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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Selon une étude menée sur 70 000 personnes, la présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle explique ce résultat.
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L’alimentation bio réduit de 25 % les risques de cancer

Selon une étude menée sur 70 000 personnes, la présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle explique ce résultat.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 17h22
    |

            Stéphane Foucart et 
Pascale Santi








                        



                                


                            

Pour les agences réglementaires, les résidus de pesticides dans l’alimentation ne présentent aucun risque pour la santé. Mais un corpus scientifique récent, sur les effets des mélanges de molécules et des expositions chroniques à faibles doses, suggère que les risques posés par les traces de produits phytosanitaires sont, au contraire, bien réels pour le consommateur. Une étude épidémiologique française, publiée lundi 22 octobre dans la revue JAMA Internal Medicine, est la première à pointer de tels risques dans la population générale, s’agissant du cancer.
Elle indique que les plus gros consommateurs d’alimentation issue de l’agriculture biologique ont un risque de cancer réduit de 25 %, par rapport à ceux qui en consomment le moins. « Pour expliquer ces résultats, l’hypothèse de la présence de résidus de pesticides synthétiques bien plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle comparés aux aliments bio est la plus probable », indique Emmanuelle Kesse-Guyot, chercheuse (INRA) dans l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inserm, INRA, université Paris-XIII) et coauteure de ces travaux. De fait, les types de cancer dont les risques sont les plus réduits chez les consommateurs d’aliments labellisés « AB » sont également associés aux expositions des agriculteurs aux pesticides.
Les lymphomes surreprésentés chez les agriculteurs conventionnels
Conduits par Julia Baudry et Emmanuelle Kesse-Guyot, les auteurs ont exploité les données d’une grande cohorte, dite NutriNet, de près de 70 000 volontaires suivis entre 2009 et 2016. Ils ont divisé en quatre groupes les individus, en les classant des plus gros consommateurs de bio (environ plus de 50 % de leur alimentation), à ceux qui n’en consomment que de manière occasionnelle, ou jamais. Durant les sept années de suivi, 1 340 nouveaux cas de cancer ont été enregistrés ; les auteurs ont ensuite observé...




                        

                        


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Linky en questions : les ondes du compteur sont-elles dangereuses ?

La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite des craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par Les Décodeurs sont nombreux à s’inquiéter des ondes émises par le boîtier et de leurs effets sur la santé.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 15h44
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Cet article a été réalisé à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky, qui est en cours de déploiement par Enedis dans l’ensemble des foyers français.
Le compteur Linky émet-il en continu ?Le niveau d’ondes émises par Linky est-il élevé ?Existe-t-il des émetteurs radio Linky, qui exposent à des ondes supplémentaires ?L’accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?La proximité physique du compteur est-elle inquiétante ?Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?Peut-on poser un filtre pour bloquer le CPL émis par Linky ?Linky est-il un cauchemar pour les personnes électrohypersensibles ?
Le compteur Linky émet-il en continu ?
NON, MAIS…
Question posée par Aurore Rodriguez
« Enedis “joue” sur les mots en indiquant dans sa communication à moult reprises que le compteur Linky n’émet que quelques secondes par jour. Ils ne parlent jamais de la technologie CPL qui, elle, circule toute la journée dans le réseau électrique domestique. »
Par rapport aux anciens compteurs, Linky est dit « communicant » ou « intelligent », car il peut transmettre des informations sur la consommation des foyers, et être relevé à distance. Les données transitent non pas par Wi-Fi ou par ondes hertziennes, mais par le courant porteur en ligne (CPL), c’est-à-dire par les fils de l’installation électrique.
Le CPL est une technologie fréquemment utilisée depuis les années 1950, et développée dans les maisons pour les box Internet ou des usages domotiques, comme les volets roulants ou les alarmes, mais aussi dans tous les compteurs avec l’option « heures pleines-heures creuses », soit environ dix millions de foyers.
Un signal à haute fréquence et de faible énergie passe, en même temps que le courant alternatif, dans le logement, et au-delà, jusqu’au concentrateur, situé dans le poste de distribution à l’extérieur de la maison. Les informations sont ensuite transmises via le réseau télécoms (GPRS) vers les sites de supervisions.
En fonctionnement normal, Linky se contente de relever la consommation du foyer une fois par jour, pour une période de quelques secondes, entre minuit et 6 heures du matin. Les concentrateurs peuvent aussi interroger le compteur ponctuellement, par exemple pour détecter une panne.
Mais en réalisant des mesures d’exposition en 2016, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a repéré que des « ping » étaient aussi envoyés plus souvent, pour vérifier que le réseau n’est pas coupé. « Ces communications sont extrêmement brèves [140 millisecondes] mais assez fréquentes : entre quatre et dix par minute, quel que soit le moment de la journée. Finalement, si on ajoute le tout, ça fait un temps quotidien de communication de quelques minutes à quelques heures, explique Olivier Merckel, chef de l’unité d’évaluation des risques liés aux nouvelles technologies à l’Anses. On ne peut pas dire qu’un compteur émet en permanence, mais il le fait plus que ce qu’on imaginait au départ. »
Le niveau d’ondes émises par Linky est-il élevé ?
NON
Question posée par Claire Doun : 
« Quelle quantité d’ondes [est émise] par rapport à d’autres appareils, type smartphone, Wi-Fi… ? »
Le CPL et le compteur émettent des ondes électromagnétiques, comme le font de nombreux appareils électriques sous tension. Ces types d’ondes ont été classées comme « peut-être cancérogènes pour l’homme ». Mais le rapport publié en 2016 par l’Anses conclut que les niveaux relevés sont très faibles et ne présentent pas de danger.
Selon des mesures réalisées par plusieurs organismes, le compteur émet un champ électrique compris entre 0,2 et 3,9 volts par mètre (V/m), loin de la limite réglementaire de 87 V/m, et un champ magnétique de 0,26 microtesla (µT), alors que le maximum autorisé est de 6,25 µT.
Les comparaisons réalisées avec d’autres équipements domestiques montrent que le champ électrique du compteur Linky est cinquante fois plus faible que celui d’une plaque à induction, ou dix-sept fois plus faible que celui d’une lampe fluocompacte. Concernant le champ magnétique, à trente mètres d’un compteur, il est aussi inférieur à une plaque à induction et équivalent à celui d’une télévision cathodique. Les émissions baissent rapidement lorsque l’on s’éloigne du câble électrique. Mais elles restent supérieures à celles d’un ancien compteur qui étaient, elles, quasi nulles.
Existe-t-il des émetteurs radio Linky, qui exposent à des ondes supplémentaires ?
OUI, MAIS…
Question posée par Stéphane Lhomme, militant antinucléaire et conseiller municipal de Saint-Macaire (Gironde), devenu l’une des figures de proue du mouvement anti-Linky :
« Alors qu’Enedis et les promoteurs du Linky contestent la problématique des ondes en insistant sur le fait que “le Linky ne fonctionne pas en Wi-Fi”, est-il vrai que, dans un second temps, des millions de Linky vont être équipés d’émetteurs Zigbee (équivalent du Wi-Fi) ? »
Les émetteurs radio Linky (ERL) comme le Zigbee sont des modules supplémentaires conçus pour être rattachés aux compteurs communicants et leur donner de nouvelles fonctionnalités.
L’ERL n’est pas installé par Enedis mais par les fournisseurs d’électricité. Il permet de connaître la consommation en temps réel des appareils électriques, de les piloter pour améliorer son confort – par exemple éteindre le chauffage lorsqu’on sort de chez soi et le rallumer avant de revenir – et réaliser des économies d’énergie. C’est le principe des smartgrids.
Contrairement à Linky, qui utilise le courant porteur en ligne (CPL), ce module fonctionne avec des protocoles radios standards et sécurisés, dont l’un appelé « ZigBee ». Ce système proche du Bluetooth permet d’émettre avec une faible consommation d’énergie dans un rayon d’action assez limité. Ni l’Agence nationale des fréquences (ANFR) ni l’Anses n’ont encore réalisé de mesures concernant les ERL. « Les bandes ISM et Wi-Fi sont libres ou sous autorisation générale : tout le monde peut communiquer à condition de ne pas dépasser une certaine puissance », explique au Monde Gilles Brégant, directeur général de l’ANFR.
Une chose est sûre, ces modules ne sont pas obligatoires et n’existent quasiment pas dans le commerce. Chaque consommateur peut choisir de l’ajouter ou non. Mais il est impossible d’empêcher son voisin de s’équiper d’un ERL… de même que lui interdire d’utiliser du Wi-Fi ou du Bluetooth dans son habitation.
L’accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?
NON
Question de Gg Fourgi :
« Vivant en appartement, la grappe des quarante compteurs de l’immeuble va émettre ses relevés toutes les vingt-quatre heures ou toutes les heures si l’option est choisie. Il semble qu’il n’y ait pas de filtres dans le compteur : nous allons recevoir dans notre appartement le rayonnement du relevé des quarante compteurs au pire toutes les heures : quelles mesures d’impact sur la santé ont été faites (pas pour un compteur mais pour une grappe de quarante) ? »
La question a été posée sous des formes différentes par plusieurs internautes. En effet, dans les habitations collectives, les compteurs sont fréquemment regroupés. Les émissions d’un seul Linky sont faibles, mais peuvent-elles devenir dangereuses en se cumulant ? C’est peu probable, selon Gilles Brégant, directeur de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) : « Les Linky ne sont pas synchrones, ils ne vont pas tous émettre en même temps et ne vont pas s’additionner, sauf dans des cas très rares. Cela dépend aussi de la configuration : en immeuble, les compteurs sont en moyenne assez loin des appartements, or, les ondes s’affaiblissent vite avec la distance. » 

