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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Mercredi 17 octobre, Ara Güler (né le 16 août 1928) s’est éteint, à l’âge de 90 ans, à Istanbul.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Depuis le 22 octobre, Canal + diffuse la quatrième saison du « Bureau des légendes ». Des photographes de l’agence Magnum se sont glissés sur les plateaux de tournage.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Conçu par l’architecte et designer Alvar Aalto dans les années 1930, le bâtiment, qui se trouve en Finlande, vient d’être mis en vente. Une décision qui suscite des inquiétudes.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Une décision qui suscite des inquiétudes.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                       Pour ce sanatorium qui fut ensuite transformé en hôpital, Aalto a dessiné l’ensemble du mobilier… jusqu’aux poignées des portes. Les façades du bâtiment étaient orientées de façon à procurer le meilleur ensoleillement aux patients. Romain Courtemanche pour M Le magazine du Monde             Dans une pièce du sanatorium de Paimio, une vieille photo est accrochée au mur. Elle a été prise dans les années 1930, juste après la construction du bâtiment. Mais n’était le noir et blanc du cliché, un peu passé, rien n’a changé. Ou si peu. Les lignes de ce vaisseau de béton et de verre immaculé, jadis futuristes, sont encore d’actualité, comme si le temps refusait de faire son office.          L’ensemble a près de quatre-vingt-dix ans, mais il n’a pas pris une ride, parfaitement entretenu, malgré les rudes hivers finlandais. En cette fin de mois de septembre, il fait un temps magnifique et le calme des lieux n’est troublé, de temps à autre, que par les petites grappes de visiteurs qui viennent admirer ce trésor de l’architecture moderniste. La visite se mérite, pour ces esthètes : Paimio est à 145 kilomètres d’Helsinki, au bout d’une petite route qui traverse des champs et des forêts de pins, où nichent de petites cabanes en bois.          À l’époque du début de la construction du sanatorium, en 1929, Alvar Aalto venait tout juste d’avoir 31 ans. L’architecte et designer n’était pas encore une star mondiale. Il n’était pas devenu une sorte de Le Corbusier nordique, aussi à l’aise dans la création de bâtiments que de mobilier. Mais ce projet l’a fait entrer dans le grand monde, en même temps que dans les revues internationales d’architecture.          Fonctionnalisme et humanisme          Le sanatorium de Paimio est souvent considéré par les spécialistes comme l’une des plus grandes œuvres de cet architecte majeur, avec la bibliothèque de Viipuri (aujourd’hui Vyborg, en Russie), construite juste après. Tout y est, déjà. Sa patte est posée : fonctionnalisme, humanisme, sens inouï du détail. Dans ce coin tranquille de cette région tranquille de ce pays tranquille, un vent mauvais s’est pourtant levé, avant l’été. Le 4 juin, le district de Turku, ville du sud-ouest du pays, propriétaire de l’édifice, a annoncé la mise en vente de ce trésor. Et c’est un petit coup de tonnerre, car nul ne sait aujourd’hui ce qu’il va devenir.                       Le balcon du ­dernier étage, où les malades pouvaient prendre le soleil. Romain Courtemanche pour M Le magazine du Monde                     ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   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« Mon pays fabrique des armes » : une « équipe France » si bien armée

Le documentaire de la journaliste Anne Poiret s’interroge sur les ventes d’armes, « un angle mort du débat public ».



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 14h00
    |

            Nathalie Guibert








                        



   


France 5, mardi 23 octobre à 20 h 55, documentaire
Avions, blindés, missiles… La France vend des armes, beaucoup, et depuis longtemps. Dans ce pays qui fait aussi la guerre sans discontinuer ou presque depuis plusieurs décennies, le fait ne semble pas émouvoir autant que dans d’autres démocraties. Est-ce le rôle de la France d’exporter des armes dans le monde entier, particulièrement au Moyen-Orient aujourd’hui à feu et à sang ? « Oui, c’est notre rôle », tranchait François Hollande en avril 2017 dans l’usine du missilier MBDA, car sans cela « le risque c’est que d’autres le fassent à notre place ». Un « Circulez, rien à voir ! » que le documentaire de la journaliste Anne Poiret tente de bousculer. Car, si la première affirmation du film se discute assurément – « Nous ne savons rien » –, la deuxième est une vérité sur ­laquelle il vaut de s’interroger : le sujet des ventes d’armes forme « un angle mort du débat public ».
Avec 17 milliards d’euros de ­prises de commandes en 2016, montant record historique, la présidence de François Hollande a plus que toutes les autres vendu canons et munitions, ­rappelle le film. L’exécutif a agi au nom de la défense de la sou­veraineté nationale, en déclarant vouloir préserver des industries de haute technologie et leurs précieux emplois – quelque 170 000 dans la filière.
Et pourtant aucun des responsables de l’époque n’a assumé cette politique devant la caméra d’Anne Poiret : ni le chef de l’Etat qui a scellé le contrat historique du Rafale et des frégates avec le dictateur égyptien Sissi en lui accordant d’importantes garanties ; ni son ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, présenté par l’exécutif comme le chef performant de « l’équipe France », qui a engrangé des ventes depuis l’Inde jusqu’au Qatar ; ni le secrétaire général pour la défense et la sécurité nationale Louis Gautier, qui chapeaute sous l’autorité de Matignon les autorisations d’exportation. Les parlementaires ne sont pas plus prolixes. Ni les industriels. Se heurtant partout au secret-défense, le documentaire effectue un périple à la porte des usines et des salons de l’armement, où nul ne souhaite vanter la qualité de ses produits.
Interpellation morale
Dans les démocraties occidentales, la guerre au Yémen a depuis 2015 relancé une forte interpellation morale : peut-on continuer de fournir en matériels militaires des protagonistes, Arabie saoudite en tête, accusés de commettre des crimes de guerre envers les populations civiles ? Sous la pression de députés européens, d’ONG ou de leur opposition, les gouvernements d’Espagne, de Suède ou des Pays-Bas ont récemment décidé de stopper des ­ventes à Riyad. L’Allemagne, la France, le Royaume-Uni continuent de fournir leur client sul­fureux en assurant redoubler de précautions. Le problème est que, pour être bien réelles, ces règles demeurent opaques. Et qu’elles ne sauraient éviter tout emploi d’armes contraire au droit de la guerre.
En 2016, un débat a opposé le ministère français des affaires étrangères à celui de la défense au sujet de la coalition au Yémen. Il n’a pas dépassé les premiers cercles de l’Etat. Faut-il attendre un scandale pour qu’évolue la position française, s’interroge le film ? Un détour par l’attentat de Karachi – onze salariés français de DCN tués en 2002, une affaire en lien avec des commissions versées lors de la vente de sous-marins au Pakistan – permet de rappeler que vendre des armes ne va jamais sans risques. Le film ne comporte pas de révélations, mais il a le mérite de donner aux citoyens les clés du débat.
Mon pays fabrique des armes, d’Anne Poiret (France, 2018, 70 min). www.francetvpro.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Deux exilés libyens tentent de recueillir les déclarations de compatriotes victimes de violences sexuelles. Un documentaire diffusé sur Arte, à 22 h 45.
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« Libye, anatomie d’un crime » : des hommes violés témoignent

