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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La présidente (Les Républicains) des Bouches-du-Rhône devient incontournable dans la perspective de l’après-Gaudin.
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Martine Vassal, la Marseillaise qui règne sur la Provence

La présidente (Les Républicains) des Bouches-du-Rhône devient incontournable dans la perspective de l’après-Gaudin.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 18h00
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            

Elle a gardé l’habitude décontractée de claquer la bise aux connaissances qu’elle croise dans ses sorties officielles. Mais, désormais, preuve tangible de son changement de statut, Martine Vassal ne se déplace plus qu’entourée d’un aréopage d’élus et de conseillers aux petits soins pour elle.
Présidente Les Républicains (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône (CD13) depuis sa victoire, en mars 2015, la Marseillaise pilote aussi, depuis le 20 septembre et la décision de Jean-Claude Gaudin de lui céder ce poste épineux, la métropole Aix-Marseille Provence (AMP). Un établissement public de coopération qui conduit la destinée de 92 communes et de 1,8 million d’habitants.

L’ascension est fulgurante. En quatre ans et deux scrutins locaux, Mme Vassal est passée de l’obscur statut d’adjointe à la qualité de la ville, numéro dix de l’organigramme municipal, à une double présidence qui la rend presque hégémonique dans les Bouches-du-Rhône. A 56 ans, elle cumule la gestion d’un budget de 7,2 milliards d’euros par an (2,8 milliards pour le CD13, 4,4 milliards pour la jeune métropole) et les compétences en matière de transports, de voirie, de nettoiement, mais aussi de plan local d’urbanisme. Dans l’univers des collectivités locales, seule la maire de Paris, Anne Hidalgo, gère une enveloppe plus imposante. Après quelques sondages précoces et flatteurs, certains la voient déjà succéder en 2020 à Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille. « On ne cesse de me demander si je vais être candidate à la mairie. A chaque jour suffit sa peine. On va d’abord réussir ce territoire, après on verra bien », répond la secrétaire départementale LR.
D’autres y pensent pour elle. « Elle a su être au bon endroit au bon moment, en menant le combat des cantonales de 2015, que peu de monde chez nous pensait gagnable. Puis se montrer à la hauteur d’une fonction qui n’est pas facile », confie Yves Moraine,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Elle est soupçonnée d’avoir surfacturé les prestations de sa société de conseil lors de la campagne présidentielle. Jean-Luc Mélenchon a demandé « l’annulation des perquisitions ».
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Comptes de campagne : Sophia Chikirou entendue par la police anticorruption

Elle est soupçonnée d’avoir surfacturé les prestations de sa société de conseil lors de la campagne présidentielle. Jean-Luc Mélenchon a demandé « l’annulation des perquisitions ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 18h47
   





                        



   


Après Jean-Luc Mélenchon, c’est au tour de sa conseillère en communication Sophia Chikirou d’être entendue, vendredi 19 octobre, dans l’enquête sur les comptes de campagne de La France insoumise (LFI). La dirigeante de la société de conseil Mediascop, soupçonnée d’avoir surfacturé ses prestations au candidat Jean-Luc Mélenchon, dont elle était la directrice de communication lors de la campagne de 2017, est au cœur de cette enquête.
L’audition de Mme Chikirou par la police anticorruption à Nanterre survient en pleine tempête politique née d’une perquisition houleuse filmée au siège de LFI, mardi, et au lendemain de l’audition du dirigeant de LFI. Lors d’une conférence de presse donnée vendredi depuis le siège de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a demandé « l’annulation des perquisitions » et « la restitution de tout ce qui a été prélevé », estimant qu’« une opération de ce type n’a aucun précédent dans la vie politique de notre pays. Nous avons été traités comme une organisation terroriste ou de grand banditisme ».
Plus tôt, l’avocat de Mme Chikirou, David Marais, avait, lui, affirmé :
« Nous répondrons aux questions. Nous sommes sereins, car toutes les accusations sont fausses, et cela ne pourra que devenir rapidement une évidence ».

        Pour tout comprendre :
         

          Si vous n’avez rien suivi aux comptes de campagne des candidats à la présidentielle



Soupçons de surfacturation

   


La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avait validé à la fin de 2017 les comptes des onze prétendants à l’Elysée, non sans avoir retranché certaines dépenses, notamment pour Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, et fait un signalement à la justice. Elle avait également saisi le parquet au sujet de dons privés au bénéfice de la campagne d’Emmanuel Macron, mais, après analyse, ce signalement n’a pas donné lieu à des suites judiciaires. Elle avait en revanche jugé « acceptables » des rabais accordés par des prestataires de services au camp macroniste.
Au total, plus de 430 000 euros de dépenses de LFI, dont 54 600 euros facturés par Mediascop, avaient été exclus des frais que l’Etat rembourse aux candidats ayant totalisé plus de 5 % des suffrages. Une autre association, L’Ere du peuple, qui avait facturé 440 027 euros avait été visée. Au total, Mediascop a facturé près de 1,2 million d’euros, « soit 11 % du budget total de la campagne ».

        Lire aussi :
         

                Oui, la Commission des comptes de campagne peut valider des comptes et les signaler au parquet



« Boucs émissaires »
« Mediascop et Sophia Chikirou sont dans cette affaire des boucs émissaires », a réagi Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué, estimant que « toutes ces enquêtes sont déclenchées sur l’initiative de gens politiquement engagés ». Cette remarque du dirigeant insoumis vise en particulier Jean-Guy de Chalvron, l’un des deux rapporteurs de la Commission chargés de vérifier les dépenses du candidat LFI, déjà poursuivi pour dénonciation calomnieuse par LFI.
Après le signalement de la Commission, M. de Chalvron avait claqué la porte de cette dernière, estimant que les réserves qu’il avait émises sur 1,5 million d’euros, dans une lettre à la Commission puis dans un entretien au Monde, n’avaient pas été prises en compte et que cette somme n’aurait donc pas dû être remboursée au parti.
A l’époque, « quand je la présente (la lettre) à la Commission on me dit non, “vous êtes trop dur”, “on ne peut pas dire ça”. Je dis : “Attention, il y a des anomalies qui relèvent du domaine judiciaire, il y a du pénal, du prêt illégal de main-d’œuvre.” », a-t-il raconté vendredi sur LCI. Jeudi soir, il avait réitéré ses accusations sur BFMTV en évoquant notamment des surfacturations pour « aider à la constitution d’un réservoir de liquidités à utiliser postérieurement ». « Sur Mediascop l’équipe de campagne a tout fait pour que ça soit complètement opaque », a-t-il affirmé.
Cette enquête préliminaire du parquet de Paris est menée parallèlement à une autre enquête, qui porte sur des emplois présumés fictifs d’assistants au Parlement européen.

        Lire aussi :
         

                Mediascop, l’atout com de Jean-Luc Mélenchon






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le député européen et la sénatrice ont lancé leur formation politique vendredi, une semaine après leur sortie du Parti socialiste.
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Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann lancent « Après », avec 650 élus, cadres et militants socialistes

Le député européen et la sénatrice ont lancé leur formation politique vendredi, une semaine après leur sortie du Parti socialiste.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 16h20
    |

            Sylvia Zappi








                        


« Après. » Ce pourrait être le titre d’une chanson sur la fin d’une histoire d’amour. Ce sera le nom – provisoire – de la formation politique lancée par les anciens leaders de l’aile gauche du PS, Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, vendredi 19 octobre, dans une brasserie parisienne.
Une semaine après leur sortie du PS, le député européen et la sénatrice ont annoncé être suivis par 650 élus, cadres et militants, tous signataires de leur « Appel de l’alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste ».
Un peu bousculés par les turbulentes perquisitions opérées mardi au domicile de leur nouvel allié, Jean-Luc Mélenchon, comme au local de La France insoumise (LFI), les deux sortants ont présenté leur départ comme un mouvement d’ampleur. « Nous atteindrons plus de 1 000 sortants ce week-end, et plus encore fin octobre avec des arrivées de poids, dont des parlementaires nationaux, a insisté M. Maurel. C’est une scission par bataillons entiers qui veulent s’engager dans cette démarche nouvelle. »

