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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Monaco se déplace ce mercredi à Bruges, concerné par l’enquête qui a mis en lumière les turpitudes d’un football belge en pleine introspection.
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Scandale dans le football belge : « Tout le monde est un peu coupable »

Monaco se déplace ce mercredi à Bruges, concerné par l’enquête qui a mis en lumière les turpitudes d’un football belge en pleine introspection.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h24
    |

            Clément Guillou








                        


Thierry Henry a quitté le football belge par la cour d’honneur et son escalier en marbre, la sélection des Diables rouges, en tête du classement FIFA ; il revient par l’entrée de service et sa porte vermoulue : mercredi, le nouvel entraîneur de l’AS Monaco se déplace en Ligue des champions sur le terrain du FC Bruges (18 h 55), concerné par l’affaire de corruption qui secoue le championnat local.
Depuis que 180 policiers ont déboulé dans neuf clubs du royaume, mercredi 10 octobre, la « Jupiler Pro League » est sous pression et dégaze en tous sens. On sonne l’hallali de Mogi Bayat, agent à tout faire et homme le plus puissant du championnat, riche de son art de s’immiscer dans nombre de transferts, de faire et défaire les effectifs de plusieurs grands clubs du championnat, et du FC Nantes, aussi.
Le football belge serait heureux que l’homme d’affaires franco-iranien, inculpé d’organisation criminelle et de blanchiment d’argent, se trouve seul derrière les barreaux. Mais l’enquête, commencée il y a près d’un an, a révélé un problème plus large : parmi les 21 personnes inculpées, l’on trouve d’autres agents, des arbitres, des dirigeants de club, deux entraîneurs, un joueur (Olivier Myny, laissé libre) et des journalistes. Tout l’écosystème d’un football dont la dégringolade a commencé en 1995, lorsque l’un des siens, Jean-Marc Bosman, a provoqué la libre circulation des joueurs européens.
Mercredi, un premier joueur a été écroué et inculpé. Il s’agit du Franco-Tunisien, Fabien Camus, passé par le FC Malines entre janvier et juillet 2018 et aujourd’hui sans club. Selon le parquet fédéral, « le juge d’instruction a inculpé ce (mercredi) matin M. F. C. de participation à une organisation criminelle et de blanchiment d’argent ».

   



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En régression sportive pendant que ses rejetons brillent à la Coupe du monde et dans les grandes équipes d’Europe, en difficulté économique avec trois faillites de clubs de première division en dix ans, voilà le football belge pris en défaut sur son éthique. Si les soupçons des enquêteurs sont avérés, le « Footbelgate » réunit sur un petit territoire les déviances actuelles de l’économie du football : commissions gonflées pour les intermédiaires des transferts, agents prenant les rênes de la politique sportive d’un club, blanchiment d’argent et matchs truqués.
« Trafic d’êtres humains »
La police belge n’a pas frappé dans les divisions inférieures mais au sommet du championnat. C’est l’entraîneur de Bruges, le Croate Ivan Leko, qui est inculpé pour blanchiment. Ce sont les deux meilleurs arbitres belges qui seraient mêlés à des matchs truqués. C’est Dejan Veljkovic, agent serbe très introduit dans les grands clubs flamands, qui est soupçonné d’avoir manipulé deux matchs et échafaudé un système de blanchiment de l’argent des commissions.

   


Le scandale a mis en évidence la dérégulation des pratiques et la consanguinité d’un milieu où les conflits d’intérêts sont à chaque coin de rue, et pas uniquement chez les agents : « Pro League », la ligue professionnelle de football belge, est présidée par Marc Coucke, propriétaire d’Anderlecht, le grand club bruxellois. « Ce n’est pas normal », a d’ailleurs fait remarquer l’intéressé, qui quittera le poste à moyen terme.
Figure tutélaire des Diables rouges, l’ex-capitaine Vincent Kompany a rapidement appelé à rendre le marché des transferts transparent et s’est dit, avec son franc parler coutumier, pas surpris du scandale compte tenu « du milieu du foot » : « Le lien est étroit avec les pratiques en vigueur dans les milieux du trafic d’êtres humains, de drogue ou dans la prostitution. »
Pour répondre à cette affaire qui monopolise la presse belge, le gouvernement a été forcé de réagir. La profession d’agent devrait enfin être réglementée avec l’obtention d’une licence : une proposition de loi en ce sens patientait depuis sept ans. La ministre des affaires sociales, Maggie de Block, a menacé de revoir le système de réduction des cotisations sociales dont bénéficient les clubs pour rester compétitifs, si ceux-ci ne mettaient pas leurs affaires en ordre.
« On savait, oui. Mais où, et comment ? »
« C’est une période difficile mais opportune, veut croire Pierre François, directeur général de la “Pro League”. Sur les pratiques des agents, les événements récents ont eu le mérite de mettre sur la table des choses que tout le monde soupçonnait. On savait, oui. Mais la question était : où, et comment ? Dès lors, nous prenons l’initiative de ne pas attendre, de bousculer la table et d’aller au fond des choses le plus rapidement possible. »
Un groupe d’experts nommés par la Ligue est chargé de faire des recommandations sur lesquelles Pierre François a déjà son idée : limitation des commissions, du nombre de joueurs associés à un agent au sein d’une même équipe, impossibilité de représenter un club et un joueur dans un même transfert, ou d’être rémunéré d’une autre manière par un club… La Belgique s’interroge même sur l’opportunité d’obliger les joueurs à rémunérer eux-mêmes les agents. « Nous allons avoir des moments compliqués, peut-être perdre quelques joueurs pour notre championnat en raison de ces nouvelles contraintes, mais nous sommes persuadés que c’est le moment d’avancer, beaucoup plus vite que nous ne l’aurions fait sans cette piqûre », estime l’ancien dirigeant du Standard de Liège.
La « piqûre » a-t-elle été téléguidée ? Une partie du football belge soupçonne Marc Coucke, milliardaire de l’industrie pharmaceutique et nouveau propriétaire d’Anderlecht, d’avoir favorisé le déclenchement d’une enquête, fin 2017. Chronologiquement, le début de l’enquête par l’unité des fraudes sportives de la police fédérale belge correspond à la période du rachat du club par l’homme d’affaires, notoirement opposé à l’emprise de Mogi Bayat sur le football local et Anderlecht en premier lieu. De là à prendre le risque de provoquer ce tsunami…
« Tout seul, Bayat n’aurait rien pu faire »
Certains avaient senti monter la vague. Nenad Petrovic, agent important du football belge il y a quelques années, prédisait en avril dans le magazine Sport : « On voit des transferts complètement improbables et des montants que personne ne comprend. Dans ces clubs [il cite Charleroi, Anderlecht et Gand], le nom de l’agent est plus important que la qualité du joueur. (…) Heureusement, l’arrivée de Marc Coucke devrait tout changer. Ça va être une révolution pour le foot belge parce que tout cet équilibre précaire, avec Anderlecht dans le rôle principal, va être rééquilibré. Je pense qu’un séisme est en préparation. »
Le même Petrovic, au surlendemain des perquisitions, dans le journal L’Avenir : « Mogi Bayat n’est qu’une créature qui a été autorisée à agir par toutes les hautes instances du foot belge, à commencer par les dirigeants des clubs. Il a été malin, a utilisé toutes les ficelles et a profité du système. (…) Mais, tout seul, il n’aurait rien pu faire. Lorsqu’on laisse les clés d’un club à un agent, c’est la fin de ce club. Si on lui offre les clés d’une compétition, c’est pareil. »
Un autre agent, Eric Depireux, confirme dans les colonnes du Soir : « Pour que ces individus puissent imposer ce système, c’est que cela arrangeait tout le monde. Personne ne peut tomber des nues. Ce serait dommage que Bayat soit le seul à payer la note parce que tout le monde est un peu coupable. »
Les victimes, elles, sont connues et très discrètes pour le moment : les joueurs sont en position d’attente et les supporteurs ont été sommés par la fédération de ne pas faire référence aux affaires pour la reprise du championnat, le week-end dernier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Après un an et demi (2012-2013) passé au club de la capitale, l’entraîneur italien est de retour au Parc des Princes avec Naples, en Ligue des champions.
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Le règne contrasté de Carlo Ancelotti au PSG, entre nostalgie et amertume

Après un an et demi (2012-2013) passé au club de la capitale, l’entraîneur italien est de retour au Parc des Princes avec Naples, en Ligue des champions.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 10h11
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Quand il quitte un club, Carlo Ancelotti laisse le plus souvent des titres et une belle cote d’amour. Le Paris-Saint-Germain n’échappe pas à la règle et ses supporteurs devraient réserver une belle ovation à celui qui a ramené leur club sur le devant de la scène, aussi bien en France qu’en Europe. Ce mercredi 24 octobre, l’Italien Carlo Ancelotti, 59 ans, retrouve le Parc des Princes, à l’occasion de la réception de Naples, lors de la troisième journée de Ligue des champions. Aux commandes du Napoli depuis cet été, l’ex-entraîneur du PSG (janvier 2012-mai 2013) avait été déjà très applaudi par le public parisien, en septembre 2017, lorsque « son » Bayern Munich avait été corrigé (3-0). Un revers qui avait entraîné son éviction du banc bavarois.

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                Ligue des champions : au PSG, le discours change, les ambitions restent



