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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Pourtant soupçonné d’avoir commandité l’assassinat du journaliste saoudien, Mohammed Ben Salman a affirmé que Riyad coopérait avec Ankara et que « la justice prévaudra ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Le Monde avec AFP  Publié aujourd’hui à 18h40, mis à jour à 18h40   Lecture 2 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, dit « MBS », lors du forum international sur l’investissement, à Riyad, en Arabie Saoudite, le 24 octobre. Amr Nabil / AP             Soupçonné d’avoir commandité l’assassinat du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi, le prince héritier saoudien est sorti de son silence, mercredi 24 octobre. Mohammed Ben Salman, dit « MBS », a qualifié « d’incident hideux » le meurtre du journaliste, affirmant que Riyad coopérait avec Ankara et que « la justice prévaudra ».          S’exprimant lors d’un forum international sur l’investissement à Riyad, l’homme fort de l’Arabie saoudite a estimé qu’il n’y aurait « pas de rupture des liens avec la Turquie », dans ses premières déclarations publiques depuis la disparition le 2 octobre de Khashoggi, tué au consulat saoudien à Istanbul. « Ceux qui sont derrière ce crime devront rendre des comptes (…) et, à la fin, la justice prévaudra. »           Lire aussi « L’affaire Khashoggi nuit tellement à l’image de l’Arabie saoudite qu’elle laissera des traces »             Entretien entre Erdogan et MBS          Plus tôt, la présidence turque avait fait savoir que le président Recep Tayyip Erdogan et Mohammed Ben Salman avaient discuté mercredi des « efforts communs » à mettre en œuvre pour élucider le meurtre de Khashoggi, un journaliste critique du prince héritier, qui collaborait entre autres avec le Washington Post.            L’Arabie saoudite avait d’abord affirmé que Khashoggi était parti librement après s’être rendu au consulat pour des démarches administratives en vue de son mariage avec une Turque. Cependant, alors que la pression internationale montait, le royaume a admis samedi dernier qu’il était mort dans le consulat, évoquant un décès à la suite d’une « rixe ».           Lire aussi Arabie saoudite : Jamal Khashoggi, le dernier mort du « printemps arabe »             Riyad a annoncé des arrestations et des limogeages, notamment à la tête des services de renseignement. Des responsables saoudiens ont affirmé que le prince Mohammed n’avait « pas été informé » de l’opération contre Khashoggi.          Erdogan ménage son allié          Mais les détails apportés mardi par le président turc mettent en lumière une opération planifiée plusieurs jours à l’avance. Celle-ci a été menée par une équipe de quinze Saoudiens, envoyée à Istanbul tout spécialement par Riyad, a-t-il affirmé. La préméditation ne fait aucun doute.          En premier lieu, M. Khashoggi était attendu au consulat où il avait pris rendez-vous. Ensuite, les agents saoudiens dépêchés sur place ont effectué des repérages aux environs d’Istanbul juste avant le meurtre. Par ailleurs, les employés turcs de la résidence du consul avaient reçu un congé exceptionnel le 2 octobre, jour où le journaliste s’est présenté au consulat. Enfin, les caméras de vidéosurveillance du consulat ont été désactivées le matin même, a confirmé M. Erdogan.           Lire aussi Le meurtre de Jamal Khashoggi était « politique » et « prémédité » selon Erdogan             Il s’agit d’« un assassinat politique », a dénoncé le président turc, tout en se gardant de se prononcer sur l’identité du commanditaire. A aucun moment du discours présidentiel, il n’a été fait mention de « MBS », pourtant pointé du doigt ces derniers jours comme le commanditaire de l’assassinat par les médias turcs pro-gouvernementaux.                                                                      Voir les réactions     Dans la même rubrique          

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       De plus en plus isolé, Erdogan s’en remet à Poutine  Le maintien de la sphère d’influence turque dans le nord de la Syrie dépend du bon vouloir de Moscou.                    / AFP / ABDO HYDER
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Des colis suspects envoyés à Hillary Clinton et Barack Obama ont été interceptés. Une bombe artisanale a été découverte dans le courrier de la rédaction de CNN à New York.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

De potentiels engins explosifs envoyés à Hillary Clinton, Barack Obama et à la rédaction de CNN

Des colis suspects envoyés à Hillary Clinton et Barack Obama ont été interceptés. La rédaction de CNN à New York a été évacuée après une découverte similaire.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h21
   





                        



   


Deux colis suspects contenant des engins explosifs ont été trouvés dans le courrier envoyé à Hillary Clinton et Barack Obama, a déclaré, mercredi 24 octobre, l’agence fédérale des services secrets, notamment chargée de la sécurité du président et des anciens présidents des Etats-Unis, dans un communiqué.
Le personnel chargé de vérifier le courrier envoyé à l’ancienne secrétaire d’Etat et à l’ancien président démocrate a « immédiatement détecté », selon le communiqué, la dangerosité des deux colis interceptés. Ils n’ont pas explosé, et aucun blessé n’est à déplorer.
Le premier était adressé à Hillary Clinton et était en route vers le domicile qu’elle occupe avec son mari, l’ancien président démocrate Bill Clinton, à Chappaqua, dans le nord de l’état de New York. La candidate démocrate ne se trouvait pas à son domicile, selon l’agence Associated Press, mais Bill Clinton était bien présent. Le colis suspect a été intercepté, dans la soirée du mardi 23 octobre, dans un centre de tri du comté de Westchester, où se trouve la localité de Chappaqua.
Le second colis était adressé à Barack Obama, à Washington, et a été intercepté tôt dans la journée du mercredi 24 octobre.
CNN a annoncé l’interception d’un colis suspect adressé à la Maison blanche, mercredi. Massivement relayée, l’information a été démentie par l’agence fédérale Secret Service.
La rédaction new yorkaise de CNN évacuée
La Maison blanche a rapidement réagi en condamnant les actes « ignobles » visant Hillary Clinton et Barack Obama, et en déclarant « engager toutes les actions nécessaires pour protéger tout le monde de ces lâches ».
Le vice-président américain Mike Pence a lui aussi condamné ces « attaques », déclarant que « ces actions lâches sont ignobles et n’ont aucune place dans nôtre pays ».

We condemn the attempted attacks against fmr Pres Obama, the Clintons, @CNN & others. These cowardly actions are de… https://t.co/AoAZRdlA3H— VP (@Vice President Mike Pence)


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La rédaction de CNN à New York a par ailleurs été évacuée, mercredi, après la découverte d’un colis suspect. La police a confirmé avoir été appelée sur les lieux suite à des « informations sur un colis suspect », et l’opération des équipes de déminage était encore en cours, autour de 17 heures – heure de Paris. Le direct de l’antenne, diffusé depuis New York, a été interrompu peu après 10 heures du matin sur place, les studios de Washington prenant le relais quelques minutes plus tard.
Selon CNN, citant des représentants des autorités de New York, le courrier retrouvé dans la rédaction était adressé à John Brennan, directeur de la Central intelligence agency (CIA) entre 2013 et 2017 ouvertement critique de la présidence de Donald Trump. Consultant pour les chaînes MSNBC et NBC News, John Brennan n’a pas de lien direct connu avec CNN.
Lundi, un colis suspect similaire avait également été trouvé dans le courrier du milliardaire américain George Soros, envoyé à son domicile dans la banlieue de New York, déclenchant l’intervention de la police fédérale, qui a fait exploser l’engin explosif retrouvé dans le colis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Une étude publiée mercredi sur les 874 collèges publics des académies de Paris, Créteil et Versailles met au jour l’influence des inégalités territoriales et sociales sur la réussite scolaire.
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En Ile-de-France, une école pauvre pour les quartiers pauvres

Une étude publiée mercredi sur les 874 collèges publics des académies de Paris, Créteil et Versailles met au jour l’influence des inégalités territoriales et sociales sur la réussite scolaire.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h49
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            
Combien de fois a-t-on entendu des élèves douter de l’égalité des chances promise par l’école républicaine, eux qui, dans les « quartiers » comme ils disent, ont le sentiment que l’éducation nationale ne les propulse pas aussi bien – ni aussi loin – que leurs camarades des secteurs favorisés ? Qu’on n’enseigne pas de la même manière aux jeunes de Clichy-sous-Bois ou de Stains qu’aux élèves du 16e arrondissement parisien ?
L’enquête portant sur les inégalités scolaires dans 874 collèges publics d’Ile-de-France – soit tous ceux des académies de Paris, Créteil et Versailles, hors secteur privé – divulguée, mercredi 24 octobre, par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), ne leur donne pas tort. Sans mettre en cause les enseignants, elle interroge, à une échelle géographique d’une finesse inédite – celle de l’« IRIS », la plus petite unité établie par l’Insee assimilable à un quartier –, les politiques de gestion des ressources humaines, afin de savoir si celles-ci compensent, ou non, les inégalités socio-spatiales.

Affecte-t-on plus d’enseignants dans les collèges qui en ont le plus besoin ? Des enseignants plus aguerris ? Et de manière plus stable ? La réponse est non à quasi toutes ces questions, à l’exception de la taille des classes plus favorable dans les établissements des quartiers très défavorisés (avec trois élèves de moins, par rapport à la moyenne en Ile-de-France).
Les chercheurs du Cnesco, sous la direction du géographe Patrice Caro, ont travaillé deux ans pour enrichir la batterie de données permettant d’affirmer que l’école, même après trente-cinq ans (et des poussières) de politique d’éducation prioritaire, n’accorde pas aux territoires les plus défavorisés des ressources humaines enseignantes de même qualité que celles qu’elle destine aux écoles favorisées. Une nouvelle démonstration de l’incapacité du système éducatif à compenser les inégalités socio-économiques qui lui préexistent.
Inégalités...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Selon une étude de Proxinvest, en 2017, les PDG du CAC 40 ont touché en moyenne 5,1 millions d’euros, soit 14 % de plus en un an.
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Les salaires des grands patrons français se remettent à flamber

Selon une étude de Proxinvest, en 2017, les PDG du CAC 40 ont touché en moyenne 5,1 millions d’euros, soit 14 % de plus en un an.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h07
    |

            Denis Cosnard








                        



   


« Que les gros salaires lèvent le doigt ! », lançait, en 1982, le dirigeant d’un cabinet d’assurances joué par Jean Poiret dans un film de Denys Granier-Deferre. Trente-cinq ans plus tard, ils sont de plus en plus nombreux, parmi les patrons, à devoir se désigner ainsi. En 2017, les PDG du CAC 40 ont touché en moyenne 5,1 millions d’euros, soit un bond de 14 % en un an, selon une étude de Proxinvest mercredi 24 octobre.
C’est la première fois, depuis que ce cabinet de conseil aux investisseurs passe aux cribles les salaires des grands patrons, que la moyenne pour le CAC 40 franchit le seuil des 5 millions d’euros. Et encore, ce chiffre ne comprend pas le coût, pour les entreprises, des régimes de retraite supplémentaires, les fameuses « retraites chapeaux », faute de transparence suffisante.
En 2016, les rémunérations des PDG vedettes avaient reculé de 9 %. Avec l’embellie économique et la hausse des marchés boursiers, elles sont nettement reparties à la hausse en 2017. Une remontée similaire est enregistrée, au-delà du CAC, pour les patrons des 120 premiers groupes cotés français : en moyenne, leur rémunération totale a augmenté de 10 % en un an, et atteint près de 3,8 millions d’euros, son plus haut niveau historique.


