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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Les difficultés rencontrées par des centaines, voire des milliers d’écoliers handicapés font l’objet, à chaque rentrée, de nombreuses alertes d’associations.
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Le gouvernement lance une concertation pour « rénover » la scolarisation des élèves handicapés

Les difficultés rencontrées par des centaines, voire des milliers d’écoliers handicapés font l’objet, à chaque rentrée, de nombreuses alertes d’associations.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 18h09
   





                        



   


Quel statut pour les accompagnants d’élèves handicapés ? Quelle formation pour les enseignants ? Comment répondre à la colère de certains parents ? Le gouvernement a lancé, lundi 22 octobre, une concertation visant à « rénover » les dispositifs d’accompagnement pour les écoliers ayant des besoins spécifiques au cours de leur scolarité.
Accompagnant absent ou à temps partiel, manque de place dans des structures adaptées, listes d’attente interminables qui obligent les parents à garder leur enfant : les difficultés rencontrées par des centaines, voire des milliers d’écoliers handicapés font l’objet, à chaque rentrée, de nombreuses alertes d’associations. Et celle-ci n’a pas dérogé à la règle.

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                Handicap : la promesse de Macron sur les accompagnants scolaires est-elle tenue ?



Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, ont présenté les enjeux de cette concertation, qui avait été annoncée au mois de juillet, devant les membres du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), représentant des familles, des associations, des collectivités et des organisations syndicales et professionnelles. Elle aura pour but de « rénover le dispositif d’accompagnement des élèves en situation de handicap pour éviter les ruptures de parcours », a précisé Mme Cluzel, qui a décliné les trois grands axes de travail :
L’attendu des parents et des associations.Le métier d’accompagnant d’enfant en situation de handicap (AESH).L’expérimentation des pôles inclusifs d’accompagnement localisé.
Le gouvernement promet des « annonces fortes »
Concernant les deux premiers, la secrétaire d’Etat a promis des « annonces fortes » le 11 février 2019, date qui coïncide avec l’anniversaire de la loi de 2005 qui a instauré un droit à la scolarisation pour tous les enfants et adolescents handicapés. Le troisième, qui consiste à créer des pôles « inclusifs » mutualisant à l’échelle d’un établissement les moyens humains, matériels et thérapeutiques, doit aboutir à l’élaboration, au printemps, d’un « vade-mecum » remis à toutes les académies en vue du déploiement de premiers « pôles » à la rentrée 2019, a précisé M. Blanquer.
Près de 340 000 enfants handicapés sont scolarisés dans une école ordinaire, dont plus de la moitié nécessitent un accompagnement spécifique. Et 80 000 enfants sont inscrits dans des établissements médico-sociaux spécialisés.
« Mépris »
Sur ce sujet, le député de La France insoumise François Ruffin s’en est pris violemment à ses collègues de La République en marche (LRM), à l’Assemblée nationale, le 12 octobre. Alors que les parlementaires de la majorité ont décidé de retoquer une proposition de loi du député Les Républicains Aurélien Pradié pour « l’inclusion des élèves en situation de handicap », M. Ruffin a lancé dans l’hémicycle : « Ce vote vous collera à la peau comme une infamie. »
« Nous avons, dans le pays, des femmes, des milliers de femmes, qui accompagnent les enfants handicapés dans les écoles. Pour ce métier, elles sont sous-payées, 600 euros, 700 euros, sous le seuil de pauvreté, avec des contrats ultra-précaires, sans formation, sans qualification. Pour changer ça, depuis le début de votre mandat, quelle proposition de loi avez-vous portée ? Rien. Aucune. »
De son côté, M. Pradié avait fustigé le « mépris » des députés LRM. Sa proposition de loi prévoyait notamment un statut unique « d’accompagnant à l’inclusion scolaire », mieux rémunéré, pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS) ou les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Elle visait aussi à « décloisonner » l’accompagnement entre scolaire et périscolaire. M. Blanquer avait reconnu que le texte comportait « bien entendu des éléments intéressants » sur cette « priorité gouvernementale », tout en refusant d’être « caricaturé comme quelqu’un qui ne voit pas les difficultés actuelles et les pistes d’amélioration ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Selon une étude menée sur 70 000 personnes, la présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle explique ce résultat.
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L’alimentation bio réduit de 25 % les risques de cancer

Selon une étude menée sur 70 000 personnes, la présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle explique ce résultat.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 17h22
    |

            Stéphane Foucart et 
Pascale Santi








                        



                                


                            

Pour les agences réglementaires, les résidus de pesticides dans l’alimentation ne présentent aucun risque pour la santé. Mais un corpus scientifique récent, sur les effets des mélanges de molécules et des expositions chroniques à faibles doses, suggère que les risques posés par les traces de produits phytosanitaires sont, au contraire, bien réels pour le consommateur. Une étude épidémiologique française, publiée lundi 22 octobre dans la revue JAMA Internal Medicine, est la première à pointer de tels risques dans la population générale, s’agissant du cancer.
Elle indique que les plus gros consommateurs d’alimentation issue de l’agriculture biologique ont un risque de cancer réduit de 25 %, par rapport à ceux qui en consomment le moins. « Pour expliquer ces résultats, l’hypothèse de la présence de résidus de pesticides synthétiques bien plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle comparés aux aliments bio est la plus probable », indique Emmanuelle Kesse-Guyot, chercheuse (INRA) dans l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inserm, INRA, université Paris-XIII) et coauteure de ces travaux. De fait, les types de cancer dont les risques sont les plus réduits chez les consommateurs d’aliments labellisés « AB » sont également associés aux expositions des agriculteurs aux pesticides.
Les lymphomes surreprésentés chez les agriculteurs conventionnels
Conduits par Julia Baudry et Emmanuelle Kesse-Guyot, les auteurs ont exploité les données d’une grande cohorte, dite NutriNet, de près de 70 000 volontaires suivis entre 2009 et 2016. Ils ont divisé en quatre groupes les individus, en les classant des plus gros consommateurs de bio (environ plus de 50 % de leur alimentation), à ceux qui n’en consomment que de manière occasionnelle, ou jamais. Durant les sept années de suivi, 1 340 nouveaux cas de cancer ont été enregistrés ; les auteurs ont ensuite observé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Un train transportant 366 personnes a déraillé à Taïwan, dimanche. Au moins 18 personnes sont mortes et 187 autres ont été blessées.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite des craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par Les Décodeurs sont nombreux à s’inquiéter des ondes émises par le boîtier et de leurs effets sur la santé.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Linky en questions : les ondes du compteur sont-elles dangereuses ?

