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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ La chaîne avait diffusé en décembre un reportage élogieux à l’égard du Togo, où le groupe Bolloré est implanté.
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Le CSA sanctionne Canal+ pour son clip promotionnel du Togo

La chaîne avait diffusé en décembre un reportage élogieux à l’égard du Togo, où le groupe Bolloré est implanté.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 18h12
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h51
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Le gendarme de l’audiovisuel a tranché. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a sanctionné, le 24 octobre, Canal+ pour avoir diffusé en décembre 2017 un programme vantant la politique économique du Togo – pays dans lequel Vincent Bolloré, à l’époque président du conseil de surveillance de la chaîne, détient des intérêts stratégiques à travers le groupe Bolloré.
Il est 7 h 03, ce vendredi 22 décembre 2017 quand, sans qu’un générique l’annonce, un publireportage apparaît à l’antenne de la chaîne cryptée. Une séquence de moins de sept minutes, dans laquelle le Togo est présenté comme un « pays disposant d’infrastructures modernes », dont « la stabilité politique sécurise tout le pays et encourage des investissements venus du monde entier ». 
Révélée par le site d’information Les Jours, la vidéo incite le CSA à déclencher une enquête. Dans la décision qu’il a rendue ce 24 octobre, le Conseil a estimé que Canal+, en faisant « un éloge appuyé de la politique économique menée par le gouvernement d’un Etat africain » avait failli à ses exigences déontologiques. Les sages du CSA soulignent que « ce programme comportait plusieurs images issues de la communication institutionnelle » du Togo, sans que les téléspectateurs en aient été informés. En guise de sanction, un présentateur de Canal+ devra lire un communiqué du CSA dans les huit prochains jours, hors week-end et pendant un programme en clair.
Pilote d’une émission sur les « initiatives positives »
Interrogée par les représentants du personnel au cours d’un comité d’entreprise dont Les Jours avait obtenu un compte rendu, la direction de Canal+ avait assuré que ce clip était un pilote d’une future émission dédiée aux « initiatives positives » dans les pays émergents. Du reste, la vidéo n’avait été vue par presque aucun téléspectateur.
Bien que le CSA n’y fasse pas directement allusion, c’est bien le risque d’un conflit d’intérêt impliquant Vincent Bolloré qui avait à l’époque déclenché la polémique. Le groupe Bolloré, détenu par le propriétaire de Canal+, investit massivement au Togo, où il a notamment en charge la gestion du port de Lomé.
Deux mois plus tôt, un autre épisode similaire avait fait grand bruit. Après sa diffusion dans l’émission « L’Effet papillon », un reportage sur la répression de l’opposition togolaise par le président, Faure Gnassingbé, avait été supprimé du site de Canal+.

        Notre enquête sur
         

          le système Bolloré






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Nouvelle norme d’homologation, centres-villes bientôt interdits aux diesels : l’heure est aux remises en question.
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Flottes d’entreprise : l’avenir s’annonce électrique

Nouvelle norme d’homologation, centres-villes bientôt interdits aux diesels : l’heure est aux remises en question.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 18h00
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

C’est un bouleversement majeur. Et même si l’économie des véhicules professionnels est stable, large et solide, le navire « flotte d’entreprise » est secoué comme rarement il l’a été. Le changement a plusieurs explications, mais il a fondamentalement une cause : la remise en question du moteur à combustion interne, et plus spécifiquement du moteur diesel.
Un symbole d’abord : en cette rentrée 2018, pour la première fois depuis les années 1970, les motorisations diesel représentent moins de 80 % des ventes des véhicules professionnels. Pour le seul mois de septembre, les « ventes flottes » de diesel ont reculé de 34 % dans un marché certes en baisse, mais de 12 % seulement.
Plus incroyable encore, selon une étude de l’Observatoire du véhicule d’entreprise, le coût total d’usage des véhicules professionnels se révèle plus élevé en diesel, en dépit de leur utilisation intensive et de l’avantage du gazole en termes de consommation de carburant (25 % de différence par rapport à l’essence). Et ce non seulement pour des petites voitures, mais aussi pour des automobiles de taille moyenne, dites du segment D.
Comment en est-on arrivé à cette situation, dans un univers qui faisait figure d’inexpugnable bastion du diesel ? D’abord, les ventes de voitures aux clients professionnels, qui représentent la moitié du marché automobile (dont un tiers pour les véhicules d’entreprise proprement dits), n’échappent pas aux grandes tendances de fond du secteur. Avec plusieurs dizaines de mois de retard par rapport aux particuliers, les responsables achats de véhicules des sociétés commencent à s’interroger sur les risques de limitation de circulation en ville qui pourrait être imposée plus vite que prévu aux véhicules diesel.
Un sérieux coup dans l’aile
Ensuite – et avant tout – ces gestionnaires se sont aperçus que le désamour pour le diesel des ménages français avait une incidence majeure sur la valeur de leurs actifs. Le mécanisme est simple : le coût...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ En leur proposant des solutions et des tarifs attrayants, les prestataires poussent les entreprises à opter pour des véhicules électriques.
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Le rôle incitatif des loueurs en faveur de la voiture électrique

En leur proposant des solutions et des tarifs attrayants, les prestataires poussent les entreprises à opter pour des véhicules électriques.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 18h00
    |

                            Jean-Pierre Lagarde








                        



                                


                            

Les loueurs longue durée, qui ont une influence sur la gestion des flottes d’entreprise, conduisent leurs clients à anticiper la transition énergétique dans leur parc automobile. Comme l’explique Dirk Pissens, président de LeasePlan France, « nous voulons forcer le destin du véhicule électrique en proposant aux flottes des loyers de location attractifs avec une offre complète prévoyant l’installation de bornes de recharge au sein de l’entreprise ainsi que chez l’utilisateur du véhicule lorsque c’est nécessaire. Le loyer proposé porte sur vingt-quatre mois. Quant aux kilométrages, pour un modèle électrique, ils se limitent entre 15 000 km et 20 000 km afin de garantir une valeur résiduelle compétitive ».
 Ferréol Mayoly, directeur général d’Arval France
Une même ambition est portée par Arval avec son offre baptisée « Try it love it » (« l’essayer, c’est l’adopter »). Celle-ci permet, dans le cadre d’un contrat de location auprès d’un conducteur et de son entreprise, de tester un véhicule électrique pendant trois à six mois et de le restituer sans pénalité si la solution ne convient pas. De même, Arval propose aux utilisateurs de véhicules électriques dans les flottes de bénéficier en complément d’un nombre de jours de location d’un véhicule thermique afin de répondre à tous les besoins de déplacements plus longs, notamment le week-end ou durant les vacances. Pour Ferréol Mayoly, directeur général d’Arval France, « cette formule de location de moyenne durée d’un véhicule électrique associé à un véhicule thermique rassure et permet aux entreprises de sauter le pas. Actuellement, il y a plus de discussions sur ce sujet que de réalisations en cours, mais les choses évoluent vite ».
« Eliminer les freins »
Enfin, Alphabet a, depuis 2013, mis en place une structure de développement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Henri Verdier est nommé ambassadeur de France pour le numérique tandis que Nadi Bou Hanna lui succède à la tête de la DINSIC.
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Deux nouvelles nominations pour faire valoir la vision française du numérique

Henri Verdier est nommé ambassadeur de France pour le numérique tandis que Nadi Bou Hanna lui succède à la tête de la DINSIC.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 17h46
    |

            Vincent Fagot








                        


Le conseil des ministres a acté, mercredi 24 octobre, la nomination d’Henri Verdier au poste d’ambassadeur de France au numérique, en remplacement de David Martinon, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, récemment promu ambassadeur en Afghanistan. Chargé de la transformation numérique de l’Etat, à la tête de la Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat (DINSIC), M. Verdier sera désormais le relais à l’étranger de la vision française du numérique sur des sujets aussi variés que la cybersécurité, la fiscalité des plates-formes ou l’évolution du travail à l’heure du numérique.

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                Mounir Mahjoubi passe de Matignon à Bercy, mais reste chargé du numérique



Cette promotion – pour celui que le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, qualifie comme « l’un des meilleurs connaisseurs des questions numériques au sein de l’administration » – ouvre la voie à la nomination de Nadi Bou Hanna, ancien fonctionnaire du Quai d’Orsay devenu entrepreneur, à la tête de la DINSIC. L’occasion aussi pour M. Mahjoubi de donner un nouvel élan à cette direction de l’administration française.
Privilégier « la technologie au service des humains »
Mounir Mahjoubi veut en effet profiter de ce jeu de chaises musicales pour accélérer la transformation numérique de l’Etat, au cœur des missions de la DINSIC. L’annonce des nominations faites ce mercredi sera en effet accompagnée de celle du lancement d’un réseau social destiné aux agents de l’Etat afin de diffuser et d’échanger sur les meilleures pratiques en termes de transformation numérique de l’Etat. Objectif : simplifier l’accès des Français aux démarches administratives, lutter pour l’inclusion numérique du plus grand nombre, et donner accès aux technologies les plus avancées aux services de l’Etat, de l’intelligence artificielle à la blockchain (qui permet des échanges financiers sans intermédiaire). Il s’agit selon le secrétaire d’Etat de permettre à la DINSIC qui a beaucoup expérimenté sur le sujet de la transformation numérique de l’Etat de « passer à l’échelle » : « Elle doit être au service des autres administrations, mettre tout le monde autour de la table, tout en jouant son rôle d’expert. »