La venue dans la capitale de l’entraîneur napolitain, actuel deuxième de Serie A et premier de son groupe en Ligue des champions, renvoie à son règne contrasté au club parisien. Un passage de dix-huit mois qui a permis de structurer le PSG version Qatar Sports Investments (QSI), mais l’intéressé en garde encore une certaine amertume en bouche. « Quelque chose s’était cassé et ne fonctionnait plus entre le club et moi. Je n’avais pas d’autre choix que de quitter le PSG », a raconté Ancelotti dans son ouvrage intitulé Mes secrets d’entraîneur (Solar, 2015).
En novembre 2011, Carlo Ancelotti (limogé six mois plus tôt de Chelsea) se laisse pourtant séduire par le discours tenu par le Brésilien Leonardo, alors directeur sportif du PSG et architecte du projet mis en place par les nouveaux propriétaires qataris. Les deux hommes se connaissent bien depuis leur collaboration au Milan AC. Double vainqueur de la Ligue des champions avec les Rossoneri (2003 et 2007), entraîneur de réputation mondiale, Ancelotti accepte de prendre les commandes de l’équipe parisienne à partir de la saison 2012-2013. Mais le limogeage d’Antoine Kombouaré, au début de la trêve hivernale, change la donne et précipite son arrivée.
« Carlo Ancelotti était cohérent avec l’ambition sportive de Leonardo, qui devait bosser avec un coach familier pour lui, et l’ambition d’image de l’actionnaire, souhaitant envoyer un message immédiat », se souvient un ex-cadre du club.
Un entraîneur qui a professionnalisé le PSG
Avec six mois d’avance, Ancelotti débarque au PSG et le fait basculer dans une autre dimension. Reflet des visées continentales du club, il obtient des recrues à sa main (Maxwell, Thiago Motta, Alex) et célèbre son pot d’arrivée, paradoxe suprême, au Stade Moustoir de Lorient contre les amateurs du Saint-Colomban Locminé, pensionnaire de CFA 2 (cinquième division), en 32e de finale de Coupe de France. Contraint de redescendre de ses coutumières hauteurs pour cette première, le natif de Reggiolo (Emilie-Romagne) s’en sort de justesse (victoire 2-1 dans les arrêts de jeu) face au « petit poucet ». Le ton est donné : rien ne sera facile.
« Il avait une grande proximité avec ses joueurs, à qui il ramenait d’Italie de la mozzarella. »
Au-delà des moyens financiers mis à sa disposition, Ancelotti apporte avec lui les méthodes de travail appliquées à Chelsea. GPS pour mesurer les données des joueurs, analystes de performances, nutritionnistes, création d’un restaurant au centre d’entraînement du club, nouvelles habitudes alimentaires : l’Italien et ses deux adjoints, son compatriote Giovanni Mauri et l’Anglais Paul Clement, bousculent les habitudes et contribuent à professionnaliser un club pas réputé pour être le plus structuré de Ligue 1 avant l’arrivée de QSI.
« Le programme d’entraînement était établi un mois à l’avance. Ancelotti, c’est le premier étage de la fusée QSI. Il a étoffé le secteur médical, recruté des kinés, préparateurs physiques. Il déléguait aussi beaucoup, développe Ronan Le Crom, à l’époque quatrième gardien du PSG. C’est un grand homme, d’une grande classe. Il avait une grande proximité avec ses joueurs, à qui il ramenait d’Italie de la mozzarella. Il était très à l’écoute. Il aime ses joueurs, ses collaborateurs, organise des barbecues en famille. Chacun a droit à un traitement particulier. Il voyait tout tactiquement. Quand il rentre dans une pièce, il inspire le respect. Il ne hausse jamais la voix. Sauf quand un short traîne dans les douches. »

   


Malgré son sens du détail et des relations humaines, la saison se solde par un semi-échec, aux allures de déception pour Ancelotti, avec le sacre improbable de Montpellier devant le PSG. A l’été 2012, le Transalpin modifie son équipe de fond en comble avec le recrutement de Zlatan Ibrahimovic, Thiago Silva, Ezequiel Lavezzi, et son jeune (20 ans) compatriote Marco Verratti, déniché à Pescara. Son PSG se mue alors en rouleau compresseur sur la scène domestique et remporte aisément la Ligue 1, en mai 2013, après dix-neuf ans de disette. Surtout, les Parisiens signent leur grand retour en Ligue des champions et manquent de faire tomber (2-2, 1-1) le FC Barcelone de Lionel Messi en quarts de finale.
Au fil de cette saison aboutie, marquée par le recrutement à visées commerciales de la « pop star » David Beckham, Ancelotti traverse pourtant une zone de turbulences. En décembre 2012, les propriétaires qataris du PSG s’inquiètent des inconstances et sautes de concentration de la formation avant sa victoire à l’arraché (2-1) contre Porto, en phase de poules. « Le manque de sérénité commença à peser, surtout dans la gestion des petits accrocs, toujours inévitables même dans les meilleurs parcours d’une équipe, a expliqué l’entraîneur dans son ouvrage. On commença à perdre la ligne que l’on avait tracée initialement avec les propriétaires et les dirigeants du club. »
« Une erreur que QSI regrette encore »
En janvier 2013, Ancelotti est endeuillé par la disparition, dans un accident de voiture, de son ami Nicholas Broad, chef du projet performance du PSG. Deux mois plus tard, la défaite (1-0) de l’équipe à Reims irrite les dignitaires de QSI, de plus en plus impatients. Désireux de bénéficier de « beaucoup de temps » pour bâtir sur la durée, l’ancien milieu de terrain décide alors de ne pas prolonger l’aventure dans la capitale et s’en ouvre à Leonardo. « Chaque match était devenu un motif de tension. On voulait tout et tout de suite », confessa-t-il.
« L’histoire s’est arrêtée en raison de l’impatience de l’actionnaire après quelques contre-performances. »
Une fois le titre de champion acquis, l’entraîneur claque la porte et cède aux sirènes du Real Madrid. « Déçu », le président Nasser Al-Khelaïfi ne parvient alors guère à le faire changer d’avis et se tourne vers Laurent Blanc pour lui succéder. « Le PSG avait des attentes et le coach a aussi été sollicité par le Real. Le train n’allait passer qu’une fois. Il y a aussi eu une dimension humaine dans cette décision », analyse Ronan Le Crom.
« L’histoire s’est arrêtée en raison de l’impatience de l’actionnaire après quelques contre-performances. Carlo Ancelotti a vécu comme un affront le fait que des nouveaux arrivants aient à son égard des exigences révélant leur incompétence sportive, détaille un ancien membre de l’état-major parisien. Un an plus tard, il remportait la Ligue des champions avec le Real Madrid. QSI ne commettra plus cette erreur, qu’il regrette encore. »
Depuis le départ fracassant de l’Italien, le PSG n’a d’ailleurs jamais fait mieux qu’un quart de finale en Ligue des champions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Les Lyonnais ont dû se contenter d’un nul, mardi soir, sur la pelouse d’Hoffenheim (3-3) dans le cadre de la troisième journée de C1.
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Ligue des champions : Lyon rate l’exploit pour une minute à Hoffenheim

Les Lyonnais ont dû se contenter d’un nul, mardi soir, sur la pelouse d’Hoffenheim (3-3) dans le cadre de la troisième journée de C1.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    23.10.2018 à 23h48
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h29
   





                        



   


Lyon a longtemps cru à l’exploit mais a dû se contenter d’un nul sur le terrain d’Hoffenheim (3-3), mardi 23 octobre, dans le cadre de la 3e journée de la Ligue des champions, au cours de laquelle le Real et Benzema se sont péniblement défaits de Plzen (2-1).
Dans le groupe E : Mazraoui soulage l’Ajax
Le Bayern Munich a longtemps buté sur l’AEK Athènes avant de faire sauter le verrou grec en deux minutes, après l’heure de jeu, par Javi Martinez (61e) puis Robert Lewandowski (63e). Arrivé malade en Grèce, après un mois tumultueux, le géant bavarois, aussi dominateur que maladroit, ne s’est pas vraiment rassuré. Mais, au moins, il a enchaîné une deuxième victoire de rang et maintenu la pression sur les Néerlandais.
Dans l’autre rencontre de la soirée, l’Ajax a dominé Benfica (1-0), grâce à un but de Mazraoui dans les arrêts de jeu (90e + 2), qui offre aux Lanciers la tête de la poule, à égalité avec les Allemands.
Dans le groupe F : Joelinton gâche la fête lyonnaise
Lyon pensait avoir fait le plus dur. Mais c’était sans compter sur Joelinton qui a jailli à la 92e minute et égalisé pour Hoffenheim (3-3), privant ainsi l’OL d’un deuxième succès en Ligue des champions, synonyme de première place dans la poule.

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                Comme Nagelsmann, entraîneur de Hoffenheim, les joueurs ratés sont-ils les grands coachs de demain ?



Résultat, c’est Manchester City, qui n’a fait qu’une bouchée du Chakhtar Donetsk (3-0), qui reste leader, avec un point d’avance sur les Français.
Dans le groupe G : merci Benzema !

   


Le Real s’en contentera. En crise, les Merengues ont décroché leur premier succès depuis un mois. Mais que ce fut compliqué face aux modestes Tchèques de Plzen (2-1). Karim Benzema (11e) et Marcelo (55e) ont un peu soulagé leur entraîneur, Julen Lopetegui, et les Madrilènes conservent la tête de leur poule, devançant à la différence de buts l’AS Rome.
Les Giallorossi, eux, n’ont pas fait de détails et dominé le CSKA Moscou (3-0) grâce notamment à un doublé d’Edin Dzeko (30e, 43e).
Dans le groupe H : Dybala efface Cristiano Ronaldo
On attendait Cristiano Ronaldo ou José Mourinho, on a eu Paulo Dybala. Le duel entre le Portugais de la Juventus et celui de Manchester United (1-0) a tourné à l’avantage du premier, qui poursuit son sans-faute grâce au but de Dybala.
Les Young Boys, eux, peuvent remercier Guillaume Hoarau. L’ancien Parisien, sur penalty, a répondu à l’ex-Marseillais Michy Batshuayi pour permettre au club bernois de décrocher le nul à domicile face à Valence (1-1).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Les bienfaits de l’activité physique sur la santé ne sont plus à démontrer. De manière préventive pour tous, ou thérapeutique dans la prise en charge des maladies chroniques, la pratique d’un sport pourrait éviter ou retarder la prise de médicaments.
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édition abonné


L’activité physique sur ordonnance

Les bienfaits de l’activité physique sur la santé ne sont plus à démontrer. De manière préventive pour tous, ou thérapeutique dans la prise en charge des maladies chroniques, la pratique d’un sport pourrait éviter ou retarder la prise de médicaments.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    23.10.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h25
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            

« Faire quinze minutes de marche par jour, une demi-heure de natation trois fois par semaine, aller trois fois par semaine à la séance de karaté, à deux séances de yoga. » Sortir du cabinet médical avec une telle prescription n’est pas si fréquent. Et pourtant cela devrait être la règle, au vu des connaissances scientifiques. On le dit et le redit, le sport est souvent le meilleur des « médicaments ».
D’abord en prévention. Les données de la science ne laissent plus place au doute sur ses bienfaits. « Il faut que l’activité physique devienne un sujet d’entretien dans les cabinets médicaux », martèle le docteur Alexandre Feltz, adjoint au maire de Strasbourg en charge de la santé : « Où habitez-vous ? Où travaillez-vous ? Où allez-vous avoir une activité de loisirs ? C’est aujourd’hui une question que l’on devrait poser à tous ses patients. » « Le parcours contraint doit devenir un parcours santé, à pied, à vélo, électrique ou pas », poursuit le docteur Feltz, chiffres à l’appui : dans les grandes villes, 30 % de la population prend la voiture pour moins de 1 kilomètre. Plus de 50 % pour moins de 3 km !

