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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Depuis près de soixante ans, un scandale environnemental chasse l’autre. A chaque fois, on se dit « plus jamais ça ». Petite histoire de l’apathie.
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Environnement : j’y pense et puis j’oublie


                      Depuis près de soixante ans, un scandale environnemental chasse l’autre. A chaque fois, on se dit « plus jamais ça ». Petite histoire de l’apathie.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 16h56
    |

            Stéphane Foucart








                              

                        

Vous avez le sentiment que l’environnement est désormais, enfin et pour de bon, au centre de l’attention ­médiatique et politique ? Vous pensez que les choses vont peut-être changer ? Que l’opinion n’a jamais été aussi sensibilisée aux problèmes liés à la santé, à l’environnement, aux pollutions, etc. ? Que ces questions sont maintenant ancrées au débat, et qu’elles n’en partiront plus ? Il n’est pas tout à fait impossible que vous ayez tort. Et que dans deux, cinq ou dix ans, nous soyons passés à autre chose… avant que les ­mêmes problèmes ne se reposent à nous.

Lassitude des médias et de leurs publics, conjuration plus ou moins involontaire des questions incommodantes, désintérêt des pouvoirs publics pour les problèmes qui ne peuvent être résolus que par des contraintes économiques… Les raisons de cette alternance entre amnésie et redécouverte collectives sont difficilement solubles. Mais la réalité de ces cycles ne fait aucun doute. L’historien des sciences américain Robert Proctor (université Stanford) le dit dans Golden Holocaust (Des Equateurs, 2014), son grand Livre sur le tabac : « Certains composants de la cigarette sont étonnamment méconnus, ou plutôt ils sont connus, médiatisés un temps, puis oubliés au gré du cycle de l’attention et de l’oubli des médias », écrit-il à propos du polonium 210, un radionucléide fixé par la feuille de tabac et donc présent dans les cigarettes que nous fumons. Qui sait, aujourd’hui, que nos clopes contiennent ce ­métal lourd ? Et que la consommation d’un paquet et demi par jour équivaut à s’exposer annuellement à une dose de rayonnement équivalente à 300 radiographies du thorax ?
« Béances idéologiques » et « puits de désintérêt »
Pourtant, rappelle Robert Proctor, dans les années 1970, puis 1980, cette histoire de polonium s’est largement diffusée dans les ­médias de masse et la littérature scientifique. « Il semble qu’à chaque ­décennie, on redécouvre le polonium, qu’on...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Fascination pour l’apocalypse, barrières psychologiques… Le chercheur Per Espen Stoknes analyse les ressorts mentaux qui empêchent de lutter contre le réchauffement climatique.
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« A force de voir des catastrophes, l’esprit s’habitue »


                      Fascination pour l’apocalypse, barrières psychologiques… Le chercheur Per Espen Stoknes analyse les ressorts mentaux qui empêchent de lutter contre le réchauffement climatique.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 16h54
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 16h55
    |

                            Nicolas Santolaria








                              

                        

Per Espen Stoknes est psychiatre-clinicien, membre du Parti vert norvégien et auteur de l’ouvrage What We Think About When We Try Not To Think About Global Warming (Chelsea Green Publishing, 2015, non traduit). Il a étudié les phénomènes qui nous empêchent de passer de la prise de conscience à l’action collective sur les questions environnementales.
Pour vous, le principal problème dans la lutte contre le réchauffement climatique est un problème psychologique. Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ?
La plupart des scientifiques qui communiquent sur le climat pensent qu’il suffit de transmettre des connaissances à un public ignorant, pour changer son état d’esprit et faire évoluer les comportements. Cette ­approche ne produit ni compréhension ni engagement. Ça ne marche pas. Si peu de gens soutiennent les projets de taxation du CO2, c’est parce qu’ils ne considèrent pas le changement climatique comme une menace personnelle. Globalement, depuis les années 1990, les préoccupations liées au réchauffement ont baissé dans la plupart des pays européens. L’immigration, le crime, l’emploi, la santé, l’éducation ­passent avant. Ce paradoxe psychologique pourrait être résumé ainsi : plus les preuves scientifiques du dérèglement s’accumulent, moins les gens semblent préoccupés par les questions climatiques.
Pourquoi ?
Il existe cinq barrières mentales qui nous empêchent de voir la réalité en face. Tout d’abord ce que j’appelle la « distance », qui nous fait envisager le réchauffement comme quelque chose de lointain, concernant avant tout les ours polaires. Vient ensuite le « catastrophisme » : la façon anxiogène dont le problème est présenté conduit notre cerveau à éviter totalement le sujet. Le troisième point, c’est la « dissonance cognitive ». Quand on sait que l’utilisation d’énergie fossile contribue au réchauffement, alors le fait de conduire, de manger du steak, de...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Les intempéries, liées à un épisode méditerranéen de type cévenol, ont causé la mort de 14 personnes dans l’Aude.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Après les inondations dans l’Aude, des aides exceptionnelles du département et de la région

Les intempéries, liées à un épisode méditerranéen de type cévenol, ont causé la mort de 14 personnes dans l’Aude.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 15h29
   





                        



Aux grands maux, les grands moyens. Le conseil départemental de l’Aude votera lundi 22 octobre 37 millions d’euros de crédits supplémentaires pour aider les sinistrés des inondations meurtrières du début de la semaine, et engager les premiers travaux de rénovation. La région Occitanie, présidée par Carole Delga (PS), proposera pour sa part un plan d’investissements de 25 millions d’euros, qui sera voté le 16 novembre prochain, selon un communiqué de la collectivité.

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          A Trèbes, « l’Aude, c’était le Mississippi »



Ces inondations, consécutives à un épisode méditerranéen de type cévenol, ont causé la mort de 14 personnes dans l’Aude. Plus de 70 personnes ont été blessées et des centaines ont été sinistrées. Vendredi, les premières d’entre elles – environ 600 – ont reçu un chèque d’aide grâce aux fonds débloqués par l’Etat et le département. Cette aide s’élève à 500 euros par adulte et 200 euros par enfant.
Début de la reconstruction
De leur côté, une quinzaine de départements de France ont annoncé des dons en faveur de l’Aude, pour un montant de 3 millions d’euros. « Nous recevons déjà l’aide de plusieurs communes. Elle sera réservée aux communes sinistrées sous la forme d’un fonds de concours pour l’aide à la reconstruction », a précisé André Viola, le président du conseil départemental de l’Aude.

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                Aude : après les inondations, le temps des questions



Dans son département, les premiers travaux de reconstruction ont débuté dès jeudi. sur la cinquantaine de routes interdites à la circulation, lundi, les deux tiers étaient rouvertes, vendredi. A Villegailhenc, où un pont a été emporté par la crue du Trapel, coupant la commune en deux, un pont provisoire sera acheminé dans un délai de quatre semaines.
Des expertises sont par ailleurs en cours sur des ouvrages d’art touchés par les inondations. En tout, 20 millions d’euros seront réservés par le département pour ces infrastructures.
Lundi, le président de la République, Emmanuel Macron, doit se rendre dans l’Aude. « Nous attendons un geste fort de l’Etat avec des engagements financiers », a dit M. Viola. Sur les 126 communes touchées, pour lesquelles l’état de catastrophe naturelle a été reconnu, « 122 sont rurales. S’il n’y a pas de solidarité forte, elles ne se relèveront pas », a-t-il prévenu, plaidant en faveur d’une « souplesse » pour les procédures administratives, notamment pour le versement des avances aux communes.

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                « L’urbanisation joue un rôle dans l’augmentation des risques liés aux inondations »



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            data-slide-description="Un résident montre le niveau atteint par l’eau lors des inondations à Villegailhenc, près de Carcassonne, dans le sud de la France. Le niveau atteint lundi matin par la crue à Trèbes, dans la vallée de l’Aude, est sans précédent depuis 1891, c’est-à-dire « pas loin de sept mètres », a déclaré à l’AFP le service Vigicrues."
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            data-slide-description="A Villegailhenc, le 15 octobre, la rivière Trapel a débordé à cause des fortes pluies. Selon le ministère de l’intérieur, des renforts de sécurité civile sont en cours d’acheminement dans l’Aude. Il s’agit de sapeurs-pompiers des départements voisins et de militaires de la sécurité civile, basés à Brignoles, ainsi que de « moyens aériens complémentaires »."
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            data-slide-description="A Villegailhenc, le 15 octobre. Au nord de Carcassonne, toutes les routes sont coupées, selon les autorités. Dans cette zone, les écoles ont été fermées. La préfecture et les sapeurs-pompiers ont demandé aux habitants de rester chez eux."
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            data-slide-description="A Villegailhenc. « C’est ce qu’on appelle un épisode cévenol, ou épisode méditerranéen intense  », explique Vigicrues, avec « la concomitance d’une mer chaude en fin d’été, de remontées d’air chaud et assez humide du sud qui traverse la Méditerranée et vient buter sur les reliefs du Massif central et de la Montagne noire »."
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            data-slide-description="Outre l’Aude, six autres départements du Sud étaient en vigilance orange lundi matin : l’Aveyron, la Haute-Garonne, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, le Tarn, déjà en alerte depuis dimanche, et le département de Tarn-et-Garonne."
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            data-slide-description="A Trèbes, près de Carcassone, le 15 octobre. Avec plus de 250 interventions des pompiers dans la nuit, l’Aude a été particulièrement touchée par l’épisode orageux. En l’espace de cinq heures, « entre 160 et 180 mm d’eau sont tombés sur l’agglomération de Carcassonne », selon le préfet."
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            data-slide-description="Dans la nuit, un pont a été emporté à la suite du débordement de la rivière Trapel à Villegailhenc."
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            data-slide-description="A Trèbes. « Le bilan provisoire fait état de sept victimes, mais il est provisoire (...). Il est possible qu’il s’avère plus grave », a dit Edouard Philippe à la presse, lors d’un déplacement à Nantes. Le premier ministre devait se rendre sur place dans l’après-midi « dès que les conditions opérationnelles le permettront », pour ne pas gêner les secours."
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            data-slide-description="A Trèbes. Sept hélicoptères (quatre de la sécurité civile, deux de la gendarmerie et un de l’armée) ont pu décoller en matinée lors d’une accalmie, selon le premier ministre. Les communes d’Istagnac, des Estagnos et de Cuxac-d’Aude sont, en ce moment, évacuées de manière préventive."
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            data-slide-description="Lors d’une opération de sauvetage suite aux fortes pluies  le 15 octobre à Trebes. Parmi les victimes, « une personne au moins a été emportée dans son sommeil, (pour) les autres, les conditions ne sont pas tout à fait complètement établies à ce stade », selon le préfet."
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            data-slide-description="A Villemoustaussou, près de Carcassone, le 15 octobre. Selon Météo-France, la vallée centrale de l’Aude a connu « une crue de grande ampleur », avec des cumuls exceptionnels de 150 à 300 mm dans la région de Carcassonne."
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            data-slide-description="Une rue de Villegailhenc, dans l’Aude. La rivière Aude a atteint des niveaux d’inondation inégalés depuis plus de 100 ans, a annoncé l’agence française chargée de la surveillance des niveaux d’eau, Vigicrues."
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            data-slide-description="Une femme dans son salon inondé à Villegailhenc, dans l’Aude. Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’Aude dans la nuit de dimanche à lundi ont provoqué la mort de 10 personnes, selon un nouveau bilan provisoire fourni par la sécurité civile."
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Un résident montre le niveau atteint par l’eau lors des inondations à Villegailhenc, près de Carcassonne, dans le sud de la France. Le niveau atteint lundi matin par la crue à Trèbes, dans la vallée de l’Aude, est sans précédent depuis 1891, c’est-à-dire « pas loin de sept mètres », a déclaré à l’AFP le service Vigicrues.