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                « Il ne peut y avoir de champions du numérique français sans alliés étrangers »



Pour Mounir Mahjoubi, il s’agit, avec toutes ces mesures, de favoriser une vision qui privilégie « la technologie au service des humains », et de promouvoir « une vision française face à la transformation que connaît la société à l’ère du numérique ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Tim Cook s’est déclaré favorable à une loi encadrant l’utilisation par les entreprises des données personnelles, comme l’a fait l’Europe cette année avec le RGPD.
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Le patron d’Apple défend à Bruxelles l’idée d’une loi américaine sur les données personnelles

Tim Cook s’est déclaré favorable à une loi encadrant l’utilisation par les entreprises des données personnelles, comme l’a fait l’Europe cette année avec le RGPD.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 15h26
   





                        



   


Fidèle à son positionnement de défenseur de la vie privée des internautes, Tim Cook, le patron d’Apple, s’est dit favorable à une législation sur les données personnelles aux Etats-Unis. M. Cook s’exprimait mercredi 24 octobre à la 40e Conférence internationale des commissaires à la protection des données et de la vie privée, à Bruxelles, où sa déclaration a généré une salve d’applaudissements.
Tim Cook estime qu’une telle loi devrait protéger le droit d’avoir un minimum de données collectées et celui de savoir quelles sont les données recueillies et à quelles fins. « C’est la seule façon de donner aux utilisateurs le pouvoir de décider quelle collecte est légitime et quelle collecte ne l’est pas. Moins que ça, c’est une mascarade », a-t-il dit.
Il a également souligné que les entreprises devaient « reconnaître que les données appartiennent aux utilisateurs », qui gardent donc le droit de les corriger ou de les supprimer. Enfin, « le droit à la sécurité » des données devrait être également reconnu, selon lui.
« Un complexe industriel de la donnée »
Le PDG d’Apple a également salué le règlement européen de protection des données (RGPD) entré en vigueur le 25 mai, qui vise à mieux protéger, à l’échelle européenne, les données personnelles — notamment en permettant de sanctionner les entreprises qui ne respecteraient pas la loi à hauteur de 4 % de leur chiffre d’affaires.
A la différence de sociétés comme Facebook ou Google, le modèle économique d’Apple ne repose pas sur la collecte et l’exploitation commerciale des données personnelles de ses utilisateurs. Le groupe vend d’abord des appareils et, de plus en plus, des services (streaming musical, stockage en ligne...). Ce que Tim Cook manque rarement de rappeler.
Le patron d’Apple a déploré dans son discours l’existence d’un « complexe industriel de la donnée », évoquant une « surveillance » et des entreprises de collecte de données qui « s’enrichissent ». « Nos propres informations, de celles de tous les jours à la plus intime, sont utilisées comme une arme contre nous avec une efficacité militaire, a-t-il dénoncé. Ces bouts de données, qui sont inoffensives individuellement, sont assemblés avec soin, synthétisés, négociés et vendus. »
Echange de piques avec Mark Zuckerberg
Après le scandale Cambridge Analytica — une entreprise britannique spécialisée dans l’influence politique, qui a aspiré les données de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook —, Tim Cook s’était déjà montré favorable à une réglementation « bien pensée » sur les données personnelles.
Il avait dans la foulée critiqué sans le nommer Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, assurant qu’il ne pourrait jamais se trouver dans le même type de scandale que lui : « Nous prenons à cœur l’expérience de nos utilisateurs et nous n’allons pas jouer avec votre vie privée. » Marz Zuckerberg avait alors défendu son modèle économique, gratuit et basé sur la publicité ciblée, disant vouloir « créer un produit qui ne serve pas qu’aux riches » — une référence à peine dissimulée aux appareils onéreux vendus par Apple.
Aux Etats-Unis, pays qui s’était montré jusqu’ici plutôt hostile à ce type de réglementation, l’idée fait peu à peu son chemin. L’affaire Cambridge Analytica a fait réagir citoyens et personnalités politiques. La question de la réglementation est d’ailleurs apparue à plusieurs reprises lors des deux passages de Mark Zuckerberg face au Congrès américain en avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les conditions du licenciement doivent être clairement définies entre le salarié et le dirigeant de l’entreprise. Il est difficile, voire impossible, une fois notifiés les dispositifs du licenciement, de pouvoir les contester.
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Licenciement : peut-on contester une transaction ?

Les conditions du licenciement doivent être clairement définies entre le salarié et le dirigeant de l’entreprise. Il est difficile, voire impossible, une fois notifiés les dispositifs du licenciement, de pouvoir les contester.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 15h22
    |

                            Jean-Emmanuel Ray (Professeur à l'école de droit de Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            

Question de droit social. Balzac écrivait, en 1825, dans son Code des gens honnêtes, que « la plus mauvaise transaction est meilleure que le meilleur procès ». En effet, la transaction, qui est un « contrat par lequel les parties terminent une contestation née, ou préviennent une contestation à naître » (art. 2044 du code civil), « fait obstacle à l’introduction ou à la poursuite entre les parties d’une action en justice ayant le même objet ». Or, les non-juristes redoutent le coût, la longueur et les aléas, par ailleurs psychologiquement éprouvants, d’une procédure judiciaire dont les codes leur échappent.
En droit du travail, la transaction est essentiellement liée au licenciement : l’employeur veut clore définitivement les conséquences parfois judiciairement risquées de cette séparation. Et le salarié n’est pas mécontent d’obtenir immédiatement une contrepartie financière, ou la levée de sa clause de non-concurrence : « Un tiens vaut mieux… »
Connaissance du droit pour le salarié
Encore faut-il qu’il connaisse, avant de signer, l’étendue exacte de ses droits. La Cour de cassation n’accepte donc de transaction que lorsque le licenciement est devenu effectif. Pourquoi ? Car le salarié en connaît alors les motifs, nécessairement indiqués dans la lettre de notification. Il peut alors évaluer ses chances d’une contestation en justice. Mais la Cour se révèle fort pointilleuse, comme le montre l’arrêt du 10 octobre 2018. L’employeur avait remis en main propre la lettre de notification, le salarié signant un reçu. Or, la transaction a été jugée nulle, l’article L. 1232-6 du code du travail exigeant une lettre recommandée avec avis de réception.

Aller en justice demander l’annulation d’une transaction en principe destinée à éviter tout contentieux paraît paradoxal. Mais c’est surtout risqué : au-delà de la charge de la preuve qui repose sur le collaborateur, en cas de succès,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La généralisation de ces compteurs connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs, sollicités par Les Décodeurs, sont nombreux à s’interroger sur l’intérêt financier de ces boîtiers.
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Linky en questions : le consommateur est-il gagnant financièrement ?

La généralisation de ces compteurs connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs, sollicités par Les Décodeurs, sont nombreux à s’interroger sur l’intérêt financier de ces boîtiers.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 16h40
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Cet article a été réalisé à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur d’électricité connecté Linky, qui est en cours de déploiement par Enedis dans l’ensemble des foyers français.
Linky fait-il exploser la facture d’électricité ?Va-t-on payer l’électricité plus cher aux heures de pointe ?Faut-il souscrire un abonnement plus cher ?Le compteur lui-même consomme-t-il de l’électricité ?Linky va-t-il permettre de faire des économies ?Les coûts d’installation seront-ils répercutés sur les clients ?
Linky fait-il exploser la facture d’électricité ?
NORMALEMENT NON
Une inquiétude relayée par Messahel123 :
« Je redoute l’arrivée de ma facture d’électricité, d’après ce que j’ai entendu de la part de certaines personnes ma facture pourrait tripler. »
... et un témoignage de Francis A.:
« Une surconsommation d’au moins 35 % pour les deux contrats dont je m’occupe. Toutes choses égales par ailleurs. La réponse d’EDF : il a fait plus froid (ce que démentent leurs propres chiffres). Proposition : déplacement d’un technicien. Si le compteur est défectueux, on discute, sinon… 330 euros. »
Enedis l’assure, « les compteurs Linky comptent exactement la même énergie et de la même façon que les anciens. Tous les compteurs doivent répondre à des normes de comptage précises et sont certifiés par des laboratoires de mesures indépendants ».
La plupart des clients n’ont pas constaté de différence significative avant ou après Linky. Comment expliquer les témoignages de clients dont la facture a « explosé » voire « triplé » ? Il s’agit souvent d’une défaillance de l’ancien compteur. « Un consommateur nous a expliqué qu’il était passé de 600 euros à 2 000 euros de facture pour une grande maison ancienne. Techniquement, 600 euros, ce n’était pas possible, explique l’expert de l’UFC-Que choisir. La pose de Linky vient révéler le fait que le compteur d’avant ne fonctionnait pas correctement. »
Le médiateur de l’énergie, qui gère les relations entre fournisseurs et consommateurs, a traité une centaine de litiges liés à Linky en 2017, sur près de 15 000 dossiers, liés à l’installation ou à la hausse de facture. Il a aussi constaté des dysfonctionnements d’anciens compteurs et « des clients qui ont l’impression que leur nouveau compteur consomme plus, mais ce n’est pas le cas, en réalité ». Si l’on a un doute sur le bon fonctionnement de son compteur, Enedis propose une « vérification métrologique du compteur », qui est facturée 335,56 euros.
Autre cas de figure, peu fréquent, mais repéré par les associations de consommateurs : une erreur peut se produire dans le point de livraison (PDL). Le compteur est relié à un autre appartement, donc ne mesure pas la consommation de l’usager, mais de son voisin.
Va-t-on payer l’électricité plus cher aux heures de pointe ?
PROBABLEMENT
Une crainte formulée par Gérard T. :
« Immanquablement on va nous faire des propositions mirobolantes pour payer moins cher aux moments où nous en avons le moins besoin, et nous faire payer plus cher aux périodes de pointe. Cela compensera facilement les tarifs avantageux faits lors de la souscription chez les fournisseurs. »
L’électricité étant une énergie très difficile à stocker, les distributeurs doivent assurer en temps réel une production suffisante pour couvrir la demande et éviter le « black-out », y compris lors des pics hivernaux. Ni EDF, ni les autres fournisseurs d’électricité n’ont attendu l’arrivée de Linky pour se préoccuper de la question et proposer une tarification flexible, qui incite les consommateurs à lisser leur demande d’électricité au cours de la journée.
Par exemple, l’option « heures creuses » proposée depuis longtemps par EDF fait baisser le tarif horaire durant la nuit, en utilisant d’ailleurs un système de commutateur qui passe par le courant porteur en ligne (CPL), comme Linky. Un autre abonnement d’« effacement des jours de pointe (EJP) », qui n’est plus commercialisé mais reste disponible pour les abonnés existants, offrait des prix avantageux toute l’année, hormis vingt-deux jours d’hiver où le tarif flambe.
Le compteur Linky permettra aux fournisseurs d’affiner ce type d’options, avec trois, quatre, voire dix tarifications différentes, selon les horaires, le jour ou la période de l’année. Direct Energie commercialise ainsi un tarif « super-heures creuses », et le fournisseur Ohm a développé une offre « beaux jours », moins chère entre avril et octobre, destinée aux résidences secondaires.
Certains consommateurs avisés pourront donc gagner de l’argent, mais seulement à condition d’étudier les offres attentivement. « Plus la complexité augmente, plus il faudra s’informer, et il y a un risque que les gens s’en désintéressent, craint Nicolas Mouchnino, de l’UFC-Que choisir. De plus, si vous refusez la collecte de données, vous n’aurez pas votre profil de consommation, donc vous ne saurez pas si les offres seront intéressantes pour vous. »
Pour l’instant, l’ouverture à la concurrence n’a pas vraiment permis de réduire les tarifs de l’électricité, qui sont en hausse continue depuis dix ans en France. Qu’ils utilisent ou non Linky, les perdants seront, à long terme, les gros consommateurs d’électricité aux heures de pointe.

