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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ L’arrêté de 2016 prévoyait la fermeture à la circulation de l’autoroute urbaine de Paris. Anne Hidalgo attend avec « confiance » le jugement sur un deuxième arrêté pris en mars.
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L’annulation de la piétonnisation des voies sur berges à Paris confirmée en appel

L’arrêté de 2016 prévoyait la fermeture à la circulation de l’autoroute urbaine de Paris. Anne Hidalgo attend avec « confiance » le jugement sur un deuxième arrêté pris en mars.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 15h34
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 18h11
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Nouveau rebondissement dans le feuilleton des voies sur berges. La cour administrative d’appel de Paris a confirmé, lundi 22 octobre, le jugement de première instance qui, le 21 février, avait annulé la fermeture à la circulation de la voie Georges-Pompidou, obligeant la Mairie de Paris à prendre un nouvel arrêté pour maintenir la piétonnisation du secteur.
Cette décision a pris de court la Mairie de Paris, qui s’attendait à une issue positive et définitive après les conclusions favorables du rapporteur publique lors de l’audience, début octobre. C’est également un nouvel accroc pour Anne Hidalgo après une séquence marquée par les fiascos Vélib’ et Autolib’ et la démission fracassante de son premier adjoint, Bruno Julliard.

        Après la décision du tribunal administratif de Paris en février :
         

          Anne Hidalgo n’entend pas rétrocéder les voies sur berge aux automobilistes



La fermeture à la circulation de cette voie longue de 3,3 km en plein cœur historique de Paris constitue l’une des mesures les plus emblématiques et les plus contestées de la maire socialiste dans sa politique de restriction de la place de la voiture dans la capitale.
« Inexactitudes » dans l’étude d’impact
Appliquée depuis un arrêté d’octobre 2016, elle avait été vivement combattue par sa première opposante politique, Valérie Pécresse. La présidente du conseil régional d’Ile-de-France avait contesté la fermeture des voies sur berges devant le tribunal administratif avec le maire du 1er arrondissement, Jean-François Legaret, ou encore l’association 40 Millions d’automobilistes. Ils avaient emporté la première manche quand, à la surprise générale, la juridiction leur avait donné raison, le 21 février.
Le tribunal avait alors estimé que l’étude d’impact préalable à la fermeture des voies comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores ».

        Le décryptage des Décodeurs :
         

          Fermeture des voies sur berges à Paris : le difficile bilan de la pollution



Dans son jugement, la cour administrative d’appel reprend la critique : « L’étude d’impact a délibérément occulté une partie notable des incidences du projet sur les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores, notamment en limitant l’analyse de ses effets sur la pollution atmosphérique à une bande étroite autour des berges, sans en étudier l’impact sur les principaux axes de report de trafic, en ne prenant pas suffisamment en compte les effets négatifs dus au phénomène prévisible de congestion du trafic et en s’abstenant d’évaluer les nuisances sonores nocturnes. »
« Nous ne rouvrirons plus les berges aux voitures »
Cette décision ne signifie toutefois pas que les voitures vont faire leur retour sur la promenade. La Mairie de Paris a annnoncé qu’elle allait se pourvoir en cassation devant le Conseil d’Etat. Surtout, après le jugement défavorable en première instance, elle a pris un nouvel arrêté. Le texte, publié le 6 mars, ne fait plus référence à des considérations de qualité de l’air mais se fonde uniquement sur la protection d’un site classé au Patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991 et qui, selon la mairie, a accueilli « plus de 2,4 millions de visiteurs en deux ans ». Ce nouvel arrêté a, lui aussi, été attaqué devant le tribunal administratif. Ce dernier devrait rendre son jugement jeudi 25 octobre.
« Nous sommes beaucoup plus confiants sur le deuxième arrêté, car nous savions que nous avions pris un risque en étant innovants sur le premier », réagit-on dans l’entourage d’Anne Hidalgo.
Lors de l’audience, le rapporteur public avait rejeté les requêtes des opposants, dont ne faisait plus partie Valérie Pécresse. Mais le jugement de la cour administrative d’appel montre qu’il n’est pas toujours suivi. Quelle que soit l’issue, Anne Hidalgo ne compte pas faire machine arrière. « Nous ne rouvrirons plus les berges aux voitures », assure-t-on à l’Hôtel de ville. « Nous avons gagné la bataille culturelle sur ce sujet essentiel, assure Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la maire de Paris. Les berges piétonnes sont un acquis, soutenu par une immense majorité des Parisiens. Même les élus de l’opposition ne demandent plus le retour des voitures ».

        Rétrospective (édition abonnés) :
         

          Voies sur berges parisiennes : la saga d’un dossier sensible






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Un lycéen filmé en train de braquer son enseignante avec une arme factice a relancé le débat sur les violences à l’école et la façon de les prévenir.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤     

APPEL À TÉMOIGNAGES
Professeurs, vous avez été confrontés à des violences ou intimidations, racontez-nous

Discussion lancée le 22 octobre 2018
22 octobre 2018

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La vidéo, relayée sur les réseaux, a suscité l’indignation des responsables politiques. On y voit un jeune homme debout dans une salle de classe du lycée Edouard-Branly de Créteil, menaçant sa professeure avec un pistolet – qui s’est révélé factice – en lui demandant de l’inscrire « présent » et non « absent ». Ce lycéen de 15 ans a été mis en examen dimanche 21 octobre pour « violences ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de moins de huit jours », en l’occurrence sept jours.
En tant que professeur au collège ou au lycée, avez-vous déjà été victime d’actes de violence ou d’intimidation de la part d’élèves ? Comment avez-vous réagi ? Cela a-t-il modifié votre comportement en classe ou votre regard sur votre profession ? Comment prévenir, selon vous, ce type d’agissements ?
Faites-nous part de votre expérience. Vos propos pourront être utilisés dans le cadre d’un article. Merci de laisser vos coordonnées afin que nous puissions vous recontacter.                            





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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Pour quatre députés Les Républicains, qui s’expriment dans une tribune au « Monde », le débat sur la loi bioéthique doit être l’occasion pour la droite d’exprimer sa capacité à être en phase avec la société
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« Nous sommes députés de droite et favorables à la PMA ! »

Pour quatre députés Les Républicains, qui s’expriment dans une tribune au « Monde », le débat sur la loi bioéthique doit être l’occasion pour la droite d’exprimer sa capacité à être en phase avec la société



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 14h32
    |

Collectif







                        



                                


                            

Tribune. Le débat sur la procréation médicalement assistée (PMA) qui s’annonce à l’Assemblée nationale est un défi politique, moral et philosophique pour la droite républicaine que nous incarnons au Palais-Bourbon. Ce débat, loin d’être anecdotique, est celui qui cristallisera le regard de l’opinion sur notre législature et sur lequel notre famille politique jouera sa capacité à incarner une vision politique progressiste… ou pas ! Nous ne pouvons manquer ce rendez-vous. Car au-delà des passions, nous avons la responsabilité de penser une vision de société adaptée aux enjeux du XXIe siècle et conforme à l’esprit républicain auquel nous sommes attachés.

L’examen du projet de loi bioéthique annonce en réalité un débat plus large que celui de la PMA ou de la GPA (gestation pour autrui), et il doit interroger le sens d’un engagement et de l’adhésion à un courant de pensée. Notre approche sera plus qu’un choix favorable ou hostile à l’extension d’un droit, il exprimera une conception de la droite du XXIe siècle. Cette droite se doit d’être digne et fidèle à ce que nos prédécesseurs ont réalisé en matière de droits des femmes et de la famille, et nous ne pouvons pas faire l’économie d’afficher notre fierté sur la loi portée avec courage par Simone Veil autorisant l’interruption volontaire de grossesse, et contre une partie des siens, rendant l’intérêt général plus fort que l’esprit partisan.

