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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Alors que le président turc a annoncé qu’il dévoilerait toute la vérité sur cette affaire mardi, retour sur les étapes marquantes de cette affaire aux implications majeures sur la scène internationale.
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De la disparition à la crise diplomatique : l’affaire Khashoggi en quatre dates

Alors que le président turc a annoncé qu’il dévoilerait toute la vérité sur cette affaire mardi, retour sur les étapes marquantes de cette affaire aux implications majeures sur la scène internationale.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 18h45
   





                        



   


L’Arabie saoudite a fini par le reconnaître : le journaliste Jamal Khashoggi est bien mort dans l’enceinte du consulat du royaume à Istanbul. La version de Riyad recèle pourtant de multiples zones d’ombre, et les implications diplomatiques de l’affaire sont loin d’être éteintes. Alors que l’Arabie saoudite du prince héritier Mohammed Ben Salman entend tourner la page, le déroulement des faits met en doute le récit officiel de Riyad.
Mardi 2 octobre : Jamal Khashoggi disparaît à Istanbul

   


Un mardi après-midi d’automne, le journaliste saoudien en exil Jamal Khashoggi entre dans le consulat de son pays à Istanbul. Cet ancien proche de la famille royale est devenu, depuis l’arrivée au cœur du pouvoir de Mohammed Ben Salman, un critique affirmé du régime de Riyad. M. Khashoggi, 59 ans, est fiancé à une femme turque, Hatice Cengiz. Afin de pouvoir l’épouser, il doit accomplir une formalité administrative, d’où sa visite à la représentation diplomatique saoudienne. Les heures passent, il ne réapparaît pas. Sa fiancée, qui l’avait accompagné et était restée l’attendre à l’extérieur, alerte les médias et le gouvernement d’Ankara, une consigne que le journaliste lui avait donnée dans le cas où il tarderait à revenir.
A ce moment-là, Riyad affirme encore que l’homme a quitté le consulat sans encombre. Les autorités turques commencent pourtant à laisser filtrer des éléments mettant en doute les allégations saoudiennes. La presse turque parle d’un « commando » de quinze Saoudiens ayant fait l’aller-retour entre Riyad et Istanbul le jour de la disparition du journaliste et qui se trouvait dans le consulat en même temps que lui.
Le 4 octobre, le ministère des affaires étrangères turc convoque l’ambassadeur saoudien. En fin de semaine, des représentants des services de sécurité turcs confient anonymement à des organes de presse liés au pouvoir que M. Khashoggi a été assassiné dans l’enceinte même du consulat.

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Mercredi 10 octobre : l’enquête se rapproche de Riyad

   


Des médias turcs publient le 10 octobre des images de vidéosurveillance qui permettent de suivre les déplacements, le 2 octobre, du groupe de quinze personnes soupçonnées d’avoir orchestré la disparition du journaliste. Les profils se précisent : il s’agit d’officiers des forces spéciales et de l’armée de l’air saoudiennes et de membres supposés de la sécurité rapprochée de Mohammed Ben Salman, accompagnés d’un médecin légiste. Dans les médias proches du pouvoir turc, on commence à évoquer des enregistrements établissant un démembrement à la scie à os du journaliste saoudien. Plus d’une semaine après le début de l’affaire, les premières réactions internationales tombent.
Le Royaume-Uni, un soutien pourtant zélé de Riyad, évoque de « graves conséquences » pour les autorités saoudiennes si elles s’avéraient responsables de la disparition du journaliste. Ankara affirme que les autorités turques ne resteront pas « silencieuses ». La veille, le président américain, Donald Trump, dont les relations avec Mohammed Ben Salman sont excellentes, avait fait part de sa « déception ». A contretemps, Paris finit le 12 octobre par qualifier les faits concernant la disparition du journaliste de « très graves ».
Riyad tient sa ligne, celle du déni. Le royaume martèle que le journaliste a bien quitté l’enceinte du consulat. Le ministre de l’intérieur saoudien dénonce, au sujet de la théorie de plus en plus crédible de l’assassinat politique, des « mensonges sans fondement ».
Samedi 13 octobre : l’affaire tourne à la crise diplomatique
Le 13 octobre, Donald Trump évoque la possibilité que l’Arabie saoudite soit à l’origine de la disparition du journaliste — et de sa mort — et fait allusion à un « châtiment sévère » qui ne manquerait pas de frapper Riyad si les autorités du royaume s’en révélaient indiscutablement responsables. En interne, la pression s’accroît sur la Maison Blanche, alors que la présidence américaine considère Mohammed Ben Salman comme un des meilleurs alliés de Washington. Au Congrès, on évoque de manière répétée un gel des contrats d’armement.
Le lendemain, dans une déclaration commune, Paris, Londres et Berlin demandent à l’Arabie saoudite une « enquête crédible » sur la disparition du journaliste. L’agence de presse officielle saoudienne évoque, en cas de sanctions internationales, des « mesures de rétorsions encore plus fortes » de la part du royaume.
Pour Riyad, l’affaire tombe très mal. Plus tard dans le mois doit se tenir en Arabie saoudite la deuxième édition du sommet économique Future Investment Initiative, outil de légitimation du prince héritier sur la scène internationale. Dans la tourmente de l’affaire Khashoggi, les désistements se multiplient. De grands patrons américains annoncent qu’ils n’honoreront pas leurs invitations. Le président de la Banque mondiale, Jim Young Kim, la présidente du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, ainsi que le ministre de l’économie français, Bruno Le Maire, font de même.
Entre-temps, Yeni Safak, un quotidien proche du pouvoir turc ayant publié plusieurs informations que les autorités ont décidé de faire fuiter, annonce le 18 octobre la mort d’un des quinze suspects, Mashal Saad Al-Bostani, tué à Riyad dans un accident de voiture, dont les circonstances ne sont pas précisées.

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Samedi 20 octobre : Riyad reconnaît la mort de Khashoggi
En pleine nuit, l’agence de presse officielle saoudienne dévoile la version des faits arrêtée par les dignitaires du royaume : Jamal Khashoggi serait mort des suites d’une rixe. « Les discussions qui ont eu lieu entre lui et les personnes qui l’ont reçu au consulat saoudien à Istanbul ont débouché sur une bagarre et sur une rixe à coups de poing avec le citoyen Jamal Khashoggi ; ce qui a conduit à sa mort… Que son âme repose en paix », déclare le procureur général d’Arabie saoudite.
Aux Etats-Unis, Ali Shihabi, le directeur d’Arabia Foundation, un centre de réflexion financé par Riyad, donne une autre version des faits. « Khashoggi est mort d’un étranglement au cours d’une altercation physique, pas d’une rixe à coups de poing », écrit-il sur Twitter, disant s’appuyer sur une source saoudienne haut placée. Dix-huit personnes sont arrêtées en Arabie saoudite et deux proches du prince héritier sont destitués : Ahmed Al-Assiri, un haut responsable du renseignement, et Saoud Al-Qahtani, un conseiller influent.
« Nous avons découvert qu’il avait été tué au consulat. Nous ne savons pas comment, dans le détail. Nous ne savons pas où se trouve le corps », déclare le ministre des affaires étrangères du royaume, Adel Al-Jubeir, interrogé sur la chaîne américaine Fox News à Riyad. « Les individus qui ont fait cela l’ont fait en dehors du champ de leurs responsabilités. Une erreur monumentale a été commise, qui a été aggravée par la tentative de la cacher », ajoute-t-il, assurant que Mohammed Ben Salman n’était « pas informé » de l’opération, non autorisée par le pouvoir.
Paris, Londres et Berlin publient au lendemain des révélations saoudiennes un communiqué soulignant « l’urgence de clarifier ce qu’il s’est passé exactement le 2 octobre ». L’Allemagne a annoncé le 21 octobre qu’elle n’autoriserait pas en l’état d’exportations d’armes en Arabie saoudite, et a appelé les autres gouvernements européens à faire de même. 
Le scepticisme des Européens est partagé à Washington, où le président Donald Trump évoque des « tromperies et des mensonges » manifestes. De son côté, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé que toute la vérité sur l’affaire serait révélée le 23 octobre par lui-même au cours d’une déclaration exhaustive sur le sujet. Reste à savoir si la version que l’histoire retiendra permettra d’exonérer Mohammed Ben Salman ou si, dans le cas contraire, elle précipitera sa chute.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite des craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par Les Décodeurs sont nombreux à s’inquiéter des ondes émises par le boîtier et de leurs effets sur la santé.
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Linky en questions : les ondes du compteur sont-elles dangereuses ?

La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite des craintes et interrogations. Les lecteurs interrogés par Les Décodeurs sont nombreux à s’inquiéter des ondes émises par le boîtier et de leurs effets sur la santé.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 15h44
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Cet article a été réalisé à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky, qui est en cours de déploiement par Enedis dans l’ensemble des foyers français.
Le compteur Linky émet-il en continu ?Le niveau d’ondes émises par Linky est-il élevé ?Existe-t-il des émetteurs radio Linky, qui exposent à des ondes supplémentaires ?L’accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?La proximité physique du compteur est-elle inquiétante ?Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?Peut-on poser un filtre pour bloquer le CPL émis par Linky ?Linky est-il un cauchemar pour les personnes électrohypersensibles ?
Le compteur Linky émet-il en continu ?
NON, MAIS…
Question posée par Aurore Rodriguez
« Enedis “joue” sur les mots en indiquant dans sa communication à moult reprises que le compteur Linky n’émet que quelques secondes par jour. Ils ne parlent jamais de la technologie CPL qui, elle, circule toute la journée dans le réseau électrique domestique. »
Par rapport aux anciens compteurs, Linky est dit « communicant » ou « intelligent », car il peut transmettre des informations sur la consommation des foyers, et être relevé à distance. Les données transitent non pas par Wi-Fi ou par ondes hertziennes, mais par le courant porteur en ligne (CPL), c’est-à-dire par les fils de l’installation électrique.
Le CPL est une technologie fréquemment utilisée depuis les années 1950, et développée dans les maisons pour les box Internet ou des usages domotiques, comme les volets roulants ou les alarmes, mais aussi dans tous les compteurs avec l’option « heures pleines-heures creuses », soit environ dix millions de foyers.
Un signal à haute fréquence et de faible énergie passe, en même temps que le courant alternatif, dans le logement, et au-delà, jusqu’au concentrateur, situé dans le poste de distribution à l’extérieur de la maison. Les informations sont ensuite transmises via le réseau télécoms (GPRS) vers les sites de supervisions.
En fonctionnement normal, Linky se contente de relever la consommation du foyer une fois par jour, pour une période de quelques secondes, entre minuit et 6 heures du matin. Les concentrateurs peuvent aussi interroger le compteur ponctuellement, par exemple pour détecter une panne.
Mais en réalisant des mesures d’exposition en 2016, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a repéré que des « ping » étaient aussi envoyés plus souvent, pour vérifier que le réseau n’est pas coupé. « Ces communications sont extrêmement brèves [140 millisecondes] mais assez fréquentes : entre quatre et dix par minute, quel que soit le moment de la journée. Finalement, si on ajoute le tout, ça fait un temps quotidien de communication de quelques minutes à quelques heures, explique Olivier Merckel, chef de l’unité d’évaluation des risques liés aux nouvelles technologies à l’Anses. On ne peut pas dire qu’un compteur émet en permanence, mais il le fait plus que ce qu’on imaginait au départ. »
Le niveau d’ondes émises par Linky est-il élevé ?
NON
Question posée par Claire Doun : 
« Quelle quantité d’ondes [est émise] par rapport à d’autres appareils, type smartphone, Wi-Fi… ? »
Le CPL et le compteur émettent des ondes électromagnétiques, comme le font de nombreux appareils électriques sous tension. Ces types d’ondes ont été classées comme « peut-être cancérogènes pour l’homme ». Mais le rapport publié en 2016 par l’Anses conclut que les niveaux relevés sont très faibles et ne présentent pas de danger.
Selon des mesures réalisées par plusieurs organismes, le compteur émet un champ électrique compris entre 0,2 et 3,9 volts par mètre (V/m), loin de la limite réglementaire de 87 V/m, et un champ magnétique de 0,26 microtesla (µT), alors que le maximum autorisé est de 6,25 µT.
Les comparaisons réalisées avec d’autres équipements domestiques montrent que le champ électrique du compteur Linky est cinquante fois plus faible que celui d’une plaque à induction, ou dix-sept fois plus faible que celui d’une lampe fluocompacte. Concernant le champ magnétique, à trente mètres d’un compteur, il est aussi inférieur à une plaque à induction et équivalent à celui d’une télévision cathodique. Les émissions baissent rapidement lorsque l’on s’éloigne du câble électrique. Mais elles restent supérieures à celles d’un ancien compteur qui étaient, elles, quasi nulles.
Existe-t-il des émetteurs radio Linky, qui exposent à des ondes supplémentaires ?
OUI, MAIS…
Question posée par Stéphane Lhomme, militant antinucléaire et conseiller municipal de Saint-Macaire (Gironde), devenu l’une des figures de proue du mouvement anti-Linky :
« Alors qu’Enedis et les promoteurs du Linky contestent la problématique des ondes en insistant sur le fait que “le Linky ne fonctionne pas en Wi-Fi”, est-il vrai que, dans un second temps, des millions de Linky vont être équipés d’émetteurs Zigbee (équivalent du Wi-Fi) ? »
Les émetteurs radio Linky (ERL) comme le Zigbee sont des modules supplémentaires conçus pour être rattachés aux compteurs communicants et leur donner de nouvelles fonctionnalités.
L’ERL n’est pas installé par Enedis mais par les fournisseurs d’électricité. Il permet de connaître la consommation en temps réel des appareils électriques, de les piloter pour améliorer son confort – par exemple éteindre le chauffage lorsqu’on sort de chez soi et le rallumer avant de revenir – et réaliser des économies d’énergie. C’est le principe des smartgrids.
Contrairement à Linky, qui utilise le courant porteur en ligne (CPL), ce module fonctionne avec des protocoles radios standards et sécurisés, dont l’un appelé « ZigBee ». Ce système proche du Bluetooth permet d’émettre avec une faible consommation d’énergie dans un rayon d’action assez limité. Ni l’Agence nationale des fréquences (ANFR) ni l’Anses n’ont encore réalisé de mesures concernant les ERL. « Les bandes ISM et Wi-Fi sont libres ou sous autorisation générale : tout le monde peut communiquer à condition de ne pas dépasser une certaine puissance », explique au Monde Gilles Brégant, directeur général de l’ANFR.
Une chose est sûre, ces modules ne sont pas obligatoires et n’existent quasiment pas dans le commerce. Chaque consommateur peut choisir de l’ajouter ou non. Mais il est impossible d’empêcher son voisin de s’équiper d’un ERL… de même que lui interdire d’utiliser du Wi-Fi ou du Bluetooth dans son habitation.
L’accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?
NON
Question de Gg Fourgi :
« Vivant en appartement, la grappe des quarante compteurs de l’immeuble va émettre ses relevés toutes les vingt-quatre heures ou toutes les heures si l’option est choisie. Il semble qu’il n’y ait pas de filtres dans le compteur : nous allons recevoir dans notre appartement le rayonnement du relevé des quarante compteurs au pire toutes les heures : quelles mesures d’impact sur la santé ont été faites (pas pour un compteur mais pour une grappe de quarante) ? »
La question a été posée sous des formes différentes par plusieurs internautes. En effet, dans les habitations collectives, les compteurs sont fréquemment regroupés. Les émissions d’un seul Linky sont faibles, mais peuvent-elles devenir dangereuses en se cumulant ? C’est peu probable, selon Gilles Brégant, directeur de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) : « Les Linky ne sont pas synchrones, ils ne vont pas tous émettre en même temps et ne vont pas s’additionner, sauf dans des cas très rares. Cela dépend aussi de la configuration : en immeuble, les compteurs sont en moyenne assez loin des appartements, or, les ondes s’affaiblissent vite avec la distance. » 