        Lire l’entretien :
         

          Emmanuel Maurel : « Ce n’est pas un départ du PS, c’est une scission »



Un « vrai maillage territorial »
La première liste de leurs soutiens comprend assez peu de personnalités connues du PS. On compte ainsi deux anciens parlementaires comme Gaëtan Gorce et Christophe Premat, plusieurs maires dont Marc Vuillemot de la Seyne-sur-Mer (Var) ou des chercheurs tels Rémi Lefebvre. Une seule première fédérale figure parmi les signataires, celle de la Haute-Marne ainsi que plusieurs secrétaires fédéraux, dont celui des Bouches-du-Rhône, de Seine-Saint-Denis, des Yvelines ou de Haute-Corse. Les autres signatures sont de petits élus locaux et des militants, des responsables de section, qui constituent un « vrai maillage territorial », selon les mots des partants.
Au moment où la direction du PS tente de minimiser la force d’entraînement des deux frondeurs, Marie-Noëlle Lienemann a assuré qu’ils ne voulaient pas « rentrer dans une petite guéguerre avec Olivier Faure [le premier secrétaire du PS] ». Ils se disent tournés vers l’avenir, notamment vers leur rapprochement avec LFI en vue des élections européennes de mai 2019.
« La question posée à la gauche n’est pas tant l’Europe dont on rêverait mais celle des voies et des moyens pour parvenir à modifier le rapport de forces. Sur la manière d’opérer des ruptures radicales et la dénonciation des traités européens, nous avons des points de convergence évidents avec La France insoumise », a souligné M. Maurel.
Un congrès est prévu début 2019 pour constituer une « force politique nouvelle » dont le « fil rouge sera la République sociale ». Des mots que le fondateur du Parti de gauche aurait pu prononcer. Le MRC en sera a précisé Bastien Faudot, son porte-parole national.

        Lire aussi :
         

                Après quarante-sept ans au Parti socialiste, Marie-Noëlle Lienemann annonce son départ






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Entre droite et extrême droite, la carrière politique de l’ancien député et eurodéputé, partisan de « l’union des droites », a connu quelques allers-retours.
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Yvan Blot, ex-RPR et ancien cadre du FN, est mort

Entre droite et extrême droite, la carrière politique de l’ancien député et eurodéputé, partisan de « l’union des droites », a connu quelques allers-retours.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 14h47
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            

Contributeur sur Boulevard Voltaire et Polémia, cofondateur du Club de l’horloge et des Volontaires pour la France, coopté au Club Valdaï pro-russe et habitué des médias pro-Poutine, adhérent à la Nouvelle droite, animateur sur Radio Courtoisie… Quiconque s’est intéressé aux ponts entre droite et extrême droite en France depuis les années 1970 a forcément croisé le nom d’Yvan Blot, mort le 10 octobre à 71 ans. Pour les autres, la biographie politique de l’ancien du Rassemblement pour la République (RPR) passé au Front national offre une traversée de près de cinquante ans dans l’histoire de l’extrême droite française.
« Du génocide de Vendée au génocide par indifférence des Français de souche, c’est un même crime contre notre avenir et celui du peuple ! Il faut le dénoncer ! » Les derniers mots publiés le 21 septembre par Yvan Blot sur Boulevard Voltaire – le site lancé par Robert Ménard, le maire de Béziers élu avec le soutien du FN – sonne en effet le glas d’une vie à penser, écrire et faire campagne très à droite. Dans un billet intitulé « Absence de politique familiale : l’Europe disparaît ! », le retraité de l’inspection générale au ministère de l’intérieur gronde contre le « remplacement des anciennes populations par des étrangers » et le « génocide par indifférence des Français de souche ».
Un discours identitaire et racialiste qu’Yvan Blot a tenu près d’un demi-siècle durant, se présentant avec un « i » dans les milieux pro-russes ou sous le pseudonyme « Michel Norey » pour signer certains des textes les plus racialistes de la Nouvelle Droite dans les années 1970.
En 1974, il cofonde le Club de l’horloge, un think tank réunissant des hauts fonctionnaires de droite et d’extrême droite, avec Henry de Lesquen, candidat aspirant à l’élection présidentielle de 2017 au programme ouvertement raciste et révisionniste, et Jean-Yves...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Laurent Berger, le secrétaire général de la centrale cédétiste, estime avoir été entendu avant la concertation qui doit reprendre le 22 octobre.
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Réforme des retraites : le satisfecit prudent de la CFDT

Laurent Berger, le secrétaire général de la centrale cédétiste, estime avoir été entendu avant la concertation qui doit reprendre le 22 octobre.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 12h23
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 14h40
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Pour le moment, la CFDT n’a pas d’objection à émettre sur la réforme des retraites, mais elle compte bien peser dans les débats. C’est, en substance, le message délivré par Laurent Berger, le secrétaire général de la centrale cédétiste, à l’occasion d’une journée d’études qui s’est tenue, jeudi 18 octobre, au siège de la confédération. La prise de parole du leader syndical survient huit jours après la présentation des premiers grands principes qui vont guider la transformation de nos régimes de pension. Cet énorme chantier se poursuit avec un deuxième cycle de concertation entre Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire chargé du dossier, et les partenaires sociaux. Les discussions doivent reprendre lundi 22 octobre.
Si le discours de la CFDT s’avère, à ce stade, plutôt positif, c’est d’abord parce qu’« il y a une méthode de concertation (…) qui a permis de voir qu’on avait droit à la parole sur ce sujet-là », a souligné M. Berger, jeudi. De même, la volonté du gouvernement d’engager une « réforme systémique » convient à la CFDT, puisqu’elle plaide en ce sens, depuis plusieurs années, afin, notamment, de « remettre de la solidarité » dans le système. Autrement dit, la bienveillance est de mise, pour l’instant, contrairement à la ligne, d’ores et déjà hostile, qui prévaut à la CGT et chez FO.
Problématiques brûlantes
Restent les mesures elles-mêmes, qui sont susceptibles d’être arrêtées. Au vu des premières orientations dévoilées le 10 octobre, M. Berger considère avoir été entendu sur plusieurs thèmes qui constituent autant de « lignes rouges » à ne pas franchir.
Ainsi, s’agissant de la règle des 62 ans (l’âge minimum pour partir à la retraite), « on a eu un engagement du haut-commissaire que ce sujet-là n’était pas dans le cadre de la concertation », a rapporté M. Berger. Une précision importante, car les esprits s’étaient échauffés, il y a une dizaine de jours, à propos de l’hypothèse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ L’essayiste publie un livre et lance une structure politique avec d’autres intellectuels pour créer un logiciel politique entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.
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Raphaël Glucksmann veut occuper la « place publique »

L’essayiste publie un livre et lance une structure politique avec d’autres intellectuels pour créer un logiciel politique entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 15h03
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

On peut le voir comme l’aboutissement d’une lente maturation personnelle. L’essayiste Raphaël Glucksmann, 39 ans, a une rentrée très politique. Et entend prendre toute sa place dans le débat actuel de la recomposition de la gauche. Son essai Les Enfants du vide. De l’impasse individualiste au réveil citoyen (Allary, 220 p., 18,90 euros), sorti le 11 octobre, a tout du manifeste de réarmement idéologique d’une gauche écologiste, humaniste et pro-européenne.
Ensuite, l’initiative qu’il lance notamment avec l’économiste Thomas Porcher et l’écologiste Claire Nouvian commence à avoir une existence concrète : une structure qui doit s’appeler Place publique – en référence au mouvement des places (Maïdan, Tahrir, etc.) dont M. Glucksmann se réclame dans son livre – doit être lancée début novembre. Un texte en huit points devrait ainsi être publié pour créer un logiciel politique qui trouverait sa place dans un espace entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.
L’essai de M. Glucksmann entre dans cette logique. C’est une tentative pour donner du sens à un nouvel engagement citoyen avec, au centre des préoccupations, la question écologique. Dans Les Enfants du vide, l’intellectuel part du fait que sa génération sans repères doit réinventer − voire réenchanter − une gauche en état de mort cérébrale. A défaut d’un tel sursaut, « l’insurrection populiste » gagnera.
Aucune question taboue
Construit en trois parties, ce passionnant essai dresse un constat cinglant de « la société de solitude », où l’être postmoderne règne, ignorant tout sens du collectif, tout sacrifice pour l’Autre. L’incarnation de cette dérive est l’Homo economicus, que l’auteur se propose de défaire méthodiquement. Sa solution peut apparaître simple et à la fois audacieuse : plus de solidarité, plus de démocratie, plus d’écologie. Aucune question n’est taboue chez Glucksmann, qui prend de front tous les débats qui traversent la gauche,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Un amendement au projet de loi de finances 2019 pour mettre fin à une niche fiscale a été adopté jeudi 18 octobre.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
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Les Corses en lutte contre un crédit d’impôt pour les investissements

