<FILE-date="2018/10/23/19">

<article-nb="2018/10/23/19-1">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Alors que les actes racistes et antisémites se multiplient ces derniers mois, Frédérique Vidal a fait un point d’étape, mardi, sur le plan du gouvernement lancé en mars.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   Fermer la bannière d’avertissement sur les cookies           Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                         À la une   En continu   Actualités    En ce moment    Italie    Donald Trump    Brexit    Arabie saoudite    Brésil    Climat    Immigration en Europe    Les décodeurs    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Médias  « Le Monde » : Pigasse a envisagé de céder toutes ses parts au Tchèque Kretinsky                    Économie   Article réservé à nos abonnés Docusign, leader mondial de la signature électronique, voit l’avenir en (plus) grand                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Un des grands défis du capitalisme au XXIe siècle sera de s’affranchir de son appétit de sable »   Philippe Escande                      Tribune   Article réservé à nos abonnés « Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité »   Christian de Perthuis Professeur à l’université Paris-Dauphine              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      02:10     Asie-Pacifique  Les excuses de l’Australie aux victimes de pédophilie                    01:50     Amériques  Vidéo : un cortège de plus de 7 000 migrants traverse le Mexique en direction des Etats-Unis                         CumEx Files  Comment des actionnaires utilisent la Bourse pour arnaquer le fisc                    09:10     Yémen  Comprendre les origines de la guerre et l’état catastrophique du Yémen             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Éditorial  L’intégrité scientifique est intangible                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Il est troublant que Jean-Luc Mélenchon prenne exemple sur Donald Trump »   Gérard Courtois éditorialiste au « Monde »                     Tribune   Article réservé à nos abonnés « Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité »   Christian de Perthuis Professeur à l’université Paris-Dauphine                     Éditorial  Riyad joue sa crédibilité, les démocraties aussi             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Analyse   Article réservé à nos abonnés La piscine au cinéma, un rectangle qui échappe aux lois du réel                    Livres   Article réservé à nos abonnés Valérie Manteau à Istanbul avec Hrant Dink en tête                    Télévisions & Radio  « Mon pays fabrique des armes » : une « équipe France » si bien armée                    Télévisions & Radio  Télévision : « Le Bureau des légendes », ou la damnation de Malotru             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      L'époque  Plaisir clitoridien : comment prendre position ?                    Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « J’ai tout raconté à mon mari »                    Les recettes du Monde  Le lapin au lardo : la recette d’Alessio Luccheti             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                    M Campus         Antisémitisme et racisme à l’université : la ministre estime que « c’est l’affaire de tous »  Alors que les actes racistes et antisémites se multiplient ces derniers mois, Frédérique Vidal a fait un point d’étape, mardi, sur le plan du gouvernement lancé en mars.        Par  Camille Stromboni   Publié aujourd’hui à 17h39, mis à jour à 17h39   Lecture 2 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail              « C’est l’affaire de tous. » Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, a réuni, mardi 23 octobre, les principaux acteurs de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, à la suite de la multiplication des tags, graffitis et expressions antisémites dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur en 2018.          En mars, un local de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) avait été saccagé sur le site de l’université de Tolbiac, à Paris. En septembre, des tags antisémites visaient le président de l’université Grenoble-Alpes, et en octobre, des inscriptions antisémites avaient été retrouvés dans une salle d’études d’une résidence étudiante à HEC…          La « recrudescence » de ces « manifestations à bas bruits » nécessite de « réaffirmer que c’est un délit » et que cela n’a « rien de banal », a souligné la ministre, entourée des représentants des universités et des écoles, de l’UEJF, de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, des organisations étudiantes, ou encore de Laetitia Avia, députée LRM coauteur d’un rapport sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur Internet.          « L’université n’est plus un sanctuaire, s’est inquiété le président de l’UEJF, Sacha Ghozlan. Il y a une banalisation des paroles de haine, particulièrement sur les réseaux sociaux, qui ont un écho considérable, et incitent à passer à l’acte dans le monde réel. »          Le président de l’association a souligné l’inquiétude chez les étudiants juifs de France, qui se retrouvent isolés face à des situations de harcèlement. Il a appelé à « faire en sorte que leur parole trouve un écho » et que « la peur change de camp ».            Sur le terrain, les référents « racisme et antisémitisme » sont désormais mis en place dans « la quasi-totalité des établissements », a annoncé la ministre, effectuant un point d’étape sur la principale mesure concernant l’enseignement supérieur dans le plan du gouvernement contre le racisme et l’antisémitisme lancé en mars.                    Ce réseau de référents, créés après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, en 2015, nécessite encore que ces derniers soient « mieux identifiés » par la communauté universitaire, a souligné la ministre, indiquant que des journées de formation seraient organisées dans les mois qui viennent pour ces référents. Elle a également évoqué la nécessité d’organiser des débats sur cette thématique dans les universités.          « Déficit d’informations »          Du côté des universités, les présidents travaillent à la rédaction d’un vade-mecum sur la question en direction de l’ensemble des enseignants et des étudiants. L’objectif est d’informer le plus largement possible sur ce qu’est un acte raciste, la manière de réagir et d’accompagner des étudiants qui en sont victimes. Car c’est aussi un « déficit d’informations » que constate Emmanuel Roux, à la tête de la commission juridique de la Conférence des présidents d’université.          « Nous n’avons pas de données exhaustives sur les actes racistes et antisémites, reconnaît l’universitaire. Il y a des cas qui nous remontent, cela reste ponctuel et rare, mais nous restons extrêmement vigilants. » Cela peut passer par des tags, des attitudes, des paroles, mais surtout par les réseaux sociaux, les messageries, les sites, ce qui rend les choses plus difficiles à proscrire. « Ce type d’acte n’est pas – et n’a jamais été – réservé à une partie de la population, ce n’est ni lié aux statuts sociaux ni à des niveaux d’éducation, rappelle l’enseignant-chercheur. C’est un sujet de société et l’université en est un réceptacle. »           Lire aussi Lutte contre le racisme : « Internet, la première priorité du plan national »                                                        Camille Stromboni       Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Article réservé à nos abonnésEn amphi, l’ordinateur « arme de distraction massive »  Plus de notes, moins de compréhension... certains enseignants interdisent les écrans pour favoriser l’attention et la réussite des étudiants.                          Article réservé à nos abonnésLe Grand Paris booste les écoles de travaux publics  Le secteur des travaux publics prévoit 200 000 créations d’emploi dans les cinq ans. Une partie d’entres elles concerneront le chantier du Grand Paris, qui multiplie déjà les cas d’écoles instructifs pour les étudiants ingénieurs, architectes et designers.                      Article réservé à nos abonnésLes grandes écoles françaises sur la route de l’Inde  A Madras, l’Institut catholique des arts et métiers (ICAM) forme depuis 2010 des ingénieurs multiculturels.                      Philosopher avec Charles Aznavour  L’instant présent, la nostalgie, la puissance du sentiment face aux idées… Charles Aznavour, chanteur réaliste, a bâti plusieurs de ses succès sur ces thèmes universels, qui invitent à la réflexion.                          « Ma thèse en 180 secondes », l’Afrique monte en puissance  La finale internationale de « Ma thèse en 180 secondes », à Lausanne, en Suisse, a opposé des doctorants venus de dix-huit pays francophones, dont onze du continent africain. Un point commun : la passion.                      Pendant vos études, vous avez gagné du temps en en perdant. Témoignez.  Quand vous étiez lycéen·ne ou étudiant·e, vous vous êtes posé durant une période puis vous avez rebondi. Service civique, année de césure ou même accident de parcours, racontez-nous cette expérience qui vous a appris sur vous.               
<article-nb="2018/10/23/19-2">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ L’Afrique subit les conséquences d’une décolonisation en bonne partie ratée, explique le professeur à Sciences Po Paris.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤         

Bertrand Badie : « Les puissances coloniales ont étouffé le panafricanisme »



LE MONDE
              datetime="2018-10-23T17:25:08+02:00"

        Le 23.10.2018 à 17h25






Durée : 03:53 | 

Dans son livre Quand le Sud réinvente le monde, Bertrand Badie explique que les nations du Nord ont phagocyté l’émancipation politique des anciennes colonies en imposant leur propre modèle d’organisation politique, celui de l’Etat-nation. « Les libérateurs africains étaient condamnés à être des protestataires plutôt que des bâtisseurs d’Etat-nation, non adaptés à l’historicité africaine », précise le professeur à Sciences Po Paris. Pour lui, les pays africains ont été cantonnés à un rôle secondaire sur la scène internationale après les indépendances, et l’Afrique bouleverse aujourd’hui l’agenda international. « Le continent est devenu le centre de gravité du jeu politico-diplomatique mondial. »


                

                     DJ Hamida, le mix gagnant

                

                     Reni Eddo-Lodge, l’écrivaine qui ne parle plus de racisme avec les Blancs

                

                     Emtithal Mahmoud « slame pour qu’on entende le Soudan »


<article-nb="2018/10/23/19-3">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Les recommandations du comité des droits de l’homme des Nations unies, qui n’est pas une juridiction, n’ont aucune valeur contraignante ou obligatoire.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Une instance de l’ONU demande à la France de réviser sa loi contre le voile intégral

Les recommandations du comité des droits de l’homme des Nations unies, qui n’est pas une juridiction, n’ont aucune valeur contraignante ou obligatoire.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 14h21
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 14h49
   





                        


Le débat sur le port du voile intégral en France n’est pas clos. Dans une recommandation, dévoilée mardi 23 octobre, le comité des droits de l’homme de l’Organisation des nations unies (ONU) estime que la loi de 2010 contre le port du voile intégral a « porté atteinte de manière disproportionnée au droit de deux plaignantes de librement manifester leur religion ». Saisie en 2016 par deux femmes verbalisées parce qu’elles portaient le voile islamique intégral, l’instance demande également à Paris de « compenser » ces dernières et de réviser sa loi de 2010 qui interdit tout vêtement dissimulant le visage dans l’espace public.
Ce comité, qui dépend du Haut-Commissariat pour les droits de l’homme de l’ONU, n’est pas une juridiction et ses décisions ne s’imposent donc pas à la France en droit. Il a été créé pour s’assurer de la mise en œuvre du pacte de l’ONU sur les droits civils, en vigueur depuis 1976, et dont la France est signataire. Les juristes qui le composent ne jugent pas les affaires dont des particuliers peuvent les saisir, mais font des « constatations » après avoir donné la parole aux différentes parties.

        Lire aussi :
         

                Niqab, hidjab, burqa : des voiles et beaucoup de confusions



« Une très grande question »
Dans un communiqué de presse, l’instance onusienne stipule que « l’interdiction du niqab viole la liberté de religion (et) les droits humains » des deux musulmanes verbalisées en 2012 et qui ont saisi le comité des droits de l’homme de l’ONU. « Le comité reconnaît que les Etats peuvent exiger des individus qu’ils découvrent leur visage dans des circonstances spécifiques, dans le cadre de contrôles d’identité, mais il a été d’avis que l’interdiction généralisée du niqab était une mesure trop radicale », poursuit le communiqué.
Le président du comité, l’Israélien Yuval Shany, a souligné qu’il considérait personnellement, comme « nombre » des dix-sept autres experts, que le niqab était « une forme d’oppression contre les femmes ». Mais il juge qu’une « interdiction généralisée à caractère pénal ne permet pas d’assurer un équilibre raisonnable entre l’intérêt général et les libertés individuelles ». Le comité a en outre reproché à cette loi de « marginaliser » ces femmes « en les confinant chez elles et en leur fermant l’accès aux services publics ».
En conclusion, il demande à la France de lui envoyer un « rapport de suivi », dans un délai de 180 jours, sur les mesures prises pour « compenser les plaignantes » et « éviter que des cas similaires se reproduisent à l’avenir, y compris en révisant la loi incriminée ».
Dans une interview à l’Agence France-Presse, la Lettone Ilze Brands Kehris, membre de ce comité, a reconnu que le voile islamique était « une très grande question, qui suscite aussi beaucoup d’émotion et de réactions, et donc qui peut être politisée et manipulée ». Mais « ce n’est pas le rôle du comité. Nous, on fait une analyse strictement juridique de la situation », a-t-elle ajouté.
Un avis similaire sur Baby-Loup
Ce même comité d’experts a par ailleurs livré, le 10 août, des « constatations » à l’opposé de ce que la justice française a dit sur la confirmation du licenciement d’une salariée de la crèche Baby-Loup qui souhaitait porter un voile à l’intérieur de l’établissement. Suite à cet avis, la Cour de cassation a dit qu’elle allait tenir compte de cette interprétation divergente du droit.

