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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Selon une étude menée sur 70 000 personnes, la présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle explique ce résultat.
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L’alimentation bio réduit de 25 % les risques de cancer

Selon une étude menée sur 70 000 personnes, la présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle explique ce résultat.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 17h22
    |

            Stéphane Foucart et 
Pascale Santi








                        



                                


                            

Pour les agences réglementaires, les résidus de pesticides dans l’alimentation ne présentent aucun risque pour la santé. Mais un corpus scientifique récent, sur les effets des mélanges de molécules et des expositions chroniques à faibles doses, suggère que les risques posés par les traces de produits phytosanitaires sont, au contraire, bien réels pour le consommateur. Une étude épidémiologique française, publiée lundi 22 octobre dans la revue JAMA Internal Medicine, est la première à pointer de tels risques dans la population générale, s’agissant du cancer.
Elle indique que les plus gros consommateurs d’alimentation issue de l’agriculture biologique ont un risque de cancer réduit de 25 %, par rapport à ceux qui en consomment le moins. « Pour expliquer ces résultats, l’hypothèse de la présence de résidus de pesticides synthétiques bien plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle comparés aux aliments bio est la plus probable », indique Emmanuelle Kesse-Guyot, chercheuse (INRA) dans l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inserm, INRA, université Paris-XIII) et coauteure de ces travaux. De fait, les types de cancer dont les risques sont les plus réduits chez les consommateurs d’aliments labellisés « AB » sont également associés aux expositions des agriculteurs aux pesticides.
Les lymphomes surreprésentés chez les agriculteurs conventionnels
Conduits par Julia Baudry et Emmanuelle Kesse-Guyot, les auteurs ont exploité les données d’une grande cohorte, dite NutriNet, de près de 70 000 volontaires suivis entre 2009 et 2016. Ils ont divisé en quatre groupes les individus, en les classant des plus gros consommateurs de bio (environ plus de 50 % de leur alimentation), à ceux qui n’en consomment que de manière occasionnelle, ou jamais. Durant les sept années de suivi, 1 340 nouveaux cas de cancer ont été enregistrés ; les auteurs ont ensuite observé...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Le blogueur Sylvestre Huet réagit aux récentes déclarations d’Antoine Petit sur la rémunération des chercheurs-vedettes.
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Pour quatre députés Les Républicains, qui s’expriment dans une tribune au « Monde », le débat sur la loi bioéthique doit être l’occasion pour la droite d’exprimer sa capacité à être en phase avec la société
<filname="PROF-env_sciences-3"> ¤                     
                                                   
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« Nous sommes députés de droite et favorables à la PMA ! »

Pour quatre députés Les Républicains, qui s’expriment dans une tribune au « Monde », le débat sur la loi bioéthique doit être l’occasion pour la droite d’exprimer sa capacité à être en phase avec la société



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 14h32
    |

Collectif







                        



                                


                            

Tribune. Le débat sur la procréation médicalement assistée (PMA) qui s’annonce à l’Assemblée nationale est un défi politique, moral et philosophique pour la droite républicaine que nous incarnons au Palais-Bourbon. Ce débat, loin d’être anecdotique, est celui qui cristallisera le regard de l’opinion sur notre législature et sur lequel notre famille politique jouera sa capacité à incarner une vision politique progressiste… ou pas ! Nous ne pouvons manquer ce rendez-vous. Car au-delà des passions, nous avons la responsabilité de penser une vision de société adaptée aux enjeux du XXIe siècle et conforme à l’esprit républicain auquel nous sommes attachés.

L’examen du projet de loi bioéthique annonce en réalité un débat plus large que celui de la PMA ou de la GPA (gestation pour autrui), et il doit interroger le sens d’un engagement et de l’adhésion à un courant de pensée. Notre approche sera plus qu’un choix favorable ou hostile à l’extension d’un droit, il exprimera une conception de la droite du XXIe siècle. Cette droite se doit d’être digne et fidèle à ce que nos prédécesseurs ont réalisé en matière de droits des femmes et de la famille, et nous ne pouvons pas faire l’économie d’afficher notre fierté sur la loi portée avec courage par Simone Veil autorisant l’interruption volontaire de grossesse, et contre une partie des siens, rendant l’intérêt général plus fort que l’esprit partisan.

La science et l’approche éthique développée par le comité d’éthique posent un cadre de référence offrant des garanties morales, médicales. La bioéthique française s’est construite autour de grands principes auxquels nous accordons notre confiance, car la dignité humaine et la préservation de l’espèce sont au cœur de cette approche. Sans nous libérer de nos choix politiques, l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) doit nous éclairer et lever des doutes. Nous ne souhaitons pas nous enfermer dans...




                        

                        


<article-nb="2018/10/22/19-4">
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ L’expert en robotique humanoïde et réalité virtuelle est fasciné par les films dans lesquels la frontière entre hommes et machines disparaît. Comme dans ses recherches...
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La réalité d’Abderrahmane Kheddar dépasse la science-fiction

L’expert en robotique humanoïde et réalité virtuelle est fasciné par les films dans lesquels la frontière entre hommes et machines disparaît. Comme dans ses recherches...



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    21.10.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 06h40
    |

                            Marina Julienne








                        



                                


                            

