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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Dans sa chronique, l’anthropologue Michel Naepels appelle l’Europe et ses pays membres à prendre une part d’humanité, ne serait-ce qu’en commençant par tenir leurs engagements.
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« Chaque nouvelle étape du traitement européen des “migrants” laisse un goût amer, celui de la banalité de l’inacceptable »

Dans sa chronique, l’anthropologue Michel Naepels appelle l’Europe et ses pays membres à prendre une part d’humanité, ne serait-ce qu’en commençant par tenir leurs engagements.



LE MONDE IDEES
 |    20.10.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 14h09
    |

                            Michel Naepels (anthropologue, historien, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et directeur de recherche au CNRS)








                        



                                


                            
Chronique. Qu’est-ce qu’un refuge ? Un espoir ? Un horizon ? Le dispositif sécuritaire est sans merci. La ­prohibition crée la contrebande : non seulement des régimes autoritaires sont aidés et soutenus pour bloquer les « migrants » avant leur arrivée dans l’Union européenne, mais les mafias des passeurs ­prospèrent de cette situation. Sans protection légale, ­celles et ceux qui se déplacent sont exposés à des ­niveaux de violence effrayants. Il n’y a de passage que dans les failles, débouchant le plus souvent sur une vie d’épreuves administratives sans fin, d’attente, de dissimulation, de citoyenneté déniée, d’emplois non déclarés, d’identités masquées. Les individus et les associations qui tentent de défendre l’idée d’une commune humanité et d’un devoir d’hospitalité sont empêchés et poursuivis au moyen de lois visant à réprimer l’aide à l’entrée et au séjour irréguliers d’étrangers.

Le règlement de Dublin, qui attribue au premier pays d’accueil d’un réfugié potentiel la responsabilité d’examiner sa demande d’asile, aggrave les déséquilibres entre Etats européens, déresponsabilise les uns, surexpose les autres – et voue les arrivants « dublinés » à des expulsions sans fin. Nous savons tout cela : anthropologues, politistes, démographes, historiens ne cessent de décrire les mécanismes empiriques de la mort à nos frontières comme de la relégation par nos dispositifs policiers, ­administratifs et judiciaires. On n’ose répéter l’évidence que la France est terre de migration, comme l’a montré il y a déjà trente ans l’historien Gérard Noiriel (Le Creuset français. Histoire de l’immigration (XIXe-XXe siècle), Seuil). Mais aussi à quel point l’Europe a été, en miroir, terre d’émigration, en Amérique en particulier (Nancy Green, Repenser les migrations, PUF, 2002). Chaque nouvelle étape du traitement européen des « migrants » cherchant un asile ou un futur en Europe – l’odyssée de l’Aquarius,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Les deux hommes faisaient partie du cercle rapproché de « MBS », le prince Mohammed Ben Salman.
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Mort de Jamal Khashoggi : qui sont les deux hauts responsables saoudiens limogés ?

Les deux hommes faisaient partie du cercle rapproché de « MBS », le prince Mohammed Ben Salman.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 14h03
   





                        


C’est la première conséquence concrète de l’affaire Jamal Khashoggi. Après avoir admis que le journaliste avait été tué dans son consulat d’Istanbul, l’Arabie saoudite a limogé, samedi 20 octobre, deux des principaux collaborateurs du prince héritier Mohammed Ben Salman.
Les deux personnalités faisaient tous deux partie du cercle rapproché du prince Mohammed Ben Salman, surnommé « MBS ». Leur limogeage s’est accompagné de l’arrestation de 18 suspects saoudiens.

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Le général Ahmed Al-Assiri, chef adjoint du renseignement saoudien

   


Agé d’une soixantaine d’années, le général Al-Assiri était un conseiller de haut rang proche de la cour royale. Avant d’être promu chef adjoint du renseignement général en 2017, il était le porte-parole de la coalition militaire intervenant au Yémen depuis 2015 contre les rebelles houthistes soutenus par l’Iran. Le quotidien panarabe à capitaux saoudiens Al-Hayat qualifiait d’ailleurs ce général, formé à la prestigieuse école militaire française Saint-Cyr, de « pilote saoudien le plus connu au monde ».
Parlant couramment le français, l’anglais et l’arabe, Ahmed Al-Assiri assistait souvent aux réunions à huis clos du prince héritier avec des dignitaires étrangers en visite dans le royaume. L’homme avait également acquis à l’étranger la réputation de harceler les journalistes dont les articles critiquaient les « bavures » saoudiennes au Yémen. Au printemps 2017, il avait été la cible d’un jet d’œuf lors d’une conférence à Londres et le gouvernement britannique s’était excusé pour cette « agression ».
Avant son limogeage samedi, le New York Times avait rapporté que l’Arabie saoudite attribuerait vraisemblablement la responsabilité de la disparition de Khashoggi au général Assiri pour tenter de dédouaner « MBS ».

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                « Ni Mohammed Ben Salman ni la relation américano-saoudienne ne sortiront indemnes de l’affaire Khashoggi »



Saoud Al-Qahtani, conseiller « médias » à la cour royale

   


Homme-clé de l’entourage du prince héritier, Saoud Al-Qahtani a dirigé le « centre d’études et d’affaires médiatiques », une unité opérant au sein de la cour royale, avant d’être nommé conseiller « médias » du roi. Un poste-clé où il contrôlait notamment les activités de relations publiques du gouvernement saoudien.
Selon des sources saoudiennes, M. Al-Qahtani, 40 ans, a animé des campagnes de propagande en ligne contre les adversaires du royaume, comme le Qatar et l’Iran. Avec 1,3 million d’adeptes sur Twitter, ce haut responsable est notamment connu pour ses messages hostiles aux dissidents et à ses rivaux.

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Dans un article paru dans le Washington Post au début de l’année, Jamal Khashoggi affirmait qu’Al-Qahtani avait constitué une « liste noire » des journalistes critiques du royaume et qu’il était connu pour les intimider. Dans une interview posthume publiée vendredi par le magazine Newsweek, Khashoggi qualifie M. Al-Qahtani et un autre haut responsable saoudien, Turki Al-Cheikh, de « voyous ».
« Les gens les craignent. Vous les défiez, vous risquez de finir en prison, et c’est ce qui s’est passé. »
L’an dernier, M. Al-Qahtani écrivait sur Twitter : « Je ne fais rien de mon propre chef, sans des ordres. Je suis l’employé et l’exécuteur de mon roi et de mon prince héritier. »

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Les partisans d’un référendum sur l’accord – ou l’absence d’accord – avec l’Union européenne ont commencé à défiler dans le centre de la capitale.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Brexit : manifestation à Londres pour un nouveau référendum

Les partisans d’un référendum sur l’accord – ou l’absence d’accord – avec l’Union européenne ont commencé à défiler dans le centre de la capitale.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 14h51
   





                        



   


Ils veulent en faire « la plus grande » et la plus « bruyante » des manifestations. Des dizaines de milliers de personnes venues de tout le Royaume-Uni ont commencé à manifester, samedi 20 octobre, à Londres, pour réclamer un nouveau référendum sur l’accord final issu des négociations entre Londres et Bruxelles concernant le Brexit.
Les manifestants, venus dans plus de 150 cars, se sont élancés dans le centre de la capitale en direction du Parlement, à l’appel de People’s Vote, un mouvement militant pour un « vote populaire ». A l’avant du cortège défilaient un millier de jeunes manifestants, ainsi qu’une importante cohorte de citoyens européens, représentés notamment par The3Million, un groupe de pression défendant les intérêts des quelque 3,7 millions d’Européens installés au Royaume-Uni.

