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Le Parlement européen vote pour l’interdiction des produits en plastique à usage unique

Les eurodéputés ont soutenu à une large majorité un texte visant à interdire les cotons-tiges, couverts, assiettes et autres pailles en plastique.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h27
   





                        



   


Les eurodéputés se sont largement prononcés mercredi 24 octobre en faveur de l’interdiction prochaine de certains objets en plastique à usage unique, comme les cotons-tiges. La Commission avait proposé à la fin de mai d’interdire une dizaine de catégories de produits à usage quotidien, qui représentent à eux seuls 70 % des déchets échoués à la fois dans les océans et sur les plages.
Parmi ces produits, les couverts, les assiettes, les pailles, les mélangeurs de cocktail, les tiges de ballons gonflables ou encore les touillettes, qui devront être fabriqués avec des matériaux plus durables.

Dans un texte approuvé mercredi à une vaste majorité (571 voix pour, 53 contre et 34 abstentions), le Parlement réuni à Strasbourg a proposé d’ajouter à cette liste des produits comme les emballages de fast-food en polystyrène ou les produits oxoplastiques, supposés biodégradables, mais qui se fragmentent en réalité en microparticules de plastique.
« Ça défigure nos plages, ça tue nos océans, ça tue nos animaux et (...) ça affecte la santé humaine. Alors s’il y a des alternatives, on interdit », a résumé la rapporteuse du texte, Frédérique Ries (Alde, libéraux). « Chaque minute, une tonne de plastique est déversée dans nos océans », a souligné l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, qui se félicite de ce vote « malgré le lobbying massif des industriels du plastique ».

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Le Conseil de l’UE doit désormais se prononcer
La Commission propose par ailleurs de limiter la consommation d’une autre catégorie de produits pour lesquels il n’existe par de solution de remplacement, tels les emballages à usage unique de burgers, de sandwichs ou de fruits.
Dans le texte approuvé mercredi, les députés proposent d’ajouter les déchets issus des produits du tabac, en particulier les filtres à cigarette contenant du plastique, pour qu’ils soient réduits de 50 % d’ici à 2025 et de 80 % d’ici à 2030.
« Le Parlement européen est entré dans l’histoire », s’est réjoui Justine Maillot au nom de Rethink Plastic, une alliance d’ONG pour un avenir sans plastique. « C’est maintenant aux gouvernements nationaux de garder une ambition haute et de résister à la pression des entreprises », a-t-elle ajouté.
« Disproportionné » réagit l’industrie du plastique
La fédération européenne du secteur PlasticsEurope a jugé ces mesures « disproportionnées » et a réclamé dans un communiqué « des règles plus claires ». « Les causes profondes des déchets marins sont une mauvaise gestion des déchets » et « un manque de sensibilisation », explique-t-elle. L’alliance Rethink Plastic, qui regroupe des ONG pour un avenir sans plastique, a qualifié le vote d’« historique ».

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                Consommation, recyclage, rejets en mer… les chiffres à connaître sur la pollution au plastique



Le Conseil de l’UE, qui représente les Etats membres, doit lui aussi se prononcer sur le texte de la Commission, ce qu’il espère faire d’ici à la fin de l’année. Des négociations en « trilogue », selon le jargon européen, pourront alors débuter entre le Parlement, le Conseil et la Commission pour s’accorder sur un texte final.
La Commission aimerait voir la nouvelle directive aboutir avant la fin de son mandat, en 2019, pour une entrée en vigueur des règles qui n’est pas prévue avant 2022. Des interdictions existent par ailleurs déjà au niveau national, en France par exemple, où les gobelets et assiettes en plastique seront interdits au 1er janvier 2020.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ La décision de Bruxelles « ne change rien », assure l’exécutif italien. Ce n’est pas tout à fait vrai. Rome pourrait, à terme, être officiellement visé par une « procédure pour déficit excessif ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Rejet du budget italien : que risque l’Italie de Salvini ?

La décision de Bruxelles « ne change rien », assure l’exécutif italien. Ce n’est pas tout à fait vrai. Rome pourrait, à terme, être officiellement visé par une « procédure pour déficit excessif ».



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h05
    |

            Mathilde Damgé et 
Maxime Vaudano








                        




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Italie : un déficit budgétaire 3 fois supérieur aux prévisions initiales
Le budget italien pour 2019 affiche un déficit prévisionnel de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB), contre 0,8 % promis en juillet. Et une détérioration structurelle (creusement du déficit lié à des réformes) de 0,8 % du PIB en 2019, contre un effort structurel attendu de 0,6 % (réductions budgétaires liées à des réformes).





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La Commission européenne a durci son bras de fer avec la coalition populiste au pouvoir en Italie en rejetant son projet de budget 2019, une première dans l’histoire de l’Union européenne. Mardi 23 octobre, le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, a demandé à l’Italie de réviser son budget. Une décision qui, contrairement à ce que claironne l’exécutif italien, ne devrait pas être sans conséquence pour Rome.

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                Après le rejet historique du budget italien, Bruxelles n’a que peu de marge de manœuvre



La menace de la procédure et des sanctions
Selon les règles européennes, l’Italie dispose maintenant de trois semaines pour présenter un budget révisé. Si sa nouvelle copie est retoquée, Rome pourrait être officiellement visé par une « procédure pour déficit excessif ».
Ce mécanisme est pensé comme un moyen de pression sur les Etats qui ne respectent pas les objectifs budgétaires fixés par les traités européens. A l’issue d’un long processus, les institutions européennes peuvent infliger à l’Etat récalcitrant des sanctions financières pouvant aller jusqu’à 0,2 % de son PIB, soit 3,4 milliards d’euros dans le cas de l’Italie.
Dans les faits, cette issue est très improbable : en 2009-2012, pendant la crise des dettes souveraines, quinze des dix-sept Etats membres de la zone euro s’étaient retrouvés visés par de telles procédures, sans jamais faire l’objet de véritables sanctions. Même la France, qui était en déficit excessif pendant neuf ans (2009-2018), y a échappé.
Il est politiquement très délicat pour la Commission européenne de manier ainsi le bâton, en infligeant, de façon assez paradoxale, des dépenses supplémentaires à un pays qui peine à réduire son déficit. Dans le cas de l’Espagne et du Portugal, en 2016, Pierre Moscovici avait ainsi évoqué la possibilité de « sanctions égales à zéro » ; dans ce cas, la sanction est symbolique et permet de rappeler les règles du pacte de stabilité sans pénaliser un pays qui essaie déjà d’apurer ses finances publiques.
L’institution bruxelloise n’est de toute façon pas seule à prendre cette décision : il faut l’accord d’une grande majorité des Etats membres pour en sanctionner un autre.


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Le contexte


Qui gouverne en Italie ?
Depuis les élections de mai, deux partis assez différents gouvernent ensemble : le premier d'extrême droite, la Ligue, et le second "anti-système", le Mouvement 5 étoiles (M5S). Ils ont pour point commun d'être europhobes et populistes. Le M5S naît en 2009 de l'alliance d'un célèbre humoriste, Beppe Grillo, et d'un informaticien inconnu, Gianroberto Casaleggio, mort en 2016. Le parti découle d'un mouvement social anti-élites et anticorruption agrégé depuis 2005 autour du très populaire blog de l'humoriste. A l'origine, le M5S a pris ce nom pour énoncer cinq priorités : retour au public de la gestion de l'eau, zéro déchet, transports publics, énergies renouvelables et Wi-Fi gratuit. Le 5, écrit en chiffre romain (V), fait aussi référence au vaffanculo fondateur. De son côté, la Ligue a été fondée en 1989 par Umberto Bossi en fusionnant la Ligue lombarde et dix mouvements régionalistes et autonomistes du nord de l'Italie. Les discours de la Ligue puisent dans les différences socio-économiques italiennes, cultivant les thématiques d'un pays à deux vitesses dans lequel le Sud serait un poids pour le Nord. Elle est résolument xénophobe et anti-immigration.



La véritable menace, celle des marchés
Pour le gouvernement au pouvoir en Italie, mêlant extrémistes de droite et antisystème, le risque est plutôt psychologique : les reproches de Bruxelles risquent d’attiser les inquiétudes des agences de notation et des investisseurs sur la stabilité économique du pays, et sa capacité à rembourser ses emprunts. Ce qui entraînerait une hausse des taux d’intérêts et donc, dans un cercle vicieux, de sa dette.
D’ores et déjà, le « spread » (la différence entre les taux d’emprunt italien et allemand à dix ans) a bondi à son plus haut niveau depuis cinq ans. « L’officialisation du rejet du budget italien par l’Europe a renforcé la vague d’aversion au risque très forte », déjà présente ces dernières semaines, explique Guillaume Martin, stratégiste obligataire chez Natixis. « La dette italienne a subi un fort impact et la dette allemande fait plus que jamais valeur de refuge », a-t-il résumé. Ce report des investisseurs vers les placements sûrs profite aux emprunts allemands… et français.

   


L’indice phare de la Bourse italienne, le FTSE Mib, a perdu 13 % en un mois et le patron du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, a reconnu un risque de contagion pour le système bancaire en Italie, déjà fragile. Premier signal d’inquiétude, l’agence de notation financière Moody’s a revu mardi la note de plusieurs banques et institutions financières italiennes dans le sillage de sa décision d’abaisser la note de l’Italie.

