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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Elle est soupçonnée d’avoir surfacturé les prestations de sa société de conseil lors de la campagne présidentielle. Jean-Luc Mélenchon a demandé « l’annulation des perquisitions ».
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Comptes de campagne : Sophia Chikirou entendue par la police anticorruption

Elle est soupçonnée d’avoir surfacturé les prestations de sa société de conseil lors de la campagne présidentielle. Jean-Luc Mélenchon a demandé « l’annulation des perquisitions ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 18h47
   





                        



   


Après Jean-Luc Mélenchon, c’est au tour de sa conseillère en communication Sophia Chikirou d’être entendue, vendredi 19 octobre, dans l’enquête sur les comptes de campagne de La France insoumise (LFI). La dirigeante de la société de conseil Mediascop, soupçonnée d’avoir surfacturé ses prestations au candidat Jean-Luc Mélenchon, dont elle était la directrice de communication lors de la campagne de 2017, est au cœur de cette enquête.
L’audition de Mme Chikirou par la police anticorruption à Nanterre survient en pleine tempête politique née d’une perquisition houleuse filmée au siège de LFI, mardi, et au lendemain de l’audition du dirigeant de LFI. Lors d’une conférence de presse donnée vendredi depuis le siège de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a demandé « l’annulation des perquisitions » et « la restitution de tout ce qui a été prélevé », estimant qu’« une opération de ce type n’a aucun précédent dans la vie politique de notre pays. Nous avons été traités comme une organisation terroriste ou de grand banditisme ».
Plus tôt, l’avocat de Mme Chikirou, David Marais, avait, lui, affirmé :
« Nous répondrons aux questions. Nous sommes sereins, car toutes les accusations sont fausses, et cela ne pourra que devenir rapidement une évidence ».

        Pour tout comprendre :
         

          Si vous n’avez rien suivi aux comptes de campagne des candidats à la présidentielle



Soupçons de surfacturation

   


La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avait validé à la fin de 2017 les comptes des onze prétendants à l’Elysée, non sans avoir retranché certaines dépenses, notamment pour Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, et fait un signalement à la justice. Elle avait également saisi le parquet au sujet de dons privés au bénéfice de la campagne d’Emmanuel Macron, mais, après analyse, ce signalement n’a pas donné lieu à des suites judiciaires. Elle avait en revanche jugé « acceptables » des rabais accordés par des prestataires de services au camp macroniste.
Au total, plus de 430 000 euros de dépenses de LFI, dont 54 600 euros facturés par Mediascop, avaient été exclus des frais que l’Etat rembourse aux candidats ayant totalisé plus de 5 % des suffrages. Une autre association, L’Ere du peuple, qui avait facturé 440 027 euros avait été visée. Au total, Mediascop a facturé près de 1,2 million d’euros, « soit 11 % du budget total de la campagne ».

        Lire aussi :
         

                Oui, la Commission des comptes de campagne peut valider des comptes et les signaler au parquet



« Boucs émissaires »
« Mediascop et Sophia Chikirou sont dans cette affaire des boucs émissaires », a réagi Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué, estimant que « toutes ces enquêtes sont déclenchées sur l’initiative de gens politiquement engagés ». Cette remarque du dirigeant insoumis vise en particulier Jean-Guy de Chalvron, l’un des deux rapporteurs de la Commission chargés de vérifier les dépenses du candidat LFI, déjà poursuivi pour dénonciation calomnieuse par LFI.
Après le signalement de la Commission, M. de Chalvron avait claqué la porte de cette dernière, estimant que les réserves qu’il avait émises sur 1,5 million d’euros, dans une lettre à la Commission puis dans un entretien au Monde, n’avaient pas été prises en compte et que cette somme n’aurait donc pas dû être remboursée au parti.
A l’époque, « quand je la présente (la lettre) à la Commission on me dit non, “vous êtes trop dur”, “on ne peut pas dire ça”. Je dis : “Attention, il y a des anomalies qui relèvent du domaine judiciaire, il y a du pénal, du prêt illégal de main-d’œuvre.” », a-t-il raconté vendredi sur LCI. Jeudi soir, il avait réitéré ses accusations sur BFMTV en évoquant notamment des surfacturations pour « aider à la constitution d’un réservoir de liquidités à utiliser postérieurement ». « Sur Mediascop l’équipe de campagne a tout fait pour que ça soit complètement opaque », a-t-il affirmé.
Cette enquête préliminaire du parquet de Paris est menée parallèlement à une autre enquête, qui porte sur des emplois présumés fictifs d’assistants au Parlement européen.

        Lire aussi :
         

                Mediascop, l’atout com de Jean-Luc Mélenchon






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Selon le jugement, le personnel de l’établissement a commis une succession d’erreurs pendant l’accouchement, causant un lourd handicap au bébé, aujourd’hui adulte.
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Une clinique condamnée à payer 14,5 millions d’euros pour un handicap causé par l’accouchement

Selon le jugement, le personnel de l’établissement a commis une succession d’erreurs pendant l’accouchement, causant un lourd handicap au bébé, aujourd’hui adulte.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 17h27
   





                        


