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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Les plaignants, dont deux journalistes, réclament une expertise de leurs blessures, pour, par la suite, entreprendre une procédure pour engager la responsabilité de l’Etat.
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Cinq personnes blessées à Notre-Dame-des-Landes saisissent la justice administrative

Les plaignants, dont deux journalistes, réclament une expertise de leurs blessures, pour, par la suite, entreprendre une procédure pour engager la responsabilité de l’Etat.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 18h17
   





                        



   


Cinq personnes, dont deux journalistes travaillant pour Reporterre et pour Libération, ont saisi le tribunal administratif de Nantes, lundi 22 octobre. Elles réclament une expertise de blessures qui auraient été causées par des grenades lacrymogènes GLI-F4 lors d’une opération d’expulsion en avril de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Le tribunal administratif de Nantes a confirmé avoir reçu cinq requêtes en référé expertise.
« Pour l’instant, on demande seulement à ce que des experts examinent les blessés (...) pour qu’on puisse déterminer avec certitude, même s’il n’y a pas vraiment de doute, que les personnes ont bien été blessées par des grenades GLI-F4 », a expliqué l’une des deux avocates qui représentent ces personnes, Me Chloé Chalot. Par la suite, l’objectif est d’entreprendre une procédure pour engager la responsabilité de l’Etat, a-t-elle dit, soulignant que le tout devrait prendre « énormément de temps ».

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Les cinq personnes « ont saisi le Défenseur des droits et (la démarche auprès du tribunal administratif) est une marche supplémentaire pour se faire reconnaître en tant que blessés et aussi contester l’opération de maintien de l’ordre en elle-même (...) et l’utilisation des grenades », a précisé Me Chalot.
Usage contesté
Après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le 17 janvier, deux opérations d’expulsion de la ZAD ayant mobilisé des milliers de gendarmes ont eu lieu, en avril et en mai.
L’usage de grenades GLI-F4 par les forces de l’ordre lors de ces opérations a fait l’objet de nombreuses critiques. Un étudiant de 21 ans avait notamment eu la main arrachée le 22 mai après avoir ramassé une de ces grenades à triple effet lacrymogène, sonore et de souffle.
Dans un rapport publié en janvier 2018, le Défenseur des droits avait estimé que la « dotation dans les opérations de maintien de l’ordre d’une arme présentant une telle dangerosité, eu égard à sa composition, rest(ait) problématique ».

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Parmi les cinq personnes ayant saisi le tribunal administratif figurent Marie Astier, journaliste pour Reporterre, et Cyril Zannettacci, photographe pour Libération. Les deux avocates ont écrit dans un communiqué que les deux journalistes « agissaient dans l’exercice de leurs fonctions et que leur qualité était apparente ».
Les trois autres, venues « en soutien à la pérennisation des formes de vie alternatives expérimentées » dans la ZAD (« zone d’aménagement différé », devenue « zone à défendre » pour ses détracteurs) « ont été touché[e]s par des grenades GLI-F4 alors qu’[elles] se tenaient à distance des forces de l’ordre », assure par ailleurs le communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Selon une étude menée sur 70 000 personnes, la présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle explique ce résultat.
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édition abonné


L’alimentation bio réduit de 25 % les risques de cancer

Selon une étude menée sur 70 000 personnes, la présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle explique ce résultat.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 17h22
    |

            Stéphane Foucart et 
Pascale Santi








                        



                                


                            

Pour les agences réglementaires, les résidus de pesticides dans l’alimentation ne présentent aucun risque pour la santé. Mais un corpus scientifique récent, sur les effets des mélanges de molécules et des expositions chroniques à faibles doses, suggère que les risques posés par les traces de produits phytosanitaires sont, au contraire, bien réels pour le consommateur. Une étude épidémiologique française, publiée lundi 22 octobre dans la revue JAMA Internal Medicine, est la première à pointer de tels risques dans la population générale, s’agissant du cancer.
Elle indique que les plus gros consommateurs d’alimentation issue de l’agriculture biologique ont un risque de cancer réduit de 25 %, par rapport à ceux qui en consomment le moins. « Pour expliquer ces résultats, l’hypothèse de la présence de résidus de pesticides synthétiques bien plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle comparés aux aliments bio est la plus probable », indique Emmanuelle Kesse-Guyot, chercheuse (INRA) dans l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inserm, INRA, université Paris-XIII) et coauteure de ces travaux. De fait, les types de cancer dont les risques sont les plus réduits chez les consommateurs d’aliments labellisés « AB » sont également associés aux expositions des agriculteurs aux pesticides.
Les lymphomes surreprésentés chez les agriculteurs conventionnels
Conduits par Julia Baudry et Emmanuelle Kesse-Guyot, les auteurs ont exploité les données d’une grande cohorte, dite NutriNet, de près de 70 000 volontaires suivis entre 2009 et 2016. Ils ont divisé en quatre groupes les individus, en les classant des plus gros consommateurs de bio (environ plus de 50 % de leur alimentation), à ceux qui n’en consomment que de manière occasionnelle, ou jamais. Durant les sept années de suivi, 1 340 nouveaux cas de cancer ont été enregistrés ; les auteurs ont ensuite observé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ En 2050, près de 80 % des espèces migratrices pourraient être affectées par les changements environnementaux qui modifieront leurs aires de nidification et d’hivernage ainsi que leurs distances de vol.
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La majorité des espèces d’oiseaux migrateurs menacées par le changement climatique

En 2050, près de 80 % des espèces migratrices pourraient être affectées par les changements environnementaux qui modifieront leurs aires de nidification et d’hivernage ainsi que leurs distances de vol.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 17h00
    |

                            Sylvie Burnouf








                        



                                


                            

L’avenir s’annonce compliqué pour les oiseaux migrateurs. L’altération à l’échelle planétaire des conditions climatiques, de l’utilisation des terres et de la couverture des sols constitue une menace pour la majorité de ces populations, selon des estimations pour 2050 publiées, lundi 22 octobre, dans la revue Nature Climate Change. Or, à l’heure actuelle, très peu de ces espèces sont classées comme menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et font l’objet d’une protection, s’inquiète l’équipe de recherche internationale qui a mené ces travaux.
Afin d’appréhender au mieux l’impact du changement climatique sur les populations de migrateurs, encore mal connu, les chercheurs ont pris le parti de considérer l’ensemble de leur cycle de vie annuel. « La plupart des études s’étaient focalisées sur les aires de nidification, mais on s’aperçoit maintenant qu’il y a de plus en plus d’espèces qui ne reviennent pas ou qui subissent une très forte mortalité dans les zones d’hivernage », souligne Wilfried Thuiller, chercheur au laboratoire d’écologie alpine de Grenoble (université Grenoble-Alpes, CNRS) et coauteur de l’étude.
Les scientifiques ont concentré leur attention sur les espèces nichant au nord du tropique du Cancer et parcourant de longues distances pour hiverner (1 100 à 13 500 km). Grues, hirondelles, foulques, rossignols, faucons, oies… un total de 825 espèces répondaient à ces critères, et 715 d’entre elles étaient suffisamment documentées pour être incluses dans l’analyse.
Rallongement du parcours migratoire
Ils ont alors répertorié l’actuelle répartition, été comme hiver, des volatiles, ainsi que les distances qu’ils parcourent lors des migrations. Puis, en combinant plusieurs modèles et scénarios de changement du climat et d’utilisation des terres pour 2050 – établis notamment par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et une collaboration...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les deux animaux, un mâle et une femelle, n’ont pas été braconnés, mais la cause de leur décès n’est pas encore connue.
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Compte rendu

Cinq mois après leur réintroduction au Tchad, deux rhinocéros noirs retrouvés morts

Les deux animaux, un mâle et une femelle, n’ont pas été braconnés, mais la cause de leur décès n’est pas encore connue.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-10-22T16:27:40+02:00"

        Le 22.10.2018 à 16h27






    
Réintroduction d’un rhinocéros noir dans le parc de Zakouma, au Tchad, le 4 mai 2018.
Crédits : STEFAN HEUNIS / AFP


Deux des six rhinocéros noirs sud-africains réintroduits en mai dans le parc de Zakouma, dans le sud-est du Tchad, ont été retrouvés morts à la mi-octobre, a annoncé l’ONG African Parks dimanche 21 octobre. « Nous pouvons confirmer que ces deux rhinocéros (un mâle et une femelle) n’ont pas été braconnés. Cependant, la cause exacte du décès n’est pas encore connue », a indiqué dans un communiqué l’ONG de protection de la faune sauvage, qui gère plusieurs parcs naturels en Afrique. African Parks précise que les quatre autres sont toujours vivants et « font l’objet d’une surveillance étroite ».
En mai, une initiative commune d’African Parks, des parcs sud-africains (SANParks) et des gouvernements tchadien et sud-africain avait permis la réintroduction de six rhinocéros noirs d’Afrique du Sud dans le parc de Zakouma, dans la savane du sud-est tchadien, où ils avaient disparu il y a près d’un demi-siècle. Cette réintroduction devait constituer l’amorce d’un nouveau foyer de rhinocéros noirs, le dernier spécimen de cette espèce ayant été observé dans la zone en 1972.