        Notre analyse :
         

          Pourquoi le compteur Linky électrise les passions



Pour l’instant, les tests n’ont été réalisés qu’en laboratoire ou en condition réelle sur des compteurs Linky isolés, mais les particuliers peuvent demander par Internet que l’ANFR réalise des mesures d’ondes chez eux, ou dans des dispositions particulières. Les résultats seront ensuite publiés sur le site Cartoradio.
Selon Olivier Merckel, chargé des risques sanitaires liés aux nouvelles technologies à l’Anses, la multiplication des compteurs en un point rallonge le temps d’émission mais pas forcément leur intensité et « il est très peu probable qu’on arrive à des niveaux d’exposition significatifs ».
Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?
A PRIORI OUI
Question de Georges Heribert :
« Peut-on installer un compteur Linky dans une chambre à coucher sans danger ? »
Une autre lectrice, Marie, s’inquiète de « sa proximité avec la vie de famille. Il est à moins d’un mètre du canapé. »
Le cas de figure n’est pas très fréquent, car les compteurs sont généralement installés à l’extérieur des maisons ou appartements, ou assez loin des pièces de vie (couloir, garage…). Les mesures réalisées à vingt centimètres du Linky ne sont pas supérieures aux autres émissions d’appareils électriques, comme une télévision, un chargeur d’ordinateur ou un micro-ondes.
Les autorités sanitaires se veulent rassurantes. « La probabilité d’un effet sur la santé est extrêmement faible. On ne peut pas démontrer l’absence d’un risque, mais aucun élément scientifique aujourd’hui n’indique un quelconque risque, y compris pour les jeunes enfants, assure au Monde Olivier Merckel, de l’Anses. L’exposition n’a rien à voir avec celles des téléphones mobiles, par exemple. »
Le rapport de l’Anses, publié en 2016, préconise toutefois de réaliser des mesures additionnelles sur des dispositifs électriques utilisés très proches du corps humain (fauteuils, lits à commande électrique, etc.).
Peut-on poser un filtre pour bloquer le CPL ?
OUI, MAIS…
Question de François Sermier :
« Pourquoi personne (ni Enedis, ni les anti-Linky) ne mentionne jamais la possibilité de poser un filtre permettant d’empêcher complètement le passage du CPL en aval du compteur sans impact sur le fonctionnement du compteur ? »
Les filtres anti-CPL destinés à bloquer les émissions de Linky ne sont pas si confidentiels. Ils sont même mis en avant comme « la meilleure protection » pour la vie privée, le matériel sensible et la santé par la Plate-forme opérationnelle anti-Linky (www.poal.fr), un site destiné à fédérer les opposants au compteur connecté.
Ce filtre est un boîtier destiné à empêcher les parasites dans l’installation électrique, notamment les ondes émises par le CPL au sein des habitations. Le compteur Linky n’émet donc plus à l’intérieur, mais continue de communiquer vers l’extérieur pour relever la consommation vers Enedis – ce qui est une obligation légale.
Mais ce filtre peut aussi occasionner des difficultés. Tout d’abord, il risque de perturber des systèmes domotiques comme les alarmes ou les volets télécommandés. Ensuite, il est assez cher. Par exemple, l’entreprise CEM-Bioprotect, qui commercialise ces filtres, les vend entre 235 et 500 euros, sans compter le coût de l’installation, qui doit être réalisée par un électricien. Un prix qui triple pour les installations électriques en triphasé.
Surtout, est-ce une solution aux craintes sur les ondes et l’accès à la vie privée ? Pas si simple.
« S’il est conçu et installé correctement, ça doit pouvoir fonctionner. Mais cela n’a pas été testé, explique Olivier Merckel, de l’Anses, qui reste circonspect sur leur utilité. Avec ces inquiétudes liées aux ondes, malheureusement, on voit apparaître sur le marché des produits totalement inefficaces, comme par exemple des patchs censés atténuer ou annuler le rayonnement électromagnétique des téléphones portables. »
Stéphane Lhomme, militant anti-Linky, a qualifié en avril 2018 les créateurs du site POAL d’« escrocs qui ne sont là que pour vendre très cher des pseudo-filtres ». Le cofondateur de la plate-forme anti-Linky, Philippe Mahé, est aussi le président de l’entreprise CEM-Bioprotect, sans que le lien entre les deux soit signifié clairement, comme l’a révélé une enquête de Libération.
Linky est-il une nuisance pour les personnes électrohypersensibles ?
DIFFICILE À DIRE
René Sebek s’inquiète des « effets du CPL sur les électrosensibles » et a transféré aux Décodeurs une centaine de témoignages de personnes souffrant de problèmes de santé qu’ils attribuent au compteur Linky.
Maux de tête, insomnies et fatigue, acouphènes, picotement, vertiges, nausées… de nombreuses personnes décrivent des symptômes variés qu’ils relient à la présence ou à la pose d’un compteur Linky, et des ondes électromagnétiques qu’il génère. Ces troubles, rassemblés sous le terme d’électrohypersensibilité (EHS) sont apparus dans les années 1980 et se sont développés depuis les années 2000, en même temps que la multiplication des téléphones mobiles, antennes-relais ou Wi-Fi.
La science reste assez démunie face à ce phénomène. L’Anses a publié en mars 2018 un rapport, synthèse de quatre ans de travail pluridisciplinaire sur l’EHS, qui conclut que « les souffrances correspondent à une réalité », qui justifie une prise en charge adaptée pour près de trois millions de personnes. Pourtant, ajoutent les auteurs de ces travaux, « les connaissances scientifiques actuelles ne mettent pas en évidence de lien de cause à effet » avec l’exposition aux ondes électromagnétiques.
Ce rapport ne traite pas spécifiquement du CPL, mais l’Anses, dans un avis sur les compteurs communicants appelait à réaliser des études spécifiques sur l’« effet nocebo » (l’inverse du « placebo », c’est-à-dire un effet négatif dû à une attente de nocivité d’un produit pourtant inactif) d’une installation imposée aux citoyens.
En attendant, certaines personnes électrosensibles se tournent vers la justice, avec plus ou moins de réussite. Une Iséroise a obtenu en décembre 2016 du tribunal de grande instance de Grenoble que son compteur d’eau communiquant soit retiré et qu’aucun nouveau compteur, y compris Linky, ne soit installé chez elle par précaution.

        Explications :
         

          Non, la justice n’autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky



Toujours en Isère, un couple domicilié à Meylan avait aussi obtenu en septembre 2017 que le tribunal de grande instance de Grenoble interdise à Enedis d’installer un compteur Linky à leur domicile, car leur fils était électrosensible. Mais ce jugement a été annulé en appel en mars 2018. En juillet 2018, Ouest-France relatait l’histoire d’une Morbihanaise électrosensible qui avait obtenu la dépose de son compteur Linky.
Interrogée sur ces « exemptions » à l’obligation de pose d’un compteur Linky, l’entreprise Enedis explique qu’elle « ne peut pas rester insensible à la détresse exprimée par certains clients connaissant parfois de graves difficultés de santé, sans qu’il y ait pour autant de lien possible avec l’installation du compteur. Face à de telles situations, qui restent heureusement extrêmement rares, Enedis agit avec bienveillance et coopération en prenant en compte leurs préoccupations et en reportant si nécessaire l’installation du compteur. » Le gestionnaire du réseau précise toutefois que « cette position ne doit aucunement être interprétée comme la reconnaissance d’un lien entre la technologie des compteurs communicants et les difficultés de santé de ces clients ».

        Vérification :
         

          L’intox du « premier mort lié au compteur Linky »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’arrêté de 2016 prévoyait la fermeture à la circulation de l’autoroute urbaine de Paris. Anne Hidalgo attend avec « confiance » le jugement sur un deuxième arrêté pris en mars.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

L’annulation de la piétonnisation des voies sur berges à Paris confirmée en appel

L’arrêté de 2016 prévoyait la fermeture à la circulation de l’autoroute urbaine de Paris. Anne Hidalgo attend avec « confiance » le jugement sur un deuxième arrêté pris en mars.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 15h34
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 18h11
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Nouveau rebondissement dans le feuilleton des voies sur berges. La cour administrative d’appel de Paris a confirmé, lundi 22 octobre, le jugement de première instance qui, le 21 février, avait annulé la fermeture à la circulation de la voie Georges-Pompidou, obligeant la Mairie de Paris à prendre un nouvel arrêté pour maintenir la piétonnisation du secteur.
Cette décision a pris de court la Mairie de Paris, qui s’attendait à une issue positive et définitive après les conclusions favorables du rapporteur publique lors de l’audience, début octobre. C’est également un nouvel accroc pour Anne Hidalgo après une séquence marquée par les fiascos Vélib’ et Autolib’ et la démission fracassante de son premier adjoint, Bruno Julliard.

        Après la décision du tribunal administratif de Paris en février :
         

          Anne Hidalgo n’entend pas rétrocéder les voies sur berge aux automobilistes



La fermeture à la circulation de cette voie longue de 3,3 km en plein cœur historique de Paris constitue l’une des mesures les plus emblématiques et les plus contestées de la maire socialiste dans sa politique de restriction de la place de la voiture dans la capitale.
« Inexactitudes » dans l’étude d’impact
Appliquée depuis un arrêté d’octobre 2016, elle avait été vivement combattue par sa première opposante politique, Valérie Pécresse. La présidente du conseil régional d’Ile-de-France avait contesté la fermeture des voies sur berges devant le tribunal administratif avec le maire du 1er arrondissement, Jean-François Legaret, ou encore l’association 40 Millions d’automobilistes. Ils avaient emporté la première manche quand, à la surprise générale, la juridiction leur avait donné raison, le 21 février.
Le tribunal avait alors estimé que l’étude d’impact préalable à la fermeture des voies comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores ».