Deux exilés libyens tentent de recueillir les déclarations de compatriotes victimes de violences sexuelles. Un documentaire diffusé sur Arte, à 22 h 45.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 13h45
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 18h44
    |

            Mustapha Kessous








                        



   


Arte, mardi 23 octobre à 22 h 45, documentaire
On ne verra jamais son visage, juste des plans sur ses mains abîmées et sur ses lèvres sèches. « Il n’y a pas de mot pour décrire ce que j’ai vu », lance, désespéré, Ahmed. Cet homme a passé cinq ans dans une prison libyenne. Cinq années durant lesquelles il a côtoyé des geôliers sans humanité, prêts à toutes les perversités pour humilier leurs prisonniers. Ce qu’Ahmed s’apprête à décrire est tout simplement abject. « Il y avait un homme noir, un Africain, qu’ils [les gardiens] mettaient dans une cellule individuelle. Ils lui disaient : “Cette nuit, tu violes ce type”. » Et s’il refusait, il était torturé à son tour.

        Lire le récit :
         

          Enquête sur le viol utilisé comme une arme de guerre en Libye



Ahmed poursuit : « C’était com­me une maladie. Tous ceux qui étaient dans cette prison, on racontait qu’ils ont subi la même chose. Quand ils te tombent dessus, tu vois toutes les couleurs de la torture.Ils prenaient un balai, ils le fixaient au mur et il fallait que tu te l’enfonces. Imagine à quel point tu te sens anéanti. On est nombreux à avoir subi des viols. Ils te violaient et ils filmaient avec un téléphone. »

        Lire le récit :
         

          Enquête sur la piste des violeurs en Libye



Une quête périlleuse
Son témoignage glaçant est d’une infinie tristesse. Face à lui se tient Imad, un militant libyen exilé à Tunis. Avec Ramadan, un ancien procureur, ils tentent courageusement de rassembler et de consigner des témoignages de compatriotes – hommes et femmes – violés par les soldats de Kadhafi, envoyés pour mater la révolte populaire (qui commença en 2011) ; puis par des membres de milices armées après la mort du « guide de la révolution ». Leur but ? Faire traduire les donneurs d’ordres devant la justice internationale. Pour cela, ils sont épaulés par la juriste Céline Bardet, spécialiste des crimes de guerres.
Libye, anatomie d’un crime suit ces deux exilés dans cette quête périlleuse, tant il est difficile de faire parler des hommes qui ont subi des violences sexuelles. L’auteure du film a fait le choix de doubler les témoins, qui s’expriment principalement en arabe. Il est dommage de n’avoir pas préféré le sous-titrage, car les voix françaises effacent celles des Libyens : elles ne transmettent aucune émotion et mettent une barrière froide entre eux et le téléspectateur. Le commentaire, qui manque de sobriété, fait perdre de la force à ce documentaire, qui a pourtant le mérite de montrer que les hommes sont, eux aussi, des cibles de viol lors des guerres.
Libye, anatomie d’un crime, de Cécile Allegra (Fr., 2018, 75 min). www.arte.tv



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Ces maillons-clés de l’édition, rémunérés en droits d’auteur, ne sont pas sûrs de continuer à être payés ainsi.
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Edition : le statut d’auteur des directeurs de collection remis en question

Ces maillons-clés de l’édition, rémunérés en droits d’auteur, ne sont pas sûrs de continuer à être payés ainsi.



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 12h55
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Bataille de statut dans l’édition. Une audience en référé, attendue mardi 23 octobre au Conseil d’Etat, doit permettre de décider, dans les tout prochains jours, si les directeurs de collection, ces maillons méconnus mais essentiels des maisons d’édition, continueront d’être rémunérés en droits d’auteur, comme ils l’ont toujours été, à partir du 1er janvier 2019.

En octobre 2017, de façon unilatérale, l’Agessa, qui assure la gestion du régime de sécurité sociale des artistes auteurs, avait décidé d’exclure de son périmètre les 900 directeurs de collection dont elle a la charge. L’association leur a donné jusqu’au 1er janvier 2019 pour adopter un autre statut.
Un arbitrage du ministère des affaires sociales et du ministère de la culture – du temps où Françoise Nyssen, ex-patronne de l’éditeur Actes Sud, était à sa tête – a confirmé cette décision en avril 2018. De très rares chanceux peuvent espérer être embauchés en CDI à plein temps par les éditeurs, les autres devront choisir entre l’auto-entrepreunariat ou le paiement d’honoraires sur factures.
Equilibre économique fragile du secteur
Vent debout contre une telle mesure, le Syndicat national de l’édition (SNE), épaulé par la Société des gens de lettres (SDGL), a déposé un recours pour excès de pouvoir contre la décision de l’Agessa. Le jugement sur le fond est attendu au mieux dans dix-huit mois, c’est la raison pour laquelle le syndicat a parallèlement demandé en référé la suspension de la décision.

