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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Alors qu’il y a dix ans, l’euphorie était de mise, les difficultés s’accumulent pour les émergents. Brésil, Turquie, Argentine sont fragilisés par la hausse du dollar et seuls les pays d’Asie semblent être en position de maintenir leur croissance.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Brésil, Turquie, Argentine sont fragilisés par la hausse du dollar et seuls les pays d’Asie semblent être en position de maintenir leur croissance.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                       Un vendeur de rue à Djakarta, la capitale de l’Indonésie, en janvier 2017. Beawiharta Beawiharta/REUTERS             C’est une image terrible restée dans les mémoires, en Indonésie et dans toute la région. Il y a un peu plus de vingt ans, le 15 janvier 1998, le général-président Suharto signe en direct à la télévision un programme de réformes au goût amer, imposé par le Fonds monétaire international (FMI). Une véritable reddition, sous le regard sévère du patron du FMI, le Français Michel Camdessus, qui le toise debout les bras croisés. Le dictateur javanais est acculé : en pleine crise asiatique, la roupie indonésienne s’effondre. Le pays plonge dans la récession. Des millions d’emplois sont détruits, et la pauvreté monte en flèche. En échange d’une aide financière massive, l’accord vise à assainir une économie mise en coupe réglée par le vieil autocrate et tout son clan. Mais les Indonésiens le vivent comme une humiliation.                                  Deux décennies plus tard, bien des choses ont changé. Devenu l’une des plus grandes démocraties du monde, le pays semble avoir tiré les leçons de la crise. La politique budgétaire s’est assainie, et Djakarta est aujourd’hui assis sur un trésor de guerre : des réserves de change colossales qui sont autant de munitions en cas de fuite brutale des capitaux, et lui donnent l’assurance de ne plus jamais avoir à quémander l’aide du FMI. Début octobre, l’Indonésie accueillait même en grande pompe, à Bali, les assemblées générales du Fonds et de la Banque mondiale. L’occasion, pour les deux institutions sœurs nées des accords de Bretton Woods, de louer la résilience d’un archipel sans cesse battu par les catastrophes naturelles, tels le séisme et le tsunami meurtriers qui ont fait des milliers de morts, fin septembre. Et plus encore, de tresser les lauriers d’une puissance émergente en forte croissance, dont le produit intérieur brut (PIB) par tête a bondi de 70 % en vingt ans.           Lire aussi Des pays émergents sous la pression du dollar roi                       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Des pays émergents sous la pression du dollar roi

La hausse des taux d’intérêt décidée par la Réserve fédérale américaine déclenche des tornades plus ou moins violentes qui affectent la Turquie, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Argentine...



LE MONDE ECONOMIE
 |    21.10.2018 à 16h15
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? La fameuse formule du scientifique américain Edward Lorenz, évoquée en 1972 à propos de la théorie du chaos, fait particulièrement sens sur les marchés. Depuis quelques mois, la hausse des taux décidée par la Réserve fédérale américaine (Fed) – le battement d’ailes – déclenche ainsi des tornades régulières plus ou moins violentes dans une série de pays, jusqu’à l’autre bout du globe : Turquie, Indonésie, Afrique du Sud, Brésil, Argentine…
Les mécanismes à l’œuvre sont les mêmes que ceux déjà observés en 2013, ou lors du krach obligataire de 1994. « Chaque fois, la hausse des taux américains suivant une longue période de taux bas rend les placements aux Etats-Unis plus attractifs, détaille Eric Bourguignon, directeur chez Swiss Life AM. Du coup, des investisseurs sortent leur argent des pays émergents, notamment de leurs Bourses, pour les rapatrier à Wall Street. » 
Ces sorties de capitaux massives déclenchent alors un effondrement des monnaies locales – la livre turque a perdu 40 % de sa valeur depuis début 2018, le peso argentin, plus de 50 % – et une envolée des prix des produits importés. Les pays affichant d’importants déficits extérieurs, comme la Turquie ou l’Argentine, sont les premiers à en souffrir. Leurs banques centrales sont dès lors contraintes de relever leurs taux, pour limiter l’hémorragie…
« Le dollar est stable, il inspire confiance »
Cette réaction en chaîne est le fruit du rôle de premier plan que la devise américaine tient dans le système monétaire international. Pour le comprendre, il faut remonter aux accords de Bretton Woods, en 1944. Au lendemain de la guerre, les grandes nations décidèrent d’arrimer toutes les monnaies au dollar, pivot de la nouvelle architecture et seule devise encore convertible en or. Mais ce système, instable, explosa en 1971. La convertibilité en or du dollar fut abandonnée et les monnaies flottèrent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Croissance en berne, corruption omniprésente, le nouveau président, Cyril Ramaphosa, hérite d’un pays assailli par les difficultés après le règne sans partage de son prédécesseur, Jacob Zuma.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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Afrique du Sud : un émergent tente de sortir du marasme

Croissance en berne, corruption omniprésente, le nouveau président, Cyril Ramaphosa, hérite d’un pays assailli par les difficultés après le règne sans partage de son prédécesseur, Jacob Zuma.



LE MONDE ECONOMIE
 |    21.10.2018 à 16h15
    |

                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)








                        



                                