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                Electricité : la concurrence augmente, mais les prix ne baissent pas



Faut-il souscrire un abonnement plus cher ?
NORMALEMENT NON
Une remarque de Lmnd723 :
« Mon abonnement 9 kilovoltampères [kVA] est actuellement limité par un ancien disjoncteur 45A, ce qui représente 10,35 kVA (sous 230 V). Si on rajoute à ça la marge due à la mauvaise précision du disjoncteur, il saute plutôt vers 12 kVA. Or les compteurs Linky sont précis et disjonctent sans aucune marge. J’ai l’impression que le passage à Linky correspondra donc à une augmentation de tarif, pour passer de la tranche 9 kVA à la tranche 12 kVA. »
Les fournisseurs d’électricité évaluent les besoins d’un foyer en fonction de la taille du logement, de ses habitants, du type de chauffage utilisé et de l’équipement électroménager, et proposent des abonnements adaptés, avec des paliers à 3, 6, 9, 12 ou 15 kilovoltampères (kVA) — et des prix proportionnels. Si la puissance des équipements utilisés en même temps dépasse la puissance souscrite, par exemple quand micro-ondes, fer à repasser, four et chauffages électriques sont allumés, un disjoncteur coupe le courant.
Avec les compteurs classiques, le disjoncteur est indépendant du compteur. Dans certains cas, il n’a pas été réglé à la même puissance que l’abonnement, ce qui laissait une marge assez élevée au-delà du plafond théorique : certains foyers peuvent donc consommer ponctuellement davantage que ce que prévoit leur contrat. En clair, leur disjoncteur est trop tolérant par rapport à leur abonnement.
Avec Linky, le disjoncteur est intégré au compteur : il s’ajuste à l’abonnement souscrit et le courant se coupe lorsque la puissance est dépassée. Peut-on dire pour autant qu’il « disjoncte sans aucune marge » ? Non, assure Nicolas Mouchnino, de l’UFC-Que choisir : Linky permet un dépassement de 30 % de la puissance souscrite : 7,8 kVA pour un abonnement souscrit à 6 kVA, ou 11,7 kVA pour un abonnement à 9 kVA. « En cas de problème, le fournisseur d’électricité propose d’abord d’augmenter l’abonnement, déplore-t-il, alors que parfois, il suffirait d’accompagner le consommateur, par exemple lui expliquer de ne pas utiliser deux appareils en même temps. Souvent, passer de 6 à 7 kVA d’abonnement suffirait, et c’est techniquement possible, mais aucun fournisseur ne le propose. »
Mais avant de souscrire à une puissance plus élevée, ils peuvent modifier leurs habitudes pour éviter les pics de consommation. La première année après la pose d’un compteur communiquant, le changement de puissance n’est pas facturé par Enedis.
Selon Enedis, en 2017, 1 % des foyers équipés d’un compteur Linky ont demandé un changement de puissance à leur fournisseur, à la hausse ou à la baisse : « Ces changements peuvent être demandés pour de nombreuses raisons : météo, modification de la taille du foyer, et sont indépendantes du modèle de compteur utilisé. »
Le compteur lui-même consomme-t-il de l’électricité ?
OUI, MAIS PEU
Question de Patrick L. :
« Le compteur Linky est un engin actif et non purement passif comme les anciens compteurs électromagnétiques. Il doit donc consommer de l’électricité. Je n’arrive pas à trouver cette information, car même s’il ne s’agit que de quelques watts, le tout multiplié par plusieurs millions, cela doit donner une belle consommation totale. »
Nous avons posé la question à Enedis, qui a précisé que le compteur communiquant avait une puissance inférieure à 1,5 watt, soit autant que les précédents. Le gestionnaire du réseau rappelle aussi que « les consommations d’énergies liées au compteur et aux équipements en amont du compteur (câbles réseau, fusibles) ne sont pas facturées au client ».
Dans un avis publié en octobre, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) note que si le compteur n’est pas plus énergivore que les précédents, l’ensemble des infrastructures pour faire fonctionner le système de comptage communiquant générera une consommation de 0,8 térawattheure (tWh) en 2020 et 1 tWh en 2030 sur l’ensemble de la France métropolitaine. Cela correspond environ à 0,2 % de l’ensemble de la consommation électrique française (483 tWh en 2016).
Linky va-t-il permettre de faire des économies ?
ON NE SAIT PAS
Question de D. Piaud :
« Y a-t-il vraiment des économies réalisées avec Linky ? »
C’est une question centrale mais complexe. Pour Enedis, Linky est un outil indispensable pour maîtriser son usage de l’énergie, donc réduire sa facture. En comparant avec la moyenne du secteur, ou avec son propre historique de consommation, un client sera incité à réduire son usage d’électricité d’au moins 5 % sur le long terme, selon une récente étude. Les précédentes enquêtes étaient plus optimistes, avec des économies de 10 % à 15 %, mais seulement sur quelques semaines et pour des publics déjà motivés.
Enedis propose à chaque foyer de créer un espace personnel en ligne pour visualiser sa consommation quotidienne d’électricité. Mais le système a ses limites :
selon les données que souhaite partager le client, le relevé est fait une fois par jour ou par palier d’une demi-heure, ce qui n’est pas très détaillé ;il ne donne pas la consommation en temps réel mais vingt-quatre heures après ;il ne donne pas un prix en euros, mais une consommation en kWh, bien moins parlante ;il reste confidentiel : environ 500 000 foyers ont créé un espace client en ligne, pour 13 millions de compteurs installés, soit moins de 4 % des utilisateurs de Linky.
Le seul moyen de voir sa consommation en temps réel (en kWh) est de lire l’écran du compteur, souvent situé à l’extérieur ou dans un garage. Pas si facile. Il est possible d’installer dans son logement un afficheur déporté, qui communique avec le compteur par ondes radio et qui donne la consommation en temps réel et en euros. La loi de 2015 sur la transition énergétique prévoyait même que les fournisseurs les mettent à disposition gratuitement pour les ménages précaires avant le 1er janvier, puis « à l’ensemble des consommateurs après une évaluation technico-économique ». Mais aucun afficheur n’a encore été déployé. La date limite a déjà été repoussée à janvier 2019, mais l’UFC-Que choisir craint que ce dispositif soit « de nouveau reporté, voire enterré en catimini ».
Pour M. Mouchnino, l’information en temps réel est primordiale : « Le premier pas, c’est d’être capable de faire le lien entre ses usages et la consommation. Pour l’eau, c’est facile, on prend moins de bains. Pour le gaz, il suffit de chauffer moins. Mais pour l’électricité, peu de gens sont capables de dire combien consomment leurs équipements. » Selon une étude de l’Ademe, la mise à disposition d’un afficheur déporté dans 3 200 foyers volontaires leur a permis de réaliser entre 8 et 10 % d’économie.
Mais au Royaume-Uni ont été déployés des « smart meters » (compteurs intelligents) avec un coût qui s’affiche en temps réel. Mais l’efficacité reste limitée, et 60 % des clients s’en détournent, faute d’accompagnement des consommateurs pour changer leurs usages et leurs équipements.
Les coûts d’installation seront-ils répercutés sur les clients ?
ON NE SAIT PAS
Question de Laura Lasfargeas :
« Les coûts d’installation seront-ils, in fine, répercutés sur la facture d’électricité ? »
Le compteur Linky n’est pas facturé aux consommateurs. Pourtant, c’est un ambitieux projet industriel dont le déploiement coûte plus de 5,7 milliards d’euros en dix ans. Selon un rapport de la Cour des comptes, la facture totale se répartit par tiers entre le boîtier lui-même, sa pose et les éléments nécessaires au fonctionnement (700 000 concentrateurs, des systèmes d’information, etc.).
Pour éviter que cet investissement ne soit répercuté sur la facture des particuliers et sur les tarifs d’utilisation des réseaux publics de transport et de distribution d’électricité (Turpe), la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a instauré un « tarif différé ». Enedis avance la somme et sera remboursé avec des intérêts à partir de 2021, quand la quasi-totalité des compteurs auront été déployés et que les économies seront à leur maximum, grâce au relevé et aux interventions à distance, à la réduction des erreurs de facturation, au lissage des pics de demande d’électricité…
Mais la Cour des comptes a estimé, dans un rapport de février, que le montage était très « avantageux » pour Enedis, qui réalise un gain sur les intérêts du différé tarifaire, et qui bénéficie d’incitations financières si le projet est réalisé dans les temps alors que les pénalités sont limitées dans le cas contraire. S’il est sûr qu’Enedis ne sera pas perdant, les avantages pour les consommateurs sont plus difficiles à définir, au-delà du confort de ne pas avoir à attendre des techniciens pour effectuer le relevé du compteur.
Selon l’UFC-Que choisir, dont la pétition intitulée « Refusons de payer pour Enedis » a recueilli près de 300 000 signatures, le projet devrait finalement coûter aux ménages français « 15 euros par an pendant dix ans ». Toute la question est de savoir si le déploiement du nouveau compteur permettra de réaliser des économies d’énergie suffisantes pour gommer ce surcoût.

