdits au 1er janvier 2020.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Une plainte doit être déposée à Lille, jeudi 25 octobre, pour mise en danger d’autrui. Elle vise à faire reconnaître l’exposition de la profession à la fibre tueuse.
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Les pompiers ouvrent un nouveau front contre l’amiante

Une plainte doit être déposée à Lille, jeudi 25 octobre, pour mise en danger d’autrui. Elle vise à faire reconnaître l’exposition de la profession à la fibre tueuse.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 15h59
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

« On en a marre d’aller aux enterrements des copains qui développent ces saloperies de cancers. » David Mirland est un pompier en colère. Cancer du sang, cancer de la prostate, cancer des testicules, cancer du sein… C’est une épidémie que l’adjudant-chef de la caserne de Denain décrit parmi ses collègues (actuels ou anciens) du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Nord, le plus important contingent de pompiers de France avec environ 2 000 professionnels, 3 000 volontaires et 400 administratifs (mécaniciens, secrétaires). 
« On ne peut pas continuer à s’intoxiquer comme ça », tonne David Mirland, également représentant du personnel à la CGT. Las de réclamer en vain des mesures de protection efficaces dans le cadre du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, il a décidé, avec ses camarades, de changer de stratégie. Et d’ouvrir un nouveau front, judiciaire. Selon nos informations, la CGT des agents du Sdis 59 doit déposer jeudi 25 octobre une plainte contre X pour mise en danger d’autrui devant le tribunal de grande instance de Lille.
« A chaque fois que l’on demande des informations, on nous répond : “secret médical” », David Mirland, sapeur-pompier
Pour le soutenir dans cette démarche inédite, le syndicat n’a pas fait appel à n’importe quels avocats. Il a choisi le cabinet TTLA qui assiste des victimes de l’amiante dans plusieurs dossiers emblématiques comme celui des anciens salariés d’Eternit, l’ex-géant mondial de l’amiante. Plus de vingt ans après les premières plaintes, elles attendent toujours un grand procès pénal. L’adjudant-chef Mirland, comme ses camarades, veulent savoir si les problèmes de santé de ses collègues sont dus à la fibre tueuse : « Un copain sur Lille est suivi pour un mésothéliome. Le père d’un autre, également pompier, a été emporté à Denain. » 
Le mésothéliome est un cancer de la plèvre causé par l’inhalation de fibres d’amiante....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Selon « Le Canard enchaîné », la production a servi à la préparation de flans ou de glaces.
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Lactalis accusé d’avoir écoulé 8 000 tonnes de poudre de lait malgré une contamination à la salmonellose

Selon « Le Canard enchaîné », la production a servi à la préparation de flans ou de glaces.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h51
   





                        



   


Le géant de l’agroalimentaire Lactalis a-t-il sciemment écoulé des tonnes de poudre de lait malgré des risques de contamination à la salmonellose ? C’est ce qu’affirme Le Canard enchaîné, qui écrit dans son édition de mercredi 24 octobre que 8 000 tonnes de lait en poudre sorties de l’usine Célia de Craon (Mayenne) ont été utilisées, entre février et décembre 2017, dans des préparations industrielles comme des flans ou des glaces. Sur cette même période, l’établissement était pourtant l’épicentre d’un scandale de contamination de dizaines d’enfants à la salmonelle.
L’hebdomadaire satirique s’appuie sur des « documents fournis par la préfecture de la Mayenne », récemment rendus publics par la commission d’accès aux documents administratifs à la suite des demandes en ce sens de l’Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles (AFVLCS). Cette dernière a évoqué dans un communiqué « de nouvelles découvertes pour le moins inquiétantes que l’industriel a tenté de dissimuler au public » :
« Alors que tous les produits infantiles fabriqués à l’usine de Craon depuis avril 2017 ont été retirés et rappelés de la vente, suspectés d’être contaminés aux salmonelles, la poudre de lait fabriquée dans la même usine à la même période et destinée aux préparations industrielles (glaces, pâtisseries, etc.) a été écoulée sans encombre et sans que quiconque chez Lactalis vienne à s’interroger sur sa salubrité. »
« Mépris vis-à-vis des consommateurs »
« Fabriquée dans les mêmes tours de séchage, cette poudre de lait ne peut pourtant pas être vierge de tout soupçon de contamination », souligné Quentin Guillemain, président de l’association, pour qui, « une nouvelle fois, Lactalis démontre son irresponsabilité et son mépris vis-à-vis des consommateurs et de leur santé ».
Des accusations que Lactalis « dément et condamne fermement », les jugeant « sans fondement » :
« Les 8 000 tonnes visées par “Le Canard enchaîné” ont été fabriquées sur la tour 2, non objet de la contamination, et conditionnées sur un circuit d’ensachage indépendant. Aussi, en toute transparence avec les autorités, ces produits n’étaient pas concernés par le retrait-rappel. »
Une défense pourtant contredite par le compte rendu de la commission des affaires économiques, qui a longuement auditionné la directrice de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). On peut y lire qu’il y a eu « détection de la bactérie dans l’environnement de la tour n° 2 ».
Le ministre de la transition écologique, François de Rugy, a rappelé sur LCI qu’« il y a[vait] une procédure judiciaire en cours par rapport aux faits qui concernaient le lait infantile. Si jamais Lactalis a essayé de frauder par rapport aux consignes qui lui avaient été données, évidemment elle doit être condamnée ». Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a assuré que Lactalis serait « sévèrement sanctionnée » si elle a fraudé, car « il n’y a aucune place pour l’approximation quand il s’agit de la santé des Français ». 

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Information judiciaire
Ces nouvelles accusations pourraient alourdir celles qui pèsent contre le géant de l’agroalimentaire. Au début d’octobre, après plus de neuf mois d’une vaste enquête préliminaire, le parquet de Paris a en effet annoncé l’ouverture d’une information judiciaire dans ce scandale, qui avait touché cinquante-trois nourrissons en France.
L’affaire avait ébranlé l’industriel l’hiver dernier : une alerte avait été donnée à la fin de novembre 2017, après l’observation d’un nombre anormalement élevé de cas de salmonellose chez des nourrissons. Cette bactérie, qui provoque le plus souvent une gastro-entérite bénigne, peut avoir des conséquences extrêmement graves pour les plus jeunes. Le ministère de la santé avait alors diligenté une enquête dans l’entreprise Lactalis de Craon, qui exportait des produits dans quatre-vingt-trois pays. Au début de décembre, la contamination à la salmonelle est confirmée. Dès le 2 décembre, Lactalis procède au rappel de douze lots fabriqués dans cette usine, puis la suspension totale de l’activité du site mayennais.