                            
Scandales de corruption à répétition, croissance atone, défiance des investisseurs, chômage de masse : avec la chute de Jacob Zuma, en février, les Sud-Africains espèrent tourner la page d’une décennie noire marquée par la morosité économique. Poussé dehors par son propre parti avant la fin de son deuxième mandat, l’ancien président est l’incarnation des dérives qui ont douché les espoirs suscités par la fin du régime de l’apartheid en 1994.
A son arrivée au pouvoir, en 2009, il portait pourtant l’appétit des masses noires défavorisées pour une transformation réelle de l’économie. Neuf ans plus tard, le constat est amer : Jacob Zuma laisse une économie exsangue et un Etat impotent. D’après les prévisions du Fonds monétaire international, la croissance sera de 0,8 % en 2018. L’Afrique du Sud est désormais le pays le plus endetté en volume du continent. Quelque 27 % de la population, dont un jeune sur deux, sont sans emploi. Les inégalités sont à leur paroxysme, alors que le salaire médian de la majorité noire reste 3,5 fois inférieur à celui de la minorité blanche.
Surtout, M. Zuma laisse un Etat rongé par la corruption et des entreprises publiques en faillite. Avec le scandale de la « capture de l’Etat », véritable feuilleton qui a rythmé les derniers mois de sa présidence, l’ex-président est accusé d’avoir abandonné le pays aux Gupta, une riche et sulfureuse famille d’origine indienne. Celle-ci s’est immiscée avec une facilité déconcertante jusqu’au sommet de l’Etat au point de peser sur la nomination des ministres et de rafler des contrats publics pour son empire financier. Résultat : avec les investisseurs, la crise de confiance est durable. En témoignent les fluctuations incessantes du rand, la plus volatile des monnaies émergentes, au gré des soubresauts de l’actualité politique.
La société sud-africaine est au bord de l’explosion
L’économie a également pâti de la conjoncture internationale, subissant de plein fouet la crise mondiale de 2008,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Cet ex-chroniqueur au « New York Times » devenu essayiste dénonce les très riches contributeurs qui maintiennent un système profondément inégalitaire par leurs dons. Une bienfaisance ciblée, médiatisée et qui verrouille le débat d’idées.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Anand Giridharadas contre la dictature dorée des philanthropes américains

Cet ex-chroniqueur au « New York Times » devenu essayiste dénonce les très riches contributeurs qui maintiennent un système profondément inégalitaire par leurs dons. Une bienfaisance ciblée, médiatisée et qui verrouille le débat d’idées.



LE MONDE IDEES
 |    21.10.2018 à 09h00
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

C’était en 2003 : à 22 ans, Anand Giridharadas, fils d’émigrés indiens aisés né à Shaker Heights, près de Cleveland (Ohio), décidait de découvrir le pays que ses parents avaient choisi de quitter. Et il décrivit pour le New York Times, et dans un livre, l’incroyable révolution que connaissait ce pays ultraconservateur. Puis ce fut le retour en Amérique, en pleine crise financière, en 2009 : « J’avais découvert l’arrivée du rêve américain en Inde et quand je suis revenu aux Etats-Unis, il était mourant », nous confie M. Giridharadas. Mourant à cause de ses incroyables inégalités, révélées par Thomas Piketty.
Giridharadas, qui a vécu trois ans en France, rejoint l’économiste français « qui soutient que la survie du système dépendra en premier lieu de l’efficacité de son système de justification ». C’est cette intuition qu’il a voulu développer dans son ouvrage Les gagnants prennent tout. La charade des élites qui allaient changer le monde (Winners Take All. The Elite Charade of Changing the World, Knopf, 304 p., non traduit).
« Les philanthropes américains ont créé un système qui assèche le bien public et qui charge ceux qui l’ont ruiné de le réparer. On demande aux incendiaires d’être les pompiers »
« Mon livre est une radioscopie des valeurs que les gagnants du système ont inventées pour que le système ne change pas. » Le journaliste devenu essayiste n’a pas enquêté sur les pauvres, dans la banlieue de Chicago ou ailleurs, suspectant une erreur de méthode : « C’est comme écrire sur une maison en étudiant ses locataires au lieu d’étudier l’architecte. » Il est allé à la rencontre des riches, des très riches, ceux qui « tiennent » le système par le truchement de la philanthropie, en redistribuant leur richesse une fois fortune faite. Anand Giridharadas se jette à l’eau à l’été 2015, à Aspen (Colorado), lors d’une de ces réunions de l’entre-soi qu’affectent les élites mondialisées. Devant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Certaines protections dont bénéficient les particuliers ne s’appliquent pas toujours aux SCI, indique au « Monde » Olivier Rozenfeld, président de Fidroit.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

« Une société civile immobilière ayant pour activité la location d’immeuble ne peut pas bénéficier des dispositions protectrices des consommateurs »

Certaines protections dont bénéficient les particuliers ne s’appliquent pas toujours aux SCI, indique au « Monde » Olivier Rozenfeld, président de Fidroit.



LE MONDE ECONOMIE
 |    21.10.2018 à 06h15
    |

                            Olivier Rozenfeld (Président de Fidroit)








                        



   


Question à un expert
Une SCI bénéficie-t-elle des mesures de protection destinées aux consommateurs ?
En principe, les sociétés civiles immobilières (SCI) peuvent bénéficier des dispositions protectrices des consommateurs, à l’exception des sociétés qui, à titre habituel, même accessoire à une autre activité, ou en vertu de leur objet social, procurent des immeubles en propriété ou en location.
Ainsi, une SCI qui a pour activité la location d’immeubles ne peut pas bénéficier des dispositions protectrices des consommateurs, notamment du délai de réflexion de dix jours (loi Scrivener) lorsqu’un prêt est sollicité, et pas davantage de la mention obligatoire du taux effectif global (TEG).

        Lire aussi :
         

                Immobilier : comment réussir son achat dans le neuf



La SCI n’accède pas non plus au bénéfice du maintien de l’offre pendant trente jours, ni à la suspension judiciaire du prêt en cas de difficulté d’exécution de l’acte d’acquisition ou du contrat de vente en état futur d’achèvement (VEFA). Le délai de rétractation est écarté, au même titre que la garantie contre les vices cachés.
Pas de résiliation de l’assurance emprunteur
Du côté des entrepreneurs individuels, ils ne peuvent pas bénéficier de l’insaisissabilité sur les parts sociales qu’ils détiennent dans une SCI. Sujet plus épineux encore, elle ne permet pas de bénéficier de la résiliation de l’assurance emprunteur. Plus ciblé, mais tout aussi préjudiciable, la société n’autorise pas non plus l’associé à débloquer son épargne salariale pour acquérir sa résidence principale.
En revanche, d’autres dispositions relatives aux consommateurs s’appliquent aux personnes morales non professionnelles : clauses abusives ou garantie de livraison pour la construction de maison individuelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Toshiba, Komatsu, Iris Ohyama... Les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis poussent certains industriels japonais à délocaliser leurs usines chinoises dans d’autres pays de la région.
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Donald Trump bouleverse la carte des circuits de production en Asie de l’Est