« L’activité physique est une thérapeutique à part entière dans la prise en charge des maladies chroniques : elle améliore les symptômes, l’équilibre de la maladie, favorise le lien social… », indique la professeure Martine Duclos, médecin du sport et physiologiste au CHU de Clermont-Ferrand. Cela permet aussi d’éviter ou de retarder le recours aux médicaments dans certaines pathologies comme le diabète de type 2 ou le cholestérol, ou de mieux supporter les traitements contre le cancer.
Aider le médecin à motiver le patient
Depuis la loi du 26 janvier 2016, les médecins peuvent prescrire de l’activité physique et sportive aux personnes en affection longue durée (ALD), ce qui représente 10 millions de patients. Mais les freins sont encore nombreux pour la mise en œuvre de cette nouvelle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Vice-championne olympique en 2016, Pusarla Venkata Sindhu est aussi une des sportives les mieux payées au monde.
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En Inde, jouer au badminton peut rapporter gros

Vice-championne olympique en 2016, Pusarla Venkata Sindhu est aussi une des sportives les mieux payées au monde.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 09h11
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Paris accueille une vedette indienne, et il ne s’agit ni d’un joueur de cricket ni d’une actrice de Bollywood. A 23 ans, Pusarla Venkata Sindhu pratique le badminton. Et plutôt bien. La numéro 3 mondiale est l’une des favorites des Internationaux de France qui se déroulent du mardi 23 octobre au dimanche 28 octobre au stade Pierre-de-Coubertin.
Sindhu est déjà vice-championne olympique et vice-championne du monde. Cet excellent palmarès, sans être extraordinaire, suffit à faire d’elle une star dans un pays de 1,3 milliard d’habitants où le sport de haut niveau n’est pas très performant, malgré l’exception du cricket, et la bonne santé de quelques autres disciplines comme la lutte, l’haltérophilie ou le tir. Avec deux médailles (et aucun titre), l’Inde a terminé les Jeux olympiques de Rio en 2016 au 67e rang, coincée entre le Venezuela et la Mongolie.
Originaire de la ville de Hyderabad, dans le sud du pays (Etat de Télangana), la jeune femme, fille d’un couple de volleyeurs, a récemment franchi les frontières indiennes et celles de son sport. A la surprise générale, elle a fait une entrée fracassante en août dans le Top 10 des sportives les mieux payées au monde, un classement réalisé par Forbes pour une période d’un an comprise entre juin 2017 et juin 2018.
Entre Venus Williams (6e) et Simona Halep (8e), Sindhu figure à la 7e position, derrière l’incontestable tête du classement, Serena Williams (18 millions de dollars). Le magazine américain chiffre ses revenus à 8,5 millions de dollars : 500 000 dollars de prix en argent et 8 millions provenant surtout de contrats publicitaires et de sponsors. Sans remettre en question l’entièreté du calcul, on peut relever une confusion de Forbes, qui en guise de prix en argent annuels de la joueuse indienne, a pris en compte tous les gains empochés par Sindhu sur le circuit depuis le début de sa carrière (457 000 dollars exactement).

   


Comment une joueuse de badminton indienne peut-elle se retrouver dans un tel classement, isolée au milieu d’une armée de tenniswomen ? A ce titre, la performance olympique de Pusarla Venkata Sindhu à Rio est le déclic de sa notoriété et de sa prospérité.
« Sa finale des JO a été l’un des plus grands événements télévisés de l’histoire en Inde. Depuis lors, ses revenus ont explosé. On dit qu’elle est la deuxième sportive la mieux payée en Inde après le capitaine de l’équipe nationale de cricket, Virat Kohli, confie Owen Leed, directeur commercial de la Fédération mondiale de badminton (BWF), le badminton indien est un marché en croissance, caractérisé par des améliorations en matière d’infrastructures, des investissements plus importants dans les équipements, une meilleure couverture médiatique, etc. »
Dans un entretien à CNBC en 2017, Tuhin Mishra, le directeur général de Baseline Ventures, la société qui gère les intérêts commerciaux de l’Indienne, livrait cette anecdote : « Avant les Jeux olympiques, quand nous contactions les sponsors, souvent on nous répondait “Sindhu… qui ?” »
« Après Rio, ma vie a énormément changé »
Sur le marché indien, les marques ont longtemps voulu n’être associées qu’au sport national, le cricket. En 2012, grâce à une médaille de bronze à Londres, une autre devancière, Saina Nehwal, était déjà parvenue à mettre le badminton sur le devant de la scène. Elle avait même signé un partenariat inédit à l’époque d’un montant de 5,7 millions d’euros sur trois ans. Le badminton est passé d’un sport huppé, de classe moyenne supérieure, à un sport de masse pratiqué par l’ensemble de la classe moyenne.
A la veille de son entrée en lice à Paris, Pusarla Venkata Sindhu est revenue pour Le Monde sur sa notoriété grandissante :
« Après Rio, ma vie a énormément changé. Le badminton a gagné en popularité. J’ai été très bien soutenue par le gouvernement, et beaucoup de partenaires m’ont rejointe. Je suis très heureuse d’être dans une liste avec des légendes comme Serena Williams, dit-elle, Je ne suis pas ennuyée que l’on m’en parle tout le temps. C’est stimulant, car les gens attendent désormais beaucoup de moi. »

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En effet, la BBC révélait que pour la médaille d’argent de Pusarla Venkata Sindhu aux JO, la badmintonienne avait reçu la somme de 130 millions de roupies, soit environ 1,54 million d’euros, d’aides étatiques et gouvernementales. Dans le même temps, la championne olympique espagnole Carolina Marin avait touché une prime de 82 000 euros pour sa médaille d’or. De nombreux sponsors, pêle-mêle, Bridgestone Tyres, Gatorade Nokia ou encore Panasonic… ont commencé à soutenir la championne indienne.
Preuve de sa notoriété grandissante, un film biographique se prépare pour retracer son parcours. Dans un pays encore conservateur, P. V. Sindhu a valeur d’exemple pour les femmes. « Beaucoup de jeunes filles me prennent comme une inspiration. Mes mots pour elles sont simples : travailler dur est l’unique clé du succès dans la vie », déclare la championne au discours policé.
Tout cela alors qu’elle n’a pas encore remporté le moindre titre international majeur, échouant plusieurs fois sur la deuxième marche du podium. Après le film sur sa (jeune) vie, on n’ose imaginer ce qui se passerait en cas de titre olympique dans deux ans, à Tokyo. A Bollywood, une suite peut être très vite lancée.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Pourquoi le ballon rond suscite-t-il tant de passions ? Omar da Fonseca, Mohamed El Khatib et Marie-Cécile Naves en ont débattu samedi 6 octobre au Monde Festival.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ A la tête de Hoffenheim, adversaire de Lyon mardi en Ligue des champions, l’Allemand de 31 ans n’a aucun passé de joueur professionnel.
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Comme Nagelsmann, entraîneur de Hoffenheim, les joueurs ratés sont-ils les grands coachs de demain ?

A la tête de Hoffenheim, adversaire de Lyon mardi en Ligue des champions, l’Allemand de 31 ans n’a aucun passé de joueur professionnel.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 19h18
    |

                            Alexandre Pedro et 
                            Douglas de Graaf








                        



   


« Je n’avais jamais pris conscience que pour devenir jockey, il fallait d’abord avoir été un cheval. » En une phrase définitive et équestre, l’Italien Arrigo Sacchi résuma un jour l’histoire de sa vie d’entraîneur. Celle d’un petit défenseur sans talent ni envergure de Fusignano, en Emilie-Romagne, devenu dans les années 1980-1990 le cerveau du grand AC Milan (champion d’Europe en 1989 et en 1990). Avec son 4-4-2 en zone, l’ancien vendeur de chaussures — son père en possédait deux usines — révolutionne un sport qui s’est refusé à lui comme joueur : « J’ai arrêté le football à l’âge de 19 ans, car j’ai rapidement compris que je n’aurais jamais été un champion. »
Julian Nagelsmann en a 20 quand il range ses crampons et ses dernières illusions, à la suite d’une blessure au ménisque, au terme d’une carrière de défenseur qui n’a jamais décollé plus haut que les équipes réserves de Munich 1860 et du FC Augsbourg. A 31 ans, l’Allemand est le plus jeune entraîneur à diriger une équipe en Ligue des champions, où il affronte Lyon, mardi 23 octobre, à 21 heures, pour un match déjà important dans l’optique de la qualification en huitièmes de finale. Nagelsmann battait déjà un record de précocité il y a trois ans en s’asseyant sur le banc du TSG Hoffenheim.
Une belle revanche pour celui qui « ne voulait plus entendre parler de football » après sa retraite sportive forcée. Son compatriote Thomas Tuchel a connu un parcours similaire. Huit petits matchs en D2 allemande, un cartilage du genou hors service et une vocation d’entraîneur précoce qui va mener l’ancien barman — la nuit — et étudiant en gestion — le jour — jusqu’au banc du Paris – Saint-Germain cette saison.

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Comment se tenir devant des footballeurs qui vous suspectent de ne pas pouvoir aligner trois jongles ? D’autres que Nagelsmann se sont posé la question. Sacchi se présentait comme un « éternel étudiant ». Chercher, réfléchir, explorer, multiplier les expériences et le plus souvent débuter tout en bas, voilà la feuille de route quand on désire entraîner sans passer par la case joueur.
« Moins de stéréotypes en tête qu’un ancien joueur »
Mieux que personne, José Mourinho incarne ce joueur contrarié qui prend sa revanche en commandant les autres avec réussite. Le « Special One » a d’abord été un défenseur (lent et frêle) de l’équipe réserve de Rio Ave, au Portugal, et vécut une humiliation quand son entraîneur de père, Félix Mourinho, souhaita lui donner sa chance pour pallier la blessure d’un titulaire. « Mon poste ou mon fils », menace le président du club. Le fils demande au père de céder.

Plutôt que de s’accrocher à l’idée d’une carrière « d’honnête joueur de D2 », l’actuel manageur de Manchester United préfère s’asseoir sur les bancs de la fac. A l’Institut supérieur d’éducation physique de Lisbonne, il étudie la théorie et retient de son prof de philosophie, Manuel Sergio, ce conseil : « Celui qui ne connaît que le football ne connaît rien. »
A défaut d’une connaissance du terrain, les Mourinho, Sacchi ou Maurizio Sarri (ancien employé d’une prestigieuse banque italienne à la tête aujourd’hui de Chelsea), se sont préparés très jeunes à leur métier d’entraîneur, quand le footballeur en activité y plonge la trentaine entamée. Préparateur physique, adjoint, formateur ou même traducteur, Mourinho dit avoir « passé sa vie dans le foot ». Au début des années 1990, le jeune Sarri met déjà en application ses idées sur le jeu sur le banc Sansovino en 6e division italienne.
L’époque appartiendrait-elle aux entraîneurs au CV de joueur quasi vierge ? Un petit bond dans le passé suffit pour montrer que le phénomène n’est pas tout à fait nouveau. « En 1994, la finale de la Coupe du monde oppose le Brésil de Carlos Parreira, un prof de sport, à l’Italie d’Arrigo Sachhi, ni l’un ni l’autre n’avaient eu de carrière de joueur professionnel », rappelle Gérard Houllier, ancien sélectionneur des Bleus et champion de France avec le PSG (1986) puis avec Lyon (2006 et 2007).

