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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ L’Assemblée nationale a voté, mardi, le projet de loi de finances gouvernemental pour l’année 2019. Le texte doit désormais faire l’objet d’un examen par le Sénat.
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Budget 2019 : les principales mesures adoptées par les députés

L’Assemblée nationale a voté, mardi, le projet de loi de finances gouvernemental pour l’année 2019. Le texte doit désormais faire l’objet d’un examen par le Sénat.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 17h26
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 17h48
    |

            Benoît Floc'h (Avec AFP)








                        


L’Assemblée nationale a adopté par 346 voix contre 181, mardi 23 octobre, en première lecture, la première partie du budget 2019 : les recettes de l’Etat. Présenté en conseil des ministres le 24 septembre, le projet de loi de finances va dorénavant être examiné par le Sénat. Il doit être adopté au plus tard le 21 décembre.
La philosophie générale
Le deuxième budget du quinquennat d’Emmanuel Macron est présenté comme la continuation du premier. « L’objectif à long terme de ce budget et de toute notre politique est de construire une nouvelle prospérité française », a expliqué Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, en ouverture des débats, le 15 octobre. Celle-ci, a-t-il ajouté, « ne repose pas sur toujours plus de dépense publique : elle sera le produit de la création de valeur par les Français et par nos entreprises ».
Malgré le ralentissement de la croissance économique, l’Assemblée nationale a entériné l’objectif, renouvelé cette année, du gouvernement de réduire la dette publique de cinq points, la dépense publique de trois points et les prélèvements obligatoires de un point sur le quinquennat.
Le projet de loi de finances prévoit de faire passer la dette de 98,7 % du PIB en 2018 à 98,6 % en 2019, la dépense publique de 54,6 % à 54 % et les prélèvements de 45 % à 44,2 %. Le déficit public de la France devrait se maintenir à 2,8 % du PIB, dont 0,9 point est dû à la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse pérenne de cotisations sociales.
Le budget 2019 fixe trois priorités : le travail, l’investissement, l’environnement. Pourtant, le message a vite été brouillé. Le gouvernement vante une baisse de 6 milliards d’euros d’impôts pour les ménages, mais sa politique continue d’apparaître inégalitaire à une grande partie de l’opinion. Début octobre, l’Institut des politiques publiques, un organisme de recherche indépendant, a calculé que les effets cumulés des réformes de 2018 et de 2019 mèneront à une perte de pouvoir d’achat pour les 20 % de Français les plus modestes quand les 1 % d’ultrariches verront leurs revenus dopés de près de 6 %.
Les entreprises bénéficieront, elles, de 19 milliards d’euros de baisses d’impôts et de cotisations. Durant les débats, la gauche a tenté de revenir sur la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune, votée en 2017. La droite a proposé de défiscaliser les heures supplémentaires. En vain dans les deux cas.
De nombreuses mesures, comme l’augmentation de la CSG pour les retraités et la revalorisation limitée de leurs pensions (+ 0,3 % pour une inflation estimée à 1,3 %), figurent dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Ce texte, porté par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, est examiné par l’Assemblée nationale à partir de mardi.
Les principales mesuresTaxe d’habitation 
Votée au début du quinquennat, la baisse de la taxe d’habitation va se poursuivre en 2019 avec une nouvelle étape de 3 milliards d’euros, appliquée à 80 % des foyers assujettis à cet impôt. Pour les 20 % de ménages les plus aisés, la suppression de la mesure ne devrait intervenir qu’en 2021.
Sur proposition du gouvernement, l’Assemblée nationale a par ailleurs maintenu l’exonération de taxe d’habitation et le dégrèvement de la contribution à l’audiovisuel public pour les 550 000 personnes concernées par la suppression de la « demi-part des veuves ».

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Fiscalité écologique 
La hausse de la fiscalité énergétique, destinée à orienter le comportement des consommateurs vers des activités moins polluantes, va se poursuivre en 2019, notamment en ce qui concerne les carburants. Selon le ministère de la transition écologique, les taxes sur le diesel augmenteront de 6,5 centimes d’euro par litre l’année prochaine, quand celles sur l’essence progresseront de 2,9 centimes. Par ailleurs, la taxe sur les véhicules polluants sera durcie mais le gouvernement a souligné qu’il financerait en parallèle « 200 000 primes » pour inciter les Français à acheter des voitures moins polluantes.

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Les entreprises du secteur industriel et du bâtiment devront, elles, assumer une hausse du prix du gazole non routier. Les secteurs ferroviaire, agricole, routier, la navigation fluviale et les bateau de pêche continueront à bénéficier, eux, du tarif réduit.
La taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) devrait quant à elle augmenter afin d’inciter au recyclage des déchets.
Prélèvement à la source 
A partir de janvier 2019, l’impôt sur le revenu sera directement prélevé sur les salaires et les pensions. Le projet de budget prévoit des mesures d’accompagnement, comme le versement en janvier de 60 % de certains crédits d’impôt devant normalement être versés à la fin de l’été. Les députés ont également voté un amendement qui permettra aux contribuables d’obtenir des explications sur la manière dont leur taux a été calculé.

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Impôt sur les sociétés 
La baisse de l’impôt sur les sociétés se poursuit en 2019 : le taux appliqué aux entreprises passera de 33,3 % à 31 % en 2019. Il doit diminuer jusqu’à 25 % en 2022.
Par ailleurs, l’Assemblée nationale a limité une mesure du gouvernement en faveur des entreprises. Celui-ci voulait étendre le bénéfice de l’exonération partielle d’impôt sur les plus-values à long terme sur la cession de filiales et de titres de participation (connue sous le nom de « niche Copé »). Cela ne sera le cas que pour les groupes fiscalement intégrés.
Petites taxes
C’est une spécialité française : près de deux cents impôts particuliers (sur les farines, les résidences mobiles terrestres ou sur les poinçonnages et essais des métaux précieux…) rapportent moins de 150 millions d’euros. A la demande du gouvernement, vingt ont été supprimées pour 2019 et l’Assemblée nationale en a ajouté quelques-unes à la liste.

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Réfugiés 
Contre l’avis du gouvernement, les députés ont voté, le 17 octobre, un amendement instaurant un crédit d’impôt pour les personnes hébergeant gratuitement un réfugié. Le président du groupe La République en marche de l’Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, a cependant précisé que cette disposition ne figurerait pas dans le projet voté mardi. En revanche, les députés ont voté des avantages fiscaux pour ceux qui mettraient des biens immobiliers à disposition de sans-abri ou de mal-logés.
Agriculteurs 
L’Assemblée nationale a voté un ensemble de mesures en faveur des agriculteurs. La transmission des fermes sera par exemple facilitée. Le « dispositif de dotation pour aléas », qui permet aux agriculteurs de se constituer une épargne de précaution durant les bonnes années, va être assoupli. L’abattement sur les bénéfices pour les jeunes agriculteurs sera lui révisé pour le recentrer sur les plus bas revenus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ L’Afrique subit les conséquences d’une décolonisation en bonne partie ratée, explique le professeur à Sciences Po Paris.
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Bertrand Badie : « Les puissances coloniales ont étouffé le panafricanisme »



LE MONDE
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        Le 23.10.2018 à 17h25






Durée : 03:53 | 

Dans son livre Quand le Sud réinvente le monde, Bertrand Badie explique que les nations du Nord ont phagocyté l’émancipation politique des anciennes colonies en imposant leur propre modèle d’organisation politique, celui de l’Etat-nation. « Les libérateurs africains étaient condamnés à être des protestataires plutôt que des bâtisseurs d’Etat-nation, non adaptés à l’historicité africaine », précise le professeur à Sciences Po Paris. Pour lui, les pays africains ont été cantonnés à un rôle secondaire sur la scène internationale après les indépendances, et l’Afrique bouleverse aujourd’hui l’agenda international. « Le continent est devenu le centre de gravité du jeu politico-diplomatique mondial. »


                

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon se trouve au cœur de deux enquêtes que les perquisitions du 16 octobre ont remises en lumière.
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Soupçons d’emplois fictifs et comptes de campagne : les deux affaires qui visent Mélenchon

La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon se trouve au cœur de deux enquêtes que les perquisitions du 16 octobre ont remises en lumière.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 17h50
    |

            Gary Dagorn








                        



   


Mardi 16 octobre, au petit matin, les officiers de police judiciaire ont mené une quinzaine de perquisitions dans les locaux de La France Insoumise, du Parti de gauche, de Mediascop, ainsi qu’aux domiciles d’une dizaine de cadres du parti, dont celui de Jean-Luc Mélenchon. Une intervention que ce dernier a qualifiée d’« acte politique » orchestré par le pouvoir exécutif macroniste, bien qu’elle ait été autorisée par un juge des libertés et de la détention, qui n’est pas soumis au ministère de la justice et donc indépendant des pressions politiques.