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Dans le même temps, la direction générale de la concurrence, de la DGCCRF et les services vétérinaires poursuivent leurs contrôles. Le 21 décembre, des traces de salmonelles sont détectées dans un atelier de fabrication, laissant penser à une contamination générale du site. Lactalis annonce alors de nouveaux retraits de lots de lait infantile. Au total, 1 345 références sont retirées des rayons pour risque de contamination à la salmonelle.
Mais la consigne tarde à passer, et de nombreuses enseignes de la grande distribution, des pharmacies et des hôpitaux continuent de commercialiser ces lots. Un raté qui déclenche la colère de Bercy. D’autant que de nouvelles informations du Canard enchaîné tendent à prouver que Lactalis avait constaté l’existence des salmonelles sur les carrelages et du matériel de nettoyage dès le mois d’août 2017.
Retour dans les rayons
C’est tout ce mécanisme de responsabilité que devra déterminer l’enquête ouverte par le pôle santé publique du parquet de Paris. L’information judiciaire contre X porte sur des soupçons de « tromperie sur les qualités substantielles des marchandises », « inexécution par exploitant du secteur alimentaire de procédure de retrait ou de rappel d’un produit préjudiciable à la santé » et « blessures involontaires ayant entraîné une incapacité inférieure ou égale à trois mois ».
L’usine de Craon a repris son activité au début de juillet. Le 18 septembre, le ministère de l’agriculture a autorisé le retour dans les rayons des laits infantiles du groupe. Mais pour son retour en grande surface, Lactalis devrait faire une croix sur sa marque Milumel, jugée trop touchée. Le groupe de Laval devrait commercialiser ses produits sous la marque Celia, du nom de l’entreprise rachetée en 2006 par Lactalis, alors propriétaire de l’usine de Craon.
L’ONG Foodwatch a dénoncé la reprise « inacceptable » de la commercialisation des laits infantiles Lactalis. « L’enquête judiciaire préliminaire est toujours en cours. Et les conclusions de la commission d’enquête parlementaire n’ont même pas encore été prises en compte. Il serait très grave que Lactalis et tous les acteurs impliqués s’en tirent en toute impunité », dénonce Karine Jacquemart, directrice générale de Foodwatch.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ L’ambassadrice pour les pôles Sud et Nord fustige une politique antidiesel qui avait été amorcée alors qu’elle était ministre de l’environnement.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Diesel et « écologie punitive » : les amnésies de Ségolène Royal

L’ambassadrice pour les pôles Sud et Nord fustige une politique antidiesel qui avait été amorcée alors qu’elle était ministre de l’environnement.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 09h19
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 09h57
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Ségolène Royal, qui était lundi 23 octobre l’invitée de RTL, a critiqué la politique d’« écologie punitive » du gouvernement Philippe et déploré la hausse des taxes sur les carburants, en particulier sur le diesel. Au passage, celle qui est désormais ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique oublie que les mesures actuelles sont en grande partie la prolongation de ses actions en tant que ministre de l’environnement, entre 2014 et 2017.

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1 – La convergence diesel-essence, un mouvement amorcé par… Ségolène Royal
Ce qu’elle a dit :
« Cette taxation sur l’essence et le gazole, c’est juste faire des impôts supplémentaires, et utiliser l’écologie pour faire des impôts supplémentaires ce n’est pas honnête. »
L’alignement des fiscalités entre le diesel et l’essence n’a pas été décidé de manière abrupte, en octobre. C’est un des engagements de campagne d’Emmanuel Macron, qui l’a annoncé début 2017.
Pourquoi c’est de l’amnésie ?
En réalité, ce rapprochement entre les prix des carburants avait été commencé sous le gouvernement précédent, en 2015, c’est-à-dire il y a trois ans, alors que Ségolène Royal était ministre de l’environnement.
L’ancienne ministre - qui s’était dite opposée à l’idée avant de changer d’avis après avoir intégré le gouvernement Valls - a d’ailleurs évoqué cette mesure sur RTL, en affirmant qu’elle avait prévu, à l’époque, « la baisse d’un centime par an du prix de l’essence et la hausse d’un centime du prix du gasoil ». Pourtant, ce calcul est sous-estimé puisque cette augmentation s’additionnait avec une hausse de la taxe sur les carburants (la TICPE) décidée pour atténuer l’impact financier de l’abandon de l’écotaxe, et un changement de calcul pour mieux intégrer les émissions de dioxyde de carbone (CO2).
En tout, Ségolène Royal calculait en janvier 2016 devant les députés que l’augmentation s’élevait « pour le gazole à 4 centimes par litre » et que cette évolution « amorçait la convergence entre la fiscalité du gasoil et celle de l’essence ». La ministre avait même été plus loin en évoquant le fait d’aller à terme vers une interdiction du carburant diesel.
2 – Inciter à acheter des voitures plus écologiques ? Une idée développée par… Ségolène Royal
Ce qu’elle a dit :
« Est-ce que du jour au lendemain les automobilistes peuvent vendre leur voiture pour acheter une voiture électrique ou une voiture hybride ? La réponse est non. »
Pourquoi c’est de l’amnésie ?
Personne ne conteste qu’il est difficile de changer de voiture « du jour au lendemain », car c’est un achat coûteux. Mais il est étrange que ce soit Ségolène Royal qui s’en étonne, car c’est elle qui, lorsqu’elle était au ministère de l’écologie en 2015, avait relancé la prime à la conversion écologique, imaginée en 2009, et justement destinée à aider les particuliers à acheter un véhicule plus écologique, en mettant à la casse sa vieille voiture polluante. Une prime de 10 000 euros était aussi versée pour l’acquisition d’un véhicule électrique.
Sous la présidence Macron, cette aide a été réduite à 6 000 euros. En revanche, la prime à la conversion écologique a été étendue à l’achat d’une voiture d’occasion, et augmentée, pour atteindre 1 000 euros, et même 2 000 euros pour les ménages non imposables. Selon le gouvernement, cette prime a bénéficié à 200 000 ménages en 2018.
Ce n’est pas suffisant pour financer en totalité l’achat d’un véhicule plus écologique, mais ces primes ont eu un effet très net sur les ventes de motorisation diesel, qui se sont effondrées, passant de 1,5 million en 2010 à moins d’un million de véhicules neufs en 2017. Les motorisations hybrides et électriques émergent en revanche plus timidement.


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Le diesel s'effondre, l'électrique et l'hybride émergent timidement
Immatriculations de voitures neuves en France par source d'énergie depuis 2003. 

Source : SOeS



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		},
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		},
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			}
		}],
		plotBands: [{
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        1230850800000,
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        1262386800000,
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	}

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3 – Le budget 2019 n’a pas (encore) supprimé toutes les aides écologiques
Ce qu’elle a dit :
« Bruno Le Maire a cassé tous les leviers positifs de l’écologie positive. (…) Le crédit d’impôt de transition énergétique, notamment pour les doubles vitrages, qui vient d’être supprimé, les 200 euros pour les vélos électriques, ça vient d’être supprimé, les 10 000 euros pour l’achat d’une voiture électrique, ça vient d’être supprimé, les autres crédits d’impôts notamment l’installation de bornes électriques, ça vient d’être supprimé, les subventions des territoires à énergie positive… »
C’est plutôt vrai
Après avoir dénoncé la hausse de la fiscalité écologique, Ségolène Royal a aussi égrené les mesures rabotées par le gouvernement. Cet inventaire n’est pas totalement faux : la prime à l’achat d’un vélo électrique a bien disparu en début d’année, les territoires à énergie positive, victimes de leur succès, ont connu des problèmes de financement, et la prime aux voitures électriques a baissé de 10 000 euros à 6 000 euros.
Toutefois, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) a été prolongé d’un an dans la loi de finances 2019, pour un montant de plus de 800 millions d’euros, et devrait continuer à financer les bornes de recharge électrique. Si l’on ajoute la hausse du chèque énergie, qui passe de 150 euros à 200 euros pour les ménages modestes (pour un coût total de 710 millions d’euros), la prolongation de l’écoprêt à taux zéro (environ 800 millions d’euros) et de la prime à la conversion (760 millions d’euros), le projet de loi de finance 2019 prévoit près de 3 milliards d’euros de mesures « positives » en faveur de l’environnement.
Cela reste toutefois en deçà des 5 milliards d’euros attendus par la seule hausse de la fiscalité sur le carburant. Et c’est plutôt dans les années suivantes que l’« effet de ciseau » risque de se faire sentir, puisque les taxes sur l’essence et le diesel ne feront qu’augmenter, alors que plusieurs programmes d’accompagnement environnemental (CITE, EcoPTZ) risquent de disparaître ou d’être remaniés.
En cela, on peut dire que Ségolène Royal a plutôt raison lorsqu’elle affirme que « le gouvernement ne respecte pas l’obligation de la loi [sur la transition écologique] qui consiste à dire : “quand on fait un centime de plus de fiscalité écologique vous êtes obligés de baisser un centime ailleurs la fiscalité pour qu’il y ait une neutralité fiscale par rapport à l’économie” ».
4 – Récupérer 55 milliards d’euros de fraude fiscale ? Un chiffre très ambitieux
Ce qu’elle a dit : 
« Le gouvernement ferait mieux de remplir les caisses en luttant contre la fraude fiscale des banques, puisque le journal “Le Monde” vient de révéler qu’il y avait 55 milliards de fraude fiscale des banques, ce serait plus intelligent que de prendre au piège les automobilistes. »
Pourquoi c’est hors sujet ?
Le Monde est flatté que Ségolène Royal cite l’enquête sur le scandale « CumCum » et « CumEx », des pratiques d’évasion et d’optimisation fiscale impliquant plusieurs banques. En revanche, le chiffre qu’elle avance, « 55 milliards d’euros de fraude », ne correspond malheureusement pas à une somme que le fisc français pourrait récupérer. C’est une estimation du préjudice subi par plusieurs pays européens depuis 2001. Pour la France, la somme serait plutôt évaluée à 3 milliards d’euros par an — ce qui reste un montant très élevé.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Fort de son expérience à Romorantin, où il a travaillé au réaménagement d’un quartier en zone inondable, l’architecte Eric Daniel-Lacombe préconise dans une tribune au « Monde » plusieurs principes d’action pour la vallée de l’Aude.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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« Il est possible d’inventer de nouvelles manières de vivre avec le risque d’inondation »

