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SNCF : opération antifraude sans précédent à Paris, objectif 300 000 contrôles

L’opération menée mardi dans les six grandes gares parisiennes, mobilisant près de 550 agents, devrait permettre de sanctionner environ 40 000 fraudeurs selon la compagnie.



Le Monde.fr avec AFP
 |    23.10.2018 à 17h55
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 18h31
   





                        



   


La SNCF menait mardi 23 octobre une vaste opération antifraude dans les six grandes gares parisiennes. Une opération « sans précédent » durant laquelle environ 300 000 personnes empruntant les trains de banlieue devaient être contrôlées.
Près de 550 agents, appuyés par la police et les douanes, ont été déployés pour bloquer tous les accès aux quais des trains entre 15 heures et 18 heures. « Si on le fait à ces heures-là, c’est qu’il y a plus de fraude » qu’aux heures de pointe, dit Alexis Degarne, le responsable de la lutte antifraude de Transilien. Il estimait que 40 000 fraudeurs environ devraient être pris dans les souricières tendues par les agents.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi la SNCF veut « frapper le plus fort possible » contre la fraude



200 000 fraudes par jour
La SNCF estime le taux de fraude moyen à 7 % sur le réseau de banlieue francilien, soit 220 000 cas par jour. Le manque à gagner généré par la fraude coûte 63 millions d’euros par an sur ce réseau, soit l’équivalent de six trains neufs, selon la SNCF. Les voyageurs qui ne sont pas en règle risquent une amende de 50 euros.
« Ce taux baisse, du fait de notre action », s’est félicité M. Krakovitch, soulignant notamment que « les recettes annexes » — c’est-à-dire le produit des amendes — ont doublé depuis le début de 2016.
Gare du Nord, des lignes de contrôleurs bloquaient tous les accès, aidés par des agents en civil qui interpellaient ceux qui sautaient au-dessus des portillons ou passaient à deux, sous la protection de la police et de la sûreté ferroviaires.
Gare de l’Est, les contrôleurs attendaient tranquillement les voyageurs derrière la ligne des portillons, secondés par des collègues s’intéressant aux cas de ceux qui « hésitaient » à sortir. Gare Saint-Lazare, des brigades d’agents se déplaçaient de quai à quai pour contrôler tous les voyageurs à l’arrivée, mais pas au départ.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ L’Afrique subit les conséquences d’une décolonisation en bonne partie ratée, explique le professeur à Sciences Po Paris.
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Bertrand Badie : « Les puissances coloniales ont étouffé le panafricanisme »



LE MONDE
              datetime="2018-10-23T17:25:08+02:00"

        Le 23.10.2018 à 17h25






Durée : 03:53 | 

Dans son livre Quand le Sud réinvente le monde, Bertrand Badie explique que les nations du Nord ont phagocyté l’émancipation politique des anciennes colonies en imposant leur propre modèle d’organisation politique, celui de l’Etat-nation. « Les libérateurs africains étaient condamnés à être des protestataires plutôt que des bâtisseurs d’Etat-nation, non adaptés à l’historicité africaine », précise le professeur à Sciences Po Paris. Pour lui, les pays africains ont été cantonnés à un rôle secondaire sur la scène internationale après les indépendances, et l’Afrique bouleverse aujourd’hui l’agenda international. « Le continent est devenu le centre de gravité du jeu politico-diplomatique mondial. »


                

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ A la tête de la Confédération générale des cadres de 1975 à 1979, cet ingénieur de formation est mort pendant l’été. Il avait 91 ans.
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La mort d’Yvan Charpentié, ancien président de la CGC

A la tête de la Confédération générale des cadres de 1975 à 1979, cet ingénieur de formation est mort pendant l’été. Il avait 91 ans.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 17h11
    |

            Michel Noblecourt








                        


                                                        
On l’a appris avec plusieurs semaines de retard : Yvan Charpentié, ancien président de la Confédération générale des cadres (CGC) – avant qu’elle se transforme en CFE-CGC – est mort le 15 juillet, dans la commune de Puy-Saint-Vincent (Rhône), à l’âge de 91 ans. Il était né dans une famille de cheminots, le 21 février 1927, à Bordeaux, où il fit ses études. Docteur ingénieur et licencié ès sciences économiques, il entre, en 1954, comme ingénieur de recherches à la Société des usines chimiques Rhône-Poulenc. La même année, il se syndique à la CGC, ce qui ne l’empêche pas de devenir adjoint au directeur de la section du génie médical. Il siège aussi, à partir de 1958, au comité centrale d’entreprise.
En 1961, Yvan Charpentié prend des responsabilités à la fédération de la chimie, d’abord comme secrétaire général adjoint puis, en 1963, comme secrétaire général et, en 1968, comme président. Ce grand passionné d’alpinisme, toujours courtois, mais d’un naturel réservé, défend mordicus la « singularité catégorielle » de la CGC. « La société future se fera avec les cadres et non contre eux », proclame-t-il. Libéral, fervent adepte de l’économie de marché, il ne cache pas ses sympathies politiques pour la droite. Marié et père de quatre enfants, il est attaché à la hiérarchie des salaires et se révèle partisan du compromis. Il prône aussi la présence d’administrateurs cadres dans les conseils d’administration des entreprises.
Violentes oppositions internes
Au sein de la CGC, Yvan Charpentié va vite mesurer la difficulté d’élaborer des compromis. Dans une confédération turbulente, minée par les querelles de personnes, il inscrit ses pas dans ceux d’André Malterre (1909-1975), le bâtisseur de la CGC, un conservateur à la forte personnalité et au verbe haut qui dirige la centrale, d’une main de fer, depuis 1956. En 1975, quand André Malterre passe la main, il fait d’Yvan Charpentié son dauphin officieux. A 48 ans, son principal atout est sa jeunesse,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le projet de budget soumis par Rome prévoit « une déviation sans précédent » du déficit public et de la dette par rapport aux règles du pacte de stabilité et de croissance, juge Bruxelles.
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La Commission européenne rejette le budget prévisionnel italien

Le projet de budget soumis par Rome prévoit « une déviation sans précédent » du déficit public et de la dette par rapport aux règles du pacte de stabilité et de croissance, juge Bruxelles.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 16h53
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        


