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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ Pour quatre députés Les Républicains, qui s’expriment dans une tribune au « Monde », le débat sur la loi bioéthique doit être l’occasion pour la droite d’exprimer sa capacité à être en phase avec la société
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« Nous sommes députés de droite et favorables à la PMA ! »

Pour quatre députés Les Républicains, qui s’expriment dans une tribune au « Monde », le débat sur la loi bioéthique doit être l’occasion pour la droite d’exprimer sa capacité à être en phase avec la société



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 14h32
    |

Collectif







                        



                                


                            

Tribune. Le débat sur la procréation médicalement assistée (PMA) qui s’annonce à l’Assemblée nationale est un défi politique, moral et philosophique pour la droite républicaine que nous incarnons au Palais-Bourbon. Ce débat, loin d’être anecdotique, est celui qui cristallisera le regard de l’opinion sur notre législature et sur lequel notre famille politique jouera sa capacité à incarner une vision politique progressiste… ou pas ! Nous ne pouvons manquer ce rendez-vous. Car au-delà des passions, nous avons la responsabilité de penser une vision de société adaptée aux enjeux du XXIe siècle et conforme à l’esprit républicain auquel nous sommes attachés.

L’examen du projet de loi bioéthique annonce en réalité un débat plus large que celui de la PMA ou de la GPA (gestation pour autrui), et il doit interroger le sens d’un engagement et de l’adhésion à un courant de pensée. Notre approche sera plus qu’un choix favorable ou hostile à l’extension d’un droit, il exprimera une conception de la droite du XXIe siècle. Cette droite se doit d’être digne et fidèle à ce que nos prédécesseurs ont réalisé en matière de droits des femmes et de la famille, et nous ne pouvons pas faire l’économie d’afficher notre fierté sur la loi portée avec courage par Simone Veil autorisant l’interruption volontaire de grossesse, et contre une partie des siens, rendant l’intérêt général plus fort que l’esprit partisan.

La science et l’approche éthique développée par le comité d’éthique posent un cadre de référence offrant des garanties morales, médicales. La bioéthique française s’est construite autour de grands principes auxquels nous accordons notre confiance, car la dignité humaine et la préservation de l’espèce sont au cœur de cette approche. Sans nous libérer de nos choix politiques, l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) doit nous éclairer et lever des doutes. Nous ne souhaitons pas nous enfermer dans...




                        

                        


<article-nb="2018/10/22/19-2">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤ Editorial. La crise diplomatique est la plus grave à laquelle soit confrontée l’Arabie saoudite depuis 2001, et les Etats-Unis y font preuve d’une ambivalence troublante.
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Meurtre de Jamal Khashoggi : l’Arabie saoudite joue sa crédibilité, les démocraties aussi

Editorial. La crise diplomatique est la plus grave à laquelle soit confrontée l’Arabie saoudite depuis 2001, et les Etats-Unis y font preuve d’une ambivalence troublante.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 16h51
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Trois semaines après sa disparition, les autorités de Riyad n’ont toujours pas fait la lumière sur la mort brutale du journaliste dissident saoudien Jamal Khashoggi, le 2 octobre, dans les locaux du consulat de son pays, à Istanbul.

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                Mort de Jamal Khashoggi : l’Allemagne suspend ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite



Après avoir prétendu que le journaliste, âgé de 59 ans, ressortissant saoudien résidant aux Etats-Unis et chroniqueur au Washington Post, avait quitté le consulat par une porte arrière, Riyad a reconnu, au bout de dix-huit jours, que celui-ci était mort, et a avancé l’explication d’une bagarre à coups de poing qui aurait mal tourné. Il a ensuite été question d’un étranglement, toujours accidentel. Le ministre des affaires étrangères saoudien, Adel Al-Joubeir, a fait état, dimanche, sur Fox News, d’une « énorme et grave erreur » commise à l’insu du prince héritier Mohammed Ben Salman, alias « MBS », l’homme fort de Riyad.
M. Al-Joubeir est un familier du petit écran aux Etats-Unis. Après les attentats du 11 septembre 2001, dont quinze des dix-neuf auteurs étaient de nationalité saoudienne, il avait déjà été dépêché par le prince héritier Abdallah, dont il était alors le conseiller, pour tenter de redresser l’image du royaume pétrolier. Cet homme à l’anglais parfait et à la voix suave est décidément l’expert des missions difficiles : la crise diplomatique provoquée par le meurtre de Jamal Khashoggi est la plus grave à laquelle soit confrontée l’Arabie saoudite depuis 2001. Cette crise va bien au-delà de sa relation avec les Etats-Unis.

        Affaire Khashoggi :
         

          la « bavure », une thèse bancale pour dédouaner le prince héritier saoudien



Pression du Congrès
Le régime saoudien n’est pas le seul à jouer sa crédibilité dans cette affaire ; celle des démocraties est aussi en jeu. L’administration Trump fait preuve d’une ambivalence troublante. Dès le début, le président américain, qui a fait de sa relation privilégiée avec les Saoudiens la pierre angulaire de sa politique au Moyen-Orient pour contrer l’Iran, a tenté de trouver une sortie de crise susceptible d’exonérer « MBS ». L’alliance américano-saoudienne n’est pas nouvelle : elle remonte au pacte scellé en 1945 entre Roosevelt et le roi Ibn Saoud. Mais Donald Trump l’a poussée très loin, en revendique ouvertement les bénéfices économiques et financiers, a fermé les yeux sur le drame du Yémen et sur les méthodes répressives du jeune prince. M. Trump croit toujours aux 110 milliards de dollars (95,3 milliards d’euros) de contrats d’armements que les Saoudiens lui font miroiter.

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          l’Arabie saoudite dit « ne pas savoir où se trouve » le corps



Le Congrès agitant de plus en plus la menace de sanctions contre Riyad, le président américain s’est montré un peu moins complaisant. Son secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a renoncé à participer à la grande conférence d’investisseurs de « MBS », prévue le 23 octobre, boycottée par de nombreux Occidentaux. Mais M. Mnuchin se rendra tout de même à Riyad à cette date, afin d’y rencontrer des responsables saoudiens, à deux semaines de l’entrée en vigueur des sanctions américaines les plus lourdes contre l’Iran.
Les Européens, qui ont aussi des intérêts économiques en Arabie saoudite, ont adopté une ligne plus ferme. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni agissent de concert pour réitérer leurs demandes « d’éclaircissements » et ont rejeté les hypothèses avancées par l’Arabie saoudite. La chancelière Angela Merkel a évoqué l’arrêt des ventes d’armes à ce pays. Si les révélations promises par le président turc, Recep Tayyip Erdogan, confirment le scénario de la macabre exécution par un commando envoyé par Riyad, l’ambivalence de Donald Trump ne sera plus tenable. On ne peut pas à la fois prendre des sanctions contre Moscou pour l’empoisonnement d’un agent double et exonérer Riyad de l’assassinat d’un opposant en exil.