Une clinique auvergnate et deux de ses praticiens ont été condamnés à payer la somme exceptionnelle de 14,5 millions d’euros à des parents pour assurer la prise en charge de leur fille, née très handicapée par leur faute, il y a vingt-deux ans. Cette somme a été fixée dans un jugement, susceptible d’appel, rendu par la première chambre civile du tribunal de Clermont-Ferrand le 28 septembre, dont l’Agence France-Presse a eu copie.
« C’est le prix d’une perte d’autonomie, un montant à la hauteur d’enjeux existentiels », a souligné, vendredi 19 octobre, Me Marc-André Ceccaldi, l’un des deux avocats marseillais de la famille, spécialisés dans la réparation des dommages corporels.
La jeune fille, dont les parents souhaitent préserver l’anonymat, est née un matin de 1996 à la clinique de la Châtaigneraie à Beaumont (Puy-de-Dôme), dans un « état neurologique sévère » qui va provoquer une infirmité motrice et cérébrale majeure.
« Succession d’anomalies, d’imprudences et d’erreurs »
Selon l’avocat, dans la nuit, des signes de « souffrance fœtale » étaient apparus, sans réaction des deux sages-femmes de service. L’obstétricien et l’anesthésiste n’ont pas réagi non plus et ont poursuivi à leur arrivée l’accouchement par voie naturelle, alors qu’une césarienne en urgence aurait dû s’imposer. Finalement, le bébé est venu au monde après plusieurs heures d’oxygénation insuffisante du cerveau.
Une expertise médicale a conclu à une « encéphalopathie anoxo-ischémique », survenue en période périnatale, imputée « à une succession d’anomalies, d’imprudences et d’erreurs mettant en cause la surveillance des sages-femmes salariées, l’intervention des médecins ainsi que l’absence de conservation des données médicales ».
Vingt-deux ans plus tard, les juges ont estimé que la situation de handicap de la jeune fille était « avérée et extrêmement lourde », avec un taux d’invalidité de 100 % impliquant un besoin d’assistance par tierce personne permanent.
A ce titre, le tribunal a condamné la clinique, l’obstétricien et l’anesthésiste, solidairement avec leurs assureurs (GAN, Allianz et Medical Insurance Company), à verser aux parents une indemnité totale de 12,2 millions d’euros, pour les années passées et à venir. Le reste du montant obtenu couvre différents frais et préjudices liés à l’état de la victime.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ En France, actuellement, il n’existe pas de limite d’exposition aux particules diesel sur le lieu de travail.
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L’Union européenne veut limiter l’exposition des salariés aux gaz d’échappement

En France, actuellement, il n’existe pas de limite d’exposition aux particules diesel sur le lieu de travail.



LE MONDE ECONOMIE
 |    19.10.2018 à 15h50
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 16h02
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Un nouveau pas pour la protection de la santé des salariés ? Après plusieurs mois de tergiversations, le Parlement et le Conseil européen sont parvenus à un accord, le 11 octobre, pour élargir au diesel (entre autres) la liste des substances reconnues comme cancérigènes et utilisées sur le lieu de travail.
Selon la Commission européenne, les cancers ne représentent pas moins de 53 % des accidents liés au travail. Cette constatation a incité l’Union européenne à renforcer une première fois la directive de 2004 sur les risques liés à l’exposition à des agents cancérigènes ou mutagènes, en adoptant une autre directive en décembre 2017. Celle-ci fixait des valeurs limites d’exposition professionnelle pour onze nouvelles substances.

L’accord du 11 octobre ajoute à la liste huit produits chimiques, au premier rang desquels les gaz d’échappement des moteurs diesel. Cette décision était très attendue : dès 2012, l’OMS a officiellement reconnu le lien entre l’exposition au diesel et le risque accru de cancer du poumon. Le diesel est dans le collimateur de l’Union européenne, qui veut également réguler plus sévèrement les émissions de CO2 des véhicules particuliers d’ici à 2030.
Près de 800 000 personnes concernées
La France, pays du « diesel roi », est particulièrement concernée par cette décision. Les gaz d’échappement diesel font partie des agents cancérogènes les plus couramment utilisés sur les lieux de travail, constatait la dernière édition de l’enquête Sumer, pilotée par le ministère du travail. Près de 800 000 salariés français sont quotidiennement exposés au diesel : chauffeurs de bus, de poids lourds, conducteurs d’engins sur les chantiers… Et le risque pour leur santé est réel : « pour 46 % d’entre eux, l’exposition au gaz d’échappement diesel est considérée comme importante », note l’enquête Sumer.
« Les cancers et les bronchites qui seraient liés aux gaz d’échappement des moteurs diesel ne sont pas mentionnés dans...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Trouver le partenaire idéal pour concevoir et élever un enfant, sans passer par la case couple : c’est ce que proposent plusieurs sites français de « coparentalité ». Mais la suite de l’histoire n’est pas toujours heureuse.
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Les sites de « coparentalité » pour avoir un enfant à tout prix


                      Trouver le partenaire idéal pour concevoir et élever un enfant, sans passer par la case couple : c’est ce que proposent plusieurs sites français de « coparentalité ». Mais la suite de l’histoire n’est pas toujours heureuse.



M le magazine du Monde
 |    19.10.2018 à 14h45
    |

                            Lorraine de Foucher








                              

                        
Une table à l’écart dans un café bruyant. De préférence au-dessous de la télévision ou à côté du percolateur. Quand Élodie rencontre un père potentiel pour son futur enfant, elle fuit la promiscuité et les oreilles baladeuses. Elle ne veut pas affronter les regards appuyés, qui finissent toujours par arriver quand ses voisins captent son étrange conversation avec l’homme en face d’elle.
Depuis qu’elle a franchi la barre des 40 ans, cette blonde puéricultrice de la Côte d’Azur s’est mise en quête de quelqu’un avec qui faire un bébé. Faute d’un amoureux, elle cherche un partenaire pour concevoir un enfant et l’élever, mais sans vivre avec lui. Le contact se fait d’abord sur un forum Internet. Un rendez-vous est ensuite pris dans un lieu public.
« On ne se connaît pas, on ne s’aime pas, on ne va pas non plus tout mélanger et faire l’amour pour avoir notre enfant. » Elodie, en recherche d’un géniteur
Face à la réalité, la déception est parfois difficile à dissimuler. Le premier, rapporte-t-elle, était trop vieux. Éliminé. « Il sera incapable de courir après un ballon de foot dans le jardin, si c’est un garçon. » Puis il y a eu un dragueur : hors sujet.
Elle est même tombée sur un homme qui voulait lui vendre son sperme. En France, c’est pourtant interdit. « C’est très compliqué de s’asseoir à une table de café, de plonger son regard dans celui d’un inconnu, de scruter ses traits, en s’imaginant s’occuper d’un petit être qui aurait peut-être cette tête. Moi, je suis quelconque, mais l’avant-dernier, il n’était pas beau », raconte Élodie. Elle précise cependant : « Il avait l’air gentil. » Mais ça n’a pas suffi. Lui aussi a été recalé.
Comme le dernier qu’elle a rencontré. Celui-là voulait qu’ils couchent ensemble, pour concevoir l’enfant. Pas question. Élodie veut procéder à une insémination artificielle ou à une fécondation in vitro (FIV).