        Lire aussi :
         

                « Rhino dollars » : les cornes de la discorde



Le Tchad et l’Afrique du Sud ont signé en 2011 un accord de coopération visant à protéger la biodiversité et à assurer la survie à long terme des espèces animales menacées à Zakouma. Après sept ans d’efforts, il a permis d’y réduire quasiment à néant le braconnage, autorisant ainsi la réintroduction des rhinocéros.
Chaque année, des milliers de rhinocéros sont abattus en Afrique pour leurs cornes, très prisées des adeptes de la médecine traditionnelle en Chine ou au Vietnam. Il reste 5 000 spécimens de rhinocéros noirs sur le continent, dont près de 1 900 en Afrique du Sud. Avant le Tchad, des rhinocéros noirs ont déjà été expatriés au Botswana, en Tanzanie, en Zambie, au Malawi ou au Rwanda.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite des craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par Les Décodeurs sont nombreux à s’inquiéter des ondes émises par le boîtier et de leurs effets sur la santé.
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Linky en questions : les ondes du compteur sont-elles dangereuses ?

La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite des craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par Les Décodeurs sont nombreux à s’inquiéter des ondes émises par le boîtier et de leurs effets sur la santé.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 15h44
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Cet article a été réalisé à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky, qui est en cours de déploiement par Enedis dans l’ensemble des foyers français.
Le compteur Linky émet-il en continu ?Le niveau d’ondes émises par Linky est-il élevé ?Existe-t-il des émetteurs radio Linky, qui exposent à des ondes supplémentaires ?L’accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?La proximité physique du compteur est-elle inquiétante ?Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?Peut-on poser un filtre pour bloquer le CPL émis par Linky ?Linky est-il un cauchemar pour les personnes électrohypersensibles ?
Le compteur Linky émet-il en continu ?
NON, MAIS…
Question posée par Aurore Rodriguez
« Enedis “joue” sur les mots en indiquant dans sa communication à moult reprises que le compteur Linky n’émet que quelques secondes par jour. Ils ne parlent jamais de la technologie CPL qui, elle, circule toute la journée dans le réseau électrique domestique. »
Par rapport aux anciens compteurs, Linky est dit « communicant » ou « intelligent », car il peut transmettre des informations sur la consommation des foyers, et être relevé à distance. Les données transitent non pas par Wi-Fi ou par ondes hertziennes, mais par le courant porteur en ligne (CPL), c’est-à-dire par les fils de l’installation électrique.
Le CPL est une technologie fréquemment utilisée depuis les années 1950, et développée dans les maisons pour les box Internet ou des usages domotiques, comme les volets roulants ou les alarmes, mais aussi dans tous les compteurs avec l’option « heures pleines-heures creuses », soit environ dix millions de foyers.
Un signal à haute fréquence et de faible énergie passe, en même temps que le courant alternatif, dans le logement, et au-delà, jusqu’au concentrateur, situé dans le poste de distribution à l’extérieur de la maison. Les informations sont ensuite transmises via le réseau télécoms (GPRS) vers les sites de supervisions.
En fonctionnement normal, Linky se contente de relever la consommation du foyer une fois par jour, pour une période de quelques secondes, entre minuit et 6 heures du matin. Les concentrateurs peuvent aussi interroger le compteur ponctuellement, par exemple pour détecter une panne.
Mais en réalisant des mesures d’exposition en 2016, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a repéré que des « ping » étaient aussi envoyés plus souvent, pour vérifier que le réseau n’est pas coupé. « Ces communications sont extrêmement brèves [140 millisecondes] mais assez fréquentes : entre quatre et dix par minute, quel que soit le moment de la journée. Finalement, si on ajoute le tout, ça fait un temps quotidien de communication de quelques minutes à quelques heures, explique Olivier Merckel, chef de l’unité d’évaluation des risques liés aux nouvelles technologies à l’Anses. On ne peut pas dire qu’un compteur émet en permanence, mais il le fait plus que ce qu’on imaginait au départ. »
Le niveau d’ondes émises par Linky est-il élevé ?
NON
Question posée par Claire Doun : 
« Quelle quantité d’ondes [est émise] par rapport à d’autres appareils, type smartphone, Wi-Fi… ? »
Le CPL et le compteur émettent des ondes électromagnétiques, comme le font de nombreux appareils électriques sous tension. Ces types d’ondes ont été classées comme « peut-être cancérogènes pour l’homme ». Mais le rapport publié en 2016 par l’Anses conclut que les niveaux relevés sont très faibles et ne présentent pas de danger.
Selon des mesures réalisées par plusieurs organismes, le compteur émet un champ électrique compris entre 0,2 et 3,9 volts par mètre (V/m), loin de la limite réglementaire de 87 V/m, et un champ magnétique de 0,26 microtesla (µT), alors que le maximum autorisé est de 6,25 µT.
Les comparaisons réalisées avec d’autres équipements domestiques montrent que le champ électrique du compteur Linky est cinquante fois plus faible que celui d’une plaque à induction, ou dix-sept fois plus faible que celui d’une lampe fluocompacte. Concernant le champ magnétique, à trente mètres d’un compteur, il est aussi inférieur à une plaque à induction et équivalent à celui d’une télévision cathodique. Les émissions baissent rapidement lorsque l’on s’éloigne du câble électrique. Mais elles restent supérieures à celles d’un ancien compteur qui étaient, elles, quasi nulles.
Existe-t-il des émetteurs radio Linky, qui exposent à des ondes supplémentaires ?
OUI, MAIS…
Question posée par Stéphane Lhomme, militant antinucléaire et conseiller municipal de Saint-Macaire (Gironde), devenu l’une des figures de proue du mouvement anti-Linky :
« Alors qu’Enedis et les promoteurs du Linky contestent la problématique des ondes en insistant sur le fait que “le Linky ne fonctionne pas en Wi-Fi”, est-il vrai que, dans un second temps, des millions de Linky vont être équipés d’émetteurs Zigbee (équivalent du Wi-Fi) ? »
Les émetteurs radio Linky (ERL) comme le Zigbee sont des modules supplémentaires conçus pour être rattachés aux compteurs communicants et leur donner de nouvelles fonctionnalités.
L’ERL n’est pas installé par Enedis mais par les fournisseurs d’électricité. Il permet de connaître la consommation en temps réel des appareils électriques, de les piloter pour améliorer son confort – par exemple éteindre le chauffage lorsqu’on sort de chez soi et le rallumer avant de revenir – et réaliser des économies d’énergie. C’est le principe des smartgrids.
Contrairement à Linky, qui utilise le courant porteur en ligne (CPL), ce module fonctionne avec des protocoles radios standards et sécurisés, dont l’un appelé « ZigBee ». Ce système proche du Bluetooth permet d’émettre avec une faible consommation d’énergie dans un rayon d’action assez limité. Ni l’Agence nationale des fréquences (ANFR) ni l’Anses n’ont encore réalisé de mesures concernant les ERL. « Les bandes ISM et Wi-Fi sont libres ou sous autorisation générale : tout le monde peut communiquer à condition de ne pas dépasser une certaine puissance », explique au Monde Gilles Brégant, directeur général de l’ANFR.
Une chose est sûre, ces modules ne sont pas obligatoires et n’existent quasiment pas dans le commerce. Chaque consommateur peut choisir de l’ajouter ou non. Mais il est impossible d’empêcher son voisin de s’équiper d’un ERL… de même que lui interdire d’utiliser du Wi-Fi ou du Bluetooth dans son habitation.
L’accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?
NON
Question de Gg Fourgi :
« Vivant en appartement, la grappe des quarante compteurs de l’immeuble va émettre ses relevés toutes les vingt-quatre heures ou toutes les heures si l’option est choisie. Il semble qu’il n’y ait pas de filtres dans le compteur : nous allons recevoir dans notre appartement le rayonnement du relevé des quarante compteurs au pire toutes les heures : quelles mesures d’impact sur la santé ont été faites (pas pour un compteur mais pour une grappe de quarante) ? »
La question a été posée sous des formes différentes par plusieurs internautes. En effet, dans les habitations collectives, les compteurs sont fréquemment regroupés. Les émissions d’un seul Linky sont faibles, mais peuvent-elles devenir dangereuses en se cumulant ? C’est peu probable, selon Gilles Brégant, directeur de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) : « Les Linky ne sont pas synchrones, ils ne vont pas tous émettre en même temps et ne vont pas s’additionner, sauf dans des cas très rares. Cela dépend aussi de la configuration : en immeuble, les compteurs sont en moyenne assez loin des appartements, or, les ondes s’affaiblissent vite avec la distance. » 

        Notre analyse :
         