   


En France, le parcours de ce professeur d’anglais apparaît comme une exception, comme l’était Guy Roux, ancien pion et footballeur de troisième division à Limoges. « Au début, on m’appelait “le petit prof”, sourit Houllier, qui a évolué au niveau amateur au Touquet. Il est assez compliqué en France d’entraîner sans avoir été footballeur. Un ancien joueur aura un laissez-passer pour débuter une carrière d’entraîneur, il validera plus facilement son diplôme, où l’épreuve technique compte pour beaucoup dans la note. Et quand ce n’est pas votre cas, eh bien, il faut passer par des étapes. »
Et il existe autant de parcours possibles que de vocations. Julian Nagelsmann a été superviseur, formateur et adjoint lors de sa courte carrière. Selon Gérard Houllier, ces profils présentent un avantage :
« Vous arrivez avec une approche différente d’une personne qui a toujours été immergée dans ce milieu. Vous avez sans doute moins de stéréotypes en tête. Après, il s’agit d’un métier où on travaille sur de l’humain. Il faut d’abord savoir comprendre l’autre, savoir parler devant un groupe, être crédible. Et ce qui vous donne de la crédibilité, c’est votre action. »
Le modèle portugais
Et l’aura du grand joueur ne suffit pas toujours. Ou s’étiole assez vite. Un triple Ballon d’or comme le Néerlandais Marco van Basten, reconnaissait dernièrement n’avoir « pas été heureux et pas assez compétent » comme entraîneur de l’Ajax Amsterdam ou sélectionneur des Pays-Bas. A l’inverse, le Portugal inonde depuis quelques années l’Europe avec des techniciens dont l’expérience de joueur tient parfois sur un ticket métro.
José Mourinho et Carlos Queiroz avant lui (actuel sélectionneur de l’Iran) ont lancé la mode des « Professores », des entraîneurs avec une formation de professeur d’éducation physique, très souvent polyglottes et au fait des dernières connaissances technologiques ou théoriques. « Nous sommes bien vus à l’étranger, car nous sommes capables de parler football, mais aussi de médecine sportive ou de gestion : nos connaissances sont larges », vantait Leonardo Jardim lors d’un congrès en mars à Lisbonne sur le sujet.

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Plus doué avec un ballon de handball que de football, l’ex-entraîneur de l’AS Monaco est passé sur les bancs de l’université de Madère. L’Institut supérieur d’éducation physique de Lisbonne propose aujourd’hui de son côté une formation spéciale intitulée (en anglais) « high performance football coaching » pour se former au métier du banc de touche. Dans la dernière promotion, de dix-sept élèves, on retrouvait aussi bien un ancien international portugais (Ruben Amorin) qu’une professeure de sport de Shanghaï, qu’un jeune éducateur danois ou un Français (Adrien Tarascon), statisticien et analyste pour le PSG.
« Un ancien joueur a bien sûr une expérience qui doit être valorisée. Mais je pense qu’il doit aussi acquérir des connaissances théoriques pour consolider son savoir empirique », analyse un des formateurs de l’école lisboète, Hélio Sousa (vainqueur Euro des moins de 19 ans avec le Portugal en juillet) pour le site Expresso.
Le savoir empirique, Julian Nagelsmann s’en passe très bien. Le trentenaire aux traits d’adolescent est assez sûr de lui pour avoir décliné en juillet une offre de service du Real Madrid. « La confiance en soi, toute personne qui se tient face à un groupe doit en avoir, assure celui qui dirigera le Red Bull Leipzig à partir de la saison prochaine. Jusqu’ici, je me suis montré respectueux face à toutes les tâches auxquelles j’ai eu à faire face, mais je n’ai jamais eu peur. » Son CV d’entraîneur parle déjà pour lui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ La Française s’est mariée il y a deux mois et demi avec l’Allemande Nieke Nordmeyer, judokate dans la même catégorie.
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« C’est fatigant de le cacher » : la judokate Amandine Buchard raconte son coming out

La Française s’est mariée il y a deux mois et demi avec l’Allemande Nieke Nordmeyer, judokate dans la même catégorie.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 16h11
   





                        



   


Dans un entretien paru dans Le Parisien lundi 22 octobre, la judokate française Amandine Buchard évoque son homosexualité et sa vie de couple. Mariée depuis le 3 août à la judokate allemande Nieke Nordmeyer, la Française de 23 ans, championne d’Europe en 2017 et médaillée de bronze aux Mondiaux en septembre, explique les raisons de son coming out.
« C’est fatigant de le cacher. On n’est pas soi-même, on vit dans le mensonge et je déteste ça. Les gens parlent beaucoup quand ils sont dans le questionnement, surtout dans le monde du judo qui se nourrit de potins. Ils ne sont plus des parasites à partir du moment où ils savent. Après, on m’accepte comme je suis ou pas. »

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« C’est plus difficile à accepter pour ma famille »
La judokate explique que la nouvelle a été moins bien acceptée au sein de sa famille que dans le monde du judo : « Tout le monde s’en doutait alors… Cela a étonné certaines personnes, mais on ne m’a jamais traitée de sale homo. C’est plus difficile à accepter pour ma famille. D’ailleurs, on ne se parle plus avec ma mère. Vous savez, on est beaucoup chez les femmes à avoir cette orientation sexuelle dans le judo. Il y a aussi beaucoup d’homos dans le sport de haut niveau qui se cachent. »
Les deux femmes, toutes deux dans la même catégorie, les poids mi-légers (- 52 kg), ont été amenées à s’affronter une fois ; c’était en février 2017 au Grand Prix de Düsseldorf. Un moment « très particulier », explique Amandine Buchard qui précise : « Notre plus grand rêve est d’être ensemble sur un podium olympique. »
Mise à jour le 22 octobre à 16 h 15 : modification du titre et du premier paragraphe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée aux débuts de Thierry Henry à Monaco et au dixième succès en Ligue 1 du PSG.
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Le Barça orphelin et des filtres Snapchat en NBA, ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée aux débuts de Thierry Henry à Monaco et au dixième succès en Ligue 1 du PSG.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 07h05
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 09h35
   





                        


Oui, Thierry Henry a vécu une soirée compliquée pour ses débuts sur le banc de Monaco :

   


Oui, le Stade Toulousain a réalisé un exploit en faisant chuter le Leinster en Coupe d’Europe :

   


Oui, Marc Marquez a remporté son cinquième titre mondial en MotoGP :

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Les retransmissions sportives tu transformeras
Les matchs de NBA diffusés à la télévision ressembleront-ils bientôt à un jeu vidéo ou à un filtre Snapchat ? C’est en tout cas ce que propose l’entreprise américaine Second Spectrum avec son système CourtVision, qui pourrait bien révolutionner la façon de montrer le sport à la télévision. Dans un championnat NBA où les statistiques prennent de plus en plus de place, Second Spectrum va plus loin que jamais : l’idée est d’appliquer par-dessus l’image du match des filtres qui calculent et affichent, en temps presque réel, toute une batterie de données.



On pourra par exemple avoir une idée des chances qu’un tir a de rentrer au moment où le ballon quitte les mains du joueur. De quoi ouvrir des possibilités infinies pour le spectateur, qui pourra encore davantage râler quand un joueur prend un mauvais tir alors que « son partenaire dans le coin avait 65,5 % de chances de marquer s’il lui passait la balle ». Un autre mode devrait permettre d’afficher sur le terrain les différents systèmes tactiques utilisés par les équipes. Enfin, un mode plus enfantin affiche sur les images des effets graphiques qui renforcent le côté arcade de l’expérience : un panier qui se transforme en feu lors d’un tir à trois points, le sol qui tremble lors d’un contre rageur…



Pour l’instant en phase de test chez le diffuseur officiel des matchs des Los Angeles Clippers, le dispositif pourrait bien séduire de nombreuses équipes de NBA, toujours avides d’innovations technologiques. Principal défaut pour l’instant : pour permettre au système d’effectuer ses calculs, le match est diffusé sur la plateforme avec deux minutes de retard par rapport au direct. Problématique si les voisins manifestent bruyamment leur joie sur un panier, ou que les notifications de votre téléphone sont toujours activées.
La série noire, tu poursuivras

   


Décidément, Adrian Mannarino n’y arrive pas. Le Français de 30 ans disputait à Moscou sa sixième finale sur le circuit ATP, et il s’est incliné pour la sixième fois, face à Karen Kachanov. A domicile, le Russe était trop fort et s’est imposé largement, 6-2, 6-2. C’est la deuxième finale de la saison que Mannarino perd, après le tournoi d’Antalya au mois de juillet.
Fatigué en cette fin de saison, passé près de l’élimination dès le premier match face au modeste Karlovskiy, Mannarino restait sur plusieurs défaites de suite avant ce tournoi en Russie. Il s’est finalement montré capable d’élever son niveau de jeu pour se hisser en finale, mais s’est effondré face à Kachanov.
Le silence, tu garderas

Le tifo des Green Angels pour #ASSESRFC. La LFP appréciera! @lequipe @lequipedusoir https://t.co/XMKLUNPwcd— BilelGhazi (@Bilel Ghazi)


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A Paris, quinze minutes de silence avant de commencer à chanter « Liberté pour les ultras ». A Nantes, onze minutes de silence, comme les onze années de présidence de Waldemar Kita, toujours très contesté par les supporteurs du club. Un peu partout en France, les supporteurs ont répondu à l’appel à la grève des encouragements de l’Association nationale des supporteurs. Les protestataires ont voulu « dénoncer les nombreux abus subis par les supporteurs » et réclamer « la fin des sanctions collectives, la fin des interdictions de stade abusives et des conditions d’accueil décentes dans les secteurs visiteurs. » Plusieurs banderoles ont été déployées dans les tribunes de Ligue 1, du classique « Supporteurs, pas criminels » à des messages plus précis, comme celui affiché au Parc des Princes : « Commission LFP : ballon d’or de l’incompétence. Vos décisions ne méritent que notre silence. »
L’homme du week-end : Arsen Goulamirian

   


Au Palais des sports de Marseille, le boxeur franco-arménien Arsen Goulamirian a conservé son titre de champion du monde WBA des lourds-légers, conquis en mars dernier ici-même. Devant 5 000 personnes acquises à sa cause, le boxeur de 31 ans toujours invaincu (24 victoires en autant de combats) a eu besoin de neuf rounds pour venir à bout de l’Australien Mark Flanagan, vaillant mais dépassé, contraint d’abandonner. Alors qu’il avait fait son entrée sur le ring au son de Charles Aznavour, le natif d’Erevan a pris le micro après le combat, pour rendre hommage au chanteur mort il y a quelques semaines et lui dédier sa victoire.
Arrivé en France à l’âge de 7 ans, ancien maçon, Goulamirian a depuis longtemps un gros avantage physique sur ses adversaires sur les rings. Il a dû apprendre à être plus patient, se forger une technique et moins miser sur la force brute, pour arriver au plus haut niveau. Au point de conserver sa ceinture de champion du monde, devant son public.
Le chiffre du week-end : 11 ans

   


Sergio Ramos avait les cheveux longs, Mahamadou Diarra était titulaire au Real Madrid et Andres Iniesta n’avait que 23 ans : le 23 décembre 2007, il y a onze ans, le FC Barcelone et le Real Madrid s’affrontaient en Liga, sans Cristiano Ronaldo ni Lionel Messi. Depuis ce jour, ce choc planétaire a toujours vu les deux stars être alignées sur le terrain, souvent en même temps. Mais dimanche 28 octobre, pour la première fois depuis 2007, ni l’un ni l’autre ne seront présents. Le Portugais évolue désormais à la Juventus de Turin, alors que l’Argentin s’est blessé au bras ce week-end lors de la victoire de son équipe face à Séville, et sera absent plusieurs semaines.
Le Clasico verra donc s’affronter deux équipes diminuées, entre un Real Madrid en plein doute qui vient d’enchaîner trois défaites consécutives et un FC Barcelone qui ne brille pas, privé de son magicien argentin. Pendant ce temps, d’autres équipes espagnoles tirent leur épingle du jeu : derrière le Barca, le podium est complété par l’Espanyol Barcelone et Alaves.
Les wikis du week-end
Facile
J’ai inscrit le seul but de mon équipe dans un match difficile, pour lui offrir la victoire.