Toshiba, Komatsu, Iris Ohyama... Les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis poussent certains industriels japonais à délocaliser leurs usines chinoises dans d’autres pays de la région.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 12h00
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            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

« Guerre commerciale » ou simples « frictions » ? Peu importent les mots. L’enchérissement des droits de douane entre Chinois et Américains commence à faire réfléchir les industriels d’Asie de l’Est, notamment japonais. Estimant que « l’incidence des droits de douane est importante », Toshiba Machine Co. devait transférer, en octobre, la production de machines destinées aux Etats-Unis. Celles-ci permettent de fabriquer des moules pour des pièces en plastique. Aujourd’hui assemblées en Chine, elles devraient désormais l’être au Japon ou en Thaïlande.
Le constructeur d’engins de chantier Komatsu va faire de même avec la production de pièces destinées aux excavateurs assemblés aux Etats-Unis. Elles vont désormais être conçues au Japon, au Mexique voire directement outre-Pacifique, et non plus en Chine. Un transfert estimé à 4 milliards de yens (31 millions d’euros).
Le spécialiste de l’aménagement d’intérieur et de l’électroménager Iris Ohyama doit, lui, déplacer de Chine en Corée du Sud la fabrication de purificateurs d’air, de ventilateurs et d’autres appareils destinés au marché américain, dans une usine dont l’inauguration est prévue en 2019.
Toutes les entreprises ne suivent pas la même voie. La majorité choisit plutôt d’attendre des jours meilleurs. Certaines négocient avec leurs clients l’incidence de l’augmentation des coûts ou cherchent à discuter des modalités d’application des taxes. C’est le cas du sidérurgiste Japan Steel Works, qui a demandé une exemption des droits de douane sur l’acier utilisé pour la fabrication de roulements destinés au secteur automobile américain. Mais la procédure est longue.
Baisse de 1,2 % des exportations en septembre
D’après une enquête réalisée en septembre par le journal économique Nihon Keizai, 22 industriels ont déjà pris des mesures, ou s’apprêtent à le faire, pour limiter les pertes causées par les hausses de taxes. D’autres pourraient suivre, car nul ne sait où l’escalade...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Tokyo subit une pression croissante de Washington qui veut réduire son déficit commercial à l’égard de l’Archipel. Celui-ci a atteint 68,9 milliards de dollars en 2017.
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Commerce : le Japon sur la défensive face aux Etats-Unis

Tokyo subit une pression croissante de Washington qui veut réduire son déficit commercial à l’égard de l’Archipel. Celui-ci a atteint 68,9 milliards de dollars en 2017.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 12h00
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

A peine décidées, voici que les négociations commerciales entre le Japon et les Etats-Unis démarrent dans un climat de tensions entretenu par l’administration Trump. Mercredi 17 octobre, le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, qui a dit souhaiter commencer les pourparlers à la mi-janvier 2019, a précisé ses objectifs. Il s’agit de pousser le Japon à « éliminer les barrières tarifaires et non tarifaires » dans l’automobile ou l’agriculture, et de « parvenir à un commerce plus équitable et plus équilibré ». Comprendre : réduire le déficit commercial des Etats-Unis avec le Japon, qui a atteint 68,9 milliards de dollars (60,1 milliards d’euros) en 2017.
Vendredi 5 octobre, le secrétaire américain au commerce, Wilbur Ross, avait indiqué à Reuters que les Etats-Unis pourraient imposer à ses partenaires commerciaux, Japon en tête, une clause interdisant de passer un accord de libre-échange avec la Chine. Ils l’ont déjà fait pour le Canada et le Mexique.
Le secrétaire américain à l’agriculture, Sonny Perdue, veut demander à Tokyo des conditions d’accès au marché agricole nippon plus avantageuses que celles édictées dans le Partenariat transpacifique (PTP, qui réunit onze pays du Pacifique et dont les Etats-Unis se sont retirés) et dans l’accord signé entre Tokyo et l’Union européenne (UE). « Nous sommes un meilleur allié du Japon que l’[UE] », a déclaré M. Perdue.
Eviter des taxes sur les importations de voitures japonaises
Tokyo subit une pression croissante depuis l’acceptation, le 26 septembre, par le premier ministre, Shinzo Abe, de discuter d’un accord bilatéral sur le commerce. Jusque-là, il refusait de telles négociations, souhaitant plutôt un retour des Etats-Unis dans le PTP.
Le revirement de M. Abe, décidé lors d’une rencontre avec le président Donald Trump, a suscité de vives réactions dans l’Archipel. Le tabloïd Nikkan Gendai l’a qualifié de « traître ».
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Selon une étude du CSA, l’offre jeunesse des chaînes publiques et privées s’adresse surtout aux enfants, laissant de côté les adolescents.
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Les adolescents, grands oubliés de la télévision française

Selon une étude du CSA, l’offre jeunesse des chaînes publiques et privées s’adresse surtout aux enfants, laissant de côté les adolescents.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 11h33
    |

                            Alexandre Berteau








                        



                                


                            

La télévision française ne favorise pas l’ouverture d’esprit et l’imaginaire des adolescents. C’est, en substance, le constat dressé par Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) dans une étude publiée dimanche 14 octobre, à l’occasion du MIPJunior, le festival des programmes pour enfants organisé à Cannes.
Selon le CSA, les chaînes gratuites et payantes peuvent certes se targuer de proposer un volume abondant de contenus destinés à la jeunesse. Mais cette offre étant « constituée essentiellement de programmes à visée ludique et récréative », elle s’adresse surtout aux enfants, note le document. De fait, alors que « les dessins animés sont surreprésentés », les fictions et les émissions d’information dévolues aux adolescents se font rares.
Les conséquences de ce manque de diversité ne sont pas anodines. Faute de contenus spécifiques à leur âge, les jeunes de plus de 11 ans n’ont d’autre choix que de se tourner vers l’offre grand public, et notamment la télé-réalité et le sport, observe le CSA. En 2016, un tiers des programmes les plus regardés par les 11-18 ans étaient des grandes compétitions sportives.

