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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Issue du transport maritime, la pollution à la paraffine industrielle sur le littoral est fréquente. Son impact sur l’environnement et l’économie des communes touchées inquiète.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
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Les échouages de paraffine, une pollution supplémentaire pour le littoral

Issue du transport maritime, la pollution à la paraffine industrielle sur le littoral est fréquente. Son impact sur l’environnement et l’économie des communes touchées inquiète.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 17h29
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 18h00
    |

                            Sylvie Burnouf








                        



                                


                            

Plus discrète que les marées noires, moins fétide que les algues en décomposition, la pollution à la paraffine industrielle passerait presque inaperçue, si elle ne recouvrait parfois par tonnes les plages du littoral. Apportée par la marée sous forme de boulettes blanches, jaunes, grises ou rosâtres, elle s’éparpille sur le sable ou ponctue les rochers, tels des petits paquets de pâte à modeler. Peu de doutes subsistent quant à sa provenance : transportée par navire à une température assez élevée pour être liquide, cette substance est rejetée en mer par les équipages lors du nettoyage des cuves, et se fige rapidement au contact de l’eau froide.
La pratique n’est pas illégale – pour peu que certaines conditions, notamment de volume et de distance par rapport aux côtes, soient respectées – mais la question des impacts est posée, tant du point de vue écologique ou sanitaire qu’économique. La limitation du rejet des paraffines industrielles en mer est d’ailleurs à l’ordre du jour de la 73e session du Comité de la protection du milieu marin (MEPC) de l’Organisation maritime internationale (OMI), qui se déroule du 22 au 26 octobre. Une disposition bannissant le rejet d’eaux de lavage en mer pour les navires transportant ce type de substances devrait y être adoptée, mais il ne concerne que certaines zones d’Europe.
Le phénomène ne connaît pas de frontières. En France, au cours des dernières vacances d’été, deux alertes sont parvenues au Centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), implanté à Brest, pour des boulettes flottantes ou échouées en Méditerranée et dans le Calvados.
« Une pression de plus sur le milieu naturel »
Sur la Côte d’Opale (Hauts-de-France), le phénomène est presque devenu banal : ces deux dernières années, six arrivages de taille ont été dénombrés. « En juillet de l’année dernière, on s’est carrément retrouvés avec 30 tonnes sur le littoral »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par les Décodeurs s’inquiètent du devenir des données collectées.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Linky en questions : le compteur électrique est-il un espion ?

La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par les Décodeurs s’inquiètent du devenir des données collectées.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 13h35
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 16h53
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Cet article a été réalisé à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky, qui doit être déployé par Enedis dans l’ensemble des foyers français d’ici à 2021.
Les données collectées sont-elles anonymisées et sécurisées ?Le compteur peut-il se faire pirater ?Linky peut-il savoir quels appareils électriques j’utilise ?Un client de Linky peut-il refuser la transmission de ses données ?Linky est-il doté d’une caméra espion ?Peut-on dérégler le compteur Linky avec un aimant ?
Les données collectées sont-elles anonymisées et sécurisées ? 
OUI
Question de Cazil558 :
« Recueil de données : 1. Par qui (sous-traitance ? Où sont-elles stockées ? Sécurisation ? Anonymat ?) 2. A quelles fins ? (réévaluation des contrats… Revente de données à des tiers pour ciblage marketing ?) »
Le principe du compteur communiquant Linky, par rapport aux compteurs mécaniques classiques, réside dans la possibilité de relever à distance les données de consommation d’un foyer, pour gérer l’abonnement et faciliter la facturation.
Pour cela, le gestionnaire du réseau, Enedis, recueille les informations de consommation du foyer et le transmet à un concentrateur, hors du logement, par le biais du courant porteur en ligne (CPL). Ce dernier renvoie les informations vers les systèmes de gestion par le réseau de téléphonie mobile (GPRS). Les processus de recueil de données et leur transmission ont été validés par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Aucune information personnelle (nom, adresse ou numéro de téléphone) n’est transmise.
Les données de consommation des utilisateurs sont envoyées de manière cryptée vers les fournisseurs d’énergie, une fois par jour ou plus souvent, seulement si le consommateur y consent explicitement. Elles peuvent aussi être mises à disposition des collectivités locales, ou utilisées en open data pour mieux connaître ou maîtriser la consommation, toujours avec l’accord de l’utilisateur. Dans ce cas, la Commission nationale pour l’informatique et les libertés (CNIL) veille au respect de l’anonymat. Par exemple, les données sont cumulées dans le temps et les informations géographiques fines sont agrégées par bâtiments ou îlots d’au moins onze foyers, comme pour les données de l’Insee, afin d’éviter qu’un consommateur ne puisse être identifié a posteriori.
Le compteur peut-il se faire pirater ?
PEU PROBABLE
Plusieurs lecteurs s’inquiètent du risque de prise en main à distance d’un compteur communiquant. Deux types de craintes sont identifiés :
« Le risque de cybercriminalité, de black-out total de la distribution d’électricité. Car les Linky et les concentrateurs sont des ordinateurs connectés et donc piratables. »
« La possibilité donnée aux employés du distributeur de connaître mes horaires d’absence grâce au relevé de ma consommation d’électricité en temps réel, et donc d’informer un réseau de cambrioleurs. »
Il est difficile de répondre de manière définitive à ces questions de sécurité, car les techniques de piratage évoluent rapidement. « Nous n’avons pas encore subi la moindre attaque sur ces matériels, ce qui ne signifie pas, pour autant, qu’aucune ne surviendra dans l’avenir », a ainsi indiqué Bernard Lassus, porte-parole d’Enedis, lors d’une table ronde organisée par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) en décembre 2017.
Enedis a effectué une analyse de risque avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information, et des précautions ont été prises à tous les niveaux, comme le détaille M. Lassus :
le compteur lui-même « a été certifié par l’Anssi, qui vérifie la question du hackage (piratage) physique » ;les données transmises entre le compteur et le concentrateur sont cryptées. Elles ne contiennent pas d’informations personnelles, hormis la localisation et les niveaux de consommation ;dans les concentrateurs se trouve un « secure element » (dispositif de sécurité), pour protéger l’ensemble du dispositif et éviter toute attaque vers le système d’information, avec des mémoires qui s’effacent en cas de détection d’intrusion ;quant au système d’information, qui est l’élément le plus crucial, il se situe dans des locaux totalement sécurisés, « sur le modèle du domaine du nucléaire », selon le porte-parole d’Enedis.
Ces mesures de sécurité, en particulier l’anonymisation des données, empêchent un simple employé de connaître les informations de consommation et donc « d’informer un réseau de cambrioleurs ». Il existe probablement des manières plus simples pour un voleur de s’assurer de la présence ou de l’absence d’une personne à son domicile.
En revanche, le hacking à grande échelle n’est pas exclu. Un des risques identifiés par l’Anssi serait qu’un grand nombre de compteurs soient éteints en même temps, privant d’électricité les foyers concernés, ce qui pourrait créer un « excédent d’énergie et, sans doute, une rupture du réseau quelque part », comme l’a détaillé Guillaume Poupard, directeur de l’Anssi, au magazine spécialisé Zone militaire. « Les produits certifiés nous semblent atteindre un niveau satisfaisant – même si rien n’est jamais sûr à 100 % – compte tenu des risques identifiés », conclut-il.
Linky peut-il savoir quels appareils électriques j’utilise ?
NON
Question de Philippe N. Coulon :
« Il est possible avec des relevés fréquents de faire une liste des appareils électriques possédés et de leur utilisation, présence ou absence du domicile… »
Par défaut, le compteur enregistre en local la « courbe de charge », c’est-à-dire la variation de l’électricité consommée dans la journée, mais ne transmet le relevé de consommation qu’une fois par jour au gestionnaire du réseau.
La Ligue des droits de l’homme (LDH) avait dénoncé en avril 2016 un compteur « très bavard » en expliquant que « le transfert des données détaillées sur la consommation d’énergie (par exemple toutes les dix minutes) permet notamment d’identifier les heures de lever et de coucher, les heures ou périodes d’absence, ou encore, sous certaines conditions, le volume d’eau chaude consommée par jour, le nombre de personnes présentes dans le logement, etc. » Mais la LDH avait ensuite tempéré son accusation, après avoir vérifié que ce niveau de précision ne peut être atteint qu’à la condition que le client consente à cette transmission, en ouvrant un espace personnel sécurisé sur le site d’Enedis.
De plus, cette courbe de charge n’est pas enregistrée en temps réel mais par tranches (appelées des « pas de mesure ») qui ne doivent pas être inférieures à dix minutes. Actuellement, Linky est même moins précis car il mesure la consommation toutes les trente minutes.
Si l’utilisateur donne son accord, Enedis ou les fournisseurs d’énergie peuvent donc connaître les habitudes de lever, de coucher du foyer ou les pics d’utilisation d’électricité, à une demi-heure près. Quant à savoir précisément quelle personne entre ou sort du domicile, ou quel type d’appareil est utilisé (four, frigo, télé…), cela reste techniquement impossible.
Peut-on refuser la transmission de ses données ?
OUI
Question de Souf95 :
« Ma principale préoccupation porte sur les données. Je ne souhaite pas que mes données de consommation en temps réel soient enregistrées. On combat l’usage des données par les GAFA mais Enedis veut faire la même chose sans notre consentement. Dans le cadre du RGPD, puis-je refuser que mes données de consommation soient recueillies en temps réel ? »
Avant l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD), Linky était déjà soumis aux obligations du code de l’énergie, qui encadre la transmission de données.
Comme l’explique la CNIL, Linky ne transmet par défaut qu’un relevé journalier et donc aucune information en temps réél. Pour collecter les données fines (par heure ou demi-heure), il faut obtenir le consentement explicite de l’usager. Seule exception : des mesures peuvent être réalisées de manière ponctuelle pour que le gestionnaire du réseau puisse effectuer des missions d’entretien, ou intégrer des énergies renouvelables au bon moment par exemple.
Un usager peut choisir d’enregistrer ses données uniquement en local, dans le compteur lui-même, pour connaître l’historique de sa « courbe de charge » sans en autoriser la transmission au réseau ou à des tiers, ou même choisir. Il peut aussi refuser tout stockage de ses données, ou effacer son historique, par exemple avant un déménagement. A tout moment, il est possible, via un espace Internet sécurisé, de revenir en arrière et de changer ses paramètres de confidentialité.
Si le cadre théorique est très protecteur, la réalité est moins évidente. Direct Energie a ainsi été mis en demeure en mars 2018 par la CNIL pour ne pas avoir recueilli le consentement de ses clients de manière « libre, éclairée et explicite ». En effet, les fournisseurs d’électricité peuvent inciter fortement les clients à transmettre leurs données, en leur proposant des réductions ou des contrats financièrement intéressants.
 