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Ces perquisitions ont été menées dans le cadre de deux enquêtes distinctes.
Enquête n° 1 : les soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen
La première concerne les assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon au Parlement européen. La justice a initialement ouvert une enquête en mars 2015, visant le seul Front national (FN, désormais Rassemblement national) avant de l’élargir au MoDem le 9 juin 2017 et à Jean-Luc Mélenchon le 17 juillet de la même année, à la suite des signalements de l’eurodéputée FN Sophie Montel.
La justice soupçonne ces formations d’avoir employé des assistants parlementaires au Parlement européen en les faisant en réalité travailler pour elles-mêmes. Ce qui revient, in fine, à détourner l’argent du Parlement, en fabriquant des emplois fictifs. D’autres eurodéputés et ex-eurodéputés sont concernés par l’enquête, comme Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie (Les Républicains), Edouard Martin (élu sur la liste du Parti socialiste, désormais dans la délégation Génération.s) ou encore Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts).
L’enquête est plus avancée côté RN, dont le siège avait également été perquisitionné en février 2017 : elle a abouti à quinze mises en examen, dont celle de Marine Le Pen, pour « détournements de fonds publics ». Le siège du MoDem a également été perquisitionné en octobre 2017, mais le parti s’est fait plus discret sur ce sujet, évoquant son envie de coopérer avec la justice, là où Mme Le Pen avait réservé un accueil plutôt hostile aux policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), en filmant, à l’instar de M. Mélenchon, la perquisition. Les juges d’instruction, indépendants du parquet, n’ont pour le moment pas prononcé de mises en examen à l’endroit des cadres du MoDem, malgré plusieurs auditions.
Même situation concernant Jean-Luc Mélenchon, qui n’a pas été auditionné ni mis en examen par les juges d’instruction. Celui-ci a assuré que « jamais aucun de [ses] assistants parlementaires n’a eu de responsabilité politique au sein du Parti de gauche ou de La France insoumise » lorsqu’il siégeait au Parlement européen.
Au moins quatre des assistants parlementaires déclarés par M. Mélenchon pour l’aider dans ses tâches d’eurodéputé de 2009 à 2017 ont eu des activités militantes structurantes pour le compte du parti de celui-ci. L’enjeu de l’enquête sera de déterminer si ces assistants occupaient bien leur poste en accord avec les heures de travail stipulées dans leur contrat.
Enquête n° 2 : les irrégularités des comptes de campagne de La France insoumise
La seconde enquête concerne les comptes de la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2017. Après l’examen des documents comptables communiqués par La France insoumise, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a, comme le prévoit la loi, publié lesdits comptes et les a validés le 13 février, ouvrant le droit à un remboursement par l’Etat. Mais, dans le même temps, la CNCCFP a noté plusieurs irrégularités et a dû retrancher 434 000 euros de dépenses qu’elle a considérées comme non liées à « la sollicitation des suffrages des électeurs ». Un élément qu’on retrouve dans beaucoup de comptes de campagne. Mais la commission a estimé cette fois que ces irrégularités constituaient des infractions pénales. Le président a donc transmis, le 16 mars, comme la loi le lui oblige, le dossier à la justice.

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Le parquet de Paris a pris la suite et ouvert une enquête préliminaire en avril pour « escroquerie et tentative d’escroquerie », « abus de confiance », « infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales » et « travail dissimulé aggravé ». Le procureur de Paris, François Molins, a saisi l’OCLCIFF afin d’enquêter sur une « éventuelle violation des prescriptions du code électoral relatives au financement des campagnes électorales ».
Plusieurs éléments posent des questions dans les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon, provenant de deux structures extérieures à la campagne : la société Mediascop, qui s’occupait des opérations de communication et qui a facturé 1,161 million d’euros de prestation à l’association de campagne de Jean-Luc Mélenchon, et l’association l’Ere du peuple, qui a facturé 440 027 euros de prestations diverses (conception de site, régie de meetings, communication, gestion des événements) :
onze prestations de Mediascop ont été jugées surfacturées par la CNCCFP pour un surcoût de 35 000 euros, retoqué par la commission ;presque la moitié des factures de l’Ere du peuple a été jugée non remboursable par la commission (190 000 euros sur 440 000 euros dépensés).
L’enquête préliminaire a donc pour objectif de déterminer si La France insoumise et les responsables de sa campagne électorale ont tenté de se faire rembourser par l’Etat des sommes qui, soit n’ont pas de lien avec la sollicitation des électeurs, soit ont été artificiellement gonflées dans un but d’enrichissement.
Un soupçon renforcé par la double casquette de Sophia Chikirou, l’une des personnes au centre des questions des enquêteurs. Sophia Chikirou, qui a rejoint Jean-Luc Mélenchon en 2008, a été lors de la campagne à la fois la directrice de la communication du candidat insoumis… et l’unique actionnaire et présidente de Mediascop, la société qu’elle a cofondée en 2012 et qui a été la principale prestataire de la communication de la campagne. Sophia Chikirou, en tant que directrice de la communication, pilotait donc des opérations qu’elle facturait principalement à Mediascop, sa propre société.
Un conflit d’intérêts manifeste qui est accrédité par le témoignage d’un ancien employé de la société interrogé par Radio France :
« A la fin de la campagne, Sophia est venue nous voir. Elle nous a demandé de faire la liste de toutes nos réalisations, jusqu’au moindre visuel, il fallait absolument tout lui lister. Ensuite, elle a appliqué des tarifs pour chaque opération que nous donnions. »
En parallèle de ces possibles surfacturations, la société de Mme Chikirou a attiré l’attention des enquêteurs par sa rentabilité bien au-dessus des chiffres habituels pour ce genre de prestataire. Inactive depuis 2013, Mediascop retrouve son activité au moment où sa présidente intègre la campagne de Jean-Luc Mélenchon, en septembre 2016. Durant quatre mois, Mediascop réalise un chiffre d’affaires de 162 900 euros pour un bénéfice net après impôt de 76 000 euros, soit une marge nette exceptionnelle de 47 %. Si Mediascop a réussi à dégager de telles marges, c’est parce que la société a de très faibles charges : elle n’a pas de locaux (tous ses employés travaillent au QG de la campagne) et refacture toutes ses charges de fonctionnement à l’association de financement de la campagne, une pratique inhabituelle qui a permis à la société d’engranger de gros bénéfices, et à sa présidente de se verser 64 000 euros de dividendes et 6 750 euros de rémunération de dirigeante pour les quatre derniers mois de l’année 2016.
Ce sont les derniers chiffres disponibles de la comptabilité de l’entreprise, Mme Chikirou ayant changé le 31 mars 2017 le statut légal en société par actions simplifiées, ce qui ne la contraint plus à publier ses comptes annuels. Mais les nombreuses factures communiquées à la CNCCFP permettent d’estimer à environ 15 000 euros mensuels, en moyenne, la rémunération du travail de Sophia Chikirou pendant les huit mois de la campagne, là où les employés de Mediascop émargeaient pour beaucoup entre 1 500 et 2 000 euros par mois. D’autres membres de la campagne, en découvrant les factures, ont affirmé à Radio France avoir travaillé bénévolement à des tâches qui ont été facturées par Mediascop.
Des informations qui pourraient prendre une dimension nouvelle depuis que Mediapart a révélé le 19 octobre que Sophia Chikirou entretient de longue date une relation « extra-professionnelle » avec Jean-Luc Mélenchon. De fait, note Mediapart, les sommes perçues par Mme Chikirou l’auraient été « à l’occasion d’une campagne présidentielle dirigée par un homme politique avec lequel elle partage une relation intime régulière ».
Quant à l’association l’Ere du peuple, la CNCCFP a noté que la rémunération des salariés comportait une majoration variable selon qui était mobilisé, sans que la commission trouve de justification à ces majorations inégalitaires dont elle estime le surcoût à 152 000 euros. L’association ayant eu un rôle réellement structurant dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, la logique aurait commandé que l’Ere du peuple ait le statut de parti politique, comme l’observe Mediapart, avec toutes les obligations de transparence financière qui vont avec.