La Commission du président Juncker n’avait plus vraiment le choix. Dans l’après-midi de mardi 23 octobre, elle a confirmé une décision sans précédent : elle réclame au gouvernement italien qu’il lui soumette un nouveau budget prévisionnel 2019 après qu’elle a jugé non conforme aux règles du pacte de stabilité et de croissance le projet de loi concocté par l’attelage populiste (Mouvement 5 Etoiles et extrême droite de la Ligue) aux manettes à Rome.
Cette décision questionne la souveraineté d’un des Etats fondateurs de l’Union européenne (UE) et de la troisième économie de la zone euro. Le gouvernement italien a formellement refusé, lundi 22 octobre, de reculer sur ce budget prévisionnel, malgré « une déviation sans précédent » par rapport aux règles du pacte de stabilité et de croissance, dénoncée par Bruxelles, jeudi 18 octobre.
Les règles communes, établies entre tous les Etats membres, ont beau être plutôt souples, le cas italien, aux yeux de la plupart des observateurs, oblige l’institution à réclamer une révision du budget. Si elle n’agit pas, la Commission court en effet le risque de se décrédibiliser complètement.
« Nous regrettons que la Commission soit pour la première fois obligée de demander à un pays de la zone euro de revoir son plan budgétaire, il n’y a pas d’autre option », a déclaré Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne, mardi. « Violer les règles communes peut être tentant à première vue, mais à un moment ou à un autre, le poids de la dette nationale est beaucoup trop élevé. En 2017, la dette de l’Italie a atteint 131,2 % du produit intérieur brut (PIB), c’est le deuxième niveau le plus élevé dans l’UE et un des plus élevés au monde. En 2017, cela a représenté 37 000 euros par habitant », a ajouté le politique letton.
« Cela ne change rien, que ces messieurs de la spéculation se rassurent, on ne retourne pas en arrière », a déclaré en réaction à cette annonce le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini. « Ils ne sont pas en train de s’attaquer à un gouvernement mais à un peuple. Ce sont des choses qui mettent les Italiens encore plus en colère, et après on se plaint que la popularité de l’Union européenne soit au plus bas », a ajouté le chef du parti d’extrême droite La Ligue devant des journalistes italiens, mardi, lors d’un déplacement en Roumanie.
Un déficit prévisionnel de 2,4 % du PIB en 2019
Le gouvernement transalpin se déclare prêt, depuis quelques jours, à un « dialogue constructif » avec Bruxelles et ses partenaires. Mais dans les faits, il n’a tenu, pour l’heure, aucun compte des observations formulées. Le « budget du peuple » — pour reprendre l’expression du Mouvement 5 Etoiles — affichera un déficit prévisionnel de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2019, au lieu de 0,8 % promis en juin. Et une détérioration structurelle (creusement du déficit lié à des réformes) de 0,8 % du PIB en 2019, contre un effort structurel attendu de 0,6 % (réductions budgétaires liées à des réformes).
« Nous ne sommes pas face à un cas “borderline” mais face à une déviation claire, nette, assumée et, par certains même, revendiquée », a déclaré Pierre Moscovici, commissaire à l’économie européen. « La Commission ne remet pas en cause les priorités du gouvernement italien, la lutte contre la pauvreté, par exemple. Elle ne va pas interférer en quoi que ce soit avec ses choix politiques internes. Ce qui nous préoccupe, ce sont les conséquences de ce budget pour le peuple. La dette est l’ennemie des peuples et de l’économie. Ce fardeau laisse l’économie italienne à bout de souffle », a ajouté l’ex-ministre des finances français. 


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Le déficit français sera supérieur à celui de l'Italie en 2019… mais la tendance doit s'inverser dès 2020

France :  Déficit structurel  Déficit conjoncturel
Italie :  Déficit structurel  Déficit conjoncturel
(en pourcentage du PIB)


Sources : PLF 2019, LPFP 2018-2022, budget italien 2019.




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Rome s’est, en revanche, engagé à prendre toutes les mesures nécessaires pour ne pas dépasser ce niveau de déficit, et à le réduire à 2,1 % en 2020, puis à 1,8 % en 2021. Le ministre de l’économie et des finances, Giovanni Tria, qui aura cherché — sans succès — à obtenir que la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles lâchent un peu de lest face à Bruxelles, admettait, dans sa réponse aux instances européennes, qu’il est « conscient » d’enfreindre les règles. Il explique cette décision, « difficile mais nécessaire », par le retard pris par son pays dans le retour au niveau de PIB d’avant le début de la crise financière, ainsi que « les conditions dramatiques dans lesquelles se trouvent les couches de la population les plus désavantagées de la société ».
Assis sur un confortable socle de popularité (environ 60 % d’opinions favorables, un niveau très inhabituel en Italie), le gouvernement Conte semble assuré de sa légitimité et confiant dans sa capacité à résister aux pressions extérieures. La dégradation de la note de la dette italienne de « Baa2 » à « Baa3 » par l’agence Moody’s, vendredi 19 octobre, aura plutôt contribué à calmer les esprits : en effet, celle-ci n’a pas provoqué la tempête que beaucoup craignaient.
Bruxelles veut dédramatiser sa démarche
Pierre Moscovici et Valdis Dombrovskis sont tous deux en première ligne dans l’annonce historique de la Commission. Bruxelles n’a, jusqu’à présent, jamais « retoqué » aucun budget de la zone euro.
Le Français et le Letton partagent une même volonté de dialogue, mais aussi de fermeté, depuis le début de l’épreuve de force avec Rome, à la fin de septembre. Mardi, en direct du Parlement de Strasbourg, où la commission tenait sa réunion du collège, MM. Moscovici et Dombrovskis ont pris soin d’éviter le recours à une rhétorique trop brutale. L’institution veut au maximum dédramatiser sa démarche, afin d’échapper, autant que faire se peut, à l’accusation d’avoir provoqué une crise irréparable par son intransigeance.
Crainte de secousses sur le marché des obligations
Les commissaires craignent également de fortes secousses sur le marché des obligations souveraines, qui pourraient fragiliser des Etats encore convalescents, comme l’Espagne ou le Portugal. Personne n’y a intérêt : les autorités grecques redoutent que leurs banques, encore très fragiles après dix années de crise financière, n’en soient les premières victimes collatérales.
Après la demande bruxelloise de « resoumission » de son budget, l’Italie aura trois semaines, soit jusqu’au 14 novembre, dans le cadre de la procédure dite du « semestre européen », pour revoir sa copie. En cas de refus, une procédure dite de « déficits excessifs », liée à l’énorme dette du pays (environ 132 % de son PIB), pourra être ouverte par l’institution, à tout moment.
« Nos portes ne se ferment pas, cette décision n’est pas la fin de l’histoire, mon mot d’ordre reste le même : nous souhaitons vivement maintenir notre dialogue constructif », a déclaré M. Moscovici mardi.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Une vidéo vue plus de cinq millions de fois sur Facebook montre un passager blanc refuser qu’une femme noire s’asseye à côté de lui. Il s’en prend à elle violemment jusqu’à ce qu’elle soit changée de place.
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Ryanair critiquée après une altercation raciste dans un de ses avions

Une vidéo vue plus de cinq millions de fois sur Facebook montre un passager blanc refuser qu’une femme noire s’asseye à côté de lui. Il s’en prend à elle violemment jusqu’à ce qu’elle soit changée de place.



Le Monde.fr avec AFP
 |    23.10.2018 à 13h51
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 18h06
   





                        


La vidéo, diffusée ce week-end sur Facebook, a été vue plus de cinq millions de fois et commentée par plusieurs milliers de personnes. La scène se déroule sur un vol Barcelone-Londres de la compagnie Ryanair effectué le vendredi 19 octobre. On y voit un passager blanc refusant que Delsie Gayle, une femme noire de 77 ans, s’asseye à côté de lui et lui assénant de nombreux propos racistes, jusqu’à ce qu’elle soit changée de place par le personnel navigant. La scène a été filmée par un autre passager, David Lawrence.

