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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Le concepteur du Musée de la bataille de Valmy cherche à s’inscrire dans l’environnement sans le dénaturer.
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Pierre-Louis Faloci, grand Prix d’architecture 2018

Le concepteur du Musée de la bataille de Valmy cherche à s’inscrire dans l’environnement sans le dénaturer.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 13h36
    |

            Isabelle Regnier








                        



                                


                            

Le Grand prix d’architecture 2018 a été attribué à Pierre-Louis Faloci. Cette distinction, la plus prestigieuse en France dans le champ de l’architecture, vient couronner une œuvre conçue dans un rapport intime avec le paysage, l’histoire, l’environnement, autant qu’une démarche éthique en prise avec les enjeux de l’anthropocène.
Le lauréat, à qui l’on doit entre autres le Centre européen du résistant déporté, en Alsace, noir monolithe qui épouse la topographie de la montagne (2005), le musée de la bataille de Valmy, incrusté dans une plaine agricole au pied d’un moulin à vent (2015), ou la transformation de la Halle aux sucres de Dunkerque en learning center (2016), part du principe que l’architecture altère le paysage et que maître-d’œuvre se doit de penser en conséquences. En l’espèce, le Centre européen d’archéologie du mont Beuvray, projet mitterrandien qu’il a porté avec son agence pendant plus de vingt ans, dont la livraison est prévue pour 2019, s’annonce comme son grand œuvre.
L’atelier de Méliès
Pierre-Louis Faloci associe sa vocation à un souvenir d’enfance : l’édification d’un immeuble d’habitation devant sa maison familiale, qui a occulté la vue qu’elle offrait sur les collines et la baie de Nice où il est né, en 1949. Petit-fils d’un exploitant de cinéma, l’architecte a forgé sa vision du monde avec le cinéma. L’Avventura d’Antonioni d’abord, film fondateur qu’il voit pour la première fois très jeune, et bientôt Godard, Tarkovski, Kurosawa, Kiarostami... Cet amour du cinéma le conduira notamment, pendant ses études, à étudier l’atelier de Méliès, à Montreuil, structure métallique couverte de vitrages transparents et translucides typiquement moderniste qu’il décrit comme une « machine de vision », qui inspirera ses premiers bâtiments : la Ménagerie de verre et les showrooms parisiens d’Issey Miyake et de Shiro Kuramata.
Biberonné à la philosophie de l’école de Francfort, à la pensée de Deleuze, à la sociologie d’Hubert...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ La série de David Gelb alterne portraits biographiques dramatisés avec épisodes instructifs sur de lointaines traditions culinaires oubliées.
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« Chef’s Table » : un peu de pâte, beaucoup de pathos…

La série de David Gelb alterne portraits biographiques dramatisés avec épisodes instructifs sur de lointaines traditions culinaires oubliées.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 13h00
    |

            Renaud Machart








                        



   


Netflix, à la demande, série documentaire
On avait regretté récemment (Le Monde du 5 mai) que, pour ces portraits de chefs à travers le monde que propose la série culinaire Chef’s Table, créée par David Gelb en 2015, l’aspect biographique prenne trop souvent le pas sur le propos strictement culinaire.

        Lire la critique :
         

          « Chef’s Table », snob, irritante et passionnante



Le premier des quatre épisodes qui constituent le cinquième « volume » (et non « saison », ce serait trop vulgaire) de ce programme volontiers chic et snob réitère cette tendance : il n’est quasi exclusivement question, au sujet de la chef mexicaine Cristina Martinez, que de son trajet personnel de femme battue devenue immigrée illégale aux Etats-Unis.
On ne peut évidemment que compatir à ce témoignage qui s’inscrit dans l’ère #metoo. Mais on regrettera cependant qu’entre deux séquences lacrymales, au pathos un peu trop mis en scène et en musique, on n’ait droit qu’à de rares renseignements sur la cuisine qu’elle pratique dans une enseigne populaire de Philadelphie.
Un pathos un peu trop mis en scène et en musique
A l’opposé du spectre, le cas d’Albert Adria, le jeune frère de Ferran Adria, portraituré dans le dernier épisode de cette livraison de Chef’s Table, semble appeler aussi à la compassion, mais pour d’autres raisons : le petit génie caché derrière le sorcier de la cuisine moléculaire d’El Bulli, l’enseigne catalane mythique fermée en 2011, perdu dans les arcanes moléculaires, aurait failli craquer.
A force de concevoir avec et pour son frère des moules sphériques, des espumas intergalactiques et des biscuits à l’azote liquide, il en est presque venu à ouvrir… un bar à tapas. Cet aveu poignant est naturellement accompagné de musique digne d’un enterrement de chef d’Etat.
Un travail d’ethnologue
Heureusement, les deux autres épisodes de cette nouvelle saison sont autrement captivants et réinstallent la cuisine au centre du propos et de l’histoire. L’épisode 2 s’intéresse au chef turc Musa Dagdeviren. Il raille les écoles culinaires de son pays, centrées sur les techniques de gastronomie française, alors que la cuisine traditionnelle turque, dont les recettes sont transmises par voie orale, se perd.
Dagdeviren, qui ne se prend pas pour le sauveur du monde culinaire, a redonné au kebab ses lettres de noblesse, fait un travail d’ethnologue en visitant une quarantaine de villages dans toutes les régions de la Turquie afin de recueillir et essayer par lui-même les recettes dites « de grand-mère ».
Bo Songvisava, la forte tête
Pour l’épisode 3, la caméra part à Bangkok, où officie Bo Songvisava, chef de cuisine thaïlandaise formée en Australie et au Nahm, le fameux restaurant thaï de David Thompson à Londres. Revenue au pays, la jeune femme propose désormais des plats qui rappellent eux aussi à ses compatriotes la cuisine que leur faisaient leurs grands-parents, mais présentés selon les canons de la cuisine contemporaine.
Bo Songvisava encourage et soutient la production du sucre de palme (un ingrédient commun à presque tous les plats de la cuisine thaï) plutôt que de souscrire à l’emploi, quasi généralisé aujourd’hui dans son pays, du sucre blanc raffiné ; elle traque les producteurs de produits naturels en Thaïlande où le label bio n’est pas vraiment présent…
Cette forte tête dit bravachement ne pas moduler les quantités de piment en fonction du palais des touristes, habitués à une cuisine thaï dévoyée et sans saveur. Et de lancer, délicieusement incorrecte et rafraîchissante : « Il y a des clients pour lesquels on préférerait qu’ils ne viennent pas manger chez nous… »

        Lire la critique parue en 2017 :
         

          « Chef’s Table », la série qui aiguise les appétits




        Lire aussi la critique parue en 2016 :
         

          « Chef’s Table » fait enfin honneur à la gastronomie française



Chef’s Table, saison 5, série documentaire créée par David Gelb (EU, 2018, 4 × 45-51 min). www.netflix.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Un documentaire scientifique, mais accessible, s’intéresse aux usages thérapeutiques de ces techniques.
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« Les Etonnantes Vertus de la méditation » : une médecine à part entière

Un documentaire scientifique, mais accessible, s’intéresse aux usages thérapeutiques de ces techniques.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 12h00
    |

            Alain Constant








                        



   