Un visage rond plutôt bonhomme et des pommettes rieuses qui ne collent pas vraiment avec la face d’acier du robot auprès duquel il pose. Abderrahmane Kheddar, né en 1967 en Algérie, a depuis quinze ans un pied au Japon et l’autre en France. A l’aise en Orient comme en Occident, il est aussi détendu avec les machines qu’avec les humains. 
« Ma passion pour les robots a démarré quand j’étudiais à l’Institut national d’informatique d’Alger. A la bibliothèque j’avais déniché le seul livre consacré à la robotique, et la bibliothécaire a fini par me le donner ! » Faute de pouvoir poursuivre ses études en France, il crée une société d’informatique. « J’avais une bonne situation, mais ma chance est venue d’un client qui m’a mis en relation avec un chercheur français en robotique, et la passion l’a emporté. C’était aussi l’époque des attentats à répétition. Je me suis décidé à partir. »
Le voici dans le laboratoire de Philippe Coiffet, père de la robotique française, à l’université ­Paris-VI. En 1997, il obtient sa thèse et déjà une réputation internationale dans le domaine de la téléopération : il est le premier à faire assembler simultanément des pièces d’un puzzle à quatre robots géographiquement éloignés.
Recruté à l’université d’Evry, il est professeur quand Philippe Coiffet lui propose, en 2003, de participer à l’aventure de la création du Labo­ratoire de robotique franco-japonais à Tsukuba, le Joint Robotics Laboratory (JRL), association entre l’Institut national japonais des sciences et technologies – l’AIST – et le CNRS.
Un esprit agnostique
« Il a apporté une vraie valeur ajoutée au laboratoire, raconte Eiichi Yoshida, codirecteur du JRL. Nous savions faire des robots qui avancent sur du plat, mais pour obtenir des déplacements utiles, il faut ­générer des points d’appui. Abder a été clairvoyant, il était le seul à travailler sur l’haptique [la science du toucher] et à imaginer calquer...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Trois rapports publiés par l’agence Santé publique France n’ont pas trouvé d’explication aux cas groupés détectés dans l’Ain, en Loire-Atlantique et en Bretagne.
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Enfants sans bras : le gouvernement ouvre une nouvelle enquête

Trois rapports publiés par l’agence Santé publique France n’ont pas trouvé d’explication aux cas groupés détectés dans l’Ain, en Loire-Atlantique et en Bretagne.



Le Monde.fr avec AFP
 |    21.10.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 08h21
   





                        


Le gouvernement a décidé d’ouvrir une nouvelle enquête sur les bébés malformés nés dans plusieurs départements, a déclaré dimanche 21 octobre la ministre de la santé, Agnès Buzyn, en jugeant « insupportable » que ces cas groupés restent sans explication.
Avec le ministre de la transition écologique, François de Rugy, « nous avons décidé de relancer une enquête » avec l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et l’agence Santé publique France pour avoir des « regards croisés » de médecins et d’experts de l’environnement, a-t-elle déclaré lors de l’émission « Le Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI.
« On ne peut pas se satisfaire de dire qu’on n’a pas trouvé de causes, c’est insupportable », a ajouté Mme Buzyn. « Bébés nés sans bras : s’en remettre à la fatalité n’est pas acceptable ! », a, pour sa part, déclaré sur Twitter François de Rugy, au sujet de cette « nouvelle enquête » pour « faire toute la lumière sur l’origine de ces malformations ».

Bébés nés sans bras : s’en remettre à la fatalité n’est pas acceptable ! Nous allons lancer avec @agnesbuzyn une no… https://t.co/1yK1qWiDlm— FdeRugy (@François de Rugy)


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Ces cas groupés ont été observés dans l’Ain (7 naissances entre 2009 et 2014), en Loire-Atlantique (3 naissances entre 2007 et 2008) et en Bretagne (4 naissances entre 2011 et 2013), à chaque fois dans un périmètre restreint. Ils ont suscité des inquiétudes dans les zones concernées.

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          Les mauvais calculs de Santé publique France



Subvention maintenue au Remera
Après une première enquête, l’agence sanitaire Santé publique France a conclu début octobre que le nombre de cas de l’Ain n’était pas statistiquement supérieur à la moyenne nationale. A l’inverse, il y a bien, selon elle, un excès de cas en Loire-Atlantique et en Bretagne, mais qui restent sans explications. Selon Mme Buzyn, il y a « entre 80 et 100 naissances par an avec des malformations de membres » en France.
Les causes peuvent être génétiques, liées à des contraintes physiques ou dues à des substances toxiques (alimentation, environnement, voire médicaments dans le cas du thalidomide, antinauséeux qui avait fait naître des milliers d’enfants sans bras entre 1957 et 1962). Plusieurs facteurs entrent sans doute en ligne de compte.
La ministre a, par ailleurs, assuré qu’il était « hors de question d’arrêter la subvention des registres », y compris celle du Registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera), dirigé par Emmanuelle Amar, le plus ancien des six registres des malformations congénitales de France, sis à Lyon et qui est au centre d’une polémique scientifique, après avoir révélé les cas de l’Ain.
« Quand il y a un registre qui cumule des cas pendant vingt ou trente ans, si, à un moment, vous l’arrêtez, on ne peut plus le démarrer, vous perdez l’information. Quand on a un registre qui fonctionne, il ne faut surtout pas l’arrêter », a souligné la ministre.

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                « Pourquoi une telle désertion des financeurs du Registre des malformations congénitales en Rhône-Alpes ? »



« Une grande avancée »
Cette annonce de la ministre de la santé « est une bonne nouvelle que je salue », a déclaré Emmanuelle Amar à l’AFP. « C’est une grande avancée ». La scientifique estime que « c’était la seule solution raisonnable et sage (…). Je salue aussi le fait que Mme Buzyn reconnaisse le rôle scientifique et social des registres », a-t-elle ajouté.
La directrice générale du Remera demande que la nouvelle enquête soit menée par des « scientifiques indépendants » et non Santé publique France. « Il faut évidemment qu’on rassemble des gens qui n’ont pas été partie prenante de la polémique » scientifique lancée par une épidémiologiste de l’Inserm.
Concernant la poursuite de la subvention des registres annoncée par la ministre, la directrice du Remera estime qu’il faut « l’assurance d’un financement à moyen terme, d’au moins trois ans ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ L’association anticorruption accuse six médecins d’un groupe d’expertise de la Haute Autorité de santé de ne pas avoir déclaré leurs liens avec l’industrie pharmaceutique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/10/2018
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Anticor dépose plainte contre des médecins experts du cholestérol

L’association anticorruption accuse six médecins d’un groupe d’expertise de la Haute Autorité de santé de ne pas avoir déclaré leurs liens avec l’industrie pharmaceutique.



