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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ La ministre des solidarités et de la santé a affirmé sur RTL, dimanche 21 octobre, que « tous les feux sont au vert » concernant cette mesure.
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La PMA pour toutes les femmes « figurera » dans la loi de bioéthique, assure Agnès Buzyn

La ministre des solidarités et de la santé a affirmé sur RTL, dimanche 21 octobre, que « tous les feux sont au vert » concernant cette mesure.



LE MONDE
 |    21.10.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 17h44
   





                        


Le gouvernement a bien l’intention d’inclure la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes dans le futur projet de loi bioéthique. C’est ce qu’a assuré la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, au cours du « Grand jury » RTL-Le Figaro-LCI dimanche 21 octobre.
L’extension de la PMA aux couples de femmes ou aux femmes célibataires, « c’est la seule mesure qui figurera de façon claire et nette dans cette loi puisque tous les feux sont au vert du côté du Conseil consultatif national d’éthique, du côté du Conseil d’Etat, des parlementaires », a affirmé la ministre.
Selon les derniers sondages, entre 60 et 75 % des Français sont favorables à l’ouverture à toutes les femmes de la procréation médicalement assistée, actuellement réservée aux couples hétérosexuels infertiles ou risquant de transmettre une maladie à l’enfant. Cette mesure était un engagement de campagne du candidat Macron.
Des réserves sur la congélation d’ovocytes
Agnès Buzyn s’est, en revanche, montrée plus réservée sur la congélation d’ovocytes pour les femmes trentenaires. « Je suis favorable à tout ce qui ouvre et donne plus de liberté, mais je souhaiterais qu’il y ait quand même des garde-fous pour que toutes les femmes à l’âge de trente ans en France ne décident pas de congeler leurs ovocytes pour faire des enfants à quarante ans », a estimé la ministre, réagissant à l’appel à étendre ce droit de la chanteuse Lorie, qui a 36 ans et est atteinte d’endométriose.
L’autoconservation des ovocytes est actuellement très encadrée : elle est autorisée pour des raisons médicales (cancers, etc.) ou pour une femme qui fait un don d’une partie d’entre eux. Il n’est, en revanche, pas permis de les conserver en prévision d’éventuels problèmes de fertilité dus à l’âge, après 35 ans. En septembre, le Comité d’éthique (CCNE) s’est déclaré favorable à cette nouvelle option.
« La loi de bioéthique pose la question de savoir si on peut le faire par confort à n’importe quelle femme de 30-35 ans, est-ce qu’elle aura le droit de se faire prélever ses ovocytes », a déclaré Agnès Buzyn.
Le gouvernement a prévu de présenter d’ici la fin de l’année un projet de loi de révision de la loi de bioéthique, qui sera débattu au Parlement durant le premier semestre 2019.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Trois rapports publiés par l’agence Santé publique France n’ont pas trouvé d’explication aux cas groupés détectés dans l’Ain, en Loire-Atlantique et en Bretagne.
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Enfants sans bras : le gouvernement ouvre une nouvelle enquête

Trois rapports publiés par l’agence Santé publique France n’ont pas trouvé d’explication aux cas groupés détectés dans l’Ain, en Loire-Atlantique et en Bretagne.



Le Monde.fr avec AFP
 |    21.10.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 18h12
   





                        


Le gouvernement a décidé d’ouvrir une nouvelle enquête sur les bébés malformés nés dans plusieurs départements, a déclaré dimanche 21 octobre la ministre de la santé, Agnès Buzyn, en jugeant « insupportable » que ces cas groupés restent sans explication.
Avec le ministre de la transition écologique, François de Rugy, « nous avons décidé de relancer une enquête » avec l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et Santé publique France pour avoir des « regards croisés » de médecins et d’experts de l’environnement, a-t-elle déclaré lors du Grand jury RTL – Le Figaro – LCI.
« On ne peut pas se satisfaire de dire qu’on n’a pas trouvé de causes, c’est insupportable », a ajouté Mme Buzyn. « Bébés nés sans bras : s’en remettre à la fatalité n’est pas acceptable ! », a, pour sa part, tweeté François de Rugy, au sujet de cette « nouvelle enquête » pour « faire toute la lumière sur l’origine de ces malformations ».

Bébés nés sans bras : s’en remettre à la fatalité n’est pas acceptable ! Nous allons lancer avec @agnesbuzyn une no… https://t.co/1yK1qWiDlm— FdeRugy (@François de Rugy)


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Ces cas groupés ont été observés dans l’Ain (7 naissances entre 2009 et 2014), en Loire-Atlantique (3 naissances entre 2007 et 2008) et en Bretagne (4 naissances entre 2011 et 2013), à chaque fois dans un périmètre restreint. Ils ont suscité des inquiétudes dans les zones concernées.

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Subvention maintenue au Remera
Après une première enquête, l’agence sanitaire Santé publique France a conclu début octobre que le nombre de cas de l’Ain n’était pas statistiquement supérieur à la moyenne nationale. A l’inverse, il y a bien, selon elle, un excès de cas en Loire-Atlantique et en Bretagne, mais qui restent sans explications. Selon Mme Buzyn, il y a « entre 80 et 100 naissances par an avec des malformations de membres » en France.
Les causes peuvent être génétiques, liées à des contraintes physiques ou dues à des substances toxiques (alimentation, environnement, voire médicaments dans le cas du thalidomide, antinauséeux qui avait fait naître des milliers d’enfants sans bras entre 1957 et 1962). Plusieurs facteurs entrent sans doute en ligne de compte.
La ministre a, par ailleurs, assuré qu’il était « hors de question d’arrêter la subvention des registres », y compris celle du Registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera), dirigé par Emmanuelle Amar, le plus ancien des six registres des malformations congénitales de France basée à Lyon qui est au centre d’une polémique scientifique, après avoir révélé les cas de l’Ain.
« Quand il y a un registre qui cumule des cas pendant vingt ou trente ans, si, à un moment, vous l’arrêtez, on ne peut plus le démarrer, vous perdez l’information. Quand on a un registre qui fonctionne, il ne faut surtout pas l’arrêter », a souligné la ministre.

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« Une grande avancée »
Cette annonce de la ministre de la Santé Agnès Buzyn « est une bonne nouvelle que je salue », a déclaré Emmanuelle Amar du Remera à l’AFP. « C’est une grande avancée ». La scientifique estime que « c’était la seule solution raisonnable et sage (...). Je salue aussi le fait que Madame Buzyn reconnaisse le rôle scientifique et social des registres », a-t-elle ajouté.
La scientifique se félicite que le gouvernement « ait pris ses distances » avec ces conclusions et qu’Agnès Buzyn « trouve insupportable que ces cas groupés soient restés sans explications ».
Emmanuelle Amar demande que la nouvelle enquête soit menée par des « scientifiques indépendants » et non Santé publique France. « Il faut évidemment qu’on rassemble des gens qui n’ont pas été partie prenante de la polémique » scientifique lancée par une épidémiologiste de l’Inserm.
Concernant la poursuite de la subvention des registres annoncée également par la ministre, la directrice du Remera estime qu’il faut « l’assurance d’un financement à moyen terme, d’au moins 3 ans ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ L’association anticorruption accuse six médecins d’un groupe d’expertise de la Haute Autorité de santé de ne pas avoir déclaré leurs liens avec l’industrie pharmaceutique.
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Anticor dépose plainte contre des médecins experts du cholestérol

L’association anticorruption accuse six médecins d’un groupe d’expertise de la Haute Autorité de santé de ne pas avoir déclaré leurs liens avec l’industrie pharmaceutique.



LE MONDE
 |    21.10.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 15h51
    |

            Laura Motet et 
Pascale Santi








                        


C’est une première. Selon une information de L’Express confirmée par Le Monde, l’association de lutte contre la corruption Anticor a adressé une plainte contre X, mercredi 3 octobre, au parquet de Bobigny, pour « prise illégale d’intérêts » avec, cette fois, dans le viseur, non pas des personnalités politiques, mais des médecins.
L’association accuse six des neuf membres d’un groupe d’expertise de la Haute Autorité de santé (HAS) d’avoir négligé de déclarer les liens financiers qu’ils entretenaient avec des laboratoires pharmaceutiques. Une omission d’autant plus équivoque qu’ils ont rédigé, en tant qu’experts, une recommandation sur la prise en charge des dyslipidémies (cholestérol, excès de triglycérides…) et que celle-ci « accroît notablement le nombre de patients chez qui un traitement est indiqué », affirme Anticor dans sa plainte.

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« Notre plainte porte sur une recommandation [précise], mais le phénomène est systémique, explique au Monde Elise Van Beneden, secrétaire générale adjointe d’Anticor. Pour nous, il s’agit d’un coup de pied dans la fourmilière et d’un avertissement à l’ensemble du secteur médical, de la HAS à l’Agence nationale de sécurité du médicament, mais aussi aux expertises effectuées en amont. »
Sur les six médecins épinglés par Anticor, deux ont particulièrement attiré l’attention de l’association. Le premier, le professeur Bruno Vergès, chef de service au CHU de Dijon, ne mentionne qu’un lien d’intérêt au moment de sa déclaration à la HAS : sa qualité de secrétaire général de la société française d’endocrinologie, oubliant de mentionner les revenus qu’il a par ailleurs perçus – 65 088 euros d’avantages et 36 940 euros de rémunérations et honoraires, de 2013 à 2017. « Ces avantages correspondent à des inscriptions offertes à des congrès », explique le professeur Vergès au Monde. Et de poursuivre : « Ils n’influencent pas nos recommandations. Pour les écrire, nous nous appuyons sur des éléments de preuve indiscutables. Nous ne citons d’ailleurs aucun produit précis. »
Le second, le docteur Jean-Michel Lecerf, chef de service à l’Institut Pasteur de Lille a, lui, bien déclaré ses liens avec l’industrie de l’agroalimentaire. Il a, cependant, omis de mentionner ses liens avec celle du médicament, alors qu’il a reçu 25 268 euros en tant que consultant, notamment pour MSD et Sanofi-Aventis - Regeneron. « C’est vraiment invraisemblable d’être épinglé pour un travail bénévole effectué pour la HAS », s’étonne le docteur Lecerf, interrogé par Le Monde, concédant toutefois un « oubli » concernant ses liens avec l’industrie pharmaceutique.
« Conflit d’intérêts »
Ces oublis peuvent pourtant entraîner des poursuites. Le code de la santé publique oblige, en effet, tout expert participant à ce type de groupe d’étude à rédiger une déclaration mentionnant tous les liens d’intérêts qu’il a eus pendant les cinq années précédant sa mission. A la HAS de déterminer ensuite si ces liens sont majeurs et, le cas échéant, d’écarter un expert un peu trop proche des entreprises pouvant bénéficier de sa mission.
Or, selon l’association pour une formation médicale indépendante (Formindep), dont le travail a servi d’appui à la plainte d’Anticor, les omissions des experts du groupe d’étude sur la prise en charge des dyslipidémies sont justement « susceptibles de produire un conflit d’intérêts ». Formindep a d’ailleurs déposé une requête au Conseil d’Etat fin août, demandant le retrait de la fiche mémo produite par le groupe d’experts. Comme la plainte d’Anticor, la requête de Formindep cible elle aussi particulièrement les docteurs Lecerf et Vergès.
« Ces médecins ont déclaré d’avoir aucun lien d’intérêts », souligne Jean-Sébastien Borde, vice-président du Formindep. « Ces recommandations, qui sont calquées sur celles de sociétés savantes financées par l’industrie pharmaceutique, doivent être retirées, car elles ne répondent pas aux principes d’impartialité propres à toute expertise médicale », poursuit M. Borde.

