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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ Le livre de la journaliste britannique vient d’être publié en français sous le titre « Le racisme est un problème de Blancs ».
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Reni Eddo-Lodge, l’écrivaine qui ne parle plus de racisme avec les Blancs



LE MONDE
              datetime="2018-10-21T18:00:17+02:00"

        Le 21.10.2018 à 18h00






Durée : 07:21 | 

Reni Eddo-Lodge est une journaliste et écrivaine britannique de 29 ans dont le livre Why I’m No Longer Talking to White People About Race, (« Pourquoi je ne parle plus de racisme avec les Blancs ») avait déclenché une controverse nationale au Royaume-Uni. L’ouvrage de l’auteur britannique vient d’être traduit en français sous le titre Le racisme est un problème de Blancs. Il a été publié le 26 septembre aux éditions Autrement. Le Monde Afrique l’a rencontrée dans un parc de Soho, un quartier du centre-ville de Londres.


                

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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤ Un portrait, présenté comme la création d’une intelligence artificielle, sera mis aux enchères chez Christie’s, à New York, entre le 23 et le 25 octobre. C’est la première fois qu’une telle œuvre fait son entrée en salle des ventes. Une manière de faire fructifier le marché ?
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L’art passe à la machine

Un portrait, présenté comme la création d’une intelligence artificielle, sera mis aux enchères chez Christie’s, à New York, entre le 23 et le 25 octobre. C’est la première fois qu’une telle œuvre fait son entrée en salle des ventes. Une manière de faire fructifier le marché ?



LE MONDE IDEES
 |    21.10.2018 à 09h00
    |

Manuela de Barros (philosophe)







                        



                                


                            

Du 23 au 25 octobre, aura lieu chez Christie’s, à New York, une vente aux enchères où l’on pourrait voir adjugé ce qui est présenté comme la création d’une intelligence artificielle (IA). Résultat du travail de programmation et de mise en forme de trois Français, artistes et chercheurs en IA et membres du collectif Obvious, il s’agit du Portrait d’Edmond de Belamy, l’impression sur toile d’une image générée par un système algorithmique. Il fait partie d’une série de onze portraits représentant une ­famille fictive des XVIIIe et XIXe siècles inventée par les trois collaborateurs.
Cela incite à un certain nombre ­d’observations à la fois esthétiques et philosophiques. En tout premier lieu, se pose la question de la créativité des machines, c’est-à-dire leur éventuelle capacité à reproduire l’imagination humaine et la capacité d’idéation. Que des machines, ou plutôt des algorithmes, aient des comportements, des démarches, ou prennent des décisions traditionnellement liées aux émotions et à la conscience est-il actuellement envisageable ? Voici ce que nous pouvons en dire à partir de quelques exemples en lien avec l’art.
En avril 2016, un « nouveau Rembrandt » est rendu public, sauf que ce n’en est pas un. Il s’agit de l’« œuvre » d’un programme créé par une équipe de Microsoft après l’analyse statistique de centaines de portraits de l’artiste. Même si l’injonction d’obligation novatrice des avant-gardes artistiques est aujourd’hui obsolète, la question de l’originalité reste d’importance : j’en veux pour preuve le nombre d’affaires de plagiats dans le monde de l’art et ailleurs.
Collecter sans comprendre
Il est assez savoureux que Rembrandt ait été choisi, car son œuvre a eu ces dernières années à subir une série de réattributions pour cause de nombreux faux, ou d’œuvres d’élèves ­imputées au maître. Les machines qui font des Rembrandt ou de nouvelles chansons des Beatles font des copies, et sans doute pas très...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ Cet ex-chroniqueur au « New York Times » devenu essayiste dénonce les très riches contributeurs qui maintiennent un système profondément inégalitaire par leurs dons. Une bienfaisance ciblée, médiatisée et qui verrouille le débat d’idées.
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Anand Giridharadas contre la dictature dorée des philanthropes américains

Cet ex-chroniqueur au « New York Times » devenu essayiste dénonce les très riches contributeurs qui maintiennent un système profondément inégalitaire par leurs dons. Une bienfaisance ciblée, médiatisée et qui verrouille le débat d’idées.



LE MONDE IDEES
 |    21.10.2018 à 09h00
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