        Notre analyse :
         

          Pourquoi le compteur Linky électrise les passions



Pour l’instant, les tests n’ont été réalisés qu’en laboratoire ou en condition réelle sur des compteurs Linky isolés, mais les particuliers peuvent demander par Internet que l’ANFR réalise des mesures d’ondes chez eux, ou dans des dispositions particulières. Les résultats seront ensuite publiés sur le site Cartoradio.
Selon Olivier Merckel, chargé des risques sanitaires liés aux nouvelles technologies à l’Anses, la multiplication des compteurs en un point rallonge le temps d’émission mais pas forcément leur intensité et « il est très peu probable qu’on arrive à des niveaux d’exposition significatifs ».
Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?
A PRIORI OUI
Question de Georges Heribert :
« Peut-on installer un compteur Linky dans une chambre à coucher sans danger ? »
Une autre lectrice, Marie, s’inquiète de « sa proximité avec la vie de famille. Il est à moins d’un mètre du canapé. »
Le cas de figure n’est pas très fréquent, car les compteurs sont généralement installés à l’extérieur des maisons ou appartements, ou assez loin des pièces de vie (couloir, garage…). Les mesures réalisées à vingt centimètres du Linky ne sont pas supérieures aux autres émissions d’appareils électriques, comme une télévision, un chargeur d’ordinateur ou un micro-ondes.
Les autorités sanitaires se veulent rassurantes. « La probabilité d’un effet sur la santé est extrêmement faible. On ne peut pas démontrer l’absence d’un risque, mais aucun élément scientifique aujourd’hui n’indique un quelconque risque, y compris pour les jeunes enfants, assure au Monde Olivier Merckel, de l’Anses. L’exposition n’a rien à voir avec celles des téléphones mobiles, par exemple. »
Le rapport de l’Anses, publié en 2016, préconise toutefois de réaliser des mesures additionnelles sur des dispositifs électriques utilisés très proches du corps humain (fauteuils, lits à commande électrique, etc.).
Peut-on poser un filtre pour bloquer le CPL ?
OUI, MAIS…
Question de François Sermier :
« Pourquoi personne (ni Enedis, ni les anti-Linky) ne mentionne jamais la possibilité de poser un filtre permettant d’empêcher complètement le passage du CPL en aval du compteur sans impact sur le fonctionnement du compteur ? »
Les filtres anti-CPL destinés à bloquer les émissions de Linky ne sont pas si confidentiels. Ils sont même mis en avant comme « la meilleure protection » pour la vie privée, le matériel sensible et la santé par la Plate-forme opérationnelle anti-Linky (www.poal.fr), un site destiné à fédérer les opposants au compteur connecté.
Ce filtre est un boîtier destiné à empêcher les parasites dans l’installation électrique, notamment les ondes émises par le CPL au sein des habitations. Le compteur Linky n’émet donc plus à l’intérieur, mais continue de communiquer vers l’extérieur pour relever la consommation vers Enedis – ce qui est une obligation légale.
Mais ce filtre peut aussi occasionner des difficultés. Tout d’abord, il risque de perturber des systèmes domotiques comme les alarmes ou les volets télécommandés. Ensuite, il est assez cher. Par exemple, l’entreprise CEM-Bioprotect, qui commercialise ces filtres, les vend entre 235 et 500 euros, sans compter le coût de l’installation, qui doit être réalisée par un électricien. Un prix qui triple pour les installations électriques en triphasé.
Surtout, est-ce une solution aux craintes sur les ondes et l’accès à la vie privée ? Pas si simple.
« S’il est conçu et installé correctement, ça doit pouvoir fonctionner. Mais cela n’a pas été testé, explique Olivier Merckel, de l’Anses, qui reste circonspect sur leur utilité. Avec ces inquiétudes liées aux ondes, malheureusement, on voit apparaître sur le marché des produits totalement inefficaces, comme par exemple des patchs censés atténuer ou annuler le rayonnement électromagnétique des téléphones portables. »
Stéphane Lhomme, militant anti-Linky, a qualifié en avril 2018 les créateurs du site POAL d’« escrocs qui ne sont là que pour vendre très cher des pseudo-filtres ». Le cofondateur de la plate-forme anti-Linky, Philippe Mahé, est aussi le président de l’entreprise CEM-Bioprotect, sans que le lien entre les deux soit signifié clairement, comme l’a révélé une enquête de Libération.
Linky est-il une nuisance pour les personnes électrohypersensibles ?
DIFFICILE À DIRE
René Sebek s’inquiète des « effets du CPL sur les électrosensibles » et a transféré aux Décodeurs une centaine de témoignages de personnes souffrant de problèmes de santé qu’ils attribuent au compteur Linky.
Maux de tête, insomnies et fatigue, acouphènes, picotement, vertiges, nausées… de nombreuses personnes décrivent des symptômes variés qu’ils relient à la présence ou à la pose d’un compteur Linky, et des ondes électromagnétiques qu’il génère. Ces troubles, rassemblés sous le terme d’électrohypersensibilité (EHS) sont apparus dans les années 1980 et se sont développés depuis les années 2000, en même temps que la multiplication des téléphones mobiles, antennes-relais ou Wi-Fi.
La science reste assez démunie face à ce phénomène. L’Anses a publié en mars 2018 un rapport, synthèse de quatre ans de travail pluridisciplinaire sur l’EHS, qui conclut que « les souffrances correspondent à une réalité », qui justifie une prise en charge adaptée pour près de trois millions de personnes. Pourtant, ajoutent les auteurs de ces travaux, « les connaissances scientifiques actuelles ne mettent pas en évidence de lien de cause à effet » avec l’exposition aux ondes électromagnétiques.
Ce rapport ne traite pas spécifiquement du CPL, mais l’Anses, dans un avis sur les compteurs communicants appelait à réaliser des études spécifiques sur l’« effet nocebo » (l’inverse du « placebo », c’est-à-dire un effet négatif dû à une attente de nocivité d’un produit pourtant inactif) d’une installation imposée aux citoyens.
En attendant, certaines personnes électrosensibles se tournent vers la justice, avec plus ou moins de réussite. Une Iséroise a obtenu en décembre 2016 du tribunal de grande instance de Grenoble que son compteur d’eau communiquant soit retiré et qu’aucun nouveau compteur, y compris Linky, ne soit installé chez elle par précaution.