        Le décryptage des Décodeurs :
         

          Fermeture des voies sur berges à Paris : le difficile bilan de la pollution



Dans son jugement, la cour administrative d’appel reprend la critique : « L’étude d’impact a délibérément occulté une partie notable des incidences du projet sur les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores, notamment en limitant l’analyse de ses effets sur la pollution atmosphérique à une bande étroite autour des berges, sans en étudier l’impact sur les principaux axes de report de trafic, en ne prenant pas suffisamment en compte les effets négatifs dus au phénomène prévisible de congestion du trafic et en s’abstenant d’évaluer les nuisances sonores nocturnes. »
« Nous ne rouvrirons plus les berges aux voitures »
Cette décision ne signifie toutefois pas que les voitures vont faire leur retour sur la promenade. La Mairie de Paris a annnoncé qu’elle allait se pourvoir en cassation devant le Conseil d’Etat. Surtout, après le jugement défavorable en première instance, elle a pris un nouvel arrêté. Le texte, publié le 6 mars, ne fait plus référence à des considérations de qualité de l’air mais se fonde uniquement sur la protection d’un site classé au Patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991 et qui, selon la mairie, a accueilli « plus de 2,4 millions de visiteurs en deux ans ». Ce nouvel arrêté a, lui aussi, été attaqué devant le tribunal administratif. Ce dernier devrait rendre son jugement jeudi 25 octobre.
« Nous sommes beaucoup plus confiants sur le deuxième arrêté, car nous savions que nous avions pris un risque en étant innovants sur le premier », réagit-on dans l’entourage d’Anne Hidalgo.
Lors de l’audience, le rapporteur public avait rejeté les requêtes des opposants, dont ne faisait plus partie Valérie Pécresse. Mais le jugement de la cour administrative d’appel montre qu’il n’est pas toujours suivi. Quelle que soit l’issue, Anne Hidalgo ne compte pas faire machine arrière. « Nous ne rouvrirons plus les berges aux voitures », assure-t-on à l’Hôtel de ville. « Nous avons gagné la bataille culturelle sur ce sujet essentiel, assure Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la maire de Paris. Les berges piétonnes sont un acquis, soutenu par une immense majorité des Parisiens. Même les élus de l’opposition ne demandent plus le retour des voitures ».

        Rétrospective (édition abonnés) :
         

          Voies sur berges parisiennes : la saga d’un dossier sensible






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Cette série, exceptionnelle, se met à l’heure du cyberespionnage pour sa quatrième saison qui reprend lundi soir, à 21 heures, sur Canal+.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/10/2018
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« Le Bureau des légendes », ou la damnation de Malotru

Cette série, exceptionnelle, se met à l’heure du cyberespionnage pour sa quatrième saison qui reprend lundi soir, à 21 heures, sur Canal+.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 18h56
    |

                            Martine Delahaye








                        



   


Canal+, lundi 22 octobre à 21 heures, série
Avec l’œuvre captivante qu’élabore Eric Rochant autour du service de renseignement extérieur de la France (la DGSE), la représentation de l’espionnage français a gagné ses lettres de noblesse. L’agent secret tricolore n’est plus un être vil, fourbe ou ridicule, mais un serviteur de l’Etat, un grand professionnel du renseignement et de l’ombre comme les Britanniques aiment à l’honorer. Lui-même passionné de documentation sur l’espionnage, le cinéaste aura imaginé, pour donner chair et esprit au personnel du « bureau des légendes » (BDL), au sein de la DGSE, des intrigues puissamment inspirées de l’actualité géopolitique et superbement écrites. En initiant le spectateur, en cette saison 4, aux nouveaux enjeux de la lutte entre grandes puissances : la cybersécurité, la création et le contrôle de l’intelligence artificielle, en bref la guerre à coups de codage informatique.
Le tout nouveau responsable de la sécurité interne de la DGSE, surnommé « JJA » est interprété par Mathieu Amalric
Petit rappel de la situation du Bureau des légendes, sachant que le récit reprend là où il s’était arrêté en fin de saison 3. Recherché par son ancien service de la DGSE et par la CIA, Guillaume Debailly, alias « Malotru » (Mathieu Kassovitz), poursuit sa cavale après sa trahison et trouve refuge à Moscou. Dorénavant à la tête du BDL, Marie-Jeanne Duthilleul (Florence Loiret-Caille) compte bien le récupérer, coûte que coûte ; mais il lui faudra d’abord rendre des comptes au tout nouveau responsable de la sécurité interne de la DGSE, surnommé « JJA », bien décidé à faire le ménage après « la pire catastrophe interne qu’ait jamais connue la DGSE ». Interprété par Mathieu Amalric, ce JJA à la voix faussement suave et au calme impérial rappelle le glaçant personnage de Gustavo Fring dans la série américaine Breaking Bad.

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                Les secrets de fabrication de la série culte « Le Bureau des légendes »



Mission à très haut risque
L’équipe du BDL va donc voir ses propres faits et gestes analysés, suspectés, JJA étant à l’affût des « traîtres » du service qui auraient pu seconder Malotru dans sa désertion.
Sur le terrain, le BDL va se lancer dans une mission à très haut risque : introduire un agent clandestin dans le centre moscovite qui, contrôlé par les services fédéraux de sécurité (FSB), se spécialise dans les cyberattaques et l’intelligence artificielle. Une opération à laquelle participera notamment l’agent « Rocambole », autrement dit la sismologue Marina Loiseau (Sara Giraudeau), que l’on découvrira forte dans sa mission et fragile, voire désespérée, face à sa source – un jeune homme qui l’informe à son insu, mais dont elle ne veut pas gâcher la vie et qu’elle ne veut pas voir finir en prison. Outre la Russie, qui s’impose sur le devant de la scène cette saison-ci, le Proche-Orient et ses djihadistes à même de revenir en France pour commettre des attentats vont aussi continuer de mobiliser les forces du contre-terrorisme, de la base militaire turque d’Iskenderun à Mossoul, Rakka ou Damas.

        Lire le portrait dans « M » :
         

          Les démons de Mathieu Kassovitz



Est-ce dû à l’arrivée de la cinéaste Pascale Ferran (Lady Chatterley, Bird People) à la tête du pool des réalisateurs de cette saison 4 ? Se remarquent en tout cas plus encore qu’auparavant le soin apporté à des détails éclairants de mise en scène et le recul pris pour analyser la géopolitique en cette époque de cyberattaques.
Le Bureau des légendes, saison 4, série créée par Eric Rochant. Avec Mathieu Kassovitz, Florence Loiret-Caille, Sara Giraudeau, Jonathan Zaccaï (France, 2018, 10 x 52 minutes). mycanal.fr
Le lancement de cette saison 4 s’accompagne de la sortie d’un livre de l’historien Bruno Fuligni, qui explique les bases du métier en dix-huit leçons : « Le Bureau des légendes décrypté » (Ed. L’Iconoclaste, 2018, 260 p., 22,90 €).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Selon une étude menée sur 70 000 personnes, la présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle explique ce résultat.
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L’alimentation bio réduit de 25 % les risques de cancer

Selon une étude menée sur 70 000 personnes, la présence de résidus de pesticides dans l’alimentation conventionnelle explique ce résultat.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 17h22
    |

            Stéphane Foucart et 
Pascale Santi








                        



                                


                            

Pour les agences réglementaires, les résidus de pesticides dans l’alimentation ne présentent aucun risque pour la santé. Mais un corpus scientifique récent, sur les effets des mélanges de molécules et des expositions chroniques à faibles doses, suggère que les risques posés par les traces de produits phytosanitaires sont, au contraire, bien réels pour le consommateur. Une étude épidémiologique française, publiée lundi 22 octobre dans la revue JAMA Internal Medicine, est la première à pointer de tels risques dans la population générale, s’agissant du cancer.
Elle indique que les plus gros consommateurs d’alimentation issue de l’agriculture biologique ont un risque de cancer réduit de 25 %, par rapport à ceux qui en consomment le moins. « Pour expliquer ces résultats, l’hypothèse de la présence de résidus de pesticides synthétiques bien plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle comparés aux aliments bio est la plus probable », indique Emmanuelle Kesse-Guyot, chercheuse (INRA) dans l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inserm, INRA, université Paris-XIII) et coauteure de ces travaux. De fait, les types de cancer dont les risques sont les plus réduits chez les consommateurs d’aliments labellisés « AB » sont également associés aux expositions des agriculteurs aux pesticides.
Les lymphomes surreprésentés chez les agriculteurs conventionnels
Conduits par Julia Baudry et Emmanuelle Kesse-Guyot, les auteurs ont exploité les données d’une grande cohorte, dite NutriNet, de près de 70 000 volontaires suivis entre 2009 et 2016. Ils ont divisé en quatre groupes les individus, en les classant des plus gros consommateurs de bio (environ plus de 50 % de leur alimentation), à ceux qui n’en consomment que de manière occasionnelle, ou jamais. Durant les sept années de suivi, 1 340 nouveaux cas de cancer ont été enregistrés ; les auteurs ont ensuite observé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le dirigeant de La France insoumise a appelé à « pourrir » les journalistes, décrits comme des « abrutis ». Radio France va porter plainte en justice.
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Mélenchon, visé par les juges, s’en prend aux médias

Le dirigeant de La France insoumise a appelé à « pourrir » les journalistes, décrits comme des « abrutis ». Radio France va porter plainte en justice.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 13h44
    |

            Sylvia Zappi et 
Alexandre Piquard








                        



   


Entre Jean-Luc Mélenchon et les médias, le torchon brûle… encore. La séquence ouverte avec les perquisitions menées au ­domicile ou au siège du parti du leader de La France insoumise (LFI) a dégénéré, en fin de semaine, en un ­affrontement avec la presse. Les conflits ­entre M. Mélenchon et les journalistes ne sont pas inédits, mais un nouveau palier a été franchi depuis quelques jours.
Lundi 22 octobre, la direction juridique de Radio France devait qualifier le motif de la plainte que l’entreprise veut déposer contre le député, explique au Monde Vincent Giret, le directeur de Franceinfo.
De son côté, après avoir exigé l’annulation des perquisitions qui ont eu lieu ainsi que la restitution des biens et des fichiers emportés par la ­police, M. Mélenchon a demandé samedi à ses avocats de déposer plainte contre ­Mediapart pour « violation du secret de l’enquête », selon Manuel Bompard, le directeur des campagnes de LFI.
La montée de tension avec Franceinfo est née de la publication, vendredi matin, d’une enquête sur des soupçons de surfacturation de prestations pendant la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, notamment au bénéfice de Mediascop, l’entreprise de Sophia Chikirou, qui était sa conseillère en communication. En réaction, l’ancien candidat a appelé ses partisans à contre-attaquer en visant les journalistes de Franceinfo :
« Pourrissez-les partout où vous pouvez. (…) Il faut qu’à la fin il y ait des milliers de gens qui se disent “Les journalistes de Franceinfo sont des menteurs, des tricheurs” », a-t-il notamment dit, dans une ­vidéo publiée sur Facebook, les qualifiant aussi « d’abrutis ». Dans une note de blog publiée dimanche, le député des Bouches-du-Rhône a demandé « un débat public ­contradictoire avec nos diffamateurs de ­Radio France sur une chaîne comme BFM qui n’appartient pas au gouvernement ».
« Il y a des gens qui agissent délibérément contre nous avec des informations fausses comme de faire croire qu’on peut mettre en ­ligne une vidéo en dix minutes, insiste Ugo Bernalicis, député du Nord, en référence aux soupçons de surfacturation des pres­tations de publication sur le Web des discours de M. Mélenchon. « On n’a pas souhaité cette escalade, mais on ne va pas laisser ces mensonges sans aucune réaction », renchérit M. Bompard.

