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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Les partisans d’un référendum sur l’accord – ou l’absence d’accord – avec l’Union européenne ont commencé à défiler dans le centre de la capitale.
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Brexit : manifestation à Londres pour un nouveau référendum

Les partisans d’un référendum sur l’accord – ou l’absence d’accord – avec l’Union européenne ont commencé à défiler dans le centre de la capitale.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 14h51
   





                        



   


Ils veulent en faire « la plus grande » et la plus « bruyante » des manifestations. Des dizaines de milliers de personnes venues de tout le Royaume-Uni ont commencé à manifester, samedi 20 octobre, à Londres, pour réclamer un nouveau référendum sur l’accord final issu des négociations entre Londres et Bruxelles concernant le Brexit.
Les manifestants, venus dans plus de 150 cars, se sont élancés dans le centre de la capitale en direction du Parlement, à l’appel de People’s Vote, un mouvement militant pour un « vote populaire ». A l’avant du cortège défilaient un millier de jeunes manifestants, ainsi qu’une importante cohorte de citoyens européens, représentés notamment par The3Million, un groupe de pression défendant les intérêts des quelque 3,7 millions d’Européens installés au Royaume-Uni.

        A moins de six mois du Brexit :
         

          « Trop de questions sans réponse » pour les expatriés français



Le correspondant du Monde, Philippe Bernard, est sur place :

Tweets by canalbernard 

Lors du dernier défilé de ce genre, en juin, environ 100 000 personnes s’étaient rassemblées et les organisateurs espèrent bien dépasser ce nombre samedi. L’enjeu est de maintenir la pression sur la première ministre, Theresa May, fermement opposée à l’idée d’un nouveau référendum.
Tony Blair parmi les soutiens
« Les gens ont voté », avait rappelé la chef de gouvernement mercredi, se disant déterminée à « mettre en œuvre » le résultat de ce vote. Le 23 juin 2016, les Britanniques s’étaient prononcés à 52 % en faveur de la sortie de l’Union européenne (UE), faisant basculer le pays dans une situation inédite.

   


De leur côté, les organisateurs soulignent qu’à quelques mois du Brexit, prévu le 29 mars 2019, les négociations entre Londres et Bruxelles bloquent toujours, en particulier sur la question de la frontière sur l’île d’Irlande. L’incertitude demeure sur la façon dont le Royaume-Uni quittera précisément l’Union, ce qui rend les gens peu confiants sur l’avenir.
L’idée d’un nouveau référendum a gagné en popularité ces derniers mois au Royaume-Uni, et des personnalités politiques de tous bords la soutiennent, comme l’ancien premier ministre travailliste Tony Blair. Parmi les orateurs attendus samedi dans le centre de Londres figurent le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, ainsi que des députés du Parti conservateur, du Parti travailliste, du Parti libéral-démocrate, du Parti vert, et du SNP, le parti indépendantiste écossais.

        La tribune du maire de Londres, Sadiq Khan :
         

          « Le peuple britannique devrait voter sur l’accord final du Brexit »




Notre sélection d’articles pour comprendre le Brexit
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr traitant du Brexit :
les Vingt-Sept et Theresa May n’ont pas réussi à se mettre d’accord lors d’un court sommet européen dédié aux négociations sur le Brexit pourtant annoncé comme « crucial », mercredi 17 octobre ;les discussions doivent se terminer avant la fin de l’année 2018, pour laisser le temps aux Parlements britannique et européen de ratifier le texte ;à moins de six mois de la sortie officielle du Royaume-Uni, le 29 mars 2019, le statut de l’Irlande du Nord reste le principal point sensible pour Theresa May au sein de sa coalition ;en parallèle aux négociations, la Commission européenne prévient les Etats membres de la possibilité d’un « no deal ». La France s’y prépare particulièrement, tout comme le Royaume-Uni ;même avec la signature d’un accord, les négociations devraient encore durer plusieurs années, afin de fixer les relations sur le commerce et la sécurité entre les deux parties ;le décryptage de l’accord trouvé entre Londres et Bruxelles sur la période de transition ; zoom sur la City de Londres, dont les intérêts sont délaissés dans les négociations avec l’UE par Theresa May pour des raisons politiques ;l’analyse de deux ans de reculs et de concessions britanniques face à l’UE ;l’immense majorité des entreprises britanniques redoute les conséquences du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne ;le parallélisme entre le projet des « hard brexiters » conservateurs et celui du président américain, Donald Trump, est patent, estime dans son analyse le correspondant du Monde à Londres ;comprendre les arguments pour et contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ;retour sur trente ans d’histoire tumultueuse entre le Royaume-Uni et l’UE.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le nouvel entraîneur de l’AS Monaco, volubile et sûr de lui lors de sa présentation, fait ses débuts face à Strasbourg samedi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/10/2018
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Strasbourg-Monaco : Thierry Henry, seul en scène

Le nouvel entraîneur de l’AS Monaco, volubile et sûr de lui lors de sa présentation, fait ses débuts face à Strasbourg samedi.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 08h46
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 14h38
    |

            Anthony Hernandez (Monaco, envoyé spécial)








                        



   


En Principauté, l’effervescence est une notion relative, souvent plus médiatique que populaire. Les mauvais résultats de l’AS Monaco, 18e de Ligue 1, ne déchaînent pas les foules, à peine conduisent-ils à une petite révolution de palais. Le départ contraint de l’entraîneur Leonardo Jardim et son remplacement par Thierry Henry n’ont guère troublé la tranquillité luxueuse du Rocher, qui a accueilli le champion du monde 1998 sans effervescence. Le décor de ses débuts en tant qu’entraîneur principal, samedi 20 octobre à Strasbourg, sera bien différent : le stade de la Meinau est réputé comme l’un des plus animés de France.
Thierry Henry n’aura que quatre jours de vécu avec son nouveau staff et effectif, deux seulement pour les internationaux rentrés de sélection. Mercredi, plus de 80 journalistes ont assisté à sa présentation. Les dirigeants monégasques avaient choisi un lieu emblématique : le très honorable Yacht Club de Monaco, et son toit surplombant la marina, cadre idéal pour la traditionnelle séance photo. Entre deux poses, la vedette du jour a même eu l’occasion de saluer l’un de ses ex-coéquipiers du titre de champion de France 1997 : Ali Benarbia, qui lézardait en peignoir blanc sur la terrasse du palace voisin.

« T’es toujours aussi beau ! » 🤗
— AS_Monaco (@AS Monaco 🇲🇨)


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Un peu plus tôt, indifférentes, plusieurs petites têtes blondes monégasques s’affairaient à la mise à l’eau de leurs Optimist, prêtes à naviguer au milieu des palaces flottants amarrés au quai Louis-II. Seul un touriste allemand semblait vaguement s’intéresser à l’événement du jour : « Vous êtes là pour le joueur de foot ? Il va passer par là ? » Convié la veille par téléphone, Nicolas, 19 ans, servait de caution supporteur. Il était l’un des deux chanceux tirés au sort, en tant qu’« abonné premium », pour assister à la présentation.
« Moins de pression qu’ailleurs »
Costume noir impeccable, cravate assortie et baskets élégantes aux pieds, le meilleur buteur de l’histoire des Bleus exhalait la confiance en soi en fendant la foule des journalistes. Avant qu’il ne pénètre à l’intérieur du salon de réception, un clip en noir et blanc le mettant en scène a martelé le message : l’enfant prodigue est de retour. « Tout a commencé ici : travail, douleur, passion, joie et respect. Souvenirs. Tout commence ici. Tout recommence maintenant. Je reviens à Monaco. »
Débarqué d’Ile-de-France à 17 ans, le longiligne attaquant s’est formé au football de haut niveau à Monaco. Ses déboulés sur l’aile gauche et sa façon de repiquer au centre ont marqué les esprits, tout comme sa fine moustache, « presque un duvet », se souvient José Daniel, un retraité attablé au café Les Allobroges à Roquebrune-Cap-Martin, siège de la section locale du Club des supporteurs de Monaco (CSM). Employée pendant plus de dix ans à la cafétéria du centre de formation de l’ASM, Marie-France Castillon, émue par ce retour, garde, elle, l’image d’un « petit gars bien, poli et respectueux ».
Il faut croire qu’il n’a pas changé : la conférence de presse de « Titi » a commencé par une longue série de remerciements, notamment à la Fédération belge, qui l’a libéré de son poste d’entraîneur adjoint des Diables rouges. Puis insisté, reprenant l’antienne de la communication du club, sur ses liens profonds avec le club – même si c’est bien devant le stade d’Arsenal, à Londres, que l’ancien attaquant a sa statue : « J’ai marqué mon premier but ici. Depuis que je suis parti, je regarde les résultats de Monaco. Le club a une place particulière dans mon cœur. C’est extraordinaire d’être de retour. » Le vice-président, Vadim Vasilyev, avait également donné le ton : « Il a été un très grand joueur, c’est un enfant du club. Aujourd’hui, c’est en tant que technicien qu’il nous a impressionnés. Aucun doute qu’il soit un très bon entraîneur. »

        Lire aussi :
         

                Ligue 1 : Thierry Henry, une jeunesse dorée sur le Rocher



Supporteur historique du CSM, Marcel Viano prend l’exemple d’un autre glorieux ancien pour valider ce choix audacieux. « Deschamps aussi, quand on l’a pris en en 2001, il n’avait jamais entraîné. La première année a été galère et après, il a gagné la Coupe de la Ligue et il nous a amenés en finale de la Ligue des champions, rappelle-t-il. Monaco, c’est la première expérience idéale pour lui. Il arrive en terrain connu et il y a moins de pression qu’ailleurs. »
Passé par les plus grands clubs, d’Arsenal au Barça, international aux 123 sélections, Thierry Henry semble n’avoir rien perdu de la sérénité et de l’assurance qui ont accompagné sa première carrière : « Il n’y a pas de stress, il n’y a pas d’impatience non plus, plutôt une envie de débuter. J’ai passé tous mes degrés [diplômes] d’entraîneur. J’ai ramassé les maillots dans les vestiaires des équipes de jeunes d’Arsenal. J’ai installé les buts, placé les plots en sélection belge. Il fallait en passer par là. » 
A l’aise et souriant, celui qui a souvent entretenu des relations difficiles avec la presse, française en particulier, dit avoir soldé les comptes : « Il n’y a aucun problème avec les médias. J’ai laissé ma carrière derrière moi. Je suis dans la peau d’un coach. » Il a même manié l’humour, comme avec ce journaliste belge auteur de la première question : « Je vous ai évité deux ans, là, je ne peux pas. » Prolixe en français, l’ancien consultant de la chaîne Sky Sport s’est montré encore plus inspiré en anglais, se lançant dans de longues tirades qui ont fait suer le traducteur. 
Hommage au jeu à la nantaise
L’ex-idole des Gunners n’a pas échappé non plus aux questions sur ses influences. En dehors des deux références mondiales, Arsène Wenger et Pep Guardiola, qui l’ont entraîné durant sa carrière de joueur, il a rendu hommage à la filière nantaise et sa tradition de beau jeu collectif : « Beaucoup de gens m’ont inspiré en France tels que [José] Arribas, [Jean-Claude] Suaudeau et [Raynald] Denoueix. Ils aimaient et respiraient le foot. » 
Avant de parvenir à faire bien jouer l’AS Monaco, il aura une mission plus terre à terre, celle de mettre fin à la spirale de mauvais résultats et redonner confiance aux joueurs, dont le moral est au plus bas. L’heure est au pragmatisme, même si aucun objectif comptable ne lui a été fixé par ses dirigeants : « Il faut sécuriser les joueurs, retrouver une certaine joie, un équilibre et éviter de prendre des buts. Ce dont l’équipe a besoin maintenant n’est pas ce dont elle aura besoin dans deux mois. »
Alors que le club a l’habitude de vendre ses talents dès qu’ils parviennent à maturité, le premier marché des transferts, en janvier, sera scruté avec intérêt. L’arrivée du perfectionniste Thierry Henry peut-elle infléchir la stratégie financière de l’ASM, dite du « trading » de joueurs ? « Je suis là pour coacher l’équipe », a-t-il botté en touche, comme pour indiquer que sa sphère d’influence se limiterait au terrain. Premier indice, le refus de la direction de payer la somme réclamée par Rennes pour libérer Julien Stéphan, l’un des adjoints désirés par Thierry Henry. Confirmation qu’il faut plus qu’un changement d’entraîneur pour bouleverser Monaco.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Amnesty International et Reporters sans frontières ont exprimé leur scepticisme sur la version de l’Arabie saoudite samedi 20 octobre et demandent une enquête sur la mort du journaliste.
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Des associations réitèrent leur appel à une « enquête » indépendante sur l’affaire Khashoggi

Amnesty International et Reporters sans frontières ont exprimé leur scepticisme sur la version de l’Arabie saoudite samedi 20 octobre et demandent une enquête sur la mort du journaliste.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 16h48
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 17h04
   





                        



   


La nouvelle version de Riyad sur la mort du journaliste saoudien Jamal Khashoggi ne convainc pas Amnesty International et Reporters sans frontières (RSF). Les deux ONG ont réitéré samedi 20 octobre leur demande d’une enquête indépendante sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU).
L’Arabie saoudite affirmait jusqu’ici que le journaliste, critique du pouvoir saoudien, était ressorti vivant du consulat dans lequel il était entré le 2 octobre. Vendredi 19 octobre, le procureur général du royaume a admis que le journaliste avait été tué dans le consulat saoudien à Istanbul, faisant état d’une « rixe » mortelle.
Des conclusions qui ne sont « pas dignes de confiance et constituent un nouveau record catastrophique pour l’Arabie saoudite en matière de droits de l’homme », a réagi Amnesty International dans un communiqué. « Le gouvernement turc doit désormais demander au secrétaire général de l’ONU d’ordonner une enquête urgente sur la mort de Khashoggi et ses circonstances », a poursuivi l’ONG.