Linky est-il doté d’une caméra espion ? 
NON
Question de Teresa Murtagh : 
« Linky comporterait une caméra qui photographierait l’intérieur des maisons. »
Le site parodique Scienceinfo l’assure dans un article daté de mai 2016 : le compteur Linky « dissimule en face avant une caméra espion grand angle pouvant envoyer sur le réseau du fournisseur d’énergie toutes les images recueillies dans le logement où l’appareil est installé ».
C’est évidemment un canular. Selon le site, l’usage de cette caméra serait activé seulement « sur commission rogatoire placée sous la tutelle du ministère de la justice, mais la mise en place de l’état d’urgence laisse entrevoir des situations plus inquiétantes où les intrusions dans notre vie privée se feront sans aucun contrôle ». Ces informations très inquiétantes pour la vie privée s’accompagnent d’une photo montrant l’emplacement de la caméra, sur la façade du boîtier vert.
Ce hoax a très bien fonctionné, puisqu’en 2018, il est toujours partagé par des internautes. Scienceinfo est un site satirique répertorié dans le Décodex, qui se targue de publier « des informations totalement fausses, voire archifausses et en plus, même pas vraies »… simplement pour rire et inciter les lecteurs à prendre plus de recul sur les informations pseudoscientifiques véhiculées sur Internet.
Peut-on dérégler le compteur Linky avec un aimant ?
NON
Question de Hugo : 
« Est-il vraiment possible de pirater un compteur Linky avec un aimant ? »
Derrière cette question, il n’est pas question d’un « piratage » délibéré pour récupérer des données ou d’un hacking malveillant réalisé par un terroriste, mais bien d’une vieille astuce utilisée pour réduire sa facture d’électricité. En effet, les anciens compteurs d’EDF, qui étaient mécaniques, fonctionnaient au moyen d’une roue dentelée, qui tournait en fonction de la consommation d’électricité. Pour réduire la facture, certaines personnes tentaient de dérégler ce système en « freinant » la rotation avec un puissant aimant proche du compteur, ou bien en introduisant un objet pour réduire la vitesse de la roue. Bien sûr, ces pratiques de fraude sont condamnables et peuvent se traduire par la suspension de l’abonnement et des poursuites pénales allant jusqu’à la prison.
Les compteurs connectés ne fonctionnent pas de la même manière et ne peuvent plus être manipulés par ce type de bricolage. D’ailleurs, le simple fait d’ouvrir le boîtier de Linky déclenche une alerte envoyée à Enedis.
La réduction des fraudes est une source d’économie pour le gestionnaire de réseau, qui évaluait en 2011 leur coût à 1,5 milliard d’euros.

Notre série Linky en questions
Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :
1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ? 
2- Le compteur électrique est-il un espion ? (mardi 23 octobre)
3- Les consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ? (mercredi 24 octobre)
4- Comment se passe l’installation du compteur ? (jeudi 25 octobre)
5- Est-ce vraiment écologique ? (vendredi 26 octobre)






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ D’ici à 2060, la consommation mondiale de matériaux de construction, et notamment de sable, devrait doubler, menaçant le rêve d’une société à la fois sobre, prospère et durable, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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« Un des grands défis du capitalisme au XXIe siècle sera de s’affranchir de son appétit de sable »

D’ici à 2060, la consommation mondiale de matériaux de construction, et notamment de sable, devrait doubler, menaçant le rêve d’une société à la fois sobre, prospère et durable, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 13h06
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Depuis l’antiquité, les civilisations se sont construites sur des matières premières simples, un peu d’argile, de paille, de solides blocs de pierre. La nôtre est bâtie sur du sable. De toutes les matières premières consommées par l’homme, il est de très loin le plus utilisé, avec ses cousins graviers et cailloux de toute sorte, qui rentrent, notamment, dans la production du béton. La planète en consomme près de dix fois plus que de pétrole ou de gaz.
Au XXe siècle, nous avons consommé 34 fois plus de matériaux de construction qu’au cours de tous les siècles précédents. Et selon le dernier rapport de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), paru ce mardi 23 octobre, cette dépendance sera encore plus grande dans les décennies à venir.
Démographie, urbanisation et croissance
La consommation de matériaux, et surtout de sable et pierres, devrait doubler d’ici à 2060, avec les conséquences que l’on imagine sur les milieux naturels, sur la pollution et le climat (ils représentent 10 % des émissions de gaz à effet de serre).
La première raison est l’accroissement de la population, qui devrait passer de 7 à 9 milliards d’individus. La deuxième, l’urbanisation, qui devrait en 2060 concerner les deux tiers des habitants de la planète. Sans oublier, bien sûr, la croissance économique dont l’effet est multiplicateur mais assez paradoxal : au-delà d’un certain stade, plus elle augmente, plus son appétit diminue.
Dans les pays les plus développés, la progression de l’économie est moins consommatrice de matières premières. C’est le cas en Europe ou aux Etats-Unis et cela le devient en Chine. L’ex-empire du Milieu, dans lequel s’active près de la moitié des grues du monde, devrait dès 2025 avoir stabilisé sa consommation de matériaux de construction aux alentours de 24 gigatonnes, sans augmentation par la suite, soit tout de même un quart du total mondial. C’est la raison pour...




                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Des collectivités et des ONG somment le pétrolier-gazier français de se conformer à la loi sur le devoir de vigilance des entreprises.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Total interpellé sur sa responsabilité dans le changement climatique

Des collectivités et des ONG somment le pétrolier-gazier français de se conformer à la loi sur le devoir de vigilance des entreprises.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 12h58
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Pour l’heure, il s’agit d’un simple rappel à l’ordre, mais ses auteurs assurent qu’ils recourront au contentieux si leur démarche est ignorée. Lundi 22 octobre, treize collectivités territoriales et quatre associations de défense des droits humains et de l’environnement ont adressé à Patrick Pouyanné, PDG de Total, un courrier recommandé le priant de mettre l’entreprise en conformité avec la loi de février 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre.
Cosignée par les maires aux étiquettes politiques diverses d’Arcueil, Bayonne, Bègles, Correns, Grande-Synthe, Grenoble, La Possession (La Réunion), Mouans-Sartoux, Nanterre, Saint-Yon, Sevran et Vitry-le-François, par les élus de l’intercommunalité francilienne Est Ensemble (Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Le Pré-Saint-Gervais, Noisy-le-Sec et Pantin) et par les associations Notre affaire à tous, Les Eco Maires, Sherpa et Zéa, cette lettre devait être rendue publique, le 23 octobre. Elle interpelle le groupe pétrolier et gazier sur les « conséquences néfastes et irréversibles » de son activité que ces entités estiment subir.

Présente dans plus de 130 pays, Total forme, avec ExxonMobil, Shell, Chevron, BP et Conoco-Phillips, le clan des « supermajors », les six plus grosses entreprises mondiales du secteur pétrolier et gazier. Le groupe français n’est pas le premier à être visé. Tenus pour principaux responsables de la hausse de la concentration atmosphérique en CO2, les homologues de Total font d’ores et déjà l’objet d’actions en justice engagées par les villes de New York, San Francisco ou Oakland (Californie).
Sur son site Internet, Total affiche l’ambition de fournir « au meilleur coût » une énergie « propre ». Mais en juillet 2017, la firme a été désignée par un rapport du Climate Accountability Institute comme le 19e plus gros émetteur de gaz à effet de serre...




                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-5">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le gouvernement doit faire preuve de courage et de pédagogie en ne cédant pas aux critiques sur la fiscalité écologique, explique le professeur d’économie Christian de Perthuis dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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« Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité »

Le gouvernement doit faire preuve de courage et de pédagogie en ne cédant pas aux critiques sur la fiscalité écologique, explique le professeur d’économie Christian de Perthuis dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 09h26
    |

                            Christian de Perthuis (Professeur à l’université Paris-Dauphine)








                        



                                


                            
Tribune. Curieusement, c’est une disposition ne figurant pas dans le projet de loi de finances pour 2019 qui provoque les réactions les plus vives dans le débat budgétaire. Les hausses de 6,5 centimes pour le litre de diesel et de 2,9 centimes pour l’essence, comme celles affectant le gaz et le fioul domestique pour le chauffage, ont été adoptées il y a un an. Députés et sénateurs ont voté le renchérissement du coût des énergies fossiles jusqu’en 2022. Pourquoi ce qui passait comme une lettre à la poste à l’automne 2017 pose tant de difficultés en 2018 ?
Ecartons les explications anecdotiques, du type changement de locataire au ministère de l’écologie. Le problème vient du prix du pétrole : en 2017, le cours du brent était voisin de 40 dollars le baril (environ 34 euros). Lors de la conférence de presse de Bruno Le Maire pour le budget 2019, il cotait plus de 80 dollars. Une hausse qui se répercute sans délai dans les produits pétroliers que nous achetons. Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité.

