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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Pourtant soupçonné d’avoir commandité l’assassinat du journaliste saoudien, Mohammed Ben Salman a affirmé que Riyad coopérait avec Ankara et que « la justice prévaudra ».
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Le prince héritier saoudien qualifie « d’incident hideux » le meurtre de Khashoggi

Pourtant soupçonné d’avoir commandité l’assassinat du journaliste saoudien, Mohammed Ben Salman a affirmé que Riyad coopérait avec Ankara et que « la justice prévaudra ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 18h41
   





                        



   


Soupçonné d’avoir commandité l’assassinat du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi, le prince héritier saoudien est sorti de son silence, mercredi 24 octobre. Mohammed Ben Salman, dit « MBS », a qualifié « d’incident hideux » le meurtre du journaliste, affirmant que Riyad coopérait avec Ankara et que « la justice prévaudra ».
S’exprimant lors d’un forum international sur l’investissement à Riyad, l’homme fort de l’Arabie saoudite a estimé qu’il n’y aurait « pas de rupture des liens avec la Turquie », dans ses premières déclarations publiques depuis la disparition le 2 octobre de Khashoggi, tué au consulat saoudien à Istanbul. « Ceux qui sont derrière ce crime devront rendre des comptes (…) et, à la fin, la justice prévaudra. »

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Entretien entre Erdogan et MBS
Plus tôt, la présidence turque avait fait savoir que le président Recep Tayyip Erdogan et Mohammed Ben Salman avaient discuté mercredi des « efforts communs » à mettre en œuvre pour élucider le meurtre de Khashoggi, un journaliste critique du prince héritier, qui collaborait entre autres avec le Washington Post.
L’Arabie saoudite avait d’abord affirmé que Khashoggi était parti librement après s’être rendu au consulat pour des démarches administratives en vue de son mariage avec une Turque. Cependant, alors que la pression internationale montait, le royaume a admis samedi dernier qu’il était mort dans le consulat, évoquant un décès à la suite d’une « rixe ».

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Riyad a annoncé des arrestations et des limogeages, notamment à la tête des services de renseignement. Des responsables saoudiens ont affirmé que le prince Mohammed n’avait « pas été informé » de l’opération contre Khashoggi.
Erdogan ménage son allié
Mais les détails apportés mardi par le président turc mettent en lumière une opération planifiée plusieurs jours à l’avance. Celle-ci a été menée par une équipe de quinze Saoudiens, envoyée à Istanbul tout spécialement par Riyad, a-t-il affirmé. La préméditation ne fait aucun doute.
En premier lieu, M. Khashoggi était attendu au consulat où il avait pris rendez-vous. Ensuite, les agents saoudiens dépêchés sur place ont effectué des repérages aux environs d’Istanbul juste avant le meurtre. Par ailleurs, les employés turcs de la résidence du consul avaient reçu un congé exceptionnel le 2 octobre, jour où le journaliste s’est présenté au consulat. Enfin, les caméras de vidéosurveillance du consulat ont été désactivées le matin même, a confirmé M. Erdogan.

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Il s’agit d’« un assassinat politique », a dénoncé le président turc, tout en se gardant de se prononcer sur l’identité du commanditaire. A aucun moment du discours présidentiel, il n’a été fait mention de « MBS », pourtant pointé du doigt ces derniers jours comme le commanditaire de l’assassinat par les médias turcs pro-gouvernementaux.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ La chaîne avait diffusé en décembre un reportage élogieux à l’égard du Togo, où le groupe Bolloré est implanté.
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Le CSA sanctionne Canal+ pour son clip promotionnel du Togo

La chaîne avait diffusé en décembre un reportage élogieux à l’égard du Togo, où le groupe Bolloré est implanté.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 18h12
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h51
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Le gendarme de l’audiovisuel a tranché. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a sanctionné, le 24 octobre, Canal+ pour avoir diffusé en décembre 2017 un programme vantant la politique économique du Togo – pays dans lequel Vincent Bolloré, à l’époque président du conseil de surveillance de la chaîne, détient des intérêts stratégiques à travers le groupe Bolloré.
Il est 7 h 03, ce vendredi 22 décembre 2017 quand, sans qu’un générique l’annonce, un publireportage apparaît à l’antenne de la chaîne cryptée. Une séquence de moins de sept minutes, dans laquelle le Togo est présenté comme un « pays disposant d’infrastructures modernes », dont « la stabilité politique sécurise tout le pays et encourage des investissements venus du monde entier ». 
Révélée par le site d’information Les Jours, la vidéo incite le CSA à déclencher une enquête. Dans la décision qu’il a rendue ce 24 octobre, le Conseil a estimé que Canal+, en faisant « un éloge appuyé de la politique économique menée par le gouvernement d’un Etat africain » avait failli à ses exigences déontologiques. Les sages du CSA soulignent que « ce programme comportait plusieurs images issues de la communication institutionnelle » du Togo, sans que les téléspectateurs en aient été informés. En guise de sanction, un présentateur de Canal+ devra lire un communiqué du CSA dans les huit prochains jours, hors week-end et pendant un programme en clair.
Pilote d’une émission sur les « initiatives positives »
Interrogée par les représentants du personnel au cours d’un comité d’entreprise dont Les Jours avait obtenu un compte rendu, la direction de Canal+ avait assuré que ce clip était un pilote d’une future émission dédiée aux « initiatives positives » dans les pays émergents. Du reste, la vidéo n’avait été vue par presque aucun téléspectateur.
Bien que le CSA n’y fasse pas directement allusion, c’est bien le risque d’un conflit d’intérêt impliquant Vincent Bolloré qui avait à l’époque déclenché la polémique. Le groupe Bolloré, détenu par le propriétaire de Canal+, investit massivement au Togo, où il a notamment en charge la gestion du port de Lomé.
Deux mois plus tôt, un autre épisode similaire avait fait grand bruit. Après sa diffusion dans l’émission « L’Effet papillon », un reportage sur la répression de l’opposition togolaise par le président, Faure Gnassingbé, avait été supprimé du site de Canal+.

        Notre enquête sur
         

          le système Bolloré






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Il a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment.
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En Antarctique, la dérive d’un iceberg rectangulaire

Il a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 17h11
   





                        



   


C’est au cours d’un vol organisé le 16 octobre par l’opération de la NASA IceBridge, destinée à mieux comprendre le lien entre les zones polaires et le changement climatique, qu’un iceberg rectangulaire a été photographié.
Jeremy Harbeck, le scientifique qui l’a photographié, assure, sur le site internet de l’opération IceBridge, qu’il n’avait jamais vu un iceberg avec des bords et des angles si bien découpés.
Celui-ci a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment. En juillet 2017 cette même barrière de glace a libéré un iceberg de la taille de l’Etat américain du Delaware.
L’opération IceBridge, grâce à des survols de l’Antarctique et des images satellites, a pour but d’observer l’évolution et les changements de la banquise en Antarctique. Les données collectées par l’opération servent à analyser l’influence du changement climatique sur les zones polaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Marie Jégo, correspondante du « Monde » à Istanbul, a répondu aux internautes à propos de la stratégie du président turc Erdogan, qui entend profiter de l’affaiblissement de Riyad.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

« L’affaire Khashoggi restera comme une tache sur les mains de Mohammed Ben Salman »

Marie Jégo, correspondante du « Monde » à Istanbul, a répondu aux internautes à propos de la stratégie du président turc Erdogan, qui entend profiter de l’affaiblissement de Riyad.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h19
   





                        



   


Le président turc Recep Tayyip Erdogan entend profiter de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi pour incarner l’islam politique et affaiblir la monarchie wahhabite à Riyad. En réfutant la version officielle avancée par le royaume, celle d’un interrogatoire ayant mal tourné, le numéro un turc veut prouver au reste du monde que le prince héritier Mohammed Ben Salman (« MBS ») n’est pas un partenaire fiable. Devant les parlementaires du Parti de la justice et du développement (AKP), il a dénoncé un « assassinat politique » mais s’est gardé d’en dire plus sur le nom du commanditaire.

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MK : pourquoi Erdogan ne rend-il pas publiques les preuves qu’il détiendrait ?
Marie Jégo : Cela serait embarrassant. Si les Turcs disposent d’enregistrements audio, voire vidéo, sur ce qui s’est passé le 2 octobre au consulat d’Arabie saoudite, où Jamal Khashoggi avait rendez-vous, on peut raisonnablement penser qu’ils les ont obtenus suite à des écoutes de leurs services secrets, ce qui ne s’avoue pas facilement. De fait, à ce jour, personne n’a vu les preuves dont la Turquie affirme disposer, et le discours vérité du président Erdogan mardi 22 octobre n’a pas levé le mystère, puisqu’il a confirmé que l’assassinat du journaliste avait été prémédité sans dire un mot de ses sources. Il a simplement évoqué “les informations” dont la Turquie dispose.
Clem : en affaiblissant l’Arabie saoudite, la Turquie va-t-elle chercher à la remplacer dans le monde musulman ? Et cela implique-t-il de s’opposer à l’Iran en tant que leader sunnite, malgré les intérêts économiques réciproques, ou bien pourrait-on avoir un renversement de l’équilibre régional avec un duo Turquie-Iran ?
M. Jé. : la Turquie et l’Arabie saoudite sont en rivalité pour le patronage de l’islam sunnite dans la région. Ces deux pays sont antagonistes sur la question de l’Iran, Riyad était favorable à la fin de l’accord nucléaire avec l’Iran, pas la Turquie qui entretient globalement des relations apaisées avec la République islamique. Antagonistes aussi sur le Qatar et l’influence de la confrérie des Frères musulmans. Pendant la crise entre l’Arabie et le Qatar en 2017, le président Erdogan a pris fait et cause pour le Qatar où la Turquie dispose d’une base militaire.
Les Turcs sont ulcérés par l’assassinat « sauvage », selon Erdogan, du journaliste saoudien critique du pouvoir à Riyad, Jamal Khashoggi, mais ils ne veulent pas brûler les ponts avec l’Arabie. En évoquant les « preuves » dont ils disposeraient sur l’assassinat, les Turcs tentent de faire pression sur Riyad pour que les commanditaires du meurtre soient punis « du plus haut au plus bas niveau », selon Erdogan, qui réclame l’extradition des 15 membres du commando de barbouzes venu à Istanbul pour tuer le journaliste. C’est sans doute un vœu pieux. En revanche, Erdogan espère certainement voir le prince héritier MBS écarté à terme du pouvoir, mais il sait qu’il n’a pas de leviers assez puissants sur Riyad pour que cela se produise. Il fait donc pression sur les Etats-Unis qui, eux, ont une influence plus grande sur l’Arabie saoudite, leur allié stratégique.
Max. A : en disant « ne pas douter de la sincérité du roi Salman », Erdogan sous-entend-il la possible implication du prince héritier MBS ?
M. Jé. : Il semble qu’il a cherché à ménager le roi. Créer une crise diplomatique d’ampleur avec Riyad n’est pas dans l’intérêt d’Erdogan. Le fait que dans son discours de « vérité » sur l’affaire Khashoggi, il n’ait pas mentionné une seule fois le nom de MBS, le prince héritier, en dit plus long que s’il l’avait fait. Cette omission est parlante, et malgré la retenue d’Erdogan, la presse progouvernementale, dont on sait qu’elle est contrôlée par le pouvoir, nomme ouvertement MBS comme le commanditaire de l’assassinat en donnant des détails, notamment le fait que des membres du commando ont téléphoné au cabinet du prince à plusieurs reprises après avoir commis leur méfait dans l’enceinte du consulat.
Az : la position de MBS en tant qu’héritier du trône est-elle sérieusement menacée ?
M. Jé. : Difficile à dire. MBS a bien installé son pouvoir, tout est sous son contrôle, il a emprisonné les opposants, des féministes, des princes et des hommes d’affaires, a gardé en otage, deux semaines durant, le premier ministre libanais Saad Hariri, sans que la communauté internationale n’y trouve à redire. En Arabie saoudite, l’opinion publique n’existe pas, sinon les jeunes sur les réseaux sociaux, mais vu la chape de plomb de la peur qui s’est abattue sur le pays avec les purges, on peut douter qu’il y ait des réactions. Seuls les Etats-Unis disposent d’une influence suffisante pour inciter le royaume à changer son fusil d’épaule. Mais comme toujours, les intérêts mercantiles prévaudront. Avec 450 milliards de dollars (395 milliards d’euros) d’investissements saoudiens aux Etats-Unis, le président Trump ne voudra pas risquer une crise. Ce qui est sûr, c’est que l’affaire Khashoggi est un scandale d’ampleur internationale et que cet assassinat restera comme une tache sur les mains de MBS.