        A moins de six mois du Brexit :
         

          « Trop de questions sans réponse » pour les expatriés français



Le correspondant du Monde, Philippe Bernard, est sur place :

Tweets by canalbernard 

Lors du dernier défilé de ce genre, en juin, environ 100 000 personnes s’étaient rassemblées et les organisateurs espèrent bien dépasser ce nombre samedi. L’enjeu est de maintenir la pression sur la première ministre, Theresa May, fermement opposée à l’idée d’un nouveau référendum.
Tony Blair parmi les soutiens
« Les gens ont voté », avait rappelé la chef de gouvernement mercredi, se disant déterminée à « mettre en œuvre » le résultat de ce vote. Le 23 juin 2016, les Britanniques s’étaient prononcés à 52 % en faveur de la sortie de l’Union européenne (UE), faisant basculer le pays dans une situation inédite.

   


De leur côté, les organisateurs soulignent qu’à quelques mois du Brexit, prévu le 29 mars 2019, les négociations entre Londres et Bruxelles bloquent toujours, en particulier sur la question de la frontière sur l’île d’Irlande. L’incertitude demeure sur la façon dont le Royaume-Uni quittera précisément l’Union, ce qui rend les gens peu confiants sur l’avenir.
L’idée d’un nouveau référendum a gagné en popularité ces derniers mois au Royaume-Uni, et des personnalités politiques de tous bords la soutiennent, comme l’ancien premier ministre travailliste Tony Blair. Parmi les orateurs attendus samedi dans le centre de Londres figurent le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, ainsi que des députés du Parti conservateur, du Parti travailliste, du Parti libéral-démocrate, du Parti vert, et du SNP, le parti indépendantiste écossais.

        La tribune du maire de Londres, Sadiq Khan :
         

          « Le peuple britannique devrait voter sur l’accord final du Brexit »




Notre sélection d’articles pour comprendre le Brexit
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr traitant du Brexit :
les Vingt-Sept et Theresa May n’ont pas réussi à se mettre d’accord lors d’un court sommet européen dédié aux négociations sur le Brexit pourtant annoncé comme « crucial », mercredi 17 octobre ;les discussions doivent se terminer avant la fin de l’année 2018, pour laisser le temps aux Parlements britannique et européen de ratifier le texte ;à moins de six mois de la sortie officielle du Royaume-Uni, le 29 mars 2019, le statut de l’Irlande du Nord reste le principal point sensible pour Theresa May au sein de sa coalition ;en parallèle aux négociations, la Commission européenne prévient les Etats membres de la possibilité d’un « no deal ». La France s’y prépare particulièrement, tout comme le Royaume-Uni ;même avec la signature d’un accord, les négociations devraient encore durer plusieurs années, afin de fixer les relations sur le commerce et la sécurité entre les deux parties ;le décryptage de l’accord trouvé entre Londres et Bruxelles sur la période de transition ; zoom sur la City de Londres, dont les intérêts sont délaissés dans les négociations avec l’UE par Theresa May pour des raisons politiques ;l’analyse de deux ans de reculs et de concessions britanniques face à l’UE ;l’immense majorité des entreprises britanniques redoute les conséquences du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne ;le parallélisme entre le projet des « hard brexiters » conservateurs et celui du président américain, Donald Trump, est patent, estime dans son analyse le correspondant du Monde à Londres ;comprendre les arguments pour et contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ;retour sur trente ans d’histoire tumultueuse entre le Royaume-Uni et l’UE.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Voté en 2016, le Brexit entrera en vigueur le 29 mars 2019. Mais ses conséquences pour les Français vivant au Royaume-Uni restent encore inconnues.
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A moins de six mois du Brexit, « trop de questions sans réponse » pour les expatriés français

Voté en 2016, le Brexit entrera en vigueur le 29 mars 2019. Mais ses conséquences pour les Français vivant au Royaume-Uni restent encore inconnues.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 13h53
    |

            Charlotte Chabas








                        



   


C’est un dessin griffonné sur la page de garde de son agenda 2018-2019. Chaque 29 du mois, Amandine N. ajoute un petit trait. D’abord la potence, complètement achevée. Puis le pendu, qu’on devine déjà. « Ça représente parfaitement mon état d’esprit, dit cette Française de 32 ans, qui vit dans le Sussex depuis sept ans. J’attends l’exécution. » Le 29 mars 2019, date à laquelle le Brexit, voté en juin 2016, doit officiellement entrer en vigueur.
Originaire de Chartres, Amandine N. a gagné la Grande-Bretagne pour rejoindre son « amour d’Erasmus », un musicien mancunien « un peu évaporé », rencontré à Barcelone. Son couple n’a pas passé le premier hiver britannique. Son amour du pays, lui, a perduré. « Pour un tas de clichés : l’autodérision, les gazons, les currys et la bière, le sentiment que peu importe si on est jaune, vert, bleu, chauve, unijambiste, on peut tracer sa route sans être regardé de travers », récite mélancoliquement la trentenaire.
A force de rencontres et d’opportunités, cette « éternelle indécise » devenue cuisinière a fini par « construire son petit nid », dans ce pays dont elle pensait qu’il l’avait « acceptée comme l’une des siens ». Où elle se voyait « devenir adulte. Fonder une famille même, qui sait » ? Un sentiment de « confiance » qui lui semble aujourd’hui « presque irréel ».

        Analyse :
         

          Une fois le Brexit signé, le plus dur commencera



« A pile ou face »
Dans un appel à témoignages lancé l’an dernier sur Le Monde.fr, Amandine N. expliquait que « tout est devenu un point d’interrogation depuis le référendum ». A moins de six mois du Brexit, et alors que les négociations continuent à Bruxelles mercredi 17 octobre, elle reste « incapable de planifier quoi que ce soit, comme si toute [sa] vie était en pause. »
Autour d’elle, les départs se multiplient – le nombre de citoyens européens en Grande-Bretagne est tombé à son plus bas niveau depuis 2012, selon l’Office for National Statistics. Il y a les amis français repartis à Lyon, l’ancienne collègue espagnole en attente d’un feu vert de l’immigration canadienne, les voisins polonais qui ont mis en vente leur maison depuis des mois. En vain pour l’heure, le marché est saturé dans la région.
Amandine N. a bien les cinq ans d’ancienneté requis pour demander le statut de résident. Mais a-t-elle de quoi le prouver ? « Pas de quittance de loyer, des contrats de travail en dents de scie, des boulots souvent au noir… » soupire-t-elle. Et puis a-t-elle vraiment envie de rester dans un pays « où tous les services publics sont à l’os, où on est de plus en plus mal soigné, et où le Brexit risque de tout empirer ? »
Depuis un mois, la question l’empêche à nouveau de dormir. En sonnerie de téléphone, elle a mis la chanson des Clash Should I Stay or Should I Go ? (dois-je rester ou dois-je partir ?) « Parfois, j’ai envie de jouer la réponse à pile ou face », confesse-t-elle.

        Le point sur la négociation du Brexit,
         

          à la veille du sommet européen qui s’ouvrira mercredi à Bruxelles



« On est laissé complètement seul »
Véronick P., elle, n’en pouvait plus d’être « prise en étau en attendant de savoir à quelle sauce on serait mangés ». « Après deux ans de préparation mentale », elle a sauté le pas. Laissé derrière elle « la maison, la voiture et le mari, pour prendre un billet sans retour. »

   


Soixante kilos de bagages et son adolescent sous le bras, elle est retournée « chez maman ». En reconversion, elle espère trouver un emploi rapidement pour permettre à son mari de les rejoindre en France. Avec, comme pour tous ces « malgré-nous du Brexit », la galère administrative qui l’accompagne : inscription à Pôle emploi, rattachement à la Sécurité sociale, rapatriement des fonds de pension, rattrapages scolaires, etc.