Les signalements de la CNCCFP à la justice sont-ils une exception ?
Ce n’est pas la règle, puisque ces cas restent rares. La commission manque de moyens d’enquête et de temps pour examiner plus en profondeur les milliers de documents que comptent les dossiers communiqués par chaque candidat. C’est ce que souligne l’association de lutte contre la corruption Anticor, qui a déposé une plainte cette année visant plusieurs candidats à l’élection, et classée sans suite dernièrement. L’association a estimé que la CNCCFP n’avait pas les moyens d’investigation nécessaires, faisant remarquer que celle-ci n’avait rien vu du système frauduleux autour de l’entreprise Bygmalion dans les comptes de Nicolas Sarkozy en 2012.
Mais la CNCCFP a déjà fait des signalement par le passé, puisqu’elle a transmis à la justice les irrégularités des comptes d’Emmanuel Macron au parquet de Paris le 21 février concernant quatre donateurs qui ont dépassé le plafond autorisé de 4 600 euros de don par personne. Un signalement qui n’aboutira pas, le parquet ayant classé sans suite le dossier, mentionnant « l’absence de mauvaise foi » des quatre donateurs. Les comptes de Mme Le Pen de la campagne de 2012 ont également été signalés par la CNCCFP en 2013, provoquant une enquête qui aboutira à plusieurs mises en examen.


 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Des sympathisants de LFI diffusent un prétendu communiqué de la Cour européenne des droits de l’homme, qui n’a, en réalité, rien à voir avec l’institution.
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Non, la justice européenne n’a pas déclaré « illégales » les perquisitions à LFI et chez Mélenchon

Des sympathisants de LFI diffusent un prétendu communiqué de la Cour européenne des droits de l’homme, qui n’a, en réalité, rien à voir avec l’institution.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 12h57
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 14h02
    |

            Adrien Sénécat








                        


« Les perquisitions contre La France insoumise sont bien illégales. » Voilà ce qu’aurait affirmé la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), à en croire des militants du mouvement politique, qui font circuler un supposé « communiqué » de l’instance sur les réseaux sociaux. De quoi conforter Jean-Luc Mélenchon dans sa dénonciation d’une procédure qu’il juge abusive ? Pas vraiment : en réalité, la justice européenne n’a commenté ni les perquisitions du 16 octobre, ni l’affaire d’une manière générale.
Ce que dit la rumeur
Des sympathisants de La France insoumise (LFI) font circuler depuis plusieurs jours ce qui est présenté comme un « communiqué de la Cour européenne des droits de l’homme ». Ce texte, qui a circulé sur Twitter, Facebook ou encore sur les forums des partisans de LFI, est censé clamer que les perquisitions menées au domicile de Jean-Luc Mélenchon comme au siège du mouvement, le 16 octobre, « sont bien illégales », analyse juridique à l’appui.

   


La portée du texte en lui-même est restée limitée, de l’ordre de quelques milliers de partages sur les réseaux sociaux. Mais il a assez fortement circulé au sein des cercles militants du parti politique, renforçant la conviction de ces derniers que Jean-Luc Mélenchon serait victime d’un acharnement judiciaire et médiatique contraire à l’Etat de droit.
POURQUOI C’EST FAUX
La source de ces messages n’a en réalité rien d’un « communiqué de la Cour européenne des droits de l’homme ». Cette dernière ne s’est pas exprimée sur les perquisitions qui ont visé Jean-Luc Mélenchon et LFI, pas plus que sur l’affaire en elle-même (et chacun peut le vérifier sur le site de la CEDH).
En fait, il s’agit d’une analyse juridique publiée sur un blog personnel, fbls.net, dont l’auteur se présente comme « Frédéric Fabre, docteur en droit », sans donner plus de précisions sur ses activités professionnelles (on trouve mention d’une thèse d’histoire du droit rédigée en 1989 à ce nom). Pour résumer, cet internaute, qui affirme « n’avoir jamais voté pour La France insoumise », affirme que les perquisitions en question sont « illégales » parce qu’il estime qu’elles n’ont pas respecté le droit à un procès équitable, tel qu’il est défini dans l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme. Mais il s’agit d’une analyse personnelle.
Si l’intéressé peut tout à fait rédiger ses propres analyses et hypothèses juridiques sur son blog, on est donc loin d’un fait établi officiellement par la CEDH… Par ailleurs, sans préjuger de l’issue juridique des enquêtes sur l’affaire des assistants d’eurodéputés et sur les frais de campagne de Jean-Luc Mélenchon, plusieurs spécialistes ont estimé, contrairement à M. Fabre, que les perquisitions du 16 octobre n’ont rien d’illégal sur la forme, en l’état. La France insoumise et M. Mélenchon pourront toujours tenter d’en contester la validité par la suite, selon l’évolution des dossiers.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Emmanuel Macron s’est rendu, lundi, au chevet des sinistrés des inondations dans le Sud-Ouest.
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Un fonds de 80 millions pour les victimes de l’Aude

Emmanuel Macron s’est rendu, lundi, au chevet des sinistrés des inondations dans le Sud-Ouest.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 11h37
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
Empathique et à l’écoute. En déplacement dans l’Aude, lundi 22 octobre, une semaine après les intempéries qui y ont fait quatorze morts et plus de soixante-dix blessés, Emmanuel Macron a longuement échangé avec les Français victimes des inondations. A Villalier, où deux personnes ont péri des pluies diluviennes, puis à Trèbes où six habitants sont décédés, le président de la République a longuement serré les mains et étreint les rescapés. « On va vous aider, on va aller vite », a-t-il promis à plusieurs reprises, le visage sombre avant d’annoncer le déblocage d’un fonds de 80 millions d’euros.
Dès son arrivée, le chef de l’Etat a rencontré la veuve de Jean Mazières, tué en mars par un djihadiste à Carcassone, et qui a perdu son père et sa mère dans la catastrophe de la semaine dernière. Accompagné notamment du nouveau ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, il a ensuite passé un long moment, dans la salle polyvalente de Villalier, avec toutes les familles endeuillées.

Lors d’un déjeuner au Centre communal d’action sociale de Trèbes, qu’il partageait avec des élus locaux, des pompiers, des policiers, des bénévoles, il a entendu les témoignages de ceux qui ont passé leur nuit du lundi 15 au mardi 16 octobre à sauver des vies. Un homme a raconté avoir retrouvé une femme coincée ­entre un réfrigérateur et des ­meubles que l’eau avait poussés contre elle et avoir aidé une autre de 98 ans prise en tenaille entre son matelas devenu flottant et le plafond. Un sauveteur a évoqué cet homme sourd qui n’entendait pas la pluie… « Merci à vous pour ce qui a été fait, a lancé M. ­Macron. L’appartenance à une même nation, à un même projet, c’est ça qui vous a portés. »
« Je suis fier de vous »
Comme durant son voyage aux Antilles, fin septembre où il revenait un an après les ravages du cyclone Irma, Emma­nuel Macron a voulu se montrer au chevet des Français. « Et vous voyez quelqu’un ? », a-t-il demandé à un habitant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Les seniors ont du mal à accepter les décisions budgétaires du gouvernement. « Le Monde » a suivi une députée LRM de l’Eure qui répond à leur colère.
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« Je crois que M. Macron n’aime pas beaucoup les retraités »

Les seniors ont du mal à accepter les décisions budgétaires du gouvernement. « Le Monde » a suivi une députée LRM de l’Eure qui répond à leur colère.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 13h43
    |

            Manon Rescan (Bourg-Achard et Bourneville (Eure), envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Rien n’a changé ou presque. Ni la salle, la grande maison des associations logée en périphérie du bourg, ni les longues tables, alignées de part et d’autre de la pièce. Il est bientôt 14 heures ce dimanche d’octobre à Bourg-Achard. La petite localité de l’Eure célèbre ses « aînés ». Près de 300 convives de plus de 65 ans sont invités par la mairie pour un repas offert chaque début d’automne. La députée de la 3e circonscription, Marie Tamarelle-Verhaeghe, élue de La République en marche (LRM) fait le tour des tables, une flûte de champagne à la main.
L’an passé, déjà, Le Monde l’avait accompagnée pour ce rendez-vous à quelques jours du début de l’examen du budget de l’année 2018. La députée s’apprêtait à voter une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités. Une mesure qui passait mal chez ces aînés. « 1,7 point d’augmentation, ce n’est pas rien », lui avait rappelé un convive. A l’époque, l’élue faisait une promesse en retour. Cet engagement de campagne serait tenu, mais pour compenser cette perte de revenus des retraités, la taxe d’habitation baisserait progressivement pour 80 % des ménages.
« Vous êtes notre fierté »
L’impact n’est perceptible que depuis ce mois d’octobre, après l’envoi des avis d’imposition locaux. A Bourg-Achard, on a bien vu la CSG augmenter et la taxe d’habitation « un peu » baisser. « Mais la taxe foncière a augmenté ! », constate une convive, sa flûte de kir tendue vers la députée. « Il y a cafouillage », abonde un autre. Dans de nombreuses villes, les effets de cette mesure phare du premier budget de l’ère Macron ont été gommés par l’augmentation de certains impôts locaux. A Bourg-Achard, des anciens y voient le signe d’un gouvernement qui « donne d’un côté et reprend de l’autre ». « Si les impôts locaux ont augmenté, il faut voir avec vos communes », rectifie la députée.