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Palarix : la défense du roi d’Arabie saoudite, qui prétend que cette affaire se passe « à un niveau inférieur », vous parait-elle crédible ? Que risque-t-il si on a des preuves concrètes qu’il est lié à cette affaire ?
M. Jé. : Pour l’instant, les Turcs disent avoir des preuves mais personne ne les a vues. En revanche, les services turcs ont clairement identifié les 15 membres du commando, parmi lesquels figurait un membre de la garde rapprochée de MBS. Ces identités ont été transmises à Washington, qui les a interdit d’entrer sur le territoire des Etats-Unis, ce qui est une sanction inédite envers son indéfectible allié saoudien.
Aucune des explications données par le royaume concernant cette affaire n’est crédible. Au début, ils ont dit que Jamal Khashoggi était ressorti du consulat ; quand des preuves ont été réclamées par les Turcs, les autorités consulaires ont dit que les caméras étaient en panne ce jour-là. Il leur a fallu 17 jours pour reconnaître que le journaliste avait été bel et bien été tué dans l’enceinte du consulat, qui est normalement un sanctuaire, surtout pour les ressortissants du pays concerné. Ils ont parlé d’une rixe puis d’un interrogatoire qui a mal tourné. Leur communication est un total fiasco. L’affaire peut être vue comme intérieure depuis Riyad, où MBS est tout puissant et ne risque pas grand-chose, mais elle a pris une telle dimension internationale et nuit tellement à l’image de l’Arabie qu’elle laissera des traces d’une manière ou d’une autre.

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Nikita : même si Erdogan dit vrai, comment peut-on entendre sa parole dans le contexte de « dictature » qu’il entretient face aux journalistes de son pays ?
M. Jé. : Vous avez raison, Erdogan ne supporte pas la moindre critique et il a la main lourde envers les journalistes, les intellectuels de gauche, les syndicalistes et les sympathisants et militants du Parti démocratique des peuples (prokurde, HDP). Depuis le putsch raté de juillet 2016, près de 60 000 personnes ont été emprisonnées sur la foi d’accusations peu crédibles. Plus de 160 médias ont été fermés. Des procès ont été intentés contre près de 3 000 blogueurs accusés d’avoir insulté le président. Près de 30 000 enseignants ont été licenciés sans motif. Et la Turquie ne se prive pas d’enlever à l’étranger (83 personnes dans 18 pays) des présumés partisans du prédicateur Gülen, accusé d’avoir fomenté le coup d’Etat raté.
Bien sûr, c’est un paradoxe que le président Erdogan apparaisse aujourd’hui comme un protecteur de la presse et de la liberté d’expression. Mais avec l’affaire Khashoggi, on est dans une tout autre dimension. Jusqu’à preuve du contraire, les Turcs ne découpent pas les journalistes en morceaux dans leurs consulats. C’est ce qui serait arrivé à Jamal Khashoggi quelques minutes après son entrée dans les locaux consulaires d’Arabie saoudite, où un commando saoudien l’attendait, dont un médecin légiste. A ce jour, son corps n’a toujours pas été retrouvé.
Les médias turcs donnent des détails inouïs sur l’opération. Ces informations, transmises aux rédactions par les services secrets turcs, sont évidemment à prendre avec des pincettes ; toutefois les Turcs semblent avoir des preuves solides de ce qu’ils avancent, notamment grâce à leurs systèmes d’écoute et à leurs caméras de surveillance. Depuis la disparition du journaliste, ils n’ont jamais varié dans leurs déclarations, affirmant qu’il s’agissait d’un assassinat commandité, ce qu’Erdogan a confirmé hier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ La chercheuse Marie-Emmanuelle Pommerolle réagit après que le Quai d’Orsay a adressé « ses vœux de réussite » à Paul Biya, réélu à la tête du pays.
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Point de vue

« Au Cameroun, la diplomatie française défend les intérêts d’une élite prédatrice »

La chercheuse Marie-Emmanuelle Pommerolle réagit après que le Quai d’Orsay a adressé « ses vœux de réussite » à Paul Biya, réélu à la tête du pays.

Par                Marie-Emmanuelle Pommerolle



LE MONDE
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        Le 24.10.2018 à 16h44

     •
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        Mis à jour le 24.10.2018 à 17h13






    
Les présidents français, Emmanuel Macron, et camerounais, Paul Biya, au palais de l’Elysée, à Paris, le 12 décembre 2017.
Crédits : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP


Tribune. Emmanuel Macron se targuerait de ne pas serrer la main aux chefs d’Etat à la réputation électorale douteuse en Afrique centrale. Il laisse à la manœuvre la bureaucratie diplomatique, qui n’hésite pas à adresser « ses vœux de réussite » au président camerounais, Paul Biya, pour son nouveau mandat, le septième.
Au nom d’une politique africaine rénovée, la France n’aurait pas de leçon à donner à ses partenaires africains. Certes, mais elle pourrait avoir un minimum de respect pour les citoyens de ce continent. Car derrière l’affichage, les pratiques diplomatiques et leurs effets restent identiques : le message envoyé au président Biya est un modèle du genre. Quand le département d’Etat américain dit avoir « constaté un certain nombre d’irrégularités avant, pendant et après les élections du 7 octobre », le Quai d’Orsay omet de mentionner l’étendue inédite des contestations légales des résultats du scrutin.

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Tout en « regrettant que de nombreux Camerounais n’aient pu exprimer leur choix », il ose évoquer un « climat apaisé » et « calme », alors que deux régions sur dix sont ravagées par un affrontement armé entre des milices sécessionnistes anglophones et l’armée camerounaise depuis près d’un an. Et sa réitération de l’attachement de la France à la stabilité du pays est une vieille antienne qui a justifié le soutien de l’ancienne tutelle coloniale aux deux seuls présidents qu’a connus le pays depuis son indépendance.
Vieux réflexes de la Françafrique
Car la politique africaine de la France a beau se moderniser, l’histoire de la France en Afrique centrale, et au Cameroun en particulier, continue de hanter les relations entre ces deux pays et leurs citoyens. La répression du mouvement nationaliste – dont la mémoire n’a jamais été soldée –, le soutien au régime alors qu’il était menacé par l’opposition en 1992, le silence face aux divers épisodes de répression (en 2008, par exemple, mais aussi vis-à-vis des leaders anglophones enfermés depuis dix mois sans avoir vu leurs avocats) attestent auprès de nombreux Camerounais du soutien jamais démenti de la France à un régime désormais honni par beaucoup. Les vieux réflexes de la Françafrique se transmettraient-ils donc de génération de diplomates en génération de diplomates ?

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Car s’ils devaient défendre les intérêts de la France, il faudrait qu’ils s’y prennent autrement. L’Etat camerounais s’est tourné principalement vers les Etats-Unis et Israël pour sa coopération militaire, les grands intérêts économiques français font l’objet de scandale (Bolloré est officiellement considéré responsable d’une catastrophe ferroviaire d’ampleur) et l’ambassade de France à Yaoundé déconseille aux petites entreprises de venir s’installer dans ce climat incertain. La stabilité de ce nœud de l’Afrique centrale est remise en cause par la guerre menée contre Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord, le conflit sécessionniste dans celles du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la recrudescence du grand banditisme dans l’est et dans le nord.
La diplomatie française dans la région est donc inefficace, dans la défense des intérêts français comme des citoyens camerounais. Elle ne défend que les intérêts d’une élite prédatrice. Il est temps que ceux qui la mettent en œuvre rendent des comptes.
Marie-Emmanuelle Pommerolle est maîtresse de conférences en science politique à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne et chercheuse à l’Institut des mondes africains.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Les eurodéputés ont soutenu à une large majorité un texte visant à interdire les cotons-tiges, couverts, assiettes et autres pailles en plastique.
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Le Parlement européen vote pour l’interdiction des produits en plastique à usage unique

Les eurodéputés ont soutenu à une large majorité un texte visant à interdire les cotons-tiges, couverts, assiettes et autres pailles en plastique.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h27
   





                        



   


Les eurodéputés se sont largement prononcés mercredi 24 octobre en faveur de l’interdiction prochaine de certains objets en plastique à usage unique, comme les cotons-tiges. La Commission avait proposé à la fin de mai d’interdire une dizaine de catégories de produits à usage quotidien, qui représentent à eux seuls 70 % des déchets échoués à la fois dans les océans et sur les plages.
Parmi ces produits, les couverts, les assiettes, les pailles, les mélangeurs de cocktail, les tiges de ballons gonflables ou encore les touillettes, qui devront être fabriqués avec des matériaux plus durables.

Dans un texte approuvé mercredi à une vaste majorité (571 voix pour, 53 contre et 34 abstentions), le Parlement réuni à Strasbourg a proposé d’ajouter à cette liste des produits comme les emballages de fast-food en polystyrène ou les produits oxoplastiques, supposés biodégradables, mais qui se fragmentent en réalité en microparticules de plastique.
« Ça défigure nos plages, ça tue nos océans, ça tue nos animaux et (...) ça affecte la santé humaine. Alors s’il y a des alternatives, on interdit », a résumé la rapporteuse du texte, Frédérique Ries (Alde, libéraux). « Chaque minute, une tonne de plastique est déversée dans nos océans », a souligné l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, qui se félicite de ce vote « malgré le lobbying massif des industriels du plastique ».