   


Difficile
Auteur d’un grand match, j’ai inscrit deux buts et délivré une passe décisive pour offrir la victoire à mon équipe dans le derby.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Privé de Florian Thauvin et Luiz Gustavo, l’OM a battu Nice 1-0, sans vraiment briller. Les Marseillais remontent à la quatrième place du classement.
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Ligue 1 : l’OM assure l’essentiel à Nice

Privé de Florian Thauvin et Luiz Gustavo, l’OM a battu Nice 1-0, sans vraiment briller. Les Marseillais remontent à la quatrième place du classement.



LE MONDE
 |    21.10.2018 à 23h10
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 10h10
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Une victoire dans la douleur pour l’OM, mais une victoire précieuse. Les Marseillais se sont imposés (0-1) sur la pelouse de Nice en clôture de la 10e journée de Ligue 1, dimanche 10 octobre, et remontent ainsi à la quatrième place du classement. Tout avait pourtant bien commencé pour Nice. Face à des Marseillais diminués, privés de Florian Thauvin, blessé, et Luiz Gustavo, suspendu, les Aiglons ont mieux démarré le match. Grâce un Allan Saint-Maximin virevoltant sur son côté droit, les joueurs de Patrick Vieira se sont mis en valeur les premiers.
Ni Saint-Maximin ni Balotelli, de retour après plusieurs semaines d’absence, n’ont réussi à tromper Steve Mandanda en première période. Solide, le gardien marseillais a compensé les largesses défensives de son équipe, peu inspirée en début de match. En attaque, Dimitri Payet, positionné sur une aile, a moins pesé qu’à son habitude sur la construction du jeu marseillais. L’international a eu beaucoup de mal à trouver son attaquant de pointe, Valère Germain.
Sanson fait craquer Nice
Tout a changé à la 42e minute, grâce à l’ouverture du score de Morgan Sanson. Bien servi en retrait par Bouna Sarr, le milieu de terrain a placé une belle frappe au ras du sol pour tromper le gardien niçois, et permettre aux Marseillais de rentrer au vestiaire avec l’avantage au score.
Ce but encaissé contre le cours du jeu a complètement assommé les Niçois, qui ont perdu le fil du match en seconde période. Mario Balotelli s’est éloigné de la surface, touchant des ballons de plus en plus bas sur le terrain, et les Aiglons ont eu toutes les peines du monde à trouver des positions de frappe. Pour son match de reprise, l’attaquant italien a semblé se désintéresser progressivement de la rencontre, s’appliquant de moins en moins dans ses passes.
En face, Marseille a pu gérer plutôt tranquillement, en confiant au jeune Radonjic et à sa pointe de vitesse le soin d’apporter un peu de danger dans le camp adverse. Peu inspiré dans ses choix, le jeune attaquant serbe aura au moins profité de ce match pour montrer sa capacité à prendre les espaces pour faire parler sa vitesse.
Peu brillant, l’OM a assuré l’essentiel à une semaine de la réception du PSG, en réussissant pour la première fois de la saison à ne pas encaisser de but à l’extérieur. Les joueurs de Rudi Garcia remontent à la quatrième place du classement, à égalité de points avec Montpellier, troisième. Privé de victoire depuis trois matchs, l’OGC Nice reste à la quatorzième place du classement. Surtout, les Niçois n’arrivent toujours pas à marquer : avec sept buts inscrits en dix matchs, ils ont la dix-huitième attaque du championnat.

Les résultats de la 10e journée de Ligue 1
Vendredi 19 octobre
Lyon-Nîmes : 2-0
Samedi 20 octobre
PSG-Amiens : 5-0
Reims-Angers : 1-1
Caen-Guingamp : 0-0
Strasbourg-Monaco : 2-1
Nantes-Toulouse : 4-0
Dijon-Lille : 1-2
Dimanche 21 octobre
Montpellier-Bordeaux : 2-0
Saint-Etienne-Rennes : 1-1
Nice-Marseille : 0-1





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Lewis Hamilton, troisième du Grand Prix des Etats-Unis, devra encore patienter avant de conquérir son 5e titre de champion du monde.
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Formule 1 : Räikkönen s’impose, le sacre d’Hamilton retardé

Lewis Hamilton, troisième du Grand Prix des Etats-Unis, devra encore patienter avant de conquérir son 5e titre de champion du monde.



Le Monde.fr avec AFP
 |    21.10.2018 à 22h04
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 22h47
   





                        



   


Le Finlandais Kimi Räikkönen (Ferrari) a remporté le Grand Prix des Etats-Unis, tandis que Lewis Hamilton (Mercedes), troisième dimanche à Austin (Texas), va devoir patienter pour être sacré champion du monde de Formule 1 pour la 5e fois.
L’Allemand Sebastian Vettel (Ferrari), accroché dès le début du GP, a réussi à terminer 4e pour retarder le titre annoncé du Britannique, qui pourrait donc se décider dans une semaine au Mexique. Il suffira pour cela d’une 7e place au pilote âgé de 33 ans.
Hamilton a tout tenté
« Toutes mes féliciations à Kimi, il n’a fait aucune erreur, un très bon départ. A la fin, j’ai espéré faire mieux, mais il y a eu une belle bataille (...) nous sommes sur le podium, ça a été une belle bataille avec Ferrari et ça va continuer de l’être », a réagi Hamilton.
Räikkönen a remporté son 21e GP au terme d’un final haletant, où Hamilton est passé tout près de dépasser Max Verstappen (Red Bull) pour la deuxième place, qui aurait pu lui offrir virtuellement le titre à ce moment-là.

Sit back and enjoy 🍿

— F1 (@Formula 1)


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« Ca a été un superbe week-end. A la fin, mes pneus n’étaient pas en très bonne forme mais j’ai tenu. Cela faisait si longtemps. Ce genre de course, c’est ce que tout le monde veut voir en F1 », a souri le Finlandais quatre jours après avoir fêté ses 39 ans.
Première victoire pour Räikkönen depuis 5 ans
Räikkönen, qui quittera Ferrari la saison prochaine, remporte là son premier GP depuis plus de 5 ans et demi, soit 113 courses de disette, un record qui confirme encore la longévité du pilote finlandais. Une quinzaine de secondes derrière le trio Räikkönen-Verstappen-Hamilton, une autre bataille a opposé Vettel à Valtteri Bottas (Mercedes) et c’est l’Allemand qui a été chercher la 4e place, au forceps.
« Après l’incident, j’ai dû revenir. Qu’est-ce que je pouvais faire d’autre ? J’espérais remonter, où qu’une voiture de sécurité arrive. Mais ce n’est pas le résultat que j’espérais et qu’on pouvait obtenir », a regretté Vettel au micro de Canal Plus.
Côté Français, Esteban Ocon (Force India) a terminé 8e et Pierre Gasly (Toro-Rosso) 14e après avoir été pénalisé en qualifications, tandis que Romain Grosjean a abandonné dès le premier tour après un accrochage avec le Monégasque Charles Leclerc (Sauber), qui est lui aussi rentré aux stands plus tard.

FINAL CLASSIFICATION: Kimi on top for the 21st time in his career! #USGP 🇺🇸 #F1 https://t.co/XNaWGanwyW— F1 (@Formula 1)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ L’OM s’est imposé sur la pelouse de Nice grâce à un but de Morgan Sanson et pointe désormais à la 4e place du classement.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Les deux clubs les plus titrés en Coupe d’Europe se retrouvaient lors de la deuxième journée. Les Toulousains ont réalisé l’exploit en battant les Irlandais (28-27).
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Rugby : Toulouse remporte le « match des étoiles » face au Leinster

Les deux clubs les plus titrés en Coupe d’Europe se retrouvaient lors de la deuxième journée. Les Toulousains ont réalisé l’exploit en battant les Irlandais (28-27).



LE MONDE
 |    21.10.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 07h29
   





                        



   


L’exploit est de taille : Toulouse a fait tomber le Leinster, champion d’Europe en titre et invaincu depuis avril 2017. Les joueurs d’Ugo Mola ont battu les Irlandais (28-27) au stade Ernest-Wallon lors de la deuxième journée de Coupe d’Europe, dimanche 21 octobre.
La bataille a été rude entre les deux équipes les plus titrées sur la scène européenne avec quatre titres chacune. Les Irlandais, qui ne se sont imposés qu’une seule fois à Ernest-Wallon en cinq déplacements, en avril 2006 (35-41) en quarts de finale, ont une nouvelle fois mordu la poussière à Toulouse au terme d’un match irrespirable.
« Faire honneur à son histoire »
La victoire toulousaine s’est dessinée en deux temps. D’abord lors d’une première période flamboyante, à l’issue de laquelle le Stade toulousain menait 21 à 13 après avoir inscrit deux essais par Médard (13e) et Sofiane Guitoune (38e), venu redonner de l’avance à son équipe, qui menait 14 à 0 au bout de vingt minutes de jeu.
Puis lors d’un dernier quart d’heure de folie : après avoir encaissé deux essais des Irlandais (47e et 53e) pour être menée 27 à 21, l’équipe d’Ugo Mola a trouvé les ressources pour repasser devant grâce au doublé de Médard, à la conclusion d’une action de quarante mètres née d’une interception de Louis-Benoît Madaule.

Maxime Médard : "C'est grandiose, c'est un exploit ce qu'on a fait" https://t.co/wrivpaI87K— stade2 (@Stade 2)


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Les Toulousains avaient pour objectif de déjouer les pronostics contre leur équipe et de « faire honneur à son histoire », selon les mots de Julien Marchand, capitaine des rouge et noir sacrés pour la dernière fois en 2010 (après 1996, 2003 et 2005), une année où le Leinster ne comptait qu’un seul trophée au compteur (2009), avant que Joe Schmidt (2011 et 2012) puis Leo Cullen (2018) ne poursuivent l’œuvre de Michael Cheika à la tête de l’équipe.
Toulouse en reconstruction
Les temps ont donc changé. La cohorte d’internationaux est désormais du côté de la province dublinoise (27), ce qui avait poussé l’entraîneur toulousain Ugo Mola à la décrire comme « l’équipe d’Irlande », deuxième nation au monde et vainqueur du Grand Chelem lors du Tournoi des six nations 2018. Le Stade toulousain, lui, abreuve beaucoup moins les Bleus qu’à la grande époque (trois joueurs dans le groupe retenu pour novembre) et a entamé depuis deux saisons un travail de reconstruction en s’appuyant davantage sur la formation.
Avec ce deuxième succès, les rouge et noir prennent la tête de la poule 1 (8 points) avec deux longueurs d’avance sur le Leinster, quatre sur Bath et cinq sur les Wasps. Absents de la Coupe d’Europe l’an passé pour la première fois de leur histoire, ils affronteront la lanterne rouge anglaise à deux reprises en décembre, avec l’occasion de se rapprocher des quarts de finale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La moitié des agents pratiquant les contrôles antidopages en France menacent de cesser leur collaboration en raison d’une perte de revenus, que l’AFLD conteste.
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La fronde des préleveurs de l’Agence française de lutte contre le dopage

La moitié des agents pratiquant les contrôles antidopages en France menacent de cesser leur collaboration en raison d’une perte de revenus, que l’AFLD conteste.



