<FILE-date="2018/10/24/19">

<article-nb="2018/10/24/19-1">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ Pour l’historien Jean Garrigues, la violence a toujours été une composante de la politique, mais les nouveaux modes de communication la décuplent.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Il y a une sorte d’hystérisation de la vie publique avec le développement des réseaux sociaux »

Pour l’historien Jean Garrigues, la violence a toujours été une composante de la politique, mais les nouveaux modes de communication la décuplent.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h57
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            
L’historien Jean Garrigues, spécialiste de la vie parlementaire, professeur à l’université d’Orléans et à Sciences Po Paris, revient sur la multiplication des appels à dénoncer les comportements des élus et ce qu’elle traduit du climat politique en France.
Le « name and shame » est-il nouveau dans la vie parlementaire ?
Ce sont des pratiques qui, par leur généralisation, sont assez nouvelles. Il a toujours existé des polémistes et des tribuns qui en accusaient d’autres à l’Assemblée nationale. C’était le cas lors du scandale du Panama, quand, en 1892, Paul Déroulède accusa Georges Clemenceau de corruption. C’était déjà du name and shame ! Ces pratiques traduisent un climat de violence politique.
Il y a eu des périodes parfois bien pires qu’aujourd’hui. Pendant la guerre d’Algérie, des joutes verbales ont été extrêmement violentes à l’Assemblée. Lors de la loi sur l’IVG, Simone Veil a reçu des injures et des calomnies… Mais aujourd’hui, il y a une sorte d’hystérisation et de brutalisation de la vie publique avec le développement des réseaux sociaux qui permettent l’anonymat.
La dénonciation est devenue plus fréquente qu’il y a vingt ou trente ans. C’est dangereux car la démocratie ne souffre pas la violence. La démocratie, c’est la rationalisation du dissensus, sa canalisation par le débat.

Ce type de pratique est-il propre à certaines familles politiques ?
Utiliser un discours qui transgresse les codes habituels du débat démocratique, c’est une tradition des extrêmes pour occuper l’espace médiatique. C’est une pratique courante de l’extrême droite, mais aussi de la gauche contestataire. Elle est en particulier l’apanage de la droite nationaliste et populiste. Vous la retrouvez dans l’entre-deux-guerres avec l’Action française, mais aussi, plus tard, chez les poujadistes. Ce sont eux les premiers qui y ont eu recours.
L’autre famille qui y a eu recours, ce sont les communistes,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-2">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤ En dénonçant le traité sur les armes de portée intermédiaire, Donald Trump pense Chine plus encore que Russie. Et passe par-dessus la tête des Européens, analyse dans sa chronique Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Les Européens sont menacés d’être passés par pertes et profits dans cette guerre froide 2.0 entre Etats-Unis, Chine et Russie »

En dénonçant le traité sur les armes de portée intermédiaire, Donald Trump pense Chine plus encore que Russie. Et passe par-dessus la tête des Européens, analyse dans sa chronique Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h42
    |

            Sylvie Kauffmann








                        



                                


                            

Chronique. Les traités, « voyez-vous, sont comme les jeunes filles et comme les roses : ça dure ce que ça dure ». Le général de Gaulle avait eu, en 1963, à propos du traité franco-allemand de l’Elysée, cette phrase qui ne serait pas du meilleur effet aujourd’hui. Inspiré, d’après ses biographes, par un vers de Victor Hugo tiré des Orientales (« Hélas ! que j’en ai vu mourir, de jeunes filles ! »), le Général, alors chef de l’Etat, avait voulu lancer une mise en garde sur la mortalité des accords internationaux dont on ne prenait pas soin.
John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale américain qui inspire, avec moins de poésie, la politique étrangère de Donald Trump, a depuis longtemps cette mortalité présente à l’esprit, tout particulièrement s’agissant du traité américano-soviétique de 1987 sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), dont le président Trump a annoncé la mise à mort au cours d’un meeting électoral, samedi 20 octobre dans le Nevada. Dès 2011, John Bolton signait dans le Wall Street Journal une tribune dans laquelle, sous le titre « Un traité de la guerre froide qui nous fait du mal », il reprenait la fameuse citation de De Gaulle à propos du traité FNI pour conclure : «Son utilité est dépassée ; il faut soit le changer, soit le jeter. »

Toujours enclin aux solutions radicales, surtout lorsqu’il s’agit de diplomatie, le président Trump a donc opté pour la seconde option. Ce gros pavé dans la grande mare de la non-prolifération comporte deux messages principaux. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, le principal destinataire n’est pas la Russie. L’un des messages concerne la Chine, l’autre l’Europe.
C’est bien le comportement de la Russie qui est le prétexte à la dénonciation de cet accord, conclu entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev et perçu comme un pas majeur dans le contrôle des armements accumulés pendant la guerre...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-3">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ La vie d’Ama en 2025 telle que la décrit Aurélie Dudézert n’est pas de la science-fiction, mais une projection à dix ans construite à partir d’une réflexion prospective. Son ouvrage donne les repères sur les nouvelles occasions que nous offrent les technologies numériques pour l’organisation du travail.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La vie d’Ama, dans le monde du travail en 2025

La vie d’Ama en 2025 telle que la décrit Aurélie Dudézert n’est pas de la science-fiction, mais une projection à dix ans construite à partir d’une réflexion prospective. Son ouvrage donne les repères sur les nouvelles occasions que nous offrent les technologies numériques pour l’organisation du travail.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 11h38
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Ama a 28 ans ce 25 avril 2025. Elle n’est pas salariée, le salariat n’existe quasiment plus. Elle travaille partout, de chez elle, dans les cafés, dans des tiers lieux où elle interagit avec d’autres travailleurs indépendants. Elle a un assistant personnel androïde. Le quotidien d’Ama, c’est l’information et son traitement en permanence.
L’entreprise pour laquelle elle travaille est éclatée géographiquement et physiquement. Elle n’a plus de siège physique, elle n’est qu’un réseau d’acteurs et d’intelligences artificielles. Son business model est fondé sur les usages et les données. La manageure rebaptisée « coach de communauté » a un rôle d’arbitre et de créateur de fluidité dans les échanges.
Ama se dit qu’elle a de la chance de travailler : tout le monde ne travaille pas. L’intelligence artificielle et la robotique ont bien permis de créer de nouvelles industries et de nouveaux secteurs qui ont créé davantage d’emplois qu’ils n’en ont détruits, mais l’accélération des changements a épuisé les capacités des systèmes de régulation et de formation qui ne parviennent pas à suivre pour former le nombre de personnes nécessaires à l’emploi. Des filières comme les transports, l’ingénierie, la production industrielle, le droit ou la finance sont aujourd’hui sinistrées.