        Lire aussi :
         

                Riyad avance sa version des faits sur la mort de Jamal Khashoggi



Pour RSF, la version de Riyad a « pour objectif de camoufler l’essentiel »
Selon Amnesty, une enquête indépendante « sera la seule garantie contre ce qui apparaît de plus en plus comme une dissimulation saoudienne des circonstances de l’assassinat de Khashoggi ou contre toute tentative d’autres gouvernements de passer la question sous silence pour préserver les ventes d’armes lucratives et autres liens commerciaux avec Riyad ».
Demande également réitérée dans un communiqué par l’ONG Reporters sans frontières (RSF), qui a appelé à maintenir la « pression » sur l’Arabie saoudite en boycottant le Forum économique du Golfe et en gelant « les dossiers commerciaux » avec Riyad.
« Il semble inimaginable de s’y adonner au “business as usual” et de bavarder sur les investissements comme si de rien n’était, alors même que la nouvelle version officielle a manifestement pour objectif de camoufler l’essentiel, à savoir qu’un crime odieux a été perpétré contre un journaliste sur ordre d’un commanditaire d’Etat », a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, cité par le communiqué.
Tout « compromis » avec l’Arabie saoudite au sujet du meurtre de Jamal Khashoggi reviendrait à donner « une autorisation de tuer » à un royaume qui « kidnappe » et « tue » des journalistes, avait déjà mis en garde Christophe Deloire samedi matin sur Twitter.
Les enquêteurs turcs poursuivent leur enquête
L’Arabie saoudite a admis pour la première fois samedi que le journaliste saoudien avait été tué à l’intérieur du consulat du royaume à Istanbul, une affaire au retentissement mondial qui a dégradé son image auprès de ses alliés, notamment les Etats-Unis. Critique envers le prince héritier Mohammed ben Salman, Khashoggi vivait en exil depuis 2017 aux Etats-Unis où il collaborait notamment avec le Washington Post.
Les enquêteurs turcs ont poursuivi leurs investigations vendredi, fouillant notamment une vaste forêt proche d’Istanbul. Selon plusieurs médias, le journaliste aurait été torturé, décapité et son corps démembré.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le député a durement critiqué des enquêtes de France info, qualifiant les journalistes d’« abrutis ». Il s’en est également pris à Mediapart ces derniers jours.
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Radio France annonce une plainte contre Jean-Luc Mélenchon

Le député a durement critiqué des enquêtes de France info, qualifiant les journalistes d’« abrutis ». Il s’en est également pris à Mediapart ces derniers jours.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 18h43
   





                        


Après des échanges houleux par antennes et réseaux sociaux interposés, la polémique qui oppose Jean-Luc Mélenchon à Radio France devrait passer par la case justice. Le groupe a indiqué samedi 20 octobre sur Twitter le dépôt d’une plainte contre le responsable politique, visant ses propos à l’encontre de journalistes des radios publiques. Ces derniers jours, l’ancien candidat à la présidentielle s’en est pris à des journalistes de Franceinfo, mais aussi à Mediapart ou encore à l’émission « Quotidien ».
Les journalistes de Franceinfo qualifiés d’« abrutis » et de « menteurs »
Vendredi 19 octobre, une enquête de Franceinfo pointait de possibles surfacturations lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. L’article s’intéresse aux prestations facturées par la communicante Sophia Chikirou et sa société Mediascop au candidat de la France insoumise, pour un montant total d’un peu plus de 1 million d’euros. Selon Franceinfo, certains prix pratiqués par Mediascop dans le cadre de ce contrat se situent à des « prix très élevés », citant par exemple la mise en ligne de retranscriptions audio de discours pour un coût de 250 euros l’unité.
Jean-Luc Mélenchon a répliqué le jour même de la publication de cette enquête, voyant en Franceinfo une « radio d’Etat » qui serait aux ordres du gouvernement selon lui. « Je vous mets tous en garde, tous ceux qui titrent sur le fait que nous avons fait de la surfacturation s’exposent à des poursuites », a-t-il déclaré, « car nous n’avons peur de rien ». Le député a également qualifié les journalistes de la station d’« abrutis » et de « menteurs » dans une vidéo publiée sur Facebook. 
« Pourrissez-les partout où vous trouvez (...) Il faut qu’à la fin, des milliers de gens se disent: les journalistes de France Info sont des menteurs, sont des tricheurs et il y a autour un système qui n’a même plus de recul professionnel de se dire mais qu’est-ce qu’on est en train de raconter ? », a-t-il également lancé.
« Franceinfo n’est pas une radio d’Etat, mais de service public », a rétorqué le directeur de la station Vincent Giret à l’antenne vendredi. « Cet appel à la haine et à la violence est irresponsable. Défense absolue du professionnalisme et de l’intégrité de nos journalistes », a-t-il ajouté sur Twitter.
Samedi 20 octobre, la station a indiqué sur Twitter déposer une plainte à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon pour ses propos. « La direction juridique de Radio France s’occupe de la plainte en liaison avec notre avocat », a précisé à l’AFP Gaël Hamayon, un porte-parole de la radio publique.
Mediapart membre d’une « boucle macronie-parquet-média »
Le dirigeant de La France insoumise s’en est également violemment pris au site d’informations en ligne Mediapart, qu’il accuse d’avoir violé le secret de l’enquête sur ses comptes de campagne. Jean-Luc Mélenchon y voit en effet une « preuve » d’une « boucle macronie-parquet-média » occupée à lui nuire ainsi qu’à son mouvement politique.
Dans un article publié vendredi soir sur les perquisitions menées mardi, le site d’informations affirmait l’existence « de longue date » d’une relation intime entre le député et sa conseillère Sophia Chikirou, qui a été entendue par la police dans le cadre de soupçons de surfacturations lors de la campagne présidentielle de M. Mélenchon en 2017.
Mediapart rapporte par ailleurs que selon ses informations, quelque 12 000 euros en liquide auraient été découverts par les enquêteurs au domicile d’un proche de M. Mélenchon. De même source, cet « ami et collaborateur de toujours de Jean-Luc Mélenchon » aurait dit que la somme lui avait été confiée par la mandataire financière de la campagne de 2017.
En l’absence de transmission au parquet à ce stade, « il ne peut donc être autrement que ces fuites proviennent des services de police et justice », écrit l’avocat de l’ancien candidat de la présidentielle, Me Mathieu Davy. Et ce dernier de s’interroger : « Comment ont-elles été acquises ? Qui les a données ? Quelles sont les conditions et modalités, notamment financières, de cette transaction ? »
Me Davy demande par ailleurs le dessaisissement du « procureur en charge », « car il devient établi de manière claire et concordante que les services sous ses ordres ne respectent pas les règles et procédures applicables en l’espèce ». Il ne vise toutefois pas le procureur de Paris, François Molins, mais le représentant du parquet directement chargé de l’enquête.
« Quotidien » accusé d’avoir fourni des images à la police
Interrogé sur BFMTV mercredi 17 octobre, Jean-Luc Mélenchon s’en était également pris à l’émission « Quotidien » de TMC. Le député avait affirmé que cette dernière « complaisamment » fourni « à la police » des images de la perquisition au siège de la France insoumise mardi 16 octobre.
« Jean-Luc Mélenchon ment », avait alors réagi l’animateur de l’émission Yann Barthès, affirmant n’avoir eu « aucun contact, ni avec la justice, ni avec la police. Je tiens à rappeler que si nous avons des images de la perquisition, c’est que La France insoumise a bien voulu nous faire rentrer et que vous nous avez demandé de filmer », ajoutait-il.

        Lire aussi :
         

                Perquisitions au siège de La France insoumise : bras de fer entre la procureure générale de Paris et le camp Mélenchon






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Depuis près de soixante ans, un scandale environnemental chasse l’autre. A chaque fois, on se dit « plus jamais ça ». Petite histoire de l’apathie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                
                                       
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Environnement : j’y pense et puis j’oublie


                      Depuis près de soixante ans, un scandale environnemental chasse l’autre. A chaque fois, on se dit « plus jamais ça ». Petite histoire de l’apathie.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 16h56
    |

            Stéphane Foucart








                              

                        

Vous avez le sentiment que l’environnement est désormais, enfin et pour de bon, au centre de l’attention ­médiatique et politique ? Vous pensez que les choses vont peut-être changer ? Que l’opinion n’a jamais été aussi sensibilisée aux problèmes liés à la santé, à l’environnement, aux pollutions, etc. ? Que ces questions sont maintenant ancrées au débat, et qu’elles n’en partiront plus ? Il n’est pas tout à fait impossible que vous ayez tort. Et que dans deux, cinq ou dix ans, nous soyons passés à autre chose… avant que les ­mêmes problèmes ne se reposent à nous.

Lassitude des médias et de leurs publics, conjuration plus ou moins involontaire des questions incommodantes, désintérêt des pouvoirs publics pour les problèmes qui ne peuvent être résolus que par des contraintes économiques… Les raisons de cette alternance entre amnésie et redécouverte collectives sont difficilement solubles. Mais la réalité de ces cycles ne fait aucun doute. L’historien des sciences américain Robert Proctor (université Stanford) le dit dans Golden Holocaust (Des Equateurs, 2014), son grand Livre sur le tabac : « Certains composants de la cigarette sont étonnamment méconnus, ou plutôt ils sont connus, médiatisés un temps, puis oubliés au gré du cycle de l’attention et de l’oubli des médias », écrit-il à propos du polonium 210, un radionucléide fixé par la feuille de tabac et donc présent dans les cigarettes que nous fumons. Qui sait, aujourd’hui, que nos clopes contiennent ce ­métal lourd ? Et que la consommation d’un paquet et demi par jour équivaut à s’exposer annuellement à une dose de rayonnement équivalente à 300 radiographies du thorax ?
« Béances idéologiques » et « puits de désintérêt »
Pourtant, rappelle Robert Proctor, dans les années 1970, puis 1980, cette histoire de polonium s’est largement diffusée dans les ­médias de masse et la littérature scientifique. « Il semble qu’à chaque ­décennie, on redécouvre le polonium, qu’on...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Grace Meng prend à partie l’organisation de coopération policière qui a accepté la prétendue démission de son mari.
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L’épouse de l’ex-président d’Interpol, arrêté en Chine, demande des comptes

Grace Meng prend à partie l’organisation de coopération policière qui a accepté la prétendue démission de son mari.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 14h39
    |

            Harold Thibault (Lyon, envoyé spécial) et 
                                Richard Schittly (Lyon, correspondant)








                        



                                


                            

La voix est ferme, déterminée. « C’est dingue. Ce n’est pas raisonné », nous déclare l’épouse de l’ancien président d’Interpol, Meng Hongwei, dans une salle au sous-sol d’un hôtel lyonnais. La pièce a été choisie avec validation de son garde du corps. Celle qui se fait appeler Grace Meng en anglais est désormais seule à Lyon avec ses deux enfants de 7 ans. Son mari a été arrêté lors d’un séjour en Chine, fin septembre. Mme Meng dénonce aujourd’hui la situation des droits de l’homme dans son pays, semblant faire abstraction du fait que son mari, vice-ministre de l’intérieur depuis 2004, a tant participé à ce système : « Ça a choqué toute la planète. Personne ne peut imaginer pourquoi ils font ces choses, folles, cruelles, sales. »
La famille Meng s’est installée à Lyon il y a tout juste deux ans. La Chine venait d’obtenir un de ses premiers postes à la tête d’une organisation internationale. La présidence d’Interpol est un poste aussi prestigieux qu’utile, en pleine campagne de traque des fugitifs chinois à l’étranger. Les organisations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, s’inquiètent alors de voir un Etat autoritaire se saisir d’une telle fonction. La femme de Meng Hongwei le suit avec leurs jumeaux.

Puis arrive l’automne 2018. Le monde se retourne pour la famille Meng, piégée par le système répressif chinois : les officiels qui faisaient arrêter sont arrêtés à leur tour. Meng Hongwei, en voyage de travail en Chine, envoie un message à sa femme sur WhatsApp, le 25 septembre : « Deng wo dian » (« attends mon appel »). Et, un peu plus tard, une émoticône représentant un poignard, signe qu’il est en danger.
Grace Meng entre en contact avec la police française, car elle reçoit des menaces, notamment un appel anonyme l’informant que « deux équipes avaient été envoyées » par les « autorités chinoises » pour « s’occuper...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Plus de 50 000 militaires sont déployés pour encadrer des élections organisées avec trois ans de retard et considérées comme illégitimes par les talibans.
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Elections législatives en Afghanistan : plusieurs explosions dans des centres de vote à Kaboul

Plus de 50 000 militaires sont déployés pour encadrer des élections organisées avec trois ans de retard et considérées comme illégitimes par les talibans.



Le Monde.fr avec AFP et AP
 |    20.10.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 16h55
   





                        


Avec trois ans de retard, les bureaux de vote ont enfin ouvert, samedi 20 octobre en Afghanistan. Mais ces élections législatives, réclamées de longue date, ont immédiatement été endeuillées par plusieurs attaques de centres électoraux afghans.
Au total, le ministère de l’intérieur a annoncé avoir recensé « 15 attaques ennemies » dans l’ensemble du pays, la plupart étant des explosions d’engins artisanaux et des tirs de roquettes. Au moins 13 personnes ont été tuées et 123 blessées, selon un premier bilan.
Les talibans avaient averti à plusieurs reprises ces dernières semaines qu’ils allaient recourir à la violence pour faire échouer le processus démocratique, à leurs yeux illégitime. Samedi matin, un tweet de leur porte-parole, Zabihullah Mujahid, conseillait une nouvelle fois aux citoyens de rester chez eux. Il a indiqué dans un nouveau message à la presse que « 318 attaques (avaient) été menées contre ces fausses élections », tuant plusieurs « soldats ». Le communiqué ne mentionne pas de pertes civiles.
Appel à « sortir et voter »
Dans la capitale, partiellement bouclée par des barrages lourdement armés, la plupart des axes routiers avaient été interdits aux véhicules et aux motos. Plus de 5 000 bureaux de votes ont ouvert dans les zones du pays sous contrôle du gouvernement. Pour des raisons de sécurité, dans d’autres parties du territoire contrôlées par les talibans, 2 000 centres de vote sont restés fermés.
La participation au scrutin, sur laquelle pesait un gros point d’interrogation, a cependant été qualifiée « d’importante dans les centres urbains », selon l’ONG pour la transparence des élections en Afghanistan (ETWOA). Le président afghan Ashraf Ghani avait auparavant souhaité montrer l’exemple en votant dès l’ouverture du scrutin dans une école de la capitale Kaboul et appelé ses compatriotes à « sortir et voter ».

