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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le bureau exécutif de La République en marche a désigné Philippe Grangeon en attendant la désignation du prochain chef le 1er décembre.
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Castaner fait ses adieux à La République en marche, les ambitions s’aiguisent pour le remplacer

Le bureau exécutif de La République en marche a désigné Philippe Grangeon en attendant la désignation du prochain chef le 1er décembre.



LE MONDE
 |    21.10.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 18h50
    |

            Manon Rescan








                        


Le rendez-vous était prévu de longue date, mais il a pris une tournure particulière. Dimanche 21 octobre, La République en marche (LRM) réunissait à Paris son « conseil », sorte de « parlement » du mouvement présidentiel. La rencontre s’est muée en moment d’adieux pour Christophe Castaner, devenu cette semaine ministre de l’intérieur. Une nomination qui l’a conduit à quitter son poste de délégué général du mouvement.
Le bureau exécutif de LRM a désigné Philippe Grangeon, communicant proche d’Emmanuel Macron, en attendant la désignation du prochain chef du parti le 1er décembre. Une échéance qui était dans toutes les têtes, dimanche. « Notre seul risque, c’est la division. (…) Il n’y a pas de destin individuel en politique, il n’y a que des réussites collectives », a prévenu Muriel Pénicaud, qui prenait la parole lors de la clôture du rendez-vous. La ministre du travail s’exprimait devant un parterre où les ambitions sont déjà nombreuses pour prendre la suite de Christophe Castaner. 
« Nous devons être vigilants à ce que cette campagne éclair ne vienne, par des comportements, des initiatives, des propos à l’emporte-pièce, abîmer l’image et la réputation de La République en marche », avait pour sa part prévenu, lors d’une déclaration à huis clos, Philippe Grangeon, dimanche matin.
Plusieurs candidats potentiels
Un seul candidat est officiellement déclaré : le député LRM des Français de l’étranger, Joachim Son-Forget. Ce dernier avait déjà présenté une liste concurrente à celle de Christophe Castaner l’an dernier, en vain. Dimanche, il a annoncé son intention de proposer qu’une coprésidente, issue de la société civile spécialiste des questions environnementales soit élue à ses côtés. Dans Le Journal du dimanche, Marlène Schiappa a, elle, confirmé « réfléchir à présenter [sa] candidature », estimant « incarner l’ADN du mouvement et une forme de renouvellement ».
Parmi les députés parisiens, plusieurs sont aussi sur la ligne de départ. Stanislas Guérini y « réfléchit ». « Il y a de l’envie », a-t-il confié au Monde dimanche midi. Dans une interview à Challenges.fr, Sylvain Maillard a détaillé, vendredi, sa vision d’une amélioration du fonctionnement du mouvement qui ressemble de très près à une déclaration de candidature.
Un seul des candidats putatifs a été cité, dimanche midi, à la tribune par Christophe Castaner pour son discours de bilan et d’adieux : Pierre Person, député de Paris, qui a aussi été son bras droit au mouvement. Ce dernier avait le matin même fait plusieurs annonces d’amélioration de la mécanique militante aux référents locaux d’En marche. « Une telle efficacité en trois jours, Pierre, je me dis qu’il était temps que je parte », a lancé à la tribune M. Castaner, entre réprimande et passage de relais. Si ses proches font déjà activement campagne pour lui, le député de Paris n’a toutefois pas formellement déclaré sa candidature. « Ce qui est important, ce sera le projet », a-t-il déclaré à la presse.
« Si nous doutons de nous, de la France, de l’Europe, nous nous affaiblissons »
Le prochain délégué général du mouvement aura fort à faire, dans un mouvement qui peine à se structurer. « Mille cinq cent marcheurs nous rejoignent chaque mois », a rappelé Christophe Castaner à la tribune. « Il faudra renouer le lien avec les territoires », a, pour sa part, déclaré Stéphane Travert aux journalistes. L’ancien ministre de l’agriculture, débarqué cette semaine du gouvernement, retrouvera bientôt son siège de député mais entend bien jouer un rôle important dans le mouvement. Il pourrait s’occuper d’entretenir le réseau des élus locaux soutiens d’Emmanuel Macron.
Tout le week-end, les « marcheurs » ont, par ailleurs, planché sur leur organisation et la définition de leur ligne idéologique. Samedi, ils organisaient un colloque sur le progressisme, mais un atelier organisé dimanche matin a rappelé que ce seul terme ne serait pas suffisant pour définir la ligne politique de La République en marche. « Il faut aussi trouver les mots dans lesquels les Français puissent se retrouver », a rappelé Claude Posternak, membre du bureau exécutif du mouvement à la tribune dimanche midi.
Dans ce contexte, à la fois dans le discours de Muriel Pénicaud et de Christophe Castaner, un mot est revenu, celui de « doute ». « L’autodénigrement est trop facile », a mis en garde le nouveau ministre de l’intérieur. « S’il faut analyser avec acuité les erreurs, il nous faut apprécier l’étendue du chemin parcouru ensemble », a-t-il insisté. « Le risque, c’est de douter de nous », avait déclaré avant lui la ministre du travail. Muriel Pénicaud avait alors invité les « marcheurs » à plutôt regarder en miroir ceux qui, à La France insoumise, « ne croient pas en la démocratie parce qu’ils ne respectent pas la séparation des pouvoirs, de la justice et des médias. C’est eux qui menacent la démocratie ! », a-t-elle affirmé en référence aux attaques de Jean-Luc Mélenchon, après les perquisitions qui ont visé LFI cette semaine.

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« Si nous doutons de nous, de la France, de l’Europe, nous nous affaiblissons », a encore martelé Muriel Pénicaud. L’Europe, justement, sera l’un des enjeux du mouvement LRM dans les prochains mois à l’approche de la campagne des européennes. « L’échéance européenne doit être notre première priorité », a insisté M. Castaner. « Ne lâchez rien sur ce projet européen, (…) allez partout en France dans nos territoires, porter ce message d’espoir et d’exigence », a-t-il lancé. Une commission d’investiture pour désigner les candidats de la future liste LRM va se mettre au travail, présidée par Jean-Marc Borello, fondateur du groupe SOS et membre du bureau exécutif du mouvement.
Mais, dimanche midi, la question du futur délégué général occupait bien plus les esprits, comme l’expliquait un député membre du bureau exécutif du mouvement : « C’est dans 41 jours. Top départ. »

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le député rejoint plusieurs figures du parti d’Emmanuel Macron ayant déjà marqué leur intérêt pour l’Hôtel de Ville, dont le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.
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Municipales : Cédric Villani brigue la Mairie de Paris en 2020

Le député rejoint plusieurs figures du parti d’Emmanuel Macron ayant déjà marqué leur intérêt pour l’Hôtel de Ville, dont le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.



Le Monde.fr avec AFP
 |    21.10.2018 à 12h14
   





                        


Dans un entretien au Journal du dimanche, Cédric Villani annonce officiellement sa candidature à la Mairie de Paris. « Je suis candidat à la candidature » à Paris déclare le député LREM de l’Essonne. Cédric Villani rejoint plusieurs figures du parti d’Emmanuel Macron ayant déjà marqué leur intérêt pour l’Hôtel de Ville, dont le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux ou le secrétaire d’État au numérique Mounir Mahjoubi. « Je m’inscrirai dans le processus de désignation. Quel que soit le candidat retenu, je me rangerai derrière », assure le mathématicien.
« Je prépare un projet pour Paris qui a vocation à s’inscrire dans le plan d’ensemble de La République en marche », avait-il précédemment déclaré dans un entretien à l’Agence France Presse (AFP), en citant notamment « l’initiative Paris et moi », engagée par le parti présidentiel début octobre pour préparer l’élection municipale.
M. Villani, élu pour la première fois à un mandat politique aux législatives de 2017, présidait en 2014 le comité de soutien à la candidature de l’actuelle maire, Anne Hidalgo (PS).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ La présidente LR de la région Ile-de-France est l’invitée de France Inter, France Télévisions et du « Monde ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Cet ex-chroniqueur au « New York Times » devenu essayiste dénonce les très riches contributeurs qui maintiennent un système profondément inégalitaire par leurs dons. Une bienfaisance ciblée, médiatisée et qui verrouille le débat d’idées.
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Anand Giridharadas contre la dictature dorée des philanthropes américains

Cet ex-chroniqueur au « New York Times » devenu essayiste dénonce les très riches contributeurs qui maintiennent un système profondément inégalitaire par leurs dons. Une bienfaisance ciblée, médiatisée et qui verrouille le débat d’idées.



