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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Partis du Honduras, près de 3 000 migrants marchent à travers le Guatemala et le Mexique pour rejoindre les Etats-Unis.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Alors que le président turc a annoncé qu’il dévoilerait toute la vérité sur cette affaire mardi, retour sur les étapes marquantes de cette affaire aux implications majeures sur la scène internationale.
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De la disparition à la crise diplomatique : l’affaire Khashoggi en quatre dates

Alors que le président turc a annoncé qu’il dévoilerait toute la vérité sur cette affaire mardi, retour sur les étapes marquantes de cette affaire aux implications majeures sur la scène internationale.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 18h45
   





                        



   


L’Arabie saoudite a fini par le reconnaître : le journaliste Jamal Khashoggi est bien mort dans l’enceinte du consulat du royaume à Istanbul. La version de Riyad recèle pourtant de multiples zones d’ombre, et les implications diplomatiques de l’affaire sont loin d’être éteintes. Alors que l’Arabie saoudite du prince héritier Mohammed Ben Salman entend tourner la page, le déroulement des faits met en doute le récit officiel de Riyad.
Mardi 2 octobre : Jamal Khashoggi disparaît à Istanbul

   


Un mardi après-midi d’automne, le journaliste saoudien en exil Jamal Khashoggi entre dans le consulat de son pays à Istanbul. Cet ancien proche de la famille royale est devenu, depuis l’arrivée au cœur du pouvoir de Mohammed Ben Salman, un critique affirmé du régime de Riyad. M. Khashoggi, 59 ans, est fiancé à une femme turque, Hatice Cengiz. Afin de pouvoir l’épouser, il doit accomplir une formalité administrative, d’où sa visite à la représentation diplomatique saoudienne. Les heures passent, il ne réapparaît pas. Sa fiancée, qui l’avait accompagné et était restée l’attendre à l’extérieur, alerte les médias et le gouvernement d’Ankara, une consigne que le journaliste lui avait donnée dans le cas où il tarderait à revenir.
A ce moment-là, Riyad affirme encore que l’homme a quitté le consulat sans encombre. Les autorités turques commencent pourtant à laisser filtrer des éléments mettant en doute les allégations saoudiennes. La presse turque parle d’un « commando » de quinze Saoudiens ayant fait l’aller-retour entre Riyad et Istanbul le jour de la disparition du journaliste et qui se trouvait dans le consulat en même temps que lui.
Le 4 octobre, le ministère des affaires étrangères turc convoque l’ambassadeur saoudien. En fin de semaine, des représentants des services de sécurité turcs confient anonymement à des organes de presse liés au pouvoir que M. Khashoggi a été assassiné dans l’enceinte même du consulat.

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Mercredi 10 octobre : l’enquête se rapproche de Riyad

   


Des médias turcs publient le 10 octobre des images de vidéosurveillance qui permettent de suivre les déplacements, le 2 octobre, du groupe de quinze personnes soupçonnées d’avoir orchestré la disparition du journaliste. Les profils se précisent : il s’agit d’officiers des forces spéciales et de l’armée de l’air saoudiennes et de membres supposés de la sécurité rapprochée de Mohammed Ben Salman, accompagnés d’un médecin légiste. Dans les médias proches du pouvoir turc, on commence à évoquer des enregistrements établissant un démembrement à la scie à os du journaliste saoudien. Plus d’une semaine après le début de l’affaire, les premières réactions internationales tombent.
Le Royaume-Uni, un soutien pourtant zélé de Riyad, évoque de « graves conséquences » pour les autorités saoudiennes si elles s’avéraient responsables de la disparition du journaliste. Ankara affirme que les autorités turques ne resteront pas « silencieuses ». La veille, le président américain, Donald Trump, dont les relations avec Mohammed Ben Salman sont excellentes, avait fait part de sa « déception ». A contretemps, Paris finit le 12 octobre par qualifier les faits concernant la disparition du journaliste de « très graves ».
Riyad tient sa ligne, celle du déni. Le royaume martèle que le journaliste a bien quitté l’enceinte du consulat. Le ministre de l’intérieur saoudien dénonce, au sujet de la théorie de plus en plus crédible de l’assassinat politique, des « mensonges sans fondement ».
Samedi 13 octobre : l’affaire tourne à la crise diplomatique
Le 13 octobre, Donald Trump évoque la possibilité que l’Arabie saoudite soit à l’origine de la disparition du journaliste — et de sa mort — et fait allusion à un « châtiment sévère » qui ne manquerait pas de frapper Riyad si les autorités du royaume s’en révélaient indiscutablement responsables. En interne, la pression s’accroît sur la Maison Blanche, alors que la présidence américaine considère Mohammed Ben Salman comme un des meilleurs alliés de Washington. Au Congrès, on évoque de manière répétée un gel des contrats d’armement.
Le lendemain, dans une déclaration commune, Paris, Londres et Berlin demandent à l’Arabie saoudite une « enquête crédible » sur la disparition du journaliste. L’agence de presse officielle saoudienne évoque, en cas de sanctions internationales, des « mesures de rétorsions encore plus fortes » de la part du royaume.
Pour Riyad, l’affaire tombe très mal. Plus tard dans le mois doit se tenir en Arabie saoudite la deuxième édition du sommet économique Future Investment Initiative, outil de légitimation du prince héritier sur la scène internationale. Dans la tourmente de l’affaire Khashoggi, les désistements se multiplient. De grands patrons américains annoncent qu’ils n’honoreront pas leurs invitations. Le président de la Banque mondiale, Jim Young Kim, la présidente du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, ainsi que le ministre de l’économie français, Bruno Le Maire, font de même.
Entre-temps, Yeni Safak, un quotidien proche du pouvoir turc ayant publié plusieurs informations que les autorités ont décidé de faire fuiter, annonce le 18 octobre la mort d’un des quinze suspects, Mashal Saad Al-Bostani, tué à Riyad dans un accident de voiture, dont les circonstances ne sont pas précisées.

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                L’affaire Khashoggi pèse sur l’attractivité économique de l’Arabie saoudite



Samedi 20 octobre : Riyad reconnaît la mort de Khashoggi
En pleine nuit, l’agence de presse officielle saoudienne dévoile la version des faits arrêtée par les dignitaires du royaume : Jamal Khashoggi serait mort des suites d’une rixe. « Les discussions qui ont eu lieu entre lui et les personnes qui l’ont reçu au consulat saoudien à Istanbul ont débouché sur une bagarre et sur une rixe à coups de poing avec le citoyen Jamal Khashoggi ; ce qui a conduit à sa mort… Que son âme repose en paix », déclare le procureur général d’Arabie saoudite.
Aux Etats-Unis, Ali Shihabi, le directeur d’Arabia Foundation, un centre de réflexion financé par Riyad, donne une autre version des faits. « Khashoggi est mort d’un étranglement au cours d’une altercation physique, pas d’une rixe à coups de poing », écrit-il sur Twitter, disant s’appuyer sur une source saoudienne haut placée. Dix-huit personnes sont arrêtées en Arabie saoudite et deux proches du prince héritier sont destitués : Ahmed Al-Assiri, un haut responsable du renseignement, et Saoud Al-Qahtani, un conseiller influent.
« Nous avons découvert qu’il avait été tué au consulat. Nous ne savons pas comment, dans le détail. Nous ne savons pas où se trouve le corps », déclare le ministre des affaires étrangères du royaume, Adel Al-Jubeir, interrogé sur la chaîne américaine Fox News à Riyad. « Les individus qui ont fait cela l’ont fait en dehors du champ de leurs responsabilités. Une erreur monumentale a été commise, qui a été aggravée par la tentative de la cacher », ajoute-t-il, assurant que Mohammed Ben Salman n’était « pas informé » de l’opération, non autorisée par le pouvoir.
Paris, Londres et Berlin publient au lendemain des révélations saoudiennes un communiqué soulignant « l’urgence de clarifier ce qu’il s’est passé exactement le 2 octobre ». L’Allemagne a annoncé le 21 octobre qu’elle n’autoriserait pas en l’état d’exportations d’armes en Arabie saoudite, et a appelé les autres gouvernements européens à faire de même. 
Le scepticisme des Européens est partagé à Washington, où le président Donald Trump évoque des « tromperies et des mensonges » manifestes. De son côté, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé que toute la vérité sur l’affaire serait révélée le 23 octobre par lui-même au cours d’une déclaration exhaustive sur le sujet. Reste à savoir si la version que l’histoire retiendra permettra d’exonérer Mohammed Ben Salman ou si, dans le cas contraire, elle précipitera sa chute.