Les rendez-vous d’actualité pour adolescents sont encore peu nombreux. Seules Arte, France 4 et LCI ont installé un journal télévisé pour les jeunes téléspectateurs. Pourtant, « ils ont besoin d’explications adaptées pour les aider à décrypter le monde qui les entoure », estime Carole Bienaimé Besse, membre du CSA et présidente du groupe de travail sur la protection de la jeunesse.
Fuite vers Netflix et YouTube
La fiction apparaît comme l’autre parent pauvre des grilles de programmes jeunesse. Quant aux rares séries et téléfilms existants, ce sont bien souvent des productions étrangères. Or, « pour se construire, les adolescents ont besoin de pouvoir s’identifier à des personnages qui leur ressemblent, qui font face aux mêmes problématiques, dans un décor qui leur est familier »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Née en 2008, cette plate-forme de codage, devenue l’outil privilégié des développeurs, a été rachetée par Microsoft.
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GitHub : quand le logiciel libre prend le pouvoir

Née en 2008, cette plate-forme de codage, devenue l’outil privilégié des développeurs, a été rachetée par Microsoft.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 11h15
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

A moins que vous soyez développeur informatique ou féru de code, le nom de GitHub vous est probablement inconnu. Pourtant, Microsoft n’a pas hésité à débourser 7,5 milliards de dollars (6,5 milliards d’euros), en juin, pour mettre la main sur cette société – et sur son logiciel du même nom. GitHub, créée il y a dix ans, est aujourd’hui l’outil privilégié de 31 millions de développeurs dans le monde.
Il leur permet de collaborer sur des projets, de partager des extraits de code informatique et d’échanger des idées. Instrument de travail au quotidien, réseau social, mais aussi vitrine destinée à exposer ses travaux aux chasseurs de têtes à l’affût des meilleurs talents : GitHub est tout cela à la fois. C’est aussi l’un des principaux repaires de la communauté du logiciel libre (open source), où le partage du savoir est préféré à sa privatisation. Ou plutôt l’était…

L’annonce de son rachat par Microsoft a révolté de nombreux utilisateurs. Comment ses dirigeants ont-ils pu céder aux avances du mastodonte du logiciel, dont l’ancien patron Steve Ballmer (2000-2014) assimilait les défenseurs du logiciel libre à « des communistes », et leur activité à un « cancer » pour son propre business ? Sur le coup, certains fidèles ont décidé d’aller voir si l’herbe était plus verte chez des concurrents comme GitLab.
C’est dans ce climat que se tenait, les 16 et 17 octobre, la ­convention annuelle de GitHub à San Francisco, intitulée Universe. L’ambiance y était d’autant plus particulière que la finalisation du rachat, soumise à l’autorisation des autorités de régulation européennes, doit être actée dans les prochains jours.
Sur scène, Jason Warner, l’un des cadres les plus haut placés de la société, venu présenter les dernières nouveautés du logiciel, n’a pu complètement éluder le sujet. Tout en soulignant l’« enthousiasme » de GitHub pour l’opération, il s’est efforcé de dissiper les inquiétudes : « Notre singularité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Aux conséquences de la crise du diesel s’ajoutent le « mur du CO2 » et la concurrence accrue de nouveaux acteurs, Chinois en tête.
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Le secteur automobile allemand redoute la perte de 100 000 emplois

Aux conséquences de la crise du diesel s’ajoutent le « mur du CO2 » et la concurrence accrue de nouveaux acteurs, Chinois en tête.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 12h32
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Le vent est-il en train de tourner pour l’industrie automobile allemande ? Trois ans après le « dieselgate », la première branche économique du pays redoute une perte d’influence sans prédécent. Depuis quelques semaines, les répliques de cette crise originelle se succèdent. Aux conséquences de la crise du diesel est venu s’ajouter le « mur du CO2 », dans un ­contexte de conflit commercial et de concurrence accrue des nouveaux acteurs du secteur.
Pour prendre la mesure de la panique qui s’est emparée des milieux automobiles allemands, il suffit de lire les propos d’Herbert Diess, patron du groupe Volkswagen (VW). « La transformation rapide [qui nous est imposée] est à peine tenable », déclarait-il à la Süddeutsche Zeitung, le 10 octobre. « Une industrie comme la nôtre peut s’effondrer plus rapidement que beaucoup semblent le croire. » Cent mille emplois sont en péril, alertait-il, deux jours avant la décision des ministres de l’environnement des pays européens d’imposer aux constructeurs une baisse de 35 % des émissions de CO2 des véhicules d’ici à 2030.

Mardi 16 octobre, M. Diess a enfoncé le clou. « La campagne actuelle contre la mobilité individuelle, et donc contre l’automobile, prend des proportions menaçantes », a-t-il lancé lors d’une rencontre avec les sous-traitants de VW à Wolfsburg (Basse-Saxe). Et de brocarder la discussion, « à la limite de l’hystérie », sur les émissions d’oxyde d’azote des véhicules diesel « pour quelques zones à problèmes dans les villes », ou bien les contradictions allemandes sur l’énergie, qui font qu’« au lieu de rouler au diesel ou à l’essence, nous roulons au charbon, même quand nous roulons électrique ! »
Peu importe que la charge puisse choquer, venant du patron d’un groupe qui a fraudé pendant des années sur la pollution de ses moteurs. « J’estime à 50-50 les chances que l’industrie automobile allemande soit encore...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le pays de Dracula est devenu, depuis peu, devant la France, le premier producteur de maïs du Vieux Continent, explique dans sa chronique hebdomadaire, Laurence Girard, journaliste au « Monde ».
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« La Roumanie vampirise le marché européen du maïs »