        Lire aussi :
         

                L’inquiétude pour les banques italiennes ressurgit






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Le secteur des fondations hélvétiques est très dynamique et, chaque jour, une nouvelle entité se crée. Dans cet environnement porteur, une offre académique se développe aussi.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

En Suisse, la philanthropie s’enseigne

Le secteur des fondations hélvétiques est très dynamique et, chaque jour, une nouvelle entité se crée. Dans cet environnement porteur, une offre académique se développe aussi.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h22
    |

                            Ingrid Seithumer








                        



   


La Suisse est un terreau propice pour la philanthropie. Avec plus de 13 200 fondations d’utilité publique recensées, pesant quelque 100 milliards de francs suisses (environ 88 milliards d’euros), le pays possède l’une des plus fortes concentrations au monde de telles structures.

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                Philanthropie : la dernière utopie



Même si la tendance a quelque peu fléchi avec la crise de 2008, ce secteur caritatif, porté notamment par l’augmentation de la fortune privée, demeure très dynamique. Le nombre de fondations philanthropiques a doublé en l’espace de vingt ans et une nouvelle entité est créée chaque jour. « La philanthropie est étroitement liée à notre histoire, rappelle Claudia Genier, directrice adjointe de Swissfoundations, une association de fondations donatrices helvétiques. La Suisse est une terre d’accueil pour les fondations depuis très longtemps, elles jouissent ici d’une image positive » – et d’une législation libérale qui leur est favorable…
Mesurer l’impact
Dans cet environnement porteur, la philanthropie se professionnalise de plus en plus. Par souci de pérenniser leurs missions, les mécènes – personnes individuelles, entités privées, publiques ou semi-publiques – ne se contentent plus de faire des dons. Ils veulent pouvoir mesurer l’impact de leurs financements philanthropiques. Ils attendent de voir les résultats des actions qu’ils soutiennent, dans les domaines de la culture, des sciences, de la recherche, de l’environnement, de l’éducation, de l’action sociale, etc.
De nouvelles compétences sont par ailleurs requises pour les gérants de ces institutions. « La philanthropie classique est dépassée », assure Henry Peter, professeur de droit et directeur du Centre en philanthropie lancé il y a un an par l’Université de Genève (Unige) et cofinancé par l’Unige et des fondations privées.

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                Agent philanthropique, un métier d’avenir



Pour faire face à ces nouveaux enjeux et besoins, des formations spécifiques se développent. A Genève, point de rencontre important entre donateurs et receveurs – avec une très forte présence de fondations et d’organisations internationales et non gouvernementales –, « il n’y avait pas de lieu de réflexion académique pluridisciplinaire sur la philanthropie », explique Henry Peter.
Affaires de famille
Parallèlement à ses activités de recherche dans de nombreux domaines et de partage de connaissances, dans le cadre par exemple de conférences, le Centre en philanthropie organise, depuis la rentrée de septembre 2018, un cours à la faculté de droit sur la philanthropie et ses principaux enjeux juridiques. Un cours ouvert aux étudiants de master mais également au public. La création d’une chaire est par ailleurs prévue dans la faculté d’économie.
« Nous observons un transfert de richesse immense. Les générations qui héritent d’entreprises familiales veulent faire le bien dans le monde et utiliser leur richesse pour avoir un impact réel. » Peter Vogel, professeur
A l’Institut international du management et du développement (IMD) de Lausanne, le choix a été fait de se focaliser sur les affaires de familles. Une chaire en philanthropie familiale, financée par Debiopharm, un groupe biopharmaceutique suisse, a été créée l’année dernière. Contrairement à ce qui se fait dans les chaires américaines du même type, où l’on se concentre sur les donateurs du pays, ici, la dimension est mondiale. « Nous travaillons avec les entreprises familiales et voulons les aider à mieux comprendre la philanthropie et leurs activités philanthropiques », dit le professeur Peter Vogel, titulaire de la chaire de l’IMD.
Des cours autour de la philanthropie sont ainsi notamment intégrés dans les programmes de l’IMD consacrés aux entreprises familiales. De fait, la philanthropique dans ces groupes est particulière. Elle permet entre autres de fédérer les membres de la famille autour de valeurs communes. « Nous observons un transfert de richesse immense. Les générations qui héritent d’entreprises familiales veulent faire le bien dans le monde et utiliser leur richesse pour avoir un impact réel », analyse également Peter Vogel.
Une chaire et des cours
Créé en 2008, quand il n’existait que trois centres universitaires dans ce domaine en Europe – on en compte aujourd’hui plus de 25 –, le Centre des études philanthropiques (CPES - Center for philanthropy studies) de l’université de Bâle propose depuis près d’une décennie plusieurs programmes de formation continue en entrepreneuriat social international. Une chaire en philanthropie est connectée avec la faculté des sciences économiques, et des cours sont proposés pour les étudiants en bachelor et en master. « Nous n’avons pas de master spécifique en philanthropie, mais c’est mon rêve », déclare Georg von Schnurbein, directeur du CEPS.

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En attendant, aura lieu en novembre une master class en « gestion des fondations », en collaboration notamment avec le Centre en philanthropie de Genève et la Swiss Philanthropy Foundation. Et un MOOC sur l’entrepreneuriat et les organisations à but non lucratif sera lancé au printemps 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ En dénonçant le traité sur les armes de portée intermédiaire, Donald Trump pense Chine plus encore que Russie. Et passe par-dessus la tête des Européens, analyse dans sa chronique Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».
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« Les Européens sont menacés d’être passés par pertes et profits dans cette guerre froide 2.0 entre Etats-Unis, Chine et Russie »

En dénonçant le traité sur les armes de portée intermédiaire, Donald Trump pense Chine plus encore que Russie. Et passe par-dessus la tête des Européens, analyse dans sa chronique Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h42
    |

            Sylvie Kauffmann








                        



                                


                            

Chronique. Les traités, « voyez-vous, sont comme les jeunes filles et comme les roses : ça dure ce que ça dure ». Le général de Gaulle avait eu, en 1963, à propos du traité franco-allemand de l’Elysée, cette phrase qui ne serait pas du meilleur effet aujourd’hui. Inspiré, d’après ses biographes, par un vers de Victor Hugo tiré des Orientales (« Hélas ! que j’en ai vu mourir, de jeunes filles ! »), le Général, alors chef de l’Etat, avait voulu lancer une mise en garde sur la mortalité des accords internationaux dont on ne prenait pas soin.
John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale américain qui inspire, avec moins de poésie, la politique étrangère de Donald Trump, a depuis longtemps cette mortalité présente à l’esprit, tout particulièrement s’agissant du traité américano-soviétique de 1987 sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), dont le président Trump a annoncé la mise à mort au cours d’un meeting électoral, samedi 20 octobre dans le Nevada. Dès 2011, John Bolton signait dans le Wall Street Journal une tribune dans laquelle, sous le titre « Un traité de la guerre froide qui nous fait du mal », il reprenait la fameuse citation de De Gaulle à propos du traité FNI pour conclure : «Son utilité est dépassée ; il faut soit le changer, soit le jeter. »

Toujours enclin aux solutions radicales, surtout lorsqu’il s’agit de diplomatie, le président Trump a donc opté pour la seconde option. Ce gros pavé dans la grande mare de la non-prolifération comporte deux messages principaux. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, le principal destinataire n’est pas la Russie. L’un des messages concerne la Chine, l’autre l’Europe.
C’est bien le comportement de la Russie qui est le prétexte à la dénonciation de cet accord, conclu entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev et perçu comme un pas majeur dans le contrôle des armements accumulés pendant la guerre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ La justice européenne a réhabilité les magistrats démis par le pouvoir ultraconservateur. Un texte, entré en vigueur le 3 avril, a abaissé l’âge de la retraite des juges à 65 ans et mis à la retraite d’office ceux qui sont plus âgés.
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Les juges de la Cour suprême polonaise reprennent le travail

La justice européenne a réhabilité les magistrats démis par le pouvoir ultraconservateur. Un texte, entré en vigueur le 3 avril, a abaissé l’âge de la retraite des juges à 65 ans et mis à la retraite d’office ceux qui sont plus âgés.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h11
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



                                


                            