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                Meurtre de Jamal Khashoggi : l’Arabie saoudite joue sa crédibilité, les démocraties aussi







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ L’artiste d’origine marocaine est l’inventeur d’un style mêlant house, R’n’B, raï et hip-hop, qu’il a baptisé le « Meknessi Style ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤         

DJ Hamida, le mix gagnant



LE MONDE
              datetime="2018-10-22T17:59:02+02:00"

        Le 22.10.2018 à 17h59






Durée : 04:20 | 

Originaire de Meknès, au Maroc, DJ Hamida est né à Lyon et vit aujourd’hui à Bruxelles. Il a commencé à jouer des platines en 1998. Il se fait rapidement une réputation avec son style, le « Meknessi Stysle », dans lequel il amalgame hip-hop, house, raï, R’n’B et sets festifs. En 2010, il est invité par Rim’K, du groupe 113, au concert Maghreb United et devient le DJ officiel du rappeur. Mais ce sont ses mixtapes « A la bien mix party » qui lui apportent véritablement le succès. Chaque année, la compilation réunit des artistes de divers horizons musicaux. En 2014, son tube « Déconnectés », avec Kayna Samet, Lartiste et Rim’K, s’est hissé à la quatorzième place des charts français.
Narjes Bahhar est chroniqueuse musicale, spécialiste des scènes urbaines entre la France et l’Afrique. Elle collabore pour Deezer, Mouv et Trace.


                

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Critiquée par la Commission européenne, la coalition populiste au pouvoir a assuré qu’il n’y avait « aucune chance » que Rome sorte de l’UE et de la zone euro.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

L’Italie maintient son budget, mais elle promet à l’Union européenne de contenir la dette

Critiquée par la Commission européenne, la coalition populiste au pouvoir a assuré qu’il n’y avait « aucune chance » que Rome sorte de l’UE et de la zone euro.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 18h40
   





                        



   


Malgré les critiques de la Commission européenne, la coalition populiste au pouvoir en Italie a maintenu inchangées ses prévisions de budget, lundi 22 octobre, tout en s’engageant à respecter à la lettre les objectifs qu’elle s’est fixés, sans creuser davantage le déficit ou la dette. La coalition, formée de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), a en outre réaffirmé son attachement à l’Union européenne et à la zone euro, assurant qu’il n’y avait « aucune chance » que l’Italie en sorte.
Le gouvernement prévoit un déficit de 2,4 % du PIB en 2019 (contre 0,8 % pour le précédent gouvernement), puis de 2,1 % en 2020 (contre 0 %) et de 1,8 % en 2021. Dans le même temps, il s’est engagé à porter la dette publique, actuellement de 131 % du PIB, à 126,5 % en 2021. Alors que Bruxelles l’avait sommée de lui fournir lundi des « clarifications » sur son budget, « jugé hors des clous » européens, l’Italie a maintenu le cap.


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Le déficit français sera supérieur à celui de l'Italie en 2019… mais la tendance doit s'inverser dès 2020

France :  Déficit structurel  Déficit conjoncturel
Italie :  Déficit structurel  Déficit conjoncturel
(en pourcentage du PIB)


Sources : PLF 2019, LPFP 2018-2022, budget italien 2019.




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« Pas des têtes brûlées »
Dans une lettre de quatre pages, le gouvernement souligne qu’il savait que ce budget n’était « pas en ligne avec les normes du pacte de stabilité et de croissance ».
« C’était une décision difficile mais nécessaire à la lumière du retard pour retrouver le niveau de PIB d’avant la crise et des conditions économiques dramatiques dans lesquelles se trouvent les couches les plus désavantagées de la société italienne. »
Mais « si les rapports dette/PIB et déficit/PIB devaient ne pas être en ligne avec ce qui est prévu, le gouvernement s’engage à intervenir en adoptant toutes les mesures nécessaires afin que les objectifs indiqués soient rigoureusement respectés », ajoute le gouvernement.

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« Le chiffre de 2,4 % pour nous est un plafond que nous nous sommes solennellement engagés à respecter, a également déclaré le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, lors d’une rencontre avec la presse étrangère à Rome. Nous ne sommes pas une bande de têtes brûlées. Si nous avions adopté une loi de finances différente, nous serions entrés en récession. »
Pas « d’Italexit »
Comme l’avaient fait ses deux vice-premiers ministres ce week-end, Matteo Salvini et Luigi di Maio, chefs de file respectifs de la Ligue et du M5S, M. Conte a aussi réaffirmé l’engagement européen de son pays :
« Ecoutez-moi bien. Pour l’Italie, il n’y a aucune chance d’Italexit, de sortie de l’Europe ou de l’eurozone. »

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                Budget italien : un nouveau dossier brûlant pour la Commission européenne



Les marchés n’ont guère apprécié le maintien du budget en l’état, alors même qu’ils s’étaient détendus dans la matinée, rassurés par le fait que Moody’s n’ait pas accompagné sa baisse de la note de l’Italie vendredi soir d’une perspective négative. Cela signifie que l’agence, malgré ses inquiétudes, ne devrait pas dégrader de nouveau sa notation dans les six ou douze mois à venir.
Vers 16 heures, la Bourse de Milan cédait 0,66 %, après avoir ouvert en hausse de 1,82 % et évolué dans le vert jusqu’aux déclarations de M. Conte. Le spread, écart très surveillé entre les taux italien et allemand à dix ans, est, lui, repassé à 302 points, alors qu’il était descendu à 286 dans la matinée.

        Explications :
         

          Qu’est-ce que le « spread », scruté par les marchés et que l’Italie voit augmenter ?



Dialogue
Bruxelles semble avoir choisi la voie du dialogue. « Le commissaire européen Pierre Moscovici a essayé d’arrondir les angles avec Rome en soulignant que l’UE n’interférerait pas dans la politique économique italienne », a souligné Christopher Dembik, analyste à Saxo Banque.
La Commission avait évoqué jeudi un dérapage budgétaire « sans précédent » et pointé un risque de « non-conformité grave » avec les règles européennes. L’Italie ploie en effet déjà sous une dette de 2 300 milliards d’euros, et les prévisions de croissance du gouvernement sont jugées trop optimistes : 1,5 % en 2019 contre 1 % prévu par la plupart des observateurs, dont le FMI.
La Commission européenne « ne veut pas d’une crise entre Bruxelles et Rome », a assuré lundi M. Moscovici, commissaire aux affaires économiques et monétaires, à la fiscalité et à l’union douanière, sur la radio France Inter : « La place de l’Italie est au cœur de l’Europe. » Néanmoins, « sans règles communes, il n’y a pas de zone euro », a-t-il ajouté, soulignant que la plupart des économistes ne croyaient pas au pari de Rome d’augmenter les dépenses publiques pour créer de la croissance.
M. Salvini ne s’est pour sa part pas montré très conciliant : « S’ils ne veulent pas comprendre pourquoi le pays va retrouver la croissance, nous leur expliquerons. Mais nous ne reculerons pas d’un demi-centimètre. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Condamnant « avec la plus grande fermeté » la mort du journaliste saoudien en Turquie, Angela Merkel a décidé de ne plus autoriser de contrats d’armement avec Riyad.
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Mort de Jamal Khashoggi : l’Allemagne suspend ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite

Condamnant « avec la plus grande fermeté » la mort du journaliste saoudien en Turquie, Angela Merkel a décidé de ne plus autoriser de contrats d’armement avec Riyad.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 18h24
   





                        



   


Tant que les circonstances exactes de la mort du journaliste Jamal Khashoggi dans le consulat saoudien à Istanbul n’auront pas été éclaircies, la chancelière allemande, Angela Merkel, s’est dite, dimanche 21 octobre, « d’accord avec tous ceux qui disent qu’il ne peut y avoir d’exportations d’armes dans la situation où nous nous trouvons, même si ces ventes sont d’ampleur limitée ».
La veille, les autorités saoudiennes avaient « admis » que le journaliste Jamal Khashoggi, critique du pouvoir et exilé aux Etats-Unis, était bien mort dans l’enceinte du consulat saoudien en Turquie, évoquant une « rixe qui aurait mal tourné ». Angela Merkel a condamné « avec la plus grande fermeté » la mort du journaliste, en soulignant qu’il restait « des choses qui doivent être éclaircies de manière urgente » par Riyad.

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Berlin a approuvé cette année l’exportation de plus de 400 millions d’euros d’armement en Arabie saoudite, qui est le deuxième marché dans le monde pour l’Allemagne après l’Algérie. Le ministre de l’économie allemand, Peter Altmaier, a déclaré que le gouvernement prendrait « très prochainement » la décision d’annuler ou pas ces commandes.
L’accord de coalition signé en mars par Angela Merkel et par ses partenaires lors de la constitution d’un nouveau gouvernement prévoyait déjà un arrêt des ventes d’armes aux pays impliqués dans des conflits militaires, ce qui est le cas de l’Arabie saoudite, au Yémen. L’accord donné malgré tout aux exportations vers Ryad avait provoqué des protestations du partenaire social-démocrate de la coalition.

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Appel aux Européens
Pieter Altmaier a appelé lundi les autres pays européens à ne plus autoriser d’exportations d’armes en Arabie saoudite. « Ce n’est que si tous les pays européens se mettent d’accord que cela impressionnera le gouvernement de Ryad », a déclaré sur la chaîne de télévision allemande ZDF M. Altmaier, pour qui « les explications apportées » jusqu’ici par l’Arabie saoudite ne sont pas « satisfaisantes ».
« Il n’y a aucun effet positif si nous restons les seuls à arrêter les exportations et si en même temps d’autres pays comblent le trou », a-t-il argué.

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Son appel a provoqué des réactions en Espagne, où le parti Podemos, formation de gauche radicale alliée du gouvernement, a réclamé lundi à l’exécutif de Pedro Sanchez de stopper les ventes d’armes au régime saoudien.
En septembre, le gouvernement espagnol avait suscité de vives critiques pour avoir décidé de maintenir la livraison de 400 bombes à guidage laser à l’Arabie saoudite. Il avait souhaité pourtant y renoncer quelques jours plus tôt après des bombardements au Yémen de la coalition emmenée par Ryad qui avaient tué des dizaines d’enfants.
« L’Allemagne dit désormais ce que nous soutenons depuis longtemps à Unidos Podemos [Podemos et ses alliés] : les pays de l’UE doivent arrêter de vendre des armes au régime saoudien », a écrit le numéro un du parti, Pablo Iglesias, sur son compte Twitter.

Lo que llevamos tanto tiempo diciendo desde Unidos Podemos ahora lo dice también Alemania: los países de la UE debe… https://t.co/sFLzKoBBjk— Pablo_Iglesias_ (@Pablo Iglesias)


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Plus tard dans la journée, la première ministre britannique, Theresa May, a déclaré devant la chambre des députés : « Je suis sûre que tout le Parlement se joint à moi pour condamner le meurtre de Jamal Khashoggi avec la plus grande fermeté possible. Nous devons connaître toute la vérité sur ce qui s’est passé. »
« Rien ne restera secret »
De son côté, la Turquie a assuré lundi que « rien ne restera[it] secret » dans l’enquête sur le meurtre par des agents saoudiens du journaliste Jamal Khashoggi dans le consulat de son pays à Istanbul.
« Depuis le début, la ligne de notre président est claire : rien ne restera secret concernant cette affaire. Sur le plan judiciaire, nous irons au fond de cette affaire », a déclaré le porte-parole de la présidence, Ibrahim Kalin, dénonçant le « meurtre détestable » de Jamal Khashoggi.
Le porte-parole de M. Erdogan a également déclaré que la Turquie « ne voudrait pas » que ses relations avec l’Arabie saoudite, qualifiée de « pays frère et ami », pâtissent de cette affaire qui a choqué la communauté internationale.
« Par conséquent, une grande responsabilité incombe aux autorités saoudiennes dans l’éclaircissement de cette affaire », a ajouté M. Kalin, qui s’exprimait à Ankara à l’issue d’un conseil des ministres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Un train transportant 366 personnes a déraillé à Taïwan, dimanche. Au moins 18 personnes sont mortes et 187 autres ont été blessées.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le président sortant, 85 ans dont près de trente-six au pouvoir, a été reconduit pour un mandat de sept ans avec 71,28 % des suffrages.
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Décryptage

Présidentielle au Cameroun : et à la fin, c’est encore Biya qui gagne

Le président sortant, 85 ans dont près de trente-six au pouvoir, a été reconduit pour un mandat de sept ans avec 71,28 % des suffrages.

Cyril Bensimon
    



LE MONDE
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        Le 22.10.2018 à 16h07

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        Mis à jour le 22.10.2018 à 16h13






    
Le président camerounais, Paul Biya, vote lors de l’élection présidentielle, le 7 octobre 2018, à Yaoundé.
Crédits : ALEXIS HUGUET / AFP


L’élection présidentielle au Cameroun obéit à une scénographie bien réglée. Le contexte et le déroulement du vote, le casting des rôles secondaires varient selon les époques, mais la conclusion demeure immanquablement la même. La campagne peut offrir une apparence de vitalité démocratique, les opposants clamer leur certitude de victoire dans les urnes, les contestations légales être bien argumentées, l’attente du résultat contenir juste ce qu’il faut de faux suspense ; à la fin, un même visage émerge, seulement marqué de quelques rides supplémentaires.
Lundi 22 octobre, au terme des quinze jours légaux qui leur étaient offerts après le vote, perruqués, les épaules couvertes d’hermine, les onze membres du Conseil constitutionnel, tous nommés par Paul Biya, ont proclamé la victoire définitive et sans appel du même Paul Biya à l’élection présidentielle. Un septième mandat obtenu officiellement avec 71,28 % des suffrages pour un homme de 85 ans qui a déjà occupé pendant près de trente-six ans la plus haute fonction de l’Etat.

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Que peut-il encore promettre que le temps ne lui a pas permis de réaliser ? Pour sa réélection, le président sortant n’a pas eu besoin de faire campagne ni de faire miroiter de nouvelles opportunités à son peuple. Son slogan, qui tapissait ces dernières semaines tout ce que le Cameroun compte de murs, s’est limité à une formule : « la force de l’expérience », qui ne l’engage en rien auprès de ses concitoyens. Il aurait aussi pu choisir « le poids des habitudes ».
Maurice Kamto, premier opposant
Une élection pour rien, pourrait-on dire alors ? Peut-être pas, car de l’avis de tous les observateurs de la vie locale, ce scrutin présidentiel a redonné un certain intérêt pour la politique à nombre de Camerounais jusque-là désabusés par la sclérose du débat public. Retransmis à la télévision nationale et repris sur les réseaux sociaux, les trois jours d’audience devant le Conseil constitutionnel ont offert un spectacle inédit et largement suivi : celui de la mise en accusation des pratiques électorales du régime devant un tribunal.
Devant cette instance, chargée pour la première fois, vingt-deux ans après sa création, de se prononcer sur les recours déposés lors d’une élection à la fonction suprême, le candidat Maurice Kamto, qui demandait l’annulation du vote dans sept des dix régions du pays, estimant notamment que 1,327 million de voix ont été frauduleusement octroyées à Paul Biya, s’est fait le héraut d’un « Cameroun aplati, qui depuis les origines cherche à se redresser » face au « Cameroun de l’arrogance régnante, méprisante, sûre de son fait ».