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Les déclarations publiques d’intérêts signées par ces experts et fournies à la HAS ne correspondent pas à ce qui est déclaré en ligne sur la base « transparence santé », sur laquelle les entreprises doivent déclarer leurs liens d’intérêts avec les acteurs de la santé. Or, « l’existence de liens d’intérêts entre les experts dans le domaine sanitaire et les entreprises commercialisant des produits de santé concernés par les recommandations sont susceptibles de biaiser ces recommandations », souligne la requête de Formindep.
Nouveau déontologue
Interrogée vendredi 19 octobre, la HAS répond qu’elle n’a pas, à ce jour, connaissance de cette plainte d’Anticor et ne fait aucun commentaire. Selon toute vraisemblance, les déclarations d’intérêts de ces experts mis en cause par la plainte d’Anticor et la requête de Formindep n’avaient ni été vérifiées par la HAS ni comparées à la base « transparence santé ». Mais la procédure de vérification a été renforcée il y a deux ans.
La HAS s’est dotée, depuis octobre 2016, d’un déontologue « chargé de veiller au respect des obligations de déclaration des liens d’intérêts et de prévention des conflits d’intérêts », le magistrat Daniel Ludet. Son rapport annuel publié en mars 2017 mentionne la nécessité de rapprocher les déclarations d’intérêts avec le site Transparence santé, en « consultant systématiquement ce site pour les membres des commissions ». « La Haute Autorité de santé pouvait donc aisément constater l’existence de liens d’intérêts majeurs, en cours, au moment même du dépôt de la déclaration d’intérêts par l’expert », ajoute la requête de Formindep.
Ce n’est pas la première fois que Formindep s’attaque à la HAS. En 2009, elle a saisi le Conseil d’Etat afin d’obtenir l’annulation de deux recommandations, sur le diabète de type 2 et la maladie d’Alzheimer, pour non-respect des règles de gestion des conflits d’intérêts. Le Conseil d’Etat a abrogé la recommandation sur le diabète en mai 2011 et, dans la foulée, la HAS a retiré d’elle-même celle sur la maladie d’Alzheimer.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le ministre de l’économie a donné, dimanche, une première estimation des dégâts causés par les précipitations ayant provoqué la mort de quatorze personnes, le 15 octobre.
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Inondations dans l’Aude : des dégâts « de l’ordre de 200 millions d’euros », selon Bruno Le Maire

Le ministre de l’économie a donné, dimanche, une première estimation des dégâts causés par les précipitations ayant provoqué la mort de quatorze personnes, le 15 octobre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    21.10.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 17h34
   





                        



   


Invité dans l’émission « Dimanche en politique » sur France 3, dimanche 21 octobre, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a chiffré à environ « 200 millions d’euros » les dégâts matériels des inondations meurtrières dans le département de l’Aude.
« C’est très important, c’est notamment pour les habitations, pour les véhicules », a précisé le ministre. « J’ai demandé évidemment aux assureurs qui se sont engagés à rembourser le plus vite possible », a-t-il poursuivi, reprenant un engagement du premier ministre, Edouard Philippe, qui avait, sur place, demandé le déclenchement d’une procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
Dans la nuit de dimanche à lundi, des inondations ont causé la mort de quatorze personnes dans l’Aude. Plus de 70 personnes ont été blessées, et des centaines sont sinistrées. L’état de catastrophe naturelle a été reconnu jeudi dans 126 communes du département, ce qui doit permettre aux personnes touchées d’être indemnisées rapidement par les assureurs.
Le président Emmanuel Macron a prévu de se rendre, lundi 22 octobre, dans le département pour rencontrer les familles de victimes, les maires des communes touchées ainsi que les forces de secours.

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L’impossible déclenchement du fonds de solidarité de l’UE
L’eurodéputé français Eric Andrieu avait, dans un communiqué publié dès lundi, suggéré au gouvernement de demander à la Commission européenne le déclenchement du Fonds de solidarité de l’Union européenne (FSUE). Il a fait cette demande quelques heures après que le commissaire à l’aide humanitaire et à la gestion des crises, Christos Stylianides, a déclaré « suivre de près la situation [dans l’Aude] » et que « l’Union européenne se tient prête à proposer son aide ».
Le FSUE avait été demandé par la France après le passage de la tempête Xynthia, en 2010, ou a été plus récemment attribué après le passage des ouragans Irma et Maria à Saint-Martin et en Guadeloupe. Le gouvernement a douze semaines après la catastrophe naturelle pour faire une première estimation des dégâts, qui est essentielle à l’attribution des aides : si les dommages n’atteignent pas 1,5 % du PIB régional, le FSUE ne peut être déclenché. Pour la région Languedoc-Roussillon (la Commission n’a, pour l’instant, pas adapté ce dispositif aux nouvelles régions françaises, ici l’Occitanie), il faudrait donc que les dégâts atteigne 1,02 milliard d’euros – loin, donc, de la première estimation donnée par Bruno Le Maire, dimanche.
Il est à noter que le FSUE ne doit pas servir à indemniser des particuliers, mais notamment à rembourser a posteriori de coûteuses opérations d’urgence – le versement pouvant prendre plusieurs mois.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ La généraliste a expliqué avoir antidaté un certificat médical, ce qui « ne change rien à l’affaire », selon l’avocat du jeune homme.
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Affaire Benalla : la défense du manifestant molesté mise à mal par une « erreur » du médecin qui l’a examiné

La généraliste a expliqué avoir antidaté un certificat médical, ce qui « ne change rien à l’affaire », selon l’avocat du jeune homme.



LE MONDE
 |    21.10.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 17h29
   





                        


C’est une brèche dans la défense du jeune homme molesté par Alexandre Benalla, place de la Contrescarpe, le 1er-Mai. Le certificat médical mis en avant par son avocat dans un courrier à la juge d’instruction chargée de l’affaire, le 25 juillet, qui fait état de « traces de coups sur la poitrine » et qui est signé du 11 mai, a, en réalité, été rédigé plusieurs semaines après.
Dans son édition du 21 octobre, Le Journal du dimanche révèle, en effet, que, si Georgios D. a bien vu son médecin le 11 mai, il n’est pas ressorti de cette consultation avec un certificat médical. Ce jour-là, « il vient seul mais à la demande de sa copine qui s’inquiète parce qu’il a toujours mal à la tête, et qu’elle a peur d’un traumatisme crânien (…) Il avait également des douleurs cervicales, à l’examen, il était très raide et semblait avoir mal », a expliqué cette généraliste de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) aux enquêteurs, le 20 septembre. Elle ne lui a alors pas fourni de certificat médical « car il ne me l’avait pas demandé et je ne lui ai pas proposé ».
La médecin évoque une deuxième consultation cinq jours après nos premières révélations :
« Il est venu me voir le 23 juillet en m’expliquant qu’il était impliqué dans l’affaire Benalla et que son avocat lui demandait un certificat médical. […] Je le reçois rapidement dans l’après-midi et je lui ai fait le certificat que vous avez. »
« Le médecin ne met pas en cause mon client »
Contacté par Le Monde, l’avocat des deux personnes molestées, Sahand Saber, confirme cette deuxième visite mais dédouane son client de toute responsabilité : « Mon client s’est bien présenté le 11 mai chez son médecin traitant qui confirme l’avoir reçu en consultation pour des douleurs liées à des coups subis le 1er-Mai. Le 23 juillet, il est retourné voir son médecin pour savoir s’il avait une trace écrite de ces constatations. Celui-ci a répondu positivement et lui a remis ce document. Mon client pensait qu’il s’agissait d’un document établi le 11 mai. Il ignorait que le médecin l’avait antidaté. Son médecin reconnaît et assume d’ailleurs son erreur et ne met pas en cause mon client. »
Selon des informations obtenues par Le Monde, celle-ci a bien reconnu son « erreur » auprès des enquêteurs, mais plaide l’inattention. Le 23 juillet, « j’ai relu mes observations et j’ai rédigé en 2 minutes, sans temps de consultation avec lui », reconnaît-elle avant d’avancer une justification technique. « J’ai un formulaire type que je complète en fonction des patients (…) Mon logiciel met automatiquement la date de consultation en date du certificat. »
Pour Me Saber, « la faute du médecin ne change rien à l’affaire : M. Benalla a été filmé en train de commettre des violences et il demeure mis en examen de ces chefs ».
L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a été mis en examen pour « violences en réunion n’ayant pas entraîné d’incapacité temporaire de travail », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique », « port public et sans droit d’insignes réglementés », « recel de détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection » et « recel de violation du secret professionnel ».
Parties civiles dans le dossier, les deux clients de Me Saber, Georgios D., 29 ans, et sa compagne de 30 ans, Chloé P., ont été auditionnés le 19 septembre par les juges d’instructions et ont reconnu des jets de projectiles vers les CRS ; ils sont convoqués au tribunal correctionnel pour être jugés pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique ».

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla :
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit de l’ascension mystérieuse de cet homme.Benalla, Mizerski, Crase..., qui sont les personnages-clés de l’affaire ?Que s’est-il passé précisément place de la Contrescarpe ? Retour sur le déroulement des événements.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés, dans un discours que nous avons décrypté point par point.Affaire d’Etat ou non ? Oui, car il y a eu dissimulation estiment certains ; non, car l’Etat n’as pas commis d’acte délictueux, avancent d’autres.Plus d’une semaine après les révélations du Monde, l’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.Le 19 septembre, il a été ensuite auditionné par la commission d’enquête du Sénat : voici ce qu’il fallait en retenirDe leur côté, les deux personnes molestées place de la Contrescarpe ont livré leur version des faits





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Dans un entretien au « Journal du dimanche », le nouveau ministre de l’intérieur se place dans la continuité de l’action menée par Gérard Collomb.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/10/2018
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Christophe Castaner dévoile ses priorités pour l’intérieur

Dans un entretien au « Journal du dimanche », le nouveau ministre de l’intérieur se place dans la continuité de l’action menée par Gérard Collomb.



Le Monde.fr avec AFP
 |    21.10.2018 à 01h51
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 12h01
   





                        



   


Contrôles migratoires, conditions de travail des policiers, violences dans les quartiers : Christophe Castaner dresse sa feuille de route de ministre de l’intérieur dans un long entretien au Journal du dimanche (JDD) du 21 octobre, en reprenant les chantiers-clés ouverts par son prédécesseur Gérard Collomb.

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Sur la question migratoire, M. Castaner se dit « inquiet » de la situation à la frontière espagnole depuis quelques mois. Il va nommer un « coordonnateur sécurité », qui sera un haut fonctionnaire, pour « mieux organiser les contrôles et le dialogue avec les autorités espagnoles ». Depuis le début de l’année, « on a recensé en Espagne 48 000 entrées irrégulières en provenance du Maroc – soit une augmentation de 155 % ! » et « les non-admissions à la frontière franco-espagnole ont augmenté de près de 60 % dans les Pyrénées-Atlantiques par rapport à l’an passé », selon lui.
Le ministre revendique une « politique ferme contre l’immigration irrégulière ». « Un tiers des demandeurs d’asile en France ont été déboutés dans un autre pays d’Europe, c’est inadmissible. Nous n’avons pas vocation à être une “instance d’appel” des déboutés de l’Allemagne ou de l’Italie », ajoute-t-il.
Signaux envers les policiers
M. Castaner doit aussi échanger dans « les tout prochains jours » avec ses homologues européens, dont l’Italien Matteo Salvini. Ce dernier a envoyé, samedi, des policiers patrouiller à la frontière française afin d’empêcher les refoulements de migrants, au lendemain de la reconduite de trois clandestins, qualifiée de « normale » par la France.
« Dans la plupart des zones frontalières, la coopération avec la police italienne se passe bien. Je comprends qu’il y a un besoin de renforcer cette coopération dans la région de Bardonnèche [Piémont, Italie]. Ne comptez pas sur moi pour ajouter de la polémique à la polémique. »
Les relations entre Rome et Paris se sont tendues ces derniers mois. L’Italie accuse ses partenaires européens, à commencer par la France, de l’avoir laissée seule gérer la crise migratoire et les quelque 700 000 migrants arrivés sur ses côtes depuis 2013.
Le ministre nommé mardi – avec pour l’épauler un secrétaire d’Etat, l’ex-patron du renseignement intérieur Laurent Nuñez – adresse aussi des signes à ses troupes et notamment aux policiers en rappelant la hausse de 3,5 % du budget de son ministère.
M. Castaner reconnaît que les policiers « ont raison de [se] plaindre » de la vétusté de leur matériel, rappelant que 300 millions d’euros par an seront consacrés à la rénovation de l’équipement auxquels s’ajoutent 130 millions pour la rénovation de la flotte automobile.
« Reconquérir la souveraineté républicaine »
La direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sera, elle, dotée de 22,5 millions d’euros supplémentaires affectés à des investissements technologiques. Ses trois sites devraient également être réunis en un seul.
Mesure symbolique, M. Castaner veut aussi « mettre un terme » à « la protection à vie des anciens ministres de l’intérieur » et la ramener à cinq ans après la fin de leurs fonctions.
Lors de son départ fracassant, son prédécesseur Gérard Collomb avait évoqué la difficulté des quartiers et sa crainte que « nous vivions face à face » en France. M. Castaner reconnaît à son tour la « situation de tension extrême et une très grande violence dans certains quartiers ».
Le ministre doit se rendre, dimanche, au commissariat de Champigny (Val-de-Marne), où des policiers se sont fait insulter sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux cette semaine. « Partout où l’on voit que la République recule, il faut agir. Reconquérir mètre carré par mètre carré la souveraineté républicaine dans certains quartiers. Ce sera un combat », ajoute-t-il.

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Gérard Collomb a quitté la place Beauvau pour se préparer aux élections municipales de Lyon. Son successeur affirme, lui, dans Le JDD qu’il ne « sera pas candidat » lors de ce scrutin. Sur un autre chantier attendu, M. Castaner annonce qu’il présentera au président de la République, Emmanuel Macron, dans « quelques jours » les résultats de la consultation organisée dans chaque département sur l’organisation de l’islam de France.