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                En Afghanistan, une élection parlementaire sous tension



Semblant répondre à son appel, les électeurs ont formé de longues files d’attente dans la capitale et ailleurs. Mais leur attente s’expliquait aussi par de nombreux dysfonctionnements. Certains centres de vote n’ont pu ouvrir faute d’assesseurs, d’absence des listes électorales ou de mauvais fonctionnement des terminaux de reconnaissance biométrique mis en place à la dernière minute et utilisés pour la première fois. Des candidats et des électeurs ont fait part de leur exaspération.
La Commission électorale indépendante (CEI), qui organise le vote, a présenté ses excuses et a prolongé l’ouverture de centres de vote jusqu’à 20 h. Elle a par ailleurs annoncé que 360 autres seraient ouverts dimanche, lequel a été déclaré jour férié. Les électeurs se plaignaient surtout du danger à patienter dans la rue face au risque d’attentats.
Dix candidats abattus
Ces derniers mois, des centaines de personnes ont déjà été tuées ou blessées lors d’attentats liés à ce scrutin. Au moins dix candidats ont été abattus, la plupart dans des attaques ciblées. Jeudi, une spectaculaire attaque talibane a coûté la vie au puissant chef de la police de Kandahar, localité du sud du pays, le général Abdul Raziq, dans un complexe ultrasécurisé. Le vote dans la province a été reporté d’une semaine.
Plus de 2 500 candidats sont en lice pour les 249 sièges à la chambre basse du Parlement. Il s’agit pour la plupart d’élus déjà établis, de descendants de seigneurs de guerre, d’hommes d’affaires ou de membres de la société civile.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ A moins de trois semaines des élections de mi-mandat, le 6 novembre, les intentions de vote restent favorables au Parti démocrate au niveau national
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/10/2018
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Les démocrates américains en reconquête dans les vieux Etats industriels

A moins de trois semaines des élections de mi-mandat, le 6 novembre, les intentions de vote restent favorables au Parti démocrate au niveau national



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 15h54
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La gouverneure Kim Reynolds était aux anges à la tribune de la salle du complexe Mid-America, à Council Bluffs, mardi 9 octobre, dans l’ouest de l’Iowa. Venu soutenir les candidats républicains aux élections de mi-mandat, Donald Trump avait annoncé un assouplissement de la réglementation fédérale sur l’éthanol. Une aubaine pour les producteurs de maïs de cet Etat rural frappé par la guerre commerciale engagée par le président des Etats-Unis avec la Chine.
Un argument électoral que la gouverneure sortante entend mettre à profit d’ici aux élections de mi-mandat, le 6 novembre, pour contenir une poussée démocrate. Cette dernière se traduit, après des primaires très disputées, par des intentions de vote toujours favorables au niveau national et de massives collectes de fonds de campagne, supérieures à celles des républicains.
En 2016, l’Iowa, remporté par Barack Obama lors de ses deux campagnes présidentielles, avait basculé nettement en faveur de Donald Trump. Le milliardaire avait distancé de près de dix points son adversaire démocrate, Hillary Clinton, arrivant en tête dans les quatre circonscriptions de l’Etat. Mais, deux ans plus tard, l’euphorie n’est plus de mise pour les républicains, comme le constate John Epperson, professeur de sciences politiques au Simpson College, à Indianola, au sud de Des Moines.

« Deux circonscriptions républicaines sont très disputées, tout comme le siège de gouverneur. Les deux démocrates qui tentent de se faire élire à la Chambre des représentants sont des femmes jeunes, pratiquement nouvelles en politique », note-t-il. Une statistique témoigne de cette mobilisation démocrate, selon cet expert de la carte électorale : « Pour la première fois, ils comptent plus d’inscrits que les républicains » dans la circonscription qui comprend Council Bluffs. Le Cook Political Report, un site indépendant consacré aux élections, la juge indécise. Le sortant républicain l’avait pourtant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Il s’agit de la première manifestation de cette ampleur pour demander un référendum sur une déclaration officielle d’indépendance. Un pied de nez direct à Pékin.
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A Taïwan, des dizaines de milliers d’indépendantistes dans la rue

Il s’agit de la première manifestation de cette ampleur pour demander un référendum sur une déclaration officielle d’indépendance. Un pied de nez direct à Pékin.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 14h20
   





                        



   


C’est une manifestation d’une ampleur inédite, qui défie directement Pékin. Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, samedi 20 octobre à Taipei, pour réclamer un référendum sur l’indépendance de Taïwan.
Les manifestants se sont massés devant le siège du Parti démocratique progressiste (PDP) au pouvoir, agitant des drapeaux et des pancartes pour un « Référendum d’indépendance ». La foule a scandé des slogans tels que : « Nous voulons un référendum ! » et « Non à l’annexion ! »

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Alliance Formose
Il s’agit de la première manifestation de cette ampleur pour demander un référendum sur une déclaration officielle d’indépendance depuis que l’île est devenue une démocratie, voilà plus de vingt ans. Lancée à l’appel de la nouvelle Alliance Formose, soutenue par les anciens présidents Lee Teng-hui et Chen Shui-bian, elle se tient alors que la Chine durcit son attitude face à Taïwan.
La Chine continentale et Taïwan sont dirigés par des régimes rivaux depuis 1949, après une guerre civile entre communistes établis à Pékin et nationalistes du Kouomintang (KMT) réfugiés à Taipei. Pékin considère Taïwan comme une partie de son territoire ayant vocation à être réunifiée à la Chine continentale, tandis que Taïwan se considère comme un Etat souverain mais n’a jamais déclaré son indépendance. Pékin a prévenu qu’il userait de la force si Taïwan tentait un divorce officiel.
« Nous disons à la Chine d’arrêter de tyranniser Taïwan, a déclaré à la foule le leader de l’Alliance, Kuo Pei-horng, 63 ans. Le peuple taïwanais veut être son propre maître. »

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Relations glaciales avec Pékin
Le Parti démocratique progressiste (PDP), dont est issue la présidente, Tsai Ing-wen, penche traditionnellement du côté de l’indépendance. Mais la chef de l’Etat, prise entre l’enclume du géant asiatique et le marteau des indépendantistes, est plutôt favorable au statu quo.
Malgré ces signes de bonne volonté de Tsai Ing-wen, les relations avec Pékin sont devenues glaciales depuis son arrivée au pouvoir. Mme Tsai refuse en effet d’avaliser la ligne de Pékin, à savoir que Taïwan fait partie d’une « Chine unique ». En réaction, Pékin attaque sur de multiples fronts pour bouter l’île hors de l’arène internationale, en l’empêchant de participer à des conférences mondiales, en lui arrachant un par un ses alliés diplomatiques, ou encore en faisant pression sur des entreprises internationales pour qu’elles classent Taïwan comme faisant partie de la Chine sur leurs sites Internet.

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                Les menaces chinoises galvanisent les indépendantistes taïwanais



Pour tenir un vote public sur l’indépendance, il faudrait amender la loi qui interdit les référendums sur les changements constitutionnels et de souveraineté. Mais d’après les analystes, il est peu probable que Mme Tsai fasse amender la loi, car cela reviendrait à agiter un drapeau rouge au nez de Pékin.
Le PDP a interdit à ses responsables et candidats de participer à la manifestation, organisant à la place son propre rassemblement contre l’« annexion » de Taïwan par la Chine dans son fief de Kaohsiung (sud), sans appeler à un vote sur l’indépendance.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Les opposants accusent le président Assoumani de se comporter en dictateur « de république bananière » et de vouloir se maintenir au pouvoir.
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Compte rendu

Aux Comores, l’armée entre dans la médina de Moutsamoudou, où sont retranchés des rebelles

Les opposants accusent le président Assoumani de se comporter en dictateur « de république bananière » et de vouloir se maintenir au pouvoir.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-10-20T16:39:10+02:00"

        Le 20.10.2018 à 16h39






    
Une voiture des forces de défense comoriennes, samedi 20 octobre, à Moutsamoudou.
Crédits : YOUSSOUF IBRAHIM / AFP


L’étau se resserre autour des rebelles comoriens, retranchés depuis cinq jours dans la médina de Moutsamoudou, capitale de l’île d’Anjouan. L’armée est entrée samedi 20 octobre dans l’enceinte de la médina, a annoncé le ministre de l’éducation nationale, Mahamoud Salim Hafi.
Le ministre, qui mène depuis vendredi les négociations avec les rebelles, a rejeté toute idée d’assaut, redouté par la population civile. Selon lui, « aucun coup de feu n’a été tiré, aucune maison fouillée. Les forces se contentent de sécuriser la médina pour que la population puisse y circuler librement. »
« Je garantis qu’à partir de lundi la vie reprendra normalement son cours à Mutsamudu, l’administration fonctionnera normalement. »

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Offre d’impunité
Selon le ministre, les opposants – au nombre d’une quarantaine – n’avaient toujours pas déposé leurs armes samedi matin. La veille, le gouvernement avait pourtant fait une offre d’impunité en échange du désarmement.
Les autorités accusent le parti Juwa, de l’opposant et ancien président de l’archipel Ahmed Abdallah Sambi, originaire d’Anjouan, d’être à l’origine des violences qui ont éclaté depuis lundi. Les manifestants avaient alors érigé des barricades, que les forces de l’ordre ont depuis démantelées. Les affrontements qui se sont poursuivis cette semaine entre les rebelles et l’armée comorienne à Moutsamoudou faisant trois morts, selon les autorités. Au moins six personnes ont été grièvement blessées, d’après une source hospitalière à Moutsamoudou.

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                « La paix est mise à rude épreuve aux Comores sous nos yeux impuissants »



Les opposants, qui accusent le président Assoumani de se comporter en dictateur « de république bananière » et de vouloir se maintenir au pouvoir, renvoient la responsabilité de la situation au gouvernement.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ DERRIÈRE LE CHIFFRE – La météo ou le calendrier peuvent faire varier le baromètre mensuel de la sécurité routière.
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Pourquoi les chiffres mensuels de la mortalité routière doivent être pris avec précaution

DERRIÈRE LE CHIFFRE – La météo ou le calendrier peuvent faire varier le baromètre mensuel de la sécurité routière.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h33
    |

            Anne-Aël Durand et 
Pierre Breteau








                        


La rubrique « Derrière le chiffre » des Décodeurs étudie des statistiques et des méthodologies apparaissant dans l’actualité.
« Une hausse préoccupante », « le plus mauvais mois de septembre depuis 2010 (excepté 2016) » : l’association 40 Millions d’automobilistes a publié un communiqué du Comité indépendant d’évaluation des 80 km/h pour déplorer l’augmentation de 8,8 % de la mortalité routière en septembre par rapport au même mois de 2017 et annoncée jeudi 18 octobre… mais ne s’appesantit pas sur la baisse de 5,5 %, enregistrée en juillet ou sur celle de 15,5 % en août – par rapport à l’été dernier.
Le baromètre mensuel de la sécurité routière est fréquemment utilisé pour commenter l’efficacité des radars ou la baisse de la vitesse à 80 km/h. Pourtant, cet indicateur est imparfait et doit être pris avec précaution.

        Lire l’analyse :
         

          Vitesse à 80 km/h : « Les prises de parole du gouvernement ont cessé (…) comme s’il attendait que la mesure, seule, produise ses effets »



1 – Des chiffres construits par extrapolation
Les chiffres qui apparaissent dans le baromètre mensuel sont issus des « remontées rapides » transmises par les forces de l’ordre au ministère de l’intérieur sur les accidents corporels de la circulation. Chaque département communique les accidents (A), les tués (T), les blessés légers et les blessés hospitalisés (H). Pour les morts, quelques données complémentaires sont ajoutées sur le type d’usagers : piéton, cycliste, motocycliste, cyclomotoriste, véhicule léger ou poids lourd.
Mais ces données ne sont pas exhaustives. D’abord, parce que les remontées peuvent être incomplètes pour les derniers jours du mois, mais aussi parce qu’une personne est comptée comme tuée dans un accident si elle meurt dans les trente jours qui suivent l’événement. Pour publier le baromètre mensuel, il faut donc réaliser des extrapolations, comme le détaille Manuelle Salathé, secrétaire générale de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (Onisr) : « Le système de remontées rapides est précieux, mais on ne peut pas le publier en brut, car on serait amenés à sous-estimer la réalité. Un coefficient est appliqué, en fonction des données des chiffres des années précédentes et des catégories de victimes. Par exemple, les piétons ont plus de risque de décéder dans les trente jours que les automobilistes. »
Ces chiffres peuvent différer du bilan annuel réalisé à partir du Bulletin d’analyse des accidents corporels (BAAC), qui répertorie tous les accidents qui se sont produits durant une année. Il s’agit d’un fichier détaillé rempli par les forces de l’ordre recensant les circonstances (descriptif de la route, moment de la journée, type de véhicule, etc.) et les victimes (âge, sexe, etc.), soit en moyenne 250 critères par accident. Cependant, les écarts sont minimes : « En 2017, le total des remontées rapides était de 3 295 morts, détaille Manuelle Salathé. L’estimation fournie par les baromètres mensuels était de 3 456 morts et le chiffre définitif s’est établi à 3 448. »
2- Des paramètres de variation nombreux
Au-delà du chiffre lui-même, c’est la variation avec le même mois de l’année précédente qui est largement commentée. Mais plusieurs éléments sont à prendre en compte :
La variation saisonnière. On ne peut pas comparer un mois de septembre avec un mois de janvier ou de juin. En effet, il y a plus d’accidents de motards aux beaux jours, car ils roulent davantage. Au contraire, les piétons sont plus souvent tués en hiver, car la visibilité est moins bonne. « Certaines catégories de statistiques, comme le chômage ou le commerce, sont publiées avec correction des variations saisonnières (CVS), mais cela n’aurait pas de sens pour la sécurité routière, car il s’agit de vrais gens qui sont vraiment morts », justifie Manuelle Salathé. C’est pourquoi l’Onisr communique donc des variations par rapport au même mois que l’année précédente.L’effet météo. Il renforce l’effet saisonnier. En effet, on ne se déplace pas de la même manière, ni à la même fréquence selon les conditions météorologiques. Schématiquement, les déplacements sont plus nombreux lorsqu’il fait beau, mais plus dangereux s’il neige. En clair, si l’on souhaite comparer la mortalité routière en septembre 2018 par rapport à septembre 2017, il faut tenir compte du fait que ce début d’automne a été particulièrement doux et ensoleillé. L’écart peut atteindre 50 morts en un mois.Le calendrier. En septembre 2018, il y eut cinq samedis et cinq dimanches, contre cinq samedis et quatre dimanches en 2017, et quatre samedis et quatre dimanches en 2016 – il faut remonter à 2012 pour retrouver la même configuration. Par ailleurs, la façon dont sont placés les jours fériés, les ponts et les vacances scolaires varie elle aussi. Et ces différences jouent sur la manière dont on se déplace et donc sur la fréquence des accidents. A noter que, paradoxalement, les accidents ne surviennent pas les jours de grands départs, embouteillés, mais lorsque la circulation est dense, par exemple le vendredi ou le lundi.La conjoncture économique. En période de crise, les déplacements de loisir sont moins nombreux. Le prix du carburant a également un impact.
3- Des temporalités à adapter
Le baromètre publié chaque mois ne se contente pas des comparaisons avec le même mois de l’année précédente. Il dégage aussi des tendances trimestrielles, sur plusieurs années, des zooms par grandes régions ou par type d’usagers de la route. Autant de chiffres qui servent d’indicateurs pour orienter les politiques publiques.
Pour mesurer les effets de l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central, la secrétaire générale de l’Onisr appelle à ne pas tirer des conclusions trop rapides à partir du baromètre mensuel : « Sur un nombre de morts aussi élevé, autour de 2 000 par an sur les routes nationales, on s’attend à voir un décrochement, mais il faut au moins douze mois d’observation et idéalement vingt-quatre mois pour éviter les effets liés à la météo. »

        Lire aussi :
         

                Sécurité routière : légère baisse du nombre de morts en 2017



Lorsque l’on observe les données sur le très long terme, les grandes mesures de sécurité routière – baisse de vitesse et port de la ceinture en 1973, route à 50 km/h et ceinture obligatoire à l’arrière des véhicules en 1990, radars automatiques en 2002… – ont eu des effets très nets sur la sécurité routière, comme le montre l’infographie ci-dessous.