La vie d’Ama en 2025 n’est pas de la science-fiction, mais une projection à dix ans construite à partir d’une réflexion prospective menée au sein du Club digitalisation et organisation, de l’Association nationale de valorisation interdisciplinaire de la recherche en sciences humaines et sociales auprès des entreprises (Anvie) et enrichie par des analyses du National Intelligence Council.
Emergence de nouveaux métiers
Ce scénario situe le salarié dans un environnement où il n’y a plus d’intermédiaires. « Reflet du mythe de la fameuse main invisible d’Adam Smith, ce scénario dresse un portrait d’une économie sans blocage, sans cette fameuse...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-4">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤ Editorial. La Commission européenne réclame au gouvernement italien une nouvelle mouture de son budget 2019. C’est la première fois que Bruxelles active cette procédure.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Rejet du budget italien : périlleuse divergence entre Bruxelles et Rome

Editorial. La Commission européenne réclame au gouvernement italien une nouvelle mouture de son budget 2019. C’est la première fois que Bruxelles active cette procédure.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 12h29
   





                        


Editorial du « Monde ». Qui cédera le premier ? La discussion sur le projet de budget italien est en train de ressembler à ce que les Américains appellent un chicken game ou « jeu de la poule mouillée » : deux conducteurs foncent l’un vers l’autre sur une route à une seule voie en pariant que l’un des deux fera un écart au dernier moment pour éviter la catastrophe.
Le duel qui se joue entre Rome et Bruxelles est monté d’un cran en intensité, mardi 23 octobre, après la décision de la Commission européenne de réclamer au gouvernement italien une nouvelle mouture de son budget 2019. En l’état, Bruxelles estime que le chiffrage fourni par l’Italie n’est pas conforme aux règles du pacte de stabilité et de croissance, considéré comme le socle intangible du bon fonctionnement de l’Union européenne (UE). C’est la première fois que celle-ci active cette procédure, qui avait été prévue dans la foulée de la crise des dettes souveraines pour prévenir tout nouveau cataclysme.

        Lire aussi :
         

                Après le rejet historique du budget italien, Bruxelles n’a que peu de marge de manœuvre



Rome a donc décidé de maintenir inchangé son « budget du peuple » – selon l’expression de l’antisystème Mouvement 5 étoiles, qui codirige l’Italie avec l’appui du parti d’extrême droite, la Ligue. Il prévoit un déficit de 2,4 % en 2019, alors que l’Italie s’était engagée en juin sur 0,8 %. Ce triplement du déficit menace de réduire à néant tous les efforts réalisés ces dernières années pour contenir une dette qui dépasse 132 % du produit intérieur brut (PIB), la plus élevée de la zone euro après celle de la Grèce et qui reste plus de deux fois supérieure au plafond prévu par le pacte.
Deux logiques irréconciliables s’opposent
Le ministre italien de l’économie, Giovanni Tria, qui était partisan de lâcher du lest à Bruxelles, se retrouve dans une situation intenable : il avoue être « conscient » d’enfreindre les règles communautaires mais tente de justifier le dérapage par le constat que le pays n’a toujours pas retrouvé son PIB d’avant la crise de 2008. Création d’un revenu citoyen, abaissement de l’âge de la retraite, instauration d’un impôt à taux unique et plan d’investissement dans les infrastructures constituent les principales mesures d’un budget que le pays n’est pas capable de financer sans recourir une nouvelle fois à la dette.
Deux logiques irréconciliables s’opposent. D’un côté, ce sont la crédibilité de la Commission et la cohésion de l’UE qui sont en jeu. La remise en question de la capacité de la troisième économie de la zone euro à rembourser sa dette menace de plonger l’Europe dans une crise dont elle aurait du mal à se remettre. De l’autre, il s’agit de la liberté d’un gouvernement démocratiquement élu pour expérimenter des recettes différentes de celles de ses prédécesseurs – quand bien même la plupart des mesures annoncées ne régleront qu’à la marge le principal problème de l’Italie, sa faible productivité qui entrave la croissance.
D’autres confrontations entre l’UE et un Etat membre ont eu lieu dans le passé. Mais, cette fois, le rapport de force ne penche pas nécessairement en faveur de Bruxelles. A sept mois des élections européennes, le gouvernement italien, très populaire, mise ouvertement sur l’arrivée d’une nouvelle Commission plus conciliante.
Si Bruxelles doit maintenir à tout prix le dialogue pour tenter d’infléchir la trajectoire budgétaire italienne, Rome doit prendre conscience qu’une nouvelle crise de la dette souveraine en Europe ne relancera pas l’économie transalpine. Il est encore temps de donner un coup de volant pour éviter la collision fatale.

        Lire aussi :
         

                Déficit : pourquoi l’Italie est-elle rappelée à l’ordre mais pas la France ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-5">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤ Alors qu’une étude sur les collèges publics d’Ile-de-France est dévoilée mercredi, la présidente du Conseil d’évaluation du système scolaire dresse le constat des inégalités scolaires d’origine territoriale.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Inégalités scolaires: « Le défi dans les territoires paupérisés est de stabiliser des équipes »

Alors qu’une étude sur les collèges publics d’Ile-de-France est dévoilée mercredi, la présidente du Conseil d’évaluation du système scolaire dresse le constat des inégalités scolaires d’origine territoriale.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h58
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            
En tant que présidente du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), la sociologue Nathalie Mons présente au Monde le panorama des inégalités dans les collèges d’Ile-de-France rendu public mercredi 24 octobre. Ce travail de recherches a l’intérêt, explique-t-elle, de livrer une photographie beaucoup plus fine des contrastes sociaux et scolaires qui minent le système éducatif.

On a le sentiment d’avoir déjà beaucoup lu d’enquêtes sur les inégalités scolaires. Qu’apprend-on à l’échelle du quartier qu’on ne perçoit pas en procédant à des comparaisons académiques ou départementales ?
Si les inégalités sociales à l’école sont depuis plusieurs décennies largement étudiées, les inégalités scolaires d’origine territoriale restent peu explorées. Et quand elles le sont, c’est dans le cadre de découpages administratifs peu porteurs de sens – par exemple, les inégalités éducatives entre les départements ou entre les académies – qui rendent invisible l’ampleur des inégalités territoriales réellement à l’œuvre. En regardant en deçà du niveau communal, apparaissent des inégalités jusqu’alors masquées.
Est-ce seulement lié à un problème d’échelle, ou n’est-ce pas aussi parce qu’on touche à un tabou, celui de l’école républicaine unique ?
Confrontées au mythe d’une République une et indivisible, incarnée par une éducation dite « nationale », les inégalités territoriales ont longtemps été occultées ; elles ne se sont invitées que récemment dans les programmes de recherche.
L’enquête met au jour des différences en matière de réussite au collège bien plus fortes que ce que l’on en dit : le taux de réussite calculé sur les épreuves terminales du brevet varie ainsi du simple au double en Ile-de-France. Comment l’expliquez-vous ?
Les causes sont multiples ; le phénomène est complexe. L’enquête, elle, s’intéresse à une ressource stratégique en éducation, les enseignants,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-6">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤ A quelques semaines du congrès du PCF, le président du groupe à l’Assemblée nationale défend, dans une tribune au « Monde », son « manifeste », arrivé en tête des consultations internes.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


