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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le champion de France s’est imposé à domicile contre Exeter alors que Toulon s’est lourdement incliné à Edimbourg, lors de la deuxième journée de Coupe d’Europe.
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Rugby : Toulon sombre, Castres héroïque

Le champion de France s’est imposé à domicile contre Exeter alors que Toulon s’est lourdement incliné à Edimbourg, lors de la deuxième journée de Coupe d’Europe.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 18h34
   





                        



   


Toulon a compromis un peu plus ses chances de qualification pour les quarts de la Coupe d’Europe en s’inclinant lourdement, samedi 20 octobre, sur le terrain d’Edimbourg (40-14), sa deuxième défaite en autant de matches dans la poule 5 qui le laisse bon dernier.
Battus d’entrée de compétition sur leur propre pelouse la semaine dernière par Newcastle, les Toulonnais sont en grave crise de confiance: ils ont enchainé, samedi, leur quatrième défaite de rang toutes compétitions confondues et la septième en huit déplacements.
Surtout, au-delà des chiffres, les hommes de Patrice Collazo se sont montrés friables et fragiles sur le terrain, en ratant des prises de balle, en concédant des en-avant décisifs et trop de pénalités. Lanterne rouge de sa poule, Toulon se trouve déjà au pied du mur en Coupe d’Europe, une épreuve qu’elle a remportée trois fois (2013 à 2015), avant la double confrontation face à Montpellier.
Castres conserve ses chances

   


Franc soleil en revanche à Castres, qui reste en course pour une qualification dont il a fait un objectif après avoir conquis la France au printemps. Le CO, sorti des poules à une seule reprise dans son Histoire (demi-finale en 2002), s’est en effet replacé dans la poule 2 après sa défaite en ouverture : il occupe la 2e place (5 points), à deux longueurs du Munster qu’il affrontera à deux reprises en décembre, un point devant Gloucester et deux devant Exeter.
Les Tarnais ont surmonté une entame ratée (14-0 pour les Chiefs au quart d’heure de jeu), puis l’exclusion définitive de Maama Vaipulu et la blessure de leur deuxième ouvreur Julien Dumora avant la mi-temps pour l’emporter face au coleader du championnat d’Angleterre, invaincu jusqu’à présent. Grâce à cet esprit de corps qui leur avait permis de soulever le Brennus au printemps.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le pilote espagnol, âgé de 25 ans, peut décrocher, dès dimanche 21 octobre au Japon, un cinquième titre mondial en MotoGP, la catégorie reine de la vitesse.
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Moto : Marc Marquez, pilote funambule et fils à maman

Le pilote espagnol, âgé de 25 ans, peut décrocher, dès dimanche 21 octobre au Japon, un cinquième titre mondial en MotoGP, la catégorie reine de la vitesse.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 07h15
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Une précocité étonnante, une technique et style de pilotage bien à lui, un sens tactique, un environnement rassurant centré sur le cocon familial... Marc Marquez c’est tout ça et cela fait maintenant six saisons que, dans la catégorie reine de la moto de vitesse, la MotoGP, ces différents « ingrédients » sont facteur de réussite pour le pilote espagnol.
Dimanche 21 octobre à Motegi, au Japon, il s’apprête à préempter pour la cinquième fois, en l’espace de six saisons, le titre mondial en Moto GP. Comptant 77 points d’avance sur son dauphin Andrea Dovizioso (Ducati), « MM93 » - son numéro en piste - doit juste maintenir l’écart pour s’assurer du titre, puisqu’il ne restera ensuite que trois rendez-vous cette saison. Retour sur le parcours exceptionnel de ce motard de 25 ans.
Un champion précoce
Marc Marquez est né pour piloter. Monté dès l’âge de 4 ans sur une moto tout-terrain, il affole les statistiques de la moto de vitesse depuis l’adolescence : le Catalan a été sacré champion du monde en 125 cm3 à l’âge de 17 ans (en 2010), puis en Moto2 à 19 ans (2012).
Arrivé en Moto GP, son adaptation est expresse. Dans la catégorie reine en vitesse, il pulvérise les records un à un. En en novembre 2013, à 20 ans et 266 jours, il devient le plus jeune champion du monde de l’histoire dès sa première saison. Puis le plus jeune double, triple, quadruple couronné. Pour comparaison, l’Italien Valentino Rossi - considéré comme le meilleur pilote de tous les temps - a décroché son premier titre dans la catégorie reine à 22 ans.
Homme de recors, l’Espagno est aussi devenu le plus jeune pilote à atteindre le seuil de 60 courses victorieuses en MotoGP, en gagnant le Grand Prix d’Aragon le 24 septembre 2017 à 24 ans et 219 jours, détrônant l’Italien Valentino Rossi qui était arrivé à ce stade en 2004, à 25 ans et 62 jours.
Et en signant 13 victoires sur 18 courses en 2014, il a également battu le record de victoires en une seule saison.

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Un environnement rassurant
A 25 ans, Marc Marquez habite toujours chez papa-maman à Cervera, son village natal. Il devrait toutefois emménager en fin d’année dans sa propre maison. Mais il n’ira pas loin : il restera dans ce village distant d’une centaine de kilomètres de Barcelone et, surtout, du circuit Catalunya, temple du deux roues de vitesse.
Car c’est là qu’il s’est construit et là qu’il puise dans une relation familiale qui lui est indispensable ; elle agit comme un garde-fou, quand sa nature le pousse en permanence à chercher « la limite », voir au-delà.
A Cervera, il a roulé sur sa première moto. Il a aussi assisté à ses premières courses, avec son père Julia, conducteur d’engins de chantier, sa mère Roser, la « femme de sa vie », puis avec son cadet de trois ans, Alex, pilote professionnel en Moto2, la classe inférieure.
Un homme a compris l’importance de Cervera pour le futur champion : Emilio Alzamora, ex-champion du monde 125 cm3 (en 1999), qui a pris sous son aile le jeune Marc à 11 ans. Il refusera toujours de le déraciner, vers Barcelone ou ailleurs.
Marc Marquez, devenu adulte et millionnaire, choisira de rester dans sa cité catalane, quitte à payer de lourds impôts, contrairement à ses compatriotes, Daniel Pedrosa (Honda) et Jorge Lorenzo (Yamaha), partis en Suisse. « Comme ça, je peux aider ma mère à faire la vaisselle », plaisantait-il dans L’Equipe Mag du 17 mars 2014.
Malgré l’accumulation de trophées, « Marc est resté le même, raconte au Monde Santi Hernández, son ingénieur de course. Le matin, lorsque nous arrivons au circuit, la première chose qu’on écoute au box, ce sont ses éclats de rire. Il aime beaucoup s’amuser avec le reste de l’équipe, bavarder, comme n’importe quel membre du groupe. »
Hugo Bucher, technicien en télémétrie, se souvient, lui, de sa nuit passée dans le lit de Marc Marquez, fin 2013, après que le champion l’avait accueilli alors qu’il n’y avait plus aucune chambre de libre.

   


Une technique et un style « à la limite »
En piste, ce n’est plus la gentillesse qui caractérise Marc Marquez. C’est un pilote « très constant et très agressif », comme le souligne Mick Doohan, quintuple champion du monde en 500 cm3 dans les années 1990. Je pense que l’agressivité est nécessaire à ce niveau-là. C’est ce qui fait qu’ils sont des champions et qu’ils arrivent à être toujours au top.»
Marquez est en l’occurrence toujours à la limite, quitte à chuter. « Je préfère m’élancer de la 4e place de la grille en étant tombé quatre fois [en une seule journée], que de me retrouver 10e sans chute », expliquait-il après la séance de qualifications du Grand Prix de Catalogne en juin 2017. « Je ne suis pas tombé en raison des conditions de la piste, mais parce que j’ai été trop agressif », ajoutait-il.
Là encore le champion bat tous les records : 15 chutes en 2013, 11 en 2014, 13 en 2015, 17 en 2016 pour culminer à 27 chutes en 2017. Le partenaire de Honda, le groupe pétrolier Repsol apprécie toutefois les progrès : « Depuis l’an dernier, il tombe beaucoup pendant les entraînements (27 fois en 2017, 17 en 2018), mais plus en course. »

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Marc Marquez - qui dit n’avoir éprouvé de la peur qu’une fois, à Mugello en Italie en 2013, lorsqu’il a bloqué la roue avant de sa Honda à 340 km/h - tombe mais ne se casse pas, contrairement à Jorge Lorenzo par exemple, qui chute rarement mais se blesse à chaque fois.
Cela s’explique par son petit gabarit (1,68 m, 59 kg) mais surtout par une technique qui défie les lois de la physique : en théorie, au-delà de 64 degrés d’inclinaison, il est impossible de redresser une moto; en 2014 pourtant, sur le circuit tchèque de Brno, il avait remis dans l’axe sa machine couchée à 68,2 degrés par une touchette du coude et du genou droits.
Deux ans plus tard, il récidivait sur le même circuit avec une machine penchée à 67,5 degrés. Seul commentaire de l’intéressé : « Je suis content, cette fois il y a une vidéo ! »

66 degrees of lean angle and he still picks it up on his knee/elbow 👏

— MotoGP (@MotoGP™🇹🇭🏁)


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Un sens tactique
A cette maîtrise, Marc Marquez ajoute un sens tactique. « Ses départs ne sont généralement pas géniaux, relève-t-on chez Repsol. Donc il reste calme au début, il chauffe les pneus au maximum, puis augmente le rythme petit à petit. Ceci dit, il est vrai qu’il se sent à l’aise dans la lutte corps à corps, donc s’il le faut, il attend le dernier moment pour attaquer. »
C’est ce qu’il a fait en Aragon le 23 septembre, quand il a lancé l’assault sur son rival du jour, l’Italien Andrea Dovizioso (Ducati) à deux tours de la fin. Ses duels en course peuvent ainsi être homériques. Et les touchettes de carénage ne sont pas rares.
« Le leader de Honda me rappelle Valentino Rossi il y a dix ans : il sourit à tout le monde, il plaisante toute la journée, puis il baisse la visière de son casque et ne pardonne pas, commente Efren Vazquez, pilote Moto3 pour El Mundo le 8 octobre. C’est un prédateur, il vous coule psychologiquement, il vous étreint à chaque instant, il vous oblige à échouer, il vous saute dessus au besoin pour gagner, C’est sûrement le plus haut niveau qu’un pilote MotoGP a jamais été. »



                            


                        

                        


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Automobile : pour Thierry Neuville, « ma vie c’est le rallye »

Le pilote belge peut remporter, à l’issue de l’épreuve qui se court en Espagne du 26 au 28 octobre, son premier titre de champion du monde.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 16h16
    |

            Catherine Pacary (Monaco, envoyée spéciale)








                        



   