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Sans surprise, les membres du Conseil constitutionnel ne lui ont pas donné satisfaction – pas plus qu’aux deux autres candidats, Joshua Osih et Cabral Libii, qui réclamaient l’annulation complète du scrutin du 7 octobre –, mais Maurice Kamto (14,23 % des suffrages) a montré lors de cette élection qu’il pouvait désormais endosser la tenue de premier opposant à Paul Biya. Un pari sur l’avenir, en somme, sachant que la présidence Biya est entrée dans une ère crépusculaire et que personne ne sait comment les ténors du parti au pouvoir géreront l’inéluctable succession du « Sphinx d’Etoudi ».
Le pays n’a jamais paru aussi morcelé
Dans cette première élection organisée à l’ère des réseaux sociaux, propices à la diffusion d’informations rarement vérifiées, et des groupes WhatsApp permettant le rassemblement de tous ceux qui partagent un même avis, le Cameroun aura aussi montré un visage inquiétant.
« On a pu voir un ethnofascisme se développer contre les Bamiléké. Il faut pour cela regarder certaines chaînes de télévision soutenues par le pouvoir », indique Stéphane Akoa, politologue à la Fondation Paul Ango Ela. En effet, que ce soit dans les groupes de discussions ou dans certains médias, la campagne contre Maurice Kamto a été menée bien davantage contre la communauté à laquelle il appartient que contre le programme défendu par cet ancien ministre (2004-2011) à la personnalité policée et aux manières de technocrate.

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Pour Paul Biya, tout le défi de son nouveau mandat de sept ans sera de préserver l’unité d’un pays qui n’a jamais paru aussi morcelé. Dans les provinces septentrionales, le combat contre les islamistes armés de Boko Haram, qui avait permis à Yaoundé de se replacer sur l’échiquier international comme l’un des rouages de la lutte contre le djihadisme, n’est pas encore achevé. « Ils ont récupéré beaucoup d’armes lors de deux attaques sur des bases militaires au Nigeria. Dès la saison sèche, ils vont relancer des attaques », s’inquiète un officier de haut rang.
Dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les autorités camerounaises mènent en revanche depuis un an une guerre sans appui extérieur et sans regard étranger contre les rebelles indépendantistes anglophones. Nul n’est en mesure de savoir si, dans un avenir proche, Paul Biya privilégiera le dialogue, comme l’y incitent diplomates et leaders de la société civile, ou poursuivra la répression à huis clos.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Environ 200 personnes ont réussi à passer dans l’enclave espagnole, dimanche, en escaladant la clôture.
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Compte rendu

Un migrant tué et douze militaires blessés à la frontière entre le Maroc et Melilla

Environ 200 personnes ont réussi à passer dans l’enclave espagnole, dimanche, en escaladant la clôture.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 22.10.2018 à 15h30

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        Mis à jour le 22.10.2018 à 15h37






    
Des migrants sont assis au sommet d’un clôture à la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Mellila, en 2015.
Crédits : ANGELA RIOS / AFP


Douze militaires marocains ont été blessés, dont certains grièvement, dimanche 21 octobre, en essayant d’empêcher 300 migrants, dont un est mort, d’escalader la clôture séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla, a rapporté lundi l’agence de presse officielle marocaine MAP.
La veille, la préfecture de Melilla avait indiqué qu’un migrant avait été tué et 19 blessés lors de cette tentative de traversée de la frontière depuis la ville marocaine de Nador (nord). Environ 200 migrants ont réussi à passer à Melilla, selon les autorités espagnoles. Le ministère marocain de l’intérieur a de son côté déclaré lundi que 141 migrants ont été arrêtés lors de cette opération, sans préciser le nombre exact de ceux ayant tenté de passer en Espagne. Les migrants interpellés seront « renvoyés vers leurs pays d’origine », selon la même source.

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La frontière séparant le Maroc de Melilla est protégée par deux grillages de six mètres de haut surplombés de barbelés coupants. Les deux seules frontières terrestres entre l’Afrique et l’Union européenne sont situées le long des enclaves espagnoles de Melilla et de Ceuta.
L’Espagne est devenue la première porte d’entrée de l’immigration clandestine en Europe, avec plus de 47 000 migrants entrés depuis le début de l’année, dont environ 5 000 par voie terrestre selon l’Organisation internationale pour les migrations. Le Maroc est un pays de transit pour des milliers de migrants originaires d’Afrique subsaharienne espérant rejoindre l’Europe.
Les autorités marocaines, qui évoquent 54 000 tentatives de passage avortées depuis le début de l’année, multiplient depuis l’été rafles musclées et déplacements forcés de milliers de migrants subsahariens, suscitant de vives critiques des défenseurs de droits humains.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Elin Ersson, 22 ans, avait retardé en juillet le décollage d’un avion dans lequel se trouvait un débouté du droit d’asile, renvoyé en Afghanistan par les autorités suédoises.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Le Monde avec AFP  Publié aujourd’hui à 15h03, mis à jour à 15h07   Lecture 1 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                            La justice suédoise a décidé de poursuivre, vendredi 19 octobre, une étudiante suédoise de 22 ans pour avoir « enfreint la loi sur l’aviation civile » après le blocage temporaire d’un avion au départ de Göteborg, le 23 juillet 2018.          Pour éviter qu’un demandeur d’asile soit renvoyé par avion en Afghanistan, Elin Ersson avait acheté un billet sur le même vol, depuis l’aéroport de Landvetter. Après s’être rendu compte que l’homme qu’elle souhaitait aider ne se trouvait pas dans l’avion, elle a tout de même refusé de s’asseoir pour retarder l’expulsion d’un autre demandeur d’asile présent à bord, lui aussi afghan. « Je ne vais pas m’asseoir avant que cette personne soit descendue de cet avion », a-t-elle prévenu.           Lire aussi Comment la Suède a durci sa politique d’asile             Pendant de longues minutes, elle a diffusé son action en direct sur Facebook. « Il se fera certainement tuer s’il reste dans cet avion », a-t-elle répété aux passagers et au personnel de bord, pour certains agacés. Peu à peu, elle a reçu le soutien de voyageurs, dont une équipe de football au complet, qui se sont levés à leur tour. Les images comptent désormais plus de 13 millions de consultations sur Facebook.            Les deux hommes que Elin Ersson souhaitait soutenir ont, depuis, été expulsés de Suède. Elle a plusieurs fois répété devant les médias suédois n’être coupable d’aucun crime. « En Suède, la peine de mort n’existe pas, mais l’expulsion vers un pays en guerre peut mener à leur mort », a-t-elle déclaré en revendiquant son action. Aucune date n’a, pour l’instant, été fixée pour son procès.           Lire aussi En Suède, la question des réfugiés au cœur des élections législatives                                                           Voir les réactions     Dans la même rubrique                 « Je ne m’assieds pas » : elle bloque le décollage pour empêcher l’expulsion d’un migrant  Une jeune militante suédoise a refusé de s’asseoir dans l’avion et a empêché le décollage pour protester contre le renvoi d’un demandeur d’asile en Afghanistan, lundi 23 juillet.                          Eric Fassin : « L’appropriation culturelle, c’est lorsqu’un emprunt entre les cultures s’inscrit dans un contexte de domination »  Dans un entretien au « Monde », le sociologue Eric Fassin revient sur ce concept né dans les années 1990, au cœur de nombre de polémiques récentes.                      Un centre pour réfugiés ouvre, sans polémique, dans le 16e arrondissement de Paris  Il y a deux ans, dans le même arrondissement cossu, un centre d’hébergement pour SDF avait suscité un tollé.               
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Dans une déclaration diffusée en direct à la télévision, le premier ministre australien a reconnu les manquements de l’Etat face aux affaires de pédophilie.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le président américain multiplie les déplacements et tente de replacer l’immigration au cœur de la campagne pour les élections de mi-mandat.
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Midterms, J − 15 : Donald Trump tente de réitérer la surprise de 2016

