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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Un comité de l’Agence européenne du médicament est favorable à une commercialisation en Europe du vaccin Dengvaxia.
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Vaccin de Sanofi contre la dengue : avis positif pour une autorisation dans l’UE

Un comité de l’Agence européenne du médicament est favorable à une commercialisation en Europe du vaccin Dengvaxia.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 16h43
   





                        



   


Sanofi a annoncé, vendredi 19 octobre, avoir obtenu un avis positif d’un comité de l’Agence européenne du médicament (EMA), en vue de mettre sur le marché en Europe son vaccin contre la dengue, ce qui inclut les départements et collectivités d’outre-mer français, davantage exposés. Le comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’EMA a recommandé l’indication du vaccin Dengvaxia pour les personnes âgées « de 9 à 45 ans ayant déjà été infectées par le virus et vivant dans des zones d’endémie », selon un communiqué de Sanofi.
Cela pourrait notamment concerner les Antilles, la Polynésie française ou l’île de La Réunion, durement frappée cette année par une épidémie de dengue, une infection transmise par un moustique. « L’autorisation de mise sur le marché de la Commission européenne est attendue en décembre 2018 », a précisé Sanofi.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi la France refuse le vaccin contre la dengue pour ses territoires d’outre-mer



Un scandale aux Philippines
Depuis la fin de 2015, Dengvaxia a déjà obtenu des autorisations de mise sur le marché dans vingt pays, notamment au Mexique, au Brésil ou encore aux Philippines. Mais ce premier vaccin au monde contre la dengue est jusqu’à présent un échec commercial retentissant pour le groupe, doublé d’un scandale aux Philippines, où les autorités l’ont accusé d’avoir causé la mort de dizaines d’enfants.
Sanofi avait averti fin 2017 que Dengvaxia pouvait aggraver les symptômes de la dengue chez les personnes n’ayant jamais été infectées auparavant par ce virus. Cette annonce avait créé la panique aux Philippines, où des centaines de milliers d’enfants avaient déjà été vaccinés. Sanofi a, cependant, toujours fermement défendu son vaccin et dit n’avoir jamais identifié aucun décès lié à son administration. Quant aux autorités philippines, elles ont paru par la suite divisées sur l’affaire.
En avril dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé de tester les patients individuellement avant de leur injecter Dengvaxia, afin de s’assurer qu’ils n’ont pas été exposés plus tôt à ce virus. Dengvaxia a été évalué dans le cadre d’études cliniques ayant inclus plus de 40 000 personnes dans quinze pays, complétées par des études d’efficacité et de tolérance « de grande envergure » offrant jusqu’à six années de suivi à ce jour, selon Sanofi.

        Lire aussi :
         

                Vaccination contre la dengue : le fiasco de Sanofi






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Des médecins français rapportent un cas de ce syndrome, rare et énigmatique, classiquement associé à deux autres signes : des œdèmes et des manifestations pulmonaires.
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                Monde Festival Montréal : éthique et intelligence artificielle, quels enjeux ?


Un débat sur l’intelligence artificielle, organisé dans le cadre de la première édition du Monde Festival Montréal, se tiendra le 26 octobre au Musée des beaux-arts de Montréal.

LE MONDE
                 |                 18.10.2018 à 20h38
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 12h45
                














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Des voitures autonomes à la reconnaissance faciale ou vocale, l’intelligence artificielle a progressé de façon spectaculaire ces dernières années et fait désormais partie de notre quotidien. La généralisation des algorithmes nourrit nos imaginaires, fascinés par la promesse d’un monde meilleur, où la puissance du calcul des ordinateurs pourrait éliminer l’accident ou le crime.
Elle suscite aussi la crainte d’un univers contrôlé par la logique numérique. Jusqu’où peut-on laisser aux algorithmes et à ceux qui les développent le contrôle de nos sociétés ? Comment protéger nos vies privées de l’appétit de machines alimentées par la collecte des données personnelles ? Comment se préparer aux bouleversements que l’intelligence artificielle va entraîner dans de nombreux secteurs professionnels ? Au Canada et en France, des réflexions sont menées sur l’encadrement et la réglementation de ces outils. Vont-elles dans le même sens ?
Autant de sujets que viendront éclairer nos invités, tous deux chercheurs et impliqués dans le débat éthique : Yoshua Bengio, spécialiste de l’apprentissage automatique profond (deep learning), directeur de l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal (MILA), il participe à l’élaboration d’une future « déclaration de Montréal pour une intelligence artificielle responsable » ; et Jean-Gabriel Ganascia, professeur d’informatique à Sorbonne Université, président du comité d’éthique du CNRS, qui a publié de nombreux ouvrages précurseurs (L’Ame machine, Seuil, 1990 ; Le Mythe de la singularité, Seuil 2017).
Animé par Claire Legros, journaliste au Monde. Salle Bourgie, 15 h 30-17 heures.
Réservation en ligne













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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Aujourd’hui, malgré nos progrès, il subsiste de nombreuses situations où la médecine est constamment bafouée, laissant libre cours à toutes les fantaisies thérapeutiques, écrit le médecin Lux Perino.
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ La Fédération française d’aviron, qui compte quelque 45 000 licenciés et 430 clubs s’est dotée d’un programme spécifique « aviron santé ».
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L’aviron, sport engagé dans la lutte contre le cancer

La Fédération française d’aviron, qui compte quelque 45 000 licenciés et 430 clubs s’est dotée d’un programme spécifique « aviron santé ».