Le pays de Dracula est devenu, depuis peu, devant la France, le premier producteur de maïs du Vieux Continent, explique dans sa chronique hebdomadaire, Laurence Girard, journaliste au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 10h59
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            
Chronique Matières premières. La mode est à l’ail noir. Mais les agriculteurs français auraient dû en augmenter la dose cette année. Ils n’ont, en effet, pas réussi à conjurer la puissance roumaine. Le pays de Dracula vampirise le marché européen du maïs, ou en tout cas le domine. Il devrait récolter cette année entre 14,5 et 15 millions de tonnes de grain jaune, à comparer aux 11,8 millions engrangés en France. Une estimation de l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) alors que les derniers épis sont coupés dans le Sud-Ouest.
Depuis peu, la Roumanie décroche la couronne de premier producteur européen de maïs, détrônant le royaume de la volaille de Bresse. Pas vraiment une surprise. Les gourmands le savent, si la polenta est l’apanage du pays des Apennins, ce plat goûteux prend le nom de mamaliga dans les Carpates. Mais les investisseurs en Roumanie ne songent pas uniquement à l’appétit de leurs compatriotes. Le jackpot du grain jaune est à l’exportation.
Pour autant, la filière française du maïs a plutôt le moral. Même si les nerfs des agriculteurs ont été mis à rude épreuve. Les inondations du printemps ont retardé les semis. Sèmera ? Sèmera pas ? Certains, en donnant la mauvaise réponse, ont planté leurs espoirs de récolte. Puis les chaleurs de l’été ont asséché les champs. Malgré ces conditions climatiques chaotiques, la ferme France limite les dommages avec un rendement de 93 quintaux à l’hectare. En baisse, certes, par rapport aux 103 quintaux de 2017, mais on tutoyait alors les records historiques.

La sécheresse a fait grimper les prix
Bien sûr, cette photographie d’ensemble cache des disparités. Les producteurs de l’Est, des Pays de Loire ou de la Bourgogne ont souffert. Dans ces régions, la canicule a aussi grillé les prairies, laissant aux troupeaux une herbe trop maigre pour se sustenter. Les éleveurs ont donc coupé l’équivalent de 50 000 hectares de maïs grain, donné en fourrage aux bestiaux....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Editorial. Alors que les « CumEx Files » ont mis en lumière la manière dont plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc français,  il serait temps que le gouvernement mette fin à ce type d’optimisation fiscale.
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Halte au pillage fiscal

Editorial. Alors que les « CumEx Files » ont mis en lumière la manière dont plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc français,  il serait temps que le gouvernement mette fin à ce type d’optimisation fiscale.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h46
   





                        


Editorial du « Monde ». Décidément, la créativité de la finance n’a pas de limite – pas même celle de la loi. Le détournement de 55 milliards d’euros d’impôts au détriment de plusieurs pays européens par une poignée de tradeurs indélicats, avec la complicité d’avocats et de grandes banques, jette, de nouveau, une lumière crue sur la capacité du système financier à spolier l’Etat de l’argent public.
Le scandale dont Le Monde a publié les détails, jeudi 18 octobre, dévoile des pratiques d’évasion fiscale d’une ampleur inédite. Une faille de la loi, permettant de réclamer indûment le remboursement de taxes sur les dividendes versés par les entreprises à leurs actionnaires domiciliés à l’étranger, est à l’origine de l’escroquerie.
Le principe reposait sur une sorte de gigantesque bonneteau. Les titres des entreprises concernées faisaient l’objet de transactions à grande vitesse, de telle sorte que les actionnaires parvenaient à se faire rembourser les taxes sur les dividendes plusieurs fois, au vu et au su des services fiscaux.
En l’espace de sept ans, entre 7 et 12 milliards d’euros ont été ainsi extorqués au fisc allemand. Les contribuables danois, autrichiens, suisses, norvégiens et belges ont été également victimes de l’arnaque, qui n’aurait pas été possible sans la participation d’une cinquantaine de banques, dont BNP Paribas et Société générale. La France, en revanche, a échappé au stratagème, grâce à une modification en 2005 de la loi sur les avoirs fiscaux.
Plus que le coût annuel du plan pauvreté
Le montage est d’autant plus scandaleux qu’il a pris son rythme de croisière en pleine crise financière, lorsque les Etats européens se sont portés au secours des banques à court de liquidités en injectant ou en leur prêtant massivement des capitaux. Pendant que les déficits budgétaires explosaient pour déboucher sur la crise de la zone euro, ces financiers sans scrupules détournaient massivement l’argent public à leur propre profit.
Les pouvoirs publics allemands ont mis fin à ces pratiques frauduleuses en 2012, tandis que les procédures judiciaires contre les auteurs se poursuivent. Ces révélations sont toutefois l’occasion de rappeler que ce procédé n’est en fait qu’une dérive de l’arbitrage de dividendes – le « div-arb » dans le jargon financier –, un autre mécanisme tout aussi contestable, même s’il reste légal dans nombre de pays.
Une enquête du site ProPublica en 2016 avait estimé que, chaque année, plus de 100 milliards de dollars investis en actions passent sous le nez du fisc. En France, la pratique occasionne un manque à gagner de 3 milliards d’euros, soit plus que le coût annuel du plan pauvreté qui vient d’être annoncé.

        Lire aussi :
         

                Le « spring break » des dividendes



Il serait temps que le gouvernement, dans la situation budgétaire contrainte qui est la sienne, mette fin à ce type d’optimisation fiscale. L’argument selon lequel une telle décision écornerait l’attractivité de la place de Paris ne tient pas : Francfort et New York y ont remédié sans susciter d’émotion particulière parmi les investisseurs. Il suffirait de remettre en cause certaines conventions fiscales avec des pays tiers pour en finir avec ces échappatoires.
A l’heure où l’illibéralisme gagne du terrain, l’argent public est un bien trop précieux pour que les gouvernements ne fassent pas tout ce qui est en leur pouvoir pour récupérer ce qui leur est dû. Il y va de l’équité vis-à-vis des contribuables qui ne cherchent pas à éviter l’impôt. Il y va, plus globalement, du bon fonctionnement de la démocratie.