C’était en 2003 : à 22 ans, Anand Giridharadas, fils d’émigrés indiens aisés né à Shaker Heights, près de Cleveland (Ohio), décidait de découvrir le pays que ses parents avaient choisi de quitter. Et il décrivit pour le New York Times, et dans un livre, l’incroyable révolution que connaissait ce pays ultraconservateur. Puis ce fut le retour en Amérique, en pleine crise financière, en 2009 : « J’avais découvert l’arrivée du rêve américain en Inde et quand je suis revenu aux Etats-Unis, il était mourant », nous confie M. Giridharadas. Mourant à cause de ses incroyables inégalités, révélées par Thomas Piketty.
Giridharadas, qui a vécu trois ans en France, rejoint l’économiste français « qui soutient que la survie du système dépendra en premier lieu de l’efficacité de son système de justification ». C’est cette intuition qu’il a voulu développer dans son ouvrage Les gagnants prennent tout. La charade des élites qui allaient changer le monde (Winners Take All. The Elite Charade of Changing the World, Knopf, 304 p., non traduit).
« Les philanthropes américains ont créé un système qui assèche le bien public et qui charge ceux qui l’ont ruiné de le réparer. On demande aux incendiaires d’être les pompiers »
« Mon livre est une radioscopie des valeurs que les gagnants du système ont inventées pour que le système ne change pas. » Le journaliste devenu essayiste n’a pas enquêté sur les pauvres, dans la banlieue de Chicago ou ailleurs, suspectant une erreur de méthode : « C’est comme écrire sur une maison en étudiant ses locataires au lieu d’étudier l’architecte. » Il est allé à la rencontre des riches, des très riches, ceux qui « tiennent » le système par le truchement de la philanthropie, en redistribuant leur richesse une fois fortune faite. Anand Giridharadas se jette à l’eau à l’été 2015, à Aspen (Colorado), lors d’une de ces réunions de l’entre-soi qu’affectent les élites mondialisées. Devant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤ Dans le cadre du Monde Festival, le philosophe François Jullien a parlé d’amour aux spectateurs matinaux du Théâtre des Bouffes du Nord, samedi 6 octobre.
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤ « Le Monde » interroge une personnalité sur un moment décisif de son existence. Cette semaine, la philosophe retrace le silence sur ses origines juives et la maladie de son frère.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Cette semaine, la philosophe retrace le silence sur ses origines juives et la maladie de son frère.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail          Philosophe, spécialiste de Diderot, attachée à la question juive et spécialiste de la cause animale – son ouvrage Le Silence des bêtes a ouvert toute la réflexion contemporaine sur les animaux –, Elisabeth de Fontenay a longtemps enseigné la philosophie à la Sorbonne.          Elle vient de publier un livre très personnel – Gaspard de la nuit (Stock) – consacré à son frère déficient, dont elle scrute le mystère en « enquêteuse incompétente, impatiente et inconsolée ».          Je ne serais pas arrivée là si…          Si ma mère n’avait pas été juive, si ma famille maternelle n’avait pas été exterminée à Auschwitz et si le secret dont tout cela a été entouré ne m’avait à la fois détruite et construite. C’est la première chose.          La deuxième : si cette longue catastrophe silencieuse qu’est mon frère Gaspard, handicapé mental, enfermé en lui-même et coupé du réel, n’avait influencé toute ma vie, y compris mes décisions philosophiques et politiques. En cela, je dis qu’il fut une sorte de maître intérieur.          Enfin, si je n’avais pas eu le bonheur de rencontrer Vladimir Jankélévitch et d’être son assistante à la Sorbonne. Juif russe comme ma mère, résistant comme mon père, il fut en quelque sorte la conciliation entre les deux, conciliation si difficile pour moi…          Mère, père, frère… Revenons donc à l’enfance. Ne décide-t-elle pas, selon le mot de Sartre ?          Sans doute. L’enfant que j’étais vivait dans un trouble permanent sans en connaître la cause. Ma mère, donc, était juive, promise au pire, et je ne le savais pas. Elle était née à Odessa, avait fait des études scientifiques et s’était fait baptiser afin d’épouser mon père, avocat certes, mais aussi hobereau normand, de famille conservatrice et très catholique.          Ils m’ont inscrite au collège Sainte-Marie de Neuilly en 1939 – j’avais 5 ans -, une école jésuite pour filles que j’ai beaucoup aimée et envers laquelle je ressens une dette immense, mais où j’étais tellement insupportable qu’on me renvoyait de temps en temps. Un symptôme évident de mon mal-être.          Pourquoi ?          J’ai souvenir d’une angoisse persistante. Mon père s’était engagé dans la Résistance dès la première heure et était donc très absent. Il n’avait guère de temps pour s’intéresser à ses enfants, si ce n’est ce jour où il nous a emmenés faire un tour sur sa bicyclette, mon petit frère installé sur le cadre, et moi, folle de joie, sur le porte-bagages.                    — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤ Certaines protections dont bénéficient les particuliers ne s’appliquent pas toujours aux SCI, indique au « Monde » Olivier Rozenfeld, président de Fidroit.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

« Une société civile immobilière ayant pour activité la location d’immeuble ne peut pas bénéficier des dispositions protectrices des consommateurs »

Certaines protections dont bénéficient les particuliers ne s’appliquent pas toujours aux SCI, indique au « Monde » Olivier Rozenfeld, président de Fidroit.



LE MONDE ECONOMIE
 |    21.10.2018 à 06h15
    |

                            Olivier Rozenfeld (Président de Fidroit)








                        



   


Question à un expert
Une SCI bénéficie-t-elle des mesures de protection destinées aux consommateurs ?
En principe, les sociétés civiles immobilières (SCI) peuvent bénéficier des dispositions protectrices des consommateurs, à l’exception des sociétés qui, à titre habituel, même accessoire à une autre activité, ou en vertu de leur objet social, procurent des immeubles en propriété ou en location.
Ainsi, une SCI qui a pour activité la location d’immeubles ne peut pas bénéficier des dispositions protectrices des consommateurs, notamment du délai de réflexion de dix jours (loi Scrivener) lorsqu’un prêt est sollicité, et pas davantage de la mention obligatoire du taux effectif global (TEG).

        Lire aussi :
         

                Immobilier : comment réussir son achat dans le neuf



La SCI n’accède pas non plus au bénéfice du maintien de l’offre pendant trente jours, ni à la suspension judiciaire du prêt en cas de difficulté d’exécution de l’acte d’acquisition ou du contrat de vente en état futur d’achèvement (VEFA). Le délai de rétractation est écarté, au même titre que la garantie contre les vices cachés.
Pas de résiliation de l’assurance emprunteur
Du côté des entrepreneurs individuels, ils ne peuvent pas bénéficier de l’insaisissabilité sur les parts sociales qu’ils détiennent dans une SCI. Sujet plus épineux encore, elle ne permet pas de bénéficier de la résiliation de l’assurance emprunteur. Plus ciblé, mais tout aussi préjudiciable, la société n’autorise pas non plus l’associé à débloquer son épargne salariale pour acquérir sa résidence principale.
En revanche, d’autres dispositions relatives aux consommateurs s’appliquent aux personnes morales non professionnelles : clauses abusives ou garantie de livraison pour la construction de maison individuelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ Dans sa chronique, l’anthropologue Michel Naepels appelle l’Europe et ses pays membres à prendre une part d’humanité, ne serait-ce qu’en commençant par tenir leurs engagements.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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« Chaque nouvelle étape du traitement européen des “migrants” laisse un goût amer, celui de la banalité de l’inacceptable »

Dans sa chronique, l’anthropologue Michel Naepels appelle l’Europe et ses pays membres à prendre une part d’humanité, ne serait-ce qu’en commençant par tenir leurs engagements.