LE MONDE IDEES
 |    21.10.2018 à 09h00
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

C’était en 2003 : à 22 ans, Anand Giridharadas, fils d’émigrés indiens aisés né à Shaker Heights, près de Cleveland (Ohio), décidait de découvrir le pays que ses parents avaient choisi de quitter. Et il décrivit pour le New York Times, et dans un livre, l’incroyable révolution que connaissait ce pays ultraconservateur. Puis ce fut le retour en Amérique, en pleine crise financière, en 2009 : « J’avais découvert l’arrivée du rêve américain en Inde et quand je suis revenu aux Etats-Unis, il était mourant », nous confie M. Giridharadas. Mourant à cause de ses incroyables inégalités, révélées par Thomas Piketty.
Giridharadas, qui a vécu trois ans en France, rejoint l’économiste français « qui soutient que la survie du système dépendra en premier lieu de l’efficacité de son système de justification ». C’est cette intuition qu’il a voulu développer dans son ouvrage Les gagnants prennent tout. La charade des élites qui allaient changer le monde (Winners Take All. The Elite Charade of Changing the World, Knopf, 304 p., non traduit).
« Les philanthropes américains ont créé un système qui assèche le bien public et qui charge ceux qui l’ont ruiné de le réparer. On demande aux incendiaires d’être les pompiers »
« Mon livre est une radioscopie des valeurs que les gagnants du système ont inventées pour que le système ne change pas. » Le journaliste devenu essayiste n’a pas enquêté sur les pauvres, dans la banlieue de Chicago ou ailleurs, suspectant une erreur de méthode : « C’est comme écrire sur une maison en étudiant ses locataires au lieu d’étudier l’architecte. » Il est allé à la rencontre des riches, des très riches, ceux qui « tiennent » le système par le truchement de la philanthropie, en redistribuant leur richesse une fois fortune faite. Anand Giridharadas se jette à l’eau à l’été 2015, à Aspen (Colorado), lors d’une de ces réunions de l’entre-soi qu’affectent les élites mondialisées. Devant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Dans un entretien au « Journal du dimanche », le nouveau ministre de l’intérieur se place dans la continuité de l’action menée par Gérard Collomb.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/10/2018
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Christophe Castaner dévoile ses priorités pour l’intérieur

Dans un entretien au « Journal du dimanche », le nouveau ministre de l’intérieur se place dans la continuité de l’action menée par Gérard Collomb.



Le Monde.fr avec AFP
 |    21.10.2018 à 01h51
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 12h01
   





                        



   


Contrôles migratoires, conditions de travail des policiers, violences dans les quartiers : Christophe Castaner dresse sa feuille de route de ministre de l’intérieur dans un long entretien au Journal du dimanche (JDD) du 21 octobre, en reprenant les chantiers-clés ouverts par son prédécesseur Gérard Collomb.

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Sur la question migratoire, M. Castaner se dit « inquiet » de la situation à la frontière espagnole depuis quelques mois. Il va nommer un « coordonnateur sécurité », qui sera un haut fonctionnaire, pour « mieux organiser les contrôles et le dialogue avec les autorités espagnoles ». Depuis le début de l’année, « on a recensé en Espagne 48 000 entrées irrégulières en provenance du Maroc – soit une augmentation de 155 % ! » et « les non-admissions à la frontière franco-espagnole ont augmenté de près de 60 % dans les Pyrénées-Atlantiques par rapport à l’an passé », selon lui.
Le ministre revendique une « politique ferme contre l’immigration irrégulière ». « Un tiers des demandeurs d’asile en France ont été déboutés dans un autre pays d’Europe, c’est inadmissible. Nous n’avons pas vocation à être une “instance d’appel” des déboutés de l’Allemagne ou de l’Italie », ajoute-t-il.
Signaux envers les policiers
M. Castaner doit aussi échanger dans « les tout prochains jours » avec ses homologues européens, dont l’Italien Matteo Salvini. Ce dernier a envoyé, samedi, des policiers patrouiller à la frontière française afin d’empêcher les refoulements de migrants, au lendemain de la reconduite de trois clandestins, qualifiée de « normale » par la France.
« Dans la plupart des zones frontalières, la coopération avec la police italienne se passe bien. Je comprends qu’il y a un besoin de renforcer cette coopération dans la région de Bardonnèche [Piémont, Italie]. Ne comptez pas sur moi pour ajouter de la polémique à la polémique. »
Les relations entre Rome et Paris se sont tendues ces derniers mois. L’Italie accuse ses partenaires européens, à commencer par la France, de l’avoir laissée seule gérer la crise migratoire et les quelque 700 000 migrants arrivés sur ses côtes depuis 2013.
Le ministre nommé mardi – avec pour l’épauler un secrétaire d’Etat, l’ex-patron du renseignement intérieur Laurent Nuñez – adresse aussi des signes à ses troupes et notamment aux policiers en rappelant la hausse de 3,5 % du budget de son ministère.
M. Castaner reconnaît que les policiers « ont raison de [se] plaindre » de la vétusté de leur matériel, rappelant que 300 millions d’euros par an seront consacrés à la rénovation de l’équipement auxquels s’ajoutent 130 millions pour la rénovation de la flotte automobile.
« Reconquérir la souveraineté républicaine »
La direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sera, elle, dotée de 22,5 millions d’euros supplémentaires affectés à des investissements technologiques. Ses trois sites devraient également être réunis en un seul.
Mesure symbolique, M. Castaner veut aussi « mettre un terme » à « la protection à vie des anciens ministres de l’intérieur » et la ramener à cinq ans après la fin de leurs fonctions.
Lors de son départ fracassant, son prédécesseur Gérard Collomb avait évoqué la difficulté des quartiers et sa crainte que « nous vivions face à face » en France. M. Castaner reconnaît à son tour la « situation de tension extrême et une très grande violence dans certains quartiers ».
Le ministre doit se rendre, dimanche, au commissariat de Champigny (Val-de-Marne), où des policiers se sont fait insulter sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux cette semaine. « Partout où l’on voit que la République recule, il faut agir. Reconquérir mètre carré par mètre carré la souveraineté républicaine dans certains quartiers. Ce sera un combat », ajoute-t-il.