Arte, samedi 20 octobre à 23 h 30, documentaire
Si les multiples bienfaits de la méditation ne font plus de doute, il est tout de même déconseillé de laisser son cerveau vagabonder en regardant ce documentaire scientifique. Bien construit, riche d’interventions de médecins et chercheurs de haut niveau, rendu plus accessible par des images de synthèse animées, ce programme demande une attention soutenue.
Des hôpitaux parisiens aux universités américaines, des paroles de soignants à celles de patients, les bienfaits de la méditation sur le fonctionnement de notre cerveau et de notre organisme sont méticuleusement analysés. Ce qui concerne l’esprit concerne le corps. Et ce qui était considéré il y a quelques décennies comme une médecine alternative devient médecine à part entière. Il y a près de quarante ans, les premières recherches poussées sur la méditation n’intéressaient que les psychiatres et les psychologues. Au fil du temps, cardiologues, neuroscientifiques, immunologues et endocrinologues se sont intéressés aux bienfaits de la méditation sur leurs patients.
Freiner le vieillissement cérébral
Les résultats d’études cliniques menées depuis 2004 à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, par le psychiatre Christophe André prouvent que la méditation soigne avec une certaine efficacité les dépressifs chroniques. On apprend que la méditation a également un effet bénéfique sur les maladies inflammatoires car elle réduit le stress, ce terrible facteur de morbidité. Plus étonnant, on apprend que méditer peut, dans certains cas, soulager la douleur corporelle. Des études ont prouvé que l’anticipation de la douleur à venir augmente la sensation douloureuse. En agissant sur les phénomènes d’anticipation anxieuse, la méditation atténue le mal.
Les techniques de méditation sont désormais utilisées en accompagnement thérapeutique dans de nombreux hôpitaux américains et européens. En Californie, des recherches sur le vieillissement cellulaire ont montré que la longévité physique peut aussi être liée à l’état psychologique de manière mécanique. D’où l’intérêt de séances de méditation pour freiner le vieillissement cérébral. Prendre le temps de méditer ferait donc gagner du temps sur le temps qui passe. De quoi donner envie de fermer les yeux…
Les Etonnantes Vertus de la méditation, de Benoît Laborde (Fr., 2017, 52 min). www.arte.tv



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Selon une étude du CSA, l’offre jeunesse des chaînes publiques et privées s’adresse surtout aux enfants, laissant de côté les adolescents.
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Les adolescents, grands oubliés de la télévision française

Selon une étude du CSA, l’offre jeunesse des chaînes publiques et privées s’adresse surtout aux enfants, laissant de côté les adolescents.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 11h33
    |

                            Alexandre Berteau








                        



                                


                            

La télévision française ne favorise pas l’ouverture d’esprit et l’imaginaire des adolescents. C’est, en substance, le constat dressé par Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) dans une étude publiée dimanche 14 octobre, à l’occasion du MIPJunior, le festival des programmes pour enfants organisé à Cannes.
Selon le CSA, les chaînes gratuites et payantes peuvent certes se targuer de proposer un volume abondant de contenus destinés à la jeunesse. Mais cette offre étant « constituée essentiellement de programmes à visée ludique et récréative », elle s’adresse surtout aux enfants, note le document. De fait, alors que « les dessins animés sont surreprésentés », les fictions et les émissions d’information dévolues aux adolescents se font rares.
Les conséquences de ce manque de diversité ne sont pas anodines. Faute de contenus spécifiques à leur âge, les jeunes de plus de 11 ans n’ont d’autre choix que de se tourner vers l’offre grand public, et notamment la télé-réalité et le sport, observe le CSA. En 2016, un tiers des programmes les plus regardés par les 11-18 ans étaient des grandes compétitions sportives.

Les rendez-vous d’actualité pour adolescents sont encore peu nombreux. Seules Arte, France 4 et LCI ont installé un journal télévisé pour les jeunes téléspectateurs. Pourtant, « ils ont besoin d’explications adaptées pour les aider à décrypter le monde qui les entoure », estime Carole Bienaimé Besse, membre du CSA et présidente du groupe de travail sur la protection de la jeunesse.
Fuite vers Netflix et YouTube
La fiction apparaît comme l’autre parent pauvre des grilles de programmes jeunesse. Quant aux rares séries et téléfilms existants, ce sont bien souvent des productions étrangères. Or, « pour se construire, les adolescents ont besoin de pouvoir s’identifier à des personnages qui leur ressemblent, qui font face aux mêmes problématiques, dans un décor qui leur est familier »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Une nouvelle traduction dans une nouvelle « Pléiade » consacre la vitalité de l’écrivain praguois. Enquête sur une œuvre désormais parée pour le XXIe siècle.
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Franz Kafka, l’inépuisable

Une nouvelle traduction dans une nouvelle « Pléiade » consacre la vitalité de l’écrivain praguois. Enquête sur une œuvre désormais parée pour le XXIe siècle.



LE MONDE DES LIVRES
 |    20.10.2018 à 08h00
    |

            Nicolas Weill








                        



                                


                            
Nouvelles et récits. Œuvres complètes I et Romans. Œuvres complètes II, de Franz Kafka, traduit de l’allemand (Autriche) par Isabelle Kalinowski, Jean-Pierre Lefebvre, Bernard Lortholary et Stéphane Pesnel, édité sous la direction de Jean-Pierre Lefebvre, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1408 p., 60 € jusqu’au 31 mars 2019 et 1088 p., 55 € jusqu’au 31 mars 2019.

Classique absolu », « classique de la modernité », Franz Kafka (1883-1924) est resté jusqu’à ce jour un contemporain, et ce malgré sa mort précoce, à 41 ans, même si ses descriptions de l’oppression bureaucratique ou de l’homme livré à des puissances invisibles et arbitraires ont pu paraître porter sur les seules monstruosités du XXe siècle. La parution dans « La Pléiade » des deux premiers tomes des Œuvres complètes retraduites, dirigés par Jean-Pierre Lefebvre (lire l’entretien page suivante), constitue un événement, y compris en 2018.
Fécondité de Kafka
Car, en cette rentrée littéraire, deux fictions remarquées font explicitement référence à l’auteur du Château. La romancière américaine Nicole Krauss imagine, dans Forêt obscure (L’Olivier), un Kafka ayant survécu à la tuberculose et s’installant à Tel-Aviv comme restaurateur puis jardinier. Quant à l’Algérien Boualem Sansal, qui a découvert Kafka à 18 ans grâce à sa lecture de Camus, il applique, dans Le Train d’Erlingen (Gallimard), le paradigme de La Métamorphose (un homme subitement transformé en bestiole) comme la métaphore de la conquête subreptice de la société par l’islamisme. En Allemagne aussi, la littérature continue plus que jamais à être fécondée par Kafka. L’écrivaine Ulrike Draesner, née en 1962, a ainsi consacré deux nouvelles à une réécriture de La Métamorphose et d’Un virtuose de la faim (dans le recueil Richtig liegen [« Etre à l’endroit »], 2011,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Le maître d’œuvre de la nouvelle « Pléiade », et principal traducteur, aborde son rapport à l’auteur du « Procès » et décrit son approche de la langue kafkaïenne.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Jean-Pierre Lefebvre : « Kafka, un style incroyable de clarté »

Le maître d’œuvre de la nouvelle « Pléiade », et principal traducteur, aborde son rapport à l’auteur du « Procès » et décrit son approche de la langue kafkaïenne.



LE MONDE DES LIVRES
 |    20.10.2018 à 07h45
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 15h10
    |

            Nicolas Weill








                        



                                


                            
Le germaniste Jean-Pierre Lefebvre (né en 1943), professeur émérite de littérature allemande à l’Ecole normale supérieure, vient de traduire et de commenter l’essentiel des nouvelles et récits de Kafka qui paraissent en deux volumes dans « La Pléiade » (Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1408 p., 60 € jusqu’au 31 mars 2019, et 1088 p., 55 € jusqu’au 31 mars 2019 ; les deux suivants contiendront les correspondances et le Journal). Ces deux premiers volumes rassemblent notamment tous les textes publiés du vivant de Kafka ainsi que ses trois romans posthumes, remis dans l’ordre chronologique de leur écriture, Le Disparu [Amerika] (1911-1912), Le Procès (1914) et Le Château (1922).