André Chassaigne : « Pour un Parti communiste français à l’offensive et utile »

A quelques semaines du congrès du PCF, le président du groupe à l’Assemblée nationale défend, dans une tribune au « Monde », son « manifeste », arrivé en tête des consultations internes.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 09h23
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 10h55
    |

André Chassaigne (Député PCF)







                        



                                


                            
Tribune. En choisissant de façon inédite un texte d’orientation des discussions pour leur congrès autre que celui proposé par la direction sortante, les adhérents du Parti communiste français (PCF) ont démontré un grand sens du débat démocratique et une volonté de changement de cap. Dans nombre d’organisations, un tel événement aurait pu conduire à la division et à l’éclatement. Or, c’est tout le contraire qui se passe aujourd’hui.

Si beaucoup d’observateurs de la vie politique privilégient une approche des débats internes aux partis centrée sur les batailles de personnes, la force des militants communistes est de se concentrer non sur des postures mais sur le contenu des orientations en discussion dans le processus de préparation de leur congrès. Les semaines passées à débattre témoignent d’une grande vitalité de notre parti. C’est pour nous une vraie fierté.
Par-delà les choix sur chacun des textes, le message envoyé par l’immense majorité des communistes est d’être utiles pour changer demain la vie des Françaises et des Français après les échecs successifs de leur parti. Et nous avons pleinement conscience qu’il nous faut pour cela rester rassemblés, en travaillant collectivement sur notre orientation stratégique, les contenus de notre projet, notre fonctionnement et les moyens de notre activité militante.
Car à l’heure où tant de scientifiques et d’intellectuels contestent les logiques du capitalisme mondialisé au regard de leurs effets réels sur la planète et sur l’humanité, les apports de l’analyse marxiste connaissent un renouveau certain dans le débat public, avec une attente grandissante : que le PCF reprenne toute sa place dans la construction d’alternatives politiques concrètes.
e siècle
Pour cela, il nous faut rejeter toutes les formes d’autocensure qui nous ont longtemps paralysés, voire contraints à nous percevoir seulement comme force d’accompagnement d’autres...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-7">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ Dans le cadre du Monde Festival, dimanche 7 octobre, des scientifiques ont appelé les citoyens à s’emparer du débat sur la robotique et l’intelligence artificielle.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤     


                Intelligence artificielle : « Les scientifiques ne peuvent pas dire ce qui est bien ou mal »


Dans le cadre du Monde Festival, dimanche 7 octobre, des scientifiques ont appelé les citoyens à s’emparer du débat sur la robotique et l’intelligence artificielle.

LE MONDE
                 |                 24.10.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 16h05
                 |

            Claire Legros

















Derniers articles publiés


            A Montréal, Gaumont propose un voyage dans le cinéma d’hier, d’aujourd’hui et de demain


            Au Québec, la lente marche en avant des peuples autochtones


            Au Monde Festival Montréal, les missions des musées en débat



Tous les articles






les articles les plus partagés


            Boris Cyrulnik : « L’attention à la maltraitance animale témoigne d’une société plus morale »


            « Tomber amoureux, cela n’arrive pas par hasard »


            « De plus en plus d’histoires d’amour démarrent à l’âge de la retraite »






les plus partagés











   


Emotion, affect, conscience… Le langage révèle vite ses limites, confronté aux potentiels de l’intelligence artificielle (IA) et de logiciels capables d’apprendre par eux-mêmes. Le débat organisé au Monde Festival dimanche 7 octobre sur le thème « Un amour de robot ? » s’est ouvert sur une question de vocabulaire : peut-on parler du « ressenti » d’une machine dont le réseau de « neurones » modélise des émotions propres aux humains ?
Pour Raja Chatila, directeur de l’Institut des systèmes intelligents et de robotique (ISIR) de Sorbonne Université et membre de l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), collectif international d’ingénieurs en IA, « il ne s’agit que de métaphores. On est obligé d’utiliser ces termes pour se faire comprendre. Mais attention aux confusions possibles, les mots n’ont pas le même sens lorsqu’on les utilise pour des robots », prévient-il. 
Robots affectifs
Face à lui, Lola Cañamero, spécialiste de la modélisation des émotions, nuance d’emblée le propos : « Il ne s’agit pas seulement de métaphores », affirme la chercheuse qui développe, au sein de son laboratoire de l’université du Hertfordshire (Angleterre), des machines qu’elle qualifie de « robots affectifs », dotés de « pulsions, de besoins, d’émotions comme la joie, la colère, l’attention, le plaisir ».

        Pour aller plus loin :
         

          Les études de genre se penchent sur le sexe des robots



Le robot, dit-elle, « n’imite pas l’humain », il est son propre « sujet apprenant » et développe une « dynamique d’apprentissage qui prend en compte les émotions et leur impact dans la façon dont on perçoit le monde. On peut reproduire avec des algorithmes des processus biologiques, toute la chimie du corps et le fonctionnement du système nerveux à un niveau abstrait ».
Vidéo à l’appui, elle montre comment une machine – en l’occurrence un robot chien qui se trémousse sur un tapis – peut être conçue pour apprendre plus vite à interagir avec l’humain si elle reçoit de l’attention et des caresses. « L’humain peut ainsi l’aider à apprendre plus rapidement, car ces contacts permettent aux réseaux de neurones qui contrôlent l’apprentissage de mieux fonctionner. »
A l’inverse, un robot soumis à des postures agressives pourra « apprendre l’agressivité, développer des comportements d’évitements ». Il existe donc « différentes façons d’élever un robot », assure la chercheuse, et l’humain a « un rôle fondamental pour agir de manière éthique ».
Personnes âgées
De fait, la controverse linguistique révèle les questions éthiques que pose l’irruption des machines animées dans nos vies quotidiennes. Quel peut être l’impact de cette proximité entre humain et machine, notamment sur les personnes vulnérables ?
Lola Cañamero travaille avec des enfants diabétiques pour lesquels elle a conçu un robot présentant les symptômes du diabète, afin qu’ils comprennent mieux leur maladie. « Les enfants gardent conscience qu’il s’agit d’un robot et non d’un humain, assure-t-elle. Ils sont pris par le jeu mais gardent toujours à l’esprit l’idée que c’est un jeu. »