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Rémunération annuelle des grands patrons
Moyenne dans les 120 premiers groupes français (SBF 120)

Source : Proxinvest



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Le rapport de Proxinvest, qui fait référence, confirme sur ce point les données publiées par les cabinets Ethics & Boards et Deloitte. Mais il y ajoute de nombreux éléments d’analyse et une interrogation-clé : ces rémunérations sont-elles justifiées, acceptables socialement ? La réponse de Loïc Dessaint, le directeur général de Proxinvest, est claire : très souvent, ce n’est pas le cas.
Ces sommes stratosphériques posent un problème de « cohésion sociale », souligne le rapport
Au sein des quarante champions du capitalisme français, vingt-neuf patrons ont reçu en 2017 plus de 4,87 millions d’euros, soit l’équivalent de 240 smic, la rémunération maximale jugée « socialement acceptable » par Proxinvest. Cinq dirigeants de groupes cotés se situent même au-delà de la barre des 10 millions d’euros : Douglas Pferdehirt (Technip-FMC), Paulo César Salles Vasques (Téléperformance), Carlos Ghosn (Renault), Gilles Gobin (Rubis) et Bernard Charlès (Dassault Systèmes), le champion toutes catégories. A lui seul, ce dernier a été payé 15,8 millions d’euros selon la société, 24,6 millions selon l’évaluation de Proxinvest ! Le résultat d’un cocktail savamment dosé : un peu de salaire fixe, de solides bonus et beaucoup d’actions dites « de performance »…

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                Rémunération des patrons : les entreprises sous pression



Ces sommes stratosphériques, incompréhensibles pour beaucoup, posent un problème de « cohésion sociale », souligne le rapport. Comment expliquer à des salariés que leur patron gagne autant ? Comment afficher des rémunérations aussi « plantureuses » – en moyenne, un patron du CAC perçoit 135 fois le salaire brut moyen des Français – sans nourrir le ressentiment, la colère, le populisme ?
D’autant que d’année en année, les sommes touchées par les stars du CAC 40 semblent s’éloigner toujours plus de celles du reste des dirigeants, des cadres et des salariés en général. Entre 2014 et 2017, les patrons du CAC 40 ont ainsi vu leur rémunération progresser deux fois plus vite que celle du personnel de ces groupes, selon Proxinvest.
Globalement, la hausse dont bénéficient les PDG « est trop rapide » par rapport à celle de la rémunération des salariés, comme au regard de l’augmentation de la valeur boursière des groupes concernés, estime Proxinvest. Mais certains cas sont particulièrement contestables.
Attribution d’actions gratuites
Le rapport insiste sur celui de Douglas Pferdehirt, le nouvel homme fort du groupe parapétrolier TechnipFMC. Ce dernier s’est vu attribuer des actions gratuites, des actions de performance et des options pour un total de 7,5 millions d’euros, mais aussi un bonus annuel de 1,9 million d’euros. « Scandaleux ! », s’étranglent les experts de Proxinvest, alors que la société a essuyé une perte nette, que son cash-flow (flux de trésorerie) opérationnel a fondu, et que son cours de Bourse a baissé de 24 %. Comment comprendre que M. Pferdehirt soit l’un des dirigeants les mieux payés du CAC « et que, dans le même temps, les salariés accusent un gel des salaires pendant deux ans ? », ont également demandé la CFDT, la CGC et la CGT lors de l’assemblée générale, en juin.

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                Comment est contrôlée la rémunération des grands patrons ?



Autre dossier délicat, celui de Georges Plassat. En juin, l’ancien PDG de Carrefour s’est fait octroyer par ses actionnaires un total de plus de 13 millions d’euros, alors même qu’il avait quitté, mi-2017, une entreprise en difficulté. Face au tollé, l’ex-patron a renoncé le lendemain à la prime de non-concurrence de 3,9 millions d’euros, jugée particulièrement « choquante » par le ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Dans la foulée, les organisations patronales Association française des entreprises privées (AFEP) et Medef ont corrigé les règles qu’elles conseillent à leurs adhérents de suivre : plus question de conclure un accord de non-concurrence au moment où le dirigeant s’en va, ni de verser une telle indemnité lors d’un départ à la retraite. Ces modifications tardives restent toutefois « insuffisantes », estime Proxinvest.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi l’ex-PDG de Carrefour a renoncé à une partie de sa rémunération



Ces cas extrêmes le confirment : les patrons des très grands groupes sont de plus en plus payés en actions. En neuf ans, la part des actions dans la rémunération totale des PDG du CAC est passée de 5 % à 36 %, au détriment, en particulier, du salaire fixe. Au sein du SBF 120, plus de six dirigeants sur dix bénéficient désormais d’actions gratuites. Une façon pour les conseils d’administration d’aligner l’intérêt des manageurs sur celui des actionnaires, désormais considérés comme ultraprioritaires par rapport aux autres parties prenantes de l’entreprise, comme les salariés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La généralisation de ces compteurs connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs, sollicités par Les Décodeurs, sont nombreux à s’interroger sur l’intérêt financier de ces boîtiers.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Linky en questions : le consommateur est-il gagnant financièrement ?

La généralisation de ces compteurs connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs, sollicités par Les Décodeurs, sont nombreux à s’interroger sur l’intérêt financier de ces boîtiers.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 16h40
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Cet article a été réalisé à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur d’électricité connecté Linky, qui est en cours de déploiement par Enedis dans l’ensemble des foyers français.
Linky fait-il exploser la facture d’électricité ?Va-t-on payer l’électricité plus cher aux heures de pointe ?Faut-il souscrire un abonnement plus cher ?Le compteur lui-même consomme-t-il de l’électricité ?Linky va-t-il permettre de faire des économies ?Les coûts d’installation seront-ils répercutés sur les clients ?
Linky fait-il exploser la facture d’électricité ?
NORMALEMENT NON
Une inquiétude relayée par Messahel123 :
« Je redoute l’arrivée de ma facture d’électricité, d’après ce que j’ai entendu de la part de certaines personnes ma facture pourrait tripler. »
... et un témoignage de Francis A.:
« Une surconsommation d’au moins 35 % pour les deux contrats dont je m’occupe. Toutes choses égales par ailleurs. La réponse d’EDF : il a fait plus froid (ce que démentent leurs propres chiffres). Proposition : déplacement d’un technicien. Si le compteur est défectueux, on discute, sinon… 330 euros. »
Enedis l’assure, « les compteurs Linky comptent exactement la même énergie et de la même façon que les anciens. Tous les compteurs doivent répondre à des normes de comptage précises et sont certifiés par des laboratoires de mesures indépendants ».
La plupart des clients n’ont pas constaté de différence significative avant ou après Linky. Comment expliquer les témoignages de clients dont la facture a « explosé » voire « triplé » ? Il s’agit souvent d’une défaillance de l’ancien compteur. « Un consommateur nous a expliqué qu’il était passé de 600 euros à 2 000 euros de facture pour une grande maison ancienne. Techniquement, 600 euros, ce n’était pas possible, explique l’expert de l’UFC-Que choisir. La pose de Linky vient révéler le fait que le compteur d’avant ne fonctionnait pas correctement. »
Le médiateur de l’énergie, qui gère les relations entre fournisseurs et consommateurs, a traité une centaine de litiges liés à Linky en 2017, sur près de 15 000 dossiers, liés à l’installation ou à la hausse de facture. Il a aussi constaté des dysfonctionnements d’anciens compteurs et « des clients qui ont l’impression que leur nouveau compteur consomme plus, mais ce n’est pas le cas, en réalité ». Si l’on a un doute sur le bon fonctionnement de son compteur, Enedis propose une « vérification métrologique du compteur », qui est facturée 335,56 euros.
Autre cas de figure, peu fréquent, mais repéré par les associations de consommateurs : une erreur peut se produire dans le point de livraison (PDL). Le compteur est relié à un autre appartement, donc ne mesure pas la consommation de l’usager, mais de son voisin.
Va-t-on payer l’électricité plus cher aux heures de pointe ?
PROBABLEMENT
Une crainte formulée par Gérard T. :
« Immanquablement on va nous faire des propositions mirobolantes pour payer moins cher aux moments où nous en avons le moins besoin, et nous faire payer plus cher aux périodes de pointe. Cela compensera facilement les tarifs avantageux faits lors de la souscription chez les fournisseurs. »
L’électricité étant une énergie très difficile à stocker, les distributeurs doivent assurer en temps réel une production suffisante pour couvrir la demande et éviter le « black-out », y compris lors des pics hivernaux. Ni EDF, ni les autres fournisseurs d’électricité n’ont attendu l’arrivée de Linky pour se préoccuper de la question et proposer une tarification flexible, qui incite les consommateurs à lisser leur demande d’électricité au cours de la journée.
Par exemple, l’option « heures creuses » proposée depuis longtemps par EDF fait baisser le tarif horaire durant la nuit, en utilisant d’ailleurs un système de commutateur qui passe par le courant porteur en ligne (CPL), comme Linky. Un autre abonnement d’« effacement des jours de pointe (EJP) », qui n’est plus commercialisé mais reste disponible pour les abonnés existants, offrait des prix avantageux toute l’année, hormis vingt-deux jours d’hiver où le tarif flambe.
Le compteur Linky permettra aux fournisseurs d’affiner ce type d’options, avec trois, quatre, voire dix tarifications différentes, selon les horaires, le jour ou la période de l’année. Direct Energie commercialise ainsi un tarif « super-heures creuses », et le fournisseur Ohm a développé une offre « beaux jours », moins chère entre avril et octobre, destinée aux résidences secondaires.
Certains consommateurs avisés pourront donc gagner de l’argent, mais seulement à condition d’étudier les offres attentivement. « Plus la complexité augmente, plus il faudra s’informer, et il y a un risque que les gens s’en désintéressent, craint Nicolas Mouchnino, de l’UFC-Que choisir. De plus, si vous refusez la collecte de données, vous n’aurez pas votre profil de consommation, donc vous ne saurez pas si les offres seront intéressantes pour vous. »
Pour l’instant, l’ouverture à la concurrence n’a pas vraiment permis de réduire les tarifs de l’électricité, qui sont en hausse continue depuis dix ans en France. Qu’ils utilisent ou non Linky, les perdants seront, à long terme, les gros consommateurs d’électricité aux heures de pointe.