ERIC CABANIS / AFP
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La plate-forme ArTV, qui permettait de regarder gratuitement 176 chaînes de télévision, a fermé fin 2017. Son créateur encourt jusqu’à 3 ans de prison.
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Vincent, 17 ans, lycéen, et créateur d’un des sites les plus populaires de streaming illégal

La plate-forme ArTV, qui permettait de regarder gratuitement 176 chaînes de télévision, a fermé fin 2017. Son créateur encourt jusqu’à 3 ans de prison.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 15h42
    |

Tristan Brossat







                        


Quand on sonne à la porte de l’appartement familial, ce matin du 6 décembre, peu avant 7 heures, Vincent, à peine réveillé, se dit qu’il doit s’agir de la livraison d’une nouvelle machine pour son père, mécanicien. « Y a les flics chez moi wtf », écrit, pour rigoler, le jeune homme, alors âgé de 16 ans, sur son compte Twitter, à destination de ses quelques milliers d’abonnés. « Le problème, c’est que c’était vraiment la police », raconte-t-il quelques mois plus tard, toujours en attente de son procès, dont la date n’est pas fixée.
La mise hors service a été effectuée par Vincent lui-même pendant sa garde à vue
Pour avoir administré un site et une application proposant de visionner illégalement plus de 170 chaînes de télévision, gratuites et payantes, appelés ArTV, le lycéen risque en théorie une peine de trois ans de prison et 300 000 euros d’amende pour « délit de contrefaçon par reproduction et représentation ». Une sanction lourde, mise en avant par l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA), à l’origine de la plainte, dans un communiqué annonçant la fermeture d’ArTV. La mise hors service a été effectuée par Vincent lui-même depuis son smartphone pendant sa garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Bordeaux, qui est chargée de l’enquête, toujours en cours. A l’issue de cette garde à vue, après une longue journée d’interrogatoire, Vincent est ressorti libre.
Pour « rendre service »
Tout avait commencé au début de 2017 lorsque, pour « rendre service » à une poignée d’amis rencontrés sur Internet, il met sur pied une application (APP) Android et une page Web leur permettant de regarder les chaînes de la TNT française depuis l’étranger. Un petit serveur loué deux euros par mois permet de contourner le blocage géographique mis en place par les groupes audiovisuels pour des questions de territorialité des droits. Son site est accessible à tous ses amis, qui commencent à partager le lien sur les réseaux sociaux.

   


Tout s’enchaîne ensuite très rapidement. « J’ai vite eu besoin de plus gros serveurs » pour accueillir des visiteurs qui se comptent bientôt par centaines, puis par milliers, explique l’adolescent. Il rajoute au fur et à mesure les chaînes qui lui sont demandées grâce à des flux illégaux « faciles à trouver ». « Les gens me demandaient beIN Sports, ou des chaînes pour enfant pour leurs frères et sœurs », se souvient Vincent, qui n’a même pas besoin d’être abonné à ces services, puisqu’il ne fait que relayer les « streams » créés par d’autres.
Dans sa chambre, nulle trace de fils en pagaille branchés à d’innombrables décodeurs. Son travail consistait simplement à compresser légèrement les flux récupérés pour ne pas saturer ses serveurs, grâce à des logiciels libres, comme FFmpeg.
Payer les serveurs
« Je suivais juste le mouvement. Je n’ai jamais pris le temps de me demander si ce que je faisais était bien ou pas », explique Vincent. Pour lui, tout ça n’est pas « grave » puisqu’il s’agit uniquement de faire de la « redirection de liens ». Il ne prend donc aucune mesure de sécurité particulière pour éviter qu’on remonte jusqu’à lui. Il opte ainsi pour des serveurs établis en France, essayant juste de « trouver les moins chers ». Au bout de deux mois, la location de ces derniers lui coûte tout de même 200 euros par mois.
Pour payer cette somme, la mise en place de bannières publicitaires est une solution. Là encore, il va au plus simple, et tombe sur Pubdirecte.com, régie avec laquelle il est « resté jusqu’au bout » et qui lui reverse l’argent sur un compte PayPal.
aucune mesure de sécurité particulière pour éviter qu’on remonte jusqu’à lui
Sa plate-forme prend rapidement des allures de mini start-up. Vincent créé un tchat sur lequel les utilisateurs viennent discuter et demander de l’aide lorsqu’une chaîne est inaccessible. ArTV est né : « A » pour l’action des chaînes en direct, « R » pour les réactions des utilisateurs par leurs messages. Les grandes vacances arrivent alors à point nommé, laissant le temps à l’adolescent de répondre à des visiteurs de plus en plus nombreux.

   


A cette époque, une personne qui gère un service de streaming illégal payant – censé offrir un service plus stable avec une image de meilleure qualité pour environ 10 euros par mois – lui propose de passer un marché. Vincent relaie sur son site les offres « IPTV » de ce partenaire, bientôt rejoint par un second, avec qui il partage le montant des abonnements souscrits par ce biais. Il n’est toujours pas question de tirer profit de ces affaires, qui ne servaient qu’à payer des serveurs toujours plus chers, insiste le jeune homme.
Selon l’ALPA, les bannières publicitaires affichées sur le site et sur l’application ArTV avant leur fermeture rapportaient cependant 3 000 euros mensuels. S’il lui arrivait de toucher trop d’argent, Vincent affirme qu’il le reversait à des « streamers », ces personnes qui se filment en train de jouer à des jeux vidéo – une de ses autres passions –, ne vivant parfois que de ça. Il explique : « Cet argent, je ne le méritais pas. Ce n’était pas du vrai travail. Cela m’a permis d’apprendre plein de trucs, au niveau du développement Web, par exemple. »
« C’est arrivé à un point où je dépassais des services légaux »
Un hobby très prenant, mais extrêmement gratifiant lorsqu’il reçoit sur Twitter de nombreux messages de remerciements. « C’est arrivé à un point où je dépassais des services légaux, à un point où j’entendais des gens parler de l’application dans la rue », explique le lycéen, face caméra, dans une vidéo qui s’affiche désormais sur la page d’accueil de son site. Un message en forme de mea culpa qu’il indique avoir posté de sa propre initiative le lendemain de sa garde à vue. « Avis à toute personne voulant faire un site dans le même genre, je vous le déconseille fortement », peut-on lire dans le court texte accompagnant la vidéo.

   


En septembre 2017, le site ArTV.watch était fréquenté chaque mois par 150 000 internautes français uniques, selon les données de Médiamétrie (chargé de calculer l’audimat). D’autant que l’été n’a pas été de tout repos pour les services légaux. Le lundi 28 août, la surcharge des serveurs d’OCS (groupe Orange) a par exemple privé les abonnés du tant attendu épisode final de la septième saison de Game of Thrones. Des déboires qu’a connus récemment RMC Sport (Altice/SFR) lors de la première soirée de Ligue des champions et qui ont « beaucoup fait rire » Vincent : « Ils n’arrivent pas à faire fonctionner un service pour lequel les gens paient, alors que moi je fournissais quelque chose de potable gratuitement… »
La plate-forme en vient à être classée parmi les 150 APP Android
Ce sont ces « soucis chez les services officiels » et « le bouche-à-oreille » qui expliquent la croissance fulgurante des connexions à ArTV. Son site, qu’il gérait seul derrière son écran, était bien sûr confronté aux mêmes problèmes d’affluence les soirs de rencontres au sommet. Malgré quelques ralentissements, voire des black-out aux heures de pointe, la plateforme en vient à être classée parmi les 150 Applications Android les plus utilisées sur le Play Store de Google. Elle y est d’ailleurs toujours disponible, mais ne diffuse plus qu’un message d’adieu. Les services IPTV auprès desquels ils se fournissaient, sans doute gérés depuis l’étranger, sont en revanche toujours actifs.
« C’est légal ce que tu fais ? »
En cette rentrée scolaire 2017, ce succès étonne Vincent, qui se sent parfois un peu dépassé. Mais il ne prend toujours pas conscience qu’il risque gros. Plutôt que de fermer son site, il ne pense qu’à l’améliorer. « C’est légal ce que tu fais ? », lui demandent parfois ses parents, qui ne savent jamais très bien ce que leur fils fait pendant des heures derrière son écran. « On n’y connaît rien du tout, raconte la mère de l’adolescent. L’ordinateur c’est la nounou facile… »
Une « nounou » qui le couve depuis l’âge de ses 4 ans, et lui a même appris à lire. Préoccupée par des problèmes de santé, la mère de Vincent ne cherche pas à pousser plus loin ses investigations. « Vincent a toujours eu le cœur sur la main. Il a été dépassé par cette passion. Internet, c’est peut-être bien mais c’est dangereux. »
Aujourd’hui, elle ne comprend pas pourquoi elle n’a pas été alertée par les autorités avant que la police ne sonne à la porte de son appartement un matin de décembre alors que le mal était déjà fait. Vincent dit n’avoir reçu qu’un courrier de France 2 lui demandant de retirer la chaîne de sa plate-forme. « Ce que j’ai fait immédiatement », assure le jeune homme. Mais rien de la part des groupes Canal+ et M6, qui sont pourtant à l’origine de la plainte.

   


Juste avant la fermeture, le webmaster ne sait pas exactement combien d’internautes utilisent son site, mais l’application comptait 800 000 utilisateurs actifs. A cette période, il dépense « dans les 2 000 euros » chaque mois pour faire tourner la machine. Ces sommes transitent par le compte PayPal créé par « quelqu’un d’autre » à la demande de Vincent, qui ne peut pas le faire lui-même, n’étant pas encore majeur. « C’est pour ça que nous n’étions pas au courant », explique sa mère, qui n’observe aucun mouvement particulier sur le compte bancaire de l’adolescent.
Sa mère n’observe aucun mouvement particulier sur le compte de l’adolescent
Vincent était-il vraiment naïf au point de n’avoir jamais réfléchi à la question de l’argent au-delà du paiement des serveurs ? Difficile de le dire à ce stade. On peut également s’interroger sur les intentions de la personne se trouvant derrière le compte PayPal. Il n’est pas impossible que l’adolescent ait été en partie manipulé par un ou plusieurs individus aux intentions bien moins louables que les siennes. Là encore, ce sera à la justice de tirer tout cela au clair.
Un cas à part
Malgré le nombre impressionnant de visiteurs, ArTV n’avait pas grand-chose à voir avec d’autres sites du même type, comme Beinsport-streaming.com, fermé en juin à la suite d’une nouvelle plainte de l’ALPA. Comme de nombreux sites de ce type, celui-ci faisait partie d’un vaste réseau autrement plus organisé et lucratif, brassant plusieurs centaines de milliers d’euros, précise au Monde Frédéric Delacroix, délégué général de l’Association.
Une forme de gestion plus lucrative commençait à apparaître
Ce dernier précise toutefois qu’ArTV prenait, quelques semaines avant sa fermeture, une voie un peu différente de celle qu’elle avait empruntée jusqu’alors. Une forme de gestion plus lucrative de la plate-forme aurait, selon lui, commencé à apparaître. Mais la vocation et la gestion initiale d’ArTV en font tout de même un cas bien à part. Si ces deux fermetures ont porté un coup au streaming illégal français, les solutions de repli sont nombreuses et menacent plus que jamais l’économie des chaînes à péage.
Pour endiguer le phénomène, le rapport parlementaire porté par Aurore Bergé sur la « régulation de la communication audiovisuelle à l’ère numérique », présenté en octobre, préconise de « créer un dispositif spécifique permettant de bloquer temporairement, dans des délais extrêmement brefs, l’accès aux pages de site diffusant sans autorisation des contenus en live streaming ».
La nouvelle loi sur l’audiovisuel, qui devrait voir le jour en 2019, pourrait donner plus de prérogatives à l’Hadopi. La Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet n’a pour l’instant aucune prise sur le streaming.