        Notre interview avec Lola Cañamero :
         

          En Grande-Bretagne, un petit robot pour aider les enfants diabétiques à se soigner



Véronique Aubergé, directrice de recherche au CNRS et invitée elle aussi à la table ronde, expérimente, de son côté, la présence de robots auprès de personnes âgées dans un Ehpad près de Grenoble. Les machines interagissent avec les résidents à l’aide de signaux sonores qui imitent les petits bruits d’un humain. « Plus on est isolé, plus on s’isole et plus on aura du mal à se relier à des humains, affirme-t-elle. En stimulant la personne âgée, le robot est un moyen efficace pour rompre le cercle vicieux de l’isolement et réapprendre les signaux qui permettent de se lier. Quand il est entre les mains des bonnes personnes, il peut réparer les liens entre humains. »

        Reportage :
         

          A l’hôpital Broca à Paris, des robots de compagnie pour les personnes âgées



Encore faut-il ne pas en abuser. Véronique Aubergé compare le robot intelligent à la morphine : « C’est un outil aussi puissant. Est-ce qu’on décide de laisser les personnes âgées mourir tranquillement sous morphine plutôt que d’isolement ? Ou, au contraire, met-on de la morphine pour aider ces personnes à sortir de l’isolement pour mieux revenir vers les humains ? C’est une décision sociale, culturelle, économique… »
Code éthique
Où s’arrêter ? Faut-il interdire une trop grande ressemblance des robots avec les humains ? Qui doit poser les limites ? Raja Chatila, qui préside au sein de l’IEEE une initiative internationale pour « les considérations éthiques dans l’intelligence artificielle et les systèmes autonomes », plaide pour un « code éthique », car « tout ce qui peut être fait n’est pas bon. Seule la protection des données personnelles fait aujourd’hui l’objet d’une régulation. Or, dans la communauté des chercheurs, certains n’ont pas conscience que leurs travaux peuvent être dangereux ».

        Notre interview avec Raja Chatila (édition abonnés) :
         

          attention à la « confusion » entre homme et robot



Cette régulation doit venir « avant tout des citoyens », estime, de son côté, Véronique Aubergé, qui lance un appel pour que le débat ne reste pas « entre les mains des chercheurs, des entreprises ou des politiques qui font les lois. Les scientifiques ne peuvent pas dire ce qui est bien ou mal. Le débat doit devenir collectif ». A Grenoble, la chercheuse ouvre son laboratoire à « toutes les personnes confrontées à l’IA dans leur métier ou leur vie afin qu’ils puissent venir échanger sur ces travaux ».


Revivez le Monde Festival 2018 sur le thème « Aimer ! »
Aimer ! C’était le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’est déroulée du 5 au 7 octobre à Paris.
Revivez les meilleurs moments en vidéo, mais aussi en photos. 




Claire Legros
    













<article-nb="2018/10/24/19-8">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤ Fort de son expérience à Romorantin, où il a travaillé au réaménagement d’un quartier en zone inondable, l’architecte Eric Daniel-Lacombe préconise dans une tribune au « Monde » plusieurs principes d’action pour la vallée de l’Aude.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Il est possible d’inventer de nouvelles manières de vivre avec le risque d’inondation »

Fort de son expérience à Romorantin, où il a travaillé au réaménagement d’un quartier en zone inondable, l’architecte Eric Daniel-Lacombe préconise dans une tribune au « Monde » plusieurs principes d’action pour la vallée de l’Aude.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 09h48
    |

Eric Daniel-Lacombe (Architecte)







                        



                                


                            
Tribune. Les inondations catastrophiques dans l’Aude, qui ont fait quatorze morts et plus de soixante-dix blessés depuis le 15 octobre, obligent à réfléchir aux mesures de prudence à envisager pour l’avenir. Il faut se préparer à de nouvelles inondations en organisant les secours, l’aide aux populations qui en subissent les conséquences et l’anticipation des dommages. Ceux-ci se déclinent en trois temps : le surgissement du drame qui frappe les esprits ; l’attente du retrait des eaux, un temps crucial pour sauver des vies et restaurer la confiance ; la lente reconstruction de la vie et des infrastructures.

A la fascination qu’exerce le premier temps succède l’oubli dans lequel sont plongés le second et le troisième temps. La destruction des infrastructures de transport d’énergie, des routes et des ponts, ainsi que celle des systèmes d’assainissement ont des effets dévastateurs sur des populations fragilisées, sur leur santé et leur économie. Face à l’angoisse collective, il semble intuitivement évident qu’il faudrait élever des digues de protection, interdire les nouvelles constructions et exiger que l’Etat s’en charge. Ainsi, par un coup de baguette magique, tous les risques seraient supprimés.
Vigilance endormie
Il y a certes des digues qui sont utiles, et des mesures d’interdiction de construire raisonnables. Mais, dans beaucoup de cas, les digues endorment la vigilance des habitants et créent des événements terribles quand elles cèdent. Quant aux mesures d’interdiction, elles sont faciles à prendre, mais quelquefois difficiles à faire respecter, contribuant ainsi à l’affaiblissement du respect pour l’intérêt général et à la multiplication des incivilités.
Déclarer zone inondable des villages anciens rend les maisons invendables et oblige les habitants à y rester, en leur interdisant de construire des protections, au risque de leur faire perdre toute confiance dans les pouvoirs publics. Cela ne semble...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-9">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤ Nous sommes enclins à préférer les objets que nous avons fabriqués nous-mêmes. Ce phénomène, connu des chercheurs depuis les années 1950, est aussi valable pour les enfants de plus de 5 ans.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’« effet IKEA » ou comment l’amour va aux objets

Nous sommes enclins à préférer les objets que nous avons fabriqués nous-mêmes. Ce phénomène, connu des chercheurs depuis les années 1950, est aussi valable pour les enfants de plus de 5 ans.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    24.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h40
    |

                            Sylvie Chokron (Directrice de recherches au CNRS, Laboratoire de psychologie de la perception, université Paris-Descartes et Fondation ophtalmologique Rothschild)








                        



                                


                            