La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite des craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par Les Décodeurs sont nombreux à s’inquiéter des ondes émises par le boîtier et de leurs effets sur la santé.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 15h44
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Cet article a été réalisé à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky, qui est en cours de déploiement par Enedis dans l’ensemble des foyers français.
Le compteur Linky émet-il en continu ?Le niveau d’ondes émises par Linky est-il élevé ?Existe-t-il des émetteurs radio Linky, qui exposent à des ondes supplémentaires ?L’accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?La proximité physique du compteur est-elle inquiétante ?Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?Peut-on poser un filtre pour bloquer le CPL émis par Linky ?Linky est-il un cauchemar pour les personnes électrohypersensibles ?
Le compteur Linky émet-il en continu ?
NON, MAIS…
Question posée par Aurore Rodriguez
« Enedis “joue” sur les mots en indiquant dans sa communication à moult reprises que le compteur Linky n’émet que quelques secondes par jour. Ils ne parlent jamais de la technologie CPL qui, elle, circule toute la journée dans le réseau électrique domestique. »
Par rapport aux anciens compteurs, Linky est dit « communicant » ou « intelligent », car il peut transmettre des informations sur la consommation des foyers, et être relevé à distance. Les données transitent non pas par Wi-Fi ou par ondes hertziennes, mais par le courant porteur en ligne (CPL), c’est-à-dire par les fils de l’installation électrique.
Le CPL est une technologie fréquemment utilisée depuis les années 1950, et développée dans les maisons pour les box Internet ou des usages domotiques, comme les volets roulants ou les alarmes, mais aussi dans tous les compteurs avec l’option « heures pleines-heures creuses », soit environ dix millions de foyers.
Un signal à haute fréquence et de faible énergie passe, en même temps que le courant alternatif, dans le logement, et au-delà, jusqu’au concentrateur, situé dans le poste de distribution à l’extérieur de la maison. Les informations sont ensuite transmises via le réseau télécoms (GPRS) vers les sites de supervisions.
En fonctionnement normal, Linky se contente de relever la consommation du foyer une fois par jour, pour une période de quelques secondes, entre minuit et 6 heures du matin. Les concentrateurs peuvent aussi interroger le compteur ponctuellement, par exemple pour détecter une panne.
Mais en réalisant des mesures d’exposition en 2016, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a repéré que des « ping » étaient aussi envoyés plus souvent, pour vérifier que le réseau n’est pas coupé. « Ces communications sont extrêmement brèves [140 millisecondes] mais assez fréquentes : entre quatre et dix par minute, quel que soit le moment de la journée. Finalement, si on ajoute le tout, ça fait un temps quotidien de communication de quelques minutes à quelques heures, explique Olivier Merckel, chef de l’unité d’évaluation des risques liés aux nouvelles technologies à l’Anses. On ne peut pas dire qu’un compteur émet en permanence, mais il le fait plus que ce qu’on imaginait au départ. »
Le niveau d’ondes émises par Linky est-il élevé ?
NON
Question posée par Claire Doun : 
« Quelle quantité d’ondes [est émise] par rapport à d’autres appareils, type smartphone, Wi-Fi… ? »
Le CPL et le compteur émettent des ondes électromagnétiques, comme le font de nombreux appareils électriques sous tension. Ces types d’ondes ont été classées comme « peut-être cancérogènes pour l’homme ». Mais le rapport publié en 2016 par l’Anses conclut que les niveaux relevés sont très faibles et ne présentent pas de danger.
Selon des mesures réalisées par plusieurs organismes, le compteur émet un champ électrique compris entre 0,2 et 3,9 volts par mètre (V/m), loin de la limite réglementaire de 87 V/m, et un champ magnétique de 0,26 microtesla (µT), alors que le maximum autorisé est de 6,25 µT.
Les comparaisons réalisées avec d’autres équipements domestiques montrent que le champ électrique du compteur Linky est cinquante fois plus faible que celui d’une plaque à induction, ou dix-sept fois plus faible que celui d’une lampe fluocompacte. Concernant le champ magnétique, à trente mètres d’un compteur, il est aussi inférieur à une plaque à induction et équivalent à celui d’une télévision cathodique. Les émissions baissent rapidement lorsque l’on s’éloigne du câble électrique. Mais elles restent supérieures à celles d’un ancien compteur qui étaient, elles, quasi nulles.
Existe-t-il des émetteurs radio Linky, qui exposent à des ondes supplémentaires ?
OUI, MAIS…
Question posée par Stéphane Lhomme, militant antinucléaire et conseiller municipal de Saint-Macaire (Gironde), devenu l’une des figures de proue du mouvement anti-Linky :
« Alors qu’Enedis et les promoteurs du Linky contestent la problématique des ondes en insistant sur le fait que “le Linky ne fonctionne pas en Wi-Fi”, est-il vrai que, dans un second temps, des millions de Linky vont être équipés d’émetteurs Zigbee (équivalent du Wi-Fi) ? »
Les émetteurs radio Linky (ERL) comme le Zigbee sont des modules supplémentaires conçus pour être rattachés aux compteurs communicants et leur donner de nouvelles fonctionnalités.
L’ERL n’est pas installé par Enedis mais par les fournisseurs d’électricité. Il permet de connaître la consommation en temps réel des appareils électriques, de les piloter pour améliorer son confort – par exemple éteindre le chauffage lorsqu’on sort de chez soi et le rallumer avant de revenir – et réaliser des économies d’énergie. C’est le principe des smartgrids.
Contrairement à Linky, qui utilise le courant porteur en ligne (CPL), ce module fonctionne avec des protocoles radios standards et sécurisés, dont l’un appelé « ZigBee ». Ce système proche du Bluetooth permet d’émettre avec une faible consommation d’énergie dans un rayon d’action assez limité. Ni l’Agence nationale des fréquences (ANFR) ni l’Anses n’ont encore réalisé de mesures concernant les ERL. « Les bandes ISM et Wi-Fi sont libres ou sous autorisation générale : tout le monde peut communiquer à condition de ne pas dépasser une certaine puissance », explique au Monde Gilles Brégant, directeur général de l’ANFR.
Une chose est sûre, ces modules ne sont pas obligatoires et n’existent quasiment pas dans le commerce. Chaque consommateur peut choisir de l’ajouter ou non. Mais il est impossible d’empêcher son voisin de s’équiper d’un ERL… de même que lui interdire d’utiliser du Wi-Fi ou du Bluetooth dans son habitation.
L’accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?
NON
Question de Gg Fourgi :
« Vivant en appartement, la grappe des quarante compteurs de l’immeuble va émettre ses relevés toutes les vingt-quatre heures ou toutes les heures si l’option est choisie. Il semble qu’il n’y ait pas de filtres dans le compteur : nous allons recevoir dans notre appartement le rayonnement du relevé des quarante compteurs au pire toutes les heures : quelles mesures d’impact sur la santé ont été faites (pas pour un compteur mais pour une grappe de quarante) ? »
La question a été posée sous des formes différentes par plusieurs internautes. En effet, dans les habitations collectives, les compteurs sont fréquemment regroupés. Les émissions d’un seul Linky sont faibles, mais peuvent-elles devenir dangereuses en se cumulant ? C’est peu probable, selon Gilles Brégant, directeur de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) : « Les Linky ne sont pas synchrones, ils ne vont pas tous émettre en même temps et ne vont pas s’additionner, sauf dans des cas très rares. Cela dépend aussi de la configuration : en immeuble, les compteurs sont en moyenne assez loin des appartements, or, les ondes s’affaiblissent vite avec la distance. » 

        Notre analyse :
         