 #grapheroute { /* border-left: 1px solid #eef1f5; border-right: 1px solid #eef1f5; border-top: 4px solid #16212c; border-bottom: 1px solid #eef1f5;*/ padding: 10px 0; width: 100%; color: #16212c; background-color:#f5f6f8; } #grapheroute .grasdecodeurs { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.7rem; font-weight: bold; } #grapheroute .titre { padding: 6px 16px; display: block; } #grapheroute .texte { margin: 1rem .5rem; padding: 0 10px; } #grapheroute .explications { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; margin: 20px 0px; padding: 10px; background-color: rgb(235,236,238); color: #383f4e; text-align: center; } .ui-tooltip p:before { color: #a2a9ae; content: '› '; font-family: arial; display: inline-block; font-size: inherit; left: 0; position: relative; width: 9px; font-weight: 400 } .ui-tooltip p.petiteliste { margin-left: 1rem; } .tooltipdecodeurs .titre_tt { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-weight: bold; font-size: 1.5rem; letter-spacing: .07rem; margin: .5rem 0; } .tooltipdecodeurs .gris { color: #a2a9ae; } .tooltipdecodeurs .bulle { border-radius: 50%; width: 1rem; height: 1rem; border: 0; display: inline-block; margin: -.3rem .5rem 0 0; vertical-align: middle; cursor: default; } .tooltipdecodeurs div { display: block!important; } .tooltipdecodeurs { border-radius: 4px; padding: 2rem; position: absolute; z-index: 9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222 } .tooltipdecodeurs .hr { margin-top: 1rem; border-top: 1px solid #e8eaee; padding-bottom: 1rem; } #grapheroute .source { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; padding: 0 10px; text-align: right; color: #8b9299; font-size: 1.2rem; } #grapheroute .passelect { -webkit-touch-callout: none; -webkit-user-select: none; -khtml-user-select: none; -moz-user-select: none; -ms-user-select: none; user-select: none; } #graphique .lignejaune { fill: none; stroke: #FFc832; stroke-width: 2px; } #graphique .aire { fill: rgba(255, 200, 50, .4); } #graphique circle.bubulle { fill: rgba(255, 255, 255, .5); stroke: rgba(56, 63, 78, .8); stroke-width: 3px; cursor: pointer; } #graphique .annotations:hover circle.bubulle { fill: white; stroke: rgba(56, 63, 78, 1); } #graphique .annotations:hover text.texteexergue { fill: rgba(56, 63, 78, 1); } #graphique .lignebubulle { stroke: rgba(56, 63, 78, .8); stroke-width: 1px; stroke-dasharray: 2; pointer-events: none; } #graphique .texteexergue { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.2rem; letter-spacing: .05rem; font-weight: bold; fill: rgba(56, 63, 78, .8); cursor: pointer; } .axes line, .axes path { stroke: rgba(56, 63, 78, 1)!important; } .axes text { fill: rgba(56, 63, 78, 1)!important; } span.mobile { display: none; } span.desktop { display: inline; } /* le tooltip fixé en bas sur mobile */ @media screen and (max-width: 500px) { span.desktop { display: none; } span.mobile { display: inline; } .tooltipdecodeurs { position: fixed; bottom: 0!important; left: 0!important; top: auto!important; right: auto!important; min-width: 100%!important; border-radius: 0; padding: 1.5rem; z-index: 9999; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border-top: 1px solid #e8eaee!important; border-left: 0!important; border-right: 0!important; border-bottom: 0!important; background: #fcfcfd!important; color: #383f4e; } .tooltipdecodeurs:after { content: '×'; position: absolute; top: .5rem; right: .5rem; color: #ccd0d3; font-size: 3rem; } #graphique .texteexergue { font-size: 1rem; letter-spacing: .03rem; } #grapheroute .explications, #grapheroute .texte {font-size:1.4rem;} }
                                                                                
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Une baisse de la mortalité en partie liée à une législation plus stricte
Ce graphique représente les morts sur les routes françaises de 1960 à 2016 avec, sur les points, les principales modifications de la législation et du code de la route.
SurvolezSélectionnez les ronds sur le graphique pour afficher le détail des mesures alors mises en place.

Source : Sécurité routière


require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/4.2.2"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3) {

    var largeur = document.getElementById("grapheroute").offsetWidth;
    var data = [{ "annee": 1960, "morts": 8295 }, { "annee": 1961, "morts": 9140 }, { "annee": 1962, "morts": 9928 }, { "annee": 1963, "morts": 10027 }, { "annee": 1964, "morts": 11105 }, { "annee": 1965, "morts": 12150 }, { "annee": 1966, "morts": 12158 }, { "annee": 1967, "morts": 13585 }, { "annee": 1968, "morts": 14274 }, { "annee": 1969, "morts": 14664 }, { "annee": 1970, "morts": 15034 }, { "annee": 1971, "morts": 16061 }, { "annee": 1972, "morts": 16545 }, { "annee": 1973, "morts": 15469 }, { "annee": 1974, "morts": 13327 }, { "annee": 1975, "morts": 12996 }, { "annee": 1976, "morts": 13577 }, { "annee": 1977, "morts": 12961 }, { "annee": 1978, "morts": 11957 }, { "annee": 1979, "morts": 12197 }, { "annee": 1980, "morts": 12510 }, { "annee": 1981, "morts": 11953 }, { "annee": 1982, "morts": 12030 }, { "annee": 1983, "morts": 11677 }, { "annee": 1984, "morts": 11525 }, { "annee": 1985, "morts": 10447 }, { "annee": 1986, "morts": 10961 }, { "annee": 1987, "morts": 9855 }, { "annee": 1988, "morts": 10548 }, { "annee": 1989, "morts": 10528 }, { "annee": 1990, "morts": 10289 }, { "annee": 1991, "morts": 9617 }, { "annee": 1992, "morts": 9083 }, { "annee": 1993, "morts": 9052 }, { "annee": 1994, "morts": 8533 }, { "annee": 1995, "morts": 8412 }, { "annee": 1996, "morts": 8080 }, { "annee": 1997, "morts": 7989 }, { "annee": 1998, "morts": 8437 }, { "annee": 1999, "morts": 8029 }, { "annee": 2000, "morts": 7643 }, { "annee": 2001, "morts": 7720 }, { "annee": 2002, "morts": 7242 }, { "annee": 2003, "morts": 5731 }, { "annee": 2004, "morts": 5232 }, { "annee": 2005, "morts": 5318 }, { "annee": 2006, "morts": 4709 }, { "annee": 2007, "morts": 4620 }, { "annee": 2008, "morts": 4275 }, { "annee": 2009, "morts": 4273 }, { "annee": 2010, "morts": 3992 }, { "annee": 2011, "morts": 3963 }, { "annee": 2012, "morts": 3653 }, { "annee": 2013, "morts": 3268 }, { "annee": 2014, "morts": 3384 }, { "annee": 2015, "morts": 3461 }, { "annee": 2016, "morts": 3477 }],
        dico = { "1973": { "titre": "Ceinture de sécurité", "court": "Ceinture obligatoire", "detail": "En 1973, trois ans après avoir imposé l’installation de ceintures de sécurité dans les automobiles neuves, son port est rendu obligatoire. En 1990, la mesure est élargie aux sièges arrière." }, "1983": { "titre": "Mesures contre l’alcool au volant", "court": "Lutte contre l’alcoolémie", "detail": "Le taux maximal d’alcool autorisé est fixé à 0,8 gramme (g/l) par litre de sang ou 0,4 mg/l d’air expiré. Le seuil du délit est abaissé à 0,8 g/l." }, "1990": { "titre": "Limitation à 50 km/h en ville", "court": "50 km/h en ville", "detail": "La vitesse maximale en ville passe de 60 à 50 km/h. Par ailleurs, la ceinture de sécurité devient obligatoire aussi pour les passagers installés à l’arrière." }, "2002": { "titre": "Implantation de radars", "court": "Radars auto.", "detail": "En 2002, le gouvernement décide l’implantation de radars automatique à partir de l’année suivante ; en 2016, 4 398 de ces radars automatiques sont en service." } };

    /* les marges et la taille */
    var margin = { top: 40, right: 20, bottom: 30, left: 50 },
        width = largeur - margin.left - margin.right,
        height = (largeur / 1.3) - margin.top - margin.bottom,
        radius = 6;
    var parseTime = d3.timeParse("%Y"),
        x = d3.scaleTime().range([0, width]),
        y = d3.scaleLinear()
        .range([height, 0]);
    var area = d3.area()
        .curve(d3.curveCardinal)
 x(d.annee))
        .y0(height)
 y(d.morts));
    var valueline = d3.line()
        .curve(d3.curveCardinal)
 x(d.annee))
 y(d.morts));
    var svg = d3.select("#graphique").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform",
            "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");
    /* on reformate */
    data.forEach(function(d) {
        d.annee = parseTime(d.annee);
        d.morts = +d.morts;
    });
    /* les scales */
    x.domain(d3.extent(data, function(d) { return d.annee; }));
    y.domain([0, d3.max(data, function(d) { return d.morts; })]);
    /* les aires */
    svg.append("path")
        .data([data])
        .attr("class", "aire")
        .attr("d", area);
    /* la ligne */
    svg.append("path")
        .data([data])
        .attr("class", "lignejaune")
        .attr("d", valueline);
    /* les annotations, avec cercles, lignes et texte */
    var groupe = svg.selectAll("g")
        .data(data)
        .enter()
        .filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined })
        .append("g")
        .attr("class", "annotations")
        .attr("title", function(d) {
            e = dico[(d.annee).getFullYear()];
" + (d.annee).getFullYear() + " : " + e.titre + ""
" + String((d.morts/1000).toFixed(3)).replace("."," ") + " morts cette année"
"
" + e.detail + ""
            return html
        });
    /* les cercles*/
    groupe.filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined })
        .append("circle")
        .attr("class", "bubulle")
 x(d.annee))
 y(d.morts))
        .attr("r", radius);
    /* le texte */
    groupe.filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined })
        .append("text")
        .attr("class", "texteexergue")
 (x(d.annee) + radius * 2))
 (y(d.morts) + radius / 1.5))
 dico[(d.annee).getFullYear()].court);
    /* les lignes avec pointillés */
    groupe.filter(function(d) { return dico[(d.annee).getFullYear()] != undefined }).append("line")
        .attr("class", "lignebubulle passelect")
 x(d.annee))
 y(0))
 x(d.annee))
 (y(d.morts) + radius));
    /* l'axe des abscisses  */
    svg.append("g")
        .attr("transform", "translate(0," + height + ")")
        .attr("class", "axes x")
        .call(d3.axisBottom(x).ticks(5));
    /* l'axe des ordonnées  */
    svg.append("g")
        .attr("class", "axes y")
        .call(d3.axisLeft(y).ticks(8)
            .tickFormat(function(d) {
 0) return String((d / 1000).toFixed(3)).replace(".", " ")
            }));
    /* La gestion du tooltip, ici sur le sélecteur "g.annotations"   */
    $("#grapheroute").tooltip({
        show: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        hide: {
            effect: "fade",
            duration: 0
        },
        items: "g.annotations",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }
    });
    $("#grapheroute a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });
});


4 – Un outil de prévention
Si les chiffres mensuels sont soumis à variations ou sont insuffisants pour voir les effets des politiques publiques, faut-il cesser de les publier ? Pour le chômage, Pôle emploi a choisi de passer à une périodicité trimestrielle pour mieux déceler les tendances de fond. L’Observatoire de la sécurité routière a une analyse différente et considère que les remontées rapides permettent d’adapter le travail des forces de l’ordre. Ainsi, la surmortalité en septembre 2018 (+ 8,8 % par rapport à 2017) s’explique en partie par les départs en vacances décalés des seniors, qui ont profité du beau temps. Des études sur les habitudes de déplacement des personnes âgées (en voiture, à pied ou à vélo) et sur les risques spécifiques vont être lancées et pourront se traduire par des campagnes de prévention ciblées, comme ce qui a été fait pour les jeunes.

        Lire le reportage :
         

          Prévention routière pour les seniors : « Ce n’est pas facile de reconnaître qu’on n’est plus si vaillant »



La publication du baromètre mensuel permet aussi de communiquer sur la sécurité routière. « L’intérêt, c’est que tout le monde reste alerte, explique Manuelle Salathé. Tous les jours, dix accidents mortels arrivent sur mon bureau, il y a même des jours à vingt morts. C’est quand même beaucoup, je pense que ça vaut la peine d’en parler une fois par mois. »
Vous trouverez ci-dessous les décomptes mensuels des morts sur la route depuis 2005. 

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De la saisonnalité des morts sur les routes
Ce diagramme thermique représente le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine par mois.