Fort de son expérience à Romorantin, où il a travaillé au réaménagement d’un quartier en zone inondable, l’architecte Eric Daniel-Lacombe préconise dans une tribune au « Monde » plusieurs principes d’action pour la vallée de l’Aude.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 09h48
    |

Eric Daniel-Lacombe (Architecte)







                        



                                


                            
Tribune. Les inondations catastrophiques dans l’Aude, qui ont fait quatorze morts et plus de soixante-dix blessés depuis le 15 octobre, obligent à réfléchir aux mesures de prudence à envisager pour l’avenir. Il faut se préparer à de nouvelles inondations en organisant les secours, l’aide aux populations qui en subissent les conséquences et l’anticipation des dommages. Ceux-ci se déclinent en trois temps : le surgissement du drame qui frappe les esprits ; l’attente du retrait des eaux, un temps crucial pour sauver des vies et restaurer la confiance ; la lente reconstruction de la vie et des infrastructures.

A la fascination qu’exerce le premier temps succède l’oubli dans lequel sont plongés le second et le troisième temps. La destruction des infrastructures de transport d’énergie, des routes et des ponts, ainsi que celle des systèmes d’assainissement ont des effets dévastateurs sur des populations fragilisées, sur leur santé et leur économie. Face à l’angoisse collective, il semble intuitivement évident qu’il faudrait élever des digues de protection, interdire les nouvelles constructions et exiger que l’Etat s’en charge. Ainsi, par un coup de baguette magique, tous les risques seraient supprimés.
Vigilance endormie
Il y a certes des digues qui sont utiles, et des mesures d’interdiction de construire raisonnables. Mais, dans beaucoup de cas, les digues endorment la vigilance des habitants et créent des événements terribles quand elles cèdent. Quant aux mesures d’interdiction, elles sont faciles à prendre, mais quelquefois difficiles à faire respecter, contribuant ainsi à l’affaiblissement du respect pour l’intérêt général et à la multiplication des incivilités.
Déclarer zone inondable des villages anciens rend les maisons invendables et oblige les habitants à y rester, en leur interdisant de construire des protections, au risque de leur faire perdre toute confiance dans les pouvoirs publics. Cela ne semble...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Le seuil d’émissions de CO2 imposé par l’Europe pousse les fabricants à concevoir des moteurs non polluants avant 2021. Alors qu’ils n’avaient alloué que 25 milliards de dollars en faveur des véhicules électrifiés ces huit dernières années, ils vont devoir y consacrer 255 milliards de dollars dans les huit prochaines années.
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Les constructeurs contraints d’investir dans la voiture électrique

Le seuil d’émissions de CO2 imposé par l’Europe pousse les fabricants à concevoir des moteurs non polluants avant 2021. Alors qu’ils n’avaient alloué que 25 milliards de dollars en faveur des véhicules électrifiés ces huit dernières années, ils vont devoir y consacrer 255 milliards de dollars dans les huit prochaines années.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 07h00
    |

                            Jean-Pierre Lagarde








                        



                                


                            

Présentés lors du Mondial de l’automobile, à Paris, les nouveaux modèles électriques qui seront commercialisés dans les prochains mois illustrent la marche forcée vers l’électrique à laquelle se livrent les constructeurs. Un petit fabricant californien est là pour leur rappeler que cette alternative pourrait bien rapidement les submerger. L’an passé, avec la Model S, Tesla a en effet surclassé, en France comme en Europe, les ventes des ténors du haut de gamme – les Audi A8, Mercedes Classe S ou BMW Série 7. Et avec la présentation au Mondial de Paris de la Tesla Model 3 – qui intervient sur le segment des Audi A4, Mercedes Classe C et BMW Série 3 –, c’est cette fois la catégorie des routières haut de gamme qui est mise sous tension. « Malgré leur faible part dans les ventes actuelles, les constructeurs se ruent vers la production de ces véhicules électriques, observe le cabinet de conseil Oliver Wyman. Pas moins de trente-cinq nouveaux modèles électriques sont annoncés en 2019 pour contrer Tesla. »
Nouvelles normes
Mais ce sont surtout les normes de pollution imposées par l’Union européenne qui poussent les constructeurs automobiles à investir dans le véhicule électrique. En 2021, ils devront parvenir à un niveau moyen d’émissions de 95 g/km de CO2 pour l’ensemble de leurs gammes. Au-delà, ils devront s’acquitter d’amendes fixées à 95 euros par gramme de CO2 en excès sur chaque véhicule immatriculé dans l’année. Et ce n’est qu’un début, puisque le Conseil de l’Union européenne vient de se prononcer pour une nouvelle réduction de 35 % des émissions de CO2 en 2030.

Selon le patron de PSA, Carlos Tavares, les amendes infligées aux constructeurs pourraient affaiblir financièrement certains d’entre eux : « Si un constructeur automobile européen ratait ses objectifs [de baisse de CO2] et était mis à genoux par des amendes, il ne pourrait pas être acquis par un autre grand constructeur européen, en raison des règles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Les Etats de Sinaloa et celui de Nayarit, dans l’ouest du pays, avaient été placés en « alerte orange » par les autorités et les écoles fermées.
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L’ouragan Willa, rétrogradé en catégorie 3, a touché les côtes mexicaines

Les Etats de Sinaloa et celui de Nayarit, dans l’ouest du pays, avaient été placés en « alerte orange » par les autorités et les écoles fermées.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 06h19
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 09h47
   





                        



   


L’ouragan Willa, rétrogradé en catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson, a atteint dans la soirée du mardi 24 octobre la côte pacifique mexicaine. L’œil du cyclone a touché le littoral près d’Escuinapa dans l’Etat de Sinaloa, dans le nord-ouest du pays.
Le phénomène météorologique, qui avait été classé quelques heures, lundi, en catégorie 5 – le niveau maximal –, avait été rétrogradé en catégorie 3, mais restait « extrêmement dangereux » selon le Centre national des ouragans américain (NHC).