Au siège de la Cour suprême polonaise, imposant bâtiment vitré soutenu par d’immenses colonnes couleur émeraude, régnait, mardi 23 octobre, une ambiance inhabituelle. La veille, la première présidente de la Cour, Malgorzata Gersdorf, a appelé les juges de la Cour démis de leurs fonctions par le pouvoir ultraconservateur à revenir à leur poste.
Dans son appel, Mme Gersdorf se réfère directement à l’ordonnance inédite émise en référé vendredi 19 octobre par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui demande à la majorité de suspendre temporairement sa loi controversée sur la Cour suprême. Le texte, entré en vigueur le 3 avril, a abaissé l’âge de la retraite des juges à 65 ans et mis à la retraite d’office tous ceux qui sont plus âgés. Il est perçu comme une purge du dernier bastion d’indépendance de la justice.
Immédiatement, une quinzaine de juges sur les vingt-trois destitués ont répondu à l’appel. « Nous en sommes à des questions organisationnelles très basiques : restitution des ordinateurs, des badges, des bureaux, attribution d’assistants, souligne Michal Laskowski, le porte-parole de l’institution. Mais tout devrait être prêt d’ici peu pour que tout le monde reprenne le travail. »
« Nous attendions depuis longtemps le soutien des institutions européennes, qui sont partie intégrante de notre système juridique », affirme Michal Laskowski, le porte-parole de la Cour suprême
M. Laskowski, représentant d’une Cour suprême qui n’a cessé de résister face aux coups de boutoir de la majorité, ne cache pas sa satisfaction : « Nous attendions depuis longtemps le soutien des institutions européennes, qui n’ont pour nous rien d’étranger, et sont partie intégrante de notre système juridique. J’ai l’impression que nous sommes en train de vivre un moment historique. » Symbole de cette résistance, un immense drapeau avec l’inscription « con-sti-tu-tion » flotte à une fenêtre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Editorial. La Commission européenne réclame au gouvernement italien une nouvelle mouture de son budget 2019. C’est la première fois que Bruxelles active cette procédure.
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Rejet du budget italien : périlleuse divergence entre Bruxelles et Rome

Editorial. La Commission européenne réclame au gouvernement italien une nouvelle mouture de son budget 2019. C’est la première fois que Bruxelles active cette procédure.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 12h29
   





                        


Editorial du « Monde ». Qui cédera le premier ? La discussion sur le projet de budget italien est en train de ressembler à ce que les Américains appellent un chicken game ou « jeu de la poule mouillée » : deux conducteurs foncent l’un vers l’autre sur une route à une seule voie en pariant que l’un des deux fera un écart au dernier moment pour éviter la catastrophe.
Le duel qui se joue entre Rome et Bruxelles est monté d’un cran en intensité, mardi 23 octobre, après la décision de la Commission européenne de réclamer au gouvernement italien une nouvelle mouture de son budget 2019. En l’état, Bruxelles estime que le chiffrage fourni par l’Italie n’est pas conforme aux règles du pacte de stabilité et de croissance, considéré comme le socle intangible du bon fonctionnement de l’Union européenne (UE). C’est la première fois que celle-ci active cette procédure, qui avait été prévue dans la foulée de la crise des dettes souveraines pour prévenir tout nouveau cataclysme.

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Rome a donc décidé de maintenir inchangé son « budget du peuple » – selon l’expression de l’antisystème Mouvement 5 étoiles, qui codirige l’Italie avec l’appui du parti d’extrême droite, la Ligue. Il prévoit un déficit de 2,4 % en 2019, alors que l’Italie s’était engagée en juin sur 0,8 %. Ce triplement du déficit menace de réduire à néant tous les efforts réalisés ces dernières années pour contenir une dette qui dépasse 132 % du produit intérieur brut (PIB), la plus élevée de la zone euro après celle de la Grèce et qui reste plus de deux fois supérieure au plafond prévu par le pacte.
Deux logiques irréconciliables s’opposent
Le ministre italien de l’économie, Giovanni Tria, qui était partisan de lâcher du lest à Bruxelles, se retrouve dans une situation intenable : il avoue être « conscient » d’enfreindre les règles communautaires mais tente de justifier le dérapage par le constat que le pays n’a toujours pas retrouvé son PIB d’avant la crise de 2008. Création d’un revenu citoyen, abaissement de l’âge de la retraite, instauration d’un impôt à taux unique et plan d’investissement dans les infrastructures constituent les principales mesures d’un budget que le pays n’est pas capable de financer sans recourir une nouvelle fois à la dette.
Deux logiques irréconciliables s’opposent. D’un côté, ce sont la crédibilité de la Commission et la cohésion de l’UE qui sont en jeu. La remise en question de la capacité de la troisième économie de la zone euro à rembourser sa dette menace de plonger l’Europe dans une crise dont elle aurait du mal à se remettre. De l’autre, il s’agit de la liberté d’un gouvernement démocratiquement élu pour expérimenter des recettes différentes de celles de ses prédécesseurs – quand bien même la plupart des mesures annoncées ne régleront qu’à la marge le principal problème de l’Italie, sa faible productivité qui entrave la croissance.
D’autres confrontations entre l’UE et un Etat membre ont eu lieu dans le passé. Mais, cette fois, le rapport de force ne penche pas nécessairement en faveur de Bruxelles. A sept mois des élections européennes, le gouvernement italien, très populaire, mise ouvertement sur l’arrivée d’une nouvelle Commission plus conciliante.
Si Bruxelles doit maintenir à tout prix le dialogue pour tenter d’infléchir la trajectoire budgétaire italienne, Rome doit prendre conscience qu’une nouvelle crise de la dette souveraine en Europe ne relancera pas l’économie transalpine. Il est encore temps de donner un coup de volant pour éviter la collision fatale.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Le parti de la chancelière allemande est crédité de 26 % des voix aux élections de dimanche.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Thomas Wieder   Publié aujourd’hui à 10h59, mis à jour à 11h01   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Le ministre-président du Land de Hesse, Volker Bouffier, et la chancelière allemande Angela Merkel, le 23 octobre à Dieburg. RALPH ORLOWSKI / REUTERS             Ses adversaires sont prévenus. Angela Merkel n’a aucunement l’intention de lier l’avenir de son gouvernement au résultat des élections régionales qui auront lieu, dimanche 28 octobre, dans la Hesse. « On ne peut pas considérer chaque élection régionale comme une élection législative en miniature », a déclaré la chancelière allemande, mardi 23 octobre, sur HR-Info, une radio publique de Francfort.          Ne surtout pas donner au scrutin de dimanche une portée nationale : tel est donc le mot d’ordre de Mme Merkel, alors que son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), s’apprête à essuyer un revers historique dans la Hesse. Aux régionales de 2013, les conservateurs y avaient recueilli 38,5 % des voix. Mi-septembre, ils étaient encore crédités de plus de 30 % d’intentions de vote. Dans les derniers sondages, ils ne sont plus donnés qu’à 26 %.          Quinze jours après le très mauvais score obtenu par ses alliés de l’Union chrétienne-sociale (CSU) en Bavière (37,2 %, soit 10,5 points de moins qu’en 2013), Mme Merkel sait qu’elle a tout à craindre du résultat de dimanche. En Bavière, après tout, c’est une CSU très « frondeuse » vis-à-vis la chancelière et de sa politique qui a été sanctionnée par les électeurs. Dans la Hesse, au contraire, les partisans de Mme Merkel ne pourront pas imputer à d’autres le recul de la CDU, d’autant plus que la tête de liste régionale, Volker Bouffier, qui dirige l’exécutif régional depuis 2010, est un fidèle de la chancelière.          Promesse aux propriétaires de véhicules diesel          Consciente de l’enjeu, celle-ci a d’ailleurs décidé de s’impliquer très directement dans la campagne, en participant, aux côtés de M. Bouffier, à pas moins de quatre meetings en quatre jours. Afin de convaincre les électeurs de voter pour la CDU, Mme Merkel s’est en outre engagée à tout faire pour empêcher que ne s’applique la décision du tribunal administratif de Wiesbaden, rendu le 5 septembre, qui prévoit d’interdire la circulation des vieux véhicules diesel à Francfort à partir de février 2019.                                            — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le président turc utilise le meurtre du journaliste saoudien pour renforcer sa position sur la scène internationale, se placer au centre du jeu sunnite et affaiblir la monarchie wahhabite à Riyad.
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Par  Marie Jégo   Publié aujourd’hui à 10h52, mis à jour à 11h32   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Après son discours sur l’affaire Khashoggi devant les parlementaires de son parti, l’AKP, le 23 octobre, à Ankara, le président turc Recep Tayyip Erdogan fait le signe Rabia (signe de de ralliement des Frères musulmans) avec sa main droite. KAYHAN OZER, HO / AFP             Il y a quelques mois, Recep Tayyip Erdogan apparaissait affaibli par la crise diplomatique avec les Etats-Unis, amoindri par les mauvaises performances de l’économie turque promise à la récession. Transformé par l’affaire Khashoggi, il est désormais celui qui donne le ton.          Critiqué hier par la presse internationale pour sa propension à jeter ses journalistes et ses opposants en prison à la moindre critique, le président turc est devenu une source d’information de première main, faisant presque figure de défenseur de la liberté de la presse et dont le discours « de vérité », prononcé mardi 23 octobre devant les parlementaires de l’AKP, le parti islamo-conservateur qu’il a créé en 2001 et qui gouverne la Turquie depuis 2002, a été suivi par tous les grands médias internationaux.          Au-delà de son caractère monstrueux, l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi – découpé en « quinze morceaux » par des barbouzes venues tout spécialement de Riyad selon la presse turque ; tué par inadvertance puis roulé dans un tapis et remis à un « intermédiaire turc » d’après des sources saoudiennes anonymes – révèle au grand jour la compétition existant entre la Turquie et l’Arabie saoudite pour s’affirmer en tant que porte-étendard de l’islam sunnite.           Erdogan entend faire de l’affaire Khashoggi le catalyseur d’un changement de pouvoir à Riyad          Ulcéré par le fait que les Saoudiens aient pu perpétrer un assassinat sur le sol turc, M. Erdogan entend faire de cette affaire, digne d’un mauvais film de série B, le catalyseur d’un changement de pouvoir à Riyad.          En réfutant la version officielle avancée par le royaume, celle d’un interrogatoire ayant mal tourné pour Jamal Khashoggi, le numéro un turc veut prouver au reste du monde que le prince héritier Mohammed Ben Salman (« MBS ») n’est pas un partenaire fiable. L’incompétence des officiels saoudiens, englués depuis le début de l’affaire dans des déclarations incohérentes, peut l’aider à y parvenir.                                            — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    Abonnez-vous à partir de 1 €       Dans la même rubrique          - 
 / AFP / EITAN ABRAMOVICH
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« Waldheims Walzer » rafraîchit la mémoire de l’Autriche


                      Le documentaire de Ruth Beckermann, primé à Venise, raconte l’élection de Kurt Waldheim à la présidence autrichienne en 1986, malgré les révélations sur son passé nazi.