        Explications :
         

          Non, la justice n’autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky



Toujours en Isère, un couple domicilié à Meylan avait aussi obtenu en septembre 2017 que le tribunal de grande instance de Grenoble interdise à Enedis d’installer un compteur Linky à leur domicile, car leur fils était électrosensible. Mais ce jugement a été annulé en appel en mars 2018. En juillet 2018, Ouest-France relatait l’histoire d’une Morbihanaise électrosensible qui avait obtenu la dépose de son compteur Linky.
Interrogée sur ces « exemptions » à l’obligation de pose d’un compteur Linky, l’entreprise Enedis explique qu’elle « ne peut pas rester insensible à la détresse exprimée par certains clients connaissant parfois de graves difficultés de santé, sans qu’il y ait pour autant de lien possible avec l’installation du compteur. Face à de telles situations, qui restent heureusement extrêmement rares, Enedis agit avec bienveillance et coopération en prenant en compte leurs préoccupations et en reportant si nécessaire l’installation du compteur. » Le gestionnaire du réseau précise toutefois que « cette position ne doit aucunement être interprétée comme la reconnaissance d’un lien entre la technologie des compteurs communicants et les difficultés de santé de ces clients ».

        Vérification :
         

          L’intox du « premier mort lié au compteur Linky »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le constructeur italien était partenaire de l’équipementier automobile depuis un siècle.
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Par  Denis Cosnard   Publié aujourd’hui à 13h15, mis à jour à 13h15   Lecture 1 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Le logo de Magneti Marelli. Thomas White / REUTERS             Après avoir cheminé ensemble durant un siècle, Fiat et Magneti Marelli s’apprêtent à suivre des routes séparées. Fiat Chrysler Automobiles, le constructeur d’origine italienne, a annoncé, lundi 22 octobre, la conclusion d’un accord pour vendre son importante filiale de phares, suspensions, pots d’échappement… L’acquéreur choisi est un autre équipementier automobile, le japonais Calsonic Kansei, entièrement contrôlé depuis 2017 par KKR, l’un des plus grands fonds d’investissement américains. Montant de la transaction : 6,2 milliards d’euros. Un bon prix aux yeux des investisseurs, qui ont salué l’opération par une hausse de 7 % de l’action Fiat.          Cette cession marque un tournant décisif pour Fiat, dont Magneti Marelli constituait un actif majeur et historique. Dès sa fondation, en 1919, Magneti Marelli appartenait à 50 % au constructeur de Turin, l’autre moitié du capital revenant à Ercole Marelli, une entreprise familiale de matériel électrique. Il s’agissait alors de fabriquer des aimants pour les automobiles et les avions, des produits en plein essor. L’activité avait ensuite été élargie aux batteries, aux bougies et à bien d’autres pièces automobiles, ainsi qu’aux équipements pour la radio et la télévision. En 1967, Fiat avait pris le contrôle à 100 % de la société.          Vente envisagée par Sergio Marchionne          La vente de cette filiale-clé avait initialement été envisagée par Sergio Marchionne, le patron de Fiat Chrysler, mort en juillet. Dans le cadre d’un recentrage sur la seule construction automobile, il avait évoqué au printemps la possibilité de faire revenir Magneti Marelli en Bourse, comme dans les années 1950. Mais, compte tenu des déboires essuyés par plusieurs groupes du secteur, les dirigeants de Fiat ont aussi sondé de possibles acquéreurs comme Apollo ou Bain Capital.           Lire aussi Mike Manley prend la tête de Fiat-Chrysler, John Elkann devient président de Ferrari                                              — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Une cour d’appel considère que « le contrat de mariage rédigé par Me Z aurait peut-être convenu à des époux qui se trouvaient au soir de leur vie », mais qu’« il était manifestement inadapté à la situation de jeunes époux qui n’avaient pas encore d’enfants ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ En dépôt de bilan, l’enseigne de produits high-tech cherche un repreneur. LDLC part favori.
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GrosBill, la chute d’un pionnier du commerce sur Internet

En dépôt de bilan, l’enseigne de produits high-tech cherche un repreneur. LDLC part favori.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h55
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Vingt ans ? « Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie », écrivait Paul Nizan. Les salariés de GrosBill ne peuvent qu’éprouver le même sentiment de confusion et de pourrissement. Vingt ans exactement après sa création, en octobre 1998, l’enseigne de produits high-tech se trouve sur la corde raide.
Placée en redressement judiciaire le 1er octobre par le tribunal de commerce de Paris, l’entreprise chérie des geeks cherche un repreneur de façon urgente. Les candidats intéressés ont jusqu’au 24 octobre pour soumettre leur offre. Un symptôme supplémentaire de la concurrence particulièrement âpre qui fait souffrir toute la distribution, et de la recomposition qu’elle entraîne.
Florent Hunsinger, l’un des deux administrateurs judiciaires, avec Christophe Thevenot, se veut optimiste : « GrosBill est une marque forte, en plein rétablissement, pour laquelle nous avons déjà reçu des marques d’intérêt, souligne-t-il. Nous attendons plusieurs offres. » Si tout se passe bien, la cession pourrait être conclue avant décembre et les ventes de Noël.
Parmi les cinq ou six groupes en lice, un candidat fait figure de favori : LDLC, un autre grand nom du commerce de matériel informatique et de haute technologie sur Internet. « Sur notre marché, très compliqué, la taille compte énormément, notamment pour négocier les prix auprès des fournisseurs, explique son directeur général, Olivier de la Clergerie. Le secteur connaît donc une phase de consolidation. » Surcouf a fermé, Carrefour a acheté Rue du commerce et la FNAC a absorbé Darty.

Hésitation sur la stratégie
LDLC, pour sa part, reste aux aguets après avoir mis la main sur le site Materiel.net. « Nous sommes opportunistes, résume le directeur général. On nous présente beaucoup de dossiers, nous les étudions. » Entre les acquisitions et sa croissance propre, le groupe a promis à la Bourse de doubler...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ A 69 ans, cet économiste libéral formé en partie aux Etats-Unis a su se rendre indispensable au candidat d’extrême droite à la présidentielle brésilienne. En cas de victoire de celui-ci, il pourrait hériter d’un grand ministère.
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Paulo Guedes, le « Chicago Boy » qui inspire Jair Bolsonaro

A 69 ans, cet économiste libéral formé en partie aux Etats-Unis a su se rendre indispensable au candidat d’extrême droite à la présidentielle brésilienne. En cas de victoire de celui-ci, il pourrait hériter d’un grand ministère.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h43
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