LE MONDE IDEES
 |    20.10.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 14h09
    |

                            Michel Naepels (anthropologue, historien, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et directeur de recherche au CNRS)








                        



                                


                            
Chronique. Qu’est-ce qu’un refuge ? Un espoir ? Un horizon ? Le dispositif sécuritaire est sans merci. La ­prohibition crée la contrebande : non seulement des régimes autoritaires sont aidés et soutenus pour bloquer les « migrants » avant leur arrivée dans l’Union européenne, mais les mafias des passeurs ­prospèrent de cette situation. Sans protection légale, ­celles et ceux qui se déplacent sont exposés à des ­niveaux de violence effrayants. Il n’y a de passage que dans les failles, débouchant le plus souvent sur une vie d’épreuves administratives sans fin, d’attente, de dissimulation, de citoyenneté déniée, d’emplois non déclarés, d’identités masquées. Les individus et les associations qui tentent de défendre l’idée d’une commune humanité et d’un devoir d’hospitalité sont empêchés et poursuivis au moyen de lois visant à réprimer l’aide à l’entrée et au séjour irréguliers d’étrangers.

Le règlement de Dublin, qui attribue au premier pays d’accueil d’un réfugié potentiel la responsabilité d’examiner sa demande d’asile, aggrave les déséquilibres entre Etats européens, déresponsabilise les uns, surexpose les autres – et voue les arrivants « dublinés » à des expulsions sans fin. Nous savons tout cela : anthropologues, politistes, démographes, historiens ne cessent de décrire les mécanismes empiriques de la mort à nos frontières comme de la relégation par nos dispositifs policiers, ­administratifs et judiciaires. On n’ose répéter l’évidence que la France est terre de migration, comme l’a montré il y a déjà trente ans l’historien Gérard Noiriel (Le Creuset français. Histoire de l’immigration (XIXe-XXe siècle), Seuil). Mais aussi à quel point l’Europe a été, en miroir, terre d’émigration, en Amérique en particulier (Nancy Green, Repenser les migrations, PUF, 2002). Chaque nouvelle étape du traitement européen des « migrants » cherchant un asile ou un futur en Europe – l’odyssée de l’Aquarius,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤ La bataille autour du site alternatif Darwin voué à la transition écologique voit s’affronter deux visions diamétralement opposées de l’aménagement urbain, estime, dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde ».
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« A Bordeaux, deux visions diamétralement opposées de l’aménagement urbain »

La bataille autour du site alternatif Darwin voué à la transition écologique voit s’affronter deux visions diamétralement opposées de l’aménagement urbain, estime, dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde ».



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 14h15
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            

Chronique. A défaut de béton, gâcherait-on des promesses actuellement à Bordeaux, sur la rive droite de la Garonne ? Les promesses – d’un monde meilleur – sont celles portées par Darwin écosystème, un site alternatif de 20 000 m² voué à la transition écologique, hébergeant une multitude d’espaces : des salles de coworking, une ferme urbaine, un restaurant bio, un lycée expérimental…
Le béton est celui que finira par couler, tout autour de cet îlot autogéré, la SAS Bastide-Niel, du nom d’une vaste friche de 35 hectares ayant abrité une caserne militaire jusqu’en 2005. Adossé la société d’économie mixte Bordeaux Métropole Aménagement (BMA) – elle-même chapeautée par la ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole – le projet de Bastide-Niel est colossal : 3 400 logements, deux écoles, un complexe sportif, une clinique… Total de l’investissement : 160 millions d’euros.
Seul hic : pour pouvoir édifier cette future zone d’aménagement concerté (ZAC), les engins de chantier devront éventrer le site Darwin afin de brancher différents réseaux (électricité, assainissement, chaleur…) et récupérer des bâtiments occupés de manière irrégulière par les « darwiniens ». Ces derniers craignent que les passages de bulldozers conduisent au déclin du lieu, unique en son genre.
Saisi par Bastide-Niel d’une demande d’expulsion, le tribunal de grande instance de Bordeaux a décidé, lundi 15 octobre, de désigner un médiateur judiciaire, moyen de dépassionner une affaire qui ne serait qu’une banale querelle de voisinage si elle ne faisait pas s’affronter deux visions diamétralement opposées de l’aménagement urbain : l’une basée sur la réhabilitation de sites existants, l’autre sur la construction de quartiers nouveaux.
« Bobo revendiqué »
Darwin écosystème est incarné par un homme nourri de longue date aux vertus du développement durable : Philippe Barre, un ancien patron d’agence publicitaire ayant décidé de tout lâcher, il y a dix ans, afin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤ Editorial. Alors que les « CumEx Files » ont mis en lumière la manière dont plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc français,  il serait temps que le gouvernement mette fin à ce type d’optimisation fiscale.
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Halte au pillage fiscal

Editorial. Alors que les « CumEx Files » ont mis en lumière la manière dont plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc français,  il serait temps que le gouvernement mette fin à ce type d’optimisation fiscale.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h46
   





                        


Editorial du « Monde ». Décidément, la créativité de la finance n’a pas de limite – pas même celle de la loi. Le détournement de 55 milliards d’euros d’impôts au détriment de plusieurs pays européens par une poignée de tradeurs indélicats, avec la complicité d’avocats et de grandes banques, jette, de nouveau, une lumière crue sur la capacité du système financier à spolier l’Etat de l’argent public.
Le scandale dont Le Monde a publié les détails, jeudi 18 octobre, dévoile des pratiques d’évasion fiscale d’une ampleur inédite. Une faille de la loi, permettant de réclamer indûment le remboursement de taxes sur les dividendes versés par les entreprises à leurs actionnaires domiciliés à l’étranger, est à l’origine de l’escroquerie.
Le principe reposait sur une sorte de gigantesque bonneteau. Les titres des entreprises concernées faisaient l’objet de transactions à grande vitesse, de telle sorte que les actionnaires parvenaient à se faire rembourser les taxes sur les dividendes plusieurs fois, au vu et au su des services fiscaux.
En l’espace de sept ans, entre 7 et 12 milliards d’euros ont été ainsi extorqués au fisc allemand. Les contribuables danois, autrichiens, suisses, norvégiens et belges ont été également victimes de l’arnaque, qui n’aurait pas été possible sans la participation d’une cinquantaine de banques, dont BNP Paribas et Société générale. La France, en revanche, a échappé au stratagème, grâce à une modification en 2005 de la loi sur les avoirs fiscaux.
Plus que le coût annuel du plan pauvreté
Le montage est d’autant plus scandaleux qu’il a pris son rythme de croisière en pleine crise financière, lorsque les Etats européens se sont portés au secours des banques à court de liquidités en injectant ou en leur prêtant massivement des capitaux. Pendant que les déficits budgétaires explosaient pour déboucher sur la crise de la zone euro, ces financiers sans scrupules détournaient massivement l’argent public à leur propre profit.
Les pouvoirs publics allemands ont mis fin à ces pratiques frauduleuses en 2012, tandis que les procédures judiciaires contre les auteurs se poursuivent. Ces révélations sont toutefois l’occasion de rappeler que ce procédé n’est en fait qu’une dérive de l’arbitrage de dividendes – le « div-arb » dans le jargon financier –, un autre mécanisme tout aussi contestable, même s’il reste légal dans nombre de pays.
Une enquête du site ProPublica en 2016 avait estimé que, chaque année, plus de 100 milliards de dollars investis en actions passent sous le nez du fisc. En France, la pratique occasionne un manque à gagner de 3 milliards d’euros, soit plus que le coût annuel du plan pauvreté qui vient d’être annoncé.