                            


                        

                        


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Environnement : j’y pense et puis j’oublie


                      Depuis près de soixante ans, un scandale environnemental chasse l’autre. A chaque fois, on se dit « plus jamais ça ». Petite histoire de l’apathie.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 14h08
    |

            Stéphane Foucart








                              

                        

Vous avez le sentiment que l’environnement est désormais, enfin et pour de bon, au centre de l’attention ­médiatique et politique ? Vous pensez que les choses vont peut-être changer ? Que l’opinion n’a jamais été aussi sensibilisée aux problèmes liés à la santé, à l’environnement, aux pollutions, etc. ? Que ces questions sont maintenant ancrées au débat, et qu’elles n’en partiront plus ? Il n’est pas tout à fait impossible que vous ayez tort. Et que dans deux, cinq ou dix ans, nous soyons passés à autre chose… avant que les ­mêmes problèmes ne se reposent à nous.

Lassitude des médias et de leurs publics, conjuration plus ou moins involontaire des questions incommodantes, désintérêt des pouvoirs publics pour les problèmes qui ne peuvent être résolus que par des contraintes économiques… Les raisons de cette alternance entre amnésie et redécouverte collectives sont difficilement solubles. Mais la réalité de ces cycles ne fait aucun doute. L’historien des sciences américain Robert Proctor (université Stanford) le dit dans Golden Holocaust (Des Equateurs, 2014), son grand Livre sur le tabac : « Certains composants de la cigarette sont étonnamment méconnus, ou plutôt ils sont connus, médiatisés un temps, puis oubliés au gré du cycle de l’attention et de l’oubli des médias », écrit-il à propos du polonium 210, un radionucléide fixé par la feuille de tabac et donc présent dans les cigarettes que nous fumons. Qui sait, aujourd’hui, que nos clopes contiennent ce ­métal lourd ? Et que la consommation d’un paquet et demi par jour équivaut à s’exposer annuellement à une dose de rayonnement équivalente à 300 radiographies du thorax ?
« Béances idéologiques » et « puits de désintérêt »
Pourtant, rappelle Robert Proctor, dans les années 1970, puis 1980, cette histoire de polonium s’est largement diffusée dans les ­médias de masse et la littérature scientifique. « Il semble qu’à chaque ­décennie, on redécouvre le polonium, qu’on...




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Par  Nicolas Santolaria   Publié hier à 16h54, mis à jour à 06h31   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Incendies en Californie, en août. ROBYN BECK / AFP             Per Espen Stoknes est psychiatre-clinicien, membre du Parti vert norvégien et auteur de l’ouvrage What We Think About When We Try Not To Think About Global Warming (Chelsea Green Publishing, 2015, non traduit). Il a étudié les phénomènes qui nous empêchent de passer de la prise de conscience à l’action collective sur les questions environnementales.          Pour vous, le principal problème dans la lutte contre le réchauffement climatique est un problème psychologique. Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ?          La plupart des scientifiques qui communiquent sur le climat pensent qu’il suffit de transmettre des connaissances à un public ignorant, pour changer son état d’esprit et faire évoluer les comportements. Cette ­approche ne produit ni compréhension ni engagement. Ça ne marche pas.           Lire aussi Ce qu’il faut retenir du rapport du GIEC sur la hausse globale des températures             Si peu de gens soutiennent les projets de taxation du CO2, c’est parce qu’ils ne considèrent pas le changement climatique comme une menace personnelle. Globalement, depuis les années 1990, les préoccupations liées au réchauffement ont baissé dans la plupart des pays européens. L’immigration, le crime, l’emploi, la santé, l’éducation ­passent avant.          Ce paradoxe psychologique pourrait être résumé ainsi : plus les preuves scientifiques du dérèglement s’accumulent, moins les gens semblent préoccupés par les questions climatiques.          Pourquoi ?          Il existe cinq barrières mentales qui nous empêchent de voir la réalité en face. Tout d’abord ce que j’appelle la « distance », qui nous fait envisager le réchauffement comme quelque chose de lointain, concernant avant tout les ours polaires. Vient ensuite le « catastrophisme » : la façon anxiogène dont le problème est présenté conduit notre cerveau à éviter totalement le sujet. Le troisième point, c’est la « dissonance cognitive ». Quand on sait que l’utilisation d’énergie fossile contribue au réchauffement, alors le fait de conduire, de manger du steak, de prendre l’avion crée en nous un malaise intérieur, que l’on tente de dissiper en se disant que notre voisin a une voiture plus polluante que la nôtre.                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Après les inondations dans l’Aude, des aides exceptionnelles du département et de la région

Les intempéries, liées à un épisode méditerranéen de type cévenol, ont causé la mort de 14 personnes dans l’Aude.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 15h29
   





                        



Aux grands maux, les grands moyens. Le conseil départemental de l’Aude votera lundi 22 octobre 37 millions d’euros de crédits supplémentaires pour aider les sinistrés des inondations meurtrières du début de la semaine, et engager les premiers travaux de rénovation. La région Occitanie, présidée par Carole Delga (PS), proposera pour sa part un plan d’investissements de 25 millions d’euros, qui sera voté le 16 novembre prochain, selon un communiqué de la collectivité.

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          A Trèbes, « l’Aude, c’était le Mississippi »



Ces inondations, consécutives à un épisode méditerranéen de type cévenol, ont causé la mort de 14 personnes dans l’Aude. Plus de 70 personnes ont été blessées et des centaines ont été sinistrées. Vendredi, les premières d’entre elles – environ 600 – ont reçu un chèque d’aide grâce aux fonds débloqués par l’Etat et le département. Cette aide s’élève à 500 euros par adulte et 200 euros par enfant.
Début de la reconstruction
De leur côté, une quinzaine de départements de France ont annoncé des dons en faveur de l’Aude, pour un montant de 3 millions d’euros. « Nous recevons déjà l’aide de plusieurs communes. Elle sera réservée aux communes sinistrées sous la forme d’un fonds de concours pour l’aide à la reconstruction », a précisé André Viola, le président du conseil départemental de l’Aude.

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                Aude : après les inondations, le temps des questions



Dans son département, les premiers travaux de reconstruction ont débuté dès jeudi. sur la cinquantaine de routes interdites à la circulation, lundi, les deux tiers étaient rouvertes, vendredi. A Villegailhenc, où un pont a été emporté par la crue du Trapel, coupant la commune en deux, un pont provisoire sera acheminé dans un délai de quatre semaines.
Des expertises sont par ailleurs en cours sur des ouvrages d’art touchés par les inondations. En tout, 20 millions d’euros seront réservés par le département pour ces infrastructures.
Lundi, le président de la République, Emmanuel Macron, doit se rendre dans l’Aude. « Nous attendons un geste fort de l’Etat avec des engagements financiers », a dit M. Viola. Sur les 126 communes touchées, pour lesquelles l’état de catastrophe naturelle a été reconnu, « 122 sont rurales. S’il n’y a pas de solidarité forte, elles ne se relèveront pas », a-t-il prévenu, plaidant en faveur d’une « souplesse » pour les procédures administratives, notamment pour le versement des avances aux communes.

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                « L’urbanisation joue un rôle dans l’augmentation des risques liés aux inondations »



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            data-slide-description="Un résident montre le niveau atteint par l’eau lors des inondations à Villegailhenc, près de Carcassonne, dans le sud de la France. Le niveau atteint lundi matin par la crue à Trèbes, dans la vallée de l’Aude, est sans précédent depuis 1891, c’est-à-dire « pas loin de sept mètres », a déclaré à l’AFP le service Vigicrues."
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            data-slide-description="A Villegailhenc, le 15 octobre, la rivière Trapel a débordé à cause des fortes pluies. Selon le ministère de l’intérieur, des renforts de sécurité civile sont en cours d’acheminement dans l’Aude. Il s’agit de sapeurs-pompiers des départements voisins et de militaires de la sécurité civile, basés à Brignoles, ainsi que de « moyens aériens complémentaires »."
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            data-slide-description="A Villegailhenc, le 15 octobre. Au nord de Carcassonne, toutes les routes sont coupées, selon les autorités. Dans cette zone, les écoles ont été fermées. La préfecture et les sapeurs-pompiers ont demandé aux habitants de rester chez eux."
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            data-slide-description="A Villegailhenc. « C’est ce qu’on appelle un épisode cévenol, ou épisode méditerranéen intense  », explique Vigicrues, avec « la concomitance d’une mer chaude en fin d’été, de remontées d’air chaud et assez humide du sud qui traverse la Méditerranée et vient buter sur les reliefs du Massif central et de la Montagne noire »."
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            data-slide-description="Outre l’Aude, six autres départements du Sud étaient en vigilance orange lundi matin : l’Aveyron, la Haute-Garonne, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, le Tarn, déjà en alerte depuis dimanche, et le département de Tarn-et-Garonne."
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            data-slide-description="A Trèbes, près de Carcassone, le 15 octobre. Avec plus de 250 interventions des pompiers dans la nuit, l’Aude a été particulièrement touchée par l’épisode orageux. En l’espace de cinq heures, « entre 160 et 180 mm d’eau sont tombés sur l’agglomération de Carcassonne », selon le préfet."
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            data-slide-description="Dans la nuit, un pont a été emporté à la suite du débordement de la rivière Trapel à Villegailhenc."
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            data-slide-description="A Trèbes. « Le bilan provisoire fait état de sept victimes, mais il est provisoire (...). Il est possible qu’il s’avère plus grave », a dit Edouard Philippe à la presse, lors d’un déplacement à Nantes. Le premier ministre devait se rendre sur place dans l’après-midi « dès que les conditions opérationnelles le permettront », pour ne pas gêner les secours."
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            data-slide-description="A Trèbes. Sept hélicoptères (quatre de la sécurité civile, deux de la gendarmerie et un de l’armée) ont pu décoller en matinée lors d’une accalmie, selon le premier ministre. Les communes d’Istagnac, des Estagnos et de Cuxac-d’Aude sont, en ce moment, évacuées de manière préventive."
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            data-slide-description="Lors d’une opération de sauvetage suite aux fortes pluies  le 15 octobre à Trebes. Parmi les victimes, « une personne au moins a été emportée dans son sommeil, (pour) les autres, les conditions ne sont pas tout à fait complètement établies à ce stade », selon le préfet."
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            data-slide-description="A Villemoustaussou, près de Carcassone, le 15 octobre. Selon Météo-France, la vallée centrale de l’Aude a connu « une crue de grande ampleur », avec des cumuls exceptionnels de 150 à 300 mm dans la région de Carcassonne."
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            data-slide-description="Une rue de Villegailhenc, dans l’Aude. La rivière Aude a atteint des niveaux d’inondation inégalés depuis plus de 100 ans, a annoncé l’agence française chargée de la surveillance des niveaux d’eau, Vigicrues."
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            data-slide-description="Une femme dans son salon inondé à Villegailhenc, dans l’Aude. Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’Aude dans la nuit de dimanche à lundi ont provoqué la mort de 10 personnes, selon un nouveau bilan provisoire fourni par la sécurité civile."
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Un résident montre le niveau atteint par l’eau lors des inondations à Villegailhenc, près de Carcassonne, dans le sud de la France. Le niveau atteint lundi matin par la crue à Trèbes, dans la vallée de l’Aude, est sans précédent depuis 1891, c’est-à-dire « pas loin de sept mètres », a déclaré à l’AFP le service Vigicrues.

ERIC CABANIS / AFP
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Vincent, 17 ans, lycéen, et créateur d’un des sites les plus populaires de streaming illégal

La plate-forme ArTV, qui permettait de regarder gratuitement 176 chaînes de télévision, a fermé fin 2017. Son créateur encourt jusqu’à trois ans de prison.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 06h28
    |

Tristan Brossat







                        


Quand on sonne à la porte de l’appartement familial, ce matin du 6 décembre, peu avant 7 heures, Vincent, à peine réveillé, se dit qu’il doit s’agir de la livraison d’une nouvelle machine pour son père, mécanicien. « Y a les flics chez moi wtf », écrit, pour rigoler, le jeune homme, alors âgé de 16 ans, sur son compte Twitter, à destination de ses quelques milliers d’abonnés. « Le problème, c’est que c’était vraiment la police », raconte-t-il quelques mois plus tard, toujours en attente de son procès, dont la date n’est pas fixée.
La mise hors service a été effectuée par Vincent lui-même pendant sa garde à vue
Pour avoir administré un site et une application proposant de visionner illégalement plus de 170 chaînes de télévision, gratuites et payantes, appelés ArTV, le lycéen risque en théorie une peine de trois ans de prison et 300 000 euros d’amende pour « délit de contrefaçon par reproduction et représentation ».
Une sanction lourde, mise en avant par l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA), à l’origine de la plainte, dans un communiqué annonçant la fermeture d’ArTV. La mise hors service a été effectuée par Vincent lui-même depuis son smartphone pendant sa garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Bordeaux, qui est chargée de l’enquête, toujours en cours. A l’issue de cette garde à vue, après une longue journée d’interrogatoire, Vincent est ressorti libre.
Pour « rendre service »
Tout avait commencé au début de 2017 lorsque, pour « rendre service » à une poignée d’amis rencontrés sur Internet, il met sur pied une application (APP) Android et une page Web leur permettant de regarder les chaînes de la télévision numérique terrestre (TNT) française depuis l’étranger.
Un petit serveur loué deux euros par mois permet de contourner le blocage géographique mis en place par les groupes audiovisuels pour des questions de territorialité des droits. Son site est accessible à tous ses amis, qui commencent à partager le lien sur les réseaux sociaux.