La science et l’approche éthique développée par le comité d’éthique posent un cadre de référence offrant des garanties morales, médicales. La bioéthique française s’est construite autour de grands principes auxquels nous accordons notre confiance, car la dignité humaine et la préservation de l’espèce sont au cœur de cette approche. Sans nous libérer de nos choix politiques, l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) doit nous éclairer et lever des doutes. Nous ne souhaitons pas nous enfermer dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Désigné chef par intérim de La République en marche en remplacement de Christophe Castaner, le communicant doit devenir conseiller à l’Elysée en décembre.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                   
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Philippe Grangeon, le gardien du temple macroniste

Désigné chef par intérim de La République en marche en remplacement de Christophe Castaner, le communicant doit devenir conseiller à l’Elysée en décembre.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 12h07
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 16h58
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            

Emmanuel Macron l’avait prévenu : « Vous n’aurez pas une retraite tranquille. Les prochaines semaines et prochains mois sauront trouver un devoir à cette passion de la France que vous avez », avait prédit le président de la République à Philippe Grangeon, le 21 novembre 2017, alors qu’il remettait la Légion d’honneur au directeur de la communication de Capgemini à la veille de sa retraite.
Quelques mois plus tard, le chef de l’Etat, que cet inconnu du grand public a accompagné dans son aventure depuis le début, est parvenu à ses fins : amener ce précieux conseiller à « faire un pas supplémentaire dans son engagement », explique un proche d’Emmanuel Macron. Depuis dimanche 21 octobre, Philippe Grangeon est le délégué général de La République en marche. Il remplace temporairement Christophe Castaner, devenu ministre de l’intérieur, en attendant que le parti se dote d’un nouveau patron. L’intérim doit être de courte durée : le 1er décembre, date à laquelle il passera la main, il devrait rejoindre l’Elysée comme conseiller spécial.

Conseils gratuits
D’autres, avant Emmanuel Macron, ont essayé d’intégrer à leur équipe ce spécialiste de la communication et de la stratégie. François Hollande à l’Elysée, Bertrand Delanoë à la mairie de Paris. Jamais Philippe Grangeon n’a accepté d’aller au-delà de ces conseils qu’il leur prodiguait gratuitement sur son temps libre. « Je ne voulais pas dépendre financièrement de ce que je pensais », précise-t-il avec ce phrasé lent qui le caractérise. Aujourd’hui, dit-il, « pour la première fois de ma vie, je suis libre ». A la retraite à 61 ans, il n’a plus besoin d’un salaire, et il travaillera à l’Elysée à titre bénévole. « Ce qui veut aussi dire », confie l’un de ses amis, qu’« il partira s’il n’est pas satisfait de la manière dont les choses se passent ».
Avant Macron, Hollande a essayé d’intégrer à son équipe ce spécialiste de la communication
Libre,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’éventualité d’un plafonnement, à dix millions d’euros, des réductions d’impôt pour les grands groupes fait débat. Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, veut se laisser le temps de la réflexion.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                   
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La réforme de la loi sur le mécénat et les fondations attendra encore un peu

L’éventualité d’un plafonnement, à dix millions d’euros, des réductions d’impôt pour les grands groupes fait débat. Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, veut se laisser le temps de la réflexion.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h31
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

La réforme de la loi sur le mécénat et les fondations, mise en place en 2003 par Jean-Jacques Aillagon – alors ­ministre de la culture et de la ­communication –, n’est pas pour tout de suite. Samedi 20 octobre à l’aube, à l’occasion de l’examen en séance publique du projet de loi de finances (PLF) pour 2019, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, n’a pas voulu trancher sans obtenir davantage d’informations sur les répercussions de la modification envisagée.
La Commission des finances avait adopté, mardi 9 octobre, un amendement destiné à élever le plancher des aides fiscales pour les très petites entreprises, mais surtout à raboter sérieusement les réductions d’impôt dont bénéficient les grands donateurs.
Actuellement, les versements effectués par les entreprises ouvrent droit à une réduction d’impôt de 60 %, dans la limite de 0,5 % de leur chiffre d’affaires. L’amendement de la Commission des finances prévoit de ­proposer au choix pour les TPE et PME une défiscalisation sur 0,5 % de leur chiffre d’affaires ou, si le montant du don est supérieur à ce niveau, une défiscalisation sur 10 000 euros.

Mais, surtout, il instaure un plafond fixé à 10 millions d’euros pour les grandes entreprises qui « bénéficient du dispositif de manière excessive », affirme le rapporteur du texte à l’Assemblée nationale, le député La République en marche des Hautes-Alpes Joël Giraud. « Il s’agit d’un amendement d’appel et non de consensus », destiné donc à lancer un débat, a-t-il rappelé.
En séance, Eric Woerth, le président Les Républicains de la Commission des finances, n’était guère apparu favorable à un changement aussi radical : « Pesons bien le pour et le contre et mesurons-en les conséquences », a-t-il lancé.
Explosion de la « niche fiscale du mécénat »
Prudent, Gérald Darmanin a demandé à la Commission des finances d’évaluer, avec les services de Bercy, les effets d’un plafond...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ L’affaire visant l’ex-FN est la plus avancée, mais le MoDem et La France insoumise sont également concernés.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
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Assistants parlementaires : un système en accusation à Bruxelles

L’affaire visant l’ex-FN est la plus avancée, mais le MoDem et La France insoumise sont également concernés.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h50
    |

            Simon Piel








                        



                                


                            

Des différentes enquêtes portant sur le système des assistants parlementaires européens et l’utilisation détournée qui a pu être faite par certains partis politiques français des fonds européens, celle visant le Rassemblement national (ex-FN) est la plus avancée. C’est aussi la plus ancienne. L’enquête préliminaire avait été ouverte en mars 2015 par le parquet de Paris pour abus de confiance après une dénonciation des services du Parlement européen. Parallèlement, l’Office européen de lutte antifraude avait été saisi pour travailler sur les cas de 29 assistants de 23 députés frontistes.
Le 15 décembre 2016, le parquet de Paris décidait d’ouvrir une information judiciaire, confiée à plusieurs juges d’instruction. Quinze personnes sont aujourd’hui mises en examen, au premier rang desquelles la présidente du parti, Marine Le Pen, qui est désormais formellement mise en cause pour « détournements de fonds publics ».