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    18.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 15h27
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            

Dix mille pas et plus. Un défi, une prouesse… à 30, 40, 50 ans… des femmes participent chaque année à la Vogalonga, cette régate qui se tient en mai dans la sérénissime ville de Venise, et parcourent une trentaine de kilomètres sur la lagune. Elles ont un point commun, elles se battent contre le cancer du sein. Le magazine Thalassa en avait fait un film en 2010, que nous avions évoqué dans nos colonnes. Il relatait l’histoire du dragon boat de l’association ­rémoise Ensemble pour elles, qui propose toujours des activités physiques pour ces femmes.
Avant de réaliser un tel exploit, elles s’étaient ­entraînées à ramer, une activité qui suscite de plus en plus d’engouement, que ce soit sur l’eau ou en ­intérieur (rowing en anglais). Dans le sillage de la loi santé de 2016 sur le sport sur ordonnance, la Fédération française d’aviron, qui compte quelque 45 000 licenciés et 430 clubs, mise sur le sport santé. Elle s’est dotée d’un programme spécifique « aviron santé ». « L’objectif est d’avoir formé une centaine de coachs santé à la fin de l’année », explique Yvonig Foucaud, conseiller technique de la fédération.
Sans aller aussi loin que sur la lagune vénitienne, des cours sont proposés en indoor pour des personnes qui souffrent de pathologies, seules ou en groupe. Cela fait dix ans que l’aviron a fait son entrée en tant que discipline paralympique, lors des Jeux paralympiques de Pékin en 2008. Mais ses effets sur des personnes touchées par la maladie sont peu documentés, à part quelques thèses sur le sujet. Pourtant, aux dires des spécialistes, et des pratiquants, les avantages sont nombreux : l’aviron fait travailler la force (masse musculaire) et l’endurance, sans traumatisme ostéo-articulaire. En effet, assis sur un siège coulissant, la propulsion commence par l’extension des membres inférieurs, et se propage jusqu’aux membres supérieurs avec une flexion des bras.

Geste adapté pour chaque...



                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Les bestioles - vivantes - les plus venimeuses de la planète sont à découvrir au Palais de la découverte.
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Un concentré de poisons au Palais de la découverte

Les bestioles - vivantes - les plus venimeuses de la planète sont à découvrir au Palais de la découverte.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    18.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 15h25
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
L’exposition. Planter son regard dans celui d’un mamba noir ; observer un kokoï de Colombie, petite grenouille jaune-vert considérée comme le vertébré « le plus toxique au monde » ; comparer une mygale à genoux rouges à sa cousine à genoux blancs… Amateurs d’espèces venimeuses et vénéneuses, vous pouvez vous en donner à cœur joie.
L’exposition Poison, qui vient d’ouvrir ses portes au Palais de la découverte à Paris, réunit une exceptionnelle concentration des bestioles les plus dangereuses de la planète. Serpents, araignées, lézards… Une trentaine d’espèces vivantes sont au total représentées, avec pour chacune des explications sur leur niveau de toxicité (de 1 à 4), leur zone géographique, les caractéristiques de leur venin et potentiellement leur pouvoir thérapeutique. Car certains poisons peuvent aussi se révéler de puissants médicaments.
Ainsi, l’étonnant monstre de Gila, ou héloderme, un lézard jaune et noir d’une soixantaine de centimètres, sécrète un venin qui contient des peptides stimulant la sécrétion d’insuline. Une molécule dérivée de ce venin, l’exénatide, est commercialisée depuis une dizaine d’années contre le diabète de type 2. Et d’autres substances issues du venin de ce lézard qui rampe dans les déserts semi-arides des Etats-Unis sont testées pour soigner diverses maladies.
A l’origine de certains médicaments
De même, si le mamba noir est considéré comme l’un des serpents les plus dangereux au monde, du fait de son attaque rapide et du venin neurotoxique qu’il injecte en grande quantité, il intéresse aussi les scientifiques. Son venin recèle en effet des peptides dont les propriétés analgésiques seraient supérieures à celles de la morphine. La rainette singe ou phylloméduse, elle, est étudiée pour ses propriétés bactéricides, mutagènes et agglutinantes.  Après avoir observé ces délicats animaux derrière une rassurante vitre, les visiteurs les plus passionnés ou audacieux peuvent se rendre dans...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Une colonie de peupliers faux-tremble, âgée de plus de 80 000 ans, risque de disparaître à la suite de l’intrusion de la faune sauvage dans cet écosystème unique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/10/2018
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Dans l’Utah, le plus grand être vivant du monde est en danger

Une colonie de peupliers faux-tremble, âgée de plus de 80 000 ans, risque de disparaître à la suite de l’intrusion de la faune sauvage dans cet écosystème unique.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 15h36
    |

                            Clémentine Thiberge








                        



                                


                            

Le géant qui tremble. C’est le surnom de Pando, le plus grand organisme du monde. Pesant plus de six mille tonnes, Pando n’est pas une simple forêt, c’est un organisme unique. Cette colonie de peupliers faux-trembles située dans l’Utah, aux Etats-Unis, est en effet composée entièrement de clones reliés par un seul système racinaire.
Si Pando (qui signifie « je m’étends » en latin) s’étale sur 43 hectares, c’est grâce à son système de reproduction particulier. Dans le climat très sec de l’Utah qui ne permet pas que les graines de cette espèce germent, la plante a dû s’adapter. La forêt s’est donc formée principalement grâce à de nouvelles pousses de la même plante, qui a germé à partir d’une seule et même graine, à une époque où le climat était beaucoup plus humide. La colonie comprend plus de 47 000 ramifications génétiquement identiques.
« Arbre forêt »
Mais cet organisme unique est aujourd’hui en danger, estime une étude publiée mercredi 17 octobre dans la revue scientifique Plos One. Une équipe de chercheurs de l’Université de l’Utah a procédé à la première évaluation complète du clone Pando. Pour cela, elle a réuni des photos aériennes des sept dernières décennies de la colonie. Et les résultats révèlent une dégradation continue de cet « arbre forêt ».
Selon ces documents, le déclin de la régénération de la forêt a commencé il y a environ 35 ans. Alors que les plus vieux arbres atteignent la fin de leur cycle de vie, la relève des jeunes pousses ne prend plus. « En se promenant dans une forêt, on s’attend toujours à trouver des juvéniles, explique Paul Rogers, professeur d’écologie et premier auteur de l’étude. Mais ici, il n’y a plus de jeunes arbres pour remplacer les arbres morts. »
L’intrusion de la faune sauvage semble être la principale cause de l’interruption du cycle de la plante. Les cerfs et les wapitis, présents en surabondance dans la région, sont friands des jeunes pousses de l’arbre et...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Le pavillon présenté lors du salon Biomim’expo, qui s’ouvre le 23 octobre, à Paris, est un manifeste en faveur des solutions qui vont chercher dans les prouesses du vivant.
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Quand l’architecture s’inspire de la nature