        Les conséquences :
         

          L’affaire Khashoggi pèse sur l’attractivité économique de l’Arabie saoudite






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/22/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ Diane Leriche, coprésidente de l’association Acceptess-T, était l’invitée de la rencontre « Trans, surmonter les obstacles pour vivre » pour parler des droits et de l’histoire des personnes trans en France, lors du Monde Festival, le 7 octobre.
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<article-nb="2018/10/22/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤ Face à la banque centrale américaine, le président n’a cessé d’être incohérent au gré de ses intérêts, explique, dans sa chronique, Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/10/2018
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« Que la Fed remonte ses taux n’a rien d’une folie. Ce qui est insensé, c’est que Trump s’en étonne »

Face à la banque centrale américaine, le président n’a cessé d’être incohérent au gré de ses intérêts, explique, dans sa chronique, Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde ».



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 07h03
    |

            Stéphane Lauer (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            

Chronique. On savait que Donald Trump ne manquait pas d’ennemis. De l’Iran à la Chine, du premier ministre canadien Justin Trudeau à l’actrice porno Stormy Daniels, en passant par la « foule en colère » (sic) des démocrates, deux ans après son élection, la liste ne cesse de s’allonger.
Restait à hiérarchiser cette cohorte hétéroclite. Vainqueur : la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine. C’est « ma plus grande menace », a affirmé le président des Etats-Unis sur Fox Business le 16 octobre.
Fichtre ! Le danger ne se dissimulait donc pas derrière l’étrange coupe de cheveux d’un dictateur prêt à appuyer sur le bouton nucléaire ou sous la silhouette d’un procureur soupçonneux. Non, la menace vient du sein même d’une institution dont M. Trump a pourtant nommé trois des quatre membres actuels du conseil des gouverneurs, à commencer par son président, Jerome Powell. On n’est jamais trahi que par les siens.
Quelques jours auparavant, il avait déjà affirmé que la Fed « est devenue folle », « hors de contrôle », « loco », avait-il traduit spontanément au cas où ses rares supporters mexicains n’auraient pas saisi l’idée, et alors que les marchés financiers dégringolaient de façon spectaculaire.

Risques de surchauffe de l’économie américaine
A l’origine de la panique, la prise de conscience soudaine que l’ère de l’argent quasi gratuit était bel et bien en train de se terminer. Il y a quelques jours, le taux d’intérêt réel aux Etats-Unis, c’est-à-dire la différence entre le taux facial et le rythme d’inflation est redevenu positif pour la première fois depuis des années.
Le loyer de l’argent devenant plus attractif, les capitaux affluent vers les Etats-Unis, ce qui dope le dollar. En revanche, la capacité des Américains à s’endetter, donc à consommer, va s’en trouver réduite, tandis que la hausse du billet vert rogne la compétitivité des exportations. Bref, ça sent la...




                        

                        


<article-nb="2018/10/22/19-5">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤ Analyse. Alors que la colère monte contre la corruption, des responsables politiques s’en prennent aux magistrats et tentent de renforcer le sentiment anti-occidental dans le pays pour échapper à la justice.
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Roumanie : après le Brexit, le « Roexit » ?

Analyse. Alors que la colère monte contre la corruption, des responsables politiques s’en prennent aux magistrats et tentent de renforcer le sentiment anti-occidental dans le pays pour échapper à la justice.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 16h44
    |

            Mirel Bran (Bucarest, correspondant)








                        



                                


                            
Analyse. Ils ont gagné leur liberté au prix de leur vie en 1989, mais plusieurs pays d’Europe centrale et orientale réveillent les démons du passé. Après des dérapages antidémocratiques en Pologne et en Hongrie, l’Etat de droit est aussi remis en question en Roumanie. Le gouvernement social-démocrate en place depuis 2016 s’en prend à la justice et fragilise la démocratie roumaine.
Les instances bruxelloises s’inquiètent des dérapages de la Roumanie, pays qui doit assumer, à partir du 1er janvier 2019, la présidence tournante de six mois de l’Union européenne (UE). « Beaucoup de Roumains sont inquiets en ce qui concerne des changements du cadre juridique qui pourraient affaiblir la lutte contre la corruption et l’indépendance de la justice, a déclaré, le 1er octobre, le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans. Ces inquiétudes sont partagées par la Commission. S’il s’avère que les règles ne sont pas respectées, nous n’hésiterons pas à convoquer le gouvernement roumain devant les instances européennes. »
Invitée à Bruxelles le 3 octobre devant le Parlement européen, la première ministre roumaine, Viorica Dancila, a exprimé son indignation face à la pression européenne. « Je vous dis pour commencer que je ne suis pas venue ici pour vous rendre compte de quoi que ce soit, a-t-elle déclaré aux députés européens rassemblés en séance plénière. En Roumanie, nous sommes en train de construire une vraie justice pour les citoyens. » Une déclaration qui n’engage que Mme Dancila.
« Ils veulent protéger leur passé, leur présent et leur futur »
La majorité des Roumains ne font plus confiance aux promesses d’un gouvernement contesté dans la rue. Leur colère remonte à février 2017, lorsque le gouvernement a tenté de stopper la campagne anticorruption menée par les jeunes procureurs du parquet national anticorruption (DNA). Le succès de ces...




                        

                        


<article-nb="2018/10/22/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤ La normalisation de la politique monétaire aux Etats-Unis va être d’une nature très différente de celles du passé, explique le chef économiste de Natixis dans sa chronique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Patrick Artus : « La Fed contre Wall Street ? »

La normalisation de la politique monétaire aux Etats-Unis va être d’une nature très différente de celles du passé, explique le chef économiste de Natixis dans sa chronique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 06h30
    |

                            Patrick Artus (chef économiste de la banque Natixis)








                        