Leader du championnat du monde des rallyes automobiles (WRC) depuis sa victoire au Portugal, à la mi-mai, le pilote belge de l’écurie Hyundai Thierry Neuville a vu fondre son avance sur ses poursuivants. Le Français Sébastien Ogier n’est plus qu’à 7 points de lui, et l’Estonien Ott Tänak à 21 points, autant dire rien, une victoire pouvant rapporter jusqu’à 30 points. Mathématiquement, Thierry Neuville et son copilote, Nicolas Gilsoul, peuvent néanmoins décrocher leur premier titre mondial dimanche 28 octobre, à l’issue du rallye d’Espagne, avant-dernier rendez-vous de la saison.
« Un tel suspense est une bonne chose pour les fans », positive Thierry Neuville, rencontré à Monaco le 15 octobre. Souriant, tee-shirt et jean noir savamment rapiécé, le coureur belge aux fines lunettes anthracites semble tout sauf stressé. Une décontraction qu’il impute à sa « bonne nature », qui lui permet de rester « plutôt joyeux » en toutes circonstances, que l’on parle de ses rivaux ou de son exil à Monaco pour raisons fiscales.
« Ma vie, c’est le rallye, assure le jeune trentenaire. A 5 ans, je voulais déjà être pilote de rallye. » Né à 15 km du circuit automobile de Spa-Francorchamps, dans la province de Liège, il n’a raté aucun Grand Prix de formule 1, aucune course d’endurance. A la télévision, allemande, il suit les exploits de Michael Schumacher en formule 1 ; sur sa PlayStation, il se mesure à Colin McRae, champion du monde des rallyes 1995. Mais c’est en bord de route, lors des rallyes régionaux, qu’il vibre le plus : « Il y a des tête-à-queue, des accidents, c’est spectaculaire ! »

   


Des débuts compromis
L’école paraît bien fade à côté. Néanmoins, il travaille ce qu’il faut pour ne jamais redoubler, parce que, « quelque part, c’est une année de ta vie que tu perds ». Adolescent, il emploie surtout ses capacités à financer sa première voiture de rallye. Une fois acquise, il court dans la compétition organisée par le RACB (Royal Automobile Club de Belgique, équivalent de la Fédération française du sport automobile). « Nous étions 120 jeunes et le vainqueur gagnait une saison de rallye en championnat de Belgique national. » Thierry Neuville s’impose.
« C’est de là que tout est parti. » Avec le soutien de sa fédération, il trouve des sponsors et enchaîne les compétitions en Belgique et en championnat international (IRC). Avant d’intégrer le WRC avec Citroën Racing, écurie d’un certain Sébastien Loeb (en 2012, sa dernière année). Il a pourtant failli ne jamais y arriver.
En 2011, il débute en IRC par un abandon dès la première spéciale du Rallye d’ouverture à Monte-Carlo. Peugeot pose alors un ultimatum : « Si ça se passe mal au Canada [2e rallye au calendrier], on arrête. » « Là, oui, j’ai eu peur, admet Thierry Neuville. Peur qu’un échec m’empêche d’accéder au niveau supérieur. » Au Canada, il finit 3e à sept secondes du vainqueur ; lors de la manche suivante, en Corse, il s’impose. Peugeot rassuré, le programme est scellé.
Avec le recul, Thierry Neuville a appris à s’en remettre au destin : « Quand ça ne marche pas, il ne faut pas se poser de questions, aller tout droit et continuer. » Avec le soutien indéfectible depuis ses débuts de son manageur, Geoffroy Theunis, et tout en ne comptant pas ses heures. Physiquement, le pilote s’entraîne quarante-cinq minutes à deux heures chaque jour, généralement dans les salles de sport des hôtels, « plus simples d’accès quand on voyage 240 jours par an ».
Pour la partie pilotage, la technique de freinage se peaufine sur circuit, les simulateurs restant inadaptés aux épreuves de rallyes trop complexes à modéliser, avec leurs 350 km chronométrés répartis en une vingtaine de spéciales courues sur trois jours et jamais semblables.
« Un sport instinctif »
D’où une certitude : « Le rallye est avant tout un sport instinctif. On ne peut pas vraiment le préparer. » Dans ces conditions, l’expérience – déjà onze années en professionnel – joue beaucoup. « Il suffit de voir le reflet d’une flaque d’eau pour savoir si cela va glisser ou non. »
Les caméras embarquées sont toutefois devenues des outils d’aide importants. « Avant [2014], il fallait une matinée pour évaluer à quelle vitesse on pouvait passer une bosse. » D’où un gain de temps précieux. Et la possibilité pour Thierry Neuville de repérer avant le rallye d’Espagne les endroits où il a été rapide et ceux « où je me suis fait des chaleurs ».

Derrière le pilote pointe l’homme d’affaires, qui assume d’être domicilié à Monaco depuis la fin de 2013 pour raisons fiscales : « Nous exerçons une profession très courte. En 2012 [lorsqu’il s’est décidé], je ne savais pas si cela allait durer. Et cela dure », dit-il, le regard rieur. C’est toutefois en Belgique qu’il a décidé d’investir pour « après », afin de créer une entreprise de location de voitures.

   


S’il se déclare « fier de porter haut les couleurs de [son] pays », son rapport à la notoriété reste complexe. Il cherche donc la bonne distance entre froideur et excès de familiarité, tout en « gardant une part de mystère ». Tout juste consent-il à préciser que son père était chauffeur de camion, sa mère employée « dans des bureaux », que son frère a préféré ne pas poursuivre en rallye pour s’occuper de leur « affaire » commune et qu’il a un demi-frère de « 12 ou 14 ans ».
Il vient en outre d’obtenir son brevet de pilote d’hélicoptère, une passion qu’il partage avec Sébastien Loeb. Thierry Neuville roulerait-il sur les traces du nonuple champion du monde alsacien ? Il balaie d’une pirouette : « “Thierry, tu as toujours eu tout ce que tu voulais”, m’a toujours dit ma mère. Là, il ne me manque que le titre de champion du monde. » En Espagne, il aura peut-être l’occasion de ne pas la désavouer.

Thierry Neuville en dates
1988. Naît le 16 juin à Saint-Vith, en Belgique germanophone.
2009. Gagne le Citroën Racing Trophy Belge.
2011. Participe au Rallye intercontinental ; remporte les étapes de San Remo et de Corse ; élu pilote belge de l’année.
2012. Première saison complète en WRC avec Citroën ; meilleure 4e place au Rallye de France.
2013. Vice-champion avec Qatar M. Sport ; pilote belge de l’année.
2014. Rejoint Hyunda et finit 6e, comme en 2015.
2016. Pilote belge de l’année, devant Stoffel Vandoorne, pilote F1 ; vice-champion, comme en 2013 et 2017.
2018. Signe pour trois ans avec Hyundai et mène le championnat à la veille du rallye d’Espagne du 24-28 octobre.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Les Gones se sont imposés 2-0 face à Nîmes en ouverture de la 10e journée. Les Lyonnais restaient sur une série de trois matchs sans succès toutes compétitions confondues.
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Ligue 1 : l’OL renoue avec la victoire et retrouve provisoirement le podium

Les Gones se sont imposés 2-0 face à Nîmes en ouverture de la 10e journée. Les Lyonnais restaient sur une série de trois matchs sans succès toutes compétitions confondues.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 23h27
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h25
   





                        



   


L’Olympique lyonnais retrouve le goût de la victoire et le podium de Ligue 1. L’OL s’est imposé 2-0 face à Nîmes, vendredi 19 octobre au soir, en ouverture de la 10e journée de championnat.
Après trois matchs de suite sans succès toutes compétitions confondues, dont une déroute au Paris-SG (5-0), les Gones se sont relancés au bon moment, à quatre jours de leur déplacement à Hoffenheim en Ligue des champions.

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Approximations dans le replacement défensif
Moussa Dembélé (24e) et Memphis Depay (90e) permettent aux Lyonnais de grimper provisoirement à la 3e place du classement, tandis que Nîmes, qui n’a plus gagné depuis le 19 août, glisse à la 16e place.

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L’ancien attaquant du Celtic a donné l’avantage à l’OL en marquant de près à la suite d’une passe en profondeur de Marcelo. C’est son troisième but de la saison, après son doublé à Dijon (3-0), le 26 septembre.
Quant au Néerlandais, il a bénéficié d’une action confuse dans la surface en fin de rencontre. C’est seulement la seconde fois que Memphis Depay marque cette saison en Championnat.
Au-delà de leur inefficacité offensive, les Lyonnais ont affiché beaucoup d’approximations dans le replacement défensif et sont restés jusqu’au bout sous la menace d’une égalisation des Crocodiles.

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Mardi, face aux Allemands d’Hoffenheim, l’OL devra afficher plus de rigueur et de cohésion pour espérer obtenir un bon résultat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ La France sera privée lors du prochain Mondial de handball de son maître à jouer, absent d’une grande compétition pour la première fois depuis 2003.
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Handball : les Bleus se préparent à la vie sans Nikola Karabatic

La France sera privée lors du prochain Mondial de handball de son maître à jouer, absent d’une grande compétition pour la première fois depuis 2003.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 17h38
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 18h10
    |

            Clément Martel








                        



   


Comment remplace-t-on une clé de voûte sans que l’édifice s’effondre ? Voilà la périlleuse équation que le maître d’œuvre de l’équipe de France masculine de handball, Didier Dinart, doit résoudre. Pour la première fois depuis 2003, les Bleus devront disputer une grande compétition internationale sans leur totem, Nikola Karabatic. Le demi-centre du PSG Handball a annoncé, vendredi 19 octobre, avoir été opéré avec succès du pied gauche. Une intervention qui force la pierre angulaire du handball français à déclarer forfait pour le Mondial, qui se déroulera en janvier en Allemagne et au Danemark.

Opération de mon pied gauche ce matin. Tout s est bien passé apparemment. Merci à toute l équipe médicale. Triste d… https://t.co/QoN01jR6bX— NKARABATIC (@NIKOLA KARABATIC)


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« C’est dur et très décevant. Ça va être la première compétition internationale que je vais manquer avec les Bleus et sur des terres de handball », déplore le joueur dans un entretien sur le site du club. Depuis ses débuts sous la tunique bleue en 2003, Nikola Karabatic a toujours répondu présent, hiver – Euros et Mondiaux – comme été – Jeux olympiques. Mais à 34 ans, dans une « décision concertée avec les staffs médicaux du club et de l’équipe de France », le joueur a dû se résoudre à l’opération. « Si j’avais continué à jouer, j’aurais très bien pu aggraver ma blessure et peut-être dû mettre un terme à ma carrière. »
« Il s’agit d’un hallux valgus au pied gauche et les problèmes ont commencé juste avant le Mondial 2017 en France », précise Karabatic. Cette déformation de l’avant-pied s’illustre par une inclinaison du gros orteil vers le deuxième et des « douleurs vives et intenses ». Préservé à l’entraînement, celui qui a été élu trois fois meilleur joueur du monde (2007, 2014 et 2016) a géré tant bien que mal la douleur au cours de la saison passée. « Mais elle s’est aggravée lors du Final Four [de Ligue des champions] de Cologne [en mai]. J’espérais que cela se calmerait avec la période de repos pendant les vacances. Mais non. »
Ne pas être « un poids pour l’équipe »
Dure au mal, la star du handball hexagonal a persisté, jouant « en boitant, avec des traitements anti-inflammatoires et des infiltrations ». Mais pour ne pas compromettre la fin de sa carrière, Nikola Karabatic a consenti à l’opération, qui l’éloignera du terrain de quatre à six mois. « Je suis très triste de rater [le Mondial], de ne pas pouvoir être aux côtés de mes amis et coéquipiers en janvier. Mais je n’aurais pas été en état de jouer, j’aurais été un poids pour l’équipe. »
Une absence que le sélectionneur des Bleus, Didier Dinart a apprise de la bouche du joueur en début de semaine. S’il « regrette énormément » l’absence de son meneur, l’entraîneur est loin de s’en accabler. « Lui-même me l’a dit, il faut regarder de l’avant. »
« Niko a fait les beaux jours de l’équipe de France, et il continuera à les faire, dit l’ancien “Roc” de la défense française au Monde, mais ce n’est plus un jeune joueur. Et ça fait des années qu’on s’y prépare. » Depuis le Mondial 2015, le successeur de Claude Onesta a injecté beaucoup de sang neuf dans son effectif. « Enormément de jeunes sont entrés, et désormais ce sont des cadres en clubs et en sélection. »
Inverser le jeu « classique » des Bleus
Ainsi Didier Dinart a-t-il déjà eu le temps de tester un système permettant de pallier l’absence de son ancien coéquipier. « On a toujours été dans cette recherche de penser à demain, ces dernières années, rappelle le sélectionneur. On a su le ménager, dans un souci de renouveler l’équipe. On l’utilisait dans les moments-clés et décisifs. »
Riche d’un contingent de haut vol au poste d’arrière-droit, le sélectionneur envisage d’inverser le jeu « classique » de l’équipe de France. « Avant, on avait Narcisse et Karabatic qui jouaient de la gauche vers la droite, explique-t-il. Aujourd’hui, avec autant de gauchers, on va tenter de changer la physionomie de notre jeu. Entre Valentin Porte, Adrien Dipanda, Nedim Remili ou Dika Mem, nous pouvons jouer dans l’autre sens. »
Une révolution – au sens propre – du jeu des Bleus qu’il a un peu plus de deux mois pour peaufiner. En pensant déjà aux Jeux olympiques de Tokyo, auxquels les sept premiers du Mondial seront qualifiés. « Il faut anticiper, martèle Dinart. Car l’équipe de France existera encore après Didier Dinart et après Nikola Karabatic. » Absent du Mondial 2019, le numéro 13 des Bleus entend bien toutefois être présent au Japon, voire au-delà.