LE MONDE
 |    21.10.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 10h18
    |

            Laura Motet et 
Pascale Santi








                        


C’est une première. Selon une information de L’Express confirmée par Le Monde, l’association de lutte contre la corruption Anticor a adressé une plainte contre X, mercredi 3 octobre, au parquet de Bobigny, pour « prise illégale d’intérêts » avec, cette fois, dans le viseur, non pas des personnalités politiques, mais des médecins.
L’association accuse six des neuf membres d’un groupe d’expertise de la Haute Autorité de santé (HAS) d’avoir négligé de déclarer les liens financiers qu’ils entretenaient avec des laboratoires pharmaceutiques. Une omission d’autant plus équivoque qu’ils ont rédigé, en tant qu’experts, une recommandation sur la prise en charge des dyslipidémies (cholestérol, excès de triglycérides…) et que celle-ci « accroît notablement le nombre de patients chez qui un traitement est indiqué », affirme Anticor dans sa plainte.

        Lire aussi :
         

                Anticor, l’association qui veut vacciner les politiques contre la corruption



« Notre plainte porte sur une recommandation [précise], mais le phénomène est systémique, explique au Monde Elise Van Beneden, secrétaire générale adjointe d’Anticor. Pour nous, il s’agit d’un coup de pied dans la fourmilière et d’un avertissement à l’ensemble du secteur médical, de la HAS à l’Agence nationale de sécurité du médicament [Afssaps], mais aussi aux expertises effectuées en amont. »
« Oubli »
Sur les six médecins épinglés par Anticor, deux ont particulièrement attiré l’attention de l’association.
Le premier, le professeur Bruno Vergès, chef de service au CHU de Dijon, ne mentionne qu’un lien d’intérêt au moment de sa déclaration à la HAS : sa qualité de secrétaire général de la société française d’endocrinologie, oubliant de mentionner les revenus qu’il a par ailleurs perçus – soit 65 088 euros d’avantages et 36 940 euros de rémunérations et honoraires, de 2013 à 2017. « Ces avantages correspondent à des inscriptions offertes à des congrès », explique le professeur Vergès au Monde. Et de poursuivre : « Ils n’influencent pas nos recommandations. Pour les écrire, nous nous appuyons sur des éléments de preuve indiscutables. Nous ne citons d’ailleurs aucun produit précis. »

   


Le second, le docteur Jean-Michel Lecerf, chef de service à l’Institut Pasteur de Lille a, lui, bien déclaré ses liens avec l’industrie de l’agroalimentaire. Il a, cependant, omis de mentionner ses liens avec celle du médicament, alors qu’il a reçu 25 268 euros en tant que consultant, notamment pour MSD et Sanofi-Aventis - Regeneron. « C’est vraiment invraisemblable d’être épinglé pour un travail bénévole effectué pour la HAS », s’étonne le docteur Lecerf, interrogé par Le Monde, concédant toutefois un « oubli » concernant ses liens avec l’industrie pharmaceutique.
« Conflit d’intérêts »
Ces oublis peuvent pourtant entraîner des poursuites. Le code de la santé publique oblige, en effet, tout expert participant à ce type de groupe d’étude à rédiger une déclaration mentionnant tous les liens d’intérêts qu’il a eus pendant les cinq années précédant sa mission. A la HAS de déterminer ensuite si ces liens sont majeurs et, le cas échéant, d’écarter un expert un peu trop proche des entreprises pouvant bénéficier de sa mission.
Or, selon l’association pour une formation médicale indépendante (Formindep), dont le travail a servi d’appui à la plainte d’Anticor, les omissions des experts du groupe d’étude sur la prise en charge des dyslipidémies sont justement « susceptibles de produire un conflit d’intérêts ». Formindep a d’ailleurs déposé une requête au Conseil d’Etat fin août, demandant le retrait de la fiche mémo produite par le groupe d’experts. Comme la plainte d’Anticor, la requête de Formindep cible elle aussi particulièrement les docteurs Lecerf et Vergès.
« Ces médecins ont déclaré n’avoir aucun lien d’intérêts », souligne Jean-Sébastien Borde, vice-président du Formindep. « Ces recommandations, qui sont calquées sur celles de sociétés savantes financées par l’industrie pharmaceutique, doivent être retirées, car elles ne répondent pas aux principes d’impartialité propres à toute expertise médicale », poursuit M. Borde.

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                "Il faut arrêter de s'appuyer uniquement sur les experts liés aux firmes"



Les déclarations publiques d’intérêts signées par ces experts et fournies à la HAS ne correspondent pas à ce qui est déclaré en ligne sur la base publique « transparence santé », sur laquelle les entreprises doivent déclarer leurs liens d’intérêts avec les acteurs de la santé. Or, « l’existence de liens d’intérêts entre les experts dans le domaine sanitaire et les entreprises commercialisant des produits de santé concernés par les recommandations sont susceptibles de biaiser ces recommandations », souligne la requête de Formindep.
Nouveau déontologue
Interrogée vendredi 19 octobre, la HAS répond qu’elle n’a pas, à ce jour, connaissance de cette plainte d’Anticor et ne fait aucun commentaire. Selon toute vraisemblance, les déclarations d’intérêts de ces experts mis en cause par la plainte d’Anticor et la requête de Formindep n’avaient pas été comparées par la HAS à la base « transparence santé ». Mais la procédure de vérification a été renforcée il y a deux ans.
La HAS s’est dotée, depuis octobre 2016, d’un déontologue « chargé de veiller au respect des obligations de déclaration des liens d’intérêts et de prévention des conflits d’intérêts », le magistrat Daniel Ludet. Son rapport annuel publié en mars 2017 mentionne la nécessité de rapprocher les déclarations d’intérêts avec la base « transparence santé », en « consultant systématiquement ce site pour les membres des commissions ». « La HAS pouvait donc aisément constater l’existence de liens d’intérêts majeurs, en cours, au moment même du dépôt de la déclaration d’intérêts par l’expert », ajoute la requête de Formindep.
Ce n’est pas la première fois que Formindep s’attaque à la HAS. En 2009, elle a saisi le Conseil d’Etat afin d’obtenir l’annulation de deux recommandations, sur le diabète de type 2 et la maladie d’Alzheimer, pour non-respect des règles de gestion des conflits d’intérêts. Le Conseil d’Etat a abrogé la recommandation sur le diabète en mai 2011 et, dans la foulée, la HAS a retiré d’elle-même celle sur la maladie d’Alzheimer.