LE MONDE
 |    21.10.2018 à 15h56
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 17h06
    |

            Clément Guillou








                        



   


Jean-Paul Lemaire déplie deux feuilles noircies de calculs et de noms de ville de la moitié nord de la France : il a posé là ses dix dernières missions antidopages, pour lesquelles ce pédiatre à la retraite s’est déplacé pour « faire pisser » des sportifs. Des joueurs du Paris-Saint-Germain, charmants, aux triathlètes amateurs de l’Ironman de Gravelines (Nord), qu’il faut faire uriner « au cul des voitures, dans le caniveau ». Multiplications, divisions, fractions, résultat : « Dans l’ancien système, j’étais payé en moyenne 20,22 euros net de l’heure, là, j’arrive à 15,62 euros. »
Jeudi 18 octobre, le collège de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) a validé une nouvelle grille tarifaire pour les prestations de ses quelque 220 préleveurs vacataires, souvent des infirmiers ou docteurs intéressés par le sport et pour qui il s’agit d’un complément de revenu. Depuis que cette grille a été présentée à une poignée de préleveurs et a circulé par chaîne d’e-mails, les vacataires se rebiffent. « C’est souvent un boulot de chiens, le temps passé sur la route n’est pas payé et les repas ne sont pas remboursés, mais tout cela passait de plus ou moins bon gré, car on croit à la lutte antidopage, dit Jean-Paul Lemaire, préleveur depuis 1992. Mais la modification de la grille a mis le feu aux poudres. »
A compter de l’application de ces nouveaux tarifs, le 15 novembre, une grosse centaine d’entre eux se déclarera indisponible pour pratiquer des prélèvements, affirme l’un d’entre eux. Ce dernier organise la riposte sur un groupe Facebook et ne souhaite pas être cité par crainte d’une « sanction déguisée » : le non-renouvellement de son agrément. Dans un mois, il n’y aura plus, affirment les frondeurs, un seul préleveur en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 90 % d’indisponibles en Rhône-Alpes - Auvergne et dans les Hauts-de-France. En Ile-de-France, treize des quinze préleveurs vacataires entendent se déclarer indisponibles jusqu’à dix heures du matin, de sorte à perturber les contrôles inopinés sur les sportifs de haut niveau, qui ont généralement lieu entre six et huit heures.
L’AFLD ne s’inquiète pas
« J’ai reçu des e-mails d’une dizaine de préleveurs, mais les contrôles se déroulent de manière normale, répond Mathieu Téoran, secrétaire général de l’AFLD, qui conteste ce niveau de mobilisation. Je ne suis absolument pas inquiet pour la suite. »
Dans les faits, l’évaluation de la révolte des préleveurs est délicate : beaucoup étaient déjà très souvent indisponibles, compte tenu de leur profession. Certains disent ne plus vouloir répondre favorablement aux offres de mission sans pour autant s’être déclarés indisponibles, d’autres encore veulent saboter des contrôles, en acceptant des missions sans les effectuer.
« Certains ne prennent pas position, car ils ont peur de ne plus avoir de mission, complète Patricia Attard-Fleury, préleveuse dans la région Centre. Mais pour 80 % d’entre nous, on ne le fait pas pour l’argent, simplement parce qu’on croit à cette mission. »
Les contrôles en semaine seront rémunérés 70 euros chacun, plus 20 centimes par minute dès l’arrivée sur le lieu du contrôle – parfois situé à plusieurs heures de voiture. Dans l’ancien modèle, chaque contrôle en semaine était rémunéré 115 euros, avec une augmentation de 50 % au-delà de cinq heures. L’AFLD assume ne pas avoir mené de concertation avec les préleveurs avant d’annoncer sa nouvelle grille, jugée « plus juste et responsable », et qui permet notamment d’ôter cet effet de seuil.
Professionnalisation
« Je comprendrais très bien que, les règles du jeu ayant changé, certains ne soient plus intéressés. En fonction de la typologie de mission – week-end ou semaine, trente minutes ou six heures –, il y aura des gagnants et des perdants, reconnaît Mathieu Téoran. Mais cette réforme ne fait aucune économie : elle a été faite sur la base d’une simulation sur l’ensemble des missions de 2017, de manière à ce qu’on n’économise rien et que ça ne nous coûte rien. »
L’agence ne serait pas fâchée de compter moins de préleveurs mais davantage disponibles, mieux répartis sur le territoire et mieux formés, dans la perspective des Jeux olympiques 2024 à Paris. « Nous repensons notre stratégie de professionnalisation et de recrutement des préleveurs », explique Mathieu Téoran. Depuis deux ans, l’agence salarie trois préleveurs et multiplie les formations à destination des vacataires.
La tension entre l’agence et une partie de ses hommes de terrain intervient dans une période chargée pour l’AFLD et sa présidente Dominique Laurent, nommée en juillet 2017. Afin de rester conforme au Code mondial antidopage, elle a créé le mois dernier une commission des sanctions, distincte de son collège, et prépare la dissociation du laboratoire de Châtenay-Malabry, dans l’attente de son déménagement pour être rattaché à une université.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le triple champion NBA n’a pu empêcher une défaite précipitée par une bagarre générale, lors de son premier match à domicile avec les Lakers de Los Angeles.
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NBA : une défaite et des coups pour les débuts à domicile de LeBron James

Le triple champion NBA n’a pu empêcher une défaite précipitée par une bagarre générale, lors de son premier match à domicile avec les Lakers de Los Angeles.



Le Monde.fr avec AFP
 |    21.10.2018 à 12h14
   





                        



   


LeBron James a fait ses débuts sur le parquet des Lakers et devant son nouveau public, samedi 20 octobre, au Staples Center, mais la soirée de gala a viré à la bagarre générale, entraînant la défaite (124-115) de l’équipe de Los Angeles face aux Rockets de Houston.
Malgré un accueil très chaleureux du public californien, James a fini la rencontre avec 24 points et une réussite au tir peu convaincante (9 sur 22) et concède sa deuxième défaite en autant de matchs disputés sous le maillot des Lakers.

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Son entrée sur le terrain après un show très hollywoodien, son premier panier après moins de deux minutes de jeu, son premier dunk, ont fait se lever les spectateurs. Devant un parterre de célébrités, King James et ses jeunes coéquipiers ont longtemps bousculé les Houston Rockets de James Harden et de Chris Paul, candidats déclarés au titre de champion NBA.
Mais alors qu’ils étaient revenus à un point des Rockets (109-108) à quatre minutes et treize secondes de la fin du temps réglementaire, les Lakers ont craqué lorsque le jeune Brandon Ingram a bousculé sans ménagement Harden qui venait de faire faute sur lui.

The Lakers and Rockets threw punches at Staples 😳 https://t.co/YKWRkqHnXF— espn (@ESPN)


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De probables sanctions
Son geste d’humeur a déclenché des altercations, notamment entre Rajon Rondo et Chris Paul qui en sont venus aux mains lorsque le meneur de Houston a accusé son adversaire de lui avoir craché au visage.
Pendant que des vigiles et les entraîneurs tentaient de séparer les joueurs des deux équipes, Ingram a assené dans la mêlée un coup de poing au visage de Paul que James, son grand ami, voulait calmer.
Après des longues discussions dans une ambiance électrique, Ingram et Rondo pour les Lakers, Paul pour Houston, ont été exclus et devraient écoper de suspensions sévères dès dimanche.

   


Lorsque la rencontre a repris, les Lakers ont perdu pied et encaissé 16 points, dont huit inscrits par Harden, meilleur marqueur de la rencontre avec ses 36 points.
« C’est une victoire importante, c’est la première de la saison, il fallait réagir après notre défaite à domicile » contre les Pelicans de la Nouvelle-Orléans (131-112), a insisté Harden qui n’a pas voulu évoquer la bagarre générale.
« Je n’ai pas vu ce qu’il s’est passé », a, de son côté, balayé LeBron James quant à l’incident. Depuis son arrivée aux Lakers, James insiste sur la « patience », dont il doit faire preuve pour s’adapter à un nouveau collectif, après quatre saisons passées avec les Cavaliers de Cleveland. « Je ne suis pas déçu du tout après cette défaite, on a tout donné, mais on doit encore travailler dur », a insisté le triple champion NBA.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ L’Espagnol s’est imposé dimanche lors du Grand Prix du Japon devant le Britannique Cal Crutchlow (LCR Honda) et l’Espagnol Alex Rins (Suzuki).
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GP du Japon : Marc Marquez gagne et décroche une 5e couronne mondiale en MotoGP

L’Espagnol s’est imposé dimanche lors du Grand Prix du Japon devant le Britannique Cal Crutchlow (LCR Honda) et l’Espagnol Alex Rins (Suzuki).



Le Monde.fr avec AFP
 |    21.10.2018 à 08h36
   





                        


L’Espagnol Marc Marquez (Honda) a remporté, dimanche 21 octobre, son cinquième titre de champion du monde de MotoGP en s’imposant lors du Grand Prix du Japon devant le Britannique Cal Crutchlow (LCR Honda) et l’Espagnol Alex Rins (Suzuki).
A 25 ans, Marquez, sacré à quatre manches de la fin de la saison, égale l’Australien Mick Doohan avec cette cinquième couronne dans la catégorie reine. Seuls les Italiens Valentino Rossi et Giacomo Agostini le devancent encore, avec sept et huit titres dans l’élite de la moto de vitesse. L’Espagnol remporte au total son septième titre mondial toutes catégories confondues car il a également décroché ceux de 125cc en 2010 et de Moto2 en 2012.
Son rival italien Andrea Dovizioso (Ducati), parti en pole position, a chuté à deux tours de l’arrivée alors qu’il tentait de passer Marquez, qui a engrangé un huitième succès en seize courses disputées cette saison.
« J’imaginais que je pouvais gagner le titre ici »
Le Catalan, qui possède la plupart des records de précocité de son sport, a obtenu ce nouveau sacre sur le circuit de Motegi qui appartient à Honda. « Le grand patron doit être content », a d’ailleurs plaisanté Marquez. Seulement sixième sur la grille, Marquez a effectué un excellent départ, en remontant au deuxième rang dès la fin du premier tour.
Longtemps dans le sillage de Dovizioso et suivi de près par Crutchlow, le natif de Cervera a finalement placé une attaque décisive à quatre tours de la fin. « Depuis le GP d’Aragon, j’imaginais que je pouvais gagner le titre ici », a affirmé Marquez. « Ce qui est bon c’est quand on est sacré à la première opportunité », s’est-t-il réjoui, tout sourire. « J’ai travaillé très dur tout ce week-end, j’ai été capable de suivre Andrea et j’ai décidé d’attaquer avant le dernier tour », a-t-il expliqué. « Je suis désolé pour lui, il méritait d’être sur le podium », a ajouté Marquez au sujet de son dauphin au championnat.
Finalement 18e de la course, Dovizioso laisse en outre Valentino Rossi, quatrième sur une Yamaha pourtant très poussive, revenir à neuf points au général. Auteur d’un très mauvais départ alors qu’il était deuxième sur la grille, le Français Johann Zarco (Yamaha Tech3) a fini en sixième position.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le pilote britannique peut devenir, dimanche, le troisième quintuple champion du monde de l’histoire de la F1. Retour sur sa saison à travers cinq moments-clés.
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Formule 1 : Lewis Hamilton en route pour rejoindre Fangio et Schumacher

Le pilote britannique peut devenir, dimanche, le troisième quintuple champion du monde de l’histoire de la F1. Retour sur sa saison à travers cinq moments-clés.