La taxe carbone a été introduite en 2014, sous forme d’une composante incorporée dans les accises énergétiques (taxes sur les volumes d’énergie consommés), au prorata de leurs contenus respectifs en CO2. Entre 2014 et 2017, le taux de cette taxe a augmenté, mais son impact sur les énergies fossiles a été moindre que celui de la baisse de leurs prix hors taxe résultant de l’affaiblissement des cours mondiaux. Pour les ménages, le renchérissement de la taxe a donc été indolore. Bercy en a profité pour engranger des recettes supplémentaires et le gouvernement s’est bien gardé de faire la moindre publicité sur un impôt resté confidentiel.
Trois usages en concurrence
Le retour à la réalité est violent. Les arbitrages essentiels pour la montée en charge de cette taxe que personne n’ose appeler de son nom n’ont pas été discutés et ne sont pas assumés politiquement. Ils concernent au premier chef ses recettes. Pour chaque euro...




                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-6">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Si les taxes « vertes » procurent des recettes à l’Etat, l’objectif est aussi de changer le comportement des Français, rappelle la professeure d’économie Mireille Chiroleu-Assouline dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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« Il ne faut pas blâmer la fiscalité écologique »

Si les taxes « vertes » procurent des recettes à l’Etat, l’objectif est aussi de changer le comportement des Français, rappelle la professeure d’économie Mireille Chiroleu-Assouline dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 10h39
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Mireille Chiroleu-Assouline







                        



                                


                            
Tribune. La hausse de la fiscalité énergétique fait une fois de plus pousser des hauts cris alors que débutent les débats sur le projet de loi de finances pour 2019. Cette hausse était-elle inattendue cette année ? Non, puisque la loi de finances pour 2018 avait déjà fixé une trajectoire croissante de la composante carbone des tarifs des taxes intérieures de consommation des produits énergétiques (TICPE) sur la période 2018-2022, pour atteindre un objectif plus ambitieux que celui fixé par la loi relative à la transition énergétique promulguée en 2016, laquelle avait alors une valeur cible de la tonne carbone à 100 euros en 2030.
Ainsi, la valeur de la composante carbone des tarifs de ces taxes doit passer de 44,60 euros/tonne de CO2 en 2018, à 86,20 euros en 2022. En outre, la convergence du tarif du gazole vers les tarifs des essences devrait être achevée en quatre ans, soit à l’horizon 2021. Pour 2019, l’ensemble de ces mesures conduit à une augmentation de 2,9 centimes par litre de supercarburant et de 6,5 centimes par litre pour le gazole routier.
Les seules mesures à prendre, quand elles ne l’ont pas déjà été, concernent l’accompagnement des ménages les plus pauvres
Ces hausses de taxes sont indéniables mais sont-elles responsables de la flambée des prix qui est dénoncée ? Non. De 2014 – année de l’introduction de la composante carbone dans la TICPE–, jusqu’en 2017, les prix à la pompe ont baissé, malgré les hausses de taxes. L’essentiel des variations de prix est en effet dû aux fluctuations du prix du pétrole sur le marché mondial.
La hausse du prix des carburants a-t-elle vraiment réduit le pouvoir d’achat des Français par rapport aux années 1980 ? Non. Et même si le prix du litre de gazole avait simplement augmenté depuis 1983 au même rythme que le taux du smic horaire, il pourrait être aujourd’hui à 1,63 euro sans que la quantité de carburant achetée grâce à une heure de travail payée au smic ait diminué !...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Dans sa chronique au « Monde », l’historien explique comment cette appellation masque la persistance des systèmes anciens et sous-estime la transformation à opérer.
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Jean-Baptiste Fressoz : « L’expression “transition énergétique” est source de confusion »

Dans sa chronique au « Monde », l’historien explique comment cette appellation masque la persistance des systèmes anciens et sous-estime la transformation à opérer.



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 07h00
    |

Jean-Baptiste Fressoz, chargé de recherche CNRS







                        



                                


                            

Chronique « Transformations ». Du fait de la crise climatique, l’histoire de l’énergie prend une importance existentielle. Ainsi, dans son dernier rapport, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) raisonne à partir de l’histoire des transitions énergétiques passées pour inférer la probabilité d’une transition compatible avec un réchauffement de 1,5 °C.
L’optimisme est mesuré, mais il est tout de même affirmé : « Ces transitions systémiques sont sans précédent en termes d’échelle, mais pas nécessairement en termes de vitesse », peut-on lire dans le « résumé aux décideurs ».

Mais l’usage du mot « transition » repose ici sur un sérieux malentendu. Ce que les historiens étudient sont en fait des « additions énergétiques » et non des transitions.
Par exemple, le gaz d’éclairage n’a pas supprimé les bougies, et les machines à vapeur n’ont pas remplacé la force musculaire : au contraire, la production de bougies explose au XIXe siècle, et le nombre de chevaux atteint son sommet historique dans les années 1900. Même dans l’industrie sidérurgique, où l’usage de la houille est précoce, le bois reste dominant jusque dans les années 1860 en France et jusqu’au XXe siècle en Suède.
Des énergies additionnées au cours du temps
On ne passe pas simplement du bois au charbon, puis du charbon au pétrole, puis du pétrole au nucléaire : ces sources d’énergie n’ont fait que s’additionner au fil du temps.
Si, au cours du XXe siècle, l’usage du charbon décroît relativement au pétrole, il reste que sa consommation croît continûment, et qu’on n’en a jamais autant brûlé qu’en 2017. Et pour l’instant, le nucléaire et les renouvelables n’ont fait qu’ajouter une fine couche supplémentaire à un mix énergétique qui demeure fondamentalement carboné : selon les statistiques de British Petroleum, les fossiles (charbon, pétrole, gaz) représentaient 87 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ L’entreprise était poursuivie aux Etats-Unis par un jardinier, atteint d’un cancer en phase terminale qu’il attribue au glyphosate contenu dans ses désherbants.
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Au procès Monsanto, verdict confirmé mais enveloppe diminuée

L’entreprise était poursuivie aux Etats-Unis par un jardinier, atteint d’un cancer en phase terminale qu’il attribue au glyphosate contenu dans ses désherbants.



Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters
 |    23.10.2018 à 04h01
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 07h46
   





                        



   


Une enveloppe diminuée, mais un verdict maintenu sur le fond. Une juge de San Francisco (Californie) a décidé lundi 22 octobre de réduire largement les dommages et intérêts de 289 millions de dollars, infligés en août à Monsanto pour avoir caché la dangerosité du Roundup, pour les faire passer à 78 millions.
La magistrate Suzanne Bolanos a ordonné que soient réduits à 39 millions de dollars – au lieu de 250 millions – les dommages punitifs que devra verser le groupe à un jardinier atteint d’un cancer en phase terminale qu’il attribue au glyphosate contenu dans le désherbant.
Le plaignant, Dewayne Johnson, 46 ans, qui s’était également vu attribuer 39 millions de dollars de compensation au titre des pertes morales et économiques dues à sa maladie, a jusqu’au 7 décembre pour accepter cette nouvelle somme, sans quoi un nouveau procès sera organisé pour fixer un nouveau montant de dommages punitifs.

        Lire aussi :
         

                Dewayne Johnson, l’homme qui a mis Monsanto sur le banc des accusés



Monsanto a agi avec « malveillance »
Mme Bolanos estime que compte tenu de l’importance de la compensation de 39 millions de dollars octroyée à M. Johnson au titre de son préjudice moral et financier, il convient d’infliger au maximum la même somme au titre de dommages punitifs à Monsanto.

        Voir aussi :
         

          Les réseaux de Monsanto en infographie



Le géant agrochimique, qui vient d’être racheté par l’allemand Bayer, était poursuivi par le jardinier, qui avait abondamment utilisé le Roundup et sa version professionnelle, le RangerPro, dans le cadre de son travail dans des écoles d’une petite ville de Californie pendant deux ans, à partir de 2012.
Un jury populaire avait conclu, le 10 août, que Monsanto avait agi avec « malveillance » et que ses désherbants avaient « considérablement » contribué à la maladie de Dewayne Johnson. Le groupe avait déposé récemment une demande de nouveau procès, estimant notamment que les débats n’avaient pas prouvé de lien de cause à effet entre le cancer et le glyphosate ni qu’il avait agi avec « malveillance ». Ce procès historique était le premier mettant sur le banc des accusés les produits au glyphosate de Monsanto.