Source : Sécurité routière


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    var data = [{ "annee": 2005, "mois": 1, "morts": 405 },
        { "annee": 2005, "mois": 2, "morts": 345 },
        { "annee": 2005, "mois": 3, "morts": 396 },
        { "annee": 2005, "mois": 4, "morts": 370 },
        { "annee": 2005, "mois": 5, "morts": 450 },
        { "annee": 2005, "mois": 6, "morts": 480 },
        { "annee": 2005, "mois": 7, "morts": 608 },
        { "annee": 2005, "mois": 8, "morts": 478 },
        { "annee": 2005, "mois": 9, "morts": 441 },
        { "annee": 2005, "mois": 10, "morts": 472 },
        { "annee": 2005, "mois": 11, "morts": 413 },
        { "annee": 2005, "mois": 12, "morts": 460 },
        { "annee": 2006, "mois": 1, "morts": 346 },
        { "annee": 2006, "mois": 2, "morts": 266 },
        { "annee": 2006, "mois": 3, "morts": 314 },
        { "annee": 2006, "mois": 4, "morts": 369 },
        { "annee": 2006, "mois": 5, "morts": 382 },
        { "annee": 2006, "mois": 6, "morts": 392 },
        { "annee": 2006, "mois": 7, "morts": 471 },
        { "annee": 2006, "mois": 8, "morts": 420 },
        { "annee": 2006, "mois": 9, "morts": 425 },
        { "annee": 2006, "mois": 10, "morts": 439 },
        { "annee": 2006, "mois": 11, "morts": 405 },
        { "annee": 2006, "mois": 12, "morts": 480 },
        { "annee": 2007, "mois": 1, "morts": 395 },
        { "annee": 2007, "mois": 2, "morts": 286 },
        { "annee": 2007, "mois": 3, "morts": 318 },
        { "annee": 2007, "mois": 4, "morts": 411 },
        { "annee": 2007, "mois": 5, "morts": 346 },
        { "annee": 2007, "mois": 6, "morts": 385 },
        { "annee": 2007, "mois": 7, "morts": 478 },
        { "annee": 2007, "mois": 8, "morts": 399 },
        { "annee": 2007, "mois": 9, "morts": 428 },
        { "annee": 2007, "mois": 10, "morts": 368 },
        { "annee": 2007, "mois": 11, "morts": 396 },
        { "annee": 2007, "mois": 12, "morts": 410 },
        { "annee": 2008, "mois": 1, "morts": 327 },
        { "annee": 2008, "mois": 2, "morts": 292 },
        { "annee": 2008, "mois": 3, "morts": 362 },
        { "annee": 2008, "mois": 4, "morts": 312 },
        { "annee": 2008, "mois": 5, "morts": 399 },
        { "annee": 2008, "mois": 6, "morts": 306 },
        { "annee": 2008, "mois": 7, "morts": 416 },
        { "annee": 2008, "mois": 8, "morts": 392 },
        { "annee": 2008, "mois": 9, "morts": 334 },
        { "annee": 2008, "mois": 10, "morts": 440 },
        { "annee": 2008, "mois": 11, "morts": 333 },
        { "annee": 2008, "mois": 12, "morts": 362 },
        { "annee": 2009, "mois": 1, "morts": 288 },
        { "annee": 2009, "mois": 2, "morts": 299 },
        { "annee": 2009, "mois": 3, "morts": 294 },
        { "annee": 2009, "mois": 4, "morts": 327 },
        { "annee": 2009, "mois": 5, "morts": 386 },
        { "annee": 2009, "mois": 6, "morts": 403 },
        { "annee": 2009, "mois": 7, "morts": 396 },
        { "annee": 2009, "mois": 8, "morts": 412 },
        { "annee": 2009, "mois": 9, "morts": 384 },
        { "annee": 2009, "mois": 10, "morts": 429 },
        { "annee": 2009, "mois": 11, "morts": 349 },
        { "annee": 2009, "mois": 12, "morts": 306 },
        { "annee": 2010, "mois": 1, "morts": 273 },
        { "annee": 2010, "mois": 2, "morts": 254 },
        { "annee": 2010, "mois": 3, "morts": 300 },
        { "annee": 2010, "mois": 4, "morts": 296 },
        { "annee": 2010, "mois": 5, "morts": 336 },
        { "annee": 2010, "mois": 6, "morts": 329 },
        { "annee": 2010, "mois": 7, "morts": 453 },
        { "annee": 2010, "mois": 8, "morts": 383 },
        { "annee": 2010, "mois": 9, "morts": 357 },
        { "annee": 2010, "mois": 10, "morts": 377 },
        { "annee": 2010, "mois": 11, "morts": 339 },
        { "annee": 2010, "mois": 12, "morts": 295 },
        { "annee": 2011, "mois": 1, "morts": 324 },
        { "annee": 2011, "mois": 2, "morts": 269 },
        { "annee": 2011, "mois": 3, "morts": 301 },
        { "annee": 2011, "mois": 4, "morts": 360 },
        { "annee": 2011, "mois": 5, "morts": 322 },
        { "annee": 2011, "mois": 6, "morts": 336 },
        { "annee": 2011, "mois": 7, "morts": 354 },
        { "annee": 2011, "mois": 8, "morts": 370 },
        { "annee": 2011, "mois": 9, "morts": 347 },
        { "annee": 2011, "mois": 10, "morts": 351 },
        { "annee": 2011, "mois": 11, "morts": 296 },
        { "annee": 2011, "mois": 12, "morts": 333 },
        { "annee": 2012, "mois": 1, "morts": 297 },
        { "annee": 2012, "mois": 2, "morts": 204 },
        { "annee": 2012, "mois": 3, "morts": 276 },
        { "annee": 2012, "mois": 4, "morts": 277 },
        { "annee": 2012, "mois": 5, "morts": 321 },
        { "annee": 2012, "mois": 6, "morts": 322 },
        { "annee": 2012, "mois": 7, "morts": 366 },
        { "annee": 2012, "mois": 8, "morts": 339 },
        { "annee": 2012, "mois": 9, "morts": 341 },
        { "annee": 2012, "mois": 10, "morts": 299 },
        { "annee": 2012, "mois": 11, "morts": 292 },
        { "annee": 2012, "mois": 12, "morts": 319 },
        { "annee": 2013, "mois": 1, "morts": 243 },
        { "annee": 2013, "mois": 2, "morts": 221 },
        { "annee": 2013, "mois": 3, "morts": 200 },
        { "annee": 2013, "mois": 4, "morts": 236 },
        { "annee": 2013, "mois": 5, "morts": 224 },
        { "annee": 2013, "mois": 6, "morts": 293 },
        { "annee": 2013, "mois": 7, "morts": 344 },
        { "annee": 2013, "mois": 8, "morts": 322 },
        { "annee": 2013, "mois": 9, "morts": 312 },
        { "annee": 2013, "mois": 10, "morts": 308 },
        { "annee": 2013, "mois": 11, "morts": 252 },
        { "annee": 2013, "mois": 12, "morts": 313 },
        { "annee": 2014, "mois": 1, "morts": 235 },
        { "annee": 2014, "mois": 2, "morts": 225 },
        { "annee": 2014, "mois": 3, "morts": 261 },
        { "annee": 2014, "mois": 4, "morts": 254 },
        { "annee": 2014, "mois": 5, "morts": 260 },
        { "annee": 2014, "mois": 6, "morts": 311 },
        { "annee": 2014, "mois": 7, "morts": 302 },
        { "annee": 2014, "mois": 8, "morts": 306 },
        { "annee": 2014, "mois": 9, "morts": 317 },
        { "annee": 2014, "mois": 10, "morts": 347 },
        { "annee": 2014, "mois": 11, "morts": 280 },
        { "annee": 2014, "mois": 12, "morts": 286 },
        { "annee": 2015, "mois": 1, "morts": 262 },
        { "annee": 2015, "mois": 2, "morts": 235 },
        { "annee": 2015, "mois": 3, "morts": 219 },
        { "annee": 2015, "mois": 4, "morts": 258 },
        { "annee": 2015, "mois": 5, "morts": 267 },
        { "annee": 2015, "mois": 6, "morts": 299 },
        { "annee": 2015, "mois": 7, "morts": 353 },
        { "annee": 2015, "mois": 8, "morts": 332 },
        { "annee": 2015, "mois": 9, "morts": 257 },
        { "annee": 2015, "mois": 10, "morts": 378 },
        { "annee": 2015, "mois": 11, "morts": 296 },
        { "annee": 2015, "mois": 12, "morts": 305 },
        { "annee": 2016, "mois": 1, "morts": 236 },
        { "annee": 2016, "mois": 2, "morts": 263 },
        { "annee": 2016, "mois": 3, "morts": 255 },
        { "annee": 2016, "mois": 4, "morts": 243 },
        { "annee": 2016, "mois": 5, "morts": 294 },
        { "annee": 2016, "mois": 6, "morts": 285 },
        { "annee": 2016, "mois": 7, "morts": 356 },
        { "annee": 2016, "mois": 8, "morts": 301 },
        { "annee": 2016, "mois": 9, "morts": 334 },
        { "annee": 2016, "mois": 10, "morts": 315 },
        { "annee": 2016, "mois": 11, "morts": 258 },
        { "annee": 2016, "mois": 12, "morts": 337 },
        { "annee": 2017, "mois": 1, "morts": 257 },
        { "annee": 2017, "mois": 2, "morts": 203 },
        { "annee": 2017, "mois": 3, "morts": 266 },
        { "annee": 2017, "mois": 4, "morts": 287 },
        { "annee": 2017, "mois": 5, "morts": 294 },
        { "annee": 2017, "mois": 6, "morts": 329 },
        { "annee": 2017, "mois": 7, "morts": 346 },
        { "annee": 2017, "mois": 8, "morts": 296 },
        { "annee": 2017, "mois": 9, "morts": 289 },
        { "annee": 2017, "mois": 10, "morts": 315 },
        { "annee": 2017, "mois": 11, "morts": 281 },
        { "annee": 2017, "mois": 12, "morts": 293 },
        { "annee": 2018, "mois": 1, "morts": 235 },
        { "annee": 2018, "mois": 2, "morts": 217 },
        { "annee": 2018, "mois": 3, "morts": 231 },
        { "annee": 2018, "mois": 4, "morts": 279 },
        { "annee": 2018, "mois": 5, "morts": 272 },
        { "annee": 2018, "mois": 6, "morts": 294 },
        { "annee": 2018, "mois": 7, "morts": 324 },
        { "annee": 2018, "mois": 8, "morts": 251 },
        { "annee": 2018, "mois": 9, "morts": 323 }/*,
        { "annee": 2018, "mois": 10, "morts": 0 },
        { "annee": 2018, "mois": 11, "morts": 0 },
        { "annee": 2018, "mois": 12, "morts": 0 }*/
    ];
    /* on ajoute la liste des années */
    var annees = []
    $.each(data, function(i, d) {
        if (annees.indexOf(d.annee) == -1) {
            annees.push(d.annee)
        }
    })
    console.log(annees)

    var margin = {
            top: 30,
            right: 0,
            bottom: 40,
            left: 40
        },
        width = $("#heatmap_secu").width() - margin.left - margin.right,
        gridSize = Math.floor((width - 60) / 12),
        legendElementWidth = gridSize * 2,
        buckets = 7,

        colors = ["#fed976", "#feb24c", "#fd8d3c", "#fc4e2a", "#e31a1c", "#bd0026", "#800026", "#34000f"],
        periode = ["jan", "fév", "mars", "avr", "mai", "jui", "jui", "aoû", "sep", "oct", "nov", "déc", "total"],
        height = (annees.length * gridSize) + 180 - margin.top - margin.bottom,
        totaux = {};

    var calendrier = ["Janvier", "Février", "Mars", "Avril", "Mai", "Juin", "Juillet", "Août", "Septembre", "Octobre", "Novembre", "Décembre"];

    var colorScale = d3.scale.quantile()
        .domain([d3.min(data, function(d) {
            return d.morts;
        }), d3.max(data, function(d) {
            return d.morts;
        }) - 80])
        .range(colors);

    var svg = d3.select("#mortssurlaroute").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
        .append("g")
        .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

    var anneeLabels = svg.selectAll(".anneeLabel")
        .data(annees)
        .enter().append("text")
        .text(function(d) {
            return d;
        })
        .attr("x", 0)
        .attr("y", function(d, i) {
            return i * gridSize;
        })
        .style("text-anchor", "end")
        .attr("transform", "translate(-6," + gridSize / 1.5 + ")")
        .attr("class", "anneeLabel gras_infog axis");


    var periodeLabels = svg.selectAll(".periodeLabel")
        .data(periode)
        .enter().append("text")
        .text(function(d) {
            return d;
        })
        .attr("x", function(d, i) {
            if (width                 return 10;
            else return i * gridSize;
        })
        .attr("y", function(d, i) {
            if (width                 return i * gridSize;
            else return 0;
        })
        .style("text-anchor", "middle")
        .attr("transform", function(d, i) {
            html = "translate(" + gridSize / 2 + ", -6)";
            if (width             return html
        })
        .attr("class", function(d) {
            classe = "timeLabel gras_infog encaps axis"
            if (d == "total") classe += " cacher"
            return classe
        });


    var heatMap = svg.selectAll(".mois")
        .data(data)
        .enter().append("rect")
        .attr("x", function(d) {
            return (d.mois - 1) * gridSize;
        })
        .attr("y", function(d) {
            return (d.annee - 2005) * gridSize;
        })
        .attr("title", function(d) {
            if (totaux[d.annee]) {
                totaux[d.annee] += d.morts
            } else {
                totaux[d.annee] = d.morts
            }
" + calendrier[d.mois - 1] + " " + d.annee + "" + d.morts + " morts sur les routes de métropole";
        })
        .attr("rx", 0)
        .attr("ry", 0)
        .attr("class", "mois")
        .attr("width", gridSize)
        .attr("height", gridSize)
        .style("fill", function(d) {
            return colorScale(d.morts);
        });

    totauxtablo = []
    $.each(totaux, function(i, d) {
        totauxtablo.push(d)
    })


    var totauxLabels = svg.selectAll(".totauxLabel")
        .data(totauxtablo)
        .enter().append("text")
        .text(function(d) {
            var formatMilliers = d3.format(',');
            return formatMilliers(d).replace(",", " ")
        })
        .attr("x", width - 10)
        .attr("y", function(d, i) {
            return i * gridSize + 20;
        })
        .style("text-anchor", "end")
        .attr("class", "totauxLabel gras_infog axis");


    svg.selectAll("rect")
        .on("mouseover", function(d, i) {
            d3.select(this)
                .style("fill", function(d) { return d3.rgb(colorScale(d.morts)).darker(1); })
                .style("cursor", "pointer");
        })
        .on("mouseout", function(d, i) {
            d3.select(this)
                .style("fill", function(d) { return d3.rgb(colorScale(d.morts)); });
        });


    var legend = svg.selectAll(".legend")
        .data([d3.min(data, function(d) {
            return d.morts;
        })].concat(colorScale.quantiles()), function(d) {
            return d;
        })
        .enter().append("g")
        .attr("class", "legende");

    legend.append("rect")
        .attr("x", function(d, i) {
            return legendElementWidth * i / 1.3;
        })
        .attr("y", (annees.length * gridSize + (legendElementWidth)))
        .attr("width", legendElementWidth / 1.3)
        .attr("height", gridSize / 2)
        .style("fill", function(d, i) {
            return colors[i];
        });

    legend.append("text")
        .attr("class", "txt2 mono")
        .text(function(d) {
            return "≥ " + Math.round(d);
        })
        .attr("x", function(d, i) {
            return (legendElementWidth / 12) + legendElementWidth * i / 1.3;
        })
        .attr("y", (annees.length * gridSize + (legendElementWidth * 1.5)));


    $("#mortssurlaroute").tooltip({
        "show": {
            effect: "fadeIn",
            duration: 100
        },
        "hide": {
            effect: "fadeOut",
            duration: 100
        },
        items: "rect",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
        position: {
            my: 'left-30 top+50',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
            return $(this).attr("title")
        },
        open: function(event, ui) {
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });
});



> Retrouvez tous les articles explicatifs des Décodeurs




                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/20/19-12">
<filnamedate="20181020"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181020"><AAMMJJHH="2018102019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Les écoles hôtelières bénéficient sont de plus en plus prisées, notamment parce qu’elles offrent des débouchés quasiment assurés, explique notre blogueur Jean-Claude Lewandowski.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ 
<article-nb="2018/10/20/19-13">
<filnamedate="20181020"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181020"><AAMMJJHH="2018102019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La plate-forme ArTV, qui permettait de regarder gratuitement 176 chaînes de télévision, a fermé fin 2017. Son créateur encourt jusqu’à 3 ans de prison.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Vincent, 17 ans, lycéen, et créateur d’un des sites les plus populaires de streaming illégal

La plate-forme ArTV, qui permettait de regarder gratuitement 176 chaînes de télévision, a fermé fin 2017. Son créateur encourt jusqu’à 3 ans de prison.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 15h42
    |

Tristan Brossat







                        


Quand on sonne à la porte de l’appartement familial, ce matin du 6 décembre, peu avant 7 heures, Vincent, à peine réveillé, se dit qu’il doit s’agir de la livraison d’une nouvelle machine pour son père, mécanicien. « Y a les flics chez moi wtf », écrit, pour rigoler, le jeune homme, alors âgé de 16 ans, sur son compte Twitter, à destination de ses quelques milliers d’abonnés. « Le problème, c’est que c’était vraiment la police », raconte-t-il quelques mois plus tard, toujours en attente de son procès, dont la date n’est pas fixée.
La mise hors service a été effectuée par Vincent lui-même pendant sa garde à vue
Pour avoir administré un site et une application proposant de visionner illégalement plus de 170 chaînes de télévision, gratuites et payantes, appelés ArTV, le lycéen risque en théorie une peine de trois ans de prison et 300 000 euros d’amende pour « délit de contrefaçon par reproduction et représentation ». Une sanction lourde, mise en avant par l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA), à l’origine de la plainte, dans un communiqué annonçant la fermeture d’ArTV. La mise hors service a été effectuée par Vincent lui-même depuis son smartphone pendant sa garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Bordeaux, qui est chargée de l’enquête, toujours en cours. A l’issue de cette garde à vue, après une longue journée d’interrogatoire, Vincent est ressorti libre.
Pour « rendre service »
Tout avait commencé au début de 2017 lorsque, pour « rendre service » à une poignée d’amis rencontrés sur Internet, il met sur pied une application (APP) Android et une page Web leur permettant de regarder les chaînes de la TNT française depuis l’étranger. Un petit serveur loué deux euros par mois permet de contourner le blocage géographique mis en place par les groupes audiovisuels pour des questions de territorialité des droits. Son site est accessible à tous ses amis, qui commencent à partager le lien sur les réseaux sociaux.