   


De son côté, entre la gestion du site et ses ennuis judiciaires, Vincent, qui n’a « jamais eu grande confiance en l’école », a mis un peu ses études de côté et redoublé sa première. Son objectif reste de passer un bac pro systèmes numériques, mais il n’a pour l’instant pas réussi à trouver d’employeurs. Dix mois après la fermeture de sa plate-forme, il espère que son procès aura lieu le plus tôt possible, pour pouvoir passer à autre chose et réfléchir à l’avenir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Dans le milieu marseillais, la dernière saisie record remonte à 1998 avec la découverte de 3,8 tonnes sur le port de Marseille.
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Bouches-du-Rhône : un semi-remorque avec 2,5 tonnes de cannabis saisi à Martigues

Dans le milieu marseillais, la dernière saisie record remonte à 1998 avec la découverte de 3,8 tonnes sur le port de Marseille.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 14h04
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 16h51
   





                        


Un semi-remorque en provenance d’Espagne transportant 2,5 tonnes de résine de cannabis a été arrêté vendredi 19 octobre à Martigues (Bouches-du-Rhône) et cinq personnes placées en garde à vue, a fait savoir samedi la direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille (DIPJ).
Les cinq « trafiquants locaux », « des malfaiteurs notoires », ont été interpellés dans le cadre d’une enquête menée par l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) et le groupe d’intervention régional (GIR), a précisé Murielle Anquet, chef d’état-major de la DIPJ, confirmant une information de La Provence. Les gardes à vue pourraient se poursuivre jusqu’à mardi.

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Le cannabis était destiné au marché local, a précisé la même source. Cette saisie est l’une des plus importantes réalisées par la police judiciaire de Marseille, a déclaré Mme Anquet. En juillet 2015, des trafiquants originaires d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) avaient été interceptés avec 5,8 tonnes de cannabis à Vitrolles. Concernant le milieu marseillais, la dernière saisie record remonte à 1998 avec la découverte de 3,8 tonnes sur le port de Marseille.
La cité phocéenne est régulièrement le théâtre de règlements de comptes entre trafiquants de produits stupéfiants. Depuis le début de l’année, dix-neuf personnes ont été tuées dans des règlements de comptes dans les Bouches-du-Rhône, selon les chiffres de la préfecture de police à Marseille.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ « Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault.
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Perquisitions au siège de La France insoumise : bras de fer entre la procureure générale de Paris et le camp Mélenchon

« Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 17h18
   





                        



   


C’est une prise de parole rare, qui marque la singularité de la situation. La procureure générale de la cour d’appel de Paris, Catherine Champrenault, a dénoncé samedi 20 octobre le « coup de force » contre les magistrats et les policiers mené par Jean-Luc Mélenchon et ses militants lors des perquisitions effectuées mardi au domicile du leader de La France insoumise et au siège du parti.
« J’apporte mon soutien aux magistrats et policiers », a expliqué la magistrate sur Europe 1, dénonçant une tentative « d’entrave à l’action de la justice ». « Je crois savoir qu’un policier a porté plainte, magistrats et policiers ont été choqués. Personne n’est au-dessus des lois », a-t-elle ajouté.

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« Pression physique sur la porte »
Dans une scène filmée par des journalistes, Jean-Luc Mélenchon avait notamment appelé ses proches à « enfoncer la porte » pour entrer dans les locaux de son mouvement où une perquisition était en cours. Il a ensuite bousculé un représentant du parquet ainsi qu’un policier qui s’interposait.
« Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault. Mais, accompagnés de militants et de députés LFI, il « a voulu rentrer en force », et « c’est parce qu’on ne pouvait pas filtrer eu égard à cette pression physique sur la porte, qu’effectivement on n’a pas laissé passer M. Mélenchon car on ne pouvait pas laisser passer le groupe », a-t-elle expliqué.

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Le ministère de la justice pas informé
Alors que le patron de La France insoumise a dénoncé vendredi « une opération de police de type antiterroriste », la magistrate a justifié l’ampleur du dispositif :
« Il y avait plusieurs dizaines de policiers, ce qui est normal car il y avait une quinzaine de perquisitions. »
Catherine Champrenault a également assuré que le ministère de la justice n’avait pas été informé des perquisitions : « Nous ne faisons rien remonter avant que les faits ne se soient passés. » Elle a également justifié que l’enquête en reste à son stade préliminaire, sous l’égide du parquet. L’ouverture d’une information judiciaire, confiée à des juges d’instruction, serait pour l’heure « disproportionnée », selon elle, car « nous n’en sommes pas encore aux indices graves et concordants ».

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Alors que Jean-Luc Mélenchon demande « l’annulation de cette perquisition et la restitution de tout ce qui a été prélevé », la magistrate a annoncé que les ordinateurs avaient été remis « hier soir [vendredi] » et assuré que « seuls les documents qui intéressent les infractions que l’on recherche » seraient exploités et mis dans la procédure.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Six personnes avaient été placées en garde à vue, mardi, dans l’enquête sur les attentats ayant fait quatre morts et quinze blessés, au mois de mars.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Le Monde avec Reuters  Publié aujourd’hui à 11h26, mis à jour à 12h03   Lecture 1 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Devant le supermarché où s’est déroulée la prise d’otages menée par Redouane Lakdim, à Trèbes, le 23 mars 2018. ÉRIC CABANIS / AFP             Trois personnes ont été mises en examen et écrouées dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Carcassonne et Trèbes (Aude) perpétrés le 23 mars 2018, vendredi 19 octobre.          Six personnes – des membres de l’entourage familial et amical de l’auteur des attaques, Radouane Lakdim – avaient été interpellées et placées en garde à vue mardi dans le cadre de cette information judiciaire. Trois ont été relâchées, et les autres, placées en détention provisoire, ont été mises en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et, pour l’un d’eux, « détention d’armes de catégorie A et B en lien avec une entreprise terroriste », selon la source judiciaire.           Lire aussi Attentat de Trèbes : récit du huis clos entre le terroriste et son otage             Quatre morts et quinze blessés          Le 23 mars, un assaillant djihadiste, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d’entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client, ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’était livré comme otage à la place d’une femme.            Le djihadiste avait été abattu par le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale. L’attaque avait été revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI). Il était « fiché S » depuis 2014 et inscrit depuis novembre 2015 au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) en raison de ses liens supposés avec des milieux islamistes radicaux.           Lire aussi « Taisez-vous c’est moi qui négocie » : récit de l’attentat de Trèbes vu de l’intérieur                                   Annonces automobiles avec La Centrale           LIGIER JS 11900 € 94           BMW SERIE 3 GT 15900 € 49           FIAT IDEA 4500 € 94      Recherche                    Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Début du procès des rappeurs Booba et Kaaris  Ils comparaissent jeudi devant le tribunal correctionnel, un peu plus d’un mois après leur bagarre à Orly. Ils risquent jusqu’à 10 ans de prison.                          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Les associations d’aide aux sans-abri sous tension avant l’arrivée de l’hiver

L’Etat prévoit de renforcer les budgets de l’hébergement et des maraudes dans le projet de loi de finances pour 2019.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 14h48
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

A l’approche de l’hiver, le gouvernement cherche un moyen de pousser les murs des centres d’hébergement afin de créer davantage de places pour les sans-abri. Jacqueline Gourault, nouvelle ministre de la cohésion des territoires, et Julien Denormandie, promu ministre chargé de la ville et du logement, ont, vendredi 19 octobre, réuni les organismes gestionnaires (Aurore, Emmaüs, Groupe SOS, la Fondation de l’Armée du salut, Adoma, Coallia) pour préparer la campagne hivernale.
« Il faut le saluer, le gouvernement s’y prend plus tôt que d’habitude et anticipe », se félicite Florent Gueguen, directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité. Pas question de réitérer les erreurs de l’an passé, comme la promesse intenable d’Emmanuel Macron, faite en juillet 2017, qui ne voulait « plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus ». Ni la polémique provoquée par l’annonce, le 30 janvier, de l’alors secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, Julien Denormandie, qu’il y avait « à peu près une cinquantaine d’hommes isolés en Ile-de-France qui dorment dehors, pour être très précis ». Des propos rudement démentis deux semaines plus tard. Le 15 février, un comptage citoyen organisé par la Ville de Paris en dénombrait plus de 3 000 !
Un appel pressant aux entreprises
Le sujet est donc sensible. Anne Hidalgo, maire de Paris, a grillé la politesse à l’Etat en annonçant, le 14 octobre, son plan de mobilisation avec 300 nouvelles places créées, d’ici fin novembre, dans les mairies d’arrondissements, dont une cinquantaine, pour des femmes, dans des salons de l’Hôtel de ville. Entre les 800 places créées en 2018 dans des locaux municipaux et les 700 annoncées pour 2019, la maire peut, avec ces 1 500 places, se prévaloir d’avoir fait la moitié du chemin. Une façon de mettre l’Etat au défi d’en faire autant. Les sites manquent et l’Etat comme la Mairie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ DERRIÈRE LE CHIFFRE – La météo ou le calendrier peuvent faire varier le baromètre mensuel de la sécurité routière.
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Pourquoi les chiffres mensuels de la mortalité routière doivent être pris avec précaution

DERRIÈRE LE CHIFFRE – La météo ou le calendrier peuvent faire varier le baromètre mensuel de la sécurité routière.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h33
    |

            Anne-Aël Durand et 
Pierre Breteau








                        


La rubrique « Derrière le chiffre » des Décodeurs étudie des statistiques et des méthodologies apparaissant dans l’actualité.
« Une hausse préoccupante », « le plus mauvais mois de septembre depuis 2010 (excepté 2016) » : l’association 40 Millions d’automobilistes a publié un communiqué du Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h pour déplorer l’augmentation de 8,8 % de la mortalité routière en septembre par rapport au même mois de 2017 et annoncée jeudi 18 octobre… mais ne s’appesantit pas sur la baisse de 5,5 %, enregistrée en juillet ou sur celle de 15,5 % en août – par rapport à l’été dernier.
Le baromètre mensuel de la sécurité routière est fréquemment utilisé pour commenter l’efficacité des radars ou la baisse de la vitesse à 80 km/h. Pourtant, cet indicateur est imparfait et doit être pris avec précaution.