        Lire aussi :
         

                Electricité : la concurrence augmente, mais les prix ne baissent pas



Faut-il souscrire un abonnement plus cher ?
NORMALEMENT NON
Une remarque de Lmnd723 :
« Mon abonnement 9 kilovoltampères [kVA] est actuellement limité par un ancien disjoncteur 45A, ce qui représente 10,35 kVA (sous 230 V). Si on rajoute à ça la marge due à la mauvaise précision du disjoncteur, il saute plutôt vers 12 kVA. Or les compteurs Linky sont précis et disjonctent sans aucune marge. J’ai l’impression que le passage à Linky correspondra donc à une augmentation de tarif, pour passer de la tranche 9 kVA à la tranche 12 kVA. »
Les fournisseurs d’électricité évaluent les besoins d’un foyer en fonction de la taille du logement, de ses habitants, du type de chauffage utilisé et de l’équipement électroménager, et proposent des abonnements adaptés, avec des paliers à 3, 6, 9, 12 ou 15 kilovoltampères (kVA) — et des prix proportionnels. Si la puissance des équipements utilisés en même temps dépasse la puissance souscrite, par exemple quand micro-ondes, fer à repasser, four et chauffages électriques sont allumés, un disjoncteur coupe le courant.
Avec les compteurs classiques, le disjoncteur est indépendant du compteur. Dans certains cas, il n’a pas été réglé à la même puissance que l’abonnement, ce qui laissait une marge assez élevée au-delà du plafond théorique : certains foyers peuvent donc consommer ponctuellement davantage que ce que prévoit leur contrat. En clair, leur disjoncteur est trop tolérant par rapport à leur abonnement.
Avec Linky, le disjoncteur est intégré au compteur : il s’ajuste à l’abonnement souscrit et le courant se coupe lorsque la puissance est dépassée. Peut-on dire pour autant qu’il « disjoncte sans aucune marge » ? Non, assure Nicolas Mouchnino, de l’UFC-Que choisir : Linky permet un dépassement de 30 % de la puissance souscrite : 7,8 kVA pour un abonnement souscrit à 6 kVA, ou 11,7 kVA pour un abonnement à 9 kVA. « En cas de problème, le fournisseur d’électricité propose d’abord d’augmenter l’abonnement, déplore-t-il, alors que parfois, il suffirait d’accompagner le consommateur, par exemple lui expliquer de ne pas utiliser deux appareils en même temps. Souvent, passer de 6 à 7 kVA d’abonnement suffirait, et c’est techniquement possible, mais aucun fournisseur ne le propose. »
Mais avant de souscrire à une puissance plus élevée, ils peuvent modifier leurs habitudes pour éviter les pics de consommation. La première année après la pose d’un compteur communiquant, le changement de puissance n’est pas facturé par Enedis.
Selon Enedis, en 2017, 1 % des foyers équipés d’un compteur Linky ont demandé un changement de puissance à leur fournisseur, à la hausse ou à la baisse : « Ces changements peuvent être demandés pour de nombreuses raisons : météo, modification de la taille du foyer, et sont indépendantes du modèle de compteur utilisé. »
Le compteur lui-même consomme-t-il de l’électricité ?
OUI, MAIS PEU
Question de Patrick L. :
« Le compteur Linky est un engin actif et non purement passif comme les anciens compteurs électromagnétiques. Il doit donc consommer de l’électricité. Je n’arrive pas à trouver cette information, car même s’il ne s’agit que de quelques watts, le tout multiplié par plusieurs millions, cela doit donner une belle consommation totale. »
Nous avons posé la question à Enedis, qui a précisé que le compteur communiquant avait une puissance inférieure à 1,5 watt, soit autant que les précédents. Le gestionnaire du réseau rappelle aussi que « les consommations d’énergies liées au compteur et aux équipements en amont du compteur (câbles réseau, fusibles) ne sont pas facturées au client ».
Dans un avis publié en octobre, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) note que si le compteur n’est pas plus énergivore que les précédents, l’ensemble des infrastructures pour faire fonctionner le système de comptage communiquant générera une consommation de 0,8 térawattheure (tWh) en 2020 et 1 tWh en 2030 sur l’ensemble de la France métropolitaine. Cela correspond environ à 0,2 % de l’ensemble de la consommation électrique française (483 tWh en 2016).
Linky va-t-il permettre de faire des économies ?
ON NE SAIT PAS
Question de D. Piaud :
« Y a-t-il vraiment des économies réalisées avec Linky ? »
C’est une question centrale mais complexe. Pour Enedis, Linky est un outil indispensable pour maîtriser son usage de l’énergie, donc réduire sa facture. En comparant avec la moyenne du secteur, ou avec son propre historique de consommation, un client sera incité à réduire son usage d’électricité d’au moins 5 % sur le long terme, selon une récente étude. Les précédentes enquêtes étaient plus optimistes, avec des économies de 10 % à 15 %, mais seulement sur quelques semaines et pour des publics déjà motivés.
Enedis propose à chaque foyer de créer un espace personnel en ligne pour visualiser sa consommation quotidienne d’électricité. Mais le système a ses limites :
selon les données que souhaite partager le client, le relevé est fait une fois par jour ou par palier d’une demi-heure, ce qui n’est pas très détaillé ;il ne donne pas la consommation en temps réel mais vingt-quatre heures après ;il ne donne pas un prix en euros, mais une consommation en kWh, bien moins parlante ;il reste confidentiel : environ 500 000 foyers ont créé un espace client en ligne, pour 13 millions de compteurs installés, soit moins de 4 % des utilisateurs de Linky.
Le seul moyen de voir sa consommation en temps réel (en kWh) est de lire l’écran du compteur, souvent situé à l’extérieur ou dans un garage. Pas si facile. Il est possible d’installer dans son logement un afficheur déporté, qui communique avec le compteur par ondes radio et qui donne la consommation en temps réel et en euros. La loi de 2015 sur la transition énergétique prévoyait même que les fournisseurs les mettent à disposition gratuitement pour les ménages précaires avant le 1er janvier, puis « à l’ensemble des consommateurs après une évaluation technico-économique ». Mais aucun afficheur n’a encore été déployé. La date limite a déjà été repoussée à janvier 2019, mais l’UFC-Que choisir craint que ce dispositif soit « de nouveau reporté, voire enterré en catimini ».
Pour M. Mouchnino, l’information en temps réel est primordiale : « Le premier pas, c’est d’être capable de faire le lien entre ses usages et la consommation. Pour l’eau, c’est facile, on prend moins de bains. Pour le gaz, il suffit de chauffer moins. Mais pour l’électricité, peu de gens sont capables de dire combien consomment leurs équipements. » Selon une étude de l’Ademe, la mise à disposition d’un afficheur déporté dans 3 200 foyers volontaires leur a permis de réaliser entre 8 et 10 % d’économie.
Mais au Royaume-Uni ont été déployés des « smart meters » (compteurs intelligents) avec un coût qui s’affiche en temps réel. Mais l’efficacité reste limitée, et 60 % des clients s’en détournent, faute d’accompagnement des consommateurs pour changer leurs usages et leurs équipements.
Les coûts d’installation seront-ils répercutés sur les clients ?
ON NE SAIT PAS
Question de Laura Lasfargeas :
« Les coûts d’installation seront-ils, in fine, répercutés sur la facture d’électricité ? »
Le compteur Linky n’est pas facturé aux consommateurs. Pourtant, c’est un ambitieux projet industriel dont le déploiement coûte plus de 5,7 milliards d’euros en dix ans. Selon un rapport de la Cour des comptes, la facture totale se répartit par tiers entre le boîtier lui-même, sa pose et les éléments nécessaires au fonctionnement (700 000 concentrateurs, des systèmes d’information, etc.).
Pour éviter que cet investissement ne soit répercuté sur la facture des particuliers et sur les tarifs d’utilisation des réseaux publics de transport et de distribution d’électricité (Turpe), la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a instauré un « tarif différé ». Enedis avance la somme et sera remboursé avec des intérêts à partir de 2021, quand la quasi-totalité des compteurs auront été déployés et que les économies seront à leur maximum, grâce au relevé et aux interventions à distance, à la réduction des erreurs de facturation, au lissage des pics de demande d’électricité…
Mais la Cour des comptes a estimé, dans un rapport de février, que le montage était très « avantageux » pour Enedis, qui réalise un gain sur les intérêts du différé tarifaire, et qui bénéficie d’incitations financières si le projet est réalisé dans les temps alors que les pénalités sont limitées dans le cas contraire. S’il est sûr qu’Enedis ne sera pas perdant, les avantages pour les consommateurs sont plus difficiles à définir, au-delà du confort de ne pas avoir à attendre des techniciens pour effectuer le relevé du compteur.
Selon l’UFC-Que choisir, dont la pétition intitulée « Refusons de payer pour Enedis » a recueilli près de 300 000 signatures, le projet devrait finalement coûter aux ménages français « 15 euros par an pendant dix ans ». Toute la question est de savoir si le déploiement du nouveau compteur permettra de réaliser des économies d’énergie suffisantes pour gommer ce surcoût.

        Lire aussi :
         

                Linky : la Cour des comptes dénonce le coût du programme




Notre série Linky en questions
Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :
1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ? 
2- Le compteur électrique est-il un espion ? (mardi 23 octobre)
3- Les consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ? (mercredi 24 octobre)
4- Comment se passe l’installation du compteur ? (jeudi 25 octobre)
5- Est-ce vraiment écologique ? (vendredi 26 octobre)






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Dans un reportage devenu viral diffusé par RTL Info, un commerçant d’une ville belge raconte comment il a piégé six braqueurs qui voulaient s’en prendre à lui.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Les « braqueurs les plus bêtes du monde » font la renommée d’une localité wallonne

Dans un reportage devenu viral diffusé par RTL Info, un commerçant d’une ville belge raconte comment il a piégé six braqueurs qui voulaient s’en prendre à lui.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 16h33
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 16h40
   





                        


Montignies-sur-Sambre, dans l’agglomération de Charleroi, est une localité wallonne où les maisons sont en briques rouges et le ciel bas en automne. On ne lui connaît pas de caractère particulier, pas d’anecdote ancienne ni de spécialité culinaire. Mercredi 24 octobre, ce nom a accédé à une notoriété internationale inédite.
Un reportage RTL Info de la chaîne de télévision RTL-TVI, diffusé la veille et déjà vu plus d’un million de fois, en fait foi : la localité belge a abrité ceux qui passent désormais à longueur de revue de presse pour être les « braqueurs les plus bêtes du monde », à qui Montignies-sur-Sambre, sise dans une région marquée par le déclin des mines de charbon et de l’industrie sidérurgique, doit désormais les honneurs de la BBC et de CNN.
Didier, le héros de cette histoire, les a vus entrer dans sa boutique de cigarettes électroniques, samedi 20 octobre, en milieu d’après-midi. Ils étaient six, ils avaient des capuches, une arme exhibée à la ceinture et de drôles d’idées. Après avoir voulu contraindre le commerçant d’écouler du cannabis pour leur compte, Didier a décidé de leur proposer un autre marché : revenir plus tard, à un moment où ils pourraient dérober sa caisse, qui serait probablement mieux approvisionnée en fin de journée.
« Je n’étais pas tombé sur des lumières »
Un arrangement négocié dans le calme qui devait permettre à Didier d’alerter les forces de l’ordre. « Je leur dis clairement que ce n’est pas à 15 heures qu’on braque un commerce, raconte Didier devant la caméra de RTL. Je leur dis que c’est à 18 h 30 qu’il faut me braquer : “Tu vas me prendre 1 000 balles, si tu reviens le soir, tu vas peut-être me prendre plus.” »
Les policiers, prévenus après que les malfaiteurs ont quitté le commerce en bon ordre, sont dubitatifs. Ils pensent que les braqueurs ne reviendront jamais. Didier les rassure : « Je n’étais pas tombé sur des lumières. » Peut-être pressés par le temps, les braqueurs reviennent une heure plus tôt que prévu, à 17 h 30. Les policiers, qui étaient dissimulés dans la boutique, surgissent de leur cachette et interpellent l’un d’entre eux sur place. Les cinq autres sont rapidement arrêtés dans la rue.
Avant ce braquage loupé, deux faits divers tragiques avaient marqué l’année à Montignies-sur-Sambre : la relaxe en juillet de deux mineurs qui avaient enfermé un adolescent de treize ans dans une poubelle avant d’y mettre le feu, et l’interpellation en janvier d’un homme ivre qui s’était retranché chez lui avec son épouse et ses cinq enfants avant d’ouvrir le gaz dans le but de faire exploser sa maison.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a accordé mercredi un nouveau répit, jusqu’au 7 novembre, au site de Saint-Saulve, pour permettre la poursuite des tractations.
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Dans le Nord, l’impossible accord de reprise de l’aciérie Ascoval

La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a accordé mercredi un nouveau répit, jusqu’au 7 novembre, au site de Saint-Saulve, pour permettre la poursuite des tractations.