   


Tout s’enchaîne ensuite très rapidement. « J’ai vite eu besoin de plus gros serveurs » pour accueillir des visiteurs qui se comptent bientôt par centaines, puis par milliers, explique l’adolescent. Il rajoute au fur et à mesure les chaînes qui lui sont demandées grâce à des flux illégaux « faciles à trouver ». « Les gens me demandaient beIN Sports, ou des chaînes pour enfant pour leurs frères et sœurs », se souvient Vincent, qui n’a même pas besoin d’être abonné à ces services, puisqu’il ne fait que relayer les « streams » créés par d’autres.
Dans sa chambre, nulle trace de fils en pagaille branchés à d’innombrables décodeurs. Son travail consistait simplement à compresser légèrement les flux récupérés pour ne pas saturer ses serveurs, grâce à des logiciels libres, comme FFmpeg.
Payer les serveurs
« Je suivais juste le mouvement. Je n’ai jamais pris le temps de me demander si ce que je faisais était bien ou pas », explique Vincent. Pour lui, tout ça n’est pas « grave » puisqu’il s’agit uniquement de faire de la « redirection de liens ». Il ne prend donc aucune mesure de sécurité particulière pour éviter qu’on remonte jusqu’à lui. Il opte ainsi pour des serveurs établis en France, essayant juste de « trouver les moins chers ». Au bout de deux mois, la location de ces derniers lui coûte tout de même 200 euros par mois.
Pour payer cette somme, la mise en place de bannières publicitaires est une solution. Là encore, il va au plus simple, et tombe sur Pubdirecte.com, régie avec laquelle il est « resté jusqu’au bout » et qui lui reverse l’argent sur un compte PayPal.
aucune mesure de sécurité particulière pour éviter qu’on remonte jusqu’à lui
Sa plate-forme prend rapidement des allures de mini start-up. Vincent créé un tchat sur lequel les utilisateurs viennent discuter et demander de l’aide lorsqu’une chaîne est inaccessible. ArTV est né : « A » pour l’action des chaînes en direct, « R » pour les réactions des utilisateurs par leurs messages. Les grandes vacances arrivent alors à point nommé, laissant le temps à l’adolescent de répondre à des visiteurs de plus en plus nombreux.

   


A cette époque, une personne qui gère un service de streaming illégal payant – censé offrir un service plus stable avec une image de meilleure qualité pour environ 10 euros par mois – lui propose de passer un marché. Vincent relaie sur son site les offres « IPTV » de ce partenaire, bientôt rejoint par un second, avec qui il partage le montant des abonnements souscrits par ce biais. Il n’est toujours pas question de tirer profit de ces affaires, qui ne servaient qu’à payer des serveurs toujours plus chers, insiste le jeune homme.
Selon l’ALPA, les bannières publicitaires affichées sur le site et sur l’application ArTV avant leur fermeture rapportaient cependant 3 000 euros mensuels. S’il lui arrivait de toucher trop d’argent, Vincent affirme qu’il le reversait à des « streamers », ces personnes qui se filment en train de jouer à des jeux vidéo – une de ses autres passions –, ne vivant parfois que de ça. Il explique : « Cet argent, je ne le méritais pas. Ce n’était pas du vrai travail. Cela m’a permis d’apprendre plein de trucs, au niveau du développement Web, par exemple. »
« C’est arrivé à un point où je dépassais des services légaux »
Un hobby très prenant, mais extrêmement gratifiant lorsqu’il reçoit sur Twitter de nombreux messages de remerciements. « C’est arrivé à un point où je dépassais des services légaux, à un point où j’entendais des gens parler de l’application dans la rue », explique le lycéen, face caméra, dans une vidéo qui s’affiche désormais sur la page d’accueil de son site. Un message en forme de mea culpa qu’il indique avoir posté de sa propre initiative le lendemain de sa garde à vue. « Avis à toute personne voulant faire un site dans le même genre, je vous le déconseille fortement », peut-on lire dans le court texte accompagnant la vidéo.

   


En septembre 2017, le site ArTV.watch était fréquenté chaque mois par 150 000 internautes français uniques, selon les données de Médiamétrie (chargé de calculer l’audimat). D’autant que l’été n’a pas été de tout repos pour les services légaux. Le lundi 28 août, la surcharge des serveurs d’OCS (groupe Orange) a par exemple privé les abonnés du tant attendu épisode final de la septième saison de Game of Thrones. Des déboires qu’a connus récemment RMC Sport (Altice/SFR) lors de la première soirée de Ligue des champions et qui ont « beaucoup fait rire » Vincent : « Ils n’arrivent pas à faire fonctionner un service pour lequel les gens paient, alors que moi je fournissais quelque chose de potable gratuitement… »
La plate-forme en vient à être classée parmi les 150 APP Android
Ce sont ces « soucis chez les services officiels » et « le bouche-à-oreille » qui expliquent la croissance fulgurante des connexions à ArTV. Son site, qu’il gérait seul derrière son écran, était bien sûr confronté aux mêmes problèmes d’affluence les soirs de rencontres au sommet. Malgré quelques ralentissements, voire des black-out aux heures de pointe, la plateforme en vient à être classée parmi les 150 Applications Android les plus utilisées sur le Play Store de Google. Elle y est d’ailleurs toujours disponible, mais ne diffuse plus qu’un message d’adieu. Les services IPTV auprès desquels ils se fournissaient, sans doute gérés depuis l’étranger, sont en revanche toujours actifs.
« C’est légal ce que tu fais ? »
En cette rentrée scolaire 2017, ce succès étonne Vincent, qui se sent parfois un peu dépassé. Mais il ne prend toujours pas conscience qu’il risque gros. Plutôt que de fermer son site, il ne pense qu’à l’améliorer. « C’est légal ce que tu fais ? », lui demandent parfois ses parents, qui ne savent jamais très bien ce que leur fils fait pendant des heures derrière son écran. « On n’y connaît rien du tout, raconte la mère de l’adolescent. L’ordinateur c’est la nounou facile… »
Une « nounou » qui le couve depuis l’âge de ses 4 ans, et lui a même appris à lire. Préoccupée par des problèmes de santé, la mère de Vincent ne cherche pas à pousser plus loin ses investigations. « Vincent a toujours eu le cœur sur la main. Il a été dépassé par cette passion. Internet, c’est peut-être bien mais c’est dangereux. »
Aujourd’hui, elle ne comprend pas pourquoi elle n’a pas été alertée par les autorités avant que la police ne sonne à la porte de son appartement un matin de décembre alors que le mal était déjà fait. Vincent dit n’avoir reçu qu’un courrier de France 2 lui demandant de retirer la chaîne de sa plate-forme. « Ce que j’ai fait immédiatement », assure le jeune homme. Mais rien de la part des groupes Canal+ et M6, qui sont pourtant à l’origine de la plainte.

   


Juste avant la fermeture, le webmaster ne sait pas exactement combien d’internautes utilisent son site, mais l’application comptait 800 000 utilisateurs actifs. A cette période, il dépense « dans les 2 000 euros » chaque mois pour faire tourner la machine. Ces sommes transitent par le compte PayPal créé par « quelqu’un d’autre » à la demande de Vincent, qui ne peut pas le faire lui-même, n’étant pas encore majeur. « C’est pour ça que nous n’étions pas au courant », explique sa mère, qui n’observe aucun mouvement particulier sur le compte bancaire de l’adolescent.
Sa mère n’observe aucun mouvement particulier sur le compte de l’adolescent
Vincent était-il vraiment naïf au point de n’avoir jamais réfléchi à la question de l’argent au-delà du paiement des serveurs ? Difficile de le dire à ce stade. On peut également s’interroger sur les intentions de la personne se trouvant derrière le compte PayPal. Il n’est pas impossible que l’adolescent ait été en partie manipulé par un ou plusieurs individus aux intentions bien moins louables que les siennes. Là encore, ce sera à la justice de tirer tout cela au clair.
Un cas à part
Malgré le nombre impressionnant de visiteurs, ArTV n’avait pas grand-chose à voir avec d’autres sites du même type, comme Beinsport-streaming.com, fermé en juin à la suite d’une nouvelle plainte de l’ALPA. Comme de nombreux sites de ce type, celui-ci faisait partie d’un vaste réseau autrement plus organisé et lucratif, brassant plusieurs centaines de milliers d’euros, précise au Monde Frédéric Delacroix, délégué général de l’Association.
Une forme de gestion plus lucrative commençait à apparaître
Ce dernier précise toutefois qu’ArTV prenait, quelques semaines avant sa fermeture, une voie un peu différente de celle qu’elle avait empruntée jusqu’alors. Une forme de gestion plus lucrative de la plate-forme aurait, selon lui, commencé à apparaître. Mais la vocation et la gestion initiale d’ArTV en font tout de même un cas bien à part. Si ces deux fermetures ont porté un coup au streaming illégal français, les solutions de repli sont nombreuses et menacent plus que jamais l’économie des chaînes à péage.
Pour endiguer le phénomène, le rapport parlementaire porté par Aurore Bergé sur la « régulation de la communication audiovisuelle à l’ère numérique », présenté en octobre, préconise de « créer un dispositif spécifique permettant de bloquer temporairement, dans des délais extrêmement brefs, l’accès aux pages de site diffusant sans autorisation des contenus en live streaming ».
La nouvelle loi sur l’audiovisuel, qui devrait voir le jour en 2019, pourrait donner plus de prérogatives à l’Hadopi. La Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet n’a pour l’instant aucune prise sur le streaming.

   


De son côté, entre la gestion du site et ses ennuis judiciaires, Vincent, qui n’a « jamais eu grande confiance en l’école », a mis un peu ses études de côté et redoublé sa première. Son objectif reste de passer un bac pro systèmes numériques, mais il n’a pour l’instant pas réussi à trouver d’employeurs. Dix mois après la fermeture de sa plate-forme, il espère que son procès aura lieu le plus tôt possible, pour pouvoir passer à autre chose et réfléchir à l’avenir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Dérèglement climatique, catastrophes naturelles... Et si, à notre modeste échelle, on pouvait tout changer ?
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/10/2018
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Comment j’ai opéré ma transition écologique


                      Dérèglement climatique, catastrophes naturelles... Et si, à notre modeste échelle, on pouvait tout changer ?



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 16h57
    |

                            Clara Georges








                              

                        

3,3 Terres. Trois petits globes terrestres et le petit bout d’un quatrième pivotent sur l’écran de l’ordinateur. « Si tout le monde vivait comme vous, nous aurions besoin de 3,3 Terres », est-il écrit sur le site Global Footprint Network. Les ressources renouvelables de la planète seraient épuisées chaque année le 20 avril. Et après cette date, alors ? A crédit, les vacances du mois d’août ! A crédit, le bœuf bourguignon de l’hiver ! Les anniversaires et Noël, vous les mettrez sur ma note ! Heureusement que ma deuxième fille est née un 1er janvier – au moins, elle a eu trois mois de répit avant de contracter une dette écologique.
« Votre empreinte carbone est de 8 tonnes », a calculé le site Global Footprint Network. C’est-à-dire la quantité de gaz à effet de serre (qui contiennent du carbone, et dont le principal est le CO2, le dioxyde de carbone) que j’émets chaque année, à travers mes activités directes : chauffage, transports, travail, consommation… Mais aussi indirectes ; si mes habits sont importés, on prend en compte l’eau, le pétrole, etc., nécessaires à leur fabrication et à leur acheminement. Idem pour la viande. On prend également en considération les émissions des services mis à ma disposition, services publics (écoles, hôpitaux, casernes, tribunaux…) et privés (banques…). Or la Terre a une capacité d’absorption de CO2 limitée, par le biais de ses « puits » : forêts, océans.
L’ingénieur et consultant en énergie Jean-Marc Jancovici explique que « durant la décennie 1980, l’humanité émettait environ 23 milliards de tonnes de CO2 par an dans l’atmosphère, et “mère Nature” savait en récupérer environ la moitié ». Ces données ne sont pas stables et l’outil du Global Footprint Network est loin d’être parfait, mais l’idée générale est là : nous émettons trop.
Renseignements pris, c’est un peu mieux que la moyenne des Français (10,7 tonnes par habitant en 2017, selon le Commissariat général au...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Musique, économie, voyages… la rédaction partage ses coups de cœur éclectiques à l’occasion de la première édition du Paris Podcast Festival.
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Festival de podcasts : dix émissions incontournables sélectionnées par la rédaction

Musique, économie, voyages… la rédaction partage ses coups de cœur éclectiques à l’occasion de la première édition du Paris Podcast Festival.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 13h56
    |

                            Le Monde.fr








                        



   


Les podcasts envahissent la scène. Un premier festival de ces contenus audio diffusés sur Internet, avec un succès grandissant, se déroule de vendredi 19 à dimanche 21 octobre, à Paris. Cette première édition du Paris Podcast Festival est organisée à la Gaîté-Lyrique. Au programme : écoutes en avant-première, enregistrements en public, rencontres et ateliers avec des créateurs, tables rondes et conférences.
Un jury professionnel décernera également des prix dans cinq catégories : fiction, documentaire, création sonore et musicale, conversation, francophonie. Enfin, le public désignera son propre lauréat. La rédaction du Monde partage ses coups de cœur éclectiques et forcément subjectifs de podcasts pour toutes les envies.