        Lire aussi :
         

                A Anniston, les fantômes de Monsanto






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Nous mangeons, et donc déféquons, du plastique. C’est la conclusion d’une étude sur la contamination de la chaîne alimentaire.
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Des microplastiques détectés dans les excréments humains

Nous mangeons, et donc déféquons, du plastique. C’est la conclusion d’une étude sur la contamination de la chaîne alimentaire.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 00h00
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 08h11
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Nous mangeons, et donc déféquons, du plastique. C’est la conclusion majeure d’une étude au protocole simple et pourtant inédit, présentée mardi 23 octobre au congrès de l’Union européenne de gastro-entérologie qui se tient à Vienne, en Autriche.
Elle montre, à partir d’analyses conduites sur des individus recrutés dans six pays européens ainsi qu’au Japon et en Russie, la présence généralisée de microplastiques dans leurs selles. Exploratoire, l’étude n’a porté que sur huit personnes bien portantes, mais vivant dans des pays différents (Italie, Finlande, Pologne, Royaume-Uni...) à des latitudes diverses (de la Sibérie au pourtour méditerranéen), aux régimes alimentaires variés.
Cela suffit à Philip Schwabl (université de médecine de Vienne, Autriche) et à ses coauteurs de l’Agence autrichienne de l’environnement, pour suspecter qu’au moins la moitié de la population mondiale porte, dans son système digestif, des microparticules de différentes matières plastiques. Et vraisemblablement bien plus.
Tous les échantillons analysés se sont révélés positifs : au minimum, 10 grammes de fèces contiennent dix-huit microparticules de plastique, le maximum étant de 172, et la médiane située à vingt… Plus surprenant, presque tous les types de plastiques recherchés ont été retrouvés. Du polypropylène (PP) et du polytéréphtalate d’éthylène (PET) ont été identifiés dans tous les échantillons, les autres matières les plus fréquemment retrouvées étant le polystyrène (PS), le polyéthylène (PE) et le polyoxyméthylène (POM).
Au total, neuf des dix types recherchés ont été retrouvés dans au moins un échantillon, et chacun d’eux en contenait entre trois et sept. Quant à la taille des microparticules découvertes, elle est très variable et se situe entre 50 microns et 0,5 millimètre.
Les miels contaminés
Les sources de ces contaminations n’ont pas été investiguées en détail par les auteurs. « Cette question est difficile en raison...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les plaignants, dont deux journalistes, réclament une expertise de leurs blessures, pour, par la suite, entreprendre une procédure pour engager la responsabilité de l’Etat.
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Cinq personnes blessées à Notre-Dame-des-Landes saisissent la justice administrative

Les plaignants, dont deux journalistes, réclament une expertise de leurs blessures, pour, par la suite, entreprendre une procédure pour engager la responsabilité de l’Etat.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 18h17
   





                        



   


Cinq personnes, dont deux journalistes travaillant pour Reporterre et pour Libération, ont saisi le tribunal administratif de Nantes, lundi 22 octobre. Elles réclament une expertise de blessures qui auraient été causées par des grenades lacrymogènes GLI-F4 lors d’une opération d’expulsion en avril de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Le tribunal administratif de Nantes a confirmé avoir reçu cinq requêtes en référé expertise.
« Pour l’instant, on demande seulement à ce que des experts examinent les blessés (...) pour qu’on puisse déterminer avec certitude, même s’il n’y a pas vraiment de doute, que les personnes ont bien été blessées par des grenades GLI-F4 », a expliqué l’une des deux avocates qui représentent ces personnes, Me Chloé Chalot. Par la suite, l’objectif est d’entreprendre une procédure pour engager la responsabilité de l’Etat, a-t-elle dit, soulignant que le tout devrait prendre « énormément de temps ».

        Lire aussi :
         

                Violences à Notre-Dame-des-Landes : les deux camps cherchent une issue



Les cinq personnes « ont saisi le Défenseur des droits et (la démarche auprès du tribunal administratif) est une marche supplémentaire pour se faire reconnaître en tant que blessés et aussi contester l’opération de maintien de l’ordre en elle-même (...) et l’utilisation des grenades », a précisé Me Chalot.
Usage contesté
Après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le 17 janvier, deux opérations d’expulsion de la ZAD ayant mobilisé des milliers de gendarmes ont eu lieu, en avril et en mai.
L’usage de grenades GLI-F4 par les forces de l’ordre lors de ces opérations a fait l’objet de nombreuses critiques. Un étudiant de 21 ans avait notamment eu la main arrachée le 22 mai après avoir ramassé une de ces grenades à triple effet lacrymogène, sonore et de souffle.
Dans un rapport publié en janvier 2018, le Défenseur des droits avait estimé que la « dotation dans les opérations de maintien de l’ordre d’une arme présentant une telle dangerosité, eu égard à sa composition, rest(ait) problématique ».

        Lire aussi :
         

                Le Défenseur des droits propose l’interdiction de l’utilisation des lanceurs de balle de défense pour le maintien de l’ordre



Parmi les cinq personnes ayant saisi le tribunal administratif figurent Marie Astier, journaliste pour Reporterre, et Cyril Zannettacci, photographe pour Libération. Les deux avocates ont écrit dans un communiqué que les deux journalistes « agissaient dans l’exercice de leurs fonctions et que leur qualité était apparente ».
Les trois autres, venues « en soutien à la pérennisation des formes de vie alternatives expérimentées » dans la ZAD (« zone d’aménagement différé », devenue « zone à défendre » pour ses détracteurs) « ont été touché[e]s par des grenades GLI-F4 alors qu’[elles] se tenaient à distance des forces de l’ordre », assure par ailleurs le communiqué.



                            


                        

                        


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L’alimentation bio réduit significativement les risques de cancer

La présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle pourrait expliquer la baisse de 25 % du risque chez les grands consommateurs de bio.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 07h13
    |

            Stéphane Foucart et 
Pascale Santi








                        



                                


                            

Pour les agences réglementaires, les résidus de pesticides dans l’alimentation ne présentent aucun risque pour la santé. Mais un corpus scientifique récent, sur les effets des mélanges de molécules et des expositions chroniques à faibles doses, suggère que les risques posés par les traces de produits phytosanitaires sont, au contraire, bien réels pour le consommateur.
Une étude épidémiologique française, publiée lundi 22 octobre dans la revue JAMA Internal Medicine, est ainsi la première à pointer de tels risques dans la population générale, s’agissant du cancer.
Elle indique que les plus gros consommateurs d’alimentation issue de l’agriculture biologique ont un risque de cancer réduit de 25 %, par rapport à ceux qui en consomment le moins. « Pour expliquer ces résultats, l’hypothèse de la présence de résidus de pesticides synthétiques bien plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle comparés aux aliments bio est la plus probable », indique Emmanuelle Kesse-Guyot, chercheuse (Institut national de la recherche agronomique, INRA) dans l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inserm, INRA, université Paris-XIII) et coauteure de ces travaux.
De fait, les types de cancer dont les risques sont les plus réduits chez les consommateurs d’aliments labellisés « AB » sont également associés aux expositions des agriculteurs aux pesticides.
Démonstration inédite
Conduits par Julia Baudry et Emmanuelle Kesse-Guyot, les auteurs ont exploité les données d’une grande cohorte, dite NutriNet, de près de 70 000 volontaires suivis entre 2009 et 2016. Ils ont divisé en quatre groupes les individus, en les classant des plus gros consommateurs de bio (environ plus de 50 % de leur alimentation), à ceux qui n’en consomment que de manière occasionnelle, ou jamais.
Durant les sept années de suivi, 1 340 nouveaux cas de cancer ont été enregistrés ;...




                        

                        


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Par  Sylvie Burnouf   Publié hier à 17h00, mis à jour à 11h00   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Deux jeunes foulques macroules, une espèce migratrice, en Indre-et-Loire. Patrick Glaume/Biosphoto             L’avenir s’annonce compliqué pour les oiseaux migrateurs. L’altération à l’échelle planétaire des conditions climatiques, de l’utilisation des terres et de la couverture des sols constitue une menace pour la majorité de ces populations, selon des estimations pour 2050 publiées, lundi 22 octobre, dans la revue Nature Climate Change. Or, à l’heure actuelle, très peu de ces espèces sont classées comme menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et font l’objet d’une protection, s’inquiète l’équipe de recherche internationale qui a mené ces travaux.          Afin d’appréhender au mieux l’impact du changement climatique sur les populations de migrateurs, encore mal connu, les chercheurs ont pris le parti de considérer l’ensemble de leur cycle de vie annuel. « La plupart des études s’étaient focalisées sur les aires de nidification, mais on s’aperçoit maintenant qu’il y a de plus en plus d’espèces qui ne reviennent pas ou qui subissent une très forte mortalité dans les zones d’hivernage », souligne Wilfried Thuiller, chercheur au laboratoire d’écologie alpine de Grenoble (université Grenoble-Alpes, CNRS) et coauteur de l’étude.          Les scientifiques ont concentré leur attention sur les espèces nichant au nord du tropique du Cancer et parcourant de longues distances pour hiverner (1 100 à 13 500 km). Grues, hirondelles, foulques, rossignols, faucons, oies… un total de 825 espèces répondaient à ces critères, et 715 d’entre elles étaient suffisamment documentées pour être incluses dans l’analyse.          Rallongement du parcours migratoire          Ils ont alors répertorié l’actuelle répartition, été comme hiver, des volatiles, ainsi que les distances qu’ils parcourent lors des migrations. Puis, en combinant plusieurs modèles et scénarios de changement du climat et d’utilisation des terres pour 2050 – établis notamment par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et une collaboration entre l’agence onusienne de l’environnement et son homologue néerlandaise (Global Biodiversity Model, Globio) –, les chercheurs ont estimé les variations à prévoir au niveau des aires de nidification et d’hivernage des migrateurs ainsi que l’impact sur le nombre de kilomètres à survoler.                                            — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Compte rendu

Cinq mois après leur réintroduction au Tchad, deux rhinocéros noirs retrouvés morts

Les deux animaux, un mâle et une femelle, n’ont pas été braconnés, mais la cause de leur décès n’est pas encore connue.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-10-22T16:27:40+02:00"

        Le 22.10.2018 à 16h27






    
Réintroduction d’un rhinocéros noir dans le parc de Zakouma, au Tchad, le 4 mai 2018.
Crédits : STEFAN HEUNIS / AFP


Deux des six rhinocéros noirs sud-africains réintroduits en mai dans le parc de Zakouma, dans le sud-est du Tchad, ont été retrouvés morts à la mi-octobre, a annoncé l’ONG African Parks dimanche 21 octobre. « Nous pouvons confirmer que ces deux rhinocéros (un mâle et une femelle) n’ont pas été braconnés. Cependant, la cause exacte du décès n’est pas encore connue », a indiqué dans un communiqué l’ONG de protection de la faune sauvage, qui gère plusieurs parcs naturels en Afrique. African Parks précise que les quatre autres sont toujours vivants et « font l’objet d’une surveillance étroite ».
En mai, une initiative commune d’African Parks, des parcs sud-africains (SANParks) et des gouvernements tchadien et sud-africain avait permis la réintroduction de six rhinocéros noirs d’Afrique du Sud dans le parc de Zakouma, dans la savane du sud-est tchadien, où ils avaient disparu il y a près d’un demi-siècle. Cette réintroduction devait constituer l’amorce d’un nouveau foyer de rhinocéros noirs, le dernier spécimen de cette espèce ayant été observé dans la zone en 1972.