                                                        
Chronique « Marchés ». Depuis le début des années 1980, la Réserve fédérale américaine (Fed) pratique le « ciblage d’inflation » (« inflation targeting »), c’est-à-dire une politique monétaire visant à maintenir l’inflation (hors effet des prix des matières premières) au voisinage de 2 %. C’est pour cela que la Fed a réagi très fortement dès la fin de 2008 au risque de déflation (d’inflation négative) en passant au « quantitative easing », c’est-à-dire à une politique d’achats d’actifs financiers en contrepartie d’une très forte création monétaire, et en baissant très rapidement ses taux d’intérêt, ramenés à 0,25 % dès la fin de 2008. Mais c’est aussi pour cela que la Fed a maintenu très longtemps, jusqu’à la fin de 2016, des taux d’intérêt très bas (0,25 % ou 0,50 %).
En effet, la Fed a conservé sa politique de ciblage d’inflation jusqu’au début de 2017, continuant à croire que les salaires allaient finalement accélérer en raison du retour des Etats-Unis au plein emploi. Logique avec sa propre règle, elle a donc maintenu une politique monétaire ultra-expansionniste en attendant le retour de l’inflation salariale.
« Aujourd’hui, aux Etats-Unis, le plein-emploi ne ramène plus l’inflation »
Mais il faut se rendre à l’évidence : aujourd’hui, aux Etats-Unis, le plein-emploi ne ramène plus l’inflation, sans doute en raison de la nature des emplois créés. Le coût salarial unitaire, c’est-à-dire les salaires corrigés de la productivité, qui est le déterminant essentiel de l’inflation, progresse de 1 à 1,5 % par an selon les trimestres, comme il y a deux ou trois ans.
La Fed a donc fini pas conclure que l’inflation ne reviendra pas, mais qu’il était nécessaire de normaliser la politique monétaire pour pouvoir l’utiliser de manière contracyclique dans le futur, et qu’il fallait donc abandonner le ciblage d’inflation. A partir du début de 2017, elle a augmenté ses taux d’intérêt. Aujourd’hui, son taux directeur est à 2,25 %.
Normalisation...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ Y-a-t-il une fenêtre fiscale à saisir avant la fin de l’année 2018 dans le cadre de la mise en place du prélèvement à la source, s’interroge Frédéric Poilpré, membre du Cercle des fiscalistes.
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Prélèvement à la source : « Faut-il se générer des revenus additionnels en 2018 ? »

Y-a-t-il une fenêtre fiscale à saisir avant la fin de l’année 2018 dans le cadre de la mise en place du prélèvement à la source, s’interroge Frédéric Poilpré, membre du Cercle des fiscalistes.



LE MONDE ARGENT
 |    22.10.2018 à 05h45
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 07h49
    |

Frédéric Poilpré (Membre du Cercle des fiscalistes)







                        



   


Le sujet du prélèvement à la source a fait couler beaucoup d’encre et a soulevé bon nombre de questions relatives tant à la compréhension de son mode de fonctionnement qu’à ses spécificités de mises en œuvre.
Au-delà des débats passionnés suscités par ce nouveau mode de recouvrement de l’impôt, la question sous-jacente que tout un chacun se pose et à laquelle nous sommes tentés de répondre est la suivante : l’année 2018 sera-t-elle une année blanche au plan fiscal ?
Leviers d’action
L’idée n’est pas de revenir avec force de détails sur le mécanisme à proprement parler du prélèvement à la source mais plutôt d’y apporter un éclairage pratique en déterminant les leviers d’action et les opportunités éventuelles qui peuvent s’offrir à un salarié au titre de l’année 2018. Autrement dit : existe-t-il une fenêtre fiscale à saisir ?

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                « Le régime fiscal dérogatoire des indivisions peut constituer un véritable piège pour l’attributaire »



Nous savons que le crédit d’impôt pour la modernisation du recouvrement de l’impôt sur le revenu (CIMR) a pour but de neutraliser la fiscalité afférente aux revenus courants (en comprendre les salaires) perçus en 2018 et ce pour éviter que le contribuable ne règle la même année, le prélèvement à la source afférent aux revenus perçus à compter du 1er janvier 2019 et les revenus courants perçus au titre de l’année 2018.
Par opposition, les revenus dits « exceptionnels » seront quant à eux fiscalisés « classiquement » avec un recouvrement de l’impôt intervenant en 2019. Le contexte étant ainsi posé, quel intérêt pourrait-il y avoir à se générer des revenus additionnels en 2018.
Revenu exceptionnel
Aucun ? La réponse n’est pas si évidente… le diable se niche dans les détails. L’imposition additionnelle qui s’appliquera sur les revenus exceptionnels ne sera pas calculée en tranche marginale d’imposition (qui peut atteindre 45 %). L’impôt appliqué sur ces revenus sera déterminé par la différence entre l’impôt normalement dû au titre de l’intégralité des revenus perçus (c’est-à-dire courants et exceptionnels) et du CIMR. De ce fait, le revenu exceptionnel ne sera pas taxé en tranche marginale d’imposition mais bien selon un taux moyen.

        Lire aussi :
         

                « Trois pistes sont envisageables pour remplacer l’exit tax »



Concrètement, un salarié percevant exclusivement des revenus courants entrant dans le champ d’application du Prélèvement à la Source, peut donc avoir un intérêt à se générer des revenus exceptionnels (soumis au barème progressif de l’IR) en 2018. La mécanique de calcul de l’impôt pour les revenus ne relevant pas du CIMR est clairement plus favorable pour l’année 2018 exclusivement.
A titre d’exemple, voici quelques revenus qualifiés d’exceptionnels en 2018 pouvant concerner un salarié :
– Sommes perçues au titre de la participation non affectée à un plan d’épargne entreprise ;
– Sommes issues de la monétisation des droits inscrits sur un compte épargne-temps (excédant une période de 10 jours) ;
A noter que la monétisation des jours en compte épargne-temps dans la limite de 10 jours est un revenu courant qui sera annulé par le CIMR… donc 10 jours rémunérés sans impôts !
– La cession d’attribution gratuite d’action(s) sous conditions (en fonction de la date d’attribution des plans et sous réserve que les plus-values d’acquisition et de cession relèvent du barème progressif de l’IR).
En conclusion, le gain fiscal sur les revenus exceptionnels générés en 2018 induit par cette mesure sera d’autant plus important pour les salariés relevant d’une tranche marginale d’imposition élevée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤ Un collectif de professeurs et d’intellectuels réuni autour de l’inspecteur d’académie Jean-Michel Lespade prône, dans une tribune au « Monde », l’élargissement du corpus des auteurs étudiés en terminale, notamment en direction des traditions indienne et chinoise.
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Philosophie au lycée : « Il faut ouvrir l’horizon »

Un collectif de professeurs et d’intellectuels réuni autour de l’inspecteur d’académie Jean-Michel Lespade prône, dans une tribune au « Monde », l’élargissement du corpus des auteurs étudiés en terminale, notamment en direction des traditions indienne et chinoise.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 05h30
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 09h59
    |

Collectif







                        



                                


                            

Tribune. Dans une tribune publiée dans Le Monde daté du 23 août, Souâd Ayada, présidente du Conseil supérieur des programmes, insistait sur le renouvellement des connaissances dans l’horizon intellectuel d’un lycée du XXIe siècle. Elle précisait également qu’il faut, pour moderniser les enseignements, « les reconsidérer à l’aune de l’universalisation de la culture ».