🔴 La compagnie aérienne Ryanair menacée de boycott après un incident raciste à bord d'un de ses avions. https://t.co/ALMyhoimDk— Loopsidernews (@Loopsider)


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« Ne me parle pas dans une langue étrangère espèce de grosse vache débile (…) Je continuerai tant que je serai à côté de cette grosse vache noire. J’espère que quelqu’un va se mettre entre nous, car je ne veux pas m’asseoir à côté de votre grosse face. Votre putain de visage moche. Je te le dis, si tu ne changes pas de siège, je te déplace moi-même. »
Ryanair signale la vidéo à la police
Un des employés de Ryanair intervient ensuite : « Il y a des règles de comportement, vous devez vous calmer. » Mais le passager persiste. Une autre femme, présentée par la presse britannique comme la fille de Delsie Gayle, intervient, criant à l’homme d’arrêter ses insultes.
Finalement, Delsie Gayle sera changée de place. Interrogée par le Huffington Post, sa fille raconte avoir amené sa mère en Espagne quelques jours pour « lui remonter le moral ».
« Dans quelques semaines, cela fera un an que mon père est mort et j’ai donc emmené ma mère pour quelques jours de repos. Mes parents ont été mariés pendant plus de cinquante ans. Elle se sent vraiment déprimée. »
« Contrariée par la façon dont la situation a été gérée »
Deslie Gayle a également réagi à l’incident, mardi, sur l’antenne d’ITV News : « Je suis choquée, parce que je voyage beaucoup, et personne ne m’a jamais parlé de la sorte », a-t-elle expliqué.
Je me sens vraiment mal. Il a payé son ticket pour partir en vacances, et moi le mien, alors pourquoi s’en prend-il à moi comme ça ? A cause de ma couleur de peau ? Je me sens vraiment déprimée par cette histoire. Je vais au lit et je me dis : “Qu’est-ce que j’ai fait de mal ?”
Sur la BBC, David Lawrence est revenu sur l’incident : « Dans cette situation, il semblait que tous les soutiens étaient en faveur de cet homme. Le jeune employé de l’équipage avait l’air inexpérimenté. »
Face aux très nombreuses réactions suscitées par la diffusion de cette vidéo, la compagnie aérienne a fini par réagir dans une déclaration lapidaire sur Twitter : « Nous sommes au courant de cette vidéo et avons signalé l’affaire à la police de l’Essex », le comté de l’aéroport de destination de l’avion, Londres-Stansted. « Nous avons une politique très stricte pour les passagers perturbateurs et nous ne tolérerons pas ce genre de comportements indisciplinés, a ensuite promis un responsable de Ryanair à la BBC. Nous allons creuser cette affaire, et un comportement perturbateur ou abusif de ce genre entraînera l’interdiction de voyager pour ces passagers. »



                            


                        

                        


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Linky en questions : le compteur électrique est-il un espion ?

La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par les Décodeurs s’inquiètent du devenir des données collectées.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 13h35
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 16h53
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Cet article a été réalisé à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky, qui doit être déployé par Enedis dans l’ensemble des foyers français d’ici à 2021.
Les données collectées sont-elles anonymisées et sécurisées ?Le compteur peut-il se faire pirater ?Linky peut-il savoir quels appareils électriques j’utilise ?Un client de Linky peut-il refuser la transmission de ses données ?Linky est-il doté d’une caméra espion ?Peut-on dérégler le compteur Linky avec un aimant ?
Les données collectées sont-elles anonymisées et sécurisées ? 
OUI
Question de Cazil558 :
« Recueil de données : 1. Par qui (sous-traitance ? Où sont-elles stockées ? Sécurisation ? Anonymat ?) 2. A quelles fins ? (réévaluation des contrats… Revente de données à des tiers pour ciblage marketing ?) »
Le principe du compteur communiquant Linky, par rapport aux compteurs mécaniques classiques, réside dans la possibilité de relever à distance les données de consommation d’un foyer, pour gérer l’abonnement et faciliter la facturation.
Pour cela, le gestionnaire du réseau, Enedis, recueille les informations de consommation du foyer et le transmet à un concentrateur, hors du logement, par le biais du courant porteur en ligne (CPL). Ce dernier renvoie les informations vers les systèmes de gestion par le réseau de téléphonie mobile (GPRS). Les processus de recueil de données et leur transmission ont été validés par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Aucune information personnelle (nom, adresse ou numéro de téléphone) n’est transmise.
Les données de consommation des utilisateurs sont envoyées de manière cryptée vers les fournisseurs d’énergie, une fois par jour ou plus souvent, seulement si le consommateur y consent explicitement. Elles peuvent aussi être mises à disposition des collectivités locales, ou utilisées en open data pour mieux connaître ou maîtriser la consommation, toujours avec l’accord de l’utilisateur. Dans ce cas, la Commission nationale pour l’informatique et les libertés (CNIL) veille au respect de l’anonymat. Par exemple, les données sont cumulées dans le temps et les informations géographiques fines sont agrégées par bâtiments ou îlots d’au moins onze foyers, comme pour les données de l’Insee, afin d’éviter qu’un consommateur ne puisse être identifié a posteriori.
Le compteur peut-il se faire pirater ?
PEU PROBABLE
Plusieurs lecteurs s’inquiètent du risque de prise en main à distance d’un compteur communiquant. Deux types de craintes sont identifiés :
« Le risque de cybercriminalité, de black-out total de la distribution d’électricité. Car les Linky et les concentrateurs sont des ordinateurs connectés et donc piratables. »
« La possibilité donnée aux employés du distributeur de connaître mes horaires d’absence grâce au relevé de ma consommation d’électricité en temps réel, et donc d’informer un réseau de cambrioleurs. »
Il est difficile de répondre de manière définitive à ces questions de sécurité, car les techniques de piratage évoluent rapidement. « Nous n’avons pas encore subi la moindre attaque sur ces matériels, ce qui ne signifie pas, pour autant, qu’aucune ne surviendra dans l’avenir », a ainsi indiqué Bernard Lassus, porte-parole d’Enedis, lors d’une table ronde organisée par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) en décembre 2017.
Enedis a effectué une analyse de risque avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information, et des précautions ont été prises à tous les niveaux, comme le détaille M. Lassus :
le compteur lui-même « a été certifié par l’Anssi, qui vérifie la question du hackage (piratage) physique » ;les données transmises entre le compteur et le concentrateur sont cryptées. Elles ne contiennent pas d’informations personnelles, hormis la localisation et les niveaux de consommation ;dans les concentrateurs se trouve un « secure element » (dispositif de sécurité), pour protéger l’ensemble du dispositif et éviter toute attaque vers le système d’information, avec des mémoires qui s’effacent en cas de détection d’intrusion ;quant au système d’information, qui est l’élément le plus crucial, il se situe dans des locaux totalement sécurisés, « sur le modèle du domaine du nucléaire », selon le porte-parole d’Enedis.
Ces mesures de sécurité, en particulier l’anonymisation des données, empêchent un simple employé de connaître les informations de consommation et donc « d’informer un réseau de cambrioleurs ». Il existe probablement des manières plus simples pour un voleur de s’assurer de la présence ou de l’absence d’une personne à son domicile.
En revanche, le hacking à grande échelle n’est pas exclu. Un des risques identifiés par l’Anssi serait qu’un grand nombre de compteurs soient éteints en même temps, privant d’électricité les foyers concernés, ce qui pourrait créer un « excédent d’énergie et, sans doute, une rupture du réseau quelque part », comme l’a détaillé Guillaume Poupard, directeur de l’Anssi, au magazine spécialisé Zone militaire. « Les produits certifiés nous semblent atteindre un niveau satisfaisant – même si rien n’est jamais sûr à 100 % – compte tenu des risques identifiés », conclut-il.
Linky peut-il savoir quels appareils électriques j’utilise ?
NON
Question de Philippe N. Coulon :
« Il est possible avec des relevés fréquents de faire une liste des appareils électriques possédés et de leur utilisation, présence ou absence du domicile… »
Par défaut, le compteur enregistre en local la « courbe de charge », c’est-à-dire la variation de l’électricité consommée dans la journée, mais ne transmet le relevé de consommation qu’une fois par jour au gestionnaire du réseau.
La Ligue des droits de l’homme (LDH) avait dénoncé en avril 2016 un compteur « très bavard » en expliquant que « le transfert des données détaillées sur la consommation d’énergie (par exemple toutes les dix minutes) permet notamment d’identifier les heures de lever et de coucher, les heures ou périodes d’absence, ou encore, sous certaines conditions, le volume d’eau chaude consommée par jour, le nombre de personnes présentes dans le logement, etc. » Mais la LDH avait ensuite tempéré son accusation, après avoir vérifié que ce niveau de précision ne peut être atteint qu’à la condition que le client consente à cette transmission, en ouvrant un espace personnel sécurisé sur le site d’Enedis.
De plus, cette courbe de charge n’est pas enregistrée en temps réel mais par tranches (appelées des « pas de mesure ») qui ne doivent pas être inférieures à dix minutes. Actuellement, Linky est même moins précis car il mesure la consommation toutes les trente minutes.
Si l’utilisateur donne son accord, Enedis ou les fournisseurs d’énergie peuvent donc connaître les habitudes de lever, de coucher du foyer ou les pics d’utilisation d’électricité, à une demi-heure près. Quant à savoir précisément quelle personne entre ou sort du domicile, ou quel type d’appareil est utilisé (four, frigo, télé…), cela reste techniquement impossible.
Peut-on refuser la transmission de ses données ?
OUI
Question de Souf95 :
« Ma principale préoccupation porte sur les données. Je ne souhaite pas que mes données de consommation en temps réel soient enregistrées. On combat l’usage des données par les GAFA mais Enedis veut faire la même chose sans notre consentement. Dans le cadre du RGPD, puis-je refuser que mes données de consommation soient recueillies en temps réel ? »
Avant l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD), Linky était déjà soumis aux obligations du code de l’énergie, qui encadre la transmission de données.
Comme l’explique la CNIL, Linky ne transmet par défaut qu’un relevé journalier et donc aucune information en temps réél. Pour collecter les données fines (par heure ou demi-heure), il faut obtenir le consentement explicite de l’usager. Seule exception : des mesures peuvent être réalisées de manière ponctuelle pour que le gestionnaire du réseau puisse effectuer des missions d’entretien, ou intégrer des énergies renouvelables au bon moment par exemple.
Un usager peut choisir d’enregistrer ses données uniquement en local, dans le compteur lui-même, pour connaître l’historique de sa « courbe de charge » sans en autoriser la transmission au réseau ou à des tiers, ou même choisir. Il peut aussi refuser tout stockage de ses données, ou effacer son historique, par exemple avant un déménagement. A tout moment, il est possible, via un espace Internet sécurisé, de revenir en arrière et de changer ses paramètres de confidentialité.
Si le cadre théorique est très protecteur, la réalité est moins évidente. Direct Energie a ainsi été mis en demeure en mars 2018 par la CNIL pour ne pas avoir recueilli le consentement de ses clients de manière « libre, éclairée et explicite ». En effet, les fournisseurs d’électricité peuvent inciter fortement les clients à transmettre leurs données, en leur proposant des réductions ou des contrats financièrement intéressants.
 