        Lire aussi :
         

                « Rhino dollars » : les cornes de la discorde



Le Tchad et l’Afrique du Sud ont signé en 2011 un accord de coopération visant à protéger la biodiversité et à assurer la survie à long terme des espèces animales menacées à Zakouma. Après sept ans d’efforts, il a permis d’y réduire quasiment à néant le braconnage, autorisant ainsi la réintroduction des rhinocéros.
Chaque année, des milliers de rhinocéros sont abattus en Afrique pour leurs cornes, très prisées des adeptes de la médecine traditionnelle en Chine ou au Vietnam. Il reste 5 000 spécimens de rhinocéros noirs sur le continent, dont près de 1 900 en Afrique du Sud. Avant le Tchad, des rhinocéros noirs ont déjà été expatriés au Botswana, en Tanzanie, en Zambie, au Malawi ou au Rwanda.


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Linky en questions : les ondes du compteur sont-elles dangereuses ?

La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par Les Décodeurs s’inquiétent des effets des ondes émises par le boîtier sur la santé.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 15h44
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 11h15
    |

            Anne-Aël Durand








                        



   


Cet article a été réalisé à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky, qui est en cours de déploiement par Enedis dans l’ensemble des foyers français.
Le compteur Linky émet-il en continu ?Le niveau d’ondes émises par Linky est-il élevé ?Existe-t-il des émetteurs radio Linky, qui exposent à des ondes supplémentaires ?L’accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?La proximité physique du compteur est-elle inquiétante ?Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?Peut-on poser un filtre pour bloquer le CPL émis par Linky ?Linky est-il un cauchemar pour les personnes électrohypersensibles ?
Le compteur Linky émet-il en continu ?
NON, MAIS…
Question posée par Aurore Rodriguez
« Enedis “joue” sur les mots en indiquant dans sa communication à moult reprises que le compteur Linky n’émet que quelques secondes par jour. Ils ne parlent jamais de la technologie CPL qui, elle, circule toute la journée dans le réseau électrique domestique. »
Par rapport aux anciens compteurs, Linky est dit « communicant » ou « intelligent », car il peut transmettre des informations sur la consommation des foyers, et être relevé à distance. Les données transitent non pas par Wi-Fi ou par ondes hertziennes, mais par le courant porteur en ligne (CPL), c’est-à-dire par les fils de l’installation électrique.
Le CPL est une technologie fréquemment utilisée depuis les années 1950, et développée dans les maisons pour les box Internet ou des usages domotiques, comme les volets roulants ou les alarmes, mais aussi dans tous les compteurs avec l’option « heures pleines-heures creuses », soit environ dix millions de foyers.
Un signal à haute fréquence et de faible énergie passe, en même temps que le courant alternatif, dans le logement, et au-delà, jusqu’au concentrateur, situé dans le poste de distribution à l’extérieur de la maison. Les informations sont ensuite transmises via le réseau télécoms (GPRS) vers les sites de supervisions.
En fonctionnement normal, Linky se contente de relever la consommation du foyer une fois par jour, pour une période de quelques secondes, entre minuit et 6 heures du matin. Les concentrateurs peuvent aussi interroger le compteur ponctuellement, par exemple pour détecter une panne.
Mais en réalisant des mesures d’exposition en 2016, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a repéré que des « ping » étaient aussi envoyés plus souvent, pour vérifier que le réseau n’est pas coupé. « Ces communications sont extrêmement brèves [140 millisecondes] mais assez fréquentes : entre quatre et dix par minute, quel que soit le moment de la journée. Finalement, si on ajoute le tout, ça fait un temps quotidien de communication de quelques minutes à quelques heures, explique Olivier Merckel, chef de l’unité d’évaluation des risques liés aux nouvelles technologies à l’Anses. On ne peut pas dire qu’un compteur émet en permanence, mais il le fait plus que ce qu’on imaginait au départ. »
Le niveau d’ondes émises par Linky est-il élevé ?
NON
Question posée par Claire Doun : 
« Quelle quantité d’ondes [est émise] par rapport à d’autres appareils, type smartphone, Wi-Fi… ? »
Le CPL et le compteur émettent des ondes électromagnétiques, comme le font de nombreux appareils électriques sous tension. Ces types d’ondes ont été classées comme « peut-être cancérogènes pour l’homme ». Mais le rapport publié en 2016 par l’Anses conclut que les niveaux relevés sont très faibles et ne présentent pas de danger.
Selon des mesures réalisées par plusieurs organismes, le compteur émet un champ électrique compris entre 0,2 et 3,9 volts par mètre (V/m), loin de la limite réglementaire de 87 V/m, et un champ magnétique de 0,26 microtesla (µT), alors que le maximum autorisé est de 6,25 µT.
Les comparaisons réalisées avec d’autres équipements domestiques montrent que le champ électrique du compteur Linky est cinquante fois plus faible que celui d’une plaque à induction, ou dix-sept fois plus faible que celui d’une lampe fluocompacte. Concernant le champ magnétique, à trente mètres d’un compteur, il est aussi inférieur à une plaque à induction et équivalent à celui d’une télévision cathodique. Les émissions baissent rapidement lorsque l’on s’éloigne du câble électrique. Mais elles restent supérieures à celles d’un ancien compteur qui étaient, elles, quasi nulles.
Existe-t-il des émetteurs radio Linky, qui exposent à des ondes supplémentaires ?
OUI, MAIS…
Question posée par Stéphane Lhomme, militant antinucléaire et conseiller municipal de Saint-Macaire (Gironde), devenu l’une des figures de proue du mouvement anti-Linky :
« Alors qu’Enedis et les promoteurs du Linky contestent la problématique des ondes en insistant sur le fait que “le Linky ne fonctionne pas en Wi-Fi”, est-il vrai que, dans un second temps, des millions de Linky vont être équipés d’émetteurs Zigbee (équivalent du Wi-Fi) ? »
Les émetteurs radio Linky (ERL) comme le Zigbee sont des modules supplémentaires conçus pour être rattachés aux compteurs communicants et leur donner de nouvelles fonctionnalités.
L’ERL n’est pas installé par Enedis mais par les fournisseurs d’électricité. Il permet de connaître la consommation en temps réel des appareils électriques, de les piloter pour améliorer son confort – par exemple éteindre le chauffage lorsqu’on sort de chez soi et le rallumer avant de revenir – et réaliser des économies d’énergie. C’est le principe des smartgrids.
Contrairement à Linky, qui utilise le courant porteur en ligne (CPL), ce module fonctionne avec des protocoles radios standards et sécurisés, dont l’un appelé « ZigBee ». Ce système proche du Bluetooth permet d’émettre avec une faible consommation d’énergie dans un rayon d’action assez limité. Ni l’Agence nationale des fréquences (ANFR) ni l’Anses n’ont encore réalisé de mesures concernant les ERL. « Les bandes ISM et Wi-Fi sont libres ou sous autorisation générale : tout le monde peut communiquer à condition de ne pas dépasser une certaine puissance », explique au Monde Gilles Brégant, directeur général de l’ANFR.
Une chose est sûre, ces modules ne sont pas obligatoires et n’existent quasiment pas dans le commerce. Chaque consommateur peut choisir de l’ajouter ou non. Mais il est impossible d’empêcher son voisin de s’équiper d’un ERL… de même que lui interdire d’utiliser du Wi-Fi ou du Bluetooth dans son habitation.
L’accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?
NON
Question de Gg Fourgi :
« Vivant en appartement, la grappe des quarante compteurs de l’immeuble va émettre ses relevés toutes les vingt-quatre heures ou toutes les heures si l’option est choisie. Il semble qu’il n’y ait pas de filtres dans le compteur : nous allons recevoir dans notre appartement le rayonnement du relevé des quarante compteurs au pire toutes les heures : quelles mesures d’impact sur la santé ont été faites (pas pour un compteur mais pour une grappe de quarante) ? »
La question a été posée sous des formes différentes par plusieurs internautes. En effet, dans les habitations collectives, les compteurs sont fréquemment regroupés. Les émissions d’un seul Linky sont faibles, mais peuvent-elles devenir dangereuses en se cumulant ? C’est peu probable, selon Gilles Brégant, directeur de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) : « Les Linky ne sont pas synchrones, ils ne vont pas tous émettre en même temps et ne vont pas s’additionner, sauf dans des cas très rares. Cela dépend aussi de la configuration : en immeuble, les compteurs sont en moyenne assez loin des appartements, or, les ondes s’affaiblissent vite avec la distance. » 

        Notre analyse :
         