        Lire aussi :
         

                Le « spring break » des dividendes



Il serait temps que le gouvernement, dans la situation budgétaire contrainte qui est la sienne, mette fin à ce type d’optimisation fiscale. L’argument selon lequel une telle décision écornerait l’attractivité de la place de Paris ne tient pas : Francfort et New York y ont remédié sans susciter d’émotion particulière parmi les investisseurs. Il suffirait de remettre en cause certaines conventions fiscales avec des pays tiers pour en finir avec ces échappatoires.
A l’heure où l’illibéralisme gagne du terrain, l’argent public est un bien trop précieux pour que les gouvernements ne fassent pas tout ce qui est en leur pouvoir pour récupérer ce qui leur est dû. Il y va de l’équité vis-à-vis des contribuables qui ne cherchent pas à éviter l’impôt. Il y va, plus globalement, du bon fonctionnement de la démocratie.


Tous nos articles sur l’affaire « CumEx Files »
Le Monde, associé à 18 médias européens, dont Correctiv, Die Zeit et Reuters, dévoile une nouvelle affaire de fraude et d’évasion fiscales dont sont victimes plusieurs Etats européens, pour un préjudice évalué à 55 milliards d’euros en quinze ans.
Le récit : L’histoire secrète du casse fiscal du siècle
L’enquête : En France, plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc
En vidéo : Comment fonctionne la fraude ?
Tout comprendre à l’affaire en quelques schémas simples
Des banques françaises sont elles aussi empêtrées dans l’affaire : lire notre article.
Entretien : « Pour les banques, une source importante de profits », nous dit Josh Galper, qui dirige Finadium, un cabinet de conseils financiers de Boston, aux Etats-Unis.
Vu d’Europe : En chantier, la coopération fiscale européenne a connu des ratés.
La petite histoire : Quand Jérôme Kerviel alertait les sénateurs sur le scandale aux dividendes





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤ La capitale libanaise subit une urbanisation à outrance, et les nouvelles tours d’habitation dévorent un peu plus chaque jour l’espace public. Mais la jeune génération tente encore de changer la donne.
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A Beyrouth, le patrimoine sacrifié

La capitale libanaise subit une urbanisation à outrance, et les nouvelles tours d’habitation dévorent un peu plus chaque jour l’espace public. Mais la jeune génération tente encore de changer la donne.



LE MONDE IDEES
 |    20.10.2018 à 09h00
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            Isabelle Regnier








                        



                                


                            

Entre juin 2017 et février 2018, une petite portion de la rue Jeanne-d’Arc, artère reliant l’université américaine de Beyrouth au quartier bigarré de Hamra, était fermée aux voitures. La municipalité y faisait des travaux pour élargir les trottoirs, installer des bancs et autres pièces de mobilier urbain. ­Banal en Occident, ce type d’aménagement l’est moins à Beyrouth, ville sururbanisée, sans plan directeur, où de nouvelles tours d’habitation grignotent jour après jour les dernières miettes de l’espace public.
L’AUB Neighborhood Initiative, association de quartier chapeautée par l’université américaine de Beyrouth, s’est battue pendant cinq ans pour ce projet. La victoire eut pourtant un goût amer. Profitant du chantier, un promoteur a détruit en catimini une grande maison des années 1920. En toute logique, une nouvelle tour devrait bientôt s’ériger à sa place. « En voulant faire quelque chose de positif, nous avons perdu un des plus importants ­ensembles architecturaux du quartier de Ras Beyrouth », se désole l’architecte Mona El Hallak, qui dirige l’association.
Urbicide
Le terme d’« urbicide » a été employé pour qualifier la destruction de la capitale libanaise par la guerre civile. Il peut aussi bien s’appliquer au cycle de destruction et de reconstruction qu’elle subit depuis que les armes se sont tues, en 1990. Dans l’acception que lui donna le philosophe américain Marshall Berman, par exemple, à propos de l’autoroute qui éventra le sud du Bronx dans les années 1950, un urbicide peut en effet désigner un projet de ­rénovation urbaine « profitant à une élite », et dont les effets « aboutissent à la fois à diviser et à appauvrir une communauté ».
Quatre-vingts pour cent des bâtiments qui faisaient Beyrouth ont aujourd’hui disparu et, avec eux, une manière d’habiter : des appartements traversants, favorisant la circulation naturelle de l’air, des grands balcons adaptés au climat méditerranéen, des vues cadrées…...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ Les conclusions du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’alimentation industrielle, présentées le 26 septembre à l’Assemblée nationale, sont sévères.
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Le lobby de la malbouffe tue

Les conclusions du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’alimentation industrielle, présentées le 26 septembre à l’Assemblée nationale, sont sévères.