          Pourquoi le compteur Linky électrise les passions



Pour l’instant, les tests n’ont été réalisés qu’en laboratoire ou en condition réelle sur des compteurs Linky isolés, mais les particuliers peuvent demander par Internet que l’ANFR réalise des mesures d’ondes chez eux, ou dans des dispositions particulières. Les résultats seront ensuite publiés sur le site Cartoradio.
Selon Olivier Merckel, chargé des risques sanitaires liés aux nouvelles technologies à l’Anses, la multiplication des compteurs en un point rallonge le temps d’émission mais pas forcément leur intensité et « il est très peu probable qu’on arrive à des niveaux d’exposition significatifs ».
Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?
A PRIORI OUI
Question de Georges Heribert :
« Peut-on installer un compteur Linky dans une chambre à coucher sans danger ? »
Une autre lectrice, Marie, s’inquiète de « sa proximité avec la vie de famille. Il est à moins d’un mètre du canapé. »
Le cas de figure n’est pas très fréquent, car les compteurs sont généralement installés à l’extérieur des maisons ou appartements, ou assez loin des pièces de vie (couloir, garage…). Les mesures réalisées à vingt centimètres du Linky ne sont pas supérieures aux autres émissions d’appareils électriques, comme une télévision, un chargeur d’ordinateur ou un micro-ondes.
Les autorités sanitaires se veulent rassurantes. « La probabilité d’un effet sur la santé est extrêmement faible. On ne peut pas démontrer l’absence d’un risque, mais aucun élément scientifique aujourd’hui n’indique un quelconque risque, y compris pour les jeunes enfants, assure au Monde Olivier Merckel, de l’Anses. L’exposition n’a rien à voir avec celles des téléphones mobiles, par exemple. »
Le rapport de l’Anses, publié en 2016, préconise toutefois de réaliser des mesures additionnelles sur des dispositifs électriques utilisés très proches du corps humain (fauteuils, lits à commande électrique, etc.).
Peut-on poser un filtre pour bloquer le CPL ?
OUI, MAIS…
Question de François Sermier :
« Pourquoi personne (ni Enedis, ni les anti-Linky) ne mentionne jamais la possibilité de poser un filtre permettant d’empêcher complètement le passage du CPL en aval du compteur sans impact sur le fonctionnement du compteur ? »
Les filtres anti-CPL destinés à bloquer les émissions de Linky ne sont pas si confidentiels. Ils sont même mis en avant comme « la meilleure protection » pour la vie privée, le matériel sensible et la santé par la Plate-forme opérationnelle anti-Linky (www.poal.fr), un site destiné à fédérer les opposants au compteur connecté.
Ce filtre est un boîtier destiné à empêcher les parasites dans l’installation électrique, notamment les ondes émises par le CPL au sein des habitations. Le compteur Linky n’émet donc plus à l’intérieur, mais continue de communiquer vers l’extérieur pour relever la consommation vers Enedis – ce qui est une obligation légale.
Mais ce filtre peut aussi occasionner des difficultés. Tout d’abord, il risque de perturber des systèmes domotiques comme les alarmes ou les volets télécommandés. Ensuite, il est assez cher. Par exemple, l’entreprise CEM-Bioprotect, qui commercialise ces filtres, les vend entre 235 et 500 euros, sans compter le coût de l’installation, qui doit être réalisée par un électricien. Un prix qui triple pour les installations électriques en triphasé.
Surtout, est-ce une solution aux craintes sur les ondes et l’accès à la vie privée ? Pas si simple.
« S’il est conçu et installé correctement, ça doit pouvoir fonctionner. Mais cela n’a pas été testé, explique Olivier Merckel, de l’Anses, qui reste circonspect sur leur utilité. Avec ces inquiétudes liées aux ondes, malheureusement, on voit apparaître sur le marché des produits totalement inefficaces, comme par exemple des patchs censés atténuer ou annuler le rayonnement électromagnétique des téléphones portables. »
Stéphane Lhomme, militant anti-Linky, a qualifié en avril 2018 les créateurs du site POAL d’« escrocs qui ne sont là que pour vendre très cher des pseudo-filtres ». Le cofondateur de la plate-forme anti-Linky, Philippe Mahé, est aussi le président de l’entreprise CEM-Bioprotect, sans que le lien entre les deux soit signifié clairement, comme l’a révélé une enquête de Libération.
Linky est-il une nuisance pour les personnes électrohypersensibles ?
DIFFICILE À DIRE
René Sebek s’inquiète des « effets du CPL sur les électrosensibles » et a transféré aux Décodeurs une centaine de témoignages de personnes souffrant de problèmes de santé qu’ils attribuent au compteur Linky.
Maux de tête, insomnies et fatigue, acouphènes, picotement, vertiges, nausées… de nombreuses personnes décrivent des symptômes variés qu’ils relient à la présence ou à la pose d’un compteur Linky, et des ondes électromagnétiques qu’il génère. Ces troubles, rassemblés sous le terme d’électrohypersensibilité (EHS) sont apparus dans les années 1980 et se sont développés depuis les années 2000, en même temps que la multiplication des téléphones mobiles, antennes-relais ou Wi-Fi.
La science reste assez démunie face à ce phénomène. L’Anses a publié en mars 2018 un rapport, synthèse de quatre ans de travail pluridisciplinaire sur l’EHS, qui conclut que « les souffrances correspondent à une réalité », qui justifie une prise en charge adaptée pour près de trois millions de personnes. Pourtant, ajoutent les auteurs de ces travaux, « les connaissances scientifiques actuelles ne mettent pas en évidence de lien de cause à effet » avec l’exposition aux ondes électromagnétiques.
Ce rapport ne traite pas spécifiquement du CPL, mais l’Anses, dans un avis sur les compteurs communicants appelait à réaliser des études spécifiques sur l’« effet nocebo » (l’inverse du « placebo », c’est-à-dire un effet négatif dû à une attente de nocivité d’un produit pourtant inactif) d’une installation imposée aux citoyens.
En attendant, certaines personnes électrosensibles se tournent vers la justice, avec plus ou moins de réussite. Une Iséroise a obtenu en décembre 2016 du tribunal de grande instance de Grenoble que son compteur d’eau communiquant soit retiré et qu’aucun nouveau compteur, y compris Linky, ne soit installé chez elle par précaution.

        Explications :
         

          Non, la justice n’autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky



Toujours en Isère, un couple domicilié à Meylan avait aussi obtenu en septembre 2017 que le tribunal de grande instance de Grenoble interdise à Enedis d’installer un compteur Linky à leur domicile, car leur fils était électrosensible. Mais ce jugement a été annulé en appel en mars 2018. En juillet 2018, Ouest-France relatait l’histoire d’une Morbihanaise électrosensible qui avait obtenu la dépose de son compteur Linky.
Interrogée sur ces « exemptions » à l’obligation de pose d’un compteur Linky, l’entreprise Enedis explique qu’elle « ne peut pas rester insensible à la détresse exprimée par certains clients connaissant parfois de graves difficultés de santé, sans qu’il y ait pour autant de lien possible avec l’installation du compteur. Face à de telles situations, qui restent heureusement extrêmement rares, Enedis agit avec bienveillance et coopération en prenant en compte leurs préoccupations et en reportant si nécessaire l’installation du compteur. » Le gestionnaire du réseau précise toutefois que « cette position ne doit aucunement être interprétée comme la reconnaissance d’un lien entre la technologie des compteurs communicants et les difficultés de santé de ces clients ».

        Vérification :
         

          L’intox du « premier mort lié au compteur Linky »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Ces réactions surviennent après l’affaire d’un élève filmé en train de braquer sa professeure avec une arme factice dans un lycée de Créteil (Val-de-Marne). Le lycéen a été mis en examen dimanche pour « violences aggravées ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Violences à l’école : des professeurs dénoncent sur Twitter le silence de l’Education nationale

Ces réactions surviennent après l’affaire d’un élève filmé en train de braquer sa professeure avec une arme factice dans un lycée de Créteil (Val-de-Marne). Le lycéen a été mis en examen dimanche pour « violences aggravées ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 15h19
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 18h05
   





                        



   


La parole se libère chez les enseignants. Des centaines de professeurs dénoncent sur Twitter, depuis dimanche 21 octobre, l’absence de réactions de l’Education nationale face aux violences qu’ils subissent.
Ces réactions surviennent après l’affaire d’un élève filmé en train de braquer sa professeure avec une arme factice dans un lycée de Créteil (Val-de-Marne) tout en lui demandant de l’inscrire « présent » en cours. Le lycéen a été mis en examen dimanche pour « violences aggravées » et remis en liberté avec des mesures de contraintes provisoires. Alors depuis cette affaire, les enseignants sortent du silence sur Twitter avec le hashtag #pasdevague.

        Lire aussi :
         

                Professeurs, vous avez été confrontés à des violences ou intimidations, racontez-nous



« Je fais cours porte ouverte, un élève passe dans le couloir et crie “Madame M. sale pute !” Première réaction de la principale : “Vous avez peut-être mal entendu car ce n’est pas sa version des faits”. Heureusement que j’avais une douzaine de 6e comme témoins », lance une prof. « J’aurais aimé être soutenue lorsqu’une élève, il y a quelques années, m’a tapé dessus dans un couloir de mon établissement. Mais le conseil de discipline ne l’a pas même exclue. Et on m’a expliqué qu’il fallait prendre les choses moins à cœur. Voilà la réalité du terrain », écrit une autre.