Pour l’enseignement de la philosophie au lycée, que signifie une telle universalisation de la culture ? Elle se jouera bien évidemment sur le programme des notions proposées à l’étude, mais aussi sur la liste des auteurs de référence. Cette liste encadre le choix des textes et des œuvres dont chaque classe, sous la responsabilité du professeur, effectue l’étude suivie. Car si l’apprentissage de la philosophie s’ancre dans l’intelligence des questions, des problèmes et des concepts, celle-ci est indissociable de la fréquentation et de l’étude des œuvres des philosophes issus d’horizons et de traditions philosophiques multiples.
Déjà, lors de la précédente refonte des programmes, en 2003, il avait été décidé d’élargir cette liste pour l’ouvrir à certains philosophes contemporains (Hannah Arendt, seule femme du programme à ce jour, Emmanuel Levinas, Michel Foucault) ainsi qu’à des auteurs et traditions jusqu’alors délaissés : Anselme, Ockham (pour la période médiévale), Averroès (pour la tradition arabe), ont ainsi fait leur entrée.
La prochaine réforme du lycée va-t-elle amplifier et consolider ce mouvement ou, au contraire, revenir en arrière ?
De nouvelles perspectives de lecture
Ici, les chemins bifurquent. Soit l’on campe sur la certitude arrêtée que nos classiques sont les classiques, qu’il faut et qu’il suffit d’en appeler aux quelques auteurs tenus pour élémentaires – on se fera alors une idée dogmatique, réactive et très « européo-centrée » de l’universalisation de la culture. Soit l’on considère que le mouvement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤ Ancien responsable du fonds Foccart aux Archives nationales, Jean-Pierre Bat détaille avec minutie la manière dont le père de la « Françafrique » a tissé sa toile dans l’ombre de De Gaulle.
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Jacques Foccart et ses réseaux au crible des archives

Ancien responsable du fonds Foccart aux Archives nationales, Jean-Pierre Bat détaille avec minutie la manière dont le père de la « Françafrique » a tissé sa toile dans l’ombre de De Gaulle.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 14h56
    |

            Jacques Follorou








                        



                                


                            

Livre. Il vient un temps où les journalistes doivent s’effacer devant les historiens et une certaine rigueur scientifique. Jean-Pierre Bat a été responsable du fonds Foccart aux Archives nationales et mène, depuis 2012, un travail salutaire sur l’un des personnages les plus légendaires de la Ve République : Jacques Foccart, mort en 1997, à l’âge de 83 ans. Après avoir traité du Syndrome Foccart (Folio, 2012) puis, en 2017, livré la vérité des archives d’un homme qui a suivi comme son ombre le général de Gaulle, il s’attaque, cette fois-ci, à ses réseaux et tente de démêler une toile tissée dès la seconde guerre mondiale.
La vie de cet homme, qui aura vécu toute sa vie dans le secret, trouve ses racines dans la Résistance, dont il a été membre actif jusqu’à la Libération. Il a vécu, aux premières loges, la défaite militaire de la France, l’Occupation et le lot de peurs liées à la clandestinité. Au sortir de la guerre, ce pilier du service action des services de renseignement français (Sdece) inscrit ses pas dans ceux du général de Gaulle. Il lui sera fidèle jusqu’au bout.
Il l’aide lors de sa traversée du désert et devient son conseiller lors de son retour au pouvoir en 1958. A la tête du secrétariat général pour les affaires africaines et malgaches, il est en réalité le tout-puissant « M. Afrique » du général de Gaulle et se voit confier, entre autres, la tâche de surveiller le monde du renseignement.
Il suit ainsi scrupuleusement le recours par le Sdece aux opérations « Homo », acronyme désignant les assassinats ciblés, et « Arma », pour les destructions d’armes. Il se fera communiquer la liste des actions réalisées par le Sdece dans ce domaine. Cette connaissance intime des services secrets lui sera précieuse lorsqu’il faudra combattre l’OAS et faire la traque, à l’issue du conflit algérien, aux pro-Algérie française, nombreux au sein de l’armée et des services de renseignement.
« Mélange des...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤ Dans son livre, l’essayiste britannique procède à un examen extrêmement documenté du « racisme structurel » et du « privilège blanc ».
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Portrait

Reni Eddo-Lodge : « Etre universel dans ce monde, c’est forcément être blanc »

Dans son livre, l’essayiste britannique procède à un examen extrêmement documenté du « racisme structurel » et du « privilège blanc ».

Par                                            Coumba Kane (Londres, envoyée spéciale)




LE MONDE
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        Le 21.10.2018 à 18h00

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        Mis à jour le 22.10.2018 à 11h21






    
L’essayiste britannique Reni Eddo-Lodge.
Crédits : DR


En pleine interview dans un parc de Soho, dans le centre-ville de Londres, un sans domicile fixe l’interpelle. « Etes-vous écrivain ? Je voudrais discuter avec vous. » Reni Eddo-Lodge décline la requête, un brin décontenancée. D’ordinaire, c’est elle qui impose la conversation. Son premier livre, Why I’m No Longer Talking to White People About Race, paru en 2017, a déclenché une controverse nationale sur la fin du dialogue entre communautés dans un Royaume-Uni qui a longtemps vanté son multiculturalisme.
Au Brésil, des militants antiracistes s’en servent comme outil face à Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite, favori de la présidentielle. En Australie, des sympathisants des droits des Aborigènes se sont sentis « compris et encouragés » à sa lecture.
Après avoir été traduit en polonais et en allemand, le livre est sorti en France à la fin du mois de septembre, en pleine polémique autour du prénom d’Hapsatou Sy qui, selon, Eric Zemmour, serait une « insulte à la France ». Son titre en français : Le racisme est un problème de Blancs (éditions Autrement).
Redoutable rhéteuse
Dans cet ouvrage, la Londonienne de 29 ans dissèque la manière dont le racisme imprègne la société britannique et « affecte l’égalité des chances des personnes de couleur ».
Elle y procède à un examen extrêmement documenté du « racisme structurel », épluchant données gouvernementales, archives et études universitaires pour mesurer l’ampleur de son impact dans l’accès au logement, à l’éducation ou à l’emploi.
Un travail qui a abouti à un tableau édifiant des discriminations systémiques et dont la conclusion est qu’il est difficile d’« expliquer autrement qu’en 2018, à compétences égales, vous avez moins de chances de décrocher un job si vous avez un nom à consonance africaine ou asiatique que si votre nom sonne blanc ».



L’aventure commence pour elle un soir de février 2014, avec un article posté sur son blog et, déjà, intitulé « Pourquoi je ne parle plus de racisme avec des Blancs ». Cette charge contre le déni du racisme, « le mur blanc », devient rapidement virale.
Une grande maison d’édition lui propose d’en faire un livre. « Quand j’ai publié ce billet, se souvient-elle, j’étais pessimiste et triste, car quand je parlais de mon expérience du racisme à mes amis, camarades ou collègues blancs, on me répondait que c’était dans ma tête. On met ça sur le compte de la sensibilité, pas de l’injustice. Il me fallait raconter cette sensation d’effondrement qu’on ressent face au déni de cette souffrance dévastatrice. »