        Le point de vue du ministre britannique du Brexit :
         

          « Chacun doit faire une partie du chemin »



« Il pourrait y avoir plus d’aide et de solutions de la part du gouvernement français », déplore Lydie C., universitaire installée depuis quelques mois aux Pays-Bas, faute d’opportunités professionnelles dans l’Hexagone. « On est laissé complètement seul avec un nombre incalculable de questions sans réponse », déplore cette enseignante-chercheuse de 36 ans. D’autant que « plus on se rapproche de la date du 29 mars, plus c’est chaotique ».
« Conscience sociale et politique »
« L’idée d’être à la merci de la législation m’angoisse complètement », abonde Vanina M., 46 ans, qui vit près de York, dans le nord-est du Royaume-Uni. « Combien serons-nous à ne pas répondre aux critères et aux quotas ? » s’interroge-t-elle. Sur les réseaux sociaux, « on lit tout et n’importe quoi, tout le monde panique », témoigne cette professeure de français dans un collège britannique. Et côté politiciens, « c’est de pire en pire, on a vraiment le sentiment que personne ne sait ce qu’il fait et qu’on va droit dans le mur ». 
Expatriée depuis vingt-trois ans, elle ne reste dans le pays « que pour [son] fils », qui devrait bientôt obtenir la nationalité britannique. Mais en cas de « no deal » – c’est-à-dire le scénario du pire entre Londres et Bruxelles –, elle partira, elle qui « a déjà commencé à chercher du travail en France ».

        L’interview du ministre de l’intérieur britannique, Sajid Javid :
         

          « Les citoyens ne sont pas des pions dans la négociation »



En attendant, elle continue de regarder son pays d’adoption changer. Répond poliment aux quelques élèves qui lui ont demandé : « Quand est-ce que vous rentrez chez vous ? » Mais le Brexit l’a irrémédiablement changée. Le vote a réveillé chez elle une « conscience sociale et politique ». « J’ai réalisé combien c’est important de participer à la vie politique de son pays », dit celle qui ne rate pas une marche anti-Brexit, dont la prochaine se tiendra le 20 octobre à Londres. « Les manifestations font du bien, parce qu’ensemble on a moins le sentiment d’être des parias », dit-elle, attristée surtout « pour tous ces jeunes qui ne pourront plus circuler librement ».
« On se prépare à des pénuries »
De l’Angleterre « incarnation du multiculturalisme » de sa jeunesse, Alexandra S., 47 ans, ne reconnaît plus grand-chose. Expatriée depuis vingt et un ans, cette dirigeante d’une compagnie d’export à Cambridge ne parle plus français dans la rue. « Pas vraiment par peur, mais pas envie qu’on me regarde de travers », dit-elle.
Avec son Britannique de mari, elle ne « compte plus les engueulades sur le Brexit ». Lui ne se voyait pas partir, et surtout pas sortir leurs deux enfants de leur école internationale. « Il me traitait de dingue d’imaginer toujours le pire. Maintenant que tous les politiques nous préparent psychologiquement à un “no deal”, il me dit que j’avais raison. » 

        Décryptage :
         

          Brexit : pour les Européens, « l’heure de vérité » a sonné



La mère de famille a d’ailleurs « presque honte de l’avouer », mais elle a commencé à « mettre de côté du sucre et de la farine ». « On se prépare à des pénuries, puisque le pays importe 40 % de sa nourriture », rappelle celle qui constate déjà « des hausses importantes des prix dans les supermarchés ». Une amie angoisse d’ailleurs pour son traitement anti-diabète, qui vient des Pays-Bas. « Qu’est ce qu’il va se passer le jour où la frontière sera bloquée ? » anticipe-t-elle.
« Il y a trop de questions sans réponse, c’est le pire d’être dans le flou », soupire-t-elle. Alors, pour « avoir au moins l’impression d’agir », Alexa S. a acheté trois billets Eurostar, pour elle et ses enfants. Des allers simples pour Paris, en date du 28 avril – « pas envie d’être là pour la fête du Brexit et les hypocrisies », justifie-t-elle. Sans savoir encore s’il y aura un billet de retour.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ L’Arabie saoudite, sous pression internationale, évoque une rixe dans l’enceinte de son consulat d’Istanbul.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Riyad avance sa version des faits sur la mort de Jamal Khashoggi

L’Arabie saoudite, sous pression internationale, évoque une rixe dans l’enceinte de son consulat d’Istanbul.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 11h30
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Samedi 20 octobre, après plus de deux semaines de dénégations et de ma­nœuvres dilatoires, l’Arabie saoudite a reconnu l’évidence. Dans un communiqué laconique, publié dans la nuit, l’agence de presse officielle du royaume a ­admis que le journaliste et dissident Jamal Khashoggi a bel et bien été tué dans le consulat saoudien d’Istanbul, où il avait disparu, le 2 octobre.
« Les discussions entre Jamal Khashoggi et ceux qu’il a rencontrés au consulat du royaume à Istanbul (…) ont débouché sur une bagarre à coups de poing, ce qui a conduit à sa mort », a déclaré la Saudi Press Agency (SPA), avant d’ajouter : « Que son âme repose en paix ».
Depuis les Etats-Unis, Ali Shihabi, le directeur d’Arabia Foundation, un centre de réflexion financé par Riyad, a donné une autre version des faits. « Khashoggi est mort d’un étranglement au cours d’une altercation physique, pas d’une rixe à coups de poing », a-t-il écrit sur Twitter, ­disant s’appuyer sur une source saoudienne haut placée.

Le communiqué de la SPA, basé sur une déclaration du procureur général du royaume, affirme que l’enquête a déjà mené à l’arrestation de 18 Saoudiens et qu’elle se poursuivra jusqu’à ce que ce que toutes les personnes impliquées dans ce dossier soient déférées devant la justice.
Plus tard, le département international du ministère saoudien de l’information a publié une déclaration en anglais attribuée à « une source officielle », affirmant que les discussions au consulat ont pris « une tournure négative » entraînant une bagarre qui a ­conduit à la mort de Khashoggi et à une « tentative » par les personnes qui l’avaient interrogé de « dissimuler ce qui est arrivé ».
Journaliste de renom, longtemps proche de la famille royale, Jamal Khashoggi, 59 ans, s’était exilé aux Etats-Unis en septembre 2017, après s’être vu interdire d’écrire dans la presse de son pays et d’utiliser Twitter....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ La ville des Hauts-de-France espère se refaire une santé économique avec la sortie du Royaume-Uni du marché unique européen.
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Brexit : Calais rêve d’un nouvel âge d’or, avec le retour du duty free

La ville des Hauts-de-France espère se refaire une santé économique avec la sortie du Royaume-Uni du marché unique européen.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 10h32
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



   


La perspective du Brexit redonne aux Calaisiens un peu d’espoir. Touchée de plein fouet par la crise migratoire, la ville portuaire peut-elle se refaire une santé économique avec la sortie du Royaume-Uni du marché unique européen ? « Les ­Calaisiens attendent le retour du duty free, confie la maire Les Républicains, Natacha Bouchart. Il y a vingt ans, les flux des ­piétons qui faisaient l’aller-retour Douvres-Calais dans la journée participaient à l’économie locale, alors commerçants et hôteliers veulent y croire. »
Hervé Lefebvre, le président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie du Calaisis rêve d’un duty free terrestre, « comme à l’aéroport de Roissy, avec des zones sous douane dévolues aux détaxes ». Pour M. Lefebvre, le nombre d’emplois créés autour de la vente d’alcool, de produits de luxe ou de produits locaux pourrait permettre à Calais « de retrouver ses lettres de noblesse, car ça [leur] manque ».
Une directive européenne avait annoncé la fin du duty free dès janvier 1992. Les boutiques de détaxe ont disparu du terminal du tunnel sous la Manche et des bateaux du port de Calais en juillet 1999. Cela représentait pourtant une manne pour le Calaisis. En 1998, par exemple, 38 millions de passagers avaient transité par Calais, dont une part importante de daytrippers, ces voyageurs effectuant un aller-retour entre le Royaume-Uni et la France dans la journée, parfois au prix de 10 francs grâce aux promotions des compagnies maritimes, notamment P & O.