        Sur l’affaire Baby-Loup :
         

          La jurisprudence sur le port du voile en France pourrait évoluer



Contrairement aux conclusions de ce comité de l’ONU, la Cour européenne des droits de l’homme a, elle, validé à deux reprises, en 2014 et en 2017, l’interdiction du voile intégral en France et en Belgique.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-4">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Seuls 30 % des professionnels sont vaccinés. Etienne Grass et Cyril Goulenok, de la chaire santé de Sciences Po, proposent dans une tribune au « Monde » une stratégie incitative en lieu et place de l’obligation vaccinale.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Vaccination des soignants contre la grippe » : il est urgent d’agir !

Seuls 30 % des professionnels sont vaccinés. Etienne Grass et Cyril Goulenok, de la chaire santé de Sciences Po, proposent dans une tribune au « Monde » une stratégie incitative en lieu et place de l’obligation vaccinale.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    23.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 15h49
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Depuis la consultation citoyenne, il y a deux ans, la France est en train de franchir un palier de maturité en matière de vaccination. Les décisions prises l’année passée par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, y ont sans doute contribué : en étendant l’obligation vaccinale des enfants, le gouvernement a réaffirmé dans la clarté la priorité donnée à la santé publique. L’opinion publique, que l’on croyait rétive, paraît le suivre.
Un récent sondage Ipsos a montré que 83 % des Français se disent favorables à la vaccination, loin du triste résultat de la grande enquête de la London School of Hygiene en 2016, qui montrait un niveau de défiance inédit dans la population française à l’égard des vaccins.
Dans ce contexte, on pourrait être déçu par l’annonce récente (le 18 octobre) d’une simple charte, cosignée par les ordres professionnels, concernant la vaccination des soignants contre la grippe. Une charte, là où le code de la santé publique permettrait une obligation (article L3111-4) dont la mise en application reste une épine dans le pied du gouvernement.
Il y a urgence à agir, car la situation actuelle est inacceptable. Malgré un risque de transmission aux patients, le taux de vaccination chez les professionnels de santé atteint difficilement les 30 %, et ce, quel que soit le type d’établissement (public ou privé) ou de profession (médecins, infirmières, aides-soignantes, kinésithérapeutes).
Lorsqu’on se penche sur le sujet, l’obligation vaccinale est pourtant moins évidente qu’il n’y paraît. Dans son principe, l’objectif est peu contestable : malgré l’efficacité aléatoire du vaccin contre la grippe, plusieurs études ont montré le bénéfice d’une couverture vaccinale quasi exhaustive des soignants.
D’autres enquêtes montrent à l’inverse l’effet causal de la faible vaccination dans la propagation du virus. Les patients, eux, que l’on interroge si peu, ont une vision très claire de la question : l’enquête...




                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-5">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par les Décodeurs s’inquiètent du devenir des données collectées.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Linky en questions : le compteur électrique est-il un espion ?

La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par les Décodeurs s’inquiètent du devenir des données collectées.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 13h35
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 16h53
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Cet article a été réalisé à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky, qui doit être déployé par Enedis dans l’ensemble des foyers français d’ici à 2021.
Les données collectées sont-elles anonymisées et sécurisées ?Le compteur peut-il se faire pirater ?Linky peut-il savoir quels appareils électriques j’utilise ?Un client de Linky peut-il refuser la transmission de ses données ?Linky est-il doté d’une caméra espion ?Peut-on dérégler le compteur Linky avec un aimant ?
Les données collectées sont-elles anonymisées et sécurisées ? 
OUI
Question de Cazil558 :
« Recueil de données : 1. Par qui (sous-traitance ? Où sont-elles stockées ? Sécurisation ? Anonymat ?) 2. A quelles fins ? (réévaluation des contrats… Revente de données à des tiers pour ciblage marketing ?) »
Le principe du compteur communiquant Linky, par rapport aux compteurs mécaniques classiques, réside dans la possibilité de relever à distance les données de consommation d’un foyer, pour gérer l’abonnement et faciliter la facturation.
Pour cela, le gestionnaire du réseau, Enedis, recueille les informations de consommation du foyer et le transmet à un concentrateur, hors du logement, par le biais du courant porteur en ligne (CPL). Ce dernier renvoie les informations vers les systèmes de gestion par le réseau de téléphonie mobile (GPRS). Les processus de recueil de données et leur transmission ont été validés par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Aucune information personnelle (nom, adresse ou numéro de téléphone) n’est transmise.
Les données de consommation des utilisateurs sont envoyées de manière cryptée vers les fournisseurs d’énergie, une fois par jour ou plus souvent, seulement si le consommateur y consent explicitement. Elles peuvent aussi être mises à disposition des collectivités locales, ou utilisées en open data pour mieux connaître ou maîtriser la consommation, toujours avec l’accord de l’utilisateur. Dans ce cas, la Commission nationale pour l’informatique et les libertés (CNIL) veille au respect de l’anonymat. Par exemple, les données sont cumulées dans le temps et les informations géographiques fines sont agrégées par bâtiments ou îlots d’au moins onze foyers, comme pour les données de l’Insee, afin d’éviter qu’un consommateur ne puisse être identifié a posteriori.
Le compteur peut-il se faire pirater ?
PEU PROBABLE
Plusieurs lecteurs s’inquiètent du risque de prise en main à distance d’un compteur communiquant. Deux types de craintes sont identifiés :
« Le risque de cybercriminalité, de black-out total de la distribution d’électricité. Car les Linky et les concentrateurs sont des ordinateurs connectés et donc piratables. »
« La possibilité donnée aux employés du distributeur de connaître mes horaires d’absence grâce au relevé de ma consommation d’électricité en temps réel, et donc d’informer un réseau de cambrioleurs. »
Il est difficile de répondre de manière définitive à ces questions de sécurité, car les techniques de piratage évoluent rapidement. « Nous n’avons pas encore subi la moindre attaque sur ces matériels, ce qui ne signifie pas, pour autant, qu’aucune ne surviendra dans l’avenir », a ainsi indiqué Bernard Lassus, porte-parole d’Enedis, lors d’une table ronde organisée par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) en décembre 2017.
Enedis a effectué une analyse de risque avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information, et des précautions ont été prises à tous les niveaux, comme le détaille M. Lassus :
le compteur lui-même « a été certifié par l’Anssi, qui vérifie la question du hackage (piratage) physique » ;les données transmises entre le compteur et le concentrateur sont cryptées. Elles ne contiennent pas d’informations personnelles, hormis la localisation et les niveaux de consommation ;dans les concentrateurs se trouve un « secure element » (dispositif de sécurité), pour protéger l’ensemble du dispositif et éviter toute attaque vers le système d’information, avec des mémoires qui s’effacent en cas de détection d’intrusion ;quant au système d’information, qui est l’élément le plus crucial, il se situe dans des locaux totalement sécurisés, « sur le modèle du domaine du nucléaire », selon le porte-parole d’Enedis.
Ces mesures de sécurité, en particulier l’anonymisation des données, empêchent un simple employé de connaître les informations de consommation et donc « d’informer un réseau de cambrioleurs ». Il existe probablement des manières plus simples pour un voleur de s’assurer de la présence ou de l’absence d’une personne à son domicile.
En revanche, le hacking à grande échelle n’est pas exclu. Un des risques identifiés par l’Anssi serait qu’un grand nombre de compteurs soient éteints en même temps, privant d’électricité les foyers concernés, ce qui pourrait créer un « excédent d’énergie et, sans doute, une rupture du réseau quelque part », comme l’a détaillé Guillaume Poupard, directeur de l’Anssi, au magazine spécialisé Zone militaire. « Les produits certifiés nous semblent atteindre un niveau satisfaisant – même si rien n’est jamais sûr à 100 % – compte tenu des risques identifiés », conclut-il.
Linky peut-il savoir quels appareils électriques j’utilise ?
NON
Question de Philippe N. Coulon :
« Il est possible avec des relevés fréquents de faire une liste des appareils électriques possédés et de leur utilisation, présence ou absence du domicile… »
Par défaut, le compteur enregistre en local la « courbe de charge », c’est-à-dire la variation de l’électricité consommée dans la journée, mais ne transmet le relevé de consommation qu’une fois par jour au gestionnaire du réseau.
La Ligue des droits de l’homme (LDH) avait dénoncé en avril 2016 un compteur « très bavard » en expliquant que « le transfert des données détaillées sur la consommation d’énergie (par exemple toutes les dix minutes) permet notamment d’identifier les heures de lever et de coucher, les heures ou périodes d’absence, ou encore, sous certaines conditions, le volume d’eau chaude consommée par jour, le nombre de personnes présentes dans le logement, etc. » Mais la LDH avait ensuite tempéré son accusation, après avoir vérifié que ce niveau de précision ne peut être atteint qu’à la condition que le client consente à cette transmission, en ouvrant un espace personnel sécurisé sur le site d’Enedis.
De plus, cette courbe de charge n’est pas enregistrée en temps réel mais par tranches (appelées des « pas de mesure ») qui ne doivent pas être inférieures à dix minutes. Actuellement, Linky est même moins précis car il mesure la consommation toutes les trente minutes.
Si l’utilisateur donne son accord, Enedis ou les fournisseurs d’énergie peuvent donc connaître les habitudes de lever, de coucher du foyer ou les pics d’utilisation d’électricité, à une demi-heure près. Quant à savoir précisément quelle personne entre ou sort du domicile, ou quel type d’appareil est utilisé (four, frigo, télé…), cela reste techniquement impossible.
Peut-on refuser la transmission de ses données ?
OUI
Question de Souf95 :
« Ma principale préoccupation porte sur les données. Je ne souhaite pas que mes données de consommation en temps réel soient enregistrées. On combat l’usage des données par les GAFA mais Enedis veut faire la même chose sans notre consentement. Dans le cadre du RGPD, puis-je refuser que mes données de consommation soient recueillies en temps réel ? »
Avant l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD), Linky était déjà soumis aux obligations du code de l’énergie, qui encadre la transmission de données.
Comme l’explique la CNIL, Linky ne transmet par défaut qu’un relevé journalier et donc aucune information en temps réél. Pour collecter les données fines (par heure ou demi-heure), il faut obtenir le consentement explicite de l’usager. Seule exception : des mesures peuvent être réalisées de manière ponctuelle pour que le gestionnaire du réseau puisse effectuer des missions d’entretien, ou intégrer des énergies renouvelables au bon moment par exemple.
Un usager peut choisir d’enregistrer ses données uniquement en local, dans le compteur lui-même, pour connaître l’historique de sa « courbe de charge » sans en autoriser la transmission au réseau ou à des tiers, ou même choisir. Il peut aussi refuser tout stockage de ses données, ou effacer son historique, par exemple avant un déménagement. A tout moment, il est possible, via un espace Internet sécurisé, de revenir en arrière et de changer ses paramètres de confidentialité.
Si le cadre théorique est très protecteur, la réalité est moins évidente. Direct Energie a ainsi été mis en demeure en mars 2018 par la CNIL pour ne pas avoir recueilli le consentement de ses clients de manière « libre, éclairée et explicite ». En effet, les fournisseurs d’électricité peuvent inciter fortement les clients à transmettre leurs données, en leur proposant des réductions ou des contrats financièrement intéressants.
 
Linky est-il doté d’une caméra espion ? 
NON
Question de Teresa Murtagh : 
« Linky comporterait une caméra qui photographierait l’intérieur des maisons. »
Le site parodique Scienceinfo l’assure dans un article daté de mai 2016 : le compteur Linky « dissimule en face avant une caméra espion grand angle pouvant envoyer sur le réseau du fournisseur d’énergie toutes les images recueillies dans le logement où l’appareil est installé ».
C’est évidemment un canular. Selon le site, l’usage de cette caméra serait activé seulement « sur commission rogatoire placée sous la tutelle du ministère de la justice, mais la mise en place de l’état d’urgence laisse entrevoir des situations plus inquiétantes où les intrusions dans notre vie privée se feront sans aucun contrôle ». Ces informations très inquiétantes pour la vie privée s’accompagnent d’une photo montrant l’emplacement de la caméra, sur la façade du boîtier vert.
Ce hoax a très bien fonctionné, puisqu’en 2018, il est toujours partagé par des internautes. Scienceinfo est un site satirique répertorié dans le Décodex, qui se targue de publier « des informations totalement fausses, voire archifausses et en plus, même pas vraies »… simplement pour rire et inciter les lecteurs à prendre plus de recul sur les informations pseudoscientifiques véhiculées sur Internet.
Peut-on dérégler le compteur Linky avec un aimant ?
NON
Question de Hugo : 
« Est-il vraiment possible de pirater un compteur Linky avec un aimant ? »
Derrière cette question, il n’est pas question d’un « piratage » délibéré pour récupérer des données ou d’un hacking malveillant réalisé par un terroriste, mais bien d’une vieille astuce utilisée pour réduire sa facture d’électricité. En effet, les anciens compteurs d’EDF, qui étaient mécaniques, fonctionnaient au moyen d’une roue dentelée, qui tournait en fonction de la consommation d’électricité. Pour réduire la facture, certaines personnes tentaient de dérégler ce système en « freinant » la rotation avec un puissant aimant proche du compteur, ou bien en introduisant un objet pour réduire la vitesse de la roue. Bien sûr, ces pratiques de fraude sont condamnables et peuvent se traduire par la suspension de l’abonnement et des poursuites pénales allant jusqu’à la prison.
Les compteurs connectés ne fonctionnent pas de la même manière et ne peuvent plus être manipulés par ce type de bricolage. D’ailleurs, le simple fait d’ouvrir le boîtier de Linky déclenche une alerte envoyée à Enedis.
La réduction des fraudes est une source d’économie pour le gestionnaire de réseau, qui évaluait en 2011 leur coût à 1,5 milliard d’euros.