   


Tout s’enchaîne ensuite très rapidement. « J’ai vite eu besoin de plus gros serveurs » pour accueillir des visiteurs qui se comptent bientôt par centaines, puis par milliers, explique l’adolescent. Il rajoute au fur et à mesure les chaînes qui lui sont demandées grâce à des flux illégaux « faciles à trouver ». « Les gens me demandaient beIN Sports, ou des chaînes pour enfant pour leurs frères et sœurs », se souvient Vincent, qui n’a même pas besoin d’être abonné à ces services, puisqu’il ne fait que relayer les « streams » créés par d’autres.
Dans sa chambre, nulle trace de fils en pagaille branchés à d’innombrables décodeurs. Son travail consistait simplement à compresser légèrement les flux récupérés pour ne pas saturer ses serveurs, grâce à des logiciels libres, comme FFmpeg.
Payer les serveurs
« Je suivais juste le mouvement. Je n’ai jamais pris le temps de me demander si ce que je faisais était bien ou pas », explique Vincent. Pour lui, tout ça n’est pas « grave » puisqu’il s’agit uniquement de faire de la « redirection de liens ». Il ne prend donc aucune mesure de sécurité particulière pour éviter qu’on remonte jusqu’à lui. Il opte ainsi pour des serveurs établis en France, essayant juste de « trouver les moins chers ». Au bout de deux mois, la location de ces derniers lui coûte tout de même 200 euros par mois.
Pour payer cette somme, la mise en place de bannières publicitaires est une solution. Là encore, il va au plus simple, et tombe sur Pubdirecte.com, régie avec laquelle il est « resté jusqu’au bout » et qui lui reverse l’argent sur un compte PayPal.
aucune mesure de sécurité particulière pour éviter qu’on remonte jusqu’à lui
Sa plate-forme prend rapidement des allures de mini start-up. Vincent créé un tchat sur lequel les utilisateurs viennent discuter et demander de l’aide lorsqu’une chaîne est inaccessible. ArTV est né : « A » pour l’action des chaînes en direct, « R » pour les réactions des utilisateurs par leurs messages. Les grandes vacances arrivent alors à point nommé, laissant le temps à l’adolescent de répondre à des visiteurs de plus en plus nombreux.

   


A cette époque, une personne qui gère un service de streaming illégal payant – censé offrir un service plus stable avec une image de meilleure qualité pour environ 10 euros par mois – lui propose de passer un marché. Vincent relaie sur son site les offres « IPTV » de ce partenaire, bientôt rejoint par un second, avec qui il partage le montant des abonnements souscrits par ce biais. Il n’est toujours pas question de tirer profit de ces affaires, qui ne servaient qu’à payer des serveurs toujours plus chers, insiste le jeune homme.
Selon l’ALPA, les bannières publicitaires affichées sur le site et sur l’application ArTV avant leur fermeture rapportaient cependant 3 000 euros mensuels. S’il lui arrivait de toucher trop d’argent, Vincent affirme qu’il le reversait à des « streamers », ces personnes qui se filment en train de jouer à des jeux vidéo – une de ses autres passions –, ne vivant parfois que de ça. Il explique : « Cet argent, je ne le méritais pas. Ce n’était pas du vrai travail. Cela m’a permis d’apprendre plein de trucs, au niveau du développement Web, par exemple. »
« C’est arrivé à un point où je dépassais des services légaux »
Un hobby très prenant, mais extrêmement gratifiant lorsqu’il reçoit sur Twitter de nombreux messages de remerciements. « C’est arrivé à un point où je dépassais des services légaux, à un point où j’entendais des gens parler de l’application dans la rue », explique le lycéen, face caméra, dans une vidéo qui s’affiche désormais sur la page d’accueil de son site.
Un message en forme de mea culpa qu’il indique avoir posté de sa propre initiative le lendemain de sa garde à vue. « Avis à toute personne voulant faire un site dans le même genre, je vous le déconseille fortement », peut-on lire dans le court texte accompagnant la vidéo.

   


En septembre 2017, le site ArTV.watch était fréquenté chaque mois par 150 000 internautes français uniques, selon les données de Médiamétrie (chargé de calculer l’audimat).
D’autant que l’été n’a pas été de tout repos pour les services légaux. Le 28 août, la surcharge des serveurs d’OCS (groupe Orange) a par exemple privé les abonnés du tant attendu épisode final de la septième saison de Game of Thrones. Des déboires qu’a connus récemment RMC Sport (Altice/SFR) lors de la première soirée de Ligue des champions et qui ont « beaucoup fait rire » Vincent : « Ils n’arrivent pas à faire fonctionner un service pour lequel les gens paient, alors que moi je fournissais quelque chose de potable gratuitement… »
La plate-forme en vient à être classée parmi les 150 APP Android
Ce sont ces « soucis chez les services officiels » et « le bouche-à-oreille » qui expliquent la croissance fulgurante des connexions à ArTV. Son site, qu’il gérait seul derrière son écran, était bien sûr confronté aux mêmes problèmes d’affluence les soirs de rencontres au sommet. Malgré quelques ralentissements, voire des black-out aux heures de pointe, la plateforme en vient à être classée parmi les 150 Applications Android les plus utilisées sur le Play Store de Google. Elle y est d’ailleurs toujours disponible, mais ne diffuse plus qu’un message d’adieu. Les services IPTV auprès desquels ils se fournissaient, sans doute gérés depuis l’étranger, sont en revanche toujours actifs.
« C’est légal ce que tu fais ? »
En cette rentrée scolaire 2017, ce succès étonne Vincent, qui se sent parfois un peu dépassé. Mais il ne prend toujours pas conscience qu’il risque gros. Plutôt que de fermer son site, il ne pense qu’à l’améliorer. « C’est légal ce que tu fais ? », lui demandent parfois ses parents, qui ne savent jamais très bien ce que leur fils fait pendant des heures derrière son écran. « On n’y connaît rien du tout, raconte la mère de l’adolescent. L’ordinateur c’est la nounou facile… »
Une « nounou » qui le couve depuis l’âge de ses 4 ans, et lui a même appris à lire. Préoccupée par des problèmes de santé, la mère de Vincent ne cherche pas à pousser plus loin ses investigations. « Vincent a toujours eu le cœur sur la main. Il a été dépassé par cette passion. Internet, c’est peut-être bien mais c’est dangereux. »
Aujourd’hui, elle ne comprend pas pourquoi elle n’a pas été alertée par les autorités avant que la police ne sonne à la porte de son appartement un matin de décembre alors que le mal était déjà fait. Vincent dit n’avoir reçu qu’un courrier de France 2 lui demandant de retirer la chaîne de sa plate-forme. « Ce que j’ai fait immédiatement », assure le jeune homme. Mais rien de la part des groupes Canal+ et M6, qui sont pourtant à l’origine de la plainte.

   


Juste avant la fermeture, le webmaster ne sait pas exactement combien d’internautes utilisent son site, mais l’application comptait 800 000 utilisateurs actifs. A cette période, il dépense « dans les 2 000 euros » chaque mois pour faire tourner la machine.
Ces sommes transitent par le compte PayPal créé par « quelqu’un d’autre » à la demande de Vincent, qui ne peut pas le faire lui-même, n’étant pas encore majeur. « C’est pour ça que nous n’étions pas au courant », explique sa mère, qui n’observe aucun mouvement particulier sur le compte bancaire de l’adolescent.
Sa mère n’observe aucun mouvement particulier sur le compte de l’adolescent
Vincent était-il vraiment naïf au point de n’avoir jamais réfléchi à la question de l’argent au-delà du paiement des serveurs ? Difficile de le dire à ce stade. On peut également s’interroger sur les intentions de la personne se trouvant derrière le compte PayPal. Il n’est pas impossible que l’adolescent ait été en partie manipulé par un ou plusieurs individus aux intentions bien moins louables que les siennes. Là encore, ce sera à la justice de tirer tout cela au clair.
Un cas à part
Malgré le nombre impressionnant de visiteurs, ArTV n’avait pas grand-chose à voir avec d’autres sites du même type, comme Beinsport-streaming.com, fermé en juin à la suite d’une nouvelle plainte de l’ALPA. Comme de nombreux sites de ce type, celui-ci faisait partie d’un vaste réseau autrement plus organisé et lucratif, brassant plusieurs centaines de milliers d’euros, précise au Monde Frédéric Delacroix, délégué général de l’Association.
Une forme de gestion plus lucrative commençait à apparaître
Ce dernier précise toutefois qu’ArTV prenait, quelques semaines avant sa fermeture, une voie un peu différente de celle qu’elle avait empruntée jusqu’alors. Une forme de gestion plus lucrative de la plate-forme aurait, selon lui, commencé à apparaître. Mais la vocation et la gestion initiale d’ArTV en font tout de même un cas bien à part. Si ces deux fermetures ont porté un coup au streaming illégal français, les solutions de repli sont nombreuses et menacent plus que jamais l’économie des chaînes à péage.
Pour endiguer le phénomène, le rapport parlementaire porté par la députée (La République en marche) des Yvelines Aurore Bergé sur la « régulation de la communication audiovisuelle à l’ère numérique », présenté en octobre, préconise de « créer un dispositif spécifique permettant de bloquer temporairement, dans des délais extrêmement brefs, l’accès aux pages de site diffusant sans autorisation des contenus en live streaming ».
La nouvelle loi sur l’audiovisuel, qui devrait voir le jour en 2019, pourrait donner plus de prérogatives à l’Hadopi. La Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet n’a pour l’instant aucune prise sur le streaming.

   


De son côté, entre la gestion du site et ses ennuis judiciaires, Vincent, qui n’a « jamais eu grande confiance en l’école », a mis un peu ses études de côté et a redoublé sa première. Son objectif reste de passer un bac pro systèmes numériques, mais il n’a pour l’instant pas réussi à trouver d’employeurs. Dix mois après la fermeture de sa plate-forme, il espère que son procès aura lieu le plus tôt possible, pour pouvoir passer à autre chose et réfléchir à l’avenir.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Dans le milieu marseillais, la dernière saisie record remonte à 1998 avec la découverte de 3,8 tonnes sur le port de Marseille.
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Bouches-du-Rhône : un semi-remorque avec 2,5 tonnes de cannabis saisi à Martigues

Dans le milieu marseillais, la dernière saisie record remonte à 1998 avec la découverte de 3,8 tonnes sur le port de Marseille.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 14h04
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 16h51
   





                        


Un semi-remorque en provenance d’Espagne transportant 2,5 tonnes de résine de cannabis a été arrêté vendredi 19 octobre à Martigues (Bouches-du-Rhône) et cinq personnes placées en garde à vue, a fait savoir samedi la direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille (DIPJ).
Les cinq « trafiquants locaux », « des malfaiteurs notoires », ont été interpellés dans le cadre d’une enquête menée par l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) et le groupe d’intervention régional (GIR), a précisé Murielle Anquet, chef d’état-major de la DIPJ, confirmant une information de La Provence. Les gardes à vue pourraient se poursuivre jusqu’à mardi.

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Le cannabis était destiné au marché local, a précisé la même source. Cette saisie est l’une des plus importantes réalisées par la police judiciaire de Marseille, a déclaré Mme Anquet. En juillet 2015, des trafiquants originaires d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) avaient été interceptés avec 5,8 tonnes de cannabis à Vitrolles. Concernant le milieu marseillais, la dernière saisie record remonte à 1998 avec la découverte de 3,8 tonnes sur le port de Marseille.
La cité phocéenne est régulièrement le théâtre de règlements de comptes entre trafiquants de produits stupéfiants. Depuis le début de l’année, dix-neuf personnes ont été tuées dans des règlements de comptes dans les Bouches-du-Rhône, selon les chiffres de la préfecture de police à Marseille.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ « Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault.
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Perquisitions au siège de La France insoumise : bras de fer entre la procureure générale de Paris et le camp Mélenchon

« Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 17h18
   





                        



   


C’est une prise de parole rare, qui marque la singularité de la situation. La procureure générale de la cour d’appel de Paris, Catherine Champrenault, a dénoncé samedi 20 octobre le « coup de force » contre les magistrats et les policiers mené par Jean-Luc Mélenchon et ses militants lors des perquisitions effectuées mardi au domicile du leader de La France insoumise et au siège du parti.
« J’apporte mon soutien aux magistrats et policiers », a expliqué la magistrate sur Europe 1, dénonçant une tentative « d’entrave à l’action de la justice ». « Je crois savoir qu’un policier a porté plainte, magistrats et policiers ont été choqués. Personne n’est au-dessus des lois », a-t-elle ajouté.