Comment caractériseriez-vous la nouveauté de votre traduction ?
Quand on m’a confié cette tâche, il y a quatre ans, j’avais tout lieu d’être intimidé par mes prédécesseurs, Alexandre Vialatte, Bernard Lortholary, Georges-Arthur Goldschmidt, Marthe Robert… J’ai quand même accepté de relever le défi. Un des points auquel je me suis attaché a consisté à identifier, dans la prose de Kafka, les éléments récurrents qui façonnent son ton si singulier. Et, en particulier, une série de tout petits mots allemands qui constituent autant de marqueurs musicaux forts : doch, nun, sonst [« pourtant », « à vrai dire », « sinon »]. Ils ont beau être monosyllabiques, ils pèsent très lourd dans la direction que prend la phrase et donnent un tour très subjectif à l’énoncé. Ces « épices » m’ont semblé mériter un travail de vigilance.
Quels changements significatifs avez-vous opéré ?
J’ai par exemple modifié un titre célèbre pour la nouvelle Das Urteil, en optant pour La Sentence plutôt que Le Verdict. En français, « sentence » connote son prolongement ordinaire : la sentence de mort (et tel sera le destin du héros). Dans La Métamorphose, j’ai nommé l’animal...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Le germaniste évoque la place de Kafka dans la littérature allemande.
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Bernard Banoun : « Kafka est un manuel d’apprentissage pour les écrivains allemands venus d’ailleurs »

Le germaniste évoque la place de Kafka dans la littérature allemande.



LE MONDE DES LIVRES
 |    20.10.2018 à 07h45
    |

            Nicolas Weill








                        



                                


                            
Bernard Banoun est germaniste, professeur de littérature de langue allemande des XXe et XXIe siècles à l’université Paris-Sorbonne, faculté des Lettres (UFR d’études germaniques et nordiques) et traducteur.
A quoi tient selon vous désormais la « modernité » de Kafka, dans la littérature actuelle, notamment allemande ?
La réception française de Kafka a été assez monolithique, me semble-t-il, et plus que dans les pays de langue allemande (en tout cas qu’en RFA et Autriche). Le cas de la RDA est différent, car Kafka n’était pas en odeur de sainteté dans la politique culturelle – une litote – au moins jusqu’à la fin des années 1960. Pour certains auteurs (Ulrike Draesner, Katja Lange-Müller, etc.), on peut considérer que leurs textes relisent Kafka ouvertement. Draesner a écrit deux nouvelles qui sont des réécritures de Kafka (La Métamorphose et Un virtuose de la faim) en plaçant l’intrigue un siècle plus tard et dans une perspective féminine ou féministe (en l’occurrence les personnages masculins de Kafka sont, chez elle, des femmes). Pour des auteurs comme Wolfgang Hilbig ou Elfriede Jelinek, Kafka reste également un auteur « canonique ».
C’est aussi le cas pour les écrivains germanophones « venus d’ailleurs » (dont l’allemand est la langue d’adoption) et qui ont un rapport très fort à Kafka. La position « minoritaire » s’applique dans ce cas. C’est l’extraterritorialité de Kafka qui joue un rôle fondateur par rapport à un canon central et national. Pour Navid Kermani, allemand d’origine iranienne, comme pour Yoko Tawada, japonaise qui écrit en allemand ou pour la germano-turque Emine Sevgi Özdamar, il est un manuel d’apprentissage de l’allemand littéraire.
Kafka fait-il toujours parti du « canon » littéraire de base, notamment au Lycée et à l’université ?
Théoriquement oui, bien sûr. Mais se pose ici un problème plus général, celui de la lecture, canon ou pas,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Entretien avec l’un des meilleurs connaisseurs de Kafka, auteur d’une immense biographie de l’écrivain praguois – pas encore traduite en français.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Reiner Stach : « C’est seulement maintenant que le monde de Kafka devient réalité »

Entretien avec l’un des meilleurs connaisseurs de Kafka, auteur d’une immense biographie de l’écrivain praguois – pas encore traduite en français.



LE MONDE DES LIVRES
 |    20.10.2018 à 07h45
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 15h07
    |

            Nicolas Weill








                        



                                


                            
L’essayiste allemand Reiner Stach, né en 1951, est l’auteur de la biographie la plus exhaustive parue à ce jour sur Franz Kafka (1883-1924). Celle-ci se compose de trois volumes, parus aux éditions Fischer : Kafka. Die Jahre der Entscheidungen (« Kafka les années décisives »), 2002 ; Kafka. Die Jahre der Erkenntnis (« Les années de reconnaissance »), 2008 et Kafka. Die frühen Jahre (« Les années de jeunesse »), 2014. Traduit en anglais et en espagnol, ce travail monumental ne l’a pas encore été en français.

On dit parfois que Kafka est l’écrivain du totalitarisme bureaucratique, propre au XXe siècle. Comment peut-il encore concerner le nôtre ?
La bureaucratie telle qu’elle est décrite dans Le Procès ou Le Château n’est ni fasciste ni totalitaire. Il faut regarder le texte à la loupe. Rien n’y fonctionne par la violence mais bien par la surveillance, la destruction de l’intimité. Dans Le Procès, la victime va être psychiquement détruite avant de l’être physiquement. Or, au XXIe siècle, nous observons un phénomène analogue. Dans chaque ville moderne sont installées des centaines de milliers de caméras. Impossible de téléphoner sans qu’un tiers vous écoute… On procède à des reconnaissances faciales par ordinateur, etc. Voilà qui nous renvoie à Kafka, mais cette fois-ci d’une façon précise, car c’est exactement cette pratique-là du pouvoir qu’il a décrite. Le monde de Kafka devient seulement aujourd’hui réalité.
Comment la langue de Kafka résonne-t-elle à l’oreille des lecteurs allemands actuels ? Leur paraît-elle surannée ou au contraire très moderne ?
Très moderne. Elle a l’avantage d’être très simple, ce qui la rend du coup difficile à traduire, tous les traducteurs le disent. Mais pour une oreille allemande, cette langue tinte de façon très sobre, claire, apparemment transparente. Elle a un comme un cooler sound effect...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Le sociologue Bernard Lahire a consacré en 2010 un livre à Kafka qui tente de penser à travers lui la création littéraire moderne. Entretien
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Bernard Lahire : « Kafka procède à une mise en lumière des mécanismes de la domination »

Le sociologue Bernard Lahire a consacré en 2010 un livre à Kafka qui tente de penser à travers lui la création littéraire moderne. Entretien



LE MONDE DES LIVRES
 |    20.10.2018 à 07h45
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 15h27
    |

            Nicolas Weill








                        



                                


                            
Bernard Lahire, professeur de sociologie à l’ENS de Lyon, membre senior de l’Institut universitaire de France, est notamment l’auteur de Franz Kafka. Eléments pour une théorie de la création littéraire (La Découverte, 2010, paru en poche en mars 2018), qui tente de penser à travers lui la création littéraire moderne.