Un amendement au projet de loi de finances 2019 pour mettre fin à une niche fiscale a été adopté jeudi 18 octobre.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 12h29
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

Les gestionnaires de patrimoine rivalisent de qualificatifs racoleurs pour vanter cette « niche fiscale fabuleuse », cette « opportunité fiscale exceptionnelle ». Les élus corses, en revanche, y voient un cheval de Troie de la spéculation en Corse. Ils ont rédigé un amendement au projet de loi de finances pour 2019 excluant les meublés de tourisme du crédit d’impôt pour les investissements réalisés en Corse (CIIC), adopté jeudi 18 octobre à l’Assemblée nationale, avec un avis favorable du gouvernement.
En vigueur depuis 2003, le CIIC bénéficie aux petites et moyennes entreprises réalisant des investissements productifs en Corse. Le montant du crédit d’impôt est de 20 % du prix de revient des investissements, 30 % pour les très petites entreprises. A l’origine destiné à favoriser l’investissement industriel et commercial en Corse, il n’a pas tardé à être identifié comme « un formidable outil d’investissement immobilier au service de l’optimisation patrimoniale », comme l’écrit Corsea Promotion dans sa brochure. La location saisonnière avec services parahôteliers, qui se situe à mi-chemin de la location meublée et de l’hôtellerie, peut en effet bénéficier de ce crédit d’impôt au même titre qu’un investissement hôtelier.
« Effets indésirables »
Avec une double conséquence. Cette spéculation a nourri la flambée des prix de l’immobilier, accroissant les difficultés d’accès au logement ou à la propriété pour les insulaires, et l’hôtellerie de métier a fortement souffert de cette « concurrence déloyale ». Aujourd’hui, le taux de résidences secondaires est de 37,2 % en Corse contre 9,6 % pour l’ensemble de la France et la parahôtellerie y représente 75 % de l’offre d’hébergement touristique.
Jean-Félix Acquaviva, député (Libertés et Territoires) de la Haute-Corse, auteur de l’amendement, dénonce « un crédit d’impôt galvaudé au profit de l’économie de la rente ». François Pupponi (Socialistes et apparentés)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le parti Les Républicains, divisé, se retrouve au moment de critiquer le nouveau ministre de l’intérieur, Christophe Castaner.
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Face à Macron, la droite agite le souvenir des années Jospin

Le parti Les Républicains, divisé, se retrouve au moment de critiquer le nouveau ministre de l’intérieur, Christophe Castaner.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 11h52
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

En tant qu’ancienne conseillère de Jacques Chirac à l’Elysée, Valérie Pécresse a un souvenir précis des dernières années de cohabitation de l’ex-président de la République avec le premier ministre socialiste Lionel Jospin. Et notamment le débat sur la sécurité, devenu par la suite sujet central de la campagne présidentielle de 2002. « Ce qu’il se passe en ce moment ressemble à ce qu’il se passait avec Jospin », souligne la présidente (Les Républicains) de la région Ile-de-France.

Décès d’un adolescent de 13 ans après une rixe, samedi, en Seine-Saint-Denis ; mort d’un homme de 35 ans, lundi, dans une fusillade à Toulouse ; menace terroriste persistante… Face à ces actualités, Mme Pécresse réclame de la part d’Emmanuel Macron « un sursaut d’autorité ». La présidente de Libres !, mouvement associé à LR, n’hésite pas à rapprocher l’action du président de la République du supposé laxisme de son prédécesseur, François Hollande, et de sa ministre de la justice, Christiane Taubira, un repoussoir pour la droite. « Emmanuel Macron et Nicole Belloubet, c’est du Taubira, affirme, cinglante, Mme Pécresse, en référence à la politique carcérale menée par l’actuelle garde des sceaux. Le seul objectif de Mme Belloubet, c’est de vider les prisons. » L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy réclame, pour sa part, une meilleure application des peines, la création de 12 000 places de prison, ainsi que le renvoi des détenus étrangers dans leurs pays d’origine.
Retour à l’envoyeur
Cette offensive sur le terrain de la sécurité l’amène aussi à formuler une proposition plus controversée : la mise en place d’un doublement des peines pour tous les crimes commis « dans les quartiers les plus criminogènes ». Même le très musclé « M. Sécurité » de LR, Eric Ciotti, bras droit du président du parti, Laurent Wauquiez, a jugé cette solution « juridiquement totalement irréaliste » en raison...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La lutte contre la délinquance est à nouveau au centre des préoccupations. Pour l’opposition, le flottement du remaniement démontre la déconnexion de Macron sur les enjeux de sécurité.
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L’exécutif voit ressurgir le débat sécuritaire

La lutte contre la délinquance est à nouveau au centre des préoccupations. Pour l’opposition, le flottement du remaniement démontre la déconnexion de Macron sur les enjeux de sécurité.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 16h54
    |

            Elise Vincent, 
Cédric Pietralunga, 
Nicolas Chapuis et 
Louise Couvelaire








                        



                                


                            

Le symbole fait mal. Lors de son déplacement aux Antilles, fin septembre, Emmanuel Macron s’était rendu à Quartier-d’Orléans, une cité défavorisée de Saint-Martin. Invité par un ex-braqueur sorti de prison à visiter l’appartement HLM familial pour y constater les dégâts laissés par l’ouragan Irma, le chef de l’Etat en avait profité pour tancer son hôte, lui demandant de cesser ses « bêtises ». « Les braquages, c’est fini, ta mère mérite mieux que ça », avait-il lancé. Las, quinze jours plus tard, le jeune homme a été interpellé pour détention de stupéfiants et rébellion, et condamné à huit mois de prison.
Pour l’opposition, c’est désormais une certitude : le président de la République a une approche trop « naïve » des questions de sécurité. « Il y a aujourd’hui des territoires interdits dans la République. Il faut mettre fin à l’aveuglement coupable du gouvernement », a dénoncé Valérie Pécresse, la présidente (LR) de la région Ile-de-France, le 30 septembre. « Chaque jour, 21 policiers et gendarmes sont blessés en mission opérationnelle, et on dénombre près de 1 000 agressions par jour », s’est indigné Eric Ciotti, député (LR) des Alpes-Maritimes, dans Le Figaro du 17 octobre, fustigeant le supposé « peu d’intérêt » du chef de l’Etat pour ces sujets.
La sécurité publique n’a jamais été un thème de prédilection pour le chef de l’Etat. A la fois en raison de son parcours personnel, mais aussi à cause d’un effet conjoncturel. Quand il arrive au pouvoir, en mai 2017, la menace terroriste est encore très élevée, les attaques d’individus isolés s’enchaînent. Mais, même si M. Macron s’attache à parfaire la coordination entre services de renseignement en créant la task force lui étant rattachée, et à faire voter la controversée loi sur la « sortie de l’Etat d’urgence », beaucoup de réformes ont déjà été faites par son prédécesseur.