LE MONDE IDEES
 |    20.10.2018 à 09h00
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            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
Chronique. « Ces attaques sont une caricature ! », s’est insurgé Richard Girardot, le président de l’Association nationale des industries alimentaires, le ­1er octobre, après la publication du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’alimentation industrielle présenté le 26 septembre à l’Assemblée nationale. Il faut dire que ses conclusions sont sévères : s’appuyant sur les nombreuses études qui établissent une corrélation nette entre la consommation régulière d’aliments « transformés et ultra-transformés » et les risques de cancer, de surpoids, d’obésité, de diabète, d’hypertension et de maladies cardio-vasculaires, le président de la ­commission parle d’une « mauvaise alimentation » qui « rend malade, voire tue ».
La commission d’enquête parlementaire préconise de passer, d’ici à 2025, de 338 à 48 additifs alimentaires (conservateurs, colorants, texturants…), de limiter la teneur en sel, en sucres et en gras des préparations, de surveiller les ­contaminants des emballages. Elle veut que les productions artisanales puissent afficher un label « fabriqué sur site » et que l’étiquetage Nutri-Score, qui informe les ­consommateurs sur la qualité nutritionnelle en classant chaque produit en cinq niveaux – A, B, C, D, E, du plus favorable au moins favorable –, soit rendu obligatoire pour tous les emballages des aliments « transformés ».
« Education alimentaire »
Sur le site américain Food Navigator, les industriels de l’alimentation protestent. Ils assurent qu’ils ont déjà fait des efforts significatifs pour baisser les teneurs en sel (de 20 %) et en sucres (de 30 %), et qu’il n’est « pas ­réaliste » de leur demander de réduire drastiquement les additifs douteux d’ici à 2025. Il leur faudra beaucoup plus de temps « pour adapter [leurs] recettes », se défendent-ils. Quant à l’étiquetage Nutri-Score, beaucoup le dénoncent comme « stigmatisant ».
Le 10 octobre,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤ Des travaux universitaires révèlent que la production textile a commencé à exploser dès 1740 en Angleterre, note le journaliste du « Monde » Antoine Reverchon dans sa chronique. La généralisation des machines à vapeur n’interviendra qu’au XIXe siècle, grâce à l’arrivée du charbon.
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« La révolution industrielle » avant l’heure

Des travaux universitaires révèlent que la production textile a commencé à exploser dès 1740 en Angleterre, note le journaliste du « Monde » Antoine Reverchon dans sa chronique. La généralisation des machines à vapeur n’interviendra qu’au XIXe siècle, grâce à l’arrivée du charbon.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 07h00
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            Antoine Reverchon








                        



                                


                            
Chronique « Recherches ». Nous avons tous appris, dans nos manuels d’histoire et d’économie, que la révolution industrielle a commencé en Angleterre à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, grâce à la diffusion à partir de 1775 des machines à vapeur de Watt chauffées au charbon et, à partir de 1779, des métiers à tisser mécaniques de Samuel Crompton (les mule-jenny). La découverte de gisements de charbon aux environs de Manchester aurait dès lors permis à l’industrie du coton de produire en masse et à bas prix dans des ateliers vite appelés à devenir d’immenses « manufactures ».
Mais les travaux récents de Joel Mokyr (Northwestern University), Assaf Sarid (université d’Haïfa) et Karine van der Beek (université Ben-Gourion) racontent une autre histoire, qu’est venue présenter Karine van der Beek lors d’un séminaire à l’Ecole d’économie de Paris le 10 octobre (« Wheels of change : Skill biased factor endowments and industrialization in eighteenth century England », non publié).
Ces chercheurs ont en effet constaté que la production textile, et pas seulement celle du coton, commence à exploser dès 1740. La laine est alors la matière première largement majoritaire, avant que le coton ne la rattrape dans les premières décennies du XIXe siècle – donc après la révolution industrielle – puis ne la dépasse. De plus, cette expansion plus précoce se produit dans toutes les régions qui concentrent la production textile depuis… le Moyen Age : la région de Manchester n’est que l’une d’elles !
Fouloirs mécaniques grâce aux moulins
Remontant le temps, les chercheurs observent que, au XIVe siècle, alors que la production était jusque-là dispersée au gré des implantations humaines, le foulage au pied du drap de laine – une opération destinée à l’amincir et qui dure en moyenne trente heures ! – est remplacé par des fouloirs mécaniques utilisant l’énergie hydraulique de moulins à eau, faisant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ Jean-Michel Décugis, Marc Leplongeon et Pauline Guéna consacrent un ouvrage à la reine des paparazzis, intime du couple Macron, Michèle Marchand.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Raphaëlle Bacqué   Publié hier à 06h30, mis à jour hier à 06h57   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  La directrice de l’agence de photo Bestimage, Michèle Marchand, lors de l’hommage au chanteur Charles Aznavour, à Paris, le 5 octobre. CHARLES PLATIAU / REUTERS             Livre. Le plus étonnant est qu’une femme comme « Mimi » soit si facilement entrée dans l’intimité d’Emmanuel et Brigitte Macron. Sur le papier, Michèle Marchand, 71 ans, ex-épouse d’un braqueur puis d’un flic, paraissait à mille lieues du « nouveau monde » et de ses jeunes technos. C’est pourtant avec une remarquable inconscience que le couple présidentiel a ouvert la porte de l’Elysée à cette reine des paparazzis qui a longtemps frayé dans les arrière-salles de boîtes de nuit, connu la prison, et qui vend aujourd’hui photos et infos à la presse people.          Le grand public ne la connaît pas. Les photographes, oui, qui peuvent lui vendre plusieurs dizaines de milliers d’euros une photo volée ou renoncer à la publier sur son injonction. Mais c’est bien elle, sur cette image prise avec son téléphone portable dans le bureau présidentiel, levant les deux bras et faisant le V de la victoire comme si elle était chez elle, quelques jours à peine après l’élection d’Emmanuel Macron. Le cliché figure au dos de Mimi, le livre que lui consacrent les journalistes du Parisien et du Point Jean-Michel Décugis et Marc Leplongeon, avec la romancière Pauline Guéna. L’image et le livre sont si embarrassants qu’ils obligent aujourd’hui l’Elysée à prendre publiquement ses distances avec cette femme sulfureuse.                    Depuis toujours se sont introduits dans le sillage d’un grand patron, d’une star, d’un politique, des intrigants au courant de ses secrets. François Mitterrand gardait autour de lui quelques amis initiés, dont François de Grossouvre, chargé notamment de financer ses campagnes, d’organiser sa double vie ou de racheter les photos compromettantes. Cette fois, pourtant, c’est le loup lui-même que les Macron ont introduit dans la bergerie.          Car Mimi Marchand fait profession de vendre la vie privée des célébrités ou de leur laisser supposer qu’elle peut empêcher qu’on ne la dévoile. Cofondatrice de Purepeople, le premier site pure player d’informations consacrées aux « beautiful people », elle est à la tête de Bestimage, une des trois plus importantes agences françaises de photos de célébrités et affirme aux auteurs être au courant de tout « au moins quinze jours avant les autres ».                     Michèle Marchand, le 3 janvier, à l’Elysée. KARIM DAHER / HANSLUCAS             Main dans la main avec Alexandre Benalla                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? 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POLITIQUE, REMANIEMENT, COHESION DES TERRITOIRES