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« Hypocrisie »

   


« En choisissant l’invective, Jean-Luc Mélenchon a choisi de se placer sur le terrain du pourrissement », a déploré en réponse le ­syndicat SNJ-CGT de Radio France. « Si demain un ou une journaliste de Radio France se faisait physiquement agresser par une ­personne habitée d’une “haine juste et saine” et qui aurait mal interprété votre appel à “pourrir” des “abrutis”, quelle serait alors votre réaction ? », a demandé la société des journalistes de Radio France. Sur Twitter, certains journalistes ont relayé, par solidarité, le mot-clé #jesuisunabruti.
Dans la foulée, une seconde altercation a éclaté quand Mediapart a publié, vendredi soir, un article détaillant « les premières découvertes des perquisitions Mélenchon ». Le site affirme notamment que « plus de 12 000 euros en liquide » ont été découverts « au domicile d’un des plus anciens proches du leader insoumis », mais, surtout, il précise que Sophia Chikirou était « présente » le matin de la perquisition au domicile personnel de Jean-Luc Mélenchon. « Le patron de La France insoumise et la communicante en­tretiennent en réalité de longue date, selon nos informations, une relation extraprofessionnelle », écrit Mediapart.
Fabrice Arfi, coauteur de l’article, admet qu’évoquer une telle relation est « délicat » car elle relève de la vie privée, mais il « assume » d’avoir voulu « faire sauter le verrou d’une hypocrisie ». Pour le journaliste de Mediapart, préciser le lien entre M. Mélenchon et Mme Chikirou est pertinent « en amont, car M. Mélenchon se dit le seul décisionnaire, et en aval, car si on devait découvrir que cet argent est problématique, il serait susceptible d’être concerné ». D’autres médias n’ont pas choisi de mettre en avant cet élément. « Il ne paraît pas évident que tracer les éventuels liens personnels entre Mme Chikirou et M. Mélenchon soit nécessaire », estime par exemple Céline Pigalle, la directrice de la rédaction de BFM-TV.

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                La justice s’intéresse toujours aux comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon



« Haine des contre-pouvoirs »

   


Dans une nouvelle vidéo, Jean-Luc Mélenchon a qualifié Mediapart de « torchon » et d’« officine de la police et des juges ». Il a ­dénoncé la « misogynie » à l’encontre de ­Sophia Chikirou, assurant : « Elle n’est pas ma compagne et elle n’est pas soupçonnée d’enrichissement personnel. » Le député et les dirigeants LFI ont même appelé leurs « amis » à se désabonner du média en ligne. « Ce n’est pas tolérable que les procès-verbaux de la perquisition se retrouvent dans la presse avec des éléments sur la vie intime des gens. C’est la manifestation d’une volonté de nuire », maintient M. Bompard.
Dans une nouvelle vidéo, Jean-Luc Mélenchon a qualifié « Mediapart » de « torchon » et d’« officine de la police et des juges »
Pour le leader de La France insoumise, la « guerre de mouvement » qu’il faut mener contre la « caste » et le « parti médiatique » n’est pas nouvelle. « L’affrontement avec les journalistes, en 2012, c’était pensé, organisé, théorisé. Je mettais en œuvre “le bruit et la ­fureur” : on partait de 3 %, c’était notre seule chance d’exister », expliquait au Monde ­Sophia Chikirou en mai 2017.
Cette stratégie est-elle efficace à long terme ? « Il ne faut pas tomber dans le piège de M. Mélenchon. Et continuer à suivre ces sujets normalement, sans hystériser le débat », estime M. Giret. « La ligne de défense de M. Mélenchon a quand même ses limites, pense ­Céline Pigalle. Quand tout le monde – médias, police, justice – est accusé de complot, c’est un signe. » « Cela va au-delà de l’application du manuel de guérilla médiatique des “insoumis” : cela trahit une haine des contre-pouvoirs institutionnels », argumente M. Arfi.
Au milieu de la tourmente, LFI fait bloc. Seul Roger Martelli, historien et proche de la députée LFI de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain, a douté de cette stratégie. « Appeler le “peuple” à se soulever contre les ­médias, à les châtier ou à les “pourrir” évoque des souvenirs pas très glorieux », a-t-il écrit sur le site de la revue Regards. Une voix discordante assez rare en ce moment parmi les soutiens de La France insoumise.

Communiqué des sociétés de journalistes sur les propos de Jean-Luc Mélenchon envers la presse
Nous, sociétés des journalistes,
apportons notre soutien sans réserve à nos confrères de Radio France et de Mediapart ainsi qu’à notre consœur Véronique Gaurel de France 3.
Nous condamnons de la manière la plus ferme les propos outranciers, injurieux et menaçants de Jean-Luc Mélenchon envers la presse. Ces attaques systématiques et sans fondement ne déshonorent que leur auteur.
Les Sociétés des rédacteurs du Monde, de L’Obs, du Point et d’Europe 1 ainsi que les Sociétés des journalistes de M6, L’Express, France 2, Le Figaro, Franceinfo.fr, Télérama, Les Echos, Franceinfo TV, Premières lignes, AFP, Libération, TF1, Le Parisien, BFM-TV, TV5 Monde, France 3 national, Le Journal du dimanche, RTL, France inter, Radio France, Challenges, Paris Match et de RFI.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Pour quatre députés Les Républicains, qui s’expriment dans une tribune au « Monde », le débat sur la loi bioéthique doit être l’occasion pour la droite d’exprimer sa capacité à être en phase avec la société
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« Nous sommes députés de droite et favorables à la PMA ! »

Pour quatre députés Les Républicains, qui s’expriment dans une tribune au « Monde », le débat sur la loi bioéthique doit être l’occasion pour la droite d’exprimer sa capacité à être en phase avec la société



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 12h30
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22.10.2018 à 14h32
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Collectif







                        



                                


                            

Tribune. Le débat sur la procréation médicalement assistée (PMA) qui s’annonce à l’Assemblée nationale est un défi politique, moral et philosophique pour la droite républicaine que nous incarnons au Palais-Bourbon. Ce débat, loin d’être anecdotique, est celui qui cristallisera le regard de l’opinion sur notre législature et sur lequel notre famille politique jouera sa capacité à incarner une vision politique progressiste… ou pas ! Nous ne pouvons manquer ce rendez-vous. Car au-delà des passions, nous avons la responsabilité de penser une vision de société adaptée aux enjeux du XXIe siècle et conforme à l’esprit républicain auquel nous sommes attachés.

L’examen du projet de loi bioéthique annonce en réalité un débat plus large que celui de la PMA ou de la GPA (gestation pour autrui), et il doit interroger le sens d’un engagement et de l’adhésion à un courant de pensée. Notre approche sera plus qu’un choix favorable ou hostile à l’extension d’un droit, il exprimera une conception de la droite du XXIe siècle. Cette droite se doit d’être digne et fidèle à ce que nos prédécesseurs ont réalisé en matière de droits des femmes et de la famille, et nous ne pouvons pas faire l’économie d’afficher notre fierté sur la loi portée avec courage par Simone Veil autorisant l’interruption volontaire de grossesse, et contre une partie des siens, rendant l’intérêt général plus fort que l’esprit partisan.