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                Vaccins : « C’est le manque de transparence qui alimente la défiance »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ En observant l’évolution des cellules pigmentées de cette reine du camouflage, des chercheurs ont pu approcher l’activité de ses neurones. Une première
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La seiche, la pensée à portée de peau

En observant l’évolution des cellules pigmentées de cette reine du camouflage, des chercheurs ont pu approcher l’activité de ses neurones. Une première



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    21.10.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 17h52
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

Dans le grand carnaval des animaux, la seiche n’a pas la cote du poulpe. Moins spectaculaire, moins harmonieuse. Moins facétieuse aussi. Pour ce qui est du camouflage, pourtant, l’un des prin­cipaux talents de son cousin, elle n’a rien à lui envier. Comme lui, elle peut changer son ­apparence – forme, couleurs, motifs, texture – en quelques millisecondes. Son secret ? Des millions de petits points colorés de quelques dizaines de microns de diamètre, les chromatophores, que le céphalopode ouvre ou ferme sur commande de ses neurones moteurs.
De nombreux scientifiques ont tenté de comprendre comment agissaient ces ­cellules pigmentaires, à toutes les échelles, celle du point comme celle du tableau. Dans un article publié le 18 octobre par la revue ­Nature, une équipe du Max Planck Institute de Francfort, pilotée par le Français Gilles Laurent, vient de faire une sérieuse percée.
En filmant six animaux dans un bassin, les neurobiologistes ont développé une méthode pour suivre l’évolution de dizaines de milliers de chromatophores en parallèle. Un exploit technique : il faut non seulement découper l’image afin d’isoler chaque cellule mais ensuite, à chaque instant, pouvoir recomposer l’ensemble alors que chaque unité a changé de taille, de couleur, de forme, de voisins.
Cette performance de traitement de l’image, recette complexe de mathématiques et d’informatique, a permis de comprendre les règles pilotant l’évolution des chromatophores. Jaune pâle à la naissance, les points s’assombrissent avec le temps, orange, rouges, bruns, noirs. Sauf que, pour rester performant, l’animal doit conserver intacte sa palette. Il produit donc constamment de nouveaux points jaunes qui, l’âge avançant, prennent de plus en plus de temps à changer de couleur. « Ainsi, il reste toujours à l’équilibre », explique Gilles Laurent. Equilibre global mais aussi ­local, l’animal produisant ses points clairs au milieu des points sombres. « Cette perfection...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Quand des médecins se divisent sur des pratiques, que doit penser le citoyen, qui peut-il croire ? Marina Cavazzana, Bernard Bégaud et Jean-Pierre Thierry en ont débattu samedi 6 octobre au Monde Festival.
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ La sonde composée de deux satellites élaborés par l’Agence spatiale européenne et son homologue japonaise a décollé de Kourou.
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BepiColombo a commencé son voyage de sept ans vers Mercure

La sonde composée de deux satellites élaborés par l’Agence spatiale européenne et son homologue japonaise a décollé de Kourou.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h01
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 11h52
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            Pierre Barthélémy (Kourou (Guyane), envoyé spécial)








                        



   


La nuit était tombée depuis quatre heures sur la Guyane, vendredi 19 octobre, quand un soleil incandescent et plus bruyant que dix feux d’artifice se leva à toute allure, faisant flamboyer un ciel d’ébène. Une fusée Ariane 5 s’arrachait du sol, emportant à son bord la mission BepiColombo, sonde double conçue par l’Agence spatiale européenne (ESA) et son homologue japonaise, la JAXA. Pour la première fois, une mission spatiale à destination d’une autre planète, en l’occurrence Mercure, décollait de Kourou. « C’est époustouflant, s’exclamait Günther Hasinger, directeur de la science à l’ESA, aujourd’hui nous avons écrit l’histoire ! » Car c’était aussi la première fois que l’ESA et la JAXA prenaient la route de la plus petite planète du Système solaire.
Vingt-six minutes après le décollage, le directeur des opérations lançait le très attendu « Séparation BepiColombo », signifiant que la sonde s’était détachée avec succès du dernier étage de propulsion et amorçait sa route en solo. Salve d’applaudissements. Un des membres de l’équipe restait plus prudent, murmurant : « J’attends que les panneaux solaires soient déployés, et après je me saoule jusqu’à demain… »
Pour BepiColombo, ce lancement ne constitue que le début d’un long, d’un très long voyage. Même si Mercure s’approche parfois à moins de 80 millions de kilomètres de la Terre, il est paradoxalement beaucoup plus rapide de se rendre sur Jupiter, qui se trouve pourtant à des centaines de millions de kilomètres de nous. Le paradoxe se renforce quand on sait qu’il faut davantage d’énergie pour atteindre Mercure que pour aller sur Pluton, qui se promène à des milliards de kilomètres… Les lois de la mécanique céleste impliquent en effet qu’il est plus simple de naviguer vers l’extérieur du Système solaire que vers l’intérieur.