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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤ Non, les « bullshits jobs » ne sont pas la norme. Les Français continuent de trouver leur travail nécessaire, explique Annie Kahn dans sa chronique.
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« Inutile, mon travail ? Pas vraiment »

Non, les « bullshits jobs » ne sont pas la norme. Les Français continuent de trouver leur travail nécessaire, explique Annie Kahn dans sa chronique.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 06h54
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            
Chronique « Ma vie en boîte ». Les boulots « à la con » ont-ils effectivement envahi le marché du travail, comme le soutient l’anthropologue américain David Graeber, dont le livre Bullshit Jobs (Les Liens qui libèrent, 416 pages, 25 euros) vient d’être publié en français et connaît un fort retentissement médiatique ? La plupart des emplois, même les mieux rémunérés, seraient-ils totalement inutiles mais néanmoins maintenus parce que « la classe dirigeante a compris qu’une population heureuse, productive et jouissant de temps libre est un danger mortel », comme l’affirme l’auteur ?
On était en droit d’en douter. Pour des raisons économiques, d’abord. Car s’il existe encore quelques personnes placardisées dans de grands groupes particulièrement rentables, le phénomène devient rarissime, voire inexistant, dans les petites et moyennes entreprises, qui assurent environ 70 % de l’emploi du secteur privé français. Ces sociétés se doivent en effet d’être vigilantes pour rester à flot et dégager les marges financières nécessaires à leur survie.
Pour des raisons scientifiques, ensuite. L’ouvrage, presque totalement dépourvu de données statistiques, repose essentiellement sur des intuitions et des histoires de voisinage. L’auteur en convient lui-même : « Il est difficile de trouver une mesure objective au phénomène. »
Il est donc très salutaire que la Fondation Jean-Jaurès se soit attelée à la tâche, en s’associant à l’IFOP pour mener l’enquête auprès d’un échantillon de 1 000 Français dits « actifs », c’est-à-dire ayant un emploi rémunéré. Les résultats, signés de Jérôme Fourquet, analyste politique et directeur de l’IFOP, Alain Mergier, sociologue, et Chloé Morin, directrice de projets internationaux chez Ipsos, ont été publiés le 3 octobre.
Il en est ainsi tant pour les travailleurs manuels que pour les professions à dominante intellectuelle
Ils infirment totalement ceux cités dans l’ouvrage de David...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le maire travailliste de Londres souhaite que les Britanniques puissent s’exprimer sur un accord, alors qu’une manifestation est prévue aujourd’hui dans sa ville.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/10/2018
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Sadiq Khan : « Le peuple britannique devrait voter sur l’accord final du Brexit »

Dans une tribune au « Monde », le maire travailliste de Londres souhaite que les Britanniques puissent s’exprimer sur un accord, alors qu’une manifestation est prévue aujourd’hui dans sa ville.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h58
    |

Sadiq Khan (maire travailliste de Londres)







                        



                                


                            
Tribune. J’ai fait campagne contre le Brexit et suis fier que les Londoniens aient majoritairement voté pour rester au sein de l’Union européenne. Bien entendu je respecte la volonté démocratique des électeurs. Mais ceux qui ont voté en faveur d’une sortie de l’UE ne souhaitaient pas la baisse des investissements, les pertes d’emplois et la diminution du rôle de la Grande-Bretagne sur la scène mondiale. Or il semble malheureusement que c’est vers cela que nous nous dirigeons, du fait que depuis le référendum de juin 2016, le gouvernement britannique se montre totalement dépassé et privé de direction.
Chacun a probablement lu beaucoup plus de choses sur les ambitions de Boris Johnson [porte-parole du camp pro-Brexit] que sur un projet de sortie cohérent permettant de conclure un accord garantissant une relation solide avec nos partenaires européens. Le temps étant désormais compté, il ne nous reste que deux possibilités : un mauvais accord, ou un « no deal », qui pourrait provoquer la perte de 500 000 emplois en Grande-Bretagne d’ici à 2030.
C’est pourquoi, après mûre réflexion, j’en suis arrivé à la conclusion que le peuple britannique devait avoir en dernière instance son mot à dire sur le Brexit. Ce qui signifie un vote public sur tout accord final conclu par le gouvernement, ou sur un Brexit sans accord au cas où les négociations avec Bruxelles échoueraient, avec comme alternative l’option de rester au sein de l’Union européenne.
Londres proche de la France
En tant que maire de Londres, je n’accomplirais pas ma tâche, qui est de défendre les intérêts des Londoniens, si je n’affirmais pas aujourd’hui qu’il est temps de réfléchir à nouveau à la façon dont nous allons prendre cette décision cruciale pour l’avenir de notre pays. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui je me joindrai aux dizaines de milliers de personnes, issues de toutes les couches de la société et de toutes les régions britanniques, qui vont se rassembler...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le chercheur au CNRS Nabil Mouline estime que l’image de « réformateur » revendiquée par le prince héritier prend un sérieux coup depuis la disparition du journaliste Jamal Khashoggi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/10/2018
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Arabie saoudite : « Mohammed Ben Salman, l’erreur de casting »