        Lire aussi :
         

                Ouragans : des phénomènes aggravés par le réchauffement climatique



Les Etats de Sinaloa et celui de Nayarit (ouest) avaient été placés en « alerte orange » par les autorités et les écoles fermées. Plus de 4 250 personnes ont été évacuées dans les zones à haut risque, dont certaines régions touristiques, a précisé le responsable national de la protection civile, Luis Felipe Puente.
Des rues inondées
Quelques heures avant l’arrivée de Willa, à Escuinapa, une ville de 30 000 habitants où est entré l’œil de l’ouragan, plusieurs rues étaient déjà inondées. Des militaires ont été déployés dans le secteur pour intervenir en cas d’importants dégâts.
« Espérons que tout cela va se terminer rapidement et qu’on va pouvoir retourner chez nous, a témoigné auprès de l’Agence France-Presse (AFP) un agriculteur qui s’est réfugié dans un abri où se trouvent 2 500 personnes. « On se sent mal de tout laisser derrière nous, mais qu’est-ce qu’on peut faire ? »

   


A 100 km au nord, à Mazatlan, qui compte 500 000 habitants, l’ouragan n’avait en revanche provoqué en début de soirée qu’une faible pluie. Des promeneurs déambulaient même sur la promenade du bord de mer, à pied ou à vélo, a constaté un journaliste de l’AFP. Willa pourrait toutefois provoquer de dangereuses inondations dans la région, ainsi que la tempête tropicale Vicente, plus au sud, dans les Etats de Michoacan et Guerrero.
En septembre, au moins 15 personnes ont péri dans des crues soudaines liées aux fortes pluies dans les Etats de Sinaloa et Michoacan. La semaine dernière, onze personnes sont mortes à Oaxaca (sud) à cause des intempéries.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Issue du transport maritime, la pollution à la paraffine industrielle sur le littoral est fréquente. Son impact sur l’environnement et l’économie des communes touchées inquiète.
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Les échouages de paraffine, une pollution supplémentaire pour le littoral

Issue du transport maritime, la pollution à la paraffine industrielle sur le littoral est fréquente. Son impact sur l’environnement et l’économie des communes touchées inquiète.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 17h29
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 14h20
    |

                            Sylvie Burnouf








                        



                                


                            

Plus discrète que les marées noires, moins fétide que les algues en décomposition, la pollution à la paraffine industrielle passerait presque inaperçue, si elle ne recouvrait parfois par tonnes les plages du littoral. Apportée par la marée sous forme de boulettes blanches, jaunes, grises ou rosâtres, elle s’éparpille sur le sable ou ponctue les rochers, tels des petits paquets de pâte à modeler. Peu de doutes subsistent quant à sa provenance : transportée par navire à une température assez élevée pour être liquide, cette substance est rejetée en mer par les équipages lors du nettoyage des cuves, et se fige rapidement au contact de l’eau froide.
La pratique n’est pas illégale – pour peu que certaines conditions, notamment de volume et de distance par rapport aux côtes, soient respectées – mais la question des impacts est posée, tant du point de vue écologique ou sanitaire qu’économique. La limitation du rejet des paraffines industrielles en mer est d’ailleurs à l’ordre du jour de la 73e session du Comité de la protection du milieu marin (MEPC) de l’Organisation maritime internationale (OMI), qui se déroule du 22 au 26 octobre. Une disposition bannissant le rejet d’eaux de lavage en mer pour les navires transportant ce type de substances devrait y être adoptée, mais elle ne concerne que certaines zones d’Europe.
Le phénomène ne connaît pas de frontières. En France, au cours des dernières vacances d’été, deux alertes sont parvenues au Centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), implanté à Brest, pour des boulettes flottantes ou échouées en Méditerranée et dans le Calvados.
« Une pression de plus sur le milieu naturel »
Sur la Côte d’Opale (Hauts-de-France), le phénomène est presque devenu banal : ces deux dernières années, six arrivages de taille ont été dénombrés. « En juillet de l’année dernière, on s’est carrément retrouvés avec 30 tonnes sur le littoral »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite craintes et interrogations. Nos lecteurs s’inquiètent du devenir des données collectées.
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Linky en questions : le compteur électrique est-il un espion ?