Par rapport à l’automne 2017,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Dès le 1er janvier, les entreprises de plus de 50 salariés devront mesurer les écarts de salaires. Selon Muriel Pénicaud, une sanction équivalente à « 1 % du chiffre d’affaires » est envisagée.
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Egalité salariale entre femmes et hommes : les entreprises auront trois ans pour agir

Dès le 1er janvier, les entreprises de plus de 50 salariés devront mesurer les écarts de salaires. Selon Muriel Pénicaud, une sanction équivalente à « 1 % du chiffre d’affaires » est envisagée.



Le Monde.fr avec AFP
 |    23.10.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 11h23
   





                        



   


Les entreprises de plus de 50 salariés où des inégalités salariales entre femmes et hommes auront été mesurées auront trois ans pour remédier à la situation. Faute de quoi, elles pourraient encourir une « sanction » équivalente à « 1 % du chiffre d’affaires », a annoncé mardi 23 octobre la ministre du travail, Muriel Pénicaud.
L’égalité salariale femmes/hommes est « l’un des quatre volets importants » de la loi « avenir professionnel » votée cet été, a rappelé la ministre au micro de France Info. A partir du 1er janvier, les entreprises de plus de 50 salariés devront mesurer les écarts de salaires entre femmes et hommes. Celles qui « ne seront pas au carré auront l’obligation de faire une enveloppe de rattrapage sur trois ans », a précisé Mme Pénicaud. Avant trois ans, « la marche peut être trop haute », a-t-elle ajouté pour expliquer ce délai.
Des contrôles dans « toutes les entreprises concernées »
« Si elles ne le font pas, la sanction » pourra être « 1 % du chiffre d’affaires », a précisé la ministre, en annonçant des contrôles de « toutes les entreprises concernées » dans trois ans. Elle a précisé que le seuil de 50 salariés avait été retenu afin de « pouvoir comparer », avec suffisamment de personnes qui « aient le même poste ».
Le mécanisme devrait, selon Mme Pénicaud, être détaillé « dans quelques semaines ». « Ça fait quarante-cinq ans que la loi dit le bon sens, qu’à travail égal vous devez avoir un salaire égal », a-t-elle insisté, soulignant que la loi « avenir professionnel » ajoutait dorénavant une « obligation de résultat ».
Selon le ministère du travail, à travail égal, les femmes sont rémunérées environ 9 % de moins que les hommes ; cet écart atteint 25 % pour l’ensemble d’une carrière et 37 % au moment de la retraite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Cette expérimentation a été lancée dans treize villages éloignés des administrations.
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Dans le Lot, les services publics se déplacent en camping-car

Cette expérimentation a été lancée dans treize villages éloignés des administrations.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 11h09
    |

            Benoît Floc'h (Saint-Pierre-Lafeuille (Lot), envoyé spécial)








                        



                                


                            

« A chaque enfant qui naît, on redistribue les cartes : travail, chômage, nounou… Pour moi, c’est toujours compliqué. C’est le calvaire, même… » Ce vendredi après-midi d’octobre, Joséphine Gouasdon est venue avec son petit dernier, Noé, pour avoir quelques précisions sur la manière dont sa vie va dorénavant s’organiser : comment s’articuleront emploi partiel, allocations chômage et congé parental ? Comment les cotisations vont-elles évoluer ? Son enfant dans les bras, la jeune femme écoute les explications de Claire Vonarb, la conseillère du « car des services publics ».
Le camping-car a fait une halte à Saint-Pierre-Lafeuille, petit village du Lot situé non loin de Cahors. Les deux agents publics qui l’animent, Claire Vonarb et sa collègue, Lori Soulé, ont installé leur ordinateur portable sur une table de jardin, avec quelques chaises, à l’ombre des arbres. Le matin même, elles étaient à Cours, un bourg situé à dix kilomètres, « sur le causse ». Le véhicule qui permet ces pérégrinations est un vrai camping-car que l’Etat a acheté pour lancer cette opération inédite d’administration itinérante. L’idée est simple : « C’est un moyen de rapprocher les gens de l’administration, explique le maire de Saint-Pierre-Lafeuille, Joël Gilbert. Dans nos petits villages, il y a tellement de services publics qui sont partis… »

« Ne jamais dire non »
Le « car des services publics » n’est qu’un des éléments d’une démarche d’ensemble, lancée en décembre 2017, dans le Lot, par le premier ministre. Lors de ce déplacement, Edouard Philippe a proposé à tous les acteurs du territoire de « repenser entièrement le service public en partant des besoins de la population locale ». Plusieurs idées ont émergé de ce travail collectif et les expérimentations ont débuté en octobre. Ainsi, Pôle emploi va prendre en charge les ressources humaines de petites entreprises. Les moyens de transport alternatifs et fondés sur la solidarité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Le forain veut être candidat aux élections municipales à Paris. L’ex-premier adjoint Bruno Julliard va porter plainte contre lui pour injure publique à caractère homophobe.
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Entre affaires et politique, Marcel Campion joue sur plusieurs tableaux

Le forain veut être candidat aux élections municipales à Paris. L’ex-premier adjoint Bruno Julliard va porter plainte contre lui pour injure publique à caractère homophobe.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 17h34
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            
Sa grande roue ne tourne plus place de la Concorde. Son marché de Noël a disparu des Champs-Elysées. Mais Marcel Campion s’est trouvé une nouvelle vocation : bateleur politique. A près de 79 ans, l’entrepreneur forain rêve maintenant de briguer la Mairie de Paris en 2020. « Dans quelques mois », promet-il, il présentera ses listes sous la bannière « Libérons Paris ». « J’irai jusqu’au bout… à moins que je sois mort », a-t-il déclaré, bravache, le 17 octobre, sous les dorures de la demeure d’un ami, collectionneur de souvenirs de Napoléon, Pierre-Jean Chalençon, dans le 2e arrondissement.
Après l’avoir activement soutenue en 2014, M. Campion voue aux gémonies Anne Hidalgo. La maire de Paris est devenue sa bête noire depuis qu’elle a mis fin à près de trente-cinq ans de liaisons tumultueuses entre le roi des manèges et les maires successifs de la capitale. Une histoire qu’il raconte dans son livre Chamboule-tout (éditions du Rocher, 248 p., 16,90 euros) à paraître le 2 novembre, prétendant qu’il va « faire le ménage » à l’Hôtel de Ville. « Si Campion était candidat, c’est à la droite qu’il prendrait des voix », se rassure-t-on dans l’entourage de Mme Hidalgo.
Onze contrôles fiscaux
En attendant de battre l’estrade, M. Campion se débat avec la justice. Bruno Julliard, ancien premier adjoint de Mme Hidalgo, vient de porter plainte contre lui pour diffamation et injure publique à caractère homophobe devant le tribunal correctionnel de Bobigny. « Une citation directe été adressée à M. Campion lundi 22 octobre », a confirmé au Monde, Sabrina Goldman, l’ avocate de M. Julliard.
M. Julliard poursuit M. Campion pour ses déclarations tenues le 27 janvier et enregistrées dans une vidéo révélée par Le Journal du dimanche le 22 septembre. Filmé dans son restaurant, La Chope des puces, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), M. Campion avait déclaré, en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Patron de presse exilé à Bruxelles et organisateur de conférences avec son Cercle Pol Vandromme, Alain Lefebvre se fait l’écho de la droite radicale française en Belgique.
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Bruxelles, porte-voix de l’extrême droite française


                      Patron de presse exilé à Bruxelles et organisateur de conférences avec son Cercle Pol Vandromme, Alain Lefebvre se fait l’écho de la droite radicale française en Belgique.