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                Les Hauts-de-France se préparent au Brexit



Lobbying
« A l’époque, on a perdu plus de 40 % de fréquentation touristique, rappelle M. Lefebvre. Calais, c’est la ville des Anglais. On voudrait retrouver ça. » En guise de compensation financière, Calais avait à l’époque obtenu, de la part de l’Etat, une enveloppe de 100 millions de francs (environ 15 millions d’euros).
Avec l’annonce du Brexit, une association, créée en avril 2017, appelée « Oui au Duty Free » s’est fixé pour objectif de faire du lobbying afin que la question de la détaxe et celle des contrôles douaniers figurent au cœur des négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.
Parmi ses adhérents se trouvent les principaux acteurs du trafic transmanche : DFDS et P & O, la Société d’exploitation des ports du Detroit (SEPD), le groupe Eurotunnel et la Fédération maritime du port de Calais. Les compagnies maritimes ont tout intérêt à voir augmenter les volumes d’achats à bord des ferries. Le retour du duty free pourrait relancer le trafic piéton et, avec lui, le tourisme en centre-ville.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le géant américain des VTC a choisi Berlin et Paris comme têtes de pont en Europe pour sa marque Jump de bicyclettes électriques.
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Les vélos en libre-service d’Uber débarquent à Paris

Le géant américain des VTC a choisi Berlin et Paris comme têtes de pont en Europe pour sa marque Jump de bicyclettes électriques.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 10h27
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Il est rouge, gros, rapide et a de quoi faire peur à ses ­concurrents. Lui, c’est le vélo électrique Jump. Il tire son nom de la marque de bicyclettes partagées que vient d’acheter Uber, et qui s’apprête à débarquer en Europe. Jeudi 18 octobre, le géant américain de la réservation de VTC (voitures de transport avec chauffeur) a annoncé qu’il allait lancer début 2019 une flotte de vélos électriques à Paris, sans fournir plus de précision sur la date et le nombre d’appareils déployés.
Paris ne sera pas la première tête de pont de Jump en Europe. Uber va lancer cette nouvelle offre à Berlin « dans quelques semaines », là encore sans indication précise. « L’objectif, c’est de se lancer dans d’autres villes » après la capitale française, a déclaré Steve Salom, le directeur général d’Uber pour la France, la Suisse et l’Autriche, citant Lyon.

L’engin a été présenté à Paris lors du salon de la mobilité urbaine Autonomy. Malgré son ­aspect massif et son air robuste, il est très souple à conduire grâce à l’assistance électrique qui lui donne une autonomie de 50 kilomètres et lui permet de rouler à 25 kilomètres/heure. Jump sera le premier vélo à batterie disponible en free floating à Paris, c’est-à-dire en stationnement libre,sans borne d’attache. Un cadenas en forme de U permettra de l’accrocher au mobilier urbain.
Pour le réserver, le déverrouiller et le reverrouiller, il suffira de passer par l’application Uber de réservation de VTC. Le prix du trajet n’a pas été donné, mais une porte-parole de la marque souligne que les tarifs devraient s’aligner sur ceux de la concurrence (louer un Vélib’ électrique de manière occasionnelle coûte 5 euros de forfait pour la journée + 1 euro la demi-heure). Aux Etats-Unis, Jump est accessible moyennant 2 dollars les trente premières minutes, puis 7 cents la minute supplémentaire.
« Devenir rapidement un acteur majeur »
Uber arrive donc sur un nouveau marché en Europe,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ C’est sur la base du « scénario du pire » que le deuxième port français échafaude sa stratégie, en commun avec l’ensemble des ports normands.
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Le port du Havre se prépare à un Brexit dur, sans accord

C’est sur la base du « scénario du pire » que le deuxième port français échafaude sa stratégie, en commun avec l’ensemble des ports normands.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 10h08
    |

                            Gilles Triolier (Rouen, correspondance)








                        



                                


                            

« Inquiétude », mais « vigilance » et « anticipation ». Evoquer le Brexit et ses contours incertains avec les acteurs économiques du Havre (Seine-Maritime), principalement portuaires, et les mêmes mots reviennent. Le flou règne, le stress est palpable, le pessimisme aussi. Et c’est sur la base du « scénario du pire » – un Brexit dur, sans accord – que le deuxième port français échafaude sa stratégie, en commun avec l’ensemble des ports normands (Rouen, Cherbourg, Caen-Ouistreham et Dieppe).
L’enjeu est de taille : conserver la fluidité actuelle du trafic transmanche, malgré le rétablissement d’une frontière et d’un passage douanier, si, au 30 mars 2019, le Royaume-Uni est totalement sorti de l’Union européenne (UE). Or les contrôles et les formalités prennent du temps.
« Aujourd’hui, un camion sort du ferry et prend la route quinze minutes plus tard, sans aucun blocage. Demain, cela pourrait prendre deux à trois heures », observe Patrick Maletras, président de la société Tramar, commissionnaire de transport situé au Havre. « Une congestion du port peut vite se produire », renchérit Jean-Marc Roué, président de Brittany Ferries.

D’après une étude de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), deux minutes de contrôle en plus engendreraient un embouteillage de 27 km au niveau de Calais (Pas-de-Calais). « A ma connaissance, il n’existe pas de prévisions aussi fines au Havre, déclare Alain Verna, président de Logistique Seine-Normandie. Mais, [sachant que] les ports normands concentrent 10 % des flux du trafic transmanche [4,7 millions de camions en 2017], on peut tabler sur 2,7 km d’embouteillage, soit 10 % de la file d’attente calaisienne. » 
Hervé Morin a chiffré « à 30 millions d’euros » le coût total des investissements nécessaires en Normandie en raison du Brexit
Cette situation impliquerait de créer de nouvelles aires de stationnement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Votée en juillet, la loi est perçue par la Commission européenne comme une menace pour l’indépendance du système judiciaire du pays.
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La Cour de justice de l’UE bloque la réforme controversée de la Cour suprême polonaise

Votée en juillet, la loi est perçue par la Commission européenne comme une menace pour l’indépendance du système judiciaire du pays.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h11
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) et 
                                Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



                                


                            