Notre série Linky en questions
Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :
1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ? 
2- Le compteur électrique est-il un espion ? (mardi 23 octobre)
3- Les consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ? (mercredi 24 octobre)
4- Comment se passe l’installation du compteur ? (jeudi 25 octobre)
5- Est-ce vraiment écologique ? (vendredi 26 octobre)






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-6">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Selon des enquêtes, moins de 1 % des enseignants sont victimes de violences physiques. Les insultes, elles, restent fréquentes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   Fermer la bannière d’avertissement sur les cookies           Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                         À la une   En continu   Actualités    En ce moment    Italie    Donald Trump    Brexit    Arabie saoudite    Brésil    Climat    Immigration en Europe    Les décodeurs    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Médias  « Le Monde » : Pigasse a envisagé de céder toutes ses parts au Tchèque Kretinsky                    Économie   Article réservé à nos abonnés Docusign, leader mondial de la signature électronique, voit l’avenir en (plus) grand                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Un des grands défis du capitalisme au XXIe siècle sera de s’affranchir de son appétit de sable »   Philippe Escande                      Tribune   Article réservé à nos abonnés « Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité »   Christian de Perthuis Professeur à l’université Paris-Dauphine              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      02:10     Asie-Pacifique  Les excuses de l’Australie aux victimes de pédophilie                    01:50     Amériques  Vidéo : un cortège de plus de 7 000 migrants traverse le Mexique en direction des Etats-Unis                         CumEx Files  Comment des actionnaires utilisent la Bourse pour arnaquer le fisc                    09:10     Yémen  Comprendre les origines de la guerre et l’état catastrophique du Yémen             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Éditorial  L’intégrité scientifique est intangible                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Il est troublant que Jean-Luc Mélenchon prenne exemple sur Donald Trump »   Gérard Courtois éditorialiste au « Monde »                     Tribune   Article réservé à nos abonnés « Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité »   Christian de Perthuis Professeur à l’université Paris-Dauphine                     Éditorial  Riyad joue sa crédibilité, les démocraties aussi             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Analyse   Article réservé à nos abonnés La piscine au cinéma, un rectangle qui échappe aux lois du réel                    Livres   Article réservé à nos abonnés Valérie Manteau à Istanbul avec Hrant Dink en tête                    Télévisions & Radio  « Mon pays fabrique des armes » : une « équipe France » si bien armée                    Télévisions & Radio  Télévision : « Le Bureau des légendes », ou la damnation de Malotru             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      L'époque  Plaisir clitoridien : comment prendre position ?                    Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « J’ai tout raconté à mon mari »                    Les recettes du Monde  Le lapin au lardo : la recette d’Alessio Luccheti             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                   Éducation        Violences scolaires : « Les enseignants considèrent souvent qu’ils ne sont pas soutenus par leur hiérarchie »  Selon des enquêtes, moins de 1 % des enseignants sont victimes de violences physiques. Les insultes, elles, restent fréquentes.        Propos recueillis par  Violaine Morin   Publié aujourd’hui à 11h35, mis à jour à 16h22   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail              Benjamin Moignard est sociologue à l’université Paris-Est-Créteil. Spécialiste des violences scolaires, il est le coauteur, avec Eric Debarbieux et Kamel Hamchaoui, d’une enquête de victimation auprès de 18 000 enseignants du second degré, publiée en 2013. Il a en outre mené de nombreuses recherches, notamment sur la délinquance juvénile, et finalise actuellement un travail consacré aux nouvelles problématiques éducatives dans l’académie de Créteil.          La vidéo d’un lycéen braquant une arme factice sur une enseignante dans un lycée à Créteil, mise en ligne jeudi 18 octobre, suscite l’émoi. Ce type d’agression envers un professeur est-il fréquent ?          Les enquêtes montrent régulièrement que moins de 1 % des enseignants sont touchés par des violences physiques. Dans l’enquête de victimation de 2013, 99,2 % des enseignants déclaraient n’avoir jamais subi de coups, ce qui n’a pas tendanciellement changé depuis. Ce sont des incidents peu fréquents, mais traumatiques. Ce qui est plus ordinaire, ce sont les insultes. Dans les enquêtes de victimation, on a toujours autour d’un tiers des enseignants qui disent en avoir subi pendant l’année. Ce n’est d’ailleurs pas une spécialité des établissements des quartiers populaires.            Depuis le milieu des années 1990, on a vu naître un discours très alarmiste à l’apparition de chaque nouveau fait divers, alors qu’on observe plutôt une stagnation, et en aucun cas une explosion du phénomène des violences à l’école. En outre, une partie des établissements concentrent la majeure partie des difficultés, créant des effets de « polarisation », mais ils ne subissent pas plus de violences aujourd’hui que dans les années 2000.          Sur les réseaux sociaux, on voit poindre des accusations d’« omerta ». Existe-t-il un décalage entre les faits qui remontent jusqu’au ministère et les faits réels ?          Il y a ce qu’on appelle le chiffre noir des faits de violence à l’école, qui est incontournable dès lors qu’il y a un traitement public des données qui sont fournies à l’institution. Deux raisons à cela : soit les incidents ne sont pas signalés, soit le chef d’établissement ne veut pas qu’ils soient connus. On peut également ajouter que pour qu’ils soient remontés, encore faut-il que les incidents en question soient signalés par ceux qui les subissent, ce qui est loin d’être systématique. Dire qu’il y a une omerta sur ces questions, eu égard aux outils dont l’éducation nationale s’est dotée, me paraît cependant exagéré. La France est l’un des rares pays à disposer de moyens multiples pour mesurer le phénomène.          La DEPP [le service d’études statistiques de l’éducation natiornale] produit des enquêtes de climat scolaire et de victimation dont la dernière remonte à 2017. Il y a aussi le système Sivis, un dispositif pensé pour faire remonter des données de violence scolaire signalées par les chefs d’établissement à partir d’un échantillon représentatif. Ces outils ont des limites et ne sont pas parfaits, mais ils témoignent d’une certaine continuité de l’action publique. En revanche, le succès du hashtag #pasdevagues sur Twitter renvoie bien à mon sens aux difficultés éprouvées par les enseignants et à leur sentiment d’abandon par l’institution.           Violences à l’école : des professeurs dénoncent sur Twitter le silence de l’éducation nationale             Qu’en est-il de ce sentiment d’abandon dont témoignent les enseignants sur les réseaux et la réalité des chiffres ?          Les enseignants considèrent très souvent qu’ils ne sont pas soutenus par leur hiérarchie, toutes les enquêtes le montrent. L’exemple de Créteil est frappant : si cette enseignante a porté plainte seulement après avoir vu la vidéo sur le Web, peut-être pouvons-nous considérer qu’elle se sent isolée, à tort ou à raison, comme beaucoup d’autres de ses collègues. Il y a souvent l’idée que les chefs d’établissement ne prennent pas les mesures adaptées pour soutenir les équipes enseignantes et punir les fauteurs de trouble. Il faut y prêter fortement attention, car la manière dont se vit la solidarité entre les profs se fait parfois au détriment des élèves.          Le code de l’éducation est relativement clair sur ce point. Il insiste sur l’équilibre nécessaire entre les enjeux éducatifs que portent l’école et la nécessaire réponse à des actes qui n’ont aucune place en contexte scolaire. Que la question des sanctions soit le prisme principal à partir duquel les enseignants mesurent la solidarité de leur hiérarchie témoigne d’une difficulté forte.          Est ce que les problèmes disciplinaires se concentrent sur les établissements prioritaires, comme on le dit souvent ?          Les chiffres montrent que le risque de victimation est plus élevé dans les établissements prioritaires que dans les autres. Toutefois la réalité est nettement plus complexe. On connaît les facteurs de prévalence de la violence scolaire : la stabilité des équipes fait partie des éléments les plus déterminants. Dans les établissements de l’éducation prioritaire, on trouve parfois plus d’un tiers d’enseignants vacataires, et un fort turnover des équipes. Le deuxième élément, c’est le sentiment de justice pour les élèves et l’application de sanctions équitables.          Des voix s’élèvent dénonçant une sorte de mansuétude de l’administration vis à vis des comportements violents. Qu’en est-il ?          Une multiplicité d’enquêtes montre que punir à répétition est contre-productif et constitue un facteur déclenchant des phénomènes de violence. Le discours qui consiste à dire « si on punit plus il y aura moins de violences », n’est pas approprié. La France est l’un des pays qui sanctionne le plus et le plus sévèrement.          Dans mon enquête sur les exclusions temporaires, j’avais constaté que les établissements qui utilisent le plus cette sanction sont aussi ceux qui ont les risques de victimation les plus élevés. Il faut sortir des postures idéologiques et sécuritaires, pour inciter les enseignants à travailler dans des équipes et des collectifs renforcés, très éloignés des logiques infantilisantes qui les isolent trop souvent.            Gabriel Attal demande plus de transparence et de sanctions          Pour lutter contre la violence à l’école, « il faut plus de transparence et plus de sanctions », a déclaré mardi Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation, sur LCI, après l’affaire du lycéen ayant braqué sa professeure. La réunion d’un comité stratégique, annoncée par le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, et le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, aura lieu mercredi 24 octobre et donnera lieu à « des mesures fortes », a assuré le secrétaire d’Etat, qui a évoqué un « sentiment d’omerta chez beaucoup de professeurs ». Selon lui, il faut notamment revoir « l’échelle des sanctions et leur effectivité ».                                          Annonces automobiles avec La Centrale           JAGUAR XJ8 9750 € 93           MERCEDES GLE COUPE 74900 € 47           NISSAN QASHQAI 21990 € 44      Recherche                    Violaine Morin       Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Blanquer annonce la suppression de 1 800 postes dans l’éducation nationale en 2019  Le ministre de l’éducation précise que « seuls le second degré et les services administratifs » seront concernés.                          Violences à l’école : des professeurs dénoncent sur Twitter le silence de l’éducation nationale  Ces réactions surviennent après l’affaire d’un élève filmé en train de braquer sa professeure avec une arme factice dans un lycée de Créteil. Le lycéen a été mis en examen dimanche pour « violences aggravées ».                      La Fabrique, école de mode sans les paillettes  La Fabrique, à Paris, forme aux métiers techniques de la mode. Très appréciée par les professionnels du secteur, elle se distingue des autres écoles par un bon taux d’insertion.                      Article réservé à nos abonnésEducation nationale : le sprint final pour affecter les enseignants  Chaque année, 100 000 professeurs demandent à changer de poste ou débutent. Ce « mouvement » s’achève pendant l’été. Objectif : régler les derniers couacs et placer un enseignant dans chaque classe.                          Article réservé à nos abonnésA Paris aussi, des écoles maternelles en sursis  L’école Brantôme, près de Beaubourg, à Paris, ne fera pas la rentrée, elle a fermé début juillet. D’autres sont menacées. Comme en zone rurale, il n’y a plus assez d’élèves.                      Article réservé à nos abonnésEn lycée professionnel, le droit a voix au chapitre  Avec l’aide d’une avocate, des élèves du lycée parisien Gustave-Eiffel se sont penchés, lundi 1er octobre, sur le droit du travail et le devoir de solidarité.                      « Illectronisme », école bienveillante : progrès sémantique ou novlangue ?  Si, vous aussi, vous ne connaissiez pas le mot « illectronisme » et peinez à vous repérer dans les nouveaux concepts de l’Education nationale, lisez ce post du professeur et blogueur Claude Garcia.                                        En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
{"@context":"https://schema.org","@type":"NewsArticle","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"https://www.lemonde.fr/education/article/2018/10/23/violences-scolaires-les-enseignants-considerent-souvent-qu-ils-ne-sont-pas-soutenus-par-leur-hierarchie_5373329_1473685.html"},"headline":"Violences scolaires : « Les enseignants considèrent souvent qu’ils ne sont pas soutenus par leur hiérarchie »","dateCreated":"2018-10-23T11:35:41+02:00","datePublished":"2018-10-23T11:35:41+02:00","dateModified":"2018-10-23T16:22:34+02:00","publisher":{"@type":"Organization","name":"Le Monde","logo":{"@type":"ImageObject","url":"https://s1.lemde.fr/medias/web/1.2.705/img/elements_lm/logo_lm_print.png","width":"240","height":"42"}},"description":"Selon des enquêtes, moins de 1 % des enseignants sont victimes de violences physiques. Les insultes, elles, restent fréquentes."
,"author":[{"@type":"Person","name":"Violaine Morin"}
]
,"image":{"@type":"ImageObject","url":"https://img.lemde.fr/2018/10/23/0/0/5568/3512/696/348/3/0/7c82998_sJxtqBSdCnlUO0OrN7qU2nBb.jpg","width":"696","height":"348"}
  