Carte blanche. Vous est-il déjà arrivé d’arpenter distraitement les allées d’une grande surface et d’emprunter par mégarde le Caddie d’un autre client, à moitié rempli, pour continuer vos courses ? Celui-ci n’a certainement pas manqué de venir vous arracher « son » Caddie des mains, bien qu’il ne contienne a priori que des produits qui ne sont pas encore payés, mais qui semblent déjà être les siens ! Rien d’étonnant à cela, il semblerait que les objets que nous possédons, ou qui, dans le cas qui nous intéresse, vont bientôt nous appartenir représentent une très grande valeur à nos yeux…
Mais ce qui fait qu’un objet nous est particulièrement précieux pourrait également venir du fait que nous l’avons fabriqué de nos propres mains. Ainsi, nous sommes plus attachés à nos propres créations qu’à un objet identique, voire de meilleure facture, mais construit par autrui. Ce phénomène, bien connu des chercheurs depuis les années 1950, a sans doute inspiré les magasins de grande distribution de meubles à monter soi-même un peu partout dans le monde. Depuis quelques années, il porte d’ailleurs le nom d’une célèbre enseigne : « l’effet IKEA ».
Cet effet, dénommé ainsi en 2012 par Michael Norton, de la Business School de ­Harvard, désigne le fait que, loin de juger les objets de manière objective sur la base des matériaux qui les composent ou sur leur origine, nous sommes enclins à préférer les objets que nous avons fabriqués nous-mêmes. Cela vaut pour tous les domaines, cuisine, vêtements, mobilier, et nous pousserait donc à payer, entre autres, pour des objets en pièces détachées que nous assemblons nous-mêmes… Fait qui peut sembler paradoxal mais qui s’expliquerait de différentes façons : démontrer que nous sommes compétents, prouver que nous pouvons fournir un effort, mais également accroître notre sentiment de propriété de l’objet fabriqué par nos soins.
Chez l’enfant également
Si cet effet a été retrouvé par plusieurs auteurs...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-10">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤ Début octobre, un article de chercheurs en neurosciences des universités de Washington et de Carnegie-Mellon – qui devra encore être évalué par des spécialistes avant publication – a fait le « buzz » avec son titre alléchant, « Brain-Net, une interface ­cerveau-cerveau pour une collaboration directe entre cerveaux ».
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Relier entre eux les cerveaux humains

Début octobre, un article de chercheurs en neurosciences des universités de Washington et de Carnegie-Mellon – qui devra encore être évalué par des spécialistes avant publication – a fait le « buzz » avec son titre alléchant, « Brain-Net, une interface ­cerveau-cerveau pour une collaboration directe entre cerveaux ».



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    24.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h42
    |

                            Marie-Laure Théodule








                        



                                


                            

Les défis de la science. Le dispositif Brain-Net fait communiquer, mais de manière très primaire, le cerveau de trois personnes pour déclencher une action sans intervention manuelle. Il combine deux techniques non invasives, l’électroencéphalographie (EEG) pour enregistrer les ondes de l’activité cérébrale et la stimulation magnétique transcrânienne (TMS) pour stimuler certains neurones en leur appliquant un champ magnétique.
Trois personnes, deux émetteurs et un récepteur, toutes pourvues d’un casque EEG, sont mises en relation. Les deux émetteurs indiquent au récepteur « par la pensée », si oui ou non il doit faire pivoter une brique dans un jeu de Tetris simplifié et ralenti. Comment cela se passe-t-il ? Les émetteurs voient défiler sur leur écran une brique et la ligne du bas où elle pourrait s’encastrer si elle était placée dans le bon sens. Le receveur ne voit que la brique sur le sien. Les émetteurs fixent leur attention sur l’une ou l’autre des deux LED placées de chaque côté de l’écran : l’une clignote à 17 hertz (Hz) pour oui, l’autre à 15 Hz pour non.
Un taux de réussite de 81, 25 %
Ce choix déclenche dans leur cerveau une onde à la même fréquence captée par leur casque EEG ; elle est convertie en signal numérique (en pratique 1 bit) qui sert à faire ou non pivoter la brique et est transmise via un réseau Internet au système TMS placé, dans un bonnet, sur la tête du receveur au niveau du cortex visuel.
S’il faut faire pivoter la brique, le système génère via la TMS un phosphène, une illusion de flash lumineux perçue par le receveur. Ce dernier décide alors (ou non) de faire pivoter la brique en fixant lui aussi son attention sur la LED idoine. Le jeu s’effectue en deux tours, ce qui permet au récepteur de corriger son premier choix. Le test a été effectué auprès de cinq groupes de trois personnes avec un taux de réussite de 81,25 %.
Dans un deuxième temps, de manière aléatoire, l’un des deux émetteurs...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-11">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ Le collectif  Paléo-énergétique écrit  une contre-histoire  de l’énergie en revenant  sur des inventions oubliées.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les leçons du passé technologique

Le collectif  Paléo-énergétique écrit  une contre-histoire  de l’énergie en revenant  sur des inventions oubliées.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    24.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h27
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

Livre. « Rechercher les innovations d’autrefois pour préparer les solutions de demain », tel est le credo d’un livre, mais surtout de ses auteurs, membres de l’association Paléo-énergétique. Passionnés d’archives et de technologies, ils fouillent dans la littérature ou les témoignages en quête d’idées anciennes, voire de prototypes du passé, autour des questions d’énergie, de sa production, de son stockage ou de son utilisation, ­notamment dans le transport…
Il pourrait y avoir de la naïveté à espérer trouver dans de vieux pots de meilleures soupes que celles existant aujourd’hui. Chacun pense en effet que les technologies qui l’entourent sont le résultat d’une sorte d’évolution inexorable ayant sélectionné les meilleures idées. C’est évidemment faux, tant il existe d’exemples où les succès s’expliquent moins par leur qualité intrinsèque que par des choix économiques, politiques, sociologiques… Il n’est donc pas impossible que des idées ­originales du passé puissent (re) marcher si le besoin s’en faisait sentir ou si de nouvelles technologies rendaient efficace ce qui ne pouvait l’être à l’époque.
Des leçons pour l’avenir
C’est ce que rappelle ce collectif, qui a l’ambition d’écrire une contre-histoire de l’énergie, dont ce livre n’est qu’un des aspects. Il s’engage aussi dans des expositions, des interventions pédagogiques, des conférences et dans l’action, par exemple en diffusant une sono d’extérieur autoalimentée par le soleil ou le pédalage des spectateurs. Leur propos sur l’énergie est nourri de la prise en compte du changement climatique. Et la sobriété, le recyclage, le partage… sont des ­valeurs omni­présentes dans leur livre.
Du coup, il y a plusieurs façons de lire cet ouvrage, écrit par une quinzaine d’auteurs. Dans l’ordre chronologique en partant des ­semelles chauffantes de Lavoisier de 1780 ­jusqu’aux piles alcalines rechargeables des années 1980, en passant par la première ­Porsche électrique...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-12">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Gilles Dufrénot invite la Banque centrale européenne à ne pas se tromper de cible et à favoriser la lutte contre le chômage plutôt que contre l’inflation.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Politique monétaire : « Deux ruptures majeures sont nécessaires »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Gilles Dufrénot invite la Banque centrale européenne à ne pas se tromper de cible et à favoriser la lutte contre le chômage plutôt que contre l’inflation.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 09h58
    |