On m'a crache dessus et on m'a menacé de me "castagner A la sortie". Punition : aucune. Je porte plainte. CDE: "bon… https://t.co/VLx4ljqidy— TeamLatinBlanqu (@profdevieuxmots)


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Depuis quelques années, quand en réunion les problèmes de violence, de manque de respect ou l’augmentation des inci… https://t.co/G3CnX7Nvcq— Mister_Adien (@Mister Adien)


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#PasdeVague Cette année j'ai été rappelé à l'ordre par ma hiérarchie après la plainte de parents pour avoir dit à u… https://t.co/FybtSfFdMq— AtoonRiyad (@Lucien)


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« J’ai entendu les pires ignominies »
Jenny Lartaud, 28 ans, professeure de français dans un collège en Alsace, fait partie des profs ayant partagé son expérience sur Twitter. « On vit des agressions verbales régulières, mais on est obligé de continuer d’enseigner », raconte-t-elle à l’Agence France-Presse. Elle raconte avoir été « testée » il y a deux ans par sa classe de 4e, pendant six mois.
« Je leur ai proposé, pendant une heure de cours, de me dire ce qui ne se passait pas bien, selon eux. Je n’aurais pas dû : ils se sont lâchés et j’ai entendu les pires ignominies. »
Elle écrit alors un rapport à sa hiérarchie : « Le principal adjoint m’a convoquée, je n’étais pas seule, mais malgré des courriers faits aux parents, malgré quelques exclusions, les élèves ont continué. » Selon elle, de nombreux profs préfèrent faire « comment si tout allait bien, pour ne pas qu’on dise d’eux qu’ils sont de mauvais enseignants ».
Pour Rodrigo Arenas, président de la FCPE de Seine-Saint-Denis (93), « les profs sont seuls face à des situations qui les dépassent. S’ils en font état, c’est comme un aveu d’échec ». Or ce n’est pas « leur métier de se retrouver face à des élèves qui vont mal », estime-t-il. Un isolement amplifié, selon lui, par la « baisse constante des postes de surveillants, conseillers principaux d’éducation (CPE), psychologues, ou encore médecins scolaires ».
Réactions à droite et à l’extrême droite
A la suite de la diffusion de la vidéo filmant l’incident qui s’est déroulé à Créteil, des politiques de droite et d’extrême droite ont réclamé lundi une réponse « ferme du gouvernement ». La vidéo est « scandaleuse et choquante mais c’est le résultat (…) d’années de laxisme qui conduit finalement à des générations perdues et à une forme de fatalité », a dénoncé Rachida Dati, députée européenne Les Républicains (LR), sur Public Sénat. Le député LR Eric Ciotti a proposé de son côté la suppression « des allocations familiales aux parents d’élèves perturbateurs ».
A l’extrême droite, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a estimé que les enseignants ont été « contraints au silence depuis trop longtemps ». « Bravo à ceux qui brisent l’omerta », a-t-elle écrit sur Twitter, en référence à #pasdevague. Les ministres de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, et de l’intérieur, Christophe Castaner, ont annoncé la réunion d’un « comité stratégique » pour un « plan d’action ambitieux » contre les violences visant les enseignants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Un lycéen filmé en train de braquer son enseignante avec une arme factice a relancé le débat sur les violences à l’école et la façon de les prévenir.
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Professeurs, vous avez été confrontés à des violences ou intimidations, racontez-nous

Discussion lancée le 22 octobre 2018
22 octobre 2018

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La vidéo, relayée sur les réseaux, a suscité l’indignation des responsables politiques. On y voit un jeune homme debout dans une salle de classe du lycée Edouard-Branly de Créteil, menaçant sa professeure avec un pistolet – qui s’est révélé factice – en lui demandant de l’inscrire « présent » et non « absent ». Ce lycéen de 15 ans a été mis en examen dimanche 21 octobre pour « violences ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de moins de huit jours », en l’occurrence sept jours.
En tant que professeur au collège ou au lycée, avez-vous déjà été victime d’actes de violence ou d’intimidation de la part d’élèves ? Comment avez-vous réagi ? Cela a-t-il modifié votre comportement en classe ou votre regard sur votre profession ? Comment prévenir, selon vous, ce type d’agissements ?
Faites-nous part de votre expérience. Vos propos pourront être utilisés dans le cadre d’un article. Merci de laisser vos coordonnées afin que nous puissions vous recontacter.                            





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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ « Croit-on qu’on peut mieux canaliser des élèves en manque de repères, avec moins de médecins scolaires, d’infirmiers, de personnel de vie scolaire, de conseillers d’orientation ? » Le professeur de sciences économiques et blogueur Claude Garcia fait le lien entre l’agression, avec une arme factice, de l’enseignante de Créteil et la réforme du lycée menée par Jean-Michel Blanquer.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ La présidente (LR) de la région Ile-de-France ne cesse de marteler cette proposition depuis plusieurs semaines. Est-elle réaliste ? Ou même possible, du point de vue légal ?
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Peut-on doubler les peines en banlieue, comme le veut Valérie Pécresse ?

La présidente (LR) de la région Ile-de-France ne cesse de marteler cette proposition depuis plusieurs semaines. Est-elle réaliste ? Ou même possible, du point de vue légal ?



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 13h10
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 14h40
    |

            Maxime Vaudano et 
Mathilde Damgé








                        


Interrogée sur la réforme de la justice dans l’émission « Questions politiques », en partenariat avec Le Monde, dimanche 21 octobre, Valérie Pécresse (Les Républicains) a affirmé : « Dans certains quartiers on devrait avoir une circonstance aggravante qui permettrait de doubler la peine. » La présidente de la région Ile-de-France ne cesse de marteler cette proposition depuis plusieurs semaines, en faisant valoir qu’il existe déjà des circonstances aggravantes dans le droit français. Est-elle réaliste ? Ou même possible, du point de vue du droit ?
1. C’est contraire à la Constitution
« On est dans du rétablissement de l’ordre, c’est tout à fait constitutionnel et ça n’empêche pas l’individualisation de la peine », garantit Mme Pécresse, qui assure avoir « fait plancher des magistrats, des avocats, des policiers » sur la question…
Valérie Pécresse, une ancienne conseillère d’Etat qui a enseigné le droit constitutionnel pendant des années, ne peut pourtant l’ignorer : une telle proposition est contraire au principe d’égalité consacré par la Constitution. Plus précisément l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui proclame que :
« [La loi] doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »
Bien sûr, il est possible d’introduire des circonstances aggravantes pour certains crimes, mais celles-ci doivent reposer sur « des circonstances de faits purement objectives, et applicables de manière identique sur l’ensemble du territoire », comme l’explique le porte-parole du ministère de la justice à nos confrères de Libération. Il existe par exemple déjà une circonstance aggravante pour les violences contre les policiers et les magistrats.
Robin Reda, proche de Valérie Pécresse, estime que « rien ne s’oppose à ce que le lieu d’une infraction devienne une circonstance aggravante réelle ». « C’est déjà le cas pour les bus, le métro, les gares… Pourquoi pas pour les actes commis dans les halls d’immeuble, les équipements publics (guichets des services publics, etc.) dans les quartiers sensibles ? », s’interroge-t-il.
Le député LR mélange ici deux cas de figures différents :
Oui, on pourrait imaginer de punir plus sévèrement les violences commises dans les halls d’immeuble ou aux abords des écoles, à condition que cela s’applique sur l’ensemble du territoire.Non, il n’est pas constitutionnel de punir plus sévèrement un crime commis à Aulnay-sous-Bois qu’à Versailles
⇨ Rien, dans le droit actuel, ne permet de justifier une discrimination entre plusieurs territoires de la République pour cibler les « quartiers sensibles ».
2. Le mauvais exemple danois
Pour appuyer sa proposition, Mme Pécresse argue que « c’est ce qu’ils font au Danemark » et que « ça permet de contenir la montée de l’extrême droite ». La présidente d’Ile-de-France va un peu vite en besogne, puisque la loi à laquelle elle fait référence n’en est aujourd’hui qu’à l’état de projet.
L’idée de doubler les peines pour certains crimes commis dans les quartiers classés comme « ghettos » est soutenue par le gouvernement de Lars Lokke Rasmussen – une coalition minoritaire de droite gouvernant sous la pression des populistes du Parti du peuple danois, qui lui accordent ponctuellement leur soutien. Cette proposition, qui fait l’objet de critiques sévères de la part de certains juristes, doit être examinée cet automne.
⇨ Il est impossible de dire, à ce stade, que la proposition est efficace ou a fait reculer l’extrême droite au Danemark.
3. La question des moyens
Pour Valérie Pécresse, durcir les peines dans les quartiers sensibles reviendrait seulement à rééquilibrer une politique pénale aujourd’hui déséquilibrée. A l’appui de son argumentaire, elle cite cet exemple imaginaire : « Un acte véniel à Guéret (Creuse) sera autant puni qu’un acte grave à Bobigny (Seine-Saint-Denis). »
Outre le fait qu’aucune statistique officielle ne soutient ce constat (la conseillère régionale communiste Céline Malaisé assure que ce serait plutôt le contraire), on peut s’interroger sur la solution que Mme Pécresse veut y apporter. Car la peine prononcée par un juge dépend de son appréciation personnelle, et est limitée par un plafond, mais pas par un plancher ; ainsi, un vol avec violence peut être sanctionné par cinq ans de prison ferme, mais le juge peut décider de donner une peine inférieure. Que changerait le fait de doubler les peines si l’on considère que les juges sont de toute façon trop laxistes dans les quartiers sensibles ?
Le député LR Eric Ciotti, pourtant peu avare d’approximations et de propositions imaginatives sur la sécurité, met lui-même en doute la faisabilité et l’efficacité de l’idée de Valérie Pécresse. Pour lui, « ce qu’il faut, c’est condamner plus fermement, plus fortement, plus systématiquement, exécuter les peines ».
Il rejoint en cela plusieurs observateurs qui estiment que le problème n’est pas dans la loi, mais dans les moyens de l’appliquer. Comme nous le confirme un magistrat du nord de la France passé un temps par Bobigny, avec moins de ressources, les tribunaux des départements les plus défavorisés ont mécaniquement moins de chances de pouvoir réagir rapidement aux infractions. Délais de prescription dépassés, abandon de poursuites, difficulté à mettre en œuvre des mesures de protection ou de sanction : tout cela peut concourir à l’impression d’une politique pénale déséquilibrée entre les territoires.
⇨ Augmenter les peines n’est pas forcément le meilleur moyen de mieux les exécuter.