Le pavillon présenté lors du salon Biomim’expo, qui s’ouvre le 23 octobre, à Paris, est un manifeste en faveur des solutions qui vont chercher dans les prouesses du vivant.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    18.10.2018 à 06h00
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            

Le 23 octobre, un étrange pavillon se dressera, fier et gracile, à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris. Une ossature de bois blond aérienne, aux mailles polygonales. Des alvéoles d’un nid-d’abeilles ? Un squelette calcaire de corail ? Les motifs d’une carapace de tortue ? Ou encore – pour les férus de botanique – la trame des cellules végétales qui produisent la chlorophylle, vues sous le microscope ?
« La maille polygonale est un motif fréquent dans le vivant, à toutes les échelles », résume Nicolas Vernoux-Thélot, architecte DPLG. Il est le fondateur de l’agence In situ Architecture, qui a conçu et créé cet étonnant squelette, exposé à l’occasion de la troisième édition de Biomim’expo (le salon du biomimétisme). « Si les cellules végétales ont adopté une organisation polygonale, ce n’est peut-être pas un hasard. En plus de cet agencement, les cellules sont entourées d’une paroi épaisse dont la résistance égale celle de l’acier », explique Teva Vernoux, biologiste au CNRS et à l’Ecole normale supérieure (ENS) de Lyon.
Le grand livre de la nature
Voilà plus de dix ans que les deux frères mènent une réflexion commune. « Je travaillais sur l’architecture des plantes, Nicolas sur l’architecture des bâtiments : sans doute pouvions-nous faire quelque chose ensemble », raconte le biologiste.
« Notre pavillon est un manifeste issu de la recherche de l’économie de matière, en minimisant son impact négatif sur l’environnement », assure l’architecte. De fait, il est emblématique d’une démarche en plein essor : « Copier le grand ­livre toujours ouvert de la nature », selon le mot de l’architecte Antoni Gaudi (1852-1926), père de la Sagrada Familia, à Barcelone.
L’enjeu, plus exactement, est de s’inspirer des prouesses du vivant – non de les copier servilement – pour repenser la conception des bâtiments, à des fins d’optimisation technique, énergétique, écologique. Les performances des...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Ces annuaires, même s’ils répondent encore aux objectifs du statista de la Renaissance, servent également celui ou celle qui doit pouvoir proposer un bilan positif.
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A quoi servent les annuaires statistiques ?

Ces annuaires, même s’ils répondent encore aux objectifs du statista de la Renaissance, servent également celui ou celle qui doit pouvoir proposer un bilan positif.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    17.10.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 10h12
    |

                            Baptiste Coulmont (Contributeur "Sciences" et sociologue, maître de conférences à l’université Paris-VIII)








                        



                                


                            
Carte blanche. La statistique, à l’origine, c’est un néologisme germanique du milieu du XVIIIe siècle, les Lehre von den Daten über den Staat, que je traduis comme les connaissances sur l’Etat que l’on peut tirer des données. Une nouvelle science utile à celui que les Italiens appellent par ailleurs le statista, l’homme d’Etat, qui doit s’occuper d’un territoire et d’une population. La ­statistique prend un tour quantitatif à partir du moment où se développent des ­techniques de comptage et de présentation des informations sous forme de graphiques ou de tableaux.
Le sens originel s’est quelque peu effacé aujourd’hui. La statistique, avec les probabilités, c’est maintenant d’abord une branche des mathématiques. Un ensemble de théories et de méthodes qui permettent, entre autres, à partir de l’échantillon d’une population, de mesurer, avec un certain ­degré de certitude, les caractéristiques de toute cette population.
Mais le sens originel perdure dans de nombreuses publications ministérielles : « bilans statistiques », « annuaire statistique » ou, pour le ministère de l’éducation, « références statistiques ». La tradition est ancienne : à partir du premier tiers du XIXe siècle, différents ministères créent leur publication. Le ministère des finances publiait ainsi le Bulletin de statistique et de législation comparée, dans lequel on peut, par exemple, ­apprendre qu’en 1896, en Lozère, 37 % de la monnaie en circulation était de la monnaie-or (à Paris, ce n’était que 8 %).
Fenêtre ouverte sur les mœurs
Avant que les sociologues ne se mettent à réaliser leurs propres enquêtes, ces annuaires étaient leurs sources principales de données chiffrées. Pour une raison simple : les traces des comportements humains enregistrées par ces livres étaient stables d’une ­année sur l’autre et variables sur une durée plus longue. Naissances illégitimes,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Certains traumatismes vécus par des parents provoquent des maladies sur plusieurs générations. En modifiant le fonctionnement des gènes, ils laisseraient des marques biochimiques qui se transmettent aussi.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤                     
                                                   
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Le mystérieux rôle de l’épigénétique

Certains traumatismes vécus par des parents provoquent des maladies sur plusieurs générations. En modifiant le fonctionnement des gènes, ils laisseraient des marques biochimiques qui se transmettent aussi.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    17.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 14h37
    |

                            Marie-Laure Théodule








                        



                                