M le magazine du Monde
 |    24.10.2018 à 10h30
    |

            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








   


La salle du Votiv Kino est pleine à craquer. A la fin du film, des applaudissements soutenus accueillent la cinéaste autrichienne Ruth Beckermann. Son long-métrage Waldheims Walzer (« La valse de Waldheim ») a encore suscité, ce lundi 8 octobre au soir, l’enthousiasme dans ce cinéma viennois. Entièrement réalisé à partir d’images d’archives en grande partie inédites, il est auréolé du Prix du meilleur documentaire remis lors de la 68e Berlinale, en février. Début octobre, quatre jours après sa sortie, il avait déjà attiré plus de 5 000 spectateurs désireux de participer aux nombreux débats organisés avec son auteure à l’issue des projections.
« Ils veulent savoir comment émerge un mouvement civil d’opposition. Ceux qui se déplacent sont plutôt opposés à l’exécutif et “Waldheims Walzer” est porté par de bons retours presse. » Ruth Beckermann
Ruth Beckermann fait des films, mais c’est aussi une militante. Elle a activement participé au combat qu’elle décrit, à savoir, en 1986, la mobilisation pour obtenir le retrait du candidat Kurt Waldheim, ancien secrétaire général des Nations unies (1972-1981) et favori de l’élection présidentielle, sous les couleurs du parti chrétien conservateur ÖVP. En mars de cette année-là, l’hebdomadaire autrichien Profil avait révélé ses activités dans la Wehrmacht, longtemps cachées, pendant la seconde guerre mondiale. Le Congrès juif mondial avait par la suite multiplié les enquêtes, ce qui n’avait pas empêché Waldheim d’être élu avec 53,9 % des voix au second tour, le 8 juin 1986.
Alors que l’Autriche est désormais gouvernée par une coalition réunissant l’ÖVP et le Parti de la liberté (FPÖ, extrême droite), fondé par d’anciens nazis, le documentaire trouve un écho. « Il y a énormément de jeunes gens qui viennent lors de ces discussions », constate Ruth Beckermann, née en 1952. « Ils veulent savoir comment émerge un mouvement civil d’opposition. Ceux qui se déplacent sont plutôt opposés à l’exécutif et Waldheims Walzer est porté par de bons retours presse. On trouve toutefois en ligne des commentaires antisémites et haineux. »

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Si la plupart des protagonistes du documentaire – en lice pour représenter l’Autriche aux Oscars – sont aujourd’hui décédés, l’ancien directeur de campagne du candidat, Heribert Steinbauer, est venu récemment donner son point de vue, lors d’une soirée très animée. « Il s’est malheureusement montré incapable de condamner les propos antisémites tenus par Alois Mock », ancien président de l’ÖVP (mort en 2017). A l’époque, il avait demandé au Congrès juif mondial de « cesser sa campagne, afin de ne pas réveiller des sentiments que plus personne ne veut voir resurgir. »
Quant aux membres du gouvernement actuel, ils brillent par leur discrétion. « Gernot Blümel [le ministre ÖVP chargé des affaires européennes, des arts, de la culture et des médias] a vu le film lors d’une projection à Berlin, relève la réalisatrice. Et, dans le cadre d’une réception par la suite, il a affirmé, comme l’a relaté la presse autrichienne, qu’il avait appris énormément de choses en le regardant, parce qu’il n’avait que 5 ans en 1986. Il aurait malgré tout pu lire un ou deux livres. »

La nécessité d’une conscience historique critique semble également étrangère au chancelier conservateur, le trentenaire Sebastian Kurz. « On l’a vu lorsqu’il a défendu, en juin, la création d’un “axe des bonnes volontés” entre les ministres de l’intérieur autrichien, italien et allemand sur les questions migratoires. Il ne semblait pas se souvenir de “l’axe Rome-Berlin” scellé, en 1936, entre Hitler et Mussolini », estime l’historienne Lucile Dreidemy, spécialiste de l’Autriche. 

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                L’image manquante de Vienne sous le Reich



L’Autriche s’est longtemps convaincue d’être une victime du nazisme. Et, même si une partie de sa population fait montre d’appétence pour la vérité (une manifestation a encore rassemblé plusieurs milliers de personnes pour protester contre les dérives droitières du pays, le 4 octobre), celle-ci souffre toujours majoritairement d’amnésie.



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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le commandement cyber de l’armée américaine inaugure une nouvelle tactique, qu’on pourrait appeler d’« intimidation défensive ».
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Pour les dissuader, les Etats-Unis contactent directement les propagandistes en ligne

Le commandement cyber de l’armée américaine inaugure une nouvelle tactique, qu’on pourrait appeler d’« intimidation défensive ».



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 10h39
   





                        


On pourrait appeler cela de « l’intimidation défensive ». L’US Cyber Command, commandement numérique de l’armée américaine, a annoncé mardi 23 octobre au New York Times avoir débuté une opération visant des Russes qui créent, publient ou diffusent de la propagande politique aux Etats-Unis, pour tenter de les dissuader de poursuivre leurs activités. Des militaires américains ont commencé à entrer en contact avec des suspects, pour leur indiquer qu’ils étaient identifiés par le renseignement américain.
Depuis l’élection présidentielle de 2016, la justice américaine a identifié plusieurs suspects, accusés d’avoir massivement diffusé sur les réseaux sociaux des messages incitant certains Américains à ne pas voter ou encore cherchant à attiser les dissensions sociales dans le pays. L’enquête, menée notamment par le procureur spécial Mueller – qui examine également d’éventuels liens entre la campagne de Donald Trump et la Russie – a déjà abouti à la mise en examen de plusieurs ressortissants russes.

        Le récit :
         

          Comment les plateformes du Web s’organisent pour éviter un « hack » des élections



Diminution du volume de contenus
A quelques semaines des élections de mi-mandat, des opérations russes de ce type se poursuivent – vendredi, le ministère de la justice a mis en examen une ressortissante russe accusée d’avoir diffusé pour plusieurs millions de dollars de publicités politiques. Le volume de contenus de ce type publié sur les réseaux sociaux est toutefois nettement inférieur à celui de 2016, estiment les experts – entre-temps, les principaux réseaux sociaux ont également pris des mesures pour tenter de stopper ou de limiter leur diffusion.
L’armée américaine s’est refusée à dire combien de personnes avaient été visées et comment elles avaient été contactées, mais affirme qu’elle ne « menace » pas directement les personnes identifiées. La tactique choisie semble consister à laisser entendre aux suspects qu’ils peuvent être mis en examen ou faire l’objet de sanctions.

        L’entretien :
         

          La propagande numérique de la Russie « a coûté moins cher qu’un avion F-35 »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Les 24 blessés ont principalement été touchés aux jambes, après s’être retrouvés piégés dans l’enchevêtrement métallique de l’escalator cassé.
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Des supporteurs de football russes blessés dans l’écroulement d’un escalator à Rome

Les 24 blessés ont principalement été touchés aux jambes, après s’être retrouvés piégés dans l’enchevêtrement métallique de l’escalator cassé.