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« Pression physique sur la porte »
Dans une scène filmée par des journalistes, Jean-Luc Mélenchon avait notamment appelé ses proches à « enfoncer la porte » pour entrer dans les locaux de son mouvement où une perquisition était en cours. Il a ensuite bousculé un représentant du parquet ainsi qu’un policier qui s’interposait.
« Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault. Mais, accompagnés de militants et de députés LFI, il « a voulu rentrer en force », et « c’est parce qu’on ne pouvait pas filtrer eu égard à cette pression physique sur la porte, qu’effectivement on n’a pas laissé passer M. Mélenchon car on ne pouvait pas laisser passer le groupe », a-t-elle expliqué.

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Le ministère de la justice pas informé
Alors que le patron de La France insoumise a dénoncé vendredi « une opération de police de type antiterroriste », la magistrate a justifié l’ampleur du dispositif :
« Il y avait plusieurs dizaines de policiers, ce qui est normal car il y avait une quinzaine de perquisitions. »
Catherine Champrenault a également assuré que le ministère de la justice n’avait pas été informé des perquisitions : « Nous ne faisons rien remonter avant que les faits ne se soient passés. » Elle a également justifié que l’enquête en reste à son stade préliminaire, sous l’égide du parquet. L’ouverture d’une information judiciaire, confiée à des juges d’instruction, serait pour l’heure « disproportionnée », selon elle, car « nous n’en sommes pas encore aux indices graves et concordants ».

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Alors que Jean-Luc Mélenchon demande « l’annulation de cette perquisition et la restitution de tout ce qui a été prélevé », la magistrate a annoncé que les ordinateurs avaient été remis « hier soir [vendredi] » et assuré que « seuls les documents qui intéressent les infractions que l’on recherche » seraient exploités et mis dans la procédure.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Six personnes avaient été placées en garde à vue, mardi, dans l’enquête sur les attentats ayant fait quatre morts et quinze blessés, au mois de mars.
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Attentats à Trèbes et Carcassonne : trois suspects mis en examen et écroués

Six personnes avaient été placées en garde à vue, mardi, dans l’enquête sur les attentats ayant fait quatre morts et quinze blessés, au mois de mars.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    20.10.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 12h04
   





                        



   


Trois personnes ont été mises en examen et écrouées dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Carcassonne et Trèbes (Aude) perpétrés le 23 mars 2018, vendredi 19 octobre.
Six personnes – des membres de l’entourage familial et amical de l’auteur des attaques, Radouane Lakdim – avaient été interpellées et placées en garde à vue mardi dans le cadre de cette information judiciaire. Trois ont été relâchées, et les autres, placées en détention provisoire, ont été mises en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et, pour l’un d’eux, « détention d’armes de catégorie A et B en lien avec une entreprise terroriste », selon la source judiciaire.

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Quatre morts et quinze blessés
Le 23 mars, un assaillant djihadiste, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d’entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client, ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’était livré comme otage à la place d’une femme.
Le djihadiste avait été abattu par le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale. L’attaque avait été revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI). Il était « fiché S » depuis 2014 et inscrit depuis novembre 2015 au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) en raison de ses liens supposés avec des milieux islamistes radicaux.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ L’Etat prévoit de renforcer les budgets de l’hébergement et des maraudes dans le projet de loi de finances pour 2019.
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Les associations d’aide aux sans-abri sous tension avant l’arrivée de l’hiver

L’Etat prévoit de renforcer les budgets de l’hébergement et des maraudes dans le projet de loi de finances pour 2019.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 12h20
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

A l’approche de l’hiver, le gouvernement cherche un moyen de pousser les murs des centres d’hébergement afin de créer davantage de places pour les sans-abri. Jacqueline Gourault, nouvelle ministre de la cohésion des territoires, et Julien Denormandie, promu ministre chargé de la ville et du logement, ont, vendredi 19 octobre, réuni les organismes gestionnaires (Aurore, Emmaüs, Groupe SOS, la Fondation de l’Armée du salut, Adoma, Coallia) pour préparer la campagne hivernale.
« Il faut le saluer, le gouvernement s’y prend plus tôt que d’habitude et anticipe », se félicite Florent Gueguen, directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité. Pas question de réitérer les erreurs de l’an passé, comme la promesse intenable d’Emmanuel Macron, faite en juillet 2017, qui ne voulait « plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus ». Ni la polémique provoquée par l’annonce, le 30 janvier, de l’alors secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, Julien Denormandie, qu’il y avait « à peu près une cinquantaine d’hommes isolés en Ile-de-France qui dorment dehors, pour être très précis ». Des propos rudement démentis deux semaines plus tard. Le 15 février, un comptage citoyen organisé par la Ville de Paris en dénombrait plus de 3 000 !
Un appel pressant aux entreprises
Le sujet est donc sensible. Anne Hidalgo, maire de Paris, a grillé la politesse à l’Etat en annonçant, le 14 octobre, son plan de mobilisation avec 300 nouvelles places créées, d’ici fin novembre, dans les mairies d’arrondissements, dont une cinquantaine, pour des femmes, dans des salons de l’Hôtel de ville. Entre les 800 places créées en 2018 dans des locaux municipaux et les 700 annoncées pour 2019, la maire peut, avec ces 1 500 places, se prévaloir d’avoir fait la moitié du chemin. Une façon de mettre l’Etat au défi d’en faire autant. Les sites manquent et l’Etat comme la Mairie...




                        

                        


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Pourquoi les chiffres mensuels de la mortalité routière doivent être pris avec précaution

DERRIÈRE LE CHIFFRE – La météo ou le calendrier peuvent faire varier le baromètre mensuel de la sécurité routière.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h33
    |

            Anne-Aël Durand et 
Pierre Breteau








                        


La rubrique « Derrière le chiffre » des Décodeurs étudie des statistiques et des méthodologies apparaissant dans l’actualité.
« Une hausse préoccupante », « le plus mauvais mois de septembre depuis 2010 (excepté 2016) » : l’association 40 Millions d’automobilistes a publié un communiqué du Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h pour déplorer l’augmentation de 8,8 % de la mortalité routière en septembre par rapport au même mois de 2017 et annoncée jeudi 18 octobre… mais ne s’appesantit pas sur la baisse de 5,5 %, enregistrée en juillet ou sur celle de 15,5 % en août – par rapport à l’été dernier.
Le baromètre mensuel de la sécurité routière est fréquemment utilisé pour commenter l’efficacité des radars ou la baisse de la vitesse à 80 km/h. Pourtant, cet indicateur est imparfait et doit être pris avec précaution.

        Lire l’analyse :
         

          Vitesse à 80 km/h : « Les prises de parole du gouvernement ont cessé (…) comme s’il attendait que la mesure, seule, produise ses effets »



1 – Des chiffres construits par extrapolation
Les chiffres qui apparaissent dans le baromètre mensuel sont issus des « remontées rapides » transmises par les forces de l’ordre au ministère de l’intérieur sur les accidents corporels de la circulation. Chaque département communique les accidents (A), les tués (T), les blessés légers et les blessés hospitalisés (H). Pour les morts, quelques données complémentaires sont ajoutées sur le type d’usagers : piéton, cycliste, motocycliste, cyclomotoriste, véhicule léger ou poids lourd.
Mais ces données ne sont pas exhaustives. D’abord, parce que les remontées peuvent être incomplètes pour les derniers jours du mois, mais aussi parce qu’une personne est comptée comme tuée dans un accident si elle meurt dans les trente jours qui suivent l’événement. Pour publier le baromètre mensuel, il faut donc réaliser des extrapolations, comme le détaille Manuelle Salathé, secrétaire générale de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (Onisr) : « Le système de remontées rapides est précieux, mais on ne peut pas le publier en brut, car on serait amenés à sous-estimer la réalité. Un coefficient est appliqué, en fonction des données des chiffres des années précédentes et des catégories de victimes. Par exemple, les piétons ont plus de risque de décéder dans les trente jours que les automobilistes. »
Ces chiffres peuvent différer du bilan annuel réalisé à partir du Bulletin d’analyse des accidents corporels (BAAC), qui répertorie tous les accidents qui se sont produits durant une année. Il s’agit d’un fichier détaillé rempli par les forces de l’ordre recensant les circonstances (descriptif de la route, moment de la journée, type de véhicule, etc.) et les victimes (âge, sexe, etc.), soit en moyenne 250 critères par accident. Cependant, les écarts sont minimes : « En 2017, le total des remontées rapides était de 3 295 morts, détaille Manuelle Salathé. L’estimation fournie par les baromètres mensuels était de 3 456 morts et le chiffre définitif s’est établi à 3 448. »
2- Des paramètres de variation nombreux
Au-delà du chiffre lui-même, c’est la variation avec le même mois de l’année précédente qui est largement commentée. Mais plusieurs éléments sont à prendre en compte :
La variation saisonnière. On ne peut pas comparer un mois de septembre avec un mois de janvier ou de juin. En effet, il y a plus d’accidents de motards aux beaux jours, car ils roulent davantage. Au contraire, les piétons sont plus souvent tués en hiver, car la visibilité est moins bonne. « Certaines catégories de statistiques, comme le chômage ou le commerce, sont publiées avec correction des variations saisonnières (CVS), mais cela n’aurait pas de sens pour la sécurité routière, car il s’agit de vrais gens qui sont vraiment morts », justifie Manuelle Salathé. C’est pourquoi l’Onisr communique donc des variations par rapport au même mois que l’année précédente.L’effet météo. Il renforce l’effet saisonnier. En effet, on ne se déplace pas de la même manière, ni à la même fréquence selon les conditions météorologiques. Schématiquement, les déplacements sont plus nombreux lorsqu’il fait beau, mais plus dangereux s’il neige. En clair, si l’on souhaite comparer la mortalité routière en septembre 2018 par rapport à septembre 2017, il faut tenir compte du fait que ce début d’automne a été particulièrement doux et ensoleillé. L’écart peut atteindre 50 morts en un mois.Le calendrier. En septembre 2018, il y eut cinq samedis et cinq dimanches, contre cinq samedis et quatre dimanches en 2017, et quatre samedis et quatre dimanches en 2016 – il faut remonter à 2012 pour retrouver la même configuration. Par ailleurs, la façon dont sont placés les jours fériés, les ponts et les vacances scolaires varie elle aussi. Et ces différences jouent sur la manière dont on se déplace et donc sur la fréquence des accidents. A noter que, paradoxalement, les accidents ne surviennent pas les jours de grands départs, embouteillés, mais lorsque la circulation est dense, par exemple le vendredi ou le lundi.La conjoncture économique. En période de crise, les déplacements de loisir sont moins nombreux. Le prix du carburant a également un impact.
3- Des temporalités à adapter
Le baromètre publié chaque mois ne se contente pas des comparaisons avec le même mois de l’année précédente. Il dégage aussi des tendances trimestrielles, sur plusieurs années, des zooms par grandes régions ou par type d’usagers de la route. Autant de chiffres qui servent d’indicateurs pour orienter les politiques publiques.
Pour mesurer les effets de l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central, la secrétaire générale de l’Onisr appelle à ne pas tirer des conclusions trop rapides à partir du baromètre mensuel : « Sur un nombre de morts aussi élevé, autour de 2 000 par an sur les routes nationales, on s’attend à voir un décrochement, mais il faut au moins douze mois d’observation et idéalement vingt-quatre mois pour éviter les effets liés à la météo. »

        Lire aussi :
         

                Sécurité routière : légère baisse du nombre de morts en 2017



Lorsque l’on observe les données sur le très long terme, les grandes mesures de sécurité routière – baisse de vitesse et port de la ceinture en 1973, route à 50 km/h et ceinture obligatoire à l’arrière des véhicules en 1990, radars automatiques en 2002… – ont eu des effets très nets sur la sécurité routière, comme le montre l’infographie ci-dessous.

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Une baisse de la mortalité en partie liée à une législation plus stricte
Ce graphique représente les morts sur les routes françaises de 1960 à 2016 avec, sur les points, les principales modifications de la législation et du code de la route.
SurvolezSélectionnez les ronds sur le graphique pour afficher le détail des mesures alors mises en place.