                            
« Les défis de la science ». La « cohorte de la faim » a encore fait parler d’elle au début de l’année 2018. Ce groupe de femmes, enceintes durant la terrible famine qui a ­affecté l’ouest des Pays-Bas pendant ­l’hiver 1944-1945, a été beaucoup étudié. Car on a découvert que les enfants mais aussi les petits-enfants de ces femmes mal nourries ont développé, plus que la moyenne, de l’hypertension artérielle, du diabète de type 2 et de l’obésité. Comment ces troubles ont-ils pu se transmettre d’une génération à l’autre, alors que la faim avait disparu ? Cela pourrait venir d’une transmission épigénétique : la malnutrition des mères aurait modifié ­l’expression de certains gènes chez leurs fœtus et ces modifications se seraient transmises à la génération suivante.
La nouvelle étude publiée par une équipe de l’université de Leiden (Pays-Bas) au début de 2018 accrédite en partie cette thèse : elle a identifié dans les cellules sanguines de 422 de ces enfants conçus pendant la famine une méthylation (l’un des mécanismes épigénétiques qui régulent le génome) de plusieurs gènes impliqués dans le métabolisme, qu’on ne retrouve pas dans le groupe contrôle (466 enfants des mêmes familles non conçus pendant la famine).
« Mais attention, prévient la ­généticienne Deborah Bourc’his, de l’Institut Curie, une corrélation entre la malnutrition et le profil de méthylation de l’ADN dans le sang n’implique pas un lien de cause à effet. C’est peut-être la maladie elle-même qui altère la méthylation des cellules sanguines.En matière d’alimentation, il ne faut pas exclure une transmission culturelle. » En fait, un débat sur les frontières de la transmission épigénétique agite les biologistes depuis quelque temps.
Tout le monde a admis que l’homme n’est qu’en partie déterminé par ses ­gènes. Car un ensemble de mécanismes dits épigénétiques, indispensables au ­développement normal, en modulent l’activité tout au long...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Dans une tribune adressée au « Monde », le mathématicien Lê Nguyên Hoang explique qu’il serait imprudent d’exclure qu’une machine nous surpasse dans un avenir proche.
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« Il faut nous préparer au possible avènement d’une intelligence artificielle de niveau humain »

Dans une tribune adressée au « Monde », le mathématicien Lê Nguyên Hoang explique qu’il serait imprudent d’exclure qu’une machine nous surpasse dans un avenir proche.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    17.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 14h35
    |

Lê Nguyên Hoang (Mathématicien)







                        



                                


                            
Tribune. En 1970, Marvin Minsky annonce que « d’ici trois à huit ans, nous aurons une machine avec l’intelligence générale d’un être humain moyen ». Minsky était loin d’être un abruti. Il était alors l’expert mondial en intelligence artificielle. Cependant, sa prédiction était très ­erronée. Depuis, il est devenu courant pour les critiques de moquer les ­prédictions des experts, et pour les experts de ne pas se risquer à effectuer des prédictions.
Toutefois, depuis, les intelligences artificielles ont envahi nos vies. A l’échelle individuelle, elles gèrent nos spams, nous suggèrent des films, ­répondent à nos questions sur le Web, organisent notre consommation de l’actualité et complètent nos messages WhatsApp. A l’échelle de la société, ­elles aident les recruteurs à filtrer les CV des candidats, ajustent les productions et consommations énergétiques, ciblent les campagnes marketing des entreprises et des politiciens, calculent les prix des assurances et détectent les fraudes des utilisateurs.
Cette révolution semble nous avoir pris de court. Ce n’est souvent qu’après le déploiement de ces technologies qu’on s’est rendu compte qu’elles ­posaient des problèmes de confidentialité des données privées, de biais discriminatoires et de bulles d’information. Il semble y avoir urgence à mieux anticiper ces conséquences préoccupantes des intelligences artificielles d’aujourd’hui, afin de mettre en place des régulations ou des garde-fous.
Cependant, il serait malencontreux de ne penser qu’aux intelligences ­artificielles d’aujourd’hui, sachant la vitesse du progrès actuel de la recherche dans le domaine. L’année 2018 a ainsi vu l’émergence de technologies que les experts de 2017 auraient eu bien du mal à prédire, des prouesses en synthèse d’images de Nvidia à ­celles de l’assistant téléphonique Google Duplex. Toute régulation se doit d’anticiper l’émergence des technologies des années à venir.
« Il nous faut tous prendre la...



                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Il serait temps de débarrasser l’intelligence artificielle de tous ses oripeaux mystico-religieux, pour qu’elle soit considérée comme un progrès au service de l’humain, estime l’expert en IA, Alexandre Templier, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤                     
                                                   
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« L’intelligence artificielle est exposée au risque des technoprophètes »

Il serait temps de débarrasser l’intelligence artificielle de tous ses oripeaux mystico-religieux, pour qu’elle soit considérée comme un progrès au service de l’humain, estime l’expert en IA, Alexandre Templier, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    17.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 10h00
    |

Alexandre Templier (Président et cofondateur de Quinten, cabinet de conseils en IA aux entreprises)







                        



                                


                            
Tribune. Qui eût cru, qu’un jour, la technologie se parerait des atours de la religion ? Une parure sémantique et symbolique qui suscite l’étonnement et mérite l’examen. Par exemple, lorsqu’il cofonda la Singularity University en 2008, Ray Kurzweil, le pape de l’intelligence artificielle (IA), a établi une charte d’engagement dont certains termes semblent sortis tout droit d’un livre religieux. On y parle de « communauté », de « chapitre », un rassemblement de religieux, ou encore de « credo », une formule contenant les articles fondamentaux d’une foi religieuse.

Il y a quelques mois, Anthony Lewandoski, ex-ingénieur chez Google et Uber, fondait « The way of the future ». Une organisation religieuse dont le but est, selon son fondateur, « de développer et promouvoir la prise de conscience d’une divinité basée sur l’intelligence artificielle pour améliorer la société ». S’il est pour le moment difficile d’identifier les intentions réelles – ironie ou buzz – de l’ex-ingénieur en chef de Google, cette initiative ajoute du concret aux appropriations évoquées précédemment. Toutefois, pour devenir une « religion », l’intelligence artificielle présente deux lacunes de taille : l’absence de transcendance et le manque d’une perspective claire.
Autorité régulatrice
S’il fallait trouver un équivalent au mot transcendance dans notre société matérialiste, le terme d’autorité régulatrice conviendrait parfaitement. Dans le monde religieux, la divinité dit le Ciel et la Terre, dans celui de l’intelligence artificielle il en va autrement. Aucune autorité n’est parvenue à en définir le périmètre. Conscients de son potentiel, les Etats commencent à forger des plans pour en favoriser le développement, à défaut de la réguler.