Pour le SNE, cette réforme risque de mettre en péril l’équilibre fragile de l’édition. « Cette mesure brutale et non négociée », selon les éditeurs, se traduira, si elle est appliquée, par une hausse des cotisations sociales des directeurs de collection (22 % dans l’option du micropartenariat contre 10 % pour les droits d’auteur). Mais ce sont surtout les éditeurs qui préfèrent les 1,10 % de charges payés sur les droits d’auteur aux 42 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ L’artiste britannique est la lauréate du prix qui récompense, tous les deux ans, l’œuvre d’une femme photographe. Dans sa série « You an Orchestra You a Bomb », elle saisit des moments de la vie qui, par l’émotion qu’ils dégagent, « coupent le souffle ».
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ De Billy Wilder à Nanni Moretti, nombreux sont les réalisateurs à avoir utilisé cet élément aussi ductile que duplice.
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La piscine au cinéma, un rectangle qui échappe aux lois du réel

De Billy Wilder à Nanni Moretti, nombreux sont les réalisateurs à avoir utilisé cet élément aussi ductile que duplice.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 08h28
    |

                            Murielle Joudet








                        



                                


                            

Privée ou municipale, force est de constater la puissance cinégénique de la piscine, rectangle bleu turquoise où les corps qui y plongent échappent pour un temps aux lois du réel. Pour de nombreux cinéastes, la piscine est souvent appré­hendée comme une utopie. Le Grand Bain, de Gilles Lellouche, filme les cours de natation synchronisée comme la concrétisation d’un idéal d’égalité et de camaraderie, suivant quelque peu la trace de Nanni Moretti.

Jeune, le cinéaste italien a deux passions : le cinéma et le water-polo, qu’il conciliera dans Palombella rossa (1989), rumination mélancolique sur son pays, le Parti communiste italien et ses souvenirs d’enfance. Moretti incarne un député communiste et joueur de water-polo devenu amnésique à la suite d’un accident et qui, en maillot de bain, recolle peu à peu les morceaux de son identité. Cette remémoration sera l’occasion d’une grande réflexion intime et collective. Son idéal politique se confond peu à peu avec son sport, et la piscine devient un terrain de jeu critique : « Que veut dire être communiste ? – C’est un sentiment de totalité – Mais qu’est-ce que cette totalité ? – Un terrain de jeu, une piscine. » Maillots et bonnets de bain logent tout le monde à la même enseigne, la nudité codifiée fait tomber les masques et les contingences de toutes sortes. Chacun s’extirpe de son milieu social pour rejoindre le grand bain égalitaire où les complexes physiques sont magiquement gommés.
Flux vital
C’est aussi ce que croit Burt Lancaster dans Le Plongeon, de Frank Perry (1968), road-movie aquatique adapté d’une nouvelle de John Cheever. Ned Merrill, habitant d’un quartier résidentiel du ­Connecticut, souhaite rentrer chez lui en suivant la piste dessinée par les piscines alentours puisque « les piscines forment une rivière ininterrompue jusqu’à chez nous ». S’invitant chez ses voisins et amis, Merrill oublie qu’un carré rectangulaire dans une propriété...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Avec sa fine équipe masculine, Gilles Lellouche signe une comédie chorale joyeusement mélancolique.
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« Le Grand Bain » : le ballet aquatique des bras cassés

Avec sa fine équipe masculine, Gilles Lellouche signe une comédie chorale joyeusement mélancolique.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 09h33
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



                                


                            

L’avis du « Monde » – à voir
Trop rares sont les comédies populaires fran­çaises qui ne courent pas après le succès – qui peut d’ailleurs se révéler un insuccès – en appliquant une formule resucée. C’est peut-être de se ressourcer à The Full Monty (1997), de Peter Cattaneo, qui faisait s’effeuiller ses chômeurs-strip-teaseurs sur fond de démantèlement métallurgique et de libéralisme thatchérien, qui donne à ce Grand Bain ce petit goût excentrique, collectif et absurde qui lui va si bien. Renouant avec une vocation de réalisateur plutôt sporadique et jusqu’ici à ­moitié assumée (Narco, avec Tristan Aurouet, 2004 ; Les Infidèles, avec Jean Dujardin, 2012), l’acteur Gilles Lellouche convoque pour ce faire un imposant aréopage de virilités malmenées par la vie, parsème son récit de rôles féminins par contraste bien trempés, pour ne pas dire sévèrement « burnés », et jette tout ce petit monde dans l’eau du bain pour ­signer une comédie chorale joyeusement mélancolique, décroissante, tendre et décalée.

Reprenons du début. Voici Bertrand (Mathieu Amalric), dépressif chronique mais mari aimé, qui a dépassé depuis belle lurette le stade du faux-semblant. Laurent (Guillaume Canet), l’homme en colère quitté par sa femme, qui ne sait plus que régler des comptes avec la vie. Marcus (Benoît Poelvoorde), le petit patron mythomane qui coule avec sa boîte sans vouloir l’admettre. Simon (Jean-Hugues Anglade), le rockeur has been qui y croit encore mais ne peut même plus en convaincre son adolescente de fille. Thierry (Philippe Katerine), l’employé ­hypertimide de la piscine municipale qui se gave de sucreries. Avanish (Balasingham Thamilchelvan), le Sri-Lankais jovial et rondouillard qui ne parle pas un mot de français et en lequel le groupe trouve, pour cette raison même peut-être, une source solide de compréhension et de réconfort.