{"@context":"https://schema.org","@type":"BreadcrumbList","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr"}}
,{"@type":"ListItem","position":2,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/societe/"}}
,{"@type":"ListItem","position":3,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/education/"}}
,{"@type":"ListItem","position":4,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/education/article/2018/10/23/violences-scolaires-les-enseignants-considerent-souvent-qu-ils-ne-sont-pas-soutenus-par-leur-hierarchie_5373329_1473685.html"}}
     


      



<article-nb="2018/10/23/19-7">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Dans une enquête de la Drees, les médecins libéraux constatent les lourdeurs de la prise en charge de la patientèle vulnérable.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La médecine de ville reste difficilement accessible aux personnes les plus démunies

Dans une enquête de la Drees, les médecins libéraux constatent les lourdeurs de la prise en charge de la patientèle vulnérable.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 11h29
    |

            François Béguin et 
Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Y a-t-il un malentendu entre les médecins libéraux et les patients précaires ou vulnérables, en particulier ceux bénéficiaires de l’aide médicale d’Etat (AME) ? Le 16 octobre, à l’occasion de la parution de son rapport annuel, Médecins du monde alertait l’opinion : « La médecine de ville est inaccessible aux personnes sans couverture médicale et à celles qui n’ont que l’AME, et si elles se tournent vers les circuits de droit commun, hôpital, urgences, ils sont saturés, surchargés et parfois dégradés », expliquait le docteur Christian Bensimon, généraliste bénévole depuis qu’il est à la retraite, et qui a fait toute sa carrière en Seine-Saint-Denis.
Ce 22 octobre, c’était au tour de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère des solidarités et de la santé d’exposer le point de vue des médecins, après une enquête menée auprès de 1 540 généralistes libéraux (interrogés de mars à mai 2017) sur leur perception des publics vulnérables. Les trois quarts de ces praticiens disent se sentir « en difficulté » pour prendre en charge des patients « en situation de vulnérabilité sociale » qui, selon eux, accumulent des problèmes de santé (86 %), ont du mal à suivre un traitement (84 %) et dont la pathologie en est souvent à un stade avancé, conséquence d’un recours aux soins tardif (83 %).
Les associations humanitaires recoupent ce constat : « Quand on est à la rue ou en situation très précaire, la santé passe au second plan, confirme M. Bensimon. Parmi les 24 000 personnes accueillies dans les centres de Médecins du monde, une forte majorité, y compris des femmes enceintes, est en retard de soins, la moitié souffre de pathologies chroniques et 83 % nécessitent un suivi très difficile à réaliser dans leur environnement. Sur le plan buccal, ils souffrent d’en moyenne 4,4 dents cariées et 5,3 dents manquantes. » Les dentistes et les spécialistes sont les plus montrés...




                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-8">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Dès le 1er janvier, les entreprises de plus de 50 salariés devront mesurer les écarts de salaires. Selon Muriel Pénicaud, une sanction équivalente à « 1 % du chiffre d’affaires » est envisagée.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Egalité salariale entre femmes et hommes : les entreprises auront trois ans pour agir

Dès le 1er janvier, les entreprises de plus de 50 salariés devront mesurer les écarts de salaires. Selon Muriel Pénicaud, une sanction équivalente à « 1 % du chiffre d’affaires » est envisagée.



Le Monde.fr avec AFP
 |    23.10.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 11h23
   





                        



   


Les entreprises de plus de 50 salariés où des inégalités salariales entre femmes et hommes auront été mesurées auront trois ans pour remédier à la situation. Faute de quoi, elles pourraient encourir une « sanction » équivalente à « 1 % du chiffre d’affaires », a annoncé mardi 23 octobre la ministre du travail, Muriel Pénicaud.
L’égalité salariale femmes/hommes est « l’un des quatre volets importants » de la loi « avenir professionnel » votée cet été, a rappelé la ministre au micro de France Info. A partir du 1er janvier, les entreprises de plus de 50 salariés devront mesurer les écarts de salaires entre femmes et hommes. Celles qui « ne seront pas au carré auront l’obligation de faire une enveloppe de rattrapage sur trois ans », a précisé Mme Pénicaud. Avant trois ans, « la marche peut être trop haute », a-t-elle ajouté pour expliquer ce délai.
Des contrôles dans « toutes les entreprises concernées »
« Si elles ne le font pas, la sanction » pourra être « 1 % du chiffre d’affaires », a précisé la ministre, en annonçant des contrôles de « toutes les entreprises concernées » dans trois ans. Elle a précisé que le seuil de 50 salariés avait été retenu afin de « pouvoir comparer », avec suffisamment de personnes qui « aient le même poste ».
Le mécanisme devrait, selon Mme Pénicaud, être détaillé « dans quelques semaines ». « Ça fait quarante-cinq ans que la loi dit le bon sens, qu’à travail égal vous devez avoir un salaire égal », a-t-elle insisté, soulignant que la loi « avenir professionnel » ajoutait dorénavant une « obligation de résultat ».
Selon le ministère du travail, à travail égal, les femmes sont rémunérées environ 9 % de moins que les hommes ; cet écart atteint 25 % pour l’ensemble d’une carrière et 37 % au moment de la retraite.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-9">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le forain veut être candidat aux élections municipales à Paris. L’ex-premier adjoint Bruno Julliard va porter plainte contre lui pour injure publique à caractère homophobe.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   Fermer la bannière d’avertissement sur les cookies           Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                         À la une   En continu   Actualités    En ce moment    Italie    Donald Trump    Brexit    Arabie saoudite    Brésil    Climat    Immigration en Europe    Les décodeurs    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Médias  « Le Monde » : Pigasse a envisagé de céder toutes ses parts au Tchèque Kretinsky                    Économie   Article réservé à nos abonnés Docusign, leader mondial de la signature électronique, voit l’avenir en (plus) grand                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Un des grands défis du capitalisme au XXIe siècle sera de s’affranchir de son appétit de sable »   Philippe Escande                      Tribune   Article réservé à nos abonnés « Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité »   Christian de Perthuis Professeur à l’université Paris-Dauphine              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      02:10     Asie-Pacifique  Les excuses de l’Australie aux victimes de pédophilie                    01:50     Amériques  Vidéo : un cortège de plus de 7 000 migrants traverse le Mexique en direction des Etats-Unis                         CumEx Files  Comment des actionnaires utilisent la Bourse pour arnaquer le fisc                    09:10     Yémen  Comprendre les origines de la guerre et l’état catastrophique du Yémen             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Éditorial  L’intégrité scientifique est intangible                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Il est troublant que Jean-Luc Mélenchon prenne exemple sur Donald Trump »   Gérard Courtois éditorialiste au « Monde »                     Tribune   Article réservé à nos abonnés « Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité »   Christian de Perthuis Professeur à l’université Paris-Dauphine                     Éditorial  Riyad joue sa crédibilité, les démocraties aussi             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Analyse   Article réservé à nos abonnés La piscine au cinéma, un rectangle qui échappe aux lois du réel                    Livres   Article réservé à nos abonnés Valérie Manteau à Istanbul avec Hrant Dink en tête                    Télévisions & Radio  « Mon pays fabrique des armes » : une « équipe France » si bien armée                    Télévisions & Radio  Télévision : « Le Bureau des légendes », ou la damnation de Malotru             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      L'époque  Plaisir clitoridien : comment prendre position ?                    Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « J’ai tout raconté à mon mari »                    Les recettes du Monde  Le lapin au lardo : la recette d’Alessio Luccheti             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                   Politique        Entre affaires et politique, Marcel Campion joue sur plusieurs tableaux  Le forain veut être candidat aux élections municipales à Paris. L’ex-premier adjoint Bruno Julliard va porter plainte contre lui pour injure publique à caractère homophobe.        Par  Béatrice Jérôme   Publié aujourd’hui à 11h04, mis à jour à 17h34   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés       Sa grande roue ne tourne plus place de la Concorde. Son marché de Noël a disparu des Champs-Elysées. Mais Marcel Campion s’est trouvé une nouvelle vocation : bateleur politique. A près de 79 ans, l’entrepreneur forain rêve maintenant de briguer la Mairie de Paris en 2020. « Dans quelques mois », promet-il, il présentera ses listes sous la bannière « Libérons Paris ». « J’irai jusqu’au bout… à moins que je sois mort », a-t-il déclaré, bravache, le 17 octobre, sous les dorures de la demeure d’un ami, collectionneur de souvenirs de Napoléon, Pierre-Jean Chalençon, dans le 2e arrondissement.          Après l’avoir activement soutenue en 2014, M. Campion voue aux gémonies Anne Hidalgo. La maire de Paris est devenue sa bête noire depuis qu’elle a mis fin à près de trente-cinq ans de liaisons tumultueuses entre le roi des manèges et les maires successifs de la capitale. Une histoire qu’il raconte dans son livre Chamboule-tout (éditions du Rocher, 248 p., 16,90 euros) à paraître le 2 novembre, prétendant qu’il va « faire le ménage » à l’Hôtel de Ville. « Si Campion était candidat, c’est à la droite qu’il prendrait des voix », se rassure-t-on dans l’entourage de Mme Hidalgo.          Onze contrôles fiscaux          En attendant de battre l’estrade, M. Campion se débat avec la justice. Bruno Julliard, ancien premier adjoint de Mme Hidalgo, vient de porter plainte contre lui pour diffamation et injure publique à caractère homophobe devant le tribunal correctionnel de Bobigny. « Une citation directe été adressée à M. Campion lundi 22 octobre », a confirmé au Monde, Sabrina Goldman, l’ avocate de M. Julliard.                                            — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    Abonnez-vous à partir de 1 €       Dans la même rubrique                Hostiles à la PMA, la droite et l’extrême droite prêtes au combat                    Emmanuel Grégoire devient le premier adjoint de la maire de Paris, Anne Hidalgo                    L’arrivée de Philippe Besson au consulat général de Los Angeles décalée             Les abonnés lisent aussi...                recit     Raphaëlle Bacqué  ,  Solenn de Royer   et  Virginie Malingre    Article réservé à nos abonnésMacron-Collomb, les coulisses d’un divorce A la rentrée, après les soubresauts de l’affaire Benalla et la baisse de popularité du président, le poison de la méfiance s’est insinué au sein de ce drôle de couple. 9 min de lecture                    reportage     Lucie Soullier    Article réservé à nos abonnésA Forbach, Florian Philippot prône le « Frexit » et tente de relancer ses Patriotes L’ancien bras droit de Marine Le Pen espère récolter 5 % des voix lors du prochain scrutin européen, avec son mouvement souverainiste Les Patriotes. 3 min de lecture                    portrait     Olivier Faye    Article réservé à nos abonnésGuillaume Peltier, un droitier en quête de dédiabolisation Issu du Front national et du villiérisme, le vice-président de LR se veut aujourd’hui le héraut d’une droite sociale et rurale qui hérisse les libéraux. 5 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
{"@context":"https://schema.org","@type":"NewsArticle","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/10/23/entre-affaires-et-politique-marcel-campion-joue-sur-plusieurs-tableaux_5373264_823448.html"},"headline":"Entre affaires et politique, Marcel Campion joue sur plusieurs tableaux","dateCreated":"2018-10-23T11:04:41+02:00","datePublished":"2018-10-23T11:04:41+02:00","dateModified":"2018-10-23T17:34:33+02:00","publisher":{"@type":"Organization","name":"Le Monde","logo":{"@type":"ImageObject","url":"https://s1.lemde.fr/medias/web/1.2.705/img/elements_lm/logo_lm_print.png","width":"240","height":"42"}},"description":"Le forain veut être candidat aux élections municipales à Paris. L’ex-premier adjoint Bruno Julliard va porter plainte contre lui pour injure publique à caractère homophobe."
,"author":[{"@type":"Person","name":"Béatrice Jérôme"}
]
,"image":{"@type":"ImageObject","url":"https://img.lemde.fr/2018/09/23/0/0/4928/3280/696/348/3/0/097c465_5400822-01-06.jpg","width":"696","height":"348"}
,"isAccessibleForFree":"False","hasPart":{"@type":"WebPageElement","isAccessibleForFree":"False","cssSelector":".paywall"}
  
{"@context":"https://schema.org","@type":"BreadcrumbList","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr"}}
,{"@type":"ListItem","position":2,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/politique/"}}
,{"@type":"ListItem","position":3,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/10/23/entre-affaires-et-politique-marcel-campion-joue-sur-plusieurs-tableaux_5373264_823448.html"}}
     


      



<article-nb="2018/10/23/19-10">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Cette opération policière a commencé dès l’aube dans le campement de Puythouck, où vivaient en grande majorité des Kurdes irakiens.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Près de 2 000 migrants évacués d’un campement à Grande-Synthe

Cette opération policière a commencé dès l’aube dans le campement de Puythouck, où vivaient en grande majorité des Kurdes irakiens.