« On ne va pas se mentir, on ne se connaît pas, on ne s’aime...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le Web regorge de groupes Facebook, vidéos YouTube ou blogs enquêtant sur des disparitions d’enfants non résolues. Des recherches utiles, mais qui échappent parfois à tout contrôle.
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Sur Internet et les réseaux sociaux, l’inlassable traque des personnes disparues

Le Web regorge de groupes Facebook, vidéos YouTube ou blogs enquêtant sur des disparitions d’enfants non résolues. Des recherches utiles, mais qui échappent parfois à tout contrôle.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 14h27
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 17h59
    |

                            Bruno Lus








                        


« Nous sommes toujours dans l’attente de la vérité. » Ce post Facebook déchirant, accompagné de photographies de la petite Maëlys, a été publié le 27 septembre, de manière publique, par la mère de l’enfant disparue. Si Nordahl Lelandais ne nie plus son implication dans la disparition de la fillette, le scénario qu’il avance concernant la mort de Maëlys change sans cesse. « De tout cœur avec vous, encore et toujours », répond une certaine Pamela à la mère de Maëlys, au milieu de témoignages de soutien, de milliers de réactions et de partages sur Facebook. « Nous serons derrière vous et vous soutiendrons dans votre combat pour la vérité. Tu peux être fière de toi Jennifer, tu es une battante, une femme forte et digne… Jamais nous n’oublierons votre magnifique princesse. On vous aime. »
Comme celle de Maëlys, en août 2017, plus de 600 des 50 000 disparitions annuelles de mineurs sont qualifiées d’« inquiétantes », ce qui signifie que les éléments de l’enquête ne permettent pas de déterminer les motifs. Dans l’affaire Maëlys, les restes du corps ont été retrouvés en février, et un meurtrier présumé est entre les mains de la justice. Mais d’autres disparitions restent non élucidées depuis des années, à l’instar de celle d’Estelle Mouzin, en 2003.
Outre l’implication des proches, ces énigmes fédèrent désormais souvent des communautés en ligne. Sur les réseaux sociaux, des internautes publient sans relâche hommages, rebondissements dans les enquêtes ou nouvelles disparitions. Un exemple parmi d’autres : cette vidéo « Appel à témoins Fiona », vue plus de 30 000 fois, publiée en 2013 sur la chaîne YouTube « Solidarité alerte », quatre mois avant que la mère avoue sa responsabilité dans l’affaire.
Community managers bénévoles
Annie gère depuis 2012 la page Facebook « Diffusion de fugues et disparitions » à plus de 72 000 « j’aime ». A 53 ans, sans emploi, elle ne compte pas ses heures : « Ma journée dure de 10 h 30 à 1 h 30. Mes proches trouvent que je passe trop de temps sur Internet ! » Cette mère de famille a commencé à la suite des disparitions à Nantes – sa ville – de Rémy Calmejane et Grégoire Rigault, en 2010, retrouvés morts depuis. « Ils avaient une vingtaine d’années, l’âge de mes enfants… »
Avec une amie, elles relaient des dizaines de disparitions et d’appels à témoins par semaine. « Soit les avis de recherche sont parus dans la presse, soit les parents me contactent. » Une certitude : « Les signalements d’enfants sont très partagés. C’est notre façon d’aider. On aimerait participer aux battues et coller des affiches, mais en tant que bénévoles on n’en a pas toujours les moyens. »
« Si mes publications peuvent servir… »
Un travail acharné aussi mené depuis six ans par Carmen, 68 ans, sur la page Facebook « Recherches & ressources entraide » à plus de 34 000 « j’aime ». La retraitée alsacienne bannit « les internautes irrespectueux envers les parents » et fait « des rappels pour que les personnes recherchées ne tombent pas dans l’oubli ». « Si mes publications peuvent servir… », espère-t-elle.
« Les disparitions de mineurs génèrent énormément d’émotion et d’empathie. Donc elles rayonnent sur les réseaux sociaux, terrain rêvé pour les apprentis enquêteurs », explique Quentin Chaix, le community manager de l’association 116 000 Enfants disparus, chargé du numéro européen d’urgence en cas de disparition d’enfant. Avec 77 000 « j’aime » sur Facebook et 3 200 abonnés sur Twitter, son travail consiste à « soutenir les familles, leur montrer que la mobilisation dépasse leurs cercles proches et recueillir des témoignages – même s’il faut faire le tri ! »
Contrairement à nombre d’internautes, 116 000 Enfants disparus ne court-circuite pas les forces de l’ordre. « Après demande des parents, on travaille avec l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP). Cette structure mixte policiers-gendarmes nous met en lien avec la brigade locale pour authentifier la disparition et savoir si la diffusion de l’avis de recherche ne nuit pas à l’enquête. S’assurer aussi que, si la personne disparue est fragile ou à la merci d’un criminel, cela ne risque pas de pousser à commettre l’irréparable », explique M. Chaix.
« Effet boule de neige »
Autre problème : « Les avis de recherche qui marchent le mieux en termes d’audience sont émis par les familles elles-mêmes. Mais souvent, elles ne savent pas à quoi elles s’exposent : en lançant une “bouteille à la mer”, elles se retrouvent le lendemain avec 50 000 partages et 2 000 commentaires. » Sans compter les appels en pleine nuit, les faux témoignages, ou les conflits avec les proches : « Après la diffusion du signalement d’un enlèvement parental, même avéré, il est fréquent que la famille du père et celle de la mère se déchirent dans les commentaires. »
« Il est fréquent que la famille du père et celle de la mère se déchirent dans les commentaires »
Malgré tout, la recherche en ligne porte ses fruits. « Dans le Nord, récemment, un jeune homme qui était parti de chez sa mère a eu un déclic en voyant son avis de recherche sur les réseaux sociaux. Il s’est rendu compte de la gravité de son acte et s’est signalé à la police. » Autre cas fréquent pour le 116 000 Enfants disparus : « L’ado qui voit sa photo sur Facebook et nous aborde pour nous expliquer les raisons de sa fugue. Ce premier contact nous permet de rassurer les parents. »
Certaines familles refusent l’attente et se lancent malgré les risques dans une traque numérique. « J’ai créé une page Facebook en 2016 pour la disparition de ma belle-fille de 14 ans, Marilou », raconte Christian (qui a souhaité conserver l’anonymat). Ce Québécois, cinquantenaire, poste le signalement de l’adolescente, « énormément relayé » sur les réseaux sociaux et dans la presse. Marilou est retrouvée saine et sauve cinq jours plus tard.
Convaincu de « l’effet boule de neige des partages », Christian a depuis « décidé de continuer la page. Je veux aider les parents qui vivent cette horrible situation ! » Son groupe « Retrouvons nos enfants disparus » compte aujourd’hui plus de 2 000 membres – et de nombreux messages de remerciements.
L’ombre des théories du complot
Nombreuses sont de telles pages de recherche amateurs à quelques centaines ou milliers de membres. Si Quentin Chaix reconnaît leur utilité, la méfiance est de mise : « Certaines personnes publient des avis de recherche fantaisistes, ou instrumentalisent les disparitions de mineurs en diffusant la théorie d’un complot pédophile. » L’un des exemples les plus connus en la matière a été le « Pizzagate » aux Etats-Unis, un délire viral en 2016 sur un trafic d’enfants organisé depuis une pizzeria par l’entourage de la candidate à l’élection présidentielle américaine Hillary Clinton.
Cette théorie s’appuie notamment sur l’affaire de Zandvoort. En France, une vingtaine de parents auraient reconnu leur enfant disparu après la découverte, aux Pays-Bas, en 1998, d’un CD-ROM de 8 500 images pédopornographiques. Mais, en 2003, le parquet des mineurs de Paris prononçait un non-lieu dans cette affaire.
« Sur Internet, les disparitions inquiétantes d’enfants ne sont vues que sous le prisme – rare – du meurtre sexuel, explique Véronique Campion-Vincent, sociologue des rumeurs et retraitée du CNRS. Avant le mouvement des Missing children, dans les années 1980 [une campagne américaine d’affichage de portraits d’enfants disparus sur des briques de lait], la pédophilie était un sujet qu’on mettait sous le boisseau. Sur les réseaux sociaux, nous sommes passés du déni à l’obsession. »
Et Quentin Chaix de conclure, d’une voix blanche : « Mais, quelque part, en relayant des signalements – pour d’extrêmement mauvaises raisons, qui posent d’énormes questions éthiques –, ces gens-là contribuent aussi aux recherches. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Dérèglement climatique, catastrophes naturelles... Et si, à notre modeste échelle, on pouvait tout changer ?
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Comment j’ai opéré ma transition écologique