La faute en incombe au Soleil, dont la masse faramineuse crée un puits gravitationnel dans l’espace. Placer une sonde en orbite autour de Mercure, la planète la plus proche de notre étoile, ressemble à un casse-tête, car cela revient à lancer une bille dans un entonnoir géant en faisant en sorte qu’elle ne tombe pas dans le trou… Hors de question d’emprunter une trajectoire directe : il serait impossible de freiner et le vaisseau finirait dans la fournaise solaire. Game over. La seule solution passe par un long chemin des écoliers tracé il y a quelques décennies par le chercheur italien Giuseppe « Bepi » Colombo (1920-1984) qui donne son nom à la mission : cette odyssée de l’espace prévoit d’effectuer pas moins de 18 révolutions autour du Soleil, 18 ronds dans l’entonnoir, afin de n’entrer que lentement vers l’intérieur du Système solaire et ne pas finir englouti au fond du puits.
Pour ce faire, la sonde profitera de neuf coups de pouce – appelés « assistances gravitationnelles » – donnés par trois planètes : la Terre, en avril 2020 ; Vénus, en octobre 2020 et août 2021 ; et Mercure elle-même à six reprises entre octobre 2021 et janvier 2025. A chaque coup de pouce, BepiColombo resserrera sa trajectoire, qui finira par se confondre avec celle de Mercure, en décembre 2025. A ce moment-là, 9 milliards de kilomètres auront été parcourus. La sonde utilisera ses différents moteurs à de nombreuses reprises pour réussir ses rendez-vous planétaires et pour contrecarrer l’accélération due au Soleil. Ainsi que le souligne Nicolas Chamussy, vice-président exécutif d’Airbus Defence and Space à qui l’ESA et la JAXA ont confié la construction de BepiColombo, « au total, le moteur principal à propulsion électrique aura fonctionné deux ans en temps cumulé ».
Défi technologique immense
La gestion des grands panneaux solaires qui alimenteront ce moteur est presque aussi compliquée que le périple de la sonde, explique Frank Budnik, expert en dynamique de vol pour l’ESA : « Ces panneaux doivent être inclinés selon un angle bien précis, de façon à recevoir assez de lumière du Soleil pour assurer l’importante demande en énergie du système de propulsion et faire fonctionner le vaisseau, sans pour autant être trop exposés », auquel cas leurs cellules seraient tout bonnement grillées : aux abords de la petite planète, l’énergie reçue de notre étoile est plus de dix fois supérieure à celle qui arrive sur Terre.

   


Aller sur Mercure et y travailler revient donc à reproduire le vol d’Icare en essayant de ne pas connaître son sort tragique. Si la mission, dans les cartons depuis les années 1990, ne part qu’aujourd’hui, c’est parce que le défi technologique imposé par la proximité du Soleil est immense et qu’il a fallu innover sans cesse pour le relever. Certains matériaux devront ainsi à la fois résister à un froid de – 170 °C et à un enfer de 450 °C. C’est pour cette raison que BepiColombo, en plus de son vaisseau et de ses deux orbiteurs – le Mercury Planetary Orbiter (MPO) de l’ESA et le Mercury Magnetospheric Orbiter (MMO, rebaptisé Mio) de la JAXA – est équipé d’une sorte de coiffe qui assurera une protection thermique pendant tout le voyage.
Couvertures cousues à la main
Celle-ci sera éjectée au moment de l’arrivée autour de Mercure, en décembre 2025, et les deux appareils scientifiques se sépareront pour suivre des orbites différentes. Mio tournoiera sur lui-même – façon de ne pas surchauffer – et, avec ses cinq instruments, étudiera l’environnement externe de la planète (magnétosphère, atmosphère, poussières, vent solaire). Quant à MPO, bardé d’isolations – dont des couvertures cousues main – et doté d’un immense radiateur pour évacuer la chaleur, ses onze instruments se concentreront sur la surface et les entrailles mercuriennes.
Car ne l’oublions pas, si l’on a dépensé 1,7 milliard d’euros pour construire cette mission, ce n’est pas tant pour l’exploit spatial ou l’innovation technologique que pour la science. Même si la NASA a déjà envoyé deux engins vers la petite planète – Mariner 10 dans les années 1970 et Messenger (en opération de 2011 à 2015) –, Günther Hasinger rappelle que Mercure « reste la planète la moins explorée du Système solaire, si on met de côté les géantes de glace Uranus et Neptune, et qu’elle comporte plusieurs mystères ».
Comment expliquer qu’elle soit si sombre ? D’où provient son atmosphère très ténue et comment évolue-t-elle avec le temps ? Qu’est-ce qui explique la présence d’une magnétosphère ? Quid des glaces détectées dans les cratères qui ne voient jamais la lumière du Soleil au pôle nord (« des glaçons dans un four à pizza » pour reprendre la formule imagée de Günther Hasinger) ? Mercure s’est-elle formée plus loin que Mars comme le suggèrent certains éléments ? Mais, dans ce cas, comment a-t-elle migré là où elle se trouve ? Les réponses sont peut-être au bout du voyage…

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Publié le 19 octobre 2018 à 16h42 - Mis à jour le 19 octobre 2018 à 16h42   Lecture 1 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Le vaccin contre la dengue Dengvaxia, développé par le laboratoire français Sanofi, ici à Manille aux Philippines, en avril 2016. NOEL CELIS / AFP             Sanofi a annoncé, vendredi 19 octobre, avoir obtenu un avis positif d’un comité de l’Agence européenne du médicament (EMA), en vue de mettre sur le marché en Europe son vaccin contre la dengue, ce qui inclut les départements et collectivités d’outre-mer français, davantage exposés. Le comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’EMA a recommandé l’indication du vaccin Dengvaxia pour les personnes âgées « de 9 à 45 ans ayant déjà été infectées par le virus et vivant dans des zones d’endémie », selon un communiqué de Sanofi.          Cela pourrait notamment concerner les Antilles, la Polynésie française ou l’île de La Réunion, durement frappée cette année par une épidémie de dengue, une infection transmise par un moustique. « L’autorisation de mise sur le marché de la Commission européenne est attendue en décembre 2018 », a précisé Sanofi.           Lire aussi Pourquoi la France refuse le vaccin contre la dengue pour ses territoires d’outre-mer             Un scandale aux Philippines          Depuis la fin de 2015, Dengvaxia a déjà obtenu des autorisations de mise sur le marché dans vingt pays, notamment au Mexique, au Brésil ou encore aux Philippines. Mais ce premier vaccin au monde contre la dengue est jusqu’à présent un échec commercial retentissant pour le groupe, doublé d’un scandale aux Philippines, où les autorités l’ont accusé d’avoir causé la mort de dizaines d’enfants.            Sanofi avait averti fin 2017 que Dengvaxia pouvait aggraver les symptômes de la dengue chez les personnes n’ayant jamais été infectées auparavant par ce virus. Cette annonce avait créé la panique aux Philippines, où des centaines de milliers d’enfants avaient déjà été vaccinés. Sanofi a, cependant, toujours fermement défendu son vaccin et dit n’avoir jamais identifié aucun décès lié à son administration. Quant aux autorités philippines, elles ont paru par la suite divisées sur l’affaire.          En avril dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé de tester les patients individuellement avant de leur injecter Dengvaxia, afin de s’assurer qu’ils n’ont pas été exposés plus tôt à ce virus. Dengvaxia a été évalué dans le cadre d’études cliniques ayant inclus plus de 40 000 personnes dans quinze pays, complétées par des études d’efficacité et de tolérance « de grande envergure » offrant jusqu’à six années de suivi à ce jour, selon Sanofi.           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Autant de sujets que viendront éclairer nos invités, tous deux chercheurs et impliqués dans le débat éthique : Yoshua Bengio, spécialiste de l’apprentissage automatique profond (deep learning), directeur de l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal (MILA), il participe à l’élaboration d’une future « déclaration de Montréal pour une intelligence artificielle responsable » ; et Jean-Gabriel Ganascia, professeur d’informatique à Sorbonne Université, président du comité d’éthique du CNRS, qui a publié de nombreux ouvrages précurseurs (L’Ame machine, Seuil, 1990 ; Le Mythe de la singularité, Seuil 2017).
Animé par Claire Legros, journaliste au Monde. Salle Bourgie, 15 h 30-17 heures.
Réservation en ligne