        Lire aussi :
         

                Linky : la Cour des comptes dénonce le coût du programme




Notre série Linky en questions
Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :
1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ? 
2- Le compteur électrique est-il un espion ? (mardi 23 octobre)
3- Les consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ? (mercredi 24 octobre)
4- Comment se passe l’installation du compteur ? (jeudi 25 octobre)
5- Est-ce vraiment écologique ? (vendredi 26 octobre)






                            


                        

                        


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« Dieselgate » : Porsche SE, actionnaire de Volkswagen, condamné à 47 millions d’euros de dommages et intérêts

Le constructeur automobile allemand a été condamné par le tribunal de Stuttgart dans le cadre du scandale des moteurs diesel truqués.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 13h58
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h09
   





                        


La facture est lourde pour Porsche SE dans le cadre du scandale des moteurs diesel truqués qui avait éclaté en 2015. L’actionnaire de Volkswagen a été condamné à payer 47 millions d’euros de dommages et intérêts à des investisseurs, a-t-on appris mercredi 24 octobre auprès du tribunal de Stuttgart.

        Lire aussi :
         

                Dieselgate : « D’un côté les gens meurent, et de l’autre, la justice pénale est silencieuse »



Porsche SE, accusé d’avoir alerté trop tard le marché de la manipulation des moteurs, « a manqué à ses devoirs d’information », a estimé le tribunal. Dans leur décision, dont le texte fait plus de 130 pages, les magistrats estiment notamment qu’une note transmise en mai 2014 au PDG de Volkswagen, Martin Winterkorn, aurait dû entraîner une information des marchés sur les risques financiers résultant de la tricherie.
Ces décisions sont les premières dans une multitude de procès d’actionnaires, qui réclament au total plus de 9 milliards d’euros d’indemnités à Porsche SE et Volkswagen devant les tribunaux de Stuttgart et Brunswick.

        Lire aussi :
         

                Trois ans après le « dieselgate », 43 millions de véhicules empoisonnent toujours l’Europe



Un coût de 28 milliards d’euros
La justice n’en a en effet pas fini avec cette affaire, qui a éclaté en septembre 2015 lorsque l’Agence américaine de l’environnement (EPA) a accusé Volkswagen d’avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel d’un logiciel capable de fausser le résultat des tests antipollution.
Plusieurs parquets allemands ont ouvert des enquêtes pour fraude, manipulation de cours de Bourse ou publicité mensongère contre des salariés de Volkswagen mais aussi ses marques Audi et Porsche, ainsi que Daimler, l’équipementier Bosch et Opel, filiale du français PSA. Mi-octobre, Audi, filiale de Volkswagen a été condamné par la justice allemande à 800 millions d'euros. Ainsi, le « dieselgate » a jusqu’à présent coûté plus de 28 milliards d’euros en rappels de véhicules et procédures judiciaires au géant de l’automobile.
Le gouvernement allemand a également ouvert en mai la voie à des procédures collectives de clients, et un groupe d’associations de consommateurs a déjà annoncé le dépôt d’une requête groupée début novembre.



                            


                        

                        


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Apple et Samsung sanctionnées en Italie pour obsolescence programmée

Ces sociétés « ont mis en œuvre des pratiques commerciales malhonnêtes », a conclu l’autorité italienne à l’issue de son enquête.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 13h55
   





                        


L’autorité garante de la concurrence en Italie a infligé mercredi 24 octobre une amende de 10 millions d’euros à Apple et une autre de 5 millions d’euros à Samsung dans le cadre de son enquête pour obsolescence programmée. De nombreuses enquêtes ont été ouvertes dans le monde contre les deux géants, mais l’antitrust italien semble être la première institution à avoir franchi le pas et prononcé une sanction.
« Les sociétés du groupe Apple et du groupe Samsung ont mis en œuvre des pratiques commerciales malhonnêtes », a conclu l’autorité italienne à l’issue de son enquête. Des mises à jour des logiciels sur des téléphones Apple et Samsung « ont provoqué de graves dysfonctionnements et réduit de manière significative les prestations, accélérant de cette manière la substitution de ces derniers », précise l’antitrust.

        Lire aussi :
         

                Obsolescence programmée : la riposte s’organise



Bridés volontairement
En substance, Samsung a poussé les propriétaires des smartphones Note 4 à installer une nouvelle version d’Android prévue pour le nouveau modèle, le Note 7, provoquant des problèmes aux propriétaires des anciens modèles inadaptés à gérer le nouveau programme.
Idem pour Apple, qui a poussé les propriétaires des smartphones de la série iPhone 6 à installer le système opérationnel développé pour l’iPhone 7, puis une mise à jour de ce système, entraînant des problèmes similaires à ceux rencontrés par les propriétaires de téléphones Samsung.
En France, le parquet financier a ouvert en janvier une enquête préliminaire pour « obsolescence programmée » et « tromperie » contre Apple, qui a reconnu en décembre 2017 qu’elle bridait volontairement les performances de ses iPhone après un certain temps dans le but annoncé de « prolonger leur durée de vie ».



                            


                        

                        


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Les salaires des grands patrons français se remettent à flamber

Selon une étude de Proxinvest, en 2017, les PDG du CAC 40 ont touché en moyenne 5,1 millions d’euros, soit 14 % de plus en un an.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h07
    |

            Denis Cosnard








                        



   


« Que les gros salaires lèvent le doigt ! », lançait, en 1982, le dirigeant d’un cabinet d’assurances joué par Jean Poiret dans un film de Denys Granier-Deferre. Trente-cinq ans plus tard, ils sont de plus en plus nombreux, parmi les patrons, à devoir se désigner ainsi. En 2017, les PDG du CAC 40 ont touché en moyenne 5,1 millions d’euros, soit un bond de 14 % en un an, selon une étude de Proxinvest mercredi 24 octobre.
C’est la première fois, depuis que ce cabinet de conseil aux investisseurs passe aux cribles les salaires des grands patrons, que la moyenne pour le CAC 40 franchit le seuil des 5 millions d’euros. Et encore, ce chiffre ne comprend pas le coût, pour les entreprises, des régimes de retraite supplémentaires, les fameuses « retraites chapeaux », faute de transparence suffisante.
En 2016, les rémunérations des PDG vedettes avaient reculé de 9 %. Avec l’embellie économique et la hausse des marchés boursiers, elles sont nettement reparties à la hausse en 2017. Une remontée similaire est enregistrée, au-delà du CAC, pour les patrons des 120 premiers groupes cotés français : en moyenne, leur rémunération totale a augmenté de 10 % en un an, et atteint près de 3,8 millions d’euros, son plus haut niveau historique.