De Paris à Washington, cette notion d’encadrement semble loin dans l’agenda. Ainsi lors de la présentation du plan Intelligence artificielle, au printemps...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Une des pentes du volcan sicilien glisse progressivement dans la mer Méditerranée. Il pourrait provoquer un énorme tsunami s’il s’effondrait.
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L’Etna s’effondre peu à peu sous son poids

Une des pentes du volcan sicilien glisse progressivement dans la mer Méditerranée. Il pourrait provoquer un énorme tsunami s’il s’effondrait.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    17.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 09h39
    |

                            Clémentine Thiberge








                        



                                


                            

L’Etna, le volcan le plus actif d’Europe, glisse lentement et inévitablement dans la mer Méditerranée. Ce mouvement, les vulcanologues l’observent depuis des décennies, mais une nouvelle étude, publiée le 10 octobre dans la revue Science Advances, révèle que ce phénomène pourrait être beaucoup plus massif que ce que les scientifiques pensaient jusqu’à aujourd’hui.
Une équipe de chercheurs de l’institut océanographique Geomar, situé à Kiel, en Allemagne, s’est intéressée au déplacement du flanc sud-est du volcan sicilien. Les scientifiques ont utilisé une nouvelle technique de surveillance, appelée « géodésie marine ». Pour déterminer la stabilité des flancs du volcan, ils ont placé des capteurs acoustiques le long des pentes immergées. Durant quinze mois, chaque capteur a envoyé un signal sonore toutes les quatre-vingt-dix minutes, permettant ainsi de mesurer les distances de déplacement. « Ces capteurs ont permis pour la première fois d’enregistrer des glissements dus au volcan jusqu’à quelques centaines de kilomètres de la zone magmatique », explique Morelia Urlaub, chercheuse au Geomar et premier auteur de l’article. Chaque année, le flanc sud-est de l’Etna s’enfoncerait ainsi de 3 centimètres dans la Méditerranée.
Un mouvement dû à la gravité
« Cette étude est importante, car elle nous permet d’avoir pour la première fois des informations sur la partie immergée du volcan », souligne Mathieu Gouhier, volcanologue et physicien à l’Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand. Cette nouvelle source de données a permis de déterminer la cause du mouvement du volcan, qui serait dû à la gravité. « Nous pensions que ce mouvement venait de la pression magmatique, précise Morelia Urlaub. Le fait qu’on enregistre des déplacements aussi loin prouve que le glissement est causé par le poids du volcan. »
Comprendre les causes du glissement est crucial pour l’évaluation du risque posé par le volcan...




                        

                        


<article-nb="2018/10/19/19-14">
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Présidente du conseil scientifique du Remera, Elisabeth Gnansia alerte, dans une tribune au « Monde », sur l’insuffisance de financement des petites structures de santé, nécessaires à la créativité et à la vitalité de la recherche.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                   
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« Protégeons les petites structures de santé »

Présidente du conseil scientifique du Remera, Elisabeth Gnansia alerte, dans une tribune au « Monde », sur l’insuffisance de financement des petites structures de santé, nécessaires à la créativité et à la vitalité de la recherche.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 09h50
    |

Elisabeth Gnansia (Médecin généticienne)







                        



                                


                            
Tribune. La controverse autour du cluster [agrégat de cas pathologiques survenant dans une fenêtre de temps et sur un territoire donnés] de bébés nés avec une malformation réductionnelle du membre supérieur est regrettable.

Les autorités de santé publique de notre pays font passer le message selon lequel, en l’absence d’hypothèses sur les facteurs qui sont à l’origine de ces malformations, on est forcé « d’arrêter de chercher et de continuer la surveillance ». Notre position de conseil scientifique du Remera [Registre des malformations en Rhône-Alpes] nous conduit évidemment à soutenir l’alerte donnée par sa directrice générale, Emmanuelle Amar, et à réclamer une enquête étiologique sérieuse. Mais elle nous conduit aussi, au-delà de cette situation particulière, à mener une réflexion plus large sur les petites structures de santé publique en France, dont le rôle est précisément de mettre en lumière les enjeux scientifiques plus larges d’une telle situation.

Les petites structures ont de plus en plus de mal à recevoir des financements, et donc à exister. Pourquoi ? Sans doute pour deux raisons.
Tendance actuelle
D’abord parce que la priorité est donnée au financement des recherches sur les grandes populations, sur les maladies qui concernent le plus de monde, ou sur les pathologies les plus graves. On peut dire simplement que ce qui intéresse les autorités de santé, c’est soit 10 cas de maladies rapidement mortelles, soit l’apparition de 100 000 cas de pathologies moins sévères. Ce qui est compréhensible, à première vue. Ensuite parce que la tendance actuelle à la concentration des secteurs d’activité amène les petites structures à s’adosser à de plus grandes structures pour travailler. Ainsi, elles disparaissent du paysage pour se réinventer ailleurs, et c’est la marche logique de l’histoire du capitalisme.
En quoi est-ce dangereux ? Deux raisons là encore.
D’une part, la...