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Par  Pascale Santi   Publié le 18 octobre 2018 à 14h00 - Mis à jour le 19 octobre 2018 à 15h27   Lecture 2 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Le challenge Avirose, en février 2018. Ce championnat de France d’aviron indoor est organisé chaque année à Paris avec la Fédération française d’aviron. Avirose fonctionne par équipes de quatre, dont au moins une femme touchée par un cancer du sein. B.Glinche - Beige Photo             Dix mille pas et plus. Un défi, une prouesse… à 30, 40, 50 ans… des femmes participent chaque année à la Vogalonga, cette régate qui se tient en mai dans la sérénissime ville de Venise, et parcourent une trentaine de kilomètres sur la lagune. Elles ont un point commun, elles se battent contre le cancer du sein. Le magazine Thalassa en avait fait un film en 2010, que nous avions évoqué dans nos colonnes. Il relatait l’histoire du dragon boat de l’association ­rémoise Ensemble pour elles, qui propose toujours des activités physiques pour ces femmes.          Avant de réaliser un tel exploit, elles s’étaient ­entraînées à ramer, une activité qui suscite de plus en plus d’engouement, que ce soit sur l’eau ou en ­intérieur (rowing en anglais). Dans le sillage de la loi santé de 2016 sur le sport sur ordonnance, la Fédération française d’aviron, qui compte quelque 45 000 licenciés et 430 clubs, mise sur le sport santé. Elle s’est dotée d’un programme spécifique « aviron santé ». « L’objectif est d’avoir formé une centaine de coachs santé à la fin de l’année », explique Yvonig Foucaud, conseiller technique de la fédération.                     Aviron sur la loire en 2016. FFAviron             Sans aller aussi loin que sur la lagune vénitienne, des cours sont proposés en indoor pour des personnes qui souffrent de pathologies, seules ou en groupe. Cela fait dix ans que l’aviron a fait son entrée en tant que discipline paralympique, lors des Jeux paralympiques de Pékin en 2008. Mais ses effets sur des personnes touchées par la maladie sont peu documentés, à part quelques thèses sur le sujet. Pourtant, aux dires des spécialistes, et des pratiquants, les avantages sont nombreux : l’aviron fait travailler la force (masse musculaire) et l’endurance, sans traumatisme ostéo-articulaire. En effet, assis sur un siège coulissant, la propulsion commence par l’extension des membres inférieurs, et se propage jusqu’aux membres supérieurs avec une flexion des bras.          Geste adapté pour chaque femme                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    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Un concentré de poisons au Palais de la découverte

Les bestioles - vivantes - les plus venimeuses de la planète sont à découvrir au Palais de la découverte.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    18.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 15h25
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
L’exposition. Planter son regard dans celui d’un mamba noir ; observer un kokoï de Colombie, petite grenouille jaune-vert considérée comme le vertébré « le plus toxique au monde » ; comparer une mygale à genoux rouges à sa cousine à genoux blancs… Amateurs d’espèces venimeuses et vénéneuses, vous pouvez vous en donner à cœur joie.
L’exposition Poison, qui vient d’ouvrir ses portes au Palais de la découverte à Paris, réunit une exceptionnelle concentration des bestioles les plus dangereuses de la planète. Serpents, araignées, lézards… Une trentaine d’espèces vivantes sont au total représentées, avec pour chacune des explications sur leur niveau de toxicité (de 1 à 4), leur zone géographique, les caractéristiques de leur venin et potentiellement leur pouvoir thérapeutique. Car certains poisons peuvent aussi se révéler de puissants médicaments.
Ainsi, l’étonnant monstre de Gila, ou héloderme, un lézard jaune et noir d’une soixantaine de centimètres, sécrète un venin qui contient des peptides stimulant la sécrétion d’insuline. Une molécule dérivée de ce venin, l’exénatide, est commercialisée depuis une dizaine d’années contre le diabète de type 2. Et d’autres substances issues du venin de ce lézard qui rampe dans les déserts semi-arides des Etats-Unis sont testées pour soigner diverses maladies.
A l’origine de certains médicaments
De même, si le mamba noir est considéré comme l’un des serpents les plus dangereux au monde, du fait de son attaque rapide et du venin neurotoxique qu’il injecte en grande quantité, il intéresse aussi les scientifiques. Son venin recèle en effet des peptides dont les propriétés analgésiques seraient supérieures à celles de la morphine. La rainette singe ou phylloméduse, elle, est étudiée pour ses propriétés bactéricides, mutagènes et agglutinantes.  Après avoir observé ces délicats animaux derrière une rassurante vitre, les visiteurs les plus passionnés ou audacieux peuvent se rendre dans...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 17/10/2018
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Dans l’Utah, le plus grand être vivant du monde est en danger