Figures féminines à poigne
On a cité les piliers de l’équipe masculine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Chaque mardi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix de séries à (re)découvrir sur petit écran.
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« Bodyguard », « Vingt-cinq » ou « The Team » : trois alternatives au « Bureau des légendes »

Chaque mardi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix de séries à (re)découvrir sur petit écran.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 15h12
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Les espions vous laissent de marbre ? En dehors du mastodonte « Bureau des légendes », qui a rassemblé ses fans lundi pour le début de sa quatrième saison, trois séries moins connues mais tout aussi réussies sauveront la semaine de tous ceux qui n’en peuvent plus de Malotru.
« Bodyguard », succès monstre en Angleterre

Encore jeune mais vétéran d’Afghanistan, Richard Budd a le regard lourd et la lippe triste. Encore soumis aux effets d’un syndrome post-traumatique, il officie en tant qu’agent de protection des personnalités, au sein de la police londonienne.
Un soir, dans un train, il déjoue une attaque terroriste, ce qui constitue la longue scène d’ouverture, intense et maîtrisée, de Bodyguard. Reconnu pour cet acte de bravoure, Budd est promu et affecté à la garde rapprochée de l’ambitieuse ministre de l’intérieur, Julia Montague, dont la politique et l’idéologie représentent tout ce qu’il hait et méprise.
Richard Budd, est interprété par Richard Madden, qui fut Robb Stark pendant trois saisons de Game of Thrones. La série, elle, a été imaginée par le Britannique Jed Mercurio, auteur de l’excellente série policière Line of Duty, que France Télévisions diffuse actuellement ; la saison 4, que l’on peut voir indépendamment des autres, a débuté le 19 octobre sur France Ô, et jeudi 11 sur France 3.
Plus que dans Line of Duty, le créateur de Bodyguard prend de la hauteur pour aller au-delà du policier et proposer un thriller mêlant une histoire intime à suspense à des réflexions sur les dessous peu chics de la politique et de la guerre entre des services de sécurité plus occupés à se battre pour leurs prérogatives qu’à protéger les citoyens. Bodyguard a fait un tabac sur BBC One en septembre, lui permettant d’atteindre une audience jamais obtenue depuis dix ans pour une série anglaise télévisée. Martine Delahaye
« Bodyguard », série créée par Jed Mercurio. Avec Richard Madden, Keely Hawes, Gina McKee (Royaume-Uni, 2018, 6 x 60 min.) Sur Netflix à partir du mercredi 24 octobre.
« Vingt-cinq », touchante comédie générationnelle

C’est l’histoire d’un mec qui n’a pas de gros problèmes, sauf celui de s’extraire du cocon de l’adolescence. Qui, à 25 ans, se trouve nul, sans talent, sans maladie, sans meuf, sans l’étiquette « gay » ou quelque chose du genre qui lui donne une identité. Bref, sans intérêt.
On ne sait pas si c’est ainsi que Bryan Marciano a « pitché » sa série auprès d’OCS, le bouquet de chaînes d’Orange, mais ça ne devait pas être loin de ça. A la fois scénariste, producteur, réalisateur et comédien principal de Vingt-cinq, le jeune homme a donc obtenu les moyens – limités, mais à saluer – d’OCS pour tourner douze épisodes autour de jeunes gens de la génération des 25-30 ans ; ceux qui, indécis, se cherchent encore, tiraillés entre l’idée de trouver ce qui pourrait faire sens pour eux et la tentation de se laisser porter par les désirs de l’instant et une bonne grosse nonchalance.
Jérémy (Bryan Marciano), 25 ans, que sa copine Julie vient de quitter – elle sait que c’est le bon mec pour elle, mais que ce n’est pas le bon moment pour être ensemble –, n’est pas seul dans la panade. Ses potes, proches de la trentaine, aiment plein de trucs, mais aucun suffisamment pour s’y mettre à fond. Ce qui donne une comédie touchante et visant juste. M. De.
« Vingt-cinq », série créée par Bryan Marciano. Avec Bryan Marciano, Pablo Pauly, Alexandre Boublil, Pierre Lottin, Esther Garrel (France, 2018, 12 x 22 minutes). Sur OCS Max à partir du jeudi 25 octobre à 20 h 35.
« The Team », le néonazisme dans les pays nordiques
On n’espérait plus la deuxième saison de la série The Team, trois ans après la première, proposée par Arte en 2015. Certes une fin « ouverte » y avait été ménagée mais la mort, peu après sa diffusion, de sa cocréatrice, Kathrine Windfeld, ne laissait guère augurer ce retour. La voici pourtant à nouveau portée par un scénario épatant et une distribution exemplaire. 
La première saison mettait en scène une « équipe commune d’enquête » dans le cadre de la coopération policière d’Europol : une Belge (néerlandophone), une Allemande et un Danois. Les nationalités restent les mêmes en saison 2, mais les personnages changent – ainsi que l’objet de leur enquête. L’anglais sert d’idiome de liaison quand ils travaillent ensemble, et l’on entend parfois de l’arabe syrien et un peu de français.
Cette saison 2 rend compte de l’inquiétante apparition du néonazisme dans les pays nordiques et se déplace aussi dans des quartiers populaires de la périphérie de Bruxelles qui ont fait parler d’eux à l’occasion d’attentats terroristes récents. La situation syrienne actuelle est aussi au centre du récit, par le biais d’une affaire criminelle de traffic d’art islamique. On ressent parfois une légère sensation d’étirement, non perçue lors de la saison 1, et l’on regrette que que la saison 2 de The Team s’achève sur une « morale de l’histoire » un peu ronflante et convenue. Mais on ne s’ennuie pas au fil des nombreux renversements de situation. Renaud Machart
The Team (saison 2). Série de Mai Brostrom et Peter Thorsboe réalisée par Kasper Gaardsoe et Jannik Johansen. Avec Lynn Van Royen, Jürgen Vogel, Marie Bach Hansen, Fatima Adoum, Sarah Perles, Josephine Park, Anders Juul, Alireza Bayram, Manuel Rubey, Nora Waldstätten (Allemagne-Belgique-Danemark, 2018, 8 x 58min). www.arte.tv



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ L’artiste d’origine marocaine est l’inventeur d’un style mêlant house, R’n’B, raï et hip-hop, qu’il a baptisé le « Meknessi Style ».
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DJ Hamida, le mix gagnant



LE MONDE
              datetime="2018-10-22T17:59:02+02:00"

        Le 22.10.2018 à 17h59






Durée : 04:20 | 

Originaire de Meknès, au Maroc, DJ Hamida est né à Lyon et vit aujourd’hui à Bruxelles. Il a commencé à jouer des platines en 1998. Il se fait rapidement une réputation avec son style, le « Meknessi Stysle », dans lequel il amalgame hip-hop, house, raï, R’n’B et sets festifs. En 2010, il est invité par Rim’K, du groupe 113, au concert Maghreb United et devient le DJ officiel du rappeur. Mais ce sont ses mixtapes « A la bien mix party » qui lui apportent véritablement le succès. Chaque année, la compilation réunit des artistes de divers horizons musicaux. En 2014, son tube « Déconnectés », avec Kayna Samet, Lartiste et Rim’K, s’est hissé à la quatorzième place des charts français.
Narjes Bahhar est chroniqueuse musicale, spécialiste des scènes urbaines entre la France et l’Afrique. Elle collabore pour Deezer, Mouv et Trace.