Le Monde.fr avec AFP
 |    23.10.2018 à 10h02
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 14h00
   





                        



   


Nouvelle évacuation dans le campement de migrants à Grande-Synthe, dans le Nord. Un important dispositif policier a été déployé mardi 23 octobre à partir de 7 h 30 pour évacuer près de 2 000 personnes du campement de Puythouck, où vivaient en grande majorité des Kurdes irakiens.
La préfecture a annoncé dans un communiqué que « plus de 1 800 personnes seront prises en charge et mises à l’abri dans des structures d’hébergement réparties dans l’ensemble de la région des Hauts-de-France et des régions périphériques ». L’opération vise notamment à « enrayer les trafics d’êtres humains dans ces campements où les filières de passeurs sont actives », ajoute-t-elle.
Cette opération s’est faite dans le cadre d’une ordonnance d’évacuation rendue par le tribunal de Dunkerque le 11 octobre à la demande de la mairie. « Ça n’était plus possible, a réagi le maire écologique de Grande-Synthe, Damien Carême. On ne pouvait plus continuer comme ça. Tout le monde demandait cette évacuation depuis des semaines. »
Le nouveau ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, qui a assuré dimanche vouloir « mettre fin » à la situation, est attendu sur place en fin d’après-midi.

        Lire aussi :
         

                A Grande-Synthe, auprès de femmes migrantes



Deux autres évacuations en septembre

   


« La mise à l’abri est nécessaire mais on sait très bien que certains exilés vont revenir, comme à chaque fois dans ce genre de cas », a regretté à l’AFP Akim Toualbia, vice-président de l’association Drop Solidarité, qui faisait encore état lundi d’une « situation très tendue ». « Il fait froid, il y a seulement six robinets d’eau au total, pas de douches ni de toilettes, ce qui a des conséquences en termes d’hygiène », a-t-il affirmé.
Selon Jean-Claude Lenoir, de l’association Salam, de nombreux migrants, informés de l’opération, sont déjà partis. « Mais demain, beaucoup seront revenus », prévient-il.
« Ça fait vingt ans [que les pouvoirs publics] procèdent comme ça, ils n’ont toujours pas compris qu’il fallait mettre en place de la prévention, des solutions, ils ne sont que dans la répression. »
Pour M. Carême, « il y a très peu de retours » vers Grande-Synthe des migrants relogés : « Sur les mises à l’abri, il n’y a que 10 à 20 % des gens qui reviennent. Ça veut dire que ça marche pour 80 % des gens. »
Une évacuation du même type avait déjà eu lieu le 28 septembre. Environ 400 à 500 personnes étaient alors montées dans des bus à destination de plusieurs centres d’accueil des Hauts-de-France. Le 6 septembre, les autorités avaient également procédé à une « mise à l’abri » de 539 personnes qui se trouvaient dans un campement insalubre à proximité de la gare de triage.

        Lire notre reportage réalisé en avril 2017:
         

          Après l’incendie, les migrants prennent la route des centres d’accueil






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-11">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Fréquemment à l’origine de diabète et de troubles lipidiques, ces traitements que prennent de 0,8 à 2,7 % des Français devraient faire l’objet de contrôles biologiques réguliers. Or moins de 3 % des patients ont un suivi optimal, selon une enquête menée à partir de données de l’Assurance-maladie.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les antipsychotiques, des traitements très mal surveillés

Fréquemment à l’origine de diabète et de troubles lipidiques, ces traitements que prennent de 0,8 à 2,7 % des Français devraient faire l’objet de contrôles biologiques réguliers. Or moins de 3 % des patients ont un suivi optimal, selon une enquête menée à partir de données de l’Assurance-maladie.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    23.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 09h34
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            

C’est un constat catastrophique qui devrait alerter les patients et leurs familles, interpeller les médecins prescripteurs et les autorités sanitaires. Moins de 3 % des personnes prenant des antipsychotiques ont une surveillance biologique conforme aux recommandations, et 15 % n’ont aucun suivi, selon une enquête du docteur Marine Le Pierres pour sa thèse de psychiatrie, soutenue le 11 octobre à l’université de Nantes.
Ce travail, qui n’a pas encore fait l’objet d’une publication scientifique, a été réalisé à partir des bases de données de l’Assurance-maladie des Pays de la Loire, sur une population de près de 20 000 individus. « Ces carences dans la surveillance sont une perte de chance pour des patients qui ont déjà une perte de chance », résume le professeur Olivier Bonnot (chef du service de pédopsychiatrie du CHU de Nantes), à l’origine de ce sujet de thèse et directeur de celle-ci.
De fait, les médicaments antipsychotiques – que se voient prescrire de 0,8 à 2,7 % des Français, dans des indications multiples – sont fréquemment à l’origine, singulièrement ceux de deuxième génération, d’un syndrome métabolique associant prise de poids, diabète, et dyslipidémie. Ces effets indésirables, plus importants avec certaines molécules, telles la clozapine ou l’olanzapine, sont des facteurs de risque cardio-vasculaires.
Des recommandations
Or, en dehors de tout traitement, les malades psychiatriques et notamment les schizophrènes sont déjà vulnérables au diabète et aux maladies cardiaques, qui représentent d’ailleurs l’une des premières causes de décès prématuré (avant 65 ans). Selon une étude de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé publiée en septembre, le taux de mortalité prématurée de ces patients est 4,4 fois plus élevé que celui de la population générale, et leur espérance de vie est diminuée en moyenne de seize ans chez les hommes, de treize chez les femmes.
Pour limiter les risques métaboliques...




                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-12">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Les affaires concernant Olivier Voinnet, Catherine Jessus et Anne Peyroche renvoient une image peu flatteuse de la biologie. Et questionnent la solidité des garde-fous de la recherche. Enquête sur trois affaires françaises.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   Fermer la bannière d’avertissement sur les cookies           Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                         À la une   En continu   Actualités    En ce moment    Italie    Donald Trump    Brexit    Arabie saoudite    Brésil    Climat    Immigration en Europe    Les décodeurs    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie   Article réservé à nos abonnés Docusign, leader mondial de la signature électronique, voit l’avenir en (plus) grand                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Un des grands défis du capitalisme au XXIe siècle sera de s’affranchir de son appétit de sable »   Philippe Escande                      Tribune   Article réservé à nos abonnés « Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité »   Christian de Perthuis Professeur à l’université Paris-Dauphine                     Économie  La Commission européenne rejette le budget prévisionnel italien             Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      02:10     Asie-Pacifique  Les excuses de l’Australie aux victimes de pédophilie                    01:50     Amériques  Vidéo : un cortège de plus de 7 000 migrants traverse le Mexique en direction des Etats-Unis                         CumEx Files  Comment des actionnaires utilisent la Bourse pour arnaquer le fisc                    09:10     Yémen  Comprendre les origines de la guerre et l’état catastrophique du Yémen             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Éditorial  L’intégrité scientifique est intangible                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Il est troublant que Jean-Luc Mélenchon prenne exemple sur Donald Trump »   Gérard Courtois éditorialiste au « Monde »                     Tribune   Article réservé à nos abonnés « Pour la fiscalité carbone, c’est l’heure de vérité »   Christian de Perthuis Professeur à l’université Paris-Dauphine                     Éditorial  Riyad joue sa crédibilité, les démocraties aussi             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Analyse   Article réservé à nos abonnés La piscine au cinéma, un rectangle qui échappe aux lois du réel                    Livres   Article réservé à nos abonnés Valérie Manteau à Istanbul avec Hrant Dink en tête                    Télévisions & Radio  « Mon pays fabrique des armes » : une « équipe France » si bien armée                    Télévisions & Radio  Télévision : « Le Bureau des légendes », ou la damnation de Malotru             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      L'époque  Plaisir clitoridien : comment prendre position ?                    Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « J’ai tout raconté à mon mari »                    Les recettes du Monde  Le lapin au lardo : la recette d’Alessio Luccheti             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                   Sciences        La biologie française minée par l’inconduite scientifique  Les affaires concernant Olivier Voinnet, Catherine Jessus et Anne Peyroche renvoient une image peu flatteuse de la biologie. Et questionnent la solidité des garde-fous de la recherche. Enquête sur trois affaires françaises.        Par  David Larousserie   Publié aujourd’hui à 06h35, mis à jour à 07h28   Lecture 14 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                             Depuis trois ans, la biologie française vit dans un climat délétère, secouée par des affaires à répétition d’inconduites scientifiques touchant, directement ou non, des chercheurs réputés, des dirigeants d’organisme ou d’institut. Y aurait-il quelque chose de pourri en ce royaume ? Avant d’esquisser quelques réponses, résumons rapidement les plus marquantes de ces affaires.          A partir de septembre 2014, des articles cosignés par une étoile montante de la biologie française, Olivier Voinnet, sont signalés sur le site PubPeer.com comme contenant des images incorrectes. PubPeer est une sorte de forum destiné à discuter, y compris de façon anonyme, d’articles scientifiques déjà publiés.          Ces signalements conduisent au lancement, en janvier 2015, de deux enquêtes indépendantes diligentées par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l’employeur du biologiste, et par l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ), où il est détaché comme professeur. En juillet, les inconduites scientifiques sont confirmées dans plusieurs cas, et des sanctions sont prises contre Olivier Voinnet, mais aussi l’un de ses collègues, Patrice Dunoyer.          En septembre 2016, le CNRS et l’ETHZ lancent une enquête sur des faits nouveaux, autour des mêmes chercheurs, qui aboutira, à l’automne 2018, à de nouvelles sanctions – un simple blâme pour Olivier Voinnet, une dégradation d’échelon et une suspension de onze mois pour Patrice Dunoyer.           Lire aussi Deux biologistes sanctionnés par le CNRS             Le CNRS dans la tourmente          Dans l’intervalle, deux autres affaires ont éclaté, toujours relayées par PubPeer et par un blogueur allemand spécialisé dans ces questions, Leonid Schneider.          La première, en septembre 2017, touche Catherine Jessus, directrice de l’Institut des sciences biologiques, un des dix instituts du CNRS. La seconde, qui débute en novembre 2017, vise Anne Peyroche, employée du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) mais présidente du CNRS par intérim depuis la fin octobre 2017.          Dans le premier cas, une enquête menée par Sorbonne Université, où travaillait Catherine Jessus, la blanchit de toute inconduite début 2018. Dans le second, une expertise du CEA identifie des méconduites graves mais, faute d’avoir pu entendre la principale mise en cause, Anne Pey­roche, en arrêt maladie, il ne peut trancher.           Lire aussi L’intégrité scientifique de la biologiste Anne Peyroche mise en question                                               — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    Abonnez-vous à partir de 1 €       Dans la même rubrique                Article réservé à nos abonnésLa physique perce les secrets du tricot                    Article réservé à nos abonnésDes individus tous singuliers                    Article réservé à nos abonnésEn Nouvelle-Calédonie, un récif baromètre de la biodiversité             Les abonnés lisent aussi...                portrait     Pierre Barthélémy    Article réservé à nos abonnésManchu, le peintre d’exoplanètes que personne n’a jamais vues Passionné de science-fiction, illustrateur de centaines de livres du genre, il a mis en image les planètes extrasolaires qui échappent aux télescopes. 6 min de lecture                    enquete     Nathaniel Herzberg    Article réservé à nos abonnésLes cyclones, facteurs de sélection naturelle chez les lézards Des chercheurs ont constaté des changements morphologiques chez des reptiles des Caraïbes, après le passage des ouragans Irma et Maria. 3 min de lecture                    enquete     Pascale Santi    Article réservé à nos abonnésL’ocytocine, déroutante « hormone de l’amour  » Essentielle à l’accouchement, à la lactation ou à l’orgasme, cette molécule fascine par son omniprésence dans les mécanismes d’interaction sociale. Pourrait-elle être efficace contre l’autisme et des syndromes associés  ? 10 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
{"@context":"https://schema.org","@type":"NewsArticle","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/10/23/la-biologie-francaise-minee-par-l-inconduite-scientifique_5373162_1650684.html"},"headline":"La biologie française minée par l’inconduite scientifique","dateCreated":"2018-10-23T06:35:33+02:00","datePublished":"2018-10-23T06:35:33+02:00","dateModified":"2018-10-23T07:28:23+02:00","publisher":{"@type":"Organization","name":"Le Monde","logo":{"@type":"ImageObject","url":"https://s1.lemde.fr/medias/web/1.2.705/img/elements_lm/logo_lm_print.png","width":"240","height":"42"}},"description":"Les affaires concernant Olivier Voinnet, Catherine Jessus et Anne Peyroche renvoient une image peu flatteuse de la biologie. Et questionnent la solidité des garde-fous de la recherche. Enquête sur trois affaires françaises."
,"author":[{"@type":"Person","name":"David Larousserie"}
]
,"image":{"@type":"ImageObject","url":"https://img.lemde.fr/2018/10/22/1235/0/1919/1919/696/348/3/0/fb4a81a_yYKOMtHwHGs7-GyNH1S-eiBd.jpg","width":"696","height":"348"}
,"isAccessibleForFree":"False","hasPart":{"@type":"WebPageElement","isAccessibleForFree":"False","cssSelector":".paywall"}
  