En quoi Kafka (1883-1924) est-il « sociologue » ?
Il y a chez Kafka ce que l’on peut appeler une « sociologie implicite ». S’il faut ajouter « implicite », c’est parce qu’elle ne se présente pas sous la forme d’un système ou d’une théorie formulée comme telle, mais qu’elle structure, informe la narration kafkaïenne. Kafka est un écrivain, pas un sociologue. Mais son attitude permanente d’observateur désengagé, son sens du relativisme anthropologique, sa profonde conviction sur le fait que les êtres humains sont « sociaux de bout en bout », son attention particulière à tout ce qui relève du rituel, de la croyance et de la force des habitudes dans la vie sociale, son étonnement devant la capacité des êtres humains à intérioriser sur le mode de l’évidence la situation que l’histoire nationale ou familiale les a forcés à vivre, et surtout son extrême sensibilité à toutes les formes de domination (entre parents et enfants, hommes et femmes, supérieurs hiérarchiques et subordonnés, dominants linguistiques et dominés linguistiques, religieusement dominants et religieusement dominés, etc.), tout cela évidemment n’est pas étranger à la sociologie.
Les différences sont importantes entre l’époque de Kafka et la nôtre, mais ce qu’il restitue des logiques sociales de son époque n’est pas propre qu’à cette époque. Ses récits, nouvelles ou romans inachevés témoignent de sa capacité à mettre en lumière des mécanismes très généraux de la domination, et de l’intériorisation de la domination, qui traversent les époques. En ce sens, Kafka est bien une sorte de sociologue ou d’anthropologue et non un historiographe, un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ La chanteuse pop de 28 ans à appeler ses fans à voter aux élections de mi-mandat et a soutenu deux candidats démocrates du Tennessee. L’extrême droite a hurlé à la « trahison » de sa « déesse aryenne ».
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Taylor Swift parle, la country se tait


                      La chanteuse pop de 28 ans à appeler ses fans à voter aux élections de mi-mandat et a soutenu deux candidats démocrates du Tennessee. L’extrême droite a hurlé à la « trahison » de sa « déesse aryenne ».



M le magazine du Monde
 |    20.10.2018 à 07h15
    |

                            Clémentine Goldszal








   


En 2003, une artiste a traumatisé le monde de la country. Lors d’un concert à Londres, la chanteuse des Dixie Chicks, groupe texan qui vendait dans les années 1990 des millions d’albums grâce à des singles tels que Little Ol’Cowgirl ou Cowboy Take Me Away, déclarait : « Nous ne voulons pas de cette guerre, et nous avons honte que notre président soit originaire du Texas. » En pleine controverse sur l’engagement américain en Irak sous la présidence de George W. Bush, ce commentaire fit l’effet d’une bombe : les quelque 2 000 radios country du pays boycottèrent le groupe, les ventes chutèrent, des fans outragés se donnèrent rendez-vous sur le parking de leur label pour pilonner leurs CD…
Quinze ans plus tard, l’ambiance n’a officiellement guère changé à Nashville, dans le petit milieu superpuissant de la musique country – selon BuzzAngle Music, qui chiffre les recettes de l’industrie du disque, la country représentait 12 % des ventes d’albums au niveau national en 2017 ; un chiffre bien plus élevé dans les Etats du Sud et de la Bible Belt, bastions des Eglises évangéliques, des classes populaires blanches et du Parti républicain.
« A Nashville, l’industrie de la musique est très à gauche, mais les artistes ont peur de partager leurs opinions politiques, car leurs fans sont conservateurs. La plupart votent démocrate en secret. » Beville Dunkerley, « Rolling Stone Country »
Et pourtant, un nouveau séisme idéologique a frappé le 7 octobre. Dans un post Instagram « liké » plus de deux millions de fois, Taylor Swift, superstar native de Pennsylvanie mais résidente du Tennessee, dont les albums paraissent depuis ses débuts sur le label de Nashville Big Machine Records, appelait ses fans à s’inscrire sur les listes électorales, et apportait son soutien aux deux candidats démocrates de l’Etat pour les élections de mi-mandat, le 6 novembre. L’impact de ce court texte a été immédiat : le site officiel vote.org a enregistré une hausse significative du nombre d’inscriptions dans les jours qui ont suivi, particulièrement dans la tranche d’âge des 18-24 ans, cœur de cible de Swift, 28 ans. Un événement majeur dans un Etat régulièrement pointé du doigt pour son taux record d’abstention.

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                « Taylor Swift s’est lancée dans un combat anti-Trump avec une stratégie digne de Machiavel »



Beville Dunkerley, résidente de Nashville et fondatrice de Rolling Stone Country, l’antenne spécialisée du célèbre magazine musical, se réjouit du courage de la pop star : « A Nashville, l’industrie de la musique est très à gauche, mais les artistes ont tous peur de partager leurs opinions politiques, car leurs fans sont fermement conservateurs. La plupart votent démocrate en secret. » Ce que célèbre (discrètement) la capitale du Tennessee, c’est donc une fissure dans cette omerta qui pèse lourd sur des vedettes prises en étau entre leurs convictions intimes et leur public.
40 millions d’albums, 112 millions d’abonnés sur Instagram
Un débat qui remonte à loin : en 1975 déjà, la star Loretta Lynn faisait scandale avec son single The Pill (sur la pilule contraceptive). Et même si le genre s’ouvre, depuis quelques années, à la communauté LGBTQ, avec des tubes qui abordent en douceur la question de la différence, Dieu, les armes à feu, les chagrins d’amour, la prison et les pick-up trucks demeurent les incontournables de toute chanson country, chantés en leur temps par Johnny Cash, Hank Williams ou Dolly Parton.
Cependant, alors que quelques artistes venus de Nashville parviennent à se frayer un chemin vers le très grand public, nul n’a réussi sa mue avec autant de succès que Taylor Swift. Révélée au milieu des années 2000 avec des ritournelles sentimentales jouées à la guitare acoustique, Swift a viré pop en 2012, devenant la superstar que l’on connaît (près de 40 millions d’albums vendus, 112 millions d’abonnés sur Instagram) hors de l’Amérique. Durant la campagne présidentielle, elle fut pourtant l’une des seules stars de son calibre à ne pas se prononcer publiquement sur ses intentions de vote. Et, bien qu’elle se soit depuis revendiquée féministe et exprimée en faveur du contrôle de la vente d’armes à feu, le doute planait toujours sur son orientation politique, permettant même au Parti républicain et aux suprémacistes blancs de revendiquer son soutien tacite. L’extrême droite a d’ailleurs instantanément réagi à la « trahison » de sa « déesse aryenne » : les commentaires outragés ont fleuri sur les forums en ligne 4chan et Reddit. Et Donald Trump, lui, a déclaré aimer sa musique « 25 % de moins ».

Ce qui l’autorise aujourd’hui à dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas ? Selon Beville Dunkerley, « Taylor a un statut à part. C’est une icône. Je ne crois pas que des stars plus spécifiquement country, comme Miranda Lambert ou Carrie Underwood, pourraient faire ce qu’elle a fait sans prendre le risque de conséquences catastrophiques pour leurs carrières. » Malgré cette spectaculaire percée, le temps du coming out est encore loin pour les démocrates de Music City.



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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Chaque samedi, « La Matinale du Monde » vous propose une sélection d’émissions à voir et revoir en différé.
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Cornes de rhinocéros, Basquiat et le conservateur d’Hitler : trois replays pour un week-end

Chaque samedi, « La Matinale du Monde » vous propose une sélection d’émissions à voir et revoir en différé.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h47
   





                        



   


LES CHOIX DE LA MATINALE
Pour ce week-end d’automne, La Matinale vous suggère une plongée dans le lucratif et alarmant trafic de cornes de rhinocéros, un film glaçant sur les marchands d’art et le IIIe Reich, et un documentaire sur Basquiat vu par ses proches.
Les cornes de la discorde