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Le Conseil de l’UE doit désormais se prononcer
La Commission propose par ailleurs de limiter la consommation d’une autre catégorie de produits pour lesquels il n’existe par de solution de remplacement, tels les emballages à usage unique de burgers, de sandwichs ou de fruits.
Dans le texte approuvé mercredi, les députés proposent d’ajouter les déchets issus des produits du tabac, en particulier les filtres à cigarette contenant du plastique, pour qu’ils soient réduits de 50 % d’ici à 2025 et de 80 % d’ici à 2030.
« Le Parlement européen est entré dans l’histoire », s’est réjoui Justine Maillot au nom de Rethink Plastic, une alliance d’ONG pour un avenir sans plastique. « C’est maintenant aux gouvernements nationaux de garder une ambition haute et de résister à la pression des entreprises », a-t-elle ajouté.
« Disproportionné » réagit l’industrie du plastique
La fédération européenne du secteur PlasticsEurope a jugé ces mesures « disproportionnées » et a réclamé dans un communiqué « des règles plus claires ». « Les causes profondes des déchets marins sont une mauvaise gestion des déchets » et « un manque de sensibilisation », explique-t-elle. L’alliance Rethink Plastic, qui regroupe des ONG pour un avenir sans plastique, a qualifié le vote d’« historique ».

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                Consommation, recyclage, rejets en mer… les chiffres à connaître sur la pollution au plastique



Le Conseil de l’UE, qui représente les Etats membres, doit lui aussi se prononcer sur le texte de la Commission, ce qu’il espère faire d’ici à la fin de l’année. Des négociations en « trilogue », selon le jargon européen, pourront alors débuter entre le Parlement, le Conseil et la Commission pour s’accorder sur un texte final.
La Commission aimerait voir la nouvelle directive aboutir avant la fin de son mandat, en 2019, pour une entrée en vigueur des règles qui n’est pas prévue avant 2022. Des interdictions existent par ailleurs déjà au niveau national, en France par exemple, où les gobelets et assiettes en plastique seront interdits au 1er janvier 2020.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ L’Argentine soupçonne l’ancien fonctionnaire, qui a déposé un recours devant le Conseil d’Etat, d’avoir participé à plus de 500 faits de meurtres, tortures et séquestrations entre 1976 et 1983.
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Dictature argentine : la France autorise l’extradition de l’ex-policier Mario Sandoval

L’Argentine soupçonne l’ancien fonctionnaire, qui a déposé un recours devant le Conseil d’Etat, d’avoir participé à plus de 500 faits de meurtres, tortures et séquestrations entre 1976 et 1983.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h42
   





                        



   


Le gouvernement français a autorisé l’extradition vers l’Argentine de l’ex-policier franco-argentin Mario Sandoval, accusé de crimes contre l’humanité pendant la dictature (1976-1983), a appris Le Monde mercredi 24 octobre auprès des avocats du dossier.
Après un long bras de fer judiciaire, le premier ministre français, Edouard Philippe, et la ministre de la justice, Nicole Belloubet, ont signé le décret autorisant l’extradition de cet homme de 65 ans installé en France depuis 1985.
L’ancien policier a immédiatement formé un recours devant le Conseil d’Etat, a indiqué son avocat, Me Jérôme Rousseau. « Par tradition, ce recours est suspensif, l’usage républicain veut que l’Etat ne procède pas à une extradition avant l’examen du Conseil », a-t-il précisé. Le Conseil doit se prononcer « d’ici six à neuf mois », a ajouté l’avocat, qui considère que l’Etat français ne respecte pas la Convention européenne des droits de l’homme, « notamment en matière de présomption d’innocence ».
Quarante-cinq ans de lutte
Mario Sandoval a obtenu la nationalité française en 1997, ce qui n’empêche pas son extradition, car il n’était pas français à l’époque des faits. L’Argentine le soupçonne d’être mêlé à l’enlèvement et la disparition, le 30 octobre 1976, d’Hernan Abriata, étudiant en architecture qui fut détenu à l’Ecole de mécanique de la marine (ESMA). Quelque 5 000 personnes passées par ce centre clandestin de torture de la dictature argentin ont disparu, souvent jetées depuis des avions dans l’Atlantique.
Si l’Argentine soupçonne M. Sandoval d’avoir participé durant cette période à plus de 500 faits de meurtres, tortures et séquestrations, le dossier Abriata est le seul sur lequel elle s’appuie pour demander son extradition, car elle dispose d’une dizaine de dépositions l’impliquant.
« La France doit rendre une justice tant attendue par la famille Abriata, et en particulier sa mère, Beatriz, qui, à 92 ans, attend que Mario Sandoval soit jugé en Argentine, a déclaré au Monde, depuis Buenos Aires, la famille du jeune homme disparu. Nous posons la question au Conseil d’Etat : combien de temps encore la mère d’Hernan doit-elle attendre une minime compensation après tant d’années à réclamer justice ? Elle ne perd pas espoir. »
L’avocate de l’Etat argentin, Me Sophie Thonon-Wesfreid, a salué une « une victoire pour les droits de l’homme. Après quarante-cinq ans de lutte, la famille d’Hernan Abriata et en particulier la mère de la victime espèrent que cette dernière épreuve permette que Mario Sandoval réponde enfin des crimes contre l’humanité que la justice de son pays lui reproche. »
En mai 2014, la cour d’appel de Paris avait émis un premier avis favorable à l’extradition, cassé en février 2015 par la Cour de cassation. A son tour, la cour d’appel de Versailles avait donné un avis positif en octobre 2017. Un dernier pourvoi avait ensuite été rejeté le 24 mai. La plus haute juridiction française a entendu les arguments de l’Etat argentin, qui estime que l’étudiant n’étant pas réapparu depuis 1976, la prescription de la séquestration n’a pas commencé à courir car l’infraction n’a pas pris fin de manière certaine.

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                La Cour de cassation confirme l’extradition vers l’Argentine d’un tortionnaire présumé



Mario Sandoval, s’il est finalement extradé vers l’Argentine, doit être jugé lors du quatrième volet du « mégaprocès » sur les crimes commis dans l’enceinte de l’ESMA. Le troisième volet, qui s’est ouvert en novembre 2012, s’est terminé en novembre 2017 avec des peines de réclusion à perpétuité pour 29 des anciens tortionnaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Des colis suspects envoyés à Hillary Clinton et Barack Obama ont été interceptés. Une bombe artisanale a été découverte dans le courrier de la rédaction de CNN à New York.
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De potentiels engins explosifs envoyés à Hillary Clinton, Barack Obama et à la rédaction de CNN

Des colis suspects envoyés à Hillary Clinton et Barack Obama ont été interceptés. La rédaction de CNN à New York a été évacuée après une découverte similaire.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h21
   





                        



   


Deux colis suspects contenant des engins explosifs ont été trouvés dans le courrier envoyé à Hillary Clinton et Barack Obama, a déclaré, mercredi 24 octobre, l’agence fédérale des services secrets, notamment chargée de la sécurité du président et des anciens présidents des Etats-Unis, dans un communiqué.
Le personnel chargé de vérifier le courrier envoyé à l’ancienne secrétaire d’Etat et à l’ancien président démocrate a « immédiatement détecté », selon le communiqué, la dangerosité des deux colis interceptés. Ils n’ont pas explosé, et aucun blessé n’est à déplorer.
Le premier était adressé à Hillary Clinton et était en route vers le domicile qu’elle occupe avec son mari, l’ancien président démocrate Bill Clinton, à Chappaqua, dans le nord de l’état de New York. La candidate démocrate ne se trouvait pas à son domicile, selon l’agence Associated Press, mais Bill Clinton était bien présent. Le colis suspect a été intercepté, dans la soirée du mardi 23 octobre, dans un centre de tri du comté de Westchester, où se trouve la localité de Chappaqua.
Le second colis était adressé à Barack Obama, à Washington, et a été intercepté tôt dans la journée du mercredi 24 octobre.
CNN a annoncé l’interception d’un colis suspect adressé à la Maison blanche, mercredi. Massivement relayée, l’information a été démentie par l’agence fédérale Secret Service.
La rédaction new yorkaise de CNN évacuée
La Maison blanche a rapidement réagi en condamnant les actes « ignobles » visant Hillary Clinton et Barack Obama, et en déclarant « engager toutes les actions nécessaires pour protéger tout le monde de ces lâches ».
Le vice-président américain Mike Pence a lui aussi condamné ces « attaques », déclarant que « ces actions lâches sont ignobles et n’ont aucune place dans nôtre pays ».

We condemn the attempted attacks against fmr Pres Obama, the Clintons, @CNN & others. These cowardly actions are de… https://t.co/AoAZRdlA3H— VP (@Vice President Mike Pence)


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La rédaction de CNN à New York a par ailleurs été évacuée, mercredi, après la découverte d’un colis suspect. La police a confirmé avoir été appelée sur les lieux suite à des « informations sur un colis suspect », et l’opération des équipes de déminage était encore en cours, autour de 17 heures – heure de Paris. Le direct de l’antenne, diffusé depuis New York, a été interrompu peu après 10 heures du matin sur place, les studios de Washington prenant le relais quelques minutes plus tard.
Selon CNN, citant des représentants des autorités de New York, le courrier retrouvé dans la rédaction était adressé à John Brennan, directeur de la Central intelligence agency (CIA) entre 2013 et 2017 ouvertement critique de la présidence de Donald Trump. Consultant pour les chaînes MSNBC et NBC News, John Brennan n’a pas de lien direct connu avec CNN.
Lundi, un colis suspect similaire avait également été trouvé dans le courrier du milliardaire américain George Soros, envoyé à son domicile dans la banlieue de New York, déclenchant l’intervention de la police fédérale, qui a fait exploser l’engin explosif retrouvé dans le colis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Des archéologues ont découvert un navire de commerce grec très bien conservé qui gît à deux kilomètres de profondeur, dans la mer Noire, au large de la Bulgarie.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Donald Trump et les conservateurs agitent la menace d’un « assaut » migratoire, mais le taux de migrants aux Etats-Unis reste aussi bas que celui des années 1990.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Les migrants honduriens représentent une goutte d’eau dans les flux migratoires nord-américains

EN UN GRAPHIQUE – Donald Trump et les conservateurs agitent la menace d’un « assaut » migratoire, mais le taux de migrants aux Etats-Unis reste aussi bas que celui des années 1990.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 15h32
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h46
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Un cortège d’environ 7 000 migrants honduriens est en route, à travers le Mexique, vers les Etats-Unis. Fuyant la misère et la violence de leur pays, ils ont déjà traversé le Guatemala et, malgré le discours menaçant de l’administration Trump, ils comptent bien passer cette dernière frontière.
Ils pourraient rejoindre les 11 millions de migrants illégaux présents aux Etats-Unis, dont 400 000 Honduriens selon les estimations. Selon les chiffres de 2016 du département de la sécurité intérieure (Deparment of Homeland Security), les Honduriens représentent 130 000 des entrées légales dans le pays depuis 1999 — sur les 18 millions de migrants légaux entrés aux Etats-Unis durant la période 1999-2016.

        Lire aussi :
         

                Un immense cortège de migrants se dirige vers les Etats-Unis



« Tout est mis en œuvre pour empêcher l’assaut d’étrangers illégaux sur notre frontière sud. Les gens doivent d’abord faire une demande d’asile au Mexique et, s’ils ne le font pas, les Etats-Unis les rejetteront », a prévenu Donald Trump sur Twitter, dimanche 21 octobre.
Un taux d’immigration sous les 0,5 % de la population
Evoquée largement par le président américain et la presse conservatrice, cette caravane de migrants ne représente qu’une part très faible des migrations légales ou illégales outre-Atlantique. Ainsi, pour la seule année 2016, 1,18 million de migrants sont rentrés légalement aux Etats-Unis, pour une population totale d’environ 325 millions d’habitants, soit 0,36 % de la population – le niveau du milieu des années 1990.
L’immigration illégale est, par définition, difficile à mesurer, mais les études du Centre de recherche Pew estiment qu’un pic de 12,2 millions de sans-papiers était présent en 2007. Depuis, ce chiffre serait redescendu à 11,1 millions, avec très peu de nouvelles entrées sur le territoire. Les Mexicains représenteraient un peu plus de la moitié de cette population estimée.
Du côté de l’immigration légale, les séries statistiques remontent à 1820, et une fois rapportées à la population totale, celle-ci demeure à des niveaux très faibles comparés à ceux du XIXe siècle, et même du début du XXe siècle.