Linky est-il doté d’une caméra espion ? 
NON
Question de Teresa Murtagh : 
« Linky comporterait une caméra qui photographierait l’intérieur des maisons. »
Le site parodique Scienceinfo l’assure dans un article daté de mai 2016 : le compteur Linky « dissimule en face avant une caméra espion grand angle pouvant envoyer sur le réseau du fournisseur d’énergie toutes les images recueillies dans le logement où l’appareil est installé ».
C’est évidemment un canular. Selon le site, l’usage de cette caméra serait activé seulement « sur commission rogatoire placée sous la tutelle du ministère de la justice, mais la mise en place de l’état d’urgence laisse entrevoir des situations plus inquiétantes où les intrusions dans notre vie privée se feront sans aucun contrôle ». Ces informations très inquiétantes pour la vie privée s’accompagnent d’une photo montrant l’emplacement de la caméra, sur la façade du boîtier vert.
Ce hoax a très bien fonctionné, puisqu’en 2018, il est toujours partagé par des internautes. Scienceinfo est un site satirique répertorié dans le Décodex, qui se targue de publier « des informations totalement fausses, voire archifausses et en plus, même pas vraies »… simplement pour rire et inciter les lecteurs à prendre plus de recul sur les informations pseudoscientifiques véhiculées sur Internet.
Peut-on dérégler le compteur Linky avec un aimant ?
NON
Question de Hugo : 
« Est-il vraiment possible de pirater un compteur Linky avec un aimant ? »
Derrière cette question, il n’est pas question d’un « piratage » délibéré pour récupérer des données ou d’un hacking malveillant réalisé par un terroriste, mais bien d’une vieille astuce utilisée pour réduire sa facture d’électricité. En effet, les anciens compteurs d’EDF, qui étaient mécaniques, fonctionnaient au moyen d’une roue dentelée, qui tournait en fonction de la consommation d’électricité. Pour réduire la facture, certaines personnes tentaient de dérégler ce système en « freinant » la rotation avec un puissant aimant proche du compteur, ou bien en introduisant un objet pour réduire la vitesse de la roue. Bien sûr, ces pratiques de fraude sont condamnables et peuvent se traduire par la suspension de l’abonnement et des poursuites pénales allant jusqu’à la prison.
Les compteurs connectés ne fonctionnent pas de la même manière et ne peuvent plus être manipulés par ce type de bricolage. D’ailleurs, le simple fait d’ouvrir le boîtier de Linky déclenche une alerte envoyée à Enedis.
La réduction des fraudes est une source d’économie pour le gestionnaire de réseau, qui évaluait en 2011 leur coût à 1,5 milliard d’euros.

Notre série Linky en questions
Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :
1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ? 
2- Le compteur électrique est-il un espion ? (mardi 23 octobre)
3- Les consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ? (mercredi 24 octobre)
4- Comment se passe l’installation du compteur ? (jeudi 25 octobre)
5- Est-ce vraiment écologique ? (vendredi 26 octobre)






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Ces maillons-clés de l’édition, rémunérés en droits d’auteur, ne sont pas sûrs de continuer à être payés ainsi.
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Edition : le statut d’auteur des directeurs de collection remis en question

Ces maillons-clés de l’édition, rémunérés en droits d’auteur, ne sont pas sûrs de continuer à être payés ainsi.



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 12h55
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Bataille de statut dans l’édition. Une audience en référé, attendue mardi 23 octobre au Conseil d’Etat, doit permettre de décider, dans les tout prochains jours, si les directeurs de collection, ces maillons méconnus mais essentiels des maisons d’édition, continueront d’être rémunérés en droits d’auteur, comme ils l’ont toujours été, à partir du 1er janvier 2019.