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Diplômée en littérature, Reni Eddo-Lodge a alors 24 ans et incarne ce nouvel antiracisme en opposition avec celui qui refuse de voir la couleur de la peau et les discriminations qui en découlent. Le débat prend vite sur les plateaux de télévision, où elle se révèle être une redoutable rhéteuse. Son goût pour la controverse la pousse même à proposer une conversation avec le leader d’extrême droite Nick Griffin en plein référendum sur le Brexit. A l’issue de cet échange – retranscrit dans le livre –, le politicien invitera la jeune femme, née à East London de parents d’origine nigériane, à « foutre le camp de ce pays ».
« Privilège blanc »
Reni Eddo-Lodge revendique une décennie de militantisme, nourri cependant d’une expérience amère dans les cercles féministes blancs. « Simone de Beauvoir m’a révélée à mon féminisme. Lors des réunions, quand j’évoquais le fait d’être doublement discriminée car Noire et femme, on me répondait que j’étais hors sujet, car ici on parlait de sexisme », se souvient l’écrivaine au look recherché : coupe afro rasée sur les côtés, mocassins, veste en velours.
Elle en conclut que le racisme n’est pas une question de valeur morale, mais d’exercice du pouvoir. Un pouvoir qui bénéficie à ceux qui jouissent du « privilège blanc », qui consiste à « avoir des avantages dans la vie juste à cause de sa couleur et non pas par mérite. Ceux qui en jouissent ne s’en rendent même pas compte car c’est la norme. Etre blanc dans ce monde, c’est être universel », explique-t-elle simplement.

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L‘écrivaine sait qu’elle dérange. Les progressistes « lisent l’essai et en sortent ébranlés, car j’interroge la dimension systémique qui leur permet d’avoir des privilèges au détriment des personnes de couleur. Un peu comme les hommes progressistes face à #metoo ». Ses détracteurs l’accusent de pratiquer un « racisme anti-blanc » et de tout ramener à l’identité raciale, alors que pour elle « c’est la blanchité comme idéologie qui est dangereuse ».
Pour illustrer ce racisme insidieux qui « s’infiltre tel un gaz dans tout ce qui nous entoure », Reni Eddo-Lodge raconte qu’à 4 ans, elle a demandé à sa mère quand elle deviendrait… blanche. « A la télévision, dans les livres, les personnages positifs étaient blancs. Les méchants étaient non blancs. Je me voyais comme une fillette intelligente. Il était donc évident que je deviendrais blanche plus tard », se souvient-elle.
Groupuscules néonazis
La journaliste place son récit dans la grande histoire, celle des tensions raciales héritées de la colonisation, de l’esclavage (1,5 million d’Africains ont transité par Liverpool pendant la traite) et de l’immigration du XXe siècle. Une histoire de relégation sociale, de lynchages et de violences policières, mais aussi de résistance et de révoltes.
L’auteure rappelle le prix du sang versé par des soldats jamaïcains lors de la première guerre mondiale et leur marginalisation sitôt le conflit fini. Son essai fait aussi écho au scandale de la génération Windrush, du nom de ces Antillais venus reconstruire le pays après la guerre et aujourd’hui menacés d’expulsion.
Face au discours anti-migrants, Reni Eddo-Lodge fait d’ailleurs sienne cette déclaration de l’ancien directeur du cercle de réflexion Institute of Race Relations, l’écrivain sri-lankais Ambalavaner Sivanandan (mort le 3 janvier 2018) : « Si nous sommes ici, c’est parce que vous étiez là-bas. »

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Aujourd’hui, les tensions raciales se sont renforcées au Royaume-Uni, portées par le Brexit et le retour en force de groupuscules néonazis. Reni Eddo-Lodge croit en un mouvement global antiraciste. Dans son pays, elle est devenue un porte-voix.
Mais cette exposition pourrait la transformer, malgré elle, en icône antiraciste vouée à policer ses propos. Pour le moment, elle continue de « prendre soin » d’elle, elle qui a souffert de dépression chronique et pour qui le livre a été une « thérapie », une conversation avec elle-même. « Il y a un lien entre racisme et santé mentale. Toutes les injustices détruisent, car vous souffrez de ne pas avoir le contrôle de votre vie », insiste celle qui travaille sur d’autres sujets, laissant la discussion ouverte.



« Le racisme est un problème de Blancs », de Reni Eddo-Lodge, éd. Autrement, 296 p., 19,90 €.


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ Le livre de la journaliste britannique vient d’être publié en français sous le titre « Le racisme est un problème de Blancs ».
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Reni Eddo-Lodge, l’écrivaine qui ne parle plus de racisme avec les Blancs



LE MONDE
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        Le 21.10.2018 à 18h00

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        Mis à jour le 22.10.2018 à 14h54






Durée : 07:21 | 

Reni Eddo-Lodge est une journaliste et écrivaine britannique de 29 ans dont le livre Why I’m No Longer Talking to White People About Race, (« Pourquoi je ne parle plus de racisme avec les Blancs ») avait déclenché une controverse nationale au Royaume-Uni. L’ouvrage de l’auteur britannique vient d’être traduit en français sous le titre Le racisme est un problème de Blancs. Il a été publié le 26 septembre aux éditions Autrement. Le Monde Afrique l’a rencontrée dans un parc de Soho, un quartier du centre-ville de Londres.


                

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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤ Un portrait, présenté comme la création d’une intelligence artificielle, sera mis aux enchères chez Christie’s, à New York, entre le 23 et le 25 octobre. C’est la première fois qu’une telle œuvre fait son entrée en salle des ventes. Une manière de faire fructifier le marché ?
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L’art passe à la machine

Un portrait, présenté comme la création d’une intelligence artificielle, sera mis aux enchères chez Christie’s, à New York, entre le 23 et le 25 octobre. C’est la première fois qu’une telle œuvre fait son entrée en salle des ventes. Une manière de faire fructifier le marché ?



LE MONDE IDEES
 |    21.10.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h12
    |

Manuela de Barros (Philosophe)







                        



                                


                            

Du 23 au 25 octobre, aura lieu chez Christie’s, à New York, une vente aux enchères où l’on pourrait voir adjugé ce qui est présenté comme la création d’une intelligence artificielle (IA). Résultat du travail de programmation et de mise en forme de trois Français, artistes et chercheurs en IA et membres du collectif Obvious, il s’agit du Portrait d’Edmond de Belamy, l’impression sur toile d’une image générée par un système algorithmique. Il fait partie d’une série de onze portraits représentant une ­famille fictive des XVIIIe et XIXe siècles inventée par les trois collaborateurs.
Cela incite à un certain nombre ­d’observations à la fois esthétiques et philosophiques. En tout premier lieu, se pose la question de la créativité des machines, c’est-à-dire leur éventuelle capacité à reproduire l’imagination humaine et la capacité d’idéation. Que des machines, ou plutôt des algorithmes, aient des comportements, des démarches, ou prennent des décisions traditionnellement liées aux émotions et à la conscience est-il actuellement envisageable ? Voici ce que nous pouvons en dire à partir de quelques exemples en lien avec l’art.
En avril 2016, un « nouveau Rembrandt » est rendu public, sauf que ce n’en est pas un. Il s’agit de l’« œuvre » d’un programme créé par une équipe de Microsoft après l’analyse statistique de centaines de portraits de l’artiste. Même si l’injonction d’obligation novatrice des avant-gardes artistiques est aujourd’hui obsolète, la question de l’originalité reste d’importance : j’en veux pour preuve le nombre d’affaires de plagiats dans le monde de l’art et ailleurs.
Collecter sans comprendre
Il est assez savoureux que Rembrandt ait été choisi, car son œuvre a eu ces dernières années à subir une série de réattributions pour cause de nombreux faux, ou d’œuvres d’élèves ­imputées au maître. Les machines qui font des Rembrandt ou de nouvelles chansons des Beatles font des copies, et sans doute pas très...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ Cet ex-chroniqueur au « New York Times » devenu essayiste dénonce les très riches contributeurs qui maintiennent un système profondément inégalitaire par leurs dons. Une bienfaisance ciblée, médiatisée et qui verrouille le débat d’idées.
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Anand Giridharadas contre la dictature dorée des philanthropes américains