        Lire l’enquête :
         

          Livres audio, podcasts... Les Français ont la tête dans le casque



Voyages : « Les Baladeurs »
Par Les Others ; toutes les deux semaines ; durée : 30 minutes ; écouter
Si vous avez des envies d’ailleurs, ce podcast peut être dangereux. C’est plus qu’une invitation au voyage, c’est un départ. On y suit une surfeuse dans les vagues géantes de Nazaré, un photographe animalier sous les aurores boréales du Grand Nord, un cycliste lancé péniblement sur les 1 300 kilomètres de la plus haute route du monde, entre la Chine et le Pakistan… Un concentré d’aventures dépaysantes contées avec talent et passion, où l’on apprend autant pourquoi il est important de savoir faire une bonne mayonnaise que comment dormir au mieux le long d’une paroi glacée à la frontière sino-kirghize. Si, si, ça peut être utile.
Témoignages : « PMA hors la loi »
Par France Culture ; six épisodes ; durée : 28 minutes ; écouter 
Adila Bennedjaï-Zou, célibataire de 43 ans, n’a pas le droit de concevoir son enfant par procréation médicalement assistée (PMA). Elle va défier la loi. Et raconter son aventure dans un podcast en six épisodes. Elle en fait une sorte de journal intime dans lequel elle raconte son parcours chaotique pour faire un bébé toute seule, en y mêlant les témoignages poignants d’autres femmes et d’autres couples.
Jardins : « Bons plants »
Par Binge Audio et Upian ; toutes les deux semaines ; durée : 20 minutes ; écouter
Interroger notre rapport à la nature en ville. C’est le projet du podcast Bons plants, réalisé par le journaliste Thibaut Schepman, qui a lancé au début d’octobre la deuxième saison de ces balades sonores bimensuelles. Dans des épisodes d’une vingtaine de minutes, le journaliste peint le portrait de « gens qui jardinent avec une approche intéressante, un parcours particulier et un sens écologique », confiait-il récemment à Libération. Lors de la première saison, on a ainsi découvert et entendu, les poules de Sonia, les oiseaux de Serge, le microjardin de Joseph… Pour cette nouvelle saison, le projet est aussi de proposer des émissions thématiques, avec une émission de lancement sur le compost en ville, agrémentée de conseils pratiques.
Egalité femmes-hommes : « Un podcast à soi »
Par Arte Radio ; onze épisodes ; durée : 50 minutes ; écouter 
« Pourquoi êtes-vous devenue féministe ? » C’est avec cette question que la journaliste Charlotte Bienaimé a ouvert ce podcast au titre très « woolfien » il y a déjà un an, afin d’interroger les notions de genre, d’égalité et de féminismes tous les premiers mercredis du mois. En 2017, le premier podcast posait la question du « sexisme ordinaire en milieu tempéré ». Un an et une dizaine d’épisodes plus tard, après la vague salvatrice du mouvement #metoo, la journaliste choisit d’aborder le problème des difficultés de la justice face aux violences faites aux femmes.
Nostalgie : « Stockholm Sardou »
Par Stockholm Sardou ; toutes les deux semaines ; durée : 1 h 30 ; écouter
Les Anglo-Saxons ont leurs podcasts sur David Bowie ou Michael Jackson, la France a son podcast d’obsédés de Michel Sardou. Car, qu’ils le veuillent ou non, tous les Français sont des enfants de celui que le duo de présentateurs appelle tendrement « Michel ». Il y a quelque chose d’étrangement obsessionnel, de quasi-dada, à disséquer ainsi l’interminable discographie du chanteur des Lacs du Connemara, mais on aurait tort d’y voir une simple posture ironique, tant Stockholm Sardou déborde d’amour et d’érudition.
Récit : « Transfert »
Par Louie Média pour Slate.fr ; toutes les deux semaines ; durée : 30 minutes ; écouter
Il y a forcément eu un moment, dans votre vie, qui a changé votre façon de voir les choses, ou vous-mêmes. Dans chaque épisode de Transfert, une personne vous raconte sans filtre cet événement, anodin ou extraordinaire, souvent passionnant, qui pousse toujours à réfléchir.
Musique : « The Undersiders »
Par Engle ; huit épisodes ; durée : 20 minutes ; écouter
Comment les barons de la drogue ont influencé le rap américain dans les années 1980-1990 à Los Angeles, New York, La Nouvelle-Orléans… Huit épisodes de vingt minutes environ, voix un peu caricaturale, mais ambiance Scarface, coke and rap, gros deal, coups bas, meurtres, prison, rédemption. Bref, les cadors du rap actuel (Jay-Z, Eminem, Dr Dre, Suge Knight and Co…) ont tous côtoyé de près ou de loin les gros bonnets de la drogue (Michael Harris aka « Harry O. », Calvin « Klein » Bacote, Kenneth « Supreme » McGriff, etc.).
Cultures afro : « Le Tchip »
Par Binge Audio ; toutes les deux semaines ; durée : 45 minutes ; écouter
Afroculture, afroféminisme, appropriation culturelle, vous êtes familiers ? Si oui, ce podcast est pour vous. Si ce n’est pas le cas, ce podcast est aussi pour vous. Mèl, Kévi et François explorent les cultures noires, et c’est passionnant.
Actu éco : « Splash »
Par Nouvelles Ecoutes ; toutes les deux semaines ; durée : 25 minutes ; écouter
OK, c’est fait par un prof d’éco. Mais donnez-lui une chance : il explique simplement les questions qu’on se pose tous et auxquelles personne ne répond. Pourquoi le cannabis n’est pas légal ? Les labos pharmaceutiques font-ils de l’argent sur le dos des malades ? Etienne Tabbagh explique.
Romance : « L’Amour à Groix »
Par Radio Monobloc ; un épisode ; durée : 32 minutes ; écouter 
« Voilà, la petite histoire. » Port-Lay, sur l’île de Groix, au large de Lorient, est connu pour être le plus petit port d’Europe. C’est aussi un endroit un peu magique où, à toutes les époques, des gens qui n’avaient aucune raison de se croiser se sont rencontrés et, parfois, sont tombés amoureux.
C’est ce qui s’est passé pour les parents d’Amélie Perrot, qui revient dans ce podcast du collectif Radio Monobloc sur les lieux auxquels elle doit d’être née. Elle y découvre qu’elle n’est pas la seule personne dont l’existence est intimement liée à celle de ce minuscule port breton.

        Lire la sélection :
         

          Cinq histoires à faire écouter aux enfants






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le pilote belge peut remporter, à l’issue de l’épreuve qui se court en Espagne du 26 au 28 octobre, son premier titre de champion du monde.
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Automobile : pour Thierry Neuville, « ma vie c’est le rallye »

Le pilote belge peut remporter, à l’issue de l’épreuve qui se court en Espagne du 26 au 28 octobre, son premier titre de champion du monde.



LE MONDE
 |    20.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 16h16
    |

            Catherine Pacary (Monaco, envoyée spéciale)








                        



   


Leader du championnat du monde des rallyes automobiles (WRC) depuis sa victoire au Portugal, à la mi-mai, le pilote belge de l’écurie Hyundai Thierry Neuville a vu fondre son avance sur ses poursuivants. Le Français Sébastien Ogier n’est plus qu’à 7 points de lui, et l’Estonien Ott Tänak à 21 points, autant dire rien, une victoire pouvant rapporter jusqu’à 30 points. Mathématiquement, Thierry Neuville et son copilote, Nicolas Gilsoul, peuvent néanmoins décrocher leur premier titre mondial dimanche 28 octobre, à l’issue du rallye d’Espagne, avant-dernier rendez-vous de la saison.
« Un tel suspense est une bonne chose pour les fans », positive Thierry Neuville, rencontré à Monaco le 15 octobre. Souriant, tee-shirt et jean noir savamment rapiécé, le coureur belge aux fines lunettes anthracites semble tout sauf stressé. Une décontraction qu’il impute à sa « bonne nature », qui lui permet de rester « plutôt joyeux » en toutes circonstances, que l’on parle de ses rivaux ou de son exil à Monaco pour raisons fiscales.
« Ma vie, c’est le rallye, assure le jeune trentenaire. A 5 ans, je voulais déjà être pilote de rallye. » Né à 15 km du circuit automobile de Spa-Francorchamps, dans la province de Liège, il n’a raté aucun Grand Prix de formule 1, aucune course d’endurance. A la télévision, allemande, il suit les exploits de Michael Schumacher en formule 1 ; sur sa PlayStation, il se mesure à Colin McRae, champion du monde des rallyes 1995. Mais c’est en bord de route, lors des rallyes régionaux, qu’il vibre le plus : « Il y a des tête-à-queue, des accidents, c’est spectaculaire ! »

   


Des débuts compromis
L’école paraît bien fade à côté. Néanmoins, il travaille ce qu’il faut pour ne jamais redoubler, parce que, « quelque part, c’est une année de ta vie que tu perds ». Adolescent, il emploie surtout ses capacités à financer sa première voiture de rallye. Une fois acquise, il court dans la compétition organisée par le RACB (Royal Automobile Club de Belgique, équivalent de la Fédération française du sport automobile). « Nous étions 120 jeunes et le vainqueur gagnait une saison de rallye en championnat de Belgique national. » Thierry Neuville s’impose.
« C’est de là que tout est parti. » Avec le soutien de sa fédération, il trouve des sponsors et enchaîne les compétitions en Belgique et en championnat international (IRC). Avant d’intégrer le WRC avec Citroën Racing, écurie d’un certain Sébastien Loeb (en 2012, sa dernière année). Il a pourtant failli ne jamais y arriver.
En 2011, il débute en IRC par un abandon dès la première spéciale du Rallye d’ouverture à Monte-Carlo. Peugeot pose alors un ultimatum : « Si ça se passe mal au Canada [2e rallye au calendrier], on arrête. » « Là, oui, j’ai eu peur, admet Thierry Neuville. Peur qu’un échec m’empêche d’accéder au niveau supérieur. » Au Canada, il finit 3e à sept secondes du vainqueur ; lors de la manche suivante, en Corse, il s’impose. Peugeot rassuré, le programme est scellé.
Avec le recul, Thierry Neuville a appris à s’en remettre au destin : « Quand ça ne marche pas, il ne faut pas se poser de questions, aller tout droit et continuer. » Avec le soutien indéfectible depuis ses débuts de son manageur, Geoffroy Theunis, et tout en ne comptant pas ses heures. Physiquement, le pilote s’entraîne quarante-cinq minutes à deux heures chaque jour, généralement dans les salles de sport des hôtels, « plus simples d’accès quand on voyage 240 jours par an ».
Pour la partie pilotage, la technique de freinage se peaufine sur circuit, les simulateurs restant inadaptés aux épreuves de rallyes trop complexes à modéliser, avec leurs 350 km chronométrés répartis en une vingtaine de spéciales courues sur trois jours et jamais semblables.
« Un sport instinctif »
D’où une certitude : « Le rallye est avant tout un sport instinctif. On ne peut pas vraiment le préparer. » Dans ces conditions, l’expérience – déjà onze années en professionnel – joue beaucoup. « Il suffit de voir le reflet d’une flaque d’eau pour savoir si cela va glisser ou non. »
Les caméras embarquées sont toutefois devenues des outils d’aide importants. « Avant [2014], il fallait une matinée pour évaluer à quelle vitesse on pouvait passer une bosse. » D’où un gain de temps précieux. Et la possibilité pour Thierry Neuville de repérer avant le rallye d’Espagne les endroits où il a été rapide et ceux « où je me suis fait des chaleurs ».

Derrière le pilote pointe l’homme d’affaires, qui assume d’être domicilié à Monaco depuis la fin de 2013 pour raisons fiscales : « Nous exerçons une profession très courte. En 2012 [lorsqu’il s’est décidé], je ne savais pas si cela allait durer. Et cela dure », dit-il, le regard rieur. C’est toutefois en Belgique qu’il a décidé d’investir pour « après », afin de créer une entreprise de location de voitures.

   


S’il se déclare « fier de porter haut les couleurs de [son] pays », son rapport à la notoriété reste complexe. Il cherche donc la bonne distance entre froideur et excès de familiarité, tout en « gardant une part de mystère ». Tout juste consent-il à préciser que son père était chauffeur de camion, sa mère employée « dans des bureaux », que son frère a préféré ne pas poursuivre en rallye pour s’occuper de leur « affaire » commune et qu’il a un demi-frère de « 12 ou 14 ans ».
Il vient en outre d’obtenir son brevet de pilote d’hélicoptère, une passion qu’il partage avec Sébastien Loeb. Thierry Neuville roulerait-il sur les traces du nonuple champion du monde alsacien ? Il balaie d’une pirouette : « “Thierry, tu as toujours eu tout ce que tu voulais”, m’a toujours dit ma mère. Là, il ne me manque que le titre de champion du monde. » En Espagne, il aura peut-être l’occasion de ne pas la désavouer.

Thierry Neuville en dates
1988. Naît le 16 juin à Saint-Vith, en Belgique germanophone.
2009. Gagne le Citroën Racing Trophy Belge.
2011. Participe au Rallye intercontinental ; remporte les étapes de San Remo et de Corse ; élu pilote belge de l’année.
2012. Première saison complète en WRC avec Citroën ; meilleure 4e place au Rallye de France.
2013. Vice-champion avec Qatar M. Sport ; pilote belge de l’année.
2014. Rejoint Hyunda et finit 6e, comme en 2015.
2016. Pilote belge de l’année, devant Stoffel Vandoorne, pilote F1 ; vice-champion, comme en 2013 et 2017.
2018. Signe pour trois ans avec Hyundai et mène le championnat à la veille du rallye d’Espagne du 24-28 octobre.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Une trentaine de personnes avaient été enlevées par le groupe djihadiste après des attaques contre la communauté druze dans le sud du pays, au mois de juillet.
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Syrie : l’Etat Islamique libère six des otages de Souweïda, une vingtaine toujours retenus

Une trentaine de personnes avaient été enlevées par le groupe djihadiste après des attaques contre la communauté druze dans le sud du pays, au mois de juillet.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 08h28
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 09h47
   





                        


Le groupe Etat islamique (EI) a libéré six des vingt-sept otages de la province de Souweïda détenus depuis le 25 juillet, en échange de prisonnières de l’EI détenues par le régime syrien et d’une rançon, a indiqué samedi l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
« Deux femmes et quatre enfants de la province de Souweïda ont été libérés cette nuit », a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane. Une information confirmée par l’agence de presse officielle Sana, qui indique que le gouverneur de Souweïda, Amer al-Ashi, a rencontré les six otages libérés, tôt dans la matinée du samedi 20 octobre.
La télévision d’Etat syrienne a diffusé des otages libérés à leur arrivée dans la ville de Souweïda : une femme le visage encadré par un voile blanc, ainsi qu’une mère et ses quatre enfants, les vêtements tachés et certains garçons ayant les cheveux entièrement rasés.
« Ma joie est indescriptible, mais elle est incomplète », a lancé à la télévision la femme au voile blanc, Rasmia Abou Amar, les traits tirés et l’air épuisé. « Mon fils n’a pas encore été libéré », lâche-t-elle après avoir retrouvé son époux.
Le 25 juillet, les jihadistes avaient enlevé une trentaine de personnes à la faveur d’une série d’attentats suicide et d’assaut coordonnés visant la communauté druze – une branche hétérodoxe de l’islam chiite. Ces attaques avaient fait plus de 250 morts, un des bilans les plus lourds depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.