                      Dérèglement climatique, catastrophes naturelles... Et si, à notre modeste échelle, on pouvait tout changer ?



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 15h39
    |

                            Clara Georges








                              

                        

3,3 Terres. Trois petits globes terrestres et le petit bout d’un quatrième pivotent sur l’écran de l’ordinateur. « Si tout le monde vivait comme vous, nous aurions besoin de 3,3 Terres », est-il écrit sur le site Global Footprint Network. Les ressources renouvelables de la planète seraient épuisées chaque année le 20 avril. Et après cette date, alors ? A crédit, les vacances du mois d’août ! A crédit, le bœuf bourguignon de l’hiver ! Les anniversaires et Noël, vous les mettrez sur ma note ! Heureusement que ma deuxième fille est née un 1er janvier – au moins, elle a eu trois mois de répit avant de contracter une dette écologique.
« Votre empreinte carbone est de 8 tonnes », a calculé le site Global Footprint Network. C’est-à-dire la quantité de gaz à effet de serre (qui contiennent du carbone, et dont le principal est le CO2, le dioxyde de carbone) que j’émets chaque année, à travers mes activités directes : chauffage, transports, travail, consommation… Mais aussi indirectes ; si mes habits sont importés, on prend en compte l’eau, le pétrole, etc., nécessaires à leur fabrication et à leur acheminement. Idem pour la viande. On prend également en considération les émissions des services mis à ma disposition, services publics (écoles, hôpitaux, casernes, tribunaux…) et privés (banques…). Or la Terre a une capacité d’absorption de CO2 limitée, par le biais de ses « puits » : forêts, océans.
L’ingénieur et consultant en énergie Jean-Marc Jancovici explique que « durant la décennie 1980, l’humanité émettait environ 23 milliards de tonnes de CO2 par an dans l’atmosphère, et “mère Nature” savait en récupérer environ la moitié ». Ces données ne sont pas stables et l’outil du Global Footprint Network est loin d’être parfait, mais l’idée générale est là : nous émettons trop.
Renseignements pris, c’est un peu mieux que la moyenne des Français (10,7 tonnes par habitant en 2017, selon le Commissariat général au...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le directeur de l’Ecole nationale d’administration, Patrick Gérard, a détaillé les mesures qu’il entend prendre afin de faire face à la situation financière difficile traversée par son établissement.
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ENA : vers une réforme pour sortir du déficit

Le directeur de l’Ecole nationale d’administration, Patrick Gérard, a détaillé les mesures qu’il entend prendre afin de faire face à la situation financière difficile traversée par son établissement.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 14h05
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 15h18
   





                        


L’Ecole nationale d’administration, qui forme les hauts fonctionnaires du pays et par laquelle sont passés un grand nombre de responsables politiques de premier plan, va mal. En cause : une situation financière critique que son directeur actuel, Patrick Gérard, entend surmonter en menant une série de réformes visant à réduire les coûts. Il en a donné le détail dans deux entretiens au Figaro et aux Echos publiés vendredi 19 octobre.
M. Gérard a voulu répondre aux affirmations du Parisien selon lesquelles l’établissement pourrait faire banqueroute au cours des quatre prochaines années en l’absence de changement dans sa gestion. Le quotidien se fondait notamment sur des documents comptables de l’ENA obtenus via le centre de recherche libéral Ifrap.
Tout en confirmant que son établissement souffrait d’un déficit structurel de 1,8 millions d’euros depuis sept ans, le directeur de l’ENA a voulu rassurer en écartant les risques de banqueroute. Les réformes qu’il a décidées, orientées par un souci d’économie, consistent notamment en un raccourcissement de la durée de scolarité, appelée à passer de « vingt-quatre mois à vingt et un mois et demi, dont onze mois de stages ». Le nombre de place pour chaque promotion sera également ramené à 80 contre 90 actuellement.