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Rémunération annuelle des grands patrons
Moyenne dans les 120 premiers groupes français (SBF 120)

Source : Proxinvest



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Le rapport de Proxinvest, qui fait référence, confirme sur ce point les données publiées par les cabinets Ethics & Boards et Deloitte. Mais il y ajoute de nombreux éléments d’analyse et une interrogation-clé : ces rémunérations sont-elles justifiées, acceptables socialement ? La réponse de Loïc Dessaint, le directeur général de Proxinvest, est claire : très souvent, ce n’est pas le cas.
Ces sommes stratosphériques posent un problème de « cohésion sociale », souligne le rapport
Au sein des quarante champions du capitalisme français, vingt-neuf patrons ont reçu en 2017 plus de 4,87 millions d’euros, soit l’équivalent de 240 smic, la rémunération maximale jugée « socialement acceptable » par Proxinvest. Cinq dirigeants de groupes cotés se situent même au-delà de la barre des 10 millions d’euros : Douglas Pferdehirt (Technip-FMC), Paulo César Salles Vasques (Téléperformance), Carlos Ghosn (Renault), Gilles Gobin (Rubis) et Bernard Charlès (Dassault Systèmes), le champion toutes catégories. A lui seul, ce dernier a été payé 15,8 millions d’euros selon la société, 24,6 millions selon l’évaluation de Proxinvest ! Le résultat d’un cocktail savamment dosé : un peu de salaire fixe, de solides bonus et beaucoup d’actions dites « de performance »…

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Ces sommes stratosphériques, incompréhensibles pour beaucoup, posent un problème de « cohésion sociale », souligne le rapport. Comment expliquer à des salariés que leur patron gagne autant ? Comment afficher des rémunérations aussi « plantureuses » – en moyenne, un patron du CAC perçoit 135 fois le salaire brut moyen des Français – sans nourrir le ressentiment, la colère, le populisme ?
D’autant que d’année en année, les sommes touchées par les stars du CAC 40 semblent s’éloigner toujours plus de celles du reste des dirigeants, des cadres et des salariés en général. Entre 2014 et 2017, les patrons du CAC 40 ont ainsi vu leur rémunération progresser deux fois plus vite que celle du personnel de ces groupes, selon Proxinvest.
Globalement, la hausse dont bénéficient les PDG « est trop rapide » par rapport à celle de la rémunération des salariés, comme au regard de l’augmentation de la valeur boursière des groupes concernés, estime Proxinvest. Mais certains cas sont particulièrement contestables.
Attribution d’actions gratuites
Le rapport insiste sur celui de Douglas Pferdehirt, le nouvel homme fort du groupe parapétrolier TechnipFMC. Ce dernier s’est vu attribuer des actions gratuites, des actions de performance et des options pour un total de 7,5 millions d’euros, mais aussi un bonus annuel de 1,9 million d’euros. « Scandaleux ! », s’étranglent les experts de Proxinvest, alors que la société a essuyé une perte nette, que son cash-flow (flux de trésorerie) opérationnel a fondu, et que son cours de Bourse a baissé de 24 %. Comment comprendre que M. Pferdehirt soit l’un des dirigeants les mieux payés du CAC « et que, dans le même temps, les salariés accusent un gel des salaires pendant deux ans ? », ont également demandé la CFDT, la CGC et la CGT lors de l’assemblée générale, en juin.

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Autre dossier délicat, celui de Georges Plassat. En juin, l’ancien PDG de Carrefour s’est fait octroyer par ses actionnaires un total de plus de 13 millions d’euros, alors même qu’il avait quitté, mi-2017, une entreprise en difficulté. Face au tollé, l’ex-patron a renoncé le lendemain à la prime de non-concurrence de 3,9 millions d’euros, jugée particulièrement « choquante » par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Dans la foulée, les organisations patronales Association française des entreprises privées (AFEP) et Medef ont corrigé les règles qu’elles conseillent à leurs adhérents de suivre : plus question de conclure un accord de non-concurrence au moment où le dirigeant s’en va, ni de verser une telle indemnité lors d’un départ à la retraite. Ces modifications tardives restent toutefois « insuffisantes », estime Proxinvest.

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Ces cas extrêmes le confirment : les patrons des très grands groupes sont de plus en plus payés en actions. En neuf ans, la part des actions dans la rémunération totale des PDG du CAC est passée de 5 % à 36 %, au détriment, en particulier, du salaire fixe. Au sein du SBF 120, plus de six dirigeants sur dix bénéficient désormais d’actions gratuites. Une façon pour les conseils d’administration d’aligner l’intérêt des manageurs sur celui des actionnaires, désormais considérés comme ultraprioritaires par rapport aux autres parties prenantes de l’entreprise, comme les salariés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Manager sans se prendre au sérieux, valoriser le retour d’expérience ou autoriser le droit à l’erreur : les solutions abordées lors du deuxième Hackathon du management font émerger des solutions innovantes.
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Management : a-t-on vraiment tout essayé ?

Manager sans se prendre au sérieux, valoriser le retour d’expérience ou autoriser le droit à l’erreur : les solutions abordées lors du deuxième Hackathon du management font émerger des solutions innovantes.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 12h48
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Décidément, le hackathon est à la mode de nos jours. C’est sous la forme de cette compétition, destinée à faire émerger des solutions innovantes sur un laps de temps très court, qu’une centaine de manageurs ont été invités à repenser leurs pratiques au cours de la deuxième édition du Hackathon du management.
Les 4 et 5 octobre, au siège de la Banque de France à Paris, des équipes interentreprises, constituées de manageurs intermédiaires de dix-sept grandes sociétés, comme la Société générale, Enedis, Orange, etc. ont réfléchi collectivement pour « casser les codes du management », indique Frédéric Rey-Millet, fondateur du cabinet de conseil Ethikonsulting, à l’origine de cette manifestation. But de la compétition : inventer une application, un jeu ou encore une bonne pratique visant à encadrer les salariés autrement.

Manager sans se prendre au sérieux, valoriser le retour d’expérience ou encore le droit à l’erreur : tels ont été les sujets plébiscités par les participants, qui ont choisi en partie les thèmes sur lesquels ils allaient plancher. Un reflet des problématiques rencontrées quotidiennement par des manageurs. Dans les grands groupes, caractérisés par une organisation rigide, où le management vertical « à l’ancienne » reste la norme, les cadres sont à l’affût de solutions pour réduire le fossé entre eux et leurs équipes et pour les impliquer davantage.

« Alors que l’enquête Gallup 2018 estime que seulement 6 % des salariés français sont engagés, tous se demandent comment avoir des équipes plus engagées », constate Frédéric Rey-Millet. Une situation que le fondateur d’Ethikonsulting explique par le manque de perspectives sur le long terme, qui n’incite pas les salariés à « se donner » à leur entreprise. « Il y a une absence de cap, de vision dans les entreprises, regrette-t-il. Gagner des parts de marché ne fait pas un objectif suffisant. »
Des jeux...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La vie d’Ama en 2025 telle que la décrit Aurélie Dudézert n’est pas de la science-fiction, mais une projection à dix ans construite à partir d’une réflexion prospective. Son ouvrage donne les repères sur les nouvelles occasions que nous offrent les technologies numériques pour l’organisation du travail.
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La vie d’Ama, dans le monde du travail en 2025

La vie d’Ama en 2025 telle que la décrit Aurélie Dudézert n’est pas de la science-fiction, mais une projection à dix ans construite à partir d’une réflexion prospective. Son ouvrage donne les repères sur les nouvelles occasions que nous offrent les technologies numériques pour l’organisation du travail.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 11h38
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Ama a 28 ans ce 25 avril 2025. Elle n’est pas salariée, le salariat n’existe quasiment plus. Elle travaille partout, de chez elle, dans les cafés, dans des tiers lieux où elle interagit avec d’autres travailleurs indépendants. Elle a un assistant personnel androïde. Le quotidien d’Ama, c’est l’information et son traitement en permanence.
L’entreprise pour laquelle elle travaille est éclatée géographiquement et physiquement. Elle n’a plus de siège physique, elle n’est qu’un réseau d’acteurs et d’intelligences artificielles. Son business model est fondé sur les usages et les données. La manageure rebaptisée « coach de communauté » a un rôle d’arbitre et de créateur de fluidité dans les échanges.
Ama se dit qu’elle a de la chance de travailler : tout le monde ne travaille pas. L’intelligence artificielle et la robotique ont bien permis de créer de nouvelles industries et de nouveaux secteurs qui ont créé davantage d’emplois qu’ils n’en ont détruits, mais l’accélération des changements a épuisé les capacités des systèmes de régulation et de formation qui ne parviennent pas à suivre pour former le nombre de personnes nécessaires à l’emploi. Des filières comme les transports, l’ingénierie, la production industrielle, le droit ou la finance sont aujourd’hui sinistrées.