M le magazine du Monde
 |    23.10.2018 à 10h34
    |

                            François Krug








   


Parmi les Français aisés expatriés en Belgique, Alain Lefebvre, 71 ans, est un cas rare. Lui ne s’en cache pas : son déménagement était bien un exil fiscal. « Je n’en tire aucune fierté ni aucune honte », expliquait-il en 2012 à Libération. A cette époque, celle de la polémique sur la domiciliation de Bernard Arnault en Belgique, il avait même accepté l’interview matinale de RTL. Les journalistes appellent ça un bon client.
C’est qu’il connaît bien leur métier. Cet éditeur a lancé les mensuels féminins Biba et Atmosphères, l’hebdomadaire spécialisé dans la communication Stratégies ou les magazines de décoration Côté Sud, Côté Ouest et Côté Est. Quand il s’est agi de vendre ses parts, il s’est exilé à Bruxelles. Il y a créé Juliette et Victor, un titre destiné à la communauté française. Il est moins bavard sur ses autres activités.
« Des débats intellectuels non conformistes »
En 2014, il s’est porté candidat au rachat de Valeurs actuelles avec un autre expatrié, l’investisseur Jean-François Michaud. L’affaire a capoté lorsque Les Inrockuptibles ont révélé des liens avec Marine Le Pen.
Patrick Buisson, Robert Ménard, ou Charles Beigbeder sont tous venus discourir au Cercle Pol Vandromme.
Depuis, le duo a fondé le Cercle Pol Vandromme, en hommage à un écrivain belge. Selon ses statuts, ce club veut « favoriser l’éclosion et le développement de débats intellectuels non conformistes ». Nous jugeant sans doute trop conformiste, Alain Lefebvre a refusé de répondre à nos questions.
En deux ans, le Cercle Pol Vandromme a fait de Bruxelles une destination de choix pour les vedettes de la droite extrême. Patrick Buisson, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Robert Ménard, le maire de Béziers, ou l’homme d’affaires Charles Beigbeder sont tous venus y discourir. Les débats sont organisés dans une salle de séminaire sans charme d’un hôtel moderne.

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                Christian Latouche, le roi de la compta qui se rêve en prince des médias



Le 8 octobre, le Cercle y recevait discrètement Eric Zemmour. Environ cent cinquante chanceux avaient obtenu une invitation, à en juger par des photos postées sur les réseaux sociaux. L’adresse avait été confirmée au dernier moment, raconte l’un d’eux, pour éviter des fuites et des heurts. Eric Zemmour n’a pas été dépaysé. Il était interrogé par François Bousquet, rédacteur en chef de la revue française d’extrême droite Éléments (l’essayiste en fait actuellement la couverture) et patron d’une librairie ouverte récemment à Paris (il y a dédicacé récemment son dernier livre).
Le fan-club belge d’Eric Zemmour
Dans le public, beaucoup d’expatriés, mais l’auteur de Mélancolie française, du Suicide français et, désormais, de Destin français a aussi des fans belges. Ils avaient été mobilisés par e-mail par le sénateur de droite Alain Destexhe, comparé ici à Eric Zemmour pour ses sorties sur l’immigration. « Je ne suis pas d’accord sur tout avec Eric Zemmour. Par exemple, je ne partage pas du tout son analyse sur Pétain », tient-il à nous préciser.
Eric Zemmour est une belle prise pour le Cercle Pol Vandromme, dont les conférences ressemblent souvent à des réunions d’anciens combattants.
En France, Destin français (éd. Albin Michel) s’est vendu en un mois à plus de 47 000 exemplaires, selon le site professionnel Edistat. Une belle prise pour le Cercle Pol Vandromme, dont les conférences ressemblent souvent à des réunions d’anciens combattants. Son premier invité a été Alain de Benoist, théoricien de la nouvelle droite, dans les années 1970. Alain Lefebvre avait milité et travaillé avec lui. Il a aussi fait venir le criminologue Xavier Raufer et d’autres anciens de Magazine Hebdo, un titre très à droite qu’il avait lancé au début des années 1980.
S’estimant muselé à Paris, Eric Zemmour a pu s’exprimer librement à Bruxelles. Son intervention a été filmée et mise en ligne par les organisateurs. Ce qui l’insupportait ce soir-là, c’était une photo du voyage aux Antilles d’Emmanuel Macron, entouré de jeunes dont un faisait un doigt d’honneur : « Les Noirs qui sont torse nu devant le président de la République, déjà ça, j’avoue, ça m’a laissé pantois. » Le conférencier jugeait déplacée et presque érotique cette « promiscuité avec les corps noirs ».

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                Zemmour, Moix, Campion : quelles sont les limites à la liberté d’expression ?



C’était « une belle bouffée d’oxygène », tweetait à la sortie Marie-Christine Arnautu, venue tromper avec quelques collègues députés européens du Rassemblement national l’ennui de leurs soirées bruxelloises.



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le gouvernement doit faire preuve de courage et de pédagogie en ne cédant pas aux critiques sur la fiscalité écologique, explique le professeur d’économie Christian de Perthuis dans une tribune au « Monde ».
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« Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité »

Le gouvernement doit faire preuve de courage et de pédagogie en ne cédant pas aux critiques sur la fiscalité écologique, explique le professeur d’économie Christian de Perthuis dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 09h26
    |

                            Christian de Perthuis (Professeur à l’université Paris-Dauphine)








                        



                                


                            
Tribune. Curieusement, c’est une disposition ne figurant pas dans le projet de loi de finances pour 2019 qui provoque les réactions les plus vives dans le débat budgétaire. Les hausses de 6,5 centimes pour le litre de diesel et de 2,9 centimes pour l’essence, comme celles affectant le gaz et le fioul domestique pour le chauffage, ont été adoptées il y a un an. Députés et sénateurs ont voté le renchérissement du coût des énergies fossiles jusqu’en 2022. Pourquoi ce qui passait comme une lettre à la poste à l’automne 2017 pose tant de difficultés en 2018 ?
Ecartons les explications anecdotiques, du type changement de locataire au ministère de l’écologie. Le problème vient du prix du pétrole : en 2017, le cours du brent était voisin de 40 dollars le baril (environ 34 euros). Lors de la conférence de presse de Bruno Le Maire pour le budget 2019, il cotait plus de 80 dollars. Une hausse qui se répercute sans délai dans les produits pétroliers que nous achetons. Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité.

La taxe carbone a été introduite en 2014, sous forme d’une composante incorporée dans les accises énergétiques (taxes sur les volumes d’énergie consommés), au prorata de leurs contenus respectifs en CO2. Entre 2014 et 2017, le taux de cette taxe a augmenté, mais son impact sur les énergies fossiles a été moindre que celui de la baisse de leurs prix hors taxe résultant de l’affaiblissement des cours mondiaux. Pour les ménages, le renchérissement de la taxe a donc été indolore. Bercy en a profité pour engranger des recettes supplémentaires et le gouvernement s’est bien gardé de faire la moindre publicité sur un impôt resté confidentiel.
Trois usages en concurrence
Le retour à la réalité est violent. Les arbitrages essentiels pour la montée en charge de cette taxe que personne n’ose appeler de son nom n’ont pas été discutés et ne sont pas assumés politiquement. Ils concernent au premier chef ses recettes. Pour chaque euro...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Si les taxes « vertes » procurent des recettes à l’Etat, l’objectif est aussi de changer le comportement des Français, rappelle la professeure d’économie Mireille Chiroleu-Assouline dans une tribune au « Monde ».
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« Il ne faut pas blâmer la fiscalité écologique »

Si les taxes « vertes » procurent des recettes à l’Etat, l’objectif est aussi de changer le comportement des Français, rappelle la professeure d’économie Mireille Chiroleu-Assouline dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 10h39
    |

Mireille Chiroleu-Assouline







                        



                                