Une colonie de peupliers faux-tremble, âgée de plus de 80 000 ans, risque de disparaître à la suite de l’intrusion de la faune sauvage dans cet écosystème unique.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 15h36
    |

                            Clémentine Thiberge








                        



                                


                            

Le géant qui tremble. C’est le surnom de Pando, le plus grand organisme du monde. Pesant plus de six mille tonnes, Pando n’est pas une simple forêt, c’est un organisme unique. Cette colonie de peupliers faux-trembles située dans l’Utah, aux Etats-Unis, est en effet composée entièrement de clones reliés par un seul système racinaire.
Si Pando (qui signifie « je m’étends » en latin) s’étale sur 43 hectares, c’est grâce à son système de reproduction particulier. Dans le climat très sec de l’Utah qui ne permet pas que les graines de cette espèce germent, la plante a dû s’adapter. La forêt s’est donc formée principalement grâce à de nouvelles pousses de la même plante, qui a germé à partir d’une seule et même graine, à une époque où le climat était beaucoup plus humide. La colonie comprend plus de 47 000 ramifications génétiquement identiques.
« Arbre forêt »
Mais cet organisme unique est aujourd’hui en danger, estime une étude publiée mercredi 17 octobre dans la revue scientifique Plos One. Une équipe de chercheurs de l’Université de l’Utah a procédé à la première évaluation complète du clone Pando. Pour cela, elle a réuni des photos aériennes des sept dernières décennies de la colonie. Et les résultats révèlent une dégradation continue de cet « arbre forêt ».
Selon ces documents, le déclin de la régénération de la forêt a commencé il y a environ 35 ans. Alors que les plus vieux arbres atteignent la fin de leur cycle de vie, la relève des jeunes pousses ne prend plus. « En se promenant dans une forêt, on s’attend toujours à trouver des juvéniles, explique Paul Rogers, professeur d’écologie et premier auteur de l’étude. Mais ici, il n’y a plus de jeunes arbres pour remplacer les arbres morts. »
L’intrusion de la faune sauvage semble être la principale cause de l’interruption du cycle de la plante. Les cerfs et les wapitis, présents en surabondance dans la région, sont friands des jeunes pousses de l’arbre et...




                        

                        


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Par  Florence Rosier   Publié le 18 octobre 2018 à 06h00 - Mis à jour le 18 octobre 2018 à 06h00   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Echantillon du pavillon de bois qui sera présenté à Biomim’expo, le 23 octobre. IN SITU ARCHITECTURE / LABORATOIRE RDP / ECHOES.PARIS / SUPERCUBE             Le 23 octobre, un étrange pavillon se dressera, fier et gracile, à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris. Une ossature de bois blond aérienne, aux mailles polygonales. Des alvéoles d’un nid-d’abeilles ? Un squelette calcaire de corail ? Les motifs d’une carapace de tortue ? Ou encore – pour les férus de botanique – la trame des cellules végétales qui produisent la chlorophylle, vues sous le microscope ?          « La maille polygonale est un motif fréquent dans le vivant, à toutes les échelles », résume Nicolas Vernoux-Thélot, architecte DPLG. Il est le fondateur de l’agence In situ Architecture, qui a conçu et créé cet étonnant squelette, exposé à l’occasion de la troisième édition de Biomim’expo (le salon du biomimétisme). « Si les cellules végétales ont adopté une organisation polygonale, ce n’est peut-être pas un hasard. En plus de cet agencement, les cellules sont entourées d’une paroi épaisse dont la résistance égale celle de l’acier », explique Teva Vernoux, biologiste au CNRS et à l’Ecole normale supérieure (ENS) de Lyon.          Le grand livre de la nature          Voilà plus de dix ans que les deux frères mènent une réflexion commune. « Je travaillais sur l’architecture des plantes, Nicolas sur l’architecture des bâtiments : sans doute pouvions-nous faire quelque chose ensemble », raconte le biologiste.          « Notre pavillon est un manifeste issu de la recherche de l’économie de matière, en minimisant son impact négatif sur l’environnement », assure l’architecte. De fait, il est emblématique d’une démarche en plein essor : « Copier le grand ­livre toujours ouvert de la nature », selon le mot de l’architecte Antoni Gaudi (1852-1926), père de la Sagrada Familia, à Barcelone.          L’enjeu, plus exactement, est de s’inspirer des prouesses du vivant – non de les copier servilement – pour repenser la conception des bâtiments, à des fins d’optimisation technique, énergétique, écologique. Les performances des animaux et des végétaux – dans leur incroyable diversité, leur ­admirable adaptation à leur environnement local – n’ont-elles pas été peaufinées par 3,5 milliards d’années de R&D ?                     Feuille vue à la loupe. MATTHEW HENRY                                              — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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A quoi servent les annuaires statistiques ?

Ces annuaires, même s’ils répondent encore aux objectifs du statista de la Renaissance, servent également celui ou celle qui doit pouvoir proposer un bilan positif.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    17.10.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 10h12
    |

                            Baptiste Coulmont (Contributeur "Sciences" et sociologue, maître de conférences à l’université Paris-VIII)








                        



                                