                

                     Bertrand Badie : « Les puissances coloniales ont étouffé le panafricanisme »

                

                     Reni Eddo-Lodge, l’écrivaine qui ne parle plus de racisme avec les Blancs

                

                     Emtithal Mahmoud « slame pour qu’on entende le Soudan »


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ A la tête de la Carpenters Workshop Gallery, le binôme français a fait du design une discipline spectaculaire, multipliant les lieux d’exposition et ciblant une clientèle aux moyens illimités.
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Julien Lombrail et Loïc Le Gaillard, magnats du design contemporain


                      A la tête de la Carpenters Workshop Gallery, le binôme français a fait du design une discipline spectaculaire, multipliant les lieux d’exposition et ciblant une clientèle aux moyens illimités.



M le magazine du Monde
 |    22.10.2018 à 17h11
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 17h19
    |

                            Marie Godfrain








   


Et le gagnant du plus beau stand est… Carpenters Workshop Gallery ! » Au PAD, une foire d’art et de design dont la dernière édition s’est tenue à Londres début octobre, on ne pouvait pas rater l’espace d’exposition de la Carpenters. Massive et grave, une porte en bronze à double battant de cinq mètres de haut ouvrait sur un salon sombre à l’inspiration mi-gothique, mi-tribale, signé Ingrid Donat.
« Ce stand a été élu à l’unanimité car il est spectaculaire mais pas seulement, explique Patrick Perrin, patron du PAD. Le jury a récompensé un effort de cohérence. Les pièces exposées changent véritablement la perception que l’on a des foires de design ; il rappelle par sa qualité les plus riches périodes des arts décoratifs français. Ce stand pourrait meubler un Versailles contemporain ! »

        Lire aussi :
         

                Le design, un phénomène de foires



Les Français Julien Lombrail et Loïc Le Gaillard, 40 et 45 ans, ont fondé la Carpenters Workshop Gallery à Londres en 2006. Depuis, rien ne semble les arrêter, au point qu’on les présente comme les deux magnats du design international. Ils collaborent avec les artistes les plus en vue, qui réalisent avec eux des œuvres volontiers provocatrices et/ou monumentales, participent à toutes les foires qui comptent, touchent les plus grands collectionneurs. Une stratégie commerciale offensive qui rapporte beaucoup et suscite des jalousies dans le milieu feutré du design. Certains leur reprochant par ailleurs de privilégier la production de pièces hors norme et tape-à-l’œil.
Aux confluents de l’art et du design
Quand la plupart des galeries possèdent un, voire deux espaces, eux multiplient les adresses. Après avoir ouvert un lieu à Paris il y a sept ans, puis au dernier étage d’une tour new-yorkaise proche du MoMA, à New York, en 2015, ils s’apprêtent aujourd’hui à conquérir San Francisco. Le 1er octobre, une galerie a été inaugurée dans une ancienne église désaffectée où ils exposent notamment une forêt de sculptures lumineuses de l’Espagnol Nacho Carbonell.
« Nous focalisons notre énergie sur ce moment rare où le design devient de l’art : la naissance d’un nouveau mouvement qui réinterroge le débat entre forme et fonction. »
Des œuvres qui brouillent les frontières entre art et design, une ambiguïté inédite qui fait leur signature. La décoration du bureau de Loïc Gaillard à Londres résume bien leur ligne esthétique : lampe chat de Studio Job, œuvres afro-primitives posées devant des panneaux en bronze tatoués d’Ingrid Donat, lampe en pissenlit de Studio Drift…
Dans la préface de la monographie qui leur est consacrée (éd. Rizzoli, 2018), les galeristes théorisent leur démarche : « Nous focalisons notre énergie sur ce moment rare où le design devient de l’art : la naissance d’un nouveau mouvement qui réinterroge le débat entre forme et fonction. » Un créneau qu’ils ont développé et sur lequel ils règnent sans partage, les designers les plus cotés étant signés chez eux (Vincenzo De Cotiis, Studio Job ou Andrea Branzi).
Souvent spectaculaires, les œuvres qu’ils présentent flirtent parfois avec l’architecture : l’année dernière, le duo a fait polémique en exposant sur le parvis du Centre Pompidou le Domestikator, une micro-architecture de l’artiste néerlandais Joep Van Lieshout qui représente un acte sexuel entre un homme et un chien. Un coup d’éclat dont l’art contemporain est familier… mais pas le design. Adeptes d’un marketing à tous crins, ils ont présenté à la FIAC une collaboration avec le couturier Karl Lagerfeld, qui expose une série de guéridons, de tables, de lampes, de consoles, de fontaines et de miroirs en marbre d’inspiration antique.

   