La science et l’approche éthique développée par le comité d’éthique posent un cadre de référence offrant des garanties morales, médicales. La bioéthique française s’est construite autour de grands principes auxquels nous accordons notre confiance, car la dignité humaine et la préservation de l’espèce sont au cœur de cette approche. Sans nous libérer de nos choix politiques, l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) doit nous éclairer et lever des doutes. Nous ne souhaitons pas nous enfermer dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Archive du « Monde ». Le 29 décembre 1978, de guerre lasse, le quotidien publie le texte du professeur de lettres de Lyon-II, « Le problème des chambres à gaz ou la rumeur d’Auschwitz ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Le 29 décembre 1978, de guerre lasse, le quotidien publie le texte du professeur de lettres de Lyon-II, « Le problème des chambres à gaz ou la rumeur d’Auschwitz ».        Par  Ariane Chemin   Publié le 22 mai 2014 à 14h52, mis à jour à 17h16   Lecture 12 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail              Après la mort, dimanche 21 octobre, du négationniste Robert Faurisson, à l’âge de 89 ans, à son domicile de Vichy, Le Monde republie l’article de la journaliste Ariane Chemin, du 20 août 2012.          Le terme de « négationnisme » passe dans le langage courant en 1987. Dix ans auparavant, un professeur de lettres à Lyon-II, Robert Faurisson, adresse une lettre au Monde dans laquelle il remet en cause l’existence des chambres à gaz. Un an plus tard, en 1978, alors que des voix niant la Shoah commencent à se faire entendre, le quotidien ouvre le débat, en publiant un texte de M. Faurisson très proche de celui de 1977. Fallait-il le faire ? La polémique commence…          C’est une lettre jaunie, écrite il y a trente-cinq ans, qui dormait bien rangée dans un des dossiers du service documentation du quotidien, après un dernier déménagement, pour le boulevard Auguste-Blanqui, dans le 13e arrondissement de Paris. Tapée à la machine, elle porte encore les plis de l’enveloppe où elle a été glissée, avant d’être adressée au Monde, alors installé rue des Italiens, dans le 9e arrondissement. Son titre ? « Le problème des chambres à gaz ». Le texte est signé à la main d’une écriture courte et régulière : « R. Faurisson », maître de conférences à l’université de Lyon-II. Sa spécialité ? « Critique de textes et documents » littéraires.           Sa jouissance, c’est de subvertir les institutions, de les prendre d’assaut          Ce n’est pas la première fois, en ce mois de juin 1977, que Robert Faurisson écrit au Monde. Depuis l’après-guerre, c’est son journal. Il l’a toujours trouvé « oblique », mais ne peut s’en passer. « J’ai besoin de connaître mes ennemis », indique, à 83 ans, l’abonné 000595811006, dans le coquet pavillon qu’il occupe depuis 1957 avec sa femme, à Vichy (Allier). Faurisson n’a jamais tourné le dos aux institutions. Sa jouissance, c’est de les subvertir, de les prendre d’assaut. Mégalomane, il rêve encore de voir un jour étalées, à la « une » du quotidien du soir, ses thèses délirantes sur l’inexistence des camps d’extermination – comme il aurait rêvé, au fond, d’une chaire à la Sorbonne pour les enseigner.            En cette fin des années 1970, l’écrivain fasciste Maurice Bardèche a depuis longtemps commencé à réécrire l’Histoire, expliquant que le génocide est une « invention juive » pour justifier la création d’Israël. Un ancien déporté politique, Paul Rassinier, raconte de son côté, depuis quelques années, qu’il n'y a pas eu « tant qu’on le croit » de chambres à gaz, pas « tant qu’on le dit » de juifs exterminés.          Il y a aussi le militant antisémite François Duprat, stratège du Front national (FN), qui imposa à Jean-Marie Le Pen son slogan « Un million de chômeurs, c’est un million d’immigrés en trop », juste avant de mourir dans une voiture piégée, en mars 1978. Mais ils n’ont pas encore dessiné une idéologie constituée, et prêchent dans le désert. L’historien Henry Rousso n’a d’ailleurs pas inventé le mot qui permettra en 1987 de les qualifier : « négationniste ».                     Les locaux du journal « Le Monde », rue des Italiens, dans le 9e arrondissement de Paris, en août 1970. AFP             Amusantes batailles de gens de lettres          Le Monde, en revanche, connaît bien Faurisson. Du moins, ses pages littéraires. L’agrégé de lettres s’est fait remarquer une première fois en 1961, en prétendant dévoiler le sens caché du sonnet de Rimbaud, Voyelles (1871-1872). Réponse du grand linguiste René Etiemble en personne, le 3 février 1962 : « M. Faurisson a-t-il lu Rimbaud ? » L’agrégé de lettres y est traité de « polisson », sa démonstration de « comédie », mais la querelle reste de salon.           Dans son programme à Lyon-II, l’un de ses cours s’intitule « Le journal d’Anne Frank est-il authentique ? »          Dix ans plus tard, Jacqueline Piatier, petite femme énergique et audacieuse, ardent défenseur du Nouveau roman à la tête des « Livres », consacre son feuilleton à ce professeur « pétaradant » qui soutient que Les Chants de Maldoror (1869), de Lautréamont, ne sont qu’une farce, un texte « bouffon », sans visée poétique. Amusantes batailles de gens de lettres, que Faurisson tente de prolonger à grands coups de droits de réponse, avant que la rédaction en chef ne siffle la fin de la récréation. Personne ne semble savoir, en cette rentrée scolaire 1978, que l’un des cours dudit professeur, inscrit tel quel dans les programmes de la faculté de Lyon, s’intitule « Le journal d’Anne Frank est-il authentique ? ».          Robert Faurisson connaît chaque signature du Monde, guette chaque promotion ou chaque disparition dans l’ours du journal. Il est venu, au début des années 1950, trouver Hubert Beuve-Méry, à l’issue d’une conférence en Isère, pour lui expliquer que, vraiment, ses colonnes donnaient trop de place aux communistes. Il n’hésite pas à se déplacer jusqu’à la rue des Italiens, se pointe à l’accueil, monte les vieux escaliers, demande le « rédacteur en chef, Bernard Lauzanne », ou un autre.          Et puis, évidemment, il abreuve le quotidien de courriers postés de Vichy. Des lettres tapées à la machine, avec son adresse et son numéro de téléphone, souvent précédées d’un « à publier » autoritaire. Sans succès. Les tribunes où il argue que « plus aucun institut historique ne persiste à dire qu’il a existé une seule chambre à gaz dans tout l’ancien Reich » atterrissent à la poubelle ou, au mieux, dans les archives de la « doc », comme la lettre jaunie de juin 1977. « En quatre ans, il a écrit vingt-neuf fois au Monde au sujet des chambres à gaz », recensera, en 1980, l’historienne Nadine Fresco dans un article fondateur des Temps modernes, « Les redresseurs de morts ».                     Robert Faurisson, le 27 février 1998. AFP/MICHEL GANGNE             Un menteur professionnel          Mais voilà qu’en quelques semaines, fin 1978, l’actualité offre à Faurisson deux occasions de sortir de la marginalité. D’abord, les quinze pages d’interview offertes le 28 octobre 1978 à Louis Darquier de Pellepoix par L’Express. L’hebdomadaire a retrouvé en Espagne ce vieillard grabataire qui fut l’un des organisateurs de la rafle du Vel’d’Hiv’. L’ancien commissaire aux questions juives du maréchal Pétain y déclare : « A Auschwitz, on n’a gazé que les poux. »          Une polémique nationale mobilise aussitôt politiques, journalistes et intellectuels. Raymond Aron, qui découvre après coup que le journal auquel il donne ses éditoriaux a ouvert ses colonnes à l’ancien « collabo », écrira au sujet de ce « scoop » : « Par instinct et par émotion, je fus contre. » Le Matin de Paris se pose moins de questions, et, le 16 novembre 1978, titre ainsi son « événement » : « Les chambres à gaz : ça n’existe pas ». Mais, cette fois, c’est Faurisson qui s’exprime. L’universitaire se félicite que Darquier ait contribué à dénoncer des « mensonges ».           Vieillard grabataire qui fut l’un des organisateurs de la rafle du Vel’d’Hiv’          La direction de Lyon-II n’apprécie pas, et décide de suspendre quelques semaines son enseignement. Quatre jours plus tard, alors qu’il se rend pourtant à la fac, le professeur essuie insultes (« nazi ! ») et coups de poing, confie-t-il alors au Monde, qui rend compte de l’« agression ». L’article est suivi d’un long « six-crochets » (comme le jargon de la presse appelle ces parenthèses où le journaliste commente ou émet un avis), signé Bruno Frappat, responsable du département éducation, jeunesse et société. « L’énormité des thèses défendues par M. Faurisson (…) justifie-t-elle l’attitude de ceux qui l’ont molesté ?, questionne le futur directeur de la rédaction du quotidien du soir. Ce n’est pas en organisant (…) une sorte de chasse aux sorcières qu’on convaincra M. Faurisson de l’inanité de son propos. L’homme que nous avons eu au téléphone nous a paru abattu, moralement atteint. »          C’est qu’à l’époque, hormis ses provocations littéraires, on ignore tout de ce quinquagénaire fluet, à costume soigné et fines lunettes. On ne sait pas, comme l’a montré Valérie Igounet dans son Portrait d’un négationniste, paru cette année chez Denoël (450 p., 2012), que ce nostalgique de Pétain – et non issu de la gauche, comme il le prétend –, est un menteur professionnel et a déjà eu maille à partir avec l’éducation nationale et la justice.          Au Monde, il explique, en 1978, n’avoir pas été averti à temps qu’il était « provisoirement » interdit de cours. L’historienne raconte qu’une lettre recommandée lui a été adressée trois jours plus tôt. A-t-il cherché l’incident en se rendant à Lyon-II, malgré sa suspension ? « C’est un provocateur né, et, on le sait aujourd’hui, il adore se victimiser », fait observer Valérie Igounet.          Le malaise mémoriel qui s’annonce          « Au journal, le grand débat, c’était la liberté d’expression, se souvient aujourd’hui Bruno Frappat. Dans l’après-Mai 68, l’ouverture d’esprit et l’humanisme étaient nos guides. » Et notamment, à la rédaction en chef, celui de Jean Planchais. L’homme au nœud papillon est un catholique de gauche, vibrionnant et cultivé, entré au Monde juste après la guerre, quand les titres de Résistance – il était sergent-chef et des Forces françaises de l’intérieur (FFI) – valaient tous les diplômes de journalisme. Alors que le vent libertaire de Mai-68 souffle encore, gonflant les ventes jusqu’à 800 000 exemplaires, Jean Planchais veille sur la liberté d’expression de professeurs d’université débarrassés de la chape de plomb gaulliste.          C’est une nouvelle fois Pierre Viansson-Ponté, l’augure de Mai-68, celui qui dans une chronique mythique, « La France s’ennuie », avait flairé les barricades avec trois mois d’avance, qui renifle les miasmes du malaise mémoriel qui s’annonce. Cet ancien résistant, légèrement voûté des suites d’une blessure en 1940, est un pilier du quotidien d’Hubert Beuve-Méry. Il ne peut imaginer le monstre idéologique qui va naître, mais décèle, avec le cinquième sens qui est le sien, comme une mauvaise odeur de « mensonge ».          « Le mensonge », c’est ce 17 juillet 1977, le titre de sa chronique hebdomadaire. Le journaliste a en effet reçu par courrier un fascicule d’un universitaire anglais intitulé : « Six millions de morts le sont-ils réellement ? » et l’a feuilleté attentivement. « Tout cela paraît si stupide, si fantastique, si monstrueux de bêtise autant que d’ignominie, écrit M. Viansson, qu’on est tenté de jeter cette soi-disant brochure (…) et de n’y plus penser. Eh bien ! On aurait tort ! »           En procédurier tatillon, cet universitaire obsessionnel et hypermnésique a trouvé la faille          Si « des pères de famille qui n’étaient pas nés » en 1945 sont interrogés par leurs enfants sur ce genre d’écrits, sauront-ils « rétablir immédiatement les faits », s’inquiète-t-il ? La question n’échappe pas à la vigilance du lecteur Faurisson. D’autant qu’avec l’affaire Darquier, le tabassage à la fac, sa plainte au commissariat, Le Monde n’a jamais autant parlé de lui. Car en procédurier tatillon, cet universitaire obsessionnel et hypermnésique a trouvé la faille. Il connaît tous les articles de la loi du 29 juillet 1881, toutes les astuces du droit de la presse. Dès que son nom est cité, ou presque, il charge l’un de ses avocats d’exiger l’insertion de ses remarques, mégote sur les coupes dont ses courriers sont l’objet, surveille leurs délais de parution et tente à chaque fois, au passage, d’exposer ses thèses.          Une version « améliorée » de la lettre de 1977          A Vichy, en ce mois d’août, il prévient qu’il n’hésitera pas à user du droit de réponse. Le 16 décembre 1978, dans un de ses courriers publié par le quotidien, le professeur demande une nouvelle fois : pourquoi lui, que Le Monde considérait naguère comme un « très brillant professeur », un « chercheur très original », n’aurait-il pas le droit d’exposer enfin ses thèses ? Faurisson estime venu « le moment » de lancer le débat : « Les temps sont mûrs. »          Et c’est ainsi que, de guerre lasse, le 29 décembre 1978, Jean Planchais fait publier dans Le Monde, rubrique Société, la tribune de Faurisson : « Le problème des chambres à gaz ou la rumeur d’Auschwitz ». C’est la version améliorée, si l’on peut dire, de la lettre jaunie envoyée en vain un an plus tôt, rue des Italiens, ainsi qu’à d’autres titres de presse parisiens : « Il m’arrive de rédiger trente à quarante moutures du même article », précise le graphomane. On y retrouve la même phrase, ou presque : l’« inexistence » des chambres à gaz est une « bonne nouvelle pour la pauvre humanité ».          Son fatras pseudo-scientifique est coiffé de quelques lignes de la rédaction, aussi résignées que maladroites : « M. Robert Faurisson a, dans une certaine mesure, réussi. Nul n’ignore plus, à l’en croire, qu’il n’y a jamais eu de chambres à gaz dans les camps de concentration. (…) Aussi aberrante que puisse paraître [cette] thèse, elle a jeté quelque trouble, dans les jeunes générations notamment, peu disposées à accepter sans inventaire les idées acquises. Pour plusieurs de nos lecteurs, il était indispensable de juger sur pièces. »          Etrange prophétie autoréalisatrice. Drôle de justification d’un journal qui semble déplorer le surgissement médiatique d’un homme qu’il met lui-même, ce jour-là, sous les feux de la rampe. Publié presque par effraction entre Noël et le Nouvel An, alors que la mort du président algérien Houari Boumediène occupe l’actualité, le texte provoque ni polémique immédiate ni scandale apparent.          Plusieurs lecteurs « s’étranglent »          Pour démonter les thèses du falsificateur, Le Monde ouvre ses colonnes à deux des rares spécialistes de la Shoah en France : Olga Wormser-Migot et Georges Wellers, aujourd’hui décédés. Hélas ! Face aux sophismes d’un dialecticien retors, le texte de la première semble bien dense, et la démonstration du second un peu hâtive. Et que penser de cette manière de donner la parole, le même jour et dans la même page, à l’un et aux autres ?           « Imagine-t-on un astrophysicien qui dialoguerait avec un “chercheur” qui affirmerait que la Lune est faite de fromage de Roquefort ? », Pierre Vidal-Naquet          On peut comprendre qu’ouvrant leur journal, en cet hiver 1978, plusieurs lecteurs « s’étranglent ». Et notamment quelques grandes consciences, comme Pierre Vidal-Naquet. Si l’impact immédiat du texte publié est faible, l’historien devine que sa portée symbolique sera considérable. « Imagine-t-on un astrophysicien qui dialoguerait avec un “chercheur” qui affirmerait que la Lune est faite de fromage de Roquefort ? », écrira-t-il en 1987 dans Les Assassins de la mémoire (La Découverte). « Du jour où Robert Faurisson (…) a pu s’exprimer dans Le Monde, quitte à s’y voir immédiatement réfuté, la question cessait d’être marginale pour devenir centrale », ajoutera-t-il.          Le négationnisme entre dans un nouvel âge. Comble de maladresse, le surtitre donné par le journal à cet étrange feuilleton : « Le débat sur les “chambres à gaz” ». Même les guillemets semblent empruntés à la phraséologie révisionniste et ne sont pas à la bonne place.          Ce « faussaire de l’Histoire »          « Si Le Monde semble perdu, c’est aussi parce que, à la fin des années 1970, il n’y a pas encore de travaux de référence et de spécialistes faisant autorité », rappelle Laurent Joly, qui a travaillé sur « l’affaire » Darquier de Pellepoix. « D’où, sans doute, la forme d’angoisse et d’impuissance que manifeste Viansson-Ponté dans sa chronique », explique ce jeune spécialiste de Vichy et de l’antisémitisme.          En France, en 1978, la recherche sur la Shoah reste pour l’essentiel cantonnée au Centre de documentation juive contemporaine, et le premier colloque universitaire sur « La France et la question juive sous l’Occupation » ne se tient en qu’en mars 1979 ; il faut attendre les années 1980 pour voir paraître le fameux Vichy et les juifs, de Michael Marrus et Robert Paxton, et le Vichy-Auschwitz de Serge Klarsfeld, ainsi que la traduction en français du grand œuvre de Raul Hilberg, La Destruction des juifs d’Europe.          Dans les nombreux livres consacrés au Monde, cette bourde monumentale n’a pas laissé de traces : enfouie, refoulée. Comme si ces résistants valeureux, ces hommes de la gauche chrétienne, trop honnêtes et parfois maladroits, ne s’en remettaient pas de s’être fait piéger par ce lecteur monomaniaque. « N’oublions pas que Faurisson était un universitaire, faisait profession d’apolitisme et avançait masqué », rappelle Mme Igounet. « Il faut se souvenir que nous parlons d’avant 1990, d’un temps où la loi Gayssot n’existait pas », note M. Joly.          Depuis, les historiens, par leurs recherches et leur analyse des archives, ont réduit à néant les fantasmagories de Faurisson et de son fan-club antisémite. Dans son dossier de la « doc », ce « faussaire de l’Histoire », comme l’a appelé Robert Badinter, n’est plus qu’un protagoniste de la rubrique Justice, un bouffon qui se produit sur les estrades avec Dieudonné, ou l’invité de marque du président Mahmoud Ahmadinejad à Téhéran. Plus jamais un « professeur ».          Retrouvez cet été douze épisodes inédits.           Lire aussi Le négationniste Robert Faurisson débouté de son procès contre « Le Monde »                                   Annonces automobiles avec La Centrale           NISSAN 370Z 31990 € 60           RENAULT KANGOO 12980 € 38           CITROEN 2CV 10800 € 72      Recherche                    Ariane Chemin       Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Article réservé à nos abonnésKamel Daoud : « L’orgasme n’est pas un complot occidental »  Dans une tribune au « Monde », l’écrivain algérien critique la traque de la sexualité par les religieux du monde musulman.                          André Comte-Sponville : « L’homme est un animal érotique »  Le philosophe André Comte-Sponville distingue plusieurs formes d’amour qui s’expriment en grec avec trois mots : « Eros », « philia » et « agapè ». 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Le gouvernement lance une concertation pour « rénover » la scolarisation des élèves handicapés

Les difficultés rencontrées par des centaines, voire des milliers d’écoliers handicapés font l’objet, à chaque rentrée, de nombreuses alertes d’associations.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 18h09
   





                        



   


Quel statut pour les accompagnants d’élèves handicapés ? Quelle formation pour les enseignants ? Comment répondre à la colère de certains parents ? Le gouvernement a lancé, lundi 22 octobre, une concertation visant à « rénover » les dispositifs d’accompagnement pour les écoliers ayant des besoins spécifiques au cours de leur scolarité.
Accompagnant absent ou à temps partiel, manque de place dans des structures adaptées, listes d’attente interminables qui obligent les parents à garder leur enfant : les difficultés rencontrées par des centaines, voire des milliers d’écoliers handicapés font l’objet, à chaque rentrée, de nombreuses alertes d’associations. Et celle-ci n’a pas dérogé à la règle.