En octobre 2017, de façon unilatérale, l’Agessa, qui assure la gestion du régime de sécurité sociale des artistes auteurs, avait décidé d’exclure de son périmètre les 900 directeurs de collection dont elle a la charge. L’association leur a donné jusqu’au 1er janvier 2019 pour adopter un autre statut.
Un arbitrage du ministère des affaires sociales et du ministère de la culture – du temps où Françoise Nyssen, ex-patronne de l’éditeur Actes Sud, était à sa tête – a confirmé cette décision en avril 2018. De très rares chanceux peuvent espérer être embauchés en CDI à plein temps par les éditeurs, les autres devront choisir entre l’auto-entrepreunariat ou le paiement d’honoraires sur factures.
Equilibre économique fragile du secteur
Vent debout contre une telle mesure, le Syndicat national de l’édition (SNE), épaulé par la Société des gens de lettres (SDGL), a déposé un recours pour excès de pouvoir contre la décision de l’Agessa. Le jugement sur le fond est attendu au mieux dans dix-huit mois, c’est la raison pour laquelle le syndicat a parallèlement demandé en référé la suspension de la décision.

Pour le SNE, cette réforme risque de mettre en péril l’équilibre fragile de l’édition. « Cette mesure brutale et non négociée », selon les éditeurs, se traduira, si elle est appliquée, par une hausse des cotisations sociales des directeurs de collection (22 % dans l’option du micropartenariat contre 10 % pour les droits d’auteur). Mais ce sont surtout les éditeurs qui préfèrent les 1,10 % de charges payés sur les droits d’auteur aux 42 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ L’entreprise de San Francisco, qui contrôle 40 % du marché, veut enrichir sa gamme de services par des acquisitions.
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Docusign, leader mondial de la signature électronique, voit l’avenir en (plus) grand

L’entreprise de San Francisco, qui contrôle 40 % du marché, veut enrichir sa gamme de services par des acquisitions.



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 12h44
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Etre numéro un mondial de la signature électronique ne suffit plus à Docusign. Après avoir popularisé une solution qui digitalise cette formalité quotidienne pour les entreprises – qu’il s’agisse de signer le contrat d’un nouveau collaborateur ou de permettre à un client de souscrire à un abonnement –, l’entreprise de San Francisco veut aller plus loin.
A l’origine, Docusign a séduit les entreprises avec des arguments très concrets : la promesse d’économies sur les frais d’impression et d’expédition, des délais plus courts pour faire parapher des documents (50 % dans l’heure, 90 % dans la journée, selon les chiffres donnés par la société).

Promettant à ses clients un degré d’authenticité et de sécurité aussi élevé que dans le processus classique de signature de contrat, et en conformité avec les lois des différents pays dans lesquels il opère, Docusign a d’abord percé dans le secteur de l’immobilier aux Etats-Unis. Il s’est ensuite imposé dans les services financiers, la santé et les télécoms, qui constituent aujourd’hui ses principaux terrains d’activités.
Intégré dans 350 logiciels
La société compte désormais 430 000 utilisateurs payants dans le monde, du petit entrepreneur indépendant aux plus grandes multinationales. A elle seule, elle contrôlerait 40 % du marché de la signature électronique, face à des rivaux tels qu’Adobe ou SIGNix.
Mais Docusign veut désormais élargir le champ de sa collaboration avec les entreprises. C’est le sens du projet « System of Agreement » soutenu par la nouvelle direction arrivée à la tête de l’entreprise il y a moins de deux ans. L’objectif : réussir à faire de Docusign le partenaire incontournable tout au long de la « vie » des contrats, de la préparation des documents à leur mise en exécution.
« Le contrat qui était jusque-là une simple feuille de papier devient une page de code, un objet intelligent », explique Scott Olrich, le responsable de la stratégie de l’entreprise.
L’entreprise...




                        

                        


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<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ D’ici à 2060, la consommation mondiale de matériaux de construction, et notamment de sable, devrait doubler, menaçant le rêve d’une société à la fois sobre, prospère et durable, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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« Un des grands défis du capitalisme au XXIe siècle sera de s’affranchir de son appétit de sable »

D’ici à 2060, la consommation mondiale de matériaux de construction, et notamment de sable, devrait doubler, menaçant le rêve d’une société à la fois sobre, prospère et durable, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 13h06
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Depuis l’antiquité, les civilisations se sont construites sur des matières premières simples, un peu d’argile, de paille, de solides blocs de pierre. La nôtre est bâtie sur du sable. De toutes les matières premières consommées par l’homme, il est de très loin le plus utilisé, avec ses cousins graviers et cailloux de toute sorte, qui rentrent, notamment, dans la production du béton. La planète en consomme près de dix fois plus que de pétrole ou de gaz.
Au XXe siècle, nous avons consommé 34 fois plus de matériaux de construction qu’au cours de tous les siècles précédents. Et selon le dernier rapport de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), paru ce mardi 23 octobre, cette dépendance sera encore plus grande dans les décennies à venir.
Démographie, urbanisation et croissance
La consommation de matériaux, et surtout de sable et pierres, devrait doubler d’ici à 2060, avec les conséquences que l’on imagine sur les milieux naturels, sur la pollution et le climat (ils représentent 10 % des émissions de gaz à effet de serre).
La première raison est l’accroissement de la population, qui devrait passer de 7 à 9 milliards d’individus. La deuxième, l’urbanisation, qui devrait en 2060 concerner les deux tiers des habitants de la planète. Sans oublier, bien sûr, la croissance économique dont l’effet est multiplicateur mais assez paradoxal : au-delà d’un certain stade, plus elle augmente, plus son appétit diminue.
Dans les pays les plus développés, la progression de l’économie est moins consommatrice de matières premières. C’est le cas en Europe ou aux Etats-Unis et cela le devient en Chine. L’ex-empire du Milieu, dans lequel s’active près de la moitié des grues du monde, devrait dès 2025 avoir stabilisé sa consommation de matériaux de construction aux alentours de 24 gigatonnes, sans augmentation par la suite, soit tout de même un quart du total mondial. C’est la raison pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans le secteur de la défense navale, le scénario d’une union entre le français et l’italien prend l’eau.
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Défense : alliance contrariée entre Naval Group et Fincantieri

Dans le secteur de la défense navale, le scénario d’une union entre le français et l’italien prend l’eau.



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 11h47
    |

            Dominique Gallois








                        



                                


                            

L’emplacement a valeur de symbole. Pour la première fois, le français Naval Group (ex-DCNS) aura pour voisin l’italien Fincantieri au salon Euronaval qui se tient, tous les deux ans, au parc des expositions du Bourget, près de Paris. Une manière de rappeler leur volonté de s’allier dans le domaine militaire aux professionnels qui, de mardi 23 à vendredi 26 octobre, arpenteront les allées du plus grand Salon mondial naval de défense. Et ce malgré les vents contraires qui soufflent de part et d’autre des Alpes.