LE MONDE ECONOMIE
 |    24.10.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h09
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

C’était en janvier. Quelques jours avant l’annonce de la reprise d’Asco Industries, Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, lançait une alerte : « Nous soutenons la reprise d’Ascometal par le groupe Liberty, dirigé par l’Indien Sanjeev Gupta, car il propose de reprendre Ascoval, l’aciérie de Saint-Saulve. Le groupe suisse Schmolz + Bickenbach veut reprendre tout Asco Industries, sauf Ascoval, ce qui annonce des lendemains très difficiles. »

Le premier grand fiasco industriel du président Macron se rapproche dangereusement
Le suisse a finalement remporté la mise… Huit mois plus tard, les 281 salariés de l’aciérie de Saint-Saulve (Nord) sont au bord du précipice. « Nous avons le sentiment d’être dans le couloir de la mort », affirme Bruno Kopczynski, le porte-parole de l’intersyndicale de l’usine. « Au mois de février prochain, je devrais atteindre mes trente ans de carrière ici. Je ne pense pas les vivre, car même si le tribunal nous donne encore quelques jours pour trouver un repreneur, c’est fini. Quel gâchis ! »
Mercredi 24 octobre, la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a accordé un nouveau répit jusqu’au 7 novembre pour poursuivre les tractations. Sera-ce suffisant ? Pas sûr, tant les conditions de la reprise semblent difficiles. Le premier grand fiasco industriel du président Macron se rapproche dangereusement. Cette usine, il la connaît bien. Il l’avait visitée fin juin 2016, en tant que ministre de l’économie, quelques semaines avant son départ du gouvernement pour lancer sa candidature à la présidence.

« On a appris ça sur nos portables »
Mardi, pour sa première visite à Valenciennes, Agnès Pannier-Runacher, la nouvelle secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, a tenté une dernière fois de réconcilier Vallourec, l’ex-propriétaire de l’aciérie, Altifort, le potentiel repreneur, les élus et, surtout, les salariés,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Les faits ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi à Paris, où la victime a 16 ans, et dans le Val-d’Oise, où il s’agit d’un garçon de 17 ans. Trois suspects ont été interpellés.
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A Paris et à Sarcelles, deux morts en une nuit dans des bagarres entre adolescents

Les faits ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi à Paris, où la victime a 16 ans, et dans le Val-d’Oise, où il s’agit d’un garçon de 17 ans. Trois suspects ont été interpellés.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 12h42
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 17h19
   





                        


Il était minuit, boulevard Mortier à Paris, mardi 23 octobre, quand des policiers avertis dans la soirée d’une rixe ont découvert le corps ensanglanté d’un adolescent de 17 ans, originaire du 19e arrondissement. Deux heures plus tard, d’après les informations du Parisien, le jeune homme, qui avait reçu des coups de couteau à l’abdomen et aux jambes, mourait des suites de ses blessures à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans le 13e arrondissement de la capitale. Une autopsie doit être pratiquée mercredi pour préciser les circonstances de sa mort.
Plus tôt dans la soirée, un jeune homme de 17 ans avait été tué en pleine rue à Sarcelles (Val-d’Oise), rue Marius-Delpech. Un morceau de manche à balai et des morceaux de bois, dont l’un était ensanglanté, ont été retrouvés a proximité de la victime, qui gisait dans une mare de sang, inconsciente, avec de multiples plaies ouvertes à la tête, a précisé au Monde le procureur de Pontoise.
A Paris, les recherches menées boulevard Mortier ont permis aux policiers de retrouver des armes blanches, des aérosols de gaz lacrymogène et, parmi d’autres armes et objets contondants, deux étuis de cartouche de fusil de calibre 12. Des sources policières ont confirmé au Monde qu’une rixe avait bien eu lieu boulevard Mortier et que trois personnes, âgées de 18 et 20 ans, avaient été interpellées. Selon ces mêmes sources, les enquêteurs privilégient la piste d’une bagarre liée à des rivalités entre bandes de différents quartiers. Les suspects sont originaires des 19e et 20e arrondissements de Paris.
Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, qui a également fait état de son intérêt pour conquérir la mairie de Paris lors des municipales de 2020, a réagi sur Twitter :

Tout doit être fait pour elucider les circonstances de la mort révoltante d’un jeune de 16 ans lors d’une rixe à… https://t.co/1cHiOcV0At— BGriveaux (@Benjamin Griveaux)


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Ces deux morts surviennent après une série de violences impliquant des jeunes à Paris et en banlieue parisienne. Il y a dix jours, le 14 octobre, la mort d’un collégien de 13 ans, décédé après avoir été frappé aux Lilas (Seine-Saint-Denis), avait suscité émoi et inquiétude face à la multiplication des bagarres de bandes d’adolescents. Le ministre de l’intérieur fraîchement nommé, Christophe Castaner, s’était rendu sur les lieux deux jours plus tard. Il faut que « toute la transparence soit faite » sur « l’événement extrêmement grave » des Lilas, lié selon lui « à des rivalités de bandes ».
Phénomène « irrationnel »
Quatre suspects âgés de 15 à 16 ans ont été écroués dans le cadre de l’enquête sur la mort de ce collégien. Selon l’autopsie, le jeune garçon, qui avait des antécédents cardiaques, est décédé d’un « œdème pulmonaire massif » après deux malaises. Il aurait notamment reçu « un coup de pied » alors qu’il se trouvait au sol lors d’une altercation avec un groupe armé de bâtons, de barres de fer et d’un pistolet de paintball, selon une source proche de l’enquête citée par l’Agence France-Presse.
D’après cette source, deux groupes d’adolescents venus de communes limitrophes (Le Pré-Saint-Gervais, Romainville, Les Lilas, Bagnolet) s’étaient donné rendez-vous via l’application Snapchat « pour en découdre ». Un mois plus tôt, un autre garçon, âgé de 16 ans, avait été tué de plusieurs balles dans une cité de Saint-Denis, à l’autre extrémité du département. Deux autres personnes avaient été blessées dans cette fusillade, qui avait « choqué » cette ville populaire.
Le phénomène des rixes entre bandes de jeunes s’aggraverait à un rythme préoccupant dans l’Est parisien. Des états généraux sur le phénomène se sont tenus le 3 octobre à l’initiative de la maire de Paris, Anne Hidalgo, du procureur de la République, du préfet de police et du recteur de l’académie de Paris.
Les origines de cette recrudescence suscitent encore l’incompréhension relative des pouvoirs publics. « Le phénomène est extrêmement complexe, avait souligné à cette occasion le procureur de la République, François Molins. Je ne l’explique pas. Pour moi, on est totalement dans l’irrationnel. (…) On parle de bandes, mais ce sont plus des logiques de territoire, en réalité. »
Selon Colombe Brossel, l’adjointe au maire chargée des questions de sécurité, l’un des éléments nouveaux est le rôle des réseaux sociaux, notamment dans la préparation et l’organisation des rassemblements. « On peut avoir des rixes entre des groupes de cinq adolescents, comme on peut avoir des rixes entre des groupes de cinquante, soixante, voire quatre-vingts jeunes gens dans l’espace public », avait-elle dit le 3 octobre. Plus de deux cent cinquante rixes de cette nature ont eu lieu dans la capitale depuis 2016.

        Lire aussi :
         

                Aux Lilas, l’incompréhension face à la mort d’un garçon de 13 ans, roué de coups






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Monaco se déplace ce mercredi à Bruges, concerné par l’enquête qui a mis en lumière les turpitudes d’un football belge en pleine introspection.
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Scandale dans le football belge : « Tout le monde est un peu coupable »

Monaco se déplace ce mercredi à Bruges, concerné par l’enquête qui a mis en lumière les turpitudes d’un football belge en pleine introspection.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h24
    |

            Clément Guillou








                        


Thierry Henry a quitté le football belge par la cour d’honneur et son escalier en marbre, la sélection des Diables rouges, en tête du classement FIFA ; il revient par l’entrée de service et sa porte vermoulue : mercredi, le nouvel entraîneur de l’AS Monaco se déplace en Ligue des champions sur le terrain du FC Bruges (18 h 55), concerné par l’affaire de corruption qui secoue le championnat local.
Depuis que 180 policiers ont déboulé dans neuf clubs du royaume, mercredi 10 octobre, la « Jupiler Pro League » est sous pression et dégaze en tous sens. On sonne l’hallali de Mogi Bayat, agent à tout faire et homme le plus puissant du championnat, riche de son art de s’immiscer dans nombre de transferts, de faire et défaire les effectifs de plusieurs grands clubs du championnat, et du FC Nantes, aussi.
Le football belge serait heureux que l’homme d’affaires franco-iranien, inculpé d’organisation criminelle et de blanchiment d’argent, se trouve seul derrière les barreaux. Mais l’enquête, commencée il y a près d’un an, a révélé un problème plus large : parmi les 21 personnes inculpées, l’on trouve d’autres agents, des arbitres, des dirigeants de club, deux entraîneurs, un joueur (Olivier Myny, laissé libre) et des journalistes. Tout l’écosystème d’un football dont la dégringolade a commencé en 1995, lorsque l’un des siens, Jean-Marc Bosman, a provoqué la libre circulation des joueurs européens.
Mercredi, un premier joueur a été écroué et inculpé. Il s’agit du Franco-Tunisien, Fabien Camus, passé par le FC Malines entre janvier et juillet 2018 et aujourd’hui sans club. Selon le parquet fédéral, « le juge d’instruction a inculpé ce (mercredi) matin M. F. C. de participation à une organisation criminelle et de blanchiment d’argent ».

   



        Lire aussi :
         

                L’« arrêt Bosman », 20 ans d’excès dans le football



En régression sportive pendant que ses rejetons brillent à la Coupe du monde et dans les grandes équipes d’Europe, en difficulté économique avec trois faillites de clubs de première division en dix ans, voilà le football belge pris en défaut sur son éthique. Si les soupçons des enquêteurs sont avérés, le « Footbelgate » réunit sur un petit territoire les déviances actuelles de l’économie du football : commissions gonflées pour les intermédiaires des transferts, agents prenant les rênes de la politique sportive d’un club, blanchiment d’argent et matchs truqués.
« Trafic d’êtres humains »
La police belge n’a pas frappé dans les divisions inférieures mais au sommet du championnat. C’est l’entraîneur de Bruges, le Croate Ivan Leko, qui est inculpé pour blanchiment. Ce sont les deux meilleurs arbitres belges qui seraient mêlés à des matchs truqués. C’est Dejan Veljkovic, agent serbe très introduit dans les grands clubs flamands, qui est soupçonné d’avoir manipulé deux matchs et échafaudé un système de blanchiment de l’argent des commissions.