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                Handicap : la promesse de Macron sur les accompagnants scolaires est-elle tenue ?



Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, ont présenté les enjeux de cette concertation, qui avait été annoncée au mois de juillet, devant les membres du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), représentant des familles, des associations, des collectivités et des organisations syndicales et professionnelles. Elle aura pour but de « rénover le dispositif d’accompagnement des élèves en situation de handicap pour éviter les ruptures de parcours », a précisé Mme Cluzel, qui a décliné les trois grands axes de travail :
L’attendu des parents et des associations.Le métier d’accompagnant d’enfant en situation de handicap (AESH).L’expérimentation des pôles inclusifs d’accompagnement localisé.
Le gouvernement promet des « annonces fortes »
Concernant les deux premiers, la secrétaire d’Etat a promis des « annonces fortes » le 11 février 2019, date qui coïncide avec l’anniversaire de la loi de 2005 qui a instauré un droit à la scolarisation pour tous les enfants et adolescents handicapés. Le troisième, qui consiste à créer des pôles « inclusifs » mutualisant à l’échelle d’un établissement les moyens humains, matériels et thérapeutiques, doit aboutir à l’élaboration, au printemps, d’un « vade-mecum » remis à toutes les académies en vue du déploiement de premiers « pôles » à la rentrée 2019, a précisé M. Blanquer.
Près de 340 000 enfants handicapés sont scolarisés dans une école ordinaire, dont plus de la moitié nécessitent un accompagnement spécifique. Et 80 000 enfants sont inscrits dans des établissements médico-sociaux spécialisés.
« Mépris »
Sur ce sujet, le député de La France insoumise François Ruffin s’en est pris violemment à ses collègues de La République en marche (LRM), à l’Assemblée nationale, le 12 octobre. Alors que les parlementaires de la majorité ont décidé de retoquer une proposition de loi du député Les Républicains Aurélien Pradié pour « l’inclusion des élèves en situation de handicap », M. Ruffin a lancé dans l’hémicycle : « Ce vote vous collera à la peau comme une infamie. »
« Nous avons, dans le pays, des femmes, des milliers de femmes, qui accompagnent les enfants handicapés dans les écoles. Pour ce métier, elles sont sous-payées, 600 euros, 700 euros, sous le seuil de pauvreté, avec des contrats ultra-précaires, sans formation, sans qualification. Pour changer ça, depuis le début de votre mandat, quelle proposition de loi avez-vous portée ? Rien. Aucune. »
De son côté, M. Pradié avait fustigé le « mépris » des députés LRM. Sa proposition de loi prévoyait notamment un statut unique « d’accompagnant à l’inclusion scolaire », mieux rémunéré, pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS) ou les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Elle visait aussi à « décloisonner » l’accompagnement entre scolaire et périscolaire. M. Blanquer avait reconnu que le texte comportait « bien entendu des éléments intéressants » sur cette « priorité gouvernementale », tout en refusant d’être « caricaturé comme quelqu’un qui ne voit pas les difficultés actuelles et les pistes d’amélioration ».



                            


                        

                        


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L’Italie maintient son budget, mais elle promet à l’Union européenne de contenir la dette

Critiquée par la Commission européenne, la coalition populiste au pouvoir a assuré qu’il n’y avait « aucune chance » que Rome sorte de l’UE et de la zone euro.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 18h40
   





                        



   


Malgré les critiques de la Commission européenne, la coalition populiste au pouvoir en Italie a maintenu inchangées ses prévisions de budget, lundi 22 octobre, tout en s’engageant à respecter à la lettre les objectifs qu’elle s’est fixés, sans creuser davantage le déficit ou la dette. La coalition, formée de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), a en outre réaffirmé son attachement à l’Union européenne et à la zone euro, assurant qu’il n’y avait « aucune chance » que l’Italie en sorte.
Le gouvernement prévoit un déficit de 2,4 % du PIB en 2019 (contre 0,8 % pour le précédent gouvernement), puis de 2,1 % en 2020 (contre 0 %) et de 1,8 % en 2021. Dans le même temps, il s’est engagé à porter la dette publique, actuellement de 131 % du PIB, à 126,5 % en 2021. Alors que Bruxelles l’avait sommée de lui fournir lundi des « clarifications » sur son budget, « jugé hors des clous » européens, l’Italie a maintenu le cap.


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Le déficit français sera supérieur à celui de l'Italie en 2019… mais la tendance doit s'inverser dès 2020

France :  Déficit structurel  Déficit conjoncturel
Italie :  Déficit structurel  Déficit conjoncturel
(en pourcentage du PIB)


Sources : PLF 2019, LPFP 2018-2022, budget italien 2019.




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« Pas des têtes brûlées »
Dans une lettre de quatre pages, le gouvernement souligne qu’il savait que ce budget n’était « pas en ligne avec les normes du pacte de stabilité et de croissance ».
« C’était une décision difficile mais nécessaire à la lumière du retard pour retrouver le niveau de PIB d’avant la crise et des conditions économiques dramatiques dans lesquelles se trouvent les couches les plus désavantagées de la société italienne. »
Mais « si les rapports dette/PIB et déficit/PIB devaient ne pas être en ligne avec ce qui est prévu, le gouvernement s’engage à intervenir en adoptant toutes les mesures nécessaires afin que les objectifs indiqués soient rigoureusement respectés », ajoute le gouvernement.

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                Inquiète d’une stabilisation de la dette, Moody’s dégrade la note de l’Italie



« Le chiffre de 2,4 % pour nous est un plafond que nous nous sommes solennellement engagés à respecter, a également déclaré le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, lors d’une rencontre avec la presse étrangère à Rome. Nous ne sommes pas une bande de têtes brûlées. Si nous avions adopté une loi de finances différente, nous serions entrés en récession. »
Pas « d’Italexit »
Comme l’avaient fait ses deux vice-premiers ministres ce week-end, Matteo Salvini et Luigi di Maio, chefs de file respectifs de la Ligue et du M5S, M. Conte a aussi réaffirmé l’engagement européen de son pays :
« Ecoutez-moi bien. Pour l’Italie, il n’y a aucune chance d’Italexit, de sortie de l’Europe ou de l’eurozone. »

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                Budget italien : un nouveau dossier brûlant pour la Commission européenne



Les marchés n’ont guère apprécié le maintien du budget en l’état, alors même qu’ils s’étaient détendus dans la matinée, rassurés par le fait que Moody’s n’ait pas accompagné sa baisse de la note de l’Italie vendredi soir d’une perspective négative. Cela signifie que l’agence, malgré ses inquiétudes, ne devrait pas dégrader de nouveau sa notation dans les six ou douze mois à venir.
Vers 16 heures, la Bourse de Milan cédait 0,66 %, après avoir ouvert en hausse de 1,82 % et évolué dans le vert jusqu’aux déclarations de M. Conte. Le spread, écart très surveillé entre les taux italien et allemand à dix ans, est, lui, repassé à 302 points, alors qu’il était descendu à 286 dans la matinée.

        Explications :
         

          Qu’est-ce que le « spread », scruté par les marchés et que l’Italie voit augmenter ?



Dialogue
Bruxelles semble avoir choisi la voie du dialogue. « Le commissaire européen Pierre Moscovici a essayé d’arrondir les angles avec Rome en soulignant que l’UE n’interférerait pas dans la politique économique italienne », a souligné Christopher Dembik, analyste à Saxo Banque.
La Commission avait évoqué jeudi un dérapage budgétaire « sans précédent » et pointé un risque de « non-conformité grave » avec les règles européennes. L’Italie ploie en effet déjà sous une dette de 2 300 milliards d’euros, et les prévisions de croissance du gouvernement sont jugées trop optimistes : 1,5 % en 2019 contre 1 % prévu par la plupart des observateurs, dont le FMI.
La Commission européenne « ne veut pas d’une crise entre Bruxelles et Rome », a assuré lundi M. Moscovici, commissaire aux affaires économiques et monétaires, à la fiscalité et à l’union douanière, sur la radio France Inter : « La place de l’Italie est au cœur de l’Europe. » Néanmoins, « sans règles communes, il n’y a pas de zone euro », a-t-il ajouté, soulignant que la plupart des économistes ne croyaient pas au pari de Rome d’augmenter les dépenses publiques pour créer de la croissance.
M. Salvini ne s’est pour sa part pas montré très conciliant : « S’ils ne veulent pas comprendre pourquoi le pays va retrouver la croissance, nous leur expliquerons. Mais nous ne reculerons pas d’un demi-centimètre. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ « Le Monde » a rencontré en Russie des membres de la famille de cet ancien agent du renseignement militaire, victime d’une tentative de meurtre en mars, en Angleterre.
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Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail          Par dérision, ou peut-être parce qu’elle n’en peut plus, Viktoria Skripal a publié sur son compte Facebook la photo d’une tasse en porcelaine dont le fond porte cette inscription : « You’ve been poisoned » (« vous avez été empoisonné »). Mais ce sont d’autres clichés, tirés d’un album à la couverture boursouflée, qu’elle nous montre dans son appartement de la ville de Iaroslavl, à 300 km au nord-est de Moscou.          « Tiens, celui-là, il a témoigné contre Serioja [diminutif de Sergueï] », accuse cette robuste femme de 46 ans, en pointant du doigt un homme brun assis devant les reliefs d’un repas. A ses côtés, le visage rond et jovial, son oncle, Sergueï Skripal, ancien agent du GRU, le renseignement militaire russe, lève son verre entouré des siens. Image lointaine d’une famille broyée, qui aurait pu inspirer un récit à Anton Tchekhov.           Lire aussi Qu’est-ce que le Novitchok, poison neurotoxique d’origine soviétique ?             Des hommes « dévoués à la patrie »          Le nom Skripal est devenu célèbre depuis qu’au mois de mars, ce même Sergueï, 66 ans, et sa fille Ioulia, 34 ans, ont été victimes d’une tentative d’assassinat par empoisonnement au Novitchok, un gaz innervant soviétique, à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre. Sauvés in extremis, ils ont été depuis lors mis à l’abri, car Londres accuse Moscou d’avoir commandité l’opération contre cet ex-espion russe passé, dans les années 1990, au service de Sa Majesté.          En juillet, la tension est encore montée d’un cran après le décès de Dawn Sturgess, une Britannique exposée accidentellement au Novitchok, qui était dissimulé dans un flacon de parfum. Puis, en septembre, Scotland Yard a diffusé les photos de « Bachirov et Petrov », deux agents du GRU, désignés comme des exécuteurs de basses œuvres. L’affaire, qui a donné lieu à la plus vaste expulsion de diplomates russes en Occident, n’en finit pas de rebondir. Et de renvoyer au destin de cette famille…                         Sergueï Skripal et sa fille Ioulia. ARTHUR BONDAR POUR LE MONDE             Sergueï Skripal voit le jour le 23 juin 1951 à Kaliningrad, où son père, sous-colonel dans l’artillerie, a été affecté. Son grand-père fut pour sa part membre du NKVD, l’ancêtre du KGB. Des hommes « dévoués à la patrie », comme on les aime au Kremlin.                    — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Décryptage

Présidentielle au Cameroun : et à la fin, c’est encore Biya qui gagne

Le président sortant, 85 ans dont près de trente-six au pouvoir, a été reconduit pour un mandat de sept ans avec 71,28 % des suffrages.