        Lire l’analyse :
         

          Vitesse à 80 km/h : « Les prises de parole du gouvernement ont cessé (…) comme s’il attendait que la mesure, seule, produise ses effets »



1 – Des chiffres construits par extrapolation
Les chiffres qui apparaissent dans le baromètre mensuel sont issus des « remontées rapides » transmises par les forces de l’ordre au ministère de l’intérieur sur les accidents corporels de la circulation. Chaque département communique les accidents (A), les tués (T), les blessés légers et les blessés hospitalisés (H). Pour les morts, quelques données complémentaires sont ajoutées sur le type d’usagers : piéton, cycliste, motocycliste, cyclomotoriste, véhicule léger ou poids lourd.
Mais ces données ne sont pas exhaustives. D’abord, parce que les remontées peuvent être incomplètes pour les derniers jours du mois, mais aussi parce qu’une personne est comptée comme tuée dans un accident si elle meurt dans les trente jours qui suivent l’événement. Pour publier le baromètre mensuel, il faut donc réaliser des extrapolations, comme le détaille Manuelle Salathé, secrétaire générale de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (Onisr) : « Le système de remontées rapides est précieux, mais on ne peut pas le publier en brut, car on serait amenés à sous-estimer la réalité. Un coefficient est appliqué, en fonction des données des chiffres des années précédentes et des catégories de victimes. Par exemple, les piétons ont plus de risque de décéder dans les trente jours que les automobilistes. »
Ces chiffres peuvent différer du bilan annuel réalisé à partir du Bulletin d’analyse des accidents corporels (BAAC), qui répertorie tous les accidents qui se sont produits durant une année. Il s’agit d’un fichier détaillé rempli par les forces de l’ordre recensant les circonstances (descriptif de la route, moment de la journée, type de véhicule, etc.) et les victimes (âge, sexe, etc.), soit en moyenne 250 critères par accident. Cependant, les écarts sont minimes : « En 2017, le total des remontées rapides était de 3 295 morts, détaille Manuelle Salathé. L’estimation fournie par les baromètres mensuels était de 3 456 morts et le chiffre définitif s’est établi à 3 448. »
2- Des paramètres de variation nombreux
Au-delà du chiffre lui-même, c’est la variation avec le même mois de l’année précédente qui est largement commentée. Mais plusieurs éléments sont à prendre en compte :
La variation saisonnière. On ne peut pas comparer un mois de septembre avec un mois de janvier ou de juin. En effet, il y a plus d’accidents de motards aux beaux jours, car ils roulent davantage. Au contraire, les piétons sont plus souvent tués en hiver, car la visibilité est moins bonne. « Certaines catégories de statistiques, comme le chômage ou le commerce, sont publiées avec correction des variations saisonnières (CVS), mais cela n’aurait pas de sens pour la sécurité routière, car il s’agit de vrais gens qui sont vraiment morts », justifie Manuelle Salathé. C’est pourquoi l’Onisr communique donc des variations par rapport au même mois que l’année précédente.L’effet météo. Il renforce l’effet saisonnier. En effet, on ne se déplace pas de la même manière, ni à la même fréquence selon les conditions météorologiques. Schématiquement, les déplacements sont plus nombreux lorsqu’il fait beau, mais plus dangereux s’il neige. En clair, si l’on souhaite comparer la mortalité routière en septembre 2018 par rapport à septembre 2017, il faut tenir compte du fait que ce début d’automne a été particulièrement doux et ensoleillé. L’écart peut atteindre 50 morts en un mois.Le calendrier. En septembre 2018, il y eut cinq samedis et cinq dimanches, contre cinq samedis et quatre dimanches en 2017, et quatre samedis et quatre dimanches en 2016 – il faut remonter à 2012 pour retrouver la même configuration. Par ailleurs, la façon dont sont placés les jours fériés, les ponts et les vacances scolaires varie elle aussi. Et ces différences jouent sur la manière dont on se déplace et donc sur la fréquence des accidents. A noter que, paradoxalement, les accidents ne surviennent pas les jours de grands départs, embouteillés, mais lorsque la circulation est dense, par exemple le vendredi ou le lundi.La conjoncture économique. En période de crise, les déplacements de loisir sont moins nombreux. Le prix du carburant a également un impact.
3- Des temporalités à adapter
Le baromètre publié chaque mois ne se contente pas des comparaisons avec le même mois de l’année précédente. Il dégage aussi des tendances trimestrielles, sur plusieurs années, des zooms par grandes régions ou par type d’usagers de la route. Autant de chiffres qui servent d’indicateurs pour orienter les politiques publiques.
Pour mesurer les effets de l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central, la secrétaire générale de l’Onisr appelle à ne pas tirer des conclusions trop rapides à partir du baromètre mensuel : « Sur un nombre de morts aussi élevé, autour de 2 000 par an sur les routes nationales, on s’attend à voir un décrochement, mais il faut au moins douze mois d’observation et idéalement vingt-quatre mois pour éviter les effets liés à la météo. »

        Lire aussi :
         

                Sécurité routière : légère baisse du nombre de morts en 2017



Lorsque l’on observe les données sur le très long terme, les grandes mesures de sécurité routière – baisse de vitesse et port de la ceinture en 1973, route à 50 km/h et ceinture obligatoire à l’arrière des véhicules en 1990, radars automatiques en 2002… – ont eu des effets très nets sur la sécurité routière, comme le montre l’infographie ci-dessous.

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Une baisse de la mortalité en partie liée à une législation plus stricte
Ce graphique représente les morts sur les routes françaises de 1960 à 2016 avec, sur les points, les principales modifications de la législation et du code de la route.
SurvolezSélectionnez les ronds sur le graphique pour afficher le détail des mesures alors mises en place.

Source : Sécurité routière


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        dico = { "1973": { "titre": "Ceinture de sécurité", "court": "Ceinture obligatoire", "detail": "En 1973, trois ans après avoir imposé l’installation de ceintures de sécurité dans les automobiles neuves, son port est rendu obligatoire. En 1990, la mesure est élargie aux sièges arrière." }, "1983": { "titre": "Mesures contre l’alcool au volant", "court": "Lutte contre l’alcoolémie", "detail": "Le taux maximal d’alcool autorisé est fixé à 0,8 gramme (g/l) par litre de sang ou 0,4 mg/l d’air expiré. Le seuil du délit est abaissé à 0,8 g/l." }, "1990": { "titre": "Limitation à 50 km/h en ville", "court": "50 km/h en ville", "detail": "La vitesse maximale en ville passe de 60 à 50 km/h. Par ailleurs, la ceinture de sécurité devient obligatoire aussi pour les passagers installés à l’arrière." }, "2002": { "titre": "Implantation de radars", "court": "Radars auto.", "detail": "En 2002, le gouvernement décide l’implantation de radars automatique à partir de l’année suivante ; en 2016, 4 398 de ces radars automatiques sont en service." } };

    /* les marges et la taille */
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        radius = 6;
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        y = d3.scaleLinear()
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    var area = d3.area()
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 x(d.annee))
        .y0(height)
 y(d.morts));
    var valueline = d3.line()
        .curve(d3.curveCardinal)
 x(d.annee))
 y(d.morts));
    var svg = d3.select("#graphique").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
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    /* on reformate */
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        d.annee = parseTime(d.annee);
        d.morts = +d.morts;
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    y.domain([0, d3.max(data, function(d) { return d.morts; })]);
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    /* la ligne */
    svg.append("path")
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    /* les annotations, avec cercles, lignes et texte */
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        .filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined })
        .append("g")
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            e = dico[(d.annee).getFullYear()];
" + (d.annee).getFullYear() + " : " + e.titre + ""
" + String((d.morts/1000).toFixed(3)).replace("."," ") + " morts cette année"
"
" + e.detail + ""
            return html
        });
    /* les cercles*/
    groupe.filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined })
        .append("circle")
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    /* le texte */
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 dico[(d.annee).getFullYear()].court);
    /* les lignes avec pointillés */
    groupe.filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined }).append("line")
        .attr("class", "lignebubulle passelect")
 x(d.annee))
 y(0))
 x(d.annee))
 (y(d.morts) + radius));
    /* l'axe des abscisses  */
    svg.append("g")
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        .attr("class", "axes x")
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    /* l'axe des ordonnées  */
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4 – Un outil de prévention
Si les chiffres mensuels sont soumis à variations ou sont insuffisants pour voir les effets des politiques publiques, faut-il cesser de les publier ? Pour le chômage, Pôle emploi a choisi de passer à une périodicité trimestrielle pour mieux déceler les tendances de fond. L’Observatoire de la sécurité routière a une analyse différente et considère que les remontées rapides permettent d’adapter le travail des forces de l’ordre. Ainsi, la surmortalité en septembre 2018 (+ 8,8 % par rapport à 2017) s’explique en partie par les départs en vacances décalés des seniors, qui ont profité du beau temps. Des études sur les habitudes de déplacement des personnes âgées (en voiture, à pied ou à vélo) et sur les risques spécifiques vont être lancées et pourront se traduire par des campagnes de prévention ciblées, comme ce qui a été fait pour les jeunes.

        Lire le reportage :
         

          Prévention routière pour les seniors : « Ce n’est pas facile de reconnaître qu’on n’est plus si vaillant »



La publication du baromètre mensuel permet aussi de communiquer sur la sécurité routière. « L’intérêt, c’est que tout le monde reste alerte, explique Manuelle Salathé. Tous les jours, dix accidents mortels arrivent sur mon bureau, il y a même des jours à vingt morts. C’est quand même beaucoup, je pense que ça vaut la peine d’en parler une fois par mois. »
Vous trouverez ci-dessous les décomptes mensuels des morts sur la route depuis 2005. 

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De la saisonnalité des morts sur les routes
Ce diagramme thermique représente le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine par mois.