Dans une tribune au « Monde », le chercheur au CNRS Nabil Mouline estime que l’image de « réformateur » revendiquée par le prince héritier prend un sérieux coup depuis la disparition du journaliste Jamal Khashoggi.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 05h30
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 07h06
    |

                            Nabil Mouline (Chargé de recherches au CNRS)








                        



                                


                            

Tribune. La mystérieuse disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le 2 octobre, après s’être rendu au consulat de son pays à Istanbul, a sans doute levé le voile sur le vrai visage de la transition politique en Arabie saoudite, voulue par le prince héritier, Mohammed Ben Salman, dit « MBS ». Cet acte, qui rappelle à bien des égards les agissements des dictateurs arabes de la seconde moitié du XXe siècle, montre bien jusqu’où peut aller le nouvel homme fort de Riyad pour conserver son pouvoir absolu et donner à voir sa toute-puissance.
Arrivé au pouvoir à la faveur de circonstances exceptionnelles – le décès de ses trois oncles Sultan, Nayef et Abdallah entre 2011 et 2015, l’intronisation de son père et l’élection de Donald Trump –, le jeune prince, 33 ans aujourd’hui, adopte très rapidement une stratégie de communication agressive dans l’objectif de légitimer son pouvoir fraîchement acquis et de consolider son image de « modernisateur ». Séduits par les effets d’annonce, les gouvernements et les médias occidentaux prennent fait et cause pour Mohammed Ben Salman, arguant que… la fin justifie les moyens !

Grâce à la protection de son père et au soutien de Donald Trump, « MBS » entreprend, de manière aussi brutale que fulgurante, de transformer le système politique local. Le traditionnel autoritarisme collégial, plus ou moins souple, cède très rapidement la place à un autoritarisme personnel répressif.
Cela a commencé par l’élimination de tous ses rivaux au sein de la famille royale. Après s’être arrogé de larges prérogatives dans tous les domaines, Mohammed Ben Salman destitue, en 2017, le prince héritier Mohammed Ben Nayef, l’assigne à résidence, puis emprisonne un grand nombre de princes au Ritz-Carlton – notamment le puissant chef de la garde nationale, Mitab Ben Abdallah, et le milliardaire Al-Walid Ben Talal – et limite les mouvements des autres. Dans la même dynamique, il embastille,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤ Sébastien Missoffe, directeur général de Google France, affirme, dans une tribune au « Monde », vouloir « donner aux utilisateurs le choix et les moyens de se déconnecter ».
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Big data : « Chez Google, nous croyons qu’Internet est une économie de l’intention et non de l’attention »

Sébastien Missoffe, directeur général de Google France, affirme, dans une tribune au « Monde », vouloir « donner aux utilisateurs le choix et les moyens de se déconnecter ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    19.10.2018 à 17h30
    |

Sébastien Misoffe (directeur général de Google France)







                        



                                


                            
Tribune. L’heure du « temps de cerveau disponible » est révolue. L’attention est une ressource rare et précieuse. Elle ne peut, elle ne doit, être assaillie au quotidien par un trop-plein d’informations et de sollicitations en ligne.
Au commencement, Internet était un foisonnement d’informations. Une manne incroyable de données qu’il était difficile d’appréhender, car éparpillées en différentes listes de catégories fermées. C’est de ce constat qu’est née l’idée, il y a vingt ans, du moteur de recherche Google. Organiser l’information, la classer en fonction de critères d’utilité et de pertinence, c’est finalement la rendre intelligible pour le cerveau humain. Nous avons toujours suivi ce principe cardinal : proposer à l’utilisateur du contenu pertinent et non intrusif.
Notre approche est d’afficher une publicité en lien avec l’intention de recherche de l’internaute
Un credo qui a par la suite inspiré la construction de notre modèle économique reposant sur la publicité. À rebours de certaines pratiques qui visent à saturer l’écran d’espaces publicitaires et de pop-up intempestifs, notre approche est d’afficher une publicité en lien avec l’intention de recherche de l’internaute. Nous croyons qu’Internet est une économie de l’intention et non de l’attention. Telle est notre proposition de valeur pour les annonceurs : nous leur permettons de répondre aux intentions des utilisateurs qui les recherchent, au moment où ils les recherchent.
Dépouiller la navigation en ligne de tout contenu inutile, c’est finalement créer un cercle vertueux. Les utilisateurs y trouvent leur compte grâce à une navigation plus simple. Les annonceurs gagnent en visibilité dans un environnement plus fluide.
Mieux comprendre son comportement en ligne
Le défi de l’attention dépasse le seul champ de la publicité. D’après une étude récente de deux de nos chercheuses, Julie H. Aranda et Safia Baig, de plus en plus de personnes ont un fort sentiment d’obligation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ Les implications sociales, politiques et anthropologiques de l’économie de l’attention sont devant nous, explique Yves Citton, son meilleur spécialiste en France, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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Big data : « Ce sont désormais nos “traces attentionnelles” qui font l’objet du commerce »

Les implications sociales, politiques et anthropologiques de l’économie de l’attention sont devant nous, explique Yves Citton, son meilleur spécialiste en France, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    19.10.2018 à 17h30
    |

Yves Citton (professeur de littérature et media à l’université Paris 8)







                        



                                