Le conflit entre Varsovie et Bruxelles sur la question de l’Etat de droit en Pologne, entamé peu après l’arrivée au pouvoir des ultraconservateurs du parti Droit et justice (PiS), en novembre 2015, rentre dans sa phase culminante. Vendredi 19 octobre, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a demandé au gouvernement polonais de suspendre la mise en application de sa loi controversée sur la Cour suprême, votée en juillet, et qui avance la date de retraite des juges. Elle est perçue par la Commission européenne comme une menace pour l’indépendance du système judiciaire.
Saisie le 24 septembre par l’exécutif européen, la CJUE demande expressément au gouvernement polonais de « prendre toutes les mesures nécessaires, afin que les juges de la Cour suprême (…) puissent remplir leurs fonctions au même poste, bénéficiant du même statut (…) que celui dont ils bénéficiaient avant l’entrée en vigueur de la loi ». L’ordonnance prise par la vice-présidente de la CJUE est une sorte de « super-référé », une mesure provisoire dictée par une « urgence extrême ».Parce que la Commission de Bruxelles évoquait la nécessité d’empêcher la violation d’un élément essentiel, à savoir la protection de l’Etat de droit.
Ordonnance « historique »
Elle permet de ne pas entendre la partie incriminée. Les arguments de la Pologne seront examinés plus tard. Ils devront être fondés sur le droit de l’Union et, s’ils étaient jugés convaincants, ils annuleraient l’ordonnance de vendredi. Le calendrier pour la suite de l’affaire n’est, toutefois, pas fixé.
Cette ordonnance spectaculaire est « historique », estime Nicolas Hervieu, spécialiste du droit européen et chargé d’enseignement à Sciences Po, qui relève « la gravité de la situation » : « La Pologne mais aussi la Hongrie touchent à l’un des deux piliers fondamentaux de l’Union, celui qui concerne le respect des droits humains fondamentaux, un principe que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Le budget 2019, présenté lundi à Bruxelles, prévoit un déficit de 2,4 %. Les deux hommes forts du pouvoir, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, ne parviennent pas à s’accorder sur une politique économique.
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L’agence Moody’s dégrade la note de l’Italie et le gouvernement se déchire

Le budget 2019, présenté lundi à Bruxelles, prévoit un déficit de 2,4 %. Les deux hommes forts du pouvoir, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, ne parviennent pas à s’accorder sur une politique économique.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 11h02
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Conformément aux usages, la nouvelle est tombée un vendredi soir, après la fermeture des marchés. La sanction était prévisible, même si on ne l’attendait pas si tôt ; avec quelques jours d’avance sur le calendrier initialement prévu, l’agence Moody’s a abaissé d’un cran, à « Baa3 », la note de la dette souveraine italienne, le 19 octobre. Cette décision, assortie d’une perspective stable, place les bons du Trésor de la troisième économie de la zone euro au même niveau que la dette hongroise ou roumaine, à une marche de l’enfer des junk bonds (« obligations pourries »). Au bord du gouffre, donc.
Dans la note expliquant leur décision, les analystes de l’agence américaine ont mis en avant les choix du gouvernement Conte, qui a adressé à Bruxelles, lundi 15 octobre, un projet de budget 2019 comportant un déficit de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB), loin des 0,8 % annoncés au printemps. Un tel déficit conduirait la dette italienne à rester, dans les prochaines années, autour des 130 % du PIB, alors qu’elle devait commencer à décroître sensiblement, accroissant ainsi les risques pesant sur le pays en cas de retournement de conjoncture.
Le scepticisme de Moody’s s’accompagne de commentaires assez sévères sur l’« absence d’un programme cohérent de croissance », qui conduira la Péninsule à rester autour des 1 % de hausse du PIB, « au-delà des stimulations fiscales temporaires ». L’agence assortit cependant sa dégradation d’une perspective stable, reflet des atouts d’une économie jugée par ailleurs « robuste ». Reste qu’à ses yeux, la probabilité d’une sortie italienne de l’euro s’accroît.
« Dérapage sans précédent »
L’agence Standard & Poor’s, de son côté, a annoncé une décision pour le 26 octobre. Selon le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore, elle ne devrait pas dégrader la note italienne, mais lui adjoindre seulement une perspective négative, même si une sanction plus grave n’est pas à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ La majeure partie des échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’UE passe par la région qui abrite les ports de Dunkerque et de Calais et le tunnel sous la Manche.
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Les Hauts-de-France se préparent au Brexit

La majeure partie des échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’UE passe par la région qui abrite les ports de Dunkerque et de Calais et le tunnel sous la Manche.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h10
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            

Comment éviter le chaos attendu en cas de non-accord, le 30 mars 2019, jour de la sortie du Royaume-Uni du marché unique ? Et, « hard Brexit » ou pas, les défis pour gérer le contrôle des flux de personnes et de marchandises seront immenses dans la région des Hauts-de-France.
Dans une note adressée à l’Etat sur les risques d’un « no deal », le préfet Michel Lalande a tiré la sonnette d’alarme fin septembre. Devant la presse, il a précisé que « les conséquences sur l’organisation des contrôles, les moyens humains, et les infrastructures sont telles que nous devons entrer dans une logique de planification ».
Une majeure partie des échanges entre le Royaume-Uni et le continent passe par le nord de la France. Les chiffres 2017 du trafic franco-britannique dans la zone de Calais et de Dunkerque parlent d’eux-mêmes : plus de 30 millions de passagers, 4,2 millions de poids lourds (dont 600 000 au port de Dunkerque, 2 millions au port de Calais et 1,637 million dans le tunnel sous la Manche), 4,8 millions de véhicules légers, sans compter les 73 000 autocars traversant la Manche par les ferrys ou les 51 000 autocars empruntant le tunnel.
Fluidifier les passages
« Il est minuit moins le quart et beaucoup d’acteurs ont tardé à se réveiller, juge sévèrement Xavier Bertrand, le président de région. Le ministre [de l’action et des comptes publics] Gérald Darmanin a annoncé la formation de 700 douaniers mais ça ne suffira pas. Le vrai enjeu, c’est la technologie et la dématérialisation. »
La création d’une frontière tierce engendre en effet de nombreuses transformations : création de bureaux de dédouanement, création de bureaux de détaxe, création de brigades à l’entrée du territoire pour valider les titres de transit, et modification des infrastructures routières. Pour maintenir la compétitivité des ports nordistes, concurrencés par Anvers ou Rotterdam, il faut éviter les ralentissements et la congestion....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le maire travailliste de Londres souhaite que les Britanniques puissent s’exprimer sur un accord, alors qu’une manifestation est prévue aujourd’hui dans sa ville.
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Sadiq Khan : « Le peuple britannique devrait voter sur l’accord final du Brexit »

Dans une tribune au « Monde », le maire travailliste de Londres souhaite que les Britanniques puissent s’exprimer sur un accord, alors qu’une manifestation est prévue aujourd’hui dans sa ville.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h58
    |

Sadiq Khan (maire travailliste de Londres)







                        



                                


                            
Tribune. J’ai fait campagne contre le Brexit et suis fier que les Londoniens aient majoritairement voté pour rester au sein de l’Union européenne. Bien entendu je respecte la volonté démocratique des électeurs. Mais ceux qui ont voté en faveur d’une sortie de l’UE ne souhaitaient pas la baisse des investissements, les pertes d’emplois et la diminution du rôle de la Grande-Bretagne sur la scène mondiale. Or il semble malheureusement que c’est vers cela que nous nous dirigeons, du fait que depuis le référendum de juin 2016, le gouvernement britannique se montre totalement dépassé et privé de direction.
Chacun a probablement lu beaucoup plus de choses sur les ambitions de Boris Johnson [porte-parole du camp pro-Brexit] que sur un projet de sortie cohérent permettant de conclure un accord garantissant une relation solide avec nos partenaires européens. Le temps étant désormais compté, il ne nous reste que deux possibilités : un mauvais accord, ou un « no deal », qui pourrait provoquer la perte de 500 000 emplois en Grande-Bretagne d’ici à 2030.
C’est pourquoi, après mûre réflexion, j’en suis arrivé à la conclusion que le peuple britannique devait avoir en dernière instance son mot à dire sur le Brexit. Ce qui signifie un vote public sur tout accord final conclu par le gouvernement, ou sur un Brexit sans accord au cas où les négociations avec Bruxelles échoueraient, avec comme alternative l’option de rester au sein de l’Union européenne.
Londres proche de la France
En tant que maire de Londres, je n’accomplirais pas ma tâche, qui est de défendre les intérêts des Londoniens, si je n’affirmais pas aujourd’hui qu’il est temps de réfléchir à nouveau à la façon dont nous allons prendre cette décision cruciale pour l’avenir de notre pays. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui je me joindrai aux dizaines de milliers de personnes, issues de toutes les couches de la société et de toutes les régions britanniques, qui vont se rassembler...