Jair Bolsonaro le surnomme tantôt son « mari » tantôt son « couteau suisse ». Paulo Guedes est, en réalité, la carte maîtresse du candidat d’extrême droite brésilien, pressenti pour devenir le futur président du pays à l’issue du second tour de l’élection qui l’opposera, dimanche 28 octobre, à Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT, gauche). Ultralibéral, disciple de l’école de Chicago, M. Guedes est l’auteur de la transformation de M. Bolsonaro, l’artisan de son triomphe annoncé.
Paulo Guedes a fait d’un homme au discours raciste, misogyne et homophobe la coque­luche des milieux d’affaires, une vedette ­acclamée par les entrepreneurs de Sao Paulo
Aux yeux de ses partisans, Jair Bolsonaro représente un « mythe » ; pour les marchés brésiliens, Paulo Guedes incarne le « messie ». « Il peut être le président du Brésil », titrait le magazine conservateur Veja du 17 août, parlant de lui comme étant « la tête de Jair Bolsonaro ». Grâce à son « mari », le ­parachutiste de réserve s’est mué en une personnalité market-friendly (« bienveillante ­envers les marchés financiers »).
Mieux, Paulo Guedes a fait d’un homme au discours raciste, misogyne et homophobe la coque­luche des milieux d’affaires, une vedette ­acclamée par les entrepreneurs de Sao Paulo. Une prouesse, car le militaire répète à l’envi qu’il n’y entend goutte en économie. De ­surcroît, ses vingt-sept années en tant député ont plutôt laissé de lui le souvenir d’un étatiste nationaliste.

Né à Rio de Janeiro, formé en économie à l’université fédérale du Minas Gerais (sud-est), titulaire d’un master de la Fondation Getulio Vargas et d’un doctorat de l’université de Chicago, Paulo Roberto Nunes Guedes, 69 ans, fréquente les arcanes du pouvoir depuis des décennies. Il se targue d’avoir été consulté par divers cabinets, notamment celui de Dilma Rousseff, la présidente de gauche dont le gouvernement, en 2015, a été confronté à une récession...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’éventualité d’un plafonnement, à dix millions d’euros, des réductions d’impôt pour les grands groupes fait débat. Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, veut se laisser le temps de la réflexion.
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La réforme de la loi sur le mécénat et les fondations attendra encore un peu

L’éventualité d’un plafonnement, à dix millions d’euros, des réductions d’impôt pour les grands groupes fait débat. Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, veut se laisser le temps de la réflexion.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h31
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

La réforme de la loi sur le mécénat et les fondations, mise en place en 2003 par Jean-Jacques Aillagon – alors ­ministre de la culture et de la ­communication –, n’est pas pour tout de suite. Samedi 20 octobre à l’aube, à l’occasion de l’examen en séance publique du projet de loi de finances (PLF) pour 2019, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, n’a pas voulu trancher sans obtenir davantage d’informations sur les répercussions de la modification envisagée.
La Commission des finances avait adopté, mardi 9 octobre, un amendement destiné à élever le plancher des aides fiscales pour les très petites entreprises, mais surtout à raboter sérieusement les réductions d’impôt dont bénéficient les grands donateurs.
Actuellement, les versements effectués par les entreprises ouvrent droit à une réduction d’impôt de 60 %, dans la limite de 0,5 % de leur chiffre d’affaires. L’amendement de la Commission des finances prévoit de ­proposer au choix pour les TPE et PME une défiscalisation sur 0,5 % de leur chiffre d’affaires ou, si le montant du don est supérieur à ce niveau, une défiscalisation sur 10 000 euros.

Mais, surtout, il instaure un plafond fixé à 10 millions d’euros pour les grandes entreprises qui « bénéficient du dispositif de manière excessive », affirme le rapporteur du texte à l’Assemblée nationale, le député La République en marche des Hautes-Alpes Joël Giraud. « Il s’agit d’un amendement d’appel et non de consensus », destiné donc à lancer un débat, a-t-il rappelé.
En séance, Eric Woerth, le président Les Républicains de la Commission des finances, n’était guère apparu favorable à un changement aussi radical : « Pesons bien le pour et le contre et mesurons-en les conséquences », a-t-il lancé.
Explosion de la « niche fiscale du mécénat »
Prudent, Gérald Darmanin a demandé à la Commission des finances d’évaluer, avec les services de Bercy, les effets d’un plafond...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le président des Etats-Unis n’a pas hésité à rappeler au premier ministre irakien l’engagement américain dans son pays pour l’inciter à préférer General Electric pour la fourniture de turbines à gaz, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« En Irak, l’allemand Siemens, victime de la nouvelle version de l’“America first” de Donald Trump »

Le président des Etats-Unis n’a pas hésité à rappeler au premier ministre irakien l’engagement américain dans son pays pour l’inciter à préférer General Electric pour la fourniture de turbines à gaz, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h52
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Y aller ou pas ? Les nuits de Joe Kaeser doivent être un peu agitées en ce moment. La pression monte en Allemagne pour contraindre le PDG de Siemens d’annuler son déplacement son déplacement cette semaine au « Davos du désert », la grande conférence économique organisée par l’Arabie Saoudite.
Pourtant, l’entreprise allemande ne vend pas d’armes, ni de matériel sensible, mais des turbines à gaz, pour produire de l’électricité, et des trains. Mais peut-on à la fois condamner dans son pays la montée de l’extrême droite anti-immigrés et cautionner par sa présence un pays qui assassine des journalistes ?
Ce n’est pas la seule source d’insomnie pour M. Kaeser L’Orient compliqué en compte tellement. La dernière date de dimanche dernier. En signant un accord de coopération avec l’Irak, son concurrent General Electric, est en passe de lui souffler un contrat qu’il avait quasiment empoché.
Un style tout en finesse
D’ailleurs, la veille, le groupe allemand avait signé avec le ministère de l’électricité irakien un accord « non engageant » pour développer de nouvelles capacités de production. Le chantier est considérable, à la hauteur des besoins de ce pays ruiné par la guerre. Une affaire à près de 15 milliards de dollars comme il n’en existe presque plus sur ce marché des turbines à gaz totalement déprimé par l’effondrement des commandes mondiales.
Mais son concurrent américain GE a encore plus faim que lui. Anéanti par cette mauvaise conjoncture, alourdi par l’achat au plus mauvais moment du Français Alstom, le groupe de Boston a passé une provision gigantesque de 23 milliards de dollars pour tenter d’éponger les pertes de cette activité et sauver l’une des plus célèbres multinationales américaines menacée de démantèlement. Perdre le contrat irakien, alors que l’infrastructure électrique actuelle de l’Irak est majoritairement signée GE aurait été une catastrophe.
C’est pourquoi Washington est entrée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Après le meurtre du journaliste saoudien, le risque de sanctions contre l’Arabie saoudite pourrait entraîner une crise pétrolière majeure. Mais ni Riyad ni Washington n’y ont intérêt.
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Affaire Khashoggi : l’Arabie saoudite et les Etats-Unis veulent limiter l’impact sur le prix du pétrole

Après le meurtre du journaliste saoudien, le risque de sanctions contre l’Arabie saoudite pourrait entraîner une crise pétrolière majeure. Mais ni Riyad ni Washington n’y ont intérêt.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h25
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

L’affaire Khashoggi va-t-elle précipiter le monde du pétrole dans la tourmente ? La mort du journaliste saoudien critique du régime de Riyad, au consulat saoudien ­d’Istanbul, en Turquie, le 2 octobre, représente un test inattendu pour l’une des alliances les plus capitales de l’économie mondiale : la relation entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.
Nonobstant la pression inter­nationale, le président américain, Donald Trump, a mis plusieurs jours avant de condamner le ­pouvoir saoudien. Cependant, depuis jeudi, il a durci le ton, ­assurant que les conséquences seraient « très sévères » s’il était prouvé que les dirigeants du royaume wahhabite avaient un lien avec la mort de Jamal Khashoggi.