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Gérard Collomb a quitté la place Beauvau pour se préparer aux élections municipales de Lyon. Son successeur affirme, lui, dans Le JDD qu’il ne « sera pas candidat » lors de ce scrutin. Sur un autre chantier attendu, M. Castaner annonce qu’il présentera au président de la République, Emmanuel Macron, dans « quelques jours » les résultats de la consultation organisée dans chaque département sur l’organisation de l’islam de France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le chef de file de La France insoumise a durement critiqué des enquêtes de Franceinfo, qualifiant les journalistes d’« abrutis ». Il s’en est aussi pris à Mediapart.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/10/2018
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Radio France annonce une plainte contre Jean-Luc Mélenchon

Le chef de file de La France insoumise a durement critiqué des enquêtes de Franceinfo, qualifiant les journalistes d’« abrutis ». Il s’en est aussi pris à Mediapart.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 12h09
   





                        


Après des échanges houleux par antennes et réseaux sociaux interposés, la polémique qui oppose Jean-Luc Mélenchon à Radio France devrait passer par la case justice. Le groupe a confirmé, samedi 20 octobre sur Twitter, le dépôt d’une plainte contre le chef de file de La France insoumise (LFI), visant ses propos à l’encontre de journalistes des radios publiques. Ces derniers jours, l’ancien candidat à la présidentielle s’en est pris à des reporteurs de Franceinfo, mais aussi au site Mediapart ou encore à l’émission « Quotidien » de TMC.
Les journalistes de Franceinfo qualifiés d’« abrutis » et de « menteurs »
Vendredi 19 octobre, une enquête de Franceinfo pointait de possibles surfacturations lors de la campagne présidentielle de M. Mélenchon. L’article s’intéresse aux prestations facturées par la communicante Sophia Chikirou et sa société Mediascop au candidat de LFI, pour un montant total d’un peu plus de 1 million d’euros.
Selon Franceinfo, certains prix pratiqués par Mediascop dans le cadre de ce contrat se situent à des niveaux « très élevés », citant par exemple la mise en ligne de retranscriptions audio de discours pour un coût de 250 euros l’unité.
M. Mélenchon a répliqué le jour même de la publication de cette enquête, voyant en Franceinfo une « radio d’Etat » qui serait aux ordres du gouvernement, selon lui. « Je vous mets tous en garde, tous ceux qui titrent sur le fait que nous avons fait de la surfacturation s’exposent à des poursuites », a-t-il déclaré, « car nous n’avons peur de rien ». Le député des Bouches-du-Rhône a aussi qualifié les journalistes de la station d’« abrutis » et de « menteurs » dans une vidéo publiée sur Facebook. 
« Pourrissez-les partout (…) Il faut qu’à la fin des milliers de gens se disent : les journalistes de Franceinfo sont des menteurs, sont des tricheurs et il y a autour un système qui n’a même plus le recul professionnel de se dire, mais qu’est-ce qu’on est en train de raconter ? », a-t-il également lancé.
« Franceinfo n’est pas une radio d’Etat, mais de service public », a rétorqué le directeur de la station, Vincent Giret à l’antenne, vendredi. « Cet appel à la haine et à la violence est irresponsable. Défense absolue du professionnalisme et de l’intégrité de nos journalistes », a-t-il ajouté sur Twitter.
Samedi, la station a affirmé sur Twitter avoir déposer une plainte à l’encontre de M. Mélenchon pour ses propos. « La direction juridique de Radio France s’occupe de la plainte en liaison avec notre avocat », a précisé à l’AFP Gaël Hamayon, un porte-parole de la radio publique.
Mediapart membre d’une « boucle Macronie-parquet-médias »
Le dirigeant de LFI s’en est aussi violemment pris au site d’information en ligne Mediapart, qu’il accuse d’avoir violé le secret de l’enquête sur ses comptes de campagne. M. Mélenchon y voit, en effet, une « preuve » d’une « boucle Macronie-parquet-médias », occupée à lui nuire ainsi qu’à son mouvement politique.
Dans un article publié vendredi soir sur les perquisitions menées mardi, le site d’information affirmait l’existence « de longue date » d’une relation intime entre le député et sa conseillère Sophia Chikirou, qui a été entendue par la police dans le cadre de soupçons de surfacturations lors de la campagne présidentielle de M. Mélenchon en 2017.
Mediapart rapporte, par ailleurs, que, selon ses informations, quelque 12 000 euros en liquide auraient été découverts par les enquêteurs au domicile d’un proche de M. Mélenchon. De même source, cet « ami et collaborateur de toujours de Jean-Luc Mélenchon » aurait dit que la somme lui avait été confiée par la mandataire financière de la campagne de 2017.
En l’absence de transmission au parquet à ce stade, « il ne peut donc être autrement que ces fuites proviennent des services de police et justice », écrit l’avocat de l’ancien candidat de la présidentielle, Me Mathieu Davy. Et ce dernier de s’interroger : « Comment ont-elles été acquises ? Qui les a données ? Quelles sont les conditions et modalités, notamment financières, de cette transaction ? »
Me Davy demande, par ailleurs, le dessaisissement du « procureur en charge », « car il devient établi de manière claire et concordante que les services sous ses ordres ne respectent pas les règles et procédures applicables en l’espèce ». Il ne vise toutefois pas le procureur de la République de Paris, François Molins, mais le représentant du parquet directement chargé de l’enquête.
« Quotidien » accusé d’avoir fourni des images à la police
Interrogé sur BFM-TV, mercredi, M. Mélenchon s’en était aussi pris à l’émission « Quotidien » de TMC. Le député avait affirmé que cette dernière avait « complaisamment » fourni « à la police » des images de la perquisition au siège de LFI, mardi.
« Jean-Luc Mélenchon ment », avait alors réagi l’animateur de l’émission Yann Barthès, affirmant n’avoir eu « aucun contact, ni avec la justice, ni avec la police. Je tiens à rappeler que si nous avons des images de la perquisition, c’est que LFI a bien voulu nous faire rentrer et que vous nous avez demandé de filmer », ajoutait-il.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ « Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault.
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Perquisitions au siège de La France insoumise : bras de fer entre la procureure générale de Paris et le camp Mélenchon

« Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 17h18
   





                        



   


C’est une prise de parole rare, qui marque la singularité de la situation. La procureure générale de la cour d’appel de Paris, Catherine Champrenault, a dénoncé samedi 20 octobre le « coup de force » contre les magistrats et les policiers mené par Jean-Luc Mélenchon et ses militants lors des perquisitions effectuées mardi au domicile du leader de La France insoumise et au siège du parti.
« J’apporte mon soutien aux magistrats et policiers », a expliqué la magistrate sur Europe 1, dénonçant une tentative « d’entrave à l’action de la justice ». « Je crois savoir qu’un policier a porté plainte, magistrats et policiers ont été choqués. Personne n’est au-dessus des lois », a-t-elle ajouté.

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« Pression physique sur la porte »
Dans une scène filmée par des journalistes, Jean-Luc Mélenchon avait notamment appelé ses proches à « enfoncer la porte » pour entrer dans les locaux de son mouvement où une perquisition était en cours. Il a ensuite bousculé un représentant du parquet ainsi qu’un policier qui s’interposait.
« Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault. Mais, accompagnés de militants et de députés LFI, il « a voulu rentrer en force », et « c’est parce qu’on ne pouvait pas filtrer eu égard à cette pression physique sur la porte, qu’effectivement on n’a pas laissé passer M. Mélenchon car on ne pouvait pas laisser passer le groupe », a-t-elle expliqué.

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Le ministère de la justice pas informé
Alors que le patron de La France insoumise a dénoncé vendredi « une opération de police de type antiterroriste », la magistrate a justifié l’ampleur du dispositif :
« Il y avait plusieurs dizaines de policiers, ce qui est normal car il y avait une quinzaine de perquisitions. »
Catherine Champrenault a également assuré que le ministère de la justice n’avait pas été informé des perquisitions : « Nous ne faisons rien remonter avant que les faits ne se soient passés. » Elle a également justifié que l’enquête en reste à son stade préliminaire, sous l’égide du parquet. L’ouverture d’une information judiciaire, confiée à des juges d’instruction, serait pour l’heure « disproportionnée », selon elle, car « nous n’en sommes pas encore aux indices graves et concordants ».