Le président américain multiplie les déplacements et tente de replacer l’immigration au cœur de la campagne pour les élections de mi-mandat.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 15h11
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.
Le fait du jour
Donald Trump compte parcourir les Etats-Unis jusqu’au dernier jour de la campagne des élections de mi-mandat. Après s’être déplacé une nouvelle fois dans le Montana, le 18 octobre, puis dans l’Arizona et le Nevada, deux Etats où des sièges de sénateurs occupés par des républicains sont disputés, le président des Etats-Unis doit se rendre cette semaine dans le Texas, le Wisconsin et la Caroline du Nord.
Cet activisme rappelle celui déployé par le candidat républicain à l’élection présidentielle de 2016. Une omniprésence qui avait payé, notamment dans les trois Etats qui avaient beaucoup contribué à sa victoire : le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie. Il contribue pour l’instant à la remobilisation de l’électorat républicain, même si les démocrates conservent l’avantage en termes d’intentions de vote au niveau national.
Cette similitude ne s’arrête pas à l’agenda du président. Ce dernier a en effet saisi l’opportunité créée par une caravane de migrants d’Amérique centrale qui veulent rejoindre les Etats-Unis pour tenter de remettre la lutte contre l’immigration au cœur de la campagne électorale, alors que les débats souvent sont dominés pour l’instant dans les circonscriptions par l’enjeu de la santé, selon des sondages convergents.
Depuis quelques mois, l’administration américaine est confrontée à une multiplication des passages illégaux, selon les statistiques relatives aux arrestations de sans-papiers. Après une première hausse au début de l’année, cette administration a répliqué par une politique drastique de séparation des familles de migrants. Elle a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ A 69 ans, cet économiste libéral formé en partie aux Etats-Unis a su se rendre indispensable au candidat d’extrême droite à la présidentielle brésilienne. En cas de victoire de celui-ci, il pourrait hériter d’un grand ministère.
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Paulo Guedes, le « Chicago Boy » qui inspire Jair Bolsonaro

A 69 ans, cet économiste libéral formé en partie aux Etats-Unis a su se rendre indispensable au candidat d’extrême droite à la présidentielle brésilienne. En cas de victoire de celui-ci, il pourrait hériter d’un grand ministère.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h43
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

Jair Bolsonaro le surnomme tantôt son « mari » tantôt son « couteau suisse ». Paulo Guedes est, en réalité, la carte maîtresse du candidat d’extrême droite brésilien, pressenti pour devenir le futur président du pays à l’issue du second tour de l’élection qui l’opposera, dimanche 28 octobre, à Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT, gauche). Ultralibéral, disciple de l’école de Chicago, M. Guedes est l’auteur de la transformation de M. Bolsonaro, l’artisan de son triomphe annoncé.
Paulo Guedes a fait d’un homme au discours raciste, misogyne et homophobe la coque­luche des milieux d’affaires, une vedette ­acclamée par les entrepreneurs de Sao Paulo
Aux yeux de ses partisans, Jair Bolsonaro représente un « mythe » ; pour les marchés brésiliens, Paulo Guedes incarne le « messie ». « Il peut être le président du Brésil », titrait le magazine conservateur Veja du 17 août, parlant de lui comme étant « la tête de Jair Bolsonaro ». Grâce à son « mari », le ­parachutiste de réserve s’est mué en une personnalité market-friendly (« bienveillante ­envers les marchés financiers »).
Mieux, Paulo Guedes a fait d’un homme au discours raciste, misogyne et homophobe la coque­luche des milieux d’affaires, une vedette ­acclamée par les entrepreneurs de Sao Paulo. Une prouesse, car le militaire répète à l’envi qu’il n’y entend goutte en économie. De ­surcroît, ses vingt-sept années en tant député ont plutôt laissé de lui le souvenir d’un étatiste nationaliste.

Né à Rio de Janeiro, formé en économie à l’université fédérale du Minas Gerais (sud-est), titulaire d’un master de la Fondation Getulio Vargas et d’un doctorat de l’université de Chicago, Paulo Roberto Nunes Guedes, 69 ans, fréquente les arcanes du pouvoir depuis des décennies. Il se targue d’avoir été consulté par divers cabinets, notamment celui de Dilma Rousseff, la présidente de gauche dont le gouvernement, en 2015, a été confronté à une récession...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Donald Trump évoque « tromperie et mensonges ». Paris, Londres et Berlin demandent des clarifications urgentes.
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Affaire Khashoggi : la version de Riyad ne convainc pas les alliés

Donald Trump évoque « tromperie et mensonges ». Paris, Londres et Berlin demandent des clarifications urgentes.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h43
    |

            Marc Semo et 
Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La version des autorités saoudiennes sur la mort de l’opposant Jamal Khashoggi ne convainc guère ses alliés occidentaux à commencer par les Etats-Unis. Riyad a reconnu, dix-huit jours après les faits, la mort de Jamal Khashoggi, dans son consulat à Istanbul « après une rixe », en évoquant une « erreur tragique ». Paris, Londres et Berlin ont, dans un communiqué commun dimanche 21 octobre, souligné « l’urgence de clarifier ce qu’il s’est passé exactement le 2 octobre » soulignant d’une même voix que « les hypothèses de l’enquête saoudienne doivent être étayées par des faits ».
En pleine campagne électorale pour les élections de mi-mandat du 6 novembre, Donald Trump alterne les déclarations favorables et défavorables au régime saoudien. Après avoir jugé initialement « crédible » la version de la mort de Jamal Khashoggi avancée par les autorités de Riyad, le président américain s’est montré plus critique. « Il y a manifestement eu tromperie et mensonges », a-t-il déclaré au Washington Post, le quotidien auquel collaborait le chroniqueur tombé en disgrâce auprès du prince héritier Mohammed Ben Salman, surnommé MBS. « Leurs histoires partent dans tous les sens », a-t-il ajouté, tout en ménageant ostensiblement l’homme fort du royaume, « une personnalité forte », qui « aime vraiment son pays ». « Personne ne m’a dit qu’il était responsable. Personne ne m’a dit qu’il n’était pas responsable. Nous ne sommes pas arrivés à ce point », a estimé le président américain, évoquant la « possibilité » qu’il n’ait été informé qu’a posteriori de la mort du dissident.