Le Monde.fr avec AFP et AP
 |    24.10.2018 à 08h13
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 09h20
   





                        



   


Vingt-quatre personnes, essentiellement des supporteurs du CSKA Moscou venus assister à un match de Ligue des champions, ont été blessées mardi 23 octobre dans l’écroulement d’un escalator dans le métro de Rome.
Les blessés ont principalement été touchés aux jambes après s’être retrouvés piégés dans l’enchevêtrement métallique de l’escalator cassé. Selon la préfecture, l’un des blessés est dans un état grave. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes et la station de métro Repubblica, près de la gare de Termini, a été temporairement fermée.
Une vidéo amateur filmée au moment du drame montre des dizaines de voyageurs précipités à une vitesse accélérée en bas de l’escalier :

Una scala mobile ha ceduto nella stazione Repubblica della #metro di #Roma. Il video dell'incidente ⬇️ https://t.co/Nr2CdG5nsP— SkyTG24 (@Sky tg24)


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La cause de l’accident toujours inconnue
L’accident a eu lieu vers 19 h 30, un peu plus d’une heure avant le coup d’envoi du match de football AS Rome-CSKA Moscou. Les supporteurs russes descendaient prendre le métro pour rejoindre le point d’où ils devaient gagner en bus leur section du stade.
La maire de Rome, Virginia Raggi, a affirmé à l’agence de presse italienne ANSA que des témoins avaient fait état de supporteurs sautant et dansant dans l’escalator juste avant l’accident. Des affirmations démenties par d’autres supporteurs dans les médias italiens.
« Nous sommes ici pour comprendre ce qui s’est passé et pour exprimer notre solidarité et notre proximité avec les blessés et leurs familles », a déclaré Mme Raggi, qui s’est rendue sur place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Gilles Dufrénot invite la Banque centrale européenne à ne pas se tromper de cible et à favoriser la lutte contre le chômage plutôt que contre l’inflation.
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Politique monétaire : « Deux ruptures majeures sont nécessaires »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Gilles Dufrénot invite la Banque centrale européenne à ne pas se tromper de cible et à favoriser la lutte contre le chômage plutôt que contre l’inflation.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 09h58
    |

                            Gilles Dufrénot (Professeur de sciences économiques à Aix-Marseille-Université)








                        



                                


                            

Tribune. Le souvenir de la stagflation qui a sévi dans les pays industrialisés durant les années 1970 et 1980 influence, aujourd’hui encore, la vision des économistes sur la bonne manière de conduire les politiques monétaires. Les tensions actuelles sur le prix du pétrole et la hausse des droits de douane dessinent le scénario d’un retour à une situation « normale ».
Les taux d’inflation structurelle remonteront, les banques centrales retrouveront l’usage de leur taux directeur après avoir épongé une partie des liquidités massives injectées dans les économies. D’aucuns préconisent même de hâter ce retour à la normalité. Pour faire revenir l’inflation, les banques centrales pourraient cibler le niveau des prix, contrôler les effets de transmission du taux directeur en ciblant la courbe des taux, ou encore avoir une cible de PIB nominal.
Or, penser que la politique monétaire des années à venir devrait ressembler à celle qui a prévalu durant la période dite de grande modération (après le choc pétrolier des années 1970 jusqu’à la grande récession de 2008) témoigne d’une myopie. En effet, le contexte économique a durablement changé.
L’une des raisons motivant l’appel à sortir des politiques d’assouplissement quantitatif est que la masse de liquidités injectées dans les économies pourrait s’avérer dangereuse pour l’inflation future, lorsque les effets de la récession se seront complètement dissipés et que les économies connaîtront une baisse des taux de chômage. Or, ce raisonnement bute sur la réalité empirique d’aujourd’hui : le lien entre inflation et chômage est ténu. En effet, les pressions déflationnistes sont fortes, causées par les stratégies à bas coût des entreprises, l’internationalisation des chaînes de valeur et la fragmentation du travail.
Accélérer la transition technologique des économies
Les banques centrales auraient, dit-on, intérêt à diminuer la taille de leur bilan, car la liquidité massive qu’elles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Rome n’a exprimé aucune volonté de céder face à la Commission européenne, qui n’a pas le pouvoir d’imposer un budget à un Etat.
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Après le rejet historique du budget italien, Bruxelles n’a que peu de marge de manœuvre

Rome n’a exprimé aucune volonté de céder face à la Commission européenne, qui n’a pas le pouvoir d’imposer un budget à un Etat.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 10h15
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

La scène serait presque drôle si le sujet n’était pas si sérieux. Elle se passe au Parlement européen, à Strasbourg, mardi 23 octobre, dans la salle de presse, à la toute fin de la conférence conjointe des commissaires Pierre Moscovici et Valdis Dombrovskis. Ils viennent d’annoncer solennellement le rejet par la Commission du budget prévisionnel italien pour 2019. « C’est un précédent, cela n’était jamais arrivé jusqu’à présent, c’est un moment grave et fort pour nous », glisse le Français, en conclusion.
Angelo Ciocca, un eurodéputé italien de la Ligue (extrême droite), surgit alors à la droite de M. Moscovici, enlève sa chaussure et l’écrase sur sa pile de documents, devant les commissaires interdits. Dans la foulée, il tweete : « Je viens de piétiner la montagne de mensonges que Moscovici a écrite contre notre pays. L’Italie mérite le respect ! Ces #euroimbéciles doivent le comprendre, nous ne baisserons plus la tête ! » 

Cette séquence résume-t-elle la nature du « dialogue » qu’espéraient mardi les deux commissaires, qui ont donné trois semaines, jusqu’au 14 novembre, au gouvernement italien pour corriger sa copie ? MM. Moscovici et Dombrovskis ont multiplié les gestes de bonne volonté. « Notre porte reste ouverte », ont-ils affirmé à plusieurs reprises mardi. « Ce n’est pas la fin de l’histoire », ont-ils ajouté à l’unisson.
« Nous n’avons pas de plan B »
Mais les autorités transalpines n’ont pour l’heure exprimé aucune intention de faire machine arrière. « Nous n’avons pas de plan B », a ainsi affirmé le premier ministre Giuseppe Conte, devant les caméras de Bloomberg TV.
Le numéro deux du gouvernement et leader de la Ligue, Matteo Salvini, a immédiatement réagi à la nouvelle depuis Bucarest, où il effectuait un voyage-éclair. « Personne ne retranchera un euro de ce budget » censé comporter « 15 milliards d’euros d’investissements », a-t-il affirmé,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ A l’issue de la visite du conseiller à la sécurité de la Maison Blanche, le principe d’une rencontre bilatérale entre Donald Trump et Vladimir Poutine à Paris a été retenu.
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A Moscou, le conseiller de Trump John Bolton justifie le retrait du traité sur les missiles nucléaires

A l’issue de la visite du conseiller à la sécurité de la Maison Blanche, le principe d’une rencontre bilatérale entre Donald Trump et Vladimir Poutine à Paris a été retenu.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 06h29
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Impassible derrière sa moustache fournie, droit dans ses certitudes, John Bolton a enterré un peu plus à Moscou, mardi 23 octobre, le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), ratifié trente-et-un ans plus tôt par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev, mais dénoncé unilatéralement par l’actuel président américain Donald Trump, trois jours auparavant. À quoi bon ?, a fait valoir le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, puisqu’il s’agit d’un « traité bilatéral de la guerre froide dans un monde multipolaire ».
« En temps voulu », selon M. Bolton, Washington devrait donc officialiser sa décision. L’accord signé en 1987 pour éliminer les missiles balistiques terrestres et les missiles de croisière de courte et moyenne portée, entre 500 et 5 500 km, rejoindrait ainsi au rayon des vieilleries de la guerre froide l’accord ABM sur les missiles antimissiles conclu en 1972 pour limiter les armes stratégiques, dont les Etats-Unis s’étaient déjà retirés en 2001. Mardi, le conseiller à la sécurité américain y a fait explicitement référence, en affirmant que pour ce dernier, il n’avait fallu que « quelques mois ».
La Russie « viole » le FNI « depuis de nombreuses années », a justifié M. Bolton, à l’issue d’un entretien d’une heure et demie avec Vladimir Poutine commencé, sous l’œil des caméras, dans une ambiance sarcastique. « Nous avons entendu parler de votre intention de vous retirer du traité FNI, a déclaré tout sourire le chef du Kremlin. Si ma mémoire est bonne, il y a un aigle sur l’emblème des Etats-Unis qui tient d’un côté treize flèches et de l’autre un rameau d’olivier. Question : votre aigle a-t-il mangé toutes les olives et laissé les flèches ? » « Je n’ai pas apporté d’olives », lui a répondu du tac-au-tac l’envoyé de Donald Trump.

Rien, au cours d’une visite-marathon de deux jours – dont cinq heures passées lundi avec son...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Analyse. La disparition du journaliste qui bousculait le pouvoir saoudien peut être vue comme une nouvelle offensive de la contre-révolution arabe.
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Arabie saoudite : Jamal Khashoggi, le dernier mort du « printemps arabe »

Analyse. La disparition du journaliste qui bousculait le pouvoir saoudien peut être vue comme une nouvelle offensive de la contre-révolution arabe.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h22
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Analyse. Le retentissement qu’a eu la disparition de Jamal Khashoggi, tué dans le consulat saoudien d’Istanbul, tient en partie, aussi, à son symbolisme. La mort de cette figure de la presse saoudienne, qui refusait l’étiquette de dissident, mais bousculait, depuis son exil américain, la figure toute-puissante du prince héritier, Mohammed Ben Salman, peut être vue comme une nouvelle offensive de la contre-révolution arabe. La marque du sentiment d’impunité absolu qui habite aujourd’hui les despotes du Proche-Orient.
Certes, la fuite en avant des régimes autoritaires dans le tout-répressif est une tendance mondiale, encouragée par le dédain de Donald Trump pour les droits de l’homme et le multilatéralisme. En matière d’élimination de gêneurs, la Russie de Vladimir Poutine, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan et la Chine de Xi Jinping n’ont rien à apprendre de la maison des Saoud.