          Pourquoi le compteur Linky électrise les passions



Pour l’instant, les tests n’ont été réalisés qu’en laboratoire ou en condition réelle sur des compteurs Linky isolés, mais les particuliers peuvent demander par Internet que l’ANFR réalise des mesures d’ondes chez eux, ou dans des dispositions particulières. Les résultats seront ensuite publiés sur le site Cartoradio.
Selon Olivier Merckel, chargé des risques sanitaires liés aux nouvelles technologies à l’Anses, la multiplication des compteurs en un point rallonge le temps d’émission mais pas forcément leur intensité et « il est très peu probable qu’on arrive à des niveaux d’exposition significatifs ».
Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?
A PRIORI OUI
Question de Georges Heribert :
« Peut-on installer un compteur Linky dans une chambre à coucher sans danger ? »
Une autre lectrice, Marie, s’inquiète de « sa proximité avec la vie de famille. Il est à moins d’un mètre du canapé. »
Le cas de figure n’est pas très fréquent, car les compteurs sont généralement installés à l’extérieur des maisons ou appartements, ou assez loin des pièces de vie (couloir, garage…). Les mesures réalisées à vingt centimètres du Linky ne sont pas supérieures aux autres émissions d’appareils électriques, comme une télévision, un chargeur d’ordinateur ou un micro-ondes.
Les autorités sanitaires se veulent rassurantes. « La probabilité d’un effet sur la santé est extrêmement faible. On ne peut pas démontrer l’absence d’un risque, mais aucun élément scientifique aujourd’hui n’indique un quelconque risque, y compris pour les jeunes enfants, assure au Monde Olivier Merckel, de l’Anses. L’exposition n’a rien à voir avec celles des téléphones mobiles, par exemple. »
Le rapport de l’Anses, publié en 2016, préconise toutefois de réaliser des mesures additionnelles sur des dispositifs électriques utilisés très proches du corps humain (fauteuils, lits à commande électrique, etc.).
Peut-on poser un filtre pour bloquer le CPL ?
OUI, MAIS…
Question de François Sermier :
« Pourquoi personne (ni Enedis, ni les anti-Linky) ne mentionne jamais la possibilité de poser un filtre permettant d’empêcher complètement le passage du CPL en aval du compteur sans impact sur le fonctionnement du compteur ? »
Les filtres anti-CPL destinés à bloquer les émissions de Linky ne sont pas si confidentiels. Ils sont même mis en avant comme « la meilleure protection » pour la vie privée, le matériel sensible et la santé par la Plate-forme opérationnelle anti-Linky (www.poal.fr), un site destiné à fédérer les opposants au compteur connecté.
Ce filtre est un boîtier destiné à empêcher les parasites dans l’installation électrique, notamment les ondes émises par le CPL au sein des habitations. Le compteur Linky n’émet donc plus à l’intérieur, mais continue de communiquer vers l’extérieur pour relever la consommation vers Enedis – ce qui est une obligation légale.
Mais ce filtre peut aussi occasionner des difficultés. Tout d’abord, il risque de perturber des systèmes domotiques comme les alarmes ou les volets télécommandés. Ensuite, il est assez cher. Par exemple, l’entreprise CEM-Bioprotect, qui commercialise ces filtres, les vend entre 235 et 500 euros, sans compter le coût de l’installation, qui doit être réalisée par un électricien. Un prix qui triple pour les installations électriques en triphasé.
Surtout, est-ce une solution aux craintes sur les ondes et l’accès à la vie privée ? Pas si simple.
« S’il est conçu et installé correctement, ça doit pouvoir fonctionner. Mais cela n’a pas été testé, explique Olivier Merckel, de l’Anses, qui reste circonspect sur leur utilité. Avec ces inquiétudes liées aux ondes, malheureusement, on voit apparaître sur le marché des produits totalement inefficaces, comme par exemple des patchs censés atténuer ou annuler le rayonnement électromagnétique des téléphones portables. »
Stéphane Lhomme, militant anti-Linky, a qualifié en avril 2018 les créateurs du site POAL d’« escrocs qui ne sont là que pour vendre très cher des pseudo-filtres ». Le cofondateur de la plate-forme anti-Linky, Philippe Mahé, est aussi le président de l’entreprise CEM-Bioprotect, sans que le lien entre les deux soit signifié clairement, comme l’a révélé une enquête de Libération.
Linky est-il une nuisance pour les personnes électrohypersensibles ?
DIFFICILE À DIRE
René Sebek s’inquiète des « effets du CPL sur les électrosensibles » et a transféré aux Décodeurs une centaine de témoignages de personnes souffrant de problèmes de santé qu’ils attribuent au compteur Linky.
Maux de tête, insomnies et fatigue, acouphènes, picotement, vertiges, nausées… de nombreuses personnes décrivent des symptômes variés qu’ils relient à la présence ou à la pose d’un compteur Linky, et des ondes électromagnétiques qu’il génère. Ces troubles, rassemblés sous le terme d’électrohypersensibilité (EHS) sont apparus dans les années 1980 et se sont développés depuis les années 2000, en même temps que la multiplication des téléphones mobiles, antennes-relais ou Wi-Fi.
La science reste assez démunie face à ce phénomène. L’Anses a publié en mars 2018 un rapport, synthèse de quatre ans de travail pluridisciplinaire sur l’EHS, qui conclut que « les souffrances correspondent à une réalité », qui justifie une prise en charge adaptée pour près de trois millions de personnes. Pourtant, ajoutent les auteurs de ces travaux, « les connaissances scientifiques actuelles ne mettent pas en évidence de lien de cause à effet » avec l’exposition aux ondes électromagnétiques.
Ce rapport ne traite pas spécifiquement du CPL, mais l’Anses, dans un avis sur les compteurs communicants appelait à réaliser des études spécifiques sur l’« effet nocebo » (l’inverse du « placebo », c’est-à-dire un effet négatif dû à une attente de nocivité d’un produit pourtant inactif) d’une installation imposée aux citoyens.
En attendant, certaines personnes électrosensibles se tournent vers la justice, avec plus ou moins de réussite. Une Iséroise a obtenu en décembre 2016 du tribunal de grande instance de Grenoble que son compteur d’eau communiquant soit retiré et qu’aucun nouveau compteur, y compris Linky, ne soit installé chez elle par précaution.

        Explications :
         

          Non, la justice n’autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky



Toujours en Isère, un couple domicilié à Meylan avait aussi obtenu en septembre 2017 que le tribunal de grande instance de Grenoble interdise à Enedis d’installer un compteur Linky à leur domicile, car leur fils était électrosensible. Mais ce jugement a été annulé en appel en mars 2018. En juillet 2018, Ouest-France relatait l’histoire d’une Morbihanaise électrosensible qui avait obtenu la dépose de son compteur Linky.
Interrogée sur ces « exemptions » à l’obligation de pose d’un compteur Linky, l’entreprise Enedis explique qu’elle « ne peut pas rester insensible à la détresse exprimée par certains clients connaissant parfois de graves difficultés de santé, sans qu’il y ait pour autant de lien possible avec l’installation du compteur. Face à de telles situations, qui restent heureusement extrêmement rares, Enedis agit avec bienveillance et coopération en prenant en compte leurs préoccupations et en reportant si nécessaire l’installation du compteur. » Le gestionnaire du réseau précise toutefois que « cette position ne doit aucunement être interprétée comme la reconnaissance d’un lien entre la technologie des compteurs communicants et les difficultés de santé de ces clients ».

        Vérification :
         

          L’intox du « premier mort lié au compteur Linky »






                            


                        

                        


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L’annulation de la piétonnisation des voies sur berges à Paris confirmée en appel

L’arrêté de 2016 prévoyait la fermeture à la circulation de l’autoroute urbaine de Paris. Anne Hidalgo attend avec « confiance » le jugement sur un deuxième arrêté pris en mars.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 15h34
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 18h11
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Nouveau rebondissement dans le feuilleton des voies sur berges. La cour administrative d’appel de Paris a confirmé, lundi 22 octobre, le jugement de première instance qui, le 21 février, avait annulé la fermeture à la circulation de la voie Georges-Pompidou, obligeant la Mairie de Paris à prendre un nouvel arrêté pour maintenir la piétonnisation du secteur.
Cette décision a pris de court la Mairie de Paris, qui s’attendait à une issue positive et définitive après les conclusions favorables du rapporteur publique lors de l’audience, début octobre. C’est également un nouvel accroc pour Anne Hidalgo après une séquence marquée par les fiascos Vélib’ et Autolib’ et la démission fracassante de son premier adjoint, Bruno Julliard.

        Après la décision du tribunal administratif de Paris en février :
         

          Anne Hidalgo n’entend pas rétrocéder les voies sur berge aux automobilistes



La fermeture à la circulation de cette voie longue de 3,3 km en plein cœur historique de Paris constitue l’une des mesures les plus emblématiques et les plus contestées de la maire socialiste dans sa politique de restriction de la place de la voiture dans la capitale.
« Inexactitudes » dans l’étude d’impact
Appliquée depuis un arrêté d’octobre 2016, elle avait été vivement combattue par sa première opposante politique, Valérie Pécresse. La présidente du conseil régional d’Ile-de-France avait contesté la fermeture des voies sur berges devant le tribunal administratif avec le maire du 1er arrondissement, Jean-François Legaret, ou encore l’association 40 Millions d’automobilistes. Ils avaient emporté la première manche quand, à la surprise générale, la juridiction leur avait donné raison, le 21 février.
Le tribunal avait alors estimé que l’étude d’impact préalable à la fermeture des voies comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores ».