C’est un trafic méconnu, qui est pourtant aussi lucratif que ceux de l’or ou de l’héroïne. En Asie, et principalement en Chine et au Vietnam, la corne de rhinocéros se vend 40 000 euros le kilo au marché noir. Les conséquences sont graves : au rythme actuel des carnages, cette espèce animale devrait disparaître d’ici vingt ans. Derrière ces massacres dictés par la loi du marché se cache le crime organisé. Par une multitude d’intermédiaires, il a tissé sa toile d’un continent à l’autre.
A l’échelle de l’Afrique, les tueries sont presque banales. On estime qu’un rhinocéros est tué toutes les huit heures. Le film, qui offre une enquête approfondie, remonte toutes les pistes, y compris jusqu’aux braconniers. A l’autre bout de la chaîne, il y a le consommateur. Il est asiatique et vient généralement de la classe supérieure. La prise de corne de rhinocéros, qui se consomme râpée dans de l’eau ou de l’alcool, est en vogue dans les milieux d’affaires. On prête à ces fibres de kératine des vertus anticancérogènes et aphrodisiaques, même si aucune enquête sérieuse ne l’a démontré.
Des dizaines d’ONG luttent actuellement contre l’extermination de ces mammifères qui sont présents sur Terre depuis cinquante-cinq millions d’années. Certaines infiltrent les réseaux avec des espions, d’autres n’hésitent pas à utiliser la force. Le Sud-Africain Vincent Barkas a créé Protrack, une compagnie de sécurité privée semblable à une milice. Elle est composée de 350 hommes surentraînés et ­équipés d’armes de guerre. La survie des rhinocéros est aujourd’hui à ce prix. Pierre Lepidi
« Rhino dollars », d’Olivia Mo­kiejewski (France, 2018, 90 min). Disponible sur Arte.tv jusqu’au 14 décembre et sur YouTube.
Le conservateur d’Hitler

La scène inaugurale est paradoxale : dans un espace chrétien du cimetière de Düsseldorf, le 19 mai 2014, rares sont ceux qui assistent à l’inhumation de Cornelius Gurlitt. Si le vieil homme, disparu à 80 ans, ne fréquentait personne, cloîtré depuis des années dans un appartement, il avait été brusquement placé en pleine lumière par le magazine Focus, qui avait révélé la perquisition opérée à son domicile en février 2012. A la suite d’un banal contrôle de la douane suisse, une enquête fiscale débouchait sur la mise au jour d’un trésor : la collection d’œuvres d’art réunie par son père pendant le IIIe Reich. Près de 1 500 pièces, dont certaines signées Courbet, Picasso, Matisse, et aussi Klee, Munch, Dix…
A priori menacé par l’ascension des nazis – non seulement il se passionne pour l’art moderne tenu pour « dégénéré », mais il a une grand-mère juive, ce qui vaut à ce « métis juif de seconde catégorie » de perdre la direction du Kunstverein de Hambourg dès 1933 – Hildebrand Gurlitt choisit de collaborer avec les nouveaux maîtres en assurant en 1938, avec trois autres galeristes, la vente des œuvres confisquées pour financer l’effort de guerre du Reich.
A partir du cas de Gurlitt, le film démonte la logique à l’œuvre en Allemagne, puis élargie aux territoires soumis : le rôle de Drouot, à Paris, dont la fréquentation ne faiblit pas sous l’Occupation, les « prélèvements », dans les musées comme dans les collections privées, des œuvres destinées au musée idéal qu’Hitler envisage d’ouvrir à Linz ou au bénéfice des galeristes à son service. Glaçant. Philippe-Jean Catinchi 
« Les Marchands d’Hitler », de Stéphane Bentura (Fr., 2014, 60 min). Disponible sur Francetv.fr jusqu’au 25 octobre.
Basquiat, génie torturé 

   


Monté sans voix off, ce film donne la parole à une multitude de personnes qui ont côtoyé le peintre Jean-Michel Basquiat. Ses sœurs, Lisane et Jeanine, racontent l’accident dont il fut victime à l’âge de 7 ans devant chez lui, à Flatbush, à Brooklyn. Renversé par une voiture, il est emmené à l’hôpital, où sa mère lui offre Gray’s Anatomy, classique de l’anatomie humaine publié en 1858 qui aura une grande influence sur lui. Le film présente cet accident comme l’élément moteur de son enfance, passant sous silence ses rapports conflictuels avec son père, pour rebondir dix ans plus tard, lorsque Basquiat inscrit ses premiers graffitis sur les portes des rues de Downtown Manhattan.
Son ami le rappeur Fab Five Freddy explique comment, à force de fréquenter les grands musées new-yorkais, Basquiat se construit un répertoire d’images, de héros et de symboles issus des cultures les plus ­diverses. Le jeune artiste, qui n’a pas les moyens de se payer des toiles, peint sur des portes en bois qu’il trouve dans les immeubles en ruine de Manhattan.
S’appuyant sur de nombreuses archives privées ou télévisuelles ainsi que sur des toiles du peintre, le réalisateur fait alors défiler devant sa caméra le gratin des marchands d’art qui l’ont connu de près ou de loin, comme la galeriste new-yorkaise Annina Nosei, qui fut accusée de l’avoir enfermé dans son sous-sol. Tous se vantent d’avoir été les seuls à avoir compris l’artiste enragé, révolté par le racisme et la condition des Noirs en Amérique, mais aucun d’entre eux ne s’interroge sur la dose mortifère de gloire que le monde de l’art a pu lui injecter. Antoine Flandrin
« Jean-Michel Basquiat, la rage créative », de David Shulman (Royaume-Uni, 2017, 55 min). Disponible sur Arte.tv jusqu’au 17 novembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Au terme d’une opération marketing bien rodée, l’album est sorti à 0 h 01 vendredi dans certains magasins, en plus d’être en ligne sur les plateformes de streaming.
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Succès inédit pour l’album posthume de Johnny Hallyday

Au terme d’une opération marketing bien rodée, l’album est sorti à 0 h 01 vendredi dans certains magasins, en plus d’être en ligne sur les plateformes de streaming.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 21h12
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 22h15
   





                        



   


C’est un démarrage parmi les plus réussis de l’histoire de la musique française. Mon pays c’est l’amour, l’album posthume de Johnny Hallyday, s’est vendu vendredi 19 octobre à 300 000 exemplaires physiques (CD et vinyles), a annoncé la maison de disque Warner Music France.

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Ce chiffre, qui ne prend pas en compte les écoutes en streaming, selon Warner, est un record dans la discographie du monstre sacré de la chanson française. En 1999, son album Sang pour sang s’était écoulé à 250 000 exemplaires lors de son premier jour de vente, avant de devenir son plus gros succès au fil des ans avec plus de deux millions de disques vendus.
« Dans la douleur »
Ce nouveau disque posthume, dont la mise en place de 800 000 exemplaires était exceptionnelle au regard de l’industrie musicale actuelle, pourrait devenir le plus gros succès commercial de Johnny Hallyday, mort en décembre 2017 à l’âge de 74 ans. Au terme d’une opération marketing bien rodée, l’album est sorti à 0 h 01 vendredi dans certains magasins, en plus d’être en ligne sur les plateformes de streaming.
Pour éviter les fuites, Warner avait pris des mesures de confidentialité drastiques durant la phase de fabrication. Tous les exemplaires ont ainsi été fabriqués dans une seule usine, en Italie, ce qui est très inhabituel pour une telle quantité, a assuré son patron Thierry Chassagne à l’antenne de RTL.