                        

                        


<article-nb="2018/10/19/19-15">
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ L’inscription retrouvée dans une maison prouve que la ville n’a pas été détruite par le Vésuve le 24 août 79, mais deux mois plus tard.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Pierre Barthélémy   Publié le 16 octobre 2018 à 18h33 - Mis à jour le 17 octobre 2018 à 08h10   Lecture 2 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         L’inscription au charbon découverte à Pompéi qui a permis de prouver que la ville a été détruite le 24 octobre 79. PARCO ARCHEOLOGICO DI POMPEI             Deux petites lignes inscrites au charbon sur un mur à hauteur d’homme. Un modeste graffiti qui modifie l’histoire d’un des sites archéologiques les plus connus du monde, Pompéi, et met un terme à une vieille querelle entre érudits au sujet de la date exacte à laquelle le Vésuve, en entrant en éruption, a détruit la célèbre ville romaine ainsi que ses voisines Herculanum, Stabies et Oplontis, en l’an 79 de notre ère.          Depuis toujours, les historiens s’appuient sur une copie du texte où Pline le Jeune raconte la catastrophe à l’historien Tacite et évoque le neuvième jour avant les calendes de septembre, soit le 24 août. Les archéologues ont, de leur côté, émis de plus en plus de doutes au sujet de cette datation, les indices recueillis sur le terrain plaidant pour une éruption volcanique survenant en plein automne.          Entêtement de certains « pompéianistes »          L’inscription récemment mise au jour dans la Maison au jardin, un des édifices actuellement en cours de fouille à Pompéi, fait pencher en faveur de cette seconde hypothèse.            Présenté mardi 16 octobre à l’occasion de la visite sur place d’Alberto Bonisoli, ministre italien des biens et activités culturels, ce graffiti donne la date de son inscription : « XVI K NOV », ce qui signifie « le seizième jour avant les calendes de novembre », soit le 17 octobre. Si la ville avait été ensevelie sous les cendres du Vésuve depuis le 24 août, son auteur n’aurait pu écrire ce minuscule texte près de deux mois plus tard…          Pour la spécialiste des peintures romaines Alix Barbet, directrice de recherche honoraire au CNRS, cette découverte met un terme à un débat qui n’avait plus vraiment lieu d’être, n’eût été l’entêtement de certains « pompéianistes » à s’accrocher à la date du 24 août : « Des recherches récentes permettaient déjà d’affirmer que ce n’était pas la bonne date. On a observé beaucoup de fruits d’automne à Pompéi : noix, figues, châtaignes, pruneaux, grenades et même des sorbes qui se récoltent encore non mûres entre septembre et octobre. » Des historiens ont toutefois argué que les fruits pouvaient être d’importation ou dater de l’année précédente.          Présence de braseros          Alix Barbet met en avant un autre élément agricole important : « On a la preuve que les vendanges étaient terminées. Il y avait de la lie, ainsi que des pépins de raisin, et les grands récipients en terre cuite étaient pleins et scellés dans deux villas. Or, les textes des agronomes antiques, comme Columelle mais aussi Pline l’Ancien, précisent que les vendanges commençaient à l’équinoxe d’automne – le 21 septembre – pour se terminer au coucher des Pléiades, le 11 novembre. »           D’autres éléments indiquent une date automnale pour la catastrophe : la présence, dans les maisons pompéiennes, de nombreux braseros, pas vraiment utiles au mois d’août, ou les gros vêtements que portaient certains habitants.          Reste à comprendre d’où provient l’erreur initiale et à savoir à quelle date exacte le Vésuve est réellement entré en éruption. La réponse se trouve probablement dans… le texte de Pline le Jeune. Ainsi que l’explique Alix Barbet, « des épigraphistes ont, ces dernières années, ressorti d’autres copies de sa lettre à Tacite dont certaines mentionnent le neuvième jour avant les calendes de novembre et non pas celles de septembre ».          Quelque part, au Moyen Age, un copiste s’est probablement trompé dans la date, et son erreur s’est répercutée jusqu’à notre début de troisième millénaire… Pompéi a donc été ensevelie sous les cendres le 24 octobre 79 et non pas le 24 août, et c’est la semaine prochaine que la ville antique célébrera le 1 939e anniversaire de sa destruction.            L’homme de Pompéi n’a pas été écrasé par un bloc de pierre, selon des fouilles complémentaires          En mai 2018, des archéologues ont découvert à Pompéi les restes d’un homme dont la partie supérieure semblait écrasée par un bloc de pierre. Ils avaient conclu que le bloc, projeté par l’éruption du Vésuve, en 79 après J.-C., avait probablement écrasé l’homme malchanceux dans sa fuite. Pourtant, des fouilles supplémentaires plus profondes ont mis au jour le crâne de l’homme. Et il est intact. Ce qui discrédite la thèse du bloc de pierre meurtrier. La tête se serait donc détachée du corps après un affaissement de terrain. La mort n’aurait donc rien d’extraordinaire : a priori, une asphyxie due aux nuées de gaz et de cendres projetées par le volcan.                                          Annonces automobiles avec La Centrale           AUDI TTS 46900 € 61           BENTLEY FLYING SPUR 199998 € 69           MICROCAR M.GO 6700 € 94      Recherche                    Pierre Barthélémy       Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Dans une grotte d’Afrique du Sud, un dessin vieux de 73 000 ans  Des croisillons tracés à l’ocre et conservés sur une roche polie suggèrent une activité symbolique diversifiée d’« Homo sapiens », bien avant son arrivée en Europe.                   
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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ ­Lignes haute tension, téléphones portables, Wi-Fi… Ces ondes agiraient sur le cryptochrome, une protéine au cœur d’un mécanisme pouvant engendrer la production de toxines.
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤                     
                                                   
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Des chercheurs montrent que les champs magnétiques agissent sur les cellules