LE MONDE
 |    21.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 16h18
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Le Britannique Lewis Hamilton est en passe de devenir, dès dimanche 21 octobre lors du Grand Prix des Etats-Unis, à Austin, le troisième pilote de l’histoire de la formule 1 à remporter cinq titres de champion du monde des pilotes. Il égalerait ainsi l’Argentin Juan-Manuel Fangio (1951, 1954, 1955, 1956, 1957) et l’Allemand Michaël Schumacher, qui, lui, détient le record de sept sacres (1994, 1995 et de 2000 à 2004). Retour sur sa saison à travers cinq moments-clés.
Prise de tête à Bakou
Ils sont deux quadruples champions du monde à s’aligner au départ de la saison 2018, qui s’ouvre à Melbourne le 25 mars : Lewis Hamilton, 33 ans, pilote Mercedes, et Sebastian Vettel, 30 ans, chez Ferrari. Les chances de l’emporter sont équilibrées : les Ferrari sont redevenues concurrentielles alors que le team Mercedes se dit inquiet et redoute l’usure après quatre années au sommet.
Vettel débute par deux victoires, en Australie et à Bahreïn et aborde le quatrième rendez-vous de la saison, le 29 avril à Bakou (Azerbaïdjan), en tête du classement des pilotes. Mais, sur ce tracé urbain et technique, propice aux frictions, Lewis Hamilton va renverser la vapeur.
Troisième derrière Valtteri Bottas, son coéquipier finlandais, et Sebastian Vettel, parti en pole, le Britannique va saisir sa chance au 48e tour. L’Allemand, lancé dans un dépassement optimiste du Finlandais, bloque ses roues et vire au large, permettant à Hamilton de passer. A trois tours de la fin, des débris auront la peau des pneus de Bottas. Lewis Hamilton l’emporte et prend la tête au classement général.
Défaillance et fin de série en Autriche
Courir au domicile du patron, l’Autrichien Toto Wolff ne réussit pas aux flèches d’argent, surnom donné aux Mercedes. Les deux voitures sont pourtant parties côte à côte sur la première ligne du circuit de Spielberg le 1er juillet, avec Valtteri Bottas en pôle. Mais ce dernier doit abandonner au 14e tour (sur 71) à cause d’une panne hydraulique.
Lewis Hamilton, en difficulté avec ses pneus, abandonne à son tour quarante tours plus tard. C’est la fin d’une série de 33 courses terminées dans les points pour le leader de Mercedes.
Red Bull en son fief se réjouit, elle, de la victoire de Max Verstappen devant les deux Ferrari de Kimi Räikkönen et Sebastian Vettel.
Défilé à Shanghai, sauna à Singapour
Mardi 4 septembre, le Bund, ancien port historique de Shanghai, accueille un défilé de mode inédit, organisé par le créateur américain Tommy Hilfiger pour présenter la collection initiée par Lewis Hamilton, TommyXLewis. Ambassadeur mondial de la marque, le pilote s’est beaucoup investi dans l’élaboration puis la promotion de sa « marque ».
Cette activité parallèle chronophage inquiète dans l’élite du sport automobile, Toto Wolff en tête, même si ce dernier défend son poulain. A la veille du Grand Prix de Singapour, le 16 septembre, le quotidien britannique The Sun a fait les comptes : en dix jours, Lewis Hamilton a parcouru 40 000 kilomètres et passé cinquante-trois heures dans les airs.
Aura-t-il la résistance physique nécessaire pour assurer sur la piste de Singapour, l’une des courses les plus difficiles du calendrier — nocturne, moite et très chaude ? Le Britannique gagne, engrangeant sa 69e victoire, après « être allé au bout de [lui-même] ». Une photo le montre épuisé, jaillissant de son baquet en sueur, veines saillantes.

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Consigne à Sotchi
Valtteri Bottas a remporté sa première victoire avec Mercedes, le 30 avril 2017, ici, sur le circuit de Sotchi (Russie), un autodrome qu’il affectionne. Fin septembre de cette année, il y signe sa deuxième pôle de la saison, devant Lewis Hamilton. Au terme d’une remontée de fond de peloton, Max Verstappen (Red Bull) mène devant les Mercedes de Valtteri Bottas et Lewis Hamilton. Quatrième, Sebastian Vettel menace. Toto Wolff somme alors le Finlandais de laisser passer son coéquipier, ce qu’il fait au tour 25. Verstappen passé au stand, ressort cinquième. Lewis Hamilton l’emporte une fois encore.
Le patron de l’écurie Mercedes assume la consigne de course, expliquant qu’il préfère passer pour un méchant à Sotchi plutôt que pour un idiot à Abou Dhabi (course de clôture) et qu’il faut « privilégier la course au titre ». « A cinq courses de la fin de la saison, (…) il y avait sept points en jeu. En compter 43 ou 50 d’avance sur Vettel, ce n’est pas la même histoire », justifie-t-il.
Magnanimité à Suzuka
Lewis Hamilton remporte le Grand Prix du Japon, le 7 octobre à Suzuka. Sebastian Vettel finit sixième après avoir raté ses qualifications et s’être accroché en course avec le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) à l’issue d’un dépassement hasardeux. Une maladresse qui lui vaudra un certain nombre de critiques, notamment dans la presse.
Le Britannique peut, dès lors, se montrer grand seigneur avec son rival. « Je trouve que les médias devraient montrer plus de respect envers Sebastian. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point faire ce que nous faisons à ce niveau est dur. (…) Nous sommes humains, il faut donc s’attendre à ce que nous fassions des erreurs, l’important est comment nous les traversons. »
Lui, finalement, « n’a pas fait de faute cette saison », comme le souligne Toto Wolff. « Lewis est très, très fort dans la tête. Il est sur une vague incroyable. » Celle-ci pourrait, dès dimanche, le porter au même niveau que Fangio et Schumacher dans l’histoire de la F1.

Deux chiffres à avoir en tête avant le Grand Prix d’Austin
100 
C’est le nombre de points qu’il reste à distribuer d’ici à la fin du championnat du monde de Formule 1. Une victoire rapporte 25 points. Les suivants au classement à l’arrivée d’une course récoltent 18 points (le 2e), 15 points (le 3e), 12 points, 10 points, 8 points, 6 points, 4 points, 2 points et 1 point pour le pilote arrivé 10e.
67 
C’est le nombre de points d’avance de Lewis Hamilton sur Sebastian Vettel au classement des pilotes. Il suffit que le Britannique de Mercedes l’emporte et que le pilote de Ferrari ne marque pas plus de 8 points, pour décrocher le titre. Sebastian Vettel pourrait rattraper le leader aux points s’il gagne les trois derniers Grand Prix, mais Lewis Hamilton remporterait de toute façon une 5e couronne au nombre de victoires – neuf contre cinq avant Austin.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Thierry Henry a connu une défaite à Strasbourg (2-1) pour son premier match comme entraîneur de l’AS Monaco, qui pointe, désormais, à la 19e place du classement.
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Ligue 1 : Thierry Henry débute sa carrière d’entraîneur par une défaite

Thierry Henry a connu une défaite à Strasbourg (2-1) pour son premier match comme entraîneur de l’AS Monaco, qui pointe, désormais, à la 19e place du classement.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 23h00
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 12h24
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Il le savait, tous ses gestes allaient être épiés et disséqués. Et son premier résultat, très attendu. A 41 ans, Thierry Henry a débuté sa nouvelle carrière d’entraîneur sur le banc de l’AS Monaco par une soirée cauchemardesque : une bévue du gardien, un joueur majeur blessé, un autre exclu et une défaite à la clé. L’ASM s’est inclinée (2-1) face à Strasbourg pour le compte de la 10e journée de Ligue 1, samedi 20 octobre, et continue sa chute en pointant à la 19e place du classement. Le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France a eu la confirmation que sa mission s’annonçait compliquée et il devra trouver rapidement les bons ressorts pour sortir son équipe des bas-fonds.

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En succédant à Leonardo Jardim, Thierry Henry a ainsi renoué avec la France une histoire quelque peu mouvementée, un mélange d’attraction-répulsion qui s’est conclu, au fil des années et de l’éloignement, par une espèce d’indifférence polie. Il a aussi récupéré une équipe en perdition, aussi mal embarquée en championnat qu’en Ligue des champions, et qui restait sur dix rencontres consécutives sans victoire, toutes compétitions confondues. S’il n’a pu réaliser de miracle pour sa première, « Titi » Henry a, néanmoins, pu mesurer toute la ferveur qui entourait ses débuts comme entraîneur et son retour en France.
L’ovation de la Meinau
Ce sont les spectateurs strasbourgeois qui ont eu l’insigne honneur d’assister aux premiers pas de « Coach Henry », le septième joueur champion du monde en 1998 à prendre les rênes d’une équipe. Le public de la Meinau, peu connu pour son hospitalité envers les adversaires, a réservé une standing ovation au nouvel homme fort de l’ASM. Entouré d’une nuée de photographes, à quelques instants du coup d’envoi, Henry est resté impassible, avant de recevoir une chaleureuse accolade de son homologue strasbourgeois, Thierry Laurey. Mais il n’a pu faire de miracle face à une équipe souvent intraitable à domicile.

Thierry Henry applaudi par les supporters de Strasbourg !
— beINLigue1Confo (@beIN Ligue 1 Confo)


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Peu aidé par le sort, l’homme aux 51 buts en 123 sélections avec l’équipe de France a dû composer sa première équipe avec un effectif très amoindri : Raggi et Jemerson suspendus, Subasic, Benaglio, Rony Lopes, Willem Geubbels, Pietro Pellegri et Kevin N’Doram absents. Mais alors que les observateurs s’attendaient à ce que Thierry Henry adopte un schéma tactique proche de celui mis en place par son prédécesseur Leonardo Jardim, le néophyte a choisi d’innover. Les deux attaquants, le Colombien Radamel Falcao et le Monténégrin Stefan Jovetic, ont été alignés d’entrée de match. Il a aussi titularisé ses deux milieux belges Nacer Chadli et Youri Tielemans, qu’il a côtoyés ces deux dernières années avec les Diables Rouges en tant qu’entraîneur adjoint. Comme une manière d’imposer son style.
Monaco joue de malchance
Si l’entraîneur du RCSA, Thierry Laurey, lui avait prédit dans la semaine « un grand avenir » dans le métier, le technicien strasbourgeois ne comptait pas faire de cadeau à son jeune confrère. Etouffée par de solides Alsaciens, bien en place, l’ASM a concédé l’ouverture du score dès la 15e minute à la suite d’une énorme erreur de son troisième gardien, Seydou Si. Et perdu son capitaine Radamel Falcao, victime d’un claquage, à la 35e. Monaco a ensuite montré de meilleures dispositions et globalement dominé la première période, mais leur manque cruel de confiance a été patent.