La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite craintes et interrogations. Nos lecteurs s’inquiètent du devenir des données collectées.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 13h35
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 08h04
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Cet article a été réalisé à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky, qui doit être déployé par Enedis dans l’ensemble des foyers français d’ici à 2021.
Les données collectées sont-elles anonymisées et sécurisées ?Le compteur peut-il se faire pirater ?Linky peut-il savoir quels appareils électriques j’utilise ?Un client de Linky peut-il refuser la transmission de ses données ?Linky est-il doté d’une caméra espion ?Peut-on dérégler le compteur Linky avec un aimant ?
Les données collectées sont-elles anonymisées et sécurisées ? 
OUI
Question de Cazil558 :
« Recueil de données : 1. Par qui (sous-traitance ? Où sont-elles stockées ? Sécurisation ? Anonymat ?) 2. A quelles fins ? (réévaluation des contrats… Revente de données à des tiers pour ciblage marketing ?) »
Le principe du compteur communiquant Linky, par rapport aux compteurs mécaniques classiques, réside dans la possibilité de relever à distance les données de consommation d’un foyer, pour gérer l’abonnement et faciliter la facturation.
Pour cela, le gestionnaire du réseau, Enedis, recueille les informations de consommation du foyer et le transmet à un concentrateur, hors du logement, par le biais du courant porteur en ligne (CPL). Ce dernier renvoie les informations vers les systèmes de gestion par le réseau de téléphonie mobile (GPRS). Les processus de recueil de données et leur transmission ont été validés par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Aucune information personnelle (nom, adresse ou numéro de téléphone) n’est transmise.
Les données de consommation des utilisateurs sont envoyées de manière cryptée vers les fournisseurs d’énergie, une fois par jour ou plus souvent, seulement si le consommateur y consent explicitement. Elles peuvent aussi être mises à disposition des collectivités locales, ou utilisées en open data pour mieux connaître ou maîtriser la consommation, toujours avec l’accord de l’utilisateur. Dans ce cas, la Commission nationale pour l’informatique et les libertés (CNIL) veille au respect de l’anonymat. Par exemple, les données sont cumulées dans le temps et les informations géographiques fines sont agrégées par bâtiments ou îlots d’au moins onze foyers, comme pour les données de l’Insee, afin d’éviter qu’un consommateur ne puisse être identifié a posteriori.
Le compteur peut-il se faire pirater ?
PEU PROBABLE
Plusieurs lecteurs s’inquiètent du risque de prise en main à distance d’un compteur communiquant. Deux types de craintes sont identifiés :
« Le risque de cybercriminalité, de black-out total de la distribution d’électricité. Car les Linky et les concentrateurs sont des ordinateurs connectés et donc piratables. »
« La possibilité donnée aux employés du distributeur de connaître mes horaires d’absence grâce au relevé de ma consommation d’électricité en temps réel, et donc d’informer un réseau de cambrioleurs. »
Il est difficile de répondre de manière définitive à ces questions de sécurité, car les techniques de piratage évoluent rapidement. « Nous n’avons pas encore subi la moindre attaque sur ces matériels, ce qui ne signifie pas, pour autant, qu’aucune ne surviendra dans l’avenir », a ainsi indiqué Bernard Lassus, porte-parole d’Enedis, lors d’une table ronde organisée par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) en décembre 2017.
Enedis a effectué une analyse de risque avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information, et des précautions ont été prises à tous les niveaux, comme le détaille M. Lassus :
le compteur lui-même « a été certifié par l’Anssi, qui vérifie la question du hackage (piratage) physique » ;les données transmises entre le compteur et le concentrateur sont cryptées. Elles ne contiennent pas d’informations personnelles, hormis la localisation et les niveaux de consommation ;dans les concentrateurs se trouve un « secure element » (dispositif de sécurité), pour protéger l’ensemble du dispositif et éviter toute attaque vers le système d’information, avec des mémoires qui s’effacent en cas de détection d’intrusion ;quant au système d’information, qui est l’élément le plus crucial, il se situe dans des locaux totalement sécurisés, « sur le modèle du domaine du nucléaire », selon le porte-parole d’Enedis.
Ces mesures de sécurité, en particulier l’anonymisation des données, empêchent un simple employé de connaître les informations de consommation et donc « d’informer un réseau de cambrioleurs ». Il existe probablement des manières plus simples pour un voleur de s’assurer de la présence ou de l’absence d’une personne à son domicile.
En revanche, le hacking à grande échelle n’est pas exclu. Un des risques identifiés par l’Anssi serait qu’un grand nombre de compteurs soient éteints en même temps, privant d’électricité les foyers concernés, ce qui pourrait créer un « excédent d’énergie et, sans doute, une rupture du réseau quelque part », comme l’a détaillé Guillaume Poupard, directeur de l’Anssi, au magazine spécialisé Zone militaire. « Les produits certifiés nous semblent atteindre un niveau satisfaisant – même si rien n’est jamais sûr à 100 % – compte tenu des risques identifiés », conclut-il.
Linky peut-il savoir quels appareils électriques j’utilise ?
NON
Question de Philippe N. Coulon :
« Il est possible avec des relevés fréquents de faire une liste des appareils électriques possédés et de leur utilisation, présence ou absence du domicile… »
Par défaut, le compteur enregistre en local la « courbe de charge », c’est-à-dire la variation de l’électricité consommée dans la journée, mais ne transmet le relevé de consommation qu’une fois par jour au gestionnaire du réseau.
La Ligue des droits de l’homme (LDH) avait dénoncé en avril 2016 un compteur « très bavard » en expliquant que « le transfert des données détaillées sur la consommation d’énergie (par exemple toutes les dix minutes) permet notamment d’identifier les heures de lever et de coucher, les heures ou périodes d’absence, ou encore, sous certaines conditions, le volume d’eau chaude consommée par jour, le nombre de personnes présentes dans le logement, etc. » Mais la LDH avait ensuite tempéré son accusation, après avoir vérifié que ce niveau de précision ne peut être atteint qu’à la condition que le client consente à cette transmission, en ouvrant un espace personnel sécurisé sur le site d’Enedis.
De plus, cette courbe de charge n’est pas enregistrée en temps réel mais par tranches (appelées des « pas de mesure ») qui ne doivent pas être inférieures à dix minutes. Actuellement, Linky est même moins précis car il mesure la consommation toutes les trente minutes.
Si l’utilisateur donne son accord, Enedis ou les fournisseurs d’énergie peuvent donc connaître les habitudes de lever, de coucher du foyer ou les pics d’utilisation d’électricité, à une demi-heure près. Quant à savoir précisément quelle personne entre ou sort du domicile, ou quel type d’appareil est utilisé (four, frigo, télé…), cela reste techniquement impossible.
Peut-on refuser la transmission de ses données ?
OUI
Question de Souf95 :
« Ma principale préoccupation porte sur les données. Je ne souhaite pas que mes données de consommation en temps réel soient enregistrées. On combat l’usage des données par les GAFA mais Enedis veut faire la même chose sans notre consentement. Dans le cadre du RGPD, puis-je refuser que mes données de consommation soient recueillies en temps réel ? »
Avant l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD), Linky était déjà soumis aux obligations du code de l’énergie, qui encadre la transmission de données.
Comme l’explique la CNIL, Linky ne transmet par défaut qu’un relevé journalier et donc aucune information en temps réél. Pour collecter les données fines (par heure ou demi-heure), il faut obtenir le consentement explicite de l’usager. Seule exception : des mesures peuvent être réalisées de manière ponctuelle pour que le gestionnaire du réseau puisse effectuer des missions d’entretien, ou intégrer des énergies renouvelables au bon moment par exemple.
Un usager peut choisir d’enregistrer ses données uniquement en local, dans le compteur lui-même, pour connaître l’historique de sa « courbe de charge » sans en autoriser la transmission au réseau ou à des tiers, ou même choisir. Il peut aussi refuser tout stockage de ses données, ou effacer son historique, par exemple avant un déménagement. A tout moment, il est possible, via un espace Internet sécurisé, de revenir en arrière et de changer ses paramètres de confidentialité.
Si le cadre théorique est très protecteur, la réalité est moins évidente. Direct Energie a ainsi été mis en demeure en mars 2018 par la CNIL pour ne pas avoir recueilli le consentement de ses clients de manière « libre, éclairée et explicite ». En effet, les fournisseurs d’électricité peuvent inciter fortement les clients à transmettre leurs données, en leur proposant des réductions ou des contrats financièrement intéressants.
 
Linky est-il doté d’une caméra espion ? 
NON
Question de Teresa Murtagh : 
« Linky comporterait une caméra qui photographierait l’intérieur des maisons. »
Le site parodique Scienceinfo l’assure dans un article daté de mai 2016 : le compteur Linky « dissimule en face avant une caméra espion grand angle pouvant envoyer sur le réseau du fournisseur d’énergie toutes les images recueillies dans le logement où l’appareil est installé ».
C’est évidemment un canular. Selon le site, l’usage de cette caméra serait activé seulement « sur commission rogatoire placée sous la tutelle du ministère de la justice, mais la mise en place de l’état d’urgence laisse entrevoir des situations plus inquiétantes où les intrusions dans notre vie privée se feront sans aucun contrôle ». Ces informations très inquiétantes pour la vie privée s’accompagnent d’une photo montrant l’emplacement de la caméra, sur la façade du boîtier vert.
Ce hoax a très bien fonctionné, puisqu’en 2018, il est toujours partagé par des internautes. Scienceinfo est un site satirique répertorié dans le Décodex, qui se targue de publier « des informations totalement fausses, voire archifausses et en plus, même pas vraies »… simplement pour rire et inciter les lecteurs à prendre plus de recul sur les informations pseudoscientifiques véhiculées sur Internet.
Peut-on dérégler le compteur Linky avec un aimant ?
NON
Question de Hugo : 
« Est-il vraiment possible de pirater un compteur Linky avec un aimant ? »
Derrière cette question, il n’est pas question d’un « piratage » délibéré pour récupérer des données ou d’un hacking malveillant réalisé par un terroriste, mais bien d’une vieille astuce utilisée pour réduire sa facture d’électricité. En effet, les anciens compteurs d’EDF, qui étaient mécaniques, fonctionnaient au moyen d’une roue dentelée, qui tournait en fonction de la consommation d’électricité. Pour réduire la facture, certaines personnes tentaient de dérégler ce système en « freinant » la rotation avec un puissant aimant proche du compteur, ou bien en introduisant un objet pour réduire la vitesse de la roue. Bien sûr, ces pratiques de fraude sont condamnables et peuvent se traduire par la suspension de l’abonnement et des poursuites pénales allant jusqu’à la prison.
Les compteurs connectés ne fonctionnent pas de la même manière et ne peuvent plus être manipulés par ce type de bricolage. D’ailleurs, le simple fait d’ouvrir le boîtier de Linky déclenche une alerte envoyée à Enedis.
La réduction des fraudes est une source d’économie pour le gestionnaire de réseau, qui évaluait en 2011 leur coût à 1,5 milliard d’euros.