        Compte rendu :
         

          Soutien scolaire, vidéosurveillance... le plan banlieue de Valérie Pécresse






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Pour quatre députés Les Républicains, qui s’expriment dans une tribune au « Monde », le débat sur la loi bioéthique doit être l’occasion pour la droite d’exprimer sa capacité à être en phase avec la société
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édition abonné


« Nous sommes députés de droite et favorables à la PMA ! »

Pour quatre députés Les Républicains, qui s’expriment dans une tribune au « Monde », le débat sur la loi bioéthique doit être l’occasion pour la droite d’exprimer sa capacité à être en phase avec la société



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 14h32
    |

Collectif







                        



                                


                            

Tribune. Le débat sur la procréation médicalement assistée (PMA) qui s’annonce à l’Assemblée nationale est un défi politique, moral et philosophique pour la droite républicaine que nous incarnons au Palais-Bourbon. Ce débat, loin d’être anecdotique, est celui qui cristallisera le regard de l’opinion sur notre législature et sur lequel notre famille politique jouera sa capacité à incarner une vision politique progressiste… ou pas ! Nous ne pouvons manquer ce rendez-vous. Car au-delà des passions, nous avons la responsabilité de penser une vision de société adaptée aux enjeux du XXIe siècle et conforme à l’esprit républicain auquel nous sommes attachés.

L’examen du projet de loi bioéthique annonce en réalité un débat plus large que celui de la PMA ou de la GPA (gestation pour autrui), et il doit interroger le sens d’un engagement et de l’adhésion à un courant de pensée. Notre approche sera plus qu’un choix favorable ou hostile à l’extension d’un droit, il exprimera une conception de la droite du XXIe siècle. Cette droite se doit d’être digne et fidèle à ce que nos prédécesseurs ont réalisé en matière de droits des femmes et de la famille, et nous ne pouvons pas faire l’économie d’afficher notre fierté sur la loi portée avec courage par Simone Veil autorisant l’interruption volontaire de grossesse, et contre une partie des siens, rendant l’intérêt général plus fort que l’esprit partisan.

La science et l’approche éthique développée par le comité d’éthique posent un cadre de référence offrant des garanties morales, médicales. La bioéthique française s’est construite autour de grands principes auxquels nous accordons notre confiance, car la dignité humaine et la préservation de l’espèce sont au cœur de cette approche. Sans nous libérer de nos choix politiques, l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) doit nous éclairer et lever des doutes. Nous ne souhaitons pas nous enfermer dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Une cour d’appel considère que « le contrat de mariage rédigé par Me Z aurait peut-être convenu à des époux qui se trouvaient au soir de leur vie », mais qu’« il était manifestement inadapté à la situation de jeunes époux qui n’avaient pas encore d’enfants ».
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Diane Leriche, coprésidente de l’association Acceptess-T, était l’invitée de la rencontre « Trans, surmonter les obstacles pour vivre » pour parler des droits et de l’histoire des personnes trans en France, lors du Monde Festival, le 7 octobre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Alors que la question de l’indépendance de la justice ressurgit, le président de la Conférence nationale des procureurs de la République en appelle à une réforme constitutionnelle.
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édition abonné


Les procureurs de la République veulent clarifier le statut du parquet

Alors que la question de l’indépendance de la justice ressurgit, le président de la Conférence nationale des procureurs de la République en appelle à une réforme constitutionnelle.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 11h25
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
La suspicion autour de l’indépendance des procureurs de la République est un poison qui mine la justice. Les accusations lancées par Jean-Luc Mélenchon contre une justice qui serait manipulée par le pouvoir exécutif n’ont rien de nouveau. En février 2017, François Fillon avait voulu voir la main d’un « cabinet noir » de l’Elysée dans l’ouverture d’une enquête préliminaire le concernant.
C’est pourquoi les magistrats demandent de nouvelles garanties. « Les polémiques de ces derniers jours montrent qu’il faut clarifier la question du statut du parquet », affirme Eric Mathais, le nouveau président de la Conférence nationale des procureurs de la République (CNPR). Procureur de Dijon, il a succédé le 17 octobre à Marc Cimamonti, nommé procureur général de Versailles après avoir été pressenti cet été pour prendre la suite de François Molins au parquet de Paris. Cet épisode a illustré la façon dont le président de la République s’implique dans le choix des procureurs.
Certes, il fut un temps où le garde des sceaux pouvait adresser aux procureurs des instructions dans des affaires individuelles. Mais depuis la loi Taubira du 25 juillet 2013, ces instructions individuelles sont bannies, le ministre de la justice se bornant à donner des directives de portée générale sur la politique pénale au moyen de circulaires. En revanche, la chancellerie est tenue informée des affaires sensibles par les parquets. Mais ces remontées d’information ne peuvent plus concerner des actes de procédure à venir, comme une perquisition. Des garanties qui semblent insuffisantes pour balayer le doute, même si, en l’occurrence, un procureur doit obtenir le feu vert du juge des libertés, statutairement indépendant, avant d’ordonner une perquisition.
« Question d’éthique personnelle »
« Les procureurs ont la conviction d’être indépendants dans leur action au jour le jour », assure M. Mathais. « Il suffit de voir le nombre d’enquêtes préliminaires ouvertes ces...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Ambre, 25 ans a trouvé sa voie mais pas d’emploi. Elle effectue aujourd’hui un service civique, avec l’espoir d’acquérir des « compétences de terrain », en attendant de trouver un travail.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

« J’ai trouvé ma vocation sur le tard mais toujours pas d’emploi »

Ambre, 25 ans a trouvé sa voie mais pas d’emploi. Elle effectue aujourd’hui un service civique, avec l’espoir d’acquérir des « compétences de terrain », en attendant de trouver un travail.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h36
   





                        


Voix d’orientation. Le Monde Campus et La ZEP, média jeune et participatif, s’associent pour faire témoigner lycéens et étudiants sur leurs parcours d’orientation. Cette semaine, Ambre, 25 ans, de Dijon, volontaire en service civique.
Jusqu’à bac +3, mon orientation s’est faite au « petit bonheur la chance » ! Au lycée déjà, comme je ne savais pas ce que je voulais faire et pour ne pas me fermer des portes, mes parents ont préféré que j’aille en ES. Mes amis me qualifiaient de « L contrariée ». Pour être sincère, je n’entrais dans aucune case des filières générales : j’adorais les sciences dures aussi bien que les sciences sociales et la littérature.
Après avoir échoué aux concours de Science Po Paris et des IEP de province, je me suis dirigée vers le plan B : la prépa. Parce que : je ne savais pas ce que je voulais faire ; je savais que si j’allais à la fac, sans être un minimum encadrée, j’allais à l’échec ; cette filière pouvait combler mon besoin de nouvelles connaissances et d’émulation ; et, bon, ça fait bien sur le CV.
J’aurai préféré aller en prépa éco (pour les sciences sociales), mais comme j’étais une « brêle » en maths, je me suis résolue à aller en prépa littéraire (hypokhâgne – « khâgne » pour les intimes).