Sensibilité islamisante
Mais l’opération d’Istanbul a un parfum proche-oriental immanquable. Avec sa sensibilité islamisante, son attachement au pluralisme politique et son aversion pour les Etats policiers, Jamal Khashoggi était en adéquation avec une grande partie de la jeunesse du « printemps arabe ». Dans ses écrits, il avait pris position en faveur de ce mouvement de révolte historique, à contre-courant du sentiment dominant au sein de l’establishment saoudien, inquiet d’une possible contamination.
Ancien partisan, comme la majorité de ses compatriotes, du djihad afghan, qu’il avait couvert à ses débuts dans le métier, il avait gardé de ces années un mélange de curiosité intellectuelle et de sympathie pour l’islam politique. Jamal Khashoggi n’était pas membre des Frères musulmans, et il lui arrivait de les critiquer, surtout la branche égyptienne, qu’il rendait en partie responsable du retour de l’ancien régime sur les bords du Nil.
Il considérait, à l’instar de la plupart des penseurs du « printemps arabe » et comme le cas tunisien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Olli Rehn, gouverneur de la banque de Finlande, plaide, dans une tribune au « Monde », pour une union bancaire et monétaire renforcée.
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« La reprise, dans la zone euro, requiert des réformes structurelles »

Olli Rehn, gouverneur de la banque de Finlande, plaide, dans une tribune au « Monde », pour une union bancaire et monétaire renforcée.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h07
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Olli Rehn, gouverneur de la banque de Finlande







                        



                                


                            

Tribune. L’année 2019 marquera le sixième anniversaire de la reprise économique dans la zone euro. Plus de 9 millions d’emplois ont été créés depuis 2013. Cependant, ce n’est pas le moment de nous reposer sur nos lauriers, ou de fermer les yeux sur les faiblesses structurelles restantes de l’architecture de la zone euro.
Actuellement, plusieurs initiatives de réforme sont déjà à l’étude, notamment des idées proposées par la France, l’Allemagne et la Commission européenne. A mon sens, le manifeste des quatorze économistes français et allemands, publié le 17 janvier dans Le Monde, est une contribution de fond particulièrement importante. Le document demande une reconsidération constructive des positions nationales rigides concernant l’avenir de l’Union économique et monétaire. Il propose une synthèse applicable réunissant les principes fondamentaux de la philosophie économique « allemande », qui exige des mesures d’incitation solides et des règles strictes, et ceux de la pensée « française », qui met l’accent sur l’assurance et la stabilisation.

Cette synthèse est la promesse d’une solide union de stabilité, où la responsabilité première des politiques économiques doit incomber aux Etats membres. Cette responsabilité peut et doit être équilibrée avec l’assurance fournie par des structures communes plus solides, spécialement conçues pour préserver la stabilité financière.
Il est devenu évident que la stabilité financière a été ignorée avec désinvolture lors de la création de l’union économique et monétaire. L’interdépendance banques-dettes souveraines s’est révélée particulièrement néfaste. Ainsi, la priorité pressante doit être la finalisation de l’union bancaire.
Soutien en liquidité
A cet égard, à l’occasion du sommet de la zone euro qui s’est tenu en juin, à Bruxelles, les participants ont décidé de créer un soutien en liquidité crédible pour le Fonds de résolution unique, afin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Avec 8 000 migrants en octobre contre 5 000 en février, le camp de Moria, sur l’île grecque de Lesbos, vit une catastrophe humanitaire.
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Réfugiés à Lesbos : « Ce qui se passe à Moria est un crime contre l’humanité »

Avec 8 000 migrants en octobre contre 5 000 en février, le camp de Moria, sur l’île grecque de Lesbos, vit une catastrophe humanitaire.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 04h07
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 06h28
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                            Marina Rafenberg (Lesbos (Grèce), intérim)








                        



                                


                            

« Ici, nous sommes dans la jungle. C’est le surnom de cette zone hors de l’enceinte du camp. Les nouveaux arrivants comme moi sont obligés d’y rester parce qu’il n’y a plus assez de places à l’intérieur de Moria », raconte Ali, un jeune Afghan de 21 ans qui a accosté en juillet sur Lesbos, l’une des îles grecques les plus touchées par les naufrages de réfugiés arrivant de Turquie lors de la crise migratoire de 2015. « Nous n’avons même pas eu droit à une tente. Nous sommes livrés à nous-mêmes sans aucune information. »
A l’ombre des oliviers, des bâches s’étalent sur les hauteurs, à quelques kilomètres du village, autour du centre d’identification et d’enregistrement (aussi appelé « hotspot ») où doivent rester les réfugiés le temps de l’examen de leur demande d’asile depuis la signature de l’accord entre l’Union européenne (UE) et la Turquie en mars 2016. Si celui-ci a considérablement réduit les flux, ils ne sont pas complètement taris.
Les derniers arrivants construisent des cabanes par leurs propres moyens, les enfants jouent dans des flaques de boue, les parents cuisinent au feu de bois, les quelques sanitaires empestent, les déchets s’amoncellent sur la colline… « Ce qui se passe à Moria est un crime contre l’humanité. Mais sommes-nous encore humains aux yeux des dirigeants européens ? », s’indigne Ali, qui tente de s’échapper de l’horreur quotidienne en écoutant du heavy metal et en lisant Nietzsche et Sartre.
Dans l’enceinte du centre, d’une capacité officielle de 3 000 personnes, la situation n’est guère meilleure. « Il existe en moyenne un sanitaire pour 70 personnes, alors que d’après les standards humanitaires, il en faudrait un pour 20 habitants… Le camp ne cesse de se dégrader : en février, il y avait 5 000 personnes. Désormais, il y en a 8 000 avec un tiers d’enfants et de personnes malades qui ne peuvent pas rester dans de telles conditions », constate Idoia Moreno,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ La Commission européenne a rejeté, mardi, le projet de budget de l’Italie. Cécile Ducourtieux, correspondante du « Monde » à Bruxelles, a répondu à vos questions lors d’un tchat.
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Rejet du budget italien : « Bruxelles compte pour l’instant sur le dialogue et la pression politique »

La Commission européenne a rejeté, mardi, le projet de budget de l’Italie. Cécile Ducourtieux, correspondante du « Monde » à Bruxelles, a répondu à vos questions lors d’un tchat.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 18h45
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 07h20
   





                        


La Commission du président Juncker a confirmé, mardi 23 octobre, une décision sans précédent en réclamant au gouvernement italien qu’il lui soumette un nouveau budget prévisionnel 2019. Lors d’un tchat mardi 23 octobre, Cécile Ducourtieux, correspondante du Monde à Bruxelles, a répondu aux questions d’internautes.

        Lire aussi :
         

                La Commission européenne rejette le budget prévisionnel italien



Vittorio : L’Italie peut-elle passer outre le rejet de la Commission pour son budget 2019 ?
Cécile Ducourtieux : En théorie, oui : les règles du pacte de stabilité et de croissance ont plein de défauts mais elles sont assez peu coercitives. En bout de course, la Commission a toujours la possibilité, dans les mois qui viennent, de recommander des sanctions financières à l’Italie, mais elle fera tout pour éviter d’en arriver là, sachant à quel point de telles décisions seront impopulaires en Italie. Bruxelles compte pour l’instant sur le dialogue et la pression politique que ne manqueront pas d’exercer les autres pays de la zone euro, tétanisés à l’idée que l’Italie les entraîne dans une crise financière. Enfin, la Commission compte un peu aussi sur les marchés financiers, et sur le fameux « spread » — différence entre le taux de l’obligation d’Etat italienne et allemande —, pour faire revenir le gouvernement Conte sur les rails.
Kopernik : Que se passera-t-il si l’Italie ne présente pas un budget conforme aux règles européennes dans trois semaines ?
Dans ces cas-là, la Commission pourra envisager de recommander l’ouverture d’une procédure dite de « déficits excessifs ». Le caractère excessif résulte d’un niveau de déficit budgétaire supérieur au plafond, bien connu en France, de 3 % du produit intérieur brut (PIB) du pays, mais peut aussi résulter d’une dette publique supérieure à 60 % du PIB. Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne, a évoqué ouvertement cette possibilité, mardi 23 octobre après-midi. La procédure de « déficits excessifs » entraîne une surveillance plus rapprochée par Bruxelles des comptes publics d’un pays de la zone euro. Si le gouvernement de ce pays fait vraiment preuve de mauvaise volonté, et au bout de longs mois, voire d’années de procédure, il s’expose, l’année X, à une amende d’un montant égal à 0,2 % du PIB de l’année X -1.
Paulo : On parle de 3 % de déficit, mais là l’Italie prévoit 2,4 % pour 2019, ça reste dans les clous, non ?
Cette question est tout à fait pertinente : après tout, sur le papier, l’Italie respectera en 2019 le plafond de 3 % de déficit. Si la Commission considère qu’elle « viole » les règles européennes, agréées par tous les Etats membres, c’est qu’elle ne se conforme pas aux règles dites du « bras préventif du pacte de stabilité », qui concerne les pays contenant soit leur déficit sous 3 % de leur PIB, soit leur dette sous un plafond de 60 %, mais qui sont en risque de crever l’un de ces deux plafonds, ou les deux d’un coup.
L’Italie est dans cette procédure depuis plusieurs années, avec un déficit certes contenu, mais une dette énorme, la deuxième plus lourde de la zone euro (131,2 % du PIB en 2017). Dans cette configuration, elle s’était engagée, en juillet, à réaliser ce qu’on appelle un « effort structurel » de 0,6 % de son PIB — c’est-à-dire à réduire ses dépenses publiques, structurellement (grâce à des réformes), de 0,6 % de son PIB. Or le gouvernement italien prévoit pour 2019 une augmentation structurelle des dépenses de 0,8 %. La déviation est énorme et handicape le pays dans sa capacité à rembourser sa dette.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi doit-on garder un déficit public inférieur à 3 % du PIB ?