   


Le scandale a mis en évidence la dérégulation des pratiques et la consanguinité d’un milieu où les conflits d’intérêts sont à chaque coin de rue, et pas uniquement chez les agents : « Pro League », la ligue professionnelle de football belge, est présidée par Marc Coucke, propriétaire d’Anderlecht, le grand club bruxellois. « Ce n’est pas normal », a d’ailleurs fait remarquer l’intéressé, qui quittera le poste à moyen terme.
Figure tutélaire des Diables rouges, l’ex-capitaine Vincent Kompany a rapidement appelé à rendre le marché des transferts transparent et s’est dit, avec son franc parler coutumier, pas surpris du scandale compte tenu « du milieu du foot » : « Le lien est étroit avec les pratiques en vigueur dans les milieux du trafic d’êtres humains, de drogue ou dans la prostitution. »
Pour répondre à cette affaire qui monopolise la presse belge, le gouvernement a été forcé de réagir. La profession d’agent devrait enfin être réglementée avec l’obtention d’une licence : une proposition de loi en ce sens patientait depuis sept ans. La ministre des affaires sociales, Maggie de Block, a menacé de revoir le système de réduction des cotisations sociales dont bénéficient les clubs pour rester compétitifs, si ceux-ci ne mettaient pas leurs affaires en ordre.
« On savait, oui. Mais où, et comment ? »
« C’est une période difficile mais opportune, veut croire Pierre François, directeur général de la “Pro League”. Sur les pratiques des agents, les événements récents ont eu le mérite de mettre sur la table des choses que tout le monde soupçonnait. On savait, oui. Mais la question était : où, et comment ? Dès lors, nous prenons l’initiative de ne pas attendre, de bousculer la table et d’aller au fond des choses le plus rapidement possible. »
Un groupe d’experts nommés par la Ligue est chargé de faire des recommandations sur lesquelles Pierre François a déjà son idée : limitation des commissions, du nombre de joueurs associés à un agent au sein d’une même équipe, impossibilité de représenter un club et un joueur dans un même transfert, ou d’être rémunéré d’une autre manière par un club… La Belgique s’interroge même sur l’opportunité d’obliger les joueurs à rémunérer eux-mêmes les agents. « Nous allons avoir des moments compliqués, peut-être perdre quelques joueurs pour notre championnat en raison de ces nouvelles contraintes, mais nous sommes persuadés que c’est le moment d’avancer, beaucoup plus vite que nous ne l’aurions fait sans cette piqûre », estime l’ancien dirigeant du Standard de Liège.
La « piqûre » a-t-elle été téléguidée ? Une partie du football belge soupçonne Marc Coucke, milliardaire de l’industrie pharmaceutique et nouveau propriétaire d’Anderlecht, d’avoir favorisé le déclenchement d’une enquête, fin 2017. Chronologiquement, le début de l’enquête par l’unité des fraudes sportives de la police fédérale belge correspond à la période du rachat du club par l’homme d’affaires, notoirement opposé à l’emprise de Mogi Bayat sur le football local et Anderlecht en premier lieu. De là à prendre le risque de provoquer ce tsunami…
« Tout seul, Bayat n’aurait rien pu faire »
Certains avaient senti monter la vague. Nenad Petrovic, agent important du football belge il y a quelques années, prédisait en avril dans le magazine Sport : « On voit des transferts complètement improbables et des montants que personne ne comprend. Dans ces clubs [il cite Charleroi, Anderlecht et Gand], le nom de l’agent est plus important que la qualité du joueur. (…) Heureusement, l’arrivée de Marc Coucke devrait tout changer. Ça va être une révolution pour le foot belge parce que tout cet équilibre précaire, avec Anderlecht dans le rôle principal, va être rééquilibré. Je pense qu’un séisme est en préparation. »
Le même Petrovic, au surlendemain des perquisitions, dans le journal L’Avenir : « Mogi Bayat n’est qu’une créature qui a été autorisée à agir par toutes les hautes instances du foot belge, à commencer par les dirigeants des clubs. Il a été malin, a utilisé toutes les ficelles et a profité du système. (…) Mais, tout seul, il n’aurait rien pu faire. Lorsqu’on laisse les clés d’un club à un agent, c’est la fin de ce club. Si on lui offre les clés d’une compétition, c’est pareil. »
Un autre agent, Eric Depireux, confirme dans les colonnes du Soir : « Pour que ces individus puissent imposer ce système, c’est que cela arrangeait tout le monde. Personne ne peut tomber des nues. Ce serait dommage que Bayat soit le seul à payer la note parce que tout le monde est un peu coupable. »
Les victimes, elles, sont connues et très discrètes pour le moment : les joueurs sont en position d’attente et les supporteurs ont été sommés par la fédération de ne pas faire référence aux affaires pour la reprise du championnat, le week-end dernier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le parti de la chancelière allemande est crédité de 26 % des voix aux élections de dimanche.
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Angela Merkel s’apprête à subir un nouveau revers électoral dans la Hesse

Le parti de la chancelière allemande est crédité de 26 % des voix aux élections de dimanche.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h01
    |

            Thomas Wieder (Kassel (Hesse), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Ses adversaires sont prévenus. Angela Merkel n’a aucunement l’intention de lier l’avenir de son gouvernement au résultat des élections régionales qui auront lieu, dimanche 28 octobre, dans la Hesse. « On ne peut pas considérer chaque élection régionale comme une élection législative en miniature », a déclaré la chancelière allemande, mardi 23 octobre, sur HR-Info, une radio publique de Francfort.
Ne surtout pas donner au scrutin de dimanche une portée nationale : tel est donc le mot d’ordre de Mme Merkel, alors que son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), s’apprête à essuyer un revers historique dans la Hesse. Aux régionales de 2013, les conservateurs y avaient recueilli 38,5 % des voix. Mi-septembre, ils étaient encore crédités de plus de 30 % d’intentions de vote. Dans les derniers sondages, ils ne sont plus donnés qu’à 26 %.
Quinze jours après le très mauvais score obtenu par ses alliés de l’Union chrétienne-sociale (CSU) en Bavière (37,2 %, soit 10,5 points de moins qu’en 2013), Mme Merkel sait qu’elle a tout à craindre du résultat de dimanche. En Bavière, après tout, c’est une CSU très « frondeuse » vis-à-vis la chancelière et de sa politique qui a été sanctionnée par les électeurs. Dans la Hesse, au contraire, les partisans de Mme Merkel ne pourront pas imputer à d’autres le recul de la CDU, d’autant plus que la tête de liste régionale, Volker Bouffier, qui dirige l’exécutif régional depuis 2010, est un fidèle de la chancelière.
Promesse aux propriétaires de véhicules diesel
Consciente de l’enjeu, celle-ci a d’ailleurs décidé de s’impliquer très directement dans la campagne, en participant, aux côtés de M. Bouffier, à pas moins de quatre meetings en quatre jours. Afin de convaincre les électeurs de voter pour la CDU, Mme Merkel s’est en outre engagée à tout faire pour empêcher que ne s’applique la décision du tribunal administratif de Wiesbaden, rendu le 5 septembre, qui...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 22/10/2018
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« Le Grand Bain » : le ballet aquatique des bras cassés

Avec sa fine équipe masculine, Gilles Lellouche signe une comédie chorale joyeusement mélancolique, décroissante, tendre et décalée.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 07h27
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



   


L’avis du « Monde » – à voir
Trop rares sont les comédies populaires fran­çaises qui ne courent pas après le succès – qui peut d’ailleurs se révéler un insuccès – en appliquant une formule resucée. C’est peut-être de se ressourcer à The Full Monty (1997), de Peter Cattaneo, qui faisait s’effeuiller ses chômeurs-strip-teaseurs sur fond de démantèlement métallurgique et de libéralisme thatchérien, qui donne à ce Grand Bain ce petit goût excentrique, collectif et absurde qui lui va si bien. Renouant avec une vocation de réalisateur plutôt sporadique et jusqu’ici à ­moitié assumée (Narco, avec Tristan Aurouet, 2004 ; Les Infidèles, avec Jean Dujardin, 2012), l’acteur Gilles Lellouche convoque pour ce faire un imposant aréopage de virilités malmenées par la vie, parsème son récit de rôles féminins par contraste bien trempés, pour ne pas dire sévèrement « burnés », et jette tout ce petit monde dans l’eau du bain pour ­signer une comédie chorale joyeusement mélancolique, décroissante, tendre et décalée.

        Lire l’analyse :
         

          La piscine au cinéma, un rectangle qui échappe aux lois du réel



Reprenons du début. Voici Bertrand (Mathieu Amalric), dépressif chronique mais mari aimé, qui a dépassé depuis belle lurette le stade du faux-semblant. Laurent (Guillaume Canet), l’homme en colère quitté par sa femme, qui ne sait plus que régler des comptes avec la vie. Marcus (Benoît Poelvoorde), le petit patron mythomane qui coule avec sa boîte sans vouloir l’admettre. Simon (Jean-Hugues Anglade), le rockeur has been qui y croit encore mais ne peut même plus en convaincre son adolescente de fille. Thierry (Philippe Katerine), l’employé ­hypertimide de la piscine municipale qui se gave de sucreries. Avanish (Balasingham Thamilchelvan), le Sri-Lankais jovial et rondouillard qui ne parle pas un mot de français et en lequel le groupe trouve, pour cette raison même peut-être, une source solide de compréhension et de réconfort.

        Lire la critique parue lors du Festival de Cannes :
         

          Avec « Le Grand Bain », Gilles Lellouche s’offre son « Full Monty »



Figures féminines à poigne
On a cité les piliers de l’équipe masculine du film, rassemblés pour les besoins de l’histoire à la piscine municipale, et formant, tout en rondeurs, biceps tombants et graisses superflues, une équipe de natation synchronisée qui devient évidemment la risée des vrais sportifs du cru. On n’en a cure et l’on n’en prépare pas moins les championnats du monde en Suède, tranquillou. La raison en est simple : la tiédeur aquatique protège des vicissitudes du monde extérieur, l’humidité embue la cruauté environnante. C’est aussi qu’à plusieurs, on se tient d’autant plus chaud, et que la somme des échecs et des handicaps réunis dans cette équipe de bras cassés pourrait, allez savoir, se transformer en grâce.

   


Autour de ces mecs en chute libre qui trouvent à surnager dans la pratique d’un sport de filles, le réalisateur prend soin de disposer quelques figures féminines à poigne, qui permettent à ces champions olympiques de la lose de secouer leur léthargie et de lutter contre la fatalité. Il y a là Delphine (Virginie Efira), ex-alcoolique et entraîneuse bien secouée, qui lit clope au bec du Rainer Maria Rilke à ces messieurs. Amanda (Leïla Bekhti), son ancienne co­équipière devenue paralysée, qui la remplace sur le mode Mère Fouettarde, en passant sa hargne et ses nerfs sur cette équipe de mâles lambda. Claire enfin (Marina Foïs), la femme de Bertrand, modèle d’amour, de solidarité, de stoïcisme et de compréhension.