          Pourquoi le compteur Linky électrise les passions



Pour l’instant, les tests n’ont été réalisés qu’en laboratoire ou en condition réelle sur des compteurs Linky isolés, mais les particuliers peuvent demander par Internet que l’ANFR réalise des mesures d’ondes chez eux, ou dans des dispositions particulières. Les résultats seront ensuite publiés sur le site Cartoradio.
Selon Olivier Merckel, chargé des risques sanitaires liés aux nouvelles technologies à l’Anses, la multiplication des compteurs en un point rallonge le temps d’émission mais pas forcément leur intensité et « il est très peu probable qu’on arrive à des niveaux d’exposition significatifs ».
Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?
A PRIORI OUI
Question de Georges Heribert :
« Peut-on installer un compteur Linky dans une chambre à coucher sans danger ? »
Une autre lectrice, Marie, s’inquiète de « sa proximité avec la vie de famille. Il est à moins d’un mètre du canapé. »
Le cas de figure n’est pas très fréquent, car les compteurs sont généralement installés à l’extérieur des maisons ou appartements, ou assez loin des pièces de vie (couloir, garage…). Les mesures réalisées à vingt centimètres du Linky ne sont pas supérieures aux autres émissions d’appareils électriques, comme une télévision, un chargeur d’ordinateur ou un micro-ondes.
Les autorités sanitaires se veulent rassurantes. « La probabilité d’un effet sur la santé est extrêmement faible. On ne peut pas démontrer l’absence d’un risque, mais aucun élément scientifique aujourd’hui n’indique un quelconque risque, y compris pour les jeunes enfants, assure au Monde Olivier Merckel, de l’Anses. L’exposition n’a rien à voir avec celles des téléphones mobiles, par exemple. »
Le rapport de l’Anses, publié en 2016, préconise toutefois de réaliser des mesures additionnelles sur des dispositifs électriques utilisés très proches du corps humain (fauteuils, lits à commande électrique, etc.).
Peut-on poser un filtre pour bloquer le CPL ?
OUI, MAIS…
Question de François Sermier :
« Pourquoi personne (ni Enedis, ni les anti-Linky) ne mentionne jamais la possibilité de poser un filtre permettant d’empêcher complètement le passage du CPL en aval du compteur sans impact sur le fonctionnement du compteur ? »
Les filtres anti-CPL destinés à bloquer les émissions de Linky ne sont pas si confidentiels. Ils sont même mis en avant comme « la meilleure protection » pour la vie privée, le matériel sensible et la santé par la Plate-forme opérationnelle anti-Linky (www.poal.fr), un site destiné à fédérer les opposants au compteur connecté.
Ce filtre est un boîtier destiné à empêcher les parasites dans l’installation électrique, notamment les ondes émises par le CPL au sein des habitations. Le compteur Linky n’émet donc plus à l’intérieur, mais continue de communiquer vers l’extérieur pour relever la consommation vers Enedis – ce qui est une obligation légale.
Mais ce filtre peut aussi occasionner des difficultés. Tout d’abord, il risque de perturber des systèmes domotiques comme les alarmes ou les volets télécommandés. Ensuite, il est assez cher. Par exemple, l’entreprise CEM-Bioprotect, qui commercialise ces filtres, les vend entre 235 et 500 euros, sans compter le coût de l’installation, qui doit être réalisée par un électricien. Un prix qui triple pour les installations électriques en triphasé.
Surtout, est-ce une solution aux craintes sur les ondes et l’accès à la vie privée ? Pas si simple.
« S’il est conçu et installé correctement, ça doit pouvoir fonctionner. Mais cela n’a pas été testé, explique Olivier Merckel, de l’Anses, qui reste circonspect sur leur utilité. Avec ces inquiétudes liées aux ondes, malheureusement, on voit apparaître sur le marché des produits totalement inefficaces, comme par exemple des patchs censés atténuer ou annuler le rayonnement électromagnétique des téléphones portables. »
Stéphane Lhomme, militant anti-Linky, a qualifié en avril 2018 les créateurs du site POAL d’« escrocs qui ne sont là que pour vendre très cher des pseudo-filtres ». Le cofondateur de la plate-forme anti-Linky, Philippe Mahé, est aussi le président de l’entreprise CEM-Bioprotect, sans que le lien entre les deux soit signifié clairement, comme l’a révélé une enquête de Libération.
Linky est-il une nuisance pour les personnes électrohypersensibles ?
DIFFICILE À DIRE
René Sebek s’inquiète des « effets du CPL sur les électrosensibles » et a transféré aux Décodeurs une centaine de témoignages de personnes souffrant de problèmes de santé qu’ils attribuent au compteur Linky.
Maux de tête, insomnies et fatigue, acouphènes, picotement, vertiges, nausées… de nombreuses personnes décrivent des symptômes variés qu’ils relient à la présence ou à la pose d’un compteur Linky, et des ondes électromagnétiques qu’il génère. Ces troubles, rassemblés sous le terme d’électrohypersensibilité (EHS) sont apparus dans les années 1980 et se sont développés depuis les années 2000, en même temps que la multiplication des téléphones mobiles, antennes-relais ou Wi-Fi.
La science reste assez démunie face à ce phénomène. L’Anses a publié en mars 2018 un rapport, synthèse de quatre ans de travail pluridisciplinaire sur l’EHS, qui conclut que « les souffrances correspondent à une réalité », qui justifie une prise en charge adaptée pour près de trois millions de personnes. Pourtant, ajoutent les auteurs de ces travaux, « les connaissances scientifiques actuelles ne mettent pas en évidence de lien de cause à effet » avec l’exposition aux ondes électromagnétiques.
Ce rapport ne traite pas spécifiquement du CPL, mais l’Anses, dans un avis sur les compteurs communicants appelait à réaliser des études spécifiques sur l’« effet nocebo » (l’inverse du « placebo », c’est-à-dire un effet négatif dû à une attente de nocivité d’un produit pourtant inactif) d’une installation imposée aux citoyens.
En attendant, certaines personnes électrosensibles se tournent vers la justice, avec plus ou moins de réussite. Une Iséroise a obtenu en décembre 2016 du tribunal de grande instance de Grenoble que son compteur d’eau communiquant soit retiré et qu’aucun nouveau compteur, y compris Linky, ne soit installé chez elle par précaution.

        Explications :
         

          Non, la justice n’autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky



Toujours en Isère, un couple domicilié à Meylan avait aussi obtenu en septembre 2017 que le tribunal de grande instance de Grenoble interdise à Enedis d’installer un compteur Linky à leur domicile, car leur fils était électrosensible. Mais ce jugement a été annulé en appel en mars 2018. En juillet 2018, Ouest-France relatait l’histoire d’une Morbihanaise électrosensible qui avait obtenu la dépose de son compteur Linky.
Interrogée sur ces « exemptions » à l’obligation de pose d’un compteur Linky, l’entreprise Enedis explique qu’elle « ne peut pas rester insensible à la détresse exprimée par certains clients connaissant parfois de graves difficultés de santé, sans qu’il y ait pour autant de lien possible avec l’installation du compteur. Face à de telles situations, qui restent heureusement extrêmement rares, Enedis agit avec bienveillance et coopération en prenant en compte leurs préoccupations et en reportant si nécessaire l’installation du compteur. » Le gestionnaire du réseau précise toutefois que « cette position ne doit aucunement être interprétée comme la reconnaissance d’un lien entre la technologie des compteurs communicants et les difficultés de santé de ces clients ».

        Vérification :
         

          L’intox du « premier mort lié au compteur Linky »





Notre série Linky en questions
Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :
1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ? 
2- Le compteur électrique est-il un espion ? (mardi 23 octobre)
3- Les consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ? (mercredi 24 octobre)
4- Comment se passe l’installation du compteur ? (jeudi 25 octobre)
5- Est-ce vraiment écologique ? (vendredi 26 octobre)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ L’arrêté de 2016 prévoyait la fermeture à la circulation des bords de Seine. La maire Anne Hidalgo attend avec « confiance » le jugement sur un deuxième arrêté pris en mars.
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L’annulation de la piétonnisation des voies sur berges à Paris confirmée en appel

L’arrêté de 2016 prévoyait la fermeture à la circulation des bords de Seine. La maire Anne Hidalgo attend avec « confiance » le jugement sur un deuxième arrêté pris en mars.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 15h34
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 06h32
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Nouveau rebondissement dans le feuilleton des voies sur berges. La cour administrative d’appel de Paris a confirmé, lundi 22 octobre, le jugement de première instance qui, le 21 février, avait annulé la fermeture à la circulation de la voie Georges-Pompidou, obligeant la Mairie de Paris à prendre un nouvel arrêté pour maintenir la piétonnisation du secteur.
Cette décision a pris de court la municipalité, qui s’attendait à une issue positive et définitive après les conclusions favorables du rapporteur public lors de l’audience, début octobre. C’est aussi un nouvel accroc pour Anne Hidalgo après une séquence par ailleurs marquée par les fiascos Vélib’ et Autolib’ et la démission fracassante de son premier adjoint, Bruno Julliard.

        Après la décision du tribunal administratif de Paris en février :
         

          Anne Hidalgo n’entend pas rétrocéder les voies sur berge aux automobilistes



La fermeture à la circulation de cette voie longue de 3,3 km en plein cœur historique de Paris constitue l’une des mesures les plus emblématiques et les plus contestées de la maire socialiste dans sa politique de restriction de la place de la voiture dans la capitale.
« Inexactitudes » dans l’étude d’impact
Appliquée depuis un arrêté d’octobre 2016, elle avait été vivement combattue par sa première opposante politique, Valérie Pécresse. La présidente (Les Républicains, LR) du conseil régional d’Ile-de-France avait contesté la fermeture des voies sur berges devant le tribunal administratif avec le maire (LR) du 1er arrondissement, Jean-François Legaret, ou encore l’association 40 Millions d’automobilistes. Ils avaient emporté la première manche quand, à la surprise générale, la juridiction leur avait donné raison, le 21 février.
Le tribunal avait alors estimé que l’étude d’impact préalable à la fermeture des voies sur berge comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores ».