                            Gilles Dufrénot (Professeur de sciences économiques à Aix-Marseille-Université)








                        



                                


                            

Tribune. Le souvenir de la stagflation qui a sévi dans les pays industrialisés durant les années 1970 et 1980 influence, aujourd’hui encore, la vision des économistes sur la bonne manière de conduire les politiques monétaires. Les tensions actuelles sur le prix du pétrole et la hausse des droits de douane dessinent le scénario d’un retour à une situation « normale ».
Les taux d’inflation structurelle remonteront, les banques centrales retrouveront l’usage de leur taux directeur après avoir épongé une partie des liquidités massives injectées dans les économies. D’aucuns préconisent même de hâter ce retour à la normalité. Pour faire revenir l’inflation, les banques centrales pourraient cibler le niveau des prix, contrôler les effets de transmission du taux directeur en ciblant la courbe des taux, ou encore avoir une cible de PIB nominal.
Or, penser que la politique monétaire des années à venir devrait ressembler à celle qui a prévalu durant la période dite de grande modération (après le choc pétrolier des années 1970 jusqu’à la grande récession de 2008) témoigne d’une myopie. En effet, le contexte économique a durablement changé.
L’une des raisons motivant l’appel à sortir des politiques d’assouplissement quantitatif est que la masse de liquidités injectées dans les économies pourrait s’avérer dangereuse pour l’inflation future, lorsque les effets de la récession se seront complètement dissipés et que les économies connaîtront une baisse des taux de chômage. Or, ce raisonnement bute sur la réalité empirique d’aujourd’hui : le lien entre inflation et chômage est ténu. En effet, les pressions déflationnistes sont fortes, causées par les stratégies à bas coût des entreprises, l’internationalisation des chaînes de valeur et la fragmentation du travail.
Accélérer la transition technologique des économies
Les banques centrales auraient, dit-on, intérêt à diminuer la taille de leur bilan, car la liquidité massive qu’elles...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-13">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ Souvenirs personnels, anecdotes de diplomate et rappels historiques composent cette histoire intime de Gilles Gauthier.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Une histoire intime du monde arabe

Souvenirs personnels, anecdotes de diplomate et rappels historiques composent cette histoire intime de Gilles Gauthier.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 10h10
    |

            Hélène Sallon








                        



                                


                            

Le livre. C’est un récit atypique de la passion qui l’a animé toute une vie que livre Gilles Gauthier. Conseiller de Jack Lang à l’Institut du monde arabe (IMA) et traducteur du romancier égyptien Alaa El-Aswany, l’ancien diplomate retrace, sur quatre cents pages, le parcours singulier qui l’a mené des Aurès à l’Egypte, où il vit dorénavant, en passant par le Maroc, la Syrie, le Liban, le Yémen, l’Irak et Bahreïn. Souvenirs personnels, anecdotes de diplomate et rappels historiques composent cette histoire intime du monde arabe, où la grande Histoire se mêle avec le récit plus personnel des espoirs nourris, des causes épousées et des hommes qu’il a aimés.
Pour le gamin de Gironde, qui rêvait de ces pays pour tromper l’ennui, l’aventure a débuté dans les Aurès, en 1966, où il est envoyé à 21 ans comme professeur coopérant dans une Algérie encore hantée par la guerre. Gilles Gauthier y vit une homosexualité bien plus assumée que dans la vieille France du général de Gaulle, mais il perd aussi quelques illusions sur ce pays qui se construit dans le rejet de l’ancien colonisateur et la répression.
Son aversion pour les régimes autoritaires se confirme lors des cinq années qu’il passe dans le Maroc d’Hassan II, en tant que professeur, dès 1972. Son engagement pour la cause du Front de libération du Sahara occidental, le Polisario, contre le pouvoir en place, lui vaut d’être emprisonné, avant d’être expulsé.
Un portrait caustique du milieu diplomatique
A Paris, où il parfait sa maîtrise de la langue arabe, Gilles Gauthier choisit la diplomatie. Après avoir réussi le concours de secrétaire de chancellerie, c’est à Bagdad, en pleine guerre Iran-Irak, qu’il est parachuté. Au gré du récit de ses affectations dans la région, dont la dernière au Yémen, l’auteur déploie plus de quatre décennies d’histoire et de culture du monde arabe, agrémentées d’un portrait caustique du milieu diplomatique qu’il quitte, sans regret,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-14">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le leader de Génération.s apelle à inventer une « gauche écologiste européenne, démocratique et fraternelle » appelée à gouverner, face à l’emprise négative des libéraux et des populistes.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Benoît Hamon : « Lettre aux orphelins d’une grande idée »

Dans une tribune au « Monde », le leader de Génération.s apelle à inventer une « gauche écologiste européenne, démocratique et fraternelle » appelée à gouverner, face à l’emprise négative des libéraux et des populistes.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 10h16
    |

                            Benoît Hamon (Ancien ministre, fondateur du mouvement Génération.s)








                        



                                


                            

Tribune. La chute de Rome devint inexorable lorsque l’empereur Commode descendit combattre dans l’arène pour divertir le peuple. Jusqu’à quand les patres conscripti de la République se comporteront-ils en gladiateurs médiatiques ? La vie publique française singera-t-elle longtemps encore les antiques jeux du cirque ? Le tumulte et le scandale sont désormais notre quotidien politique.
Ceux qui devaient être les premiers gardiens du dialogue civique dans notre pays, de sa qualité et de sa dignité, ont failli. Pis, leur perpétuel cyclone de polémiques dérisoires abîme le débat démocratique et repousse les citoyens vers les marges dangereuses de l’apathie et du populisme. Pour notre société, l’asphyxie démocratique aggrave la dépression sociale.
« Face à ceux que l’historien israélien Zeev Sternhell appelle les anti-Lumières, face aux anti-Europe, aux anti-Fraternité, nous devons lever des passions positives »
Pourtant, les Français ont exigé le nouveau monde, et ils avaient raison. La trahison de cette promesse est peut-être la plus grave de toutes les fautes de ce pouvoir. Il n’est que le règne des lobbys et du mépris. Ses manquements éthiques, ses jeux de Cour, l’instabilité du gouvernement et du président de la République ne sont estompés, dissimulés, que sous le bruit d’un pugilat permanent avec les partis et personnages du vieux monde. De cette mise en scène le citoyen est, dans le meilleur cas, absent ; dans le pire, victime.
Face à des élites obsolètes et décadentes, la gauche n’a pas seulement le devoir de lutter contre sa funeste fragmentation et ses picrocholines querelles. Elle a l’impérieuse mission de recréer l’espoir, de le faire revenir dans le cœur de notre peuple et de porter cette espérance au pouvoir. Je le dis respectueusement mais sans détour : à la violence des ultralibéraux et des ultranationalistes, la réponse n’est pas la jouissive colère dégagiste mais l’heureuse reconquête humaniste.
Face...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-15">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤ En raison de leur taux d’endettement, les entreprises françaises sont très vulnérables à une remontée des taux d’intérêt, s’alarment, dans une tribune au « Monde », les deux experts Thibault Lanxade et François Perret.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Il est urgent de protéger nos entreprises d’une hausse prochaine des taux d’intérêt