Tous nos articles sur l’affaire « CumEx Files »
Le Monde, associé à 18 médias européens, dont Correctiv, Die Zeit et Reuters, dévoile une nouvelle affaire de fraude et d’évasion fiscales dont sont victimes plusieurs Etats européens, pour un préjudice évalué à 55 milliards d’euros en quinze ans.
Le récit : L’histoire secrète du casse fiscal du siècle
L’enquête : En France, plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc
En vidéo : Comment fonctionne la fraude ?
Tout comprendre à l’affaire en quelques schémas simples
Des banques françaises sont elles aussi empêtrées dans l’affaire : lire notre article.
Entretien : « Pour les banques, une source importante de profits », nous dit Josh Galper, qui dirige Finadium, un cabinet de conseils financiers de Boston, aux Etats-Unis.
Vu d’Europe : En chantier, la coopération fiscale européenne a connu des ratés.
La petite histoire : Quand Jérôme Kerviel alertait les sénateurs sur le scandale aux dividendes





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Si la loi d’orientation des mobilités est adoptée en 2019, tout vélo neuf devra obligatoirement être doté d’un code à partir de 2020, qui sera enregistré dans un fichier national unique.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Contre le vol, le gouvernement veut généraliser le marquage des cycles

Si la loi d’orientation des mobilités est adoptée en 2019, tout vélo neuf devra obligatoirement être doté d’un code à partir de 2020, qui sera enregistré dans un fichier national unique.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 10h39
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


Un vent de panique a soufflé, jeudi 18 octobre, sur le monde de la petite reine. Un mois après la présentation de son plan vélo, le gouvernement a dû démentir une rumeur déroutante. « Non, il n’y aura pas la moindre “carte grise” pour les bicyclettes ! », a tonné sur Twitter Elisabeth Borne, la ministre des transports.
« C’est bien la première fois qu’une “fake news” [fausse nouvelle] concerne notre secteur », s’étonne encore Olivier Schneider, le président de la FUB, la Fédération française des usagers de la bicyclette. « La loi d’orientation des mobilités [LOM] ne prévoit pas de créer ce type de document », confirme Virgile Caillet, le délégué général de l’Union sport & cycle.
Afin de lutter contre le vol et le recel de vélo – l’un des freins à l’achat –, l’exécutif a décidé de généraliser le marquage des cycles neufs. Si la loi LOM est adoptée en 2019, tout vélo neuf devra obligatoirement être doté d’un code à partir de 2020. Cet identifiant exclusif sera inscrit sur le cadre et ce numéro sera enregistré dans un fichier national unique.

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Faciliter le travail des forces de l’ordre
En contrepartie, l’acheteur d’un vélo obtiendra un « certificat de propriété ». « Ce document constitue un mode de preuve de la propriété du cycle », selon l’avant-projet de loi d’orientation des mobilités révélé par le site d’information Contexte. C’est ce certificat qui a été interprété comme une « carte grise pour vélo ». Sauf qu’il ne sera pas obligatoire de le détenir à chaque fois que l’on circule à bicyclette, et de le montrer, en cas de contrôle, à la police.
Son intérêt est tout autre. A la revente de son deux-roues, il sera la preuve que le vendeur est bien son propriétaire. Mais pourquoi ficher les vélos dans un registre national ? « Aujourd’hui, de 300 000 à 500 000 cycles sont volés chaque année en France, pour un parc estimé entre 25 et 29 millions de vélos, rappelle M. Schneider. Un petit nombre est retrouvé. Grâce au marquage, il sera plus facile aux forces de l’ordre qui les retrouvent de les rendre à leur propriétaire. Et, plus généralement, de lutter contre le recel. » 
Le marquage, lancé en France depuis 2004 par la FUB sous le nom Bicycode, a fait ses preuves. Fin 2017, à Gagny (Seine-Saint-Denis), un vélo identifié par un Bicycode et doté d’une puce GPS a permis de mettre fin à un trafic de deux-roues. Le vélo, équipé d’un identifiant, a mené à une cache où 73 autres engins étaient stockés. Seul le vélo marqué a cependant pu être restitué à son propriétaire…



                            


                        

                        


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Brexit : Calais rêve d’un nouvel âge d’or, avec le retour du duty free

La ville des Hauts-de-France espère se refaire une santé économique avec la sortie du Royaume-Uni du marché unique européen.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 10h32
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



   


La perspective du Brexit redonne aux Calaisiens un peu d’espoir. Touchée de plein fouet par la crise migratoire, la ville portuaire peut-elle se refaire une santé économique avec la sortie du Royaume-Uni du marché unique européen ? « Les ­Calaisiens attendent le retour du duty free, confie la maire Les Républicains, Natacha Bouchart. Il y a vingt ans, les flux des ­piétons qui faisaient l’aller-retour Douvres-Calais dans la journée participaient à l’économie locale, alors commerçants et hôteliers veulent y croire. »
Hervé Lefebvre, le président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie du Calaisis rêve d’un duty free terrestre, « comme à l’aéroport de Roissy, avec des zones sous douane dévolues aux détaxes ». Pour M. Lefebvre, le nombre d’emplois créés autour de la vente d’alcool, de produits de luxe ou de produits locaux pourrait permettre à Calais « de retrouver ses lettres de noblesse, car ça [leur] manque ».
Une directive européenne avait annoncé la fin du duty free dès janvier 1992. Les boutiques de détaxe ont disparu du terminal du tunnel sous la Manche et des bateaux du port de Calais en juillet 1999. Cela représentait pourtant une manne pour le Calaisis. En 1998, par exemple, 38 millions de passagers avaient transité par Calais, dont une part importante de daytrippers, ces voyageurs effectuant un aller-retour entre le Royaume-Uni et la France dans la journée, parfois au prix de 10 francs grâce aux promotions des compagnies maritimes, notamment P & O.