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Une part de migrants en baisse aux XXe et XXIe siècles
Ce graphique représente l'évolution de l'immigration légale aux Etats-Unis – les entrées dans le pays – rapportée à la population totale par an.
SurvolezSélectionnez les ronds sur le graphique pour afficher le détail.

Sources : Office of Immigration Statistics, Migration Policy Institute


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            { "an": 1824, "nombre": 7912, "populationtotale": 10927353 },
            { "an": 1825, "nombre": 10199, "populationtotale": 11249578 },
            { "an": 1826, "nombre": 10837, "populationtotale": 11571802 },
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            { "an": 1838, "nombre": 38914, "populationtotale": 16222823 },
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            { "an": 1840, "nombre": 84066, "populationtotale": 17063353 },
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            { "an": 1907, "nombre": 1285349, "populationtotale": 87423598 },
            { "an": 1908, "nombre": 782870, "populationtotale": 89025230 },
            { "an": 1909, "nombre": 751786, "populationtotale": 90626863 },
            { "an": 1910, "nombre": 1041570, "populationtotale": 92228496 },
            { "an": 1911, "nombre": 878587, "populationtotale": 93607800 },
            { "an": 1912, "nombre": 838172, "populationtotale": 94987104 },
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            { "an": 1916, "nombre": 298826, "populationtotale": 100504321 },
            { "an": 1917, "nombre": 295403, "populationtotale": 101883625 },
            { "an": 1918, "nombre": 110618, "populationtotale": 103262929 },
            { "an": 1919, "nombre": 141132, "populationtotale": 104642233 },
            { "an": 1920, "nombre": 430001, "populationtotale": 106021537 },
            { "an": 1921, "nombre": 805228, "populationtotale": 107739646 },
            { "an": 1922, "nombre": 309556, "populationtotale": 109457754 },
            { "an": 1923, "nombre": 522919, "populationtotale": 111175863 },
            { "an": 1924, "nombre": 706896, "populationtotale": 112893972 },
            { "an": 1925, "nombre": 294314, "populationtotale": 114612081 },
            { "an": 1926, "nombre": 304488, "populationtotale": 116330189 },
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            { "an": 1928, "nombre": 307255, "populationtotale": 119766407 },
            { "an": 1929, "nombre": 279678, "populationtotale": 121484515 },
            { "an": 1930, "nombre": 241700, "populationtotale": 123202624 },
            { "an": 1931, "nombre": 97139, "populationtotale": 125098819 },
            { "an": 1932, "nombre": 35576, "populationtotale": 126995013 },
            { "an": 1933, "nombre": 23068, "populationtotale": 128891208 },
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            { "an": 1935, "nombre": 34956, "populationtotale": 132683597 },
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            { "an": 1939, "nombre": 82998, "populationtotale": 140268375 },
            { "an": 1940, "nombre": 70756, "populationtotale": 142164569 },
            { "an": 1941, "nombre": 51776, "populationtotale": 144080692 },
            { "an": 1942, "nombre": 28781, "populationtotale": 145996815 },
            { "an": 1943, "nombre": 23725, "populationtotale": 147912938 },
            { "an": 1944, "nombre": 28551, "populationtotale": 149829061 },
            { "an": 1945, "nombre": 38119, "populationtotale": 151745184 },
            { "an": 1946, "nombre": 108721, "populationtotale": 153661306 },
            { "an": 1947, "nombre": 147292, "populationtotale": 155577429 },
            { "an": 1948, "nombre": 170570, "populationtotale": 157493552 },
            { "an": 1949, "nombre": 188317, "populationtotale": 159409675 },
            { "an": 1950, "nombre": 249187, "populationtotale": 161325798 },
            { "an": 1951, "nombre": 205717, "populationtotale": 164125536 },
            { "an": 1952, "nombre": 265520, "populationtotale": 166925273 },
            { "an": 1953, "nombre": 170434, "populationtotale": 169725011 },
            { "an": 1954, "nombre": 208177, "populationtotale": 172524749 },
            { "an": 1955, "nombre": 237790, "populationtotale": 175324487 },
            { "an": 1956, "nombre": 321625, "populationtotale": 178124224 },
            { "an": 1957, "nombre": 326867, "populationtotale": 180923962 },
            { "an": 1958, "nombre": 253265, "populationtotale": 183723700 },
            { "an": 1959, "nombre": 260686, "populationtotale": 186523437 },
            { "an": 1960, "nombre": 265398, "populationtotale": 189323175 },
            { "an": 1961, "nombre": 271344, "populationtotale": 191721061 },
            { "an": 1962, "nombre": 283763, "populationtotale": 194118946 },
            { "an": 1963, "nombre": 306260, "populationtotale": 196516832 },
            { "an": 1964, "nombre": 292248, "populationtotale": 198914717 },
            { "an": 1965, "nombre": 296697, "populationtotale": 201312603 },
            { "an": 1966, "nombre": 323040, "populationtotale": 203710489 },
            { "an": 1967, "nombre": 361972, "populationtotale": 206108374 },
            { "an": 1968, "nombre": 454448, "populationtotale": 208506260 },
            { "an": 1969, "nombre": 358579, "populationtotale": 210904145 },
            { "an": 1970, "nombre": 373326, "populationtotale": 213302031 },
            { "an": 1971, "nombre": 370478, "populationtotale": 215626048 },
            { "an": 1972, "nombre": 384685, "populationtotale": 217950065 },
            { "an": 1973, "nombre": 398515, "populationtotale": 220274081 },
            { "an": 1974, "nombre": 393919, "populationtotale": 222598098 },
            { "an": 1975, "nombre": 385378, "populationtotale": 224922115 },
            { "an": 1976, "nombre": 499093, "populationtotale": 227246132 },
            { "an": 1977, "nombre": 458755, "populationtotale": 229570149 },
            { "an": 1978, "nombre": 589810, "populationtotale": 231894165 },
            { "an": 1979, "nombre": 394244, "populationtotale": 234218182 },
            { "an": 1980, "nombre": 524295, "populationtotale": 236542199 },
            { "an": 1981, "nombre": 595014, "populationtotale": 238758966 },
            { "an": 1982, "nombre": 533624, "populationtotale": 240975734 },
            { "an": 1983, "nombre": 550052, "populationtotale": 243192501 },
            { "an": 1984, "nombre": 541811, "populationtotale": 245409269 },
            { "an": 1985, "nombre": 568149, "populationtotale": 247626036 },
            { "an": 1986, "nombre": 600027, "populationtotale": 249842803 },
            { "an": 1987, "nombre": 599889, "populationtotale": 252059571 },
            { "an": 1988, "nombre": 641346, "populationtotale": 254276338 },
            { "an": 1989, "nombre": 1090172, "populationtotale": 256493106 },
            { "an": 1990, "nombre": 1535872, "populationtotale": 258709873 },
            { "an": 1991, "nombre": 1826595, "populationtotale": 261981076 },
            { "an": 1992, "nombre": 973445, "populationtotale": 265252280 },
            { "an": 1993, "nombre": 903916, "populationtotale": 268523483 },
            { "an": 1994, "nombre": 803993, "populationtotale": 271794686 },
            { "an": 1995, "nombre": 720177, "populationtotale": 275065890 },
            { "an": 1996, "nombre": 915560, "populationtotale": 278337093 },
            { "an": 1997, "nombre": 797847, "populationtotale": 281608296 },
            { "an": 1998, "nombre": 653206, "populationtotale": 284879499 },
            { "an": 1999, "nombre": 644787, "populationtotale": 288150703 },
            { "an": 2000, "nombre": 841002, "populationtotale": 291421906 },
            { "an": 2001, "nombre": 1058902, "populationtotale": 293154269 },
            { "an": 2002, "nombre": 1059356, "populationtotale": 294886632 },
            { "an": 2003, "nombre": 703542, "populationtotale": 296618996 },
            { "an": 2004, "nombre": 957883, "populationtotale": 298351359 },
            { "an": 2005, "nombre": 1122257, "populationtotale": 300083722 },
            { "an": 2006, "nombre": 1266129, "populationtotale": 301816085 },
            { "an": 2007, "nombre": 1052415, "populationtotale": 303548448 },
            { "an": 2008, "nombre": 1107126, "populationtotale": 305280812 },
            { "an": 2009, "nombre": 1130818, "populationtotale": 307013175 },
            { "an": 2010, "nombre": 1042625, "populationtotale": 308745538 },
            { "an": 2011, "nombre": 1062040, "populationtotale": 311574478 },
            { "an": 2012, "nombre": 1031631, "populationtotale": 314403418 },
            { "an": 2013, "nombre": 990553, "populationtotale": 317232358 },
            { "an": 2014, "nombre": 1016518, "populationtotale": 320061298 },
            { "an": 2015, "nombre": 1051031, "populationtotale": 322890238 },
            { "an": 2016, "nombre": 1183505, "populationtotale": 325719178 }
        ],
        dico = {
            "1854": { "titre": "Pic historique", "detail": "Entre 1847 et 1854, le pays connait son plus important flux d'immigration : les révolutions européennes et la « Grande famine » en Irlande et en Écosse favorisent l'arrivée de migrants européens. Dans le même temps, l'économie américaine connait une forte croissance." },
            "1933": { "titre": "Quotas draconiens", "detail": "À partir des années 1920 et les différentes lois de quotas d'immigration, les Etats-Unis limitent les entrées sur le territoire à des niveaux jamais atteint depuis. Malgré le nombre croissant d'Européens fuyant les persécutions nazies, Washington persiste dans une politique de réduction draconienne." },
            "1991": { "titre": "« Immigration act »", "detail": "Le « immigration act » de 1990 a modifié la loi de 1965 sur les visas, et a favorisé le regroupement familial. Cela explique le pic de 1991, qui s'est lissé sur les années 1992 à 1994 ensuite." }
        };

    /* on calcule le pourcentage */
    for (i = 0; i         data[i].pourcentage = ((+data[i].nombre / +data[i].populationtotale) * 100).toFixed(2)
    }