Pour autant, il n’est pas question, tant que les faits n’auront pas été établis, de mettre en péril les liens stratégiques et les ventes d’armes à Riyad. « J’aimerais qu’il ne soit pas responsable. Je pense que c’est un allié très important pour nous. Notamment avec l’Iran qui mène tellement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Au lendemain de l’assaut qui s’est déroulé à Béni, dans l’est du pays, les habitants en colère ont manifesté en brûlant des bâtiments officiels.
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Compte rendu

En RDC, au moins onze morts dans une attaque attribuée aux rebelles ougandais des ADF

Au lendemain de l’assaut qui s’est déroulé à Béni, dans l’est du pays, les habitants en colère ont manifesté en brûlant des bâtiments officiels.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-10-22T11:32:32+02:00"

        Le 22.10.2018 à 11h32






    
Des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) en patrouille pour lutter contre les attaques des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) le 6 octobre 2018, près d’Oicha, dans le Nord-Kivu.
Crédits : JOHN WESSELS / AFP


Une foule en colère a saccagé dimanche 21 octobre des édifices publics à Béni, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), au lendemain d’une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) qui s’est soldée par au moins onze morts et quinze personnes enlevées, dont dix enfants. « Nous venons de ramasser onze corps de civils tués à Matete », au nord de Béni après l’attaque des rebelles, « quinze personnes sont portées disparues parmi lesquelles dix enfants dont l’âge varie entre 5 et 10 ans », a déclaré à l’AFP le colonel Safari Kazingufu, chef de la police de la ville de Béni.

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                Dans l’est de la RDC, lutter contre Ebola au milieu des groupes armés



Le bilan pourrait être plus élevé car un habitant a dit à l’AFP avoir « vu les corps de deux hommes en tenue militaire » dans le quartier où l’attaque a eu lieu. Cette « attaque menée par des présumés ADF a visé la ville de Béni. Nous avons repoussé l’attaque, mais malheureusement il y a eu des morts parmi les civils et les militaires », a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’armée dans la région, le capitaine Mak Hazukay.
Impuissance et désolation
« Suite à cela, la population a manifesté, brandissant trois corps de civils tombés à Boikene », un quartier du nord de Béni dans la province du Nord-Kivu, a déclaré à l’AFP le bourgmestre de la commune de Ruwezori, Aloys Bwarara. « D’autres gens en colère sont partis brûler le bâtiment de la poste ainsi qu’un bâtiment de la mairie. Ce que je déplore car nous faisons tout pour que la population soit sécurisée », a ajouté M. Bwarara.
Les habitants étaient nombreux dans les rues de Béni, criant leur colère, des femmes se frappant la poitrine et d’autres posant leurs mains sur la tête en signe d’impuissance et de désolation, selon les témoignages recueillis par l’AFP. « Nous sommes descendus avec trois corps jusqu’à la mairie, la police est venue nous disperser parce qu’un autre groupe de jeunes avait brûlé la poste et deux bâtiments annexes de la mairie », a expliqué un conducteur de moto-taxi, Paluku Thaiswika.

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« L’artère principale de la ville est barricadée, les gens agitent des herbes pour manifester leur colère », a indiqué Guillaume Saliboko, étudiant en droit. La manifestation a été spontanée. « Personne n’a appelé à une marche », mais il s’agit d’une « protestation aux tueries à répétition à Béni », a estimé le président de la société civile de Béni, Kizito Din-Hangi. « Ce déchaînement de violence et de destruction n’est pas forcément la solution, mais il est compréhensible pour une population tant meurtrie et méprisée », a réagi le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) sur son compte Twitter.
Un mystérieux groupe armé
Un peu plus tôt, la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) avait indiqué à l’AFP que les casques bleus ont échangé des tirs dans la nuit de samedi à dimanche avec de présumés rebelles à Béni. « Il n’y a pas eu de perte de notre côté, ni de blessé » au terme de ces échanges de tirs qui ont duré près de quatre heures, a indiqué la porte-parole, Florence Marchal.
Depuis octobre 2014, la ville et le territoire de Béni sont la cible d’une série d’attaques attribuées aux rebelles ougandais musulmans des ADF. Des centaines de civils ont été tuées. Opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont présents dans le Nord-Kivu depuis 1995. Ce mystérieux groupe armé vit dans la jungle et la savane, visiblement avec femmes et enfants, et n’affiche aucun leader, aucune revendication. Il n’a jamais lancé d’attaque d’envergure contre Kampala. Les ADF sont aussi tenus responsables de la mort de quinze casques bleus tanzaniens au cours d’une attaque d’une base en décembre 2017 à Semuliki, plus à l’est, vers la frontière avec l’Ouganda.

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                Affaiblie, la Monusco se cherche une porte de sortie honorable en RDC



Présente en RDC depuis 1999, la Monusco, comptant quelque 17 000 casques bleus pour un budget annuel de 1,153 milliard de dollars (environ 1 milliard d’euros), est l’une des plus importantes missions de paix menées par l’ONU dans le monde. Les Etats-Unis ont ajouté les ADF à leur liste d’organisations terroristes en 2001, et l’Ouganda les accuse d’avoir des liens avec les insurgés islamistes somaliens chabab et Al-Qaida. Ces liens n’ont pas été clairement établis jusque-là.
Mardi, la cheffe de la Monusco Leïla Zerrougui a envisagé devant la presse « des négociations » avec les ADF sans en préciser la teneur dans la mesure où ce groupe ne présente aucune revendication précise.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le président des Etats-Unis n’a pas hésité à rappeler au premier ministre irakien l’engagement américain dans son pays pour l’inciter à préférer General Electric pour la fourniture de turbines à gaz, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« En Irak, l’allemand Siemens, victime de la nouvelle version de l’“America first” de Donald Trump »

Le président des Etats-Unis n’a pas hésité à rappeler au premier ministre irakien l’engagement américain dans son pays pour l’inciter à préférer General Electric pour la fourniture de turbines à gaz, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h52
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Y aller ou pas ? Les nuits de Joe Kaeser doivent être un peu agitées en ce moment. La pression monte en Allemagne pour contraindre le PDG de Siemens d’annuler son déplacement son déplacement cette semaine au « Davos du désert », la grande conférence économique organisée par l’Arabie Saoudite.
Pourtant, l’entreprise allemande ne vend pas d’armes, ni de matériel sensible, mais des turbines à gaz, pour produire de l’électricité, et des trains. Mais peut-on à la fois condamner dans son pays la montée de l’extrême droite anti-immigrés et cautionner par sa présence un pays qui assassine des journalistes ?
Ce n’est pas la seule source d’insomnie pour M. Kaeser L’Orient compliqué en compte tellement. La dernière date de dimanche dernier. En signant un accord de coopération avec l’Irak, son concurrent General Electric, est en passe de lui souffler un contrat qu’il avait quasiment empoché.
Un style tout en finesse
D’ailleurs, la veille, le groupe allemand avait signé avec le ministère de l’électricité irakien un accord « non engageant » pour développer de nouvelles capacités de production. Le chantier est considérable, à la hauteur des besoins de ce pays ruiné par la guerre. Une affaire à près de 15 milliards de dollars comme il n’en existe presque plus sur ce marché des turbines à gaz totalement déprimé par l’effondrement des commandes mondiales.
Mais son concurrent américain GE a encore plus faim que lui. Anéanti par cette mauvaise conjoncture, alourdi par l’achat au plus mauvais moment du Français Alstom, le groupe de Boston a passé une provision gigantesque de 23 milliards de dollars pour tenter d’éponger les pertes de cette activité et sauver l’une des plus célèbres multinationales américaines menacée de démantèlement. Perdre le contrat irakien, alors que l’infrastructure électrique actuelle de l’Irak est majoritairement signée GE aurait été une catastrophe.
C’est pourquoi Washington est entrée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Les alliés cherchaient un compromis, Donald Trump bouscule le calendrier.
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L’OTAN embarrassée face au retrait américain du traité sur les missiles intermédiaires

Les alliés cherchaient un compromis, Donald Trump bouscule le calendrier.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 11h23
    |

            Nathalie Guibert et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

En annonçant samedi 27 octobre que les Etats-Unis allaient se retirer du Traité sur les forces nucléaires intermédiaires (FNI) signé avec la Russie, Donald Trump a, une nouvelle fois, provoqué l’inquiétude de ses partenaires. La décision américaine semble avoir surpris, et pris de vitesse, nombre des alliés de Washington au sein de l’OTAN, même si les experts débattaient du sujet depuis longtemps. Le FNI, conclu en 1987 par Ronald Reagan et le dernier dirigeant de l’URSS Mikhaïl Gorbatchev, bannissait les missiles balistiques terrestres et les missiles de croisière de portée intermédiaire – entre 500 et 5 500 km.
L’Alliance atlantique se préparait, en tout cas, à réévoquer le sujet en décembre, lors de la prochaine réunion de ses ministres des affaires étrangères. « Il y a convergence sur l’analyse et la violation du traité par Moscou, mais problème sur la gestion du calendrier, puisque nous étions à la recherche d’un consensus », indiquait, dimanche, une source diplomatique à Bruxelles.