Depuis plus de vingt ans, les Européens parlent de créer un « Airbus des mers » pour faire face à la concurrence. En vain. Eclatés entre une vingtaine d’acteurs, le plus important étant le français Naval Group, aujourd’hui 6e mondial, ces chantiers doivent faire face à quatre grands groupes américains, et surtout à la montée en puissance des Chinois et des Russes.
Or, jusqu’à présent, tous les projets de rapprochement ont capoté, pour de multiples raisons, économiques, stratégiques, mais aussi diplomatiques, et les groupes continuent de s’affronter sur les grands appels d’offres. Ainsi, au fil des décennies, le partenaire stratégique de la France aurait pu être espagnol avec Navantia, puis allemand avec TKMS, et aujourd’hui, italien avec Fincantieri. Cette fois encore, les obstacles sont nombreux face à une alliance qui se voulait au départ capitalistique, avec une participation croisée, et industrielle, avec la création d’une société commune.
Le dossier au nom de code « Poséidon » patine
Depuis l’annonce de ce rapprochement, à l’été 2017, le dossier au nom de code « Poséidon » patine. Désormais, les patrons de Naval Group et de Fincantieri, Hervé Guillou et Giuseppe Bono, semblent être les seuls à défendre leur projet.
Et pour cause, la question d’une participation croisée entre les deux groupes de 5% à 10 % est abandonnée. Dès le départ, Thales, actionnaire de Naval Group à hauteur de 35 % aux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La Cour suprême espagnole est revenue sur une de ses décisions qui avait provoqué une chute des cours de Bourse des banques du pays.
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Quand la justice espagnole cherche à épargner les banques

La Cour suprême espagnole est revenue sur une de ses décisions qui avait provoqué une chute des cours de Bourse des banques du pays.



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 11h40
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Les cours de la Bourse peuvent-ils faire flancher la décision d’un tribunal ? Les Espagnols ont dû se poser la question après le vaudeville judiciaire des derniers jours. Jeudi 17 octobre, la salle de contentieux administratif de la Cour suprême espagnole a rendu un verdict qui a provoqué un petit séisme financier.
Dans le cadre d’un achat immobilier, le tribunal a conclu que c’est à la banque, et non au client, de s’acquitter de la taxe sur les documents juridiques lors de la signature devant notaire d’un prêt immobilier. Jusque-là, la coutume voulait que le client paye ce prélèvement, qui oscille entre 0,5 % et 1,5 % du montant du prêt, selon les régions.
Coût estimé pour le secteur : plus de 4 milliards d’euros, selon les estimations de l’agence de notation Moodys. Le montant total dépendant de l’ampleur des réclamations et de la possible rétroactivité de la décision. Aussitôt, les cours des banques espagnoles ont chuté, de 6,7 % pour la Banque Sabadell, 6,3 % pour Bankinter, 5,1 % pour Bankia, 4,5 % pour CaixaBank, 2,7 % pour BBVA et 2 % pour Santander… Au total : près de 6 milliards d’euros de capitalisation boursière sont partis en fumée.
Les cours ont remonté… la polémique aussi
Le lendemain, du fait de « l’énorme répercussion économique et sociale » du « changement radical de jurisprudence », le président de la salle, Luis Diez-Picaso, a donc annoncé la suspension de l’application du verdict, afin que le tribunal réuni en assemblée plénière la réexamine. Résultat : les cours ont remonté… tout comme la polémique.
Lundi 22 octobre, l’association progressiste Juges pour la démocratie a demandé la démission de M. Diez-Picaso dans un communiqué critiquant le « désarroi des citoyens » et « la mise en doute de l’impartialité et de l’indépendance des juges ». 
Finalement, lundi 22 octobre, le président du tribunal suprême, Carlos Lesmes, a annoncé que la plénière, composée de 31 magistrats, décidera le 5 novembre quel doit être le critère à suivre. Ils ne remettront pas en cause le fond du verdict : l’article du règlement de la taxe, qui établissait, de manière générale, que « le prestataire est le sujet passif de l’impôt », est jugé contraire à la loi et sera annulé. Mais ils devront déterminer si cette sentence implique que la banque doive la payer.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Long de 55 kilomètres, il incarne les enjeux politiques et économiques liant le continent au territoire semi-autonome.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ L’adoption de cette taxe serait pour Emmanuel Macron un signal fort avant les élections au Parlement européen de mai 2019.
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Taxe GAFA : la France tente à nouveau de convaincre les Européens

L’adoption de cette taxe serait pour Emmanuel Macron un signal fort avant les élections au Parlement européen de mai 2019.



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 11h21
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Décrocher avant la fin de l’année un accord à Bruxelles à propos de la taxe GAFA (sur les géants du Net, Google, Apple, Facebook et Amazon) relève désormais du pari. Pourtant Bruno Le Maire ne raccroche pas. Mardi 23 octobre, le ministre des finances français devait se rendre au Parlement de Strasbourg pour « mobiliser et sensibiliser » les eurodéputés, et utiliser l’hémicycle européen comme « caisse de résonance » précise-t-on à Bercy.

        Tout comprendre à cette taxe :
         

          Qu’est-ce que la directive sur le droit d’auteur ?



Audition devant la commission ECON, spécialiste des questions économiques, rencontre avec le chef de file des libéraux Guy Verhofstadt, avec celui des sociaux-démocrates, Udo Bullmann, rassemblement avec des poids lourds du parti conservateur, les Allemands Manfred Weber et Elmar Brok… L’idée d’un nouvel impôt sur l’activité des géants du Web est plutôt populaire en France, mais nettement moins dans les pays du Nord de l’Union.
L’opération de communication fera-t-elle changer les équilibres européens ? Ils semblent figés depuis la fin de l’été dernier, une vingtaine d’Etats membres (sur 28) ayant d’ores et déjà répondu favorablement à la proposition française soutenue par la commission Juncker. Les Baltes, le Luxembourg et les Pays-Bas se sont ralliés du bout des lèvres après la suggestion de M. Le Maire que cette taxe ne soit que temporaire.
Censée porter sur une fraction du chiffre d’affaires des GAFA, elle aurait vocation à être remplacée par un impôt défini au niveau mondial, dès que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) aura achevé ses travaux. Mais la Suède, le Danemark et, surtout, l’Allemagne, continuent à tergiverser. Dans le Welt am Sontag, dimanche 21 octobre, Olaf Scholz, son ministre des finances a plaidé en faveur « d’un taux d’imposition minimum valable dans le monde entier et auquel aucun Etat ne puisse se soustraire ».

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Unanimité requise
Le social-démocrate soutient les travaux de l’OCDE sans pour autant envoyer ce signal franc en faveur de la solution européenne qu’espérait Paris. Au cœur des préoccupations allemandes : le fait que l’impôt, en visant les revenus plutôt que les profits des GAFA, ne crée un dangereux précédent, en redirigeant les recettes fiscales des lieux de production aux lieux de consommation. Berlin redoute aussi qu’à trop viser les groupes américains du Net, Bruxelles et Paris réveillent la guerre commerciale latente entre Trump et les Européens.
Quant à l’Irlande, qui a en partie bâti son modèle économique sur une fiscalité attractive pour les géants du Net, elle maintient son veto, alors que tout nouvel impôt européen nécessite que le feu vert soit donné à l’unanimité. « On ne ferait pas tout cela si on ne pensait pas qu’un accord est possible, assurait-on à Bercy, lundi 22 octobre. Par rapport à d’autres négociations fiscales, celle-ci va très vite. »
De fait, quand il s’agit de nouveaux impôts, les Européens mettent plutôt des années à s’entendre et les projets mort-nés ne sont pas rares, comme la taxe carbone aux frontières et celle sur les transactions financières. 
Mais Emmanuel Macron, qui avait réclamé cette taxe GAFA dans son discours de la Sorbonne, en septembre 2017, veut un signal politique fort avant le début de la campagne pour les élections européennes : une mesure concrète, qui parle à tout le monde et réponde à une demande de justice fiscale. Décrocher un accord à Bruxelles apporterait aussi la preuve qu’il est capable d’y faire bouger les lignes, même si l’impôt ne rapporterait que des sommes symboliques (5 milliards d’euros au niveau européen, 500 millions tout au plus pour la France).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Dès le 1er janvier, les entreprises de plus de 50 salariés devront mesurer les écarts de salaires. Selon Muriel Pénicaud, une sanction équivalente à « 1 % du chiffre d’affaires » est envisagée.
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Egalité salariale entre femmes et hommes : les entreprises auront trois ans pour agir

Dès le 1er janvier, les entreprises de plus de 50 salariés devront mesurer les écarts de salaires. Selon Muriel Pénicaud, une sanction équivalente à « 1 % du chiffre d’affaires » est envisagée.