                            
Carte blanche. La statistique, à l’origine, c’est un néologisme germanique du milieu du XVIIIe siècle, les Lehre von den Daten über den Staat, que je traduis comme les connaissances sur l’Etat que l’on peut tirer des données. Une nouvelle science utile à celui que les Italiens appellent par ailleurs le statista, l’homme d’Etat, qui doit s’occuper d’un territoire et d’une population. La ­statistique prend un tour quantitatif à partir du moment où se développent des ­techniques de comptage et de présentation des informations sous forme de graphiques ou de tableaux.
Le sens originel s’est quelque peu effacé aujourd’hui. La statistique, avec les probabilités, c’est maintenant d’abord une branche des mathématiques. Un ensemble de théories et de méthodes qui permettent, entre autres, à partir de l’échantillon d’une population, de mesurer, avec un certain ­degré de certitude, les caractéristiques de toute cette population.
Mais le sens originel perdure dans de nombreuses publications ministérielles : « bilans statistiques », « annuaire statistique » ou, pour le ministère de l’éducation, « références statistiques ». La tradition est ancienne : à partir du premier tiers du XIXe siècle, différents ministères créent leur publication. Le ministère des finances publiait ainsi le Bulletin de statistique et de législation comparée, dans lequel on peut, par exemple, ­apprendre qu’en 1896, en Lozère, 37 % de la monnaie en circulation était de la monnaie-or (à Paris, ce n’était que 8 %).
Fenêtre ouverte sur les mœurs
Avant que les sociologues ne se mettent à réaliser leurs propres enquêtes, ces annuaires étaient leurs sources principales de données chiffrées. Pour une raison simple : les traces des comportements humains enregistrées par ces livres étaient stables d’une ­année sur l’autre et variables sur une durée plus longue. Naissances illégitimes,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Certains traumatismes vécus par des parents provoquent des maladies sur plusieurs générations. En modifiant le fonctionnement des gènes, ils laisseraient des marques biochimiques qui se transmettent aussi.
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Le mystérieux rôle de l’épigénétique

Certains traumatismes vécus par des parents provoquent des maladies sur plusieurs générations. En modifiant le fonctionnement des gènes, ils laisseraient des marques biochimiques qui se transmettent aussi.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    17.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 14h37
    |

                            Marie-Laure Théodule








                        



                                


                            
« Les défis de la science ». La « cohorte de la faim » a encore fait parler d’elle au début de l’année 2018. Ce groupe de femmes, enceintes durant la terrible famine qui a ­affecté l’ouest des Pays-Bas pendant ­l’hiver 1944-1945, a été beaucoup étudié. Car on a découvert que les enfants mais aussi les petits-enfants de ces femmes mal nourries ont développé, plus que la moyenne, de l’hypertension artérielle, du diabète de type 2 et de l’obésité. Comment ces troubles ont-ils pu se transmettre d’une génération à l’autre, alors que la faim avait disparu ? Cela pourrait venir d’une transmission épigénétique : la malnutrition des mères aurait modifié ­l’expression de certains gènes chez leurs fœtus et ces modifications se seraient transmises à la génération suivante.
La nouvelle étude publiée par une équipe de l’université de Leiden (Pays-Bas) au début de 2018 accrédite en partie cette thèse : elle a identifié dans les cellules sanguines de 422 de ces enfants conçus pendant la famine une méthylation (l’un des mécanismes épigénétiques qui régulent le génome) de plusieurs gènes impliqués dans le métabolisme, qu’on ne retrouve pas dans le groupe contrôle (466 enfants des mêmes familles non conçus pendant la famine).
« Mais attention, prévient la ­généticienne Deborah Bourc’his, de l’Institut Curie, une corrélation entre la malnutrition et le profil de méthylation de l’ADN dans le sang n’implique pas un lien de cause à effet. C’est peut-être la maladie elle-même qui altère la méthylation des cellules sanguines.En matière d’alimentation, il ne faut pas exclure une transmission culturelle. » En fait, un débat sur les frontières de la transmission épigénétique agite les biologistes depuis quelque temps.
Tout le monde a admis que l’homme n’est qu’en partie déterminé par ses ­gènes. Car un ensemble de mécanismes dits épigénétiques, indispensables au ­développement normal, en modulent l’activité tout au long...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Dans une tribune adressée au « Monde », le mathématicien Lê Nguyên Hoang explique qu’il serait imprudent d’exclure qu’une machine nous surpasse dans un avenir proche.
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« Il faut nous préparer au possible avènement d’une intelligence artificielle de niveau humain »

Dans une tribune adressée au « Monde », le mathématicien Lê Nguyên Hoang explique qu’il serait imprudent d’exclure qu’une machine nous surpasse dans un avenir proche.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    17.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 14h35
    |

Lê Nguyên Hoang (Mathématicien)







                        



                                


                            
Tribune. En 1970, Marvin Minsky annonce que « d’ici trois à huit ans, nous aurons une machine avec l’intelligence générale d’un être humain moyen ». Minsky était loin d’être un abruti. Il était alors l’expert mondial en intelligence artificielle. Cependant, sa prédiction était très ­erronée. Depuis, il est devenu courant pour les critiques de moquer les ­prédictions des experts, et pour les experts de ne pas se risquer à effectuer des prédictions.
Toutefois, depuis, les intelligences artificielles ont envahi nos vies. A l’échelle individuelle, elles gèrent nos spams, nous suggèrent des films, ­répondent à nos questions sur le Web, organisent notre consommation de l’actualité et complètent nos messages WhatsApp. A l’échelle de la société, ­elles aident les recruteurs à filtrer les CV des candidats, ajustent les productions et consommations énergétiques, ciblent les campagnes marketing des entreprises et des politiciens, calculent les prix des assurances et détectent les fraudes des utilisateurs.
Cette révolution semble nous avoir pris de court. Ce n’est souvent qu’après le déploiement de ces technologies qu’on s’est rendu compte qu’elles ­posaient des problèmes de confidentialité des données privées, de biais discriminatoires et de bulles d’information. Il semble y avoir urgence à mieux anticiper ces conséquences préoccupantes des intelligences artificielles d’aujourd’hui, afin de mettre en place des régulations ou des garde-fous.
Cependant, il serait malencontreux de ne penser qu’aux intelligences ­artificielles d’aujourd’hui, sachant la vitesse du progrès actuel de la recherche dans le domaine. L’année 2018 a ainsi vu l’émergence de technologies que les experts de 2017 auraient eu bien du mal à prédire, des prouesses en synthèse d’images de Nvidia à ­celles de l’assistant téléphonique Google Duplex. Toute régulation se doit d’anticiper l’émergence des technologies des années à venir.
« Il nous faut tous prendre la...



                        

                        