Source : Sécurité routière


require(['jquery', 'jquery-ui/core', 'jquery-ui/tooltip', 'd3'], function($) {

    var data = [{ "annee": 2005, "mois": 1, "morts": 405 },
        { "annee": 2005, "mois": 2, "morts": 345 },
        { "annee": 2005, "mois": 3, "morts": 396 },
        { "annee": 2005, "mois": 4, "morts": 370 },
        { "annee": 2005, "mois": 5, "morts": 450 },
        { "annee": 2005, "mois": 6, "morts": 480 },
        { "annee": 2005, "mois": 7, "morts": 608 },
        { "annee": 2005, "mois": 8, "morts": 478 },
        { "annee": 2005, "mois": 9, "morts": 441 },
        { "annee": 2005, "mois": 10, "morts": 472 },
        { "annee": 2005, "mois": 11, "morts": 413 },
        { "annee": 2005, "mois": 12, "morts": 460 },
        { "annee": 2006, "mois": 1, "morts": 346 },
        { "annee": 2006, "mois": 2, "morts": 266 },
        { "annee": 2006, "mois": 3, "morts": 314 },
        { "annee": 2006, "mois": 4, "morts": 369 },
        { "annee": 2006, "mois": 5, "morts": 382 },
        { "annee": 2006, "mois": 6, "morts": 392 },
        { "annee": 2006, "mois": 7, "morts": 471 },
        { "annee": 2006, "mois": 8, "morts": 420 },
        { "annee": 2006, "mois": 9, "morts": 425 },
        { "annee": 2006, "mois": 10, "morts": 439 },
        { "annee": 2006, "mois": 11, "morts": 405 },
        { "annee": 2006, "mois": 12, "morts": 480 },
        { "annee": 2007, "mois": 1, "morts": 395 },
        { "annee": 2007, "mois": 2, "morts": 286 },
        { "annee": 2007, "mois": 3, "morts": 318 },
        { "annee": 2007, "mois": 4, "morts": 411 },
        { "annee": 2007, "mois": 5, "morts": 346 },
        { "annee": 2007, "mois": 6, "morts": 385 },
        { "annee": 2007, "mois": 7, "morts": 478 },
        { "annee": 2007, "mois": 8, "morts": 399 },
        { "annee": 2007, "mois": 9, "morts": 428 },
        { "annee": 2007, "mois": 10, "morts": 368 },
        { "annee": 2007, "mois": 11, "morts": 396 },
        { "annee": 2007, "mois": 12, "morts": 410 },
        { "annee": 2008, "mois": 1, "morts": 327 },
        { "annee": 2008, "mois": 2, "morts": 292 },
        { "annee": 2008, "mois": 3, "morts": 362 },
        { "annee": 2008, "mois": 4, "morts": 312 },
        { "annee": 2008, "mois": 5, "morts": 399 },
        { "annee": 2008, "mois": 6, "morts": 306 },
        { "annee": 2008, "mois": 7, "morts": 416 },
        { "annee": 2008, "mois": 8, "morts": 392 },
        { "annee": 2008, "mois": 9, "morts": 334 },
        { "annee": 2008, "mois": 10, "morts": 440 },
        { "annee": 2008, "mois": 11, "morts": 333 },
        { "annee": 2008, "mois": 12, "morts": 362 },
        { "annee": 2009, "mois": 1, "morts": 288 },
        { "annee": 2009, "mois": 2, "morts": 299 },
        { "annee": 2009, "mois": 3, "morts": 294 },
        { "annee": 2009, "mois": 4, "morts": 327 },
        { "annee": 2009, "mois": 5, "morts": 386 },
        { "annee": 2009, "mois": 6, "morts": 403 },
        { "annee": 2009, "mois": 7, "morts": 396 },
        { "annee": 2009, "mois": 8, "morts": 412 },
        { "annee": 2009, "mois": 9, "morts": 384 },
        { "annee": 2009, "mois": 10, "morts": 429 },
        { "annee": 2009, "mois": 11, "morts": 349 },
        { "annee": 2009, "mois": 12, "morts": 306 },
        { "annee": 2010, "mois": 1, "morts": 273 },
        { "annee": 2010, "mois": 2, "morts": 254 },
        { "annee": 2010, "mois": 3, "morts": 300 },
        { "annee": 2010, "mois": 4, "morts": 296 },
        { "annee": 2010, "mois": 5, "morts": 336 },
        { "annee": 2010, "mois": 6, "morts": 329 },
        { "annee": 2010, "mois": 7, "morts": 453 },
        { "annee": 2010, "mois": 8, "morts": 383 },
        { "annee": 2010, "mois": 9, "morts": 357 },
        { "annee": 2010, "mois": 10, "morts": 377 },
        { "annee": 2010, "mois": 11, "morts": 339 },
        { "annee": 2010, "mois": 12, "morts": 295 },
        { "annee": 2011, "mois": 1, "morts": 324 },
        { "annee": 2011, "mois": 2, "morts": 269 },
        { "annee": 2011, "mois": 3, "morts": 301 },
        { "annee": 2011, "mois": 4, "morts": 360 },
        { "annee": 2011, "mois": 5, "morts": 322 },
        { "annee": 2011, "mois": 6, "morts": 336 },
        { "annee": 2011, "mois": 7, "morts": 354 },
        { "annee": 2011, "mois": 8, "morts": 370 },
        { "annee": 2011, "mois": 9, "morts": 347 },
        { "annee": 2011, "mois": 10, "morts": 351 },
        { "annee": 2011, "mois": 11, "morts": 296 },
        { "annee": 2011, "mois": 12, "morts": 333 },
        { "annee": 2012, "mois": 1, "morts": 297 },
        { "annee": 2012, "mois": 2, "morts": 204 },
        { "annee": 2012, "mois": 3, "morts": 276 },
        { "annee": 2012, "mois": 4, "morts": 277 },
        { "annee": 2012, "mois": 5, "morts": 321 },
        { "annee": 2012, "mois": 6, "morts": 322 },
        { "annee": 2012, "mois": 7, "morts": 366 },
        { "annee": 2012, "mois": 8, "morts": 339 },
        { "annee": 2012, "mois": 9, "morts": 341 },
        { "annee": 2012, "mois": 10, "morts": 299 },
        { "annee": 2012, "mois": 11, "morts": 292 },
        { "annee": 2012, "mois": 12, "morts": 319 },
        { "annee": 2013, "mois": 1, "morts": 243 },
        { "annee": 2013, "mois": 2, "morts": 221 },
        { "annee": 2013, "mois": 3, "morts": 200 },
        { "annee": 2013, "mois": 4, "morts": 236 },
        { "annee": 2013, "mois": 5, "morts": 224 },
        { "annee": 2013, "mois": 6, "morts": 293 },
        { "annee": 2013, "mois": 7, "morts": 344 },
        { "annee": 2013, "mois": 8, "morts": 322 },
        { "annee": 2013, "mois": 9, "morts": 312 },
        { "annee": 2013, "mois": 10, "morts": 308 },
        { "annee": 2013, "mois": 11, "morts": 252 },
        { "annee": 2013, "mois": 12, "morts": 313 },
        { "annee": 2014, "mois": 1, "morts": 235 },
        { "annee": 2014, "mois": 2, "morts": 225 },
        { "annee": 2014, "mois": 3, "morts": 261 },
        { "annee": 2014, "mois": 4, "morts": 254 },
        { "annee": 2014, "mois": 5, "morts": 260 },
        { "annee": 2014, "mois": 6, "morts": 311 },
        { "annee": 2014, "mois": 7, "morts": 302 },
        { "annee": 2014, "mois": 8, "morts": 306 },
        { "annee": 2014, "mois": 9, "morts": 317 },
        { "annee": 2014, "mois": 10, "morts": 347 },
        { "annee": 2014, "mois": 11, "morts": 280 },
        { "annee": 2014, "mois": 12, "morts": 286 },
        { "annee": 2015, "mois": 1, "morts": 262 },
        { "annee": 2015, "mois": 2, "morts": 235 },
        { "annee": 2015, "mois": 3, "morts": 219 },
        { "annee": 2015, "mois": 4, "morts": 258 },
        { "annee": 2015, "mois": 5, "morts": 267 },
        { "annee": 2015, "mois": 6, "morts": 299 },
        { "annee": 2015, "mois": 7, "morts": 353 },
        { "annee": 2015, "mois": 8, "morts": 332 },
        { "annee": 2015, "mois": 9, "morts": 257 },
        { "annee": 2015, "mois": 10, "morts": 378 },
        { "annee": 2015, "mois": 11, "morts": 296 },
        { "annee": 2015, "mois": 12, "morts": 305 },
        { "annee": 2016, "mois": 1, "morts": 236 },
        { "annee": 2016, "mois": 2, "morts": 263 },
        { "annee": 2016, "mois": 3, "morts": 255 },
        { "annee": 2016, "mois": 4, "morts": 243 },
        { "annee": 2016, "mois": 5, "morts": 294 },
        { "annee": 2016, "mois": 6, "morts": 285 },
        { "annee": 2016, "mois": 7, "morts": 356 },
        { "annee": 2016, "mois": 8, "morts": 301 },
        { "annee": 2016, "mois": 9, "morts": 334 },
        { "annee": 2016, "mois": 10, "morts": 315 },
        { "annee": 2016, "mois": 11, "morts": 258 },
        { "annee": 2016, "mois": 12, "morts": 337 },
        { "annee": 2017, "mois": 1, "morts": 257 },
        { "annee": 2017, "mois": 2, "morts": 203 },
        { "annee": 2017, "mois": 3, "morts": 266 },
        { "annee": 2017, "mois": 4, "morts": 287 },
        { "annee": 2017, "mois": 5, "morts": 294 },
        { "annee": 2017, "mois": 6, "morts": 329 },
        { "annee": 2017, "mois": 7, "morts": 346 },
        { "annee": 2017, "mois": 8, "morts": 296 },
        { "annee": 2017, "mois": 9, "morts": 289 },
        { "annee": 2017, "mois": 10, "morts": 315 },
        { "annee": 2017, "mois": 11, "morts": 281 },
        { "annee": 2017, "mois": 12, "morts": 293 },
        { "annee": 2018, "mois": 1, "morts": 235 },
        { "annee": 2018, "mois": 2, "morts": 217 },
        { "annee": 2018, "mois": 3, "morts": 231 },
        { "annee": 2018, "mois": 4, "morts": 279 },
        { "annee": 2018, "mois": 5, "morts": 272 },
        { "annee": 2018, "mois": 6, "morts": 294 },
        { "annee": 2018, "mois": 7, "morts": 324 },
        { "annee": 2018, "mois": 8, "morts": 251 },
        { "annee": 2018, "mois": 9, "morts": 323 }/*,
        { "annee": 2018, "mois": 10, "morts": 0 },
        { "annee": 2018, "mois": 11, "morts": 0 },
        { "annee": 2018, "mois": 12, "morts": 0 }*/
    ];
    /* on ajoute la liste des années */
    var annees = []
    $.each(data, function(i, d) {
        if (annees.indexOf(d.annee) == -1) {
            annees.push(d.annee)
        }
    })
    console.log(annees)

    var margin = {
            top: 30,
            right: 0,
            bottom: 40,
            left: 40
        },
        width = $("#heatmap_secu").width() - margin.left - margin.right,
        gridSize = Math.floor((width - 60) / 12),
        legendElementWidth = gridSize * 2,
        buckets = 7,

        colors = ["#fed976", "#feb24c", "#fd8d3c", "#fc4e2a", "#e31a1c", "#bd0026", "#800026", "#34000f"],
        periode = ["jan", "fév", "mars", "avr", "mai", "jui", "jui", "aoû", "sep", "oct", "nov", "déc", "total"],
        height = (annees.length * gridSize) + 180 - margin.top - margin.bottom,
        totaux = {};

    var calendrier = ["Janvier", "Février", "Mars", "Avril", "Mai", "Juin", "Juillet", "Août", "Septembre", "Octobre", "Novembre", "Décembre"];

    var colorScale = d3.scale.quantile()
        .domain([d3.min(data, function(d) {
            return d.morts;
        }), d3.max(data, function(d) {
            return d.morts;
        }) - 80])
        .range(colors);

    var svg = d3.select("#mortssurlaroute").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    var anneeLabels = svg.selectAll(".anneeLabel")
        .data(annees)
        .enter().append("text")
        .text(function(d) {
            return d;
        })
        .attr("x", 0)
        .attr("y", function(d, i) {
            return i * gridSize;
        })
        .style("text-anchor", "end")
        .attr("transform", "translate(-6," + gridSize / 1.5 + ")")
        .attr("class", "anneeLabel gras_infog axis");


    var periodeLabels = svg.selectAll(".periodeLabel")
        .data(periode)
        .enter().append("text")
        .text(function(d) {
            return d;
        })
        .attr("x", function(d, i) {
            if (width                 return 10;
            else return i * gridSize;
        })
        .attr("y", function(d, i) {
            if (width                 return i * gridSize;
            else return 0;
        })
        .style("text-anchor", "middle")
        .attr("transform", function(d, i) {
            html = "translate(" + gridSize / 2 + ", -6)";
            if (width             return html
        })
        .attr("class", function(d) {
            classe = "timeLabel gras_infog encaps axis"
            if (d == "total") classe += " cacher"
            return classe
        });


    var heatMap = svg.selectAll(".mois")
        .data(data)
        .enter().append("rect")
        .attr("x", function(d) {
            return (d.mois - 1) * gridSize;
        })
        .attr("y", function(d) {
            return (d.annee - 2005) * gridSize;
        })
        .attr("title", function(d) {
            if (totaux[d.annee]) {
                totaux[d.annee] += d.morts
            } else {
                totaux[d.annee] = d.morts
            }
" + calendrier[d.mois - 1] + " " + d.annee + "" + d.morts + " morts sur les routes de métropole";
        })
        .attr("rx", 0)
        .attr("ry", 0)
        .attr("class", "mois")
        .attr("width", gridSize)
        .attr("height", gridSize)
        .style("fill", function(d) {
            return colorScale(d.morts);
        });

    totauxtablo = []
    $.each(totaux, function(i, d) {
        totauxtablo.push(d)
    })


    var totauxLabels = svg.selectAll(".totauxLabel")
        .data(totauxtablo)
        .enter().append("text")
        .text(function(d) {
            var formatMilliers = d3.format(',');
            return formatMilliers(d).replace(",", " ")
        })
        .attr("x", width - 10)
        .attr("y", function(d, i) {
            return i * gridSize + 20;
        })
        .style("text-anchor", "end")
        .attr("class", "totauxLabel gras_infog axis");


    svg.selectAll("rect")
        .on("mouseover", function(d, i) {
            d3.select(this)
                .style("fill", function(d) { return d3.rgb(colorScale(d.morts)).darker(1); })
                .style("cursor", "pointer");
        })
        .on("mouseout", function(d, i) {
            d3.select(this)
                .style("fill", function(d) { return d3.rgb(colorScale(d.morts)); });
        });


    var legend = svg.selectAll(".legend")
        .data([d3.min(data, function(d) {
            return d.morts;
        })].concat(colorScale.quantiles()), function(d) {
            return d;
        })
        .enter().append("g")
        .attr("class", "legende");

    legend.append("rect")
        .attr("x", function(d, i) {
            return legendElementWidth * i / 1.3;
        })
        .attr("y", (annees.length * gridSize + (legendElementWidth)))
        .attr("width", legendElementWidth / 1.3)
        .attr("height", gridSize / 2)
        .style("fill", function(d, i) {
            return colors[i];
        });

    legend.append("text")
        .attr("class", "txt2 mono")
        .text(function(d) {
            return "≥ " + Math.round(d);
        })
        .attr("x", function(d, i) {
            return (legendElementWidth / 12) + legendElementWidth * i / 1.3;
        })
        .attr("y", (annees.length * gridSize + (legendElementWidth * 1.5)));