Loin des projecteurs, la naissance de la Carpenters est avant tout une histoire de famille et d’amitié. Julien Lombrail a 22 ans lorsqu’il assiste sa mère, Ingrid Donat, dans ses premiers pas de sculptrice. Cette proche de Diego Giacometti, sculpteur de meubles et frère d’Alberto, gagne rapidement le respect du milieu de l’art. En revanche, son sens des affaires laisse à désirer… « Un jour, Julien me lance : “Je sais enfin ce que je vais faire de ma vie, je vais m’occuper de toi” », confie-t-elle. Il négocie ses contrats avec la célèbre galerie new-yorkaise Barry Friedman, mais passe aussi du temps à la fonderie pour suivre la production. « C’est là qu’il a pris goût à l’évolution de l’œuvre, de la réflexion de l’artiste jusqu’à l’objet final. » 
La forme avant la fonction
Il ouvre une galerie et apprend que son ami Loïc Le Gaillard, ancien industriel en cosmétiques, possède des locaux à Londres. Ils se retrouvent autour d’un goût commun pour les pièces imposantes, légèrement bling-bling, sombres, radicales, loin des canons actuels dont ils prétendent « se moquer ».
« Nous proposons des objets sculpturaux qui provoquent des émotions. »
« Dès le début, ils ont anticipé l’évolution des goûts des personnes fortunées, dont le mobilier n’était pas à la hauteur des œuvres d’art », analyse l’ancien journaliste et consultant Cédric Morisset, aujourd’hui directeur associé.
« Notre ligne éditoriale est claire : nous recherchons la forme avant la fonction, explique Loïc Le Gaillard. Nous proposons des objets sculpturaux qui provoquent des émotions. Nos clients, pour qui l’argent n’est pas un problème, recherchent avant tout une pièce extraordinaire. Les tables en fibre de carbone superlégères les emmerdent. Ils attendent plus du design. Prenez la série de tables Constellation réalisée par le duo libanais David/Nicolas, elle est inspirée de l’histoire de Beyrouth, bombardée sept fois. Si on ignore ça, elle a beaucoup moins d’intérêt. »

   


Peu à peu, le tandem parvient à créer un environnement propice au développement de ce design narratif. Depuis 2015, ils mettent à la disposition de leur écurie de designers un atelier immense installé dans une zone industrielle proche de Roissy. « Ils ont acheté ce lieu car leurs artisans fermaient les uns après les autres. Ils ont embauché leurs employés et les ont installés dans ces 8 000 mètres carrés qui servent aussi de résidence d’artistes, de lieu de stockage et d’exposition. C’est comme un hameau de création », explique Ingrid Donat, qui y a ses quartiers.
Des économies d’échelle
Pour écouler des œuvres extrêmement onéreuses (au PAD de Londres, les prix variaient de 2 000 € à 240 000 €), Julien Lombrail a sa recette. « A l’origine, la galerie n’était pas une aventure économiquement très cohérente. On a fini par parvenir à une rationalité, mais on a mis du temps. A nos débuts, j’ai vécu deux ans sur le canapé de Loïc à Londres. Comme nous avons la culture de l’endettement, quand on gagne un, on emprunte deux. Et au final, au bout de dix ans, nous avons stabilisé notre affaire. »
La création d’une charte de procédures a aussi aidé la galerie à atteindre l’équilibre : comment placer les panonceaux à côté des œuvres, comment présenter les artistes, etc. « Cela évite de repartir de zéro à chaque fois et de perdre du temps », détaille Loïc Le Gaillard. « Produire nous coûte beaucoup d’argent. La galerie marche bien parce que nous avons mis en place des économies d’échelle. Si je propose cinq expositions simultanées, je peux me permettre un ratage. »

   


La CWG peut ainsi s’autoriser des risques esthétiques, comme le Domestikator, l’œuvre présentée sur le parvis de Pompidou, ou financier : le loyer de la galerie de New York leur coûte un million de dollars par an, ce qui ne les empêche pas de produire une cinquantaine d’expositions chaque année… « Nous anticipons et saisissons les opportunités. San Francisco a été une opération ultrarapide. On s’est décidé fin juillet et la galerie a ouvert deux mois plus tard », avoue Julien. Et il se murmure que la CWG s’apprêterait à ouvrir un nouvel espace de 2 000 mètres carrés à Londres…

        Lire aussi :
         

                A Londres, le design se convertit à la french touch



Derrière ce succès fulgurant se cache une entente sans faille. Les deux fondateurs se parlent dix fois par jour et partent même en vacances ensemble… « La force de ce binôme, c’est de se répartir les tâches : Julien s’occupe de la production, des artistes, tandis que Loïc gère les ventes, la finance, la stratégie », détaille Cédric Morisset. Dans un marché des galeries de design contemporain globalement déprimé, ils incarnent une nouvelle voie, hybride et mégalo, en phase avec l’époque.



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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ L’éventualité d’un plafonnement, à dix millions d’euros, des réductions d’impôt pour les grands groupes fait débat. Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, veut se laisser le temps de la réflexion.
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La réforme de la loi sur le mécénat et les fondations attendra encore un peu

L’éventualité d’un plafonnement, à dix millions d’euros, des réductions d’impôt pour les grands groupes fait débat. Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, veut se laisser le temps de la réflexion.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h31
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            Nicole Vulser








                        



                                


                            

La réforme de la loi sur le mécénat et les fondations, mise en place en 2003 par Jean-Jacques Aillagon – alors ­ministre de la culture et de la ­communication –, n’est pas pour tout de suite. Samedi 20 octobre à l’aube, à l’occasion de l’examen en séance publique du projet de loi de finances (PLF) pour 2019, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, n’a pas voulu trancher sans obtenir davantage d’informations sur les répercussions de la modification envisagée.
La Commission des finances avait adopté, mardi 9 octobre, un amendement destiné à élever le plancher des aides fiscales pour les très petites entreprises, mais surtout à raboter sérieusement les réductions d’impôt dont bénéficient les grands donateurs.
Actuellement, les versements effectués par les entreprises ouvrent droit à une réduction d’impôt de 60 %, dans la limite de 0,5 % de leur chiffre d’affaires. L’amendement de la Commission des finances prévoit de ­proposer au choix pour les TPE et PME une défiscalisation sur 0,5 % de leur chiffre d’affaires ou, si le montant du don est supérieur à ce niveau, une défiscalisation sur 10 000 euros.