        Le décryptage des Décodeurs :
         

          Fermeture des voies sur berges à Paris : le difficile bilan de la pollution



Dans son jugement, la cour administrative d’appel reprend la critique : « L’étude d’impact a délibérément occulté une partie notable des incidences du projet sur les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores, notamment en limitant l’analyse de ses effets sur la pollution atmosphérique à une bande étroite autour des berges, sans en étudier l’impact sur les principaux axes de report de trafic, en ne prenant pas suffisamment en compte les effets négatifs dus au phénomène prévisible de congestion du trafic et en s’abstenant d’évaluer les nuisances sonores nocturnes. »
« Nous ne rouvrirons plus les berges aux voitures »
Cette décision ne signifie toutefois pas que les voitures vont faire leur retour sur la promenade. La Mairie de Paris a annnoncé qu’elle allait se pourvoir en cassation devant le Conseil d’Etat. Surtout, après le jugement défavorable en première instance, elle a pris un nouvel arrêté. Le texte, publié le 6 mars, ne fait plus référence à des considérations de qualité de l’air mais se fonde uniquement sur la protection d’un site classé au Patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991 et qui, selon la mairie, a accueilli « plus de 2,4 millions de visiteurs en deux ans ». Ce nouvel arrêté a, lui aussi, été attaqué devant le tribunal administratif. Ce dernier devrait rendre son jugement jeudi 25 octobre.
« Nous sommes beaucoup plus confiants sur le deuxième arrêté, car nous savions que nous avions pris un risque en étant innovants sur le premier », réagit-on dans l’entourage d’Anne Hidalgo.
Lors de l’audience, le rapporteur public avait rejeté les requêtes des opposants, dont ne faisait plus partie Valérie Pécresse. Mais le jugement de la cour administrative d’appel montre qu’il n’est pas toujours suivi. Quelle que soit l’issue, Anne Hidalgo ne compte pas faire machine arrière. « Nous ne rouvrirons plus les berges aux voitures », assure-t-on à l’Hôtel de ville. « Nous avons gagné la bataille culturelle sur ce sujet essentiel, assure Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la maire de Paris. Les berges piétonnes sont un acquis, soutenu par une immense majorité des Parisiens. Même les élus de l’opposition ne demandent plus le retour des voitures ».

        Rétrospective (édition abonnés) :
         

          Voies sur berges parisiennes : la saga d’un dossier sensible






                            


                        

                        


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Non, le niveau du lac d’Annecy n’a pas été « volontairement » abaissé

Si le lac connaît une sécheresse exceptionnelle, c’est bien la faute au manque de précipitations.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 13h29
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 13h58
    |

            Adrien Sénécat








                        


Cinq régions françaises sont actuellement frappées par des restrictions d’eau liées à une sécheresse historique. Le lac d’Annecy, notamment, a vu son niveau baisser de manière spectaculaire. Une situation alarmante que les spécialistes relient au changement climatique. Mais le manque de précipitations ne serait pas la première cause de cette situation, affirme une rumeur largement relayée sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Selon cette présentation des faits, ce serait d’abord la régulation du niveau du lac qui serait en cause. Vrai ou faux ?
Ce que dit la rumeur 
Un internaute a partagé un coup de gueule sur Facebook le 14 octobre, dans lequel il estime que la baisse du niveau du lac d’Annecy n’est pas tant le fait de la sécheresse que d’une mauvaise gestion. « Ce qu’on a (volontairement) oublié de vous dire, c’est qu’en 1876, des vannes ont été créées en aval du lac : les vannes du Thiou afin de réguler à la baisse ou à la hausse le niveau du lac », écrit-il.

   


A l’en croire, le niveau de l’eau du lac a été « volontairement » abaissé au printemps dernier car les réserves d’eau étaient alors jugées suffisantes. La sécheresse qui a suivi a selon lui été mal anticipée : « Du coup, il n’y avait plus assez de débit pour maintenir le niveau du lac, d’autre part sollicité par l’évaporation à la faveur d’une fin d’été très chaud. Voilà comment d’un lac archi plein à la fin du printemps, on arrive à vous parler de réchauffement climatique trois mois plus tard pour justifier de sa baisse anticipée par ces vannes ! » conclut-il.
Son message a été partagé près de 20 000 fois sur Facebook et également diffusé dans les commentaires de nombreux articles évoquant la sécheresse du lac d’Annecy.

        Lire aussi :
         

                Les Alpes touchées par une sécheresse historique



POURQUOI C’EST FAUX
Le point de départ de la rumeur évoque une réalité : le niveau du lac est régulé, ce qui est assez courant. Concrètement, plusieurs vannes installées à la sortie du lac à Annecy permettent de réguler la hauteur du plan d’eau. C’est la ville qui a la charge de ces installations.
En temps normal, la cote du lac (la hauteur de l’eau sur une échelle située au pied du pont de la Halle, à Annecy) est fixée à 80 cm et les vannes de régulation servent à respecter cette limite. Mais le niveau de l’eau est parfois amené à grimper en cas de fortes précipitations, comme cela a été le cas en janvier, où le seuil d’alerte inondations fixé à un mètre d’eau a été dépassé, atteignant 112 cm.
Contrairement à ce qu’affirme la rumeur, on ne peut pas dire que les réserves d’eau ont été dilapidées de manière disproportionnée au cours du printemps. Selon les données communiquées par la préfecture de Haute-Savoie, le niveau du lac d’Annecy dépassait encore les 90 cm au milieu du mois de juin, période à laquelle il a commencé à décroître. Il était même encore proche de son niveau habituel début juillet (76 cm).


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Le niveau du Lac d'Annecy était encore correct au début de l'été
Niveau de l'eau mesuré au pont de la Halle.

Source : Préfecture de Haute-Savoie



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Selon la préfecture, le niveau de l’eau a chuté malgré le fait que « les vannes de régulation ont été relevées » à la fin du mois de juin, ne laissant s’écouler du lac « que le débit minimum, indispensable à la vie aquatique du Thiou et à la continuité de l’écoulement ». Mois après mois, le manque de précipitation, la chaleur et l’ensoleillement exceptionnels ont fait leur travail et le niveau de l’eau a chuté.
Au 15 octobre, la cote du lac d’Annecy était de 13 cm, son niveau le plus bas depuis 1947, où elle avait atteint 11 cm. On voit mal comment la régulation du niveau du lac par l’homme pourrait être désignée comme étant le premier facteur de cette baisse hors norme.

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L’ouragan Willa, « extrêmement dangereux », en route vers le Mexique

Le centre américain des ouragans surveille de près cet ouragan de catégorie 5, qui devrait s’approcher mardi soir des côtes mexicaines.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 13h03
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 18h03
   





                        



   


L’ouragan Willa, qui se dirige vers le sud-ouest du Mexique, s’est renforcé lundi 22 octobre dans le Pacifique pour atteindre la catégorie 5 (sur 5) de l’échelle de Saffir-Simpson, devenant « extrêmement dangereux », selon le Centre national des ouragans (NHC) américain.
« Les vents les plus violents ont atteint près de 260 km/heure avec des rafales importantes. Willa est un ouragan de catégorie 5 » devenant « extrêmement puissant », a annoncé le NHC dans son dernier bulletin. L’ouragan devrait toucher les côtes mexicaines mardi en fin de journée.
Tempête, vents puissants et précipitations
Se déplaçant lentement vers le nord-nord-ouest, à une vitesse de 9 km/h, Willa provoquera des ondes de tempête, des vents puissants et de fortes précipitations, pouvant s’avérer « potentiellement mortels », sur certaines parties du sud-ouest et du centre-ouest du Mexique, selon les prévisions du NHC.

        Lire aussi :
         

                Ouragans : des phénomènes aggravés par le réchauffement climatique



Le gouvernement mexicain a placé sous surveillance une large zone allant de Playa Pérula (ouest), à Bahia Tepehuayas (nord-ouest), selon la Commission nationale des eaux (Conagua).
Une autre tempête tropicale, Vicente, était elle située à 370 km au sud-est d’Acapulco, dans l’Etat du Guerrero, soufflant des vents soutenus de 65 km/h, avec des pointes à 85 km/h, et se déplaçant à une vitesse de 17 km/h.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Après le meurtre du journaliste saoudien, le risque de sanctions contre l’Arabie saoudite pourrait entraîner une crise pétrolière majeure. Mais ni Riyad ni Washington n’y ont intérêt.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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Affaire Khashoggi : l’Arabie saoudite et les Etats-Unis veulent limiter l’impact sur le prix du pétrole

Après le meurtre du journaliste saoudien, le risque de sanctions contre l’Arabie saoudite pourrait entraîner une crise pétrolière majeure. Mais ni Riyad ni Washington n’y ont intérêt.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h25
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

L’affaire Khashoggi va-t-elle précipiter le monde du pétrole dans la tourmente ? La mort du journaliste saoudien critique du régime de Riyad, au consulat saoudien ­d’Istanbul, en Turquie, le 2 octobre, représente un test inattendu pour l’une des alliances les plus capitales de l’économie mondiale : la relation entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.
Nonobstant la pression inter­nationale, le président américain, Donald Trump, a mis plusieurs jours avant de condamner le ­pouvoir saoudien. Cependant, depuis jeudi, il a durci le ton, ­assurant que les conséquences seraient « très sévères » s’il était prouvé que les dirigeants du royaume wahhabite avaient un lien avec la mort de Jamal Khashoggi.