    $("#mortssurlaroute").tooltip({
        "show": {
            effect: "fadeIn",
            duration: 100
        },
        "hide": {
            effect: "fadeOut",
            duration: 100
        },
        items: "rect",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });
});



> Retrouvez tous les articles explicatifs des Décodeurs




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Pour Annette Wieviorka, les témoignages des rescapés d’Auschwitz sont « indispensables » mais n’exonèrent pas l’historien d’un travail critique.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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« Je ne crois pas que l’enseignement de la Shoah changera radicalement avec la disparition des témoins »

Pour Annette Wieviorka, les témoignages des rescapés d’Auschwitz sont « indispensables » mais n’exonèrent pas l’historien d’un travail critique.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h11
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            
L’historienne Annette Wieviorka, auteure de L’ère du témoin (Fayard, 1998), a longtemps travaillé sur la reconnaissance sociale et politique des survivants de la Shoah, ainsi que sur la place de leurs récits dans l’écriture de l’histoire. Ces témoignages sont, pour elle, un préalable à la connaissance des faits. Mais leur juxtaposition ne fait pas l’histoire, explique-t-elle.
On a coutume de dire que les victimes de la Shoah, longtemps, ont gardé le silence. A vous lire, on comprend que ce n’est pas tout à fait juste…
Les survivants ont voulu parler. Ils ont même connu ce que Robert Antelme appelle une « hémorragie d’expression ». Mais, dans leurs familles – quand elles n’avaient pas entièrement disparu – ou dans la société, personne ne tenait à entendre leur récit. Beaucoup ont couché leurs souvenirs sur le papier, sous forme de notes ou de récits, dont un nombre important a été publié dès l’après-guerre. Mais ils n’ont généralement pas trouvé de lecteurs.
En quoi le procès Eichmann en 1961, ce « Nuremberg du peuple juif » comme l’a appelé David Ben Gourion, a-t-il marqué un tournant dans la reconnaissance des témoignages ?
Alors que l’accusation à Nuremberg [procès intenté en 1945-1946 par les puissances alliées contre les principaux responsables du IIIe Reich] s’était attachée à produire des documents écrits, le procès Eichmann repose sur deux piliers, les documents et les témoignages. Le procureur israélien Gideon Hausner fait venir à la barre autant de survivants que possible, chacun en charge d’un fragment de l’histoire.
Ces témoignages produisent une véritable catharsis dans la population israélienne. Ce procès marque l’avènement du témoin, devenu porteur d’histoire et de mémoire. Pour la première fois pour un large public est produit un récit du génocide des juifs séparé des autres aspects de la criminalité nazie.
Les témoignages...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Le nonagénaire figure parmi les derniers témoins de la déportation dans le camp. Il effectue une cinquantaine d’interventions par an devant des élèves.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Benjamin Orenstein, rescapé d’Auschwitz : « Pendant quarante-huit ans, je me suis tu »

Le nonagénaire figure parmi les derniers témoins de la déportation dans le camp. Il effectue une cinquantaine d’interventions par an devant des élèves.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h12
    |

                            Mattea Battaglia (Lyon, envoyée spéciale)








                        



                                


                            
« A chaque fois que je prends la parole devant des élèves, je leur dis qu’il ne se passe pas un jour sans que je me rappelle que j’avais une famille. » Ce « à chaque fois » est encore très fréquent pour Benjamin Orenstein, 92 ans, rescapé d’Auschwitz. Jeudi 18 octobre, il est intervenu dans un lycée privé de Lyon, sa ville d’adoption. Pour l’année scolaire à venir, son objectif est de répondre à une cinquantaine d’invitations. « A peu près autant que l’an dernier », souligne-t-il en esquissant un sourire.
Dans de grandes enveloppes brunes qu’il conserve dans le bureau de son appartement, où il nous a reçue le 10 octobre, le président honoraire de l’Amicale des anciens déportés d’Auschwitz (département du Rhône) rassemble les lettres d’enseignants qui affluent de toute la France. Il essaie de répondre à chacune, se déplace encore « un peu partout », jusqu’à Lausanne ou Londres.
Chaque intervention est éprouvante mais « absolument nécessaire », assure-t-il, pour contribuer à faire des centaines de jeunes dont il croise le parcours scolaire des « témoins d’un témoin ».
« Je veille à adapter mon récit à l’âge des élèves. Je donne par exemple moins de détails en classe de CM2 qu’en 3e, mais j’aime beaucoup intervenir à l’école primaire. Les enfants sont spontanés, moins soucieux du regard du camarade que les adolescents. »

Benjamin Orenstein commence toujours par nommer son village, Annopol, dans le sud-ouest de la Pologne. Puis il explique qu’il est « issu d’une famille juive croyante et pratiquante » qui comptait neuf membres. Il nomme ses parents, sa sœur, ses trois frères mais aussi sa belle-sœur et sa fille – « ma petite nièce, un bébé dont je ne me souviens même pas du nom » – dont aucun n’a survécu.
« Matricule B 4416 »
Il n’a pas encore 15 ans quand, à l’été 1941, il prend la place de son père interné dans un camp de travail à Ieniszow, à quelques kilomètres du...




                        

                        


<article-nb="2018/10/20/19-12">
<filnamedate="20181020"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181020"><AAMMJJHH="2018102019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Les conclusions du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’alimentation industrielle, présentées le 26 septembre à l’Assemblée nationale, sont sévères.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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Le lobby de la malbouffe tue

Les conclusions du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’alimentation industrielle, présentées le 26 septembre à l’Assemblée nationale, sont sévères.



LE MONDE IDEES
 |    20.10.2018 à 09h00
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
Chronique. « Ces attaques sont une caricature ! », s’est insurgé Richard Girardot, le président de l’Association nationale des industries alimentaires, le ­1er octobre, après la publication du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’alimentation industrielle présenté le 26 septembre à l’Assemblée nationale. Il faut dire que ses conclusions sont sévères : s’appuyant sur les nombreuses études qui établissent une corrélation nette entre la consommation régulière d’aliments « transformés et ultra-transformés » et les risques de cancer, de surpoids, d’obésité, de diabète, d’hypertension et de maladies cardio-vasculaires, le président de la ­commission parle d’une « mauvaise alimentation » qui « rend malade, voire tue ».
La commission d’enquête parlementaire préconise de passer, d’ici à 2025, de 338 à 48 additifs alimentaires (conservateurs, colorants, texturants…), de limiter la teneur en sel, en sucres et en gras des préparations, de surveiller les ­contaminants des emballages. Elle veut que les productions artisanales puissent afficher un label « fabriqué sur site » et que l’étiquetage Nutri-Score, qui informe les ­consommateurs sur la qualité nutritionnelle en classant chaque produit en cinq niveaux – A, B, C, D, E, du plus favorable au moins favorable –, soit rendu obligatoire pour tous les emballages des aliments « transformés ».
« Education alimentaire »
Sur le site américain Food Navigator, les industriels de l’alimentation protestent. Ils assurent qu’ils ont déjà fait des efforts significatifs pour baisser les teneurs en sel (de 20 %) et en sucres (de 30 %), et qu’il n’est « pas ­réaliste » de leur demander de réduire drastiquement les additifs douteux d’ici à 2025. Il leur faudra beaucoup plus de temps « pour adapter [leurs] recettes », se défendent-ils. Quant à l’étiquetage Nutri-Score, beaucoup le dénoncent comme « stigmatisant ».
Le 10 octobre,...




                        

                        


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L’épouse de l’ex-président d’Interpol, arrêté en Chine, demande des comptes

Grace Meng prend à partie l’organisation de coopération policière qui a accepté la prétendue démission de son mari.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 14h39
    |

            Harold Thibault (Lyon, envoyé spécial) et 
                                Richard Schittly (Lyon, correspondant)








                        



                                


                            

La voix est ferme, déterminée. « C’est dingue. Ce n’est pas raisonné », nous déclare l’épouse de l’ancien président d’Interpol, Meng Hongwei, dans une salle au sous-sol d’un hôtel lyonnais. La pièce a été choisie avec validation de son garde du corps. Celle qui se fait appeler Grace Meng en anglais est désormais seule à Lyon avec ses deux enfants de 7 ans. Son mari a été arrêté lors d’un séjour en Chine, fin septembre. Mme Meng dénonce aujourd’hui la situation des droits de l’homme dans son pays, semblant faire abstraction du fait que son mari, vice-ministre de l’intérieur depuis 2004, a tant participé à ce système : « Ça a choqué toute la planète. Personne ne peut imaginer pourquoi ils font ces choses, folles, cruelles, sales. »
La famille Meng s’est installée à Lyon il y a tout juste deux ans. La Chine venait d’obtenir un de ses premiers postes à la tête d’une organisation internationale. La présidence d’Interpol est un poste aussi prestigieux qu’utile, en pleine campagne de traque des fugitifs chinois à l’étranger. Les organisations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, s’inquiètent alors de voir un Etat autoritaire se saisir d’une telle fonction. La femme de Meng Hongwei le suit avec leurs jumeaux.

Puis arrive l’automne 2018. Le monde se retourne pour la famille Meng, piégée par le système répressif chinois : les officiels qui faisaient arrêter sont arrêtés à leur tour. Meng Hongwei, en voyage de travail en Chine, envoie un message à sa femme sur WhatsApp, le 25 septembre : « Deng wo dian » (« attends mon appel »). Et, un peu plus tard, une émoticône représentant un poignard, signe qu’il est en danger.
Grace Meng entre en contact avec la police française, car elle reçoit des menaces, notamment un appel anonyme l’informant que « deux équipes avaient été envoyées » par les « autorités chinoises » pour « s’occuper...




                        

                        


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L’éducation nationale se prépare à enseigner la Shoah sans « grands témoins » rescapés

Du côté des survivants d’Auschwitz, dont une quinzaine seulement peut encore témoigner, comme des enseignants, on prépare « l’après ».