        Lire aussi :
         

                « J’ai démissionné pour exercer un métier qui a du sens »



Aucune idée de ce que je veux faire
Je suis allée au bout des deux ans, sans réellement viser le concours, mais fière d’être arrivée jusque-là. La prépa a vraiment été un petit paradis d’émulation intellectuelle et j’ai encore quelques restes de culture G et de maîtrise de la langue française… J’ai néanmoins gardé comme sale habitude de faire des phrases à rallonge, agrémentées de beaucoup (trop) de virgules. Pas très pertinent dans le monde professionnel…
Arrivée bac +2, alors que certains ont un diplôme professionnalisant en poche, moi je ne sais toujours pas ce que je veux faire « plus tard ». Encore une fois, pour la culture générale et parce que ça fait bien sûr le CV, je fais une troisième année de licence en sciences politiques à l’université Panthéon-Sorbonne - Paris-I (s’il vous plaît !). Proche de la fin d’année, je me dis « écoute cocotte, t’es presque bac +3, s’agirait p’t’être de faire des études en vue d’un métier, et pas juste pour le fun et parce que ça fait bien sûr le CV ». Je dis ça de manière légère, mais à l’époque c’est réellement angoissant. J’ai plus de 20 piges et absolument aucune idée de ce que je veux faire de ma vie, nada !
Recommandée par un proche, j’ai pris contact avec une professionnelle privée de l’orientation (le service public n’ayant pas été d’une aide foudroyante). Elle m’a permis de me poser les bonnes questions, de sortir de mes cercles mentaux, infernaux et ineptes. On est arrivé à cerner un peu plus mon projet pro : l’environnement, plus précisément la gestion d’espaces naturels.
J’ai alors pris contact avec des professionnels du milieu, pour qu’ils me racontent leur métier au quotidien. Et, en filigrane, j’espérais commencer à nouer des contacts. Je me suis fait refouler. Trois personnes m’ont répondu sur la dizaine contactée, un seul a pris le temps d’un entretien téléphonique pour me dire que si je n’ai pas fait école d’ingé, c’est mort. Super ! Merci des encouragements.
Un master trop généraliste
J’ai envisagé de reprendre mes études depuis le début quand j’ai appris que des masters formaient à ces métiers ! Ô joie, je me suis dirigée donc vers un master en géographie et gestion des territoires. Première année plutôt généraliste, deuxième année franchement spécialisée dans l’environnement. Mais je pressentais déjà que ce master qui se veut professionnalisant ne l’était en réalité pas du tout. Très généraliste, il ne me préparait pas à un métier en particulier !
Aujourd’hui, je suis diplômée depuis deux ans ; et donc en recherche d’emploi ; et donc chômeuse. Je ne sais toujours pas avec certitude quel métier je veux faire et ni à quel poste je veux être. Et ça se retrouve dans la sélection d’offres d’emploi variées auxquelles je réponds (bien que toujours liées à la gestion des espaces naturels).
Les fiches de postes qui me plaisent me donnent l’impression qu’il me faudrait trois masters et deux licences pour contenter leurs attentes, tout en ayant (bien sûr) de l’expérience de terrain depuis mon adolescence. J’ai l’impression que les personnes qui savent très tôt ce qu’elles veulent faire, qui ont suivi la voie royale, sont privilégiées et qu’il n’y a pas de place pour les hésitations ou les vocations sur le tard. J’ai donc décidé de faire un service civique pour avoir un minimum de revenus, mais aussi dans l’espoir d’acquérir ces compétences de terrain qui me manquent du fait de mon orientation tardive. Si cela ne devait pas suffire, rempiler sur un nouveau diplôme est aussi envisagé.
Au profil dont il ne sait que penser
D’un autre côté, je candidate aussi à des postes pour lesquels je suis surdiplômée mais qui m’apparaissent aujourd’hui comme les plus épanouissants ! A posteriori, en vue des entretiens, j’ai reconstruit un fil conducteur dans mon orientation, pour garder la face devant les recruteurs. Mais, en vrai, c’est du blabla. Même si j’affiche plutôt fièrement mon parcours, j’ai la sensation que les hésitations, les choix par défaut, pas mûrement réfléchis, n’ont pas de place légitime ni de reconnaissance dans le monde du travail. Cela ne fait pas sérieux…
Le sentiment qui m’anime aujourd’hui, c’est l’injustice : j’ai la sensation qu’entreprendre des études supérieures est reconnu et valorisé par le système (et donc les personnes), et qu’on pousse les jeunes dans ce sens. Or on se retrouve à galérer après, avec notre bac +5 en poche, dont se rengorge notre entourage, mais qui nous rend pas du tout apte au milieu professionnel. Au contraire. Après cinq ans d’études post-bac et deux ans « dans la vie active », j’ai l’impression que faire des études longues n’atteste en rien de tes capacités intellectuelles, juste de ta capacité à engranger des connaissances et à les restituer.
J’espère toujours tomber sur un recruteur qui verra dans mon parcours l’expression d’une personne curieuse aux compétences multiples, quelqu’un avec qui il a envie de travailler, qu’il a le désir de former, et pas une personne indécise, au profil dont il ne sait que penser. A bon entendeur.

   



La zone d’expression prioritaire (ZEP) accompagne la prise de parole des 15-25 ans
La zone d’expression prioritaire (ZEP) est un dispositif d’accompagnement à l’expression des jeunes de 15 à 25 ans par des journalistes professionnels. Par l’intermédiaire d’ateliers d’écriture dans des lycées, universités, associations étudiantes ou encore dans des structures d’insertion, ils témoignent de leur quotidien et de l’actualité qui les concernent.
Tous leurs récits sont à retrouver sur Le Monde Campus et sur la-zep.fr.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Les personnes ayant séjourné dans les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les Pyrénées-Orientales ou Monaco ne peuvent pas faire de don pendant 28 jours.
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Le don du sang restreint dans le sud de la France, touché par le virus du Nil occidental

Les personnes ayant séjourné dans les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les Pyrénées-Orientales ou Monaco ne peuvent pas faire de don pendant 28 jours.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h17
   





                        


Les autorités sanitaires ont pris une mesure de prévention depuis la mi-octobre entraînant des restrictions de don du sang pour éviter de contaminer des receveurs avec le virus du West Nil, aussi appelé virus du Nil occidental, et transmis par les moustiques, rapporte Le Parisien, dimanche 21 octobre. « Toutes les personnes ayant séjourné au moins une nuit dans les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et les Pyrénées-Orientales, mais aussi Monaco, ne peuvent pas faire de don pendant 28 jours », précise l’Etablissement français du sang (EFS).
La maladie transmise par le moustique Culex sévit actuellement dans le sud de la France. Selon l’agence Santé publique France, « vingt cas ont été détectés en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, essentiellement dans les Alpes-Maritimes, de Nice au Cannet. » Une personne contaminée a développé une maladie neurologique. Le virus du Nil occidental peut donner des symptômes ressemblant à la grippe, et dans une minorité de cas des complications telles que méningites et encéphalites. La maladie peut alors être mortelle.
Virus endémique dans plusieurs pays d’Europe
Ce virus est transmis par le moustique, lui-même contaminé par des oiseaux. « Une fois que le virus est présent dans notre sang, le risque de transmission via une transfusion sanguine est bien réel, même s’il est faible », souligne le professeur François Bricaire, infectiologue à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpétrière (AP-HP), interrogé par Le Parisien. Le principe de précaution pris par l’EFS est, pour lui, « tout à fait justifié ».
Ce virus est endémique dans plusieurs pays d’Europe et son aire de répartition s’accroît. Son nom vient du district de West Nile, en Ouganda, où il a été isolé pour la première fois en 1937 chez une femme souffrant d’une forte fièvre. Les restrictions de l’EFS sont maintenues jusqu’à la fin du mois de novembre, date à laquelle la saison des moustiques est considérée comme terminée, indique Le Parisien.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Une note interne de l’administration Trump, révélée par le « New York Times », préconise de strictement lier l’identité sexuelle aux organes sexuels à la naissance.
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Les Etats-Unis envisagent de revenir sur la définition des personnes transgenres