Source : Sécurité routière


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    var largeur = document.getElementById("grapheroute").offsetWidth;
    var data = [{ "annee": 1960, "morts": 8295 }, { "annee": 1961, "morts": 9140 }, { "annee": 1962, "morts": 9928 }, { "annee": 1963, "morts": 10027 }, { "annee": 1964, "morts": 11105 }, { "annee": 1965, "morts": 12150 }, { "annee": 1966, "morts": 12158 }, { "annee": 1967, "morts": 13585 }, { "annee": 1968, "morts": 14274 }, { "annee": 1969, "morts": 14664 }, { "annee": 1970, "morts": 15034 }, { "annee": 1971, "morts": 16061 }, { "annee": 1972, "morts": 16545 }, { "annee": 1973, "morts": 15469 }, { "annee": 1974, "morts": 13327 }, { "annee": 1975, "morts": 12996 }, { "annee": 1976, "morts": 13577 }, { "annee": 1977, "morts": 12961 }, { "annee": 1978, "morts": 11957 }, { "annee": 1979, "morts": 12197 }, { "annee": 1980, "morts": 12510 }, { "annee": 1981, "morts": 11953 }, { "annee": 1982, "morts": 12030 }, { "annee": 1983, "morts": 11677 }, { "annee": 1984, "morts": 11525 }, { "annee": 1985, "morts": 10447 }, { "annee": 1986, "morts": 10961 }, { "annee": 1987, "morts": 9855 }, { "annee": 1988, "morts": 10548 }, { "annee": 1989, "morts": 10528 }, { "annee": 1990, "morts": 10289 }, { "annee": 1991, "morts": 9617 }, { "annee": 1992, "morts": 9083 }, { "annee": 1993, "morts": 9052 }, { "annee": 1994, "morts": 8533 }, { "annee": 1995, "morts": 8412 }, { "annee": 1996, "morts": 8080 }, { "annee": 1997, "morts": 7989 }, { "annee": 1998, "morts": 8437 }, { "annee": 1999, "morts": 8029 }, { "annee": 2000, "morts": 7643 }, { "annee": 2001, "morts": 7720 }, { "annee": 2002, "morts": 7242 }, { "annee": 2003, "morts": 5731 }, { "annee": 2004, "morts": 5232 }, { "annee": 2005, "morts": 5318 }, { "annee": 2006, "morts": 4709 }, { "annee": 2007, "morts": 4620 }, { "annee": 2008, "morts": 4275 }, { "annee": 2009, "morts": 4273 }, { "annee": 2010, "morts": 3992 }, { "annee": 2011, "morts": 3963 }, { "annee": 2012, "morts": 3653 }, { "annee": 2013, "morts": 3268 }, { "annee": 2014, "morts": 3384 }, { "annee": 2015, "morts": 3461 }, { "annee": 2016, "morts": 3477 }],
        dico = { "1973": { "titre": "Ceinture de sécurité", "court": "Ceinture obligatoire", "detail": "En 1973, trois ans après avoir imposé l’installation de ceintures de sécurité dans les automobiles neuves, son port est rendu obligatoire. En 1990, la mesure est élargie aux sièges arrière." }, "1983": { "titre": "Mesures contre l’alcool au volant", "court": "Lutte contre l’alcoolémie", "detail": "Le taux maximal d’alcool autorisé est fixé à 0,8 gramme (g/l) par litre de sang ou 0,4 mg/l d’air expiré. Le seuil du délit est abaissé à 0,8 g/l." }, "1990": { "titre": "Limitation à 50 km/h en ville", "court": "50 km/h en ville", "detail": "La vitesse maximale en ville passe de 60 à 50 km/h. Par ailleurs, la ceinture de sécurité devient obligatoire aussi pour les passagers installés à l’arrière." }, "2002": { "titre": "Implantation de radars", "court": "Radars auto.", "detail": "En 2002, le gouvernement décide l’implantation de radars automatique à partir de l’année suivante ; en 2016, 4 398 de ces radars automatiques sont en service." } };

    /* les marges et la taille */
    var margin = { top: 40, right: 20, bottom: 30, left: 50 },
        width = largeur - margin.left - margin.right,
        height = (largeur / 1.3) - margin.top - margin.bottom,
        radius = 6;
    var parseTime = d3.timeParse("%Y"),
        x = d3.scaleTime().range([0, width]),
        y = d3.scaleLinear()
        .range([height, 0]);
    var area = d3.area()
        .curve(d3.curveCardinal)
 x(d.annee))
        .y0(height)
 y(d.morts));
    var valueline = d3.line()
        .curve(d3.curveCardinal)
 x(d.annee))
 y(d.morts));
    var svg = d3.select("#graphique").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform",
            "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");
    /* on reformate */
    data.forEach(function(d) {
        d.annee = parseTime(d.annee);
        d.morts = +d.morts;
    });
    /* les scales */
    x.domain(d3.extent(data, function(d) { return d.annee; }));
    y.domain([0, d3.max(data, function(d) { return d.morts; })]);
    /* les aires */
    svg.append("path")
        .data([data])
        .attr("class", "aire")
        .attr("d", area);
    /* la ligne */
    svg.append("path")
        .data([data])
        .attr("class", "lignejaune")
        .attr("d", valueline);
    /* les annotations, avec cercles, lignes et texte */
    var groupe = svg.selectAll("g")
        .data(data)
        .enter()
        .filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined })
        .append("g")
        .attr("class", "annotations")
        .attr("title", function(d) {
            e = dico[(d.annee).getFullYear()];
" + (d.annee).getFullYear() + " : " + e.titre + ""
" + String((d.morts/1000).toFixed(3)).replace("."," ") + " morts cette année"
"
" + e.detail + ""
            return html
        });
    /* les cercles*/
    groupe.filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined })
        .append("circle")
        .attr("class", "bubulle")
 x(d.annee))
 y(d.morts))
        .attr("r", radius);
    /* le texte */
    groupe.filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined })
        .append("text")
        .attr("class", "texteexergue")
 (x(d.annee) + radius * 2))
 (y(d.morts) + radius / 1.5))
 dico[(d.annee).getFullYear()].court);
    /* les lignes avec pointillés */
    groupe.filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined }).append("line")
        .attr("class", "lignebubulle passelect")
 x(d.annee))
 y(0))
 x(d.annee))
 (y(d.morts) + radius));
    /* l'axe des abscisses  */
    svg.append("g")
        .attr("transform", "translate(0," + height + ")")
        .attr("class", "axes x")
        .call(d3.axisBottom(x).ticks(5));
    /* l'axe des ordonnées  */
    svg.append("g")
        .attr("class", "axes y")
        .call(d3.axisLeft(y).ticks(8)
            .tickFormat(function(d) {
 0) return String((d / 1000).toFixed(3)).replace(".", " ")
            }));
    /* La gestion du tooltip, ici sur le sélecteur "g.annotations"   */
    $("#grapheroute").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "g.annotations",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }
    });
    $("#grapheroute a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });
});


4 – Un outil de prévention
Si les chiffres mensuels sont soumis à variations ou sont insuffisants pour voir les effets des politiques publiques, faut-il cesser de les publier ? Pour le chômage, Pôle emploi a choisi de passer à une périodicité trimestrielle pour mieux déceler les tendances de fond. L’Observatoire de la sécurité routière a une analyse différente et considère que les remontées rapides permettent d’adapter le travail des forces de l’ordre. Ainsi, la surmortalité en septembre 2018 (+ 8,8 % par rapport à 2017) s’explique en partie par les départs en vacances décalés des seniors, qui ont profité du beau temps. Des études sur les habitudes de déplacement des personnes âgées (en voiture, à pied ou à vélo) et sur les risques spécifiques vont être lancées et pourront se traduire par des campagnes de prévention ciblées, comme ce qui a été fait pour les jeunes.

        Lire le reportage :
         

          Prévention routière pour les seniors : « Ce n’est pas facile de reconnaître qu’on n’est plus si vaillant »



La publication du baromètre mensuel permet aussi de communiquer sur la sécurité routière. « L’intérêt, c’est que tout le monde reste alerte, explique Manuelle Salathé. Tous les jours, dix accidents mortels arrivent sur mon bureau, il y a même des jours à vingt morts. C’est quand même beaucoup, je pense que ça vaut la peine d’en parler une fois par mois. »
Vous trouverez ci-dessous les décomptes mensuels des morts sur la route depuis 2005. 

 #heatmap_secu,#heatmap_secu .grasdecodeurs{font-family:"Helvetica Neue",Helvetica,Arial}#heatmap_secu{border-top:4px solid #16212c;border-bottom:1px solid #eef1f5;padding:10px 0 0;width:100%}#heatmap_secu .grasdecodeurs{font-size:1.7rem;font-weight:700}#heatmap_secu .titre{padding:6px 16px;display:block}#heatmap_secu .texte{margin:1rem .5rem;padding:0 10px}#heatmap_secu text.mono{fill:#7f7f7f;text-anchor:start}#heatmap_secu text.axis{fill:#000}.montooltip p:before,.ui-tooltip p:before{content:'› ';left:0;width:9px}#heatmap_secu .cacher{display:none}.montooltip p:before{color:#a2a9ae;font-family:arial;display:inline-block;font-size:inherit;position:relative;font-weight:400}.tooltipdecodeurs,.ui-tooltip{position:absolute;z-index:9999}.gras_infog,.tooltipdecodeurs .titre_tt{font-family:"Helvetica Neue",Helvetica,Arial;font-weight:700}.ui-widget-content{border:2px solid #ccd0d3!important;background:#fff!important;color:#222}.ui-tooltip{border-radius:4px;padding:8px;max-width:300px;-webkit-box-shadow:none!important;box-shadow:none!important}.gras_infog{font-size:1.3rem;letter-spacing:.07rem}.encaps{text-transform:uppercase;letter-spacing:0;font-size:1.1rem}.tooltipdecodeurs .titre_tt{font-size:1.7rem;letter-spacing:.07rem;margin:.5rem 0}.tooltipdecodeurs .gris{color:#a2a9ae}.tooltipdecodeurs div{display:block!important}.tooltipdecodeurs{border-radius:0;padding:2rem 1.5rem;max-width:350px;-webkit-box-shadow:none!important;box-shadow:none!important;border:1px solid #ccd0d3!important;border-top:4px solid #2E3942!important;background:#fff!important;color:#222}.tooltipdecodeurs .hr{margin-top:1rem;border-top:1px solid #e8eaee;padding-bottom:1rem}.ui-tooltip p:before{color:#a2a9ae;font-family:arial;display:inline-block;font-size:inherit;position:relative;font-weight:400}.source{font-family:"Helvetica Neue",Helvetica,Arial;padding:10px 0;text-align:right;color:#8b9299;font-size:1.2rem}@media screen and (max-width:500px){.tooltipdecodeurs{position:fixed;bottom:0!important;left:0!important;top:auto!important;right:auto!important;min-width:100%!important;border-radius:0;padding:1.5rem;z-index:9999;-webkit-box-shadow:none!important;box-shadow:none!important;border-top:1px solid #e8eaee!important;border-left:0!important;border-right:0!important;border-bottom:0!important;background:#fcfcfd!important;color:#383f4e}.tooltipdecodeurs:after{content:'×';position:absolute;top:.5rem;right:.5rem;color:#ccd0d3;font-size:3rem}}
                                                                               
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        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
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   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               
                                                                                                                                                                   


De la saisonnalité des morts sur les routes
Ce diagramme thermique représente le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine par mois.