En raison de leur taux d’endettement, les entreprises françaises sont très vulnérables à une remontée des taux d’intérêt, s’alarment, dans une tribune au « Monde », les deux experts Thibault Lanxade et François Perret.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 10h27
    |

Thibault Lanxade et François Perret (Coprésidents du think tank Institut Anaxagore)







                        



                                


                            

Tribune. Un nouveau tsunami. C’est ce à quoi il faut s’attendre pour nos entreprises lorsque la Banque centrale européenne (BCE) aura remonté ses taux directeurs en 2019. A niveau d’endettement inchangé et en cas de relèvement des taux de 50 points de base, les frais financiers des entreprises françaises devraient augmenter de 14 milliards d’euros par an, selon la société d’assurance-crédit française Euler Hermes. Une charge supplémentaire d’intérêt de l’ordre de 20 % que les plus fragiles d’entre elles auront bien du mal à supporter.
Peut-on dormir sur nos deux oreilles en attendant le prochain resserrement de la politique monétaire, au motif qu’une petite partie seulement des entreprises va encaisser le choc ? En apparence oui, car la dynamique d’endettement des sociétés non financières de l’Hexagone (72,7 % du PIB au premier trimestre 2018), portée par la progression des encours de crédit bancaire et une dette de marché, a longtemps été circonscrite aux plus grandes entreprises.
Pas de quoi s’inquiéter, prêchent les moins prudents, puisque à la fois la baisse des taux a permis de contenir la charge financière de ces sociétés et leur endettement s’est accompagné d’une forte augmentation de leur trésorerie, celle-ci ayant plus que doublé entre le premier trimestre 2008 et le deuxième trimestre 2017.
Des conséquences graves
Sauf que cette analyse masque plusieurs réalités invitant à reconsidérer le risque réel associé à la première remontée des taux européens depuis juillet 2011.

Premier constat : le Haut Conseil de la stabilité financière (HCSF) a déclenché l’alerte en mai. Depuis le 1er juillet, à sa demande, six banques françaises ont comme instruction pour les deux prochaines années de limiter à 5 % au plus de leurs fonds propres leur exposition aux entreprises les plus endettées, pour les engagements supérieurs à 300 millions d’euros.
Second constat : les entreprises françaises, toutes...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-16">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤ L’unilatéralisme de Donald Trump nuit à la place de la devise américaine dans les paiements internationaux, décrypte l’économiste Barry Eichengreen dans une chronique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« L’administration Trump sape le rôle mondial du dollar »

L’unilatéralisme de Donald Trump nuit à la place de la devise américaine dans les paiements internationaux, décrypte l’économiste Barry Eichengreen dans une chronique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 10h30
    |

                            Barry Eichengreen (Professeur d’économie à l’université de Californie, à Berkeley)








                        



                                


                            
Chronique « Vu d’ailleurs ». L’unilatéralisme du président américain Donald Trump est en train de transformer le monde de manière profonde et irréversible. Il fragilise le fonctionnement des institutions multilatérales. Certains pays ne considèrent plus les Etats-Unis comme un allié fiable et se sentent poussés à développer leurs propres capacités géopolitiques.
A présent, l’administration Trump sape le rôle mondial du dollar. Après avoir réimposé des sanctions contre l’Iran de façon unilatérale, elle entend pénaliser les entreprises qui font des affaires avec la République islamique en leur refusant l’accès aux banques américaines. La menace est sérieuse parce que ces banques sont la principale source des dollars utilisés dans les transactions transfrontalières. Selon la Société mondiale de télécommunications financières interbancaires (SWIFT), des dollars sont utilisés dans presque la moitié des paiements transfrontaliers, une part beaucoup plus grande que le poids des Etats-Unis dans l’économie mondiale.
« L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont annoncé des stratégies pour contourner le dollar, les banques américaines et le contrôle du gouvernement des Etats-Unis »
En réponse à l’administration Trump, l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont annoncé des stratégies pour contourner le dollar, les banques américaines et le contrôle du gouvernement des Etats-Unis. Le mot « stratégie » peut être un peu fort, étant donné que peu de détails ont été fournis. Mais les trois pays européens ont évoqué la création d’une entité financière autonome, détenue et organisée par les gouvernements concernés, destinée à faciliter les transactions entre l’Iran et les entreprises étrangères.
Ces entreprises régleront vraisemblablement leurs créances en euros au lieu de dollars, les libérant de la dépendance envers les banques américaines. Dans la mesure où ce véhicule financier à usage spécial court-circuite également SWIFT, il sera...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-17">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤ Analyse. La disparition du journaliste qui bousculait le pouvoir saoudien peut être vue comme une nouvelle offensive de la contre-révolution arabe.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 23/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Arabie saoudite : Jamal Khashoggi, le dernier mort du « printemps arabe »

Analyse. La disparition du journaliste qui bousculait le pouvoir saoudien peut être vue comme une nouvelle offensive de la contre-révolution arabe.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h22
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Analyse. Le retentissement qu’a eu la disparition de Jamal Khashoggi, tué dans le consulat saoudien d’Istanbul, tient en partie, aussi, à son symbolisme. La mort de cette figure de la presse saoudienne, qui refusait l’étiquette de dissident, mais bousculait, depuis son exil américain, la figure toute-puissante du prince héritier, Mohammed Ben Salman, peut être vue comme une nouvelle offensive de la contre-révolution arabe. La marque du sentiment d’impunité absolu qui habite aujourd’hui les despotes du Proche-Orient.
Certes, la fuite en avant des régimes autoritaires dans le tout-répressif est une tendance mondiale, encouragée par le dédain de Donald Trump pour les droits de l’homme et le multilatéralisme. En matière d’élimination de gêneurs, la Russie de Vladimir Poutine, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan et la Chine de Xi Jinping n’ont rien à apprendre de la maison des Saoud.