Une note interne de l’administration Trump, révélée par le « New York Times », préconise de strictement lier l’identité sexuelle aux organes sexuels à la naissance.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h59
   





                        



   


L’administration de Donald Trump envisage de définir très strictement l’identité sexuelle comme étant liée aux organes sexuels à la naissance, a rapporté le New York Times, dimanche 21 octobre, ce qui ôterait de fait aux personnes transgenres la possibilité de se faire reconnaître officiellement.
Le ministère américain de la santé propose, dans une note interne obtenue par le journal, d’établir une définition légale de l’identité sexuelle sous le « Title IX », une loi fédérale interdisant depuis 1972 toute discrimination entre les sexes dans les programmes éducatifs financés par le gouvernement.
« Le sexe recouvre le statut d’un individu étant masculin ou féminin, selon des traits biologiques immuables identifiables à la naissance ou avant », écrit le ministère dans sa proposition de définition, qui circule au sein de l’administration Trump depuis le printemps, selon le New York Times.
« Le sexe indiqué sur le certificat de naissance d’origine d’un individu doit constituer la preuve définitive du sexe d’une personne », ajoute le texte, qui précise que tout débat sur le sexe d’une personne devrait être clarifié par un test génétique – rendant impossible tout changement d’état civil pour d’autres motifs.

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          Changement d’état civil : « On doit encore passer devant un juge, c’est humiliant »



Un retour sur des mesures prises sous Obama
Le ministère de la santé a également appelé d’autres agences gouvernementales ainsi que les ministères de l’éducation, de la justice et du travail à adopter une définition également « fondée sur des critères biologiques clairs, fondés sur la science, objective et définie administrativement », ce qui pourrait renforcer les chances que les tribunaux acceptent cette définition, selon le quotidien new-yorkais.
L’implémentation d’une telle définition empêcherait toute reconnaissance des 1,4 million d’Américains qui ont choisi de ne pas se définir du même genre avec lequel ils sont nés, explique le New York Times. La présence d’une question sur le genre dans le prochain questionnaire de recensement aux Etats-Unis, prévue pour la première fois en 2020, serait également remise en cause par les mesures évoquées par l’administration Trump.
Depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2017, Donald Trump est revenu sur plusieurs mesures protégeant les personnes transgenres et la communauté LGBT plus largement, datant notamment de la présidence de Barack Obama – par exemple la reconnaissance de l’identité genrée dans les prisons, les foyers pour personnes sans abri, ou les écoles.
Donald Trump avait aussi dit dès l’été 2017 qu’il comptait interdire aux recrues transgenres de servir dans l’armée, une autre décision prise par son prédécesseur démocrate.

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Mélenchon, visé par les juges, s’en prend aux médias

Le dirigeant de La France insoumise a appelé à « pourrir » les journalistes, décrits comme des « abrutis ». Radio France va porter plainte en justice.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 13h44
    |

            Sylvia Zappi et 
Alexandre Piquard








                        



   


Entre Jean-Luc Mélenchon et les médias, le torchon brûle… encore. La séquence ouverte avec les perquisitions menées au ­domicile ou au siège du parti du leader de La France insoumise (LFI) a dégénéré, en fin de semaine, en un ­affrontement avec la presse. Les conflits ­entre M. Mélenchon et les journalistes ne sont pas inédits, mais un nouveau palier a été franchi depuis quelques jours.
Lundi 22 octobre, la direction juridique de Radio France devait qualifier le motif de la plainte que l’entreprise veut déposer contre le député, explique au Monde Vincent Giret, le directeur de Franceinfo.
De son côté, après avoir exigé l’annulation des perquisitions qui ont eu lieu ainsi que la restitution des biens et des fichiers emportés par la ­police, M. Mélenchon a demandé samedi à ses avocats de déposer plainte contre ­Mediapart pour « violation du secret de l’enquête », selon Manuel Bompard, le directeur des campagnes de LFI.
La montée de tension avec Franceinfo est née de la publication, vendredi matin, d’une enquête sur des soupçons de surfacturation de prestations pendant la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, notamment au bénéfice de Mediascop, l’entreprise de Sophia Chikirou, qui était sa conseillère en communication. En réaction, l’ancien candidat a appelé ses partisans à contre-attaquer en visant les journalistes de Franceinfo :
« Pourrissez-les partout où vous pouvez. (…) Il faut qu’à la fin il y ait des milliers de gens qui se disent “Les journalistes de Franceinfo sont des menteurs, des tricheurs” », a-t-il notamment dit, dans une ­vidéo publiée sur Facebook, les qualifiant aussi « d’abrutis ». Dans une note de blog publiée dimanche, le député des Bouches-du-Rhône a demandé « un débat public ­contradictoire avec nos diffamateurs de ­Radio France sur une chaîne comme BFM qui n’appartient pas au gouvernement ».
« Il y a des gens qui agissent délibérément contre nous avec des informations fausses comme de faire croire qu’on peut mettre en ­ligne une vidéo en dix minutes, insiste Ugo Bernalicis, député du Nord, en référence aux soupçons de surfacturation des pres­tations de publication sur le Web des discours de M. Mélenchon. « On n’a pas souhaité cette escalade, mais on ne va pas laisser ces mensonges sans aucune réaction », renchérit M. Bompard.

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« Hypocrisie »

   


« En choisissant l’invective, Jean-Luc Mélenchon a choisi de se placer sur le terrain du pourrissement », a déploré en réponse le ­syndicat SNJ-CGT de Radio France. « Si demain un ou une journaliste de Radio France se faisait physiquement agresser par une ­personne habitée d’une “haine juste et saine” et qui aurait mal interprété votre appel à “pourrir” des “abrutis”, quelle serait alors votre réaction ? », a demandé la société des journalistes de Radio France. Sur Twitter, certains journalistes ont relayé, par solidarité, le mot-clé #jesuisunabruti.
Dans la foulée, une seconde altercation a éclaté quand Mediapart a publié, vendredi soir, un article détaillant « les premières découvertes des perquisitions Mélenchon ». Le site affirme notamment que « plus de 12 000 euros en liquide » ont été découverts « au domicile d’un des plus anciens proches du leader insoumis », mais, surtout, il précise que Sophia Chikirou était « présente » le matin de la perquisition au domicile personnel de Jean-Luc Mélenchon. « Le patron de La France insoumise et la communicante en­tretiennent en réalité de longue date, selon nos informations, une relation extraprofessionnelle », écrit Mediapart.
Fabrice Arfi, coauteur de l’article, admet qu’évoquer une telle relation est « délicat » car elle relève de la vie privée, mais il « assume » d’avoir voulu « faire sauter le verrou d’une hypocrisie ». Pour le journaliste de Mediapart, préciser le lien entre M. Mélenchon et Mme Chikirou est pertinent « en amont, car M. Mélenchon se dit le seul décisionnaire, et en aval, car si on devait découvrir que cet argent est problématique, il serait susceptible d’être concerné ». D’autres médias n’ont pas choisi de mettre en avant cet élément. « Il ne paraît pas évident que tracer les éventuels liens personnels entre Mme Chikirou et M. Mélenchon soit nécessaire », estime par exemple Céline Pigalle, la directrice de la rédaction de BFM-TV.