Nombreuses interrogations
Place Beauvau, Gérard...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Au lendemain de la vidéo montrant Jean-Luc Mélenchon se moquant de l’accent d’une journaliste, cette porte-parole de LRM veut lutter contre la discrimination liée aux accents.
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Une députée veut sanctionner la « glottophobie », la moquerie des accents

Au lendemain de la vidéo montrant Jean-Luc Mélenchon se moquant de l’accent d’une journaliste, cette porte-parole de LRM veut lutter contre la discrimination liée aux accents.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 15h16
   





                        


La vidéo de Jean-Luc Mélenchon se moquant de l’accent d’une journaliste a suscité nombre de réactions. Et parmi elles, une proposition de loi. La députée La République en marche (LRM) Laetitia Avia a en effet annoncé, jeudi 18 octobre au soir, le dépôt d’une proposition de loi contre les discriminations linguistiques ou « glottophobie ».
« Parle-t-on moins français avec un accent ? Doit-on subir des humiliations si on n’a pas d’intonations standardisées ? Pcq nos accents sont notre identité, je dépose, avec des députés@LaREM_AN, une proposition de loi pour reconnaître la glottophobie comme source de discrimination », a tweeté la députée de Paris.
« Partie intégrante de l’identité »
Dans l’ébauche de sa proposition, jointe à son message sur le réseau social, cette porte-parole de LRM explique que le terme de « glottophobie » théorisé en 2016, fait référence à « l’accent d’une personne ». Sa proposition souligne que « l’accent, qu’il soit mosellan, ch’ti, du Sud, parisien ou encore banlieusard » est « partie intégrante de l’identité de nombreux Français ».
Mercredi, dans les couloirs de l’Assemblée nationale, le chef de file de La France insoumise et député des Bouches-du-Rhône avait tourné en dérision une journaliste qui lui posait une question, en imitant l’accent du Sud de celle-ci.
« Vous dites n’importe quoi. Est-ce que quelqu’un peut me poser une question en français et à peu près compréhensible ? Parce que votre niveau me dépasse », avait lancé M. Mélenchon dans cette séquence qui a largement circulé sur les réseaux sociaux.

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                Perquisitions : « La manœuvre de Monsieur Macron est ratée », affirme Mélenchon après son audition






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Dans sa chronique hebdomadaire, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde », revient sur les défis qui attendent le nouveau ministre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/10/2018
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Ministère de la culture : « Franck Riester sera-t-il l’oiseau rare qui bousculera ce petit mammouth ? »

Dans sa chronique hebdomadaire, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde », revient sur les défis qui attendent le nouveau ministre.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 11h49
    |

            Michel Guerrin (chroniqueur culture)








                        



                                


                            

Chronique. Franck Riester est le 13e ministre de la culture en vingt-cinq ans. Environ deux ans, c’est une rotation rapide, mais qui se retrouve ailleurs. En étant un peu taquin, et pour signifier la difficulté du poste, disons que celle qui a duré le moins longtemps, Audrey Azoulay, est aussi celle qui en est le mieux sortie, occupant ses quinze mois à régler les affaires courantes et à rebondir à la tête de l’Unesco.
Pourquoi un ministre de la culture s’en va souvent avec un goût amer ? Certains n’ont pas les armes, comme Françoise Nyssen, qui s’est jetée dans la mare sans savoir nager – avec sincérité, elle a confié ne pas avoir été préparée. Car beaucoup pensent que la culture, c’est fun, facile, sympa. « Tous les soirs, il faut que tu te tapes des spectacles et dire que c’est bien », a conseillé François Hollande à Fleur Pellerin, qui débarquait tel un ovni. Elle a fini concassée par un procès en illégitimité. Car la culture devient vite un enfer pour qui n’est pas de la partie, ne maîtrise pas les rouages, croit – à tort – que c’est plus aisé de la bouger que de réformer la SNCF, ne sait pas tenir tête aux artistes.
La culture flatte un ministre mais ce dernier est vite tétanisé par un secteur qui, au moindre dérapage, le méprise. Au point que Franck Riester, à peine nommé, et comme d’autres avant lui, s’est cru obligé de manier le mot ronflant et de dire que « la culture est le ministère essentiel », alors qu’elle ne l’est pas – sinon on lui donnerait plus que 1 % du budget de l’Etat.
Un boutiquier qui gère la pénurie
La réalité, c’est que 85 % des crédits alloués à la création sont engloutis dans les établissements, événements et personnels avant même que le ministre ne bouge le petit doigt. Comme son budget est stable, donc en baisse puisque tout augmente, il devient un boutiquier qui gère la pénurie et doit affronter les jérémiades du milieu. Les fins diplomates y parviennent. Mais tous vacillent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le ministère du travail a présenté les dix premiers projets proposés par les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) pour améliorer l’adéquation de l’offre et de la demande d’emploi liée à la transformation numérique.
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Par  Anne Rodier   Publié aujourd’hui à 06h00, mis à jour à 09h42   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Fin 2017 déjà, une étude de Pôle emploi constatait que 4,7 % des annonces déposées par les entreprises, soit 150 000 offres, étaient restées non pourvues faute de candidats adéquats. Nick White/Image Source / Photononstop             Le ministère du travail a présenté, le 11 octobre, les dix premiers projets « Soutien aux démarches prospectives compétences » retenus sur proposition des organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) – les organismes financeurs de la formation professionnelle – pour identifier, par secteur ou par filière, l’évolution de l’emploi et des compétences liée à la transformation numérique.          L’appel à projets, lancé en avril, vise à soutenir les démarches prospectives au sein des branches d’activité. Le temps de la formation n’étant pas celui de l’entreprise, il est urgent d’anticiper afin que la transformation numérique, la robotisation et l’intelligence artificielle offrent des opportunités d’emploi plutôt que des salariés laissés-pour-compte et des postes sans candidats.           Lire aussi Formation, apprentissage : le projet de loi Pénicaud 2 soulève encore beaucoup de questions             Les OPCA Défi, Opcaim, Opcalim, OPCA 3 +, FAF.TT, Fafiec, Afdas, Opcalia, AFT, Transports et services et l’Union des employeurs de l’économie sociale et la branche des particuliers employeurs, concernés par cet appel à projets, auront à charge de mener à bien les dix projets pour faciliter la gestion prévisionnelle de l’emploi, les passerelles entre les métiers au sein et en dehors des branches professionnelles, et réduire dans les entreprises la part des métiers qui ne trouvent pas preneurs.          150 000 offres non pourvues          Fin 2017 déjà, une étude de Pôle emploi constatait que 4,7 % des annonces déposées par les entreprises, soit 150 000 offres, étaient restées non pourvues « faute de candidats adéquats » ; 51 % des recruteurs précisaient que le fait de ne pas trouver de candidat était « le plus souvent lié à une pénurie de formation aux compétences nécessaires au poste ». Les abandons de recrutement faute de candidats étaient issus à 72 % des services, 13 % du commerce, 6 % de la construction, 6 % de l’industrie et 2 % de l’agriculture. Les secteurs couverts par les dix projets sélectionnés par l’Etat sont le transport, le commerce de détail, le numérique, la culture, l’intérim, les particuliers employeurs et l’industrie.           Il est urgent d’anticiper afin que la transformation numérique, la robotisation et l’intelligence artificielle offrent des opportunités d’emploi plutôt que des salariés laissés-pour-compte et des postes sans candidats                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Des milliers de retraités ont manifesté jeudi contre la baisse de leur pouvoir d’achat. Au point de créer « des craquements » dans la majorité, selon les syndicats.
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Les retraités descendent dans la rue et mettent l’exécutif sous pression

Des milliers de retraités ont manifesté jeudi contre la baisse de leur pouvoir d’achat. Au point de créer « des craquements » dans la majorité, selon les syndicats.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 02h03
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 07h50
   





                        



   


Des milliers de retraités ont manifesté jeudi 18 octobre contre la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) et le coup de rabot sur les pensions prévues l’an prochain, espérant accentuer les « craquements » apparus au grand jour entre le gouvernement et une partie des députés de la majorité.
« Une vie à travailler, une vie à cotiser et maintenant rackettés ». La pancarte aperçue dans le cortège parisien rappelle celles des manifestations de septembre 2017, mars et juin 2018. Comme les trois fois précédentes, les mêmes neuf syndicats et associations de retraités (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA) ont appelé à une « mobilisation générale » pour défendre les « pensions en danger ». Dans la capitale, entre la place de l’Opéra et celle de la République, les organisateurs ont compté jeudi après-midi 15 000 participants (3 500 selon la préfecture de police) sous le soleil, dont d’importants bataillons de la CGT.