        Lire l’entretien avec Guillaume Canet :
         

          « Sans Jean Rochefort, je n’aurais pas eu autant de chance »



Matière vivante, drôle et subtile
C’est en imaginant rétrospectivement l’amusant patchwork que devait constituer ce projet sur le papier, avec toutes les tentations afférentes de le figer en énième gelée du rire français, qu’on ne peut qu’admirer la matière vivante, drôle et subtile, qu’en a tirée Gilles Lellouche. Une ligne claire et d’une modestie bienvenue, avec le souci de ne pas en rajouter sur le plan scénaristique. Une volonté de donner une profondeur à suffisamment de personnages. Une fluidité et une légèreté de touche dans la manière d’agencer cette machinerie redoutable qu’est un film choral. Tunnels musicaux dynamisants (Physical, d’Olivia Newton-John) et sens efficace du croquis drolatique font le reste du travail.
Mentionnons enfin, sans que le film en appelle pour autant au Grand Soir ni ne se considère davantage comme le brûlot comique qui va nous en montrer la voie, une envie de déboussoler un peu les valeurs dominantes de l’époque, et partant, le système qui les soutient. La beauté. La ­jeunesse. La réussite. La compétitivité. L’égoïsme et l’égotisme généralisés. On en passe, et des meilleures. Rien de tout cela ici, juste une bande de quinquas ventripotents qui se serrent les coudes en slip de bain et que la pure fantaisie d’une fable à contre-courant destine à une improbable success story. Le vrai succès est naturellement à chercher ailleurs, du côté du challenge démocratique qui a permis à autant d’acteurs et d’actrices, et non des moindres, de se mettre ensemble à disposition du film.

Film français de Gilles Lellouche. Avec Virginie Efira, Leïla Bekhti, Marina Foïs, Mathieu Amalric, Benoît Poelvoorde, Guillaume Canet, Jean-Hugues Anglade, Philippe Katerine, Balasingham Thamilchelvan, Alban Ivanov (1 h 58). Sur le Web : www.festival-cannes.com/fr/films/le-grand-bain et www.facebook.com/STUDIOCANAL.FRANCE

Les sorties cinéma de la semaine (mercredi 24 octobre)
Les Ames mortes, documentaire français et suisse de Wang Bing (à ne pas manquer)People That Are Not Me, film israélien d’Hadas Ben Aroya (à ne pas manquer)La Tendre Indifférence du monde, film kazakh et français d’Adilkhan Yerzhanov (à ne pas manquer)Le Rouge et le Gris. Ernst Jünger dans la Grande Guerre, documentaire français de François Lagarde (à ne pas manquer)Cold War, film polonais, anglais et français de Pawel Pawlikowski (à voir)L’Envers d’une histoire, documentaire français et serbe de Mila Turajlic (à voir)Le Grand Bain, film français de Gilles Lellouche (à voir)Halloween, film américain de David Gordon Green (pourquoi pas)Jean-Christophe & Winnie, film d’animation américain de Marc Forster (pourquoi pas)Quien te cantara, film espagnol et français de Carlos Vermut (on peut éviter)
A l’affiche également :
Bamse au pays des voleurs, film d’animation suédois de Christian RylteniusChair de poule 2, les Fantômes d’Halloween, film américain d’Ari SandelDakini, film bouthanais de Dechen RoderInvasion, film iranien de Shahram MokriPlace de la République, printemps 2016, documentaire français de Leila Ben Aribi





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ 26 millions de Sud-Africains auraient recours à la médecine traditionnelle qui prescrit la marijuana comme traitement.
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Les Sud-Africains se soignent au cannabis



Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-10-24T17:17:17+02:00"

        Le 24.10.2018 à 17h17






Durée : 02:05 | 

Le 18 septembre, la Cour constitutionnelle sud-africaine a légalisé la consommation de marijuana à usage personnel pour les adultes, jusque-là interdite et punie de prison. La plus haute instance judiciaire du pays a laissé deux ans au Parlement pour adopter un nouveau texte afin de formaliser cette décision. Une annonce qui réjouit les médecins traditionnels et leurs patients.


                

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Java est une femelle née il y a huit jours. La dernière naissance d’un orang-outan remontait à 2005, a rappelé mercredi le Muséum national d’histoire naturelle.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Naissance d’un orang-outan au jardin des Plantes à Paris

Java est une femelle née il y a huit jours. La dernière naissance d’un orang-outan remontait à 2005, a rappelé mercredi le Muséum national d’histoire naturelle.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 17h40
   





                        



   


Voilà plus de quinze ans que la ménagerie du jardin des Plantes à Paris n’avait accueilli un tel événement. La famille d’orangs-outans de l’établissement vient de s’agrandir avec la naissance de Java, une femelle née il y a huit jours. La dernière naissance d’un orang-outan remontait à 2005, a rappelé mercredi 24 octobre le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN).
Java est un orang-outan de Bornéo, espèce en péril. Elle a pour mère Théodora, une femelle « calme et posée », âgée de 30 ans, selon le Muséum. Née à Jersey, elle est arrivée en 2007 à la ménagerie, accompagnée de sa fille Tamu, née en 2004 en Angleterre. Banggi, le père de Java, est un jeune mâle né en 2006 en Espagne.

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L’« histoire d’amour » a démarré avec l’arrivée du mâle à la ménagerie en 2016. « L’attirance de Banggi envers Théodora a été immédiate », selon le Muséum. C’est un « couple fusionnel ». Mais Banggi est actuellement séparé de Théodora, « car dans la nature les mâles n’élèvent pas leur progéniture », précise le Muséum.
Liste rouge
Java est le cinquième orang-outan à rejoindre le groupe, la doyenne étant la célèbre Nénette, qui frise la cinquantaine. Née vers 1969 dans les forêts de Bornéo, victime de braconnage, Nénette est arrivée à la ménagerie parisienne en 1972.
Les orangs-outans figurent sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en tant qu’espèce en danger critique d’extinction. En vingt ans, les populations d’orangs-outans ont perdu 80 % de leur territoire et se sont réduites de moitié. Il resterait entre 50 000 et 60 000 orangs-outans de Bornéo.

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Le Muséum a depuis plusieurs années le projet de rénover et d’agrandir l’enclos des orangs-outans de la ménagerie, pour un coût total de 3 millions d’euros. Il veut notamment construire une grande « volière » extérieure pour ces grands singes. Une campagne de parrainage pour aider au financement du projet a été lancée le 11 octobre sur la plate-forme Ulule. A ce jour, 15 700 euros ont été recueillis.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Les députés de la majorité, en conflit ouvert avec Saïd Bouhadja, ont élu Mouad Bouchareb pour le remplacer.
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Compte rendu

En Algérie, le président « légal » de l’Assemblée refuse de céder le perchoir

Les députés de la majorité, en conflit ouvert avec Saïd Bouhadja, ont élu Mouad Bouchareb pour le remplacer.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-10-24T14:29:44+02:00"

        Le 24.10.2018 à 14h29






    
Le président de l’Assemblée nationale populaire, Saïd Bouhadja, à Alger, le 27 février 2018.
Crédits : KAYHAN OZER / AFP


En Algérie, l’Assemblée nationale populaire (APN) a élu son nouveau président, mercredi 24 octobre, mais le sortant, en conflit ouvert avec la majorité parlementaire, se proclame légalement toujours en fonction, laissant craindre un possible imbroglio institutionnel.
Mouad Bouchareb, 47 ans, a été élu sans surprise président de l’APN, avec 320 voix pour et une abstention. Il était jusqu’ici chef du groupe parlementaire du Front de libération nationale (FLN), le parti du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, qui détient 161 des 462 sièges à la chambre basse du Parlement. Unique candidat, il était également soutenu par les 100 députés du Rassemblement national démocratique (RND), du premier ministre Ahmed Ouyahia, et par ceux de deux autres partis de la majorité présidentielle. L’opposition a boycotté la séance.

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Le titulaire sortant du perchoir, Saïd Bouhadja, 80 ans, lui-même membre du FLN, a martelé mercredi qu’il « demeure le président légal et légitime de l’APN » et dénoncé une « atteinte » à « l’Etat de droit », à « la séparation des pouvoirs » et au « respect des institutions ».
« Une situation délirante »
Selon la Constitution, « le président de l’APN est élu pour la durée de la législature » et aucune procédure légale de destitution n’est prévue. Les députés de la majorité ont donc argué de « l’incapacité » de M. Bouhadja à « assurer ses fonctions, du fait de son désaccord avec les députés et son refus de démissionner » pour constater « la vacance » du poste.
L’accusant notamment de « mauvaise gestion », cinq partis de la majorité, dont le FLN et le RND, réclament en vain depuis fin septembre la démission de M. Bouhadja, élu au perchoir en mai 2017 par l’APN tout juste issue des législatives. M. Ouyahia et le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, ont eux-mêmes réclamé publiquement sa démission.

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L’opposition a dénoncé une lutte politique entre clans du pouvoir et une atteinte aux institutions. Pour la constitutionnaliste Fatiha Benabbou, M. Bouhadja reste « légalement le président » de l’APN, car le constat de vacance « n’a pas été établi juridiquement selon les règles ». « Nous risquons de nous retrouver avec deux présidents » à l’APN, « un président légal et un président de fait », craint cette professeure de droit à l’université d’Alger : « C’est une situation délirante. »


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Un reporter, un photographe et leur chauffeur ont été assassinés à la frontière colombienne alors qu’ils enquêtaient sur le trafic de drogue.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail          Un nom inscrit d’une écriture fine sur un registre d’hôtel : Javier Ortega. Profession : journaliste au quotidien équatorien El Comercio. C’est le dernier écrit laissé, le lundi 26 mars, par ce reporter de 32 ans. A 7 h 10, des caméras de surveillance le filment en train de quitter l’Hôtel El Pedregal, à San Lorenzo, dans le nord-ouest du pays, en compagnie du photographe Paul Rivas, 45 ans, et de leur chauffeur, Efrain Segarra, 60 ans. Les trois hommes prennent la direction de Mataje, dernier village avant la frontière colombienne. Leurs corps, criblés de balles, seront retrouvés trois mois plus tard à plusieurs dizaines de kilomètres de là, dans la région de Nariño (Colombie), où opèrent de nombreux groupes de narcotrafiquants.          Que s’est-il passé dans la jungle escarpée qui tient lieu de frontière ? Un groupe de dix-neuf reporters indépendants équatoriens et colombiens s’est constitué pour le savoir. Pour des raisons de sécurité, ils travaillent sous couvert d’anonymat. L’organisation Forbidden Stories (« histoires interdites »), dont la vocation est de poursuivre le travail des journalistes menacés, emprisonnés ou assassinés, a enquêté avec eux afin de comprendre ce qui s’est passé après la disparition du trio, le 26 mars.          Yadira Aguagallo, la compagne du photographe, se souvient lui avoir dit : « S’il te plaît, cette fois n’y va pas ! Je sens que c’est très dangereux. » C’était la troisième fois, depuis le début de l’année, que Paul Rivas partait en reportage à la frontière. De fait, il s’agit bien d’une zone à risque, théâtre de multiples épisodes de violence. Six jours plus tôt, trois militaires avaient été tués et un autre blessé dans l’explosion d’un engin artisanal à Mataje.          Guérilleros et cartels                  ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Un bateau de commerce grec a été découvert à 2 000 mètres de profondeur, dans la mer Noire, par une équipe d’archéologues.
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Découverte dans la mer Noire d’une épave intacte datant de 400 avant J.-C.