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« Nouvelles charges et budget en baisse »
En outre, la prise en charge financière des fonctionnaires en exercice préparant le concours interne sera désormais assurée par les ministères dont ces agents publics dépendent et non plus par l’ENA elle-même. Le nombre d’épreuves au concours doit également baisser et, pour ce qui est du concours interne et du troisième concours, être simplifiées pour « valoriser les compétences déjà acquises » par les candidats, a précisé M. Gérard.
Le prix de la formation sera par ailleurs revalorisé. Le directeur de l’ENA a en effet souligné ce qu’il estime être une « inadéquation entre l’excellence de la formation dispensée et son prix dérisoire ». Souhaitant se « concentrer sur les formations de hauts cadres dirigeants », M. Gérard a exprimé sa volonté de les voir être facturées « au vrai prix ».
Le directeur de l’ENA a défendu son action en émettant des critiques contre « les gouvernements précédents, qui ont imposé à l’école de nouvelles charges tout en baissant son budget ». Après la mise en cause du Parisien, le ministère de l’action et des comptes publics avait rappelé que « lors de l’arrivée du nouveau gouvernement, le constat d’une fragilité financière de l’école avait été posé ». Le ministre Gérald Darmanin a déclaré qu’il avait demandé dès l’été 2017 à M. Gérard de « lui faire des propositions en vue d’un redressement durable de ses comptes ». Un plan de retour à l’équilibre a été présenté au conseil d’administration de l’ENA le 10 octobre.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Pour mettre un terme au conflit qui oppose Bordeaux Métropole Aménagement à l’écosystème Darwin, le maire de la ville propose, dans une tribune au « Monde », de mettre à disposition les parcelles litigieuses à condition, notamment, que Darwin cesse toute extension illégale.
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Alain Juppé : « Amis de Darwin, que voulez-vous de plus ? »

Pour mettre un terme au conflit qui oppose Bordeaux Métropole Aménagement à l’écosystème Darwin, le maire de la ville propose, dans une tribune au « Monde », de mettre à disposition les parcelles litigieuses à condition, notamment, que Darwin cesse toute extension illégale.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 14h18
    |

Alain Juppé (maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole)







                        



                                


                            

Tribune. La dégradation des relations entre Darwin et Bordeaux Métropole me peine profondément et j’en comprends mal les raisons. J’ai le sentiment d’avoir tout fait depuis le début pour favoriser l’installation de Darwin sur la rive droite de la Garonne, et de continuer à tout faire pour accompagner son développement.
A l’origine, en 2009, mon prédécesseur à la présidence de ce qui était alors la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) et moi-même avons choisi de vendre à Darwin les Magasins généraux Nord et leur emprise, dans des conditions financières qui, tout en préservant les intérêts de notre établissement public, restaient compatibles avec les moyens de l’acquéreur. Cette vente a été validée à l’unanimité par les élus de la CUB de l’époque. La ville de Bordeaux et la CUB ont aidé à cette installation en subventionnant la création d’une pépinière d’entreprises, livrée en 2013 et qui a reçu, de nos deux collectivités, un financement de 1 385 920 euros.
Quelques années plus tard, quand il s’est agi de céder les Magasins généraux Sud, à l’issue d’un appel d’offres, nous avons choisi le projet Darwin, dont la solidité financière était moins évidente que celle de son concurrent, mais dont l’ambition culturelle nous semblait bien supérieure. Je n’ai cessé, au fil des ans, d’exprimer, en paroles et en actions, mon soutien à ce qu’il est convenu d’appeler l’écosystème Darwin, qui contribue magnifiquement au rayonnement de Bordeaux.
Régularisations d’occupations
D’où sont venues les difficultés ? Il nous a d’abord fallu convaincre les responsables de Darwin qu’ils ne pouvaient pas organiser de grandes manifestations et accueillir du public en nombre dans leurs locaux sans respecter les règles de sécurité applicables en l’espèce. Cela a pris du temps mais nous y sommes parvenus. Ensuite, nous avons dû constater que Darwin développait ses activités sur des terrains qui ne lui appartenaient pas, sans aucun titre d’occupation....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Un amendement au projet de loi de finances 2019 pour mettre fin à une niche fiscale a été adopté jeudi 18 octobre.
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Les Corses en lutte contre un crédit d’impôt pour les investissements

Un amendement au projet de loi de finances 2019 pour mettre fin à une niche fiscale a été adopté jeudi 18 octobre.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 12h29
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

Les gestionnaires de patrimoine rivalisent de qualificatifs racoleurs pour vanter cette « niche fiscale fabuleuse », cette « opportunité fiscale exceptionnelle ». Les élus corses, en revanche, y voient un cheval de Troie de la spéculation en Corse. Ils ont rédigé un amendement au projet de loi de finances pour 2019 excluant les meublés de tourisme du crédit d’impôt pour les investissements réalisés en Corse (CIIC), adopté jeudi 18 octobre à l’Assemblée nationale, avec un avis favorable du gouvernement.
En vigueur depuis 2003, le CIIC bénéficie aux petites et moyennes entreprises réalisant des investissements productifs en Corse. Le montant du crédit d’impôt est de 20 % du prix de revient des investissements, 30 % pour les très petites entreprises. A l’origine destiné à favoriser l’investissement industriel et commercial en Corse, il n’a pas tardé à être identifié comme « un formidable outil d’investissement immobilier au service de l’optimisation patrimoniale », comme l’écrit Corsea Promotion dans sa brochure. La location saisonnière avec services parahôteliers, qui se situe à mi-chemin de la location meublée et de l’hôtellerie, peut en effet bénéficier de ce crédit d’impôt au même titre qu’un investissement hôtelier.
« Effets indésirables »
Avec une double conséquence. Cette spéculation a nourri la flambée des prix de l’immobilier, accroissant les difficultés d’accès au logement ou à la propriété pour les insulaires, et l’hôtellerie de métier a fortement souffert de cette « concurrence déloyale ». Aujourd’hui, le taux de résidences secondaires est de 37,2 % en Corse contre 9,6 % pour l’ensemble de la France et la parahôtellerie y représente 75 % de l’offre d’hébergement touristique.
Jean-Félix Acquaviva, député (Libertés et Territoires) de la Haute-Corse, auteur de l’amendement, dénonce « un crédit d’impôt galvaudé au profit de l’économie de la rente ». François Pupponi (Socialistes et apparentés)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ La lutte contre la délinquance est à nouveau au centre des préoccupations. Pour l’opposition, le flottement du remaniement démontre la déconnexion de Macron sur les enjeux de sécurité.
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L’exécutif voit ressurgir le débat sécuritaire