La vie d’Ama en 2025 n’est pas de la science-fiction, mais une projection à dix ans construite à partir d’une réflexion prospective menée au sein du Club digitalisation et organisation, de l’Association nationale de valorisation interdisciplinaire de la recherche en sciences humaines et sociales auprès des entreprises (Anvie) et enrichie par des analyses du National Intelligence Council.
Emergence de nouveaux métiers
Ce scénario situe le salarié dans un environnement où il n’y a plus d’intermédiaires. « Reflet du mythe de la fameuse main invisible d’Adam Smith, ce scénario dresse un portrait d’une économie sans blocage, sans cette fameuse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Selon « Le Canard enchaîné », la production a servi à la préparation de flans ou de glaces.
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Lactalis accusé d’avoir écoulé 8 000 tonnes de poudre de lait malgré une contamination à la salmonellose

Selon « Le Canard enchaîné », la production a servi à la préparation de flans ou de glaces.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h51
   





                        



   


Le géant de l’agroalimentaire Lactalis a-t-il sciemment écoulé des tonnes de poudre de lait malgré des risques de contamination à la salmonellose ? C’est ce qu’affirme Le Canard enchaîné, qui écrit dans son édition de mercredi 24 octobre que 8 000 tonnes de lait en poudre sorties de l’usine Célia de Craon (Mayenne) ont été utilisées, entre février et décembre 2017, dans des préparations industrielles comme des flans ou des glaces. Sur cette même période, l’établissement était pourtant l’épicentre d’un scandale de contamination de dizaines d’enfants à la salmonelle.
L’hebdomadaire satirique s’appuie sur des « documents fournis par la préfecture de la Mayenne », récemment rendus publics par la commission d’accès aux documents administratifs à la suite des demandes en ce sens de l’Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles (AFVLCS). Cette dernière a évoqué dans un communiqué « de nouvelles découvertes pour le moins inquiétantes que l’industriel a tenté de dissimuler au public » :
« Alors que tous les produits infantiles fabriqués à l’usine de Craon depuis avril 2017 ont été retirés et rappelés de la vente, suspectés d’être contaminés aux salmonelles, la poudre de lait fabriquée dans la même usine à la même période et destinée aux préparations industrielles (glaces, pâtisseries, etc.) a été écoulée sans encombre et sans que quiconque chez Lactalis vienne à s’interroger sur sa salubrité. »
« Mépris vis-à-vis des consommateurs »
« Fabriquée dans les mêmes tours de séchage, cette poudre de lait ne peut pourtant pas être vierge de tout soupçon de contamination », souligné Quentin Guillemain, président de l’association, pour qui, « une nouvelle fois, Lactalis démontre son irresponsabilité et son mépris vis-à-vis des consommateurs et de leur santé ».
Des accusations que Lactalis « dément et condamne fermement », les jugeant « sans fondement » :
« Les 8 000 tonnes visées par “Le Canard enchaîné” ont été fabriquées sur la tour 2, non objet de la contamination, et conditionnées sur un circuit d’ensachage indépendant. Aussi, en toute transparence avec les autorités, ces produits n’étaient pas concernés par le retrait-rappel. »
Une défense pourtant contredite par le compte rendu de la commission des affaires économiques, qui a longuement auditionné la directrice de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). On peut y lire qu’il y a eu « détection de la bactérie dans l’environnement de la tour n° 2 ».
Le ministre de la transition écologique, François de Rugy, a rappelé sur LCI qu’« il y a[vait] une procédure judiciaire en cours par rapport aux faits qui concernaient le lait infantile. Si jamais Lactalis a essayé de frauder par rapport aux consignes qui lui avaient été données, évidemment elle doit être condamnée ». Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a assuré que Lactalis serait « sévèrement sanctionnée » si elle a fraudé, car « il n’y a aucune place pour l’approximation quand il s’agit de la santé des Français ». 

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Information judiciaire
Ces nouvelles accusations pourraient alourdir celles qui pèsent contre le géant de l’agroalimentaire. Au début d’octobre, après plus de neuf mois d’une vaste enquête préliminaire, le parquet de Paris a en effet annoncé l’ouverture d’une information judiciaire dans ce scandale, qui avait touché cinquante-trois nourrissons en France.
L’affaire avait ébranlé l’industriel l’hiver dernier : une alerte avait été donnée à la fin de novembre 2017, après l’observation d’un nombre anormalement élevé de cas de salmonellose chez des nourrissons. Cette bactérie, qui provoque le plus souvent une gastro-entérite bénigne, peut avoir des conséquences extrêmement graves pour les plus jeunes. Le ministère de la santé avait alors diligenté une enquête dans l’entreprise Lactalis de Craon, qui exportait des produits dans quatre-vingt-trois pays. Au début de décembre, la contamination à la salmonelle est confirmée. Dès le 2 décembre, Lactalis procède au rappel de douze lots fabriqués dans cette usine, puis la suspension totale de l’activité du site mayennais.

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Dans le même temps, la direction générale de la concurrence, de la DGCCRF et les services vétérinaires poursuivent leurs contrôles. Le 21 décembre, des traces de salmonelles sont détectées dans un atelier de fabrication, laissant penser à une contamination générale du site. Lactalis annonce alors de nouveaux retraits de lots de lait infantile. Au total, 1 345 références sont retirées des rayons pour risque de contamination à la salmonelle.
Mais la consigne tarde à passer, et de nombreuses enseignes de la grande distribution, des pharmacies et des hôpitaux continuent de commercialiser ces lots. Un raté qui déclenche la colère de Bercy. D’autant que de nouvelles informations du Canard enchaîné tendent à prouver que Lactalis avait constaté l’existence des salmonelles sur les carrelages et du matériel de nettoyage dès le mois d’août 2017.
Retour dans les rayons
C’est tout ce mécanisme de responsabilité que devra déterminer l’enquête ouverte par le pôle santé publique du parquet de Paris. L’information judiciaire contre X porte sur des soupçons de « tromperie sur les qualités substantielles des marchandises », « inexécution par exploitant du secteur alimentaire de procédure de retrait ou de rappel d’un produit préjudiciable à la santé » et « blessures involontaires ayant entraîné une incapacité inférieure ou égale à trois mois ».
L’usine de Craon a repris son activité au début de juillet. Le 18 septembre, le ministère de l’agriculture a autorisé le retour dans les rayons des laits infantiles du groupe. Mais pour son retour en grande surface, Lactalis devrait faire une croix sur sa marque Milumel, jugée trop touchée. Le groupe de Laval devrait commercialiser ses produits sous la marque Celia, du nom de l’entreprise rachetée en 2006 par Lactalis, alors propriétaire de l’usine de Craon.
L’ONG Foodwatch a dénoncé la reprise « inacceptable » de la commercialisation des laits infantiles Lactalis. « L’enquête judiciaire préliminaire est toujours en cours. Et les conclusions de la commission d’enquête parlementaire n’ont même pas encore été prises en compte. Il serait très grave que Lactalis et tous les acteurs impliqués s’en tirent en toute impunité », dénonce Karine Jacquemart, directrice générale de Foodwatch.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Editorial. La Commission européenne réclame au gouvernement italien une nouvelle mouture de son budget 2019. C’est la première fois que Bruxelles active cette procédure.
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Rejet du budget italien : périlleuse divergence entre Bruxelles et Rome

Editorial. La Commission européenne réclame au gouvernement italien une nouvelle mouture de son budget 2019. C’est la première fois que Bruxelles active cette procédure.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 12h29
   





                        


Editorial du « Monde ». Qui cédera le premier ? La discussion sur le projet de budget italien est en train de ressembler à ce que les Américains appellent un chicken game ou « jeu de la poule mouillée » : deux conducteurs foncent l’un vers l’autre sur une route à une seule voie en pariant que l’un des deux fera un écart au dernier moment pour éviter la catastrophe.
Le duel qui se joue entre Rome et Bruxelles est monté d’un cran en intensité, mardi 23 octobre, après la décision de la Commission européenne de réclamer au gouvernement italien une nouvelle mouture de son budget 2019. En l’état, Bruxelles estime que le chiffrage fourni par l’Italie n’est pas conforme aux règles du pacte de stabilité et de croissance, considéré comme le socle intangible du bon fonctionnement de l’Union européenne (UE). C’est la première fois que celle-ci active cette procédure, qui avait été prévue dans la foulée de la crise des dettes souveraines pour prévenir tout nouveau cataclysme.

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Rome a donc décidé de maintenir inchangé son « budget du peuple » – selon l’expression de l’antisystème Mouvement 5 étoiles, qui codirige l’Italie avec l’appui du parti d’extrême droite, la Ligue. Il prévoit un déficit de 2,4 % en 2019, alors que l’Italie s’était engagée en juin sur 0,8 %. Ce triplement du déficit menace de réduire à néant tous les efforts réalisés ces dernières années pour contenir une dette qui dépasse 132 % du produit intérieur brut (PIB), la plus élevée de la zone euro après celle de la Grèce et qui reste plus de deux fois supérieure au plafond prévu par le pacte.
Deux logiques irréconciliables s’opposent
Le ministre italien de l’économie, Giovanni Tria, qui était partisan de lâcher du lest à Bruxelles, se retrouve dans une situation intenable : il avoue être « conscient » d’enfreindre les règles communautaires mais tente de justifier le dérapage par le constat que le pays n’a toujours pas retrouvé son PIB d’avant la crise de 2008. Création d’un revenu citoyen, abaissement de l’âge de la retraite, instauration d’un impôt à taux unique et plan d’investissement dans les infrastructures constituent les principales mesures d’un budget que le pays n’est pas capable de financer sans recourir une nouvelle fois à la dette.
Deux logiques irréconciliables s’opposent. D’un côté, ce sont la crédibilité de la Commission et la cohésion de l’UE qui sont en jeu. La remise en question de la capacité de la troisième économie de la zone euro à rembourser sa dette menace de plonger l’Europe dans une crise dont elle aurait du mal à se remettre. De l’autre, il s’agit de la liberté d’un gouvernement démocratiquement élu pour expérimenter des recettes différentes de celles de ses prédécesseurs – quand bien même la plupart des mesures annoncées ne régleront qu’à la marge le principal problème de l’Italie, sa faible productivité qui entrave la croissance.
D’autres confrontations entre l’UE et un Etat membre ont eu lieu dans le passé. Mais, cette fois, le rapport de force ne penche pas nécessairement en faveur de Bruxelles. A sept mois des élections européennes, le gouvernement italien, très populaire, mise ouvertement sur l’arrivée d’une nouvelle Commission plus conciliante.
Si Bruxelles doit maintenir à tout prix le dialogue pour tenter d’infléchir la trajectoire budgétaire italienne, Rome doit prendre conscience qu’une nouvelle crise de la dette souveraine en Europe ne relancera pas l’économie transalpine. Il est encore temps de donner un coup de volant pour éviter la collision fatale.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ La justice a accordé un nouveau délai de deux semaines pour statuer sur le sort de l’usine. Mais la nouvelle n’a pas du tout soulagé les 281 salariés.
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Sursis de deux semaines pour l’aciérie d’Ascoval : « Savent-ils que l’on est sur une poudrière ? »