                            
Tribune. La hausse de la fiscalité énergétique fait une fois de plus pousser des hauts cris alors que débutent les débats sur le projet de loi de finances pour 2019. Cette hausse était-elle inattendue cette année ? Non, puisque la loi de finances pour 2018 avait déjà fixé une trajectoire croissante de la composante carbone des tarifs des taxes intérieures de consommation des produits énergétiques (TICPE) sur la période 2018-2022, pour atteindre un objectif plus ambitieux que celui fixé par la loi relative à la transition énergétique promulguée en 2016, laquelle avait alors une valeur cible de la tonne carbone à 100 euros en 2030.
Ainsi, la valeur de la composante carbone des tarifs de ces taxes doit passer de 44,60 euros/tonne de CO2 en 2018, à 86,20 euros en 2022. En outre, la convergence du tarif du gazole vers les tarifs des essences devrait être achevée en quatre ans, soit à l’horizon 2021. Pour 2019, l’ensemble de ces mesures conduit à une augmentation de 2,9 centimes par litre de supercarburant et de 6,5 centimes par litre pour le gazole routier.
Les seules mesures à prendre, quand elles ne l’ont pas déjà été, concernent l’accompagnement des ménages les plus pauvres
Ces hausses de taxes sont indéniables mais sont-elles responsables de la flambée des prix qui est dénoncée ? Non. De 2014 – année de l’introduction de la composante carbone dans la TICPE–, jusqu’en 2017, les prix à la pompe ont baissé, malgré les hausses de taxes. L’essentiel des variations de prix est en effet dû aux fluctuations du prix du pétrole sur le marché mondial.
La hausse du prix des carburants a-t-elle vraiment réduit le pouvoir d’achat des Français par rapport aux années 1980 ? Non. Et même si le prix du litre de gazole avait simplement augmenté depuis 1983 au même rythme que le taux du smic horaire, il pourrait être aujourd’hui à 1,63 euro sans que la quantité de carburant achetée grâce à une heure de travail payée au smic ait diminué !...




                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-13">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ En trois décennies, Laurent Fabius s’était construit un fief électoral. A l’image du PS, ce bastion périclite.
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Le délitement de l’empire fabiusien en Seine-Maritime

En trois décennies, Laurent Fabius s’était construit un fief électoral. A l’image du PS, ce bastion périclite.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 14h21
    |

            Sylvia Zappi (Seine-Maritime, envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Ils avaient mis près de trente ans pour construire cet empire de Seine-Maritime où Laurent Fabius régnait en maître. La débâcle du mandat de François Hollande et l’ampleur du tsunami macronien ont ruiné ce bel édifice, patiemment échafaudé. Alors que le PS national est au plus mal, avec la scission organisée par Emmanuel Maurel, suivi par plusieurs centaines de militants et d’élus, la Fabiusie se délite elle aussi.

Après avoir perdu, en 2015, le conseil départemental puis la région, les socialistes sont sortis laminés des législatives de 2017. Ils n’ont plus qu’un siège de député sur les dix qu’ils détenaient au temps de leur superbe. Ils ont surtout vu leur échapper « l’imperdable » circonscription de Grand-Quevilly (Seine-Maritime), celle que Fabius avait léguée à Guillaume Bachelay en 2012.
Redoutable machine de guerre
A l’aube des années 2000, les fabiusiens avaient tout conquis. Villes, cantons, conseil départemental, conseil régional, sièges de députés et de sénateurs…
Le curieux mélange entre élite parisienne et militants syndicaux concocté par l’ancien premier ministre de François Mitterrand s’était transformé au fil des années en une redoutable machine de guerre électorale. Et même si lui s’était éloigné, ses lieutenants géraient l’héritage. La vague de défaites socialistes les a mis à terre. Comme si leur bonne fortune les avait abandonnés.
Fin mars 1989, la journée est humide en ce printemps normand. Dans la salle du conseil municipal de Rouen, les socialistes ont le sourire. Sous les plafonds à la géométrie moderne imaginés par le designer Maxime Old, se déroule un moment historique : la fin de l’ère du « Roi Jean ». Jean Lecanuet, maire centriste de la capitale normande passe la main à un jeune énarque, ancien secrétaire particulier de François Mitterrand.
Laurent Fabius préside sa première séance du syndicat intercommunal des trente-trois communes de l’agglomération. Sa stratégie de...




                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-14">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Les députés ont débuté mardi la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Au-delà des mesures, c’est l’inspiration qui inquiète : se dirige-t-on vers la « flexisécurité » à la scandinave ou vers un modèle libéral à l’anglo-saxonne ?
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Etat-providence : inquiétudes et incertitudes sur les choix de réforme de Macron

Les députés ont débuté mardi la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Au-delà des mesures, c’est l’inspiration qui inquiète : se dirige-t-on vers la « flexisécurité » à la scandinave ou vers un modèle libéral à l’anglo-saxonne ?



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 18h22
    |

            Sarah Belouezzane et 
Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            
La phrase, prononcée par Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles le 10 juillet, en a surpris plus d’un : « La priorité de l’année qui vient est simple : nous devons construire l’Etat-providence du XXIe siècle. » « Un Etat-providence émancipateur, universel, efficace, responsabilisant, c’est-à-dire couvrant davantage, protégeant mieux, s’appuyant aussi sur les mêmes droits et les mêmes devoirs pour tous », ajoutait-il.
Des termes qui se voulaient rassurants et inclusifs, mais qui laissaient entrevoir un changement en profondeur du modèle social français. Au point d’inquiéter nombre d’observateurs pour lesquels la question de cette transformation se pose avec d’autant plus d’acuité que les députés sont appelés, à partir du mardi 23 octobre, à discuter du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).
Au-delà des mesures, c’est aussi l’inspiration qui inquiète : se dirige-t-on vers une « flexisécurité » à la scandinave, moult fois vantée par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle ? Ou sommes-nous en train de basculer lentement mais sûrement vers un modèle libéral à l’anglo-saxonne ?
Modifications du mode de financement de la « Sécu »
Pour les Cassandre, l’affaire serait entendue. Il s’agirait ni plus ni moins que de mettre à bas l’héritage du Conseil national de la résistance, en 1945 : un système géré par les partenaires sociaux et basé sur les cotisations sociales des salariés et des employeurs. Le sujet est sensible, comme l’a montré cet été une polémique née du souhait du député (La République en marche, LRM) de l’Isère Olivier Véran de modifier la Constitution pour y remplacer quasiment toutes les occurrences « Sécurité sociale » par « protection sociale ».

L’opposition, tant politique que syndicale, reproche surtout au gouvernement les modifications intervenues dernièrement dans le mode de financement de la Sécurité sociale : certes,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-15">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Il s’estime victime d’un complot « orchestré » par le pouvoir exécutif. Et utilise les mêmes ressorts que le président américain.
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« Il est troublant que Jean-Luc Mélenchon prenne exemple sur Donald Trump »

Il s’estime victime d’un complot « orchestré » par le pouvoir exécutif. Et utilise les mêmes ressorts que le président américain.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 07h30
    |

            Gérard Courtois (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            

Chronique. Durant la campagne présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon avait fait de l’humour une arme redoutable. Qui ne se souvient le 20 mars, lors du premier débat télévisé entre les cinq principaux candidats, de sa réplique à l’adresse du présentateur qui venait de faire allusion aux démêlées judiciaires de François Fillon et de Marine Le Pen : « J’ai admiré vos pudeurs de gazelle quand vous dites que la campagne a été polluée par les affaires de certains… Ici, il n’y a que deux personnes qui sont concernées, M. Fillon et Mme Le Pen. Les trois autres [Benoît Hamon, Emmanuel Macron et lui-même], nous n’avons rien à voir avec tout ça. Alors, s’il vous plaît, ne nous mettez pas dans le même sac. »

Rattrapé à son tour par la patrouille judiciaire et, précisément, mis dans le même sac par deux enquêtes préliminaires sur le financement de sa campagne et sur des soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen, le leader de La France insoumise (LFI) vient de montrer un tout autre visage.
L’humour a cédé la place à la hargne, le sourire au rictus, la brillante répartie à l’injure la plus médiocre. Et les « pudeurs de gazelle », qui ne sont pas son genre, à des rugissements de fauve bien décidé à lacérer quiconque viendrait lui chercher des poux dans la crinière.
Opération de « police politique »
Jusqu’à cette exclamation indignée du député des Bouches-du-Rhône, mardi 16 octobre, devant le siège parisien de son mouvement où la police judiciaire perquisitionnait : « La République, c’est moi ! » – proclamation ensuite répétée à l’adresse de ses partisans : « La République, c’est nous. Eux, c’est le monde de la caste. »
Etrange conception de la démocratie, en vérité, celle qui consiste à crier haro sur ce qui constitue la République : un pouvoir politique légitimé par l’élection, des institutions policières et judiciaires respectées, des contre-pouvoirs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Dans un entretien aux « Echos », elle revient sur la proposition d’annuler la hausse de 1,7 point de CSG pour les retraités touchant moins de 1 600 euros par mois et de l’augmenter au-delà de 3 000 euros.
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La ministre de la santé, Agnès Buzyn, n’est « pas favorable » à une CSG progressive pour les retraités

Dans un entretien aux « Echos », elle revient sur la proposition d’annuler la hausse de 1,7 point de CSG pour les retraités touchant moins de 1 600 euros par mois et de l’augmenter au-delà de 3 000 euros.