La lutte contre la délinquance est à nouveau au centre des préoccupations. Pour l’opposition, le flottement du remaniement démontre la déconnexion de Macron sur les enjeux de sécurité.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 16h54
    |

            Elise Vincent, 
Cédric Pietralunga, 
Nicolas Chapuis et 
Louise Couvelaire








                        



                                


                            

Le symbole fait mal. Lors de son déplacement aux Antilles, fin septembre, Emmanuel Macron s’était rendu à Quartier-d’Orléans, une cité défavorisée de Saint-Martin. Invité par un ex-braqueur sorti de prison à visiter l’appartement HLM familial pour y constater les dégâts laissés par l’ouragan Irma, le chef de l’Etat en avait profité pour tancer son hôte, lui demandant de cesser ses « bêtises ». « Les braquages, c’est fini, ta mère mérite mieux que ça », avait-il lancé. Las, quinze jours plus tard, le jeune homme a été interpellé pour détention de stupéfiants et rébellion, et condamné à huit mois de prison.
Pour l’opposition, c’est désormais une certitude : le président de la République a une approche trop « naïve » des questions de sécurité. « Il y a aujourd’hui des territoires interdits dans la République. Il faut mettre fin à l’aveuglement coupable du gouvernement », a dénoncé Valérie Pécresse, la présidente (LR) de la région Ile-de-France, le 30 septembre. « Chaque jour, 21 policiers et gendarmes sont blessés en mission opérationnelle, et on dénombre près de 1 000 agressions par jour », s’est indigné Eric Ciotti, député (LR) des Alpes-Maritimes, dans Le Figaro du 17 octobre, fustigeant le supposé « peu d’intérêt » du chef de l’Etat pour ces sujets.
La sécurité publique n’a jamais été un thème de prédilection pour le chef de l’Etat. A la fois en raison de son parcours personnel, mais aussi à cause d’un effet conjoncturel. Quand il arrive au pouvoir, en mai 2017, la menace terroriste est encore très élevée, les attaques d’individus isolés s’enchaînent. Mais, même si M. Macron s’attache à parfaire la coordination entre services de renseignement en créant la task force lui étant rattachée, et à faire voter la controversée loi sur la « sortie de l’Etat d’urgence », beaucoup de réformes ont déjà été faites par son prédécesseur.

Nombreuses interrogations
Place Beauvau, Gérard...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Quelque 145 000 propositions de parcours d’accompagnement ont été envoyées aux étudiants sur Parcoursup.
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Année-test pour les remises à niveau à l’université

Quelque 145 000 propositions de parcours d’accompagnement ont été envoyées aux étudiants sur Parcoursup.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 10h18
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 15h06
    |

            Camille Stromboni








                        



                                


                            
Cela pourrait être l’équivalent du « CP à douze » pour la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal. Entendez : une mesure recueillant une large adhésion chez les enseignants et marquante auprès du grand public. Le développement de parcours d’accompagnement et de remise à niveau à l’université, par l’intermédiaire des propositions « oui si » reçues par 145 000 candidats sur la plate-forme d’admission Parcoursup cet été, constitue l’une des principales nouveautés de la loi relative à l’orientation et et à la réussite des étudiants.
Ces nouveaux cursus personnalisés promis aux étudiants les plus fragiles doivent permettre d’atteindre les objectifs fixés par le gouvernement pour cette réforme, telles la lutte contre l’échec en licence et l’ouverture sociale de l’enseignement supérieur.

Mais, derrière l’ambition, la réalité de ces parcours est contrastée pour cette première année de mise en œuvre, alors que la rentrée universitaire est désormais bien entamée. Avec une large palette de dispositifs plus ou moins importants, selon les établissements interrogés par Le Monde. Si certaines universités, comme Poitiers, ont préféré ne pas proposer cette nouvelle option, pour des raisons de moyens, d’autres, plus nombreuses, s’y sont lancées avec une partie de leurs licences. « Plus de la moitié des universités ont développé des parcours “oui si” », affirme François Germinet, de la Conférence des présidents d’université, qui note déjà de premiers retours positifs, avec une moindre « évaporation des étudiants » ressentie à l’issue du premier mois de cours, où interviennent en général de nombreux abandons. « Mais nous n’avions ni le temps ni les moyens de développer des dispositifs de grande ampleur », souligne-t-il.
Lors de sa conférence de presse de rentrée, Frédérique Vidal a comptabilisé 650 initiatives d’accompagnement. Impossible, pour l’heure, de savoir exactement combien d’étudiants sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Le parquet de Paris a ouvert une enquête à la suite d’une plainte d’un ancien proche du footballeur, révélée jeudi par « Mediapart ».
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L’entourage de Karim Benzema soupçonné d’être impliqué dans une tentative d’enlèvement

Le parquet de Paris a ouvert une enquête à la suite d’une plainte d’un ancien proche du footballeur, révélée jeudi par « Mediapart ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 09h45
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 13h07
   





                        