Mais, surtout, il instaure un plafond fixé à 10 millions d’euros pour les grandes entreprises qui « bénéficient du dispositif de manière excessive », affirme le rapporteur du texte à l’Assemblée nationale, le député La République en marche des Hautes-Alpes Joël Giraud. « Il s’agit d’un amendement d’appel et non de consensus », destiné donc à lancer un débat, a-t-il rappelé.
En séance, Eric Woerth, le président Les Républicains de la Commission des finances, n’était guère apparu favorable à un changement aussi radical : « Pesons bien le pour et le contre et mesurons-en les conséquences », a-t-il lancé.
Explosion de la « niche fiscale du mécénat »
Prudent, Gérald Darmanin a demandé à la Commission des finances d’évaluer, avec les services de Bercy, les effets d’un plafond...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Diane Leriche, coprésidente de l’association Acceptess-T, était l’invitée de la rencontre « Trans, surmonter les obstacles pour vivre » pour parler des droits et de l’histoire des personnes trans en France, lors du Monde Festival, le 7 octobre.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Le Théâtre national de Strasbourg (TNS), qui fête ses 50 ans, a lancé un chantier de réflexion sur les scènes de demain.
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2068, l’odyssée du théâtre français

Le Théâtre national de Strasbourg (TNS), qui fête ses 50 ans, a lancé un chantier de réflexion sur les scènes de demain.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h23
    |

                            Fabienne Darge (Strasbourg (Bas-Rhin), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

« Longue vie au Théâtre national de Strasbourg ! », s’est exclamé le ministre de la culture, Franck Riester. C’était le samedi 20 octobre, sur le coup de 10 heures du matin, et le nouveau locataire de la Rue de Valois, nommé quatre jours auparavant, avait réservé sa première sortie officielle pour cette journée anniversaire des 50 ans du Théâtre national de Strasbourg (TNS), mais aussi des 20 ans du Musée d’art moderne.
Faut-il y voir un hasard du calendrier ou un geste significatif en direction de l’art théâtral et de ses institutions, particulièrement négligés par les politiques de tous bords ces dernières années ? A moins qu’il ne s’agisse plutôt d’un signal politique à l’intention de Roland Ries, le maire de la capitale alsacienne, et de son premier adjoint, Alain Fontanel, tous deux anciens socialistes ralliés à La République en marche ?
Franck Riester, ministre de la culture : « Les classiques de demain sont les textes qui s’écrivent aujourd’hui »
L’avenir le dira. Le ministre a en tout cas tenu à délivrer un satisfecit particulièrement appuyé pour le « travail exemplaire » mené par Stanislas Nordey et son équipe à la tête du théâtre fondé par Hubert Gignoux en 1968, à partir du Centre dramatique de l’Est. Il a tenu également à faire savoir combien la mise en scène de Thyeste, de Sénèque, par le jeune Thomas Jolly (artiste associé au TNS), dans la Cour d’honneur du Palais des papes, lors du dernier Festival d’Avignon, l’a « impressionné ».

Pour le reste, Franck Riester n’a fait aucune annonce à Strasbourg. Il a réaffirmé l’importance des objectifs de diversité, de parité et de transmission et, plus original, a nettement exprimé un engagement en faveur de l’écriture contemporaine, faisant observer que « les classiques de demain sont les textes qui s’écrivent aujourd’hui ». « Il faut me laisser travailler », a-t-il conclu, avant de disparaître et de laisser cette journée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Il a été nommé directeur du Théâtre national de Strasbourg (TNS) au printemps 2014.
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Stanislas Nordey, metteur en scène : « L’Etat subventionne d’abord le spectateur »

Il a été nommé directeur du Théâtre national de Strasbourg (TNS) au printemps 2014.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h22
    |

                            Fabienne Darge (Strasbourg (Bas-Rhin), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Nommé au printemps 2014 directeur du Théâtre national de Strasbourg (TNS), Stanislas Nordey a pris ses fonctions en septembre 2014. Son mandat actuel court jusqu’en septembre 2019, mais le ministère devrait annoncer rapidement son renouvellement, au vu de la reconnaissance dont fait l’objet son action à la tête de l’institution alsacienne.

Pourquoi avoir choisi de ne pas commémorer les 50 ans du TNS, mais plutôt d’envisager l’avenir ?
En octobre 2017, j’ai participé aux manifestations pour les 70 ans de la décentralisation théâtrale à Colmar, et j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose de funèbre et d’inquiétant dans ces célébrations. Je me suis dit qu’il serait sans doute plus enthousiasmant, aujourd’hui où nous souffrons dans nos métiers d’une absence de politique de l’Etat, de prospective, de se projeter dans l’avenir, et de le faire de manière collective. Et de se projeter à 50 ans, la même durée que celle qui est passée pour ce théâtre. Et puis 2068 résonne évidemment avec 1968, et son parfum d’utopie.
Vous a-t-il a semblé nécessaire de mener cette réflexion de manière collective ?
Oui, en compagnie du personnel du théâtre, des élèves de l’école du TNS, qui ont entre 18 et 25 ans et vont donc inventer le théâtre de demain, des artistes, des spectateurs et même des « non-spectateurs », ceux qui ne viennent pas au théâtre. J’avais envie de solliciter tout le monde sur une part de réel mais aussi d’imaginaire. L’enjeu, l’ambition, c’est d’inventer un outil qui ne serve pas uniquement au TNS, mais à l’ensemble du théâtre public. Que l’on apporte notre pierre à cette réflexion sur la décentralisation qu’il va falloir mener, et que cette première pierre soit posée par le seul théâtre national installé en région, il me semble que cela a un sens.
Beaucoup de jeunes artistes de théâtre d’aujourd’hui semblent rejeter l’institution. Comment l’expliquez-vous ?
En même...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ La Vapeur, à Dijon, a accueilli le championnat national de cette discipline vocale, samedi 20 octobre.
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Les beatboxers français, poids lourds de la scène mondiale