{"@context":"https://schema.org","@type":"BreadcrumbList","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr"}}
,{"@type":"ListItem","position":2,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/sciences/"}}
,{"@type":"ListItem","position":3,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/10/23/la-biologie-francaise-minee-par-l-inconduite-scientifique_5373162_1650684.html"}}
     


      



<article-nb="2018/10/23/19-13">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ En 2017, le procès du maire de Draveil avait explosé en vol. Il repart de zéro devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 22/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Nouveau procès pour Georges Tron, accusé de « viols et agressions sexuelles en réunion »

En 2017, le procès du maire de Draveil avait explosé en vol. Il repart de zéro devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 12h38
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



                                


                            
Georges Tron et son ex-adjointe à la culture à la mairie de Draveil (Essonne), Brigitte Gruel, sont de retour devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis à Bobigny à compter de mardi 23 octobre sous l’accusation de « viols et agressions sexuelles en réunion » et « complicité » de ces crimes et délits sur deux femmes, Virginie Faux et Eva Loubrieu.
Ouvert en décembre 2017, le procès avait explosé en vol quelques jours plus tard à la suite d’un double incident. D’abord la diffusion, au même moment, sur une chaîne du service public, d’un documentaire consacré à l’affaire, à laquelle participait l’une des plaignantes, Virginie Faux. L’avocat de Georges Tron, Me Eric Dupond-Moretti, avait dénoncé cette diffusion qui constituait, selon lui, « une atteinte particulièrement grave » à la présomption d’innocence de son client et apparaissait « susceptible d’influencer largement les débats de justice ».
Saisi de cette affaire par la défense de Georges Tron, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a, depuis, prononcé un blâme contre France Télévisions, en considérant que « le crédit accordé à la partie civile, les déclarations des témoins interrogés et les commentaires hors champ concouraient à l’établissement d’un reportage déséquilibré et essentiellement centré sur les charges retenues contre l’accusé ».
« Foi du palais »
A cette première difficulté s’était ajoutée la maladresse du président de la cour, Régis de Jorna. Lors d’une discussion informelle avec les avocats de toutes les parties au procès, il leur avait confié ses doutes sur sa capacité à mener sereinement à leur terme des débats ouverts dans le contexte particulier des révélations de l’affaire Harvey Weinstein aux Etats-Unis et du mouvement #metoo.
Croyant s’exprimer sous la « foi du palais » – ce code de bienséance non écrit qui régit les relations entre magistrats et avocats –, il avait évoqué la violence des attaques...




                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-14">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Dans un entretien aux « Echos », elle revient sur la proposition d’annuler la hausse de 1,7 point de CSG pour les retraités touchant moins de 1 600 euros par mois et de l’augmenter au-delà de 3 000 euros.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, n’est « pas favorable » à une CSG progressive pour les retraités

Dans un entretien aux « Echos », elle revient sur la proposition d’annuler la hausse de 1,7 point de CSG pour les retraités touchant moins de 1 600 euros par mois et de l’augmenter au-delà de 3 000 euros.



Le Monde.fr avec AFP
 |    23.10.2018 à 05h44
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 10h10
   





                        



   


Dans un entretien aux Echos, la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, s’est dite « pas favorable » à une contribution sociale généralisée (CSG) plus progressive pour les retraités, comme le prévoit un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) examiné à l’Assemblée à partir du mardi 23 octobre.
« Les parlementaires sont évidemment très sollicités par leurs électeurs sur le sujet », reconnaît la ministre dans cet entretien mis en ligne lundi sur le site du quotidien économique, alors que les retraités ont encore manifesté la semaine dernière contre la baisse de leur pouvoir d’achat après la hausse de la CSG et une revalorisation des pensions limitée à 0,3 % en 2019. « Il faut arrêter de créer des seuils, qui génèrent ensuite des débats sans fin et des incompréhensions », déclare-t-elle encore.

        Lire aussi :
         

                Les retraités sont-ils des « privilégiés » ou des « vaches à lait » ?



« Une régulation précise »
Un amendement déposé par des députés de La République en marche (LRM) prévoit que la hausse de 1,7 point de CSG serait annulée pour les retraités touchant moins de 1 600 euros par mois et augmentée au-delà de 3 000 euros. Un tel dispositif « conduirait à opposer les retraités entre eux », argue Mme Buzyn.
Le ministre des relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a précisé, mardi sur Europe 1, que cette mesure « n’est pas la bonne façon de répondre » à la question de leur pouvoir d’achat, faisant valoir que le gouvernement avait prévu « des mesures de compensation » à cette hausse de la CSG « au travers de la taxe d’habitation », dont un tiers va être supprimé cet automne.
Mme Buzyn se montre en revanche plus ouverte à trois autres amendements, dont l’un du rapporteur général Olivier Véran, qui vise à dérembourser les actes techniques réalisés dans des hôpitaux qui sont en dessous des seuils d’autorisation d’activité. Une « excellente mesure » pour la ministre.
Cet amendement « va dans le bon sens en instaurant une régulation précise », note Mme Buzyn, qui explique que « certains seuils vont d’ailleurs être relevés, par exemple pour le cancer du sein, et d’autres vont être créés », comme « pour le cancer de l’ovaire, de l’utérus ou du poumon ».

        Lire aussi :
         

                Le sort difficile des seniors sans emploi ni pension de retraite



« Délégation de compétences »
Interrogée sur un autre amendement de M. Véran, qui propose d’inciter financièrement les hôpitaux à renvoyer les patients des urgences vers la ville quand leur situation n’est pas grave, la ministre explique vouloir « voir plus précisément comment appliquer cette règle d’incitation afin qu’elle ne concerne que les cas où il apparaît évident que le passage aux urgences n’est pas justifié ».
Enfin, concernant une expérimentation qui permettrait aux pharmaciens de délivrer des médicaments à prescription obligatoire, Mme Buzyn cite « certaines pathologies – infections urinaires, orgelet, angine, etc. (…) où le diagnostic est facile », et où « on peut imaginer que les médecins et les pharmaciens se mettent d’accord localement sur une forme de délégation de compétence ».

        Lire aussi :
         

                La hausse de la CSG, point de crispation pour les retraités






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-15">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Mis en examen pour viols, il a reconnu des rapports sexuels décrits comme consentis, ce qu’il niait jusqu’ici.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 22/10/2018
Découvrir l’application


                        

Tariq Ramadan admet avoir « menti » sur ses relations avec deux accusatrices

Mis en examen pour viols, il a reconnu des rapports sexuels décrits comme consentis, ce qu’il niait jusqu’ici.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 01h55
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 10h07
    |

            Yann Bouchez








                        



   


Tariq Ramadan avait donc menti. Entendu par les juges d’instruction, lundi 22 octobre, l’islamologue de 56 ans a reconnu des relations sexuelles avec Henda Ayari et « Christelle » (un prénom d’emprunt), les deux premières femmes à avoir déposé plainte contre lui, en octobre 2017, pour viols.
« Je voulais simplement revenir sur mes déclarations, (…) je n’avais pas dit la vérité, j’avais menti, a-t-il déclaré aux magistrats, selon une source proche du dossier. Sur les deux cas. » Dans ce feuilleton judiciaire qui s’étire depuis bientôt un an, le rebondissement est majeur : l’intellectuel musulman, mis en examen depuis le 2 février, avait toujours nié le moindre rapport physique avec l’une ou l’autre.
Mais le mea culpa n’est pas allé plus loin. Après deux heures d’audition, Me Emmanuel Marsigny a résumé la nouvelle ligne de défense de son client : les relations avec les deux plaignantes ont été « parfaitement souhaitées et consenties ». « Sa parole est enfin libérée, et il en est soulagé », a assuré l’avocat dans le hall du nouveau palais de justice de Paris, devant une quinzaine de journalistes.
« La raison pour laquelle Tariq Ramadan a été contraint jusqu’à présent de ne pas reconnaître avoir eu des relations, a-t-il poursuivi, tient au fait que, depuis le départ, tant sur le plan médiatique qu’au cours de sa garde à vue (…), il a eu le sentiment que la conviction était acquise de ce qu’il était coupable des faits pour lesquels il était mis en examen, sans être en mesure de disposer des éléments matériels qui viennent récemment d’être versés au dossier. »
399 SMS
Ce dernier retournement de situation résulte de la récente expertise informatique d’un ancien téléphone de Christelle, la plaignante qui l’accuse d’un viol lors de leur unique rencontre, le 9 octobre 2009 dans une chambre d’hôtel à Lyon.
Les 399 SMS exhumés de l’appareil, versés au dossier d’instruction fin septembre, ne laissaient guère de doute sur la réalité d’un rapport physique dans la chambre du théologien suisse. Le 10 octobre 2009, Tariq Ramadan avait écrit à Christelle, en début de soirée : « J’ai senti ta gêne… désolé pour ma “violence”. J’ai aimé… Tu veux encore ? Pas déçue ? » Puis, quelques heures plus tard : « Tu n’as pas aimé… Je suis désolé, [Christelle]. Désolé. »
De l’été à la fin de l’année 2009, tous deux se sont envoyé des messages à caractère sexuel, ainsi que des textos plus conflictuels. Mais l’exégèse de ces SMS, rendue ardue par le fait que seuls ceux de Tariq Ramadan sont horodatés et que certains échanges sont incomplets, suscite désormais des conclusions opposées entre les avocats des différentes parties.

        Lire aussi :
         

                Affaire Ramadan : de nouveaux SMS mettent à mal la version du prédicateur



Si l’islamologue a désormais changé de version, son avocat adopte toujours un ton offensif, accusant les plaignantes de mentir. Il assure que les SMS démontrent que les deux plaignantes étaient consentantes. « Quel crédit donner aux accusations de [Christelle] alors qu’on retrouve un texto de sa part lui disant que si elle passait un mauvais moment elle serait partie (…), que la peau de M. Ramadan lui a manqué dès qu’elle a claqué la porte ? », s’est-il interrogé, lundi. Il a par ailleurs indiqué avoir versé au dossier de nouveaux SMS de Henda Ayari, prouvant selon lui une relation consentie.
« Eléments matériels accablants »
« L’avocat de M. Ramadan ment, comme son client a menti et sali les plaignantes pendant onze mois, a réagi Me Eric Morain, l’avocat de Christelle. Les SMS de ma cliente ne sont pas horodatés, et aujourd’hui personne, à part elle, n’est capable de dire quand elle les a envoyés. Elle s’expliquera devant les magistrats instructeurs si ceux-ci la convoquent. »
Confrontée pour la deuxième fois à Tariq Ramadan le 18 septembre, Christelle avait maintenu sa version et renouvelé ses accusations. Lui, avait assuré n’avoir fait que boire un verre avec elle dans le hall de l’hôtel. Il ignorait alors les résultats de l’expertise téléphonique, arrivée sur le bureau des juges quelques jours plus tard.
« La réalité du dossier montrait que la position de Tariq Ramadan n’était plus soutenable, estime Me Francis Szpiner, l’avocat de Henda Ayari. Les éléments matériels, malgré les gesticulations de sa défense, étaient accablants. Mais ce n’est pas parce que M. Ramadan reconnaît quelque chose qu’il est obligé de reconnaître, que brusquement il dit vrai. Il a encore du chemin à faire sur le chemin de la vérité. »
Lundi, le théologien est reparti à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne), où il est détenu. Son avocat a annoncé, de son côté, avoir déposé une nouvelle demande de mise en liberté, la quatrième depuis l’incarcération de son client, il y a plus de huit mois.

        Lire aussi :
         

                Quand Tariq Ramadan s’indignait des « affabulations » d’une « menteuse »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-16">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Mamadou, Zakaria et Ilyas poursuivent l’Etat et le ministre de l’intérieur pour un contrôle d’identité en 2017, qu’ils estiment basé sur des critères discriminatoires.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Le contrôle au faciès en question lors du procès intenté à l’Etat par trois lycéens

Mamadou, Zakaria et Ilyas poursuivent l’Etat et le ministre de l’intérieur pour un contrôle d’identité en 2017, qu’ils estiment basé sur des critères discriminatoires.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 20h19
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 20h36
    |

            Nicolas Chapuis








                        


Ils avaient promis de mener le combat sur le terrain médiatique et juridique. A voir tous les micros tendus, à la sortie de l’audience qui les a opposés à l’Etat, lundi 22 octobre, pour une affaire de contrôle au faciès, Mamadou, Zakaria et Ilyas ont au moins remporté la première manche. Les trois jeunes hommes avaient assigné l’Etat et le ministre de l’intérieur après avoir été interpellés en mars 2017 par des policiers sur un quai de la gare du Nord, à Paris, sur des critères qu’ils estiment discriminatoires. Ils revenaient d’un voyage scolaire à Bruxelles (Belgique) avec leur classe de Seine-Saint-Denis, accompagnés par leur professeure.