­Lignes haute tension, téléphones portables, Wi-Fi… Ces ondes agiraient sur le cryptochrome, une protéine au cœur d’un mécanisme pouvant engendrer la production de toxines.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    16.10.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 10h17
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
Attention, sujet glissant. Une équipe de Sorbonne Université démontre dans Plos Biology du 2 octobre que les champs magnétiques ont des effets biologiques, induisant la production de toxines. « Selon nos résultats, nous ne pouvons pas ignorer les réponses cellulaires à des champs magnétiques ­induits par les appareils électriques dans l’environnement, explique Margaret Ahmad, principale auteure avec Rachel Sherrad. Mais nous ne pouvons dire pour l’instant si ces ondes sont dangereuses pour les individus. »
En une phrase est résumée l’extrême sensibilité du sujet des risques des ondes en tout genre, ­lignes haute tension, téléphones portables, Wi-Fi… Fait rare, l’éditeur a ajouté une note d’avertissement et publié un autre article rappelant le contexte afin « d’encourager des interprétations prudentes ». On peut le comprendre.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) constate que « les conclusions de l’évaluation des risques publiées en 2013 ne mettent pas en évidence d’effets sanitaires avérés » des radiofréquences. Tout en notant que celles-ci sont classées comme « cancérogènes possibles » par le Centre international de recherche sur le cancer. Autre signe de la complexité du sujet, David Keays, chercheur à l’Institut de pathologie moléculaire du Biocentre de Vienne, coauteur de l’article complémentaire de Plos Biology, cite les résultats opposés de deux études sur les liens entre leucémies et proximité des lignes haute tension.
En outre, les deux articles de la revue dressent la liste des effets des champs magnétiques connus des médecins car utilisés en… thérapie. Ainsi des stimulations ­magnétiques transcrâniennes soignent la dépression résistante. La magnétothérapie, utilisant des champs mille fois plus faibles, sert pour calmer des douleurs, relaxer, soigner des fibromyalgies… même si des spécialistes qualifient...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Depuis l’éviction du frondeur Peter Gotzsche, cette organisation, qui évalue les médicaments, fait face aux vives critiques de certains de ses membres, sur fond  de soupçons de conflits d’intérêt.
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Cochrane, une institution ébranlée

Depuis l’éviction du frondeur Peter Gotzsche, cette organisation, qui évalue les médicaments, fait face aux vives critiques de certains de ses membres, sur fond  de soupçons de conflits d’intérêt.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 14h00
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
La Collaboration Cochrane s’enfonce dans une dangereuse discorde. Fondée en 1993 par un groupe de 80 chercheurs et médecins désireux d’échapper à l’influence de l’industrie et de promouvoir une « médecine fondée sur la preuve » (evidence-based medicine), la prestigieuse organisation est traversée par une crise sans précédent depuis que son conseil de gouvernance en a exclu, le 13 septembre, un professeur de médecine danois, Peter Gotzsche, connu pour ses positions très critiques vis-à-vis des entreprises pharmaceutiques. Son éviction avait entraîné la démission de quatre des treize membres du conseil de gouvernance, en ­signe de protestation contre le sort fait à ce membre fondateur de l’association, sanctionné officiellement pour des positions publiques personnelles radicales, qu’il n’aurait pas pris soin de ­distinguer de l’avis collégial de la Cochrane. M. Gotzsche, pour sa part, dénonce une « campagne de dénigrement » à son encontre et une « déliquescence morale » de la direction de l’organisation, qu’il accuse de vouloir mettre en place une stratégie de « marque ».
Inconnue du grand public, l’organisation a de fait acquis en un quart de siècle une importance cardinale pour les patients et les médecins. Cette organisation à but non lucratif forte de quelque 11 000 membres, généralement bénévoles, chercheurs ou praticiens, organise la publication de revues systématiques de la littérature scientifique, afin d’évaluer, avec indépendance et rigueur, les bénéfices et les risques de traitements médicamenteux ou d’interventions médicales. Les publications estampillées « Cochrane » jouissent, partout dans le monde, d’un haut niveau de ­reconnaissance. D’une manière ou d’une autre, les protocoles en vigueur pour le traitement d’un certain nombre de pathologies sont fortement influencés par les avis de la Cochrane.
Le délitement ou la décrédibilisation de l’organisation aurait ainsi des conséquences importantes. Celle-ci est fondée...




                        

                        


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Médicaments antidouleurs : overdose sur ordonnance

Editorial. L’addiction aux opiacés est désormais la première cause de mort par overdose en France. Cette situation nécessite, notamment, de beaucoup mieux informer les patients sur les risques d’addiction auxquels ils s’exposent.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 09h07
   





                        


Editorial du « Monde ». La première cause de mort par overdose en France n’a pas pour origine l’absorption de drogues illégales, mais celle de médicaments, prescrits au grand jour, par des médecins, dans le but de soulager la douleur de leurs patients. Avec plus de 500 décès chaque année, les traitements opiacés tuent davantage que l’héroïne et la méthadone réunies. Et encore, le chiffre, de l’aveu même des spécialistes, est significativement sous-évalué.
Le fléau est encore loin d’atteindre le stade épidémique des Etats-Unis. En 2017, plus de 48 000 patients ont succombé à une surdose d’antalgiques, un chiffre en constante augmentation. L’ampleur est telle que des études font un lien direct avec le recul de l’espérance de vie aux Etats-Unis, un phénomène inédit depuis la seconde guerre mondiale dans un pays développé.

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                L’addiction aux opiacés, première cause de mort par overdose en France



Les recherches sur des dérivés de la morphine afin de diversifier ses modes d’administration et de réduire ses effets secondaires datent d’une trentaine d’années. Une poignée de laboratoires ont multiplié les brevets à partir d’une molécule qui a longtemps suscité la méfiance du corps médical et des patients car associée à la toxicomanie ou aux soins palliatifs. Mais aux Etats-Unis, un lobbying intensif, un matraquage marketing efficace et un cadre législatif déficient ont réussi à surmonter les réticences, contribuant à banaliser ces médicaments opiacés. Plusieurs centaines de milliers de morts plus tard, les procès contre les laboratoires se multiplient, tandis que les pouvoirs publics américains ont toutes les peines du monde à enrayer le phénomène.
Sensibiliser les médecins généralistes
Il faut se féliciter que la France soit restée, jusqu’à présent, relativement épargnée. La publicité pour un médicament y est beaucoup plus réglementée qu’aux Etats-Unis. Par ailleurs, les prescriptions sont plus encadrées. Les antalgiques les plus puissants sont ainsi classés comme stupéfiants. S’ajoutent enfin des réticences d’ordre culturel. La France a traditionnellement une approche des traitements antidouleurs plus restrictive que les pays anglo-saxons.
Toutefois, les Français ne sont pas immunisés contre les dérives liées au recours à ce type de médicaments. Depuis 2000, le nombre de morts par opiacés a augmenté de 172 %, les hospitalisations ont été multipliées par trois et, en moins de quinze ans, les ventes d’Oxycodone, l’un des principaux produits responsables de l’épidémie américaine, ont bondi de 1 950 %.