Préjudice estimé à sept millions d’euros
Forts de témoignages et de documents accablants, les enquêteurs ont acquis la certitude que le parti d’extrême droite avait mis en place un système frauduleux visant à salarier fictivement des assistants parlementaires au Parlement européen alors qu’ils travaillaient en réalité pour le parti. Le Parlement a estimé son préjudice à près de 7 millions d’euros.
Jean-Luc Mélenchon n’a pas le monopole du chahut pendant les perquisitions. Le 16 février 2017, alors que les policiers anticorruption s’étaient rendus dans les locaux du siège du FN à Nanterre, ils avaient été accueillis plutôt fraîchement. Marine Le Pen s’était, tout comme son bras droit d’alors Florian Philippot, amusée à filmer les policiers pendant la perquisition, se réjouissant de pouvoir partager ces vidéos sur les réseaux sociaux. L’attitude hostile de Mme Le Pen s’était avérée efficace, les enquêteurs ayant noté dans leur rapport qu’« eu égard à l’attitude de Mme Le Pen, il a été impossible de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le dirigeant de La France insoumise a appelé à « pourrir » les journalistes, décrits comme des « abrutis ». Radio France va porter plainte en justice.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                

Mélenchon, visé par les juges, s’en prend aux médias

Le dirigeant de La France insoumise a appelé à « pourrir » les journalistes, décrits comme des « abrutis ». Radio France va porter plainte en justice.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 13h44
    |

            Sylvia Zappi et 
Alexandre Piquard








                        



   


Entre Jean-Luc Mélenchon et les médias, le torchon brûle… encore. La séquence ouverte avec les perquisitions menées au ­domicile ou au siège du parti du leader de La France insoumise (LFI) a dégénéré, en fin de semaine, en un ­affrontement avec la presse. Les conflits ­entre M. Mélenchon et les journalistes ne sont pas inédits, mais un nouveau palier a été franchi depuis quelques jours.
Lundi 22 octobre, la direction juridique de Radio France devait qualifier le motif de la plainte que l’entreprise veut déposer contre le député, explique au Monde Vincent Giret, le directeur de Franceinfo.
De son côté, après avoir exigé l’annulation des perquisitions qui ont eu lieu ainsi que la restitution des biens et des fichiers emportés par la ­police, M. Mélenchon a demandé samedi à ses avocats de déposer plainte contre ­Mediapart pour « violation du secret de l’enquête », selon Manuel Bompard, le directeur des campagnes de LFI.
La montée de tension avec Franceinfo est née de la publication, vendredi matin, d’une enquête sur des soupçons de surfacturation de prestations pendant la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, notamment au bénéfice de Mediascop, l’entreprise de Sophia Chikirou, qui était sa conseillère en communication. En réaction, l’ancien candidat a appelé ses partisans à contre-attaquer en visant les journalistes de Franceinfo :
« Pourrissez-les partout où vous pouvez. (…) Il faut qu’à la fin il y ait des milliers de gens qui se disent “Les journalistes de Franceinfo sont des menteurs, des tricheurs” », a-t-il notamment dit, dans une ­vidéo publiée sur Facebook, les qualifiant aussi « d’abrutis ». Dans une note de blog publiée dimanche, le député des Bouches-du-Rhône a demandé « un débat public ­contradictoire avec nos diffamateurs de ­Radio France sur une chaîne comme BFM qui n’appartient pas au gouvernement ».
« Il y a des gens qui agissent délibérément contre nous avec des informations fausses comme de faire croire qu’on peut mettre en ­ligne une vidéo en dix minutes, insiste Ugo Bernalicis, député du Nord, en référence aux soupçons de surfacturation des pres­tations de publication sur le Web des discours de M. Mélenchon. « On n’a pas souhaité cette escalade, mais on ne va pas laisser ces mensonges sans aucune réaction », renchérit M. Bompard.

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« Hypocrisie »

   


« En choisissant l’invective, Jean-Luc Mélenchon a choisi de se placer sur le terrain du pourrissement », a déploré en réponse le ­syndicat SNJ-CGT de Radio France. « Si demain un ou une journaliste de Radio France se faisait physiquement agresser par une ­personne habitée d’une “haine juste et saine” et qui aurait mal interprété votre appel à “pourrir” des “abrutis”, quelle serait alors votre réaction ? », a demandé la société des journalistes de Radio France. Sur Twitter, certains journalistes ont relayé, par solidarité, le mot-clé #jesuisunabruti.
Dans la foulée, une seconde altercation a éclaté quand Mediapart a publié, vendredi soir, un article détaillant « les premières découvertes des perquisitions Mélenchon ». Le site affirme notamment que « plus de 12 000 euros en liquide » ont été découverts « au domicile d’un des plus anciens proches du leader insoumis », mais, surtout, il précise que Sophia Chikirou était « présente » le matin de la perquisition au domicile personnel de Jean-Luc Mélenchon. « Le patron de La France insoumise et la communicante en­tretiennent en réalité de longue date, selon nos informations, une relation extraprofessionnelle », écrit Mediapart.
Fabrice Arfi, coauteur de l’article, admet qu’évoquer une telle relation est « délicat » car elle relève de la vie privée, mais il « assume » d’avoir voulu « faire sauter le verrou d’une hypocrisie ». Pour le journaliste de Mediapart, préciser le lien entre M. Mélenchon et Mme Chikirou est pertinent « en amont, car M. Mélenchon se dit le seul décisionnaire, et en aval, car si on devait découvrir que cet argent est problématique, il serait susceptible d’être concerné ». D’autres médias n’ont pas choisi de mettre en avant cet élément. « Il ne paraît pas évident que tracer les éventuels liens personnels entre Mme Chikirou et M. Mélenchon soit nécessaire », estime par exemple Céline Pigalle, la directrice de la rédaction de BFM-TV.

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« Haine des contre-pouvoirs »

   


Dans une nouvelle vidéo, Jean-Luc Mélenchon a qualifié Mediapart de « torchon » et d’« officine de la police et des juges ». Il a ­dénoncé la « misogynie » à l’encontre de ­Sophia Chikirou, assurant : « Elle n’est pas ma compagne et elle n’est pas soupçonnée d’enrichissement personnel. » Le député et les dirigeants LFI ont même appelé leurs « amis » à se désabonner du média en ligne. « Ce n’est pas tolérable que les procès-verbaux de la perquisition se retrouvent dans la presse avec des éléments sur la vie intime des gens. C’est la manifestation d’une volonté de nuire », maintient M. Bompard.
Dans une nouvelle vidéo, Jean-Luc Mélenchon a qualifié « Mediapart » de « torchon » et d’« officine de la police et des juges »
Pour le leader de La France insoumise, la « guerre de mouvement » qu’il faut mener contre la « caste » et le « parti médiatique » n’est pas nouvelle. « L’affrontement avec les journalistes, en 2012, c’était pensé, organisé, théorisé. Je mettais en œuvre “le bruit et la ­fureur” : on partait de 3 %, c’était notre seule chance d’exister », expliquait au Monde ­Sophia Chikirou en mai 2017.
Cette stratégie est-elle efficace à long terme ? « Il ne faut pas tomber dans le piège de M. Mélenchon. Et continuer à suivre ces sujets normalement, sans hystériser le débat », estime M. Giret. « La ligne de défense de M. Mélenchon a quand même ses limites, pense ­Céline Pigalle. Quand tout le monde – médias, police, justice – est accusé de complot, c’est un signe. » « Cela va au-delà de l’application du manuel de guérilla médiatique des “insoumis” : cela trahit une haine des contre-pouvoirs institutionnels », argumente M. Arfi.
Au milieu de la tourmente, LFI fait bloc. Seul Roger Martelli, historien et proche de la députée LFI de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain, a douté de cette stratégie. « Appeler le “peuple” à se soulever contre les ­médias, à les châtier ou à les “pourrir” évoque des souvenirs pas très glorieux », a-t-il écrit sur le site de la revue Regards. Une voix discordante assez rare en ce moment parmi les soutiens de La France insoumise.