Notre série Linky en questions
Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :
1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ? 
2- Le compteur électrique est-il un espion ? (mardi 23 octobre)
3- Les consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ? (mercredi 24 octobre)
4- Comment se passe l’installation du compteur ? (jeudi 25 octobre)
5- Est-ce vraiment écologique ? (vendredi 26 octobre)






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ D’ici à 2060, la consommation mondiale de matériaux de construction, et notamment de sable, devrait doubler, menaçant le rêve d’une société à la fois sobre, prospère et durable, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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« Un des grands défis du capitalisme au XXIe siècle sera de s’affranchir de son appétit de sable »

D’ici à 2060, la consommation mondiale de matériaux de construction, et notamment de sable, devrait doubler, menaçant le rêve d’une société à la fois sobre, prospère et durable, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 13h06
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Depuis l’antiquité, les civilisations se sont construites sur des matières premières simples, un peu d’argile, de paille, de solides blocs de pierre. La nôtre est bâtie sur du sable. De toutes les matières premières consommées par l’homme, il est de très loin le plus utilisé, avec ses cousins graviers et cailloux de toute sorte, qui rentrent, notamment, dans la production du béton. La planète en consomme près de dix fois plus que de pétrole ou de gaz.
Au XXe siècle, nous avons consommé 34 fois plus de matériaux de construction qu’au cours de tous les siècles précédents. Et selon le dernier rapport de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), paru ce mardi 23 octobre, cette dépendance sera encore plus grande dans les décennies à venir.
Démographie, urbanisation et croissance
La consommation de matériaux, et surtout de sable et pierres, devrait doubler d’ici à 2060, avec les conséquences que l’on imagine sur les milieux naturels, sur la pollution et le climat (ils représentent 10 % des émissions de gaz à effet de serre).
La première raison est l’accroissement de la population, qui devrait passer de 7 à 9 milliards d’individus. La deuxième, l’urbanisation, qui devrait en 2060 concerner les deux tiers des habitants de la planète. Sans oublier, bien sûr, la croissance économique dont l’effet est multiplicateur mais assez paradoxal : au-delà d’un certain stade, plus elle augmente, plus son appétit diminue.
Dans les pays les plus développés, la progression de l’économie est moins consommatrice de matières premières. C’est le cas en Europe ou aux Etats-Unis et cela le devient en Chine. L’ex-empire du Milieu, dans lequel s’active près de la moitié des grues du monde, devrait dès 2025 avoir stabilisé sa consommation de matériaux de construction aux alentours de 24 gigatonnes, sans augmentation par la suite, soit tout de même un quart du total mondial. C’est la raison pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Des collectivités et des ONG somment le pétrolier-gazier français de se conformer à la loi sur le devoir de vigilance des entreprises.
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Total interpellé sur sa responsabilité dans le changement climatique

Des collectivités et des ONG somment le pétrolier-gazier français de se conformer à la loi sur le devoir de vigilance des entreprises.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 06h22
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Pour l’heure, il s’agit d’un simple rappel à l’ordre, mais ses auteurs assurent qu’ils recourront au contentieux si leur démarche est ignorée. Lundi 22 octobre, treize collectivités territoriales et quatre associations de défense des droits humains et de l’environnement ont adressé à Patrick Pouyanné, PDG de Total, un courrier recommandé le priant de mettre l’entreprise en conformité avec la loi de février 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre.
Cosignée par les maires aux étiquettes politiques diverses d’Arcueil (Val-de-Marne), Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), Bègles (Gironde), Correns (Var), Grande-Synthe (Nord), Grenoble, La Possession (La Réunion), Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), Nanterre, Saint-Yon (Essonne), Sevran (Seine-Saint-Denis) et Vitry-le-François (Marne), par les élus de l’intercommunalité francilienne Est Ensemble (Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Le Pré-Saint-Gervais, Noisy-le-Sec et Pantin) et par les associations Notre affaire à tous, Les Eco Maires, Sherpa et Zéa, cette lettre a été rendue publique, le 23 octobre. Elle interpelle le groupe pétrolier et gazier sur les « conséquences néfastes et irréversibles » de son activité que ces entités estiment subir.

Présente dans plus de 130 pays, Total forme, avec ExxonMobil, Shell, Chevron, BP et ConocoPhillips, le clan des « supermajors », les six plus grosses entreprises mondiales du secteur pétrolier et gazier. Le groupe français n’est pas le premier à être visé. Tenus pour principaux responsables de la hausse de la concentration atmosphérique en CO2, les homologues de Total font d’ores et déjà l’objet d’actions en justice engagées par les villes de New York, San Francisco ou Oakland (Californie).
Sur son site Internet, Total affiche l’ambition de fournir « au meilleur coût » une énergie « propre ». Mais en juillet 2017, la firme a été désignée par un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Le gouvernement doit faire preuve de courage et de pédagogie en ne cédant pas aux critiques sur la fiscalité écologique, explique le professeur d’économie Christian de Perthuis dans une tribune au « Monde ».
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« Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité »

Le gouvernement doit faire preuve de courage et de pédagogie en ne cédant pas aux critiques sur la fiscalité écologique, explique le professeur d’économie Christian de Perthuis dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 09h26
    |

                            Christian de Perthuis (Professeur à l’université Paris-Dauphine)








                        



                                


                            
Tribune. Curieusement, c’est une disposition ne figurant pas dans le projet de loi de finances pour 2019 qui provoque les réactions les plus vives dans le débat budgétaire. Les hausses de 6,5 centimes pour le litre de diesel et de 2,9 centimes pour l’essence, comme celles affectant le gaz et le fioul domestique pour le chauffage, ont été adoptées il y a un an. Députés et sénateurs ont voté le renchérissement du coût des énergies fossiles jusqu’en 2022. Pourquoi ce qui passait comme une lettre à la poste à l’automne 2017 pose tant de difficultés en 2018 ?
Ecartons les explications anecdotiques, du type changement de locataire au ministère de l’écologie. Le problème vient du prix du pétrole : en 2017, le cours du brent était voisin de 40 dollars le baril (environ 34 euros). Lors de la conférence de presse de Bruno Le Maire pour le budget 2019, il cotait plus de 80 dollars. Une hausse qui se répercute sans délai dans les produits pétroliers que nous achetons. Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité.