        Lire aussi :
         

                Trois lycéens de Seine-Saint-Denis attaquent l’Etat après un contrôle au faciès



Signe d’un procès pas comme les autres, on pouvait apercevoir sur les bancs du tribunal de grande instance de Paris, entre les visages encore poupins de nombreux jeunes gens venus soutenir leurs camarades, quelques figures connues, comme celles d’un ancien candidat à la présidentielle, Benoît Hamon, et d’un proche de Jean-Luc Mélenchon, Eric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis.
Le procès était, en effet, lourd de conséquences, non seulement pour les trois ex-lycéens, qui se sont engagés pleinement dans cette bataille judiciaire, mais aussi pour l’Etat, qui ne souhaite pas qu’une nouvelle jurisprudence vienne compliquer les contrôles d’identité. L’enjeu est aussi financier : les jeunes gens demandent 30 000 euros chacun de dommages et intérêts ; l’Etat, lui, souhaite qu’ils s’acquittent au contraire de 1 500 euros, en guise de réparation.
Soutien du Défenseur des droits
La tension ambiante était palpable dans la voix de Slim Ben Achour, l’avocat des adolescents. « Ce sont des jeunes qui sont venus me voir, car ils voulaient changer le monde en appliquant simplement le droit », a-t-il conclu sa longue plaidoirie, avec des sanglots dans la gorge, après avoir évoqué le quotidien de ces milliers de jeunes en proie à des discriminations, comme le rappellent régulièrement les statistiques.
Me Ben Achour avait reçu quelques instants plus tôt le soutien du Défenseur des droits, qui a estimé que les jeunes gens avaient fait tout ce qui était en leur pouvoir pour apporter des éléments laissant supposer qu’un contrôle au faciès avait eu lieu (en l’occurrence, quatorze témoignages concordants de leurs camarades et de leur professeure). Selon lui, la justice ne peut exiger du simple citoyen qu’il apporte une preuve que seule l’administration détient (les extraits de vidéosurveillance ou les enregistrements radio des policiers). En 2016, la Cour de cassation avait estimé que le citoyen devait simplement « apporter au juge des éléments qui laissent présumer l’existence d’une discrimination ». C’est à l’Etat d’en démontrer, par la suite, l’absence.
« Le point principal de ce dossier, c’est la question de la charge de la preuve », a rétorqué l’avocat de l’agent judiciaire de l’Etat, qui a rappelé qu’il ne s’agissait pas du procès d’« une question sociétale globale ». Selon lui, les attestations des lycéens « ne permettent pas de caractériser un comportement discriminatoire ». L’Etat n’a donc pas l’obligation de se justifier. Le procureur de Paris, qui avait délivré la réquisition encadrant le contrôle en question, a apporté son appui à l’avocat de l’Etat, en estimant qu’il ne fallait pas renverser les rôles et que les agents dépositaires de l’autorité publique devaient bénéficier d’une « présomption de légalité ».
Au-delà du cas singulier des trois jeunes gens, c’est donc bien une autre partie qui se jouait lundi, celle des conditions nécessaires pour établir un contrôle au faciès. « Il n’y a pas de fatalité, on peut changer les choses grâce à des décisions de justice », a estimé l’avocat des lycéens. « Une somme d’allégations ne peut suffire à renverser la charge de la preuve », a répondu le procureur. Deux conceptions qui seront départagées le 17 décembre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-17">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les difficultés rencontrées par des centaines, voire des milliers d’écoliers handicapés font l’objet, à chaque rentrée, de nombreuses alertes d’associations.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Le gouvernement lance une concertation pour « rénover » la scolarisation des élèves handicapés

Les difficultés rencontrées par des centaines, voire des milliers d’écoliers handicapés font l’objet, à chaque rentrée, de nombreuses alertes d’associations.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 18h09
   





                        



   


Quel statut pour les accompagnants d’élèves handicapés ? Quelle formation pour les enseignants ? Comment répondre à la colère de certains parents ? Le gouvernement a lancé, lundi 22 octobre, une concertation visant à « rénover » les dispositifs d’accompagnement pour les écoliers ayant des besoins spécifiques au cours de leur scolarité.
Accompagnant absent ou à temps partiel, manque de place dans des structures adaptées, listes d’attente interminables qui obligent les parents à garder leur enfant : les difficultés rencontrées par des centaines, voire des milliers d’écoliers handicapés font l’objet, à chaque rentrée, de nombreuses alertes d’associations. Et celle-ci n’a pas dérogé à la règle.

        Lire aussi :
         

                Handicap : la promesse de Macron sur les accompagnants scolaires est-elle tenue ?



Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, ont présenté les enjeux de cette concertation, qui avait été annoncée au mois de juillet, devant les membres du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), représentant des familles, des associations, des collectivités et des organisations syndicales et professionnelles. Elle aura pour but de « rénover le dispositif d’accompagnement des élèves en situation de handicap pour éviter les ruptures de parcours », a précisé Mme Cluzel, qui a décliné les trois grands axes de travail :
L’attendu des parents et des associations.Le métier d’accompagnant d’enfant en situation de handicap (AESH).L’expérimentation des pôles inclusifs d’accompagnement localisé.
Le gouvernement promet des « annonces fortes »
Concernant les deux premiers, la secrétaire d’Etat a promis des « annonces fortes » le 11 février 2019, date qui coïncide avec l’anniversaire de la loi de 2005 qui a instauré un droit à la scolarisation pour tous les enfants et adolescents handicapés. Le troisième, qui consiste à créer des pôles « inclusifs » mutualisant à l’échelle d’un établissement les moyens humains, matériels et thérapeutiques, doit aboutir à l’élaboration, au printemps, d’un « vade-mecum » remis à toutes les académies en vue du déploiement de premiers « pôles » à la rentrée 2019, a précisé M. Blanquer.
Près de 340 000 enfants handicapés sont scolarisés dans une école ordinaire, dont plus de la moitié nécessitent un accompagnement spécifique. Et 80 000 enfants sont inscrits dans des établissements médico-sociaux spécialisés.
« Mépris »
Sur ce sujet, le député de La France insoumise François Ruffin s’en est pris violemment à ses collègues de La République en marche (LRM), à l’Assemblée nationale, le 12 octobre. Alors que les parlementaires de la majorité ont décidé de retoquer une proposition de loi du député Les Républicains Aurélien Pradié pour « l’inclusion des élèves en situation de handicap », M. Ruffin a lancé dans l’hémicycle : « Ce vote vous collera à la peau comme une infamie. »
« Nous avons, dans le pays, des femmes, des milliers de femmes, qui accompagnent les enfants handicapés dans les écoles. Pour ce métier, elles sont sous-payées, 600 euros, 700 euros, sous le seuil de pauvreté, avec des contrats ultra-précaires, sans formation, sans qualification. Pour changer ça, depuis le début de votre mandat, quelle proposition de loi avez-vous portée ? Rien. Aucune. »
De son côté, M. Pradié avait fustigé le « mépris » des députés LRM. Sa proposition de loi prévoyait notamment un statut unique « d’accompagnant à l’inclusion scolaire », mieux rémunéré, pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS) ou les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Elle visait aussi à « décloisonner » l’accompagnement entre scolaire et périscolaire. M. Blanquer avait reconnu que le texte comportait « bien entendu des éléments intéressants » sur cette « priorité gouvernementale », tout en refusant d’être « caricaturé comme quelqu’un qui ne voit pas les difficultés actuelles et les pistes d’amélioration ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-18">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ La présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle pourrait expliquer la baisse de 25 % du risque chez les grands consommateurs de bio.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 22/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


L’alimentation bio réduit significativement les risques de cancer

La présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle pourrait expliquer la baisse de 25 % du risque chez les grands consommateurs de bio.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 07h13
    |

            Stéphane Foucart et 
Pascale Santi








                        



                                


                            

Pour les agences réglementaires, les résidus de pesticides dans l’alimentation ne présentent aucun risque pour la santé. Mais un corpus scientifique récent, sur les effets des mélanges de molécules et des expositions chroniques à faibles doses, suggère que les risques posés par les traces de produits phytosanitaires sont, au contraire, bien réels pour le consommateur.
Une étude épidémiologique française, publiée lundi 22 octobre dans la revue JAMA Internal Medicine, est ainsi la première à pointer de tels risques dans la population générale, s’agissant du cancer.
Elle indique que les plus gros consommateurs d’alimentation issue de l’agriculture biologique ont un risque de cancer réduit de 25 %, par rapport à ceux qui en consomment le moins. « Pour expliquer ces résultats, l’hypothèse de la présence de résidus de pesticides synthétiques bien plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle comparés aux aliments bio est la plus probable », indique Emmanuelle Kesse-Guyot, chercheuse (Institut national de la recherche agronomique, INRA) dans l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inserm, INRA, université Paris-XIII) et coauteure de ces travaux.
De fait, les types de cancer dont les risques sont les plus réduits chez les consommateurs d’aliments labellisés « AB » sont également associés aux expositions des agriculteurs aux pesticides.
Démonstration inédite
Conduits par Julia Baudry et Emmanuelle Kesse-Guyot, les auteurs ont exploité les données d’une grande cohorte, dite NutriNet, de près de 70 000 volontaires suivis entre 2009 et 2016. Ils ont divisé en quatre groupes les individus, en les classant des plus gros consommateurs de bio (environ plus de 50 % de leur alimentation), à ceux qui n’en consomment que de manière occasionnelle, ou jamais.
Durant les sept années de suivi, 1 340 nouveaux cas de cancer ont été enregistrés ;...




                        

                        


<article-nb="2018/10/23/19-19">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Un train transportant 366 personnes a déraillé à Taïwan, dimanche. Au moins 18 personnes sont mortes et 187 autres ont été blessées.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ 
<article-nb="2018/10/23/19-20">
<filnamedate="20181023"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181023"><AAMMJJHH="2018102319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par Les Décodeurs s’inquiétent des effets des ondes émises par le boîtier sur la santé.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Linky en questions : les ondes du compteur sont-elles dangereuses ?

La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par Les Décodeurs s’inquiétent des effets des ondes émises par le boîtier sur la santé.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 15h44
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 11h15
    |

            Anne-Aël Durand








                        



   