        Lire aussi, en Syrie :
         

          Human Rights Watch appelle l’organisation Etat islamique à libérer des otages



Deux otages ont été exécutés
Une vingtaine de femmes et d’enfants sont toujours détenus par l’EI, selon l’OSDH. « Les 21 otages restants devraient être libérés dans les prochaines heures ou les prochains jours », a estimé M. Abdel Rahmane.
L’accord négocié par le pouvoir de Bachar al-Assad prévoit le paiement d’une rançon d’un million de dollars par otage, mais aussi la libération d’une soixantaine de prisonnières de l’EI détenues par le régime et l’arrêt d’une offensive contre les djihadistes dans une zone désertique de Souweïda, selon l’OSDH.
« Des prisonnières de l’EI détenues par le régime ont déjà été remises à l’organisation », selon M. Abdel Rahmane, qui n’était pas en mesure de préciser leur nombre.
L’initiative prévoit aussi la libération d’autres prisonnières de l’EI, détenues par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde soutenue par Washington et engagée dans la lutte contre les djihadistes, selon la même source.
Evoquant « une opération des services de sécurité », l’agence officielle Sana a confirmé la libération des six otages. Citant le gouverneur de Souweïda, elle assure que « le reste des otages seront libérés très prochainement ».
Depuis plusieurs mois, les tentatives de médiation étaient menées par la Russie et le régime syrien, avec l’implication de représentants des familles ou de hauts dignitaires druzes.
Deux otages ont été exécutés par les djihadistes : une jeune femme de 25 ans, dont la mort a été annoncée début octobre, et un étudiant, décapité en août. Une femme de 65 ans est aussi morte en détention.

        Lire aussi :
         

          L’angoisse des Druzes face aux djihadistes






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Six personnes avaient été placées en garde à vue, mardi, dans l’enquête sur les attentats ayant fait quatre morts et quinze blessés, au mois de mars.
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Attentats à Trèbes et Carcassonne : trois suspects mis en examen et écroués

Six personnes avaient été placées en garde à vue, mardi, dans l’enquête sur les attentats ayant fait quatre morts et quinze blessés, au mois de mars.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    20.10.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 12h04
   





                        



   


Trois personnes ont été mises en examen et écrouées dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Carcassonne et Trèbes (Aude) perpétrés le 23 mars 2018, vendredi 19 octobre.
Six personnes – des membres de l’entourage familial et amical de l’auteur des attaques, Radouane Lakdim – avaient été interpellées et placées en garde à vue mardi dans le cadre de cette information judiciaire. Trois ont été relâchées, et les autres, placées en détention provisoire, ont été mises en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et, pour l’un d’eux, « détention d’armes de catégorie A et B en lien avec une entreprise terroriste », selon la source judiciaire.

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Quatre morts et quinze blessés
Le 23 mars, un assaillant djihadiste, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d’entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client, ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’était livré comme otage à la place d’une femme.
Le djihadiste avait été abattu par le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale. L’attaque avait été revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI). Il était « fiché S » depuis 2014 et inscrit depuis novembre 2015 au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) en raison de ses liens supposés avec des milieux islamistes radicaux.

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Inquiète d’une stabilisation de la dette, Moody’s dégrade la note de l’Italie

Le pays passe ainsi de « Baa2 » à « Baa3 » ; ce qui signifie qu’il est rétrogradé au dernier rang, qui précède la catégorie spéculative.



Le Monde.fr avec AFP
 |    20.10.2018 à 00h05
 • Mis à jour le
20.10.2018 à 10h32
   





                        



   


L’agence de notation Moody’s a annoncé vendredi 19 octobre avoir dégradé la note de l’Italie. Elle a expliqué s’inquiéter d’une stabilisation et non d’une diminution de la dette publique au cours des prochaines années, une dégradation annoncée alors que Bruxelles a demandé des « clarifications » sur le budget 2019 du pays.

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La note passe de « Baa2 » à « Baa3 », signifiant que le pays est rétrogradé au dernier rang avant la catégorie spéculative. Moody’s a toutefois assorti cette décision d’une perspective stable ; ce qui signifie qu’elle ne devrait pas dégrader cette nouvelle notation dans les six mois à venir.

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130 % du PIB
« Le ratio de dette publique de l’Italie va probablement se stabiliser autour de l’actuel taux de 130 % du PIB dans les années à venir, plutôt que de commencer à diminuer, comme Moody’s le pensait » précédemment, a fait valoir l’agence, qui estime que la dette publique est d’autant plus problématique que les perspectives de croissance économique sont plus faibles.
« Les projets de mesures budgétaires et économiques du gouvernement ne constituent pas un agenda cohérent de réformes qui pourront permettre de résoudre les problèmes de croissance décevante. »

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Moody’s ajoute qu’à court terme « le stimulus budgétaire apportera un dynamisme à la croissance plus limité que ce que le gouvernement estime ».
« Dérapage sans précédent »
Le projet de budget italien pour 2019 prévoit un déficit à 2,4 % du produit intérieur brut, très éloigné de 0,8 % promis par le précédent exécutif transalpin de centre gauche.
Le dérapage italien est « sans précédent dans l’histoire du Pacte de stabilité et de croissance », a écrit la Commission européenne dans un courrier, où elle demande à Rome de lui présenter ses observations avant « lundi 22 octobre à midi ».

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Bruxelles s’inquiète d’un risque de « non-conformité grave » avec les règles européennes, qui pourrait l’amener à rejeter ce budget. Une telle décision ne s’est encore jamais produite dans l’histoire de l’Union européenne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Si la loi d’orientation des mobilités est adoptée en 2019, tout vélo neuf devra obligatoirement être doté d’un code à partir de 2020, qui sera enregistré dans un fichier national unique.
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Contre le vol, le gouvernement veut généraliser le marquage des cycles

Si la loi d’orientation des mobilités est adoptée en 2019, tout vélo neuf devra obligatoirement être doté d’un code à partir de 2020, qui sera enregistré dans un fichier national unique.



LE MONDE ECONOMIE
 |    20.10.2018 à 10h39
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


Un vent de panique a soufflé, jeudi 18 octobre, sur le monde de la petite reine. Un mois après la présentation de son plan vélo, le gouvernement a dû démentir une rumeur déroutante. « Non, il n’y aura pas la moindre “carte grise” pour les bicyclettes ! », a tonné sur Twitter Elisabeth Borne, la ministre des transports.
« C’est bien la première fois qu’une “fake news” [fausse nouvelle] concerne notre secteur », s’étonne encore Olivier Schneider, le président de la FUB, la Fédération française des usagers de la bicyclette. « La loi d’orientation des mobilités [LOM] ne prévoit pas de créer ce type de document », confirme Virgile Caillet, le délégué général de l’Union sport & cycle.
Afin de lutter contre le vol et le recel de vélo – l’un des freins à l’achat –, l’exécutif a décidé de généraliser le marquage des cycles neufs. Si la loi LOM est adoptée en 2019, tout vélo neuf devra obligatoirement être doté d’un code à partir de 2020. Cet identifiant exclusif sera inscrit sur le cadre et ce numéro sera enregistré dans un fichier national unique.

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Faciliter le travail des forces de l’ordre
En contrepartie, l’acheteur d’un vélo obtiendra un « certificat de propriété ». « Ce document constitue un mode de preuve de la propriété du cycle », selon l’avant-projet de loi d’orientation des mobilités révélé par le site d’information Contexte. C’est ce certificat qui a été interprété comme une « carte grise pour vélo ». Sauf qu’il ne sera pas obligatoire de le détenir à chaque fois que l’on circule à bicyclette, et de le montrer, en cas de contrôle, à la police.
Son intérêt est tout autre. A la revente de son deux-roues, il sera la preuve que le vendeur est bien son propriétaire. Mais pourquoi ficher les vélos dans un registre national ? « Aujourd’hui, de 300 000 à 500 000 cycles sont volés chaque année en France, pour un parc estimé entre 25 et 29 millions de vélos, rappelle M. Schneider. Un petit nombre est retrouvé. Grâce au marquage, il sera plus facile aux forces de l’ordre qui les retrouvent de les rendre à leur propriétaire. Et, plus généralement, de lutter contre le recel. » 
Le marquage, lancé en France depuis 2004 par la FUB sous le nom Bicycode, a fait ses preuves. Fin 2017, à Gagny (Seine-Saint-Denis), un vélo identifié par un Bicycode et doté d’une puce GPS a permis de mettre fin à un trafic de deux-roues. Le vélo, équipé d’un identifiant, a mené à une cache où 73 autres engins étaient stockés. Seul le vélo marqué a cependant pu être restitué à son propriétaire…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Ambassadrice de bonne volonté de l’ONU, la poétesse de 24 ans vit aux Etats-Unis mais retourne régulièrement au Darfour pour y organiser des séances de discussion.
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Portrait

Emtithal Mahmoud, la slameuse qui veut redonner la parole aux Soudanais

Ambassadrice de bonne volonté de l’ONU, la poétesse de 24 ans vit aux Etats-Unis mais retourne régulièrement au Darfour pour y organiser des séances de discussion.

Par                                            Ghalia Kadiri (New York, envoyée spéciale)




LE MONDE
              datetime="2018-10-20T11:00:37+02:00"

        Le 20.10.2018 à 11h00






    
La poètesse soudanaise Emtithal Mahmoud, à New York, le 26 septembre.
Crédits : DR


Elle a fréquenté des Prix Nobel de la paix, confronté des chefs d’Etat, rencontré le dalaï-lama et fait couler des larmes à la tribune des Nations unies. Avant de figurer dans le classement BBC 2015 des 100 femmes les plus inspirantes du monde, la slameuse soudanaise Emtithal Mahmoud n’était qu’une « petite fille qui avait envie de crier mais ne savait pas quoi dire ». C’était dans les années 1990. La petite « Emi », née au Darfour, réfugiée au Yémen puis exilée aux Etats-Unis, a déjà la fibre militante mais ne sait pas par où commencer. « Il y a toujours eu quelque chose qui bouillait en moi, du feu, de la colère. Mais je n’avais pas les outils pour l’exprimer. »

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Celle qui est longtemps restée silencieuse est devenue championne du monde de slam en 2015, une compétition de poésie orale arbitrée par un public. Elle y interprète « Mama », un texte écrit quelques heures plus tôt « dans la rage et le deuil ». Sa grand-mère vient de mourir. Elle a survécu à la guerre, à la faim, « mais pas à la maladie parce qu’il n’y a toujours pas les structures nécessaires ». Sortie de son silence, la jeune femme déclame son texte devant une audience abasourdie. Ce jour-là, quelque chose se débloque enfin. Elle respire pour la première fois.
Briser le silence
La poétesse déracinée a découvert la puissance du verbe à l’âge de 7 ans. « Mais ce n’est que récemment que j’ai enfin réussi à parler de mon pays », dit-elle. Du Soudan, elle garde le souvenir traumatique d’un pays déchiré : les cris, les pleurs, les peurs aussi. Elle y est née dix ans avant le début du conflit au Darfour, en 2003. Ses parents, médecins et opposants, fuient le territoire alors qu’elle n’a que 1 an, direction le Yémen. Puis la loterie officielle de la carte verte américaine leur permet de s’exiler aux Etats-Unis. « C’était à la fois un déchirement et la deuxième chance de ma vie : pouvoir étudier. »
Depuis, Emi et sa famille sont retournés chaque été au Darfour. Ils ont assisté aux premiers combats, aux meurtres, aux viols, à la catastrophe humanitaire. « J’ai en tête l’image des soldats qui marchent. Je n’oublierai jamais les conversations de mes proches, lorsqu’ils revenaient à la maison et racontaient les horreurs qu’ils avaient vues dehors. Quand je retournais aux Etats-Unis, tout le monde s’en foutait. »
La jeune rescapée veut briser le silence : elle distribue des tracts dans son école à Philadelphie, organise des manifestations, sensibilise ses camarades. « J’avais 10 ans quand ma mère m’a expliqué ce que “génocide” voulait dire. Ma famille restée au Darfour était presque entièrement décimée, il fallait que je fasse quelque chose à mon échelle. » Le militantisme coule dans ses veines. Ses parents n’ont jamais cessé de lutter contre l’excision. Emtithal Mahmoud est une des rares petites filles de son entourage à échapper à la mutilation génitale. « J’ai eu beaucoup de chance », reconnaît-elle.
Aujourd’hui âgée de 24 ans, la jeune diplômée en anthropologie et en biologie cellulaire de l’université Yale, auteure d’un recueil de poèmes, ne manque aucun grand sommet international. Ambassadrice de bonne volonté de l’ONU, elle intervient au forum de Davos, à l’Assemblée générale des Nations unies, au Women’s Forum à Paris…

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Fin septembre, Emi Mahmoud était l’invitée, à New York, de la Fondation Bill & Melinda Gates (partenaire du Monde Afrique), à l’occasion de l’événement Goalkeepers 2018. Charismatique, sûre d’elle, elle rayonne au milieu des « jeunes leaders » africains présents ce jour-là. « Ce n’est pas facile d’être une femme, jeune, noire et musulmane », dit-elle avec cet enthousiasme qui semble ne jamais la quitter. Elle l’assume, ne renonce jamais à sa féminité : Emi ne sort pas sans son voile, porté en turban et accessoirisé d’un collier à fleurs. « Porter le voile n’empêche pas d’être stylée ! », s’amuse-t-elle.
Exutoire collectif
Depuis la côte est des Etats-Unis, où elle a passé la plus grande partie de sa vie, les malheurs du Darfour semblent bien loin. La slameuse soupire. « Je sais qu’on me reproche de ne pas être retournée vivre là-bas, mais je ne cesse de militer pour la paix dans mon pays. Et tant que j’écris, tant que je permets à mes compatriotes de s’exprimer, c’est le plus important. Mes textes ont pour but de toucher tous les Soudanais, y compris la diaspora exilée. » 

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Depuis deux ans, Emtithal Mahmoud organise des séances de discussion (« peace talks ») à travers le Soudan, où elle se rend plusieurs fois par an. « J’ai voulu créer un espace sûr où les gens peuvent parler, vider leur sac après avoir été longtemps forcés à garder le silence. Et puisque les médias ne parlent pas de la situation au Darfour, j’ai voulu donner la parole à la population elle-même. » Comme un exutoire collectif, en marge du temps, le slam permet de renouer avec le passé, tisser des liens, partager des mots.
En février, Emtithal a organisé une marche de plus de 1 000  km, du Darfour à Khartoum, pendant trente jours. « Je pensais marcher seule, mais des milliers de personnes m’ont rejointe, parfois au milieu des chars de combat. Certains n’étaient jamais sortis de leur camp de réfugiés. Je voulais montrer que le Soudan était de nouveau sûr, que les gens pouvaient rentrer chez eux. »
Malgré son sourire infatigable, il y a dans ses yeux une tristesse profonde. Avec le slam, les mots font office de bouée de sauvetage. « Mais il y a encore des choses que je n’arrive pas à dire. C’est le cas de millions de Soudanais. »