Communiqué des sociétés de journalistes sur les propos de Jean-Luc Mélenchon envers la presse
Nous, sociétés des journalistes,
apportons notre soutien sans réserve à nos confrères de Radio France et de Mediapart ainsi qu’à notre consœur Véronique Gaurel de France 3.
Nous condamnons de la manière la plus ferme les propos outranciers, injurieux et menaçants de Jean-Luc Mélenchon envers la presse. Ces attaques systématiques et sans fondement ne déshonorent que leur auteur.
Les Sociétés des rédacteurs du Monde, de L’Obs, du Point et d’Europe 1 ainsi que les Sociétés des journalistes de M6, L’Express, France 2, Le Figaro, Franceinfo.fr, Télérama, Les Echos, Franceinfo TV, Premières lignes, AFP, Libération, TF1, Le Parisien, BFM-TV, TV5 Monde, France 3 national, Le Journal du dimanche, RTL, France inter, Radio France, Challenges, Paris Match et de RFI.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Les anomalies relevées par la commission de contrôle concernent deux prestataires soupçonnés d’avoir surfacturé certaines prestations au candidat de La France insoumise.
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La justice s’intéresse toujours aux comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon

Les anomalies relevées par la commission de contrôle concernent deux prestataires soupçonnés d’avoir surfacturé certaines prestations au candidat de La France insoumise.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h06
    |

            Yann Bouchez








                        



                                


                            
Voilà neuf mois que le sujet fâche régulièrement Jean-Luc Mélenchon et ses soutiens. Neuf mois qu’ils martèlent : « Nos comptes ont été validés ! » Dans une décision publiée au Journal officiel, le 13 février, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a, en effet, approuvé les dépenses du candidat de La France insoumise (LFI), comme ceux des autres prétendants à la présidentielle de 2017.
Cependant, concernant M. Mélenchon, cette validation s’est accompagnée d’importantes « réformations », ces corrections que l’organe de contrôle peut appliquer aux factures que présentent les candidats. La CNCCFP a ainsi retoqué 434 939 euros de dépenses litigieuses. L’examen du compte du candidat avait même entraîné une crise interne à la commission, avec la démission de l’un de ses rapporteurs, qui chiffrait les anomalies à 1,5 million d’euros, sur 10,7 millions de dépenses totales.
Sur la base des anomalies constatées, comme elle en a la possibilité, la commission a saisi la justice. Après un signalement daté du 16 mars, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire. En septembre, le procureur de Paris, François Molins, a rappelé que la justice s’intéressait toujours à de possibles « surfacturations » de prestataires qui « tendent à faire sérieusement suspecter l’existence de manœuvres délibérées destinées à tromper l’organe de contrôle aux fins d’obtenir des remboursements sans cause ».
Soupçons de surfacturation
La CNCCFP avait notamment mis en lumière deux prestataires onéreux du leader de LFI. L’association L’Ere du peuple, créée fin 2015 et dirigée par des proches de M. Mélenchon, a facturé 440 027 euros de « prestations intellectuelles » et « matérielles » au candidat. Sans s’acquitter au passage de la TVA, avaient relevé les rapporteurs de la CNCCFP, tout en s’interrogeant sur les marges pratiquées, jugées élevées. Au Monde, les proches...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Ces trois formations doivent s’expliquer sur des supposés emplois fictifs au Parlement européen. Leur manière de se défendre correspond à leur logiciel politique.
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RN, MoDem, LFI… Trois partis politiques face à l’affaire des assistants parlementaires

Ces trois formations doivent s’expliquer sur des supposés emplois fictifs au Parlement européen. Leur manière de se défendre correspond à leur logiciel politique.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 16h56
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            
Tableau rare dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Les mains hissées bien haut pour exhiber chacun de ses applaudissements, la chef de file de l’extrême droite ovationne le leader de La France insoumise. Face au premier ministre, mardi 16 octobre, Jean-Luc Mélenchon met en cause l’indépendance de la justice. Une diatribe entamée le matin même, sur les réseaux sociaux, en pleine perquisition de son domicile puis du siège de son parti. A l’opposé de l’Hémicycle, Marine Le Pen jubile.
L’enquête sur les assistants parlementaires au Parlement européen et celle sur les comptes de campagne de l’élection présidentielle de 2017 ont valu à Jean-Luc Mélenchon une visite policière matinale. Or, la première de ces affaires concerne deux autres partis : le Rassemblement national et le MoDem. C’est d’ailleurs en enquêtant sur les soupçons d’emplois fictifs du RN que les juges se sont intéressés à LFI. Une affaire qui a déjà coûté à Mme Le Pen une mise en examen pour détournement de fonds publics, ainsi que la saisie à titre conservatoire de deux millions d’euros – ramenée à un million après recours – de subventions publiques dues au Rassemblement national (RN).
« Défiance envers les élites »
Depuis plusieurs mois, la présidente de l’ex-Front national et ses lieutenants hurlent à la « persécution judiciaire » et à « l’attentat politique ». Jean-Luc Mélenchon et ses « camarades » « insoumis » usent désormais du même argumentaire, dénonçant une « opération de police politique » et une justice aux ordres du pouvoir. Et ce au risque de voir naître un parallèle entre les deux formations, voire même de faire passer le RN pour le plus modéré de l’affaire face aux images d’un Jean-Luc Mélenchon colérique, allant jusqu’à appeler à la vindicte populaire – ici pour empêcher une perquisition, là pour « pourrir » les journalistes osant publier leurs enquêtes.

« Imaginons...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Foncier, taxes, redevances aéroportuaires… 24 propositions sont avancées dans ce document présenté lundi, qui ne convainc pas certains élus indépendantistes.
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Fiscalité corse : ce que contient le rapport de l’inspection des finances

Foncier, taxes, redevances aéroportuaires… 24 propositions sont avancées dans ce document présenté lundi, qui ne convainc pas certains élus indépendantistes.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h26
    |

            Patrick Roger (Ajaccio, envoyé spécial)








                        



                                


                            
C’est lesté d’un épais rapport de l’inspection générale des finances (IGF) intitulé « Pour une économie corse du XXIe siècle » que le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, devait s’adresser, lundi 22 octobre, aux élus et aux socioprofessionnels insulaires rassemblés au Palais des congrès d’Ajaccio. Un rapport attendu depuis qu’Emmanuel Macron, lors de son déplacement en Corse, les 6 et 7 février, avait demandé une réflexion sur l’avenir économique de l’île, fondée sur un diagnostic partagé.
Partagé ? Pas sûr. Dans un communiqué publié dimanche soir, le président de l’Assemblée de Corse, l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni, a qualifié le document de « calamiteux ». « Ce rapport de l’IGF est fondé sur une idée éculée : la Corse coûterait cher à l’Etat, s’insurge le chef de file de Corsica libera. Il ne peut pas servir de base à la future politique fiscale de la Corse. » Une opposition radicale qui est cependant loin d’être unanimement partagée dans les rangs des élus et des acteurs économiques de la Corse.
« Mon objectif est simple : apporter des réponses concrètes à la Corse et aux Corses, sans aucun a priori », plaide M. Le Maire, reconnaissant que « l’insularité est un handicap majeur pour le développement économique du territoire ». Ces handicaps, le rapport de l’IGF les analyse précisément : coût du transport et de l’approvisionnement, difficultés de recrutement, besoin de stocks et d’équipements plus importants que sur le continent pour les entreprises, constitution d’oligopoles captant une part excessive de la valeur ajoutée, auxquels s’ajoute le sous-recouvrement chronique des impôts et des cotisations sociales.
Simplifier les règles en matière d’urbanisme
Autre difficulté majeure : le désordre foncier qui touche une grande partie du territoire. Un tiers des parcelles sont enregistrées comme appartenant à une personne née avant 1910,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le bureau exécutif de la formation macroniste a désigné Philippe Grangeon en attendant la désignation du prochain chef le 1er décembre.
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Castaner fait ses adieux à La République en marche, les ambitions s’aiguisent pour le remplacer

Le bureau exécutif de la formation macroniste a désigné Philippe Grangeon en attendant la désignation du prochain chef le 1er décembre.