Cet article a été réalisé à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky, qui est en cours de déploiement par Enedis dans l’ensemble des foyers français.
Le compteur Linky émet-il en continu ?Le niveau d’ondes émises par Linky est-il élevé ?Existe-t-il des émetteurs radio Linky, qui exposent à des ondes supplémentaires ?L’accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?La proximité physique du compteur est-elle inquiétante ?Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?Peut-on poser un filtre pour bloquer le CPL émis par Linky ?Linky est-il un cauchemar pour les personnes électrohypersensibles ?
Le compteur Linky émet-il en continu ?
NON, MAIS…
Question posée par Aurore Rodriguez
« Enedis “joue” sur les mots en indiquant dans sa communication à moult reprises que le compteur Linky n’émet que quelques secondes par jour. Ils ne parlent jamais de la technologie CPL qui, elle, circule toute la journée dans le réseau électrique domestique. »
Par rapport aux anciens compteurs, Linky est dit « communicant » ou « intelligent », car il peut transmettre des informations sur la consommation des foyers, et être relevé à distance. Les données transitent non pas par Wi-Fi ou par ondes hertziennes, mais par le courant porteur en ligne (CPL), c’est-à-dire par les fils de l’installation électrique.
Le CPL est une technologie fréquemment utilisée depuis les années 1950, et développée dans les maisons pour les box Internet ou des usages domotiques, comme les volets roulants ou les alarmes, mais aussi dans tous les compteurs avec l’option « heures pleines-heures creuses », soit environ dix millions de foyers.
Un signal à haute fréquence et de faible énergie passe, en même temps que le courant alternatif, dans le logement, et au-delà, jusqu’au concentrateur, situé dans le poste de distribution à l’extérieur de la maison. Les informations sont ensuite transmises via le réseau télécoms (GPRS) vers les sites de supervisions.
En fonctionnement normal, Linky se contente de relever la consommation du foyer une fois par jour, pour une période de quelques secondes, entre minuit et 6 heures du matin. Les concentrateurs peuvent aussi interroger le compteur ponctuellement, par exemple pour détecter une panne.
Mais en réalisant des mesures d’exposition en 2016, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a repéré que des « ping » étaient aussi envoyés plus souvent, pour vérifier que le réseau n’est pas coupé. « Ces communications sont extrêmement brèves [140 millisecondes] mais assez fréquentes : entre quatre et dix par minute, quel que soit le moment de la journée. Finalement, si on ajoute le tout, ça fait un temps quotidien de communication de quelques minutes à quelques heures, explique Olivier Merckel, chef de l’unité d’évaluation des risques liés aux nouvelles technologies à l’Anses. On ne peut pas dire qu’un compteur émet en permanence, mais il le fait plus que ce qu’on imaginait au départ. »
Le niveau d’ondes émises par Linky est-il élevé ?
NON
Question posée par Claire Doun : 
« Quelle quantité d’ondes [est émise] par rapport à d’autres appareils, type smartphone, Wi-Fi… ? »
Le CPL et le compteur émettent des ondes électromagnétiques, comme le font de nombreux appareils électriques sous tension. Ces types d’ondes ont été classées comme « peut-être cancérogènes pour l’homme ». Mais le rapport publié en 2016 par l’Anses conclut que les niveaux relevés sont très faibles et ne présentent pas de danger.
Selon des mesures réalisées par plusieurs organismes, le compteur émet un champ électrique compris entre 0,2 et 3,9 volts par mètre (V/m), loin de la limite réglementaire de 87 V/m, et un champ magnétique de 0,26 microtesla (µT), alors que le maximum autorisé est de 6,25 µT.
Les comparaisons réalisées avec d’autres équipements domestiques montrent que le champ électrique du compteur Linky est cinquante fois plus faible que celui d’une plaque à induction, ou dix-sept fois plus faible que celui d’une lampe fluocompacte. Concernant le champ magnétique, à trente mètres d’un compteur, il est aussi inférieur à une plaque à induction et équivalent à celui d’une télévision cathodique. Les émissions baissent rapidement lorsque l’on s’éloigne du câble électrique. Mais elles restent supérieures à celles d’un ancien compteur qui étaient, elles, quasi nulles.
Existe-t-il des émetteurs radio Linky, qui exposent à des ondes supplémentaires ?
OUI, MAIS…
Question posée par Stéphane Lhomme, militant antinucléaire et conseiller municipal de Saint-Macaire (Gironde), devenu l’une des figures de proue du mouvement anti-Linky :
« Alors qu’Enedis et les promoteurs du Linky contestent la problématique des ondes en insistant sur le fait que “le Linky ne fonctionne pas en Wi-Fi”, est-il vrai que, dans un second temps, des millions de Linky vont être équipés d’émetteurs Zigbee (équivalent du Wi-Fi) ? »
Les émetteurs radio Linky (ERL) comme le Zigbee sont des modules supplémentaires conçus pour être rattachés aux compteurs communicants et leur donner de nouvelles fonctionnalités.
L’ERL n’est pas installé par Enedis mais par les fournisseurs d’électricité. Il permet de connaître la consommation en temps réel des appareils électriques, de les piloter pour améliorer son confort – par exemple éteindre le chauffage lorsqu’on sort de chez soi et le rallumer avant de revenir – et réaliser des économies d’énergie. C’est le principe des smartgrids.
Contrairement à Linky, qui utilise le courant porteur en ligne (CPL), ce module fonctionne avec des protocoles radios standards et sécurisés, dont l’un appelé « ZigBee ». Ce système proche du Bluetooth permet d’émettre avec une faible consommation d’énergie dans un rayon d’action assez limité. Ni l’Agence nationale des fréquences (ANFR) ni l’Anses n’ont encore réalisé de mesures concernant les ERL. « Les bandes ISM et Wi-Fi sont libres ou sous autorisation générale : tout le monde peut communiquer à condition de ne pas dépasser une certaine puissance », explique au Monde Gilles Brégant, directeur général de l’ANFR.
Une chose est sûre, ces modules ne sont pas obligatoires et n’existent quasiment pas dans le commerce. Chaque consommateur peut choisir de l’ajouter ou non. Mais il est impossible d’empêcher son voisin de s’équiper d’un ERL… de même que lui interdire d’utiliser du Wi-Fi ou du Bluetooth dans son habitation.
L’accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?
NON
Question de Gg Fourgi :
« Vivant en appartement, la grappe des quarante compteurs de l’immeuble va émettre ses relevés toutes les vingt-quatre heures ou toutes les heures si l’option est choisie. Il semble qu’il n’y ait pas de filtres dans le compteur : nous allons recevoir dans notre appartement le rayonnement du relevé des quarante compteurs au pire toutes les heures : quelles mesures d’impact sur la santé ont été faites (pas pour un compteur mais pour une grappe de quarante) ? »
La question a été posée sous des formes différentes par plusieurs internautes. En effet, dans les habitations collectives, les compteurs sont fréquemment regroupés. Les émissions d’un seul Linky sont faibles, mais peuvent-elles devenir dangereuses en se cumulant ? C’est peu probable, selon Gilles Brégant, directeur de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) : « Les Linky ne sont pas synchrones, ils ne vont pas tous émettre en même temps et ne vont pas s’additionner, sauf dans des cas très rares. Cela dépend aussi de la configuration : en immeuble, les compteurs sont en moyenne assez loin des appartements, or, les ondes s’affaiblissent vite avec la distance. » 

        Notre analyse :
         

          Pourquoi le compteur Linky électrise les passions



Pour l’instant, les tests n’ont été réalisés qu’en laboratoire ou en condition réelle sur des compteurs Linky isolés, mais les particuliers peuvent demander par Internet que l’ANFR réalise des mesures d’ondes chez eux, ou dans des dispositions particulières. Les résultats seront ensuite publiés sur le site Cartoradio.
Selon Olivier Merckel, chargé des risques sanitaires liés aux nouvelles technologies à l’Anses, la multiplication des compteurs en un point rallonge le temps d’émission mais pas forcément leur intensité et « il est très peu probable qu’on arrive à des niveaux d’exposition significatifs ».
Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?
A PRIORI OUI
Question de Georges Heribert :
« Peut-on installer un compteur Linky dans une chambre à coucher sans danger ? »
Une autre lectrice, Marie, s’inquiète de « sa proximité avec la vie de famille. Il est à moins d’un mètre du canapé. »
Le cas de figure n’est pas très fréquent, car les compteurs sont généralement installés à l’extérieur des maisons ou appartements, ou assez loin des pièces de vie (couloir, garage…). Les mesures réalisées à vingt centimètres du Linky ne sont pas supérieures aux autres émissions d’appareils électriques, comme une télévision, un chargeur d’ordinateur ou un micro-ondes.
Les autorités sanitaires se veulent rassurantes. « La probabilité d’un effet sur la santé est extrêmement faible. On ne peut pas démontrer l’absence d’un risque, mais aucun élément scientifique aujourd’hui n’indique un quelconque risque, y compris pour les jeunes enfants, assure au Monde Olivier Merckel, de l’Anses. L’exposition n’a rien à voir avec celles des téléphones mobiles, par exemple. »
Le rapport de l’Anses, publié en 2016, préconise toutefois de réaliser des mesures additionnelles sur des dispositifs électriques utilisés très proches du corps humain (fauteuils, lits à commande électrique, etc.).
Peut-on poser un filtre pour bloquer le CPL ?
OUI, MAIS…
Question de François Sermier :
« Pourquoi personne (ni Enedis, ni les anti-Linky) ne mentionne jamais la possibilité de poser un filtre permettant d’empêcher complètement le passage du CPL en aval du compteur sans impact sur le fonctionnement du compteur ? »
Les filtres anti-CPL destinés à bloquer les émissions de Linky ne sont pas si confidentiels. Ils sont même mis en avant comme « la meilleure protection » pour la vie privée, le matériel sensible et la santé par la Plate-forme opérationnelle anti-Linky (www.poal.fr), un site destiné à fédérer les opposants au compteur connecté.
Ce filtre est un boîtier destiné à empêcher les parasites dans l’installation électrique, notamment les ondes émises par le CPL au sein des habitations. Le compteur Linky n’émet donc plus à l’intérieur, mais continue de communiquer vers l’extérieur pour relever la consommation vers Enedis – ce qui est une obligation légale.
Mais ce filtre peut aussi occasionner des difficultés. Tout d’abord, il risque de perturber des systèmes domotiques comme les alarmes ou les volets télécommandés. Ensuite, il est assez cher. Par exemple, l’entreprise CEM-Bioprotect, qui commercialise ces filtres, les vend entre 235 et 500 euros, sans compter le coût de l’installation, qui doit être réalisée par un électricien. Un prix qui triple pour les installations électriques en triphasé.
Surtout, est-ce une solution aux craintes sur les ondes et l’accès à la vie privée ? Pas si simple.
« S’il est conçu et installé correctement, ça doit pouvoir fonctionner. Mais cela n’a pas été testé, explique Olivier Merckel, de l’Anses, qui reste circonspect sur leur utilité. Avec ces inquiétudes liées aux ondes, malheureusement, on voit apparaître sur le marché des produits totalement inefficaces, comme par exemple des patchs censés atténuer ou annuler le rayonnement électromagnétique des téléphones portables. »
Stéphane Lhomme, militant anti-Linky, a qualifié en avril 2018 les créateurs du site POAL d’« escrocs qui ne sont là que pour vendre très cher des pseudo-filtres ». Le cofondateur de la plate-forme anti-Linky, Philippe Mahé, est aussi le président de l’entreprise CEM-Bioprotect, sans que le lien entre les deux soit signifié clairement, comme l’a révélé une enquête de Libération.
Linky est-il une nuisance pour les personnes électrohypersensibles ?
DIFFICILE À DIRE
René Sebek s’inquiète des « effets du CPL sur les électrosensibles » et a transféré aux Décodeurs une centaine de témoignages de personnes souffrant de problèmes de santé qu’ils attribuent au compteur Linky.
Maux de tête, insomnies et fatigue, acouphènes, picotement, vertiges, nausées… de nombreuses personnes décrivent des symptômes variés qu’ils relient à la présence ou à la pose d’un compteur Linky, et des ondes électromagnétiques qu’il génère. Ces troubles, rassemblés sous le terme d’électrohypersensibilité (EHS) sont apparus dans les années 1980 et se sont développés depuis les années 2000, en même temps que la multiplication des téléphones mobiles, antennes-relais ou Wi-Fi.
La science reste assez démunie face à ce phénomène. L’Anses a publié en mars 2018 un rapport, synthèse de quatre ans de travail pluridisciplinaire sur l’EHS, qui conclut que « les souffrances correspondent à une réalité », qui justifie une prise en charge adaptée pour près de trois millions de personnes. Pourtant, ajoutent les auteurs de ces travaux, « les connaissances scientifiques actuelles ne mettent pas en évidence de lien de cause à effet » avec l’exposition aux ondes électromagnétiques.
Ce rapport ne traite pas spécifiquement du CPL, mais l’Anses, dans un avis sur les compteurs communicants appelait à réaliser des études spécifiques sur l’« effet nocebo » (l’inverse du « placebo », c’est-à-dire un effet négatif dû à une attente de nocivité d’un produit pourtant inactif) d’une installation imposée aux citoyens.
En attendant, certaines personnes électrosensibles se tournent vers la justice, avec plus ou moins de réussite. Une Iséroise a obtenu en décembre 2016 du tribunal de grande instance de Grenoble que son compteur d’eau communiquant soit retiré et qu’aucun nouveau compteur, y compris Linky, ne soit installé chez elle par précaution.

        Explications :
         

          Non, la justice n’autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky



Toujours en Isère, un couple domicilié à Meylan avait aussi obtenu en septembre 2017 que le tribunal de grande instance de Grenoble interdise à Enedis d’installer un compteur Linky à leur domicile, car leur fils était électrosensible. Mais ce jugement a été annulé en appel en mars 2018. En juillet 2018, Ouest-France relatait l’histoire d’une Morbihanaise électrosensible qui avait obtenu la dépose de son compteur Linky.
Interrogée sur ces « exemptions » à l’obligation de pose d’un compteur Linky, l’entreprise Enedis explique qu’elle « ne peut pas rester insensible à la détresse exprimée par certains clients connaissant parfois de graves difficultés de santé, sans qu’il y ait pour autant de lien possible avec l’installation du compteur. Face à de telles situations, qui restent heureusement extrêmement rares, Enedis agit avec bienveillance et coopération en prenant en compte leurs préoccupations et en reportant si nécessaire l’installation du compteur. » Le gestionnaire du réseau précise toutefois que « cette position ne doit aucunement être interprétée comme la reconnaissance d’un lien entre la technologie des compteurs communicants et les difficultés de santé de ces clients ».

        Vérification :
         

          L’intox du « premier mort lié au compteur Linky »





Notre série Linky en questions
Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :
1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ? 
2- Le compteur électrique est-il un espion ? (mardi 23 octobre)
3- Les consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ? (mercredi 24 octobre)
4- Comment se passe l’installation du compteur ? (jeudi 25 octobre)
5- Est-ce vraiment écologique ? (vendredi 26 octobre)





                            


                        

                        