Cet ex-chroniqueur au « New York Times » devenu essayiste dénonce les très riches contributeurs qui maintiennent un système profondément inégalitaire par leurs dons. Une bienfaisance ciblée, médiatisée et qui verrouille le débat d’idées.



LE MONDE IDEES
 |    21.10.2018 à 09h00
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

C’était en 2003 : à 22 ans, Anand Giridharadas, fils d’émigrés indiens aisés né à Shaker Heights, près de Cleveland (Ohio), décidait de découvrir le pays que ses parents avaient choisi de quitter. Et il décrivit pour le New York Times, et dans un livre, l’incroyable révolution que connaissait ce pays ultraconservateur. Puis ce fut le retour en Amérique, en pleine crise financière, en 2009 : « J’avais découvert l’arrivée du rêve américain en Inde et quand je suis revenu aux Etats-Unis, il était mourant », nous confie M. Giridharadas. Mourant à cause de ses incroyables inégalités, révélées par Thomas Piketty.
Giridharadas, qui a vécu trois ans en France, rejoint l’économiste français « qui soutient que la survie du système dépendra en premier lieu de l’efficacité de son système de justification ». C’est cette intuition qu’il a voulu développer dans son ouvrage Les gagnants prennent tout. La charade des élites qui allaient changer le monde (Winners Take All. The Elite Charade of Changing the World, Knopf, 304 p., non traduit).
« Les philanthropes américains ont créé un système qui assèche le bien public et qui charge ceux qui l’ont ruiné de le réparer. On demande aux incendiaires d’être les pompiers »
« Mon livre est une radioscopie des valeurs que les gagnants du système ont inventées pour que le système ne change pas. » Le journaliste devenu essayiste n’a pas enquêté sur les pauvres, dans la banlieue de Chicago ou ailleurs, suspectant une erreur de méthode : « C’est comme écrire sur une maison en étudiant ses locataires au lieu d’étudier l’architecte. » Il est allé à la rencontre des riches, des très riches, ceux qui « tiennent » le système par le truchement de la philanthropie, en redistribuant leur richesse une fois fortune faite. Anand Giridharadas se jette à l’eau à l’été 2015, à Aspen (Colorado), lors d’une de ces réunions de l’entre-soi qu’affectent les élites mondialisées. Devant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤ Dans le cadre du Monde Festival, le philosophe François Jullien a parlé d’amour aux spectateurs matinaux du Théâtre des Bouffes du Nord, samedi 6 octobre.
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤ « Le Monde » interroge une personnalité sur un moment décisif de son existence. Cette semaine, la philosophe retrace le silence sur ses origines juives et la maladie de son frère.
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Cette semaine, la philosophe retrace le silence sur ses origines juives et la maladie de son frère.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail          Philosophe, spécialiste de Diderot, attachée à la question juive et spécialiste de la cause animale – son ouvrage Le Silence des bêtes a ouvert toute la réflexion contemporaine sur les animaux –, Elisabeth de Fontenay a longtemps enseigné la philosophie à la Sorbonne.          Elle vient de publier un livre très personnel – Gaspard de la nuit (Stock) – consacré à son frère déficient, dont elle scrute le mystère en « enquêteuse incompétente, impatiente et inconsolée ».          Je ne serais pas arrivée là si…          Si ma mère n’avait pas été juive, si ma famille maternelle n’avait pas été exterminée à Auschwitz et si le secret dont tout cela a été entouré ne m’avait à la fois détruite et construite. C’est la première chose.          La deuxième : si cette longue catastrophe silencieuse qu’est mon frère Gaspard, handicapé mental, enfermé en lui-même et coupé du réel, n’avait influencé toute ma vie, y compris mes décisions philosophiques et politiques. En cela, je dis qu’il fut une sorte de maître intérieur.          Enfin, si je n’avais pas eu le bonheur de rencontrer Vladimir Jankélévitch et d’être son assistante à la Sorbonne. Juif russe comme ma mère, résistant comme mon père, il fut en quelque sorte la conciliation entre les deux, conciliation si difficile pour moi…          Mère, père, frère… Revenons donc à l’enfance. Ne décide-t-elle pas, selon le mot de Sartre ?          Sans doute. L’enfant que j’étais vivait dans un trouble permanent sans en connaître la cause. Ma mère, donc, était juive, promise au pire, et je ne le savais pas. Elle était née à Odessa, avait fait des études scientifiques et s’était fait baptiser afin d’épouser mon père, avocat certes, mais aussi hobereau normand, de famille conservatrice et très catholique.          Ils m’ont inscrite au collège Sainte-Marie de Neuilly en 1939 – j’avais 5 ans -, une école jésuite pour filles que j’ai beaucoup aimée et envers laquelle je ressens une dette immense, mais où j’étais tellement insupportable qu’on me renvoyait de temps en temps. Un symptôme évident de mon mal-être.          Pourquoi ?          J’ai souvenir d’une angoisse persistante. Mon père s’était engagé dans la Résistance dès la première heure et était donc très absent. Il n’avait guère de temps pour s’intéresser à ses enfants, si ce n’est ce jour où il nous a emmenés faire un tour sur sa bicyclette, mon petit frère installé sur le cadre, et moi, folle de joie, sur le porte-bagages.                    — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤ Certaines protections dont bénéficient les particuliers ne s’appliquent pas toujours aux SCI, indique au « Monde » Olivier Rozenfeld, président de Fidroit.
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« Une société civile immobilière ayant pour activité la location d’immeuble ne peut pas bénéficier des dispositions protectrices des consommateurs »

Certaines protections dont bénéficient les particuliers ne s’appliquent pas toujours aux SCI, indique au « Monde » Olivier Rozenfeld, président de Fidroit.