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                La justice s’intéresse toujours aux comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon



« Haine des contre-pouvoirs »

   


Dans une nouvelle vidéo, Jean-Luc Mélenchon a qualifié Mediapart de « torchon » et d’« officine de la police et des juges ». Il a ­dénoncé la « misogynie » à l’encontre de ­Sophia Chikirou, assurant : « Elle n’est pas ma compagne et elle n’est pas soupçonnée d’enrichissement personnel. » Le député et les dirigeants LFI ont même appelé leurs « amis » à se désabonner du média en ligne. « Ce n’est pas tolérable que les procès-verbaux de la perquisition se retrouvent dans la presse avec des éléments sur la vie intime des gens. C’est la manifestation d’une volonté de nuire », maintient M. Bompard.
Dans une nouvelle vidéo, Jean-Luc Mélenchon a qualifié « Mediapart » de « torchon » et d’« officine de la police et des juges »
Pour le leader de La France insoumise, la « guerre de mouvement » qu’il faut mener contre la « caste » et le « parti médiatique » n’est pas nouvelle. « L’affrontement avec les journalistes, en 2012, c’était pensé, organisé, théorisé. Je mettais en œuvre “le bruit et la ­fureur” : on partait de 3 %, c’était notre seule chance d’exister », expliquait au Monde ­Sophia Chikirou en mai 2017.
Cette stratégie est-elle efficace à long terme ? « Il ne faut pas tomber dans le piège de M. Mélenchon. Et continuer à suivre ces sujets normalement, sans hystériser le débat », estime M. Giret. « La ligne de défense de M. Mélenchon a quand même ses limites, pense ­Céline Pigalle. Quand tout le monde – médias, police, justice – est accusé de complot, c’est un signe. » « Cela va au-delà de l’application du manuel de guérilla médiatique des “insoumis” : cela trahit une haine des contre-pouvoirs institutionnels », argumente M. Arfi.
Au milieu de la tourmente, LFI fait bloc. Seul Roger Martelli, historien et proche de la députée LFI de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain, a douté de cette stratégie. « Appeler le “peuple” à se soulever contre les ­médias, à les châtier ou à les “pourrir” évoque des souvenirs pas très glorieux », a-t-il écrit sur le site de la revue Regards. Une voix discordante assez rare en ce moment parmi les soutiens de La France insoumise.

Communiqué des sociétés de journalistes sur les propos de Jean-Luc Mélenchon envers la presse
Nous, sociétés des journalistes,
apportons notre soutien sans réserve à nos confrères de Radio France et de Mediapart ainsi qu’à notre consœur Véronique Gaurel de France 3.
Nous condamnons de la manière la plus ferme les propos outranciers, injurieux et menaçants de Jean-Luc Mélenchon envers la presse. Ces attaques systématiques et sans fondement ne déshonorent que leur auteur.
Les Sociétés des rédacteurs du Monde, de L’Obs, du Point et d’Europe 1 ainsi que les Sociétés des journalistes de M6, L’Express, France 2, Le Figaro, Franceinfo.fr, Télérama, Les Echos, Franceinfo TV, Premières lignes, AFP, Libération, TF1, Le Parisien, BFM-TV, TV5 Monde, France 3 national, Le Journal du dimanche, RTL, France inter, Radio France, Challenges, Paris Match et de RFI.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Les anomalies relevées par la commission de contrôle concernent deux prestataires soupçonnés d’avoir surfacturé certaines prestations au candidat de La France insoumise.
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édition abonné


La justice s’intéresse toujours aux comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon

Les anomalies relevées par la commission de contrôle concernent deux prestataires soupçonnés d’avoir surfacturé certaines prestations au candidat de La France insoumise.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h06
    |

            Yann Bouchez








                        



                                


                            
Voilà neuf mois que le sujet fâche régulièrement Jean-Luc Mélenchon et ses soutiens. Neuf mois qu’ils martèlent : « Nos comptes ont été validés ! » Dans une décision publiée au Journal officiel, le 13 février, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a, en effet, approuvé les dépenses du candidat de La France insoumise (LFI), comme ceux des autres prétendants à la présidentielle de 2017.
Cependant, concernant M. Mélenchon, cette validation s’est accompagnée d’importantes « réformations », ces corrections que l’organe de contrôle peut appliquer aux factures que présentent les candidats. La CNCCFP a ainsi retoqué 434 939 euros de dépenses litigieuses. L’examen du compte du candidat avait même entraîné une crise interne à la commission, avec la démission de l’un de ses rapporteurs, qui chiffrait les anomalies à 1,5 million d’euros, sur 10,7 millions de dépenses totales.
Sur la base des anomalies constatées, comme elle en a la possibilité, la commission a saisi la justice. Après un signalement daté du 16 mars, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire. En septembre, le procureur de Paris, François Molins, a rappelé que la justice s’intéressait toujours à de possibles « surfacturations » de prestataires qui « tendent à faire sérieusement suspecter l’existence de manœuvres délibérées destinées à tromper l’organe de contrôle aux fins d’obtenir des remboursements sans cause ».
Soupçons de surfacturation
La CNCCFP avait notamment mis en lumière deux prestataires onéreux du leader de LFI. L’association L’Ere du peuple, créée fin 2015 et dirigée par des proches de M. Mélenchon, a facturé 440 027 euros de « prestations intellectuelles » et « matérielles » au candidat. Sans s’acquitter au passage de la TVA, avaient relevé les rapporteurs de la CNCCFP, tout en s’interrogeant sur les marges pratiquées, jugées élevées. Au Monde, les proches...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ La visibilité est-elle synonyme de progrès pour les personnes trans ? La militante Diane Leriche et le sociologue Sam Bourcier ont évoqué les luttes des personnes trans en France, dimanche 7 octobre, au Monde Festival.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Ils avaient fait l’objet d’une vérification d’identité, en mars 2017, au retour d’une sortie scolaire. Le procès s’ouvre lundi.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Le procès s’ouvre lundi.        Par  Nicolas Chapuis   Publié aujourd’hui à 06h40, mis à jour à 14h35   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés       Pour des milliers de jeunes et de policiers, cela ressemble au procès du quotidien. L’affaire de « contrôle au faciès » dont trois lycéens de Seine-Saint-Denis estiment avoir été victimes – jugée lundi 22 octobre devant le tribunal de grande instance de Paris – symbolise cette relation devenue à certains égards impossible.          Il est 19 h 50, ce 1er mars 2017 à la gare du Nord à Paris, quand les dix-huit élèves d’une classe de terminale de Seine-Saint-Denis descendent du Thalys, en provenance de Bruxelles. D’emblée, l’un d’entre eux, Ilyas, est interpellé. Pendant ce temps-là, alors que le groupe de lycéens a poursuivi son chemin le long du quai, deux autres de leurs camarades, Mamadou et Zakaria, sont à leur tour arrêtés par trois policiers.          L’un des brigadiers relate dans son rapport – rédigé deux mois après les faits – une « sécurisation » des plus banales. « J’ai constaté la présence de deux individus, âgés d’environ 25 ans [ils ont en réalité 18 et 19 ans], en possession de deux gros sacs », explique-t-il dans ce document que Le Monde a consulté. Palpation, fouille des bagages, vérification d’identité…          Le contrôle ne donne rien. Mais d’après le policier, qui n’avait pas noté leur appartenance à un groupe scolaire, l’attitude de l’enseignante fait dégénérer la situation : « D’un ton agressif, cette professeure nous a informés qu’il n’était pas normal que l’on effectue des contrôles à chaque fois sur des personnes de couleurs, en l’occurrence des Noirs. » Le policier se défend en expliquant qu’il contrôle « des personnes de toute origine ethnique » et assure faire preuve en vain de « pédagogie ».          Le contrôle de trop                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Alexandre Benalla, Vincent Crase et trois policiers ont été mis en examen dimanche soir. 5 min de lecture                    enquete     Elise Vincent  ,  Emeline Cazi  ,  François Krug   et  Simon Piel    Article réservé à nos abonnésAffaire Benalla : ce que les mis en examen ont dit aux enquêteurs Les éléments réunis par les juges, dont « Le Monde » a pris connaissance, éclairent les faits reprochés à Alexandre Benalla et Vincent Crase. 11 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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