        Le décryptage des Décodeurs :
         

          Fermeture des voies sur berges à Paris : le difficile bilan de la pollution



Dans son jugement, la cour administrative d’appel reprend la critique : « L’étude d’impact a délibérément occulté une partie notable des incidences du projet sur les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores, notamment en limitant l’analyse de ses effets sur la pollution atmosphérique à une bande étroite autour des berges, sans en étudier l’impact sur les principaux axes de report de trafic, en ne prenant pas suffisamment en compte les effets négatifs dus au phénomène prévisible de congestion du trafic et en s’abstenant d’évaluer les nuisances sonores nocturnes. »
« Nous ne rouvrirons plus les berges aux voitures »
Cette décision ne signifie toutefois pas que les voitures vont faire leur retour sur la promenade. La Mairie de Paris a annnoncé qu’elle allait se pourvoir en cassation devant le Conseil d’Etat. Surtout, après le jugement défavorable en première instance, elle a pris un nouvel arrêté. Le texte, publié le 6 mars, ne fait plus référence à des considérations de qualité de l’air mais se fonde uniquement sur la protection d’un site classé au Patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991 et qui, selon la Mairie, a accueilli « plus de 2,4 millions de visiteurs en deux ans ». Ce nouvel arrêté a, lui aussi, été attaqué devant le tribunal administratif. Ce dernier devrait rendre son jugement jeudi 25 octobre.
« Nous sommes beaucoup plus confiants sur le deuxième arrêté, car nous savions que nous avions pris un risque en étant innovants sur le premier », réagit-on dans l’entourage de la maire Anne Hidalgo.
Lors de l’audience, le rapporteur public avait rejeté les requêtes des opposants, dont ne faisait plus partie Valérie Pécresse. Mais le jugement de la cour administrative d’appel montre qu’il n’est pas toujours suivi.
Quelle que soit l’issue, Anne Hidalgo ne compte pas faire machine arrière. « Nous ne rouvrirons plus les berges aux voitures », assure-t-on à l’Hôtel de ville. « Nous avons gagné la bataille culturelle sur ce sujet essentiel, assure Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris. Les berges piétonnes sont un acquis, soutenu par une immense majorité des Parisiens. Même les élus de l’opposition ne demandent plus le retour des voitures. »

        Rétrospective (édition abonnés) :
         

          Voies sur berges parisiennes : la saga d’un dossier sensible






                            


                        

                        


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Non, le niveau du lac d’Annecy n’a pas été « volontairement » abaissé

Si le lac connaît une sécheresse exceptionnelle, c’est bien la faute au manque de précipitations.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 13h29
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 13h58
    |

            Adrien Sénécat








                        


Cinq régions françaises sont actuellement frappées par des restrictions d’eau liées à une sécheresse historique. Le lac d’Annecy, notamment, a vu son niveau baisser de manière spectaculaire. Une situation alarmante que les spécialistes relient au changement climatique. Mais le manque de précipitations ne serait pas la première cause de cette situation, affirme une rumeur largement relayée sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Selon cette présentation des faits, ce serait d’abord la régulation du niveau du lac qui serait en cause. Vrai ou faux ?
Ce que dit la rumeur 
Un internaute a partagé un coup de gueule sur Facebook le 14 octobre, dans lequel il estime que la baisse du niveau du lac d’Annecy n’est pas tant le fait de la sécheresse que d’une mauvaise gestion. « Ce qu’on a (volontairement) oublié de vous dire, c’est qu’en 1876, des vannes ont été créées en aval du lac : les vannes du Thiou afin de réguler à la baisse ou à la hausse le niveau du lac », écrit-il.

   


A l’en croire, le niveau de l’eau du lac a été « volontairement » abaissé au printemps dernier car les réserves d’eau étaient alors jugées suffisantes. La sécheresse qui a suivi a selon lui été mal anticipée : « Du coup, il n’y avait plus assez de débit pour maintenir le niveau du lac, d’autre part sollicité par l’évaporation à la faveur d’une fin d’été très chaud. Voilà comment d’un lac archi plein à la fin du printemps, on arrive à vous parler de réchauffement climatique trois mois plus tard pour justifier de sa baisse anticipée par ces vannes ! » conclut-il.
Son message a été partagé près de 20 000 fois sur Facebook et également diffusé dans les commentaires de nombreux articles évoquant la sécheresse du lac d’Annecy.

        Lire aussi :
         

                Les Alpes touchées par une sécheresse historique



POURQUOI C’EST FAUX
Le point de départ de la rumeur évoque une réalité : le niveau du lac est régulé, ce qui est assez courant. Concrètement, plusieurs vannes installées à la sortie du lac à Annecy permettent de réguler la hauteur du plan d’eau. C’est la ville qui a la charge de ces installations.
En temps normal, la cote du lac (la hauteur de l’eau sur une échelle située au pied du pont de la Halle, à Annecy) est fixée à 80 cm et les vannes de régulation servent à respecter cette limite. Mais le niveau de l’eau est parfois amené à grimper en cas de fortes précipitations, comme cela a été le cas en janvier, où le seuil d’alerte inondations fixé à un mètre d’eau a été dépassé, atteignant 112 cm.
Contrairement à ce qu’affirme la rumeur, on ne peut pas dire que les réserves d’eau ont été dilapidées de manière disproportionnée au cours du printemps. Selon les données communiquées par la préfecture de Haute-Savoie, le niveau du lac d’Annecy dépassait encore les 90 cm au milieu du mois de juin, période à laquelle il a commencé à décroître. Il était même encore proche de son niveau habituel début juillet (76 cm).


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Le niveau du Lac d'Annecy était encore correct au début de l'été
Niveau de l'eau mesuré au pont de la Halle.

Source : Préfecture de Haute-Savoie



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Selon la préfecture, le niveau de l’eau a chuté malgré le fait que « les vannes de régulation ont été relevées » à la fin du mois de juin, ne laissant s’écouler du lac « que le débit minimum, indispensable à la vie aquatique du Thiou et à la continuité de l’écoulement ». Mois après mois, le manque de précipitation, la chaleur et l’ensoleillement exceptionnels ont fait leur travail et le niveau de l’eau a chuté.
Au 15 octobre, la cote du lac d’Annecy était de 13 cm, son niveau le plus bas depuis 1947, où elle avait atteint 11 cm. On voit mal comment la régulation du niveau du lac par l’homme pourrait être désignée comme étant le premier facteur de cette baisse hors norme.

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L’ouragan Willa, « extrêmement dangereux », en route vers le Mexique

Le centre américain des ouragans surveille de près cet ouragan de catégorie 5, qui devrait s’approcher mardi soir des côtes mexicaines.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 13h03
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 19h56
   





                        



   


L’ouragan Willa, qui se dirige vers le sud-ouest du Mexique, s’est renforcé lundi 22 octobre dans le Pacifique pour atteindre la catégorie 5 (sur 5) de l’échelle de Saffir-Simpson, devenant « extrêmement dangereux », selon le Centre national des ouragans (NHC) américain.
« Les vents les plus violents ont atteint près de 260 km/heure avec des rafales importantes. Willa est un ouragan de catégorie 5 » devenant « extrêmement puissant », a annoncé le NHC dans son dernier bulletin. L’ouragan devrait toucher les côtes mexicaines mardi en fin de journée.
Tempête, vents puissants et précipitations
Se déplaçant lentement vers le nord-nord-ouest, à une vitesse de 9 km/h, Willa provoquera des ondes de tempête, des vents puissants et de fortes précipitations, pouvant s’avérer « potentiellement mortels », sur certaines parties du sud-ouest et du centre-ouest du Mexique, selon les prévisions du NHC. L’ouragan pourrait perdre de la puissance mardi. Mais il restera un « ouragan puissant, extrêmement dangereux au moment de toucher la côte du Mexique », a précisé le NHC.

        Lire aussi :
         

                Ouragans : des phénomènes aggravés par le réchauffement climatique



Le gouvernement mexicain a placé sous surveillance une large zone allant de Playa Pérula (ouest), à Bahia Tepehuayas (nord-ouest), selon la Commission nationale des eaux (Conagua).
Une autre tempête tropicale, Vicente, était elle située à 370 km au sud-est d’Acapulco, dans l’Etat du Guerrero, soufflant des vents soutenus de 65 km/h, avec des pointes à 85 km/h, et se déplaçant à une vitesse de 17 km/h.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Après le meurtre du journaliste saoudien, le risque de sanctions contre l’Arabie saoudite pourrait entraîner une crise pétrolière majeure. Mais ni Riyad ni Washington n’y ont intérêt.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Affaire Khashoggi : l’Arabie saoudite et les Etats-Unis veulent limiter l’impact sur le prix du pétrole

Après le meurtre du journaliste saoudien, le risque de sanctions contre l’Arabie saoudite pourrait entraîner une crise pétrolière majeure. Mais ni Riyad ni Washington n’y ont intérêt.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h25
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

L’affaire Khashoggi va-t-elle précipiter le monde du pétrole dans la tourmente ? La mort du journaliste saoudien critique du régime de Riyad, au consulat saoudien ­d’Istanbul, en Turquie, le 2 octobre, représente un test inattendu pour l’une des alliances les plus capitales de l’économie mondiale : la relation entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.
Nonobstant la pression inter­nationale, le président américain, Donald Trump, a mis plusieurs jours avant de condamner le ­pouvoir saoudien. Cependant, depuis jeudi, il a durci le ton, ­assurant que les conséquences seraient « très sévères » s’il était prouvé que les dirigeants du royaume wahhabite avaient un lien avec la mort de Jamal Khashoggi.

Aux Etats-Unis, où l’Arabie saoudite a toujours mauvaise presse, surtout en période électorale (le scrutin de mi-mandat se tiendra mardi 6 novembre), des sénateurs ont réclamé une enquête officielle après la disparition du journaliste. Dans la nuit de vendredi à samedi, les autorités de Riyad ont affirmé, après plusieurs jours de tergiversations, que M. Khashoggi était bien mort dans les locaux du consulat à la suite d’une « bagarre » – une ligne de défense qui semble très peu crédible.
Après les menaces venues d’outre-Atlantique, les Saoudiens ont immédiatement riposté : « Si le royaume devait faire face à une quelconque sanction, il répondrait de manière encore plus grande », a-t-il été prévenu dans un communiqué publié par l’agence officielle SPA, soulignant « le rôle vital que [jouait] l’Arabie saoudite dans l’économie mondiale ».