LE MONDE
 |    21.10.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 06h40
    |

            Manon Rescan








                        


Le rendez-vous était prévu de longue date, mais il a pris une tournure particulière. Dimanche 21 octobre, La République en marche (LRM) réunissait à Paris son « conseil », sorte de « parlement » de la formation présidentielle. La rencontre s’est muée en moment d’adieux pour Christophe Castaner, devenu cette semaine ministre de l’intérieur. Une nomination qui l’a conduit à quitter son poste de délégué général du mouvement.
Le bureau exécutif de LRM a désigné Philippe Grangeon, communicant proche d’Emmanuel Macron, en attendant la désignation du prochain chef du parti le 1er décembre. Une échéance qui était dans toutes les têtes, dimanche.
« Notre seul risque, c’est la division. (…) Il n’y a pas de destin individuel en politique, il n’y a que des réussites collectives », a prévenu Muriel Pénicaud, qui prenait la parole lors de la clôture du rendez-vous ; la ministre du travail s’exprimait devant un parterre où les ambitions sont déjà nombreuses pour prendre la suite de M. Castaner. 
« Nous devons être vigilants à ce que cette campagne éclair ne vienne, par des comportements, des initiatives, des propos à l’emporte-pièce, abîmer l’image et la réputation de La République en marche », avait pour sa part prévenu, lors d’une déclaration à huis clos, Philippe Grangeon, dimanche matin.
Plusieurs candidats potentiels
Un seul candidat est officiellement déclaré : le député (LRM) des Français de l’étranger, Joachim Son-Forget. Ce dernier avait déjà présenté une liste concurrente à celle de M. Castaner en 2017, en vain. Dimanche, il a annoncé son intention de proposer qu’une coprésidente, issue de la société civile, spécialiste des questions environnementales, soit élue à ses côtés. Dans Le Journal du dimanche, la secrétaire d’Etat (chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes et de la lutte contre les discriminations) Marlène Schiappa a, elle, confirmé « réfléchir à présenter [sa] candidature », estimant « incarner l’ADN du mouvement et une forme de renouvellement ».
Parmi les députés parisiens, plusieurs sont aussi sur la ligne de départ. Stanislas Guérini y « réfléchit ». « Il y a de l’envie », a-t-il confié au Monde dimanche midi. Dans une interview à Challenges.fr, Sylvain Maillard a, lui, détaillé, vendredi, sa vision d’une amélioration du fonctionnement du mouvement qui ressemble de très près à une déclaration de candidature.
Un seul des candidats putatifs a été cité, dimanche midi, à la tribune par M. Castaner pour son discours de bilan et d’adieux : Pierre Person, député de Paris, qui a aussi été son bras droit au mouvement. Ce dernier avait le matin même fait plusieurs annonces d’amélioration de la mécanique militante aux référents locaux de LRM. « Une telle efficacité en trois jours, Pierre, je me dis qu’il était temps que je parte », a lancé à la tribune M. Castaner, entre réprimande et passage de relais. Si ses proches font déjà activement campagne pour lui, le député de Paris n’a toutefois pas formellement déclaré sa candidature. « Ce qui est important, ce sera le projet », a-t-il déclaré à la presse.
« Si nous doutons de nous, de la France, de l’Europe, nous nous affaiblissons »
Le prochain délégué général du mouvement aura fort à faire, dans un mouvement qui peine à se structurer. « Mille cinq cent marcheurs nous rejoignent chaque mois », a rappelé M. Castaner à la tribune. « Il faudra renouer le lien avec les territoires », a, pour sa part, déclaré Stéphane Travert aux journalistes ; l’ancien ministre de l’agriculture, débarqué cette semaine du gouvernement, retrouvera bientôt son siège de député (Manche) mais entend bien jouer un rôle important dans le mouvement. Il pourrait s’occuper d’entretenir le réseau des élus locaux soutiens d’Emmanuel Macron.
Les Européennes, « la priorité »
Tout le week-end, les « marcheurs » ont, par ailleurs, planché sur leur organisation et la définition de leur ligne idéologique. Samedi, ils organisaient un colloque sur le progressisme, mais un atelier organisé dimanche matin a rappelé que ce seul terme ne serait pas suffisant pour définir la ligne politique de LRM. « Il faut aussi trouver les mots dans lesquels les Français puissent se retrouver », a rappelé Claude Posternak, membre du bureau exécutif du mouvement à la tribune dimanche midi.
Dans ce contexte, à la fois dans le discours de Muriel Pénicaud et de Christophe Castaner, un mot est revenu, celui de « doute ». « L’autodénigrement est trop facile », a mis en garde le nouveau ministre de l’intérieur. « S’il faut analyser avec acuité les erreurs, il nous faut apprécier l’étendue du chemin parcouru ensemble », a-t-il insisté.
« Le risque, c’est de douter de nous », avait déclaré avant lui la ministre du travail. Muriel Pénicaud avait alors invité les « marcheurs » à plutôt regarder en miroir ceux qui, à La France insoumise (LFI), « ne croient pas en la démocratie parce qu’ils ne respectent pas la séparation des pouvoirs, de la justice et des médias. C’est eux qui menacent la démocratie ! », a-t-elle affirmé en référence aux attaques de Jean-Luc Mélenchon, après les perquisitions qui ont visé LFI cette semaine.

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                Perquisitions au siège de La France insoumise : bras de fer entre la procureure générale de Paris et le camp Mélenchon



« Si nous doutons de nous, de la France, de l’Europe, nous nous affaiblissons », a encore martelé Muriel Pénicaud. L’Europe, justement, sera l’un des enjeux du mouvement LRM dans les prochains mois à l’approche de la campagne des élections européennes.
« [Cette] échéance doit être notre première priorité », a insisté M. Castaner. « Ne lâchez rien sur ce projet européen, (…) allez partout en France dans nos territoires, porter ce message d’espoir et d’exigence », a-t-il lancé. Une commission d’investiture pour désigner les candidats de la future liste LRM va se mettre au travail, présidée par Jean-Marc Borello, fondateur du groupe SOS et membre du bureau exécutif du mouvement.
Mais, dimanche midi, la question du futur délégué général occupait bien plus les esprits, comme l’expliquait un député, membre du bureau exécutif du mouvement : « C’est dans 41 jours. Top départ. »

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                Le parti majoritaire LRM, maillon faible de la Macronie






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le député rejoint plusieurs figures du parti d’Emmanuel Macron ayant déjà marqué leur intérêt pour l’Hôtel de Ville, dont le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                

Municipales : Cédric Villani brigue la Mairie de Paris en 2020

Le député rejoint plusieurs figures du parti d’Emmanuel Macron ayant déjà marqué leur intérêt pour l’Hôtel de Ville, dont le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.