La justice a accordé un nouveau délai de deux semaines pour statuer sur le sort de l’usine. Mais la nouvelle n’a pas du tout soulagé les 281 salariés.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 16h38
    |

                            Le Monde.fr (avec Laurie Moniez, envoyée spéciale à Saint-Saulve)








                        



   


L’aciérie d’Ascoval et ses 281 salariés ont deux semaines de sursis supplémentaires. La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg, qui devait statuer mercredi 24 octobre sur l’avenir de l’usine située à Saint-Saulve, près de Valenciennes (Nord), a décidé de renvoyer sa décision au 7 novembre.
La veille, les salariés, « écœurés par l’Etat » et par le groupe Vallourec, qui détient 40 % de l’usine placée en redressement judiciaire en janvier, ont décidé de cesser le travail et de bloquer le site. Ils protestent contre le refus de Vallourec, dont l’Etat est actionnaire, d’apporter le soutien financier demandé par le groupe franco-belge Altifort, candidat à la reprise.

   


« Reculer pour mieux sauter »
Le groupe a affirmé lundi dans un communiqué que le soutien demandé par Altifort, qu’il chiffre à 51 millions d’euros, serait « contraire à la préservation des intérêts du groupe ». En juillet, trois candidats se sont manifestés auprès des magistrats strasbourgeois pour reprendre l’usine, mais seul Altifort a finalement déposé un dossier ferme.
Le délai décidé par le tribunal de Strasbourg doit ainsi permettre de valider le dossier de reprise d’Altifort et de trouver un accord avec Vallourec, ont expliqué des représentants de la direction et du personnel d’Ascoval à l’issue de l’audience. « Le sentiment, c’est que le tribunal veut trouver une solution positive et on va continuer à mettre la pression sur Vallourec », a déclaré Olivier Burgnies, délégué CFDT d’Ascoval.
Mais cette nouvelle n’a pas suscité de soulagement chez les salariés nordistes réunis autour d’un grand feu au rond-point de l’entrée d’Ascoval. « L’Etat nous massacre. Avec Vallourec, ils nous mettent dans le trou », soupire Jean-Marc Bailleul, 57 ans. Contrairement à son père et son grand-père, il est persuadé qu’il n’affichera pas quarante-cinq ans de carrière dans cette usine qui est toute sa vie. La plupart des aciéristes sont convaincus que la fin est proche. « Le report, c’est juste reculer pour mieux sauter, lance un de ses collègues. En plus, le 7 [novembre], c’est le jour où Macron, “super menteur” , vient à Maubeuge. Tout ça, c’est du cinéma. »

        Le récit :
         

          l’impossible accord de reprise de l’aciérie Ascoval



« Maintenir une pression forte »
En fin de matinée, les salariés se sont réunis dans l’usine pour décider s’ils reprenaient ou non le travail. « On veut maintenir une pression forte, explique au micro Nassim Bardi, au nom de l’intersyndicale. Il nous faut une date de réunion avec Vallourec pour négocier les conditions de la reprise : si Vallourec ne suit pas, on arrête tout. » En attendant la réunion, les wagons, les barres ou les tubes d’acier ne sortiront pas de l’immense site de sidérurgie. Les ouvriers bloquent leur outil de travail jour et nuit.
Ils souhaitent désormais une issue rapide. Le directeur de l’usine, Franck Dourlens, est optimiste : « Tous les feux sont au vert. Ce matin, le ministre [de l’économie] Bruno Le Maire a annoncé son soutien financier au repreneur Altifort à raison d’un pour un. Reste un acteur à convaincre et pas des moindres : Vallourec. » 
Au micro de RTL, M. Le Maire a en effet annoncé qu’« un euro d’argent public » sera injecté dans l’aciérie « pour un euro d’argent investi » par le privé car « Altifort ne peut mettre que 10 millions d’euros sur la table alors qu’il en faudrait 200 ». Mais ce sauvetage ne se fera pas sans Vallourec, prévient le ministre. Le spécialiste français des tubes sans soudures « ne pourra pas se laver les mains de salariés qui étaient les siens ».
« Je pensais faire toute ma carrière ici »
Sur l’immense site de Saint-Saulve, où s’étalent les bâtiments en tôle bleue et blanche, les visages sont graves. Parka orange sur le dos, Jean-Marc Bailleul a commencé comme quenouilleur, « aujourd’hui on dit opérateur de plancher ». Pendant trente-six ans, il a manié l’acier liquide à 1 600 °C.
« Je pensais faire toute ma carrière ici mais l’espoir est faible. Et encore, à 57 ans, je suis un peu sauvé. Je pense surtout à tous ces jeunes, aux quadragénaires. Dehors, sans bagages, que vont-ils faire ? »
Unis, les gars d’Ascoval évoquent tous cette ambiance si particulière à l’aciérie. « On est une famille, insiste Salvatore Benedetti, 53 ans. On se connaît tous, il y a une énorme solidarité. Dans nos veines, c’est pas du sang qui coule, c’est de l’acier. » « Depuis quatre ans, Vallourec nous a trahis », estime Patrick Agthe, 59 ans, gestionnaire-acheteur chez Ascoval.
« On s’est retrouvés orphelins, lâchés par tous. Or, on a fait preuve de patience et d’un comportement exemplaire. Tous ces grands décideurs sont des rois du poker mais les pions, c’est nous. Savent-ils que l’on est sur une poudrière ? »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Logistique, discount, télésurveillance, télécoms, BTP, les annonces s’enchaînent. Depuis six mois, l’agglomération angevine a enregistré plus de 2 400 promesses de créations d’emplois.
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Angers s’affirme comme une destination économique

Logistique, discount, télésurveillance, télécoms, BTP, les annonces s’enchaînent. Depuis six mois, l’agglomération angevine a enregistré plus de 2 400 promesses de créations d’emplois.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 10h50
    |

                            Yves Tréca-Durand (Angers, correspondant)








                        



                                


                            

L’agence de développement économique n’a jamais connu pareille agitation. Et le maire divers droite d’Angers, Christophe Béchu, dont les habitants jugeaient le bilan économique décevant lors d’un sondage à mi-mandat en 2017, se frotte les mains : « Le temps de la récolte est venu ! » Lundi 22 octobre, il a annoncé l’arrivée de Leroy-Merlin dans une immense base logistique aux portes de l’agglomération, construite « à blanc », c’est-à-dire sans occupant programmé, depuis le printemps par les logisticiens de PRD et Stam Europe.
Ces habitués de la « dorsale » PLM (Paris-Lyon-Marseille) ont cerné Angers en utilisant un compas. « Nantes étant placée sur la mer, on ne peut pas rayonner à 360 degrés autour. Ce ne serait pas stratégique », expliquait en juillet Romain Peyronie, directeur général de PRD et ex-étudiant à l’Ecole supérieure des sciences commerciales d’Angers (Essca).
Le groupement de pharmaciens Giphar, qui a choisi un terrain voisin pour alimenter 293 officines du Grand Ouest, de Brest à la Rochelle, a fait la même analyse. « Angers est magnifiquement placée, c’est une évidence », dit Laurent Cuiry, le directeur général.
L’Internet des objets est le grand espoir de la ville
Pour une ville qui a longtemps déploré que l’on peine à la placer sur une carte de France, c’est une petite révolution. Et tout ça en grande partie grâce… au football. L’émergence d’Angers SCO en Ligue 1, en 2015, et les prouesses de ce petit poucet du ballon rond ont largement aidé à situer la capitale de l’Anjou.
Vrai mais réducteur, rétorque le maire qui met en avant d’autres projecteurs comme la qualité de vie, régulièrement célébrée par la presse nationale : « Le pôle universitaire et le bon classement du CHU [centre hospitalier universitaire], ce sont des leviers énormes pour convaincre des cadres de quitter la région parisienne. »
Et puis, il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a accordé mercredi un nouveau répit, jusqu’au 7 novembre, au site de Saint-Saulve, pour permettre la poursuite des tractations.
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Dans le Nord, l’impossible accord de reprise de l’aciérie Ascoval

La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a accordé mercredi un nouveau répit, jusqu’au 7 novembre, au site de Saint-Saulve, pour permettre la poursuite des tractations.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h09
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

C’était en janvier. Quelques jours avant l’annonce de la reprise d’Asco Industries, Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, lançait une alerte : « Nous soutenons la reprise d’Ascometal par le groupe Liberty, dirigé par l’Indien Sanjeev Gupta, car il propose de reprendre Ascoval, l’aciérie de Saint-Saulve. Le groupe suisse Schmolz + Bickenbach veut reprendre tout Asco Industries, sauf Ascoval, ce qui annonce des lendemains très difficiles. »

Le premier grand fiasco industriel du président Macron se rapproche dangereusement
Le suisse a finalement remporté la mise… Huit mois plus tard, les 281 salariés de l’aciérie de Saint-Saulve (Nord) sont au bord du précipice. « Nous avons le sentiment d’être dans le couloir de la mort », affirme Bruno Kopczynski, le porte-parole de l’intersyndicale de l’usine. « Au mois de février prochain, je devrais atteindre mes trente ans de carrière ici. Je ne pense pas les vivre, car même si le tribunal nous donne encore quelques jours pour trouver un repreneur, c’est fini. Quel gâchis ! »
Mercredi 24 octobre, la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a accordé un nouveau répit jusqu’au 7 novembre pour poursuivre les tractations. Sera-ce suffisant ? Pas sûr, tant les conditions de la reprise semblent difficiles. Le premier grand fiasco industriel du président Macron se rapproche dangereusement. Cette usine, il la connaît bien. Il l’avait visitée fin juin 2016, en tant que ministre de l’économie, quelques semaines avant son départ du gouvernement pour lancer sa candidature à la présidence.