Un bateau de commerce grec a été découvert à 2 000 mètres de profondeur, dans la mer Noire, par une équipe d’archéologues.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h36
   





                        



Il s’agit de la plus vieille épave intacte découverte jusqu’ici. Un bateau de commerce grec qui remonte à l’an 400 avant Jésus-Christ, encore équipé de son mât, de son gouvernail et de ses bancs de rames, a été retrouvé au fond de la mer Noire par une équipe d’archéologues.
L’annonce a été faite mardi 23 octobre par l’expédition anglo-bulgare Black Sea Map, qui sonde depuis trois ans les fonds de la mer Noire sur plus de 2 000 km² au large de la Bulgarie, avec l’aide d’un sonar et d’un véhicule télécommandé équipé de caméras conçues pour l’exploration en eaux profondes.
Si l’épave, longue de 23 mètres, est encore en bon état c’est parce qu’elle a été retrouvée à une profondeur où l’eau est dépourvue d’oxygène et peut donc « conserver les matières organiques pendant des milliers d’années », a précisé l’équipe de chercheurs. Ce « type de bateau de commerce grec avait jusqu’ici seulement été observé sur [les décorations] d’anciennes poteries grecques », ont souligné les scientifiques.
Découverte de multiples épaves
Le professeur Jon Adams, directeur du Centre d’archéologie maritime de l’université de Southampton (dans le sud de l’Angleterre) et qui est l’un des dirigeants de l’expédition, reste encore stupéfait par cette découverte :
« Je n’aurais jamais pensé qu’il serait possible de retrouver intact, et par 2 000 mètres de profondeur, un navire datant de l’Antiquité. Cette découverte va changer notre compréhension de la construction navale et de la navigation à l’époque antique. »
Outre ce bateau, l’équipe de chercheurs a découvert, pendant cette expédition, plus de soixante épaves remontant à l’Antiquité, à l’époque romaine et jusqu’au XVIIe siècle. L’étude portant initialement sur l’évolution du niveau de la mer et l’immersion de la région de la mer Noire, la découverte des épaves « est une heureuse conséquence » de ces recherches, a souligné sur la BBC l’archéologue Helen Farr, associée au projet.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ La décision de Bruxelles « ne change rien », assure l’exécutif italien. Ce n’est pas tout à fait vrai. Rome pourrait, à terme, être officiellement visé par une « procédure pour déficit excessif ».
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Rejet du budget italien : que risque l’Italie de Salvini ?

La décision de Bruxelles « ne change rien », assure l’exécutif italien. Ce n’est pas tout à fait vrai. Rome pourrait, à terme, être officiellement visé par une « procédure pour déficit excessif ».



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h05
    |

            Mathilde Damgé et 
Maxime Vaudano








                        




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Italie : un déficit budgétaire 3 fois supérieur aux prévisions initiales
Le budget italien pour 2019 affiche un déficit prévisionnel de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB), contre 0,8 % promis en juillet. Et une détérioration structurelle (creusement du déficit lié à des réformes) de 0,8 % du PIB en 2019, contre un effort structurel attendu de 0,6 % (réductions budgétaires liées à des réformes).





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La Commission européenne a durci son bras de fer avec la coalition populiste au pouvoir en Italie en rejetant son projet de budget 2019, une première dans l’histoire de l’Union européenne. Mardi 23 octobre, le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, a demandé à l’Italie de réviser son budget. Une décision qui, contrairement à ce que claironne l’exécutif italien, ne devrait pas être sans conséquence pour Rome.

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La menace de la procédure et des sanctions
Selon les règles européennes, l’Italie dispose maintenant de trois semaines pour présenter un budget révisé. Si sa nouvelle copie est retoquée, Rome pourrait être officiellement visé par une « procédure pour déficit excessif ».
Ce mécanisme est pensé comme un moyen de pression sur les Etats qui ne respectent pas les objectifs budgétaires fixés par les traités européens. A l’issue d’un long processus, les institutions européennes peuvent infliger à l’Etat récalcitrant des sanctions financières pouvant aller jusqu’à 0,2 % de son PIB, soit 3,4 milliards d’euros dans le cas de l’Italie.
Dans les faits, cette issue est très improbable : en 2009-2012, pendant la crise des dettes souveraines, quinze des dix-sept Etats membres de la zone euro s’étaient retrouvés visés par de telles procédures, sans jamais faire l’objet de véritables sanctions. Même la France, qui était en déficit excessif pendant neuf ans (2009-2018), y a échappé.
Il est politiquement très délicat pour la Commission européenne de manier ainsi le bâton, en infligeant, de façon assez paradoxale, des dépenses supplémentaires à un pays qui peine à réduire son déficit. Dans le cas de l’Espagne et du Portugal, en 2016, Pierre Moscovici avait ainsi évoqué la possibilité de « sanctions égales à zéro » ; dans ce cas, la sanction est symbolique et permet de rappeler les règles du pacte de stabilité sans pénaliser un pays qui essaie déjà d’apurer ses finances publiques.
L’institution bruxelloise n’est de toute façon pas seule à prendre cette décision : il faut l’accord d’une grande majorité des Etats membres pour en sanctionner un autre.


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Le contexte


Qui gouverne en Italie ?
Depuis les élections de mai, deux partis assez différents gouvernent ensemble : le premier d'extrême droite, la Ligue, et le second "anti-système", le Mouvement 5 étoiles (M5S). Ils ont pour point commun d'être europhobes et populistes. Le M5S naît en 2009 de l'alliance d'un célèbre humoriste, Beppe Grillo, et d'un informaticien inconnu, Gianroberto Casaleggio, mort en 2016. Le parti découle d'un mouvement social anti-élites et anticorruption agrégé depuis 2005 autour du très populaire blog de l'humoriste. A l'origine, le M5S a pris ce nom pour énoncer cinq priorités : retour au public de la gestion de l'eau, zéro déchet, transports publics, énergies renouvelables et Wi-Fi gratuit. Le 5, écrit en chiffre romain (V), fait aussi référence au vaffanculo fondateur. De son côté, la Ligue a été fondée en 1989 par Umberto Bossi en fusionnant la Ligue lombarde et dix mouvements régionalistes et autonomistes du nord de l'Italie. Les discours de la Ligue puisent dans les différences socio-économiques italiennes, cultivant les thématiques d'un pays à deux vitesses dans lequel le Sud serait un poids pour le Nord. Elle est résolument xénophobe et anti-immigration.



La véritable menace, celle des marchés
Pour le gouvernement au pouvoir en Italie, mêlant extrémistes de droite et antisystème, le risque est plutôt psychologique : les reproches de Bruxelles risquent d’attiser les inquiétudes des agences de notation et des investisseurs sur la stabilité économique du pays, et sa capacité à rembourser ses emprunts. Ce qui entraînerait une hausse des taux d’intérêts et donc, dans un cercle vicieux, de sa dette.
D’ores et déjà, le « spread » (la différence entre les taux d’emprunt italien et allemand à dix ans) a bondi à son plus haut niveau depuis cinq ans. « L’officialisation du rejet du budget italien par l’Europe a renforcé la vague d’aversion au risque très forte », déjà présente ces dernières semaines, explique Guillaume Martin, stratégiste obligataire chez Natixis. « La dette italienne a subi un fort impact et la dette allemande fait plus que jamais valeur de refuge », a-t-il résumé. Ce report des investisseurs vers les placements sûrs profite aux emprunts allemands… et français.

   


L’indice phare de la Bourse italienne, le FTSE Mib, a perdu 13 % en un mois et le patron du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, a reconnu un risque de contagion pour le système bancaire en Italie, déjà fragile. Premier signal d’inquiétude, l’agence de notation financière Moody’s a revu mardi la note de plusieurs banques et institutions financières italiennes dans le sillage de sa décision d’abaisser la note de l’Italie.

        Lire aussi :
         

                L’inquiétude pour les banques italiennes ressurgit






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Le ministre chargé des relations avec les collectivités territoriales défend le « pacte girondin » de l’exécutif.
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édition abonné


Sébastien Lecornu : « Il y a une communauté de destin entre l’Etat et les collectivités territoriales »

Le ministre chargé des relations avec les collectivités territoriales défend le « pacte girondin » de l’exécutif.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h53
    |

            Patrick Roger et 
Olivier Faye








                        



                                


                            

Le nouveau ministre chargé des relations avec les collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, explique comment il entend mettre en œuvre l’« esprit de Quimper » proposé par le président de la République le 21 juin.
Que veut dire le « reset » avec les collectivités territoriales que le président de la République a appelé de ses vœux ?
Dans l’exigence d’un bon service public rendu à nos concitoyens, il y a une communauté de destin entre l’Etat, son gouvernement, le Parlement et les collectivités territoriales. Cela ne veut pas dire que toutes ces composantes de l’action publique doivent être d’accord sur tout et tout le temps. En revanche, nous avons ensemble une exigence pragmatique et impérieuse de résultat.
Les trois grandes associations d’élus dénoncent une volonté de recentralisation. Comment les rassurer ?
Le gouvernement n’a rien recentralisé, il poursuit un dialogue continu avec les collectivités locales dans le cadre de la Conférence nationale des territoires. Il défend une révision constitutionnelle permettant la différenciation territoriale. Le président de la République, dans l’esprit de Quimper, souhaite passer d’un débat parfois théorique sur la décentralisation de compétences à une décentralisation de projet. C’est cela le nouveau pacte girondin. Je suis profondément attaché à notre modèle d’Etat-nation mais, dans une démocratie moderne, on doit pouvoir désormais organiser des différenciations territoriales.

Etes-vous prêts à aller plus loin dans le champ des expérimentations pour les collectivités ?
Oui. Il faut arriver à trouver un chemin entre la notion d’égalité et le respect des spécificités locales. Il nous faut développer le sur-mesure et non plus le prêt-à-porter, passer de l’Etat qui enchaîne les appels à projet avec des cahiers des charges depuis Paris à un « Etat maître tailleur », qui sait s’adapter aux territoires en partant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ L’un des plus célèbre vidéastes en ligne est accusé d’avoir profité de son siège à une commission pour bénéficier d’une aide de 50 000 euros. Un cas loin d’être unique.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Aides du CNC : le Youtubeur Cyprien se défend de tout conflit d’intérêts

L’un des plus célèbre vidéastes en ligne est accusé d’avoir profité de son siège à une commission pour bénéficier d’une aide de 50 000 euros. Un cas loin d’être unique.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 14h30
    |

            William Audureau








                        



   