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Alors que Jean-Luc Mélenchon demande « l’annulation de cette perquisition et la restitution de tout ce qui a été prélevé », la magistrate a annoncé que les ordinateurs avaient été remis « hier soir [vendredi] » et assuré que « seuls les documents qui intéressent les infractions que l’on recherche » seraient exploités et mis dans la procédure.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Six personnes avaient été placées en garde à vue, mardi, dans l’enquête sur les attentats ayant fait quatre morts et quinze blessés, au mois de mars.
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Attentats à Trèbes et Carcassonne : trois suspects mis en examen et écroués

Six personnes avaient été placées en garde à vue, mardi, dans l’enquête sur les attentats ayant fait quatre morts et quinze blessés, au mois de mars.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    20.10.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 12h04
   





                        



   


Trois personnes ont été mises en examen et écrouées dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Carcassonne et Trèbes (Aude) perpétrés le 23 mars 2018, vendredi 19 octobre.
Six personnes – des membres de l’entourage familial et amical de l’auteur des attaques, Radouane Lakdim – avaient été interpellées et placées en garde à vue mardi dans le cadre de cette information judiciaire. Trois ont été relâchées, et les autres, placées en détention provisoire, ont été mises en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et, pour l’un d’eux, « détention d’armes de catégorie A et B en lien avec une entreprise terroriste », selon la source judiciaire.

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Quatre morts et quinze blessés
Le 23 mars, un assaillant djihadiste, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d’entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client, ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’était livré comme otage à la place d’une femme.
Le djihadiste avait été abattu par le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale. L’attaque avait été revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI). Il était « fiché S » depuis 2014 et inscrit depuis novembre 2015 au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) en raison de ses liens supposés avec des milieux islamistes radicaux.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Editorial. Alors que les « CumEx Files » ont mis en lumière la manière dont plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc français,  il serait temps que le gouvernement mette fin à ce type d’optimisation fiscale.
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Halte au pillage fiscal

Editorial. Alors que les « CumEx Files » ont mis en lumière la manière dont plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc français,  il serait temps que le gouvernement mette fin à ce type d’optimisation fiscale.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h46
   





                        


Editorial du « Monde ». Décidément, la créativité de la finance n’a pas de limite – pas même celle de la loi. Le détournement de 55 milliards d’euros d’impôts au détriment de plusieurs pays européens par une poignée de tradeurs indélicats, avec la complicité d’avocats et de grandes banques, jette, de nouveau, une lumière crue sur la capacité du système financier à spolier l’Etat de l’argent public.
Le scandale dont Le Monde a publié les détails, jeudi 18 octobre, dévoile des pratiques d’évasion fiscale d’une ampleur inédite. Une faille de la loi, permettant de réclamer indûment le remboursement de taxes sur les dividendes versés par les entreprises à leurs actionnaires domiciliés à l’étranger, est à l’origine de l’escroquerie.
Le principe reposait sur une sorte de gigantesque bonneteau. Les titres des entreprises concernées faisaient l’objet de transactions à grande vitesse, de telle sorte que les actionnaires parvenaient à se faire rembourser les taxes sur les dividendes plusieurs fois, au vu et au su des services fiscaux.
En l’espace de sept ans, entre 7 et 12 milliards d’euros ont été ainsi extorqués au fisc allemand. Les contribuables danois, autrichiens, suisses, norvégiens et belges ont été également victimes de l’arnaque, qui n’aurait pas été possible sans la participation d’une cinquantaine de banques, dont BNP Paribas et Société générale. La France, en revanche, a échappé au stratagème, grâce à une modification en 2005 de la loi sur les avoirs fiscaux.
Plus que le coût annuel du plan pauvreté
Le montage est d’autant plus scandaleux qu’il a pris son rythme de croisière en pleine crise financière, lorsque les Etats européens se sont portés au secours des banques à court de liquidités en injectant ou en leur prêtant massivement des capitaux. Pendant que les déficits budgétaires explosaient pour déboucher sur la crise de la zone euro, ces financiers sans scrupules détournaient massivement l’argent public à leur propre profit.
Les pouvoirs publics allemands ont mis fin à ces pratiques frauduleuses en 2012, tandis que les procédures judiciaires contre les auteurs se poursuivent. Ces révélations sont toutefois l’occasion de rappeler que ce procédé n’est en fait qu’une dérive de l’arbitrage de dividendes – le « div-arb » dans le jargon financier –, un autre mécanisme tout aussi contestable, même s’il reste légal dans nombre de pays.
Une enquête du site ProPublica en 2016 avait estimé que, chaque année, plus de 100 milliards de dollars investis en actions passent sous le nez du fisc. En France, la pratique occasionne un manque à gagner de 3 milliards d’euros, soit plus que le coût annuel du plan pauvreté qui vient d’être annoncé.

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Il serait temps que le gouvernement, dans la situation budgétaire contrainte qui est la sienne, mette fin à ce type d’optimisation fiscale. L’argument selon lequel une telle décision écornerait l’attractivité de la place de Paris ne tient pas : Francfort et New York y ont remédié sans susciter d’émotion particulière parmi les investisseurs. Il suffirait de remettre en cause certaines conventions fiscales avec des pays tiers pour en finir avec ces échappatoires.
A l’heure où l’illibéralisme gagne du terrain, l’argent public est un bien trop précieux pour que les gouvernements ne fassent pas tout ce qui est en leur pouvoir pour récupérer ce qui leur est dû. Il y va de l’équité vis-à-vis des contribuables qui ne cherchent pas à éviter l’impôt. Il y va, plus globalement, du bon fonctionnement de la démocratie.


Tous nos articles sur l’affaire « CumEx Files »
Le Monde, associé à 18 médias européens, dont Correctiv, Die Zeit et Reuters, dévoile une nouvelle affaire de fraude et d’évasion fiscales dont sont victimes plusieurs Etats européens, pour un préjudice évalué à 55 milliards d’euros en quinze ans.
Le récit : L’histoire secrète du casse fiscal du siècle
L’enquête : En France, plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc
En vidéo : Comment fonctionne la fraude ?
Tout comprendre à l’affaire en quelques schémas simples
Des banques françaises sont elles aussi empêtrées dans l’affaire : lire notre article.
Entretien : « Pour les banques, une source importante de profits », nous dit Josh Galper, qui dirige Finadium, un cabinet de conseils financiers de Boston, aux Etats-Unis.
Vu d’Europe : En chantier, la coopération fiscale européenne a connu des ratés.
La petite histoire : Quand Jérôme Kerviel alertait les sénateurs sur le scandale aux dividendes





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Dans une note, l’association patronale Entreprise & Personnel juge qu’expliquer les transformations à venir aide à éviter qu’elles soient rejetées en bloc en cas de dégradation de la situation économique.
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Réformes sociales : le gouvernement invité à faire de la pédagogie

Dans une note, l’association patronale Entreprise & Personnel juge qu’expliquer les transformations à venir aide à éviter qu’elles soient rejetées en bloc en cas de dégradation de la situation économique.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 11h03
    |

            Bertrand Bissuel








                        