Le Monde.fr avec AFP
 |    23.10.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 11h23
   





                        



   


Les entreprises de plus de 50 salariés où des inégalités salariales entre femmes et hommes auront été mesurées auront trois ans pour remédier à la situation. Faute de quoi, elles pourraient encourir une « sanction » équivalente à « 1 % du chiffre d’affaires », a annoncé mardi 23 octobre la ministre du travail, Muriel Pénicaud.
L’égalité salariale femmes/hommes est « l’un des quatre volets importants » de la loi « avenir professionnel » votée cet été, a rappelé la ministre au micro de France Info. A partir du 1er janvier, les entreprises de plus de 50 salariés devront mesurer les écarts de salaires entre femmes et hommes. Celles qui « ne seront pas au carré auront l’obligation de faire une enveloppe de rattrapage sur trois ans », a précisé Mme Pénicaud. Avant trois ans, « la marche peut être trop haute », a-t-elle ajouté pour expliquer ce délai.
Des contrôles dans « toutes les entreprises concernées »
« Si elles ne le font pas, la sanction » pourra être « 1 % du chiffre d’affaires », a précisé la ministre, en annonçant des contrôles de « toutes les entreprises concernées » dans trois ans. Elle a précisé que le seuil de 50 salariés avait été retenu afin de « pouvoir comparer », avec suffisamment de personnes qui « aient le même poste ».
Le mécanisme devrait, selon Mme Pénicaud, être détaillé « dans quelques semaines ». « Ça fait quarante-cinq ans que la loi dit le bon sens, qu’à travail égal vous devez avoir un salaire égal », a-t-elle insisté, soulignant que la loi « avenir professionnel » ajoutait dorénavant une « obligation de résultat ».
Selon le ministère du travail, à travail égal, les femmes sont rémunérées environ 9 % de moins que les hommes ; cet écart atteint 25 % pour l’ensemble d’une carrière et 37 % au moment de la retraite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Rallye, actionnaire de contrôle de Groupe Go Sport, va céder la chaîne de magasins de chaussures de sport au fonds Equistone Partners Europe.
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La holding de Casino vend Courir pour 283 millions d’euros

Rallye, actionnaire de contrôle de Groupe Go Sport, va céder la chaîne de magasins de chaussures de sport au fonds Equistone Partners Europe.



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 10h53
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Groupe Go Sport se sépare de sa pépite. Rallye, holding financière de Jean-Charles Naouri, qui détient Casino, a annoncé, lundi 22 octobre, avoir reçu une offre ferme du fonds d’investissement Equistone Partners Europe pour acquérir 100 % du capital de l’enseigne Courir. La signature de cette cession devrait intervenir au premier semestre 2019, après consultation des instances représentatives du personnel de l’enseigne aux 264 magasins.
La vente de Courir, enseigne fondée en 1980, n’est pas une surprise. Rallye, actionnaire de contrôle du groupe, n’a jamais caché combien Go Sport et Courir, éternels challengers de Decathlon et d’Intersport, ne faisaient plus partie de ses priorités.
Fin 2014, Groupe Go Sport a été retiré de la cote, à la suite d’une OPA simplifiée menée par sa maison mère Rallye. Et, en juin 2018, la presse avait déjà évoqué ce projet de cession partielle. « A l’époque, le marché espérait un montant de cession de Courir compris entre 300 et 400 millions d’euros », rapporte Alain Lopez, analyste crédit chez Octo Finances. Le montant final est légèrement inférieur à cette fourchette. Courir sera vendu pour 283 millions d’euros, une valeur d’entreprise jugée « suffisante », fait valoir un proche du groupe Rallye, au regard des « 330 millions d’euros de volume d’activité de Courir incluant les revenus des franchises, son chiffre d’affaires réalisé en ligne et en magasins ».
Le produit de cette cession sera d’abord adressé à Go Sport
La holding financière profite d’une fenêtre de tir jugée idoine. En France, alors que le marché de la mode enregistre une crise sans précédent, les ventes de chaussures de sport se portent toujours à merveille. Les hommes en raffolent. Ils les préfèrent aux chaussures de ville. Résultat : entre 2013 et 2017, les ventes de baskets masculines ont progressé de 5,3 % par an en moyenne, selon la Fédération française de la chaussure. Les jeunes femmes en ont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Le président émérite de l’Institut, Marie-Hélène Bérard, Farid Fata, Louis Schweitzer et Pierre Vimont veulent donner des moyens d’action à l’Europe face aux Etats-Unis.
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Institut Jacques Delors : Pascal Lamy et quatre experts appellent à une extraterritorialité à l’européenne

Le président émérite de l’Institut, Marie-Hélène Bérard, Farid Fata, Louis Schweitzer et Pierre Vimont veulent donner des moyens d’action à l’Europe face aux Etats-Unis.



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 10h38
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

« Bien entendu, nous ne ferons rien. » Les plus anciens se souviennent du commentaire de Claude Cheysson, ministre des affaires étrangères de François Mitterrand, lâché en décembre 1981 lors du putsch du général Jaruzelski en Pologne. Bis repetita, mais avec les Américains, cette fois-ci. A l’approche du 4 novembre et de l’annonce par les Américains de nouvelles sanctions extraterritoriales, après le retrait décidé par Donald Trump de l’accord nucléaire avec l’Iran, les Européens ont juré de réagir… mais ne font rien de concret, si ce n’est se soumettre à la décision américaine.
Pascal Lamy, président émérite de l’Institut Jacques Delors, a planché (avec la banquière Marie-Hélène Bérard, le juriste Farid Fata, l’ancien président de Renault Louis Schweitzer et le spécialiste de l’Europe Pierre Vimont) sur une possible riposte à l’extraterritorialité américaine.
Extraterritorial ? A l’heure où les Européens sanctionnent Google et forcent Apple à payer 12 milliards d’euros d’impôt à l’Irlande, le sentiment outre-Atlantique est que les Européens sont, eux aussi, largement extraterritoriaux. Nenni, prétendent les auteurs, qui assurent que ces décisions sont prises parce qu’elles affectent la concurrence en Europe. Même l’interdiction en 2001 de la fusion mémorable de deux entreprises américaines, General Electric et Honeywell, pourtant autorisée aux Etats-Unis, n’aurait été décidée que parce qu’elle affectait la concurrence sur le territoire de l’Union.