La taxe carbone a été introduite en 2014, sous forme d’une composante incorporée dans les accises énergétiques (taxes sur les volumes d’énergie consommés), au prorata de leurs contenus respectifs en CO2. Entre 2014 et 2017, le taux de cette taxe a augmenté, mais son impact sur les énergies fossiles a été moindre que celui de la baisse de leurs prix hors taxe résultant de l’affaiblissement des cours mondiaux. Pour les ménages, le renchérissement de la taxe a donc été indolore. Bercy en a profité pour engranger des recettes supplémentaires et le gouvernement s’est bien gardé de faire la moindre publicité sur un impôt resté confidentiel.
Trois usages en concurrence
Le retour à la réalité est violent. Les arbitrages essentiels pour la montée en charge de cette taxe que personne n’ose appeler de son nom n’ont pas été discutés et ne sont pas assumés politiquement. Ils concernent au premier chef ses recettes. Pour chaque euro...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Si les taxes « vertes » procurent des recettes à l’Etat, l’objectif est aussi de changer le comportement des Français, rappelle la professeure d’économie Mireille Chiroleu-Assouline dans une tribune au « Monde ».
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« Il ne faut pas blâmer la fiscalité écologique »

Si les taxes « vertes » procurent des recettes à l’Etat, l’objectif est aussi de changer le comportement des Français, rappelle la professeure d’économie Mireille Chiroleu-Assouline dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 20h48
    |

Mireille Chiroleu-Assouline







                        



                                


                            
Tribune. La hausse de la fiscalité énergétique fait une fois de plus pousser des hauts cris alors que débutent les débats sur le projet de loi de finances pour 2019. Cette hausse était-elle inattendue cette année ? Non, puisque la loi de finances pour 2018 avait déjà fixé une trajectoire croissante de la composante carbone des tarifs des taxes intérieures de consommation des produits énergétiques (TICPE) sur la période 2018-2022, pour atteindre un objectif plus ambitieux que celui fixé par la loi relative à la transition énergétique promulguée en 2016, laquelle avait alors une valeur cible de la tonne carbone à 100 euros en 2030.
Ainsi, la valeur de la composante carbone des tarifs de ces taxes doit passer de 44,60 euros/tonne de CO2 en 2018, à 86,20 euros en 2022. En outre, la convergence du tarif du gazole vers les tarifs des essences devrait être achevée en quatre ans, soit à l’horizon 2021. Pour 2019, l’ensemble de ces mesures conduit à une augmentation de 2,9 centimes par litre de supercarburant et de 6,5 centimes par litre pour le gazole routier.
Les seules mesures à prendre, quand elles ne l’ont pas déjà été, concernent l’accompagnement des ménages les plus pauvres
Ces hausses de taxes sont indéniables mais sont-elles responsables de la flambée des prix qui est dénoncée ? Non. De 2014 – année de l’introduction de la composante carbone dans la TICPE–, jusqu’en 2017, les prix à la pompe ont baissé, malgré les hausses de taxes. L’essentiel des variations de prix est en effet dû aux fluctuations du prix du pétrole sur le marché mondial.
La hausse du prix des carburants a-t-elle vraiment réduit le pouvoir d’achat des Français par rapport aux années 1980 ? Non. Et même si le prix du litre de gazole avait simplement augmenté depuis 1983 au même rythme que le taux du smic horaire, il pourrait être aujourd’hui à 1,63 euro sans que la quantité de carburant achetée grâce à une heure de travail payée au smic ait diminué !...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Dans sa chronique au « Monde », l’historien explique comment cette appellation masque la persistance des systèmes anciens et sous-estime la transformation à opérer.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/10/2018
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Jean-Baptiste Fressoz : « L’expression “transition énergétique” est source de confusion »

Dans sa chronique au « Monde », l’historien explique comment cette appellation masque la persistance des systèmes anciens et sous-estime la transformation à opérer.



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 07h00
    |

Jean-Baptiste Fressoz, chargé de recherche CNRS







                        



                                


                            

Chronique « Transformations ». Du fait de la crise climatique, l’histoire de l’énergie prend une importance existentielle. Ainsi, dans son dernier rapport, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) raisonne à partir de l’histoire des transitions énergétiques passées pour inférer la probabilité d’une transition compatible avec un réchauffement de 1,5 °C.
L’optimisme est mesuré, mais il est tout de même affirmé : « Ces transitions systémiques sont sans précédent en termes d’échelle, mais pas nécessairement en termes de vitesse », peut-on lire dans le « résumé aux décideurs ».

Mais l’usage du mot « transition » repose ici sur un sérieux malentendu. Ce que les historiens étudient sont en fait des « additions énergétiques » et non des transitions.
Par exemple, le gaz d’éclairage n’a pas supprimé les bougies, et les machines à vapeur n’ont pas remplacé la force musculaire : au contraire, la production de bougies explose au XIXe siècle, et le nombre de chevaux atteint son sommet historique dans les années 1900. Même dans l’industrie sidérurgique, où l’usage de la houille est précoce, le bois reste dominant jusque dans les années 1860 en France et jusqu’au XXe siècle en Suède.
Des énergies additionnées au cours du temps
On ne passe pas simplement du bois au charbon, puis du charbon au pétrole, puis du pétrole au nucléaire : ces sources d’énergie n’ont fait que s’additionner au fil du temps.
Si, au cours du XXe siècle, l’usage du charbon décroît relativement au pétrole, il reste que sa consommation croît continûment, et qu’on n’en a jamais autant brûlé qu’en 2017. Et pour l’instant, le nucléaire et les renouvelables n’ont fait qu’ajouter une fine couche supplémentaire à un mix énergétique qui demeure fondamentalement carboné : selon les statistiques de British Petroleum, les fossiles (charbon, pétrole, gaz) représentaient 87 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ L’entreprise était poursuivie aux Etats-Unis par un jardinier, atteint d’un cancer en phase terminale qu’il attribue au glyphosate contenu dans ses désherbants.
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Au procès Monsanto, verdict confirmé mais enveloppe diminuée

L’entreprise était poursuivie aux Etats-Unis par un jardinier, atteint d’un cancer en phase terminale qu’il attribue au glyphosate contenu dans ses désherbants.



Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters
 |    23.10.2018 à 04h01
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 07h46
   





                        



   


Une enveloppe diminuée, mais un verdict maintenu sur le fond. Une juge de San Francisco (Californie) a décidé lundi 22 octobre de réduire largement les dommages et intérêts de 289 millions de dollars, infligés en août à Monsanto pour avoir caché la dangerosité du Roundup, pour les faire passer à 78 millions.
La magistrate Suzanne Bolanos a ordonné que soient réduits à 39 millions de dollars – au lieu de 250 millions – les dommages punitifs que devra verser le groupe à un jardinier atteint d’un cancer en phase terminale qu’il attribue au glyphosate contenu dans le désherbant.
Le plaignant, Dewayne Johnson, 46 ans, qui s’était également vu attribuer 39 millions de dollars de compensation au titre des pertes morales et économiques dues à sa maladie, a jusqu’au 7 décembre pour accepter cette nouvelle somme, sans quoi un nouveau procès sera organisé pour fixer un nouveau montant de dommages punitifs.

        Lire aussi :
         

                Dewayne Johnson, l’homme qui a mis Monsanto sur le banc des accusés



Monsanto a agi avec « malveillance »
Mme Bolanos estime que compte tenu de l’importance de la compensation de 39 millions de dollars octroyée à M. Johnson au titre de son préjudice moral et financier, il convient d’infliger au maximum la même somme au titre de dommages punitifs à Monsanto.

        Voir aussi :
         

          Les réseaux de Monsanto en infographie



Le géant agrochimique, qui vient d’être racheté par l’allemand Bayer, était poursuivi par le jardinier, qui avait abondamment utilisé le Roundup et sa version professionnelle, le RangerPro, dans le cadre de son travail dans des écoles d’une petite ville de Californie pendant deux ans, à partir de 2012.
Un jury populaire avait conclu, le 10 août, que Monsanto avait agi avec « malveillance » et que ses désherbants avaient « considérablement » contribué à la maladie de Dewayne Johnson. Le groupe avait déposé récemment une demande de nouveau procès, estimant notamment que les débats n’avaient pas prouvé de lien de cause à effet entre le cancer et le glyphosate ni qu’il avait agi avec « malveillance ». Ce procès historique était le premier mettant sur le banc des accusés les produits au glyphosate de Monsanto.