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« Ce n’est pas un album comme les autres », a dit Laeticia Hallyday, invitée du « 20 Heures » de TF1 vendredi soir.
« C’est un album qui a été réalisé dans la douleur, dans le combat contre cette maladie. C’était l’album de la résilience, du courage, de la détermination à vouloir dire quelque chose, vouloir parler de sa liberté de pensée, de sa fureur de vivre et puis d’amour. »
« Il y a beaucoup de haine »
La commercialisation de cet album avait été rendue incertaine pendant deux mois par une action en justice des enfants aînés de l’artiste, Laura Smet et David Hallyday, qui réclamaient un droit de regard — finalement refusé par le tribunal de grande instance de Nanterre.
Concernant l’autre volet de la bataille judiciaire autour du testament américain de Johnny Hallyday, qui déshérite Laura Smet et David Hallyday, Laeticia Hallyday a dit sur TF1 « essayer » de négocier avec eux.
« C’est compliqué, parce qu’il y a beaucoup de choses qui sont orchestrées. Il y a beaucoup de haine, de mépris, d’humiliation, des mensonges qui vous font mal », a-t-elle ajouté au cours de ce qui était sa première apparition audiovisuelle depuis la mort de la rock star.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Créé en 2010, le festival Planche(s) contact – qui a lieu jusqu’au 25 novembre dans la station balnéaire – réunit des photographes célèbres et d’autres à découvrir.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Le chef-d’œuvre jamais achevé de l’architecte Antoni Gaudí était dans l’illégalité depuis son premier coup de pioche, en 1882.
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Après cent trente-six ans d’attente, la Sagrada Familia obtient un permis de construire

Le chef-d’œuvre jamais achevé de l’architecte Antoni Gaudí était dans l’illégalité depuis son premier coup de pioche, en 1882.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    19.10.2018 à 19h42
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 20h58
   





                        



   


Vous avez eu des difficultés à obtenir un permis de construire pour votre rénovation ? Vous n’êtes pas les seuls. A Barcelone, la Sagrada Familia a, enfin, obtenu le précieux sésame, après cent trente-six ans d’attente. Les promoteurs de la célèbre basilique catalane et la mairie de Barcelone ont signé, jeudi 18 octobre, un accord historique de régularisation des travaux.
Officiellement, le chef-d’œuvre jamais achevé de l’architecte Antoni Gaudí est dans l’illégalité depuis son premier coup de pioche, en 1882. A l’époque, le site retenu pour ériger le bijou du modernisme catalan ne se trouvait pas, en effet, dans l’agglomération de Barcelone, qui s’est élargie au fil du temps. Depuis lors, les promoteurs de l’édifice religieux, rassemblés dans le groupement de la Sagrada Familia, réalisaient leurs travaux sans autorisation, grignotant progressivement l’espace public. En outre, ils ne versaient aucune taxe municipale.

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4,5 millions de visiteurs
Pour régulariser la situation, un accord était en négociations depuis 2015 avec la mairie de la ville catalane. Un enjeu de taille, sachant qu’il s’agit d’un des sites les plus touristiques d’Espagne, avec pas moins de 4,5 millions de visiteurs par an et plus de 110 millions d’euros de recettes.
Dans l’attente de la fixation du tarif de la licence de permis de construire, le groupement de la Sagrada Familia s’est déjà engagé à investir 36 millions d’euros dans les dix ans à venir pour compenser les dépenses générées par l’édifice et moderniser les aménagements autour du site touristique. Une partie de ce montant devrait notamment permettre d’améliorer les transports en commun, ainsi que la place qui entoure la basilique aux dix-huit tours.

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Des travaux achevés en 2026 ?
La maire de la capitale catalane s’est félicitée d’un accord « historique » sur Twitter. De son côté, l’entité promotrice du temple expiatoire de la Sainte Famille a également salué la nouvelle. Elle devrait, en effet, leur permettre d’accélérer les travaux de réfection, afin d’achever l’édifice d’ici à 2026, pour le centenaire de la mort de Gaudí.
L’accord laisse néanmoins la question de l’escalier menant à la façade de la Gloria en suspens. Pour accéder à l’entrée principale, le génial architecte, contraint à laisser son œuvre inachevée, avait prévu un escalier monumental avec une terrasse, où seraient érigées des représentations du feu et de l’eau. Selon les plans initiaux, il s’agirait d’une part d’un cratère avec du feu représentant la colonne guidant le Peuple élu et, d’autre part, un jet d’eau de vingt mètres divisé en quatre cascades.

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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Johnny Hallyday, Maurane, Alain Bashung… La commercialisation d’inédits laissés par des défunts est pléthorique cet automne.
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Albums posthumes : le sillon des immortels

Johnny Hallyday, Maurane, Alain Bashung… La commercialisation d’inédits laissés par des défunts est pléthorique cet automne.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 19h17
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 06h42
    |

            Bruno Lesprit et 
Sylvain Siclier








                        



                                


                            

Difficile de croire à un hasard de calendrier, à l’approche des fêtes de fin d’année. L’actualité phonographique de l’automne se distingue par une floraison de publications posthumes. Elle a débuté, le 28 septembre, par une séance de répétition de Prince (1958-2016), en 1983, seul au piano et au chant, et une anthologie d’inédits et de maquettes du leader de The Clash, Joe Strummer (1952-2002).
Phénomène auquel n’échappe pas la chanson francophone : au Brel (sorti le 12 octobre), de Maurane, morte le 7 mai après une chute accidentelle à son domicile, a succédé la semaine suivante l’album le plus attendu de l’année dans l’Hexagone, Mon pays, c’est l’amour, de Johnny ­Hallyday, avec une mise en place, annoncée par la maison de disques Warner Music, de 800 000 exemplaires, du jamais-vu en France depuis l’âge d’or du CD. Album promis à trôner durablement à la première place des classements de vente : 300 000 exemplaires physiques (CD et vinyles) se sont écoulés en 24 heures.

Une deuxième salve est annoncée pour novembre. D’abord deux parutions nettement plus confidentielles, Jazz in Detroit/Strata Concert (le 2), captation d’un concert de 1973 du contrebassiste Charles Mingus (1922-1979), autorisée par sa veuve, très sourcilleuse dans ce domaine, puis Black Velvet (le 9), du chanteur soul Charles Bradley (1948-2017), recueil d’enregistrements non retenus dans ses précédents disques. Et surtout En amont (le 23), des inédits d’Alain ­Bashung à l’approche du dixième anniversaire de sa mort.
Le requiem devrait se perpétuer après le Nouvel An puisqu’on attend l’album que Rachid Taha, mort le 12 septembre, avait prévu de publier début 2019. Quant à Charles Aznavour, qui nous a quittés le 1er octobre, son éditeur Gérard Davoust a révélé au quotidien Le Parisien qu’il avait « quasiment fini » d’en écrire un, sans qu’il soit toutefois précisé si le défunt avait...




                        

                        


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« Joe Strummer était frustré que tout ce travail soit resté dans l’ombre »

Veuve de l’ancien chanteur de The Clash, mort en 2002, Lucinda Tait vient de publier une anthologie d’inédits du musicien britannique.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 19h15
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19.10.2018 à 19h22
    |

            Fabrice Lhomme








                        



                                


                            

Veuve de Joe Strummer, mort en décembre 2002, à l’âge de 50 ans, Lucinda Tait (56 ans) est à l’origine de la publication, le 28 septembre, d’une anthologie posthume de l’ex-chanteur de The Clash (Joe Strummer 001, PIAS).

Quand avez-vous pris la ­décision de publier de nouveaux enregistrements de votre mari ?
Tout a commencé il y a déjà cinq ans. J’ai découvert que Joe avait dissimulé chez nous des centaines et des centaines de documents, cassettes, photos, poèmes, dessins… A l’origine, le but était surtout de préserver les documents écrits, généralement rangés dans de simples sacs en plastique. Il y avait des feuilles volantes, des serviettes en papier, des emballages de sandwich, mais aussi du papier à cigarette, des paquets de tabac à rouler, autant de supports sur lesquels Joe écrivait des paroles de chanson ! Il griffonnait tout le temps…
Vous avez tout conservé ?
Dans la folie de Joe, qui conservait tout, chaque sac correspondait à une histoire, à un moment… Il y avait aussi des valises bourrées de choses diverses : des livres de cuisine, de philosophie… On a même trouvé le papier original sur lequel ont été écrites les paroles de London Calling ! Et tout ça était emmêlé, mélangé… On a compris en avançant qu’on devait procéder à un véritable travail d’archivage, numériser, faire un catalogue, etc.
Quid des enregistrements ?
En étudiant tous ces documents, on a découvert que de nombreuses paroles ne correspondaient à aucune chanson connue. On est alors tombés sur des cassettes audio dont certaines avaient au moins vingt ans, couvertes de moisissures, et sur lesquelles figuraient des noms de chanson, par exemple Czechoslovak Song, qui est en fait une première version de ce qui sera This Is England… C’est là qu’on a réalisé qu’on avait trouvé de nouvelles musiques de Joe. On s’est aperçu que, si les enregistrements...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Une sélection de disques parus après la mort de leurs auteurs, de Buddy Holly au gangsta rap et à Amy Winehouse.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Bruno Lesprit et Sylvain Siclier   Publié hier à 19h13, mis à jour hier à 19h21   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  La chanteuse Amy Winehouse à Londres en février 2007. MATT DUNHAM / AP             Buddy Holly, le pionnier          Le binoclard texan, pionnier du rock’n’roll, meurt à l’âge de 22 ans, le 3 février 1959, dans un accident d’avion en ayant laissé de son vivant trois albums. Dès la fin du mois de sa disparition, sa maison de disques publie The Buddy Holly Story, une compilation de ses singles, suivie au printemps 1960 d’un deuxième volume contenant cette fois majoritairement des maquettes acoustiques auxquelles sont ajoutées chœurs et parties orchestrales. Patron du studio à Clovis (Nouveau-Mexique) où enregistrait Buddy Holly, Norman Petty publiera en moins d’une décennie cinq disques posthumes contenant du matériel inédit de son protégé, accompagné par un groupe avec lequel il n’avait jamais joué…           Lire l’enquête : Albums posthumes, le sillon des immortels             Le « Club des 27 »          Nom informel donné à ces stars de la culture rock toutes décédées à l’âge de 27 ans. Mort à 26 ans le 10 décembre 1967, à la suite d’un accident d’avion, Otis Redding n’entre pas (à quelques mois près) dans ce club maudit, mais ce qui reste comme sa plus célèbre chanson, (Sittin’on) The Dock of The Bay, quasi finalisée deux jours avant sa disparition, est publié à titre posthume le 8 janvier 1968 et s’écoule à 4 millions d’exemplaires. Suit rapidement un album du même nom, confectionné par le principal collaborateur d’Otis Redding, le guitariste Steve Cropper.          Pour Pearl, sorti (en janvier 1971) trois mois après sa mort, Janis Joplin n’eut pas le temps d’enregistrer sa voix pour Buried Alive in the Blues, laissé à l’état d’instrumental. Mais, porté par le hit Me and Bobby McGee, l’album prit aussitôt la première place des ventes d’albums aux Etats-Unis. La série noire continua, en mars 1971, avec The Cry of Love, première tentative d’assembler ce qui aurait dû être le quatrième album studio de Jimi Hendrix. D’autres membres du « Club des 27 » n’ont pas échappé, plus récemment, au disque posthume, assemblé avec un matériel disparate : Amy Winehouse, avec Lioness : Hidden Treasures (2011), et Kurt Cobain, avec Montage of Heck : The Home Recordings (2015).          Systématisation dans les années 1980                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Le Festival d’automne à Paris lui consacre cette année un grand « Portrait ». 4 min de lecture                    reportage     Stéphane Davet    Article réservé à nos abonnésLa France en vedette au Reeperbahn Festival La treizième édition de la manifestation hambourgeoise a mis un coup de projecteur sur les artistes venus de l’Hexagone. 13 min de lecture                    portrait     Patrick Labesse    Article réservé à nos abonnésNouvelle flambée de maloya avec Danyèl Waro Le musicien réunionnais a quitté son île pour une autre : Tatihou, dans le Cotentin, où il se produit samedi. 3 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Laura Bachman, danseuse en quête d’humain

La jeune femme, qui a quitté l’Opéra de Paris en 2016, danse quatre pièces d’Anne Teresa De Keersmaeker.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 19h13
    |

                            Rosita Boisseau








                        



                                


                            

Par où commencer ? Par le haut du panier. Le CV de la danseuse Laura Bachman, 24 ans, est court mais riche. Sur le socle de l’école et du ballet de l’Opéra national de Paris, dont elle a démissionné en 2016, la jeune femme a empilé un contrat avec Benjamin Millepied, à Los Angeles, puis une collaboration avec Anne Teresa De Keersmaeker, à Bruxelles. Un carton plein que cette jeune femme assume avec sérénité, deux ans et demi après son départ, « sans aucun regret », de la troupe classique parisienne.

Mèche courte cachant l’œil, sourire rapide, silhouette vibratile, Laura Bachman s’inscrit de manière tenace dans la rétine. Jusqu’au 20 décembre, elle enchaîne quatre spectacles d’Anne Teresa De Keersmaeker dans le cadre du portrait panoramique consacré à la chorégraphe belge par le Festival d’automne, à Paris. D’Alfortville à Sénart en passant par Créteil, Laura Bachman additionnera une vingtaine de représentations d’ici à la fin de l’année.
Laura Bachman, danseuse : « Danser des chefs-d’œuvre auxquels on croit, c’est tellement génial, tellement simple aussi »
Au programme, des pièces historiques comme Fase (1981) et Rosas danst Rosas (1983), traités d’insistance chorégraphique d’une implacable beauté rythmique, mais aussi Rain (2001), effusion chatoyante et impérieuse. « Danser des chefs-d’œuvre auxquels on croit, c’est tellement génial, tellement simple aussi, s’exclame Laura Bachman. Ça emporte malgré soi. Ce que j’aime surtout dans ces pièces intemporelles, c’est que leur épure géométrique ne les empêche pas d’avoir des tripes, de rester humaines. » 

L’« humain » revient régulièrement sur les lèvres de Laura Bachman. En 2011, elle est encore apprentie danseuse à l’Opéra. Elle tombe sous le « choc » en assistant à une représentation de Rain (2001), sur du Steve Reich. Manifeste d’écriture d’une vitalité irrésistible, ce spectacle est pour la première...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Musique, économie, voyages… la rédaction partage ses coups de cœur éclectiques à l’occasion de la première édition du Paris Podcast Festival.
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Festival de podcasts : dix émissions incontournables sélectionnées par la rédaction

Musique, économie, voyages… la rédaction partage ses coups de cœur éclectiques à l’occasion de la première édition du Paris Podcast Festival.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 13h56
    |

                            Le Monde.fr








                        



   


Les podcasts envahissent la scène. Un premier festival de ces contenus audio diffusés sur Internet, avec un succès grandissant, se déroule de vendredi 19 à dimanche 21 octobre, à Paris. Cette première édition du Paris Podcast Festival est organisée à la Gaîté-Lyrique. Au programme : écoutes en avant-première, enregistrements en public, rencontres et ateliers avec des créateurs, tables rondes et conférences.
Un jury professionnel décernera également des prix dans cinq catégories : fiction, documentaire, création sonore et musicale, conversation, francophonie. Enfin, le public désignera son propre lauréat. La rédaction du Monde partage ses coups de cœur éclectiques et forcément subjectifs de podcasts pour toutes les envies.