                        

                        


<article-nb="2018/10/20/19-13">
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Quatre-vingts députés sur 120 se sont prononcés en faveur de la proposition du gouvernement qui prévoit de rebaptiser le pays République de Macédoine du Nord.
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Le Parlement macédonien vote le début du processus pour changer de nom

Quatre-vingts députés sur 120 se sont prononcés en faveur de la proposition du gouvernement qui prévoit de rebaptiser le pays République de Macédoine du Nord.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 02h50
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 12h47
   





                        



La Parlement de Macédoine a voté vendredi 19 octobre le lancement du processus en vue de changer le nom du pays en République de Macédoine du Nord ; un premier pas pour mettre fin au différend qui l’oppose à la Grèce depuis vingt-cinq ans.
Selon un journaliste de l’Agence France-Presse sur place, 80 députés – sur 120 – ont voté en faveur de la proposition du gouvernement, permettant d’atteindre la majorité requise des deux tiers.
« Un grand jour pour la démocratie à Skopje ! », a réagi sur Twitter le commissaire européen chargé des négociations d’élargissement et de la politique de voisinage, Johannes Hahn. Les responsables européens et américains avaient apporté un franc soutien au changement de nom, arguant qu’il s’agissait-là d’une occasion unique afin d’arrimer la Macédoine aux pays occidentaux.
« Aujourd’hui c’est un jour historique et symbolique pour notre politique des affaires étrangères », s’est félicité de son côté le premier ministre grec, Alexis Tsipras. « C’est une journée de joie (…), qui prouve le rôle dynamique de la Grèce, facteur de stabilisation dans les Balkans et le sud-est de l’Europe », a-t-il ajouté.
Adhésion à l’OTAN et l’UE
Depuis l’indépendance de cette ex-république yougoslave, en 1991, la Grèce juge que le nom de Macédoine ne peut s’appliquer qu’à sa province septentrionale. Athènes explique que cette appellation appartient à son patrimoine historique et culturel et ne peut s’appliquer qu’à sa région autour de Thessalonique.
Un accord conclu en juin entre les premiers ministres macédonien, Zoran Zaev, et grec, Alexis Tsipras, prévoit donc de baptiser République de Macédoine du Nord le petit pays pauvre des Balkans. Cet accord doit ouvrir la voie à la levée du veto grec à l’adhésion de Skopje à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) et à l’Union européenne (UE).
Le processus n’est pas achevé, car des amendements doivent désormais proposer d’incorporer le nouveau nom dans la Constitution. Un autre vote du Parlement sera par la suite nécessaire pour entériner ce changement.
Semaine de vifs débats
Mais, le premier vote de vendredi soir, à l’issue d’une semaine de vifs débats à Skopje, représente une victoire cruciale pour le social-démocrate Zoran Zaev, qui a dû se battre pour convaincre une dizaine de parlementaires du parti d’opposition de centre droit, l’Organisation révolutionnaire macédonienne intérieure - Parti démocratique pour l’unité (VMRO-DPMNE).
« Je veux dire merci à chaque député et particulièrement aux députés du VMRO-DPMNE qui ont placé les intérêts de l’Etat au-dessus des intérêts personnels et du parti malgré la pression inutile exercée sur eux », a réagi M. Zaev, ajoutant qu’il allait « garantir » leur sécurité.
Parmi ces membres de l’opposition se trouvaient trois députés qui avaient été libérés sous caution cette semaine. Ils doivent répondre de leur implication présumée concernant l’irruption dans le Parlement d’une centaine de manifestants le 27 avril 2017, lors de laquelle le sang avait coulé, y compris celui du premier ministre.
Celui-ci a refusé de dire s’il y avait eu des négociations pour leur éventuelle amnistie. « Personnellement, je pardonne chacun d’eux », a-t-il déclaré à des journalistes, sans développer.
Incertitude en Grèce
Zoran Zaev avait dit que s’il ne parvenait pas à obtenir la majorité des deux tiers lors du vote de vendredi il convoquerait des élections anticipées.
Le 30 septembre, un référendum sur le changement de nom avait été largement boudé par les Macédoniens ; deux tiers des électeurs inscrits n’ayant pas participé pas au vote. Le oui l’avait emporté à 90 %, mais cette forte abstention a constitué un revers pour le premier ministre et compliqué sa tâche pour faire accepter l’accord par les députés.

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Pour que cet accord entre en vigueur, il doit également être entériné par le Parlement grec. Là encore, l’incertitude est de mise : le vote de ratification pourrait potentiellement faire chuter le gouvernement Tsipras, dont la coalition ne dispose que d’une courte majorité de 152 députés, dont 7 du parti Grecs indépendants (ANEL, souverainistes), sur 300.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Le pays passe ainsi de « Baa2 » à « Baa3 » ; ce qui signifie qu’il est rétrogradé au dernier rang, qui précède la catégorie spéculative.
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Inquiète d’une stabilisation de la dette, Moody’s dégrade la note de l’Italie

Le pays passe ainsi de « Baa2 » à « Baa3 » ; ce qui signifie qu’il est rétrogradé au dernier rang, qui précède la catégorie spéculative.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 00h05
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h32
   





                        



   


L’agence de notation Moody’s a annoncé vendredi 19 octobre avoir dégradé la note de l’Italie. Elle a expliqué s’inquiéter d’une stabilisation et non d’une diminution de la dette publique au cours des prochaines années, une dégradation annoncée alors que Bruxelles a demandé des « clarifications » sur le budget 2019 du pays.

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La note passe de « Baa2 » à « Baa3 », signifiant que le pays est rétrogradé au dernier rang avant la catégorie spéculative. Moody’s a toutefois assorti cette décision d’une perspective stable ; ce qui signifie qu’elle ne devrait pas dégrader cette nouvelle notation dans les six mois à venir.

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130 % du PIB
« Le ratio de dette publique de l’Italie va probablement se stabiliser autour de l’actuel taux de 130 % du PIB dans les années à venir, plutôt que de commencer à diminuer, comme Moody’s le pensait » précédemment, a fait valoir l’agence, qui estime que la dette publique est d’autant plus problématique que les perspectives de croissance économique sont plus faibles.
« Les projets de mesures budgétaires et économiques du gouvernement ne constituent pas un agenda cohérent de réformes qui pourront permettre de résoudre les problèmes de croissance décevante. »

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Moody’s ajoute qu’à court terme « le stimulus budgétaire apportera un dynamisme à la croissance plus limité que ce que le gouvernement estime ».
« Dérapage sans précédent »
Le projet de budget italien pour 2019 prévoit un déficit à 2,4 % du produit intérieur brut, très éloigné de 0,8 % promis par le précédent exécutif transalpin de centre gauche.
Le dérapage italien est « sans précédent dans l’histoire du Pacte de stabilité et de croissance », a écrit la Commission européenne dans un courrier, où elle demande à Rome de lui présenter ses observations avant « lundi 22 octobre à midi ».