Les Occidentaux ne se déchireront sans doute pas comme dans les années 1980 lorsque, avant la signature du traité FNI, certains envisageaient de riposter à la menace russe en déployant des missiles de croisière au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique et en Italie. Les premières réactions à la décision du président Trump ont toutefois été divergentes, dimanche.
A Londres, le ministre de la défense, Gavin Williamson, s’alignait sur la décision de M. Trump alors qu’à Berlin, le chef de la diplomatie, Heiko Maas, appelait le président américain à bien en mesurer les conséquences pour l’Europe. Un porte-parole de la CDU-CSU, le parti de la chancelière Angela Merkel, appelait, pour sa part, au maintien du traité « afin d’éviter une nouvelle course aux armements nucléaires en Europe ». Et Paris ? Il y a quelques semaines déjà, la diplomatie française avait surpris par son silence sur ce dossier.
Inquiétudes dès 2013
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Après le meurtre du journaliste saoudien, le risque de sanctions contre l’Arabie saoudite pourrait entraîner une crise pétrolière majeure. Mais ni Riyad ni Washington n’y ont intérêt.
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Affaire Khashoggi : l’Arabie saoudite et les Etats-Unis veulent limiter l’impact sur le prix du pétrole

Après le meurtre du journaliste saoudien, le risque de sanctions contre l’Arabie saoudite pourrait entraîner une crise pétrolière majeure. Mais ni Riyad ni Washington n’y ont intérêt.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h25
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

L’affaire Khashoggi va-t-elle précipiter le monde du pétrole dans la tourmente ? La mort du journaliste saoudien critique du régime de Riyad, au consulat saoudien ­d’Istanbul, en Turquie, le 2 octobre, représente un test inattendu pour l’une des alliances les plus capitales de l’économie mondiale : la relation entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.
Nonobstant la pression inter­nationale, le président américain, Donald Trump, a mis plusieurs jours avant de condamner le ­pouvoir saoudien. Cependant, depuis jeudi, il a durci le ton, ­assurant que les conséquences seraient « très sévères » s’il était prouvé que les dirigeants du royaume wahhabite avaient un lien avec la mort de Jamal Khashoggi.

Aux Etats-Unis, où l’Arabie saoudite a toujours mauvaise presse, surtout en période électorale (le scrutin de mi-mandat se tiendra mardi 6 novembre), des sénateurs ont réclamé une enquête officielle après la disparition du journaliste. Dans la nuit de vendredi à samedi, les autorités de Riyad ont affirmé, après plusieurs jours de tergiversations, que M. Khashoggi était bien mort dans les locaux du consulat à la suite d’une « bagarre » – une ligne de défense qui semble très peu crédible.
Après les menaces venues d’outre-Atlantique, les Saoudiens ont immédiatement riposté : « Si le royaume devait faire face à une quelconque sanction, il répondrait de manière encore plus grande », a-t-il été prévenu dans un communiqué publié par l’agence officielle SPA, soulignant « le rôle vital que [jouait] l’Arabie saoudite dans l’économie mondiale ».

La référence à l’arme pétrolière est transparente : avec ses gigantesques réserves, le pays du Golfe assure 10 % de la production mondiale et conserve sa place de premier exportateur mondial. « Nous sommes la banque centrale du marché du pétrole », a encore insisté le ministre du pétrole saoudien, Khaled Al-Faleh, lors d’un déplacement en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Les législatives, émaillées de plusieurs explosions meurtrières, ont également pâti d’un manque latent d’organisation.
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En Afghanistan, deux jours de vote dans le chaos

Les législatives, émaillées de plusieurs explosions meurtrières, ont également pâti d’un manque latent d’organisation.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 14h30
    |

            Jacques Follorou (Kaboul, envoyé spécial)








                        



   


En Afghanistan, les jours d’élection sont parmi les plus inquiétants de l’année car on sait d’avance ce qui va se passer. Le vote, samedi 20 et dimanche 21 octobre, pour le renouvellement du Parlement ne l’a pas démenti. Les rues vides de Kaboul et les visages inquiets des nombreuses forces de sécurité annonçaient déjà un bilan qui s’établissait, dimanche soir, selon les sources les plus fiables, à 49 morts, dont 38 civils et 11 membres des forces de sécurité – et une centaine de blessés. A lui seul, l’attentat-suicide survenu samedi dans un bureau de vote d’un quartier du nord-ouest de la capitale a tué quinze personnes.
Près de 200 incidents ont été recensés sur l’ensemble du territoire, dont l’usage de mines artisanales. Dans le nord du pays, à Kunduz, où on a relevé 39 blessés et trois morts, un bureau de vote a été attaqué par les talibans qui ont tué un assesseur et brûlé les urnes. Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, qui avait renouvelé samedi son conseil aux citoyens de « s’abstenir de participer à ce processus théâtral afin de protéger leurs propres vies », a assuré que « 318 attaques ont été menées contre ces fausses élections ». Pour la présidentielle de 2014, le bilan était deux fois plus lourd.
Colère et frustration

   


Pourtant, cette fois, les talibans n’ont pas été les seuls à empêcher les gens de voter. Les organisateurs du scrutin ont, en effet, suscité colère et frustration parmi les électeurs à cause d’une gestion chaotique du vote. En premier lieu, le recours, dans un délai trop court, à un processus de contrôle biométrique pour lutter contre la fraude, a bloqué le système. Des dizaines d’enseignants formés pour leur utilisation ne sont pas venus, beaucoup de machines ne fonctionnaient pas, parfois faute d’électricité, ou n’avaient pas été livrées.
Selon la chef du bureau de vote installé dans le lycée d’Istiqlal, au cœur de Kaboul, « face aux problèmes du biométrique, l’ordre a été donné en fin de matinée par la Commission électorale indépendante de prendre en compte les votes de tous ceux qui étaient inscrits sur les listes, comme on faisait avant ». Un choix qui rayait, d’un trait, un investissement de 20 millions de dollars (17,3 millions d’euros).
D’autres bureaux n’ont pas ouvert, faute d’avoir reçu les listes des inscrits. Et dans un grand nombre de cas, le vote a débuté plusieurs heures après l’ouverture du scrutin. Ces situations inextricables ont conduit la Commission électorale à repousser leur fermeture à 20 heures au lieu de 16 heures comme prévu, et à rouvrir, dimanche, plus de 250 bureaux pour terminer l’enregistrement des votes. L’exaspération s’est exprimée à de nombreux endroits. L’axe principal, à la sortie nord de Kaboul, a été bloqué par des milliers de personnes. Un bureau a été dévasté en périphérie de la capitale.
Le président de la Commission électorale, Abdul Badin Sayat, a présenté ses excuses dès samedi soir. Dimanche soir, il a salué les quatre millions de personnes (sur 8,9 millions d’inscrits) qui ont bravé les difficultés pour venir voter. L’un de ses adjoints, samedi matin au siège de la Commission, sur la route de Jalalabad, expliquait « qu’il avait fallu choisir entre les menaces des partis qui ne voulaient pas participer au scrutin si le système biométrique n’était pas mis en place et les risques de dysfonctionnements attachés à sa mise en place précipitée ». Les mêmes chefs de partis qui ont estimé que cette élection était pire, « en termes de fraude, que la présidentielle de 2014 », ou que « tout cela était la faute de l’OTAN ».
« Un certain enthousiasme »