LE MONDE ECONOMIE
 |    21.10.2018 à 06h15
    |

                            Olivier Rozenfeld (Président de Fidroit)








                        



   


Question à un expert
Une SCI bénéficie-t-elle des mesures de protection destinées aux consommateurs ?
En principe, les sociétés civiles immobilières (SCI) peuvent bénéficier des dispositions protectrices des consommateurs, à l’exception des sociétés qui, à titre habituel, même accessoire à une autre activité, ou en vertu de leur objet social, procurent des immeubles en propriété ou en location.
Ainsi, une SCI qui a pour activité la location d’immeubles ne peut pas bénéficier des dispositions protectrices des consommateurs, notamment du délai de réflexion de dix jours (loi Scrivener) lorsqu’un prêt est sollicité, et pas davantage de la mention obligatoire du taux effectif global (TEG).

        Lire aussi :
         

                Immobilier : comment réussir son achat dans le neuf



La SCI n’accède pas non plus au bénéfice du maintien de l’offre pendant trente jours, ni à la suspension judiciaire du prêt en cas de difficulté d’exécution de l’acte d’acquisition ou du contrat de vente en état futur d’achèvement (VEFA). Le délai de rétractation est écarté, au même titre que la garantie contre les vices cachés.
Pas de résiliation de l’assurance emprunteur
Du côté des entrepreneurs individuels, ils ne peuvent pas bénéficier de l’insaisissabilité sur les parts sociales qu’ils détiennent dans une SCI. Sujet plus épineux encore, elle ne permet pas de bénéficier de la résiliation de l’assurance emprunteur. Plus ciblé, mais tout aussi préjudiciable, la société n’autorise pas non plus l’associé à débloquer son épargne salariale pour acquérir sa résidence principale.
En revanche, d’autres dispositions relatives aux consommateurs s’appliquent aux personnes morales non professionnelles : clauses abusives ou garantie de livraison pour la construction de maison individuelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤ Fascination pour l’apocalypse, barrières psychologiques… Le chercheur Per Espen Stoknes analyse les ressorts mentaux qui empêchent de lutter contre le réchauffement climatique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/10/2018
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« A force de voir des catastrophes, l’esprit s’habitue »


                      Fascination pour l’apocalypse, barrières psychologiques… Le chercheur Per Espen Stoknes analyse les ressorts mentaux qui empêchent de lutter contre le réchauffement climatique.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 16h54
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 09h46
    |

                            Nicolas Santolaria








                              

                        

Per Espen Stoknes est psychiatre-clinicien, membre du Parti vert norvégien et auteur de l’ouvrage What We Think About When We Try Not To Think About Global Warming (Chelsea Green Publishing, 2015, non traduit). Il a étudié les phénomènes qui nous empêchent de passer de la prise de conscience à l’action collective sur les questions environnementales.
Pour vous, le principal problème dans la lutte contre le réchauffement climatique est un problème psychologique. Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ?
La plupart des scientifiques qui communiquent sur le climat pensent qu’il suffit de transmettre des connaissances à un public ignorant, pour changer son état d’esprit et faire évoluer les comportements. Cette ­approche ne produit ni compréhension ni engagement. Ça ne marche pas.

Si peu de gens soutiennent les projets de taxation du CO2, c’est parce qu’ils ne considèrent pas le changement climatique comme une menace personnelle. Globalement, depuis les années 1990, les préoccupations liées au réchauffement ont baissé dans la plupart des pays européens. L’immigration, le crime, l’emploi, la santé, l’éducation ­passent avant.
Ce paradoxe psychologique pourrait être résumé ainsi : plus les preuves scientifiques du dérèglement s’accumulent, moins les gens semblent préoccupés par les questions climatiques.
Pourquoi ?
Il existe cinq barrières mentales qui nous empêchent de voir la réalité en face. Tout d’abord ce que j’appelle la « distance », qui nous fait envisager le réchauffement comme quelque chose de lointain, concernant avant tout les ours polaires. Vient ensuite le « catastrophisme » : la façon anxiogène dont le problème est présenté conduit notre cerveau à éviter totalement le sujet. Le troisième point, c’est la « dissonance cognitive ». Quand on sait que l’utilisation d’énergie fossile contribue au réchauffement, alors le fait de conduire, de...




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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ Dans sa chronique, l’anthropologue Michel Naepels appelle l’Union européenne et ses pays membres à prendre une part d’humanité, ne serait-ce qu’en commençant par tenir leurs engagements.
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« Chaque nouvelle étape du traitement européen des “migrants” laisse un goût amer, celui de la banalité de l’inacceptable »

Dans sa chronique, l’anthropologue Michel Naepels appelle l’Union européenne et ses pays membres à prendre une part d’humanité, ne serait-ce qu’en commençant par tenir leurs engagements.



LE MONDE IDEES
 |    20.10.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h08
    |

                            Michel Naepels (Anthropologue, historien, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et directeur de recherche au CNRS)








                        



                                


                            
Chronique. Qu’est-ce qu’un refuge ? Un espoir ? Un horizon ? Le dispositif sécuritaire est sans merci. La ­prohibition crée la contrebande : non seulement des régimes autoritaires sont aidés et soutenus pour bloquer les « migrants » avant leur arrivée dans l’Union européenne, mais les mafias des passeurs ­prospèrent de cette situation. Sans protection légale, ­celles et ceux qui se déplacent sont exposés à des ­niveaux de violence effrayants.
Il n’y a de passage que dans les failles, débouchant le plus souvent sur une vie d’épreuves administratives sans fin, d’attente, de dissimulation, de citoyenneté déniée, d’emplois non déclarés, d’identités masquées. Les individus et les associations qui tentent de défendre l’idée d’une commune humanité et d’un devoir d’hospitalité sont empêchés et poursuivis au moyen de lois visant à réprimer l’aide à l’entrée et au séjour irréguliers d’étrangers.

Le règlement de Dublin, qui attribue au premier pays d’accueil d’un réfugié potentiel la responsabilité d’examiner sa demande d’asile, aggrave les déséquilibres entre Etats européens, déresponsabilise les uns, surexpose les autres – et voue les arrivants « dublinés » à des expulsions sans fin. Nous savons tout cela : anthropologues, politistes, démographes, historiens ne cessent de décrire les mécanismes empiriques de la mort à nos frontières comme de la relégation par nos dispositifs policiers, ­administratifs et judiciaires.
On n’ose répéter l’évidence que la France est terre de migration, comme l’a montré il y a déjà trente ans l’historien Gérard Noiriel (Le Creuset français. Histoire de l’immigration (XIXe-XXe siècle), Seuil). Mais aussi à quel point l’Europe a été, en miroir, terre d’émigration, en Amérique en particulier (Nancy Green, Repenser les migrations, PUF, 2002). Chaque nouvelle étape du traitement européen des « migrants » cherchant un asile ou un futur en Europe – l’odyssée de l’Aquarius,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤ La bataille autour du site alternatif Darwin voué à la transition écologique voit s’affronter deux visions diamétralement opposées de l’aménagement urbain, estime, dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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« A Bordeaux, deux visions diamétralement opposées de l’aménagement urbain »

La bataille autour du site alternatif Darwin voué à la transition écologique voit s’affronter deux visions diamétralement opposées de l’aménagement urbain, estime, dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde ».