Aux Etats-Unis, où l’Arabie saoudite a toujours mauvaise presse, surtout en période électorale (le scrutin de mi-mandat se tiendra mardi 6 novembre), des sénateurs ont réclamé une enquête officielle après la disparition du journaliste. Dans la nuit de vendredi à samedi, les autorités de Riyad ont affirmé, après plusieurs jours de tergiversations, que M. Khashoggi était bien mort dans les locaux du consulat à la suite d’une « bagarre » – une ligne de défense qui semble très peu crédible.
Après les menaces venues d’outre-Atlantique, les Saoudiens ont immédiatement riposté : « Si le royaume devait faire face à une quelconque sanction, il répondrait de manière encore plus grande », a-t-il été prévenu dans un communiqué publié par l’agence officielle SPA, soulignant « le rôle vital que [jouait] l’Arabie saoudite dans l’économie mondiale ».

La référence à l’arme pétrolière est transparente : avec ses gigantesques réserves, le pays du Golfe assure 10 % de la production mondiale et conserve sa place de premier exportateur mondial. « Nous sommes la banque centrale du marché du pétrole », a encore insisté le ministre du pétrole saoudien, Khaled Al-Faleh, lors d’un déplacement en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Actionnaires et créanciers s’affrontent pour le contrôle de l’enseigne de prêt-à-porter féminin, qui emploie plus de 6 000 salariés.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Chronique   Article réservé à nos abonnés « En Irak, l’allemand Siemens, victime de la nouvelle version de l’“America first” de Donald Trump »   Philippe Escande                      Éditorial  Affaire Khashoggi : Riyad joue sa crédibilité, les démocraties aussi                    Éditorial  Halte au pillage fiscal                    Tribune   Article réservé à nos abonnés « Nous sommes députés de droite et favorables à la PMA ! »   Collectif               Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Cinéma  Reprise : « Le Fanfaron », mélancolique dolce vita                    Livres   Article réservé à nos abonnés Valérie Manteau à Istanbul avec Hrant Dink en tête                    Télévisions & Radio  Télévision : « Le Bureau des légendes », ou la damnation de Malotru                    Culture  Festival de podcasts : dix émissions incontournables sélectionnées par la rédaction             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      L'époque  Plaisir clitoridien : comment prendre position ?                    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Par  Juliette Garnier   Publié aujourd’hui à 11h05, mis à jour à 11h17   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  A Lyon, en février 2014. Le leader du prêt-à-porter féminin en France exploite 654 magasins en France. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP             Le poids de la dette fait basculer Camaïeu dans la crise. Modacin, la holding financière qui détient l’enseigne de prêt-à-porter féminin, a été placée sous procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Lille. Un administrateur judiciaire a été nommé. « Il s’agit d’une procédure technique destinée à définir un cadre de discussions avec les créanciers de Camaïeu », fait valoir une porte-parole de l’enseigne roubaisienne.          A l’en croire, Camaïeu ne présenterait aucun risque de défaillance. Leader du prêt-à-porter féminin en France depuis les années 1990, l’enseigne, fondée en 1984 à Roubaix par des membres de la famille Mulliez, actionnaire du groupe Auchan, exploite 654 magasins. En France, sa notoriété frise les 93 % auprès de sa cible favorite, les femmes âgées de plus de 25 ans. L’enseigne est également présente à l’étranger où elle aligne 248 magasins.           Lire aussi Le groupe de prêt-à-porter Happychic va supprimer 466 postes             Ce poids lourd de la distribution de mode féminine, qui emploie plus de 6 000 salariés, n’en est pas moins confronté à la chute de la consommation d’habillement. Depuis dix ans, le marché français est victime d’un recul des ventes. Entre 2006 et 2016, il a perdu près de 14 % de sa valeur. Et depuis, malgré une légère reprise en 2017, le marché n’a pas recouvré la santé.           L’entreprise est confrontée aux affres des firmes qui ont fait l’objet d’un achat par effet de levier, c’est-à-dire une acquisition par emprunt          Camaïeu a jusqu’ici résisté à la tempête. Son chiffre d’affaires a certes perdu 2,4 % en un an (718 millions d’euros à la fin du dernier exercice clos fin mars 2018). Mais sa rentabilité s’est légèrement améliorée (son résultat d’exploitation a atteint 85 millions, contre 82 millions d’euros à fin mars 2017). La direction de l’enseigne rappelle combien Camaïeu n’est pas en péril.          Alors pourquoi avoir fait appel à cette procédure de sauvegarde auprès du tribunal de commerce de Lille ? Cette mesure conservatoire est d’usage dans les entreprises qui risquent une cessation de paiements. Elle a pour avantage de permettre une poursuite d’activité, de maintenir l’emploi et surtout d’apurer la dette de l’entreprise. Dès lors, y avoir recours agace les créanciers de Camaïeu, qui pourraient y perdre gros et crient au « scandale ».                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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A l’instar du président Erdogan, de nombreux citoyens dénoncent un complot étranger destiné à « vassaliser » le pays. 4 min de lecture                    enquete     Jean-Michel Normand    Article réservé à nos abonnésLe SUV, star du Mondial de l’auto Croisement d’un 4 × 4, d’un monospace et d’une berline, le succès du Sport Utility Vehicle est une aubaine pour les constructeurs, mais il pourrait être menacé par de mauvaises performances environnementales. 9 min de lecture                    reportage     Laurie Moniez    Article réservé à nos abonnésLes travailleurs pauvres, ces invisibles Temps partiel, bas salaires... près de 8 % des Français en activité vivent sous le seuil de pauvreté. Deuxième volet de notre série. 5 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le pouvoir d’achat des ménages souffre de l’augmentation du prix du pétrole, de la hausse du prix du gaz et des taxes sur le diesel.
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Par  Elise Barthet   Publié aujourd’hui à 11h05, mis à jour à 11h05   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                             Mauvaise nouvelle pour le portefeuille des Français. Les cours de l’or noir, qui ont grimpé toute l’année, risquent de poursuivre sur leur lancée dans les semaines qui viennent. Alors qu’il évoluait autour de 56 dollars (49 euros) en octobre 2017, le prix du baril de Brent avoisine désormais les 80 dollars (70 euros).          Une progression de près de 40 % qui n’en finit plus de doper l’inflation et pourrait bien freiner le rebond économique attendu au quatrième trimestre dans l’Hexagone. Une perspective d’autant plus inquiétante qu’une nouvelle poussée de fièvre sur les marchés est attendue après le 4 novembre et l’entrée en vigueur des sanctions américaines sur les exportations iraniennes de brut.          Quelle que soit l’ampleur des mouvements à venir, comptables et ministres vont devoir ressortir les calculettes. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) table, pour la fin de l’année 2018, sur un baril à 75 dollars (65,40 euros). Une cible qui ne reflète pas les pics d’octobre et devra probablement être revue à la hausse.          Nouvelles taxes début janvier          Pour quels effets ? « Si les cours se stabilisaient finalement à 80 dollars, l’inflation s’apprécierait d’un dixième de point, passant de 1,8 à 1,9 % », note Frédéric Tallet, responsable des synthèses conjoncturelles à l’Insee. L’augmentation, dans ce cas, se répercuterait mécaniquement sur le pouvoir d’achat, indicateur phare de la rentrée politique.          Selon l’Insee, ce dernier est censé retrouver un peu de vigueur au quatrième trimestre, avec une progression moyenne estimée à 1,7 %. Une conséquence, notamment, de la suppression totale des cotisations chômage pour les actifs et de la baisse de 30 % de la taxe d’habitation pour huit ménages sur dix. Mais l’inflation, si elle se maintenait à ses niveaux estivaux du fait des prix de l’énergie, compliquerait les choses. Dans le sillon de l’or noir, les tarifs réglementés du gaz vont en effet augmenter à nouveau à l’automne de 5,8 % hors taxes.           D’après Patrick Artus, économiste en chef chez Natixis, « les grandes enseignes l’observent très bien : quand le plein fait trois euros de plus, le panier fait trois euros de moins ».                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    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A l’instar du président Erdogan, de nombreux citoyens dénoncent un complot étranger destiné à « vassaliser » le pays. 4 min de lecture                    enquete     Jean-Michel Normand    Article réservé à nos abonnésLe SUV, star du Mondial de l’auto Croisement d’un 4 × 4, d’un monospace et d’une berline, le succès du Sport Utility Vehicle est une aubaine pour les constructeurs, mais il pourrait être menacé par de mauvaises performances environnementales. 9 min de lecture                    reportage     Laurie Moniez    Article réservé à nos abonnésLes travailleurs pauvres, ces invisibles Temps partiel, bas salaires... près de 8 % des Français en activité vivent sous le seuil de pauvreté. Deuxième volet de notre série. 5 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Pour développer le projet « Vision 2030 », le royaume a besoin de grands investisseurs mondiaux parfois révulsés par l’affaire Khashoggi. Cependant, le gotha des affaires ne peut durablement se désintéresser d’un pays qui inonde la planète de pétrodollars.
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L’affaire Khashoggi pèse sur l’attractivité économique de l’Arabie saoudite