                            
Tribune. On parle beaucoup d’« économie de l’attention » depuis 1995, date à laquelle Michael Goldhaber, professeur à Berkeley, suggérait (scandaleusement) que l’attention aurait désormais davantage de valeur que l’argent lui-même. Cette date correspond à une prise de conscience large de ce qu’Internet allait bouleverser dans nos usages culturels. Des quantités absolument inédites de contenus (textes, enregistrements audiovisuels) sont devenues disponibles d’un simple clic. Cela a mis littéralement les récepteurs dans « l’embarras du choix », et cela a contraint les émetteurs à une quête de plus en plus désespérée d’une ressource devenue la plus rare et la plus précieuse de toutes : l’attention (aussi baptisée « temps de cerveau disponible »).
En termes économiques : le « coût d’opportunité » d’accorder son attention à ceci plutôt qu’à cela a explosé en quelques années. Nous commençons à peine à en percevoir les implications sociales, politiques et anthropologiques.
Une première définition (trop) large de l’économie de l’attention reflète ce bouleversement. Alors que l’économie traditionnelle se concevait comme l’utilisation optimisée de ressources rares afin de produire autant et aussi bien que possible, l’économie de l’attention se pose des problèmes de réception : comment parvenir à attirer sur les biens culturels produits l’attention nécessaire à leur valorisation ? Au-delà des nouvelles lois et équations économiques proposées pour formaliser une telle économie, au-delà de la gestion du temps d’attention des employés d’une entreprise, c’est bien une nouvelle logique sociale qu’ont tenté de comprendre les premiers théoriciens comme Michael Goldhaber, Jonathan Crary ou, en France, Dominique Boullier.
La publicité, le taylorisme…
Formuler le problème en ces termes montre toutefois que l’économie de l’attention n’est pas née en 1995. Dès la Grèce antique, la rhétorique a toujours eu pour tâche d’attirer et de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤ Les algorithmes peuvent nous priver de la liberté de choisir dans un univers numérique où ce choix n’a pourtant jamais été aussi large, décryptent les chercheurs en informatique Gilles Dowek et Serge Abiteboul, dans une tribune au « Monde ».
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Big data : « Prenons garde à qui nous vendons notre attention »

Les algorithmes peuvent nous priver de la liberté de choisir dans un univers numérique où ce choix n’a pourtant jamais été aussi large, décryptent les chercheurs en informatique Gilles Dowek et Serge Abiteboul, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    19.10.2018 à 17h30
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Gilles Dowek (chercheur à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria)) et Serge Abiteboul (chercheur à l’Institut na...







                        



                                


                            
Tribune. En 2004, Patrick Le Lay a créé une polémique en déclarant que TF1 vendait « du temps de cerveau disponible » – c’est-à-dire de l’attention – à ses annonceurs. Sans doute, aurait-il moins scandalisé s’il avait déclaré que les recettes de TF1 provenaient des annonceurs, dont elle diffusait les messages publicitaires. Pourtant, ces deux phrases disent exactement la même chose : l’« économie de l’attention » n’est qu’une reformulation d’une idée ancienne : celle de financer un service gratuit par la publicité. Rien de nouveau sous le soleil.
Avec l’invention du Web en 1990, la quantité d’information gratuitement disponible a explosé. De nombreux services « gratuits » ont émergé, partiellement ou totalement financés par la publicité, qui ont pris une place considérable dans nos vies : moteurs de recherche, réseaux sociaux… Ces services captent une part de plus en plus importante de la publicité. Pourtant, si la quantité d’information disponible a explosé, chacun et chacune de nous reçoit exactement la même manne d’une minute d’attention que l’homme des cavernes. Celle-ci étant ainsi devenue relativement plus rare, il faut faire beaucoup d’efforts pour l’attirer. Ainsi, même pour annoncer un séminaire à l’université, il devient parfois nécessaire de « buzzer », c’est-à-dire d’attirer l’attention. Les entreprises se battent pour l’accaparer, pour la concentrer. Nous assistons à ce phénomène étrange d’entreprises qui, dans ce but, investissent et perdent de l’argent dans un premier temps. Une fois arrivées à leurs fins, elles valorisent cette attention, par exemple avec la publicité.
Chacun et chacune de nous reçoit exactement la même manne d’une minute d’attention que l’homme des cavernes. Celle-ci étant ainsi devenue relativement plus rare, il faut faire beaucoup d’efforts pour l’attirer
Est-ce utile ou non de vouloir ainsi attirer l’attention des individus sur un produit ? La publicité pour le café, par exemple, provoque...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤ Informer les utilisateurs du temps qu’ils leur consacrent est une façon pour les plateformes numériques de s’absoudre de leur responsabilité sans changer leurs méthodes addictives et manipulatrices, observe l’expert des réseaux sociaux Sandy Parakilas dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Big data : « Le modèle économique de beaucoup d’entreprises technologiques n’est pas aligné sur le bien-être des utilisateurs »

Informer les utilisateurs du temps qu’ils leur consacrent est une façon pour les plateformes numériques de s’absoudre de leur responsabilité sans changer leurs méthodes addictives et manipulatrices, observe l’expert des réseaux sociaux Sandy Parakilas dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    19.10.2018 à 17h30
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Sandy Parakilas (directeur de la stratégie du Center for Human Technology à San Francisco)







                        



                                


                            
Tribune. En mai, Google a fait une curieuse déclaration lors de sa conférence « I/O » annuelle : la firme a annoncé qu’elle proposerait de nouvelles options permettant à ses utilisateurs d’apprendre à maîtriser leur usage de la technologie, de se déconnecter et d’acquérir de meilleures habitudes. C’est une volte-face à 180 ° de la part d’une entreprise qui affirmait jusque-là que la technologie, loin d’être source de problèmes, était la solution à tous les problèmes. Peu après, Apple lui emboîtait le pas avec sa propre palette d’outils de confort, et quelques semaines plus tard, Facebook et Instagram annonçaient à leur tour la mise en place d’outils calculant le temps passé sur ces deux applications.
Chez les adolescents, la dépression et le suicide sont corrélés à l’utilisation des appareils électroniques et des médias sociaux
Au Center for Humane Technology, une organisation à but non lucratif créée pour combattre les maux engendrés par la technologie, nous avons observé ces développements avec la plus grande attention. Nous qui affirmons depuis des années qu’il est important de prendre conscience de ces questions, nous nous félicitons de voir l’industrie prendre des mesures pour y remédier. Il était temps : des preuves de plus en plus nombreuses attestent des risques mesurables engendrés par l’utilisation des smartphones et des réseaux sociaux.
Aux Etats-Unis, par exemple, les Centers for Disease Control and Prevention ont découvert que, chez les adolescents, notamment chez les jeunes filles, la dépression et le suicide sont corrélés à l’utilisation des appareils électroniques et des médias sociaux. Par ailleurs, des études ont montré que la moitié des adolescents et un quart des adultes disent se sentir dépendants de leurs appareils, et que leur utilisation peut induire chez eux une distraction dangereuse. Le ministère américain des transports a ainsi mis en évidence que les chauffeurs de poids lourds qui envoient des textos pendant...




                        

                        