Sensibilité islamisante
Mais l’opération d’Istanbul a un parfum proche-oriental immanquable. Avec sa sensibilité islamisante, son attachement au pluralisme politique et son aversion pour les Etats policiers, Jamal Khashoggi était en adéquation avec une grande partie de la jeunesse du « printemps arabe ». Dans ses écrits, il avait pris position en faveur de ce mouvement de révolte historique, à contre-courant du sentiment dominant au sein de l’establishment saoudien, inquiet d’une possible contamination.
Ancien partisan, comme la majorité de ses compatriotes, du djihad afghan, qu’il avait couvert à ses débuts dans le métier, il avait gardé de ces années un mélange de curiosité intellectuelle et de sympathie pour l’islam politique. Jamal Khashoggi n’était pas membre des Frères musulmans, et il lui arrivait de les critiquer, surtout la branche égyptienne, qu’il rendait en partie responsable du retour de l’ancien régime sur les bords du Nil.
Il considérait, à l’instar de la plupart des penseurs du « printemps arabe » et comme le cas tunisien...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-18">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ Olli Rehn, gouverneur de la banque de Finlande, plaide, dans une tribune au « Monde », pour une union bancaire et monétaire renforcée.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La reprise, dans la zone euro, requiert des réformes structurelles »

Olli Rehn, gouverneur de la banque de Finlande, plaide, dans une tribune au « Monde », pour une union bancaire et monétaire renforcée.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h07
    |

Olli Rehn, gouverneur de la banque de Finlande







                        



                                


                            

Tribune. L’année 2019 marquera le sixième anniversaire de la reprise économique dans la zone euro. Plus de 9 millions d’emplois ont été créés depuis 2013. Cependant, ce n’est pas le moment de nous reposer sur nos lauriers, ou de fermer les yeux sur les faiblesses structurelles restantes de l’architecture de la zone euro.
Actuellement, plusieurs initiatives de réforme sont déjà à l’étude, notamment des idées proposées par la France, l’Allemagne et la Commission européenne. A mon sens, le manifeste des quatorze économistes français et allemands, publié le 17 janvier dans Le Monde, est une contribution de fond particulièrement importante. Le document demande une reconsidération constructive des positions nationales rigides concernant l’avenir de l’Union économique et monétaire. Il propose une synthèse applicable réunissant les principes fondamentaux de la philosophie économique « allemande », qui exige des mesures d’incitation solides et des règles strictes, et ceux de la pensée « française », qui met l’accent sur l’assurance et la stabilisation.

Cette synthèse est la promesse d’une solide union de stabilité, où la responsabilité première des politiques économiques doit incomber aux Etats membres. Cette responsabilité peut et doit être équilibrée avec l’assurance fournie par des structures communes plus solides, spécialement conçues pour préserver la stabilité financière.
Il est devenu évident que la stabilité financière a été ignorée avec désinvolture lors de la création de l’union économique et monétaire. L’interdépendance banques-dettes souveraines s’est révélée particulièrement néfaste. Ainsi, la priorité pressante doit être la finalisation de l’union bancaire.
Soutien en liquidité
A cet égard, à l’occasion du sommet de la zone euro qui s’est tenu en juin, à Bruxelles, les participants ont décidé de créer un soutien en liquidité crédible pour le Fonds de résolution unique, afin...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-19">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤ Les bienfaits de l’activité physique sur la santé ne sont plus à démontrer. De manière préventive pour tous, ou thérapeutique dans la prise en charge des maladies chroniques, la pratique d’un sport pourrait éviter ou retarder la prise de médicaments.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’activité physique sur ordonnance

Les bienfaits de l’activité physique sur la santé ne sont plus à démontrer. De manière préventive pour tous, ou thérapeutique dans la prise en charge des maladies chroniques, la pratique d’un sport pourrait éviter ou retarder la prise de médicaments.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    23.10.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h25
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            

« Faire quinze minutes de marche par jour, une demi-heure de natation trois fois par semaine, aller trois fois par semaine à la séance de karaté, à deux séances de yoga. » Sortir du cabinet médical avec une telle prescription n’est pas si fréquent. Et pourtant cela devrait être la règle, au vu des connaissances scientifiques. On le dit et le redit, le sport est souvent le meilleur des « médicaments ».
D’abord en prévention. Les données de la science ne laissent plus place au doute sur ses bienfaits. « Il faut que l’activité physique devienne un sujet d’entretien dans les cabinets médicaux », martèle le docteur Alexandre Feltz, adjoint au maire de Strasbourg en charge de la santé : « Où habitez-vous ? Où travaillez-vous ? Où allez-vous avoir une activité de loisirs ? C’est aujourd’hui une question que l’on devrait poser à tous ses patients. » « Le parcours contraint doit devenir un parcours santé, à pied, à vélo, électrique ou pas », poursuit le docteur Feltz, chiffres à l’appui : dans les grandes villes, 30 % de la population prend la voiture pour moins de 1 kilomètre. Plus de 50 % pour moins de 3 km !

« L’activité physique est une thérapeutique à part entière dans la prise en charge des maladies chroniques : elle améliore les symptômes, l’équilibre de la maladie, favorise le lien social… », indique la professeure Martine Duclos, médecin du sport et physiologiste au CHU de Clermont-Ferrand. Cela permet aussi d’éviter ou de retarder le recours aux médicaments dans certaines pathologies comme le diabète de type 2 ou le cholestérol, ou de mieux supporter les traitements contre le cancer.
Aider le médecin à motiver le patient
Depuis la loi du 26 janvier 2016, les médecins peuvent prescrire de l’activité physique et sportive aux personnes en affection longue durée (ALD), ce qui représente 10 millions de patients. Mais les freins sont encore nombreux pour la mise en œuvre de cette nouvelle...




                        

                        


<article-nb="2018/10/24/19-20">
<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤ L’Afrique subit les conséquences d’une décolonisation en bonne partie ratée, explique le professeur à Sciences Po Paris.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤         

Bertrand Badie : « Les puissances coloniales ont étouffé le panafricanisme »



LE MONDE
              datetime="2018-10-23T17:25:08+02:00"

        Le 23.10.2018 à 17h25

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-10-24T10:55:16+02:00"

        Mis à jour le 24.10.2018 à 10h55






Durée : 03:53 | 

Dans son livre Quand le Sud réinvente le monde, Bertrand Badie explique que les nations du Nord ont phagocyté l’émancipation politique des anciennes colonies en imposant leur propre modèle d’organisation politique, celui de l’Etat-nation. « Les libérateurs africains étaient condamnés à être des protestataires plutôt que des bâtisseurs d’Etat-nation, non adaptés à l’historicité africaine », précise le professeur à Sciences Po Paris. Pour lui, les pays africains ont été cantonnés à un rôle secondaire sur la scène internationale après les indépendances, et l’Afrique bouleverse aujourd’hui l’agenda international. « Le continent est devenu le centre de gravité du jeu politico-diplomatique mondial. »


                

                     Les Sud-Africains se soignent au cannabis

                

                     DJ Hamida, le mix gagnant

                

                     Reni Eddo-Lodge, l’écrivaine qui ne parle plus de racisme avec les Blancs