Pour développer le projet « Vision 2030 », le royaume a besoin de grands investisseurs mondiaux parfois révulsés par l’affaire Khashoggi. Cependant, le gotha des affaires ne peut durablement se désintéresser d’un pays qui inonde la planète de pétrodollars.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h05
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant) et 
Marie de Vergès








                        



                                


                            

Les défections en cascade des grands patrons ­invités au forum des ­affaires de Riyad, prévu du mardi 23 au jeudi 25 octobre, posent une question qui va bien au-delà du prestige terni de cet ­événement : le projet ­« Vision 2030 », cher au prince hé­ritier Mohammed Ben Salman, aujourd’hui frappé par le « cyclone Khashoggi », est-il ­condamné à péricliter ?

Ce plan de développement économique, présenté en avril 2016, aspire à transformer le royaume wahhabite, premier exportateur de pétrole au monde, en un géant du numérique et des services, de façon à l’extirper de sa dépendance à l’or noir. Le numéro deux saoudien, surnommé « MBS », a bâti une grande partie de sa renommée sur cette promesse de révolution structurelle.
Mais c’était avant la disparition, le 2 octobre, au consulat saoudien d’Istanbul, de son compatriote ­Jamal Khashoggi, un journaliste qui critiquait les travers autoritaires de plus en plus prononcés du prince héritier dans les pages du Washington Post. Avant, surtout, que Riyad reconnaisse, dans la nuit de vendredi à samedi, la mort de M. Khashoggi au consulat d’Istanbul, tout en niant l’implication de MBS dans cette affaire. Des responsables turcs ont, eux, affirmé que le dissident avait été liquidé par une escouade de gros bras, arrivée le même jour d’Arabie saoudite, parmi lesquels des membres de la garde rapprochée de l’héritier du trône.

Si cette version se confirmait, « il est évident que cela abîmerait la confiance et l’envie d’investir en Arabie saoudite », analysait récemment un consultant européen, qui travaille dans le royaume. « Certains projets phares témoignant de la mégalomanie de MBS sont clairement menacés », estime un homme d’affaires français ayant ses entrées à Riyad.
Parmi ceux-là figurent la construction de « Neom », une cité futuriste presque aussi grande que la Belgique, budgétée à 500 milliards de dollars (435 milliards d’euros),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Face à la banque centrale américaine, le président n’a cessé d’être incohérent au gré de ses intérêts, explique, dans sa chronique, Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/10/2018
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« Que la Fed remonte ses taux n’a rien d’une folie. Ce qui est insensé, c’est que Trump s’en étonne »

Face à la banque centrale américaine, le président n’a cessé d’être incohérent au gré de ses intérêts, explique, dans sa chronique, Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde ».



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 07h03
    |

            Stéphane Lauer (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            

Chronique. On savait que Donald Trump ne manquait pas d’ennemis. De l’Iran à la Chine, du premier ministre canadien Justin Trudeau à l’actrice porno Stormy Daniels, en passant par la « foule en colère » (sic) des démocrates, deux ans après son élection, la liste ne cesse de s’allonger.
Restait à hiérarchiser cette cohorte hétéroclite. Vainqueur : la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine. C’est « ma plus grande menace », a affirmé le président des Etats-Unis sur Fox Business le 16 octobre.
Fichtre ! Le danger ne se dissimulait donc pas derrière l’étrange coupe de cheveux d’un dictateur prêt à appuyer sur le bouton nucléaire ou sous la silhouette d’un procureur soupçonneux. Non, la menace vient du sein même d’une institution dont M. Trump a pourtant nommé trois des quatre membres actuels du conseil des gouverneurs, à commencer par son président, Jerome Powell. On n’est jamais trahi que par les siens.
Quelques jours auparavant, il avait déjà affirmé que la Fed « est devenue folle », « hors de contrôle », « loco », avait-il traduit spontanément au cas où ses rares supporters mexicains n’auraient pas saisi l’idée, et alors que les marchés financiers dégringolaient de façon spectaculaire.

Risques de surchauffe de l’économie américaine
A l’origine de la panique, la prise de conscience soudaine que l’ère de l’argent quasi gratuit était bel et bien en train de se terminer. Il y a quelques jours, le taux d’intérêt réel aux Etats-Unis, c’est-à-dire la différence entre le taux facial et le rythme d’inflation est redevenu positif pour la première fois depuis des années.
Le loyer de l’argent devenant plus attractif, les capitaux affluent vers les Etats-Unis, ce qui dope le dollar. En revanche, la capacité des Américains à s’endetter, donc à consommer, va s’en trouver réduite, tandis que la hausse du billet vert rogne la compétitivité des exportations. Bref, ça sent la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ La normalisation de la politique monétaire aux Etats-Unis va être d’une nature très différente de celles du passé, explique le chef économiste de Natixis dans sa chronique au « Monde ».
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Patrick Artus : « La Fed contre Wall Street ? »

La normalisation de la politique monétaire aux Etats-Unis va être d’une nature très différente de celles du passé, explique le chef économiste de Natixis dans sa chronique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 06h30
    |

                            Patrick Artus (chef économiste de la banque Natixis)








                        