Aux Etats-Unis, où l’Arabie saoudite a toujours mauvaise presse, surtout en période électorale (le scrutin de mi-mandat se tiendra mardi 6 novembre), des sénateurs ont réclamé une enquête officielle après la disparition du journaliste. Dans la nuit de vendredi à samedi, les autorités de Riyad ont affirmé, après plusieurs jours de tergiversations, que M. Khashoggi était bien mort dans les locaux du consulat à la suite d’une « bagarre » – une ligne de défense qui semble très peu crédible.
Après les menaces venues d’outre-Atlantique, les Saoudiens ont immédiatement riposté : « Si le royaume devait faire face à une quelconque sanction, il répondrait de manière encore plus grande », a-t-il été prévenu dans un communiqué publié par l’agence officielle SPA, soulignant « le rôle vital que [jouait] l’Arabie saoudite dans l’économie mondiale ».

La référence à l’arme pétrolière est transparente : avec ses gigantesques réserves, le pays du Golfe assure 10 % de la production mondiale et conserve sa place de premier exportateur mondial. « Nous sommes la banque centrale du marché du pétrole », a encore insisté le ministre du pétrole saoudien, Khaled Al-Faleh, lors d’un déplacement en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le pouvoir d’achat des ménages souffre de l’augmentation du prix du pétrole, de la hausse du prix du gaz et des taxes sur le diesel.
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Le pétrole cher risque de peser sur la croissance française

Le pouvoir d’achat des ménages souffre de l’augmentation du prix du pétrole, de la hausse du prix du gaz et des taxes sur le diesel.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h05
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            Elise Barthet








                        



                                


                            

Mauvaise nouvelle pour le portefeuille des Français. Les cours de l’or noir, qui ont grimpé toute l’année, risquent de poursuivre sur leur lancée dans les semaines qui viennent. Alors qu’il évoluait autour de 56 dollars (49 euros) en octobre 2017, le prix du baril de Brent avoisine désormais les 80 dollars (70 euros).
Une progression de près de 40 % qui n’en finit plus de doper l’inflation et pourrait bien freiner le rebond économique attendu au quatrième trimestre dans l’Hexagone. Une perspective d’autant plus inquiétante qu’une nouvelle poussée de fièvre sur les marchés est attendue après le 4 novembre et l’entrée en vigueur des sanctions américaines sur les exportations iraniennes de brut.
Quelle que soit l’ampleur des mouvements à venir, comptables et ministres vont devoir ressortir les calculettes. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) table, pour la fin de l’année 2018, sur un baril à 75 dollars (65,40 euros). Une cible qui ne reflète pas les pics d’octobre et devra probablement être revue à la hausse.
Nouvelles taxes début janvier
Pour quels effets ? « Si les cours se stabilisaient finalement à 80 dollars, l’inflation s’apprécierait d’un dixième de point, passant de 1,8 à 1,9 % », note Frédéric Tallet, responsable des synthèses conjoncturelles à l’Insee. L’augmentation, dans ce cas, se répercuterait mécaniquement sur le pouvoir d’achat, indicateur phare de la rentrée politique.
Selon l’Insee, ce dernier est censé retrouver un peu de vigueur au quatrième trimestre, avec une progression moyenne estimée à 1,7 %. Une conséquence, notamment, de la suppression totale des cotisations chômage pour les actifs et de la baisse de 30 % de la taxe d’habitation pour huit ménages sur dix. Mais l’inflation, si elle se maintenait à ses niveaux estivaux du fait des prix de l’énergie, compliquerait les choses. Dans le sillon de l’or noir, les tarifs réglementés du gaz vont en effet augmenter à nouveau...




                        

                        


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Reportage

Au Burkina Faso, les haricots magiques de sa majesté

Victor Tiendrébéogo, un grand chef coutumier burkinabé, est devenu le chantre du haricot mungo, une légumineuse « aux mille vertus ».

Par                                            Sophie Douce (Ouagadougou, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-10-22T10:57:34+02:00"

        Le 22.10.2018 à 10h57






    
Victor Tiendrébéogo, chef traditionnel et cultivateur de « mung beans » au Burkina Faso.
Crédits : Sophie Douce


C’est un petit haricot vert à poils au drôle de nom. Le mung bean, ou haricot mungo, une légumineuse d’origine asiatique, est le nouvel espoir des paysans burkinabés. C’est du moins ce que croit Victor Tiendrébéogo, dit « le Larlé Naba », un grand chef coutumier au Burkina Faso.
Ce jour-là, sous le soleil de midi, il ouvre les portes de sa ferme baptisée « Sompagnimdi » (« le bien fait ne doit jamais être oublié », un proverbe en langue moré), à Dapelogo, à 40 km de Ouagadougou. « Vous voyez ce grand champ ? Ce sont des plantations de mung beans, tout est bio ici, vous ne trouverez pas un seul gramme d’engrais chimique », affirme-t-il avec fierté en pointant l’horizon rempli de petites plantes à cosses.

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Vêtu d’un long pagne et coiffé de son éternel chapeau rouge, Victor Tiendrébéogo a l’aura des princes. Comme son père et son arrière-grand-père avant lui, il a été nommé il y a vingt-huit ans ministre du Mogho Naba, le roi des Mossi, l’ethnie majoritaire au Burkina. Ici, tout le monde connaît celui qui se fait appeler « Naba Tigré » (« le chef de l’abondance »). Ancien député de 1992 à 2014 et ex-membre du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de l’ancien président Blaise Compaoré, il a choisi de quitter les bancs de l’hémicycle pour « retourner à la terre qui nourrit et soigne », précise-t-il.
« Haricot de l’abondance »
Depuis, Victor Tiendrébéogo est devenu le chantre du haricot « aux mille vertus », qu’il a découvert il y a quatre ans. « Un chercheur burkinabé m’a offert trois kilos de graines, j’en ai semé une partie dans mon champ et j’ai offert le reste à quelques fermiers », se rappelle-t-il. Résultat : le pays compterait aujourd’hui près de 10 000 producteurs et 6 750 hectares de cultures de mung bean, d’après ses estimations. « Et nous attendons entre 10 000 et 15 000 tonnes de récoltes d’ici au mois d’avril », s’enthousiasme le fondateur de Sompagnimdi, ferme agrosylvopastorale de 102 hectares.
Facile à cultiver, rentable et riche en vitamines, le haricot mungo possède de multiples qualités, selon son promoteur. Son principal atout : il peut s’adapter à des conditions climatiques difficiles. Un argument de poids pour les agriculteurs burkinabés qui doivent lutter contre l’aridité de la terre et la faible pluviométrie de ce pays situé en zone soudano-sahélienne. 

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« L’avantage de ce haricot, c’est qu’il pousse en cycle court, on peut le récolter tous les trois jours pendant trois à quatre mois, contrairement au maïs ou au niébé, qui ne produisent qu’une fois par an », explique François Ouédraogo, le responsable des activités agricoles de la ferme du Larlé Naba. « Cette plante n’a pas besoin de beaucoup d’eau, trois arrosages par semaine suffisent. Elle s’adapte ainsi bien au climat local, avec des saisons des pluies très irrégulières », poursuit l’agriculteur à la retraite, précisant que le mung bean, rebaptisé « being tigré » (« haricot de l’abondance ») par Victor Tiendrébéogo, peut atteindre jusqu’à trois tonnes de rendement à l’hectare.
Couscous, pains, gâteaux, jus… Une gamme d’aliments confectionnée à partir de cette graine se décline désormais dans la petite boutique du Larlé Naba à Ouagadougou, à quelques mètres de son palais coutumier. « Cette légumineuse est très riche en protéines, en fibres, en fer et en calcium. Un véritable “alicament” qui permet de lutter contre le diabète et l’hypertension », vante le chef traditionnel, président de la boutique Belwet, où sont commercialisés les produits.
« Eradiquer la faim »
« Le mung bean permettra d’améliorer les conditions de vie des paysans burkinabés en augmentant leurs revenus. Il est l’une des meilleures solutions pour celui qui travaille dur dans son champ mais a toujours faim parce qu’il nourrit la ville », promet Victor Tiendrébéogo, sacré « champion national pour la nutrition » par le gouvernement en juillet. Vendu 250 francs CFA le kilo (0,38 euro), contre 100 pour le maïs et 120 pour le sorgho, ce haricot pourrait apporter un complément de revenus aux cultivateurs du Burkina, où plus de 80 % de la population dépend de l’agriculture.
La ferme de Sompagnimdi emploie 150 personnes, dont 25 femmes de villages voisins. Aminata Ilboudo, une mère de quatre enfants, a été recrutée il y a cinq ans. « Grâce au Larlé Naba, j’ai pu retrouver un travail. Je gagne 25 000 francs CFA par mois [environ 38 euros], cela m’aide à nourrir ma famille », confie la cultivatrice.