La Vapeur, à Dijon, a accueilli le championnat national de cette discipline vocale, samedi 20 octobre.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 10h33
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            Frédéric Potet (Dijon (Côte-d’Or), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Longtemps, les pratiquants de human beatbox ont été vus comme des bêtes de foire dans le milieu du hip-hop. Des hypertechniciens dua cappella, cantonnés à imiter les voix et les instruments des autres. La modicité de leur instrument à eux – l’appareil phonatoire – les enfermait dans ce rôle. On ne sait pas exactement quand les beatboxers ont pris conscience qu’ils pouvaient être des musiciens à part entière, capables d’arrangement et de composition. Le fait est qu’ils en sont de redoutablement inventifs.
Le meilleur endroit pour le vérifier est le championnat de France de la discipline. Sa douzième édition s’est achevée samedi 20 octobre à La Vapeur, à Dijon. Plus de cent candidats avaient envoyé une vidéo aux organisateurs, qui en ont retenu quarante-cinq, dans quatre catégories. L’engouement est palpable dès les premières battles, ces duels disputés devant un jury, micro collé à la bouche. Plusieurs concurrents le répéteront en chœur : « Le championnat de France est devenu un championnat du monde bis », tant le niveau y est élevé. Aux derniers Mondiaux, à Berlin, en août, les beatboxers hexagonaux se sont taillé la part du lion, en remportant trois titres sur les cinq mis en jeu.
Le beatbox est né aux Etats-Unis dans les années 1970 au sein de la scène rap
Le beatbox est né aux Etats-Unis dans les années 1970 au sein de la scène rap. Sa vocation première consistait à remplacer la boîte à rythme chez les groupes qui ne pouvaient s’en payer. Les sons – de batterie, principalement – étaient alors expirés afin de se faire bien entendre. La « révolution » est venue d’un Américain, Kenny Muhammad, qui fut le premier à simuler une caisse claire en insufflant de l’air. Contraints jusque-là à reprendre leur respiration, les beatboxers allaient désormais produire un son continu
Reconnaissance
En France, la pratique doit sa percée à IAM, qui, pour la promotion de son album L’Ecole du micro d’argent (1997), fit la tournée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ L’accordéoniste argentin, ambassadeur du style mêlant rythmes guarani et musiques d’Europe centrale, fête ses 80 ans à Paris.
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Musiques : la réunion de famille de Raul Barboza, le « King du chamamé »

L’accordéoniste argentin, ambassadeur du style mêlant rythmes guarani et musiques d’Europe centrale, fête ses 80 ans à Paris.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 10h07
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                            Patrick Labesse








                        



                                


                            

« Vous êtes perdu ? Attendez-moi vers l’église, je viens vous chercher. » Cinq minutes après avoir raccroché, le voici qui arrive au bout de la rue, la mine éclairée d’un beau sourire. Il nous emmène chez lui. Un petit appartement au 5e étage, dans une ruelle de la montagne Sainte-Geneviève, sur la rive gauche de la Seine, à Paris. Raul ­Barboza vit là depuis près de vingt-cinq ans avec Olga, son « Olguita », sa reine. Ceux qu’il salue en passant dans la rue, le patron de la pizzeria, celui de la cantine chinoise, l’ignorent sans doute, mais leur voisin est un roi.
e siècle dans les provinces du nord-est de l’Argentine
Raul Barboza est le « King du chamamé ». Une musique populaire née au XIXe siècle dans les provinces du nord-est de l’Argentine, dont celle de ses parents, Corrientes. Une musique métisse dans laquelle se sont mélangés les rythmes des Indiens guarani, dont il descend par son père (sa mère était, elle, d’origine basque), et les mazurkas, valses ou polkas apportées par les immigrés polonais et tchèques.
Né à Buenos Aires le 22 juin 1938 et installé à Paris depuis mai 1987, l’accordéoniste fêtera ses 80 ans et ses trente années de vie dans la capitale française le 25 octobre au Pan Piper, une salle du 11e arrondissement, entouré « des copains ». L’un d’entre eux, Francis Varis, autre accordéoniste, a eu l’idée de ce concert conçu comme une carte blanche offerte au premier ambassadeur du chamamé. Raul Barboza a rencontré Francis Varis dès son arrivée à Paris, aux Trottoirs de Buenos Aires, le temple parisien du tango dans le quartier des Halles, qui fermera ses portes en 1994. L’Argentin, alors cinquantenaire, ne faisait pas du tango, mais il avait été recommandé par le compositeur et maestro du bandonéon Astor Piazzolla (1921-1992).
« Tout de suite séduits »
Quelques mois après son arrivée, il donnait ses premiers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Le directeur du Nouveau Théâtre de Montreuil, Mathieu Bauer, adapte « La Chevauchée des bannis », de Lee Wells.
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Théâtre : querelles de caïds

Le directeur du Nouveau Théâtre de Montreuil, Mathieu Bauer, adapte « La Chevauchée des bannis », de Lee Wells.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 09h45
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Joëlle Gayot







                        



                                


                            

Certaines dramaturgies poussent les metteurs en scène à la créativité en les forçant à inventer, sur le plateau, des solutions aux défis que leur pose l’écriture. Transformer l’impasse textuelle en audace scénique, c’est au fond créer un cercle vertueux. Des scénarios de film rapatriés dans l’enceinte du théâtre provoquent-ils les mêmes effets ? Réponse positive au Nouveau Théâtre de Montreuil (Seine-Saint-Denis), où Mathieu Bauer, son directeur, adapte et met en scène, dans une exécution sans faute ou presque, La Chevauchée des bannis, roman de Lee Wells transposé sur grand écran en 1959 par André De Toth.
Du western en noir et blanc, Mathieu Bauer, dont le travail s’articule entre musique et cinéma, a su garder le suc
Du western en noir et blanc, l’artiste, dont le travail s’articule entre musique et cinéma, a su garder le suc. Il organise une représentation où le déni de romantisme a la brutalité de la matière première. Dialogues secs servant une action efficace, dilemmes sentimentaux rapidement balayés par des instincts primaires, l’histoire se passe dans l’Amérique des cow-boys, des bandits, des éleveurs de bétail, celle des chevaux, des vastes prairies, des saloons enfumés. Un monde d’hommes virils où les femmes servent le thé quand elles ne triment pas aux champs.
Il fait froid. La neige recouvre l’espace. Sur une estrade au lointain, des instruments de musique, côté jardin un arbre déplumé, côté cour un cadre ajouré de bois brut. Assis de dos derrière un piano droit qui fait office de comptoir de bar, Sylvain Cartigny, compositeur et complice du metteur en scène, donne le tempo d’un drame parlé et chanté qui va méthodiquement marcher jusqu’à son terme tragique, puisque, on le sait, les westerns ne finissent jamais bien.
Rire et frustration
Ce spectacle qui oppose sans nuance – c’est le genre qui veut ça – l’humanité des uns à la bestialité des autres produit un drôle d’effet. On hésite entre le rire et la frustration....




                        

                        