                                                        
Chronique « Marchés ». Depuis le début des années 1980, la Réserve fédérale américaine (Fed) pratique le « ciblage d’inflation » (« inflation targeting »), c’est-à-dire une politique monétaire visant à maintenir l’inflation (hors effet des prix des matières premières) au voisinage de 2 %. C’est pour cela que la Fed a réagi très fortement dès la fin de 2008 au risque de déflation (d’inflation négative) en passant au « quantitative easing », c’est-à-dire à une politique d’achats d’actifs financiers en contrepartie d’une très forte création monétaire, et en baissant très rapidement ses taux d’intérêt, ramenés à 0,25 % dès la fin de 2008. Mais c’est aussi pour cela que la Fed a maintenu très longtemps, jusqu’à la fin de 2016, des taux d’intérêt très bas (0,25 % ou 0,50 %).
En effet, la Fed a conservé sa politique de ciblage d’inflation jusqu’au début de 2017, continuant à croire que les salaires allaient finalement accélérer en raison du retour des Etats-Unis au plein emploi. Logique avec sa propre règle, elle a donc maintenu une politique monétaire ultra-expansionniste en attendant le retour de l’inflation salariale.
« Aujourd’hui, aux Etats-Unis, le plein-emploi ne ramène plus l’inflation »
Mais il faut se rendre à l’évidence : aujourd’hui, aux Etats-Unis, le plein-emploi ne ramène plus l’inflation, sans doute en raison de la nature des emplois créés. Le coût salarial unitaire, c’est-à-dire les salaires corrigés de la productivité, qui est le déterminant essentiel de l’inflation, progresse de 1 à 1,5 % par an selon les trimestres, comme il y a deux ou trois ans.
La Fed a donc fini pas conclure que l’inflation ne reviendra pas, mais qu’il était nécessaire de normaliser la politique monétaire pour pouvoir l’utiliser de manière contracyclique dans le futur, et qu’il fallait donc abandonner le ciblage d’inflation. A partir du début de 2017, elle a augmenté ses taux d’intérêt. Aujourd’hui, son taux directeur est à 2,25 %.
Normalisation...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Y-a-t-il une fenêtre fiscale à saisir avant la fin de l’année 2018 dans le cadre de la mise en place du prélèvement à la source, s’interroge Frédéric Poilpré, membre du Cercle des fiscalistes.
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Prélèvement à la source : « Faut-il se générer des revenus additionnels en 2018 ? »

Y-a-t-il une fenêtre fiscale à saisir avant la fin de l’année 2018 dans le cadre de la mise en place du prélèvement à la source, s’interroge Frédéric Poilpré, membre du Cercle des fiscalistes.



LE MONDE ARGENT
 |    22.10.2018 à 05h45
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 07h49
    |

Frédéric Poilpré (Membre du Cercle des fiscalistes)







                        



   


Le sujet du prélèvement à la source a fait couler beaucoup d’encre et a soulevé bon nombre de questions relatives tant à la compréhension de son mode de fonctionnement qu’à ses spécificités de mises en œuvre.
Au-delà des débats passionnés suscités par ce nouveau mode de recouvrement de l’impôt, la question sous-jacente que tout un chacun se pose et à laquelle nous sommes tentés de répondre est la suivante : l’année 2018 sera-t-elle une année blanche au plan fiscal ?
Leviers d’action
L’idée n’est pas de revenir avec force de détails sur le mécanisme à proprement parler du prélèvement à la source mais plutôt d’y apporter un éclairage pratique en déterminant les leviers d’action et les opportunités éventuelles qui peuvent s’offrir à un salarié au titre de l’année 2018. Autrement dit : existe-t-il une fenêtre fiscale à saisir ?

        Lire aussi :
         

                « Le régime fiscal dérogatoire des indivisions peut constituer un véritable piège pour l’attributaire »



Nous savons que le crédit d’impôt pour la modernisation du recouvrement de l’impôt sur le revenu (CIMR) a pour but de neutraliser la fiscalité afférente aux revenus courants (en comprendre les salaires) perçus en 2018 et ce pour éviter que le contribuable ne règle la même année, le prélèvement à la source afférent aux revenus perçus à compter du 1er janvier 2019 et les revenus courants perçus au titre de l’année 2018.
Par opposition, les revenus dits « exceptionnels » seront quant à eux fiscalisés « classiquement » avec un recouvrement de l’impôt intervenant en 2019. Le contexte étant ainsi posé, quel intérêt pourrait-il y avoir à se générer des revenus additionnels en 2018.
Revenu exceptionnel
Aucun ? La réponse n’est pas si évidente… le diable se niche dans les détails. L’imposition additionnelle qui s’appliquera sur les revenus exceptionnels ne sera pas calculée en tranche marginale d’imposition (qui peut atteindre 45 %). L’impôt appliqué sur ces revenus sera déterminé par la différence entre l’impôt normalement dû au titre de l’intégralité des revenus perçus (c’est-à-dire courants et exceptionnels) et du CIMR. De ce fait, le revenu exceptionnel ne sera pas taxé en tranche marginale d’imposition mais bien selon un taux moyen.

        Lire aussi :
         

                « Trois pistes sont envisageables pour remplacer l’exit tax »



Concrètement, un salarié percevant exclusivement des revenus courants entrant dans le champ d’application du Prélèvement à la Source, peut donc avoir un intérêt à se générer des revenus exceptionnels (soumis au barème progressif de l’IR) en 2018. La mécanique de calcul de l’impôt pour les revenus ne relevant pas du CIMR est clairement plus favorable pour l’année 2018 exclusivement.
A titre d’exemple, voici quelques revenus qualifiés d’exceptionnels en 2018 pouvant concerner un salarié :
– Sommes perçues au titre de la participation non affectée à un plan d’épargne entreprise ;
– Sommes issues de la monétisation des droits inscrits sur un compte épargne-temps (excédant une période de 10 jours) ;
A noter que la monétisation des jours en compte épargne-temps dans la limite de 10 jours est un revenu courant qui sera annulé par le CIMR… donc 10 jours rémunérés sans impôts !
– La cession d’attribution gratuite d’action(s) sous conditions (en fonction de la date d’attribution des plans et sous réserve que les plus-values d’acquisition et de cession relèvent du barème progressif de l’IR).
En conclusion, le gain fiscal sur les revenus exceptionnels générés en 2018 induit par cette mesure sera d’autant plus important pour les salariés relevant d’une tranche marginale d’imposition élevée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Alors qu’il y a dix ans, l’euphorie était de mise, les difficultés s’accumulent pour les émergents. Brésil, Turquie, Argentine sont fragilisés par la hausse du dollar et seuls les pays d’Asie semblent être en position de maintenir leur croissance.
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Brésil, Turquie, Argentine sont fragilisés par la hausse du dollar et seuls les pays d’Asie semblent être en position de maintenir leur croissance.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                       Un vendeur de rue à Djakarta, la capitale de l’Indonésie, en janvier 2017. BEAWIHARTA  BEAWIHARTA / REUTERS             C’est une image terrible restée dans les mémoires, en Indonésie et dans toute la région. Il y a un peu plus de vingt ans, le 15 janvier 1998, le général-président Suharto signe en direct à la télévision un programme de réformes au goût amer, imposé par le Fonds monétaire international (FMI). Une véritable reddition, sous le regard sévère du patron du Fonds, le Français Michel Camdessus, qui le toise debout les bras croisés.          Le dictateur est acculé : en pleine crise asiatique, la roupie indonésienne s’effondre. Le pays plonge dans la récession. Des millions d’emplois sont détruits, et la pauvreté monte en flèche. En échange d’une aide financière massive, l’accord vise à assainir une économie mise en coupe réglée par le vieil autocrate et tout son clan. Mais les Indonésiens le vivent comme une humiliation.                                  Résilience indonésienne          Deux décennies plus tard, bien des choses ont changé. Devenu l’une des plus grandes démocraties du monde, le pays semble avoir tiré les leçons de la crise. La politique budgétaire s’est assainie, et Djakarta est aujourd’hui assis sur un trésor de guerre : des réserves de change colossales qui sont autant de munitions en cas de fuite brutale des capitaux, et lui donnent l’assurance de ne plus jamais avoir à quémander l’aide du FMI.          Début octobre, l’Indonésie accueillait même en grande pompe, à Bali, les assemblées générales du FMI et de la Banque mondiale. L’occasion, pour les deux institutions sœurs nées des accords de Bretton Woods (1944), de louer la résilience d’un archipel sans cesse battu par les catastrophes naturelles, tels le séisme et le tsunami meurtriers qui ont fait des milliers de morts, fin septembre. Et plus encore, de tresser les lauriers d’une puissance émergente en forte croissance, dont le produit intérieur brut (PIB) par tête a bondi de 70 % en vingt ans.           Lire aussi Des pays émergents sous la pression du dollar roi             Pourtant, cette rentrée charrie aussi d’inquiétantes réminiscences de la crise asiatique. Les dernières semaines ont vu la roupie indonésienne tomber à son plus bas niveau depuis 1998. En un an, la devise a perdu plus de 11 %.                    — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Des pays émergents sous la pression du dollar roi

La hausse des taux d’intérêt décidée par la Réserve fédérale américaine déclenche des tornades plus ou moins violentes qui affectent la Turquie, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Argentine...