Cyprien (de son vrai nom Cyprien Iov), l’un des plus célèbres youtubeurs français – ou créateurs de contenu sur Internet, comme il préfère dire –, est la cible depuis début octobre de membres du forum 18-25 de jeuxvideo.com. Dans un Tweet devenu viral (5 000 partages), un compte anonyme surnommé « L’élite voit tout », clin d’œil au surnom de la sulfureuse communauté, a évoqué un « conflit d’intérêts grave » lié à la présence de Cyprien à la commission du Fonds d’aide aux créateurs vidéo sur Internet, une commission mise en place en 2017 par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) pour aider les vidéastes.
Lors de la séance du 28 avril 2018, celle-ci a accordé 50 000 euros de subvention à la société de production de Cyprien Iov, Periple, alors même qu’il était membre de la commission. « Sous pretexte que j’ai une chaîne populaire sur Internet, il ne faudrait pas que j’aie droit de demander des aides ? Une humoriste inconnue a eu la même aide que moi, mais là ça ne pose pas de problème. J’essaie de créer du contenu, ça peut ne pas plaire à tout le monde mais je fais de mon mieux », écarte l’intéressé, lors d’un entretien téléphonique avec Le Monde le 23 octobre.
Pour limiter les risques d’arrangement, l’article 122-8 du règlement de l’administration leur interdit de siéger durant la séance qui les concerne : ce dont s’est effectivement abstenu Cyprien lors de la séance du 28 avril.
Les commissions du CNC régulièrement dans le viseur
Du côté du CNC, on ne comprend pas la polémique : « Ceux qui s’interrogent ne connaissent pas le fonctionnement : le principe des commissions est de mettre des experts dans les commissions, et au sein de celles-ci Cyprien, ou tout autre auteur ou réalisateur, a parfaitement le droit de présenter un dossier. Cyprien n’est pas du tout un cas unique », indique-t-on au sein du comité.
Si c’est la première fois qu’un créateur de contenu vidéo sur YouTube est cité, le débat de fond n’a rien de nouveau. Pour ses différentes commissions d’attribution d’aides aux différents secteurs culturels (une soixantaine en tout), le CNC fait systématiquement appel à des professionnels des industries concernées. Ce mode de fonctionnement, censé assurer l’expertise des jugements, est régulièrement accusé de longue date de favoriser les ententes entre jurés.
Dans une enquête publiée en 2012, le site Gamekult avait calculé que 27 % des aides allouées par ce fonds d’aide au jeu vidéo revenaient directement ou indirectement à des membres du jury. La cour des comptes avait alerté en octobre de la même année sur les risques de conflits d’intérêt. « Le renouvellement des membres des commissions d’attribution des aides n’est pas pleinement satisfaisant et ces derniers peuvent parfois être « juges et parties » au sein de ces instances. Le CNC s’est engagé à limiter, dans certains cas, le nombre de mandats effectués », relevait-elle dans son rapport.
« C’est tout le système que l’on remet en cause, juste parce que je suis créateur de contenu et que j’ai une chaîne populaire sur Internet, on pense que j’ai abusé », s’agace Cyprien Iov. « Mais les commissions sur le cinéma et le jeu vidéo fonctionnent également comme ça, et ces aides sont parfois vitales pour ceux qui les demandent, membres de la commission ou pas. Ça m’embête qu’on se mette à réfléchir au bien-fondé du système du CNC parce qu’il y a mon nom et que je suis connu. »
Aider un secteur aux revenus instables
Le Fonds d’aide aux créateurs vidéo sur internet aura un an en novembre. Y a-t-il d’ores et déjà du copinage dans cette nouvelle commission ? Non, assure Cyprien. « Certains se connaissent, d’autres non. Solange [autre vidéaste très populaire], je l’ai rencontrée à la commission, on n’a pas débriefé sur sa demande. Les gens sont choisis avec sérieux et des gens du CNC sont aussi là pour répondre à nos questions. »
La commission dédiée aux « talents » d’Internet évalue une quarantaine de dossiers par séance, dont l’écrasante majorité est acceptée, mais avec des montants parfois inférieurs aux demandes. Cyprien Iov rappelle ainsi que pour son premier dossier, il avait obtenu 10 000 euros au lieu des 30 000 espérés. Il évoque des budgets allant de 80 000 à 110 000 euros par tournage.
Ce fonds d’aide a également vocation à soutenir une scène au modèle économique encore compliqué. Les créateurs de contenu s’appuient en effet principalement sur les revenus publicitaires de YouTube, dont les règles de rémunération évoluent de manière régulière et imprévisible, ainsi que sur des partenariats avec des marques, mais qui ne soutiennent pas les vidéastes lorsque ceux-ci s’engagent sur la voie du court-métrage et de la fiction, relève Cyprien. « Je ne suis pas attaché au système de la commission, précise-t-il. Mais ce fonds est important. »



                            


                        

                        


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Le Parlement européen vote pour l’interdiction des produits en plastique à usage unique

Les eurodéputés ont soutenu à une large majorité un texte visant à interdire les cotons-tiges, couverts, assiettes et autres pailles en plastique.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h27
   





                        



   


Les eurodéputés se sont largement prononcés mercredi 24 octobre en faveur de l’interdiction prochaine de certains objets en plastique à usage unique, comme les cotons-tiges. La Commission avait proposé à la fin de mai d’interdire une dizaine de catégories de produits à usage quotidien, qui représentent à eux seuls 70 % des déchets échoués à la fois dans les océans et sur les plages.
Parmi ces produits, les couverts, les assiettes, les pailles, les mélangeurs de cocktail, les tiges de ballons gonflables ou encore les touillettes, qui devront être fabriqués avec des matériaux plus durables.

Dans un texte approuvé mercredi à une vaste majorité (571 voix pour, 53 contre et 34 abstentions), le Parlement réuni à Strasbourg a proposé d’ajouter à cette liste des produits comme les emballages de fast-food en polystyrène ou les produits oxoplastiques, supposés biodégradables, mais qui se fragmentent en réalité en microparticules de plastique.
« Ça défigure nos plages, ça tue nos océans, ça tue nos animaux et (...) ça affecte la santé humaine. Alors s’il y a des alternatives, on interdit », a résumé la rapporteuse du texte, Frédérique Ries (Alde, libéraux). « Chaque minute, une tonne de plastique est déversée dans nos océans », a souligné l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, qui se félicite de ce vote « malgré le lobbying massif des industriels du plastique ».

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Le Conseil de l’UE doit désormais se prononcer
La Commission propose par ailleurs de limiter la consommation d’une autre catégorie de produits pour lesquels il n’existe par de solution de remplacement, tels les emballages à usage unique de burgers, de sandwichs ou de fruits.
Dans le texte approuvé mercredi, les députés proposent d’ajouter les déchets issus des produits du tabac, en particulier les filtres à cigarette contenant du plastique, pour qu’ils soient réduits de 50 % d’ici à 2025 et de 80 % d’ici à 2030.
« Le Parlement européen est entré dans l’histoire », s’est réjoui Justine Maillot au nom de Rethink Plastic, une alliance d’ONG pour un avenir sans plastique. « C’est maintenant aux gouvernements nationaux de garder une ambition haute et de résister à la pression des entreprises », a-t-elle ajouté.
« Disproportionné » réagit l’industrie du plastique
La fédération européenne du secteur PlasticsEurope a jugé ces mesures « disproportionnées » et a réclamé dans un communiqué « des règles plus claires ». « Les causes profondes des déchets marins sont une mauvaise gestion des déchets » et « un manque de sensibilisation », explique-t-elle. L’alliance Rethink Plastic, qui regroupe des ONG pour un avenir sans plastique, a qualifié le vote d’« historique ».

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Le Conseil de l’UE, qui représente les Etats membres, doit lui aussi se prononcer sur le texte de la Commission, ce qu’il espère faire d’ici à la fin de l’année. Des négociations en « trilogue », selon le jargon européen, pourront alors débuter entre le Parlement, le Conseil et la Commission pour s’accorder sur un texte final.
La Commission aimerait voir la nouvelle directive aboutir avant la fin de son mandat, en 2019, pour une entrée en vigueur des règles qui n’est pas prévue avant 2022. Des interdictions existent par ailleurs déjà au niveau national, en France par exemple, où les gobelets et assiettes en plastique seront interdits au 1er janvier 2020.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ L’Argentine soupçonne l’ancien fonctionnaire, qui a déposé un recours devant le Conseil d’Etat, d’avoir participé à plus de 500 faits de meurtres, tortures et séquestrations entre 1976 et 1983.
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Dictature argentine : la France autorise l’extradition de l’ex-policier Mario Sandoval

L’Argentine soupçonne l’ancien fonctionnaire, qui a déposé un recours devant le Conseil d’Etat, d’avoir participé à plus de 500 faits de meurtres, tortures et séquestrations entre 1976 et 1983.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h42
   





                        



   


Le gouvernement français a autorisé l’extradition vers l’Argentine de l’ex-policier franco-argentin Mario Sandoval, accusé de crimes contre l’humanité pendant la dictature (1976-1983), a appris Le Monde mercredi 24 octobre auprès des avocats du dossier.
Après un long bras de fer judiciaire, le premier ministre français, Edouard Philippe, et la ministre de la justice, Nicole Belloubet, ont signé le décret autorisant l’extradition de cet homme de 65 ans installé en France depuis 1985.
L’ancien policier a immédiatement formé un recours devant le Conseil d’Etat, a indiqué son avocat, Me Jérôme Rousseau. « Par tradition, ce recours est suspensif, l’usage républicain veut que l’Etat ne procède pas à une extradition avant l’examen du Conseil », a-t-il précisé. Le Conseil doit se prononcer « d’ici six à neuf mois », a ajouté l’avocat, qui considère que l’Etat français ne respecte pas la Convention européenne des droits de l’homme, « notamment en matière de présomption d’innocence ».
Quarante-cinq ans de lutte
Mario Sandoval a obtenu la nationalité française en 1997, ce qui n’empêche pas son extradition, car il n’était pas français à l’époque des faits. L’Argentine le soupçonne d’être mêlé à l’enlèvement et la disparition, le 30 octobre 1976, d’Hernan Abriata, étudiant en architecture qui fut détenu à l’Ecole de mécanique de la marine (ESMA). Quelque 5 000 personnes passées par ce centre clandestin de torture de la dictature argentin ont disparu, souvent jetées depuis des avions dans l’Atlantique.
Si l’Argentine soupçonne M. Sandoval d’avoir participé durant cette période à plus de 500 faits de meurtres, tortures et séquestrations, le dossier Abriata est le seul sur lequel elle s’appuie pour demander son extradition, car elle dispose d’une dizaine de dépositions l’impliquant.
« La France doit rendre une justice tant attendue par la famille Abriata, et en particulier sa mère, Beatriz, qui, à 92 ans, attend que Mario Sandoval soit jugé en Argentine, a déclaré au Monde, depuis Buenos Aires, la famille du jeune homme disparu. Nous posons la question au Conseil d’Etat : combien de temps encore la mère d’Hernan doit-elle attendre une minime compensation après tant d’années à réclamer justice ? Elle ne perd pas espoir. »
L’avocate de l’Etat argentin, Me Sophie Thonon-Wesfreid, a salué une « une victoire pour les droits de l’homme. Après quarante-cinq ans de lutte, la famille d’Hernan Abriata et en particulier la mère de la victime espèrent que cette dernière épreuve permette que Mario Sandoval réponde enfin des crimes contre l’humanité que la justice de son pays lui reproche. »
En mai 2014, la cour d’appel de Paris avait émis un premier avis favorable à l’extradition, cassé en février 2015 par la Cour de cassation. A son tour, la cour d’appel de Versailles avait donné un avis positif en octobre 2017. Un dernier pourvoi avait ensuite été rejeté le 24 mai. La plus haute juridiction française a entendu les arguments de l’Etat argentin, qui estime que l’étudiant n’étant pas réapparu depuis 1976, la prescription de la séquestration n’a pas commencé à courir car l’infraction n’a pas pris fin de manière certaine.

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Mario Sandoval, s’il est finalement extradé vers l’Argentine, doit être jugé lors du quatrième volet du « mégaprocès » sur les crimes commis dans l’enceinte de l’ESMA. Le troisième volet, qui s’est ouvert en novembre 2012, s’est terminé en novembre 2017 avec des peines de réclusion à perpétuité pour 29 des anciens tortionnaires.



                            


                        

                        