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                L’inquiétant succès de l’OxyContin, puissant antalgique opiacé



Même si les chiffres en valeur absolue restent contenus, cette évolution spectaculaire doit nous alerter. Les abus sur les médicaments psychotropes, comme les benzodiazépines, prescrits au long cours, alors qu’ils sont à l’origine d’effets délétères, montrent qu’il est extrêmement compliqué de lutter contre les mésusages, une fois que les prescriptions se sont généralisées.
Dans le cas des antalgiques, il est nécessaire de redoubler de vigilance. Cela passe d’abord par une meilleure information des patients sur les risques d’addiction auxquels ils s’exposent. Il faut aussi davantage sensibiliser les médecins généralistes. Avec le développement de la médecine ambulatoire, ceux-ci se retrouvent de plus en plus sous la pression de malades qui rentrent chez eux avec des prescriptions présentant des risques d’addiction. Cette prévention est d’autant plus nécessaire qu’il ne faudrait surtout pas tomber dans une diabolisation du traitement de la douleur, alors que l’arsenal thérapeutique reste relativement limité.

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                Les Etats-Unis tentent de réagir face à la crise des opioïdes






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Le laboratoire produit l’OxyContin, un antidouleur fort qui peut induire des addictions. Nous l’avons interrogé sur la montée des overdoses liées au mésusage de cette classe de médicaments, observée aussi en France.
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Opioïdes : quatre questions au laboratoire Mundipharma

Le laboratoire produit l’OxyContin, un antidouleur fort qui peut induire des addictions. Nous l’avons interrogé sur la montée des overdoses liées au mésusage de cette classe de médicaments, observée aussi en France.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 09h50
    |

            Nathaniel Herzberg (propos recueillis par)








                        



                                


                            
L’OxyContin, un opioïde fort produit par la société Mundipharma, a connu une progression de 1950 % depuis 2004. Alors que les antalgiques sont devenus la première cause d’overdoses mortelles en France, Agnès Gentils, directrice des affaires pharmaceutiques du laboratoire, répond à nos questions.
La crise des opioïdes est mondiale. Les médicaments antalgiques, et notamment les spécialités d’oxycodone, sont mis en cause. Que répondez-vous ?
Nous comprenons que la situation aux Etats-Unis soit considérée comme étant une crise liée aux opioïdes, mais nous sommes en revanche en désaccord sur le caractère mondial de cette crise. La situation en France est très différente de celle des Etats-Unis.
Lorsque les médicaments opioïdes sont utilisés de manière appropriée et qu’ils font l’objet d’un suivi adéquat, ils jouent un rôle important dans la prise en charge de certains types de douleurs. Les opioïdes forts ont été approuvés par les autorités de santé dans le traitement des douleurs sévères qui ne peuvent être suffisamment traitées que par des analgésiques opioïdes forts, en particulier dans les douleurs d’origine cancéreuse.

Cependant l’oxycodone, au même titre que tous les autres opioïdes, peut provoquer des effets indésirables et fait d’ailleurs l’objet de mises en garde spéciales listées dans le résumé des caractéristiques du produit. Par conséquent, nous avons toujours été vigilants sur la manière dont nous assurions la promotion de ces produits et sur l’information délivrée aux professionnels de santé afin qu’ils prescrivent ces produits de manière appropriée et conformément au bon usage.
En France, le bon usage des opioïdes est supporté par le système français qui encadre strictement la prescription, la délivrance et l’usage des opioïdes forts. La communication des laboratoires auprès des professionnels de santé est très réglementée et les sociétés savantes émettent des recommandations de bon usage suivies...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ De nombreuses applications de l’IA deviennent possibles grâce aux gigantesques quantités de données accumulées par les armées modernes, analyse la journaliste du « Monde » Nathalie Guibert.
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Les défis militaires de l’intelligence artificielle

De nombreuses applications de l’IA deviennent possibles grâce aux gigantesques quantités de données accumulées par les armées modernes, analyse la journaliste du « Monde » Nathalie Guibert.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 12h26
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            
Analyse. Pour les armées modernes, « l’intelligence artificielle (IA) se présente comme la voie principale de la supériorité tactique » et elle est devenue « un enjeu de défense prioritaire pour les puissances militaires du XXIe siècle ». Dans une étude que publie l’Institut français des relations internationales (IFRI) sur cette nouvelle révolution, un ancien pilote de l’armée de l’air, Jean-Christophe Noël, évoque un « humanisme militaire » menacé.  Il n’est pas certain, selon lui, que les robots pourront toujours, en accord avec le « modèle de l’équipier fidèle », rester « étroitement associé(s) à un homme en charge d’un système d’armes comme un avion de chasse, un blindé ou un navire ».

Les applications militaires de l’IA deviennent accessibles et semblent sans limites. Elles sont rendues possibles par les gigantesques quantités de données (images, sons, etc.) désormais accumulées – un Rafale produit plusieurs téraoctets de données par heure de vol, et chacun des trois satellites d’observation français successeurs d’Helios 2 permettra de produire, à partir de 2019, cent fois plus d’informations que l’ensemble de ceux utilisés aujourd’hui par les armées. De plus, les algorithmes acquièrent la capacité nouvelle d’apprendre seuls selon les situations qu’ils rencontrent. Préparation au combat par la simulation, renseignement, ciblage, optimisation du soldat… La course a démarré.
« Hyperwar »
Le département de la défense américain a lancé près de 600 projets intégrant l’IA, un domaine où il vient d’annoncer 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros) d’investissement dans les cinq prochaines années. « Une IA surnommée ALPHA, qui fit ses classes en affrontant des programmes informatiques de combats aériens de l’Air Force Research Lab, a systématiquement triomphé d’un pilote de chasse chevronné en octobre 2015 », rappelle l’expert de l’IFRI.
Le pilote...




                        

                        