Une grosse somme en liquide, un contentieux au sein de l’entourage d’un footballeur sulfureux et une tentative d’enlèvement : dans un article publié jeudi 17 octobre au soir, Mediapart révèle une nouvelle affaire impliquant des proches du joueur du Real Madrid Karim Benzema. C’est un différend autour de 50 000 euros en espèce dus au footballeur qui serait à l’origine de ce que la personne visée décrit comme un kidnapping manqué, selon l’enquête publiée par le site d’information.
L’histoire commence au Maroc avec la perception par un certain Léo D., 33 ans, figure gravitant dans l’entourage de M. Benzema, de cette somme auprès d’un sponsor. Les liasses de billets sont destinées au footballeur auquel Léo D. doit remettre l’argent en dehors du pays. Arrivé à la douane de l’aéroport de Marrakech, le convoyeur est arrêté par les douaniers et la somme qu’il transporte est saisie. Mais dans l’entourage de M. Benzama, on n’en croit rien et on se persuade que Léo D. a gardé l’argent par-devers lui.
Le dimanche 7 octobre, Léo D. est de retour à Paris. Alors qu’il se trouve dans le 13e arrondissement de la capitale, un van noir s’arrête près de lui. A l’intérieur, il reconnaît Smaïne T., un ami d’enfance de Karim Benzama. Avec le chauffeur, il intime à Léo D. d’entrer dans le véhicule. Selon Mediapart, la victime présumée a déclaré avoir aperçu sur une banquette arrière la silhouette du joueur de football. Il refuse de monter.
Une enquête ouverte
Le lendemain, Léo D. dépose plainte pour tentative d’enlèvement et de séquestration. Une source proche du dossier a confirmé à l’Agence France-Presse que le parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentative d’extorsion après cette plainte contre Smaïne T. Le plaignant a déposé plainte à Nanterre et les investigations, confiées au troisième district de la police judiciaire de Paris, tendent plutôt à montrer que Karim Benzema n’était pas dans le van. Selon Sylvain Cormier, l’avocat du footballeur, Léo D. « n’a jamais été l’agent de Karim Benzema, c’est peut-être de là que vient le problème : il est peut-être déçu ». M. Cormier s’est dit « effaré de cette agitation à partir de faits qui ne concernent pas » son client, dénonçant « une volonté de faire du buzz ».
« Toute cette affaire est agitée par cet homme qui essaie très maladroitement de masquer ses propres turpitudes », selon l’avocat. Il a ajouté qu’après avoir déposé plainte à Lyon contre lui pour abus de confiance, il comptait « immédiatement » porter plainte pour dénonciation calomnieuse. « Cet homme n’a aucune ITT [incapacité totale de travail], il accuse un proche de Karim Benzema de lui avoir pris le bras, on sait par ailleurs que Karim Benzema n’était pas présent sur les lieux et pourtant on titre sur une suspicion de tentative d’enlèvement, c’est parfaitement grotesque », a ajouté M. Cormier. Joseph Cohen-Sabban, l’avocat de Léo D., a rétorqué que « si Karim Benzema s’avisait de saisir la justice d’une plainte en diffamation, il serait bien en difficulté ».
Le joueur a commenté l’affaire dans un tweet jeudi soir : « Faut arrêter », écrit-il.

« Un proche de Benzema touche le bras de De Souza, c’est un enlevement »  « De Souza est roué de coups, il n’a aucu… https://t.co/iODTApdspv— Benzema (@Karim Benzema)


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                Karim Benzema réplique au président de la Fédération française de football : « Je vous demande de m’oublier »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ L’UEFA a lancé, jeudi, une enquête sur les incidents survenus au Parc des Princes lors du match de Ligue des champions contre l’Etoile Rouge Belgrade, le 3 octobre
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Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Match de Ligue des champions entre le Paris-Saint-Germain et l’Etoile rouge de Belgrade, au Parc des Princes, le 3 octobre. FRANCK FIFE / AFP             Le Paris-Saint-Germain et ses supporteurs vont devoir patienter. L’Union des associations européennes de football (UEFA) a mandaté, jeudi 18 octobre, un inspecteur de sa branche éthique et discipline pour « conduire une enquête » sur les incidents survenus au Parc des Princes à l’occasion du match de Ligue des champions contre l’Etoile Rouge Belgrade, le 3 octobre. Ce soir-là, plusieurs fumigènes avaient été allumés pendant la rencontre, et près de 250 supporteurs parisiens avaient tenté d’en découdre avec leurs homologues serbes après le match, s’en prenant au passage aux forces de l’ordre.          Le PSG risque une sanction lourde, pouvant aller jusqu’à un huis clos total puisque le virage Auteuil était déjà fermé contre l’Etoile Rouge en raison de l’utilisation d’engins pyrotechniques lors du précédent match européen au Parc, en mars, le huitième de finale retour de Ligue des champions contre le Real Madrid.          Mais, quelle que soit la teneur de cette sanction, celle-ci, pas plus que les incidents eux-mêmes, ne devraient venir altérer les relations entre la direction du club et ses « ultras », la frange radicale des supporteurs parisiens, assurent les deux parties. Après des années de mise au ban, consécutives à la mort d’un supporteur du PSG, en 2010, les « ultras » ont fait leur retour au Parc des Princes en octobre 2016, à l’initiative du président qatari du club, Nasser Al-Khelaïfi.          « Ferveur » et « fair-play »          Deux semaines après un communiqué au ton martial, condamnant notamment « le non-respect par certains individus de la convention » liant le club au Collectif Ultras Paris (CUP), le PSG semble revenu à de meilleurs sentiments vis-à-vis de ses turbulents protégés : « A Liverpool [le 18 septembre, pour le premier match de Ligue des champions], la ferveur et le fair-play de nos supporteurs ont été très remarqués et salués par de nombreux médias, en France et à l’étranger », dit-on au club, comme pour signaler que le PSG ne fera pas machine arrière dans sa volonté de laisser au cœur du jeu les « ultras », notamment pour la ferveur qu’ils entretiennent autour de l’équipe.                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? 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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Analyse. Le nombre de morts sur les routes de France a connu un rebond en septembre après deux mois de baisse, entretenant les interrogations sur l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h
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Vitesse à 80 km/h : « Les prises de parole du gouvernement ont cessé (…) comme s’il attendait que la mesure, seule, produise ses effets »

Analyse. Le nombre de morts sur les routes de France a connu un rebond en septembre après deux mois de baisse, entretenant les interrogations sur l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 09h42
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            Rafaële Rivais








                        