« On a appris ça sur nos portables »
Mardi, pour sa première visite à Valenciennes, Agnès Pannier-Runacher, la nouvelle secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, a tenté une dernière fois de réconcilier Vallourec, l’ex-propriétaire de l’aciérie, Altifort, le potentiel repreneur, les élus et, surtout, les salariés,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La politique de Donald Trump, qui envisage de baisser de nouveau les impôts, est inquiétante. Alors que la Fed monte ses taux pour éviter la surchauffe, le président américain ruine cette stratégie, explique Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde », à New York.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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« Le moteur américain consomme sans cesse plus de carburant, et c’est l’incendie qui menace »

La politique de Donald Trump, qui envisage de baisser de nouveau les impôts, est inquiétante. Alors que la Fed monte ses taux pour éviter la surchauffe, le président américain ruine cette stratégie, explique Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde », à New York.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 10h23
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Le moteur chauffe dangereusement. Qu’à cela ne tienne : accélérons pour arriver plus vite à bon port. Voilà, au fond, résumée la politique de Donald Trump, qui envisage de baisser de nouveau les impôts. Bien sûr, il y a de la promesse dans l’air, à deux semaines des élections de mi-mandat, le 6 novembre. Mais on aurait tort de croire que le président américain n’agira pas. Les classes moyennes ont été relativement oubliées de la réforme fiscale 2017, et Donald Trump a annoncé vouloir leur octroyer « une réduction [d’impôt] de 10 % ». Le Washington Post a fait ses calculs, la somme est de 61 milliards de dollars (53,2 milliards d’euros) par an, l’équivalent de la moitié de la réforme fiscale de 2017.
« L’économie va si bien que nous pouvons en redonner encore un peu. Je n’aurais pas pu permettre ces 10 % [de baisse d’impôt] quand nous avons fait adopter [la réforme] », a déclaré le président dans le bureau Ovale, mardi 23 octobre. Si bien que les déficits publics, qui ont atteint 3,9 % du produit intérieur brut, vont continuer de se dégrader. Les Etats-Unis consomment sans cesse plus de carburant, et c’est l’incendie qui menace.

Les nuages s’amoncellent
Ce sentiment inquiétant domine sur les marchés. Donald Trump et les commentateurs politiques ne parlent plus de la guerre commerciale déclenchée en début d’année. Le plus chaud est derrière nous, médiatiquement s’entend. Car ses effets économiques commencent à se faire sentir, tel un poison lent. Mardi, à Wall Street, le fabricant de matériel de BTP Cartepillar et le chimiste 3M, concepteur des fameux Post-it, ont lourdement trébuché en Bourse pour avoir annoncé qu’ils subissaient les coûts des mesures protectionnistes. Perturbé par la tempête boursière, Caterpillar a rappelé les analystes financiers, expliquant que les coûts étaient sous contrôle. En fait, on ne sait pas vraiment, car les entreprises sont soupçonnées d’amplifier l’incidence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Les sociétés Saint Jean Industries et Fonderie Fonte, dans la Vienne, subissent des baisses de commandes. Les salariés de la Fonderie du Poitou Fonte font face à un plan de sauvegarde de l’emploi.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Les salariés de la Fonderie du Poitou Fonte font face à un plan de sauvegarde de l’emploi.        Par  Laurent Favreuille   Publié aujourd’hui à 10h06, mis à jour à 10h06   Lecture 2 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Dans les ex-Fonderies du Poitou Alu, en 2012, à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne). ALAIN JOCARD / AFP             Quand ils sont venus apporter leur soutien à leurs voisins de la Fonderie Alu, en grève le 21 septembre, les salariés de la Fonderie Fonte d’Ingrandes-sur-Vienne (Vienne) n’imaginaient sans doute pas qu’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) leur serait annoncé dix jours plus tard. A ce moment-là, sur le site industriel installé aux portes de Châtellerault, c’est bien la société Saint Jean Industries (les ex-Fonderies du Poitou Alu) qui semblait la plus menacée. Depuis plusieurs mois, le groupe qui fabrique des culasses en aluminium pour les moteurs de Renault subit en effet de plein fouet la crise du diesel et doit faire face à une chute des commandes de son donneur d’ordre principal.           Lire aussi Dans le Nord, l’impossible accord de reprise de l’aciérie Ascoval             Quant à la Fonderie du Poitou Fonte, qui ne dépend qu’à hauteur de 70 % des commandes du constructeur automobile français et fournit par ailleurs des carters au groupe italien Fiat, elle semblait un peu mieux armée pour résister à la crise : en 2017, elle a atteint une productivité record et a fabriqué 1,7 million de carters en fonte. C’est pourtant cette dernière société qui est au cœur de la tourmente, depuis le 1er octobre et l’annonce du PSE lors d’un comité d’entreprise extraordinaire.          Arguant d’une baisse de commandes de 350 000 unités pour Renault et de 50 000 carters pour Fiat, la direction prévoit la suppression de la quasi-totalité des postes de nuit. « La direction a annoncé 103 suppressions de postes de nuit, avec 85 reclassements possibles en interne sur des postes de jour, libérés par les intérimaires qui ne seront pas reconduits, détaille Tony Cleppe, le délégué syndical CGT de la Fonderie Fonte. Nous avons demandé à la direction d’envisager un plan de départs volontaires pour éviter des licenciements secs. »           Lire aussi En France, l’industrie manufacturière loin d’être tirée d’affaire             « Investissements importants » nécessaires                                            — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Une bouffée d’air frais pour l’administration. 2 min de lecture                    analyse     Marie de Vergès    Article réservé à nos abonnésTurquie, Afrique du Sud, Indonésie... les pays émergents en zone de turbulences Hausse du dollar, tensions commerciales et diplomatiques fragilisent ces économies. 4 min de lecture           enquete     Clémentine Thiberge    Des transports plus écolos, un défi pour le tourisme L’explosion du transport aérien entraîne des conséquences catastrophiques pour l’environnement. Certains réfléchissent à des modes de déplacement plus « doux » 3 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Aéronautique : Bombardier accuse Mitsubishi de vol de secrets industriels

L’avionneur canadien poursuit pour espionnage son rival japonais du secteur des jets régionaux.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 09h39
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            Anne Pélouas (Montréal, correspondance)








                        



                                


                            

L’affaire est sérieuse : l’avionneur canadien Bombardier poursuit en justice Mitsubishi Aircraft, son concurrent japonais du secteur des jets régionaux, pour vol de propriété intellectuelle. La plainte, déposée le 19 octobre devant la Cour fédérale des Etats-Unis, à Seattle (Washington), vise également Aerospace Testing Engineering & Certification (AeroTEC), sous-traitant de Mitsubishi à Seattle, et d’anciens employés de Bombardier, recrutés par le groupe nippon en 2015 et en 2016.
Bombardier allègue, dans un document appuyant sa plainte et dont l’agence La Presse canadienne a obtenu copie, qu’ils auraient, avant de démissionner, transmis à Mitsubishi, par le biais de leurs messageries électroniques, des informations importantes sur le processus de certification des jets régionaux de la CSeries auprès du ministère canadien des transports et de la Federal Aviation Administration, l’agence gouvernementale américaine. A l’époque, le groupe japonais connaissait déjà des difficultés pour la certification de son propre programme de jets régionaux.
L’un des transfuges – Michel Korwin-Szymanowski – est aussi accusé d’avoir joué le rôle d’intermédiaire, en 2015, dans le recrutement d’anciens collègues de Bombardier. Il aurait envoyé 240 courriels pour leur parler de « postes disponibles », afin d’œuvrer au « développement et à la certification des jets régionaux Mitsubishi ».

Bombardier reproche à l’entreprise nipponne d’avoir fait pression pour attirer ses salariés, en octobre 2015, à une foire de l’emploi à Wichita, dans le Kansas, près du centre d’essais en vol de sa CSeries. Devant le centre, des panneaux publicitaires invitaient les employés de Bombardier à venir poser leur candidature. Mitsubishi aurait aussi débauché 92 de ses salariés lors d’un salon de l’emploi organisé en juillet 2016 à Montréal, au Québec, à deux pas de son siège social. Il estime avoir la preuve d’un vol de secrets industriels par plusieurs...




                        

                        