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Lobbying
« A l’époque, on a perdu plus de 40 % de fréquentation touristique, rappelle M. Lefebvre. Calais, c’est la ville des Anglais. On voudrait retrouver ça. » En guise de compensation financière, Calais avait à l’époque obtenu, de la part de l’Etat, une enveloppe de 100 millions de francs (environ 15 millions d’euros).
Avec l’annonce du Brexit, une association, créée en avril 2017, appelée « Oui au Duty Free » s’est fixé pour objectif de faire du lobbying afin que la question de la détaxe et celle des contrôles douaniers figurent au cœur des négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.
Parmi ses adhérents se trouvent les principaux acteurs du trafic transmanche : DFDS et P & O, la Société d’exploitation des ports du Detroit (SEPD), le groupe Eurotunnel et la Fédération maritime du port de Calais. Les compagnies maritimes ont tout intérêt à voir augmenter les volumes d’achats à bord des ferries. Le retour du duty free pourrait relancer le trafic piéton et, avec lui, le tourisme en centre-ville.



                            


                        

                        


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Les vélos en libre-service d’Uber débarquent à Paris

Le géant américain des VTC a choisi Berlin et Paris comme têtes de pont en Europe pour sa marque Jump de bicyclettes électriques.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 06h29
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Il est rouge, gros, rapide et a de quoi faire peur à ses ­concurrents. Lui, c’est le vélo électrique Jump. Il tire son nom de la marque de bicyclettes partagées que vient d’acheter Uber, et qui s’apprête à débarquer en Europe.
Jeudi 18 octobre, le géant américain de la réservation de VTC (voitures de transport avec chauffeur) a annoncé qu’il allait lancer début 2019 une flotte de vélos électriques à Paris, sans fournir plus de précision sur la date et le nombre d’appareils déployés.
Paris ne sera pas la première tête de pont de Jump en Europe. Uber va lancer cette nouvelle offre à Berlin « dans quelques semaines », là encore sans indication précise. « L’objectif, c’est de se lancer dans d’autres villes » après la capitale française, a déclaré Steve Salom, le directeur général d’Uber pour la France, la Suisse et l’Autriche, citant Lyon.

L’engin a été présenté à Paris lors du salon de la mobilité urbaine Autonomy. Malgré son aspect massif et son air robuste, il est très souple à conduire grâce à l’assistance électrique qui lui donne une autonomie de cinquante kilomètres et lui permet de rouler à 25 kilomètres/heure. Jump sera le premier vélo à batterie disponible en free floating à Paris, c’est-à-dire en stationnement libre, sans borne d’attache. Un cadenas en forme de U permettra de l’accrocher au mobilier urbain.
Pour le réserver, le déverrouiller et le reverrouiller, il suffira de passer par l’application Uber de réservation de VTC. Le prix du trajet n’a pas été donné, mais une porte-parole de la marque souligne que les tarifs devraient s’aligner sur ceux de la concurrence (louer un Vélib’ électrique de manière occasionnelle coûte 5 euros de forfait pour la journée + 1 euro la demi-heure). Aux Etats-Unis, Jump est accessible moyennant 2 dollars (1,7 euro) les trente premières minutes, puis 7 cents de dollar la minute supplémentaire.
« Devenir rapidement un acteur majeur »
Uber arrive donc...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ C’est sur la base du « scénario du pire » que le deuxième port français échafaude sa stratégie, en commun avec l’ensemble des ports normands.
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Par  Gilles Triolier   Publié hier à 10h08, mis à jour hier à 10h08   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Des conteneurs au port du Havre, en Seine-Maritime, le 6 septembre. CHARLY TRIBALLEAU / AFP             « Inquiétude », mais « vigilance » et « anticipation ». Evoquer le Brexit et ses contours incertains avec les acteurs économiques du Havre (Seine-Maritime), principalement portuaires, et les mêmes mots reviennent. Le flou règne, le stress est palpable, le pessimisme aussi. Et c’est sur la base du « scénario du pire » – un Brexit dur, sans accord – que le deuxième port français échafaude sa stratégie, en commun avec l’ensemble des ports normands (Rouen, Cherbourg, Caen-Ouistreham et Dieppe).          L’enjeu est de taille : conserver la fluidité actuelle du trafic transmanche, malgré le rétablissement d’une frontière et d’un passage douanier, si, au 30 mars 2019, le Royaume-Uni est totalement sorti de l’Union européenne (UE). Or les contrôles et les formalités prennent du temps.          « Aujourd’hui, un camion sort du ferry et prend la route quinze minutes plus tard, sans aucun blocage. Demain, cela pourrait prendre deux à trois heures », observe Patrick Maletras, président de la société Tramar, commissionnaire de transport situé au Havre. « Une congestion du port peut vite se produire », renchérit Jean-Marc Roué, président de Brittany Ferries.           Lire aussi Les Hauts-de-France se préparent au Brexit             D’après une étude de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), deux minutes de contrôle en plus engendreraient un embouteillage de 27 km au niveau de Calais (Pas-de-Calais). « A ma connaissance, il n’existe pas de prévisions aussi fines au Havre, déclare Alain Verna, président de Logistique Seine-Normandie. Mais, [sachant que] les ports normands concentrent 10 % des flux du trafic transmanche [4,7 millions de camions en 2017], on peut tabler sur 2,7 km d’embouteillage, soit 10 % de la file d’attente calaisienne. »            Hervé Morin a chiffré « à 30 millions d’euros » le coût total des investissements nécessaires en Normandie en raison du Brexit                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Des travaux universitaires révèlent que la production textile a commencé à exploser dès 1740 en Angleterre, note le journaliste du « Monde » Antoine Reverchon dans sa chronique. La généralisation des machines à vapeur n’interviendra qu’au XIXe siècle, grâce à l’arrivée du charbon.
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« La révolution industrielle » avant l’heure

Des travaux universitaires révèlent que la production textile a commencé à exploser dès 1740 en Angleterre, note le journaliste du « Monde » Antoine Reverchon dans sa chronique. La généralisation des machines à vapeur n’interviendra qu’au XIXe siècle, grâce à l’arrivée du charbon.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 07h00
    |

            Antoine Reverchon








                        



                                