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h14
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            

La lumière s’éteint, et le silence se fait dans le grand amphithéâtre du lycée Montaigne, à Paris, où une centaine d’élèves ont pris place, vendredi 19 octobre après-midi. Le visage d’Ida Grinspan, rescapée d’Auschwitz, décédée le 24 septembre, apparaît sur un grand écran déployé au-dessus de l’estrade où se sont assis quatre anciens déportés – Ginette Kolinka, 93 ans, Esther Senot, 90 ans, Raphaël Esrail, 93 ans et Robert Wajcman, 88 ans.
Pendant une heure, la « petite Ida », comme l’appelaient affectueusement ses camarades, réapparaît pour raconter une enfance heureuse à Paris (« Nous n’étions pas pratiquants, notre judéité passait uniquement par la parole, le yiddish »), puis l’arrestation, l’arrivée à Auschwitz, les coups, les humiliations mais aussi la solidarité entre déportés. Quand elle parle de sa « libération dans une brouette », des rires émus fusent dans les rangées. « Nous avons été les témoins du génocide, mais vous êtes, vous, la dernière génération qui entendrez des témoins », martèle-t-elle pendant les ultimes images du montage vidéo, à l’adresse du jeune public.
La lumière revient, et après quelques secondes d’hésitation, les élèves se lèvent pour applaudir. Ceux de Montaigne, mais aussi ceux de quarante autres établissements scolaires, de Paris à La Martinique en passant par La Rochelle, connectés en direct à l’événement, avec le soutien de l’académie de Paris.
« Les survivants s’épuisent »
Ce n’est pas la première fois que l’Union des déportés d’Auschwitz (UDA), qui sert notamment de « relais » entre les rescapés du camp et les enseignants soucieux de leur ouvrir leurs classes, procède de la sorte. Depuis janvier, dix séances de témoignages « dématérialisées » ont ainsi été organisées, explique Raphaël Esrail, président de l’association ; chacune a permis à plus d’un millier d’élèves de rencontrer, au moins à distance, un « grand témoin ».
« Les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Le conseil de surveillance de l’hôpital de Châteauroux, dont dépend la structure, a voté sa fermeture par dix voix pour et quatre contre.
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Dans l’Indre, la mobilisation pour sauver la maternité du Blanc n’aura pas suffi

Le conseil de surveillance de l’hôpital de Châteauroux, dont dépend la structure, a voté sa fermeture par dix voix pour et quatre contre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 21h34
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 06h45
   





                        



   


Le bras de fer est perdu pour les élus et les habitants du Blanc. Malgré leur forte mobilisation, la maternité de cette commune de l’Indre, qu’Agnès Buzyn avait qualifiée de « dangereuse », fermera ses portes définitivement dans les prochains jours, a confirmé vendredi 19 octobre l’agence régionale de santé.
Dernière instance amenée à se prononcer, le conseil de surveillance de l’hôpital de Châteauroux, dont dépend la maternité, a voté en milieu de journée la fermeture de la maternité, par dix voix pour. Quatre membres se sont prononcés contre. « C’est la fin du processus de consultation des instances », a commenté l’ARS, à qui il « revient maintenant de prendre un arrêté pour valider l’ensemble du processus (…) dans les prochains jours ».

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Suspension depuis juin
Les accouchements au Blanc, commune de 6 500 habitants, avaient été suspendus en juin et jusqu’à la fin d’octobre pour cause du « manque de personnel ». Les femmes devant accoucher avaient été dirigées vers Châteauroux, Poitiers et Châtellerault, à plus d’une heure de route.
Au début d’octobre, un rapport d’expertise commandé par l’agence régionale avait pointé « des pratiques collectives non conformes » et préconisé l’ouverture d’un centre de périnatalité, sans accouchements. La semaine dernière, trois gynécologues-obstétriciens avaient cependant présenté un projet de relance des accouchements.
« Des accouchements dans les voitures »
L’accord de l’hôpital a attisé vendredi la colère des défenseurs de la maternité, au premier rang desquels figurent les élus locaux, dont une vingtaine avaient remis leur démission au préfet la semaine dernière. Dans l’après-midi, une quarantaine de membres du collectif C pas demain la veille, composé d’habitants, ont investi les locaux de l’ARS à Orléans.

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« On organise la fermeture du service en faisant en sorte qu’il ne puisse plus fonctionner », a déploré Claire Moreau, membre du collectif. Elle qui a accouché à trois reprises à la maternité du Blanc craint désormais « des accouchements dans les voitures ». « Nous n’avons qu’une seule maternité dans l’Indre pour 224 000 habitants, contre quatre dans le Cher pour 308 000 habitants », a rappelé Jean-Michel Mols, président du comité historique de défense de la maternité.
Le collectif, qui redoute désormais la fermeture totale de l’hôpital, réclame un nouvel audit de la maternité et un rendez-vous avec la ministre de la santé, Agnès Buzyn. Mardi, la ministre avait estimé que cette maternité était « dangereuse », invoquant de « très mauvaises pratiques » mises au jour. Les propos de la ministre de la santé sont « d’une violence extrême. C’est du harcèlement moral. Elle a fait énormément de mal au personnel dévoué, attentif, compétent », a réagi Annick Gombert, maire socialiste du Blanc.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ En 2016, dix-huit jeunes ont basculé dans le vide lors de l’effondrement du balcon de l’appartement où ils participaient à une pendaison de crémaillère. Quatre d’entre eux sont morts.
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Balcon effondré à Angers : cinq personnes mises en examen

En 2016, dix-huit jeunes ont basculé dans le vide lors de l’effondrement du balcon de l’appartement où ils participaient à une pendaison de crémaillère. Quatre d’entre eux sont morts.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 21h26
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 11h49
   





                        



   


Cinq personnes ont été mises en examen pour homicides et blessures involontaires lors de l’effondrement d’un balcon à Angers, qui fit quatre morts et quatorze blessés le 15 octobre 2016, a annoncé le procureur de la République d’Angers, vendredi 19 octobre.
« Cette semaine, le responsable du cabinet d’architecture, le dirigeant de l’entreprise de gros œuvre, deux salariés de l’entreprise de gros œuvre (un conducteur de travaux et un chef de chantier) ainsi que le chargé d’affaire de l’Apave (organisme de contrôle technique de construction ainsi que des installations) ont été mis en examen des chefs d’homicides involontaires et de blessures involontaires », a annoncé le procureur de la République d’Angers, Yves Gambert, dans un communiqué.
Au soir du samedi 15 octobre 2016, le drame s’était produit lors d’une fête rassemblant une trentaine d’amis, en majorité des étudiants en droit, dans un immeuble récent du centre-ville. Dix-huit jeunes avaient basculé dans le vide lors de l’effondrement du balcon de l’appartement où ils participaient à une pendaison de crémaillère, rue Maillé. Quatre d’entre eux, trois hommes de 21, 23 et 25 ans, ainsi qu’une jeune fille de 18 ans, sont morts dans l’accident. Quatorze ont été blessés.
Plusieurs parents de victimes avaient créé en décembre 2016 une association, Les Papillons éternels, pour défendre leurs intérêts et s’investir dans des opérations de solidarité.
« Déterminer les responsabilités »
« Dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à la suite de l’accident mortel (...) , les juges d’instruction cosaisis ont procédé à de multiples investigations qui ont permis d’identifier les différents intervenants lors du chantier », précise le communiqué du procureur. « Parallèlement, ils ont ordonné deux expertises afin d’établir les modalités de construction de l’immeuble effectivement mises en œuvre et de recherche des causes de l’effondrement afin de déterminer les responsabilités », poursuit-il. Des « prérapports d’expertises ont été déposés respectivement le 18 juillet et le 10 octobre 2018 ».
Quelques jours après le drame, lors de l’ouverture de l’information judiciaire, les différents acteurs de la construction du bâtiment avaient pris la parole pour se défendre.
L’entreprise de maçonnerie, la société Bonnel, par la voix de son avocat, Pascal Rouiller, avait précisé que la construction des balcons, qui remonte à 1998, avait été « effectuée de manière classique dans le respect scrupuleux des règles de l’art, et sous le contrôle des personnes chargées de vérifier la qualité de ce type d’ouvrage ». Tout en ajoutant que l’entreprise n’était pas « concernée par son entretien ultérieur et à sa maintenance ».
Le promoteur de cette résidence du centre-ville d’Angers, baptisée le « Surcouf », Alain Rousseau Immobilière Comine, avait rappelé dans un communiqué que ce drame était « très exceptionnel de par sa nature » et avait assuré que son « entreprise a[vait] toujours réalisé des opérations immobilières dans le total respect des normes en vigueur ».
De même l’architecte de la résidence, l’agence Frédéric Rolland Architecture, avait précisé dans un communiqué que l’immeuble « répondait à toutes les normes de l’époque en vigueur » et avait été livré « sans aucune réserve ». Et comme les autres entreprises, l’agence avait dit tout mettre en œuvre pour faciliter les expertises destinées à comprendre les causes de cet accident.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Le propriétaire de la revue qui avait salarié Mme Fillon s’est engagé dans une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
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Affaire Fillon : Ladreit de Lacharrière opte pour un « plaider-coupable »

Le propriétaire de la revue qui avait salarié Mme Fillon s’est engagé dans une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 18h58
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h14
    |

            Simon Piel








                        



                                


                            

Près d’un an et demi après son ouverture, l’enquête visant l’ancien premier ministre, candidat malheureux de la droite à la dernière élection présidentielle, François Fillon, vient de s’achever. Le Parquet national financier (PNF) doit désormais donner son avis sur un éventuel procès des époux Fillon, avant la décision finale des juges d’instruction.
La position de l’une des personnes mises en cause dans le dossier pourrait toutefois affaiblir la défense de M. et Mme Fillon, qui ont toujours contesté au cours de l’enquête tout caractère fictif aux emplois occupés par Penelope Fillon.
Selon les informations du Monde, Marc Ladreit de Lacharrière, homme d’affaires proche de François Fillon, propriétaire de la Revue des Deux Mondes, qui avait salarié Mme Fillon entre mai 2012 et décembre 2013 pour 3 900 euros net par mois, a donné son aval à une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).
« Généreux » salaire
Après proposition de la procureure Eliane Houlette, cette voie transactionnelle a été acceptée par M. Ladreit de Lacharrière, puis par les juges d’instruction. C’est désormais à un juge de l’homologation de valider ou non, à l’occasion d’une audience minimale mais publique, les termes de l’accord trouvé, principalement sur la peine qui a été négociée. Mais cela signifie d’ores et déjà que M. de Lacharrière reconnaît la véracité des charges qui pesaient contre lui.
Mis en examen en avril 2017 pour « abus de biens sociaux », M. de Lacharrière était soupçonné d’avoir offert un emploi de complaisance à Mme Fillon. Au cours de l’enquête, il avait assumé cette embauche en en contestant tout caractère fictif.
Penelope Fillon, qui avait reconnu ne s’être jamais rendue dans les locaux de la Revue des Deux Mondes, a dit avoir rédigé plusieurs notes de lecture, dont deux seulement ont été publiées sous le pseudonyme de Pauline Camille. Quant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Contrairement à ce qu’affirme Didier Guillaume, la loi dispose que c’est au producteur du pesticide de prouver que son produit n’a pas d’effet sur la santé.
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Didier Guillaume, ministre de l’agriculture, demande aux scientifiques de « faire la preuve » des conséquences des pesticides sur la santé

Contrairement à ce qu’affirme Didier Guillaume, la loi dispose que c’est au producteur du pesticide de prouver que son produit n’a pas d’effet sur la santé.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 18h54
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 20h05
   





                        



   


Le nouveau ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, s’est attiré les foudres d’ONG et de la gauche, vendredi 19 octobre, en déclarant que les scientifiques devaient faire la preuve que l’usage de pesticides avait des conséquences sur la santé. « C’est aux scientifiques de faire la preuve ou non qu’il y a des conséquences à l’usage des pesticides ou pas », a déclaré le ministre lors d’un entretien à l’antenne de RTL.
Notamment « sur la question des bébés sans bras, il faut que la science fasse son travail », a-t-il ajouté, faisant référence aux cas de bébés nés sans mains, bras ou avant-bras dans l’Ain. Or, dans ce cas précis, l’Agence sanitaire du ministère de la santé a choisi d’arrêter d’enquêter. « L’analyse statistique ne met pas en évidence un excès de cas par rapport à la moyenne nationale, et Santé publique France n’a pas identifié une exposition commune à la survenue de ces malformations », avait en effet écrit l’agence sanitaire dans un rapport publié au début d’octobre.