Coco : Pourquoi le budget italien est-il retoqué, alors que la France, dont les prévisions de déficit ne sont guère plus reluisantes, est épargnée ?  Les règles du pacte de stabilité et de croissance sont tellement complexes que même à Bruxelles, parfois, les experts sèchent… La France est restée neuf années durant dans le cadre de la procédure dite des « déficits excessifs » : sa dette ne cessait de grossir — elle se rapproche de 100 % du PIB — et son déficit public était bloqué au-dessus de 3 %. Elle a été beaucoup critiquée par les autres Etats membres pour cela. Le pays n’est officiellement sorti de cette procédure que cette année, et se retrouve donc dans le cadre de la procédure du « bras préventif » du pacte, comme l’Italie.
La règle, comme pour l’Italie, veut que la France produise un « effort structurel » de 0,6 % de son PIB par an, afin d’aider à réduire sa dette. Elle a droit, comme les autres, de dévier de cette cible de 0,25 % de PIB par an, ou de dévier de 0,5 % sur deux ans. En 2018, la France n’a produit un effort structurel que de 0,1 %, au lieu de 0,6 % attendu. Elle n’a pas été sanctionnée car elle a droit à ces déviations. En revanche, pour 2019, la Commission espérait qu’elle affiche un « effort » de 0,6 %. Or, dans le budget prévisionnel qu’elle a fait parvenir à Bruxelles le 15 octobre, la France ne table que sur 0,3 % d’effort. Soit un « ratage » de sa cible de 0,3 %.
Elle n’est pas seule dans ce cas : le Portugal, l’Espagne, la Belgique ont aussi « raté » leur cible de déficit excessif. La Commission a marqué le coup, le 19 octobre, en adressant un courrier, un « feu orange », à ces pays. Mais cela n’ira pas plus loin. On ne sanctionne pas brutalement un pays pour une déviation de 0,1 %, 0,2 % ou même 0,3 %, d’autant que la marge d’erreur dans les calculs entre Bruxelles et les capitales existe. Mais l’Italie, elle, affiche une déviation de 1,5 % d’effort structurel. On est dans une autre dimension.

        Lire aussi :
         

                Déficit : pourquoi l’Italie est-elle rappelée à l’ordre mais pas la France ?



Question : Y a-t-il eu d’autres cas de refus comme cela ?
Jamais, c’est la première fois que la Commission prend cette décision avec un Etat de la zone euro. Elle aurait préféré éviter d’en arriver là, car les fonctionnaires européens savent ce que veut dire « rejeter » un budget. Cela peut être lu comme une ingérence dans les affaires internes d’un pays, même si ce pouvoir qui leur est conféré, cette « option nucléaire », l’a été avec l’assentiment de tous les pays membres.
Lorraine : Pourquoi Bruxelles se lance-t-elle dans un bras de fer avec le gouvernement italien, qui n’attend que cette occasion pour se poser en rempart contre les technocrates ? Quelles seront ensuite les sorties de crise possibles ?
La Commission est coincée. L’institution est censée être la gardienne des traités. Le pacte de stabilité et de croissance permet pas mal de flexibilité et la Commission en a beaucoup joué ces dernières années — elle a ainsi autorisé l’Italie à ne pas comptabiliser 30 milliards d’euros comme du déficit public, entre 2015 et 2018.
Mais si elle laisse passer une violation aussi manifeste des règles, elle perd toute crédibilité. Et risque de provoquer une perte de confiance des investisseurs dans l’euro : le pacte est une des rares règles communes de la zone euro, assurant un minimum de convergence entre leurs économies. Enfin, un grand nombre de pays n’ont pas du tout envie que Bruxelles autorise Rome à s’affranchir des règles communes. Les pays baltes, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal s’y sont conformés bon an mal an, pendant la crise, en s’imposant des budgets d’austérité, et ne veulent pas de « deux poids deux mesures ». Ne parlons pas des Allemands et des Néerlandais, qui ont une vision rigoriste des règles.
Max : Vu sa dette et son déficit, l’Italie a-t-elle intérêt à imiter le Brexit et quitter l’Union européenne ?
Question très hypothétique. A mon avis, surtout pas.
Le Brexit ? Pour l’instant, cela ne se passe pas bien pour le Royaume-Uni, en proie à une crise politique continue depuis deux ans, ses dirigeants ayant du mal à assumer les conséquences concrètes du divorce.
Sortir de l’euro ? Cela ruinerait immédiatement les petits porteurs italiens, les retraités, etc. Les Grecs ont été tout près de sauter le pas, en juillet 2015, mais ils ont préféré rempiler pour un « contrat » prêts contre réformes, assez humiliant, avec leurs créanciers européens, c’est dire.
Antoine Nueil : Plutôt que de négocier ad nauseam avec des pays qui trichent, plutôt que d’attendre un « Italexit », ne serait-il pas possible pour le Conseil européen de voter, à la majorité renforcée de 72 % (la même que celle prévue par l’article 50) l’exclusion, temporaire ou définitive, du pays qui triche ?
Décision radicale. L’Union européenne ne fonctionne pas comme ça : elle est fondée sur des Etats coopératifs et des gouvernements prêts à respecter leurs engagements collectifs. Elle n’est pas franchement armée pour répondre quand un membre ne veut plus appliquer les règles du jeu.
Toutes proportions gardées, puisque cela concerne l’Etat de droit, la Pologne est un peu dans le cas italien. Exclure brutalement Rome ou Varsovie parce que des gouvernements rechignent, contestent Bruxelles, sans tenter au maximum le dialogue, et ce serait très vite la mort de l’UE par fragmentation. Les réponses de l’Union paraissent forcément un peu « molles », longues, alambiquées. Mais encore une fois, elle préfère la carotte au bâton.
Pierre : Faut-il s’attendre à une réaction sur les marchés financiers, et quelles en seraient les conséquences ?
Les marchés ont commencé à réagir il y a déjà plusieurs semaines : le « spread » — l’écart entre le taux des obligations souveraines allemandes à dix ans et des obligations souveraines italiennes à dix ans — oscille désormais autour de 300 points, ce qui signifie un renchérissement important de sa dette pour l’Etat italien.
Ces derniers jours cependant, le « spread » n’a pas trop bougé (il reste un peu au-dessus de 300 points), bien que, vendredi, l’agence de notation Moody’s ait dégradé la note de la dette italienne. Les marchés sont imprévisibles : peut-être avaient-ils déjà anticipé cette note ? Ont-ils également anticipé le rejet du budget italien par la Commission ? Peut-être. Ce qui est sûr, c’est qu’ils sont mal orientés. Et que cela ne devrait pas s’améliorer dans les semaines qui viennent si Rome campe sur ses positions.
Gildas : Pourquoi les autres capitales européennes de la zone euro ne réagissent-elles pas plus publiquement ?
Certaines ont réagi : Bruno Le Maire, le ministre des finances français, au début d’octobre, lors d’un Eurogroupe, Olaf Scholz, son collègue allemand, lundi. Mark Rutte, le premier ministre néerlandais, a évoqué le sujet lors du sommet de la zone euro qui a eu lieu jeudi 18 octobre. Mais les gouvernements rechignent à se montrer mutuellement du doigt : souvent, ils se disent, la prochaine fois, ce sera mon tour… Pour l’instant, ils attendent que la Commission fasse son travail. Ils devront l’approuver lors d’une réunion des ministres des finances en décembre.
JulienG : La pression populiste euro-sceptique ne risque-t-elle pas d’être ravivée, voire légitimée, par cette décision qui sera fort impopulaire en Italie, mais pas seulement ?
C’est possible, c’est à craindre. La Commission en est bien consciente, mais que faire, encore une fois ? Ne pas faire respecter les règles communes et se décrédibiliser ? Mettre hors d’eux une grande majorité des autres gouvernements de l’Union ? La Commission marche sur des œufs : elle essaye de répondre le plus respectueusement possible au gouvernement Conte, appelle au dialogue, rappelle que « sa porte est ouverte », etc. Elle dédramatise. Et elle en appelle au peuple italien, répète qu’elle travaille avant tout pour lui, pour lui éviter une dette qui hypothèque l’avenir de ses jeunes.



                            


                        

                        


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Reportage

De l’Espagne au Maroc, l’impression de survoler un cimetière en pleine mer

Dans le sillage de l’Aéropostale (3/8). Franchir le détroit de Gibraltar, c’est moins de 15 km. Pour beaucoup, c’est la distance d’une vie.