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Victor Tiendrébéogo est sûr de lui : « Le mung bean permettra d’éradiquer la faim au Burkina Faso d’ici à dix ans. » Le chef coutumier souhaite installer des fours à pain dans 350 communes pour fabriquer son fameux « pain tigré », préparé à base de farine de haricots. Et celui qui se présente comme un « agrobusinessman » ne compte pas s’arrêter là. Son ambition : « Rivaliser avec l’Occident, l’Asie et les Amériques grâce à une agriculture africaine biologique et performante. » Il se chuchote que les Etats-Unis seraient intéressés par le mung bean du Faso et que les Pays-Bas auraient déjà passé commande.


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Elle lance un jeu de sept familles, où des volontaires auront à relever six grands défis écologiques à l’échelle de leur quartier.        Par  Catherine Rollot   Publié aujourd’hui à 10h42, mis à jour à 16h36   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  La  « smartflower », sorte de tournesol géant ­recouvert de panneaux solaires, permet d’alimenter en énergie le serveur informatique de la mairie de Malaunay (Seine-Maritime). “Etienne Ster – Ville de Malaunay”             A quoi ressemble une ville en transition « modèle » ? De prime abord, à une commune ordinaire. A 15 km de Rouen, Malaunay ­(Seine-Maritime) s’étend le long de la route de Dieppe. Si le cadre est verdoyant – la petite ville de 6 000 habitants est arrosée par le Cailly, un affluent de la Seine –, ni les commerces ni les habitants ne mettent en avant leur démarche environnementaliste. Les ­Délices de la mer, la grande poissonnerie de la commune, ou La boucherie du Parc font encore le bonheur des omnivores. Les jardins ne sont pas partagés et l’AMAP locale n’est ouverte que depuis quelques mois.          Pourtant, depuis plus de dix ans, ­Malaunay a amorcé une transition écologique qui lui a valu de nombreuses distinctions, avec pour objectif d’atteindre d’ici à 2050 un taux de 100 % d’énergies renouvelables. Devant la mairie, place de la Laïcité, une « smartflower », sorte de tournesol géant ­recouvert de panneaux solaires, permet d’alimenter en énergie le serveur informatique de l’hôtel de ville et rappelle qu’il s’agit d’un ­territoire engagé dans le post-carbone. Qui, en s’attaquant à la rénovation du patrimoine municipal, a abattu sa première carte verte, avant bien des communes plus privilégiées.          1 500 m2 de capteurs solaires          « L’idée de départ était de voir comment les économies d’énergie pouvaient nous faire faire des économies tout court », se souvient Guillaume Coutey, 41 ans, maire (PS) depuis 2012, et élu local depuis 2001. Au ­début des années 2000, l’ancienne cité ­industrielle, fief de nombreuses filatures de coton jusqu’aux années 1970, croule sous les dettes. La facture énergétique de la ville et de ses services (chauffage des bâtiments ­publics, éclairage, carburant) pèse lourd : 280 000 euros pour un budget total de ­fonctionnement de 6 millions.                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 09h22
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 17h10
   





                        



   


« On sera là. Je vous le promets. On va faire vite. » En déplacement dans l’Aude, une semaine après les intempéries qui ont fait 14 morts dans le département, Emmanuel Macron a promis aux sinistrés, lundi 22 octobre, que l’Etat sera « présent » pour eux.
Le président de la République a annoncé dans une allocution le déblocage d’un fonds d’« au moins 80 millions d’euros ».
« Pour que les choses aillent vite, j’ai souhaité que nous puissions mettre en place un fonds de roulement qui sera géré directement par le préfet. (…) D’ores et déjà, nous savons que ce seront au moins 80 millions d’euros qui seront à débourser et c’est donc un tel fonds qui, dans les prochains jours, sera mis à disposition du préfet pour que l’Etat apporte son soutien » 
M. Macron a également annoncé que, pendant six mois, l’Etat remboursera à 100 % les frais engagés par les collectivités pour l’hébergement d’urgence des sinistrés. Accompagné notamment du nouveau ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, et du ministre chargé des collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, le chef de l’Etat a également rencontré les familles des 14 personnes décédées, réunies dans la salle polyvalente, ainsi que des maires des communes sinistrées, puis a visité un quartier du village.
« Quand je vois des gens qui ont perdu des proches en une demi-heure… Ils sont d’une dignité, d’une force. On est fort partout en France et, parfois, on l’oublie », a déclaré M. Macron, plus tôt dans la journée, au cours d’un échange de plus d’une heure avec la population. « Je suis fier d’être là », a-t-il ajouté, serrant la main de sinistrés et embrassant des enfants.

        Le récit :
         

          Après les inondations, le temps des questions



Près de 200 millions d’euros de dégâts matériels

   


L’Aude a reçu, en quelques heures, l’équivalent de trois mois de pluies, les pires précipitations localement depuis 1891, qui ont fait également plus de 70 blessés. Des centaines de personnes sont sinistrées, leurs maisons dévastées, des routes sont éventrées, des villages ravagés.
Dans les 126 communes les plus touchées, l’Etat a reconnu l’état de catastrophe naturelle, pour que les assureurs indemnisent plus vite les victimes. Les dégâts matériels représentent « de l’ordre de 200 millions d’euros », notamment « pour les habitations et les véhicules », a estimé, dimanche, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire.





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Communes reconnues en état de catastrophe naturelle



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Le premier ministre, Edouard Philippe, s’était rendu sur place lundi dernier. Emmanuel Macron avait exprimé, à ce moment-là, « l’émotion et la solidarité de la nation » et annoncé qu’il s’y rendrait « dès que possible » sans gêner les secours.
« Nous attendons un geste fort de l’Etat avec des engagements financiers », a espéré, samedi, le président du conseil départemental, André Viola. Sur les 126 communes concernées, « 122 sont rurales. S’il n’y a pas de solidarité forte, elles ne se relèveront pas », a-t-il prédit, plaidant en faveur d’une « souplesse » pour les procédures administratives, notamment le versement des avances aux communes.
Le conseil départemental de l’Aude doit voter, lundi, 37 millions d’euros de crédits supplémentaires pour aider les sinistrés et engager les premiers travaux de rénovation. La région Occitanie a annoncé, pour sa part, un plan d’investissements de 25 millions d’euros, qui sera voté le 16 novembre.

        Les explications :
         

          quelle est l’efficacité du système d’alerte météo ?







                            


                        

                        


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<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/10/2018
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Climat : « Le débat sur les financements nous accompagnera à Katowice »

Pour le secrétaire d’Etat polonais à l’environnement, Michal Kurtyka, qui présidera la prochaine conférence climat, les pays développés devront prendre des engagements clairs lors de cette COP24.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 10h18
    |

            Sylvie Kauffmann et 
Simon Roger








                        



                                


                            

C’est à la Pologne qu’incombera la tâche de présider la prochaine conférence des Nations unies (ONU) sur le climat, du 3 au 14 décembre à Katowice. Et de faire adopter par la communauté internationale les règles de mise en œuvre de l’accord de Paris (visant à contenir le réchauffement sous le seuil des 2 °C) âprement discutées depuis trois ans.
L’équipe polonaise, dirigée par le secrétaire d’Etat à l’environnement, Michal Kurtyka, réunit une « préCOP », du 22 au 24 octobre, à Cracovie. Cet économiste diplômé de Polytechnique veut croire que l’Europe se hissera aux avant-postes de l’action climatique.

Quel est le principal enjeu de Katowice, trois ans après la COP21 conclue par l’accord de Paris ?
Alors que l’accord de Paris tenait dans une trentaine de pages, nous sommes sur 300 pages de textes de mise en œuvre des principes adoptés à la COP21. Telle est la tâche à accomplir. Le monde a changé depuis 2015. Nous n’avons plus les mêmes conditions internationales, les pays en développement posent la question du financement de leurs actions, parce qu’ils sont légitimes à le faire, mais aussi parce qu’un engagement a été pris, les fameux 100 milliards de dollars [87 milliards d’euros] de Copenhague [en 2009 au Danemark, les pays du Nord se sont engagés à mobiliser au moins 100 milliards de dollars par an, d’ici à 2020, en faveur des pays du Sud].
Ces 100 milliards de dollars sont-ils atteints, et sont-ils accessibles aux pays qui en ont besoin, d’autant qu’on parle aujourd’hui non plus de milliards, mais de milliers de milliards, nécessaires à la lutte contre le réchauffement climatique ? Ce débat nous accompagnera à Katowice.
Le retrait des Etats-Unis de l’accord ne fragilise-t-il pas le processus de négociations climatiques ?
On observe une dynamique très forte des villes, des régions, de la société civile. Peut-elle compenser l’absence d’engagement de certains...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Pour gommer l’angoisse climatique qui s’insère chez le salarié, rien de tel qu’un carré de grappes de tomates sous néon.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                
                                       
édition abonné


Au bureau, un potager « corporate »


                      Pour gommer l’angoisse climatique qui s’insère chez le salarié, rien de tel qu’un carré de grappes de tomates sous néon.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 06h40
    |

                            Nicolas Santolaria








                              

                        