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Retraités déterminés
« Je me battrai jusqu’à ce que ma retraite retrouve son niveau d’avant la hausse de la CSG ! », lance Michel, 76 ans, ancien salarié de la recherche spatiale, qui dit avoir perdu 80 euros par mois depuis janvier. Claude, 76 ans également, perd, lui, 850 euros par an, soit « deux semaines de vacances en gîte » pour cet ancien ouvrier de l’industrie aéronautique. « On est là pour défendre le peu de droits pour lesquels on s’est battu quand on travaillait », ajoute Rosine, ancienne animatrice sociale.
D’autres rassemblements étaient prévus dans une cinquantaine de villes en métropole. Des médias locaux ont compté 1 500 personnes à Bordeaux (800 selon la police), 500 à Pau et 400 à Bayonne. Des journalistes de l’Agence France-Presse ont par ailleurs dénombré 700 manifestants à Périgueux et 200 à Marseille, tandis que 300 personnes ont défilé à Nantes, selon la police.
Une mobilisation en deçà de celle du 15 mars, point d’orgue du mouvement, qui avait réuni 200 000 participants, selon le « groupe des neuf ». « Ce n’est pas une déception. Il y a toujours un noyau dur déterminé à ne pas accepter les mesures du gouvernement », affirme Didier Hotte, de FO, qui constate que ces choix budgétaires provoquent « des craquements dans la majorité » parlementaire.

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Des députés LRM prêts à assouplir la réforme de la CSG
Une vingtaine de députés La République en marche (LRM) ont en effet déposé un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, introduisant « plus de progressivité dans les taux de CSG » pour les retraités, adopté contre l’avis du rapporteur général, Olivier Véran.
Cette modification, qui devra être à nouveau votée dans l’hémicycle la semaine prochaine pour être intégrée au PLFSS, est révélatrice d’un désaccord sur la « correction » promise par Edouard Philippe. Le premier ministre avait concédé après le 15 mars un geste fiscal en faveur des retraités aux revenus modestes, qui devrait concerner 350 000 foyers, selon le PLFSS. Mais qui ne change rien pour environ 60 % des 16 millions de retraités, qui ne bénéficient d’aucune compensation de la hausse de la CSG, et paient ainsi les baisses de cotisations pour les salariés.
« Ils ne savent plus par où prendre le sujet. Ils sentent bien que l’électorat retraité leur échappe », observe Michel Salingue, de la Fédération générale des retraités (FGR). D’autant plus que les retraités seront encore mis à contribution l’an prochain pour équilibrer les comptes de la « Sécu » : leurs pensions de base ne seront revalorisées que de 0,3 %, quand la hausse des prix devrait atteindre 1,3 %. Ce coup de rabot décidé par l’exécutif vise à économiser 2,8 milliards d’euros et à présenter ainsi un budget en excédent pour la première fois depuis 2001.
Au total, « en trois ans, un mois de pension aura été pris dans la poche des retraités », selon les organisateurs des manifestations de jeudi, qui envisagent déjà de nouvelles dates de mobilisation. « Ce ne sera pas la dernière journée d’action », affirme Maud Giloux, de la CFE-CGC. « On n’a pas le choix, parce que le budget est en train de se négocier en ce moment », ajoute Jean-Pierre Floret, de la CGT.
Une réunion est prévue le 5 novembre pour discuter d’éventuels « prolongements » du mouvement.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Les militants de Génération identitaire sont poursuivis pour « violences en réunion » et « séquestration », après leur occupation du siège de l’ONG début octobre.
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SOS Méditerranée : 56 personnalités de droite et d’extrême droite demandent l’abandon des poursuites contre Génération identitaire

Les militants de Génération identitaire sont poursuivis pour « violences en réunion » et « séquestration », après leur occupation du siège de l’ONG début octobre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    18.10.2018 à 20h03
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 20h34
   





                        



   


Cinquante-six personnalités de droite et d’extrême droite ont apporté leur soutien à l’action des militants de Génération identitaire (GI), dans une tribune publiée sur le site de Valeurs actuelles mercredi 17 octobre.
Le 5 octobre, 22 militants du mouvement d’extrême droite GI ont fait brutalement irruption au siège de l’ONG SOS Méditerranée à Marseille et déployé une banderole accusant SOS Méditerranée d’être « complice du trafic d’êtres humains ». Le 7 octobre, ces militants ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour « violences en réunion », « séquestration », « participation à un groupement en vue de commettre des violences » et « enregistrement et diffusion d’images violentes ».
« Acharnement politique »
« Nous soutenons les 22 de Marseille. Nous appelons à l’abandon des charges à leur encontre. Nous demandons une enquête parlementaire sur SOS Méditerranée et la mise sous séquestre de son navire l’Aquarius », écrivent les 56 personnalités, parmi lesquelles le député du Rassemblement national (ex-FN) Louis Aliot, l’ancien ministre Les Républicains Thierry Mariani, l’ancien ministre et soutien de François Fillon Charles Millon, ou l’essayiste Alain de Benoist.
« L’occupation des locaux de SOS Méditerranée a été menée de façon pacifique », sans « effraction », « séquestration » ou « coup », affirment les signataires. « La répression contre les militants identitaires relève de l’acharnement politique et non du droit », estiment-ils, qualifiant de « délétères » les actions de SOS Méditerranée et considérant que « la grande majorité des Français refuse cette immigration massive imposée ».
Selon la directrice générale de SOS Méditerranée, Sophie Beau, le 5 octobre, le personnel de l’ONG « a été brutalisé, certains plaqués » puis « éjectés de force de leur bureau » quand d’autres ont été « retenus ». Mercredi, SOS Méditerranée a promis d’attaquer en diffamation ceux qui « criminalisaient » les actions de son bateau de sauvetage en mer, l’Aquarius, en relayant « de fausses informations ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Dans la révision de la loi sur la bioéthique, le législateur doit renforcer la dignité de la personne humaine et il faut distinguer les questions médico-scientifiques et les questions de société, insiste, dans une tribune au « Monde », le président de la commission bioéthique à l’Académie des sciences morales et politiques.
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Jean-François Mattei : « Evitons les dérives dans la révision de la loi sur la bioéthique »

Dans la révision de la loi sur la bioéthique, le législateur doit renforcer la dignité de la personne humaine et il faut distinguer les questions médico-scientifiques et les questions de société, insiste, dans une tribune au « Monde », le président de la commission bioéthique à l’Académie des sciences morales et politiques.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 19h00
    |

Jean-François Mattei (Président de la commission bioéthique à l'Académie des sciences morales et politiques)







                        



                                


                            

Tribune. La loi du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique prévoyait qu’elle devait faire « l’objet d’un nouvel examen d’ensemble par le Parlement dans un délai maximal de sept ans après son entrée en vigueur ». Cette clause formelle laisse les pouvoirs publics maîtres de l’opportunité de légiférer.
Le gouvernement a annoncé son intention de déposer avant la fin de 2018 un projet de loi. Il n’appartient pas à l’Académie des sciences morales et politiques de se prononcer sur un texte dont la teneur n’est pas connue, mais il est de son devoir et de sa compétence de formuler des observations sur les enjeux que soulève cette révision.
Il faut distinguer les questions médico-scientifiques et les questions de société. L’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes ne relève d’aucun enjeu scientifique, mais elle renvoie à la question de l’évolution des mœurs, au même titre que le pacs ou le mariage pour tous.
La conscience même de l’homme
La dignité de la personne humaine est consubstantielle à l’humanité. Les perspectives ouvertes par le transhumanisme et le posthumanisme risquent de faire perdre l’image et la conscience même de l’homme. L’intervention sur l’homme permet des modifications de plus en plus importantes, le faisant passer de l’homme soigné à l’homme réparé, puis à l’homme augmenté et, enfin, à l’homme remplacé. Le législateur doit empêcher ces dérives.