    /* les marges et la taille */
    var margin = { top: 0, right: 0, bottom: largeur / 15, left: largeur / 8 },
        width = largeur - margin.left - margin.right,
        height = (largeur * .8) - margin.top - margin.bottom,
        radius = 6,
        nbrticks = 10;

    if (largeur      //   height = (largeur * 1.1) - margin.top - margin.bottom;
        radius = 7;
        nbrticks = 5;
    }

    var parseTime = d3.timeParse("%Y"),
        x = d3.scaleTime().range([0, width]),
        y = d3.scaleLinear().range([height, 0]);
    var area = d3.area()
 x(d.an))
        .y0(height)
 y(d.pourcentage));
    var valueline = d3.line()
 x(d.an))
 y(d.pourcentage));
    var svg = d3.select("#graphe_caravane").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform",
            "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");
    /* on reformate */
    data.forEach(function(d) {
        d.an = parseTime(d.an);
        d.pourcentage = +d.pourcentage;
    });
    /* les scales */
    x.domain(d3.extent(data, function(d) { return d.an; }));
    y.domain([0, d3.max(data, function(d) { return d.pourcentage + .5; })]);
    /* les aires */
    svg.append("path")
        .data([data])
        .attr("class", "aire")
        .attr("d", area);
    /* la ligne */
    svg.append("path")
        .data([data])
        .attr("class", "lignejaune")
        .attr("d", valueline);

    /* les annotations, avec cercles, lignes et texte */
    var groupe = svg.selectAll("g")
        .data(data)
        .enter()
        .filter(function(d) { return dico[(d.an).getFullYear()] != undefined })
        .append("g")
        .attr("class", "annotations")
        .attr("title", function(d) {
            e = dico[String((d.an).getFullYear())];
            pop = (d.populationtotale / 1000000).toFixed(1).replace(".", ",").replace(",0", "")
" + e.titre + ""
" + d.nombre.toLocaleString() + " migrants légaux en " + d.an.getFullYear() + ""
Soit " + String(d.pourcentage).replace(".", ",") + " % des " + pop + " millions d'Américains"
"
" + e.detail + ""
            return html
        });

    /* les cercles*/
    groupe.filter(function(d) { return dico[(d.an).getFullYear()] != undefined })
        .append("circle")
        .attr("class", "bubulle")
 x(d.an))
 y(d.pourcentage))
        .attr("r", radius);
    /* le texte */
    groupe.filter(function(d) { return dico[(d.an).getFullYear()] != undefined })
        .append("text")
        .attr("class", "texteexergue")
        .attr("text-anchor", function(d) {
            if (d.an.getFullYear()             if (d.an.getFullYear() == 1933) return "middle"
            return "end";
        })
        .attr("x", function(d) {
            if (d.an.getFullYear()             return x(d.an) - (radius * 2)
        })
        .attr("y", function (d){
            if (largeur             return y(Math.max(d.pourcentage,.1)) + radius / 1.5
        })
 dico[(d.an).getFullYear()].titre);
    /* les lignes avec pointillés */
    groupe.filter(function(d) { return dico[(d.an).getFullYear()] != undefined }).append("line")
        .attr("class", "lignebubulle passelect")
 x(d.an))
 y(0))
 x(d.an))
 (y(d.pourcentage) + radius));
    /* l'axe des abscisses  */
    svg.append("g")
        .attr("transform", "translate(0," + height + ")")
        .attr("class", "axes x")
        .call(d3.axisBottom(x).ticks(nbrticks).tickSizeOuter(0)
            .tickFormat(function(d) {
                return d.getFullYear()
            }));
    /* l'axe des ordonnées  */
    svg.append("g")
        .attr("class", "axes y")
        .call(d3.axisLeft(y).ticks(5).tickSizeOuter(0)
            .tickFormat(function(d) {
 0) return String(d).replace(".", ",") + " %"
            }));

    /* la grille */
    function make_y_gridlines() {
        return d3.axisLeft(y)
            .ticks(5)
    }
    svg.append("g")
        .attr("class", "grid")
        .call(make_y_gridlines()
            .tickSize(-width)
            .tickFormat("")
        )

    /* La gestion du tooltip, ici sur le sélecteur "g.annotations"   */

    var dec_device = "aec";
    try {
 -1) {
            dec_device = "noaec";
        }
    } catch (err) {
        dec_device = "aec";
    }

    $("#caravanehondurienne").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "g.annotations",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs " + dec_device,
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }
    });
    $("#caravanehondurienne a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });
});


L’Asie largement devant tous les autres continents
Le président américain a fait campagne sur les « dangers » de l’immigration sud-américaine ou centre-américaine, qui ne représente pourtant qu’une fraction de l’immigration, environ un tiers de toutes les entrées légales dans le pays. Idem pour l’immigration africaine, qui représente 1,5 million d’entrées en dix-huit ans, soit en moyenne 86 700 personnes par an depuis 1999 — date à partir de laquelle l’administration américaine offre des chiffres détaillés.
Mais c’est l’Asie qui se trouve en première position, avec 6,8 millions d’entrées sur le territoire américain. Au premier rang des pays asiatiques on trouve la Chine avec 1,2 million d’immigrants en dix-sept ans ; suivie de l’Inde avec 1,1 million et des Philippines avec 989 000 personnes. Notons par ailleurs que le Mexique — 2,9 millions d’immigrés légaux — est classé dans l’Amérique centrale dans les statistiques américaines, quand les géographes le situent en Amérique du Nord.









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    background-color: #FFF;
    overflow-x: hidden;
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@media screen and (max-width: 500px) {
    body {
        background-color: #fcfcfd;
        color: #383f4e;
    }
}

        LE CSS ET LE JS AU DESSUS C'EST JUSTE EN LOCAL
     ON NE COPIE QUE LE CONTENU CI-DESSOUS POUR LE SNIPPET
                       (JUSQU'EN BAS)


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                         ..;;;;;..
                          ':::::'
                            ':`

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#origine .explications {
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  padding: 2rem 1.5rem;
  position: absolute;
  z-index: 9999;
  max-width: 350px;
  -webkit-box-shadow: none!important;
  box-shadow: none!important;
  border: 1px solid #ccd0d3!important;
  border-top: 4px solid #F19300!important;
  background: #fff!important;
  color: #222
}

.tooltipdec .hr {
  margin-top: 1rem;
  border-top: 1px solid #e8eaee;
  padding-bottom: 1rem;
}

.tooltipdec .gris {
  color: #a2a9ae;
}

#origine .source {
  padding: 0 10px;
  text-align: right;
  color: #8b9299;
  font-size: 1.2rem;
}

#origine .passelect,
#origine .axis {
  -webkit-touch-callout: none;
  -webkit-user-select: none;
  -khtml-user-select: none;
  -moz-user-select: none;
  -ms-user-select: none;
  user-select: none;
}

#origine .grapheorigine {
  padding: 4px;
  text-align: center;
}

#origine .barre {
  fill: #FFc832;
}

#origine .barre:hover {
  fill: #F19300;
  cursor: pointer;
}

#origine .y path,
#origine .y stroke,
#origine .y line {
  display: none;
}
.grapheorigine .grid .tick:first-of-type,
#origine .x path,
#origine .x line,
#origine .x stroke {
  display: none;
}

.grapheorigine label {
  margin: 2rem;
  cursor: pointer;
  font-weight: bold;
  border-bottom: 0px dotted #FFF;
  background-color: #f5f6f8;
  padding: .8rem 1.2rem;
  border-radius: 5px;
  font-size: 1.3rem;
}

.grapheorigine label:hover {
  background-color: #dcdddf;
}

.grapheorigine .tick text {
  font-size: 1.1rem;
}

.axis text {
    font-size:1.3rem;
    font-weight:bold;
    fill: rgba(0, 0, 0, .75)!important;
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial!important;
/*    fill: rgba(56, 63, 78, 1)!important;
*/}
/* la grille */


.grapheorigine .grid path {
  stroke-width: 0;
}
.grapheorigine .grid .tick line{stroke:rgba(0,0,0,.1);
    stroke-dasharray:2,2;
    stroke-opacity:1;stroke-width:1.5px;-webkit-touch-callout:none;-webkit-user-select:none;-khtml-user-select:none;-moz-user-select:none;-ms-user-select:none;user-select:none;pointer-events:none}

/* le tooltip fixé en bas sur mobile */

@media screen and (max-width: 500px) {
  .tooltipdec {
    position: fixed;
    bottom: 0!important;
    left: 0!important;
    top: auto!important;
    right: auto!important;
    min-width: 100%!important;
    border-radius: 0;
    padding: 1.5rem;
    z-index: 9999;
    -webkit-box-shadow: none!important;
    box-shadow: none!important;
    border-left: 0!important;
    border-right: 0!important;
    border-bottom: 0!important;
    background: #fcfcfd!important;
    color: #383f4e;
  }
  .tooltipdec:after {
    content: '×';
    position: absolute;
    top: .5rem;
    right: .5rem;
    color: #ccd0d3;
    font-size: 3rem;
  }
  .grapheorigine span.dessus:hover {
    border-bottom: 0px solid #FFF;
  }

                                                                                
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            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄                
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦            
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        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
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                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓µ     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
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                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               


L'Asie devant tous les autres continents
Ce graphique représente le nombre cumulé de personnes entrées légalement aux Etats-Unis par origine géographique pour la période 1999-2016.


Sources : Office of Immigration Statistics, Migration Policy Institute


require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/4.2.2"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3) {


    var largeur = document.getElementById("origine").offsetWidth;
    var margin = {
        top: 40,
        right: 20,
        bottom: 30,
        left: largeur / 4
    };
 500) {
        ratio = .75
        nbrticks = 5
    } else {
        ratio = 1
        nbrticks = 3
        margin = {
            top: 40,
            right: 20,
            bottom: 30,
            left: largeur / 2.5
        }
    }
    var width = largeur - margin.left - margin.right;
    var height = (largeur * ratio) - margin.top - margin.bottom;

    var svg = d3.select(".grapheorigine").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    var x = d3.scaleLinear()
        .range([0, width]);

    var y = d3.scaleBand()
        .range([height, 0]);

    var xAxis = d3.axisTop(x)
        .ticks(nbrticks)
        .tickFormat(function(d) {
 0) return milliers(d)
        });

    var yAxis = d3.axisLeft(y);

    var data = [{ "region": "Asie", "nombre": 6852853 },
        { "region": "Amérique centrale", "nombre": 3878719 },
        { "region": "Europe", "nombre": 1990915 },
        { "region": "Afrique", "nombre": 1560643 },
        { "region": "Amérique du Sud", "nombre": 1475360 },
        { "region": "Amérique du Nord", "nombre": 274361 },
        { "region": "Océanie", "nombre": 97718 }
    ].reverse();

    x.domain([0, d3.max(data, function(d) {
        return d.nombre;
    })]);

    y.domain(data.map(function(d) {
            return d.region;
        }))
        .paddingInner(0.1);

    svg.append("g")
        .attr("class", "x axis")
        .attr("transform", "translate(0," + -2 + ")")
        .call(xAxis);

    svg.append("g")
        .attr("class", "y axis")
        .call(yAxis);

    svg.selectAll(".bar")
        .data(data)
        .enter().append("rect")
        .attr("class", "barre")
        .attr("x", 0)
        .attr("height", y.bandwidth())
        .attr("y", function(d) {
            return y(d.region);
        })
        .attr("width", function(d) {
            return x(d.nombre);
        })
        .attr("title", function(d) {