Si un collègue vient vous parler avec ­insistance de son « aubergine », n’y voyez pas forcément une allusion cryptée – et totalement déplacée – à son ­intimité. En plein climat post-#metoo, ce collègue est plus sûrement en train d’évoquer avec vous son implication ­enthousiaste dans le nouveau projet de potager ­d’entreprise.
Cette mode verte, que l’on nomme également « corporate garden » quand on s’exprime comme un Américain de Levallois-Perret, s’inscrit presque inconsciemment dans un courant que l’on pourrait qualifier de collapsologie d’open space.
Pour que le salarié continue à ­effectuer efficacement son labeur, il faut avant tout le rassurer, gommer cette ­angoisse climatique qui s’est insinuée en lui comme un venin paralysant à force d’images de tempêtes tropicales et d’infos alarmantes sur le front de la hausse des températures.
Pour ce faire, rien de tel que le pouvoir anxiolytique des symboles. Si le système financier s’écroule du jour au lendemain comme un château de cartes parce que l’écosystème est devenu inhabitable, si les repas Sodexo ne sont plus livrés à la cantine et que la Semaine de la gastronomie mexicaine est annulée, alors il restera au moins, en plus des barres chocolatées du distributeur automatique, ce carré de tomates grappes sous néon à grignoter.
Un terreau enthousiasmant où pousserait la créativité
Tel est le message subliminal distillé par le potager d’entreprise. Certes, ces mini-arpents de terre ne suffiront pas à générer une autonomie alimentaire durable, mais, se dit le cadre inquiet en son for intérieur, ils permettront peut-être de faire le joint jusqu’à la livraison des premiers sacs de riz par l’armée.
En attendant de jouer pleinement leur rôle d’arche alimentaire, les potagers d’entreprises servent à faire progresser la cause du management. Depuis que le bien-être du salarié est devenu une nouvelle obsession, les directions des ressources humaines se creusent la tête pour...




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Le ministre de l’économie a donné, dimanche, une première estimation des dégâts causés par les précipitations ayant provoqué la mort de quatorze personnes, le 15 octobre.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Inondations dans l’Aude : des dégâts « de l’ordre de 200 millions d’euros », selon Bruno Le Maire

Le ministre de l’économie a donné, dimanche, une première estimation des dégâts causés par les précipitations ayant provoqué la mort de quatorze personnes, le 15 octobre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    21.10.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 09h44
   





                        



   


Invité dans l’émission « Dimanche en politique » sur France 3, dimanche 21 octobre, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a chiffré à environ « 200 millions d’euros » les dégâts matériels des inondations meurtrières dans le département de l’Aude.
« C’est très important, c’est notamment pour les habitations, pour les véhicules », a précisé le ministre. « J’ai demandé évidemment aux assureurs qui se sont engagés à rembourser le plus vite possible », a-t-il poursuivi, reprenant un engagement du premier ministre, Edouard Philippe, qui avait, sur place, demandé le déclenchement d’une procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
Dans la nuit de dimanche à lundi, des inondations ont causé la mort de quatorze personnes dans l’Aude. Plus de 70 personnes ont été blessées, et des centaines sont sinistrées. L’état de catastrophe naturelle a été reconnu jeudi dans 126 communes du département, ce qui doit permettre aux personnes touchées d’être indemnisées rapidement par les assureurs.
Le président Emmanuel Macron a prévu de se rendre, lundi 22 octobre, dans le département pour rencontrer les familles de victimes, les maires des communes touchées ainsi que les forces de secours.

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L’impossible déclenchement du fonds de solidarité de l’UE
L’eurodéputé français Eric Andrieu avait, dans un communiqué publié dès lundi, suggéré au gouvernement de demander à la Commission européenne le déclenchement du Fonds de solidarité de l’Union européenne (FSUE). Il a fait cette demande quelques heures après que le commissaire à l’aide humanitaire et à la gestion des crises, Christos Stylianides, a déclaré « suivre de près la situation [dans l’Aude] » et que « l’Union européenne se tient prête à proposer son aide ».
Le FSUE avait été demandé par la France après le passage de la tempête Xynthia, en 2010, ou a été plus récemment attribué après le passage des ouragans Irma et Maria à Saint-Martin et en Guadeloupe. Le gouvernement a douze semaines après la catastrophe naturelle pour faire une première estimation des dégâts, qui est essentielle à l’attribution des aides : si les dommages n’atteignent pas 1,5 % du PIB régional, le FSUE ne peut être déclenché. Pour la région Languedoc-Roussillon (la Commission n’a, pour l’instant, pas adapté ce dispositif aux nouvelles régions françaises, ici l’Occitanie), il faudrait donc que les dégâts atteigne 1,02 milliard d’euros – loin, donc, de la première estimation donnée par Bruno Le Maire, dimanche.
Il est à noter que le FSUE ne doit pas servir à indemniser des particuliers, mais notamment à rembourser a posteriori de coûteuses opérations d’urgence – le versement pouvant prendre plusieurs mois.

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A chaque fois, on se dit « plus jamais ça ». Petite histoire de l’apathie.        Par  Stéphane Foucart   Publié le 20 octobre 2018 à 16h56, mis à jour hier à 14h07   Lecture 5 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Qui sait, aujourd’hui, que nos clopes contiennent du polonium 210 ? Et que la consommation d’un paquet et demi par jour équivaut à s’exposer annuellement à une dose de rayonnement équivalente à 300 radiographies du thorax ? Yuya Shino / REUTERS             Vous avez le sentiment que l’environnement est désormais, enfin et pour de bon, au centre de l’attention ­médiatique et politique ? Vous pensez que les choses vont peut-être changer ? Que l’opinion n’a jamais été aussi sensibilisée aux problèmes liés à la santé, à l’environnement, aux pollutions, etc. ? Que ces questions sont maintenant ancrées au débat, et qu’elles n’en partiront plus ? Il n’est pas tout à fait impossible que vous ayez tort. Et que dans deux, cinq ou dix ans, nous soyons passés à autre chose… avant que les ­mêmes problèmes ne se reposent à nous.                     Sélection d’articles de presse publiés pour la traduction française de « Printemps silencieux », de Rachel Carson. Rachel Carson Center for Environment and Society             Lassitude des médias et de leurs publics, conjuration plus ou moins involontaire des questions incommodantes, désintérêt des pouvoirs publics pour les problèmes qui ne peuvent être résolus que par des contraintes économiques… Les raisons de cette alternance entre amnésie et redécouverte collectives sont difficilement solubles. Mais la réalité de ces cycles ne fait aucun doute. L’historien des sciences américain Robert Proctor (université Stanford) le dit dans Golden Holocaust (Des Equateurs, 2014), son grand Livre sur le tabac : « Certains composants de la cigarette sont étonnamment méconnus, ou plutôt ils sont connus, médiatisés un temps, puis oubliés au gré du cycle de l’attention et de l’oubli des médias », écrit-il à propos du polonium 210, un radionucléide fixé par la feuille de tabac et donc présent dans les cigarettes que nous fumons. Qui sait, aujourd’hui, que nos clopes contiennent ce ­métal lourd ? Et que la consommation d’un paquet et demi par jour équivaut à s’exposer annuellement à une dose de rayonnement équivalente à 300 radiographies du thorax ?          « Béances idéologiques » et « puits de désintérêt »                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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« A force de voir des catastrophes, l’esprit s’habitue »


                      Fascination pour l’apocalypse, barrières psychologiques… Le chercheur Per Espen Stoknes analyse les ressorts mentaux qui empêchent de lutter contre le réchauffement climatique.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 16h54
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 09h46
    |

                            Nicolas Santolaria








                              

                        

Per Espen Stoknes est psychiatre-clinicien, membre du Parti vert norvégien et auteur de l’ouvrage What We Think About When We Try Not To Think About Global Warming (Chelsea Green Publishing, 2015, non traduit). Il a étudié les phénomènes qui nous empêchent de passer de la prise de conscience à l’action collective sur les questions environnementales.
Pour vous, le principal problème dans la lutte contre le réchauffement climatique est un problème psychologique. Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ?
La plupart des scientifiques qui communiquent sur le climat pensent qu’il suffit de transmettre des connaissances à un public ignorant, pour changer son état d’esprit et faire évoluer les comportements. Cette ­approche ne produit ni compréhension ni engagement. Ça ne marche pas.

Si peu de gens soutiennent les projets de taxation du CO2, c’est parce qu’ils ne considèrent pas le changement climatique comme une menace personnelle. Globalement, depuis les années 1990, les préoccupations liées au réchauffement ont baissé dans la plupart des pays européens. L’immigration, le crime, l’emploi, la santé, l’éducation ­passent avant.
Ce paradoxe psychologique pourrait être résumé ainsi : plus les preuves scientifiques du dérèglement s’accumulent, moins les gens semblent préoccupés par les questions climatiques.
Pourquoi ?
Il existe cinq barrières mentales qui nous empêchent de voir la réalité en face. Tout d’abord ce que j’appelle la « distance », qui nous fait envisager le réchauffement comme quelque chose de lointain, concernant avant tout les ours polaires. Vient ensuite le « catastrophisme » : la façon anxiogène dont le problème est présenté conduit notre cerveau à éviter totalement le sujet. Le troisième point, c’est la « dissonance cognitive ». Quand on sait que l’utilisation d’énergie fossile contribue au réchauffement, alors le fait de conduire, de...