Les questions génétiques ont été renouvelées depuis 2011 du fait des nouvelles techniques de séquençage du génome et de la possible modification des gènes. Mais la plus grande vigilance doit être exercée pour maintenir la distinction entre la prévention ou la guérison d’affections gravissimes d’une part et l’amélioration à la demande de caractéristiques physiques ou mentales et la sélection d’enfants à naître, qui ouvriraient le champ de l’eugénisme, d’autre part.
Les neuf mois de gestation et d’échanges physiologiques...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le gouvernement français a promis, par la voix de son ministre des comptes publics, de « lutter sans merci contre toute forme de fraude » après les révélations du « Monde » sur une vaste affaire d’évasion fiscale.
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« CumEx Files » : la France sera « intraitable », promet Gérald Darmanin

Le gouvernement français a promis, par la voix de son ministre des comptes publics, de « lutter sans merci contre toute forme de fraude » après les révélations du « Monde » sur une vaste affaire d’évasion fiscale.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 18h35
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 18h56
   





                        



Le gouvernement français a promis jeudi 18 octobre, par la voix de son ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, de se montrer « intraitable » après les révélations du Monde sur une vaste affaire d’évasion fiscale représentant des milliards d’euros de préjudice pour plusieurs Etats européens. Cette enquête du Monde, associé à dix-huit médias européens, se fonde sur de nombreux documents judiciaires et des investigations journalistiques menées sur le terrain.
C’est d’Allemagne qu’est partie cette affaire, où des traders sont soupçonnés d’avoir mis au point des montages, baptisés « CumEx », permettant de se faire rembourser indûment des impôts sur les dividendes versés aux actionnaires. Pour ce faire, les traders mis en cause se sont échangés des actions les jours de versement des dividendes afin de semer la confusion sur l’identité des véritables bénéficiaires. De grandes banques européennes ont prêté leur concours à ces pratiques, qui représenteraient jusqu’à 10 milliards d’euros de préjudice pour le seul fisc allemand.

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                « CumEx Files » : en France, des milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc



3 milliards d’impôts volatilisés
Des institutions financières internationales ont recours à des techniques d’optimisation fiscale « à la limite de la légalité » ayant pour objectif d’échapper à l’impôt sur les dividendes dans d’autres pays, comme la France. Chaque année, jusqu’à 3 milliards d’euros d’impôts échappent à la France.
« Les dossiers sont parfaitement identifiés par l’administration fiscale française. Si les infractions sont confirmées, nous serons intraitables », a réagi M. Darmanin, sur Twitter. « Le gouvernement entend lutter sans merci contre toutes les formes de fraude. » Le projet de loi antifraude, définitivement adopté le 10 octobre au Parlement, « donnera les moyens de poursuivre efficacement les fraudeurs et leurs complices, et les sanctionner plus durement », a également écrit Gérald Darmanin.
De leur côté, les sénateurs Eric Bocquet (PCF) et Sophie Taillé-Polian (ex-PS, Génération. s) ont demandé que la commission des finances du Sénat convoque les banques françaises mises en cause dans ces révélations, selon la chaîne Public Sénat. « Les banques jouent un rôle, et sans les grandes banques françaises, ce mécanisme ne serait pas possible », affirme Sophie Taillé-Polian. Eric Bocquet, lui, n’exclut pas une commission d’enquête.

Tous nos articles sur l’affaire « CumEx Files »
Le Monde, associé à 18 médias européens, dont Correctiv, Die Zeit et Reuters, dévoile une nouvelle affaire de fraude et d’évasion fiscales dont sont victimes plusieurs Etats européens, pour un préjudice évalué à 55 milliards d’euros en quinze ans.
Le récit : L’histoire secrète du casse fiscal du siècle
L’enquête : En France, plusieurs milliards d’euros d’impôts sur les dividendes échappent chaque année au fisc
En vidéo : Comment fonctionne la fraude ?
Tout comprendre à l’affaire en quelques schémas simples
Des banques françaises sont elles aussi empêtrées dans l’affaire : lire notre article.
Entretien : « Pour les banques, une source importante de profits », nous dit Josh Galper, qui dirige Finadium, un cabinet de conseils financiers de Boston, aux Etats-Unis.
Vu d’Europe : En chantier, la coopération fiscale européenne a connu des ratés.
La petite histoire : Quand Jérôme Kerviel alertait les sénateurs sur le scandale aux dividendes





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le directeur régional des finances publiques dans l’île a été démis de ses fonctions par décret présidentiel. Il avait été au cœur d’une polémique lors d’une visite en Corse d’Olivier Dussopt, en mars.
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« L’homme le plus détesté de Corse » est limogé

Le directeur régional des finances publiques dans l’île a été démis de ses fonctions par décret présidentiel. Il avait été au cœur d’une polémique lors d’une visite en Corse d’Olivier Dussopt, en mars.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 15h45
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 16h05
    |

            Benoît Floc'h








                        


Le directeur régional des finances publiques de l’île, Yann Poujol de Molliens, a été limogé, lundi 15 octobre, par un décret du président de la République. « L’homme le plus détesté de Corse », l’épithète souvent associé au patron local des services fiscaux, va rejoindre Bercy, à Paris, où il occupera un poste de chargé de mission dont les contours sont « en cours de définition », indique une source à Bercy.
Lors d’une visite en Corse, en mars, du secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’action et des comptes publics, Olivier Dussopt, Yann de Molliens aurait déclaré, selon des propos rapportés aux syndicats par des agents : « Soyez assuré, M. le ministre, que, dans le cadre du contrôle fiscal, nous ne ciblons que les Corses, pas les étrangers, ni les continentaux. » Il aurait en outre évoqué le « sentiment d’insécurité » éprouvé par les agents de contrôle.
Démentis
L’épisode avait provoqué à l’époque un certain émoi dans l’île. Ces paroles « présentent manifestement un caractère discriminatoire et ouvertement raciste », avait réagi le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, dans un courrier adressé au premier ministre, Edouard Philippe. « Ces faits, poursuivait-il, s’ils étaient avérés, seraient d’une grande gravité, et de nature à justifier des excuses publiques ainsi que la fin de la mission du directeur régional dans l’île. »