Le Monde.fr avec AFP
 |    23.10.2018 à 05h44
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 10h10
   





                        



   


Dans un entretien aux Echos, la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, s’est dite « pas favorable » à une contribution sociale généralisée (CSG) plus progressive pour les retraités, comme le prévoit un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) examiné à l’Assemblée à partir du mardi 23 octobre.
« Les parlementaires sont évidemment très sollicités par leurs électeurs sur le sujet », reconnaît la ministre dans cet entretien mis en ligne lundi sur le site du quotidien économique, alors que les retraités ont encore manifesté la semaine dernière contre la baisse de leur pouvoir d’achat après la hausse de la CSG et une revalorisation des pensions limitée à 0,3 % en 2019. « Il faut arrêter de créer des seuils, qui génèrent ensuite des débats sans fin et des incompréhensions », déclare-t-elle encore.

        Lire aussi :
         

                Les retraités sont-ils des « privilégiés » ou des « vaches à lait » ?



« Une régulation précise »
Un amendement déposé par des députés de La République en marche (LRM) prévoit que la hausse de 1,7 point de CSG serait annulée pour les retraités touchant moins de 1 600 euros par mois et augmentée au-delà de 3 000 euros. Un tel dispositif « conduirait à opposer les retraités entre eux », argue Mme Buzyn.
Le ministre des relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a précisé, mardi sur Europe 1, que cette mesure « n’est pas la bonne façon de répondre » à la question de leur pouvoir d’achat, faisant valoir que le gouvernement avait prévu « des mesures de compensation » à cette hausse de la CSG « au travers de la taxe d’habitation », dont un tiers va être supprimé cet automne.
Mme Buzyn se montre en revanche plus ouverte à trois autres amendements, dont l’un du rapporteur général Olivier Véran, qui vise à dérembourser les actes techniques réalisés dans des hôpitaux qui sont en dessous des seuils d’autorisation d’activité. Une « excellente mesure » pour la ministre.
Cet amendement « va dans le bon sens en instaurant une régulation précise », note Mme Buzyn, qui explique que « certains seuils vont d’ailleurs être relevés, par exemple pour le cancer du sein, et d’autres vont être créés », comme « pour le cancer de l’ovaire, de l’utérus ou du poumon ».

        Lire aussi :
         

                Le sort difficile des seniors sans emploi ni pension de retraite



« Délégation de compétences »
Interrogée sur un autre amendement de M. Véran, qui propose d’inciter financièrement les hôpitaux à renvoyer les patients des urgences vers la ville quand leur situation n’est pas grave, la ministre explique vouloir « voir plus précisément comment appliquer cette règle d’incitation afin qu’elle ne concerne que les cas où il apparaît évident que le passage aux urgences n’est pas justifié ».
Enfin, concernant une expérimentation qui permettrait aux pharmaciens de délivrer des médicaments à prescription obligatoire, Mme Buzyn cite « certaines pathologies – infections urinaires, orgelet, angine, etc. (…) où le diagnostic est facile », et où « on peut imaginer que les médecins et les pharmaciens se mettent d’accord localement sur une forme de délégation de compétence ».

        Lire aussi :
         

                La hausse de la CSG, point de crispation pour les retraités






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le professeur de lettres, mort à Vichy (Allier), dimanche 21 octobre, à l’âge de 89 ans, a contribué à diffuser la négation de la Shoah en France à partir de la fin des années 1970.
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Avec Robert Faurisson, la mort d’un « faussaire de l’histoire », idéologue du négationnisme

Le professeur de lettres, mort à Vichy (Allier), dimanche 21 octobre, à l’âge de 89 ans, a contribué à diffuser la négation de la Shoah en France à partir de la fin des années 1970.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 04h04
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 09h31
    |

                            Antoine Flandrin








                        



                                


                            

Jusqu’à sa mort à son domicile à Vichy (Allier), le dimanche 21 octobre, à l’âge de 89 ans, Robert Faurisson, idéologue du négationnisme à la française, n’avait cessé de contester le génocide des juifs. Né à Shepperton, au Royaume-Uni, le 25 janvier 1929, d’une mère écossaise et d’un père français employé à la Compagnie des messageries maritimes, il grandit entre Saïgon, Singapour, Kobe, Shanghaï, Marseille et Paris. Après des études au lycée Henri-IV, il est reçu à l’agrégation de lettres.
Exerçant d’abord dans le secondaire avant d’enseigner à l’université Paris-III, il se fait remarquer dans les pages littéraires du Monde. En 1961, il prétend dévoiler le sens caché du sonnet de Rimbaud, Voyelles (1871-1872). Le grand linguiste René Etiemble, en personne, lui répond le 3 février 1962 : « M. Faurisson a-t-il lu Rimbaud ? » L’agrégé de lettres y est traité de « polisson », sa démonstration qualifiée de « comédie ».
Début mars 1962, alors que le gouvernement français s’apprête à engager des pourparlers à Evian avec le gouvernement provisoire de la République algérienne pour mettre fin à la guerre d’Algérie, Robert Faurisson tient des propos injurieux à l’encontre du chef de l’Etat. Au juge d’instruction du tribunal de Cusset (Allier) qui l’interroge sur la signification qu’il accorde aux trois lettres OAS (Organisation de l’armée secrète), il répond : « Oui… Vous n’êtes pas des hommes libres, vous !… Vous servez l’Etat, hier Léon Blum, aujourd’hui Ferhat Abbas… Moi… je suis libre, vous entendez, libre !… J’emmerde de Gaulle, le préfet, le sous-préfet. » Il est alors incarcéré à Riom (Puy-de-Dôme).
De la critique littéraire à la négation historique
Il devient professeur à l’université Lyon-II en 1973. Personne ne semble remarquer qu’en 1978 l’un de ses cours s’intitule « Le journal d’Anne Frank est-il authentique ? » Les travaux de l’historienne Valérie Igounet, auteure de Robert Faurisson :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ L’enquête portant sur des soupçons de surfacturation pendant la campagne présidentielle de 2017 a notamment valu à M. Mélenchon, et à des proches, des perquisitions houleuses la semaine dernière.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     
                                                

Mélenchon dément toute surfacturation dans sa campagne : « Ceux qui le disent sont des menteurs »

L’enquête portant sur des soupçons de surfacturation pendant la campagne présidentielle de 2017 a notamment valu à M. Mélenchon, et à des proches, des perquisitions houleuses la semaine dernière.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 21h07
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 07h40
   





                        



   


Dans une nouvelle vidéo publiée sur les réseaux sociaux, lundi 22 octobre, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur l’enquête portant sur des soupçons de surfacturation pendant la campagne présidentielle. Cette affaire lui a notamment valu, ainsi qu’à son parti, La France insoumise, et à des proches, des perquisitions houleuses la semaine dernière.
« Nous n’avons jamais surfacturé. Ceux qui le disent sont des menteurs », a assuré le député des Bouches-du-Rhône. Une enquête préliminaire du parquet de Paris avait été ouverte, notamment après avoir reçu en mars un signalement de « surfacturations » relevées par la Commission des comptes de campagne (CNCCFP).