Les Européens sont nus
La seule riposte de l’Europe a consisté à adopter en 1996 un règlement dit de blocage, qui interdit aux sociétés européennes de se soumettre à un embargo américain et les autorise à demander justice en cas de sanction. L’Europe se prétend fondée sur le droit, mais ce dispositif est inopérant : elle n’a sanctionné aucune entreprise qui aurait respecté un embargo américain, aucune entreprise n’a obtenu la saisie de biens américains en dédommagement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le champion allemand a obtenu tous les feux verts nécessaires à sa fusion avec l’américain Praxair.
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Gaz industriels : Linde détrône Air Liquide

Le champion allemand a obtenu tous les feux verts nécessaires à sa fusion avec l’américain Praxair.



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 10h26
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Cette fois, c’est certain : Air Liquide va perdre sa couronne de numéro un mondial des gaz industriels. Après deux ans de tractations difficiles, puis une année de négociations avec les autorités chargées de la concurrence, les deux principaux rivaux du champion français, l’allemand Linde et l’américain Praxair, sont sur le point de fusionner. L’autorité américaine, la Federal Trade Commission (FTC), a donné, lundi 22 octobre, le dernier feu vert attendu. Les actions Linde AG cesseront d’être cotées le 26 octobre, celles de Praxair, le 30 octobre. Les titres du nouvel ensemble, Linde PLC, s’échangeront, fin octobre, à Francfort et à New York.
C’est un géant qui va naître d’emblée. Sur le papier, le duo Linde-Praxair compte 80 000 salariés, et affiche, pour 2017, un chiffre d’affaires de 27 milliards de dollars, soit près de 24 milliards d’euros. A comparer à 20 milliards d’euros pour Air Liquide. En Bourse, surtout, l’écart entre les deux groupes devient majeur : ensemble, Linde et Praxair valent actuellement 77,2 milliards d’euros, contre 45,5 milliards pour leur rival français.
Wolfgang Reitzle, président de Linde et figure du capitalisme rhénan, se montre enthousiaste : cette fusion constitue « une opportunité sans précédent pour les clients, les actionnaires et les employés ». En combinant l’« avance technologique » de Linde et l’« excellence opérationnelle » de Praxair, le nouveau champion peut espérer dominer durablement le marché des gaz vendus aux usines et aux hôpitaux, comme l’oxygène, l’azote, l’hélium ou l’hydrogène.
Une fusion complexe
La réalisation concrète de la fusion s’annonce cependant complexe. Pour éviter que le nouveau groupe écrase la concurrence au détriment des consommateurs, Linde et Praxair ont en effet accepté de se défaire de pans entiers de leurs activités. En Europe, l’ensemble des usines de Praxair ont été cédées pour 5 milliards d’euros au japonais Taiyo Nippon Sanso,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Si elle ne réagit pas à la position italienne, la Commission court le risque de se décrédibiliser complètement.
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Bruxelles en passe de « retoquer » le budget prévisionnel de l’Italie

Si elle ne réagit pas à la position italienne, la Commission court le risque de se décrédibiliser complètement.



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 10h19
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 14h46
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant) et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Selon nos informations, la commission Juncker pourrait demander à l’Italie de lui soumettre un nouveau budget prévisionnel 2019 dès mardi 23 octobre après midi. Cette décision, si elle se confirme, est sans précédent. Mais l’institution communautaire n’a plus vraiment le choix. Le gouvernement italien a formellement refusé, lundi 22 octobre, de reculer sur ce budget prévisionnel, malgré « une déviation sans précédent » par rapport aux règles du pacte de stabilité et de croissance, dénoncée par Bruxelles, jeudi 18 octobre.
Les règles communes ont beau être plutôt souples, le cas italien, aux yeux de la plupart des observateurs, oblige l’institution à réclamer une révision du budget. Si elle n’agit pas, la Commission court en effet le risque de se décrédibiliser complètement.
Le gouvernement transalpin, constitué de l’alliance du Mouvement 5 étoiles (antisystème) et de la Ligue (extrême droite), se déclare prêt, depuis quelques jours, à un « dialogue constructif » avec Bruxelles et ses partenaires. Mais dans les faits, il n’a tenu, pour l’heure, aucun compte des observations qui ont été formulées. Le « budget du peuple » – pour reprendre l’expression du Mouvement 5 étoiles – affichera un déficit prévisionnel de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2019, au lieu du 0,8 % promis en juin. Et une détérioration structurelle (creusement du déficit lié à des réformes) de 0,8 % du PIB en 2019, contre un effort structurel attendu de 0,6 % (réductions budgétaires liées à des réformes).
Rome s’est, en revanche, engagé à prendre toutes les mesures nécessaires pour ne pas dépasser ce niveau de déficit, et à le réduire à 2,1 % en 2020, puis à 1,8 % en 2021. Lundi soir, les principaux ministres se sont réunis au palais Chigi, autour du premier ministre, Giuseppe Conte, pour réfléchir à d’éventuelles mesures additionnelles si la situation sur les marchés financiers devenait incontrôlable.

Un confortable...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le gouvernement doit faire preuve de courage et de pédagogie en ne cédant pas aux critiques sur la fiscalité écologique, explique le professeur d’économie Christian de Perthuis dans une tribune au « Monde ».
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« Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité »

Le gouvernement doit faire preuve de courage et de pédagogie en ne cédant pas aux critiques sur la fiscalité écologique, explique le professeur d’économie Christian de Perthuis dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    23.10.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 09h26
    |

                            Christian de Perthuis (Professeur à l’université Paris-Dauphine)








                        



                                


                            
Tribune. Curieusement, c’est une disposition ne figurant pas dans le projet de loi de finances pour 2019 qui provoque les réactions les plus vives dans le débat budgétaire. Les hausses de 6,5 centimes pour le litre de diesel et de 2,9 centimes pour l’essence, comme celles affectant le gaz et le fioul domestique pour le chauffage, ont été adoptées il y a un an. Députés et sénateurs ont voté le renchérissement du coût des énergies fossiles jusqu’en 2022. Pourquoi ce qui passait comme une lettre à la poste à l’automne 2017 pose tant de difficultés en 2018 ?
Ecartons les explications anecdotiques, du type changement de locataire au ministère de l’écologie. Le problème vient du prix du pétrole : en 2017, le cours du brent était voisin de 40 dollars le baril (environ 34 euros). Lors de la conférence de presse de Bruno Le Maire pour le budget 2019, il cotait plus de 80 dollars. Une hausse qui se répercute sans délai dans les produits pétroliers que nous achetons. Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité.

La taxe carbone a été introduite en 2014, sous forme d’une composante incorporée dans les accises énergétiques (taxes sur les volumes d’énergie consommés), au prorata de leurs contenus respectifs en CO2. Entre 2014 et 2017, le taux de cette taxe a augmenté, mais son impact sur les énergies fossiles a été moindre que celui de la baisse de leurs prix hors taxe résultant de l’affaiblissement des cours mondiaux. Pour les ménages, le renchérissement de la taxe a donc été indolore. Bercy en a profité pour engranger des recettes supplémentaires et le gouvernement s’est bien gardé de faire la moindre publicité sur un impôt resté confidentiel.
Trois usages en concurrence
Le retour à la réalité est violent. Les arbitrages essentiels pour la montée en charge de cette taxe que personne n’ose appeler de son nom n’ont pas été discutés et ne sont pas assumés politiquement. Ils concernent au premier chef ses recettes. Pour chaque euro...




                        

                        