Le Monde.fr avec AFP
 |    21.10.2018 à 12h14
   





                        


Dans un entretien au Journal du dimanche, Cédric Villani annonce officiellement sa candidature à la Mairie de Paris. « Je suis candidat à la candidature » à Paris déclare le député LREM de l’Essonne. Cédric Villani rejoint plusieurs figures du parti d’Emmanuel Macron ayant déjà marqué leur intérêt pour l’Hôtel de Ville, dont le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux ou le secrétaire d’État au numérique Mounir Mahjoubi. « Je m’inscrirai dans le processus de désignation. Quel que soit le candidat retenu, je me rangerai derrière », assure le mathématicien.
« Je prépare un projet pour Paris qui a vocation à s’inscrire dans le plan d’ensemble de La République en marche », avait-il précédemment déclaré dans un entretien à l’Agence France Presse (AFP), en citant notamment « l’initiative Paris et moi », engagée par le parti présidentiel début octobre pour préparer l’élection municipale.
M. Villani, élu pour la première fois à un mandat politique aux législatives de 2017, présidait en 2014 le comité de soutien à la candidature de l’actuelle maire, Anne Hidalgo (PS).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ La présidente LR de la région Ile-de-France est l’invitée de France Inter, France Télévisions et du « Monde ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Cet ex-chroniqueur au « New York Times » devenu essayiste dénonce les très riches contributeurs qui maintiennent un système profondément inégalitaire par leurs dons. Une bienfaisance ciblée, médiatisée et qui verrouille le débat d’idées.
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Anand Giridharadas contre la dictature dorée des philanthropes américains

Cet ex-chroniqueur au « New York Times » devenu essayiste dénonce les très riches contributeurs qui maintiennent un système profondément inégalitaire par leurs dons. Une bienfaisance ciblée, médiatisée et qui verrouille le débat d’idées.



LE MONDE IDEES
 |    21.10.2018 à 09h00
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

C’était en 2003 : à 22 ans, Anand Giridharadas, fils d’émigrés indiens aisés né à Shaker Heights, près de Cleveland (Ohio), décidait de découvrir le pays que ses parents avaient choisi de quitter. Et il décrivit pour le New York Times, et dans un livre, l’incroyable révolution que connaissait ce pays ultraconservateur. Puis ce fut le retour en Amérique, en pleine crise financière, en 2009 : « J’avais découvert l’arrivée du rêve américain en Inde et quand je suis revenu aux Etats-Unis, il était mourant », nous confie M. Giridharadas. Mourant à cause de ses incroyables inégalités, révélées par Thomas Piketty.
Giridharadas, qui a vécu trois ans en France, rejoint l’économiste français « qui soutient que la survie du système dépendra en premier lieu de l’efficacité de son système de justification ». C’est cette intuition qu’il a voulu développer dans son ouvrage Les gagnants prennent tout. La charade des élites qui allaient changer le monde (Winners Take All. The Elite Charade of Changing the World, Knopf, 304 p., non traduit).
« Les philanthropes américains ont créé un système qui assèche le bien public et qui charge ceux qui l’ont ruiné de le réparer. On demande aux incendiaires d’être les pompiers »
« Mon livre est une radioscopie des valeurs que les gagnants du système ont inventées pour que le système ne change pas. » Le journaliste devenu essayiste n’a pas enquêté sur les pauvres, dans la banlieue de Chicago ou ailleurs, suspectant une erreur de méthode : « C’est comme écrire sur une maison en étudiant ses locataires au lieu d’étudier l’architecte. » Il est allé à la rencontre des riches, des très riches, ceux qui « tiennent » le système par le truchement de la philanthropie, en redistribuant leur richesse une fois fortune faite. Anand Giridharadas se jette à l’eau à l’été 2015, à Aspen (Colorado), lors d’une de ces réunions de l’entre-soi qu’affectent les élites mondialisées. Devant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Dans un entretien au « Journal du dimanche », le nouveau ministre de l’intérieur se place dans la continuité de l’action menée par Gérard Collomb.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/10/2018
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Christophe Castaner dévoile ses priorités pour l’intérieur

Dans un entretien au « Journal du dimanche », le nouveau ministre de l’intérieur se place dans la continuité de l’action menée par Gérard Collomb.



Le Monde.fr avec AFP
 |    21.10.2018 à 01h51
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 12h01
   





                        



   


Contrôles migratoires, conditions de travail des policiers, violences dans les quartiers : Christophe Castaner dresse sa feuille de route de ministre de l’intérieur dans un long entretien au Journal du dimanche (JDD) du 21 octobre, en reprenant les chantiers-clés ouverts par son prédécesseur Gérard Collomb.

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Sur la question migratoire, M. Castaner se dit « inquiet » de la situation à la frontière espagnole depuis quelques mois. Il va nommer un « coordonnateur sécurité », qui sera un haut fonctionnaire, pour « mieux organiser les contrôles et le dialogue avec les autorités espagnoles ». Depuis le début de l’année, « on a recensé en Espagne 48 000 entrées irrégulières en provenance du Maroc – soit une augmentation de 155 % ! » et « les non-admissions à la frontière franco-espagnole ont augmenté de près de 60 % dans les Pyrénées-Atlantiques par rapport à l’an passé », selon lui.
Le ministre revendique une « politique ferme contre l’immigration irrégulière ». « Un tiers des demandeurs d’asile en France ont été déboutés dans un autre pays d’Europe, c’est inadmissible. Nous n’avons pas vocation à être une “instance d’appel” des déboutés de l’Allemagne ou de l’Italie », ajoute-t-il.
Signaux envers les policiers
M. Castaner doit aussi échanger dans « les tout prochains jours » avec ses homologues européens, dont l’Italien Matteo Salvini. Ce dernier a envoyé, samedi, des policiers patrouiller à la frontière française afin d’empêcher les refoulements de migrants, au lendemain de la reconduite de trois clandestins, qualifiée de « normale » par la France.
« Dans la plupart des zones frontalières, la coopération avec la police italienne se passe bien. Je comprends qu’il y a un besoin de renforcer cette coopération dans la région de Bardonnèche [Piémont, Italie]. Ne comptez pas sur moi pour ajouter de la polémique à la polémique. »
Les relations entre Rome et Paris se sont tendues ces derniers mois. L’Italie accuse ses partenaires européens, à commencer par la France, de l’avoir laissée seule gérer la crise migratoire et les quelque 700 000 migrants arrivés sur ses côtes depuis 2013.
Le ministre nommé mardi – avec pour l’épauler un secrétaire d’Etat, l’ex-patron du renseignement intérieur Laurent Nuñez – adresse aussi des signes à ses troupes et notamment aux policiers en rappelant la hausse de 3,5 % du budget de son ministère.
M. Castaner reconnaît que les policiers « ont raison de [se] plaindre » de la vétusté de leur matériel, rappelant que 300 millions d’euros par an seront consacrés à la rénovation de l’équipement auxquels s’ajoutent 130 millions pour la rénovation de la flotte automobile.
« Reconquérir la souveraineté républicaine »
La direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sera, elle, dotée de 22,5 millions d’euros supplémentaires affectés à des investissements technologiques. Ses trois sites devraient également être réunis en un seul.
Mesure symbolique, M. Castaner veut aussi « mettre un terme » à « la protection à vie des anciens ministres de l’intérieur » et la ramener à cinq ans après la fin de leurs fonctions.
Lors de son départ fracassant, son prédécesseur Gérard Collomb avait évoqué la difficulté des quartiers et sa crainte que « nous vivions face à face » en France. M. Castaner reconnaît à son tour la « situation de tension extrême et une très grande violence dans certains quartiers ».
Le ministre doit se rendre, dimanche, au commissariat de Champigny (Val-de-Marne), où des policiers se sont fait insulter sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux cette semaine. « Partout où l’on voit que la République recule, il faut agir. Reconquérir mètre carré par mètre carré la souveraineté républicaine dans certains quartiers. Ce sera un combat », ajoute-t-il.