        La synthèse :
         

          La justice s’intéresse toujours aux comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon



« Ils n’ont même pas fait le minimum du travail »
La CNCCFP, qui a validé à la fin de 2017 les comptes des onze candidats malgré certaines dépenses retranchées (434 939 euros sur 10,7 millions déclarés concernant M. Mélenchon), avait justifié ce signalement par des « interrogations », notamment sur les dépenses facturées par l’association l’Ere du peuple et par Mediascop. Cette société dirigée par Sophia Chikirou a pris en charge toutes les opérations de communication du candidat durant la campagne, pour un montant de 1,61 million d’euros, soit 11 % des dépenses totales. Mme Chikirou a été entendue, lundi après-midi, à Nanterre dans les locaux de la police anticorruption pour une audition entamée vendredi.
Des accusations de surfacturation que récuse Jean-Luc Mélenchon dans cette nouvelle vidéo. « Ils [les médias] disent : “Vous avez fait des surfacturations.” C’est à partir de là qu’ils montent tout leur roman”, lance-t-il. “Il y a eu des surfacturations, elles ont été faites par la société Mediascop principalement” — il y a d’autres accusations — et j’en aurais bénéficié parce que nous aurions un lien personnel. Mais tout cela doit avoir une trace quelque part, non ? » Avant de poursuivre :
« Ils n’ont même pas fait le minimum du travail, c’est-à-dire comparer les factures sur les mêmes prestations. C’est très facile, il suffit de comparer les factures de M. Macron, de M. Hamon, de M. Fillon et les miennes, et comme ça vous savez tout de suite combien valent les choses. Parce qu’il y a un prix du marché. C’est pas la peine de parler tout le temps du marché et de ne pas s’y référer quand, par hasard, il sert à quelque chose. »

        Le récit :
         

          Mélenchon, visé par les juges, s’en prend aux médias



Radio France porte plainte contre Mélenchon

   


Depuis ces perquisitions tendues, M. Mélenchon s’en est pris violemment aux médias. Il a notamment critiqué les journalistes de Radio France, les traitant d’« abrutis », de « menteurs » et de « tricheurs », après la diffusion d’une enquête samedi de France Inter sur les soupçons de surfacturation de la campagne présidentielle du dirigeant de La France insoumise. Ce qui a amené le groupe Radio France a annoncé, samedi, le dépôt d’une plainte.
Dans sa vidéo publiée lundi, M. Mélenchon est revenu sur cet incident. « Nous ne sommes pas en guerre, ni contre les médias, ni contre la justice, ni contre la police, a-t-il déclaré. Mais, par contre, il y a une partie de la justice, de la police et des médias qui est en guerre contre nous parce que le gouvernement a décidé de nous mener cette guerre incroyable que vous avez sous les yeux. »
Dans un communiqué publié plus tôt lundi, une vingtaine de sociétés de journalistes et de rédacteurs, dont celle du Monde, ont apporté leur « soutien sans réserve » aux journalistes attaqués par le député. « Nous condamnons de la manière la plus ferme les propos outranciers, injurieux et menaçants de Jean-Luc Mélenchon envers la presse. Ces attaques systématiques et sans fondement ne déshonorent que leur auteur », déplorent les organisations dans ce communiqué.

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                Non, la perquisition subie par Jean-Luc Mélenchon et LFI n’est pas « politique »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ L’arrêté de 2016 prévoyait la fermeture à la circulation des bords de Seine. La maire Anne Hidalgo attend avec « confiance » le jugement sur un deuxième arrêté pris en mars.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                

L’annulation de la piétonnisation des voies sur berges à Paris confirmée en appel

L’arrêté de 2016 prévoyait la fermeture à la circulation des bords de Seine. La maire Anne Hidalgo attend avec « confiance » le jugement sur un deuxième arrêté pris en mars.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 15h34
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 06h32
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Nouveau rebondissement dans le feuilleton des voies sur berges. La cour administrative d’appel de Paris a confirmé, lundi 22 octobre, le jugement de première instance qui, le 21 février, avait annulé la fermeture à la circulation de la voie Georges-Pompidou, obligeant la Mairie de Paris à prendre un nouvel arrêté pour maintenir la piétonnisation du secteur.
Cette décision a pris de court la municipalité, qui s’attendait à une issue positive et définitive après les conclusions favorables du rapporteur public lors de l’audience, début octobre. C’est aussi un nouvel accroc pour Anne Hidalgo après une séquence par ailleurs marquée par les fiascos Vélib’ et Autolib’ et la démission fracassante de son premier adjoint, Bruno Julliard.

        Après la décision du tribunal administratif de Paris en février :
         

          Anne Hidalgo n’entend pas rétrocéder les voies sur berge aux automobilistes



La fermeture à la circulation de cette voie longue de 3,3 km en plein cœur historique de Paris constitue l’une des mesures les plus emblématiques et les plus contestées de la maire socialiste dans sa politique de restriction de la place de la voiture dans la capitale.
« Inexactitudes » dans l’étude d’impact
Appliquée depuis un arrêté d’octobre 2016, elle avait été vivement combattue par sa première opposante politique, Valérie Pécresse. La présidente (Les Républicains, LR) du conseil régional d’Ile-de-France avait contesté la fermeture des voies sur berges devant le tribunal administratif avec le maire (LR) du 1er arrondissement, Jean-François Legaret, ou encore l’association 40 Millions d’automobilistes. Ils avaient emporté la première manche quand, à la surprise générale, la juridiction leur avait donné raison, le 21 février.
Le tribunal avait alors estimé que l’étude d’impact préalable à la fermeture des voies sur berge comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores ».

        Le décryptage des Décodeurs :
         

          Fermeture des voies sur berges à Paris : le difficile bilan de la pollution



Dans son jugement, la cour administrative d’appel reprend la critique : « L’étude d’impact a délibérément occulté une partie notable des incidences du projet sur les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores, notamment en limitant l’analyse de ses effets sur la pollution atmosphérique à une bande étroite autour des berges, sans en étudier l’impact sur les principaux axes de report de trafic, en ne prenant pas suffisamment en compte les effets négatifs dus au phénomène prévisible de congestion du trafic et en s’abstenant d’évaluer les nuisances sonores nocturnes. »
« Nous ne rouvrirons plus les berges aux voitures »
Cette décision ne signifie toutefois pas que les voitures vont faire leur retour sur la promenade. La Mairie de Paris a annnoncé qu’elle allait se pourvoir en cassation devant le Conseil d’Etat. Surtout, après le jugement défavorable en première instance, elle a pris un nouvel arrêté. Le texte, publié le 6 mars, ne fait plus référence à des considérations de qualité de l’air mais se fonde uniquement sur la protection d’un site classé au Patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991 et qui, selon la Mairie, a accueilli « plus de 2,4 millions de visiteurs en deux ans ». Ce nouvel arrêté a, lui aussi, été attaqué devant le tribunal administratif. Ce dernier devrait rendre son jugement jeudi 25 octobre.
« Nous sommes beaucoup plus confiants sur le deuxième arrêté, car nous savions que nous avions pris un risque en étant innovants sur le premier », réagit-on dans l’entourage de la maire Anne Hidalgo.
Lors de l’audience, le rapporteur public avait rejeté les requêtes des opposants, dont ne faisait plus partie Valérie Pécresse. Mais le jugement de la cour administrative d’appel montre qu’il n’est pas toujours suivi.
Quelle que soit l’issue, Anne Hidalgo ne compte pas faire machine arrière. « Nous ne rouvrirons plus les berges aux voitures », assure-t-on à l’Hôtel de ville. « Nous avons gagné la bataille culturelle sur ce sujet essentiel, assure Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris. Les berges piétonnes sont un acquis, soutenu par une immense majorité des Parisiens. Même les élus de l’opposition ne demandent plus le retour des voitures. »

        Rétrospective (édition abonnés) :
         

          Voies sur berges parisiennes : la saga d’un dossier sensible






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Un lycéen filmé en train de braquer son enseignante avec une arme factice a relancé le débat sur les violences à l’école et la façon de les prévenir.
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Professeurs, vous avez été confrontés à des violences ou intimidations, racontez-nous

Discussion lancée le 22 octobre 2018
22 octobre 2018

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La vidéo, relayée sur les réseaux, a suscité l’indignation des responsables politiques. On y voit un jeune homme debout dans une salle de classe du lycée Edouard-Branly de Créteil, menaçant sa professeure avec un pistolet – qui s’est révélé factice – en lui demandant de l’inscrire « présent » et non « absent ». Ce lycéen de 15 ans a été mis en examen dimanche 21 octobre pour « violences ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de moins de huit jours », en l’occurrence sept jours.
En tant que professeur au collège ou au lycée, avez-vous déjà été victime d’actes de violence ou d’intimidation de la part d’élèves ? Comment avez-vous réagi ? Cela a-t-il modifié votre comportement en classe ou votre regard sur votre profession ? Comment prévenir, selon vous, ce type d’agissements ?
Faites-nous part de votre expérience. Vos propos pourront être utilisés dans le cadre d’un article. Merci de laisser vos coordonnées afin que nous puissions vous recontacter.                            





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