Pierre Lepidi (Casablanca, envoyé spécial)
    



LE MONDE
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        Le 23.10.2018 à 18h30

     •
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        Mis à jour le 24.10.2018 à 09h26






    
Un avion du raid Latécoère-Aéropostale en approche de l’aéroport de Tanger, au Maroc, le 1er octobre 2018.
Crédits : JULIEN MASSON


Dans un ciel légèrement voilé, le DR-400 dans lequel Le Monde Afrique a embarqué sur les traces des héros de l’Aéropostale semble se déplacer avec autant de légèreté que les cigognes qu’il croise au-dessus de l’Espagne.
A environ 6 000 pieds (2 000 mètres), l’air est stable, aucune turbulence. Le doux ronronnement du moteur est propice à la rêverie. Après le sud-ouest de la France et la Catalogne les jours précédents, l’Andalousie défile sous l’appareil. On survole l’ouest d’Algésiras, patrie du maestro de la guitare Paco de Lucia. Le port de cette ville du sud de l’Espagne marque l’entrée du détroit de Gibraltar, reconnaissable à son imposant rocher, sur la gauche de l’appareil. C’est dans un silence de cathédrale que nous quittons les côtes espagnoles pour traverser la Méditerranée.

        Présentation de notre série
         

          Dans le sillage de l’Aéropostale



Moins de 15 km séparent le Maroc de l’Espagne, l’Afrique de l’Europe. Mais pour beaucoup, c’est la distance d’une vie. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 1 852 personnes en quête d’un avenir meilleur ont péri au cours de la traversée de la Méditerranée en 2018, près de 20 000 depuis 2015. Depuis la fermeture des ports italiens en juin et la politique hostile de Matteo Salvini, ministre italien de l’intérieur, à l’égard d’ONG telles que SOS Méditerranée ou Médecins sans frontières, cette mortalité en mer ne cesse d’augmenter : selon l’Institut pour les études de politique internationale, basé à Milan, elle est passée de 2 % à 7 % ces derniers mois et, en moyenne, huit personnes perdraient chaque jour la vie entre l’Afrique et l’Europe, contre trois en début d’année. Depuis la « fermeture » des routes libyennes, celle du Maroc est de plus en plus prisée par les migrants.
La Méditerranée engloutit sans se soucier des hommes, des femmes et des enfants. C’est un cimetière en pleine mer que nous survolons à présent. Vus du ciel, les deux continents semblent si proches, mais, du sud vers le nord, certains migrants mettent des années pour rejoindre l’autre rive, alors qu’il ne faut qu’une dizaine de minutes et quelques tours de moteurs dans l’autre sens. « Etre né quelque part, pour celui qui est né, c’est toujours un hasard », chantait Maxime Le Forestier.
La rencontre de l’océan et du désert
Nous atteignons le Maroc et l’on devine au loin la région du Rif. « Pour une question de protocole imposée par Rabat, vous devez atterrir », demande la tour de contrôle de l’aéroport de Tanger au DR-400 qui vient d’annoncer sa présence dans la zone. « Tanger, de Tango-Papa-Novembre… OK pour atterrissage », répond Bob Moreno, notre pilote, qui compte près de 300 heures de vol. Il y a des formalités administratives à remplir au Maroc, mais celles-ci doivent être faites plus au sud, à Tétouan, comme cela a été annoncé la veille au briefing du raid Latécoère-Aéropostale. Sur la fréquence 130 000 de l’organisation, on annonce que le roi Mohammed VI serait en déplacement et probablement dans la zone aérienne. Pour raisons de sécurité, il ne doit donc y avoir aucun aéronef aux alentours.

        Episode 1
         

          « Toulouse-Dakar à bord d’un Broussard, c’est le rêve d’une vie »



Le DR-400 contourne alors le port de Tanger et effectue un large virage sur sa droite pour s’aligner dans l’axe de la piste. L’avion est maintenant en phase d’approche à une altitude d’environ 1 000 pieds. « La restriction vient d’être levée, annonce subitement la tour de contrôle. Vous n’êtes plus obligés d’atterrir et vous pourrez faire vos formalités à Casablanca. Que décidez-vous ? » La piste est là, quasiment sous l’avion. Il y a un instant de flottement dans le cockpit. « Que décidez-vous ? », insiste la tour. Avec sang-froid, Bob Moreno remet les gaz, redresse l’avion, et le DR-400 rejoint les rivages de l’Atlantique.
Il épouse maintenant fidèlement la côte, survole Assilah, Larache… En bord de mer, on aperçoit des immeubles et des résidences de standing, où des milliers de retraités européens viendront trouver du soleil en hiver, le temps d’une migration saisonnière.

    
Survol des côtes marocaines lors du raid Latécoère-Aéropostale.
Crédits : Julien Masson


Plus au sud, la côte prend les allures d’une immense plage déserte. C’est la rencontre de l’océan et du désert, le contact de deux immensités. Saint-Exupéry et Mermoz ont admiré cette côte vierge, telle que l’avion la survole en ce moment, à basse altitude. Les habitants des villages de pêcheurs saluent l’appareil, des joueurs de foot interrompent leur match pour lever la tête. On se surprend à imaginer que, sans la verrière qui coiffe la cabine de pilotage, on pourrait sentir les embruns de la mer sur le visage.
Avec ses immenses serres sous lesquelles poussent des centaines de tonnes de tomates, la côte vue du ciel ressemble maintenant à un damier. En fin d’après-midi, l’avion se pose sur l’aéroport de Titt Mellil, à l’est de Casablanca. Sur le tarmac, les autorités marocaines récupèrent les passeports et les fiches de débarquement dûment remplies.
« Treize cailloux et dix touffes d’herbe »
La route qui mène au centre de la capitale économique du Maroc est saturée d’embouteillages. A quoi pouvait ressembler Casa au temps de l’Aéropostale ? Antoine de Saint-Exupéry l’a connue très tôt, à 21 ans, puisqu’il y a fait son service militaire en 1921. C’était au camp Cazes, au 37e régiment d’aviation, à quelques encablures de la ville. Au milieu de soldats désœuvrés, le jeune bidasse s’ennuie : « J’en ai assez de Casablanca. Si vous croyez que ça nourrit la pensée de voir treize cailloux et dix touffes d’herbes ? écrit-il. Il n’y a qu’une seule chose qui me plaise ici, ce sont les levers de soleil. Ils se développent théâtralement. »
Après un passage à Rabat, où il devient officier de réserve, et quelques années d’errance, Saint-Exupéry revient à Casablanca cinq ans plus tard en tant que pilote de l’Aéropostale. « A l’atterrissage, pas de baraque pourrie à rejoindre. C’est l’hôtel de luxe Excelsior, place de France, en face du mellah [quartier juif], raconte l’écrivain Bernard Bacquié, ancien pilote de Royal Air Maroc et commandant de bord chez Air France, dans Saint-Ex au Maroc (éd. Latérales). Des chambres de la façade, on embrasse le port, sa grande jetée et le phare d’Al-Hank. Les réclames le présentent comme le meilleur hôtel du Maroc. » L’aviateur s’y sent comme chez lui. « J’ai une bien belle chambre, écrit-il. C’est dommage que j’aie mis mes chaussures sur la table. Ça m’abîme le paysage. »

        Episode 2
         

          Quand Jean Mermoz bronzait à Barcelone entre deux vols



A la même époque, Jean Mermoz se sent aussi très bien à Casablanca. Celui que l’on surnomme « L’Archange » passe son temps à la plage, à pratiquer l’escrime, l’équitation, l’athlétisme… Il s’achète une Amilcar, un bolide pour l’époque. Il sort beaucoup et fait la conquête de toutes les belles : « Je vais probablement changer d’adresse, écrit-il. Je suis ennuyé avec ma propriétaire, qui est tombée amoureuse de mon indigne personne… Comme ça se complique ici et au-dehors, j’aime mieux changer de secteur. » Entre deux vols, il passe ses journées à remonter l’avenue du 4e Zouave, à se baigner à la plage de l’Anfa. Il passe ses nuits dans les dancings et autres lieux de plaisir qui font la réputation de Casablanca sur le continent. Il y a évidemment le Café Riche, où le jazz est roi, et le bar du Grand Hôtel. Les apéritifs, il les prend toujours à l’Excelsior.
Quatre-vingts ans plus tard, en face de l’ancienne médina, ce bijou de l’architecture néo-mauresque est toujours là. Mais sa façade blanche, désormais légèrement décrépie, n’illumine plus les soirées festives de Casa. Depuis quelques années, l’hôtel Excelsior est fermé. « Le propriétaire aurait eu des soucis avec le fisc ou un truc comme ça », murmure un passant. On n’en saura guère plus. Sous un ciel étoilé et en compagnie de musiciens traditionnels, le thé à la menthe se déguste brûlant chez l’un des glaciers du boulevard Mohammed-V.

Dans le sillage de l’Aéropostale : sommaire de notre série
Un siècle après le lancement de la célèbre ligne aérienne, le journaliste du Monde Afrique Pierre Lepidi a embarqué à bord d’un avion du raid Latécoère, qui, du 27 septembre au 5 octobre, a relié Toulouse à Dakar.
Présentation De Toulouse à Dakar, dans le sillage de l’Aéropostale
Episode 1 « Toulouse-Dakar à bord d’un Broussard, c’est le rêve d’une vie »
Episode 2 Quand Jean Mermoz bronzait à Barcelone entre deux vols
Episode 3 De l’Espagne au Maroc, l’impression de survoler un cimetière en pleine mer
Episode 4 « En atterrissant à Marrakech, j’ai reconnu le quartier où j’ai grandi »