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Gérard Collomb a quitté la place Beauvau pour se préparer aux élections municipales de Lyon. Son successeur affirme, lui, dans Le JDD qu’il ne « sera pas candidat » lors de ce scrutin. Sur un autre chantier attendu, M. Castaner annonce qu’il présentera au président de la République, Emmanuel Macron, dans « quelques jours » les résultats de la consultation organisée dans chaque département sur l’organisation de l’islam de France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le chef de file de La France insoumise a durement critiqué des enquêtes de Franceinfo, qualifiant les journalistes d’« abrutis ». Il s’en est aussi pris à Mediapart.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/10/2018
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Radio France annonce une plainte contre Jean-Luc Mélenchon

Le chef de file de La France insoumise a durement critiqué des enquêtes de Franceinfo, qualifiant les journalistes d’« abrutis ». Il s’en est aussi pris à Mediapart.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 12h09
   





                        


Après des échanges houleux par antennes et réseaux sociaux interposés, la polémique qui oppose Jean-Luc Mélenchon à Radio France devrait passer par la case justice. Le groupe a confirmé, samedi 20 octobre sur Twitter, le dépôt d’une plainte contre le chef de file de La France insoumise (LFI), visant ses propos à l’encontre de journalistes des radios publiques. Ces derniers jours, l’ancien candidat à la présidentielle s’en est pris à des reporteurs de Franceinfo, mais aussi au site Mediapart ou encore à l’émission « Quotidien » de TMC.
Les journalistes de Franceinfo qualifiés d’« abrutis » et de « menteurs »
Vendredi 19 octobre, une enquête de Franceinfo pointait de possibles surfacturations lors de la campagne présidentielle de M. Mélenchon. L’article s’intéresse aux prestations facturées par la communicante Sophia Chikirou et sa société Mediascop au candidat de LFI, pour un montant total d’un peu plus de 1 million d’euros.
Selon Franceinfo, certains prix pratiqués par Mediascop dans le cadre de ce contrat se situent à des niveaux « très élevés », citant par exemple la mise en ligne de retranscriptions audio de discours pour un coût de 250 euros l’unité.
M. Mélenchon a répliqué le jour même de la publication de cette enquête, voyant en Franceinfo une « radio d’Etat » qui serait aux ordres du gouvernement, selon lui. « Je vous mets tous en garde, tous ceux qui titrent sur le fait que nous avons fait de la surfacturation s’exposent à des poursuites », a-t-il déclaré, « car nous n’avons peur de rien ». Le député des Bouches-du-Rhône a aussi qualifié les journalistes de la station d’« abrutis » et de « menteurs » dans une vidéo publiée sur Facebook. 
« Pourrissez-les partout (…) Il faut qu’à la fin des milliers de gens se disent : les journalistes de Franceinfo sont des menteurs, sont des tricheurs et il y a autour un système qui n’a même plus le recul professionnel de se dire, mais qu’est-ce qu’on est en train de raconter ? », a-t-il également lancé.
« Franceinfo n’est pas une radio d’Etat, mais de service public », a rétorqué le directeur de la station, Vincent Giret à l’antenne, vendredi. « Cet appel à la haine et à la violence est irresponsable. Défense absolue du professionnalisme et de l’intégrité de nos journalistes », a-t-il ajouté sur Twitter.
Samedi, la station a affirmé sur Twitter avoir déposer une plainte à l’encontre de M. Mélenchon pour ses propos. « La direction juridique de Radio France s’occupe de la plainte en liaison avec notre avocat », a précisé à l’AFP Gaël Hamayon, un porte-parole de la radio publique.
Mediapart membre d’une « boucle Macronie-parquet-médias »
Le dirigeant de LFI s’en est aussi violemment pris au site d’information en ligne Mediapart, qu’il accuse d’avoir violé le secret de l’enquête sur ses comptes de campagne. M. Mélenchon y voit, en effet, une « preuve » d’une « boucle Macronie-parquet-médias », occupée à lui nuire ainsi qu’à son mouvement politique.
Dans un article publié vendredi soir sur les perquisitions menées mardi, le site d’information affirmait l’existence « de longue date » d’une relation intime entre le député et sa conseillère Sophia Chikirou, qui a été entendue par la police dans le cadre de soupçons de surfacturations lors de la campagne présidentielle de M. Mélenchon en 2017.
Mediapart rapporte, par ailleurs, que, selon ses informations, quelque 12 000 euros en liquide auraient été découverts par les enquêteurs au domicile d’un proche de M. Mélenchon. De même source, cet « ami et collaborateur de toujours de Jean-Luc Mélenchon » aurait dit que la somme lui avait été confiée par la mandataire financière de la campagne de 2017.
En l’absence de transmission au parquet à ce stade, « il ne peut donc être autrement que ces fuites proviennent des services de police et justice », écrit l’avocat de l’ancien candidat de la présidentielle, Me Mathieu Davy. Et ce dernier de s’interroger : « Comment ont-elles été acquises ? Qui les a données ? Quelles sont les conditions et modalités, notamment financières, de cette transaction ? »
Me Davy demande, par ailleurs, le dessaisissement du « procureur en charge », « car il devient établi de manière claire et concordante que les services sous ses ordres ne respectent pas les règles et procédures applicables en l’espèce ». Il ne vise toutefois pas le procureur de la République de Paris, François Molins, mais le représentant du parquet directement chargé de l’enquête.
« Quotidien » accusé d’avoir fourni des images à la police
Interrogé sur BFM-TV, mercredi, M. Mélenchon s’en était aussi pris à l’émission « Quotidien » de TMC. Le député avait affirmé que cette dernière avait « complaisamment » fourni « à la police » des images de la perquisition au siège de LFI, mardi.
« Jean-Luc Mélenchon ment », avait alors réagi l’animateur de l’émission Yann Barthès, affirmant n’avoir eu « aucun contact, ni avec la justice, ni avec la police. Je tiens à rappeler que si nous avons des images de la perquisition, c’est que LFI a bien voulu nous faire rentrer et que vous nous avez demandé de filmer », ajoutait-il.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ « Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault.
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Perquisitions au siège de La France insoumise : bras de fer entre la procureure générale de Paris et le camp Mélenchon

« Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 17h18
   





                        



   


C’est une prise de parole rare, qui marque la singularité de la situation. La procureure générale de la cour d’appel de Paris, Catherine Champrenault, a dénoncé samedi 20 octobre le « coup de force » contre les magistrats et les policiers mené par Jean-Luc Mélenchon et ses militants lors des perquisitions effectuées mardi au domicile du leader de La France insoumise et au siège du parti.
« J’apporte mon soutien aux magistrats et policiers », a expliqué la magistrate sur Europe 1, dénonçant une tentative « d’entrave à l’action de la justice ». « Je crois savoir qu’un policier a porté plainte, magistrats et policiers ont été choqués. Personne n’est au-dessus des lois », a-t-elle ajouté.

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« Pression physique sur la porte »
Dans une scène filmée par des journalistes, Jean-Luc Mélenchon avait notamment appelé ses proches à « enfoncer la porte » pour entrer dans les locaux de son mouvement où une perquisition était en cours. Il a ensuite bousculé un représentant du parquet ainsi qu’un policier qui s’interposait.
« Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault. Mais, accompagnés de militants et de députés LFI, il « a voulu rentrer en force », et « c’est parce qu’on ne pouvait pas filtrer eu égard à cette pression physique sur la porte, qu’effectivement on n’a pas laissé passer M. Mélenchon car on ne pouvait pas laisser passer le groupe », a-t-elle expliqué.