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Après les inondations dans l’Aude, des aides exceptionnelles du département et de la région

Les intempéries, liées à un épisode méditerranéen de type cévenol, ont causé la mort de 14 personnes dans l’Aude.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 15h29
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 09h44
   





                        



Aux grands maux, les grands moyens. Le conseil départemental de l’Aude votera lundi 22 octobre 37 millions d’euros de crédits supplémentaires pour aider les sinistrés des inondations meurtrières du début de la semaine, et engager les premiers travaux de rénovation. La région Occitanie, présidée par Carole Delga (PS), proposera pour sa part un plan d’investissements de 25 millions d’euros, qui sera voté le 16 novembre prochain, selon un communiqué de la collectivité.

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          A Trèbes, « l’Aude, c’était le Mississippi »



Ces inondations, consécutives à un épisode méditerranéen de type cévenol, ont causé la mort de 14 personnes dans l’Aude. Plus de 70 personnes ont été blessées et des centaines ont été sinistrées. Vendredi, les premières d’entre elles – environ 600 – ont reçu un chèque d’aide grâce aux fonds débloqués par l’Etat et le département. Cette aide s’élève à 500 euros par adulte et 200 euros par enfant.
Début de la reconstruction
De leur côté, une quinzaine de départements de France ont annoncé des dons en faveur de l’Aude, pour un montant de 3 millions d’euros. « Nous recevons déjà l’aide de plusieurs communes. Elle sera réservée aux communes sinistrées sous la forme d’un fonds de concours pour l’aide à la reconstruction », a précisé André Viola, le président du conseil départemental de l’Aude.

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Dans son département, les premiers travaux de reconstruction ont débuté dès jeudi. sur la cinquantaine de routes interdites à la circulation, lundi, les deux tiers étaient rouvertes, vendredi. A Villegailhenc, où un pont a été emporté par la crue du Trapel, coupant la commune en deux, un pont provisoire sera acheminé dans un délai de quatre semaines.
Des expertises sont par ailleurs en cours sur des ouvrages d’art touchés par les inondations. En tout, 20 millions d’euros seront réservés par le département pour ces infrastructures.
Lundi, le président de la République, Emmanuel Macron, doit se rendre dans l’Aude. « Nous attendons un geste fort de l’Etat avec des engagements financiers », a dit M. Viola. Sur les 126 communes touchées, pour lesquelles l’état de catastrophe naturelle a été reconnu, « 122 sont rurales. S’il n’y a pas de solidarité forte, elles ne se relèveront pas », a-t-il prévenu, plaidant en faveur d’une « souplesse » pour les procédures administratives, notamment pour le versement des avances aux communes.

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            data-slide-description="Un résident montre le niveau atteint par l’eau lors des inondations à Villegailhenc, près de Carcassonne, dans le sud de la France. Le niveau atteint lundi matin par la crue à Trèbes, dans la vallée de l’Aude, est sans précédent depuis 1891, c’est-à-dire « pas loin de sept mètres », a déclaré à l’AFP le service Vigicrues."
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            data-slide-description="A Villegailhenc, le 15 octobre, la rivière Trapel a débordé à cause des fortes pluies. Selon le ministère de l’intérieur, des renforts de sécurité civile sont en cours d’acheminement dans l’Aude. Il s’agit de sapeurs-pompiers des départements voisins et de militaires de la sécurité civile, basés à Brignoles, ainsi que de « moyens aériens complémentaires »."
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            data-slide-description="A Villegailhenc, le 15 octobre. Au nord de Carcassonne, toutes les routes sont coupées, selon les autorités. Dans cette zone, les écoles ont été fermées. La préfecture et les sapeurs-pompiers ont demandé aux habitants de rester chez eux."
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            data-slide-description="A Villegailhenc. « C’est ce qu’on appelle un épisode cévenol, ou épisode méditerranéen intense  », explique Vigicrues, avec « la concomitance d’une mer chaude en fin d’été, de remontées d’air chaud et assez humide du sud qui traverse la Méditerranée et vient buter sur les reliefs du Massif central et de la Montagne noire »."
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            data-slide-description="Outre l’Aude, six autres départements du Sud étaient en vigilance orange lundi matin : l’Aveyron, la Haute-Garonne, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, le Tarn, déjà en alerte depuis dimanche, et le département de Tarn-et-Garonne."
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            data-slide-description="A Trèbes, près de Carcassone, le 15 octobre. Avec plus de 250 interventions des pompiers dans la nuit, l’Aude a été particulièrement touchée par l’épisode orageux. En l’espace de cinq heures, « entre 160 et 180 mm d’eau sont tombés sur l’agglomération de Carcassonne », selon le préfet."
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            data-slide-description="Dans la nuit, un pont a été emporté à la suite du débordement de la rivière Trapel à Villegailhenc."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Trèbes. « Le bilan provisoire fait état de sept victimes, mais il est provisoire (...). Il est possible qu’il s’avère plus grave », a dit Edouard Philippe à la presse, lors d’un déplacement à Nantes. Le premier ministre devait se rendre sur place dans l’après-midi « dès que les conditions opérationnelles le permettront », pour ne pas gêner les secours."
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            data-slide-description="A Trèbes. Sept hélicoptères (quatre de la sécurité civile, deux de la gendarmerie et un de l’armée) ont pu décoller en matinée lors d’une accalmie, selon le premier ministre. Les communes d’Istagnac, des Estagnos et de Cuxac-d’Aude sont, en ce moment, évacuées de manière préventive."
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            data-slide-description="Lors d’une opération de sauvetage suite aux fortes pluies  le 15 octobre à Trebes. Parmi les victimes, « une personne au moins a été emportée dans son sommeil, (pour) les autres, les conditions ne sont pas tout à fait complètement établies à ce stade », selon le préfet."
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            data-slide-description="A Villemoustaussou, près de Carcassone, le 15 octobre. Selon Météo-France, la vallée centrale de l’Aude a connu « une crue de grande ampleur », avec des cumuls exceptionnels de 150 à 300 mm dans la région de Carcassonne."
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            data-slide-description="Une rue de Villegailhenc, dans l’Aude. La rivière Aude a atteint des niveaux d’inondation inégalés depuis plus de 100 ans, a annoncé l’agence française chargée de la surveillance des niveaux d’eau, Vigicrues."
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            data-slide-description="Une femme dans son salon inondé à Villegailhenc, dans l’Aude. Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’Aude dans la nuit de dimanche à lundi ont provoqué la mort de 10 personnes, selon un nouveau bilan provisoire fourni par la sécurité civile."
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Un résident montre le niveau atteint par l’eau lors des inondations à Villegailhenc, près de Carcassonne, dans le sud de la France. Le niveau atteint lundi matin par la crue à Trèbes, dans la vallée de l’Aude, est sans précédent depuis 1891, c’est-à-dire « pas loin de sept mètres », a déclaré à l’AFP le service Vigicrues.

ERIC CABANIS / AFP
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Le secteur automobile allemand redoute la perte de 100 000 emplois

Aux conséquences de la crise du diesel s’ajoutent le « mur du CO2 » et la concurrence accrue de nouveaux acteurs, Chinois en tête.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 12h32
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Le vent est-il en train de tourner pour l’industrie automobile allemande ? Trois ans après le « dieselgate », la première branche économique du pays redoute une perte d’influence sans prédécent. Depuis quelques semaines, les répliques de cette crise originelle se succèdent. Aux conséquences de la crise du diesel est venu s’ajouter le « mur du CO2 », dans un ­contexte de conflit commercial et de concurrence accrue des nouveaux acteurs du secteur.
Pour prendre la mesure de la panique qui s’est emparée des milieux automobiles allemands, il suffit de lire les propos d’Herbert Diess, patron du groupe Volkswagen (VW). « La transformation rapide [qui nous est imposée] est à peine tenable », déclarait-il à la Süddeutsche Zeitung, le 10 octobre. « Une industrie comme la nôtre peut s’effondrer plus rapidement que beaucoup semblent le croire. » Cent mille emplois sont en péril, alertait-il, deux jours avant la décision des ministres de l’environnement des pays européens d’imposer aux constructeurs une baisse de 35 % des émissions de CO2 des véhicules d’ici à 2030.

Mardi 16 octobre, M. Diess a enfoncé le clou. « La campagne actuelle contre la mobilité individuelle, et donc contre l’automobile, prend des proportions menaçantes », a-t-il lancé lors d’une rencontre avec les sous-traitants de VW à Wolfsburg (Basse-Saxe). Et de brocarder la discussion, « à la limite de l’hystérie », sur les émissions d’oxyde d’azote des véhicules diesel « pour quelques zones à problèmes dans les villes », ou bien les contradictions allemandes sur l’énergie, qui font qu’« au lieu de rouler au diesel ou à l’essence, nous roulons au charbon, même quand nous roulons électrique ! »
Peu importe que la charge puisse choquer, venant du patron d’un groupe qui a fraudé pendant des années sur la pollution de ses moteurs. « J’estime à 50-50 les chances que l’industrie automobile allemande soit encore...




                        

                        