La référence à l’arme pétrolière est transparente : avec ses gigantesques réserves, le pays du Golfe assure 10 % de la production mondiale et conserve sa place de premier exportateur mondial. « Nous sommes la banque centrale du marché du pétrole », a encore insisté le ministre du pétrole saoudien, Khaled Al-Faleh, lors d’un déplacement en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Le pouvoir d’achat des ménages souffre de l’augmentation du prix du pétrole, de la hausse du prix du gaz et des taxes sur le diesel.
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Le pétrole cher risque de peser sur la croissance française

Le pouvoir d’achat des ménages souffre de l’augmentation du prix du pétrole, de la hausse du prix du gaz et des taxes sur le diesel.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h05
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            Elise Barthet








                        



                                


                            

Mauvaise nouvelle pour le portefeuille des Français. Les cours de l’or noir, qui ont grimpé toute l’année, risquent de poursuivre sur leur lancée dans les semaines qui viennent. Alors qu’il évoluait autour de 56 dollars (49 euros) en octobre 2017, le prix du baril de Brent avoisine désormais les 80 dollars (70 euros).
Une progression de près de 40 % qui n’en finit plus de doper l’inflation et pourrait bien freiner le rebond économique attendu au quatrième trimestre dans l’Hexagone. Une perspective d’autant plus inquiétante qu’une nouvelle poussée de fièvre sur les marchés est attendue après le 4 novembre et l’entrée en vigueur des sanctions américaines sur les exportations iraniennes de brut.
Quelle que soit l’ampleur des mouvements à venir, comptables et ministres vont devoir ressortir les calculettes. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) table, pour la fin de l’année 2018, sur un baril à 75 dollars (65,40 euros). Une cible qui ne reflète pas les pics d’octobre et devra probablement être revue à la hausse.
Nouvelles taxes début janvier
Pour quels effets ? « Si les cours se stabilisaient finalement à 80 dollars, l’inflation s’apprécierait d’un dixième de point, passant de 1,8 à 1,9 % », note Frédéric Tallet, responsable des synthèses conjoncturelles à l’Insee. L’augmentation, dans ce cas, se répercuterait mécaniquement sur le pouvoir d’achat, indicateur phare de la rentrée politique.
Selon l’Insee, ce dernier est censé retrouver un peu de vigueur au quatrième trimestre, avec une progression moyenne estimée à 1,7 %. Une conséquence, notamment, de la suppression totale des cotisations chômage pour les actifs et de la baisse de 30 % de la taxe d’habitation pour huit ménages sur dix. Mais l’inflation, si elle se maintenait à ses niveaux estivaux du fait des prix de l’énergie, compliquerait les choses. Dans le sillon de l’or noir, les tarifs réglementés du gaz vont en effet augmenter à nouveau...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Victor Tiendrébéogo, un grand chef coutumier burkinabé, est devenu le chantre du haricot mungo, une légumineuse « aux mille vertus ».
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Par  Sophie Douce   Publié hier à 10h57, mis à jour hier à 10h57   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Victor Tiendrébéogo, chef traditionnel et cultivateur de « mung beans » au Burkina Faso. Sophie Douce             C’est un petit haricot vert à poils au drôle de nom. Le mung bean, ou haricot mungo, une légumineuse d’origine asiatique, est le nouvel espoir des paysans burkinabés. C’est du moins ce que croit Victor Tiendrébéogo, dit « le Larlé Naba », un grand chef coutumier au Burkina Faso.          Ce jour-là, sous le soleil de midi, il ouvre les portes de sa ferme baptisée « Sompagnimdi » (« le bien fait ne doit jamais être oublié », un proverbe en langue moré), à Dapelogo, à 40 km de Ouagadougou. « Vous voyez ce grand champ ? Ce sont des plantations de mung beans, tout est bio ici, vous ne trouverez pas un seul gramme d’engrais chimique », affirme-t-il avec fierté en pointant l’horizon rempli de petites plantes à cosses.           Lire aussi Blandine Sankara, l’agroécologie au cœur pour nourrir le Burkina Faso             Vêtu d’un long pagne et coiffé de son éternel chapeau rouge, Victor Tiendrébéogo a l’aura des princes. Comme son père et son arrière-grand-père avant lui, il a été nommé il y a vingt-huit ans ministre du Mogho Naba, le roi des Mossi, l’ethnie majoritaire au Burkina. Ici, tout le monde connaît celui qui se fait appeler « Naba Tigré » (« le chef de l’abondance »). Ancien député de 1992 à 2014 et ex-membre du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de l’ancien président Blaise Compaoré, il a choisi de quitter les bancs de l’hémicycle pour « retourner à la terre qui nourrit et soigne », précise-t-il.          « Haricot de l’abondance »          Depuis, Victor Tiendrébéogo est devenu le chantre du haricot « aux mille vertus », qu’il a découvert il y a quatre ans. « Un chercheur burkinabé m’a offert trois kilos de graines, j’en ai semé une partie dans mon champ et j’ai offert le reste à quelques fermiers », se rappelle-t-il. Résultat : le pays compterait aujourd’hui près de 10 000 producteurs et 6 750 hectares de cultures de mung bean, d’après ses estimations. « Et nous attendons entre 10 000 et 15 000 tonnes de récoltes d’ici au mois d’avril », s’enthousiasme le fondateur de Sompagnimdi, ferme agrosylvopastorale de 102 hectares.            Facile à cultiver, rentable et riche en vitamines, le haricot mungo possède de multiples qualités, selon son promoteur. Son principal atout : il peut s’adapter à des conditions climatiques difficiles. Un argument de poids pour les agriculteurs burkinabés qui doivent lutter contre l’aridité de la terre et la faible pluviométrie de ce pays situé en zone soudano-sahélienne.                     « L’avantage de ce haricot, c’est qu’il pousse en cycle court, on peut le récolter tous les trois jours pendant trois à quatre mois, contrairement au maïs ou au niébé, qui ne produisent qu’une fois par an », explique François Ouédraogo, le responsable des activités agricoles de la ferme du Larlé Naba. « Cette plante n’a pas besoin de beaucoup d’eau, trois arrosages par semaine suffisent. Elle s’adapte ainsi bien au climat local, avec des saisons des pluies très irrégulières », poursuit l’agriculteur à la retraite, précisant que le mung bean, rebaptisé « being tigré » (« haricot de l’abondance ») par Victor Tiendrébéogo, peut atteindre jusqu’à trois tonnes de rendement à l’hectare.          Couscous, pains, gâteaux, jus… Une gamme d’aliments confectionnée à partir de cette graine se décline désormais dans la petite boutique du Larlé Naba à Ouagadougou, à quelques mètres de son palais coutumier. « Cette légumineuse est très riche en protéines, en fibres, en fer et en calcium. Un véritable “alicament” qui permet de lutter contre le diabète et l’hypertension », vante le chef traditionnel, président de la boutique Belwet, où sont commercialisés les produits.          « Eradiquer la faim »          « Le mung bean permettra d’améliorer les conditions de vie des paysans burkinabés en augmentant leurs revenus. Il est l’une des meilleures solutions pour celui qui travaille dur dans son champ mais a toujours faim parce qu’il nourrit la ville », promet Victor Tiendrébéogo, sacré « champion national pour la nutrition » par le gouvernement en juillet. Vendu 250 francs CFA le kilo (0,38 euro), contre 100 pour le maïs et 120 pour le sorgho, ce haricot pourrait apporter un complément de revenus aux cultivateurs du Burkina, où plus de 80 % de la population dépend de l’agriculture.          La ferme de Sompagnimdi emploie 150 personnes, dont 25 femmes de villages voisins. Aminata Ilboudo, une mère de quatre enfants, a été recrutée il y a cinq ans. « Grâce au Larlé Naba, j’ai pu retrouver un travail. Je gagne 25 000 francs CFA par mois [environ 38 euros], cela m’aide à nourrir ma famille », confie la cultivatrice.           Lire aussi Une « révolution verte » en Afrique grâce à la blockchain ?             Victor Tiendrébéogo est sûr de lui : « Le mung bean permettra d’éradiquer la faim au Burkina Faso d’ici à dix ans. » Le chef coutumier souhaite installer des fours à pain dans 350 communes pour fabriquer son fameux « pain tigré », préparé à base de farine de haricots. Et celui qui se présente comme un « agrobusinessman » ne compte pas s’arrêter là. Son ambition : « Rivaliser avec l’Occident, l’Asie et les Amériques grâce à une agriculture africaine biologique et performante. » Il se chuchote que les Etats-Unis seraient intéressés par le mung bean du Faso et que les Pays-Bas auraient déjà passé commande.                                                     Sophie Douce  (Ouagadougou, correspondance)       Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Au Cameroun, arrestation de sept militaires soupçonnés d’exécutions de civils  Deux enquêtes ont été ouvertes après la diffusion de vidéos montrant des exactions dans le nord du pays, où l’armée combat Boko Haram.                          « Le conflit à Tripoli vient du pillage de l’Etat par un cartel de milices mafieuses »  Selon le chercheur Wolfram Lacher, la crise dans la capitale libyenne est vouée à durer tant que de « nouveaux arrangements sécuritaires » n’auront pas été trouvés.                      Les scrutins locaux en Côte d’Ivoire, tour de chauffe avant la présidentielle de 2020  Après l’éclatement de la coalition au pouvoir, les anciens alliés mesureront leurs forces, samedi, lors des élections municipales et régionales.                      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