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                Didier Guillaume, un ancien socialiste à l’agriculture



« Ministre des pesticides »
Mais la question des pesticides est brûlante en France, et les propos du ministre ont été très mal reçus par les ONG concernées comme par la gauche, plutôt tenants du principe de précaution. « Je vous présente Didier Guillaume, nouveau ministre des pesticides. On attend toujours la nomination d’un ministre de l’agriculture… », a commenté la sénatrice écologiste Esther Benbassa sur Twitter.
« Ça commence bien mal ! Première intervention et déjà une communication de lobbyiste. Les études sont toutes là, la démonstration des magouilles et mensonges de Monsanto aussi, mais on ne va pas contrarier la FNSEA, n’est-ce pas? », a aussi ironisé Pascal Durand, eurodéputé écologiste, sur les réseaux sociaux. « L’âge de bronze… », a noté Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s, qui a ajouté sur son compte Twitter : « Trois jours d’exercice et déjà porte-parole des lobbies : chapeau bas. » 
« Heureusement que ça ne fonctionne pas comme le ministre le suggère parce qu’on pourrait mettre n’importe quoi sur le marché et attendre qu’il y ait des morts pour pouvoir retirer le produit. Je pense qu’il s’est mal exprimé, c’est pas possible », a déclaré François Veillerette, porte-parole de l’ONG Générations futures.
Une déclaration « sur le compte de l’inexpérience »
« La loi stipule que c’est au producteur de prouver, au moment de la demande de mise sur le marché, que son produit n’a pas d’effet inacceptable en regard des différents critères réglementaires. Ce n’est pas aux scientifiques de montrer que le produit a des effets. On va mettre (cette déclaration) sur le compte de l’inexpérience », a ajouté M. Veillerette. « Après, il peut y avoir des éléments scientifiques nouveaux qui interviennent et peuvent entraîner une suspension ou un retrait de l’autorisation. Ce fut le cas pour les néonicotinoïdes », admet-il.
La mission d’information de l’Assemblée nationale sur les pesticides a recommandé, dans son rapport rendu public en avril, une meilleure prévention et information concernant les dangers occasionnés par les produits phytosanitaires. 
« L’établissement d’un lien de causalité entre la survenue d’une pathologie et l’exposition aux produits phytopharmaceutiques est délicat », notait la mission parlementaire, qui souhaite « disposer de données documentées et notamment d’études épidémiologiques ». Elle préconisait donc de « renforcer les dispositifs de surveillance écotoxicologique afin de disposer de données plus complètes et suivies des différents milieux, ainsi que des espèces à surveiller en priorité », car « plusieurs études récentes montrent, sans doute possible, les dégâts » occasionnés par une « large utilisation » des pesticides, évoquant la disparition d’une large part des insectes, oiseaux et autres pollinisateurs.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Il a de nouveau dénoncé « une opération politique » alors que son mouvement est visé par deux enquêtes judiciaires.
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Jean-Luc Mélenchon demande « l’annulation des perquisitions » ayant visé LFI

Il a de nouveau dénoncé « une opération politique » alors que son mouvement est visé par deux enquêtes judiciaires.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h16
    |

            Sylvia Zappi








                        



   


Jean-Luc Mélenchon a convoqué une conférence de presse, vendredi 19 octobre, au siège de La France insoumise (LFI), pour vivement réagir au tourbillon politico-médiatique qui le frappe depuis quatre jours, après que des perquisitions houleuses ont été menées, mardi 16 octobre, au siège du mouvement ainsi qu’à son domicile privé, dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, l’une pour des soupçons de surfacturation pendant la campagne présidentielle, l’autre pour des soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen.

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          Si vous n’avez rien suivi aux comptes de campagne des candidats à la présidentielle



Flanqué du député (LFI, Nord) Adrien Quatennens, Jean-Luc Mélenchon a tenu l’estrade pendant quarante minutes pour dénoncer « une offensive politique organisée par la Macronie » contre lui et contre son parti. La voix pleine d’émotion et de colère, il a demandé l’annulation des perquisitions, évoquant d’« odieuses violences psychologiques », ainsi que la restitution des biens et des fichiers emportés par la police.
« Ce ne sont que des tentatives de faire tomber LFI, une entreprise qui veut nous détruire, salir notre honneur. En vain ! », a-t-il lancé, accusant l’exécutif d’être à la manœuvre derrière ces événements. « La Macronie est entrée en agonie et nous fait payer à nous cette agonie », a-t-il affirmé. Jeudi 18 octobre, en déplacement à Bruxelles pour un Conseil européen, le président de la République avait lui-même réagi aux accusations portées contre le pouvoir par LFI et son dirigeant. « Nous avons une Constitution, elle est claire, l’autorité juridique est indépendante dans notre pays et j’en suis le garant, pour tout le monde. Et n’en déplaise à certains, il n’y a pas d’exception », avait déclaré Emmanuel Macron.
Contre-offensive
Jean-Luc Mélenchon a également pris à partie les médias lors de son intervention, qualifiant Franceinfo – qui a diffusé une enquête sur LFI sur son antenne vendredi 19 octobre – de « radio d’Etat » aux ordres du gouvernement. « Je vous mets tous en garde, tous ceux qui titrent sur le fait que nous avons fait de la surfacturation s’exposent à des poursuites », a-t-il déclaré, « car nous n’avons peur de rien ». Dénonçant un « bashing ininterrompu », il s’est adressé directement aux journalistes pour leur « demande[r] de décélérer, vous aussi il faut une désescalade, que vous nous aimiez ou pas ». « Il faut maintenant faire baisser le niveau de violence qui règne dans cette affaire, mais nous ne céderons pas », a-t-il ajouté.
Menant la contre-offensive, le chef de file des « insoumis », qui a été entendu en audition libre jeudi par des policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à Nanterre, a donné sa version des deux affaires qui mettent en cause son parti sur le plan judiciaire. Il a ainsi réaffirmé « sur l’honneur » s’être toujours conformé au droit européen en ce qui concerne l’activité de ses assistants parlementaires à Bruxelles, soupçonnés d’avoir été employés ailleurs qu’au Parlement européen. « Nous sommes honnêtes », a-t-il répété.
Quant aux soupçons de fausses facturations des comptes de campagne et aux activités de sa directrice de communication, Sophia Chikirou, ils ne sont qu’« affabulations », selon lui. « Les informations de Franceinfo sont fausses. Nous nous sommes conformés aux conseils de la Commission des comptes de campagne. Nous aurions pu réclamer huit millions [d’euros] de remboursements de frais de campagne, nous n’en avons demandé que six », s’est-il justifié.
Soutien à Sophia Chikirou
Jean-Luc Mélenchon a affiché un soutien sans faille à la directrice de Mediascop, soupçonnée d’avoir surfacturé ses prestations durant la campagne présidentielle de 2017, et qui a été entendue, elle aussi, par la police vendredi. « Il n’y a aucun mystère dans les activités de Mme Chikirou à notre service. Nous avons choisi la personne la plus compétente, la plus brillante », a-t-il dit, lui renouvelant « l’expression de [s]a confiance totale » et estimant que, dans cette affaire, sa conseillère n’est qu’un « bouc émissaire ».

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Surtout, le leader de LFI a démenti que les tensions de ces derniers jours, « éprouvants et humiliants », aient pu ternir l’image de son mouvement dans l’opinion publique, ou affaiblir la cohésion de ses troupes en interne. « Il est certain que, sans doute, ici et là, des esprits faibles auront peut-être été impressionnés », a-t-il déclaré, mais « je ne crois pas que nous ayons été atteints, tout au contraire, beaucoup ont été galvanisés ».
Quant à ses emportements personnels répétés, aussi bien contre les médias que contre les forces de l’ordre ou le représentant du parquet lors de la perquisition des locaux de LFI, l’ancien candidat à la présidentielle les a mis sur le compte d’une atmosphère « inédite » : « Je suis un homme, pas une machine, je suis au terme d’une rentrée politique qui a été bien dense (…), j’assume mes responsabilités, toutes », a-t-il expliqué, affirmant qu’« il [lui] arrive parfois de crier plus fort, de [s’]emporter ».
Au passage, le député des Bouches-du-Rhône en a profité pour faire un mea culpa et « [s’]excuser » auprès d’une journaliste dont il avait imité l’accent méridional, mercredi dans la salle des Quatre-Colonnes de l’Assemblée nationale. « Je croyais qu’elle se moquait de moi (…) parce que je suis élu de Marseille et je lui ai répondu en imitant l’accent », a-t-il expliqué.



                            


                        

                        


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Une clinique condamnée à payer 14,5 millions d’euros pour un handicap causé par l’accouchement

Selon le jugement, le personnel de l’établissement a commis une succession d’erreurs pendant l’accouchement, causant un lourd handicap au bébé, aujourd’hui adulte.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 17h27
   





                        


Une clinique auvergnate et deux de ses praticiens ont été condamnés à payer la somme exceptionnelle de 14,5 millions d’euros à des parents pour assurer la prise en charge de leur fille, née très handicapée par leur faute, il y a vingt-deux ans. Cette somme a été fixée dans un jugement, susceptible d’appel, rendu par la première chambre civile du tribunal de Clermont-Ferrand le 28 septembre, dont l’Agence France-Presse a eu copie.
« C’est le prix d’une perte d’autonomie, un montant à la hauteur d’enjeux existentiels », a souligné, vendredi 19 octobre, Me Marc-André Ceccaldi, l’un des deux avocats marseillais de la famille, spécialisés dans la réparation des dommages corporels.
La jeune fille, dont les parents souhaitent préserver l’anonymat, est née un matin de 1996 à la clinique de la Châtaigneraie à Beaumont (Puy-de-Dôme), dans un « état neurologique sévère » qui va provoquer une infirmité motrice et cérébrale majeure.
« Succession d’anomalies, d’imprudences et d’erreurs »
Selon l’avocat, dans la nuit, des signes de « souffrance fœtale » étaient apparus, sans réaction des deux sages-femmes de service. L’obstétricien et l’anesthésiste n’ont pas réagi non plus et ont poursuivi à leur arrivée l’accouchement par voie naturelle, alors qu’une césarienne en urgence aurait dû s’imposer. Finalement, le bébé est venu au monde après plusieurs heures d’oxygénation insuffisante du cerveau.
Une expertise médicale a conclu à une « encéphalopathie anoxo-ischémique », survenue en période périnatale, imputée « à une succession d’anomalies, d’imprudences et d’erreurs mettant en cause la surveillance des sages-femmes salariées, l’intervention des médecins ainsi que l’absence de conservation des données médicales ».
Vingt-deux ans plus tard, les juges ont estimé que la situation de handicap de la jeune fille était « avérée et extrêmement lourde », avec un taux d’invalidité de 100 % impliquant un besoin d’assistance par tierce personne permanent.
A ce titre, le tribunal a condamné la clinique, l’obstétricien et l’anesthésiste, solidairement avec leurs assureurs (GAN, Allianz et Medical Insurance Company), à verser aux parents une indemnité totale de 12,2 millions d’euros, pour les années passées et à venir. Le reste du montant obtenu couvre différents frais et préjudices liés à l’état de la victime.



                            


                        

                        