Source : Sécurité routière


require(['jquery', 'jquery-ui/core', 'jquery-ui/tooltip', 'd3'], function($) {

    var data = [{ "annee": 2005, "mois": 1, "morts": 405 },
        { "annee": 2005, "mois": 2, "morts": 345 },
        { "annee": 2005, "mois": 3, "morts": 396 },
        { "annee": 2005, "mois": 4, "morts": 370 },
        { "annee": 2005, "mois": 5, "morts": 450 },
        { "annee": 2005, "mois": 6, "morts": 480 },
        { "annee": 2005, "mois": 7, "morts": 608 },
        { "annee": 2005, "mois": 8, "morts": 478 },
        { "annee": 2005, "mois": 9, "morts": 441 },
        { "annee": 2005, "mois": 10, "morts": 472 },
        { "annee": 2005, "mois": 11, "morts": 413 },
        { "annee": 2005, "mois": 12, "morts": 460 },
        { "annee": 2006, "mois": 1, "morts": 346 },
        { "annee": 2006, "mois": 2, "morts": 266 },
        { "annee": 2006, "mois": 3, "morts": 314 },
        { "annee": 2006, "mois": 4, "morts": 369 },
        { "annee": 2006, "mois": 5, "morts": 382 },
        { "annee": 2006, "mois": 6, "morts": 392 },
        { "annee": 2006, "mois": 7, "morts": 471 },
        { "annee": 2006, "mois": 8, "morts": 420 },
        { "annee": 2006, "mois": 9, "morts": 425 },
        { "annee": 2006, "mois": 10, "morts": 439 },
        { "annee": 2006, "mois": 11, "morts": 405 },
        { "annee": 2006, "mois": 12, "morts": 480 },
        { "annee": 2007, "mois": 1, "morts": 395 },
        { "annee": 2007, "mois": 2, "morts": 286 },
        { "annee": 2007, "mois": 3, "morts": 318 },
        { "annee": 2007, "mois": 4, "morts": 411 },
        { "annee": 2007, "mois": 5, "morts": 346 },
        { "annee": 2007, "mois": 6, "morts": 385 },
        { "annee": 2007, "mois": 7, "morts": 478 },
        { "annee": 2007, "mois": 8, "morts": 399 },
        { "annee": 2007, "mois": 9, "morts": 428 },
        { "annee": 2007, "mois": 10, "morts": 368 },
        { "annee": 2007, "mois": 11, "morts": 396 },
        { "annee": 2007, "mois": 12, "morts": 410 },
        { "annee": 2008, "mois": 1, "morts": 327 },
        { "annee": 2008, "mois": 2, "morts": 292 },
        { "annee": 2008, "mois": 3, "morts": 362 },
        { "annee": 2008, "mois": 4, "morts": 312 },
        { "annee": 2008, "mois": 5, "morts": 399 },
        { "annee": 2008, "mois": 6, "morts": 306 },
        { "annee": 2008, "mois": 7, "morts": 416 },
        { "annee": 2008, "mois": 8, "morts": 392 },
        { "annee": 2008, "mois": 9, "morts": 334 },
        { "annee": 2008, "mois": 10, "morts": 440 },
        { "annee": 2008, "mois": 11, "morts": 333 },
        { "annee": 2008, "mois": 12, "morts": 362 },
        { "annee": 2009, "mois": 1, "morts": 288 },
        { "annee": 2009, "mois": 2, "morts": 299 },
        { "annee": 2009, "mois": 3, "morts": 294 },
        { "annee": 2009, "mois": 4, "morts": 327 },
        { "annee": 2009, "mois": 5, "morts": 386 },
        { "annee": 2009, "mois": 6, "morts": 403 },
        { "annee": 2009, "mois": 7, "morts": 396 },
        { "annee": 2009, "mois": 8, "morts": 412 },
        { "annee": 2009, "mois": 9, "morts": 384 },
        { "annee": 2009, "mois": 10, "morts": 429 },
        { "annee": 2009, "mois": 11, "morts": 349 },
        { "annee": 2009, "mois": 12, "morts": 306 },
        { "annee": 2010, "mois": 1, "morts": 273 },
        { "annee": 2010, "mois": 2, "morts": 254 },
        { "annee": 2010, "mois": 3, "morts": 300 },
        { "annee": 2010, "mois": 4, "morts": 296 },
        { "annee": 2010, "mois": 5, "morts": 336 },
        { "annee": 2010, "mois": 6, "morts": 329 },
        { "annee": 2010, "mois": 7, "morts": 453 },
        { "annee": 2010, "mois": 8, "morts": 383 },
        { "annee": 2010, "mois": 9, "morts": 357 },
        { "annee": 2010, "mois": 10, "morts": 377 },
        { "annee": 2010, "mois": 11, "morts": 339 },
        { "annee": 2010, "mois": 12, "morts": 295 },
        { "annee": 2011, "mois": 1, "morts": 324 },
        { "annee": 2011, "mois": 2, "morts": 269 },
        { "annee": 2011, "mois": 3, "morts": 301 },
        { "annee": 2011, "mois": 4, "morts": 360 },
        { "annee": 2011, "mois": 5, "morts": 322 },
        { "annee": 2011, "mois": 6, "morts": 336 },
        { "annee": 2011, "mois": 7, "morts": 354 },
        { "annee": 2011, "mois": 8, "morts": 370 },
        { "annee": 2011, "mois": 9, "morts": 347 },
        { "annee": 2011, "mois": 10, "morts": 351 },
        { "annee": 2011, "mois": 11, "morts": 296 },
        { "annee": 2011, "mois": 12, "morts": 333 },
        { "annee": 2012, "mois": 1, "morts": 297 },
        { "annee": 2012, "mois": 2, "morts": 204 },
        { "annee": 2012, "mois": 3, "morts": 276 },
        { "annee": 2012, "mois": 4, "morts": 277 },
        { "annee": 2012, "mois": 5, "morts": 321 },
        { "annee": 2012, "mois": 6, "morts": 322 },
        { "annee": 2012, "mois": 7, "morts": 366 },
        { "annee": 2012, "mois": 8, "morts": 339 },
        { "annee": 2012, "mois": 9, "morts": 341 },
        { "annee": 2012, "mois": 10, "morts": 299 },
        { "annee": 2012, "mois": 11, "morts": 292 },
        { "annee": 2012, "mois": 12, "morts": 319 },
        { "annee": 2013, "mois": 1, "morts": 243 },
        { "annee": 2013, "mois": 2, "morts": 221 },
        { "annee": 2013, "mois": 3, "morts": 200 },
        { "annee": 2013, "mois": 4, "morts": 236 },
        { "annee": 2013, "mois": 5, "morts": 224 },
        { "annee": 2013, "mois": 6, "morts": 293 },
        { "annee": 2013, "mois": 7, "morts": 344 },
        { "annee": 2013, "mois": 8, "morts": 322 },
        { "annee": 2013, "mois": 9, "morts": 312 },
        { "annee": 2013, "mois": 10, "morts": 308 },
        { "annee": 2013, "mois": 11, "morts": 252 },
        { "annee": 2013, "mois": 12, "morts": 313 },
        { "annee": 2014, "mois": 1, "morts": 235 },
        { "annee": 2014, "mois": 2, "morts": 225 },
        { "annee": 2014, "mois": 3, "morts": 261 },
        { "annee": 2014, "mois": 4, "morts": 254 },
        { "annee": 2014, "mois": 5, "morts": 260 },
        { "annee": 2014, "mois": 6, "morts": 311 },
        { "annee": 2014, "mois": 7, "morts": 302 },
        { "annee": 2014, "mois": 8, "morts": 306 },
        { "annee": 2014, "mois": 9, "morts": 317 },
        { "annee": 2014, "mois": 10, "morts": 347 },
        { "annee": 2014, "mois": 11, "morts": 280 },
        { "annee": 2014, "mois": 12, "morts": 286 },
        { "annee": 2015, "mois": 1, "morts": 262 },
        { "annee": 2015, "mois": 2, "morts": 235 },
        { "annee": 2015, "mois": 3, "morts": 219 },
        { "annee": 2015, "mois": 4, "morts": 258 },
        { "annee": 2015, "mois": 5, "morts": 267 },
        { "annee": 2015, "mois": 6, "morts": 299 },
        { "annee": 2015, "mois": 7, "morts": 353 },
        { "annee": 2015, "mois": 8, "morts": 332 },
        { "annee": 2015, "mois": 9, "morts": 257 },
        { "annee": 2015, "mois": 10, "morts": 378 },
        { "annee": 2015, "mois": 11, "morts": 296 },
        { "annee": 2015, "mois": 12, "morts": 305 },
        { "annee": 2016, "mois": 1, "morts": 236 },
        { "annee": 2016, "mois": 2, "morts": 263 },
        { "annee": 2016, "mois": 3, "morts": 255 },
        { "annee": 2016, "mois": 4, "morts": 243 },
        { "annee": 2016, "mois": 5, "morts": 294 },
        { "annee": 2016, "mois": 6, "morts": 285 },
        { "annee": 2016, "mois": 7, "morts": 356 },
        { "annee": 2016, "mois": 8, "morts": 301 },
        { "annee": 2016, "mois": 9, "morts": 334 },
        { "annee": 2016, "mois": 10, "morts": 315 },
        { "annee": 2016, "mois": 11, "morts": 258 },
        { "annee": 2016, "mois": 12, "morts": 337 },
        { "annee": 2017, "mois": 1, "morts": 257 },
        { "annee": 2017, "mois": 2, "morts": 203 },
        { "annee": 2017, "mois": 3, "morts": 266 },
        { "annee": 2017, "mois": 4, "morts": 287 },
        { "annee": 2017, "mois": 5, "morts": 294 },
        { "annee": 2017, "mois": 6, "morts": 329 },
        { "annee": 2017, "mois": 7, "morts": 346 },
        { "annee": 2017, "mois": 8, "morts": 296 },
        { "annee": 2017, "mois": 9, "morts": 289 },
        { "annee": 2017, "mois": 10, "morts": 315 },
        { "annee": 2017, "mois": 11, "morts": 281 },
        { "annee": 2017, "mois": 12, "morts": 293 },
        { "annee": 2018, "mois": 1, "morts": 235 },
        { "annee": 2018, "mois": 2, "morts": 217 },
        { "annee": 2018, "mois": 3, "morts": 231 },
        { "annee": 2018, "mois": 4, "morts": 279 },
        { "annee": 2018, "mois": 5, "morts": 272 },
        { "annee": 2018, "mois": 6, "morts": 294 },
        { "annee": 2018, "mois": 7, "morts": 324 },
        { "annee": 2018, "mois": 8, "morts": 251 },
        { "annee": 2018, "mois": 9, "morts": 323 }/*,
        { "annee": 2018, "mois": 10, "morts": 0 },
        { "annee": 2018, "mois": 11, "morts": 0 },
        { "annee": 2018, "mois": 12, "morts": 0 }*/
    ];
    /* on ajoute la liste des années */
    var annees = []
    $.each(data, function(i, d) {
        if (annees.indexOf(d.annee) == -1) {
            annees.push(d.annee)
        }
    })
    console.log(annees)

    var margin = {
            top: 30,
            right: 0,
            bottom: 40,
            left: 40
        },
        width = $("#heatmap_secu").width() - margin.left - margin.right,
        gridSize = Math.floor((width - 60) / 12),
        legendElementWidth = gridSize * 2,
        buckets = 7,

        colors = ["#fed976", "#feb24c", "#fd8d3c", "#fc4e2a", "#e31a1c", "#bd0026", "#800026", "#34000f"],
        periode = ["jan", "fév", "mars", "avr", "mai", "jui", "jui", "aoû", "sep", "oct", "nov", "déc", "total"],
        height = (annees.length * gridSize) + 180 - margin.top - margin.bottom,
        totaux = {};

    var calendrier = ["Janvier", "Février", "Mars", "Avril", "Mai", "Juin", "Juillet", "Août", "Septembre", "Octobre", "Novembre", "Décembre"];

    var colorScale = d3.scale.quantile()
        .domain([d3.min(data, function(d) {
            return d.morts;
        }), d3.max(data, function(d) {
            return d.morts;
        }) - 80])
        .range(colors);

    var svg = d3.select("#mortssurlaroute").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    var anneeLabels = svg.selectAll(".anneeLabel")
        .data(annees)
        .enter().append("text")
        .text(function(d) {
            return d;
        })
        .attr("x", 0)
        .attr("y", function(d, i) {
            return i * gridSize;
        })
        .style("text-anchor", "end")
        .attr("transform", "translate(-6," + gridSize / 1.5 + ")")
        .attr("class", "anneeLabel gras_infog axis");


    var periodeLabels = svg.selectAll(".periodeLabel")
        .data(periode)
        .enter().append("text")
        .text(function(d) {
            return d;
        })
        .attr("x", function(d, i) {
            if (width                 return 10;
            else return i * gridSize;
        })
        .attr("y", function(d, i) {
            if (width                 return i * gridSize;
            else return 0;
        })
        .style("text-anchor", "middle")
        .attr("transform", function(d, i) {
            html = "translate(" + gridSize / 2 + ", -6)";
            if (width             return html
        })
        .attr("class", function(d) {
            classe = "timeLabel gras_infog encaps axis"
            if (d == "total") classe += " cacher"
            return classe
        });


    var heatMap = svg.selectAll(".mois")
        .data(data)
        .enter().append("rect")
        .attr("x", function(d) {
            return (d.mois - 1) * gridSize;
        })
        .attr("y", function(d) {
            return (d.annee - 2005) * gridSize;
        })
        .attr("title", function(d) {
            if (totaux[d.annee]) {
                totaux[d.annee] += d.morts
            } else {
                totaux[d.annee] = d.morts
            }
" + calendrier[d.mois - 1] + " " + d.annee + "" + d.morts + " morts sur les routes de métropole";
        })
        .attr("rx", 0)
        .attr("ry", 0)
        .attr("class", "mois")
        .attr("width", gridSize)
        .attr("height", gridSize)
        .style("fill", function(d) {
            return colorScale(d.morts);
        });

    totauxtablo = []
    $.each(totaux, function(i, d) {
        totauxtablo.push(d)
    })


    var totauxLabels = svg.selectAll(".totauxLabel")
        .data(totauxtablo)
        .enter().append("text")
        .text(function(d) {
            var formatMilliers = d3.format(',');
            return formatMilliers(d).replace(",", " ")
        })
        .attr("x", width - 10)
        .attr("y", function(d, i) {
            return i * gridSize + 20;
        })
        .style("text-anchor", "end")
        .attr("class", "totauxLabel gras_infog axis");


    svg.selectAll("rect")
        .on("mouseover", function(d, i) {
            d3.select(this)
                .style("fill", function(d) { return d3.rgb(colorScale(d.morts)).darker(1); })
                .style("cursor", "pointer");
        })
        .on("mouseout", function(d, i) {
            d3.select(this)
                .style("fill", function(d) { return d3.rgb(colorScale(d.morts)); });
        });


    var legend = svg.selectAll(".legend")
        .data([d3.min(data, function(d) {
            return d.morts;
        })].concat(colorScale.quantiles()), function(d) {
            return d;
        })
        .enter().append("g")
        .attr("class", "legende");

    legend.append("rect")
        .attr("x", function(d, i) {
            return legendElementWidth * i / 1.3;
        })
        .attr("y", (annees.length * gridSize + (legendElementWidth)))
        .attr("width", legendElementWidth / 1.3)
        .attr("height", gridSize / 2)
        .style("fill", function(d, i) {
            return colors[i];
        });

    legend.append("text")
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« Je ne crois pas que l’enseignement de la Shoah changera radicalement avec la disparition des témoins »