            /* le tooltip */
" + d.region + ""
"
Période 1999-2016 : " + milliers(d.nombre).replace("M.", "million") + ((d.nombre / 1000000 >= 1.9) ? "s" : "") + ((d.nombre >= 1000000) ? " de " : "") + " migrants légaux"
            if (d.region == "Amérique centrale") html += ", dont 2,9 millions pour le seul Mexique"
            if (d.region == "Asie") html += ", dont 1,5 million pour la Chine"
            if (d.region == "Europe") html += ", dont 248 437 pour le seul Royaume-Uni"
"
            return html
        });


    function make_x_gridlines() {
        return d3.axisBottom(x)
            .ticks(nbrticks)
    };

    svg.append("g")
        .attr("class", "grid")
        .attr("transform", "translate(0," + height + ")")
        .call(make_x_gridlines()
            .tickSize(-height)
            .tickFormat("")
        )

    /* Fonction pour les milliers */

    function milliers(p) {
        if (p == 0) return 0
        if (p             renvoi = String((p / 1000).toFixed(3)).replace(".", " ")
            return renvoi
        } else {
            renvoi = String((p / 1000000).toFixed(1)).replace(".", ",") + " M."
            return renvoi
        }
    };

    /* La gestion du tooltip, ici sur la classe "rect.barre"  */
    $("#origine").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "rect.barre",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdec",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobil e*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }
    });

    $("#origine a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });
});



Explorez la rubrique « En un graphique » des Décodeurs  


.catcher--inline {
    border: 0;
    display: inline-block;
    margin-top: 1.6rem;
    margin-bottom: 0;
    width: 100%;
    clear: both;
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}
.catcher--inline .catcher__title {
    display: inline;
    margin-top: 0;
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.catcher--inline .catcher__desc {
    display: inline;
    color: #026b9c;
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.catcher:after {
    content: "";
    display: table;
    clear: both;
}
.catcher--inline .catcher__title:after {
    content: "|";
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.catcher--inline .catcher__title {
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.catcher--inline .catcher__desc {
    font-size: 1.8rem;
}

}





                            


                        

                        


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Compte rendu

Le gouvernement burundais absent du dernier round du dialogue de sortie de crise

La dernière session, qui doit se tenir à partir de ce mercredi à Arusha en Tanzanie, doit évoquer l’organisation d’élections inclusives en 2020.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-10-24T15:06:06+02:00"

        Le 24.10.2018 à 15h06






    
Le président burundais Pierre Nkurunziza à Bugendana, dans le centre du pays, le 7 juin 2018.
Crédits : STR / AFP


Le gouvernement burundais a annoncé qu’il serait absent de la dernière session du dialogue de sortie de crise au Burundi, prévue à partir de ce mercredi à Arusha, en Tanzanie, et destinée à évoquer l’organisation d’élections inclusives en 2020. « Le mois d’octobre étant un mois de deuil au Burundi, le gouvernement a suggéré un report de la session que la facilitation a convoqué ce 24 octobre et garde l’espoir que cette dernière s’associe, comme d’accoutumée, aux Burundais dans ces moments de tristesse », a annoncé mardi soir le gouvernement sur son compte Twitter.

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                Au Burundi, Pierre Nkurunziza renonce à la présidence à vie… pas à la monarchie



Le Burundi a commémoré le 13 octobre l’assassinat en 1961 du « héros de l’indépendance », le prince Louis Rwagasore, et le 21, celui du « héros de la démocratie », Melchior Ndadaye, le premier président hutu démocratiquement élu en 1993.
Le parti au pouvoir au Burundi, le CNDD-FDD, a également indiqué mardi 23 octobre dans la presse locale qu’il ne serait pas représenté à Arusha si le gouvernement du Burundi et la facilitation ne s’accordaient pas sur les personnes qui « prendront part à la session de la signature de la feuille de route menant vers les élections de 2020 ».
« Un prétexte fallacieux et enfantin »
La vingtaine de partis proches du régime burundais ont annoncé dans la foulée qu’ils boycotteraient une réunion « à laquelle le gouvernement ne participe pas ». « Aucun représentant du pouvoir et des alliés ne se trouve jusqu’ici à Arusha alors qu’on leur a envoyé des billets pour mardi depuis quelques jours. Des discussions sont toujours en cours avec le gouvernement, mais je ne suis pas très optimiste », a confirmé à l’AFP une source proche du facilitateur, l’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa.

        Lire aussi :
         

                Au Burundi, Pierre Nkurunziza veut rester quatorze ans de plus au pouvoir



Seuls une vingtaine de leaders de l’opposition interne et externe ont donc atterri à Arusha depuis mardi pour participer à cette session présentée comme celle de la dernière chance. « C’est un prétexte fallacieux et enfantin, car ce gouvernement n’a jamais décrété un seul jour de deuil pour ces deux héros depuis qu’il est au pouvoir », a réagi auprès de l’AFP Anicet Niyongabo, secrétaire général du Cnared, la plate-forme regroupant l’opposition extérieure, joint au téléphone à Arusha. « Ça montre une fois de plus que le pouvoir du CNDD-FDD n’a jamais voulu négocier avec son opposition pour sortir le Burundi de la crise », a-t-il poursuivi, appelant la facilitation à ne pas reculer.
Le Burundi est en crise depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat controversé. Sa réélection en juillet de la même année a déclenché une crise qui a fait au moins 1 200 morts et déplacé plus de 400 000 personnes. Ces violences ont poussé la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête. Le président Nkurunziza a annoncé son intention de ne pas se représenter en 2020.


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<filnamedate="20181024"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181024"><AAMMJJHH="2018102419">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Marie Jégo, correspondante du « Monde » à Istanbul, répond à vos questions sur la stratégie du président turc, qui entend profiter de l’assassinat du journaliste saoudien.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ 
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Compte rendu

En Algérie, le président « légal » de l’Assemblée refuse de céder le perchoir

Les députés de la majorité, en conflit ouvert avec Saïd Bouhadja, ont élu Mouad Bouchareb pour le remplacer.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-10-24T14:29:44+02:00"

        Le 24.10.2018 à 14h29






    
Le président de l’Assemblée nationale populaire, Saïd Bouhadja, à Alger, le 27 février 2018.
Crédits : KAYHAN OZER / AFP


En Algérie, l’Assemblée nationale populaire (APN) a élu son nouveau président, mercredi 24 octobre, mais le sortant, en conflit ouvert avec la majorité parlementaire, se proclame légalement toujours en fonction, laissant craindre un possible imbroglio institutionnel.
Mouad Bouchareb, 47 ans, a été élu sans surprise président de l’APN, avec 320 voix pour et une abstention. Il était jusqu’ici chef du groupe parlementaire du Front de libération nationale (FLN), le parti du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, qui détient 161 des 462 sièges à la chambre basse du Parlement. Unique candidat, il était également soutenu par les 100 députés du Rassemblement national démocratique (RND), du premier ministre Ahmed Ouyahia, et par ceux de deux autres partis de la majorité présidentielle. L’opposition a boycotté la séance.

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Le titulaire sortant du perchoir, Saïd Bouhadja, 80 ans, lui-même membre du FLN, a martelé mercredi qu’il « demeure le président légal et légitime de l’APN » et dénoncé une « atteinte » à « l’Etat de droit », à « la séparation des pouvoirs » et au « respect des institutions ».
« Une situation délirante »
Selon la Constitution, « le président de l’APN est élu pour la durée de la législature » et aucune procédure légale de destitution n’est prévue. Les députés de la majorité ont donc argué de « l’incapacité » de M. Bouhadja à « assurer ses fonctions, du fait de son désaccord avec les députés et son refus de démissionner » pour constater « la vacance » du poste.
L’accusant notamment de « mauvaise gestion », cinq partis de la majorité, dont le FLN et le RND, réclament en vain depuis fin septembre la démission de M. Bouhadja, élu au perchoir en mai 2017 par l’APN tout juste issue des législatives. M. Ouyahia et le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, ont eux-mêmes réclamé publiquement sa démission.

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L’opposition a dénoncé une lutte politique entre clans du pouvoir et une atteinte aux institutions. Pour la constitutionnaliste Fatiha Benabbou, M. Bouhadja reste « légalement le président » de l’APN, car le constat de vacance « n’a pas été établi juridiquement selon les règles ». « Nous risquons de nous retrouver avec deux présidents » à l’APN, « un président légal et un président de fait », craint cette professeure de droit à l’université d’Alger : « C’est une situation délirante. »


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ La décision de Bruxelles « ne change rien », assure l’exécutif italien. Ce n’est pas tout à fait vrai. Rome pourrait, à terme, être officiellement visé par une « procédure pour déficit excessif ».
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Rejet du budget italien : que risque l’Italie de Salvini ?

La décision de Bruxelles « ne change rien », assure l’exécutif italien. Ce n’est pas tout à fait vrai. Rome pourrait, à terme, être officiellement visé par une « procédure pour déficit excessif ».



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h05
    |

            Mathilde Damgé et 
Maxime Vaudano








                        




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Italie : un déficit budgétaire 3 fois supérieur aux prévisions initiales
Le budget italien pour 2019 affiche un déficit prévisionnel de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB), contre 0,8 % promis en juillet. Et une détérioration structurelle (creusement du déficit lié à des réformes) de 0,8 % du PIB en 2019, contre un effort structurel attendu de 0,6 % (réductions budgétaires liées à des réformes).





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La Commission européenne a durci son bras de fer avec la coalition populiste au pouvoir en Italie en rejetant son projet de budget 2019, une première dans l’histoire de l’Union européenne. Mardi 23 octobre, le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, a demandé à l’Italie de réviser son budget. Une décision qui, contrairement à ce que claironne l’exécutif italien, ne devrait pas être sans conséquence pour Rome.

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                Après le rejet historique du budget italien, Bruxelles n’a que peu de marge de manœuvre



La menace de la procédure et des sanctions
Selon les règles européennes, l’Italie dispose maintenant de trois semaines pour présenter un budget révisé. Si sa nouvelle copie est retoquée, Rome pourrait être officiellement visé par une « procédure pour déficit excessif ».
Ce mécanisme est pensé comme un moyen de pression sur les Etats qui ne respectent pas les objectifs budgétaires fixés par les traités européens. A l’issue d’un long processus, les institutions européennes peuvent infliger à l’Etat récalcitrant des sanctions financières pouvant aller jusqu’à 0,2 % de son PIB, soit 3,4 milliards d’euros dans le cas de l’Italie.
Dans les faits, cette issue est très improbable : en 2009-2012, pendant la crise des dettes souveraines, quinze des dix-sept Etats membres de la zone euro s’étaient retrouvés visés par de telles procédures, sans jamais faire l’objet de véritables sanctions. Même la France, qui était en déficit excessif pendant neuf ans (2009-2018), y a échappé.
Il est politiquement très délicat pour la Commission européenne de manier ainsi le bâton, en infligeant, de façon assez paradoxale, des dépenses supplémentaires à un pays qui peine à réduire son déficit. Dans le cas de l’Espagne et du Portugal, en 2016, Pierre Moscovici avait ainsi évoqué la possibilité de « sanctions égales à zéro » ; dans ce cas, la sanction est symbolique et permet de rappeler les règles du pacte de stabilité sans pénaliser un pays qui essaie déjà d’apurer ses finances publiques.
L’institution bruxelloise n’est de toute façon pas seule à prendre cette décision : il faut l’accord d’une grande majorité des Etats membres pour en sanctionner un autre.