LE MONDE ECONOMIE
 |    21.10.2018 à 16h15
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? La fameuse formule du scientifique américain Edward Lorenz, évoquée en 1972 à propos de la théorie du chaos, fait particulièrement sens sur les marchés. Depuis quelques mois, la hausse des taux décidée par la Réserve fédérale américaine (Fed) – le battement d’ailes – déclenche ainsi des tornades régulières plus ou moins violentes dans une série de pays, jusqu’à l’autre bout du globe : Turquie, Indonésie, Afrique du Sud, Brésil, Argentine…
Les mécanismes à l’œuvre sont les mêmes que ceux déjà observés en 2013, ou lors du krach obligataire de 1994. « Chaque fois, la hausse des taux américains suivant une longue période de taux bas rend les placements aux Etats-Unis plus attractifs, détaille Eric Bourguignon, directeur chez Swiss Life AM. Du coup, des investisseurs sortent leur argent des pays émergents, notamment de leurs Bourses, pour les rapatrier à Wall Street. » 
Ces sorties de capitaux massives déclenchent alors un effondrement des monnaies locales – la livre turque a perdu 40 % de sa valeur depuis début 2018, le peso argentin, plus de 50 % – et une envolée des prix des produits importés. Les pays affichant d’importants déficits extérieurs, comme la Turquie ou l’Argentine, sont les premiers à en souffrir. Leurs banques centrales sont dès lors contraintes de relever leurs taux, pour limiter l’hémorragie…
« Le dollar est stable, il inspire confiance »
Cette réaction en chaîne est le fruit du rôle de premier plan que la devise américaine tient dans le système monétaire international. Pour le comprendre, il faut remonter aux accords de Bretton Woods, en 1944. Au lendemain de la guerre, les grandes nations décidèrent d’arrimer toutes les monnaies au dollar, pivot de la nouvelle architecture et seule devise encore convertible en or. Mais ce système, instable, explosa en 1971. La convertibilité en or du dollar fut abandonnée et les monnaies flottèrent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Croissance en berne, corruption omniprésente, le nouveau président, Cyril Ramaphosa, hérite d’un pays assailli par les difficultés après le règne sans partage de son prédécesseur, Jacob Zuma.
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Afrique du Sud : un émergent tente de sortir du marasme

Croissance en berne, corruption omniprésente, le nouveau président, Cyril Ramaphosa, hérite d’un pays assailli par les difficultés après le règne sans partage de son prédécesseur, Jacob Zuma.



LE MONDE ECONOMIE
 |    21.10.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 09h40
    |

                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)








                        



                                


                            
Scandales de corruption à répétition, croissance atone, défiance des investisseurs, chômage de masse : avec la chute de Jacob Zuma, en février, les Sud-Africains espèrent tourner la page d’une décennie noire marquée par la morosité économique. Poussé dehors par son propre parti avant la fin de son deuxième mandat, l’ancien président est l’incarnation des dérives qui ont douché les espoirs suscités par la fin du régime de l’apartheid en 1994.
A son arrivée au pouvoir, en 2009, il portait pourtant l’appétit des masses noires défavorisées pour une transformation réelle de l’économie. Neuf ans plus tard, le constat est amer : Jacob Zuma laisse une économie exsangue et un Etat impotent. D’après les prévisions du Fonds monétaire international, la croissance sera de 0,8 % en 2018. L’Afrique du Sud est désormais le pays le plus endetté en volume du continent. Quelque 27 % de la population, dont un jeune sur deux, sont sans emploi. Les inégalités sont à leur paroxysme, alors que le salaire médian de la majorité noire reste 3,5 fois inférieur à celui de la minorité blanche.

Surtout, M. Zuma laisse un Etat rongé par la corruption et des entreprises publiques en faillite. Avec le scandale de la « capture de l’Etat », véritable feuilleton qui a rythmé les derniers mois de sa présidence, l’ex-président est accusé d’avoir abandonné le pays aux Gupta, une riche et sulfureuse famille d’origine indienne. Celle-ci s’est immiscée avec une facilité déconcertante jusqu’au sommet de l’Etat au point de peser sur la nomination des ministres et de rafler des contrats publics pour son empire financier. Résultat : avec les investisseurs, la crise de confiance est durable. En témoignent les fluctuations incessantes du rand, la plus volatile des monnaies émergentes, au gré des soubresauts de l’actualité politique.
La société sud-africaine est au bord de l’explosion
L’économie a également pâti de la conjoncture internationale, subissant de plein fouet la crise mondiale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Un portrait, présenté comme la création d’une intelligence artificielle, sera mis aux enchères chez Christie’s, à New York, entre le 23 et le 25 octobre. C’est la première fois qu’une telle œuvre fait son entrée en salle des ventes. Une manière de faire fructifier le marché ?
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L’art passe à la machine

Un portrait, présenté comme la création d’une intelligence artificielle, sera mis aux enchères chez Christie’s, à New York, entre le 23 et le 25 octobre. C’est la première fois qu’une telle œuvre fait son entrée en salle des ventes. Une manière de faire fructifier le marché ?



LE MONDE IDEES
 |    21.10.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h12
    |

Manuela de Barros (Philosophe)







                        



                                


                            

Du 23 au 25 octobre, aura lieu chez Christie’s, à New York, une vente aux enchères où l’on pourrait voir adjugé ce qui est présenté comme la création d’une intelligence artificielle (IA). Résultat du travail de programmation et de mise en forme de trois Français, artistes et chercheurs en IA et membres du collectif Obvious, il s’agit du Portrait d’Edmond de Belamy, l’impression sur toile d’une image générée par un système algorithmique. Il fait partie d’une série de onze portraits représentant une ­famille fictive des XVIIIe et XIXe siècles inventée par les trois collaborateurs.
Cela incite à un certain nombre ­d’observations à la fois esthétiques et philosophiques. En tout premier lieu, se pose la question de la créativité des machines, c’est-à-dire leur éventuelle capacité à reproduire l’imagination humaine et la capacité d’idéation. Que des machines, ou plutôt des algorithmes, aient des comportements, des démarches, ou prennent des décisions traditionnellement liées aux émotions et à la conscience est-il actuellement envisageable ? Voici ce que nous pouvons en dire à partir de quelques exemples en lien avec l’art.
En avril 2016, un « nouveau Rembrandt » est rendu public, sauf que ce n’en est pas un. Il s’agit de l’« œuvre » d’un programme créé par une équipe de Microsoft après l’analyse statistique de centaines de portraits de l’artiste. Même si l’injonction d’obligation novatrice des avant-gardes artistiques est aujourd’hui obsolète, la question de l’originalité reste d’importance : j’en veux pour preuve le nombre d’affaires de plagiats dans le monde de l’art et ailleurs.
Collecter sans comprendre
Il est assez savoureux que Rembrandt ait été choisi, car son œuvre a eu ces dernières années à subir une série de réattributions pour cause de nombreux faux, ou d’œuvres d’élèves ­imputées au maître. Les machines qui font des Rembrandt ou de nouvelles chansons des Beatles font des copies, et sans doute pas très...




                        

                        