Pour Annette Wieviorka, les témoignages des rescapés d’Auschwitz sont « indispensables » mais n’exonèrent pas l’historien d’un travail critique.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h11
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            
L’historienne Annette Wieviorka, auteure de L’ère du témoin (Fayard, 1998), a longtemps travaillé sur la reconnaissance sociale et politique des survivants de la Shoah, ainsi que sur la place de leurs récits dans l’écriture de l’histoire. Ces témoignages sont, pour elle, un préalable à la connaissance des faits. Mais leur juxtaposition ne fait pas l’histoire, explique-t-elle.
On a coutume de dire que les victimes de la Shoah, longtemps, ont gardé le silence. A vous lire, on comprend que ce n’est pas tout à fait juste…
Les survivants ont voulu parler. Ils ont même connu ce que Robert Antelme appelle une « hémorragie d’expression ». Mais, dans leurs familles – quand elles n’avaient pas entièrement disparu – ou dans la société, personne ne tenait à entendre leur récit. Beaucoup ont couché leurs souvenirs sur le papier, sous forme de notes ou de récits, dont un nombre important a été publié dès l’après-guerre. Mais ils n’ont généralement pas trouvé de lecteurs.
En quoi le procès Eichmann en 1961, ce « Nuremberg du peuple juif » comme l’a appelé David Ben Gourion, a-t-il marqué un tournant dans la reconnaissance des témoignages ?
Alors que l’accusation à Nuremberg [procès intenté en 1945-1946 par les puissances alliées contre les principaux responsables du IIIe Reich] s’était attachée à produire des documents écrits, le procès Eichmann repose sur deux piliers, les documents et les témoignages. Le procureur israélien Gideon Hausner fait venir à la barre autant de survivants que possible, chacun en charge d’un fragment de l’histoire.
Ces témoignages produisent une véritable catharsis dans la population israélienne. Ce procès marque l’avènement du témoin, devenu porteur d’histoire et de mémoire. Pour la première fois pour un large public est produit un récit du génocide des juifs séparé des autres aspects de la criminalité nazie.
Les témoignages...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Le nonagénaire figure parmi les derniers témoins de la déportation dans le camp. Il effectue une cinquantaine d’interventions par an devant des élèves.
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Benjamin Orenstein, rescapé d’Auschwitz : « Pendant quarante-huit ans, je me suis tu »

Le nonagénaire figure parmi les derniers témoins de la déportation dans le camp. Il effectue une cinquantaine d’interventions par an devant des élèves.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h12
    |

                            Mattea Battaglia (Lyon, envoyée spéciale)








                        



                                


                            
« A chaque fois que je prends la parole devant des élèves, je leur dis qu’il ne se passe pas un jour sans que je me rappelle que j’avais une famille. » Ce « à chaque fois » est encore très fréquent pour Benjamin Orenstein, 92 ans, rescapé d’Auschwitz. Jeudi 18 octobre, il est intervenu dans un lycée privé de Lyon, sa ville d’adoption. Pour l’année scolaire à venir, son objectif est de répondre à une cinquantaine d’invitations. « A peu près autant que l’an dernier », souligne-t-il en esquissant un sourire.
Dans de grandes enveloppes brunes qu’il conserve dans le bureau de son appartement, où il nous a reçue le 10 octobre, le président honoraire de l’Amicale des anciens déportés d’Auschwitz (département du Rhône) rassemble les lettres d’enseignants qui affluent de toute la France. Il essaie de répondre à chacune, se déplace encore « un peu partout », jusqu’à Lausanne ou Londres.
Chaque intervention est éprouvante mais « absolument nécessaire », assure-t-il, pour contribuer à faire des centaines de jeunes dont il croise le parcours scolaire des « témoins d’un témoin ».
« Je veille à adapter mon récit à l’âge des élèves. Je donne par exemple moins de détails en classe de CM2 qu’en 3e, mais j’aime beaucoup intervenir à l’école primaire. Les enfants sont spontanés, moins soucieux du regard du camarade que les adolescents. »

Benjamin Orenstein commence toujours par nommer son village, Annopol, dans le sud-ouest de la Pologne. Puis il explique qu’il est « issu d’une famille juive croyante et pratiquante » qui comptait neuf membres. Il nomme ses parents, sa sœur, ses trois frères mais aussi sa belle-sœur et sa fille – « ma petite nièce, un bébé dont je ne me souviens même pas du nom » – dont aucun n’a survécu.
« Matricule B 4416 »
Il n’a pas encore 15 ans quand, à l’été 1941, il prend la place de son père interné dans un camp de travail à Ieniszow, à quelques kilomètres du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Les conclusions du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’alimentation industrielle, présentées le 26 septembre à l’Assemblée nationale, sont sévères.
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Le lobby de la malbouffe tue

Les conclusions du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’alimentation industrielle, présentées le 26 septembre à l’Assemblée nationale, sont sévères.



LE MONDE IDEES
 |    20.10.2018 à 09h00
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
Chronique. « Ces attaques sont une caricature ! », s’est insurgé Richard Girardot, le président de l’Association nationale des industries alimentaires, le ­1er octobre, après la publication du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’alimentation industrielle présenté le 26 septembre à l’Assemblée nationale. Il faut dire que ses conclusions sont sévères : s’appuyant sur les nombreuses études qui établissent une corrélation nette entre la consommation régulière d’aliments « transformés et ultra-transformés » et les risques de cancer, de surpoids, d’obésité, de diabète, d’hypertension et de maladies cardio-vasculaires, le président de la ­commission parle d’une « mauvaise alimentation » qui « rend malade, voire tue ».
La commission d’enquête parlementaire préconise de passer, d’ici à 2025, de 338 à 48 additifs alimentaires (conservateurs, colorants, texturants…), de limiter la teneur en sel, en sucres et en gras des préparations, de surveiller les ­contaminants des emballages. Elle veut que les productions artisanales puissent afficher un label « fabriqué sur site » et que l’étiquetage Nutri-Score, qui informe les ­consommateurs sur la qualité nutritionnelle en classant chaque produit en cinq niveaux – A, B, C, D, E, du plus favorable au moins favorable –, soit rendu obligatoire pour tous les emballages des aliments « transformés ».
« Education alimentaire »
Sur le site américain Food Navigator, les industriels de l’alimentation protestent. Ils assurent qu’ils ont déjà fait des efforts significatifs pour baisser les teneurs en sel (de 20 %) et en sucres (de 30 %), et qu’il n’est « pas ­réaliste » de leur demander de réduire drastiquement les additifs douteux d’ici à 2025. Il leur faudra beaucoup plus de temps « pour adapter [leurs] recettes », se défendent-ils. Quant à l’étiquetage Nutri-Score, beaucoup le dénoncent comme « stigmatisant ».
Le 10 octobre,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Grace Meng prend à partie l’organisation de coopération policière qui a accepté la prétendue démission de son mari.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/10/2018
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L’épouse de l’ex-président d’Interpol, arrêté en Chine, demande des comptes

Grace Meng prend à partie l’organisation de coopération policière qui a accepté la prétendue démission de son mari.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 14h39
    |

            Harold Thibault (Lyon, envoyé spécial) et 
                                Richard Schittly (Lyon, correspondant)








                        



                                


                            

La voix est ferme, déterminée. « C’est dingue. Ce n’est pas raisonné », nous déclare l’épouse de l’ancien président d’Interpol, Meng Hongwei, dans une salle au sous-sol d’un hôtel lyonnais. La pièce a été choisie avec validation de son garde du corps. Celle qui se fait appeler Grace Meng en anglais est désormais seule à Lyon avec ses deux enfants de 7 ans. Son mari a été arrêté lors d’un séjour en Chine, fin septembre. Mme Meng dénonce aujourd’hui la situation des droits de l’homme dans son pays, semblant faire abstraction du fait que son mari, vice-ministre de l’intérieur depuis 2004, a tant participé à ce système : « Ça a choqué toute la planète. Personne ne peut imaginer pourquoi ils font ces choses, folles, cruelles, sales. »
La famille Meng s’est installée à Lyon il y a tout juste deux ans. La Chine venait d’obtenir un de ses premiers postes à la tête d’une organisation internationale. La présidence d’Interpol est un poste aussi prestigieux qu’utile, en pleine campagne de traque des fugitifs chinois à l’étranger. Les organisations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, s’inquiètent alors de voir un Etat autoritaire se saisir d’une telle fonction. La femme de Meng Hongwei le suit avec leurs jumeaux.

Puis arrive l’automne 2018. Le monde se retourne pour la famille Meng, piégée par le système répressif chinois : les officiels qui faisaient arrêter sont arrêtés à leur tour. Meng Hongwei, en voyage de travail en Chine, envoie un message à sa femme sur WhatsApp, le 25 septembre : « Deng wo dian » (« attends mon appel »). Et, un peu plus tard, une émoticône représentant un poignard, signe qu’il est en danger.
Grace Meng entre en contact avec la police française, car elle reçoit des menaces, notamment un appel anonyme l’informant que « deux équipes avaient été envoyées » par les « autorités chinoises » pour « s’occuper...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Du côté des survivants d’Auschwitz, dont une quinzaine seulement peut encore témoigner, comme des enseignants, on prépare « l’après ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/10/2018
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édition abonné


L’éducation nationale se prépare à enseigner la Shoah sans « grands témoins » rescapés

Du côté des survivants d’Auschwitz, dont une quinzaine seulement peut encore témoigner, comme des enseignants, on prépare « l’après ».



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
21.10.2018 à 10h27
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            

La lumière s’éteint, et le silence se fait dans le grand amphithéâtre du lycée Montaigne, à Paris, où une centaine d’élèves ont pris place, vendredi 19 octobre après-midi. Le visage d’Ida Grinspan, rescapée d’Auschwitz, décédée le 24 septembre, apparaît sur un grand écran déployé au-dessus de l’estrade où se sont assis quatre anciens déportés – Ginette Kolinka, 93 ans, Esther Senot, 90 ans, Raphaël Esrail, 93 ans et Robert Wajcman, 88 ans.
Pendant une heure, la « petite Ida », comme l’appelaient affectueusement ses camarades, réapparaît pour raconter une enfance heureuse à Paris (« Nous n’étions pas pratiquants, notre judéité passait uniquement par la parole, le yiddish »), puis l’arrestation, l’arrivée à Auschwitz, les coups, les humiliations mais aussi la solidarité entre déportés. Quand elle parle de sa « libération dans une brouette », des rires émus fusent dans les rangées. « Nous avons été les témoins du génocide, mais vous êtes, vous, la dernière génération qui entendrez des témoins », martèle-t-elle pendant les ultimes images du montage vidéo, à l’adresse du jeune public.
La lumière revient, et après quelques secondes d’hésitation, les élèves se lèvent pour applaudir. Ceux de Montaigne, mais aussi ceux de quarante autres établissements scolaires, de Paris à La Martinique en passant par La Rochelle, connectés en direct à l’événement, avec le soutien de l’académie de Paris.
« Les survivants s’épuisent »
Ce n’est pas la première fois que l’Union des déportés d’Auschwitz (UDA), qui sert notamment de « relais » entre les rescapés du camp et les enseignants soucieux de leur ouvrir leurs classes, procède de la sorte. Depuis janvier, dix séances de témoignages « dématérialisées » ont ainsi été organisées, explique Raphaël Esrail, président de l’association ; chacune a permis à plus d’un millier d’élèves de rencontrer, au moins à distance, un « grand témoin ».
« Les...




                        

                        