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Bruxelles s’inquiète d’un risque de « non-conformité grave » avec les règles européennes, qui pourrait l’amener à rejeter ce budget. Une telle décision ne s’est encore jamais produite dans l’histoire de l’Union européenne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le chef-d’œuvre jamais achevé de l’architecte Antoni Gaudí était dans l’illégalité depuis son premier coup de pioche, en 1882.
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Après cent trente-six ans d’attente, la Sagrada Familia obtient un permis de construire

Le chef-d’œuvre jamais achevé de l’architecte Antoni Gaudí était dans l’illégalité depuis son premier coup de pioche, en 1882.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    19.10.2018 à 19h42
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 20h58
   





                        



   


Vous avez eu des difficultés à obtenir un permis de construire pour votre rénovation ? Vous n’êtes pas les seuls. A Barcelone, la Sagrada Familia a, enfin, obtenu le précieux sésame, après cent trente-six ans d’attente. Les promoteurs de la célèbre basilique catalane et la mairie de Barcelone ont signé, jeudi 18 octobre, un accord historique de régularisation des travaux.
Officiellement, le chef-d’œuvre jamais achevé de l’architecte Antoni Gaudí est dans l’illégalité depuis son premier coup de pioche, en 1882. A l’époque, le site retenu pour ériger le bijou du modernisme catalan ne se trouvait pas, en effet, dans l’agglomération de Barcelone, qui s’est élargie au fil du temps. Depuis lors, les promoteurs de l’édifice religieux, rassemblés dans le groupement de la Sagrada Familia, réalisaient leurs travaux sans autorisation, grignotant progressivement l’espace public. En outre, ils ne versaient aucune taxe municipale.

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4,5 millions de visiteurs
Pour régulariser la situation, un accord était en négociations depuis 2015 avec la mairie de la ville catalane. Un enjeu de taille, sachant qu’il s’agit d’un des sites les plus touristiques d’Espagne, avec pas moins de 4,5 millions de visiteurs par an et plus de 110 millions d’euros de recettes.
Dans l’attente de la fixation du tarif de la licence de permis de construire, le groupement de la Sagrada Familia s’est déjà engagé à investir 36 millions d’euros dans les dix ans à venir pour compenser les dépenses générées par l’édifice et moderniser les aménagements autour du site touristique. Une partie de ce montant devrait notamment permettre d’améliorer les transports en commun, ainsi que la place qui entoure la basilique aux dix-huit tours.

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Des travaux achevés en 2026 ?
La maire de la capitale catalane s’est félicitée d’un accord « historique » sur Twitter. De son côté, l’entité promotrice du temple expiatoire de la Sainte Famille a également salué la nouvelle. Elle devrait, en effet, leur permettre d’accélérer les travaux de réfection, afin d’achever l’édifice d’ici à 2026, pour le centenaire de la mort de Gaudí.
L’accord laisse néanmoins la question de l’escalier menant à la façade de la Gloria en suspens. Pour accéder à l’entrée principale, le génial architecte, contraint à laisser son œuvre inachevée, avait prévu un escalier monumental avec une terrasse, où seraient érigées des représentations du feu et de l’eau. Selon les plans initiaux, il s’agirait d’une part d’un cratère avec du feu représentant la colonne guidant le Peuple élu et, d’autre part, un jet d’eau de vingt mètres divisé en quatre cascades.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le ministre grec des affaires étrangères, Nikos Kotzias, a démissionné suite aux tensions survenues avec son collègue nationaliste Panos Kammenos, au sujet de l’accord, signé en juin avec Skopje, prévoyant de rebaptiser l’ex-République yougoslave.
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Le gouvernement grec tangue sur la question du nom de la Macédoine

Le ministre grec des affaires étrangères, Nikos Kotzias, a démissionné suite aux tensions survenues avec son collègue nationaliste Panos Kammenos, au sujet de l’accord, signé en juin avec Skopje, prévoyant de rebaptiser l’ex-République yougoslave.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 18h31
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 18h48
    |

                            Marina Rafenberg (Athènes, intérim)








                        



                                


                            

« Le premier ministre et certains ministres ont tout fait pour m’enterrer mais ils ont oublié que j’étais une graine », a écrit sur Twitter le ministre grec des affaires étrangères, Nikos Kotzias, mercredi 17 octobre, pour officialiser sa démission du gouvernement du premier ministre, Alexis Tsipras.
Depuis trois ans et demi, le chef de la diplomatie hellène avait œuvré à trouver une solution à un conflit vieux de vingt-cinq ans avec la Macédoine sur le nom à attribuer à ce petit pays des Balkans. En juin, les premiers ministres macédonien, Zoran Zaev, et grec, Alexis Tsipras, avaient signé un accord symbolique au lac Prespa, à la frontière entre les deux pays, prévoyant de nommer l’ex-République yougoslave « République de Macédoine du Nord », et d’ouvrir la voie à la levée du veto grec à l’adhésion de la Macédoine à l’OTAN et l’UE.

Mais cette décision a provoqué la colère de l’allié gouvernemental d’Alexis Tsipras, Panos Kammenos. Le ministre de la défense et chef de file des Grecs Indépendants, petit parti souverainiste et nationaliste, s’est prononcé contre l’utilisation du nom de « Macédoine » par Skopje et a menacé de quitter le gouvernement si un tel accord venait à être présenté au Parlement grec.
Mardi 16 octobre, lors d’un conseil des ministres houleux, Panos Kammenos a réitéré son opposition à l’accord trouvé avec Skopje sur la question du nom et s’en est directement pris à M. Kotzias, ce qui a décidé ce dernier à démissionner. M. Tsipras a remercié le chef de la diplomatie d’« avoir contribué à améliorer le rôle géopolitique de la Grèce » dans les Balkans. « J’assume le portefeuille des affaires étrangères, ce qui montre ma détermination à faire réussir l’accord », a-t-il ajouté dans une déclaration aux médias hellènes.
« Panos Kammenos tient le gouvernement »
Mais pour de nombreux analystes, la position d’Alexis Tsipras se trouve affaiblie par Panos Kammenos....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Porté à la tête de la station balnéaire slovène de Piran en 2010, Peter Bossman pense être le seul édile d’origine africaine jamais élu dans les anciens pays communistes d’Europe, gagnés désormais un à un par l’illibéralisme.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Blaise Gauquelin   Publié hier à 18h10, mis à jour hier à 18h23   Lecture 6 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Peter Bossman, alors candidat social-démocrate de centre-gauche, à Piran, lors du second tour des élections locales du pays, le 24 octobre 2010. STRINGER / AFP               « Ma vie de… » donne la parole à des témoins de l’actualité du monde entier, qui racontent leur quotidien à la première personne.            Rencontrer Peter Bossman au sein du magnifique palais vénitien qui sert d’hôtel de ville au petit port de Piran, en Slovénie, c’est s’accorder une trêve, dans la bataille politique actuelle en Europe. Né dans une famille privilégiée du Ghana en 1955, ce médecin généraliste prouve, par les succès qu’il a engrangés, que derrière les discours hostiles à toute immigration des dirigeants des anciens pays communistes, se cache en fait une réalité moins sombre qu’il n’y paraît.           Car Peter Bossman est un maire noir, aux portes de l’Italie dirigée par les populistes et l’extrême droite : sa ville, comptant 18 000 habitants, est toute proche de Trieste, la Latine. Elu en 2010 au suffrage universel direct, réélu en 2014 avec 60 % des voix, cet immigré en terre slave – qui va raccrocher ses gants le 18 novembre – offre aussi, en héritage, des clés de compréhension réconfortantes aux inquiets désireux d’affronter l’avenir avec les armes de la bienveillance.          « Mon quotidien est a priori celui de tous les maires d’Europe : j’exerce ma fonction dans un contexte qui ne diffère pas d’un pays à un autre. En huit ans, j’ai tenté de développer la ville de Piran. Aujourd’hui, la commune est la capitale touristique de la Slovénie, un pays de 2 millions d’habitants [situé au sud de l’Autriche].          Nous générons 20 % des revenus nationaux liés au tourisme et je suis particulièrement fier d’avoir permis à l’arrière-pays de profiter des retombées économiques de cette manne financière. J’ai également développé une relation étroite entre ma ville et l’art contemporain. Comme je parle plusieurs langues, j’ai pu obtenir des fonds européens plus facilement que d’autres, sans doute, pour en faire profiter Piran.          Maintenant, mon second mandat s’achève. Si je me représentais, je pense que je serais réélu, le 18 novembre. Mais je préfère m’arrêter là. Je suis fatigué. Etre maire est un métier très difficile. Je souhaite passer la main. Et je ne dirais pas que cela a été plus ardu pour moi parce que je n’étais pas blanc. Même si, dans ce pays, qui est très centralisé, j’ai constaté des difficultés, pour obtenir certaines concessions du pouvoir central.          Il faut laisser le destin s’accomplir                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Fake news et armes chimiques : l’UE veut riposter, sans nommer Moscou