   


Un discours assez éloigné de celui de certains petits candidats indépendants. Dans la longue file du bureau de vote installé dans la mosquée du quartier de Wazir Abkar Khan, au cœur de Kaboul, on ne peut pas le manquer. Baktash Siawash, 35 ans, le plus jeune parlementaire de l’ex-Assemblée, a toujours aimé les beaux vêtements et tient à montrer qu’il patiente depuis des heures avec les électeurs. « Les gros candidats pourront toujours protester, ils ne pourront pas bloquer le processus au niveau national qui reste un test grandeur nature pour la prochaine élection présidentielle. »
En dépit de ces récriminations, « un certain enthousiasme a été relevé pour ce vote », selon l’ONU. Dans le bureau de la mosquée de Wazir Akbar Khan, Mohammad Abassi, un étudiant en médecine de 24 ans, attend son tour depuis cinq heures. « Je suis là pour la démocratie, on veut faire le ménage et faire partir les voleurs du Parlement. » Dans le bureau de vote au lycée Istiqlal, Nilab Hamidi, âgée de 19 ans, exulte. « C’est la première fois que je vote, je ne voulais pas rater ça. Je connais la mauvaise réputation du Parlement, mais si les programmes des nouveaux candidats sont appliqués, les choses peuvent changer. »
La participation au scrutin a été qualifiée d’« importante dans les centres urbains » par l’ONG pour la transparence des élections en Afghanistan. Abdul Basir, lui, était chargé d’observer le vote au lycée Istiqlal pour l’ONG indépendante Free and Fair Elections Forum of Afghanistan. « Comme le bureau n’a ouvert qu’à 9 heures 30 au lieu de 7 heures, les gens sont restés longtemps sur le trottoir avec le risque d’attaques, cela montre leur volonté de participer. » Les observateurs soulignent aussi la force des logiques ethniques, surtout en province, qui pèsent sur les choix individuels.
Avant même de connaître le contenu des urnes, qui suscitera, sans doute, d’autres contestations, le crédit de cette élection paraît déjà entamé. Les résultats provisoires sont annoncés pour le 10 novembre et les définitifs pour le 20 décembre.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Pour développer le projet « Vision 2030 », le royaume a besoin de grands investisseurs mondiaux parfois révulsés par l’affaire Khashoggi. Cependant, le gotha des affaires ne peut durablement se désintéresser d’un pays qui inonde la planète de pétrodollars.
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L’affaire Khashoggi pèse sur l’attractivité économique de l’Arabie saoudite

Pour développer le projet « Vision 2030 », le royaume a besoin de grands investisseurs mondiaux parfois révulsés par l’affaire Khashoggi. Cependant, le gotha des affaires ne peut durablement se désintéresser d’un pays qui inonde la planète de pétrodollars.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h05
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant) et 
Marie de Vergès








                        



                                


                            

Les défections en cascade des grands patrons ­invités au forum des ­affaires de Riyad, prévu du mardi 23 au jeudi 25 octobre, posent une question qui va bien au-delà du prestige terni de cet ­événement : le projet ­« Vision 2030 », cher au prince hé­ritier Mohammed Ben Salman, aujourd’hui frappé par le « cyclone Khashoggi », est-il ­condamné à péricliter ?

Ce plan de développement économique, présenté en avril 2016, aspire à transformer le royaume wahhabite, premier exportateur de pétrole au monde, en un géant du numérique et des services, de façon à l’extirper de sa dépendance à l’or noir. Le numéro deux saoudien, surnommé « MBS », a bâti une grande partie de sa renommée sur cette promesse de révolution structurelle.
Mais c’était avant la disparition, le 2 octobre, au consulat saoudien d’Istanbul, de son compatriote ­Jamal Khashoggi, un journaliste qui critiquait les travers autoritaires de plus en plus prononcés du prince héritier dans les pages du Washington Post. Avant, surtout, que Riyad reconnaisse, dans la nuit de vendredi à samedi, la mort de M. Khashoggi au consulat d’Istanbul, tout en niant l’implication de MBS dans cette affaire. Des responsables turcs ont, eux, affirmé que le dissident avait été liquidé par une escouade de gros bras, arrivée le même jour d’Arabie saoudite, parmi lesquels des membres de la garde rapprochée de l’héritier du trône.

Si cette version se confirmait, « il est évident que cela abîmerait la confiance et l’envie d’investir en Arabie saoudite », analysait récemment un consultant européen, qui travaille dans le royaume. « Certains projets phares témoignant de la mégalomanie de MBS sont clairement menacés », estime un homme d’affaires français ayant ses entrées à Riyad.
Parmi ceux-là figurent la construction de « Neom », une cité futuriste presque aussi grande que la Belgique, budgétée à 500 milliards de dollars (435 milliards d’euros),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Une note interne de l’administration Trump, révélée par le « New York Times », préconise de strictement lier l’identité sexuelle aux organes sexuels à la naissance.
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Les Etats-Unis envisagent de revenir sur la définition des personnes transgenres

Une note interne de l’administration Trump, révélée par le « New York Times », préconise de strictement lier l’identité sexuelle aux organes sexuels à la naissance.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 11h59
   





                        



   


L’administration de Donald Trump envisage de définir très strictement l’identité sexuelle comme étant liée aux organes sexuels à la naissance, a rapporté le New York Times, dimanche 21 octobre, ce qui ôterait de fait aux personnes transgenres la possibilité de se faire reconnaître officiellement.
Le ministère américain de la santé propose, dans une note interne obtenue par le journal, d’établir une définition légale de l’identité sexuelle sous le « Title IX », une loi fédérale interdisant depuis 1972 toute discrimination entre les sexes dans les programmes éducatifs financés par le gouvernement.
« Le sexe recouvre le statut d’un individu étant masculin ou féminin, selon des traits biologiques immuables identifiables à la naissance ou avant », écrit le ministère dans sa proposition de définition, qui circule au sein de l’administration Trump depuis le printemps, selon le New York Times.
« Le sexe indiqué sur le certificat de naissance d’origine d’un individu doit constituer la preuve définitive du sexe d’une personne », ajoute le texte, qui précise que tout débat sur le sexe d’une personne devrait être clarifié par un test génétique – rendant impossible tout changement d’état civil pour d’autres motifs.

        Lire aussi, en France :
         

          Changement d’état civil : « On doit encore passer devant un juge, c’est humiliant »



Un retour sur des mesures prises sous Obama
Le ministère de la santé a également appelé d’autres agences gouvernementales ainsi que les ministères de l’éducation, de la justice et du travail à adopter une définition également « fondée sur des critères biologiques clairs, fondés sur la science, objective et définie administrativement », ce qui pourrait renforcer les chances que les tribunaux acceptent cette définition, selon le quotidien new-yorkais.
L’implémentation d’une telle définition empêcherait toute reconnaissance des 1,4 million d’Américains qui ont choisi de ne pas se définir du même genre avec lequel ils sont nés, explique le New York Times. La présence d’une question sur le genre dans le prochain questionnaire de recensement aux Etats-Unis, prévue pour la première fois en 2020, serait également remise en cause par les mesures évoquées par l’administration Trump.
Depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2017, Donald Trump est revenu sur plusieurs mesures protégeant les personnes transgenres et la communauté LGBT plus largement, datant notamment de la présidence de Barack Obama – par exemple la reconnaissance de l’identité genrée dans les prisons, les foyers pour personnes sans abri, ou les écoles.
Donald Trump avait aussi dit dès l’été 2017 qu’il comptait interdire aux recrues transgenres de servir dans l’armée, une autre décision prise par son prédécesseur démocrate.

        Lire aussi, aux Etats-Unis :
         

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