La transformation de notre modèle social engagée par le gouvernement constitue un pari : pour le réussir, il faudra déployer de gros efforts de pédagogie et préserver les dispositifs d’aide si la conjoncture économique s’essouffle. C’est, en substance, ce que préconise Entreprise & Personnel (E & P), un réseau associatif d’entreprises, dans sa « note de conjoncture sociale » publiée vendredi 19 octobre.
Depuis l’entrée à l’Elysée d’Emmanuel Macron, plusieurs réformes de grande ampleur ont été conduites pour modifier le fonctionnement du marché de l’emploi. La « ligne directrice [de ces changements] semble fortement inspirée des modèles nordiques et plus particulièrement danois », estime E & P. L’objectif, maintes fois affiché par l’exécutif, est d’instaurer un système s’apparentant à celui en vigueur dans ces pays d’Europe : la flexisécurité, qui assouplit les règles sur la relation de travail (pour faciliter les licenciements) tout en prévoyant un niveau élevé de protection (par le biais de l’assurance-chômage et des programmes de formation).
C’est dans cette optique que furent promulguées, en septembre 2017, les ordonnances réécrivant le code du travail. Elles ont été complétées, un an après, par la loi « avenir professionnel » qui chamboule le secteur de l’apprentissage, de la formation continue et élargit le versement des allocations-chômage à de nouveaux publics.
« Liberté de liciencier plus contrainte »
Toutefois, si la France s’inspire de l’exemple danois, elle s’en distingue sur de nombreux points, pour E & P. D’abord, « la liberté de licencier [demeure] plus contrainte » dans notre pays. En outre, les demandeurs d’emploi sont mieux couverts chez notre voisin nordique mais ils doivent aussi rendre plus de comptes, en particulier dans leur quête de réinsertion professionnelle.
Autre grande différence entre les deux pays : la qualité du dialogue social. En France prévaut « la culture du rapport de force », chez les syndicats mais aussi au sein du patronat, constate E & P. Les Etats scandinaves, eux, privilégient le consensus : les organisations d’employeurs et de salariés jouissent d’une « légitimité forte » et elles se placent constamment dans la recherche du « compromis ». « Notre système à “désaccords multiples” ne peut développer un climat d’apaisement et de convergences, conditions d’une régulation sociale efficace », regrette E & P.
Enfin, le « contexte économique dégradé » complique la tâche du gouvernement. La croissance pour 2018 va être inférieure à celle observée en 2017 et plusieurs périls se dessinent : guerre commerciale initiée par les Etats-Unis, relèvement des taux d’intérêt (qui renchérit le coût des emprunts bancaires donc des investissements), etc. Dès lors, « on risque de passer par une période où les indicateurs sociaux seraient susceptibles d’empirer », juge Frédéric Guzy, directeur d’E & P. Le risque est d’autant plus à prendre à sérieux que, en cas de difficultés, les entreprises pourront plus facilement se séparer de leurs salariés, avec les ordonnances de 2017 qui simplifient la rupture du contrat de travail.
C’est pourquoi E & P recommande de mener un travail d’explication auprès des « acteurs sociaux » sur les « conditions et modalités de succès du modèle danois ». Il s’agit de faire comprendre « les impacts positifs dans le long terme et peut-être négatifs sur un temps plus court », souligne l’association patronale. Celle-ci plaide par ailleurs pour un renforcement des mécanismes de « sécurisation » des actifs, si l’activité pique du nez au moment de la mise en place des réformes.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le président du parti Les Républicains multiplie les signes envers cette famille de pensée en pleine renaissance, de plus en plus tentée par Marion Maréchal.
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Laurent Wauquiez cherche à capter le courant conservateur

Le président du parti Les Républicains multiplie les signes envers cette famille de pensée en pleine renaissance, de plus en plus tentée par Marion Maréchal.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h11
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Tee-shirt, veste, pantalon, lunettes : tout est noir chez Jean-François Colosimo, le patron des Editions du Cerf, vénérable maison catholique devenue une rampe de lancement pour jeunes auteurs de la droite identitaire. Sa vision du monde contemporain l’est aussi, noire. « Des gens tuent au nom de Dieu », rappelle-t-il, et l’époque serait nimbée de la « lumière noire » de l’individualisme. Le public présent, ce mercredi 17 octobre, dans la grande salle au premier étage du siège du parti Les Républicains, à Paris, grogne d’approbation. Une centaine de personnes, majoritairement âgées, est réunie pour cette nouvelle édition du « rendez-vous des idées », cycle de rencontres animé par le député de l’Yonne Guillaume Larrivé.
« Nous sommes aveuglés par la religion des Lumières. Cette croyance est en train de mourir sous nos yeux », proclame Jean-François Colosimo, qui appelle, face à ce « religieux artificiel », à un retour des « religions historiques », « au religieux sans additif ». L’audience rugit de plaisir et applaudit en même temps. Avec la bénédiction du président de LR, Laurent Wauquiez, qui encourage vivement ce genre de rendez-vous.
Depuis qu’il a pris la tête du parti de droite, en décembre 2017, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes cherche à élargir le spectre de la « famille » LR, en particulier sur ses rives conservatrices. Le terme n’a pas toujours bonne presse en France, au contraire des pays anglo-saxons, mais il gagne petit à petit du terrain. « Ce n’est pas encore mûr chez nous », reconnaît un élu proche de M. Wauquiez, qui ne revendique pas (encore) l’expression. Mais le bouillonnement intellectuel de ce camp, qui voit s’agiter les essayistes Laetitia Strauch-Bonart et François-Xavier Bellamy, ou des acteurs de la droite hors les murs – mouvement de droite identitaire non partisan –, crée des émules. Dans la foulée de François Fillon, M. Wauquiez...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le politologue Jérôme Sainte-Marie décrypte la façon dont Emmanuel Macron veut recréer un clivage avec les conservateurs et les nationalistes.
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« Le progressisme parle aux gagnants de la mondialisation, peu aux milieux populaires »

Le politologue Jérôme Sainte-Marie décrypte la façon dont Emmanuel Macron veut recréer un clivage avec les conservateurs et les nationalistes.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 15h32
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Pour le politologue Jérôme Sainte-Marie, président de l’institut de conseils et d’études Pollingvox, le « progressisme » revendiqué par le chef de l’Etat se définit surtout « par opposition » aux conservateurs et aux nationalistes.
Emmanuel Macron veut doter son camp d’un nouveau corpus idéologique, le progressisme. Pour quelle raison ?
Cela correspond à trois objectifs. Emmanuel Macron entend d’abord nommer son projet idéologique pour le faire partager autant que possible. Avec l’idée de dépasser le clivage gauche-droite pour s’inscrire dans un axe perpendiculaire à celui-ci, qui est l’opposition entre les progressistes et les nationalistes, assimilés aux réactionnaires.
Le deuxième aspect est électoraliste. En imposant une nouvelle lecture du conflit politique, le chef de l’Etat cherche à entretenir les tensions et les contradictions au sein des partis de gouvernement traditionnels, que sont Les Républicains et le Parti socialiste, en espérant que la vie politique française ressemble durablement au second tour de la présidentielle. Le troisième aspect, enfin, est sociologique. Les catégories sociales qui ont amené Emmanuel Macron au pouvoir, que je regroupe dans « le bloc élitaire », sont convaincues de porter un projet réellement progressiste.
Qu’est-ce que le progressisme revendiqué par M. Macron et La République en marche ?
Il est facile à définir, dans la mesure où il a été décrit par anticipation par le philosophe Jean-Claude Michéa, en 2011, dans son ouvrage Le Complexe d’Orphée [Flammarion, 2014] avec en sous-titre « La religion du progrès ». Cela correspond à une projection dans l’avenir débarrassée aussi bien des contraintes au développement capitaliste que pouvait constituer la morale traditionnelle, chère à une partie de la droite, que des limites issues du mouvement ouvrier, chères à une partie de la gauche. C’est aussi un projet adapté au stade actuel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Un colloque organisé samedi doit permettre de préciser la doctrine du parti présidentiel, encore floue dix-sept mois après l’accession de Macron à l’Elysée.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/10/2018
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La République en marche lance le chantier de la définition du « macronisme »

Un colloque organisé samedi doit permettre de préciser la doctrine du parti présidentiel, encore floue dix-sept mois après l’accession de Macron à l’Elysée.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 14h08
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            