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Olivier Dussopt avait pourtant publié un communiqué, peu après sa visite, dans lequel il assurait qu’« aucun des propos tenus devant [lui] n’était de nature à présenter le “caractère manifestement discriminatoire et ouvertement raciste” dont il est fait état ». Et trois fonctionnaires de la direction régionale avaient signé une déclaration publique démentant que leur directeur ait tenu les propos que les syndicalistes lui reprochent.
L’épisode a cependant pesé dans l’éviction de M. de Molliens. Sans confirmer le fameux échange en cause, une source proche du dossier assure que l’ancien directeur régional a présenté ses agents à M. Dussopt en fonction de leur origine corse ou continentale. Elle évoque également un « management déplorable et des antécédents sur des postes précédents ».
« Comportements agressifs permanents »
De fait, à partir de mars, les relations sociales sont devenues détestables à la direction régionale des finances publiques. Le syndicat FO-DGFIP, majoritaire, a refusé de travailler avec M. de Molliens. « Il n’a siégé à aucune des réunions auxquelles nous participions, indique Matthieu Caillaud, secrétaire départemental du syndicat. On demandait son départ. Nous ne pouvions plus travailler avec lui. Il a fait assez de dégâts ici en deux ans et demi, il était temps qu’il parte ». Outre l’épisode de mars, le syndicat reproche à l’ancien directeur « un nombre sans précédent de suppressions de poste et une discrimination antisyndicale ».
De son côté, le directeur régional dénonce les « comportements moralement agressifs permanents » que son équipe aurait subis de la part de certains syndicalistes. Contacté par Le Monde, M. de Molliens a refusé de s’exprimer, mais c’est FO-DGFIP elle-même qui en fait état dans un communiqué de juin consacré au directeur régional. Le texte est titré « Le toqué obscur de la Corse » et est illustré d’une photo de Dark Vador, le méchant de Star Wars. M. Caillaud conteste « totalement » les accusations de M. de Molliens : « Il a joué la victime pour s’en sortir, précise le représentant de FO. C’est juste une manœuvre. Cela a juste accentué sa chute. On ne va pas s’en plaindre. » Jean-Guy Talamoni ne s’en plaint pas non plus. « Mieux vaut tard que jamais », s’est félicité le président de l’Assemblée de Corse sur Twitter, qui demandait le départ du directeur régional depuis plusieurs mois.
La personne qui succédera à M. de Molliens, Guylaine Assouline, a été nommée dans la foulée. A priori, son profil devrait satisfaire FO-DGFIP. Elle est en effet élue du Syndicat national des cadres dirigeants des finances publiques, lui-même appartenant à FO. Matthieu Caillaud dément formellement avoir eu un rôle dans la nomination de Mme Assouline : « Ce n’est pas du tout notre rôle et on se garde bien de le faire », assure le syndicaliste, qui ajoute à propos de la nouvelle directrice : « On la connaît bien et on sait déjà qu’on ne va pas rigoler… »
Quoi qu’il en soit, le départ de M. de Molliens suscite quelques questions dans les couloirs de Bercy : « C’est tout de même bizarre de virer quelqu’un à cause de propos racistes qu’il aurait tenus, alors que ceux-ci n’ont fait l’objet d’aucune action en justice… », s’interroge un haut fonctionnaire. Sans compter que la nouvelle directrice a participé à la commission qui a statué sur le sort de M. de Molliens… « Mme Assouline est élue à la commission administrative paritaire (CAP), elle y a donc participé, précise Bercy. Mais elle n’a pas, comme il se doit, pris part au vote relatif à sa nomination, pas plus qu’à celle de Yann de Molliens. Par ailleurs, la CAP donne un avis qui ne lie en rien l’autorité de nomination, en l’occurrence le président de la République. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La célèbre table parisienne, installée près de l’Assemblée nationale et des ministères, est menacée par un projet municipal de réaménagement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     
                                                

Au restaurant Chez Françoise, les politiques font de la résistance

La célèbre table parisienne, installée près de l’Assemblée nationale et des ministères, est menacée par un projet municipal de réaménagement.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 15h25
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 16h40
    |

            Sylvia Zappi








                        


Une Rolls Roys est parquée devant l’entrée du restaurant et une queue discrète se forme dès l’ouverture, devant le personnel qui accueille chacun en le saluant par son nom de famille. En fond sonore, les premières notes d’un piano électronique reprennent Douce France de Charles Trenet. Ce mercredi 17 octobre, dans les sous-sols de l’agence d’Air France de la place des Invalides, la soirée de « résistance » du célèbre restaurant Chez Françoise, haut lieu de la gastronomie parlementaire parisienne, s’annonce au mieux.
Dès l’entrée, le livre d’or de la brasserie un peu surannée, située à quelques pas de l’Assemblée nationale et des ministères du 7e arrondissement, s’ouvre sur une dédicace signée la veille par François Hollande : « Avec le plaisir de tant de déjeuners et de dîners sous tous les temps et quelles que soient les majorités, toujours avec des amis », écrit l’ancien président de la République, longtemps un habitué de cette table, du temps où il dirigeait le Parti socialiste. Edith Cresson ouvre le bal des hommages. Autour de l’ancienne première ministre de François Mitterrand, circulent des vieilles gloires de la politique des années 1990 et 2000, comme de nombreux anciens journalistes politiques, entre une assiette de ris de veau et des huîtres d’Oléron. De nombreux sénateurs avaient fait le déplacement pour « défendre une institution en danger », dénonçant même pour certains « un scandale ».
« David contre Goliath »
Tous sont venus soutenir, le temps d’un buffet gueuleton, la pérénité de cette institution dont l’existence est mise en cause par un projet de réaménagement de l’aérogare d’Air France. La bâtisse abrite, outre la compagnie aérienne, une déchetterie, un gymnase et le fameux restaurant. 18 000 mètres carrés au cœur du triangle doré entre les Invalides, le Quai d’Orsay et l’Assemblée nationale, que la mairie de Paris, propriétaire des lieux, voudrait mettre en valeur. Dans le cadre de l’appel à projets « Réinventons Paris », quatre dossiers ont été déposés par des promoteurs. Mais de leurs projets, il n’est guère question ce mercredi soir. Tout juste signe-t-on la charte des « Amis de Chez Françoise », en se faisant prendre en photo.
A droite, Christian Jacob, député LR des Yvelines, est là, comme Pierre Méhaignerie, l’ancien garde des sceaux du gouvernement Balladur. A gauche, on peut apercevoir Bruno Le Roux, longtemps président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale et éphémère ministre de l’intérieur sous le quinquennat Hollande. Ou encore Jérôme Guedj, l’ancien frondeur du PS, ou Jean-Vincent Placé, l’ex-sénateur et ministre écologiste...
Pascal Mousset, propriétaire de Chez Françoise, n’a aucun effort à déployer pour faire jouer chez ses invités la corde sensible de la nostalgie : « C’est un club démocratique qui a connu moult alternances et qui est un lieu où se discutent les alliances et les amendements. On a trois ans pour convaincre et c’est un peu le combat de David contre Goliath ». Le restaurateur annonce le soutien des absents, tels Franck Riester, nouveau ministre de la culture, ou Guillaume Gomez, le chef cuisinier de l’Elysée, « très peiné que cette institution disparaisse ».
Le maire LR du 6e arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, acquiesce, lui qui est venu soutenir en voisin « une PME qui craint de se faire évincer ». Le cabinet de Jean-Louis Missika, adjoint d’Anne Hidalgo à l’urbanisme, rétorque que la mairie de Paris est favorable au fait que le restaurant perdure dans les futurs aménagements : « Nous l’avons incité à se rapprocher des porteurs de projets afin qu’il soit inclu dans la restauration des lieux », précise-t-on. Les candidats sont entendus jeudi 18 octobre par un jury. « On saura comment ils envisagent le lieu », explique l’Hôtel de ville. Avec ou sans Chez Françoise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Annick Morel et Jean-Pierre Revoil, deux hauts fonctionnaires, illustrent avec un cas réel les failles des services publics dans l’aide apportée aux personnes qu’ils devraient servir et protéger.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                   
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« Si la chasse à la fraude est légitime, son obsession aboutit à des ruptures brutales de droits »

Dans une tribune au « Monde », Annick Morel et Jean-Pierre Revoil, deux hauts fonctionnaires, illustrent avec un cas réel les failles des services publics dans l’aide apportée aux personnes qu’ils devraient servir et protéger.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 15h00
    |

Annick Morel (Ancienne directrice de la Caisse nationale des allocations familiales) et Jean-Pierre Revoil (Ancien directeur général de l’Unedic)







                        



                                


                            
Tribune. « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas ! » Le président de la République a raison : les gens ne s’en sortent pas. Mais alors pourquoi ne s’en sortent-ils pas ? Et donne-t-on véritablement un pognon de dingue aux personnes pauvres ? Voici quelques éléments concrets de réponse à ces deux questions qui, sans prétention de représentativité, illustrent les failles du « filet » de la protection sociale qui se retourne parfois contre les personnes qu’il devrait servir et protéger.