Pas d’Euro en France pour la gardienne des Bleues
L’équipe de France masculine de handball n’est pas la seule à subir la loi des blessures. Son homologue féminine, sacrée championne du monde l’an passé, devra se passer de sa gardienne titulaire, Cléopâtre Darleux, pour l’Euro à domicile, qui se déroulera du 29 novembre au 16 décembre.
Blessée à un ligament du genou droit lors d’une rencontre de championnat samedi, la meilleure joueuse de la saison dernière sera éloignée des terrains au moins deux mois. Un coup dur pour les coéquipières de ‎la capitaine Siraba Dembélé.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le tournoi de tennis londonien a décidé d’introduire dès 2019 un jeu décisif à 12-12 dans le dernier set. C’est la fin des 70-68 entre Isner et Mahut.
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Il n’y aura plus de matchs sans fin à Wimbledon

Le tournoi de tennis londonien a décidé d’introduire dès 2019 un jeu décisif à 12-12 dans le dernier set. C’est la fin des 70-68 entre Isner et Mahut.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 01h37
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Les bonnes nouvelles étant assez rares dans le tennis français ces derniers temps, il serait dommage de ne pas les signaler. Ainsi, Nicolas Mahut restera-t-il à jamais – avec son adversaire, complice et bourreau, l’Américain John Isner – le détenteur du record du match le plus long à Wimbledon (et sans doute dans l’histoire du tennis tout court). La bataille de onze heures et cinq minutes disputée trois jours durant (conclue 70-68 par Isner au 5e set) lors du premier tour des Internationaux de Grande-Bretagne en 2010 appartient à un passé désormais révolu.

Wimbledon : je te l’avais dit ⁦@nmahut⁩ que tu aurais ton record à vie 😉#matchlepluslong #preface  https://t.co/pmUATpyLsN— julienbenneteau (@julien benneteau)


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Le All England Lawn Tennis and Croquet Club (AELTC) a annoncé vendredi 19 octobre l’introduction du tie-break dans les cinquièmes sets (et troisièmes pour les femmes), lorsque le score est de 12-12, à partir de l’édition 2019.
« Si nous savons que les matchs qui durent dans le cinquième set sont rares, nous pensons qu’un tie-break à 12-12 atteint le point d’équilibre où les joueurs auront eu assez de temps pour prendre l’avantage dans le match, tout en garantissant que la rencontre s’achève dans des délais raisonnables », a justifié Philip Brook, membre du All England, dans un communiqué.
Le lobby efficace des joueurs
Cette décision va dans le sens des doléances émises par certains joueurs. Et pas des moins influents. En 2017 à Wimbledon, Novak Djokovic était allé de son petit coup de gueule contre ce qu’il considérait comme un anachronisme. « John Isner et Nicolas Mahut sont entrés dans l’histoire avec un match de onze heures. C’est pour ça qu’on garde cette règle ?, demandait l’actuel numéro un mondial. C’est formidable pour le suspense mais les joueurs doivent retourner sur le court le lendemain. »
Le Serbe avait peu apprécié d’avoir attendu près de cinq heures pour jouer à la suite du match perdu par Rafael Nadal contre le Luxembourgeois Gilles Müller (15-13 au 5e set).
Ironie de l’histoire, une autre rencontre homérique de John Isner sur le gazon londonien (perdue cette fois) a sans doute fini de convaincre les honorables membres du All England de renoncer à cette tradition. Le 13 juillet, le Sud-Africain Kevin Anderson venait à bout de l’Américain à la casquette à l’envers lors d’une demi-finale de six heures et trente-six minutes (26-24 au 5e set). Malgré une journée de repos, le malheureux Anderson était ramassé à la petite cuillère en finale par Novak Djokovic en trois sets (6-2, 6-2, 7-6).

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Pour ses détracteurs, le corps courbaturé du double mètre sud-africain devenait le symbole de cette tradition d’un autre temps. « Je crois que Wimbledon est en train d’y songer, confiait le 5 septembre… Kevin Anderson en sa qualité de membre du conseil des joueurs de l’ATP. Il y a bien sûr des pro et des anti, mais j’ai entendu dire qu’ils en parlaient. » Même si son nom restera associé à jamais à ce baroque 70-68, John Isner lui-même plaidait pour l’introduction d’un jeu décisif à 12-12.

   


Roland-Garros, bientôt le dernier résistant ?
Après la petite mort de la Coupe Davis sous son format historique, le tennis enterre un second mythe à quelques mois d’intervalle. La direction de l’Open d’Australie envisagerait aussi l’introduction d’un jeu décisif au 5e set (comme c’est déjà le cas à l’US Open à 6-6).
A l’avenir, Roland-Garros pourrait bien devenir le dernier tournoi du Grand Chelem à tolérer la possibilité de ces matchs sans fin. « Cette abomination des matchs qui ne finissent pas », mordait Jimmy Van Alen, l’homme à l’origine du tie-break. Mécène du tournoi de Newport (Rhode Island), ce riche industriel américain avait lancé sa croisade après un match à rallonge – et même pas intéressant selon lui – lors de l’édition de 1954.

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A l’époque, tous les sets devaient se terminer par deux jeux d’écart. Sacrilège supplémentaire : le cocktail du soir était passé à la trappe toujours à cause de ce « simple atroce », comme le racontait Slate.fr en 2010 après le fameux Mahut-Isner. Le tie-break fera son apparition en 1970 à l’US Open. Au motif qu’ils n’avaient pas été prévenus, les joueurs de l’époque signèrent une pétition pour empêcher cette nouveauté.
Quarante-huit ans plus tard, le jeu décisif cher à Jimmy Van Alen a définitivement remporté la partie. Alors, il revient encore à l’esprit l’atmosphère autour des marathoniens Mahut-Isner. Le reste du tournoi n’existait plus, le modeste court no 18 était devenu le centre du All England, même les Nadal, Djokovic ou Federer venaient et repartaient pour suivre quelques jeux de ce morceau d’histoire de leur sport.

« C’est inimaginable, on ne sait pas si on doit rire ou pleurer », disait alors un Roger Federer fasciné. Aujourd’hui, les défenseurs d’une certaine idée du tennis auraient plutôt envie de verser quelques larmes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Fragilisé depuis plusieurs mois, Bernard Giudicelli était membre du conseil et président du comité de la Coupe Davis au sein de la Fédération internationale.
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Tennis : le président de la Fédération française démissionne de ses mandats internationaux

Fragilisé depuis plusieurs mois, Bernard Giudicelli était membre du conseil et président du comité de la Coupe Davis au sein de la Fédération internationale.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 13h41
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 15h23
   





                        



   


La Fédération française de tennis (FFT) a confirmé au Monde, vendredi 19 octobre, que son président, Bernard Giudicelli, avait démissionné de ses fonctions au sein de la Fédération internationale (FIT). L’information avait été ébruitée en début de matinée par le vice-président de la Fédération allemande.
Membre du board (le conseil) de la FIT, M. Giudicelli occupait également le poste de chairman (président) du comité de la Coupe Davis, une compétition dont les droits ont été rachetés cet été par le groupe Kosmos, présidé par le défenseur du Barça Gerard Piqué.
Dans un courrier adressé aux membres du board, que Le Monde s’est procuré, Bernard Giudicelli explique « avoir pris cette décision après avoir consulté [son] comité exécutif, et en ayant reçu son plein soutien » : 
« Au vu des questions majeures sur lesquelles travaille actuellement la Fédération internationale, cruciales pour son avenir, il est important de maintenir un front uni et d’éviter toute polémique ou perturbation, écrit-il. Je souhaite désormais me consacrer exclusivement au tennis français et à son influence au-delà des frontières de la France. »

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Depuis plusieurs mois, son maintien au sein du conseil de la FIT suscitait des critiques en interne en raison de sa condamnation, en septembre 2017, par le tribunal correctionnel de Lyon pour diffamation : il avait accusé l’ex-tennisman Gilles Moretton, alors qu’il briguait la présidence de Ligue Auvergne Rhône-Alpes, d’avoir participé par le passé à un trafic de revente de billets. Une accusation qui lui avait valu d’être condamné à verser 10 000 euros d’amende.
Manœuvre politique
Même si M. Giudicelli avait fait appel de cette décision dans la foulée, le règlement de la FIT dispose qu’une personne condamnée ne peut rester au sein du conseil. Pour le contourner, la Fédération internationale avait fait voter en août, en marge du vote de la réforme de la Coupe Davis, un amendement pour permettre au président de la FFT de rester en place.
Au moment où la FIT fait face à de multiples défis, beaucoup d’observateurs y voyaient là une manœuvre politique de David Haggerty, président de la FIT, destinée à sauver son bras droit, tous deux étant les plus fervents garants du projet de réforme controversée de la Coupe Davis. Le patron de la Fédération internationale, qui a fait de cette réforme le cheval de bataille de son mandat, souhaitait ainsi éviter de se retrouver isolé pour porter le projet.
La réforme radicale de la compétition a finalement été adoptée le 16 août à 71,43 % des votes, soit plus que la majorité des deux tiers requise pour que cette révolution soit entérinée. Cette semaine, Gerard Piqué et la FIT ont annoncé à Madrid, où se tiendra la première édition de la Coupe Davis nouvelle formule, que l’épreuve se disputerait du 18 au 24 novembre 2019.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le joueur, qui évolue en club au PSG, a été opéré du pied gauche et devrait être indisponible pendant quatre à six mois.
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Handball : Nikola Karabatic forfait pour le Mondial 2019

Le joueur, qui évolue en club au PSG, a été opéré du pied gauche et devrait être indisponible pendant quatre à six mois.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 14h51
   





                        


Le handballeur français Nikola Karabatic a annoncé, vendredi 19 octobre sur le site de son club, le PSG, qu’il a été opéré du pied gauche et que, par conséquent, il ne disputera pas le Mondial en janvier 2019. « La douleur était devenue trop forte », explique Nikola Karabatic, âgé de 34 ans, dont l’indisponibilité devrait être de quatre à six mois.
Le demi-centre souffrait depuis décembre 2016 d’une déviation de la base du gros orteil vers l’extérieur. « J’ai dû serrer les dents. La saison dernière s’est plutôt bien passée jusqu’au Final Four [de la Ligue des champions]. A ce moment-là, les douleurs sont réapparues. J’ai dû disputer les derniers matchs de la saison avec une forte gêne. On s’était dit qu’avec les vacances et du repos, les symptômes s’estomperaient mais, à la reprise, ils étaient toujours là », poursuit-il.
Un titre à défendre
Ce forfait constitue un coup dur pour l’équipe de France, le joueur parisien étant l’un des « vétérans » de l’équipe et l’un de ses piliers depuis près de quinze ans (deux titres olympiques, quatre titres mondiaux, trois titres européens). Médaillés de bronze janvier à l’Euro, en janvier de cette année, avec une équipe qui avait été fortement renouvelée, les Bleus défendront leur titre mondial en janvier. Ils devront affronter lors du premier l’Allemagne, la Russie, la Serbie, le Brésil et la Corée.
Affronter l’Allemagne « ne sera pas forcément simple, avait déclaré, en juin, Didier Dinart, l’entraîneur de l’équipe de France, dans un communiqué publié après l’annonce du tirage au sort. Les autres adversaires, même si la France paraît supérieure, ne seront pas des faire-valoir, en témoignent les nombreuses surprises survenues lors du dernier Euro ». Aucune des équipes de ce groupe n’a participé aux quarts de finale du Mondial 2017 ou de l’Euro 2018. L’Allemagne a été médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016.
« Ça va être la première compétition internationale que je vais manquer avec les Bleus. Difficile de devoir renoncer à tout ça, a déclaré pour sa part Nikola Karabatic. En même temps, je savais qu’en poursuivant, je n’avais aucune chance de disputer cette compétition. Pire, si j’avais continué à jouer, j’aurais très bien pu aggraver ma blessure et peut-être dû mettre un terme à ma carrière. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le parquet de Paris a ouvert une enquête à la suite d’une plainte d’un ancien proche du footballeur, révélée jeudi par « Mediapart ».
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L’entourage de Karim Benzema soupçonné d’être impliqué dans une tentative d’enlèvement

Le parquet de Paris a ouvert une enquête à la suite d’une plainte d’un ancien proche du footballeur, révélée jeudi par « Mediapart ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 09h45
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 13h07
   





                        


Une grosse somme en liquide, un contentieux au sein de l’entourage d’un footballeur sulfureux et une tentative d’enlèvement : dans un article publié jeudi 17 octobre au soir, Mediapart révèle une nouvelle affaire impliquant des proches du joueur du Real Madrid Karim Benzema. C’est un différend autour de 50 000 euros en espèce dus au footballeur qui serait à l’origine de ce que la personne visée décrit comme un kidnapping manqué, selon l’enquête publiée par le site d’information.
L’histoire commence au Maroc avec la perception par un certain Léo D., 33 ans, figure gravitant dans l’entourage de M. Benzema, de cette somme auprès d’un sponsor. Les liasses de billets sont destinées au footballeur auquel Léo D. doit remettre l’argent en dehors du pays. Arrivé à la douane de l’aéroport de Marrakech, le convoyeur est arrêté par les douaniers et la somme qu’il transporte est saisie. Mais dans l’entourage de M. Benzama, on n’en croit rien et on se persuade que Léo D. a gardé l’argent par-devers lui.
Le dimanche 7 octobre, Léo D. est de retour à Paris. Alors qu’il se trouve dans le 13e arrondissement de la capitale, un van noir s’arrête près de lui. A l’intérieur, il reconnaît Smaïne T., un ami d’enfance de Karim Benzama. Avec le chauffeur, il intime à Léo D. d’entrer dans le véhicule. Selon Mediapart, la victime présumée a déclaré avoir aperçu sur une banquette arrière la silhouette du joueur de football. Il refuse de monter.
Une enquête ouverte
Le lendemain, Léo D. dépose plainte pour tentative d’enlèvement et de séquestration. Une source proche du dossier a confirmé à l’Agence France-Presse que le parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentative d’extorsion après cette plainte contre Smaïne T. Le plaignant a déposé plainte à Nanterre et les investigations, confiées au troisième district de la police judiciaire de Paris, tendent plutôt à montrer que Karim Benzema n’était pas dans le van. Selon Sylvain Cormier, l’avocat du footballeur, Léo D. « n’a jamais été l’agent de Karim Benzema, c’est peut-être de là que vient le problème : il est peut-être déçu ». M. Cormier s’est dit « effaré de cette agitation à partir de faits qui ne concernent pas » son client, dénonçant « une volonté de faire du buzz ».
« Toute cette affaire est agitée par cet homme qui essaie très maladroitement de masquer ses propres turpitudes », selon l’avocat. Il a ajouté qu’après avoir déposé plainte à Lyon contre lui pour abus de confiance, il comptait « immédiatement » porter plainte pour dénonciation calomnieuse. « Cet homme n’a aucune ITT [incapacité totale de travail], il accuse un proche de Karim Benzema de lui avoir pris le bras, on sait par ailleurs que Karim Benzema n’était pas présent sur les lieux et pourtant on titre sur une suspicion de tentative d’enlèvement, c’est parfaitement grotesque », a ajouté M. Cormier. Joseph Cohen-Sabban, l’avocat de Léo D., a rétorqué que « si Karim Benzema s’avisait de saisir la justice d’une plainte en diffamation, il serait bien en difficulté ».
Le joueur a commenté l’affaire dans un tweet jeudi soir : « Faut arrêter », écrit-il.

« Un proche de Benzema touche le bras de De Souza, c’est un enlevement »  « De Souza est roué de coups, il n’a aucu… https://t.co/iODTApdspv— Benzema (@Karim Benzema)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le nouvel entraîneur de l’AS Monaco, volubile et sûr de lui lors de sa présentation, fait ses débuts face à Strasbourg samedi.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Anthony Hernandez   Publié hier à 08h46, mis à jour à 14h37   Lecture 5 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Thierry Henry, sur le terrain du centre d’entraînement de l’AS Monaco, à La Turbie, le 18 octobre. ERIC GAILLARD / REUTERS             En Principauté, l’effervescence est une notion relative, souvent plus médiatique que populaire. Les mauvais résultats de l’AS Monaco, 18e de Ligue 1, ne déchaînent pas les foules, à peine conduisent-ils à une petite révolution de palais. Le départ contraint de l’entraîneur Leonardo Jardim et son remplacement par Thierry Henry n’ont guère troublé la tranquillité luxueuse du Rocher, qui a accueilli le champion du monde 1998 sans effervescence. Le décor de ses débuts en tant qu’entraîneur principal, samedi 20 octobre à Strasbourg, sera bien différent : le stade de la Meinau est réputé comme l’un des plus animés de France.          Thierry Henry n’aura que quatre jours de vécu avec son nouveau staff et effectif, deux seulement pour les internationaux rentrés de sélection. Mercredi, plus de 80 journalistes ont assisté à sa présentation. Les dirigeants monégasques avaient choisi un lieu emblématique : le très honorable Yacht Club de Monaco, et son toit surplombant la marina, cadre idéal pour la traditionnelle séance photo. Entre deux poses, la vedette du jour a même eu l’occasion de saluer l’un de ses ex-coéquipiers du titre de champion de France 1997 : Ali Benarbia, qui lézardait en peignoir blanc sur la terrasse du palace voisin.          « T’es toujours aussi beau ! » 🤗
— AS_Monaco (@AS Monaco 🇲🇨)            Un peu plus tôt, indifférentes, plusieurs petites têtes blondes monégasques s’affairaient à la mise à l’eau de leurs Optimist, prêtes à naviguer au milieu des palaces flottants amarrés au quai Louis-II. Seul un touriste allemand semblait vaguement s’intéresser à l’événement du jour : « Vous êtes là pour le joueur de foot ? Il va passer par là ? » Convié la veille par téléphone, Nicolas, 19 ans, servait de caution supporteur. Il était l’un des deux chanceux tirés au sort, en tant qu’« abonné premium », pour assister à la présentation.          « Moins de pression qu’ailleurs »          Costume noir impeccable, cravate assortie et baskets élégantes aux pieds, le meilleur buteur de l’histoire des Bleus exhalait la confiance en soi en fendant la foule des journalistes. Avant qu’il ne pénètre à l’intérieur du salon de réception, un clip en noir et blanc le mettant en scène a martelé le message : l’enfant prodigue est de retour. « Tout a commencé ici : travail, douleur, passion, joie et respect. Souvenirs. Tout commence ici. Tout recommence maintenant. Je reviens à Monaco. »            Débarqué d’Ile-de-France à 17 ans, le longiligne attaquant s’est formé au football de haut niveau à Monaco. Ses déboulés sur l’aile gauche et sa façon de repiquer au centre ont marqué les esprits, tout comme sa fine moustache, « presque un duvet », se souvient José Daniel, un retraité attablé au café Les Allobroges à Roquebrune-Cap-Martin, siège de la section locale du Club des supporteurs de Monaco (CSM). Employée pendant plus de dix ans à la cafétéria du centre de formation de l’ASM, Marie-France Castillon, émue par ce retour, garde, elle, l’image d’un « petit gars bien, poli et respectueux ».          Il faut croire qu’il n’a pas changé : la conférence de presse de « Titi » a commencé par une longue série de remerciements, notamment à la Fédération belge, qui l’a libéré de son poste d’entraîneur adjoint des Diables rouges. Puis insisté, reprenant l’antienne de la communication du club, sur ses liens profonds avec le club – même si c’est bien devant le stade d’Arsenal, à Londres, que l’ancien attaquant a sa statue : « J’ai marqué mon premier but ici. Depuis que je suis parti, je regarde les résultats de Monaco. Le club a une place particulière dans mon cœur. C’est extraordinaire d’être de retour. » Le vice-président, Vadim Vasilyev, avait également donné le ton : « Il a été un très grand joueur, c’est un enfant du club. Aujourd’hui, c’est en tant que technicien qu’il nous a impressionnés. Aucun doute qu’il soit un très bon entraîneur. »           Lire aussi Ligue 1 : Thierry Henry, une jeunesse dorée sur le Rocher             Supporteur historique du CSM, Marcel Viano prend l’exemple d’un autre glorieux ancien pour valider ce choix audacieux. « Deschamps aussi, quand on l’a pris en en 2001, il n’avait jamais entraîné. La première année a été galère et après, il a gagné la Coupe de la Ligue et il nous a amenés en finale de la Ligue des champions, rappelle-t-il. Monaco, c’est la première expérience idéale pour lui. Il arrive en terrain connu et il y a moins de pression qu’ailleurs. »          Passé par les plus grands clubs, d’Arsenal au Barça, international aux 123 sélections, Thierry Henry semble n’avoir rien perdu de la sérénité et de l’assurance qui ont accompagné sa première carrière : « Il n’y a pas de stress, il n’y a pas d’impatience non plus, plutôt une envie de débuter. J’ai passé tous mes degrés [diplômes] d’entraîneur. J’ai ramassé les maillots dans les vestiaires des équipes de jeunes d’Arsenal. J’ai installé les buts, placé les plots en sélection belge. Il fallait en passer par là. »           A l’aise et souriant, celui qui a souvent entretenu des relations difficiles avec la presse, française en particulier, dit avoir soldé les comptes : « Il n’y a aucun problème avec les médias. J’ai laissé ma carrière derrière moi. Je suis dans la peau d’un coach. » Il a même manié l’humour, comme avec ce journaliste belge auteur de la première question : « Je vous ai évité deux ans, là, je ne peux pas. » Prolixe en français, l’ancien consultant de la chaîne Sky Sport s’est montré encore plus inspiré en anglais, se lançant dans de longues tirades qui ont fait suer le traducteur.           Hommage au jeu à la nantaise          L’ex-idole des Gunners n’a pas échappé non plus aux questions sur ses influences. En dehors des deux références mondiales, Arsène Wenger et Pep Guardiola, qui l’ont entraîné durant sa carrière de joueur, il a rendu hommage à la filière nantaise et sa tradition de beau jeu collectif : « Beaucoup de gens m’ont inspiré en France tels que [José] Arribas, [Jean-Claude] Suaudeau et [Raynald] Denoueix. Ils aimaient et respiraient le foot. »           Avant de parvenir à faire bien jouer l’AS Monaco, il aura une mission plus terre à terre, celle de mettre fin à la spirale de mauvais résultats et redonner confiance aux joueurs, dont le moral est au plus bas. L’heure est au pragmatisme, même si aucun objectif comptable ne lui a été fixé par ses dirigeants : « Il faut sécuriser les joueurs, retrouver une certaine joie, un équilibre et éviter de prendre des buts. Ce dont l’équipe a besoin maintenant n’est pas ce dont elle aura besoin dans deux mois. »          Alors que le club a l’habitude de vendre ses talents dès qu’ils parviennent à maturité, le premier marché des transferts, en janvier, sera scruté avec intérêt. L’arrivée du perfectionniste Thierry Henry peut-elle infléchir la stratégie financière de l’ASM, dite du « trading » de joueurs ? « Je suis là pour coacher l’équipe », a-t-il botté en touche, comme pour indiquer que sa sphère d’influence se limiterait au terrain. Premier indice, le refus de la direction de payer la somme réclamée par Rennes pour libérer Julien Stéphan, l’un des adjoints désirés par Thierry Henry. Confirmation qu’il faut plus qu’un changement d’entraîneur pour bouleverser Monaco.                                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Déjà utilisée lors de la dernière Coupe du monde, l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) fait son entrée dans le championnat de France.                      Ligue 1 : le PSG encore plus dominateur après les échéances européennes  En championnat de France, Paris enchaîne les victoires. Même (et surtout) après avoir joué en Ligue des champions au cours de la même semaine, malgré la fatigue accumulée.                      La dure vie des promus en Ligue 1  Nîmes et Reims redécouvrent l’élite du football français cette saison. Mais le plus dur débute pour ces deux clubs. Ces dernières années, les nouveaux venus peinent à se maintenir.                          Le PSG poursuit sa promenade en Ligue 1, Guingamp gagne enfin  Sa huitième victoire (3-0) en autant de rencontres permet au Paris Saint-Germain, vainqueur à Nice, d’égaler un record vieux de 82 ans. Guingamp a gagné son premier match, Lyon a été tenu en échec par Nantes.               
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ L’UEFA a lancé, jeudi, une enquête sur les incidents survenus au Parc des Princes lors du match de Ligue des champions contre l’Etoile Rouge Belgrade, le 3 octobre
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/10/2018
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Le PSG reste fidèle à ses « ultras »

L’UEFA a lancé, jeudi, une enquête sur les incidents survenus au Parc des Princes lors du match de Ligue des champions contre l’Etoile Rouge Belgrade, le 3 octobre



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 13h17
    |

            Maxime Goldbaum et 
Rémi Dupré








                        



                                


                            

Le Paris-Saint-Germain et ses supporteurs vont devoir patienter. L’Union des associations européennes de football (UEFA) a mandaté, jeudi 18 octobre, un inspecteur de sa branche éthique et discipline pour « conduire une enquête » sur les incidents survenus au Parc des Princes à l’occasion du match de Ligue des champions contre l’Etoile Rouge Belgrade, le 3 octobre. Ce soir-là, plusieurs fumigènes avaient été allumés pendant la rencontre, et près de 250 supporteurs parisiens avaient tenté d’en découdre avec leurs homologues serbes après le match, s’en prenant au passage aux forces de l’ordre.
Le PSG risque une sanction lourde, pouvant aller jusqu’à un huis clos total puisque le virage Auteuil était déjà fermé contre l’Etoile Rouge en raison de l’utilisation d’engins pyrotechniques lors du précédent match européen au Parc, en mars, le huitième de finale retour de Ligue des champions contre le Real Madrid.
Mais, quelle que soit la teneur de cette sanction, celle-ci, pas plus que les incidents eux-mêmes, ne devraient venir altérer les relations entre la direction du club et ses « ultras », la frange radicale des supporteurs parisiens, assurent les deux parties. Après des années de mise au ban, consécutives à la mort d’un supporteur du PSG, en 2010, les « ultras » ont fait leur retour au Parc des Princes en octobre 2016, à l’initiative du président qatari du club, Nasser Al-Khelaïfi.
« Ferveur » et « fair-play »
Deux semaines après un communiqué au ton martial, condamnant notamment « le non-respect par certains individus de la convention » liant le club au Collectif Ultras Paris (CUP), le PSG semble revenu à de meilleurs sentiments vis-à-vis de ses turbulents protégés : « A Liverpool [le 18 septembre, pour le premier match de Ligue des champions], la ferveur et le fair-play de nos supporteurs ont été très remarqués et salués par de nombreux médias, en France et à l’étranger », dit-on au club, comme pour signaler...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ De nombreux champions, dont Teddy Riner, Martin Fourcade ou Nikola Karabatic, demandent au président de la République « le maintien d’un encadrement public ».
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Lettre ouverte de 380 sportifs à Emmanuel Macron

De nombreux champions, dont Teddy Riner, Martin Fourcade ou Nikola Karabatic, demandent au président de la République « le maintien d’un encadrement public ».



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 15h56
   





                        



   


Trois cent quatre-vingts sportifs français, dont les champions Teddy Riner, Martin Fourcade ou Perrine Laffont, ont signé une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour lui demander « le maintien » des moyens et « d’un encadrement public » dans le sport. « La famille du sport est en danger ! », s’alertent-ils.
« Nous, sportifs et sportives de haut niveau, nous sommes très inquiets », écrivent aussi Renaud Lavillenie, Kevin Mayer, Nikola Karabatic et Julian Alaphilippe, dans cette lettre diffusée jeudi sur le site du Parisien. « L’annonce de la suppression de 1 600 cadres techniques d’Etat d’ici 2022 et la réduction du budget sport pour 2019 sont contradictoires avec l’objectif des performances attendues et désastreuses pour l’héritage qu’on laissera aux nouvelles générations », ajoutent les 380 sportifs, dont de nombreux médaillés olympiques.
« Garantir la réussite de demain »
La révélation d’une lettre de cadrage dans laquelle Matignon demandait fin juillet au ministère des sports la suppression de 1 600 ETP (équivalents temps plein), d’ici 2022, avait mis le feu aux poudres, dans un contexte déjà tendu entre le mouvement sportif et le gouvernement.
Depuis, la ministre des sports, Roxana Maracineanu, a promis que les conseillers techniques sportifs (CTS), ces cadres d’Etat travaillant pour les fédérations et visés par le courrier de Matignon, ne perdraient pas leur emploi mais pourraient changer de statut et être désormais pris en charge par les fédérations.

        Lire aussi :
         

                Roxana Maracineanu : les conseillers techniques sportifs ne seront « plus forcément fonctionnaires »



« Nous souhaitons toutes et tous le maintien d’un encadrement public au sein de nos disciplines sportives afin de garantir la réussite de demain lors des prochaines échéances sportives internationales et olympiques pour la France », insistent les sportifs, alors que les agents du ministère s’étaient mis en grève jeudi dernier pour protester contre les baisses de moyens.
Dans le projet de loi de finances 2019 discuté actuellement au Parlement, le budget du ministère plafonne à 451 millions d’euros, soit 30 millions de moins sur un an. Le ministère avait parlé d’un « budget préservé », en évoquant la surévaluation d’un poste de dépense dans le budget précédent.

        Lire aussi :
         

                L’explosion programmée du modèle sportif français






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ La Fédération française d’aviron, qui compte quelque 45 000 licenciés et 430 clubs s’est dotée d’un programme spécifique « aviron santé ».
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L’aviron, sport engagé dans la lutte contre le cancer

La Fédération française d’aviron, qui compte quelque 45 000 licenciés et 430 clubs s’est dotée d’un programme spécifique « aviron santé ».



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    18.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 15h27
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            

Dix mille pas et plus. Un défi, une prouesse… à 30, 40, 50 ans… des femmes participent chaque année à la Vogalonga, cette régate qui se tient en mai dans la sérénissime ville de Venise, et parcourent une trentaine de kilomètres sur la lagune. Elles ont un point commun, elles se battent contre le cancer du sein. Le magazine Thalassa en avait fait un film en 2010, que nous avions évoqué dans nos colonnes. Il relatait l’histoire du dragon boat de l’association ­rémoise Ensemble pour elles, qui propose toujours des activités physiques pour ces femmes.
Avant de réaliser un tel exploit, elles s’étaient ­entraînées à ramer, une activité qui suscite de plus en plus d’engouement, que ce soit sur l’eau ou en ­intérieur (rowing en anglais). Dans le sillage de la loi santé de 2016 sur le sport sur ordonnance, la Fédération française d’aviron, qui compte quelque 45 000 licenciés et 430 clubs, mise sur le sport santé. Elle s’est dotée d’un programme spécifique « aviron santé ». « L’objectif est d’avoir formé une centaine de coachs santé à la fin de l’année », explique Yvonig Foucaud, conseiller technique de la fédération.
Sans aller aussi loin que sur la lagune vénitienne, des cours sont proposés en indoor pour des personnes qui souffrent de pathologies, seules ou en groupe. Cela fait dix ans que l’aviron a fait son entrée en tant que discipline paralympique, lors des Jeux paralympiques de Pékin en 2008. Mais ses effets sur des personnes touchées par la maladie sont peu documentés, à part quelques thèses sur le sujet. Pourtant, aux dires des spécialistes, et des pratiquants, les avantages sont nombreux : l’aviron fait travailler la force (masse musculaire) et l’endurance, sans traumatisme ostéo-articulaire. En effet, assis sur un siège coulissant, la propulsion commence par l’extension des membres inférieurs, et se propage jusqu’aux membres supérieurs avec une flexion des bras.

Geste adapté pour chaque...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le président de la Fédération française a annoncé mercredi avoir présenté ce projet au comité exécutif de World Rugby, le gouvernement mondial de ce sport.
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Rugby : après avoir autorisé 12 remplacements en un match, Bernard Laporte veut les limiter à 4

Le président de la Fédération française a annoncé mercredi avoir présenté ce projet au comité exécutif de World Rugby, le gouvernement mondial de ce sport.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 13h27
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 20h23
    |

            Adrien Pécout








                        



   


C’est à n’y rien comprendre. Le 4 juillet, avant même la mort d’un professionnel en marge d’un match amical, d’un malaise cardiaque, la Fédération française de rugby (FFR) et la Ligue nationale (LNR) annonçaient des mesures pour calmer les inquiétudes sur la santé des joueurs. Les équipes professionnelles du championnat de France peuvent désormais aller jusqu’à remplacer douze rugbymen au cours d’un même match, contre huit auparavant. Ces quatre remplacements supplémentaires étant autorisés pour qu’un homme déjà sorti « pour raison tactique » ait le droit de rentrer sur le terrain et de remplacer « tout joueur blessé, quel que soit son poste ».
Sauf que, trois mois après cette première annonce, la règle semble ne pas convenir à… Bernard Laporte, président de la FFR. Après avoir validé ces douze remplacements, le dirigeant déclare à présent vouloir aller en sens inverse et limiter à quatre le nombre de changements permis. « C’est ça, l’avenir », a-t-il déclaré lors de son intervention, mercredi 17 octobre à Paris, dans un bureau de l’Assemblée nationale.
Mercredi soir, M. Laporte a fait cette déclaration en petit comité : aux côtés de Paul Goze, son homologue de la LNR, il s’exprimait face aux députés membres de l’Amicale parlementaire du rugby, sous la coordination de Philippe Folliot, élu (LREM) du Tarn. Ouverte aux journalistes, la table ronde avait choisi un titre d’actualité, au regard des collisions qui se multiplient sur les terrains : « Quel rugby pour demain : affrontement ou évitement ? »
Le président de la FFR explique avoir déjà « présenté » ce nouveau projet de règlement « il y a trois semaines à Sydney », lors du comité exécutif de World Rugby, la fédération internationale, où il siège en tant que membre. Son argument : du fait de la fatigue des joueurs « s’il ne faut faire entrer que quatre joueurs », « il y aurait de plus en plus d’espaces » au cours des matchs. Et donc de moins en moins de collisions.
Le contre-exemple de Toulon
Selon Bernard Laporte, seule une nation s’est montrée défavorable à sa proposition : la Nouvelle-Zélande, double championne du monde en titre. « Bien sûr, ils ont un banc [de remplaçants] aussi fort que les titulaires. Donc, eux, ils préfèrent qu’on fasse rentrer les huit remplaçants », a avancé le dirigeant français.
Dans une vie antérieure, le président de la « fédé » a été secrétaire d’Etat aux sports (2007-2009) du gouvernement Fillon, mais aussi entraîneur du Rugby-club toulonnais (RCT). L’ironie étant que Bernard Laporte connaît très bien les dérives possibles des remplacements multiples… pour en avoir lui-même profité lorsqu’il s’agissait de gagner trois Coupes d’Europe d’affilée (2013-2015) : «On met six avants remplaçants sur le banc, en se disant :’On va les [les adversaires] fracasser devant’. Les première-ligne, vous entrez à la 50e [minute]. Les deuxième-ligne, vous entrez à la 55e.’ » Dit autrement : avec autant de remplacements, c’est comme « un deuxième match qui commence pour les mecs », et donc une seconde séquence de collisions potentielles à pleine puissance.
Reste une question. Pourquoi, alors, avoir autorisé en France, il y a trois mois à peine, le passage de huit à douze remplacements ? « Avec tous les problèmes de sécurité, à un moment donné, il fallait dire : ’On va mettre de la sécurité.’ » Quitte à se dédire aujourd’hui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Steve Penny est accusé de falsification et destruction de preuves dans l’affaire Nassar, l’ex-médecin de l’équipe féminine condamné à de lourdes peines de prison pour agressions sexuelles.
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Scandale Nassar : arrestation de Steve Penny, ancien président de la fédération de gymnastique américaine

Steve Penny est accusé de falsification et destruction de preuves dans l’affaire Nassar, l’ex-médecin de l’équipe féminine condamné à de lourdes peines de prison pour agressions sexuelles.



Le Monde.fr avec AFP
 |    18.10.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 10h40
   





                        



   


L’ancien président de la fédération de gymnastique américaine, Steve Penny, a été arrêté mercredi 17 octobre pour falsification et destruction de preuves dans le cadre de l’affaire Nassar, un ancien médecin de l’équipe féminine américaine condamné à de lourdes peines de prison pour agressions sexuelles.
Président de l’USA Gymnastics de 2005 à 2017, M. Penny a été arrêté à Gatlinburg, dans le Tennessee, et doit être extradé vers le Texas, où il est accusé d’avoir dissimulé des informations concernant les activités de Larry Nassar. Plusieurs gymnastes assurent qu’il a refusé de tenir compte de leurs témoignages accablants contre l’ancien médecin.
« Lors de l’enquête de police, plusieurs sources ont rapporté que M. Penny avait ordonné la destruction de documents qui étaient stockés au ranch Karolyi lorsqu’il a appris que Larry Nassar était dans le viseur de la justice », a expliqué le procureur du district de Walker, David Weeks.
Démission à la tête de l’USA Gymnastics
Le ranch Karolyi, du nom du couple d’entraîneurs d’origine roumaine qui a mené d’une main de fer la gymnastique américaine au sommet sur la scène mondiale, était jusqu’en 2017 le principal centre d’entraînement de la fédération américaine. C’est dans ce centre, situé près de Houston, que plusieurs gymnastes, dont la star mondiale de la discipline Simone Biles, ont été agressées sexuellement par le docteur Nassar sous couvert de traitements médicaux. Larry Nassar a été condamné en début d’année à plusieurs lourdes peines de prison pour avoir agressé au moins 265 victimes, la plupart mineures.
Mardi, Mary Bono, nommée quatre jours plus tôt directrice par intérim d’USA Gymnastics, a démissionné après avoir été critiquée par plusieurs victimes de Nassar. Dans une série de tweets, la double championne olympique par équipes Aly Raisman, l’une des figures de proue du combat des victimes de Larry Nassar, avait critiqué la désignation de Bono. Elle avait notamment déclaré que l’ancienne membre républicaine du Congrès américain était liée au cabinet d’avocat Faegre Baker Daniels, qui a défendu l’USAG dans l’affaire Nassar.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Giscard Samba, visé par une enquête préliminaire pour viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, avait été suspendu, en juin, par la commission de discipline de la fédération. Décision annulée par la commission d’appel.
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Suspension annulée pour Giscard Samba, l’entraîneur d’athlétisme accusé de violences sexuelles

Giscard Samba, visé par une enquête préliminaire pour viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, avait été suspendu, en juin, par la commission de discipline de la fédération. Décision annulée par la commission d’appel.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 10h02
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 11h10
    |

            Yann Bouchez








                        


Quelles sanctions disciplinaires prendre à l’égard d’entraîneurs accusés de violences sexuelles et visés par des enquêtes judiciaires toujours en cours ? La question ressemble à un casse-tête pour la Fédération française d’athlétisme (FFA), confrontée à des accusations concernant deux techniciens réputés.
Selon plusieurs sources au sein de la fédération, la suspension d’un an, dont six mois avec sursis, décidée en juin par la commission de discipline de la FFA à l’encontre de Giscard Samba, a été annulée, le 13 juillet, par la commission d’appel.
« La commission d’appel n’a pas levé définitivement [la suspension], elle l’a levée en attendant la décision de justice, précise Patrice Gergès, le directeur technique national (DTN) de la FFA. Si les faits sont avérés, il est probable que la commission d’appel revienne sur sa décision provisoire et statue. C’est la décision de justice qui donnera la décision définitive de la commission d’appel. »
Enquête quasi bouclée
Giscard Samba est visé par une enquête préliminaire pour viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel ouverte par le parquet de Créteil au printemps et confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne, selon une source proche du dossier.
Les résultats de l’enquête, quasi bouclée, sont étudiés par le parquet, qui devrait très prochainement décider d’un classement sans suite, d’un renvoi devant une juridiction, ou de l’ouverture d’une information judiciaire, avec la nomination d’un juge d’instruction, afin d’approfondir les investigations.
Dans son édition du 18 octobre, L’Equipe explique par ailleurs que la suspension administrative de Giscard Samba a été levée. Le technicien s’était vu retirer sa carte d’entraîneur professionnel par la préfecture, au printemps, après qu’une fonctionnaire de la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale d’Ile-de-France avait saisi la justice.
Le 1er avril, Le Monde avait révélé les témoignages de plusieurs jeunes femmes dénonçant des attitudes déplacées de cet entraîneur confirmé, mentor des meilleurs spécialistes français du 110 m haies, à l’image d’Aurel Manga et de Dimitri Bascou, médaillé de bronze olympique aux Jeux de Rio, en 2016. Une de ses ex-athlètes l’accusait de viols et avait déposé plainte contre lui, en 2017.

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Si l’entraîneur n’avait pas souhaité répondre aux sollicitations du Monde en amont de l’article publié au début d’avril, il avait fini par livrer, les jours suivants, plusieurs longs entretiens, notamment à L’Equipe, dans lesquels il démentait tout viol ou agression sexuelle, et évoquait des rapports consentis avec la plaignante.
Dans le cadre de l’enquête judiciaire, plusieurs témoins ont été entendus par les policiers. Giscard Samba a été placé en garde à vue, à la fin de juin, avant d’en ressortir libre.
Le 29 juin, Le Parisien révélait qu’une deuxième athlète avait porté plainte pour des « faits similaires » ; une information confirmée au Monde par une source proche du dossier. Contacté, Adil Sahban, l’avocat de Giscard Samba, n’a pas répondu à nos sollicitations.
« Compliqué de statuer définitivement »
Accusé d’agression sexuelle par une jeune athlète internationale, Pascal Machat, un entraîneur du demi-fond, a bénéficié du même revirement des instances de la FFA. Initialement suspendu six mois par la commission de discipline de la FFA, en avril, il a vu cette sanction levée en appel, deux mois plus tard.
Emma Oudiou avait dénoncé des mains aux fesses, des bisous et des remarques déplacées à son égard, dans une lettre au procureur de Fontainebleau, en mars, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire.

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S’ils sont distincts, les deux cas posent une équation difficile pour la Fédération. Ils soulignent, en creux, la difficulté pour les instances sportives de prendre des mesures dans des dossiers de violences sexuelles.
« Les textes de la fédération sont prévus pour des cas qui n’étaient pas ceux-ci, résume le DTN Patrice Gergès. Le délai de quelques semaines dont disposent les commissions pour rendre leurs décisions n’est pas adapté. Il est compliqué de statuer définitivement, sans le résultat d’une enquête de police. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ L’UEFA a mandaté, jeudi, un inspecteur de sa branche « éthique et discipline » pour enquêter sur les incidents survenus lors du match de Ligue des champions PSG-Etoile rouge de Belgrade.
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Incidents lors du match PSG-Etoile rouge : quelle est la politique de sanctions de l’UEFA

L’UEFA a mandaté, jeudi, un inspecteur de sa branche « éthique et discipline » pour enquêter sur les incidents survenus lors du match de Ligue des champions PSG-Etoile rouge de Belgrade.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 08h49
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 07h03
    |

                            Douglas de Graaf








                        



   


Le Paris-Saint-Germain et ses supporteurs vont devoir patienter. L’Union des associations européennes de football (UEFA) a mandaté, jeudi 18 octobre, un inspecteur de sa branche « éthique et discipline » pour « conduire une enquête » sur les incidents survenus lors du match de Ligue des champions PSG-Etoile rouge de Belgrade, le 3 octobre à Paris.
La procédure ne concerne théoriquement pas les affrontements qui ont eu lieu hors du stade ce soir-là, mais le club parisien est poursuivi pour « usage d’engins pyrotechniques » (les fumigènes allumés par les supporteurs « ultras » parisiens) et « troubles dans le public ». Cette dernière charge pèse aussi contre l’Etoile rouge, en plus des « chants illicites » proférés par certains de ses supporteurs.
Quelle est la politique de sanctions de l’UEFA ? Comment s’applique-t-elle ? Ces sanctions sont-elles fréquentes ?… Tour d’horizon.
Comment sont décidées les sanctions ?
Le règlement disciplinaire de l’UEFA répertorie la majorité des infractions passibles de sanctions : trucage et atteinte à l’intégrité des matchs (article 12), dopage (article 13), racisme et comportement discriminatoire (article 14), comportement incorrect de joueurs et d’officiels (article 15), et défaillance dans l’ordre et la sécurité des matchs (article 16).
Des sanctions sont énoncées dans certains articles. Par exemple, lorsqu’un joueur a tenu des propos racistes, l’article 14 prévoit une « suspension d’au moins dix matchs ».
L’annexe de ce règlement contient également une liste de sanctions prévues pour chaque infraction. En cas d’envahissement du terrain par des supporteurs d’un club, ce dernier est passible d’une amende de 5 000 euros.
Pour rendre sa décision, la commission de discipline peut prendre en considération cette liste de sanctions, mais aussi statuer en fonction des « circonstances particulières propres à chaque cas », selon l’UEFA. Autrement dit, se montrer plus sévère envers un club qui commet des infractions répétées au règlement.
Que risque le PSG ?
Visé pour « usage d’engins pyrotechniques », le club parisien a déjà été sanctionné pour ce motif lors d’un match de Ligue des champions contre le Real Madrid, en mars. Il s’est vu infliger une fermeture de sa tribune nord pour une rencontre – appliquée contre l’Etoile rouge, au début d’octobre.
Dans le cas d’une récidive, une sanction plus sévère est prévue : une amende d’un montant de 500 euros par fumigène allumé, majorée de 50 %. En plus de celle-ci, l’UEFA devrait avoir la main plus lourde en exigeant une nouvelle fermeture de tribune pour un ou plusieurs matchs, voire prononcer un huis clos pour une rencontre.
Une autre charge a été retenue contre le club, « troubles dans le public ». Cette infraction concerne des faits variés et ne renvoie à aucune sanction prédéfinie. Au regard de la jurisprudence cette année pour ce motif, Marseille et l’AS Rome ont été interdits de vente de billets à leurs supporteurs pour deux matchs à domicile (dont un avec sursis), alors que le club écossais d’Aberdeen a été condamné à une amende de 10 000 euros.
L’utilisation de fumigènes est-elle plus sanctionnée que les chants racistes ?
L’UEFA a officiellement fait de la « tolérance zéro envers le racisme » sa priorité ces dernières années, et affirme avoir « introduit des clauses spéciales et particulièrement sévères » pour lutter contre le phénomène. L’article 14 du règlement disciplinaire prévoit « au minimum une fermeture partielle du stade » pour un club dont les supporteurs ont fait preuve d’un comportement raciste, et « un match à huis clos et 50 000 euros d’amende » en cas de récidive.
Encore faut-il que ces sanctions soient prononcées. Cette année, trois procédures ouvertes pour « comportement raciste » ont été abandonnées. En février, aucune sanction n’a été prise contre l’Atalanta Bergame lors d’un match contre Dortmund, ce qui a provoqué l’indignation du joueur Michy Batshuayi, qui estime avoir été la cible de cris de singe.

LOL. Must be my imagination 🤷🏾‍♂️ https://t.co/50BrKZz6mu— mbatshuayi (@Michy Batshuayi)


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« Its just monkey noise who cares ? » 😂😂😂 2018 guys ...— mbatshuayi (@Michy Batshuayi)


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La décision rendue en début d’année contre le Partizan Belgrade résume, pour certains, le manque de proportionnalité des pénalités par rapport à la gravité des infractions : visé pour envahissement de terrain, usage de fumigènes et chants racistes de ses supporteurs, le club serbe a été puni d’une amende de 30 000 euros pour les deux premiers motifs, mais aucune sanction pour le dernier.
« L’UEFA applique une politique de la facilité, affirme Thierry Granturco, avocat aux barreaux de Paris et de Bruxelles et spécialiste du droit du sport. Quand il y a des escaliers bloqués, l’amende est systématique. Quand il y a des chants racistes, tout le monde entend mais personne ne sanctionne. » De son côté, l’institution évoque la difficulté à rassembler des preuves formelles lors de ce type d’infraction.
Dans les faits, alors que le motif « racisme » a été retenu à dix reprises – et sanctionné sept fois – lors de procédures disciplinaires cette année, 35 cas d’« usage d’engins pyrotechniques » ont été retenus et systématiquement sanctionnés.
Pourquoi l’UEFA continue-t-elle d’infliger des huis clos ?
Le principal reproche adressé aux peines de huis clos est le caractère collectif de la sanction, qui ne cible pas les responsables des infractions. « On pénalise des supporteurs qui n’ont rien à se reprocher, on détruit le spectacle et l’ambiance propres au foot. Sportivement, cette mesure est absurde », avance Thierry Granturco.
« L’UEFA préfère sanctionner les clubs pour ne pas avoir à gérer le problème des supporteurs. Mais c’est aussi à elle d’agir, en investissant davantage dans la recherche et l’identification des responsables. »
De son côté, l’institution affirme que « cette mesure a fait preuve de son efficacité ». Pénaliser un club, notamment financièrement (4 millions d’euros de recettes en moins pour Lyon lors de son match à huis clos contre le Chakhtar Donetsk, au début d’octobre), inciterait celui-ci, selon elle, à se pencher sur le problème de ses supporteurs radicaux.
Faut-il sanctionner un club pour les agissements de ses supporteurs ?
Pour l’UEFA, la réponse est oui. Selon l’article 8 du règlement disciplinaire, un club ou une sélection est responsable de ses supporteurs, et sanctionné pour les infractions commises par ces derniers « même s’il peut prouver l’absence de toute forme de faute ou de négligence ». Juridiquement, « cela se justifie », reconnaît Thierry Granturco. Mais, dans les faits, « un club ne peut pas être responsable d’individus qui, par définition, sont irresponsables », estime l’avocat.
La question se pose d’autant plus à l’heure où la technologie dans les stades – vidéosurveillance et images de diffusion télé – permet d’identifier plus facilement les responsables d’infractions. « Il est temps d’appliquer la responsabilité individuelle, quand la technologie le permet », déclarait en septembre l’avocat de la Juventus de Turin, condamnée par la ligue italienne pour des cris de singe de certains de ses tifosi.
Mais la volonté politique des clubs pèse également. Le PSG a fait le choix de chasser les ultras de son stade entre 2010 et 2016 (plan Leproux), avant d’autoriser leur retour, rigoureusement encadré par une convention. En cas de non-respect de celle-ci, la sanction tombe : une quarantaine de supporteurs ont été exclus pour un an à la suite des débordements contre l’Etoile rouge et l’Olympique lyonnais.

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De son côté, l’OL a longtemps été réticent à faire le tri dans ses supporteurs. « Nous ne sommes pas là pour faire le ménage dans les jeunesses identitaires à Lyon », affirmait en 2015 le « stadium manager » du club. Le président, Jean-Michel Aulas, a aussi été accusé de prôner la sévérité dans son discours, mais pas dans les faits.
Confronté à l’impact des sanctions de l’UEFA, l’OL semble néanmoins décidé à se saisir du problème. L’auteur du salut nazi à Manchester City, à la fin de septembre, a rapidement été identifié par les services de sécurité du club, qui a promis de le bannir de stade à vie. Et jeudi 4 octobre, lors d’une réunion entre le préfet du Rhône, Jean-Michel Aulas et les deux groupes d’ultras, des pistes ont été envisagées : une charte déontologique à signer et une carte de membre avec photo pour mieux identifier les interdits de stade.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Les « Baréa » ont gagné leur ticket pour le Cameroun, le pays organisateur de la Coupe d’Afrique des nations, en battant la Guinée équatoriale.
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Décryptage

Football : Madagascar disputera la CAN pour la première fois de son histoire

Les « Baréa » ont gagné leur ticket pour le Cameroun, le pays organisateur de la Coupe d’Afrique des nations, en battant la Guinée équatoriale.

Par                                            Alexis Billebault




LE MONDE
              datetime="2018-10-17T18:32:24+02:00"

        Le 17.10.2018 à 18h32






    
Les joueurs de l’équipe malgache de football célèbrent un but lors d’un match contre le Sénégal comptant pour la qualification en Coupe d’Afrique des nations, à Antananarivo, le 9 septembre 2018.
Crédits : MAMYRAEL / AFP


« Il y avait beaucoup de monde pour nous féliciter sur le chemin du retour à Antananarivo », se réjouit Romain Métanire au lendemain de la qualification de l’équipe malgache de football pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019. Depuis qu’il est arrivé en septembre sur la Grande Île, le défenseur du Stade de Reims (Ligue 1) n’en finit pas d’observer combien les Malgaches « adorent le foot » et combien « les résultats de la sélection leur font du bien ». « Cela ne va pas régler tous leurs problèmes, bien sûr, mais on parle du pays positivement. Je vois des gens heureux », ajoute le joueur.

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A trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, le pays s’est qualifié pour la phase finale de la CAN, mardi 16 octobre, pour la première fois de son histoire. Les « Baréa » ont gagné leur ticket pour le Cameroun, le pays organisateur, en battant la Guinée équatoriale par un but à zéro. Avec dix points, les insulaires, qui avaient aussi gagné au Soudan (3-1) et fait match nul contre le Sénégal à Antananarivo (2-2), possèdent assez d’avance pour ne plus craindre d’être dépassés au classement du groupe A.
Bousculade mortelle
La dernière fois que les Malgaches s’étaient produits chez eux remonte au 8 septembre. Une bousculade devant le stade de Mahamasina, à Antananarivo, avait fait un mort et 41 blessés, et l’enceinte habituelle de la sélection avait été suspendue par la Confédération africaine. « Mais le fait de jouer à l’extérieur de la capitale, avec des routes difficiles et plus d’une heure de trajet pour faire à peine 20 km, n’a pas dissuadé les gens de se déplacer en nombre ce 16 octobre. Ils étaient au moins 20 000 dans le stade », admire le sélectionneur français Nicolas Dupuis, dont la nomination, en février 2017, a permis à l’équipe de sortir de sa léthargie.
Au lendemain de leur performance historique, les joueurs, accompagnés du staff technique, ont été invités à plusieurs réceptions, avant de rejoindre le centre-ville pour fêter la qualification avec leurs supporteurs. La performance des Baréa, réalisée avec des joueurs nés à Madagascar mais évoluant à l’étranger depuis de nombreuses années (Faneva Andriatsima, Anicet Abel, Paulin Voavy, Andria Carolus, Lalaina Nomenjanahary) et des binationaux ayant intégré la sélection ces derniers mois, intervient alors que des élections sont prévues en novembre à la Fédération malgache de football.