        Lire l’enquête :
         

          Livres audio, podcasts... Les Français ont la tête dans le casque



Voyages : « Les Baladeurs »
Par Les Others ; toutes les deux semaines ; durée : 30 minutes ; écouter
Si vous avez des envies d’ailleurs, ce podcast peut être dangereux. C’est plus qu’une invitation au voyage, c’est un départ. On y suit une surfeuse dans les vagues géantes de Nazaré, un photographe animalier sous les aurores boréales du Grand Nord, un cycliste lancé péniblement sur les 1 300 kilomètres de la plus haute route du monde, entre la Chine et le Pakistan… Un concentré d’aventures dépaysantes contées avec talent et passion, où l’on apprend autant pourquoi il est important de savoir faire une bonne mayonnaise que comment dormir au mieux le long d’une paroi glacée à la frontière sino-kirghize. Si, si, ça peut être utile.
Témoignages : « PMA hors la loi »
Par France Culture ; six épisodes ; durée : 28 minutes ; écouter 
Adila Bennedjaï-Zou, célibataire de 43 ans, n’a pas le droit de concevoir son enfant par procréation médicalement assistée (PMA). Elle va défier la loi. Et raconter son aventure dans un podcast en six épisodes. Elle en fait une sorte de journal intime dans lequel elle raconte son parcours chaotique pour faire un bébé toute seule, en y mêlant les témoignages poignants d’autres femmes et d’autres couples.
Jardins : « Bons plants »
Par Binge Audio et Upian ; toutes les deux semaines ; durée : 20 minutes ; écouter
Interroger notre rapport à la nature en ville. C’est le projet du podcast Bons plants, réalisé par le journaliste Thibaut Schepman, qui a lancé au début d’octobre la deuxième saison de ces balades sonores bimensuelles. Dans des épisodes d’une vingtaine de minutes, le journaliste peint le portrait de « gens qui jardinent avec une approche intéressante, un parcours particulier et un sens écologique », confiait-il récemment à Libération. Lors de la première saison, on a ainsi découvert et entendu, les poules de Sonia, les oiseaux de Serge, le microjardin de Joseph… Pour cette nouvelle saison, le projet est aussi de proposer des émissions thématiques, avec une émission de lancement sur le compost en ville, agrémentée de conseils pratiques.
Egalité femmes-hommes : « Un podcast à soi »
Par Arte Radio ; onze épisodes ; durée : 50 minutes ; écouter 
« Pourquoi êtes-vous devenue féministe ? » C’est avec cette question que la journaliste Charlotte Bienaimé a ouvert ce podcast au titre très « woolfien » il y a déjà un an, afin d’interroger les notions de genre, d’égalité et de féminismes tous les premiers mercredis du mois. En 2017, le premier podcast posait la question du « sexisme ordinaire en milieu tempéré ». Un an et une dizaine d’épisodes plus tard, après la vague salvatrice du mouvement #metoo, la journaliste choisit d’aborder le problème des difficultés de la justice face aux violences faites aux femmes.
Nostalgie : « Stockholm Sardou »
Par Stockholm Sardou ; toutes les deux semaines ; durée : 1 h 30 ; écouter
Les Anglo-Saxons ont leurs podcasts sur David Bowie ou Michael Jackson, la France a son podcast d’obsédés de Michel Sardou. Car, qu’ils le veuillent ou non, tous les Français sont des enfants de celui que le duo de présentateurs appelle tendrement « Michel ». Il y a quelque chose d’étrangement obsessionnel, de quasi-dada, à disséquer ainsi l’interminable discographie du chanteur des Lacs du Connemara, mais on aurait tort d’y voir une simple posture ironique, tant Stockholm Sardou déborde d’amour et d’érudition.
Récit : « Transfert »
Par Louie Média pour Slate.fr ; toutes les deux semaines ; durée : 30 minutes ; écouter
Il y a forcément eu un moment, dans votre vie, qui a changé votre façon de voir les choses, ou vous-mêmes. Dans chaque épisode de Transfert, une personne vous raconte sans filtre cet événement, anodin ou extraordinaire, souvent passionnant, qui pousse toujours à réfléchir.
Musique : « The Undersiders »
Par Engle ; huit épisodes ; durée : 20 minutes ; écouter
Comment les barons de la drogue ont influencé le rap américain dans les années 1980-1990 à Los Angeles, New York, La Nouvelle-Orléans… Huit épisodes de vingt minutes environ, voix un peu caricaturale, mais ambiance Scarface, coke and rap, gros deal, coups bas, meurtres, prison, rédemption. Bref, les cadors du rap actuel (Jay-Z, Eminem, Dr Dre, Suge Knight and Co…) ont tous côtoyé de près ou de loin les gros bonnets de la drogue (Michael Harris aka « Harry O. », Calvin « Klein » Bacote, Kenneth « Supreme » McGriff, etc.).
Cultures afro : « Le Tchip »
Par Binge Audio ; toutes les deux semaines ; durée : 45 minutes ; écouter
Afroculture, afroféminisme, appropriation culturelle, vous êtes familiers ? Si oui, ce podcast est pour vous. Si ce n’est pas le cas, ce podcast est aussi pour vous. Mèl, Kévi et François explorent les cultures noires, et c’est passionnant.
Actu éco : « Splash »
Par Nouvelles Ecoutes ; toutes les deux semaines ; durée : 25 minutes ; écouter
OK, c’est fait par un prof d’éco. Mais donnez-lui une chance : il explique simplement les questions qu’on se pose tous et auxquelles personne ne répond. Pourquoi le cannabis n’est pas légal ? Les labos pharmaceutiques font-ils de l’argent sur le dos des malades ? Etienne Tabbagh explique.
Romance : « L’Amour à Groix »
Par Radio Monobloc ; un épisode ; durée : 32 minutes ; écouter 
« Voilà, la petite histoire. » Port-Lay, sur l’île de Groix, au large de Lorient, est connu pour être le plus petit port d’Europe. C’est aussi un endroit un peu magique où, à toutes les époques, des gens qui n’avaient aucune raison de se croiser se sont rencontrés et, parfois, sont tombés amoureux.
C’est ce qui s’est passé pour les parents d’Amélie Perrot, qui revient dans ce podcast du collectif Radio Monobloc sur les lieux auxquels elle doit d’être née. Elle y découvre qu’elle n’est pas la seule personne dont l’existence est intimement liée à celle de ce minuscule port breton.

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Rock : la sombre vitalité de Grand Blanc

Le quatuor, qui vient de sortir son deuxième album, « Image au mur », vibre d’une force collective intense.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 17h51
    |

                            Stéphane Davet








                        



                                


                            

Entité centrale de l’histoire du rock, la notion de groupe semblait dépréciée par le triomphe plus individualiste des musiques urbaines. Il lui arrive pourtant de retrouver son éclat, comme avec Grand Blanc, quatuor dont le deuxième album, Image au mur, vibre d’une force collective, aussi intense dans l’élan électrique ou dansant (Belleville, Los Angeles, Rivière, Aurore…) que dans la rêverie sensuelle (Les Iles, Des gens bien, Rêve BB rêve, Ailleurs…).
On a beau ne pas raffoler des entretiens en bande, atomisant souvent la parole au détriment des idées directrices, l’énergie qui les transcende justifie la rencontre de Benoît David (chant, guitare), Camille Delvecchio (chant, claviers), Vincent Corbel alias Korben (basse) et Luc Wagner (batterie).
Benoît David (chant, guitare) : « Nous avons passé un deal : ce que nous faisons ensemble est plus grand que le reste »
En cet automne estival, le groupe donne rendez-vous à la terrasse d’un café de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) face à son local de répétition, enterré dans les sous-sols de Mains d’Œuvres, salle et vivier de l’effervescence underground, qui les accueille en résidence depuis trois ans. « Il y a très peu de moments où on n’est pas ensemble, que ce soit en studio, en répétition, en concert… », constate Camille Delvecchio, avec plus de tendresse que de lassitude. Les courtes vacances d’été auraient pu être l’occasion de faire un break, mais la fine claviériste n’a pu s’empêcher de les passer avec « Ben ». « Nous sommes parfois plus proches d’une famille que d’un groupe », ajoute ce dernier. « Les conflits existent, mais nous avons passé un deal : ce que nous faisons ensemble est plus grand que le reste. »
Travailler en autarcie
C’est à Metz – dont Benoît, Camille et Luc sont originaires, alors que Korben vient de Mantes-la-Jolie – que Grand Blanc est né. Si la plupart de ses membres avaient...




                        

                        