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union ont condamné la cyberattaque menée récemment contre l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 16h37
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 17h19
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

En marge d’un sommet consacré au Brexit, à la migration et au problématique budget italien, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne ont adopté, mercredi 17 octobre, des conclusions sur la sécurité intérieure. Personne n’entendait, semblait-il, les mettre trop en évidence. Peut-être parce qu’elles visent – sans la nommer – la Russie et que les dirigeants ne voulaient pas accroître les tensions avec Moscou.
Le texte condamne la cyberattaque menée récemment contre l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), attribuée à « des réseaux de renseignement étrangers et d’autres acteurs malveillants sur nos territoires et en ligne ». Les gouvernements britannique et néerlandais ont dénoncé, début octobre, « le mépris des règles mondiales qui ont assuré notre sécurité » manifesté par les autorités russes.

La Russie et son service de renseignement militaire, le GRU, ont en effet été accusés, au début du mois d’octobre, pour une tentative de vol d’informations détenues par l’OIAC, établie à La Haye. Cette dernière participe notamment aux enquêtes sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie et sur l’affaire Skripal, du nom de l’ex-agent russe et de sa fille, empoisonnés en Grande-Bretagne, en mars.
Mardi 16 octobre, à Luxembourg, les ministres des affaires européennes avaient, de leur côté, adopté un nouveau régime de sanctions spécifiques pour lutter contre l’utilisation et la prolifération des armes chimiques. Elles viseront ceux qui participent « où que ce soit, au développement et à l’utilisation d’armes chimiques, indépendamment de leur nationalité et de l’endroit où elles se trouvent ». Toute aide financière, technique ou matérielle devrait, désormais, être dans le viseur de l’Union, qui interdirait l’entrée sur le territoire européen, gèlerait les avoirs, décréterait un embargo financier pour les responsables, etc.
« Cybersécurité solide »
Dans ce domaine non plus,...




                        

                        


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L’Union européenne veut limiter l’exposition des salariés aux gaz d’échappement

En France, actuellement, il n’existe pas de limite d’exposition aux particules diesel sur le lieu de travail.



LE MONDE ECONOMIE
 |    19.10.2018 à 15h50
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 16h02
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Un nouveau pas pour la protection de la santé des salariés ? Après plusieurs mois de tergiversations, le Parlement et le Conseil européen sont parvenus à un accord, le 11 octobre, pour élargir au diesel (entre autres) la liste des substances reconnues comme cancérigènes et utilisées sur le lieu de travail.
Selon la Commission européenne, les cancers ne représentent pas moins de 53 % des accidents liés au travail. Cette constatation a incité l’Union européenne à renforcer une première fois la directive de 2004 sur les risques liés à l’exposition à des agents cancérigènes ou mutagènes, en adoptant une autre directive en décembre 2017. Celle-ci fixait des valeurs limites d’exposition professionnelle pour onze nouvelles substances.

L’accord du 11 octobre ajoute à la liste huit produits chimiques, au premier rang desquels les gaz d’échappement des moteurs diesel. Cette décision était très attendue : dès 2012, l’OMS a officiellement reconnu le lien entre l’exposition au diesel et le risque accru de cancer du poumon. Le diesel est dans le collimateur de l’Union européenne, qui veut également réguler plus sévèrement les émissions de CO2 des véhicules particuliers d’ici à 2030.
Près de 800 000 personnes concernées
La France, pays du « diesel roi », est particulièrement concernée par cette décision. Les gaz d’échappement diesel font partie des agents cancérogènes les plus couramment utilisés sur les lieux de travail, constatait la dernière édition de l’enquête Sumer, pilotée par le ministère du travail. Près de 800 000 salariés français sont quotidiennement exposés au diesel : chauffeurs de bus, de poids lourds, conducteurs d’engins sur les chantiers… Et le risque pour leur santé est réel : « pour 46 % d’entre eux, l’exposition au gaz d’échappement diesel est considérée comme importante », note l’enquête Sumer.
« Les cancers et les bronchites qui seraient liés aux gaz d’échappement des moteurs diesel ne sont pas mentionnés dans...



                        

                        


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La Pologne mise en demeure de suspendre sa réforme de la Cour suprême

La Cour de justice de l’UE a demandé à Varsovie de suspendre provisoirement cette réforme qui abaissait l’âge de départ à la retraite des juges.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 15h14
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 17h59
   





                        



   


La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a demandé à la Pologne de suspendre provisoirement sa réforme controversée de la Cour suprême, en attendant un jugement définitif, selon un communiqué publié vendredi 19 octobre.
La Commission européenne avait saisi le 24 septembre la CJUE en référé – c’est-à-dire en urgence – pour suspendre l’application de cette législation controversée qui abaissait l’âge de départ à la retraite de ses juges de 70 à 65 ans, poussant au départ de 27 d’entre eux (soit 30 % des effectifs), ce que Bruxelles considère comme une atteinte à l’indépendance de la justice de ce pays. Cette réforme « est incompatible avec le droit de l’Union », avait fait savoir l’exécutif européen pour justifier la saisine de la CJUE.
Cette décision de la CJUE « s’applique, avec effet rétroactif, aux juges de la Cour suprême concernés par ces dispositions », ajoute la Cour dans son communiqué. Pour autant, il s’agit d’une décision provisoire. « La Cour rendra son jugement définitif sur le fond de cette affaire à une date ultérieure (…). Une ordonnance sur des mesures provisoires ne préjuge pas de l’issue de l’action principale », poursuit la Cour.
Décision provisoire
Il s’agit de la deuxième saisine de la CJUE par l’exécutif européen concernant les récentes réformes judiciaires du gouvernement polonais, dirigé par les conservateurs nationalistes du parti Droit et justice (PiS), après une saisine en décembre 2017 contre sa réforme des juridictions de droit commun.
Ces procédures d’infraction sont menées en parallèle d’une procédure plus lourde et plus exceptionnelle, dite « de l’article 7 » du traité sur l’UE. Cette dernière a été déclenchée, en décembre 2017 également, par la Commission européenne, estimant qu’il y avait globalement « un risque clair de violation grave » de l’Etat de droit en Pologne.
Ce mécanisme n’avait jamais encore été déclenché, mais il a été depuis également activé contre la Hongrie de Viktor Orban, le 12 septembre par le Parlement européen. Dans une seconde phase, cette procédure peut en théorie conduire à retirer les droits de vote d’un pays au sein du Conseil de l’UE, l’instance où les Etats membres contribuent à façonner les législations européennes.

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