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En seconde mi-temps, les joueurs de Thierry Henry ont poursuivi leur domination stérile, monopolisant le ballon sans réussir à faire la différence. L’expulsion sévère de Grandsir à la 66e, deux minutes après son entrée en jeu à la place de Jovetic, a facilité la fin de match des Strasbourgeois, qui ont doublé la mise à la 84e. Le penalty de Youri Tielemans en toute fin de rencontre (90e + 1) s’est avéré insuffisant pour empêcher le RCSA de l’emporter.
« Ce n’était pas le scénario rêvé, a concédé Thierry Henry après la rencontre. Je veux retenir du positif dans le négatif, sinon on n’avance pas, et là, le positif, c’est qu’on a essayé de continuer à jouer, même à 10. On ne peut pas non plus retirer ce que Strasbourg a fait, ils nous ont bien empêchés de jouer. On a eu une discussion à la fin avec Thierry [Laurey], ça aurait pu aller des deux côtés. »
Que Thierry Henry se rassure : pour sa première comme entraîneur le 28 juillet 2001, là aussi sur le banc de l’ASM, Didier Deschamps avait également connu une défaite à domicile face à Sochaux. Mais il devra faire vite. Son équipe pointe à la 19e place du classement de Ligue 1 et à la dernière place de son groupe en Ligue des champions. Les Monégasques auront une nouvelle occasion de se relancer, dès mercredi, sur la pelouse des Belges du Cercle Bruges. Le temps presse pour l’ASM et son nouvel entraîneur.

Les résultats de la 10e journée de Ligue 1
Vendredi 19 octobre
Lyon-Nîmes : 2-0
Samedi 20 octobre
PSG-Amiens : 5-0
Reims-Angers : 1-1
Caen-Guingamp : 0-0
Strasbourg-Monaco : 2-1
Nantes-Toulouse : 4-0
Dijon-Lille : 1-2
Dimanche 21 octobre
Montpellier-Bordeaux : 2-0
Saint-Etienne-Rennes : 1-1
Nice-Marseille : 0-1





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Sans Neymar, le PSG n’a pas eu à se livrer pour facilement remporter son dixième match consécutif cette saison, face à Amiens (5-0).
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Ligue 1 : le PSG, tout en contrôle, domine largement Amiens tout en contrôle

Sans Neymar, le PSG n’a pas eu à se livrer pour facilement remporter son dixième match consécutif cette saison, face à Amiens (5-0).



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 18h58
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 12h31
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Dix matchs, dix victoires, 37 buts inscrits et 8 points d’avance sur le deuxième provisoire du classement. Les chiffres du PSG se suffisent presque à eux-mêmes, surtout après un match de reprise post-trêve internationale. Sans Neymar, en congés sur une plage portugaise, le PSG a battu une équipe d’Amiens dépassée, sans pour autant gâcher trop d’énergie à quelques jours d’un match de Ligue des champions.
Avec une équipe largement remaniée (absences de Thiago Silva, Meunier et Neymar notamment), les Parisiens ont entamé ce match tranquillement, sans pour autant laisser aux joueurs de Christophe Pélissier l’occasion de briller. C’est, finalement, grâce à Angel Di Maria, très en vue en première période, que le PSG a fait la différence.
Trois buts de la tête
L’Argentin a d’abord sollicité Gurtner d’une solide frappe de l’extérieur de la surface, avant d’aller s’occuper de tirer le corner. Le capitaine du jour Marquinhos, d’une belle tête décroisée depuis le premier poteau, s’est chargé d’ouvrir le score. Vingt minutes plus tard, Adrien Rabiot l’a imité, inscrivant presque exactement le même but, de la même position.
Moins inspiré dans ce match, Edinson Cavani a raté la balle de 3-0 en toute fin de première période, en gâchant une offrande de Juan Bernat, face au but amiénois déserté par le gardien. A l’aube d’une semaine difficile, qui verra son équipe affronter Naples en Ligue des champions, puis Marseille en Ligue 1, Thomas Tuchel a préféré ne prendre aucun risque. Marco Verratti est donc sorti à la mi-temps après une petite alerte physique, tout comme Angel Di Maria un peu avant l’heure de jeu.

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Mbappé encore buteur
En gestion complète en seconde période, le PSG a fait tourner le ballon en attendant tranquillement le coup de sifflet final. En fin de rencontre, un but de la tête de Julian Draxler a permis aux Parisiens de poursuivre leur impressionnante série : en dix rencontres de Ligue 1 cette saison, les joueurs de Thomas Tuchel n’ont jamais marqué moins de trois buts dans un match.
Moins de deux minutes plus tard, le très discret Kylian Mbappé a trouvé la faille et inscrit son neuvième but de la saison. Moussa Diaby, entré en jeu, est venu achever les Amiénois après un slalom dans la surface et un cinquième but. En quelques minutes, le PSG, incapable de cadrer une frappe en seconde période jusqu’à la 80e minute, a donc inscrit trois buts.
Le Parc des Princes, resté silencieux pendant quinze minutes en début de rencontre dans le cadre d’une grève nationale des encouragements, aura peu vibré. Mais d’un point de vue comptable au moins, Paris poursuit sa marche en avant à un rythme effréné. Sans trop se fatiguer.

Les résultats de la 10e journée de Ligue 1
Vendredi 19 octobre
Lyon-Nîmes : 2-0
Samedi 20 octobre
PSG-Amiens : 5-0
Reims-Angers : 1-1
Caen-Guingamp : 0-0
Strasbourg-Monaco : 2-1
Nantes-Toulouse : 4-0
Dijon-Lille : 1-2
Dimanche 21 octobre
Montpellier-Bordeaux : 2-0
Saint-Etienne-Rennes : 1-1
Nice-Marseille : 0-1





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Toulon s’est lourdement incliné à Edimbourg lors de la deuxième journée de Coupe d’Europe, tout comme Lyon contre les Saracens et Montpellier à Newcastle. Le Racing et Castres ont gagné.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Rugby : Toulon sombre, le Racing assure

Toulon s’est lourdement incliné à Edimbourg lors de la deuxième journée de Coupe d’Europe, tout comme Lyon contre les Saracens et Montpellier à Newcastle. Le Racing et Castres ont gagné.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 16h48
   





                        



   


Toulon a compromis un peu plus ses chances de qualification pour les quarts de la Coupe d’Europe en s’inclinant lourdement, samedi 20 octobre, sur le terrain d’Edimbourg (40-14), sa deuxième défaite en autant de matches dans la poule 5 qui le laisse bon dernier.
Battus d’entrée de compétition sur leur propre pelouse la semaine dernière par Newcastle, les Toulonnais sont en grave crise de confiance : ils ont enchaîné, samedi, leur quatrième défaite de rang toutes compétitions confondues et la septième en huit déplacements.
Surtout, au-delà des chiffres, les hommes de Patrice Collazo se sont montrés friables et fragiles sur le terrain, en ratant des prises de balle, en concédant des en-avant décisifs et trop de pénalités. Lanterne rouge de sa poule, Toulon se trouve déjà au pied du mur en Coupe d’Europe, une épreuve qu’elle a remportée trois fois (2013 à 2015), avant la double confrontation face à Montpellier.
Le Racing ne tremble pas

   


Finaliste de la compétition l’an dernier, le Racing a assumé son statut en dominant l’Ulster 44-12, pour une victoire convaincante avec le bonus offensif. Auteurs de cinq essais, les Franciliens ont livré une prestation aboutie, grâce notamment à une seconde période presque parfaite : les joueurs de Laurent Labit et Laurent Travers n’ont pas encaissé le moindre point après la pause.
Cette large victoire permet aux Franciliens de prendre la tête de leur poule après deux journées, devant Leicester, qu’ils affronteront lors de la prochaine journée.
Lyon n’y arrive pas

   


Battus lors de la première journée pour leur découverte de la compétition, les Lyonnais n’ont rien pu faire face aux Saracens (29-10). Très vite menés, les joueurs de Pierre Mignoni ont été dominés dans ce match, encaissant quatre essais dont un en toute fin de rencontre qui permet à leurs adversaires du soir d’empocher le bonus offensif.
Dominés en première période avec deux essais encaissés dans les vingt premières minutes, les Lyonnais ont livré une meilleure copie après la pause, mais n’ont pas pu faire douter une équipe des Saracens trop forte pour eux. Toujours privé du moindre point, le LOU est lanterne rouge de sa poule, et continue son difficile apprentissage du plus haut niveau européen.
Castres conserve ses chances

   


Franc soleil en revanche à Castres, qui reste en course pour une qualification dont il a fait un objectif après avoir conquis la France au printemps. Le CO, sorti des poules à une seule reprise dans son Histoire (demi-finale en 2002), s’est en effet replacé dans la poule 2 après sa défaite en ouverture : il occupe la 2e place (5 points), à deux longueurs du Munster qu’il affrontera à deux reprises en décembre, un point devant Gloucester et deux devant Exeter.
Les Tarnais ont surmonté une entame ratée (14-0 pour les Chiefs au quart d’heure de jeu), puis l’exclusion définitive de Maama Vaipulu et la blessure de leur deuxième ouvreur Julien Dumora avant la mi-temps pour l’emporter face au coleader du championnat d’Angleterre, invaincu jusqu’à présent. Grâce à cet esprit de corps qui leur avait permis de soulever le Brennus au printemps.

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Montpellier rate le coche

   


Cruel. Montpellier s’est incliné sur le fil au bout de neuf minutes d’arrêts de temps additionnel, une séquence de 35 temps de jeu à Newcastle (23-20) et en supériorité numérique, manquant une belle occasion de prendre la tête de la poule 2. Le MHR, qui doit se contenter du point de bonus défensif, pointe en troisième position (5 points), à trois longueurs des Anglais et une d’Édimbourg (Toulon ferme la marche avec 1 point).
Si une deuxième qualification en quarts de finale dans leur histoire (après 2013) n’est pas compromise, les Héraultais repartiront avec une foultitude de regrets de leur voyage chez les « Falcons ». Lesquels avaient certes créé l’exploit à Toulon en ouverture (26-25), mais pointent à la dernière place du championnat d’Angleterre et retrouvent cette saison la reine des compétitions européennes après quatorze ans d’absence. Le vice-champion de France pourra ainsi se mordre les doigts de ne pas avoir maîtrisé la fin de match, alors qu’il avait renversé les Anglais à une dizaine de minutes de la fin.



                            


                        

                        