M [le nom a été anonymisé] est une jolie femme rousse d’une cinquantaine d’années : sa chevelure frisée encadre un visage rond où rient des yeux vert clair. Comme beaucoup d’autres, elle est tombée en « pauvreté » après une série de ruptures familiales, professionnelles (elle a été vendeuse, réceptionniste dans un centre de vacances, ambulancière, gérante de restaurant, commerçante sur les marchés, auto entrepreneur créatrice de bijoux) mais aussi de santé, ayant connu une grave et longue maladie aujourd’hui guérie.
M se trouve presque chaque mois au bord d’un abîme creusé par les inventifs et inattendus soubresauts d’une bureaucratie inconsciente
Dans notre association qui accompagne les chômeurs, nous la soutenons depuis deux ans dans sa recherche « héroïque » d’emploi. Elle n’est pas sans compétences : outre son dynamisme, elle a un BEP sanitaire et social et de multiples talents. Elle vit avec un compagnon qui, comme elle, sait « tout faire » : mécanicien, serveur, plombier. Depuis trois ans, au RSA comme son ami, déclarée « employable » comme lui, elle se trouve presque chaque mois au bord d’un abîme creusé par les inventifs et inattendus soubresauts d’une bureaucratie inconsciente.
Pour M, le premier piège du système est celui de sa complexité. Outre le problème du « non-recours » des bénéficiaires potentiels qui ignorent ou peinent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Depuis 1993, ce projet autoroutier de 48 kilomètres pour relier Brignais à La Fouillouse a été maintes fois validé, mais toujours repoussé. La ministre des transports l’a définitivement enterré.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                

Pourquoi le projet controversé d’autoroute 45 entre Lyon et Saint-Etienne a-t-il été abandonné ?

Depuis 1993, ce projet autoroutier de 48 kilomètres pour relier Brignais à La Fouillouse a été maintes fois validé, mais toujours repoussé. La ministre des transports l’a définitivement enterré.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 15h41
   





                        



   


C’était l’Arlésienne locale, avec ses soutiens et ses détracteurs. Depuis vingt-cinq ans, les habitants des bassins stéphanois et lyonnais entendaient parler de cette autoroute 45 (A45), maintes fois validée mais toujours repoussée. Les uns promettaient qu’elle décongestionnerait la circulation entre les deux agglomérations et dynamiserait la région ; les autres y voyaient surtout une gabegie financière conduisant à la destruction de 500 hectares de terres agricoles.
La ministre des transports, Elisabeth Borne, a mis un terme à l’affrontement. Mercredi 17 octobre, le gouvernement a annoncé que le projet était définitivement abandonné, au motif que « l’Etat privilégie les alternatives routières et ferroviaires à l’A45 ». Une décision qui n’a pas manqué de provoquer la colère de certains élus locaux, qui ont tôt fait de dénoncer une trahison gouvernementale. Retour sur un important revirement politique.
Qu’est-ce que le projet d’autoroute 45 ?
C’est en 1993 que les premières études de faisabilité sont lancées pour ce projet de 48 kilomètres d’autoroute, prévu pour relier Brignais, une commune située au sud de Lyon, à La Fouillouse, sise au nord de Saint-Etienne. Cette portion routière devait permettre de doubler l’autoroute 47, un axe de 40 kilomètres à travers la vallée industrielle du Gier, très accidentogène et régulièrement saturé – près de 100 000 véhicules par jour en moyenne.
Le coût total du projet est estimé à 1,2 milliard d’euros. Un prix élevé pour un projet de cette taille, qui s’explique notamment par la nécessité de construire quatre tunnels et onze viaducs. Le plan de financement, négocié durant plus de quinze ans, prévoyait une prise en charge à hauteur d’un tiers par l’opérateur privé choisi – Vinci –, et de deux tiers par l’Etat et les collectivités locales, soit 790 millions de fonds publics.

        Notre reportage en 2017 :
         

          Mobilisation contre l’autoroute A45, « inutile et climaticide »



Pourquoi est-ce un revirement politique ?
Après des années de tergiversations gouvernementales sous les mandats de Jacques Chirac, 2008 avait semblé marquer un tournant dans l’histoire du projet d’A45. A l’issue du Grenelle de l’environnement – qui prévoyait pourtant l’arrêt des chantiers autoroutiers interurbains –, le ministre de l’écologie et de l’aménagement du territoire, Jean-Louis Borloo, avait alors déclaré le projet d’utilité publique. Un feu vert qui devait accélérer le processus.
L’appel à candidatures pour le concessionnaire privé fut lancé le 25 avril 2012, à quelques semaines de la fin de quinquennat de Nicolas Sarkozy. Mais certains points du financement continuaient de poser problème – notamment du côté des élus de la région lyonnaise. En 2016, le secrétaire d’Etat chargé des transports, Alain Vidalies, annonce le choix de la société Vinci Autoroutes comme concessionnaire, pour la réalisation et l’exploitation pendant cinquante-cinq ans de la future autoroute à péage. Une nouvelle étape cruciale vers la naissance du projet, qui reçoit l’avis favorable du Conseil d’Etat en 2017.
Mais le vent tourne pour l’A45. Comme pour de nombreux autres grands projets d’infrastructures, la contestation s’organise. Après les premières procédures judiciaires lancées par des élus Europe Ecologie-Les Verts (EELV), c’est le rapport Duron, rédigé par le conseil d’orientation des infrastructures au début de 2018, qui préconise de suspendre le projet et trouver une « alternative acceptable pour tous ». Un conseil qu’aura donc choisi de suivre le gouvernement d’Edouard Philippe, à la surprise des élus locaux.

        Le point sur
         

          les gagnants et les perdants des grands projets d’infrastructure de transport



Quel est l’argument du gouvernement ?
Pour la ministre des transports, le constat est clair : « Sur l’A45, a priori si c’était un projet consensuel on peut supposer qu’il serait d’ores et déjà fait. Donc c’est un projet qui soulève de nombreuses questions. » Suivant les recommandations du rapport Duron, la ministre a rappelé les trois faiblesses principales du projet A45 :
un impact environnemental néfaste sur les coteaux du Jarez et les monts du Lyonnais, avec la destruction de 500 hectares de terres agricoles et de vergers ;un sous-dimensionnement à l’arrivée de Lyon et La Fouillouse ;un taux de subvention trop élevé pour une concession.
Mais Elisabeth Borne n’est pas repartie les mains vides pour autant :
« Je le dis très clairement, il y a 400 millions d’euros qui étaient prévus dans la participation de l’Etat pour l’autoroute A45, ces 400 millions d’euros seront investis quoi qu’il en soit pour améliorer les liaisons entre Lyon et Saint-Etienne. » 
Dans le détail, ce montant devrait permettre de financer la création de bandes d’arrêt d’urgence sur l’ensemble de l’A47, le traitement du nœud Givors-Ternay avec notamment un élargissement, et une meilleure connexion de l’A47 à l’A46. Il pourrait également servir à renforcer la ligne TER entre Lyon et Saint-Etienne, aujourd’hui l’une des liaisons les plus empruntées de France avec 20 000 passagers et 120 trains par jour.
Et maintenant ?
« L’abandon du projet A45 sonne comme un véritable désastre pour les habitants, les entreprises et l’ensemble des forces vives du grand bassin constitué par les métropoles de Saint-Etienne et de Lyon », a réagi avec véhémence le collectif A45. A l’unisson, Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, Laurent Wauquiez, le président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, et Georges Ziegler, le président du conseil départemental de la Loire, ont dénoncé une « méthode indigne ».
Mais les élus locaux ne sont pas tous déçus de cette décision. Dans un communiqué commun, Régis Juanico, député de la Loire (Génération.s), Jean-Claude Tissot, sénateur de la Loire (groupe socialiste et républicain) et Johann Cesa, premier secrétaire fédéral du PS Loire, ont ainsi estimé que « les projets qui ne parviennent pas à voir le jour pendant plus de trente ans sont par définition de mauvais projets ». 
Faut-il voir dans l’abandon de ce projet contesté le signe d’un léger changement d’orientation pour le gouvernement, après le départ fracassant au début de septembre du ministre de l’écologie, Nicolas Hulot, qui implorait le chef de l’Etat d’être « à la hauteur du pire défi que l’humanité ait jamais rencontré » ? Reste que d’autres projets polémiques continuent d’avancer, à l’image du grand contournement ouest de Strasbourg. Au début de septembre, les opposants à ce projet datant de 1973 avaient été sèchement évacués par la police.



                            


                        

                        