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Le ministère de la justice pas informé
Alors que le patron de La France insoumise a dénoncé vendredi « une opération de police de type antiterroriste », la magistrate a justifié l’ampleur du dispositif :
« Il y avait plusieurs dizaines de policiers, ce qui est normal car il y avait une quinzaine de perquisitions. »
Catherine Champrenault a également assuré que le ministère de la justice n’avait pas été informé des perquisitions : « Nous ne faisons rien remonter avant que les faits ne se soient passés. » Elle a également justifié que l’enquête en reste à son stade préliminaire, sous l’égide du parquet. L’ouverture d’une information judiciaire, confiée à des juges d’instruction, serait pour l’heure « disproportionnée », selon elle, car « nous n’en sommes pas encore aux indices graves et concordants ».

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Alors que Jean-Luc Mélenchon demande « l’annulation de cette perquisition et la restitution de tout ce qui a été prélevé », la magistrate a annoncé que les ordinateurs avaient été remis « hier soir [vendredi] » et assuré que « seuls les documents qui intéressent les infractions que l’on recherche » seraient exploités et mis dans la procédure.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Six personnes avaient été placées en garde à vue, mardi, dans l’enquête sur les attentats ayant fait quatre morts et quinze blessés, au mois de mars.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                

Attentats à Trèbes et Carcassonne : trois suspects mis en examen et écroués

Six personnes avaient été placées en garde à vue, mardi, dans l’enquête sur les attentats ayant fait quatre morts et quinze blessés, au mois de mars.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    20.10.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 12h04
   





                        



   


Trois personnes ont été mises en examen et écrouées dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Carcassonne et Trèbes (Aude) perpétrés le 23 mars 2018, vendredi 19 octobre.
Six personnes – des membres de l’entourage familial et amical de l’auteur des attaques, Radouane Lakdim – avaient été interpellées et placées en garde à vue mardi dans le cadre de cette information judiciaire. Trois ont été relâchées, et les autres, placées en détention provisoire, ont été mises en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et, pour l’un d’eux, « détention d’armes de catégorie A et B en lien avec une entreprise terroriste », selon la source judiciaire.

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Quatre morts et quinze blessés
Le 23 mars, un assaillant djihadiste, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d’entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client, ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’était livré comme otage à la place d’une femme.
Le djihadiste avait été abattu par le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale. L’attaque avait été revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI). Il était « fiché S » depuis 2014 et inscrit depuis novembre 2015 au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) en raison de ses liens supposés avec des milieux islamistes radicaux.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Editorial. Alors que les « CumEx Files » ont mis en lumière la manière dont plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc français,  il serait temps que le gouvernement mette fin à ce type d’optimisation fiscale.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Alors que les « CumEx Files » ont mis en lumière la manière dont plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc français,  il serait temps que le gouvernement mette fin à ce type d’optimisation fiscale.       Par Le Monde   Publié le 20 octobre 2018 à 10h46 - Mis à jour le 20 octobre 2018 à 10h46   Lecture 2 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail              Editorial du « Monde ». Décidément, la créativité de la finance n’a pas de limite – pas même celle de la loi. Le détournement de 55 milliards d’euros d’impôts au détriment de plusieurs pays européens par une poignée de tradeurs indélicats, avec la complicité d’avocats et de grandes banques, jette, de nouveau, une lumière crue sur la capacité du système financier à spolier l’Etat de l’argent public.          Le scandale dont Le Monde a publié les détails, jeudi 18 octobre, dévoile des pratiques d’évasion fiscale d’une ampleur inédite. Une faille de la loi, permettant de réclamer indûment le remboursement de taxes sur les dividendes versés par les entreprises à leurs actionnaires domiciliés à l’étranger, est à l’origine de l’escroquerie.          Le principe reposait sur une sorte de gigantesque bonneteau. Les titres des entreprises concernées faisaient l’objet de transactions à grande vitesse, de telle sorte que les actionnaires parvenaient à se faire rembourser les taxes sur les dividendes plusieurs fois, au vu et au su des services fiscaux.            En l’espace de sept ans, entre 7 et 12 milliards d’euros ont été ainsi extorqués au fisc allemand. Les contribuables danois, autrichiens, suisses, norvégiens et belges ont été également victimes de l’arnaque, qui n’aurait pas été possible sans la participation d’une cinquantaine de banques, dont BNP Paribas et Société générale. La France, en revanche, a échappé au stratagème, grâce à une modification en 2005 de la loi sur les avoirs fiscaux.          Plus que le coût annuel du plan pauvreté          Le montage est d’autant plus scandaleux qu’il a pris son rythme de croisière en pleine crise financière, lorsque les Etats européens se sont portés au secours des banques à court de liquidités en injectant ou en leur prêtant massivement des capitaux. Pendant que les déficits budgétaires explosaient pour déboucher sur la crise de la zone euro, ces financiers sans scrupules détournaient massivement l’argent public à leur propre profit.          Les pouvoirs publics allemands ont mis fin à ces pratiques frauduleuses en 2012, tandis que les procédures judiciaires contre les auteurs se poursuivent. Ces révélations sont toutefois l’occasion de rappeler que ce procédé n’est en fait qu’une dérive de l’arbitrage de dividendes – le « div-arb » dans le jargon financier –, un autre mécanisme tout aussi contestable, même s’il reste légal dans nombre de pays.          Une enquête du site ProPublica en 2016 avait estimé que, chaque année, plus de 100 milliards de dollars investis en actions passent sous le nez du fisc. En France, la pratique occasionne un manque à gagner de 3 milliards d’euros, soit plus que le coût annuel du plan pauvreté qui vient d’être annoncé.                    Il serait temps que le gouvernement, dans la situation budgétaire contrainte qui est la sienne, mette fin à ce type d’optimisation fiscale. L’argument selon lequel une telle décision écornerait l’attractivité de la place de Paris ne tient pas : Francfort et New York y ont remédié sans susciter d’émotion particulière parmi les investisseurs. Il suffirait de remettre en cause certaines conventions fiscales avec des pays tiers pour en finir avec ces échappatoires.          A l’heure où l’illibéralisme gagne du terrain, l’argent public est un bien trop précieux pour que les gouvernements ne fassent pas tout ce qui est en leur pouvoir pour récupérer ce qui leur est dû. Il y va de l’équité vis-à-vis des contribuables qui ne cherchent pas à éviter l’impôt. Il y va, plus globalement, du bon fonctionnement de la démocratie.                          Tous nos articles sur l’affaire « CumEx Files »          Le Monde, associé à 18 médias européens, dont Correctiv, Die Zeit et Reuters, dévoile une nouvelle affaire de fraude et d’évasion fiscales dont sont victimes plusieurs Etats européens, pour un préjudice évalué à 55 milliards d’euros en quinze ans.               Le récit : L’histoire secrète du casse fiscal du siècle               L’enquête : En France, plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc               En vidéo : Comment fonctionne la fraude ?               Tout comprendre à l’affaire en quelques schémas simples               Des banques françaises sont elles aussi empêtrées dans l’affaire : lire notre article.               Entretien : « Pour les banques, une source importante de profits », nous dit Josh Galper, qui dirige Finadium, un cabinet de conseils financiers de Boston, aux Etats-Unis.               Vu d’Europe : En chantier, la coopération fiscale européenne a connu des ratés.               La petite histoire : Quand Jérôme Kerviel alertait les sénateurs sur le scandale aux dividendes                                          Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 08 (75008) 1670000 € 131 m2           PARIS 17 (75017) 4105000 € 354 m2           PARIS 16 (75116) 3370000 € 303 m2      Recherche                  Le Monde      Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Article réservé à nos abonnésHaro sur les néoféministes  Pour la philosophe Bérénice Levet, si le féminisme a été un mouvement d’émancipation, les néo-féministes d’aujourd’hui criminalisent le désir masculin et occultent certaines réalités.                          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