Cyril Bensimon
    



LE MONDE
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        Le 22.10.2018 à 16h07

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        Mis à jour le 22.10.2018 à 16h13






    
Le président camerounais, Paul Biya, vote lors de l’élection présidentielle, le 7 octobre 2018, à Yaoundé.
Crédits : ALEXIS HUGUET / AFP


L’élection présidentielle au Cameroun obéit à une scénographie bien réglée. Le contexte et le déroulement du vote, le casting des rôles secondaires varient selon les époques, mais la conclusion demeure immanquablement la même. La campagne peut offrir une apparence de vitalité démocratique, les opposants clamer leur certitude de victoire dans les urnes, les contestations légales être bien argumentées, l’attente du résultat contenir juste ce qu’il faut de faux suspense ; à la fin, un même visage émerge, seulement marqué de quelques rides supplémentaires.
Lundi 22 octobre, au terme des quinze jours légaux qui leur étaient offerts après le vote, perruqués, les épaules couvertes d’hermine, les onze membres du Conseil constitutionnel, tous nommés par Paul Biya, ont proclamé la victoire définitive et sans appel du même Paul Biya à l’élection présidentielle. Un septième mandat obtenu officiellement avec 71,28 % des suffrages pour un homme de 85 ans qui a déjà occupé pendant près de trente-six ans la plus haute fonction de l’Etat.

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Que peut-il encore promettre que le temps ne lui a pas permis de réaliser ? Pour sa réélection, le président sortant n’a pas eu besoin de faire campagne ni de faire miroiter de nouvelles opportunités à son peuple. Son slogan, qui tapissait ces dernières semaines tout ce que le Cameroun compte de murs, s’est limité à une formule : « la force de l’expérience », qui ne l’engage en rien auprès de ses concitoyens. Il aurait aussi pu choisir « le poids des habitudes ».
Maurice Kamto, premier opposant
Une élection pour rien, pourrait-on dire alors ? Peut-être pas, car de l’avis de tous les observateurs de la vie locale, ce scrutin présidentiel a redonné un certain intérêt pour la politique à nombre de Camerounais jusque-là désabusés par la sclérose du débat public. Retransmis à la télévision nationale et repris sur les réseaux sociaux, les trois jours d’audience devant le Conseil constitutionnel ont offert un spectacle inédit et largement suivi : celui de la mise en accusation des pratiques électorales du régime devant un tribunal.
Devant cette instance, chargée pour la première fois, vingt-deux ans après sa création, de se prononcer sur les recours déposés lors d’une élection à la fonction suprême, le candidat Maurice Kamto, qui demandait l’annulation du vote dans sept des dix régions du pays, estimant notamment que 1,327 million de voix ont été frauduleusement octroyées à Paul Biya, s’est fait le héraut d’un « Cameroun aplati, qui depuis les origines cherche à se redresser » face au « Cameroun de l’arrogance régnante, méprisante, sûre de son fait ».

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Sans surprise, les membres du Conseil constitutionnel ne lui ont pas donné satisfaction – pas plus qu’aux deux autres candidats, Joshua Osih et Cabral Libii, qui réclamaient l’annulation complète du scrutin du 7 octobre –, mais Maurice Kamto (14,23 % des suffrages) a montré lors de cette élection qu’il pouvait désormais endosser la tenue de premier opposant à Paul Biya. Un pari sur l’avenir, en somme, sachant que la présidence Biya est entrée dans une ère crépusculaire et que personne ne sait comment les ténors du parti au pouvoir géreront l’inéluctable succession du « Sphinx d’Etoudi ».
Le pays n’a jamais paru aussi morcelé
Dans cette première élection organisée à l’ère des réseaux sociaux, propices à la diffusion d’informations rarement vérifiées, et des groupes WhatsApp permettant le rassemblement de tous ceux qui partagent un même avis, le Cameroun aura aussi montré un visage inquiétant.
« On a pu voir un ethnofascisme se développer contre les Bamiléké. Il faut pour cela regarder certaines chaînes de télévision soutenues par le pouvoir », indique Stéphane Akoa, politologue à la Fondation Paul Ango Ela. En effet, que ce soit dans les groupes de discussions ou dans certains médias, la campagne contre Maurice Kamto a été menée bien davantage contre la communauté à laquelle il appartient que contre le programme défendu par cet ancien ministre (2004-2011) à la personnalité policée et aux manières de technocrate.

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Pour Paul Biya, tout le défi de son nouveau mandat de sept ans sera de préserver l’unité d’un pays qui n’a jamais paru aussi morcelé. Dans les provinces septentrionales, le combat contre les islamistes armés de Boko Haram, qui avait permis à Yaoundé de se replacer sur l’échiquier international comme l’un des rouages de la lutte contre le djihadisme, n’est pas encore achevé. « Ils ont récupéré beaucoup d’armes lors de deux attaques sur des bases militaires au Nigeria. Dès la saison sèche, ils vont relancer des attaques », s’inquiète un officier de haut rang.
Dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les autorités camerounaises mènent en revanche depuis un an une guerre sans appui extérieur et sans regard étranger contre les rebelles indépendantistes anglophones. Nul n’est en mesure de savoir si, dans un avenir proche, Paul Biya privilégiera le dialogue, comme l’y incitent diplomates et leaders de la société civile, ou poursuivra la répression à huis clos.


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Inondations dans l’Aude : Macron annonce le déblocage d’un fonds d’« au moins 80 millions d’euros »

Le chef de l’Etat a rencontré lundi les victimes et les élus locaux dans la région qui a subi les pires intempéries depuis 1891.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 09h22
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 17h10
   





                        



   


« On sera là. Je vous le promets. On va faire vite. » En déplacement dans l’Aude, une semaine après les intempéries qui ont fait 14 morts dans le département, Emmanuel Macron a promis aux sinistrés, lundi 22 octobre, que l’Etat sera « présent » pour eux.
Le président de la République a annoncé dans une allocution le déblocage d’un fonds d’« au moins 80 millions d’euros ».
« Pour que les choses aillent vite, j’ai souhaité que nous puissions mettre en place un fonds de roulement qui sera géré directement par le préfet. (…) D’ores et déjà, nous savons que ce seront au moins 80 millions d’euros qui seront à débourser et c’est donc un tel fonds qui, dans les prochains jours, sera mis à disposition du préfet pour que l’Etat apporte son soutien » 
M. Macron a également annoncé que, pendant six mois, l’Etat remboursera à 100 % les frais engagés par les collectivités pour l’hébergement d’urgence des sinistrés. Accompagné notamment du nouveau ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, et du ministre chargé des collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, le chef de l’Etat a également rencontré les familles des 14 personnes décédées, réunies dans la salle polyvalente, ainsi que des maires des communes sinistrées, puis a visité un quartier du village.
« Quand je vois des gens qui ont perdu des proches en une demi-heure… Ils sont d’une dignité, d’une force. On est fort partout en France et, parfois, on l’oublie », a déclaré M. Macron, plus tôt dans la journée, au cours d’un échange de plus d’une heure avec la population. « Je suis fier d’être là », a-t-il ajouté, serrant la main de sinistrés et embrassant des enfants.

        Le récit :
         

          Après les inondations, le temps des questions



Près de 200 millions d’euros de dégâts matériels

   


L’Aude a reçu, en quelques heures, l’équivalent de trois mois de pluies, les pires précipitations localement depuis 1891, qui ont fait également plus de 70 blessés. Des centaines de personnes sont sinistrées, leurs maisons dévastées, des routes sont éventrées, des villages ravagés.
Dans les 126 communes les plus touchées, l’Etat a reconnu l’état de catastrophe naturelle, pour que les assureurs indemnisent plus vite les victimes. Les dégâts matériels représentent « de l’ordre de 200 millions d’euros », notamment « pour les habitations et les véhicules », a estimé, dimanche, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire.





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            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄
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Communes reconnues en état de catastrophe naturelle



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Le premier ministre, Edouard Philippe, s’était rendu sur place lundi dernier. Emmanuel Macron avait exprimé, à ce moment-là, « l’émotion et la solidarité de la nation » et annoncé qu’il s’y rendrait « dès que possible » sans gêner les secours.
« Nous attendons un geste fort de l’Etat avec des engagements financiers », a espéré, samedi, le président du conseil départemental, André Viola. Sur les 126 communes concernées, « 122 sont rurales. S’il n’y a pas de solidarité forte, elles ne se relèveront pas », a-t-il prédit, plaidant en faveur d’une « souplesse » pour les procédures administratives, notamment le versement des avances aux communes.
Le conseil départemental de l’Aude doit voter, lundi, 37 millions d’euros de crédits supplémentaires pour aider les sinistrés et engager les premiers travaux de rénovation. La région Occitanie a annoncé, pour sa part, un plan d’investissements de 25 millions d’euros, qui sera voté le 16 novembre.

        Les explications :
         

          quelle est l’efficacité du système d’alerte météo ?







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Partis du Honduras, près de 3 000 migrants marchent à travers le Guatemala et le Mexique pour rejoindre les Etats-Unis.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le pouvoir d’achat des ménages souffre de l’augmentation du prix du pétrole, de la hausse du prix du gaz et des taxes sur le diesel.
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Le pétrole cher risque de peser sur la croissance française

Le pouvoir d’achat des ménages souffre de l’augmentation du prix du pétrole, de la hausse du prix du gaz et des taxes sur le diesel.



LE MONDE ECONOMIE
 |    22.10.2018 à 11h05
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Mauvaise nouvelle pour le portefeuille des Français. Les cours de l’or noir, qui ont grimpé toute l’année, risquent de poursuivre sur leur lancée dans les semaines qui viennent. Alors qu’il évoluait autour de 56 dollars (49 euros) en octobre 2017, le prix du baril de Brent avoisine désormais les 80 dollars (70 euros).
Une progression de près de 40 % qui n’en finit plus de doper l’inflation et pourrait bien freiner le rebond économique attendu au quatrième trimestre dans l’Hexagone. Une perspective d’autant plus inquiétante qu’une nouvelle poussée de fièvre sur les marchés est attendue après le 4 novembre et l’entrée en vigueur des sanctions américaines sur les exportations iraniennes de brut.
Quelle que soit l’ampleur des mouvements à venir, comptables et ministres vont devoir ressortir les calculettes. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) table, pour la fin de l’année 2018, sur un baril à 75 dollars (65,40 euros). Une cible qui ne reflète pas les pics d’octobre et devra probablement être revue à la hausse.
Nouvelles taxes début janvier
Pour quels effets ? « Si les cours se stabilisaient finalement à 80 dollars, l’inflation s’apprécierait d’un dixième de point, passant de 1,8 à 1,9 % », note Frédéric Tallet, responsable des synthèses conjoncturelles à l’Insee. L’augmentation, dans ce cas, se répercuterait mécaniquement sur le pouvoir d’achat, indicateur phare de la rentrée politique.
Selon l’Insee, ce dernier est censé retrouver un peu de vigueur au quatrième trimestre, avec une progression moyenne estimée à 1,7 %. Une conséquence, notamment, de la suppression totale des cotisations chômage pour les actifs et de la baisse de 30 % de la taxe d’habitation pour huit ménages sur dix. Mais l’inflation, si elle se maintenait à ses niveaux estivaux du fait des prix de l’énergie, compliquerait les choses. Dans le sillon de l’or noir, les tarifs réglementés du gaz vont en effet augmenter à nouveau...




                        

                        


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Cinq personnes blessées à Notre-Dame-des-Landes saisissent la justice administrative

Les plaignants, dont deux journalistes, réclament une expertise de leurs blessures, pour, par la suite, entreprendre une procédure pour engager la responsabilité de l’Etat.



Le Monde.fr avec AFP
 |    22.10.2018 à 18h17
   





                        



   


Cinq personnes, dont deux journalistes travaillant pour Reporterre et pour Libération, ont saisi le tribunal administratif de Nantes, lundi 22 octobre. Elles réclament une expertise de blessures qui auraient été causées par des grenades lacrymogènes GLI-F4 lors d’une opération d’expulsion en avril de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Le tribunal administratif de Nantes a confirmé avoir reçu cinq requêtes en référé expertise.
« Pour l’instant, on demande seulement à ce que des experts examinent les blessés (...) pour qu’on puisse déterminer avec certitude, même s’il n’y a pas vraiment de doute, que les personnes ont bien été blessées par des grenades GLI-F4 », a expliqué l’une des deux avocates qui représentent ces personnes, Me Chloé Chalot. Par la suite, l’objectif est d’entreprendre une procédure pour engager la responsabilité de l’Etat, a-t-elle dit, soulignant que le tout devrait prendre « énormément de temps ».

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                Violences à Notre-Dame-des-Landes : les deux camps cherchent une issue



Les cinq personnes « ont saisi le Défenseur des droits et (la démarche auprès du tribunal administratif) est une marche supplémentaire pour se faire reconnaître en tant que blessés et aussi contester l’opération de maintien de l’ordre en elle-même (...) et l’utilisation des grenades », a précisé Me Chalot.
Usage contesté
Après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le 17 janvier, deux opérations d’expulsion de la ZAD ayant mobilisé des milliers de gendarmes ont eu lieu, en avril et en mai.
L’usage de grenades GLI-F4 par les forces de l’ordre lors de ces opérations a fait l’objet de nombreuses critiques. Un étudiant de 21 ans avait notamment eu la main arrachée le 22 mai après avoir ramassé une de ces grenades à triple effet lacrymogène, sonore et de souffle.
Dans un rapport publié en janvier 2018, le Défenseur des droits avait estimé que la « dotation dans les opérations de maintien de l’ordre d’une arme présentant une telle dangerosité, eu égard à sa composition, rest(ait) problématique ».