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Le contexte


Qui gouverne en Italie ?
Depuis les élections de mai, deux partis assez différents gouvernent ensemble : le premier d'extrême droite, la Ligue, et le second "anti-système", le Mouvement 5 étoiles (M5S). Ils ont pour point commun d'être europhobes et populistes. Le M5S naît en 2009 de l'alliance d'un célèbre humoriste, Beppe Grillo, et d'un informaticien inconnu, Gianroberto Casaleggio, mort en 2016. Le parti découle d'un mouvement social anti-élites et anticorruption agrégé depuis 2005 autour du très populaire blog de l'humoriste. A l'origine, le M5S a pris ce nom pour énoncer cinq priorités : retour au public de la gestion de l'eau, zéro déchet, transports publics, énergies renouvelables et Wi-Fi gratuit. Le 5, écrit en chiffre romain (V), fait aussi référence au vaffanculo fondateur. De son côté, la Ligue a été fondée en 1989 par Umberto Bossi en fusionnant la Ligue lombarde et dix mouvements régionalistes et autonomistes du nord de l'Italie. Les discours de la Ligue puisent dans les différences socio-économiques italiennes, cultivant les thématiques d'un pays à deux vitesses dans lequel le Sud serait un poids pour le Nord. Elle est résolument xénophobe et anti-immigration.



La véritable menace, celle des marchés
Pour le gouvernement au pouvoir en Italie, mêlant extrémistes de droite et antisystème, le risque est plutôt psychologique : les reproches de Bruxelles risquent d’attiser les inquiétudes des agences de notation et des investisseurs sur la stabilité économique du pays, et sa capacité à rembourser ses emprunts. Ce qui entraînerait une hausse des taux d’intérêts et donc, dans un cercle vicieux, de sa dette.
D’ores et déjà, le « spread » (la différence entre les taux d’emprunt italien et allemand à dix ans) a bondi à son plus haut niveau depuis cinq ans. « L’officialisation du rejet du budget italien par l’Europe a renforcé la vague d’aversion au risque très forte », déjà présente ces dernières semaines, explique Guillaume Martin, stratégiste obligataire chez Natixis. « La dette italienne a subi un fort impact et la dette allemande fait plus que jamais valeur de refuge », a-t-il résumé. Ce report des investisseurs vers les placements sûrs profite aux emprunts allemands… et français.

   


L’indice phare de la Bourse italienne, le FTSE Mib, a perdu 13 % en un mois et le patron du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, a reconnu un risque de contagion pour le système bancaire en Italie, déjà fragile. Premier signal d’inquiétude, l’agence de notation financière Moody’s a revu mardi la note de plusieurs banques et institutions financières italiennes dans le sillage de sa décision d’abaisser la note de l’Italie.

        Lire aussi :
         

                L’inquiétude pour les banques italiennes ressurgit






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Un reporter, un photographe et leur chauffeur ont été assassinés à la frontière colombienne alors qu’ils enquêtaient sur le trafic de drogue.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail          Un nom inscrit d’une écriture fine sur un registre d’hôtel : Javier Ortega. Profession : journaliste au quotidien équatorien El Comercio. C’est le dernier écrit laissé, le lundi 26 mars, par ce reporter de 32 ans. A 7 h 10, des caméras de surveillance le filment en train de quitter l’Hôtel El Pedregal, à San Lorenzo, dans le nord-ouest du pays, en compagnie du photographe Paul Rivas, 45 ans, et de leur chauffeur, Efrain Segarra, 60 ans. Les trois hommes prennent la direction de Mataje, dernier village avant la frontière colombienne. Leurs corps, criblés de balles, seront retrouvés trois mois plus tard à plusieurs dizaines de kilomètres de là, dans la région de Nariño (Colombie), où opèrent de nombreux groupes de narcotrafiquants.          Que s’est-il passé dans la jungle escarpée qui tient lieu de frontière ? Un groupe de dix-neuf reporters indépendants équatoriens et colombiens s’est constitué pour le savoir. Pour des raisons de sécurité, ils travaillent sous couvert d’anonymat. L’organisation Forbidden Stories (« histoires interdites »), dont la vocation est de poursuivre le travail des journalistes menacés, emprisonnés ou assassinés, a enquêté avec eux afin de comprendre ce qui s’est passé après la disparition du trio, le 26 mars.          Yadira Aguagallo, la compagne du photographe, se souvient lui avoir dit : « S’il te plaît, cette fois n’y va pas ! Je sens que c’est très dangereux. » C’était la troisième fois, depuis le début de l’année, que Paul Rivas partait en reportage à la frontière. De fait, il s’agit bien d’une zone à risque, théâtre de multiples épisodes de violence. Six jours plus tôt, trois militaires avaient été tués et un autre blessé dans l’explosion d’un engin artisanal à Mataje.          Guérilleros et cartels                  ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Avec les six bons numéros, un joueur, encore inconnu, qui a acheté son billet en Caroline du Sud, a battu le record du monde du gain le plus important à la loterie.
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Aux Etats-Unis, un seul joueur gagne 1,6 milliard de dollars à la loterie

Avec les six bons numéros, un joueur, encore inconnu, qui a acheté son billet en Caroline du Sud, a battu le record du monde du gain le plus important à la loterie.



Le Monde.fr avec AP
 |    24.10.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 13h37
   





                        



   


Le 5, le 28, le 62, le 65, le 70 et le numéro complémentaire : le 5. Avec ces six numéros gagnants, un joueur de Caroline du Sud a remporté, mercredi 24 octobre, 1,6 milliard de dollars (soit 1,4 milliard d’euros) à la loterie, pulvérisant ainsi le record mondial de gain par une seule personne.
Il ou elle n’avait qu’une chance sur 302,5 millions d’avoir les six bons numéros. Le jackpot avait atteint cette somme record car personne n’avait réussi à obtenir les six numéros gagnants depuis trois mois. Le tirage avait engendré de longues files d’attente devant les kiosques et épiceries, où étaient vendus les billets de la loterie réunissant 44 Etats américains, la capitale fédérale Washington et les Iles Vierges.
Il pourrait maintenant se passer plusieurs jours voire semaines avant que le détenteur du ticket milliardaire se manifeste. Selon les Etats, les gagnants ont entre cent quatre-vingts jours et un an pour réclamer leur récompense.
Un gagnant qui pourrait rester anonyme
Dans tous les cas, il se peut que le monde ne connaisse jamais le nom du gagnant puisque la Caroline du Sud est l’un des huit Etats américains dans lequel les vainqueurs de la loterie peuvent rester anonymes. Dans les autres, leur identité est obligatoirement rendue publique.
La personne ayant remporté le gros lot aura le choix entre recevoir la somme de 1,6 milliard de dollars en paiements annuels, sur les 29 prochaines années, ou une somme réduite immédiatement. La plupart des gagnants choisissent la seconde option. Pour le tirage de mardi, cette somme représenterait 913 millions de dollars, selon le site de Mega Millions. Contrairement à de nombreux autres pays, les gains tirés de la loterie américaine sont imposables.
Le record du plus gros gain unique était jusque-là détenu par Mavis Wanczyk, une mère de famille de 53 ans du Massachusetts, qui a décroché en août 2017 le jackpot de 758,7 millions de dollars au Powerball, l’autre grande loterie des Etats-Unis.



                            


                        

                        


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Compte rendu

En Afrique du Sud, les malades plébiscitent l’usage du cannabis

En septembre, la Cour constitutionnelle avait légalisé la consommation de marijuana à usage personnel pour les adultes.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 24.10.2018 à 12h27

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        Mis à jour le 24.10.2018 à 17h21






    
Des partisans de la dépénalisation de la consommation de cannabis devant la Cour constitutionnelle sud-africaine, à Johannesburg, le 18 septembre 2018.
Crédits : WIKUS DE WET / AFP


Nduna Ewrong-Nxumalo ne se sépare jamais de sa réserve de thé au cannabis. Depuis longtemps, ce guérisseur traditionnel le prescrit à grandes rasades à ses patients pour soigner la plupart de leurs affections. Avec, assure-t-il, un grand succès. « Cette plante sacrée nous a été léguée par nos ancêtres », rappelle doctement le « sangoma », veste léopard et pantalon kaki, dans son cabinet du centre-ville de Johannesburg. « Les guérisseurs qui exerçaient avant nous nous ont formés à l’utiliser pour remettre les malades sur pied », poursuit le « docteur » Ewrong-Nxumalo. « C’est une plante qui protège et je suis ravi que la loi finisse enfin par le reconnaître. »

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En septembre, la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud a mis fin à une longue saga judiciaire en légalisant la consommation de la marijuana à usage personnel pour les adultes, jusque-là interdite et punie de peines de prison ferme. La plus haute instance judiciaire du pays a laissé deux ans au Parlement pour adopter un nouveau texte.
Pour éviter les cocktails de stéroïdes
Sans l’attendre, tous les malades qui fument de l’herbe pour se soigner ont applaudi les « sages » des deux mains. Ils sont nombreux : une étude commandée en 2007 par le gouvernement a évalué à 26 millions le nombre de Sud-Africains qui ont recours à la médecine traditionnelle. Près de la moitié de la population…
Siphelele Luthuli est une pratiquante convaincue. A 47 ans, elle souffrait d’asthme et s’est soignée en se procurant son cannabis auprès d’un revendeur. « A l’évidence c’était illégal, alors je me fournissais auprès d’un marchand de rue en qui j’avais confiance et qui le récoltait lui-même », reconnaît-elle. Cette commerçante de Durban (nord-est) a opté pour la « dagga », comme on l’appelle ici, pour éviter les cocktails de stéroïdes plus classiques qui lui faisaient prendre du poids.

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Son médecin lui a donné l’autorisation de faire infuser son propre thé au cannabis, pour un prix nettement inférieur. « Je le faisais bouillir moi-même sur la foi d’une recette trouvée sur Internet, raconte-t-elle. Mes mesures n’étaient pas très précises, mais je me rassurais en sachant qu’on ne peut pas faire une overdose d’herbe, c’est une plante naturelle. »
Le goût de son breuvage n’était pas très engageant, confie la malade, mais visiblement efficace. « J’en ai pris pendant un an et quand j’ai refait un bilan en 2015, mon médecin m’a demandé comment je faisais, car il ne m’a pas donné d’ordonnance », précise-t-elle. Siphelele Luthuli est aujourd’hui considérée comme guérie.
Une autorisation très encadrée
Tousseur compulsif, Sipho Ntanzi est lui aussi un adepte de la marijuana. Dans sa famille, c’est une évidence médicale, explique-t-il. « Quand j’étais petit, mon oncle avait l’habitude de faire des infusions de cannabis et ça ne dérangeait personne », se souvient ce tondeur de moutons de 23 ans. « Vous n’aviez des problèmes que lorsque vous commenciez à en fumer ».
Pour se dégager les bronches, il fait des cures d’un mois. Un bol de thé au cannabis le matin, un le soir. « Je me sens plus fort, c’est comme si j’avais remis mes compteurs à zéro. » Le jeune homme en est convaincu, sa potion magique est plus efficace que les très chers médicaments modernes. « Les médecins occidentaux n’arrivent pas toujours à identifier votre mal, mais ils ne l’avouent pas et préfèrent vous inventer une maladie, précise Sipho Ntanzi. Nous avons perdu confiance dans la médecine traditionnelle, mais la vérité c’est qu’elle marche. »

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Ancestral donc, l’usage médical du cannabis était interdit par les autorités sud-africaines depuis… 1908. L’autorisation accordée par les juges sud-africains est nettement plus encadrée que dans d’autres pays tels que l’Uruguay, le Lesotho ou les Pays-Bas, où la possession et même la vente de la marijuana sont parfaitement légales.
« Une victoire pour les soignants et les patients »
Il n’en est pas question en Afrique du Sud, où l’opposition au cannabis reste féroce. Une association, Doctors for Life, nie les vertus thérapeutiques de la « dagga » et le très conservateur Parti démocrate chrétien africain (ACDP) a mobilisé ses troupes contre le jugement de la Cour constitutionnelle. « Je suis très déçu », a écrit sur Twitter son président, Kenneth Meshoe. « L’Afrique du Sud a déjà un sérieux problème avec la drogue. Beaucoup d’usagers vont finir par tomber dans les drogues dures et finalement dans la criminalité », dit-il.
Un argument balayé par la cheffe de l’association des médecins traditionnels du pays, Phephisile Maseko. « Longtemps, nous n’avons pu dire tout haut que nous utilisions le cannabis. Aujourd’hui, on peut, se réjouit-elle. C’est une victoire réelle non seulement pour nous les soignants, mais aussi pour tous nos clients et patients ». Malgré la décision de la justice, le débat est loin d’être tranché.