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 14h15
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            

Chronique. A défaut de béton, gâcherait-on des promesses actuellement à Bordeaux, sur la rive droite de la Garonne ? Les promesses – d’un monde meilleur – sont celles portées par Darwin écosystème, un site alternatif de 20 000 m² voué à la transition écologique, hébergeant une multitude d’espaces : des salles de coworking, une ferme urbaine, un restaurant bio, un lycée expérimental…
Le béton est celui que finira par couler, tout autour de cet îlot autogéré, la SAS Bastide-Niel, du nom d’une vaste friche de 35 hectares ayant abrité une caserne militaire jusqu’en 2005. Adossé la société d’économie mixte Bordeaux Métropole Aménagement (BMA) – elle-même chapeautée par la ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole – le projet de Bastide-Niel est colossal : 3 400 logements, deux écoles, un complexe sportif, une clinique… Total de l’investissement : 160 millions d’euros.
Seul hic : pour pouvoir édifier cette future zone d’aménagement concerté (ZAC), les engins de chantier devront éventrer le site Darwin afin de brancher différents réseaux (électricité, assainissement, chaleur…) et récupérer des bâtiments occupés de manière irrégulière par les « darwiniens ». Ces derniers craignent que les passages de bulldozers conduisent au déclin du lieu, unique en son genre.
Saisi par Bastide-Niel d’une demande d’expulsion, le tribunal de grande instance de Bordeaux a décidé, lundi 15 octobre, de désigner un médiateur judiciaire, moyen de dépassionner une affaire qui ne serait qu’une banale querelle de voisinage si elle ne faisait pas s’affronter deux visions diamétralement opposées de l’aménagement urbain : l’une basée sur la réhabilitation de sites existants, l’autre sur la construction de quartiers nouveaux.
« Bobo revendiqué »
Darwin écosystème est incarné par un homme nourri de longue date aux vertus du développement durable : Philippe Barre, un ancien patron d’agence publicitaire ayant décidé de tout lâcher, il y a dix ans, afin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤ Editorial. Alors que les « CumEx Files » ont mis en lumière la manière dont plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc français,  il serait temps que le gouvernement mette fin à ce type d’optimisation fiscale.
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Halte au pillage fiscal

Editorial. Alors que les « CumEx Files » ont mis en lumière la manière dont plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc français,  il serait temps que le gouvernement mette fin à ce type d’optimisation fiscale.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h46
   





                        


Editorial du « Monde ». Décidément, la créativité de la finance n’a pas de limite – pas même celle de la loi. Le détournement de 55 milliards d’euros d’impôts au détriment de plusieurs pays européens par une poignée de tradeurs indélicats, avec la complicité d’avocats et de grandes banques, jette, de nouveau, une lumière crue sur la capacité du système financier à spolier l’Etat de l’argent public.
Le scandale dont Le Monde a publié les détails, jeudi 18 octobre, dévoile des pratiques d’évasion fiscale d’une ampleur inédite. Une faille de la loi, permettant de réclamer indûment le remboursement de taxes sur les dividendes versés par les entreprises à leurs actionnaires domiciliés à l’étranger, est à l’origine de l’escroquerie.
Le principe reposait sur une sorte de gigantesque bonneteau. Les titres des entreprises concernées faisaient l’objet de transactions à grande vitesse, de telle sorte que les actionnaires parvenaient à se faire rembourser les taxes sur les dividendes plusieurs fois, au vu et au su des services fiscaux.
En l’espace de sept ans, entre 7 et 12 milliards d’euros ont été ainsi extorqués au fisc allemand. Les contribuables danois, autrichiens, suisses, norvégiens et belges ont été également victimes de l’arnaque, qui n’aurait pas été possible sans la participation d’une cinquantaine de banques, dont BNP Paribas et Société générale. La France, en revanche, a échappé au stratagème, grâce à une modification en 2005 de la loi sur les avoirs fiscaux.
Plus que le coût annuel du plan pauvreté
Le montage est d’autant plus scandaleux qu’il a pris son rythme de croisière en pleine crise financière, lorsque les Etats européens se sont portés au secours des banques à court de liquidités en injectant ou en leur prêtant massivement des capitaux. Pendant que les déficits budgétaires explosaient pour déboucher sur la crise de la zone euro, ces financiers sans scrupules détournaient massivement l’argent public à leur propre profit.
Les pouvoirs publics allemands ont mis fin à ces pratiques frauduleuses en 2012, tandis que les procédures judiciaires contre les auteurs se poursuivent. Ces révélations sont toutefois l’occasion de rappeler que ce procédé n’est en fait qu’une dérive de l’arbitrage de dividendes – le « div-arb » dans le jargon financier –, un autre mécanisme tout aussi contestable, même s’il reste légal dans nombre de pays.
Une enquête du site ProPublica en 2016 avait estimé que, chaque année, plus de 100 milliards de dollars investis en actions passent sous le nez du fisc. En France, la pratique occasionne un manque à gagner de 3 milliards d’euros, soit plus que le coût annuel du plan pauvreté qui vient d’être annoncé.

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                Le « spring break » des dividendes



Il serait temps que le gouvernement, dans la situation budgétaire contrainte qui est la sienne, mette fin à ce type d’optimisation fiscale. L’argument selon lequel une telle décision écornerait l’attractivité de la place de Paris ne tient pas : Francfort et New York y ont remédié sans susciter d’émotion particulière parmi les investisseurs. Il suffirait de remettre en cause certaines conventions fiscales avec des pays tiers pour en finir avec ces échappatoires.
A l’heure où l’illibéralisme gagne du terrain, l’argent public est un bien trop précieux pour que les gouvernements ne fassent pas tout ce qui est en leur pouvoir pour récupérer ce qui leur est dû. Il y va de l’équité vis-à-vis des contribuables qui ne cherchent pas à éviter l’impôt. Il y va, plus globalement, du bon fonctionnement de la démocratie.


Tous nos articles sur l’affaire « CumEx Files »
Le Monde, associé à 18 médias européens, dont Correctiv, Die Zeit et Reuters, dévoile une nouvelle affaire de fraude et d’évasion fiscales dont sont victimes plusieurs Etats européens, pour un préjudice évalué à 55 milliards d’euros en quinze ans.
Le récit : L’histoire secrète du casse fiscal du siècle
L’enquête : En France, plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc
En vidéo : Comment fonctionne la fraude ?
Tout comprendre à l’affaire en quelques schémas simples
Des banques françaises sont elles aussi empêtrées dans l’affaire : lire notre article.
Entretien : « Pour les banques, une source importante de profits », nous dit Josh Galper, qui dirige Finadium, un cabinet de conseils financiers de Boston, aux Etats-Unis.
Vu d’Europe : En chantier, la coopération fiscale européenne a connu des ratés.
La petite histoire : Quand Jérôme Kerviel alertait les sénateurs sur le scandale aux dividendes





                            


                        

                        