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La phase finale de la CAN, prévue au Cameroun, n’est pas encore officiellement confirmée. Des doutes planent sur les capacités du pays à organiser la compétition, en raison d’importants retards dans les préparatifs. La décision finale sur la tenue de la CAN 2019 au Cameroun sera rendue fin novembre, a annoncé la Confédération africaine de football (CAF) fin septembre.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Annoncés dans le groupe pour la tournée d’automne, le Sud-Africain Paul Willemse et le Fidjien Alivereti Raka sont finalement absents. Un choix dicté par le président de la FFR, Bernard Laporte.
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XV de France : Jacques Brunel rappelle Louis Picamoles, mais se passe des « étrangers »

Annoncés dans le groupe pour la tournée d’automne, le Sud-Africain Paul Willemse et le Fidjien Alivereti Raka sont finalement absents. Un choix dicté par le président de la FFR, Bernard Laporte.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 16h25
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                            Alexandre Pedro








                        



   


Le sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, a dévoilé ce mercredi un groupe de 31 joueurs pour la prochaine tournée d’automne, qui débute le 10 novembre au Stade de France avec la réception de l’Afrique Sud.
Louis Picamoles fait son grand retour. Le troisième ligne de Montpellier n’a plus porté le maillot des Bleus depuis la défaite en Ecosse, le 11 février, et une nuit agitée à Édimbourg qui lui avait valu d’être exclu, comme sept autres joueurs.
Ces dernières semaines, les relations se sont réchauffées entre le joueur aux 69 sélections et le patron des Bleus. Picamoles profite aussi de l’absence à son poste de Marco Tauleigne, blessé, et de Kévin Gourdon et Fabien Sanconie, qui jouent peu en club.
Un petit nouveau de 125 kilos est retenu pour la première fois. Champion du monde avec les moins de 20 ans en juin, le Briviste Demba Bemba a été appelé au poste de pilier. Le talonneur du Stade Toulousain, Julien Marchand (23 ans) est l’autre nouveauté de cette liste.
Deux noms en sont absents, ceux du deuxième ligne Paul Willemse (Montpellier) et de l’ailier Alivereti Raka (Clermont). Depuis plusieurs jours, ils étaient pourtant annoncés avec insistance. Finalement, Jacques Brunel a renoncé à sélectionner le Sud-Africain et le Fidjien.
En rugby, un international peut représenter une sélection sans détenir pour autant la nationalité du pays. Pour cela, il doit respecter deux conditions fixées par World Rugby (la fédération internationale) : résider depuis trois ans dans le pays et ne compter aucune sélection pour une autre sélection nationale. Ce qui est le cas de Willemse et Raka.
19 étrangers dans l’histoire du XV de France
Le sélectionneur a-t-il reculé au dernier moment pour ne pas contrarier une promesse du président de la fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte ? Lors de sa campagne présidentielle, l’ancien manager de Toulon avait annoncé qu’un passeport français deviendrait impératif pour être sélectionnable dans son engagement numéro 11.
« Inclusion dans les critères de sélection aux équipes nationales de la nécessité d’être ressortissant français (à l’instar du CIO pour la représentation aux JO et de la plupart des autres Fédérations françaises)… »
Le président Laporte souhaitait mettre fin à la politique du sélectionneur Laporte et encore plus active sous l’ère de Philippe Saint-André (2011-2015), quand 13 étrangers figuraient en 2014 sur une liste de 74 joueurs pour préparer la Coupe du monde 2015.

        Lire aussi :
         

                Bernard Laporte : « Il faudra un passeport français » pour jouer avec le XV de France



Dans l’histoire du XV de France, 19 étrangers ont déjà porté le maillot bleu frappé du coq. Avec un bonheur inégal. Si les Sud-Africains Steven Hall, Antonie Claassen ou Daniel Kotze n’ont pas laissé un souvenir impérissable, leur compatriote Pieter de Villiers a été un pilier inamovible des années 2000 et le Néo-Zélandais, Tony Marsh, un trois-quarts centre incontournable. Ces deux joueurs étaient des trouvailles du sélectionneur de l’époque, un certain Bernard Laporte (1999-2007).
Dans un entretien au Monde en janvier 2017, celui qui était devenu président de la FFR avait réaffirmé sa volonté de ne pas faire appel à des joueurs étrangers.
« World Rugby va changer la règle : pour jouer dans une équipe nationale, il faudra désormais cinq ans de résidence sur le territoire, au lieu de trois aujourd’hui. Mais, pour nous, ça ne suffira pas, il faudra en plus détenir un passeport français. Sinon, tôt ou tard, il y aura qui en équipe de France ? Trois Fidjiens, deux Samoans… Josua Tuisova [ailier fidjien jouant au RC Toulon], si je ne parle pas avec lui, si je ne l’envoie pas jouer avec son pays, les Fidji, il jouerait en équipe de France alors qu’il ne parle pas un mot de français. »
Le message était clair : privilégier la formation française et faire que l’on s’identifie de nouveau à un XV de France en manque de résultats et sans style de jeu.
« Tôt ou tard, ils seront français »
Interrogé en juin dans Midi olympique, sur le cas de Raka – qui sans une grave blessure au genou, aurait débuté avec les Bleus lors du dernier Tournoi des six nations – et celui de Willemse, Bernard Laporte avait toutefois fortement nuancé son propos : il avait mis en avant la volonté des deux joueurs de vouloir devenir français et rappelait qu’ils avaient entamé les démarches administratives nécessaires. 

   


« Sauf que cette procédure prend du temps. Mais tôt ou tard, ils seront français. A partir du moment où ils ont fait leur demande, je les considère comme sélectionnables. Je ne vais pas leur faire subir l’attente de la préfecture », expliquait le patron de la FFR.
Bernard Laporte aurait-il alors envoyé un ballon d’essai en laissant filtrer les noms de Willemse et Raka ? C’est ce que croit savoir, le site Rugbyrama qui annonçait, en début d’après-midi mercredi, que le Sud-Africain et le Fidjien ne figuraient pas dans la liste des 31. Face aux nombreuses réactions suscitées, le patron du rugby français aurait finalement décidé de pas accéder à la demande de Jacques Brunel, désireux de pouvoir compter sur la puissance de Willemse et la vitesse de Raka.
Le message publié par Bernard Laporte sur son compte Twitter, mercredi après l’annonce de la liste des 31, laisse peu de doute au sujet de son intervention auprès de celui qui fût son fidèle adjoint lorsqu’il dirigeait le XV de France. Il remercie Brunel de sa compréhension : « En équipe de France, un joueur doit être de nationalité française. C’est mon engagement et je remercie le staff qui l’a toujours pris en compte. » L’engagement numéro 11 du candidat Laporte est sauf.

🔹En équipe de France, un joueur doit être de nationalité française. C’est mon engagement et je remercie le staff qu… https://t.co/9UQ0iwuDFp— BernardLaporte_ (@Bernard Laporte)


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La liste des 31
Pour la tournée d’automne, qui verra le XV de France affronter l’Afrique du Sud (10 novembre), l’Argentine (17) et les Fidji (24), le sélectionneur, Jacques Brunel, a retenu les 31 joueurs suivants :
Avants : Uini Atonio, Mathieu Babillot, Demba Bamba, Camille Chat, Paul Gabrillagues, Kelian Galletier, Cedate Gomes, Guilhem Guirado (capitaine), Arthur Iturria, Wenceslas Lauret, Bernard Le Roux, Yoann Maestri, Julien Marchand, Louis Picamoles, Jefferson Poirot, Dany Priso, Sébastien Vahaamahina
Arrières : Mathieu Bastareaud, Anthony Belleau, Geoffrey Doumayrou, Antoine Dupont, Benjamin Fall, Gael Fickou, Wesley Fofana, Rémi Lamerat, Camille Lopez, Maxime Médard, Morgan Parra, Damian Penaud, Baptiste Serin, Teddy Thomas





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Une analyse technique du Mondial 2018 en Russie met en lumière le jeu français, qui n’était pas basé sur la possession du ballon mais sur une équipe qui a su « se projeter vite ».
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En football, avoir le ballon n’est pas gagner – la France l’a montré à la Coupe du monde, souligne un rapport de la FIFA

Une analyse technique du Mondial 2018 en Russie met en lumière le jeu français, qui n’était pas basé sur la possession du ballon mais sur une équipe qui a su « se projeter vite ».



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 11h14
   





                        


La possession de balle ne paie plus : la France sacrée championne du monde lors de la Coupe du monde 2018 en Russie ne termine que 19e au classement de la possession de balle, loin derrière l’Espagne, mais a été l’équipe « la plus équilibrée » du tournoi, selon un rapport technique de la Fédération internationale de football (FIFA) publié mardi 16 octobre.
Malgré le pourcentage moyen de possession de balle par match le plus élevé (69 %) de toutes les équipes engagées, l’Espagne n’est pas parvenue à dépasser les huitièmes de finale, éliminée par la Russie (1-1, 4 tab à 3). Les champions du monde français figurent eux à la dix-neuvième place de ce classement, sur 32 équipes, avec une possession de balle de 48 % par match en moyenne.


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L'Espagne, équipe la plus « possessive » de la Coupe du monde, la France 19e
Moyenne de possession de balle par match et par équipe.

Source : FIFA



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« La France ne s’est pas appuyée sur la possession de balle mais avait pour priorité de se projeter le plus vite possible dans la moitié de terrain adverse et elle avait les joueurs pour le faire », analyse l’entraîneur brésilien Carlos Alberto Parreira, vainqueur du Mondial 1994, l’un des membres de cette cellule d’analyse (en compagnie, notamment, du Néerlandais Marco Van Basten, ex-responsable du développement technique de la FIFA, et de l’Ecossais Andy Roxburgh). Paul Pogba et Antoine Griezmann étaient chargés de « lancer les attaques » s’appuyant sur « la vitesse de Kylian Mbappé », élu meilleur jeune joueur du Mondial, souligne également M. Parreira.
Autre constat du groupe technique de la FIFA : « rares sont les équipes à avoir joué avec un véritable meneur de jeu, probablement en raison des différentes tactiques adoptées ». Certains joueurs se sont toutefois montrés à leur avantage dans ce registre, relève la FIFA. Ainsi, si le Français Paul Pogba a brillé, « c’est bien Luka Modric qui a fait la plus forte impression », ajoute l’instance, alors que le joueur du Real Madrid est l’un des prétendants au Ballon d’or.
La Serbie a le plus couru
On apprend aussi que la Serbie est l’équipe qui a le plus couru par match (113 km), tandis que la France n’est que vingt-huitième de ce classement avec 101 km.


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La France a (relativement) moins couru que la plupart des autres équipes lors du Mondial 2018
Moyenne de la distance totale parcourue par les joueurs de chaque équipe lors d'un match de la Coupe du monde 2018.

Source : FIFA



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De plus, l’efficacité des tirs depuis l’extérieur de la surface « a énormément augmenté avec en moyenne un but tous les vingt-neuf tirs, contre quarante-deux au Brésil en 2014 ».
« La France a mérité sa victoire », estime dans le rapport le Croate Zvonimir Boban, secrétaire général adjoint de la FIFA.
« Sous l’impulsion de Didier Deschamps, qui avait une idée claire et précise de la manière d’utiliser au mieux les qualités de ses joueurs et n’en a pas dévié, les Bleus ont formé dans l’ensemble l’équipe du tournoi la plus équilibrée et la plus sûre de sa force. »
Avec un total de 169 buts inscrits, le Mondial russe a été l’un des tournois les plus généreux en buts pour une compétition à 32 équipes, avec juste deux buts de moins que les éditions 1998 en France et 2014 au Brésil, les plus prolifiques.
Par ailleurs, le nombre de buts inscrits lors de la phase à élimination directe a été en hausse par rapport à l’édition 2014 (47 contre 35) et le nombre de pénalties accordés en phase de groupe a « fortement augmenté, notamment en raison de la présence de l’assistance vidéo à l’arbitrage » (VAR) relève encore la FIFA, qui dresse depuis l’édition 1966 en Angleterre une analyse de l’évolution technique de chaque Coupe du monde.

        Analyse des « Cahiers du football » :
         

          Equipe de France : la victoire du talent







                            


                        

                        