        Lire aussi :
         

                A Anniston, les fantômes de Monsanto






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Nous mangeons, et donc déféquons, du plastique. C’est la conclusion d’une étude sur la contamination de la chaîne alimentaire.
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Des microplastiques détectés dans les excréments humains

Nous mangeons, et donc déféquons, du plastique. C’est la conclusion d’une étude sur la contamination de la chaîne alimentaire.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 00h00
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 08h11
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Nous mangeons, et donc déféquons, du plastique. C’est la conclusion majeure d’une étude au protocole simple et pourtant inédit, présentée mardi 23 octobre au congrès de l’Union européenne de gastro-entérologie qui se tient à Vienne, en Autriche.
Elle montre, à partir d’analyses conduites sur des individus recrutés dans six pays européens ainsi qu’au Japon et en Russie, la présence généralisée de microplastiques dans leurs selles. Exploratoire, l’étude n’a porté que sur huit personnes bien portantes, mais vivant dans des pays différents (Italie, Finlande, Pologne, Royaume-Uni...) à des latitudes diverses (de la Sibérie au pourtour méditerranéen), aux régimes alimentaires variés.
Cela suffit à Philip Schwabl (université de médecine de Vienne, Autriche) et à ses coauteurs de l’Agence autrichienne de l’environnement, pour suspecter qu’au moins la moitié de la population mondiale porte, dans son système digestif, des microparticules de différentes matières plastiques. Et vraisemblablement bien plus.
Tous les échantillons analysés se sont révélés positifs : au minimum, 10 grammes de fèces contiennent dix-huit microparticules de plastique, le maximum étant de 172, et la médiane située à vingt… Plus surprenant, presque tous les types de plastiques recherchés ont été retrouvés. Du polypropylène (PP) et du polytéréphtalate d’éthylène (PET) ont été identifiés dans tous les échantillons, les autres matières les plus fréquemment retrouvées étant le polystyrène (PS), le polyéthylène (PE) et le polyoxyméthylène (POM).
Au total, neuf des dix types recherchés ont été retrouvés dans au moins un échantillon, et chacun d’eux en contenait entre trois et sept. Quant à la taille des microparticules découvertes, elle est très variable et se situe entre 50 microns et 0,5 millimètre.
Les miels contaminés
Les sources de ces contaminations n’ont pas été investiguées en détail par les auteurs. « Cette question est difficile en raison...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Les plaignants, dont deux journalistes, réclament une expertise de leurs blessures, pour, par la suite, entreprendre une procédure pour engager la responsabilité de l’Etat.
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Cinq personnes blessées à Notre-Dame-des-Landes saisissent la justice administrative

Les plaignants, dont deux journalistes, réclament une expertise de leurs blessures, pour, par la suite, entreprendre une procédure pour engager la responsabilité de l’Etat.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 18h17
   





                        



   


Cinq personnes, dont deux journalistes travaillant pour Reporterre et pour Libération, ont saisi le tribunal administratif de Nantes, lundi 22 octobre. Elles réclament une expertise de blessures qui auraient été causées par des grenades lacrymogènes GLI-F4 lors d’une opération d’expulsion en avril de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Le tribunal administratif de Nantes a confirmé avoir reçu cinq requêtes en référé expertise.
« Pour l’instant, on demande seulement à ce que des experts examinent les blessés (...) pour qu’on puisse déterminer avec certitude, même s’il n’y a pas vraiment de doute, que les personnes ont bien été blessées par des grenades GLI-F4 », a expliqué l’une des deux avocates qui représentent ces personnes, Me Chloé Chalot. Par la suite, l’objectif est d’entreprendre une procédure pour engager la responsabilité de l’Etat, a-t-elle dit, soulignant que le tout devrait prendre « énormément de temps ».

        Lire aussi :
         

                Violences à Notre-Dame-des-Landes : les deux camps cherchent une issue



Les cinq personnes « ont saisi le Défenseur des droits et (la démarche auprès du tribunal administratif) est une marche supplémentaire pour se faire reconnaître en tant que blessés et aussi contester l’opération de maintien de l’ordre en elle-même (...) et l’utilisation des grenades », a précisé Me Chalot.
Usage contesté
Après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le 17 janvier, deux opérations d’expulsion de la ZAD ayant mobilisé des milliers de gendarmes ont eu lieu, en avril et en mai.
L’usage de grenades GLI-F4 par les forces de l’ordre lors de ces opérations a fait l’objet de nombreuses critiques. Un étudiant de 21 ans avait notamment eu la main arrachée le 22 mai après avoir ramassé une de ces grenades à triple effet lacrymogène, sonore et de souffle.
Dans un rapport publié en janvier 2018, le Défenseur des droits avait estimé que la « dotation dans les opérations de maintien de l’ordre d’une arme présentant une telle dangerosité, eu égard à sa composition, rest(ait) problématique ».

        Lire aussi :
         

                Le Défenseur des droits propose l’interdiction de l’utilisation des lanceurs de balle de défense pour le maintien de l’ordre



Parmi les cinq personnes ayant saisi le tribunal administratif figurent Marie Astier, journaliste pour Reporterre, et Cyril Zannettacci, photographe pour Libération. Les deux avocates ont écrit dans un communiqué que les deux journalistes « agissaient dans l’exercice de leurs fonctions et que leur qualité était apparente ».
Les trois autres, venues « en soutien à la pérennisation des formes de vie alternatives expérimentées » dans la ZAD (« zone d’aménagement différé », devenue « zone à défendre » pour ses détracteurs) « ont été touché[e]s par des grenades GLI-F4 alors qu’[elles] se tenaient à distance des forces de l’ordre », assure par ailleurs le communiqué.



                            


                        

                        


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L’alimentation bio réduit significativement les risques de cancer

La présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle pourrait expliquer la baisse de 25 % du risque chez les grands consommateurs de bio.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 07h13
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            Stéphane Foucart et 
Pascale Santi








                        



                                


                            

Pour les agences réglementaires, les résidus de pesticides dans l’alimentation ne présentent aucun risque pour la santé. Mais un corpus scientifique récent, sur les effets des mélanges de molécules et des expositions chroniques à faibles doses, suggère que les risques posés par les traces de produits phytosanitaires sont, au contraire, bien réels pour le consommateur.
Une étude épidémiologique française, publiée lundi 22 octobre dans la revue JAMA Internal Medicine, est ainsi la première à pointer de tels risques dans la population générale, s’agissant du cancer.
Elle indique que les plus gros consommateurs d’alimentation issue de l’agriculture biologique ont un risque de cancer réduit de 25 %, par rapport à ceux qui en consomment le moins. « Pour expliquer ces résultats, l’hypothèse de la présence de résidus de pesticides synthétiques bien plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle comparés aux aliments bio est la plus probable », indique Emmanuelle Kesse-Guyot, chercheuse (Institut national de la recherche agronomique, INRA) dans l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inserm, INRA, université Paris-XIII) et coauteure de ces travaux.
De fait, les types de cancer dont les risques sont les plus réduits chez les consommateurs d’aliments labellisés « AB » sont également associés aux expositions des agriculteurs aux pesticides.
Démonstration inédite
Conduits par Julia Baudry et Emmanuelle Kesse-Guyot, les auteurs ont exploité les données d’une grande cohorte, dite NutriNet, de près de 70 000 volontaires suivis entre 2009 et 2016. Ils ont divisé en quatre groupes les individus, en les classant des plus gros consommateurs de bio (environ plus de 50 % de leur alimentation), à ceux qui n’en consomment que de manière occasionnelle, ou jamais.
Durant les sept années de suivi, 1 340 nouveaux cas de cancer ont été enregistrés ;...




                        

                        