        Lire aussi :
         

                Le Défenseur des droits propose l’interdiction de l’utilisation des lanceurs de balle de défense pour le maintien de l’ordre



Parmi les cinq personnes ayant saisi le tribunal administratif figurent Marie Astier, journaliste pour Reporterre, et Cyril Zannettacci, photographe pour Libération. Les deux avocates ont écrit dans un communiqué que les deux journalistes « agissaient dans l’exercice de leurs fonctions et que leur qualité était apparente ».
Les trois autres, venues « en soutien à la pérennisation des formes de vie alternatives expérimentées » dans la ZAD (« zone d’aménagement différé », devenue « zone à défendre » pour ses détracteurs) « ont été touché[e]s par des grenades GLI-F4 alors qu’[elles] se tenaient à distance des forces de l’ordre », assure par ailleurs le communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Les deux animaux, un mâle et une femelle, n’ont pas été braconnés, mais la cause de leur décès n’est pas encore connue.
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Compte rendu

Cinq mois après leur réintroduction au Tchad, deux rhinocéros noirs retrouvés morts

Les deux animaux, un mâle et une femelle, n’ont pas été braconnés, mais la cause de leur décès n’est pas encore connue.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-10-22T16:27:40+02:00"

        Le 22.10.2018 à 16h27






    
Réintroduction d’un rhinocéros noir dans le parc de Zakouma, au Tchad, le 4 mai 2018.
Crédits : STEFAN HEUNIS / AFP


Deux des six rhinocéros noirs sud-africains réintroduits en mai dans le parc de Zakouma, dans le sud-est du Tchad, ont été retrouvés morts à la mi-octobre, a annoncé l’ONG African Parks dimanche 21 octobre. « Nous pouvons confirmer que ces deux rhinocéros (un mâle et une femelle) n’ont pas été braconnés. Cependant, la cause exacte du décès n’est pas encore connue », a indiqué dans un communiqué l’ONG de protection de la faune sauvage, qui gère plusieurs parcs naturels en Afrique. African Parks précise que les quatre autres sont toujours vivants et « font l’objet d’une surveillance étroite ».
En mai, une initiative commune d’African Parks, des parcs sud-africains (SANParks) et des gouvernements tchadien et sud-africain avait permis la réintroduction de six rhinocéros noirs d’Afrique du Sud dans le parc de Zakouma, dans la savane du sud-est tchadien, où ils avaient disparu il y a près d’un demi-siècle. Cette réintroduction devait constituer l’amorce d’un nouveau foyer de rhinocéros noirs, le dernier spécimen de cette espèce ayant été observé dans la zone en 1972.

        Lire aussi :
         

                « Rhino dollars » : les cornes de la discorde



Le Tchad et l’Afrique du Sud ont signé en 2011 un accord de coopération visant à protéger la biodiversité et à assurer la survie à long terme des espèces animales menacées à Zakouma. Après sept ans d’efforts, il a permis d’y réduire quasiment à néant le braconnage, autorisant ainsi la réintroduction des rhinocéros.
Chaque année, des milliers de rhinocéros sont abattus en Afrique pour leurs cornes, très prisées des adeptes de la médecine traditionnelle en Chine ou au Vietnam. Il reste 5 000 spécimens de rhinocéros noirs sur le continent, dont près de 1 900 en Afrique du Sud. Avant le Tchad, des rhinocéros noirs ont déjà été expatriés au Botswana, en Tanzanie, en Zambie, au Malawi ou au Rwanda.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Désigné chef par intérim de La République en marche en remplacement de Christophe Castaner, le communicant doit devenir conseiller à l’Elysée en décembre.
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Philippe Grangeon, le gardien du temple macroniste

Désigné chef par intérim de La République en marche en remplacement de Christophe Castaner, le communicant doit devenir conseiller à l’Elysée en décembre.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 12h07
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 16h58
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            

Emmanuel Macron l’avait prévenu : « Vous n’aurez pas une retraite tranquille. Les prochaines semaines et prochains mois sauront trouver un devoir à cette passion de la France que vous avez », avait prédit le président de la République à Philippe Grangeon, le 21 novembre 2017, alors qu’il remettait la Légion d’honneur au directeur de la communication de Capgemini à la veille de sa retraite.
Quelques mois plus tard, le chef de l’Etat, que cet inconnu du grand public a accompagné dans son aventure depuis le début, est parvenu à ses fins : amener ce précieux conseiller à « faire un pas supplémentaire dans son engagement », explique un proche d’Emmanuel Macron. Depuis dimanche 21 octobre, Philippe Grangeon est le délégué général de La République en marche. Il remplace temporairement Christophe Castaner, devenu ministre de l’intérieur, en attendant que le parti se dote d’un nouveau patron. L’intérim doit être de courte durée : le 1er décembre, date à laquelle il passera la main, il devrait rejoindre l’Elysée comme conseiller spécial.

Conseils gratuits
D’autres, avant Emmanuel Macron, ont essayé d’intégrer à leur équipe ce spécialiste de la communication et de la stratégie. François Hollande à l’Elysée, Bertrand Delanoë à la mairie de Paris. Jamais Philippe Grangeon n’a accepté d’aller au-delà de ces conseils qu’il leur prodiguait gratuitement sur son temps libre. « Je ne voulais pas dépendre financièrement de ce que je pensais », précise-t-il avec ce phrasé lent qui le caractérise. Aujourd’hui, dit-il, « pour la première fois de ma vie, je suis libre ». A la retraite à 61 ans, il n’a plus besoin d’un salaire, et il travaillera à l’Elysée à titre bénévole. « Ce qui veut aussi dire », confie l’un de ses amis, qu’« il partira s’il n’est pas satisfait de la manière dont les choses se passent ».
Avant Macron, Hollande a essayé d’intégrer à son équipe ce spécialiste de la communication
Libre,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ La Française s’est mariée il y a deux mois et demi avec l’Allemande Nieke Nordmeyer, judokate dans la même catégorie.
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« C’est fatigant de le cacher » : la judokate Amandine Buchard raconte son coming out

La Française s’est mariée il y a deux mois et demi avec l’Allemande Nieke Nordmeyer, judokate dans la même catégorie.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 16h11
   





                        



   


Dans un entretien paru dans Le Parisien lundi 22 octobre, la judokate française Amandine Buchard évoque son homosexualité et sa vie de couple. Mariée depuis le 3 août à la judokate allemande Nieke Nordmeyer, la Française de 23 ans, championne d’Europe en 2017 et médaillée de bronze aux Mondiaux en septembre, explique les raisons de son coming out.
« C’est fatigant de le cacher. On n’est pas soi-même, on vit dans le mensonge et je déteste ça. Les gens parlent beaucoup quand ils sont dans le questionnement, surtout dans le monde du judo qui se nourrit de potins. Ils ne sont plus des parasites à partir du moment où ils savent. Après, on m’accepte comme je suis ou pas. »

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« C’est plus difficile à accepter pour ma famille »
La judokate explique que la nouvelle a été moins bien acceptée au sein de sa famille que dans le monde du judo : « Tout le monde s’en doutait alors… Cela a étonné certaines personnes, mais on ne m’a jamais traitée de sale homo. C’est plus difficile à accepter pour ma famille. D’ailleurs, on ne se parle plus avec ma mère. Vous savez, on est beaucoup chez les femmes à avoir cette orientation sexuelle dans le judo. Il y a aussi beaucoup d’homos dans le sport de haut niveau qui se cachent. »
Les deux femmes, toutes deux dans la même catégorie, les poids mi-légers (- 52 kg), ont été amenées à s’affronter une fois ; c’était en février 2017 au Grand Prix de Düsseldorf. Un moment « très particulier », explique Amandine Buchard qui précise : « Notre plus grand rêve est d’être ensemble sur un podium olympique. »
Mise à jour le 22 octobre à 16 h 15 : modification du titre et du premier paragraphe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Parmi les élèves d’écoles de management, la conscience environnementale et sociale gagne du terrain… sans forcément infléchir les carrières.
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Les étudiants en commerce séduits par l’entrepreneuriat social

Parmi les élèves d’écoles de management, la conscience environnementale et sociale gagne du terrain… sans forcément infléchir les carrières.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 17h28
    |

Oriane Raffin







                        



   


« Quand tu as la chance de faire des études, tu as la responsabilité de faire quelque chose qui te plaît et qui t’anime. » Ce qui fait vibrer Kevin Berkane, jeune diplômé de HEC de 28 ans, c’est l’entrepreneuriat social. En 2013, encore étudiant, il cofonde Kialatok, une entreprise d’insertion qui propose des formations en entreprise sur des sujets en lien avec la diversité (ethnique, religieuse ou culturelle), en s’appuyant sur des ateliers de cuisine.
Engagement associatif, spécialisation en entrepreneuriat social ou création de structures à impact positif, les élèves correspondent de moins en moins au cliché des requins aux dents longues qu’on leur colle hâtivement…
Le projet de Kevin Berkane, son envie d’entreprendre pour l’intérêt général, a mûri pendant sa scolarité. « Si on est sensible à l’entrepreneuriat social, on peut s’y initier via les associations », dit le jeune homme. Membre d’une structure de promotion du commerce équitable sur le campus de Jouy-en-Josas (Yvelines), il se souvient : « Nous étions responsables de tous les produits dérivés de l’école, que nous commandions à une entreprise de commerce équitable. Les assos étudiantes représentent un super outil pour mettre les mains dans le cambouis ! » Kialatok emploie aujourd’hui dix salariés dont trois en insertion.
« On ne peut pas avoir un impact sur le monde si on ne comprend pas ces acteurs et les entreprises »
Nombre d’étudiants d’écoles de commerce s’impliquent dans des projets : ventes de produits bio, brainstormings pour aider des entrepreneurs sociaux, levées de fonds pour des organismes de microcrédit… Les formules sont nombreuses, participant à la transformation de certaines écoles de commerce en terreau pour projets solidaires. « Il n’y a pas de rupture, mais une inflexion des attentes et des aspirations des étudiants. Elles s’expriment davantage », note Thierry Sibieude, titulaire de la chaire entrepreneuriat social à l’Essec, qui propose un parcours spécialisé à vingt-cinq étudiants chaque année. L’inspiration ne manque pas. Tristan Lecomte, le fondateur d’Alter Eco, pionnier du commerce équitable, est sorti de HEC. Tout comme l’un des créateurs de la marque de baskets responsables Veja : des « role models » chers à ces écoles, devenus synonymes de réussite.

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Certains n’hésitent donc plus à pousser la porte de ces antres de la finance et du business avec un projet à forte teneur sociale. Comme un prérequis. « On ne peut pas avoir un impact sur le monde si on ne comprend pas ces acteurs et les entreprises. Il faut pouvoir identifier les leviers d’action qui vont les faire changer », estime Célestine Julien, 24 ans, étudiante à l’EM Lyon.
De leur côté, entreprises classiques et économie sociale et solidaire sont à la recherche de tels profils. Les premières misent de plus en plus sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), la seconde se professionnalise. « Nos profils sont recherchés car les associations sont structurées comme des entreprises. L’école nous a apporté des méthodes de travail, une technicité en matière de coordination et de gestion et une bonne capacité d’analyse stratégique », confirme Aurélie Bodet, 34 ans, diplômée de l’école de commerce de Rouen et passée par des postes de gestion sur le terrain pour Action contre la faim et la Croix-Rouge.
Mais l’envie ne fait pas tout. « Les valeurs et l’engagement sont très présents chez les étudiants, confirme Kevin Berkane, mais de là à en faire leur vie, c’est une autre décision. » En dernière année à l’EM Lyon, Célestine Julien fait actuellement face à un sacré dilemme : « Cela peut être compliqué d’avoir investi dans une belle école, pour un certain niveau de vie, et finalement y renoncer. Personnellement, je me dis que je préfère mettre plus de temps à rembourser mes études plutôt que de me renier. Mais ce n’est pas un choix évident non plus. » Tous ne le feront pas.

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« Le Monde » organise son Salon des grandes écoles les 10 et 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) aura lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce, d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées et prépas y seront représentées, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac + 2, + 3 ou + 4). Lycéens, étudiants et parents pourront également assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » pourra également conseiller lycéens, étudiants et parents pour définir leur projet d’orientation, préparer les concours ou rédiger leur CV.
L’entrée en sera gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Un train transportant 366 personnes a déraillé à Taïwan, dimanche. Au moins 18 personnes sont mortes et 187 autres ont été blessées.
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