                            
Chronique « Recherches ». Nous avons tous appris, dans nos manuels d’histoire et d’économie, que la révolution industrielle a commencé en Angleterre à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, grâce à la diffusion à partir de 1775 des machines à vapeur de Watt chauffées au charbon et, à partir de 1779, des métiers à tisser mécaniques de Samuel Crompton (les mule-jenny). La découverte de gisements de charbon aux environs de Manchester aurait dès lors permis à l’industrie du coton de produire en masse et à bas prix dans des ateliers vite appelés à devenir d’immenses « manufactures ».
Mais les travaux récents de Joel Mokyr (Northwestern University), Assaf Sarid (université d’Haïfa) et Karine van der Beek (université Ben-Gourion) racontent une autre histoire, qu’est venue présenter Karine van der Beek lors d’un séminaire à l’Ecole d’économie de Paris le 10 octobre (« Wheels of change : Skill biased factor endowments and industrialization in eighteenth century England », non publié).
Ces chercheurs ont en effet constaté que la production textile, et pas seulement celle du coton, commence à exploser dès 1740. La laine est alors la matière première largement majoritaire, avant que le coton ne la rattrape dans les premières décennies du XIXe siècle – donc après la révolution industrielle – puis ne la dépasse. De plus, cette expansion plus précoce se produit dans toutes les régions qui concentrent la production textile depuis… le Moyen Age : la région de Manchester n’est que l’une d’elles !
Fouloirs mécaniques grâce aux moulins
Remontant le temps, les chercheurs observent que, au XIVe siècle, alors que la production était jusque-là dispersée au gré des implantations humaines, le foulage au pied du drap de laine – une opération destinée à l’amincir et qui dure en moyenne trente heures ! – est remplacé par des fouloirs mécaniques utilisant l’énergie hydraulique de moulins à eau, faisant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le budget 2019, présenté lundi à Bruxelles, prévoit un déficit de 2,4 %. Les deux hommes forts du pouvoir, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, ne parviennent pas à s’accorder sur une politique économique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/10/2018
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L’agence Moody’s dégrade la note de l’Italie et le gouvernement se déchire

Le budget 2019, présenté lundi à Bruxelles, prévoit un déficit de 2,4 %. Les deux hommes forts du pouvoir, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, ne parviennent pas à s’accorder sur une politique économique.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 11h02
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Conformément aux usages, la nouvelle est tombée un vendredi soir, après la fermeture des marchés. La sanction était prévisible, même si on ne l’attendait pas si tôt ; avec quelques jours d’avance sur le calendrier initialement prévu, l’agence Moody’s a abaissé d’un cran, à « Baa3 », la note de la dette souveraine italienne, le 19 octobre. Cette décision, assortie d’une perspective stable, place les bons du Trésor de la troisième économie de la zone euro au même niveau que la dette hongroise ou roumaine, à une marche de l’enfer des junk bonds (« obligations pourries »). Au bord du gouffre, donc.
Dans la note expliquant leur décision, les analystes de l’agence américaine ont mis en avant les choix du gouvernement Conte, qui a adressé à Bruxelles, lundi 15 octobre, un projet de budget 2019 comportant un déficit de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB), loin des 0,8 % annoncés au printemps. Un tel déficit conduirait la dette italienne à rester, dans les prochaines années, autour des 130 % du PIB, alors qu’elle devait commencer à décroître sensiblement, accroissant ainsi les risques pesant sur le pays en cas de retournement de conjoncture.
Le scepticisme de Moody’s s’accompagne de commentaires assez sévères sur l’« absence d’un programme cohérent de croissance », qui conduira la Péninsule à rester autour des 1 % de hausse du PIB, « au-delà des stimulations fiscales temporaires ». L’agence assortit cependant sa dégradation d’une perspective stable, reflet des atouts d’une économie jugée par ailleurs « robuste ». Reste qu’à ses yeux, la probabilité d’une sortie italienne de l’euro s’accroît.
« Dérapage sans précédent »
L’agence Standard & Poor’s, de son côté, a annoncé une décision pour le 26 octobre. Selon le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore, elle ne devrait pas dégrader la note italienne, mais lui adjoindre seulement une perspective négative, même si une sanction plus grave n’est pas à...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 19/10/2018
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Les Hauts-de-France se préparent au Brexit

La majeure partie des échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’UE passe par la région qui abrite les ports de Dunkerque et Calais.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 15h46
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            

Comment éviter le chaos attendu en cas de non-accord, le 30 mars 2019, jour de la sortie du Royaume-Uni du marché unique ? Et, « hard Brexit » ou pas, les défis pour gérer le contrôle des flux de personnes et de marchandises seront immenses dans la région des Hauts-de-France.
Dans une note adressée à l’Etat sur les risques d’un « no deal », le préfet Michel Lalande a tiré la sonnette d’alarme fin septembre. Devant la presse, il a précisé que « les conséquences sur l’organisation des contrôles, les moyens humains, et les infrastructures sont telles que nous devons entrer dans une logique de planification ».
Une majeure partie des échanges entre le Royaume-Uni et le continent passe par le nord de la France. Les chiffres 2017 du trafic franco-britannique dans la zone de Calais et de Dunkerque parlent d’eux-mêmes : plus de 30 millions de passagers, 4,2 millions de poids lourds (dont 600 000 au port de Dunkerque, 2 millions au port de Calais et 1,637 million dans le tunnel sous la Manche), 4,8 millions de véhicules légers, sans compter les 73 000 autocars traversant la Manche par les ferrys ou les 51 000 autocars empruntant le tunnel.
Fluidifier les passages
« Il est minuit moins le quart et beaucoup d’acteurs ont tardé à se réveiller, juge sévèrement Xavier Bertrand, le président de région. Le ministre [de l’action et des comptes publics] Gérald Darmanin a annoncé la formation de 700 douaniers mais ça ne suffira pas. Le vrai enjeu, c’est la technologie et la dématérialisation. »
La création d’une frontière tierce engendre en effet de nombreuses transformations : création de bureaux de dédouanement, création de bureaux de détaxe, création de brigades à l’entrée du territoire pour valider les titres de transit, et modification des infrastructures routières. Pour maintenir la compétitivité des ports nordistes, concurrencés par Anvers ou Rotterdam, il faut éviter les ralentissements et la congestion....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ La société a officialisé une nouvelle levée de fonds, d’un montant de 600 millions de dollars. Cette somme s’ajoute aux 350 millions déjà récoltés en début d’année.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ 