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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le député a durement critiqué des enquêtes de France info, qualifiant les journalistes d’« abrutis ». Il s’en est également pris à Mediapart ces derniers jours.
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Radio France annonce une plainte contre Jean-Luc Mélenchon

Le député a durement critiqué des enquêtes de France info, qualifiant les journalistes d’« abrutis ». Il s’en est également pris à Mediapart ces derniers jours.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 18h43
   





                        


Après des échanges houleux par antennes et réseaux sociaux interposés, la polémique qui oppose Jean-Luc Mélenchon à Radio France devrait passer par la case justice. Le groupe a indiqué samedi 20 octobre sur Twitter le dépôt d’une plainte contre le responsable politique, visant ses propos à l’encontre de journalistes des radios publiques. Ces derniers jours, l’ancien candidat à la présidentielle s’en est pris à des journalistes de Franceinfo, mais aussi à Mediapart ou encore à l’émission « Quotidien ».
Les journalistes de Franceinfo qualifiés d’« abrutis » et de « menteurs »
Vendredi 19 octobre, une enquête de Franceinfo pointait de possibles surfacturations lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. L’article s’intéresse aux prestations facturées par la communicante Sophia Chikirou et sa société Mediascop au candidat de la France insoumise, pour un montant total d’un peu plus de 1 million d’euros. Selon Franceinfo, certains prix pratiqués par Mediascop dans le cadre de ce contrat se situent à des « prix très élevés », citant par exemple la mise en ligne de retranscriptions audio de discours pour un coût de 250 euros l’unité.
Jean-Luc Mélenchon a répliqué le jour même de la publication de cette enquête, voyant en Franceinfo une « radio d’Etat » qui serait aux ordres du gouvernement selon lui. « Je vous mets tous en garde, tous ceux qui titrent sur le fait que nous avons fait de la surfacturation s’exposent à des poursuites », a-t-il déclaré, « car nous n’avons peur de rien ». Le député a également qualifié les journalistes de la station d’« abrutis » et de « menteurs » dans une vidéo publiée sur Facebook. 
« Pourrissez-les partout où vous trouvez (...) Il faut qu’à la fin, des milliers de gens se disent: les journalistes de France Info sont des menteurs, sont des tricheurs et il y a autour un système qui n’a même plus de recul professionnel de se dire mais qu’est-ce qu’on est en train de raconter ? », a-t-il également lancé.
« Franceinfo n’est pas une radio d’Etat, mais de service public », a rétorqué le directeur de la station Vincent Giret à l’antenne vendredi. « Cet appel à la haine et à la violence est irresponsable. Défense absolue du professionnalisme et de l’intégrité de nos journalistes », a-t-il ajouté sur Twitter.
Samedi 20 octobre, la station a indiqué sur Twitter déposer une plainte à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon pour ses propos. « La direction juridique de Radio France s’occupe de la plainte en liaison avec notre avocat », a précisé à l’AFP Gaël Hamayon, un porte-parole de la radio publique.
Mediapart membre d’une « boucle macronie-parquet-média »
Le dirigeant de La France insoumise s’en est également violemment pris au site d’informations en ligne Mediapart, qu’il accuse d’avoir violé le secret de l’enquête sur ses comptes de campagne. Jean-Luc Mélenchon y voit en effet une « preuve » d’une « boucle macronie-parquet-média » occupée à lui nuire ainsi qu’à son mouvement politique.
Dans un article publié vendredi soir sur les perquisitions menées mardi, le site d’informations affirmait l’existence « de longue date » d’une relation intime entre le député et sa conseillère Sophia Chikirou, qui a été entendue par la police dans le cadre de soupçons de surfacturations lors de la campagne présidentielle de M. Mélenchon en 2017.
Mediapart rapporte par ailleurs que selon ses informations, quelque 12 000 euros en liquide auraient été découverts par les enquêteurs au domicile d’un proche de M. Mélenchon. De même source, cet « ami et collaborateur de toujours de Jean-Luc Mélenchon » aurait dit que la somme lui avait été confiée par la mandataire financière de la campagne de 2017.
En l’absence de transmission au parquet à ce stade, « il ne peut donc être autrement que ces fuites proviennent des services de police et justice », écrit l’avocat de l’ancien candidat de la présidentielle, Me Mathieu Davy. Et ce dernier de s’interroger : « Comment ont-elles été acquises ? Qui les a données ? Quelles sont les conditions et modalités, notamment financières, de cette transaction ? »
Me Davy demande par ailleurs le dessaisissement du « procureur en charge », « car il devient établi de manière claire et concordante que les services sous ses ordres ne respectent pas les règles et procédures applicables en l’espèce ». Il ne vise toutefois pas le procureur de Paris, François Molins, mais le représentant du parquet directement chargé de l’enquête.
« Quotidien » accusé d’avoir fourni des images à la police
Interrogé sur BFMTV mercredi 17 octobre, Jean-Luc Mélenchon s’en était également pris à l’émission « Quotidien » de TMC. Le député avait affirmé que cette dernière « complaisamment » fourni « à la police » des images de la perquisition au siège de la France insoumise mardi 16 octobre.
« Jean-Luc Mélenchon ment », avait alors réagi l’animateur de l’émission Yann Barthès, affirmant n’avoir eu « aucun contact, ni avec la justice, ni avec la police. Je tiens à rappeler que si nous avons des images de la perquisition, c’est que La France insoumise a bien voulu nous faire rentrer et que vous nous avez demandé de filmer », ajoutait-il.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ « Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault.
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Perquisitions au siège de La France insoumise : bras de fer entre la procureure générale de Paris et le camp Mélenchon

« Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 17h18
   





                        



   


C’est une prise de parole rare, qui marque la singularité de la situation. La procureure générale de la cour d’appel de Paris, Catherine Champrenault, a dénoncé samedi 20 octobre le « coup de force » contre les magistrats et les policiers mené par Jean-Luc Mélenchon et ses militants lors des perquisitions effectuées mardi au domicile du leader de La France insoumise et au siège du parti.
« J’apporte mon soutien aux magistrats et policiers », a expliqué la magistrate sur Europe 1, dénonçant une tentative « d’entrave à l’action de la justice ». « Je crois savoir qu’un policier a porté plainte, magistrats et policiers ont été choqués. Personne n’est au-dessus des lois », a-t-elle ajouté.

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« Pression physique sur la porte »
Dans une scène filmée par des journalistes, Jean-Luc Mélenchon avait notamment appelé ses proches à « enfoncer la porte » pour entrer dans les locaux de son mouvement où une perquisition était en cours. Il a ensuite bousculé un représentant du parquet ainsi qu’un policier qui s’interposait.
« Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault. Mais, accompagnés de militants et de députés LFI, il « a voulu rentrer en force », et « c’est parce qu’on ne pouvait pas filtrer eu égard à cette pression physique sur la porte, qu’effectivement on n’a pas laissé passer M. Mélenchon car on ne pouvait pas laisser passer le groupe », a-t-elle expliqué.

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Le ministère de la justice pas informé
Alors que le patron de La France insoumise a dénoncé vendredi « une opération de police de type antiterroriste », la magistrate a justifié l’ampleur du dispositif :
« Il y avait plusieurs dizaines de policiers, ce qui est normal car il y avait une quinzaine de perquisitions. »
Catherine Champrenault a également assuré que le ministère de la justice n’avait pas été informé des perquisitions : « Nous ne faisons rien remonter avant que les faits ne se soient passés. » Elle a également justifié que l’enquête en reste à son stade préliminaire, sous l’égide du parquet. L’ouverture d’une information judiciaire, confiée à des juges d’instruction, serait pour l’heure « disproportionnée », selon elle, car « nous n’en sommes pas encore aux indices graves et concordants ».

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Alors que Jean-Luc Mélenchon demande « l’annulation de cette perquisition et la restitution de tout ce qui a été prélevé », la magistrate a annoncé que les ordinateurs avaient été remis « hier soir [vendredi] » et assuré que « seuls les documents qui intéressent les infractions que l’on recherche » seraient exploités et mis dans la procédure.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Six personnes avaient été placées en garde à vue, mardi, dans l’enquête sur les attentats ayant fait quatre morts et quinze blessés, au mois de mars.
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Attentats à Trèbes et Carcassonne : trois suspects mis en examen et écroués

Six personnes avaient été placées en garde à vue, mardi, dans l’enquête sur les attentats ayant fait quatre morts et quinze blessés, au mois de mars.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    20.10.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 12h04
   





                        



   


Trois personnes ont été mises en examen et écrouées dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Carcassonne et Trèbes (Aude) perpétrés le 23 mars 2018, vendredi 19 octobre.
Six personnes – des membres de l’entourage familial et amical de l’auteur des attaques, Radouane Lakdim – avaient été interpellées et placées en garde à vue mardi dans le cadre de cette information judiciaire. Trois ont été relâchées, et les autres, placées en détention provisoire, ont été mises en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et, pour l’un d’eux, « détention d’armes de catégorie A et B en lien avec une entreprise terroriste », selon la source judiciaire.

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Quatre morts et quinze blessés
Le 23 mars, un assaillant djihadiste, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d’entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client, ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’était livré comme otage à la place d’une femme.
Le djihadiste avait été abattu par le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale. L’attaque avait été revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI). Il était « fiché S » depuis 2014 et inscrit depuis novembre 2015 au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) en raison de ses liens supposés avec des milieux islamistes radicaux.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Editorial. Alors que les « CumEx Files » ont mis en lumière la manière dont plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc français,  il serait temps que le gouvernement mette fin à ce type d’optimisation fiscale.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Halte au pillage fiscal

Editorial. Alors que les « CumEx Files » ont mis en lumière la manière dont plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc français,  il serait temps que le gouvernement mette fin à ce type d’optimisation fiscale.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h46
   





                        


Editorial du « Monde ». Décidément, la créativité de la finance n’a pas de limite – pas même celle de la loi. Le détournement de 55 milliards d’euros d’impôts au détriment de plusieurs pays européens par une poignée de tradeurs indélicats, avec la complicité d’avocats et de grandes banques, jette, de nouveau, une lumière crue sur la capacité du système financier à spolier l’Etat de l’argent public.
Le scandale dont Le Monde a publié les détails, jeudi 18 octobre, dévoile des pratiques d’évasion fiscale d’une ampleur inédite. Une faille de la loi, permettant de réclamer indûment le remboursement de taxes sur les dividendes versés par les entreprises à leurs actionnaires domiciliés à l’étranger, est à l’origine de l’escroquerie.
Le principe reposait sur une sorte de gigantesque bonneteau. Les titres des entreprises concernées faisaient l’objet de transactions à grande vitesse, de telle sorte que les actionnaires parvenaient à se faire rembourser les taxes sur les dividendes plusieurs fois, au vu et au su des services fiscaux.
En l’espace de sept ans, entre 7 et 12 milliards d’euros ont été ainsi extorqués au fisc allemand. Les contribuables danois, autrichiens, suisses, norvégiens et belges ont été également victimes de l’arnaque, qui n’aurait pas été possible sans la participation d’une cinquantaine de banques, dont BNP Paribas et Société générale. La France, en revanche, a échappé au stratagème, grâce à une modification en 2005 de la loi sur les avoirs fiscaux.
Plus que le coût annuel du plan pauvreté
Le montage est d’autant plus scandaleux qu’il a pris son rythme de croisière en pleine crise financière, lorsque les Etats européens se sont portés au secours des banques à court de liquidités en injectant ou en leur prêtant massivement des capitaux. Pendant que les déficits budgétaires explosaient pour déboucher sur la crise de la zone euro, ces financiers sans scrupules détournaient massivement l’argent public à leur propre profit.
Les pouvoirs publics allemands ont mis fin à ces pratiques frauduleuses en 2012, tandis que les procédures judiciaires contre les auteurs se poursuivent. Ces révélations sont toutefois l’occasion de rappeler que ce procédé n’est en fait qu’une dérive de l’arbitrage de dividendes – le « div-arb » dans le jargon financier –, un autre mécanisme tout aussi contestable, même s’il reste légal dans nombre de pays.
Une enquête du site ProPublica en 2016 avait estimé que, chaque année, plus de 100 milliards de dollars investis en actions passent sous le nez du fisc. En France, la pratique occasionne un manque à gagner de 3 milliards d’euros, soit plus que le coût annuel du plan pauvreté qui vient d’être annoncé.

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                Le « spring break » des dividendes



Il serait temps que le gouvernement, dans la situation budgétaire contrainte qui est la sienne, mette fin à ce type d’optimisation fiscale. L’argument selon lequel une telle décision écornerait l’attractivité de la place de Paris ne tient pas : Francfort et New York y ont remédié sans susciter d’émotion particulière parmi les investisseurs. Il suffirait de remettre en cause certaines conventions fiscales avec des pays tiers pour en finir avec ces échappatoires.
A l’heure où l’illibéralisme gagne du terrain, l’argent public est un bien trop précieux pour que les gouvernements ne fassent pas tout ce qui est en leur pouvoir pour récupérer ce qui leur est dû. Il y va de l’équité vis-à-vis des contribuables qui ne cherchent pas à éviter l’impôt. Il y va, plus globalement, du bon fonctionnement de la démocratie.


Tous nos articles sur l’affaire « CumEx Files »
Le Monde, associé à 18 médias européens, dont Correctiv, Die Zeit et Reuters, dévoile une nouvelle affaire de fraude et d’évasion fiscales dont sont victimes plusieurs Etats européens, pour un préjudice évalué à 55 milliards d’euros en quinze ans.
Le récit : L’histoire secrète du casse fiscal du siècle
L’enquête : En France, plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc
En vidéo : Comment fonctionne la fraude ?
Tout comprendre à l’affaire en quelques schémas simples
Des banques françaises sont elles aussi empêtrées dans l’affaire : lire notre article.
Entretien : « Pour les banques, une source importante de profits », nous dit Josh Galper, qui dirige Finadium, un cabinet de conseils financiers de Boston, aux Etats-Unis.
Vu d’Europe : En chantier, la coopération fiscale européenne a connu des ratés.
La petite histoire : Quand Jérôme Kerviel alertait les sénateurs sur le scandale aux dividendes





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Dans une note, l’association patronale Entreprise & Personnel juge qu’expliquer les transformations à venir aide à éviter qu’elles soient rejetées en bloc en cas de dégradation de la situation économique.
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Réformes sociales : le gouvernement invité à faire de la pédagogie

Dans une note, l’association patronale Entreprise & Personnel juge qu’expliquer les transformations à venir aide à éviter qu’elles soient rejetées en bloc en cas de dégradation de la situation économique.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 11h03
    |

            Bertrand Bissuel








                        


La transformation de notre modèle social engagée par le gouvernement constitue un pari : pour le réussir, il faudra déployer de gros efforts de pédagogie et préserver les dispositifs d’aide si la conjoncture économique s’essouffle. C’est, en substance, ce que préconise Entreprise & Personnel (E & P), un réseau associatif d’entreprises, dans sa « note de conjoncture sociale » publiée vendredi 19 octobre.
Depuis l’entrée à l’Elysée d’Emmanuel Macron, plusieurs réformes de grande ampleur ont été conduites pour modifier le fonctionnement du marché de l’emploi. La « ligne directrice [de ces changements] semble fortement inspirée des modèles nordiques et plus particulièrement danois », estime E & P. L’objectif, maintes fois affiché par l’exécutif, est d’instaurer un système s’apparentant à celui en vigueur dans ces pays d’Europe : la flexisécurité, qui assouplit les règles sur la relation de travail (pour faciliter les licenciements) tout en prévoyant un niveau élevé de protection (par le biais de l’assurance-chômage et des programmes de formation).
C’est dans cette optique que furent promulguées, en septembre 2017, les ordonnances réécrivant le code du travail. Elles ont été complétées, un an après, par la loi « avenir professionnel » qui chamboule le secteur de l’apprentissage, de la formation continue et élargit le versement des allocations-chômage à de nouveaux publics.
« Liberté de liciencier plus contrainte »
Toutefois, si la France s’inspire de l’exemple danois, elle s’en distingue sur de nombreux points, pour E & P. D’abord, « la liberté de licencier [demeure] plus contrainte » dans notre pays. En outre, les demandeurs d’emploi sont mieux couverts chez notre voisin nordique mais ils doivent aussi rendre plus de comptes, en particulier dans leur quête de réinsertion professionnelle.
Autre grande différence entre les deux pays : la qualité du dialogue social. En France prévaut « la culture du rapport de force », chez les syndicats mais aussi au sein du patronat, constate E & P. Les Etats scandinaves, eux, privilégient le consensus : les organisations d’employeurs et de salariés jouissent d’une « légitimité forte » et elles se placent constamment dans la recherche du « compromis ». « Notre système à “désaccords multiples” ne peut développer un climat d’apaisement et de convergences, conditions d’une régulation sociale efficace », regrette E & P.
Enfin, le « contexte économique dégradé » complique la tâche du gouvernement. La croissance pour 2018 va être inférieure à celle observée en 2017 et plusieurs périls se dessinent : guerre commerciale initiée par les Etats-Unis, relèvement des taux d’intérêt (qui renchérit le coût des emprunts bancaires donc des investissements), etc. Dès lors, « on risque de passer par une période où les indicateurs sociaux seraient susceptibles d’empirer », juge Frédéric Guzy, directeur d’E & P. Le risque est d’autant plus à prendre à sérieux que, en cas de difficultés, les entreprises pourront plus facilement se séparer de leurs salariés, avec les ordonnances de 2017 qui simplifient la rupture du contrat de travail.
C’est pourquoi E & P recommande de mener un travail d’explication auprès des « acteurs sociaux » sur les « conditions et modalités de succès du modèle danois ». Il s’agit de faire comprendre « les impacts positifs dans le long terme et peut-être négatifs sur un temps plus court », souligne l’association patronale. Celle-ci plaide par ailleurs pour un renforcement des mécanismes de « sécurisation » des actifs, si l’activité pique du nez au moment de la mise en place des réformes.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le président du parti Les Républicains multiplie les signes envers cette famille de pensée en pleine renaissance, de plus en plus tentée par Marion Maréchal.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Laurent Wauquiez cherche à capter le courant conservateur

Le président du parti Les Républicains multiplie les signes envers cette famille de pensée en pleine renaissance, de plus en plus tentée par Marion Maréchal.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h11
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Tee-shirt, veste, pantalon, lunettes : tout est noir chez Jean-François Colosimo, le patron des Editions du Cerf, vénérable maison catholique devenue une rampe de lancement pour jeunes auteurs de la droite identitaire. Sa vision du monde contemporain l’est aussi, noire. « Des gens tuent au nom de Dieu », rappelle-t-il, et l’époque serait nimbée de la « lumière noire » de l’individualisme. Le public présent, ce mercredi 17 octobre, dans la grande salle au premier étage du siège du parti Les Républicains, à Paris, grogne d’approbation. Une centaine de personnes, majoritairement âgées, est réunie pour cette nouvelle édition du « rendez-vous des idées », cycle de rencontres animé par le député de l’Yonne Guillaume Larrivé.
« Nous sommes aveuglés par la religion des Lumières. Cette croyance est en train de mourir sous nos yeux », proclame Jean-François Colosimo, qui appelle, face à ce « religieux artificiel », à un retour des « religions historiques », « au religieux sans additif ». L’audience rugit de plaisir et applaudit en même temps. Avec la bénédiction du président de LR, Laurent Wauquiez, qui encourage vivement ce genre de rendez-vous.
Depuis qu’il a pris la tête du parti de droite, en décembre 2017, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes cherche à élargir le spectre de la « famille » LR, en particulier sur ses rives conservatrices. Le terme n’a pas toujours bonne presse en France, au contraire des pays anglo-saxons, mais il gagne petit à petit du terrain. « Ce n’est pas encore mûr chez nous », reconnaît un élu proche de M. Wauquiez, qui ne revendique pas (encore) l’expression. Mais le bouillonnement intellectuel de ce camp, qui voit s’agiter les essayistes Laetitia Strauch-Bonart et François-Xavier Bellamy, ou des acteurs de la droite hors les murs – mouvement de droite identitaire non partisan –, crée des émules. Dans la foulée de François Fillon, M. Wauquiez...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le politologue Jérôme Sainte-Marie décrypte la façon dont Emmanuel Macron veut recréer un clivage avec les conservateurs et les nationalistes.
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« Le progressisme parle aux gagnants de la mondialisation, peu aux milieux populaires »

Le politologue Jérôme Sainte-Marie décrypte la façon dont Emmanuel Macron veut recréer un clivage avec les conservateurs et les nationalistes.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 15h32
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Pour le politologue Jérôme Sainte-Marie, président de l’institut de conseils et d’études Pollingvox, le « progressisme » revendiqué par le chef de l’Etat se définit surtout « par opposition » aux conservateurs et aux nationalistes.
Emmanuel Macron veut doter son camp d’un nouveau corpus idéologique, le progressisme. Pour quelle raison ?
Cela correspond à trois objectifs. Emmanuel Macron entend d’abord nommer son projet idéologique pour le faire partager autant que possible. Avec l’idée de dépasser le clivage gauche-droite pour s’inscrire dans un axe perpendiculaire à celui-ci, qui est l’opposition entre les progressistes et les nationalistes, assimilés aux réactionnaires.
Le deuxième aspect est électoraliste. En imposant une nouvelle lecture du conflit politique, le chef de l’Etat cherche à entretenir les tensions et les contradictions au sein des partis de gouvernement traditionnels, que sont Les Républicains et le Parti socialiste, en espérant que la vie politique française ressemble durablement au second tour de la présidentielle. Le troisième aspect, enfin, est sociologique. Les catégories sociales qui ont amené Emmanuel Macron au pouvoir, que je regroupe dans « le bloc élitaire », sont convaincues de porter un projet réellement progressiste.
Qu’est-ce que le progressisme revendiqué par M. Macron et La République en marche ?
Il est facile à définir, dans la mesure où il a été décrit par anticipation par le philosophe Jean-Claude Michéa, en 2011, dans son ouvrage Le Complexe d’Orphée [Flammarion, 2014] avec en sous-titre « La religion du progrès ». Cela correspond à une projection dans l’avenir débarrassée aussi bien des contraintes au développement capitaliste que pouvait constituer la morale traditionnelle, chère à une partie de la droite, que des limites issues du mouvement ouvrier, chères à une partie de la gauche. C’est aussi un projet adapté au stade actuel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Un colloque organisé samedi doit permettre de préciser la doctrine du parti présidentiel, encore floue dix-sept mois après l’accession de Macron à l’Elysée.
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La République en marche lance le chantier de la définition du « macronisme »

Un colloque organisé samedi doit permettre de préciser la doctrine du parti présidentiel, encore floue dix-sept mois après l’accession de Macron à l’Elysée.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 14h08
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            

Qu’est-ce que le « macronisme » ? Comment définir la philosophie politique du mouvement créé par Emmanuel Macron ? Depuis plusieurs mois, les dirigeants de La République en marche (LRM) soulignent la nécessité de mieux définir cet objet politique mal identifié, qui a fait voler en éclats les grilles de lecture traditionnelles lors de l’élection présidentielle de 2017, afin de dessiner plus clairement le corpus idéologique de leur jeune formation.
La première étape de ce travail intellectuel devait avoir lieu samedi 20 octobre, lors d’une journée de débats organisée par le parti présidentiel, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), en partenariat avec la Fondation Jean Jaurès et la Fondation pour l’innovation politique, des think tanks plutôt classés respectivement à gauche et à droite. « Ce colloque est un point de départ. C’est le premier rendez-vous de la construction de notre doctrine », souligne la députée de Paris Laetitia Avia, qui évoque « une réflexion sur le long terme », avec la tenue d’autres événements du même type dans les mois à venir, associant les adhérents.
Parmi les intervenants figureront notamment les politologues Dominique Reynié et Gilles Finchelstein, la sociologue Dominique Schnapper, l’ex-secrétaire générale de la CFDT Nicole Notat, des figures de la Macronie (le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et le député de l’Essonne Cédric Villani) ou encore des personnalités politiques étrangères, comme Guy Verhofstadt, ex-premier ministre belge et chef du groupe des libéraux et démocrates au Parlement européen.
« Préparer l’après-Macron »
Tous sont invités à phosphorer sur la notion du « progressisme », un terme censé résumer le logiciel de M. Macron et de ses troupes. Après s’être surtout défini par opposition – en se disant ni de gauche, ni de droite, ni nationaliste, ni populiste –, le parti présidentiel a décidé : ce concept sera désormais son maître mot. Celui qui doit lui servir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Jean-Michel Décugis, Marc Leplongeon et Pauline Guéna consacrent un ouvrage à la reine des paparazzis, intime du couple Macron, Michèle Marchand.
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« Mimi » Marchand, le loup dans la bergerie Macron

Jean-Michel Décugis, Marc Leplongeon et Pauline Guéna consacrent un ouvrage à la reine des paparazzis, intime du couple Macron, Michèle Marchand.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 06h58
    |

            Raphaëlle Bacqué








                        



                                


                            

Livre. Le plus étonnant est qu’une femme comme « Mimi » soit si facilement entrée dans l’intimité d’Emmanuel et Brigitte Macron. Sur le papier, Michèle Marchand, 71 ans, ex-épouse d’un braqueur puis d’un flic, paraissait à mille lieues du « nouveau monde » et de ses jeunes technos. C’est pourtant avec une remarquable inconscience que le couple présidentiel a ouvert la porte de l’Elysée à cette reine des paparazzis qui a longtemps frayé dans les arrière-salles de boîtes de nuit, connu la prison, et qui vend aujourd’hui photos et infos à la presse people.
Le grand public ne la connaît pas. Les photographes, oui, qui peuvent lui vendre plusieurs dizaines de milliers d’euros une photo volée ou renoncer à la publier sur son injonction. Mais c’est bien elle, sur cette image prise avec son téléphone portable dans le bureau présidentiel, levant les deux bras et faisant le V de la victoire comme si elle était chez elle, quelques jours à peine après l’élection d’Emmanuel Macron. Le cliché figure au dos de Mimi, le livre que lui consacrent les journalistes du Parisien et du Point Jean-Michel Décugis et Marc Leplongeon, avec la romancière Pauline Guéna. L’image et le livre sont si embarrassants qu’ils obligent aujourd’hui l’Elysée à prendre publiquement ses distances avec cette femme sulfureuse.

Depuis toujours se sont introduits dans le sillage d’un grand patron, d’une star, d’un politique, des intrigants au courant de ses secrets. François Mitterrand gardait autour de lui quelques amis initiés, dont François de Grossouvre, chargé notamment de financer ses campagnes, d’organiser sa double vie ou de racheter les photos compromettantes. Cette fois, pourtant, c’est le loup lui-même que les Macron ont introduit dans la bergerie.
Car Mimi Marchand fait profession de vendre la vie privée des célébrités ou de leur laisser supposer qu’elle peut empêcher qu’on ne la dévoile. Cofondatrice de Purepeople,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Au nom de l’emploi, les députés ont suivi l’avis du gouvernement en rejetant un amendement, proposé par une députée LRM, visant à supprimer une fiscalité favorable à certains agrocarburants.
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L’avantage fiscal à l’huile de palme sera maintenu

Au nom de l’emploi, les députés ont suivi l’avis du gouvernement en rejetant un amendement, proposé par une députée LRM, visant à supprimer une fiscalité favorable à certains agrocarburants.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    19.10.2018 à 20h05
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 20h57
   





                        



   


Greenpeace a dénoncé vendredi 19 octobre le rejet par l’Assemblée nationale de dispositions visant à exclure l’huile de palme de la liste des agrocarburants qui ouvrent droit à un taux réduit de la taxe générale sur les activités polluantes. « En rejetant l’amendement visant à mettre un terme aux avantages fiscaux dédiés aux agrocarburants à base d’huile de palme, le gouvernement donne une nouvelle preuve flagrante de son mépris pour l’enjeu climatique », écrit l’ONG dans un communiqué.
Les députés ont suivi l’avis du gouvernement, le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, invoquant des risques pour l’emploi à l’agroraffinerie de Total à La Mède (Bouches-du-Rhône), pour revenir sur un amendement qu’ils avaient adopté la semaine précédente en commission à l’initiative de la députée LRM Lorianne Rossi.
Gérald Darmanin a justifié son refus en évoquant le sort des « plus de trois cents ouvriers » de Total à La Mède « qui n’auraient plus de travail » si ces dispositions étaient adoptées. Il a également souligné la nécessité de ne pas imposer un « couperet sans perspectives de transition » aux industriels du secteur et de leur laisser le temps de « transformer leur outil de production et faire des choix de requalification ».

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                Environnement : « Les risques et les limites du “en même temps”»



« Se conformer à l’agenda européen »
Evoquant des dispositions « contraires aux règles de l’OMC », il a rappelé que des discussions étaient déjà en cours sur des directives européennes visant à interdire les importations — à partir de 2021 pour l’huile de palme et de 2030 pour le soja — en vue d’une utilisation dans les agrocarburants.
Lors de la discussion en séance, le rapporteur du budget et député LRM Joël Giraud, premier signataire d’un amendement proposant la suppression de cette « niche fiscale infondée », a finalement lui aussi considéré qu’il était « prudent de se conformer à l’agenda européen et à celui de l’OMC ».
Des amendements visant à mettre fin à cet avantage fiscal pour l’huile de palme — dont le développement de la culture est un facteur majeur de déforestation — avaient été déposés à la fois par les groupes de la majorité présidentielle (LRM, Modem) et de l’opposition de gauche (LFI et socialistes) et les élus du nouveau groupe Libertés et Territoires. Le groupe LR avait quant à lui choisi de retirer son amendement pendant la discussion.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Sylvie Goddyn a été exclue du parti d’extrême droite pour son soutien à Nicolas Dupont-Aignan.
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Une députée de moins pour le RN au Parlement européen

Sylvie Goddyn a été exclue du parti d’extrême droite pour son soutien à Nicolas Dupont-Aignan.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 19h51
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 21h38
    |

            Lucie Soullier








                        


Une de plus. Ou plutôt une élue de moins pour le Rassemblement national (RN) au Parlement européen. Sylvie Goddyn a été exclue du parti d’extrême droite pour avoir affiché un soutien un peu trop appuyé à Nicolas Dupont-Aignan au goût de Marine Le Pen. Si elle n’a pas encore reçu la lettre d’exclusion officielle envoyée par le RN, la députée européenne sait que ce n’est plus qu’une question d’heures, texto de son ancienne patronne à l’appui.
« Marine me demandait une lettre depuis plusieurs jours pour clarifier ma position. Je l’ai fait hier en répétant que je voulais une liste d’union aux européennes menée par Dupont-Aignan. Elle m’a envoyé un SMS pour m’exclure dans la foulée », raconte-t-elle au Monde, vendredi 19 octobre. Elle confirme également qu’elle a donc quitté le groupe du RN au Parlement européen (l’ENL, Europe des nations et des libertés), comme annoncé par Le Figaro, pour rejoindre le groupe souverainiste Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELDD), où siège également l’ancien bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot.

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                Deux députés européens RN appellent Marine Le Pen à faire liste commune avec Dupont-Aignan



Quinze eurodéputés RN, contre 24 il y a quatre ans
Début octobre, Sylvie Goddyn – épouse d’Eric Dillies, l’ancien chef de file du RN dans le Nord en conflit ouvert avec Marine Le Pen depuis plusieurs mois, lui aussi exclu du parti – avait publié une lettre ouverte déclenchant les hostilités. Elle y apportait son soutien à une liste de rassemblement menée par le président de Debout la France et ancien allié d’entre-deux-tours de Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, jugeant qu’il était « le plus légitime » pour conduire une « grande liste d’union ». 
Philippe Loiseau, l’autre député européen RN ayant cosigné la fameuse lettre, avait, lui, été « rattrapé par le col », selon l’expression d’un cadre du RN. « Rattrapé par le col » signifiant, ici, être poussé à envoyer un communiqué à en-tête de Nanterre – la ville du QG du RN – précisant que « quelle que soit l’issue des discussions », il soutiendrait « sans réserve la liste que le Rassemblement national présentera aux élections européennes ».
A sept mois du prochain scrutin, les cadres du RN relativisent chaque départ, estimant que « personne ne connaît » les déserteurs d’élus ou les qualifiant « de poubelle du parti ». Reste que, de rupture en rupture, le parti de Marine Le Pen, qui avait fait élire 24 députés il y a quatre ans, ne compte désormais plus que quinze élus siégeant toujours sous son étiquette au Parlement européen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le propriétaire de la revue qui avait salarié Mme Fillon s’est engagé dans une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
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Affaire Fillon : Ladreit de Lacharrière opte pour un « plaider-coupable »

Le propriétaire de la revue qui avait salarié Mme Fillon s’est engagé dans une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 18h58
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h14
    |

            Simon Piel








                        



                                


                            

Près d’un an et demi après son ouverture, l’enquête visant l’ancien premier ministre, candidat malheureux de la droite à la dernière élection présidentielle, François Fillon, vient de s’achever. Le Parquet national financier (PNF) doit désormais donner son avis sur un éventuel procès des époux Fillon, avant la décision finale des juges d’instruction.
La position de l’une des personnes mises en cause dans le dossier pourrait toutefois affaiblir la défense de M. et Mme Fillon, qui ont toujours contesté au cours de l’enquête tout caractère fictif aux emplois occupés par Penelope Fillon.
Selon les informations du Monde, Marc Ladreit de Lacharrière, homme d’affaires proche de François Fillon, propriétaire de la Revue des Deux Mondes, qui avait salarié Mme Fillon entre mai 2012 et décembre 2013 pour 3 900 euros net par mois, a donné son aval à une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).
« Généreux » salaire
Après proposition de la procureure Eliane Houlette, cette voie transactionnelle a été acceptée par M. Ladreit de Lacharrière, puis par les juges d’instruction. C’est désormais à un juge de l’homologation de valider ou non, à l’occasion d’une audience minimale mais publique, les termes de l’accord trouvé, principalement sur la peine qui a été négociée. Mais cela signifie d’ores et déjà que M. de Lacharrière reconnaît la véracité des charges qui pesaient contre lui.
Mis en examen en avril 2017 pour « abus de biens sociaux », M. de Lacharrière était soupçonné d’avoir offert un emploi de complaisance à Mme Fillon. Au cours de l’enquête, il avait assumé cette embauche en en contestant tout caractère fictif.
Penelope Fillon, qui avait reconnu ne s’être jamais rendue dans les locaux de la Revue des Deux Mondes, a dit avoir rédigé plusieurs notes de lecture, dont deux seulement ont été publiées sous le pseudonyme de Pauline Camille. Quant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Contrairement à ce qu’affirme Didier Guillaume, la loi dispose que c’est au producteur du pesticide de prouver que son produit n’a pas d’effet sur la santé.
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Didier Guillaume, ministre de l’agriculture, demande aux scientifiques de « faire la preuve » des conséquences des pesticides sur la santé

Contrairement à ce qu’affirme Didier Guillaume, la loi dispose que c’est au producteur du pesticide de prouver que son produit n’a pas d’effet sur la santé.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 18h54
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 20h05
   





                        



   


Le nouveau ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, s’est attiré les foudres d’ONG et de la gauche, vendredi 19 octobre, en déclarant que les scientifiques devaient faire la preuve que l’usage de pesticides avait des conséquences sur la santé. « C’est aux scientifiques de faire la preuve ou non qu’il y a des conséquences à l’usage des pesticides ou pas », a déclaré le ministre lors d’un entretien à l’antenne de RTL.
Notamment « sur la question des bébés sans bras, il faut que la science fasse son travail », a-t-il ajouté, faisant référence aux cas de bébés nés sans mains, bras ou avant-bras dans l’Ain. Or, dans ce cas précis, l’Agence sanitaire du ministère de la santé a choisi d’arrêter d’enquêter. « L’analyse statistique ne met pas en évidence un excès de cas par rapport à la moyenne nationale, et Santé publique France n’a pas identifié une exposition commune à la survenue de ces malformations », avait en effet écrit l’agence sanitaire dans un rapport publié au début d’octobre.

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                Didier Guillaume, un ancien socialiste à l’agriculture



« Ministre des pesticides »
Mais la question des pesticides est brûlante en France, et les propos du ministre ont été très mal reçus par les ONG concernées comme par la gauche, plutôt tenants du principe de précaution. « Je vous présente Didier Guillaume, nouveau ministre des pesticides. On attend toujours la nomination d’un ministre de l’agriculture… », a commenté la sénatrice écologiste Esther Benbassa sur Twitter.
« Ça commence bien mal ! Première intervention et déjà une communication de lobbyiste. Les études sont toutes là, la démonstration des magouilles et mensonges de Monsanto aussi, mais on ne va pas contrarier la FNSEA, n’est-ce pas? », a aussi ironisé Pascal Durand, eurodéputé écologiste, sur les réseaux sociaux. « L’âge de bronze… », a noté Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s, qui a ajouté sur son compte Twitter : « Trois jours d’exercice et déjà porte-parole des lobbies : chapeau bas. » 
« Heureusement que ça ne fonctionne pas comme le ministre le suggère parce qu’on pourrait mettre n’importe quoi sur le marché et attendre qu’il y ait des morts pour pouvoir retirer le produit. Je pense qu’il s’est mal exprimé, c’est pas possible », a déclaré François Veillerette, porte-parole de l’ONG Générations futures.
Une déclaration « sur le compte de l’inexpérience »
« La loi stipule que c’est au producteur de prouver, au moment de la demande de mise sur le marché, que son produit n’a pas d’effet inacceptable en regard des différents critères réglementaires. Ce n’est pas aux scientifiques de montrer que le produit a des effets. On va mettre (cette déclaration) sur le compte de l’inexpérience », a ajouté M. Veillerette. « Après, il peut y avoir des éléments scientifiques nouveaux qui interviennent et peuvent entraîner une suspension ou un retrait de l’autorisation. Ce fut le cas pour les néonicotinoïdes », admet-il.
La mission d’information de l’Assemblée nationale sur les pesticides a recommandé, dans son rapport rendu public en avril, une meilleure prévention et information concernant les dangers occasionnés par les produits phytosanitaires. 
« L’établissement d’un lien de causalité entre la survenue d’une pathologie et l’exposition aux produits phytopharmaceutiques est délicat », notait la mission parlementaire, qui souhaite « disposer de données documentées et notamment d’études épidémiologiques ». Elle préconisait donc de « renforcer les dispositifs de surveillance écotoxicologique afin de disposer de données plus complètes et suivies des différents milieux, ainsi que des espèces à surveiller en priorité », car « plusieurs études récentes montrent, sans doute possible, les dégâts » occasionnés par une « large utilisation » des pesticides, évoquant la disparition d’une large part des insectes, oiseaux et autres pollinisateurs.




                            


                        

                        


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Martine Vassal, la Marseillaise qui règne sur la Provence

La présidente (Les Républicains) des Bouches-du-Rhône devient incontournable dans la perspective de l’après-Gaudin.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 18h00
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            

Elle a gardé l’habitude décontractée de claquer la bise aux connaissances qu’elle croise dans ses sorties officielles. Mais, désormais, preuve tangible de son changement de statut, Martine Vassal ne se déplace plus qu’entourée d’un aréopage d’élus et de conseillers aux petits soins pour elle.
Présidente Les Républicains (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône (CD13) depuis sa victoire, en mars 2015, la Marseillaise pilote aussi, depuis le 20 septembre et la décision de Jean-Claude Gaudin de lui céder ce poste épineux, la métropole Aix-Marseille Provence (AMP). Un établissement public de coopération qui conduit la destinée de 92 communes et de 1,8 million d’habitants.

L’ascension est fulgurante. En quatre ans et deux scrutins locaux, Mme Vassal est passée de l’obscur statut d’adjointe à la qualité de la ville, numéro dix de l’organigramme municipal, à une double présidence qui la rend presque hégémonique dans les Bouches-du-Rhône. A 56 ans, elle cumule la gestion d’un budget de 7,2 milliards d’euros par an (2,8 milliards pour le CD13, 4,4 milliards pour la jeune métropole) et les compétences en matière de transports, de voirie, de nettoiement, mais aussi de plan local d’urbanisme. Dans l’univers des collectivités locales, seule la maire de Paris, Anne Hidalgo, gère une enveloppe plus imposante. Après quelques sondages précoces et flatteurs, certains la voient déjà succéder en 2020 à Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille. « On ne cesse de me demander si je vais être candidate à la mairie. A chaque jour suffit sa peine. On va d’abord réussir ce territoire, après on verra bien », répond la secrétaire départementale LR.
D’autres y pensent pour elle. « Elle a su être au bon endroit au bon moment, en menant le combat des cantonales de 2015, que peu de monde chez nous pensait gagnable. Puis se montrer à la hauteur d’une fonction qui n’est pas facile », confie Yves Moraine,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Il a de nouveau dénoncé « une opération politique » alors que son mouvement est visé par deux enquêtes judiciaires.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Le Monde avec AFP  Publié hier à 16h21, mis à jour à 10h15   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Jean-Luc Mélenchon lors de sa conférence de presse au siège du mouvement La France insoumise (LFI), à Paris, le 19 octobre. BENOIT TESSIER / REUTERS             Jean-Luc Mélenchon a convoqué une conférence de presse, vendredi 19 octobre, au siège de La France insoumise (LFI), pour vivement réagir au tourbillon politico-médiatique qui le frappe depuis quatre jours, après que des perquisitions houleuses ont été menées, mardi 16 octobre, au siège du mouvement ainsi qu’à son domicile privé, dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, l’une pour des soupçons de surfacturation pendant la campagne présidentielle, l’autre pour des soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen.           Pour tout comprendre : Si vous n’avez rien suivi aux comptes de campagne des candidats à la présidentielle             Flanqué du député (LFI, Nord) Adrien Quatennens, Jean-Luc Mélenchon a tenu l’estrade pendant quarante minutes pour dénoncer « une offensive politique organisée par la Macronie » contre lui et contre son parti. La voix pleine d’émotion et de colère, il a demandé l’annulation des perquisitions, évoquant d’« odieuses violences psychologiques », ainsi que la restitution des biens et des fichiers emportés par la police.            « Ce ne sont que des tentatives de faire tomber LFI, une entreprise qui veut nous détruire, salir notre honneur. En vain ! », a-t-il lancé, accusant l’exécutif d’être à la manœuvre derrière ces événements. « La Macronie est entrée en agonie et nous fait payer à nous cette agonie », a-t-il affirmé. Jeudi 18 octobre, en déplacement à Bruxelles pour un Conseil européen, le président de la République avait lui-même réagi aux accusations portées contre le pouvoir par LFI et son dirigeant. « Nous avons une Constitution, elle est claire, l’autorité juridique est indépendante dans notre pays et j’en suis le garant, pour tout le monde. Et n’en déplaise à certains, il n’y a pas d’exception », avait déclaré Emmanuel Macron.          Contre-offensive          Jean-Luc Mélenchon a également pris à partie les médias lors de son intervention, qualifiant Franceinfo – qui a diffusé une enquête sur LFI sur son antenne vendredi 19 octobre – de « radio d’Etat » aux ordres du gouvernement. « Je vous mets tous en garde, tous ceux qui titrent sur le fait que nous avons fait de la surfacturation s’exposent à des poursuites », a-t-il déclaré, « car nous n’avons peur de rien ». Dénonçant un « bashing ininterrompu », il s’est adressé directement aux journalistes pour leur « demande[r] de décélérer, vous aussi il faut une désescalade, que vous nous aimiez ou pas ». « Il faut maintenant faire baisser le niveau de violence qui règne dans cette affaire, mais nous ne céderons pas », a-t-il ajouté.          Menant la contre-offensive, le chef de file des « insoumis », qui a été entendu en audition libre jeudi par des policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à Nanterre, a donné sa version des deux affaires qui mettent en cause son parti sur le plan judiciaire. Il a ainsi réaffirmé « sur l’honneur » s’être toujours conformé au droit européen en ce qui concerne l’activité de ses assistants parlementaires à Bruxelles, soupçonnés d’avoir été employés ailleurs qu’au Parlement européen. « Nous sommes honnêtes », a-t-il répété.          Quant aux soupçons de fausses facturations des comptes de campagne et aux activités de sa directrice de communication, Sophia Chikirou, ils ne sont qu’« affabulations », selon lui. « Les informations de Franceinfo sont fausses. Nous nous sommes conformés aux conseils de la Commission des comptes de campagne. Nous aurions pu réclamer huit millions [d’euros] de remboursements de frais de campagne, nous n’en avons demandé que six », s’est-il justifié.          Soutien à Sophia Chikirou          Jean-Luc Mélenchon a affiché un soutien sans faille à la directrice de Mediascop, soupçonnée d’avoir surfacturé ses prestations durant la campagne présidentielle de 2017, et qui a été entendue, elle aussi, par la police vendredi. « Il n’y a aucun mystère dans les activités de Mme Chikirou à notre service. Nous avons choisi la personne la plus compétente, la plus brillante », a-t-il dit, lui renouvelant « l’expression de [s]a confiance totale » et estimant que, dans cette affaire, sa conseillère n’est qu’un « bouc émissaire ».           Lire aussi Mediascop, l’atout com de Jean-Luc Mélenchon             Surtout, le leader de LFI a démenti que les tensions de ces derniers jours, « éprouvants et humiliants », aient pu ternir l’image de son mouvement dans l’opinion publique, ou affaiblir la cohésion de ses troupes en interne. « Il est certain que, sans doute, ici et là, des esprits faibles auront peut-être été impressionnés », a-t-il déclaré, mais « je ne crois pas que nous ayons été atteints, tout au contraire, beaucoup ont été galvanisés ».          Quant à ses emportements personnels répétés, aussi bien contre les médias que contre les forces de l’ordre ou le représentant du parquet lors de la perquisition des locaux de LFI, l’ancien candidat à la présidentielle les a mis sur le compte d’une atmosphère « inédite » : « Je suis un homme, pas une machine, je suis au terme d’une rentrée politique qui a été bien dense (…), j’assume mes responsabilités, toutes », a-t-il expliqué, affirmant qu’« il [lui] arrive parfois de crier plus fort, de [s’]emporter ».          Au passage, le député des Bouches-du-Rhône en a profité pour faire un mea culpa et « [s’]excuser » auprès d’une journaliste dont il avait imité l’accent méridional, mercredi dans la salle des Quatre-Colonnes de l’Assemblée nationale. « Je croyais qu’elle se moquait de moi (…) parce que je suis élu de Marseille et je lui ai répondu en imitant l’accent », a-t-il expliqué.                                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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le député européen et la sénatrice ont lancé leur formation politique vendredi, une semaine après leur sortie du Parti socialiste.
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Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann lancent Après, avec 650 élus, cadres et militants socialistes

Le député européen et la sénatrice ont lancé leur formation politique vendredi, une semaine après leur sortie du Parti socialiste.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 21h16
    |

            Sylvia Zappi








                        


Après. Ce pourrait être le titre d’une chanson sur la fin d’une histoire d’amour. Ce sera le nom, provisoire — Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste — de la formation politique lancée par les anciens leaders de l’aile gauche du PS Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, vendredi 19 octobre, dans une brasserie parisienne.
Une semaine après leur sortie du PS, le député européen et la sénatrice ont annoncé être suivis par 650 élus, cadres et militants, tous signataires de leur « appel de l’alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste ».
Un peu bousculés par les turbulentes perquisitions mardi au domicile de leur nouvel allié, Jean-Luc Mélenchon, comme au local de La France insoumise (LFI), les deux sortants ont présenté leur départ comme un mouvement d’ampleur. « Nous atteindrons plus de 1 000 sortants ce week-end, et plus encore fin octobre avec des arrivées de poids, dont des parlementaires nationaux, a insisté M. Maurel. C’est une scission par bataillons entiers qui veulent s’engager dans cette démarche nouvelle. »

        Lire l’entretien :
         

          Emmanuel Maurel : « Ce n’est pas un départ du PS, c’est une scission »



Un « vrai maillage territorial »
La première liste de leurs soutiens comprend assez peu de personnalités connues du PS. On compte ainsi deux anciens parlementaires, Gaëtan Gorce et Christophe Premat, plusieurs maires, dont Marc Vuillemot, de la Seyne-sur-Mer (Var), ou des chercheurs tels Rémi Lefebvre. Une seule première secrétaire fédérale figure parmi les signataires, celle de la Haute-Marne, Eloïse Venâncio, ainsi que plusieurs secrétaires fédéraux, dont ceux des Bouches-du-Rhône, de la Seine-Saint-Denis, des Yvelines ou de la Haute-Corse. Les autres signatures sont de petits élus locaux et de militants, des responsables de section, qui constituent un « vrai maillage territorial », selon les mots des partants.
Au moment où la direction du PS tente de minimiser la force d’entraînement des deux frondeurs, Marie-Noëlle Lienemann a assuré qu’ils ne voulaient pas « rentrer dans une petite guéguerre avec Olivier Faure [le premier secrétaire du PS] ». Ils se disent tournés vers l’avenir, notamment vers leur rapprochement avec LFI en vue des élections européennes de mai 2019. Selon M. Maurel :
« La question posée à la gauche n’est pas tant l’Europe dont on rêverait mais celle des voies et des moyens pour parvenir à modifier le rapport de force. Sur la manière d’opérer des ruptures radicales et la dénonciation des traités européens, nous avons des points de convergence évidents avec La France insoumise. »
Un congrès est prévu au début de 2019 pour constituer une « force politique nouvelle » dont le « fil rouge sera la république sociale ». Des mots que le fondateur du Parti de gauche aurait pu prononcer. Le Mouvement républicain et citoyen en sera a précisé Bastien Faudot, son porte-parole national.

        Lire aussi :
         

                Après quarante-sept ans au Parti socialiste, Marie-Noëlle Lienemann annonce son départ






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Entre droite et extrême droite, la carrière politique de l’ancien député et eurodéputé, partisan de « l’union des droites », a connu quelques allers-retours.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Lucie Soullier   Publié hier à 14h46, mis à jour hier à 14h46   Lecture 5 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Yvan Blot, alors député européen, lors d’une conférence de presse, le 4 février 1999, à Paris. PIERRE VERDY / AFP             Contributeur sur Boulevard Voltaire et Polémia, cofondateur du Club de l’horloge et des Volontaires pour la France, coopté au Club Valdaï pro-russe et habitué des médias pro-Poutine, adhérent à la Nouvelle droite, animateur sur Radio Courtoisie… Quiconque s’est intéressé aux ponts entre droite et extrême droite en France depuis les années 1970 a forcément croisé le nom d’Yvan Blot, mort le 10 octobre à 71 ans. Pour les autres, la biographie politique de l’ancien du Rassemblement pour la République (RPR) passé au Front national offre une traversée de près de cinquante ans dans l’histoire de l’extrême droite française.          « Du génocide de Vendée au génocide par indifférence des Français de souche, c’est un même crime contre notre avenir et celui du peuple ! Il faut le dénoncer ! » Les derniers mots publiés le 21 septembre par Yvan Blot sur Boulevard Voltaire – le site lancé par Robert Ménard, le maire de Béziers élu avec le soutien du FN – sonne en effet le glas d’une vie à penser, écrire et faire campagne très à droite. Dans un billet intitulé « Absence de politique familiale : l’Europe disparaît ! », le retraité de l’inspection générale au ministère de l’intérieur gronde contre le « remplacement des anciennes populations par des étrangers » et le « génocide par indifférence des Français de souche ».          Un discours identitaire et racialiste qu’Yvan Blot a tenu près d’un demi-siècle durant, se présentant avec un « i » dans les milieux pro-russes ou sous le pseudonyme « Michel Norey » pour signer certains des textes les plus racialistes de la Nouvelle Droite dans les années 1970.          En 1974, il cofonde le Club de l’horloge, un think tank réunissant des hauts fonctionnaires de droite et d’extrême droite, avec Henry de Lesquen, candidat aspirant à l’élection présidentielle de 2017 au programme ouvertement raciste et révisionniste, et Jean-Yves Le Gallou, très identitaire ancien député européen frontiste et fondateur de la fondation Polémia. C’est d’ailleurs sur le site de Polémia qu’Yvan Blot publie, au cours de l’été 2018, une dernière série de billets sur ce qu’il nomme « la décadence occidentale » en quatre actes déclinistes : religieux, politique, culturel et économique.          Flamme nationaliste                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Réforme des retraites : le satisfecit prudent de la CFDT

Laurent Berger, le secrétaire général de la centrale cédétiste, estime avoir été entendu avant la concertation qui doit reprendre le 22 octobre.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 12h23
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 14h40
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Pour le moment, la CFDT n’a pas d’objection à émettre sur la réforme des retraites, mais elle compte bien peser dans les débats. C’est, en substance, le message délivré par Laurent Berger, le secrétaire général de la centrale cédétiste, à l’occasion d’une journée d’études qui s’est tenue, jeudi 18 octobre, au siège de la confédération. La prise de parole du leader syndical survient huit jours après la présentation des premiers grands principes qui vont guider la transformation de nos régimes de pension. Cet énorme chantier se poursuit avec un deuxième cycle de concertation entre Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire chargé du dossier, et les partenaires sociaux. Les discussions doivent reprendre lundi 22 octobre.
Si le discours de la CFDT s’avère, à ce stade, plutôt positif, c’est d’abord parce qu’« il y a une méthode de concertation (…) qui a permis de voir qu’on avait droit à la parole sur ce sujet-là », a souligné M. Berger, jeudi. De même, la volonté du gouvernement d’engager une « réforme systémique » convient à la CFDT, puisqu’elle plaide en ce sens, depuis plusieurs années, afin, notamment, de « remettre de la solidarité » dans le système. Autrement dit, la bienveillance est de mise, pour l’instant, contrairement à la ligne, d’ores et déjà hostile, qui prévaut à la CGT et chez FO.
Problématiques brûlantes
Restent les mesures elles-mêmes, qui sont susceptibles d’être arrêtées. Au vu des premières orientations dévoilées le 10 octobre, M. Berger considère avoir été entendu sur plusieurs thèmes qui constituent autant de « lignes rouges » à ne pas franchir.
Ainsi, s’agissant de la règle des 62 ans (l’âge minimum pour partir à la retraite), « on a eu un engagement du haut-commissaire que ce sujet-là n’était pas dans le cadre de la concertation », a rapporté M. Berger. Une précision importante, car les esprits s’étaient échauffés, il y a une dizaine de jours, à propos de l’hypothèse...




                        

                        


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Raphaël Glucksmann veut occuper la « place publique »

L’essayiste publie un livre et lance une structure politique avec d’autres intellectuels pour créer un logiciel politique entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 15h03
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

On peut le voir comme l’aboutissement d’une lente maturation personnelle. L’essayiste Raphaël Glucksmann, 39 ans, a une rentrée très politique. Et entend prendre toute sa place dans le débat actuel de la recomposition de la gauche. Son essai Les Enfants du vide. De l’impasse individualiste au réveil citoyen (Allary, 220 p., 18,90 euros), sorti le 11 octobre, a tout du manifeste de réarmement idéologique d’une gauche écologiste, humaniste et pro-européenne.
Ensuite, l’initiative qu’il lance notamment avec l’économiste Thomas Porcher et l’écologiste Claire Nouvian commence à avoir une existence concrète : une structure qui doit s’appeler Place publique – en référence au mouvement des places (Maïdan, Tahrir, etc.) dont M. Glucksmann se réclame dans son livre – doit être lancée début novembre. Un texte en huit points devrait ainsi être publié pour créer un logiciel politique qui trouverait sa place dans un espace entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.
L’essai de M. Glucksmann entre dans cette logique. C’est une tentative pour donner du sens à un nouvel engagement citoyen avec, au centre des préoccupations, la question écologique. Dans Les Enfants du vide, l’intellectuel part du fait que sa génération sans repères doit réinventer − voire réenchanter − une gauche en état de mort cérébrale. A défaut d’un tel sursaut, « l’insurrection populiste » gagnera.
Aucune question taboue
Construit en trois parties, ce passionnant essai dresse un constat cinglant de « la société de solitude », où l’être postmoderne règne, ignorant tout sens du collectif, tout sacrifice pour l’Autre. L’incarnation de cette dérive est l’Homo economicus, que l’auteur se propose de défaire méthodiquement. Sa solution peut apparaître simple et à la fois audacieuse : plus de solidarité, plus de démocratie, plus d’écologie. Aucune question n’est taboue chez Glucksmann, qui prend de front tous les débats qui traversent la gauche,...




                        

                        


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Les Corses en lutte contre un crédit d’impôt pour les investissements

Un amendement au projet de loi de finances 2019 pour mettre fin à une niche fiscale a été adopté jeudi 18 octobre.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 12h29
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

Les gestionnaires de patrimoine rivalisent de qualificatifs racoleurs pour vanter cette « niche fiscale fabuleuse », cette « opportunité fiscale exceptionnelle ». Les élus corses, en revanche, y voient un cheval de Troie de la spéculation en Corse. Ils ont rédigé un amendement au projet de loi de finances pour 2019 excluant les meublés de tourisme du crédit d’impôt pour les investissements réalisés en Corse (CIIC), adopté jeudi 18 octobre à l’Assemblée nationale, avec un avis favorable du gouvernement.
En vigueur depuis 2003, le CIIC bénéficie aux petites et moyennes entreprises réalisant des investissements productifs en Corse. Le montant du crédit d’impôt est de 20 % du prix de revient des investissements, 30 % pour les très petites entreprises. A l’origine destiné à favoriser l’investissement industriel et commercial en Corse, il n’a pas tardé à être identifié comme « un formidable outil d’investissement immobilier au service de l’optimisation patrimoniale », comme l’écrit Corsea Promotion dans sa brochure. La location saisonnière avec services parahôteliers, qui se situe à mi-chemin de la location meublée et de l’hôtellerie, peut en effet bénéficier de ce crédit d’impôt au même titre qu’un investissement hôtelier.
« Effets indésirables »
Avec une double conséquence. Cette spéculation a nourri la flambée des prix de l’immobilier, accroissant les difficultés d’accès au logement ou à la propriété pour les insulaires, et l’hôtellerie de métier a fortement souffert de cette « concurrence déloyale ». Aujourd’hui, le taux de résidences secondaires est de 37,2 % en Corse contre 9,6 % pour l’ensemble de la France et la parahôtellerie y représente 75 % de l’offre d’hébergement touristique.
Jean-Félix Acquaviva, député (Libertés et Territoires) de la Haute-Corse, auteur de l’amendement, dénonce « un crédit d’impôt galvaudé au profit de l’économie de la rente ». François Pupponi (Socialistes et apparentés)...




                        

                        