Qu’est-ce que le « macronisme » ? Comment définir la philosophie politique du mouvement créé par Emmanuel Macron ? Depuis plusieurs mois, les dirigeants de La République en marche (LRM) soulignent la nécessité de mieux définir cet objet politique mal identifié, qui a fait voler en éclats les grilles de lecture traditionnelles lors de l’élection présidentielle de 2017, afin de dessiner plus clairement le corpus idéologique de leur jeune formation.
La première étape de ce travail intellectuel devait avoir lieu samedi 20 octobre, lors d’une journée de débats organisée par le parti présidentiel, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), en partenariat avec la Fondation Jean Jaurès et la Fondation pour l’innovation politique, des think tanks plutôt classés respectivement à gauche et à droite. « Ce colloque est un point de départ. C’est le premier rendez-vous de la construction de notre doctrine », souligne la députée de Paris Laetitia Avia, qui évoque « une réflexion sur le long terme », avec la tenue d’autres événements du même type dans les mois à venir, associant les adhérents.
Parmi les intervenants figureront notamment les politologues Dominique Reynié et Gilles Finchelstein, la sociologue Dominique Schnapper, l’ex-secrétaire générale de la CFDT Nicole Notat, des figures de la Macronie (le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et le député de l’Essonne Cédric Villani) ou encore des personnalités politiques étrangères, comme Guy Verhofstadt, ex-premier ministre belge et chef du groupe des libéraux et démocrates au Parlement européen.
« Préparer l’après-Macron »
Tous sont invités à phosphorer sur la notion du « progressisme », un terme censé résumer le logiciel de M. Macron et de ses troupes. Après s’être surtout défini par opposition – en se disant ni de gauche, ni de droite, ni nationaliste, ni populiste –, le parti présidentiel a décidé : ce concept sera désormais son maître mot. Celui qui doit lui servir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Jean-Michel Décugis, Marc Leplongeon et Pauline Guéna consacrent un ouvrage à la reine des paparazzis, intime du couple Macron, Michèle Marchand.
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« Mimi » Marchand, le loup dans la bergerie Macron

Jean-Michel Décugis, Marc Leplongeon et Pauline Guéna consacrent un ouvrage à la reine des paparazzis, intime du couple Macron, Michèle Marchand.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 06h58
    |

            Raphaëlle Bacqué








                        



                                


                            

Livre. Le plus étonnant est qu’une femme comme « Mimi » soit si facilement entrée dans l’intimité d’Emmanuel et Brigitte Macron. Sur le papier, Michèle Marchand, 71 ans, ex-épouse d’un braqueur puis d’un flic, paraissait à mille lieues du « nouveau monde » et de ses jeunes technos. C’est pourtant avec une remarquable inconscience que le couple présidentiel a ouvert la porte de l’Elysée à cette reine des paparazzis qui a longtemps frayé dans les arrière-salles de boîtes de nuit, connu la prison, et qui vend aujourd’hui photos et infos à la presse people.
Le grand public ne la connaît pas. Les photographes, oui, qui peuvent lui vendre plusieurs dizaines de milliers d’euros une photo volée ou renoncer à la publier sur son injonction. Mais c’est bien elle, sur cette image prise avec son téléphone portable dans le bureau présidentiel, levant les deux bras et faisant le V de la victoire comme si elle était chez elle, quelques jours à peine après l’élection d’Emmanuel Macron. Le cliché figure au dos de Mimi, le livre que lui consacrent les journalistes du Parisien et du Point Jean-Michel Décugis et Marc Leplongeon, avec la romancière Pauline Guéna. L’image et le livre sont si embarrassants qu’ils obligent aujourd’hui l’Elysée à prendre publiquement ses distances avec cette femme sulfureuse.

Depuis toujours se sont introduits dans le sillage d’un grand patron, d’une star, d’un politique, des intrigants au courant de ses secrets. François Mitterrand gardait autour de lui quelques amis initiés, dont François de Grossouvre, chargé notamment de financer ses campagnes, d’organiser sa double vie ou de racheter les photos compromettantes. Cette fois, pourtant, c’est le loup lui-même que les Macron ont introduit dans la bergerie.
Car Mimi Marchand fait profession de vendre la vie privée des célébrités ou de leur laisser supposer qu’elle peut empêcher qu’on ne la dévoile. Cofondatrice de Purepeople,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Au nom de l’emploi, les députés ont suivi l’avis du gouvernement en rejetant un amendement, proposé par une députée LRM, visant à supprimer une fiscalité favorable à certains agrocarburants.
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L’avantage fiscal à l’huile de palme sera maintenu

Au nom de l’emploi, les députés ont suivi l’avis du gouvernement en rejetant un amendement, proposé par une députée LRM, visant à supprimer une fiscalité favorable à certains agrocarburants.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    19.10.2018 à 20h05
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 20h57
   





                        



   


Greenpeace a dénoncé vendredi 19 octobre le rejet par l’Assemblée nationale de dispositions visant à exclure l’huile de palme de la liste des agrocarburants qui ouvrent droit à un taux réduit de la taxe générale sur les activités polluantes. « En rejetant l’amendement visant à mettre un terme aux avantages fiscaux dédiés aux agrocarburants à base d’huile de palme, le gouvernement donne une nouvelle preuve flagrante de son mépris pour l’enjeu climatique », écrit l’ONG dans un communiqué.
Les députés ont suivi l’avis du gouvernement, le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, invoquant des risques pour l’emploi à l’agroraffinerie de Total à La Mède (Bouches-du-Rhône), pour revenir sur un amendement qu’ils avaient adopté la semaine précédente en commission à l’initiative de la députée LRM Lorianne Rossi.
Gérald Darmanin a justifié son refus en évoquant le sort des « plus de trois cents ouvriers » de Total à La Mède « qui n’auraient plus de travail » si ces dispositions étaient adoptées. Il a également souligné la nécessité de ne pas imposer un « couperet sans perspectives de transition » aux industriels du secteur et de leur laisser le temps de « transformer leur outil de production et faire des choix de requalification ».

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                Environnement : « Les risques et les limites du “en même temps”»



« Se conformer à l’agenda européen »
Evoquant des dispositions « contraires aux règles de l’OMC », il a rappelé que des discussions étaient déjà en cours sur des directives européennes visant à interdire les importations — à partir de 2021 pour l’huile de palme et de 2030 pour le soja — en vue d’une utilisation dans les agrocarburants.
Lors de la discussion en séance, le rapporteur du budget et député LRM Joël Giraud, premier signataire d’un amendement proposant la suppression de cette « niche fiscale infondée », a finalement lui aussi considéré qu’il était « prudent de se conformer à l’agenda européen et à celui de l’OMC ».
Des amendements visant à mettre fin à cet avantage fiscal pour l’huile de palme — dont le développement de la culture est un facteur majeur de déforestation — avaient été déposés à la fois par les groupes de la majorité présidentielle (LRM, Modem) et de l’opposition de gauche (LFI et socialistes) et les élus du nouveau groupe Libertés et Territoires. Le groupe LR avait quant à lui choisi de retirer son amendement pendant la discussion.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Sylvie Goddyn a été exclue du parti d’extrême droite pour son soutien à Nicolas Dupont-Aignan.
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Une députée de moins pour le RN au Parlement européen

Sylvie Goddyn a été exclue du parti d’extrême droite pour son soutien à Nicolas Dupont-Aignan.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 19h51
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 21h38
    |

            Lucie Soullier








                        


Une de plus. Ou plutôt une élue de moins pour le Rassemblement national (RN) au Parlement européen. Sylvie Goddyn a été exclue du parti d’extrême droite pour avoir affiché un soutien un peu trop appuyé à Nicolas Dupont-Aignan au goût de Marine Le Pen. Si elle n’a pas encore reçu la lettre d’exclusion officielle envoyée par le RN, la députée européenne sait que ce n’est plus qu’une question d’heures, texto de son ancienne patronne à l’appui.
« Marine me demandait une lettre depuis plusieurs jours pour clarifier ma position. Je l’ai fait hier en répétant que je voulais une liste d’union aux européennes menée par Dupont-Aignan. Elle m’a envoyé un SMS pour m’exclure dans la foulée », raconte-t-elle au Monde, vendredi 19 octobre. Elle confirme également qu’elle a donc quitté le groupe du RN au Parlement européen (l’ENL, Europe des nations et des libertés), comme annoncé par Le Figaro, pour rejoindre le groupe souverainiste Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELDD), où siège également l’ancien bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot.

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                Deux députés européens RN appellent Marine Le Pen à faire liste commune avec Dupont-Aignan



Quinze eurodéputés RN, contre 24 il y a quatre ans
Début octobre, Sylvie Goddyn – épouse d’Eric Dillies, l’ancien chef de file du RN dans le Nord en conflit ouvert avec Marine Le Pen depuis plusieurs mois, lui aussi exclu du parti – avait publié une lettre ouverte déclenchant les hostilités. Elle y apportait son soutien à une liste de rassemblement menée par le président de Debout la France et ancien allié d’entre-deux-tours de Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, jugeant qu’il était « le plus légitime » pour conduire une « grande liste d’union ». 
Philippe Loiseau, l’autre député européen RN ayant cosigné la fameuse lettre, avait, lui, été « rattrapé par le col », selon l’expression d’un cadre du RN. « Rattrapé par le col » signifiant, ici, être poussé à envoyer un communiqué à en-tête de Nanterre – la ville du QG du RN – précisant que « quelle que soit l’issue des discussions », il soutiendrait « sans réserve la liste que le Rassemblement national présentera aux élections européennes ».
A sept mois du prochain scrutin, les cadres du RN relativisent chaque départ, estimant que « personne ne connaît » les déserteurs d’élus ou les qualifiant « de poubelle du parti ». Reste que, de rupture en rupture, le parti de Marine Le Pen, qui avait fait élire 24 députés il y a quatre ans, ne compte désormais plus que quinze élus siégeant toujours sous son étiquette au Parlement européen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le propriétaire de la revue qui avait salarié Mme Fillon s’est engagé dans une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/10/2018
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Affaire Fillon : Ladreit de Lacharrière opte pour un « plaider-coupable »

Le propriétaire de la revue qui avait salarié Mme Fillon s’est engagé dans une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 18h58
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h14
    |

            Simon Piel








                        



                                


                            

Près d’un an et demi après son ouverture, l’enquête visant l’ancien premier ministre, candidat malheureux de la droite à la dernière élection présidentielle, François Fillon, vient de s’achever. Le Parquet national financier (PNF) doit désormais donner son avis sur un éventuel procès des époux Fillon, avant la décision finale des juges d’instruction.
La position de l’une des personnes mises en cause dans le dossier pourrait toutefois affaiblir la défense de M. et Mme Fillon, qui ont toujours contesté au cours de l’enquête tout caractère fictif aux emplois occupés par Penelope Fillon.
Selon les informations du Monde, Marc Ladreit de Lacharrière, homme d’affaires proche de François Fillon, propriétaire de la Revue des Deux Mondes, qui avait salarié Mme Fillon entre mai 2012 et décembre 2013 pour 3 900 euros net par mois, a donné son aval à une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).
« Généreux » salaire
Après proposition de la procureure Eliane Houlette, cette voie transactionnelle a été acceptée par M. Ladreit de Lacharrière, puis par les juges d’instruction. C’est désormais à un juge de l’homologation de valider ou non, à l’occasion d’une audience minimale mais publique, les termes de l’accord trouvé, principalement sur la peine qui a été négociée. Mais cela signifie d’ores et déjà que M. de Lacharrière reconnaît la véracité des charges qui pesaient contre lui.
Mis en examen en avril 2017 pour « abus de biens sociaux », M. de Lacharrière était soupçonné d’avoir offert un emploi de complaisance à Mme Fillon. Au cours de l’enquête, il avait assumé cette embauche en en contestant tout caractère fictif.
Penelope Fillon, qui avait reconnu ne s’être jamais rendue dans les locaux de la Revue des Deux Mondes, a dit avoir rédigé plusieurs notes de lecture, dont deux seulement ont été publiées sous le pseudonyme de Pauline Camille. Quant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Contrairement à ce qu’affirme Didier Guillaume, la loi dispose que c’est au producteur du pesticide de prouver que son produit n’a pas d’effet sur la santé.
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Didier Guillaume, ministre de l’agriculture, demande aux scientifiques de « faire la preuve » des conséquences des pesticides sur la santé

Contrairement à ce qu’affirme Didier Guillaume, la loi dispose que c’est au producteur du pesticide de prouver que son produit n’a pas d’effet sur la santé.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 18h54
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 20h05
   





                        



   


Le nouveau ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, s’est attiré les foudres d’ONG et de la gauche, vendredi 19 octobre, en déclarant que les scientifiques devaient faire la preuve que l’usage de pesticides avait des conséquences sur la santé. « C’est aux scientifiques de faire la preuve ou non qu’il y a des conséquences à l’usage des pesticides ou pas », a déclaré le ministre lors d’un entretien à l’antenne de RTL.
Notamment « sur la question des bébés sans bras, il faut que la science fasse son travail », a-t-il ajouté, faisant référence aux cas de bébés nés sans mains, bras ou avant-bras dans l’Ain. Or, dans ce cas précis, l’Agence sanitaire du ministère de la santé a choisi d’arrêter d’enquêter. « L’analyse statistique ne met pas en évidence un excès de cas par rapport à la moyenne nationale, et Santé publique France n’a pas identifié une exposition commune à la survenue de ces malformations », avait en effet écrit l’agence sanitaire dans un rapport publié au début d’octobre.

        Lire aussi :
         

                Didier Guillaume, un ancien socialiste à l’agriculture



« Ministre des pesticides »
Mais la question des pesticides est brûlante en France, et les propos du ministre ont été très mal reçus par les ONG concernées comme par la gauche, plutôt tenants du principe de précaution. « Je vous présente Didier Guillaume, nouveau ministre des pesticides. On attend toujours la nomination d’un ministre de l’agriculture… », a commenté la sénatrice écologiste Esther Benbassa sur Twitter.
« Ça commence bien mal ! Première intervention et déjà une communication de lobbyiste. Les études sont toutes là, la démonstration des magouilles et mensonges de Monsanto aussi, mais on ne va pas contrarier la FNSEA, n’est-ce pas? », a aussi ironisé Pascal Durand, eurodéputé écologiste, sur les réseaux sociaux. « L’âge de bronze… », a noté Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s, qui a ajouté sur son compte Twitter : « Trois jours d’exercice et déjà porte-parole des lobbies : chapeau bas. » 
« Heureusement que ça ne fonctionne pas comme le ministre le suggère parce qu’on pourrait mettre n’importe quoi sur le marché et attendre qu’il y ait des morts pour pouvoir retirer le produit. Je pense qu’il s’est mal exprimé, c’est pas possible », a déclaré François Veillerette, porte-parole de l’ONG Générations futures.
Une déclaration « sur le compte de l’inexpérience »
« La loi stipule que c’est au producteur de prouver, au moment de la demande de mise sur le marché, que son produit n’a pas d’effet inacceptable en regard des différents critères réglementaires. Ce n’est pas aux scientifiques de montrer que le produit a des effets. On va mettre (cette déclaration) sur le compte de l’inexpérience », a ajouté M. Veillerette. « Après, il peut y avoir des éléments scientifiques nouveaux qui interviennent et peuvent entraîner une suspension ou un retrait de l’autorisation. Ce fut le cas pour les néonicotinoïdes », admet-il.
La mission d’information de l’Assemblée nationale sur les pesticides a recommandé, dans son rapport rendu public en avril, une meilleure prévention et information concernant les dangers occasionnés par les produits phytosanitaires. 
« L’établissement d’un lien de causalité entre la survenue d’une pathologie et l’exposition aux produits phytopharmaceutiques est délicat », notait la mission parlementaire, qui souhaite « disposer de données documentées et notamment d’études épidémiologiques ». Elle préconisait donc de « renforcer les dispositifs de surveillance écotoxicologique afin de disposer de données plus complètes et suivies des différents milieux, ainsi que des espèces à surveiller en priorité », car « plusieurs études récentes montrent, sans doute possible, les dégâts » occasionnés par une « large utilisation » des pesticides, évoquant la disparition d’une large part des insectes, oiseaux et autres pollinisateurs.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ La présidente (Les Républicains) des Bouches-du-Rhône devient incontournable dans la perspective de l’après-Gaudin.
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Martine Vassal, la Marseillaise qui règne sur la Provence

La présidente (Les Républicains) des Bouches-du-Rhône devient incontournable dans la perspective de l’après-Gaudin.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 18h00
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            

Elle a gardé l’habitude décontractée de claquer la bise aux connaissances qu’elle croise dans ses sorties officielles. Mais, désormais, preuve tangible de son changement de statut, Martine Vassal ne se déplace plus qu’entourée d’un aréopage d’élus et de conseillers aux petits soins pour elle.
Présidente Les Républicains (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône (CD13) depuis sa victoire, en mars 2015, la Marseillaise pilote aussi, depuis le 20 septembre et la décision de Jean-Claude Gaudin de lui céder ce poste épineux, la métropole Aix-Marseille Provence (AMP). Un établissement public de coopération qui conduit la destinée de 92 communes et de 1,8 million d’habitants.

L’ascension est fulgurante. En quatre ans et deux scrutins locaux, Mme Vassal est passée de l’obscur statut d’adjointe à la qualité de la ville, numéro dix de l’organigramme municipal, à une double présidence qui la rend presque hégémonique dans les Bouches-du-Rhône. A 56 ans, elle cumule la gestion d’un budget de 7,2 milliards d’euros par an (2,8 milliards pour le CD13, 4,4 milliards pour la jeune métropole) et les compétences en matière de transports, de voirie, de nettoiement, mais aussi de plan local d’urbanisme. Dans l’univers des collectivités locales, seule la maire de Paris, Anne Hidalgo, gère une enveloppe plus imposante. Après quelques sondages précoces et flatteurs, certains la voient déjà succéder en 2020 à Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille. « On ne cesse de me demander si je vais être candidate à la mairie. A chaque jour suffit sa peine. On va d’abord réussir ce territoire, après on verra bien », répond la secrétaire départementale LR.
D’autres y pensent pour elle. « Elle a su être au bon endroit au bon moment, en menant le combat des cantonales de 2015, que peu de monde chez nous pensait gagnable. Puis se montrer à la hauteur d’une fonction qui n’est pas facile », confie Yves Moraine,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Il a de nouveau dénoncé « une opération politique » alors que son mouvement est visé par deux enquêtes judiciaires.
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Jean-Luc Mélenchon demande « l’annulation des perquisitions » ayant visé LFI

Il a de nouveau dénoncé « une opération politique » alors que son mouvement est visé par deux enquêtes judiciaires.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h16
    |

            Sylvia Zappi








                        



   


Jean-Luc Mélenchon a convoqué une conférence de presse, vendredi 19 octobre, au siège de La France insoumise (LFI), pour vivement réagir au tourbillon politico-médiatique qui le frappe depuis quatre jours, après que des perquisitions houleuses ont été menées, mardi 16 octobre, au siège du mouvement ainsi qu’à son domicile privé, dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, l’une pour des soupçons de surfacturation pendant la campagne présidentielle, l’autre pour des soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen.

        Pour tout comprendre :
         

          Si vous n’avez rien suivi aux comptes de campagne des candidats à la présidentielle



Flanqué du député (LFI, Nord) Adrien Quatennens, Jean-Luc Mélenchon a tenu l’estrade pendant quarante minutes pour dénoncer « une offensive politique organisée par la Macronie » contre lui et contre son parti. La voix pleine d’émotion et de colère, il a demandé l’annulation des perquisitions, évoquant d’« odieuses violences psychologiques », ainsi que la restitution des biens et des fichiers emportés par la police.
« Ce ne sont que des tentatives de faire tomber LFI, une entreprise qui veut nous détruire, salir notre honneur. En vain ! », a-t-il lancé, accusant l’exécutif d’être à la manœuvre derrière ces événements. « La Macronie est entrée en agonie et nous fait payer à nous cette agonie », a-t-il affirmé. Jeudi 18 octobre, en déplacement à Bruxelles pour un Conseil européen, le président de la République avait lui-même réagi aux accusations portées contre le pouvoir par LFI et son dirigeant. « Nous avons une Constitution, elle est claire, l’autorité juridique est indépendante dans notre pays et j’en suis le garant, pour tout le monde. Et n’en déplaise à certains, il n’y a pas d’exception », avait déclaré Emmanuel Macron.
Contre-offensive
Jean-Luc Mélenchon a également pris à partie les médias lors de son intervention, qualifiant Franceinfo – qui a diffusé une enquête sur LFI sur son antenne vendredi 19 octobre – de « radio d’Etat » aux ordres du gouvernement. « Je vous mets tous en garde, tous ceux qui titrent sur le fait que nous avons fait de la surfacturation s’exposent à des poursuites », a-t-il déclaré, « car nous n’avons peur de rien ». Dénonçant un « bashing ininterrompu », il s’est adressé directement aux journalistes pour leur « demande[r] de décélérer, vous aussi il faut une désescalade, que vous nous aimiez ou pas ». « Il faut maintenant faire baisser le niveau de violence qui règne dans cette affaire, mais nous ne céderons pas », a-t-il ajouté.
Menant la contre-offensive, le chef de file des « insoumis », qui a été entendu en audition libre jeudi par des policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à Nanterre, a donné sa version des deux affaires qui mettent en cause son parti sur le plan judiciaire. Il a ainsi réaffirmé « sur l’honneur » s’être toujours conformé au droit européen en ce qui concerne l’activité de ses assistants parlementaires à Bruxelles, soupçonnés d’avoir été employés ailleurs qu’au Parlement européen. « Nous sommes honnêtes », a-t-il répété.
Quant aux soupçons de fausses facturations des comptes de campagne et aux activités de sa directrice de communication, Sophia Chikirou, ils ne sont qu’« affabulations », selon lui. « Les informations de Franceinfo sont fausses. Nous nous sommes conformés aux conseils de la Commission des comptes de campagne. Nous aurions pu réclamer huit millions [d’euros] de remboursements de frais de campagne, nous n’en avons demandé que six », s’est-il justifié.
Soutien à Sophia Chikirou
Jean-Luc Mélenchon a affiché un soutien sans faille à la directrice de Mediascop, soupçonnée d’avoir surfacturé ses prestations durant la campagne présidentielle de 2017, et qui a été entendue, elle aussi, par la police vendredi. « Il n’y a aucun mystère dans les activités de Mme Chikirou à notre service. Nous avons choisi la personne la plus compétente, la plus brillante », a-t-il dit, lui renouvelant « l’expression de [s]a confiance totale » et estimant que, dans cette affaire, sa conseillère n’est qu’un « bouc émissaire ».

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Surtout, le leader de LFI a démenti que les tensions de ces derniers jours, « éprouvants et humiliants », aient pu ternir l’image de son mouvement dans l’opinion publique, ou affaiblir la cohésion de ses troupes en interne. « Il est certain que, sans doute, ici et là, des esprits faibles auront peut-être été impressionnés », a-t-il déclaré, mais « je ne crois pas que nous ayons été atteints, tout au contraire, beaucoup ont été galvanisés ».
Quant à ses emportements personnels répétés, aussi bien contre les médias que contre les forces de l’ordre ou le représentant du parquet lors de la perquisition des locaux de LFI, l’ancien candidat à la présidentielle les a mis sur le compte d’une atmosphère « inédite » : « Je suis un homme, pas une machine, je suis au terme d’une rentrée politique qui a été bien dense (…), j’assume mes responsabilités, toutes », a-t-il expliqué, affirmant qu’« il [lui] arrive parfois de crier plus fort, de [s’]emporter ».
Au passage, le député des Bouches-du-Rhône en a profité pour faire un mea culpa et « [s’]excuser » auprès d’une journaliste dont il avait imité l’accent méridional, mercredi dans la salle des Quatre-Colonnes de l’Assemblée nationale. « Je croyais qu’elle se moquait de moi (…) parce que je suis élu de Marseille et je lui ai répondu en imitant l’accent », a-t-il expliqué.



                            


                        

                        