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En Suisse, la philanthropie s’enseigne

Le secteur des fondations hélvétiques est très dynamique et, chaque jour, une nouvelle entité se crée. Dans cet environnement porteur, une offre académique se développe aussi.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h22
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                            Ingrid Seithumer








                        



   


La Suisse est un terreau propice pour la philanthropie. Avec plus de 13 200 fondations d’utilité publique recensées, pesant quelque 100 milliards de francs suisses (environ 88 milliards d’euros), le pays possède l’une des plus fortes concentrations au monde de telles structures.

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Même si la tendance a quelque peu fléchi avec la crise de 2008, ce secteur caritatif, porté notamment par l’augmentation de la fortune privée, demeure très dynamique. Le nombre de fondations philanthropiques a doublé en l’espace de vingt ans et une nouvelle entité est créée chaque jour. « La philanthropie est étroitement liée à notre histoire, rappelle Claudia Genier, directrice adjointe de Swissfoundations, une association de fondations donatrices helvétiques. La Suisse est une terre d’accueil pour les fondations depuis très longtemps, elles jouissent ici d’une image positive » – et d’une législation libérale qui leur est favorable…
Mesurer l’impact
Dans cet environnement porteur, la philanthropie se professionnalise de plus en plus. Par souci de pérenniser leurs missions, les mécènes – personnes individuelles, entités privées, publiques ou semi-publiques – ne se contentent plus de faire des dons. Ils veulent pouvoir mesurer l’impact de leurs financements philanthropiques. Ils attendent de voir les résultats des actions qu’ils soutiennent, dans les domaines de la culture, des sciences, de la recherche, de l’environnement, de l’éducation, de l’action sociale, etc.
De nouvelles compétences sont par ailleurs requises pour les gérants de ces institutions. « La philanthropie classique est dépassée », assure Henry Peter, professeur de droit et directeur du Centre en philanthropie lancé il y a un an par l’Université de Genève (Unige) et cofinancé par l’Unige et des fondations privées.

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Pour faire face à ces nouveaux enjeux et besoins, des formations spécifiques se développent. A Genève, point de rencontre important entre donateurs et receveurs – avec une très forte présence de fondations et d’organisations internationales et non gouvernementales –, « il n’y avait pas de lieu de réflexion académique pluridisciplinaire sur la philanthropie », explique Henry Peter.
Affaires de famille
Parallèlement à ses activités de recherche dans de nombreux domaines et de partage de connaissances, dans le cadre par exemple de conférences, le Centre en philanthropie organise, depuis la rentrée de septembre 2018, un cours à la faculté de droit sur la philanthropie et ses principaux enjeux juridiques. Un cours ouvert aux étudiants de master mais également au public. La création d’une chaire est par ailleurs prévue dans la faculté d’économie.
« Nous observons un transfert de richesse immense. Les générations qui héritent d’entreprises familiales veulent faire le bien dans le monde et utiliser leur richesse pour avoir un impact réel. » Peter Vogel, professeur
A l’Institut international du management et du développement (IMD) de Lausanne, le choix a été fait de se focaliser sur les affaires de familles. Une chaire en philanthropie familiale, financée par Debiopharm, un groupe biopharmaceutique suisse, a été créée l’année dernière. Contrairement à ce qui se fait dans les chaires américaines du même type, où l’on se concentre sur les donateurs du pays, ici, la dimension est mondiale. « Nous travaillons avec les entreprises familiales et voulons les aider à mieux comprendre la philanthropie et leurs activités philanthropiques », dit le professeur Peter Vogel, titulaire de la chaire de l’IMD.
Des cours autour de la philanthropie sont ainsi notamment intégrés dans les programmes de l’IMD consacrés aux entreprises familiales. De fait, la philanthropique dans ces groupes est particulière. Elle permet entre autres de fédérer les membres de la famille autour de valeurs communes. « Nous observons un transfert de richesse immense. Les générations qui héritent d’entreprises familiales veulent faire le bien dans le monde et utiliser leur richesse pour avoir un impact réel », analyse également Peter Vogel.
Une chaire et des cours
Créé en 2008, quand il n’existait que trois centres universitaires dans ce domaine en Europe – on en compte aujourd’hui plus de 25 –, le Centre des études philanthropiques (CPES - Center for philanthropy studies) de l’université de Bâle propose depuis près d’une décennie plusieurs programmes de formation continue en entrepreneuriat social international. Une chaire en philanthropie est connectée avec la faculté des sciences économiques, et des cours sont proposés pour les étudiants en bachelor et en master. « Nous n’avons pas de master spécifique en philanthropie, mais c’est mon rêve », déclare Georg von Schnurbein, directeur du CEPS.

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En attendant, aura lieu en novembre une master class en « gestion des fondations », en collaboration notamment avec le Centre en philanthropie de Genève et la Swiss Philanthropy Foundation. Et un MOOC sur l’entrepreneuriat et les organisations à but non lucratif sera lancé au printemps 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Le célèbre porte-avions, qui a été engagé sur plusieurs théâtres d’opérations, de l’Afghanistan à la Libye en passant par les frappes contre l’organisation Etat islamique, a vocation à terminer sa vie active autour de 2040.
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Porte-avions : le gouvernement prépare l’après « Charles-de-Gaulle »

Le célèbre porte-avions, qui a été engagé sur plusieurs théâtres d’opérations, de l’Afghanistan à la Libye en passant par les frappes contre l’organisation Etat islamique, a vocation à terminer sa vie active autour de 2040.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 11h59
   





                        



   


La France lance l’après Charles-de-Gaulle. La ministre des armées Florence Parly a annoncé mardi 23 octobre le lancement du programme du futur porte-avions qui lui succédera. « Le Charles-de-Gaulle aura besoin d’un successeur », a déclaré Mme Parly, devant la presse, à l’occasion du salon Euronaval au Bourget.
« C’est pourquoi je suis très fière, aujourd’hui, ici, au Bourget, lors de ce salon d’Euronaval, de lancer officiellement le programme de renouvellement de notre porte-avions. »
« Cette étape numéro un qui se lance aujourd’hui, c’est la phase d’étude, a-t-elle précisé. Il s’agit de déterminer ensemble ce que nous voulons et comment nous le voulons pour notre futur porte-avions. »
D’un montant de 40 millions d’euros, la phase d’études, qui s’achèvera en 2020, doit permettre d’établir l’architecture du futur porte-avions, et de poser les bases de l’organisation industrielle nécessaire pour le bâtir dans les délais et les coûts. Elle servira également à examiner les menaces que le futur porte-avions devra affronter et les missions qu’il devra accomplir. Enfin, cette période d’études permettra de sélectionner les innovations à installer à bord du futur bâtiment. « Faisons de ce porte-avions une véritable base avancée de notre marine, aiguillon de notre innovation », a déclaré Mme Parly.
La France doit-elle disposer de deux porte-avions ?
Le Charles-de-Gaulle, qui a été engagé sur plusieurs théâtres d’opérations, de l’Afghanistan à la Libye en passant par les frappes contre l’organisation Etat islamique, a vocation à terminer sa vie active autour de 2040. Le navire-amiral de la marine française subit depuis début 2017 à Toulon une vaste rénovation, longue de dix-huit mois. L’immobilisation du Charles-de-Gaulle a relancé le débat sur l’opportunité pour la France de disposer d’un second porte-avions.

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Le chef d’état-major de la marine, l’amiral Christophe Prazuck, défend cette « ambition » de disposer de deux bâtiments, qui permettrait d’assurer une permanence à la mer. Il fait notamment valoir qu’avant 1997, la marine disposait du Foch et du Clémenceau. Selon le mode de propulsion choisi pour le nouveau porte-avions, il pourrait commencer à être utilisé avant le retrait du Charles-de-Gaulle. Et il devrait rester en service jusqu’en 2080.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Des patients atteints de maladies mentales ou physiques pourront être envoyés voir gratuitement des expositions au Musée des beaux-arts de Montréal.
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Au Canada, des médecins pourront prescrire des visites au musée

Des patients atteints de maladies mentales ou physiques pourront être envoyés voir gratuitement des expositions au Musée des beaux-arts de Montréal.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 12h11
   





                        



   


Des visites au musée prescrites par des médecins. Dès le 1er novembre, certains médecins canadiens pourront conseiller à leurs patients souffrant de dépression, de diabète ou de maladies chroniques d’aller profiter d’une exposition, dans un but thérapeutique.
Cette initiative, lancée par le Musée des beaux-arts de Montréal et Médecins francophones du Canada (MFDC), permettra aux milliers de médecins membres de cette association d’envoyer gratuitement leurs patients dans le musée québécois. Ces « prescriptions muséales » sont uniques au monde, assure l’institution culturelle.
Pendant un an, explique la Montreal Gazette, ce projet pilote autorisera les docteurs du MFDC à faire jusqu’à cinquante prescriptions de ce nouveau genre. Pour cette visite gratuite, le patient pourra se faire accompagner par un adulte – un aide-soignant ou un membre de sa famille – et deux enfants.
« On oublie nos souffrances et nos anxiétés »
« De plus en plus d’études le démontrent : le contact avec les œuvres d’art a un réel impact sur l’état de santé physique et mentale de la population », assure dans un communiqué la docteure Hélène Boyer, vice-présidente de MFDC.
Selon elle, de telles sorties culturelles permettent d’augmenter le taux de cortisol et de sérotonine des patients :
« Nous sécrétons des hormones lorsque nous visitons un musée et ces hormones sont responsables de notre bien-être. Les gens ont tendance à penser que ce n’est efficace que pour les problèmes de santé mentale. (…) Mais ce n’est pas le cas. C’est aussi efficace pour les patients diabétiques, pour les patients en soins palliatifs et pour les personnes atteintes de maladies chroniques. »
Pour Mme Boyer, les bénéfices d’une visite au musée pourraient être comparables à ceux des activités physiques déjà prescrites par les médecins. « Quand on regarde une œuvre d’art, notre attention est portée sur l’œuvre et on oublie nos souffrances et nos anxiétés », conclut le médecin.




                            


                        

                        