Analyse. On sait que la parole politique a un effet sur la mortalité routière : plus elle est ferme et constante, plus le nombre de morts diminue. On l’a observé en 2002, lorsque Jacques Chirac avait annoncé que la sécurité routière serait une priorité de son quinquennat : le nombre de tués avait baissé, avant même l’installation des premiers radars. On a pu encore le vérifier récemment, avec les interventions du premier ministre, Edouard Philippe.
Celui-ci a annoncé, lors d’un comité interministériel, le 9 janvier, que la vitesse baisserait de 90 à 80 km/h, à partir du 1er juillet, sur les routes départementales et nationales à double sens dépourvues de séparateur central. Dès le mois de mars, cette annonce a produit ses effets, avec 13,5 % de morts en moins. En dépit des manifestations d’automobilistes et de motards, le premier ministre n’a pas changé de cap, répétant que « passer de 90 à 80 km/h sur un trajet de quarante kilomètres représente trois minutes supplémentaires ». Le nombre de morts a continué à descendre, jusqu’à la fin du mois d’août. C’est la première fois depuis 2013, meilleure année en matière de sécurité routière, que l’on observe six mois de baisse consécutive par rapport à la même période de 2017.
Sanctions et contrôles
Mais, depuis le 1er juillet, date à laquelle la vitesse maximale autorisée est passée de 90 km/h à 80 km/h sur ces routes, les prises de parole du chef du gouvernement ont cessé. Quant au désormais ex-ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, hostile à la mesure, il n’a pas protesté contre les destructions de radars, qui se sont multipliées ; il n’a rien fait pour accélérer le remplacement de certains panneaux 90, qui n’ont été enlevés qu’à la mi-août.
Tout a semblé se passer comme si le gouvernement attendait que la mesure, seule, sans accompagnement pédagogique, produise ses effets. Ce n’est pas le cas : en septembre, la mortalité est repartie à la hausse ; 323 personnes sont mortes sur les routes de métropole, ce qui représente 26 de plus (8,8 %) qu’en septembre 2017, a rapporté l’Observatoire interministériel de la sécurité routière (ONISR), le 18 octobre. Un chiffre négatif, même si, comme l’objecte Emmanuel Barbe, délégué à la sécurité routière, « le beau temps a mis plus de gens sur les routes, et notamment des motards (81 tués) ».

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L’expérience montre aussi que, s’il n’y a pas de contrôle et de sanction, les bonnes mesures restent sans effet. Or, depuis que les avertisseurs de radars (Coyote, TomTom…) signalent les appareils fixes et mobiles, il n’est pas certain que les conducteurs respectent la baisse de la vitesse maximale autorisée. Ils peuvent se contenter de lever le pied en passant devant une cabine, afin de ne pas avoir d’amende. Ils ne risquent pas non plus de craindre les radars embarqués dans des voitures banalisées, non détectables par les avertisseurs : ces derniers sont encore trop peu nombreux ; ils ne fonctionnent à plein-temps que dans les départements de la Normandie.
« 350 à 400 vies par an »
Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, veut que « la délégation à la sécurité routière rende publics les chiffres des vitesses moyennes pratiquées ». La délégation peut en effet les connaître, grâce aux boîtiers qu’elle a fait installer, et qui sont au nombre de 40. « Il en aurait fallu un par département », selon Mme Perrichon.

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Il est en effet impératif que la vitesse maximale soit respectée, comme l’a démontré le chercheur Jan-Eric Nilsson : la réduction de la vitesse maximale entraîne une réduction des vitesses moyennes, qui a elle-même pour conséquence une réduction des accidents mortels. C’est en partant de ce principe que le comité des experts du Conseil national de la sécurité routière, instance consultative, avait recommandé, en septembre 2013, le passage au 80.
Celui-ci était censé permettre d’épargner « 350 à 400 vies par an » en métropole, soit 30 à 34 morts chaque mois. Or, on ne peut que constater que les résultats ne sont pas à la hauteur : en juillet, l’ONISR a certes enregistré une baisse du nombre de tués. Mais elle n’était que de 19 par rapport à juillet 2017 (– 5,5 %). Et c’est seulement sur les mois de juillet et d’août cumulés que l’objectif minimal a été atteint : en août, l’ONISR a en effet décompté 297 morts, soit 46 de moins (– 15,5 %) qu’en août 2017.
Pierre Chasseray, le délégué général de 40 Millions d’automobilistes, en conclut que « la démonstration est ainsi faite » que le modèle de Nilsson, qu’il a toujours remis en cause, n’est pas valide. Mme Perrichon demande pour sa part que la délégation à la sécurité routière dise très vite si la baisse du nombre de morts en juillet et en août est due à une baisse sur les routes bidirectionnelles sans séparateur médian ou à une baisse sur tous les types de routes.
M. Barbe répond qu’il faudra attendre « le premier semestre de 2019 » pour obtenir la géolocalisation des accidents. Il estime qu’« il est encore trop tôt » pour mesurer les effets du 80 km/h, et rappelle que l’expérimentation « est censée durer deux ans ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Introduit par la loi ELAN, ce contrat de location meublée d’une durée fixe d’un à dix mois, non renouvelable au-delà de dix mois, vise une cible très large et sans garde-fous.
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Le bail mobilité, une issue pour les bailleurs lassés de la location touristique

Introduit par la loi ELAN, ce contrat de location meublée d’une durée fixe d’un à dix mois, non renouvelable au-delà de dix mois, vise une cible très large et sans garde-fous.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 06h41
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19.10.2018 à 09h42
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            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
A peine la loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (loi ELAN) adoptée par le Sénat, le 16 octobre, des agences immobilières s’activent déjà pour tirer parti d’une de ses nouvelles dispositions : le bail mobilité. Il s’agit d’un nouveau contrat de location meublée, d’une durée fixe d’un à dix mois et non renouvelable au-delà de dix mois, s’adressant aux publics « en mobilité », étudiants, jeunes en formation, en alternance, salariés en mutation ou en mission…

La cible est donc très large et sans garde-fous, le locataire se contentant de déclarer qu’il répond bien à l’un de ces statuts, sans autre justificatif. Ses droits sont réduits : pas de renouvellement de bail, des charges forfaitaires sans présentation de factures ni de comptes par le bailleur, aucun moyen de réclamer la mise aux normes du logement s’il n’est pas décent et pas de recours possible à la commission départementale de conciliation, qui règle les conflits entre bailleurs et locataires pour les baux meublés ou nus en loi de 1989.
Le locataire n’a, en contrepartie, nul dépôt de garantie à verser, ce qui permet une économie. Le bail mobilité bénéficie de la caution gratuite Visale, accordée par Action Logement, qui couvre les impayés dans la limite d’un loyer mensuel de 1 500 euros, en Ile-de-France, 1 300 euros en province et 800 euros pour un étudiant. Un vrai avantage pour, par exemple, un étudiant étranger qui ne peut pas trouver de personne caution en France.
Sanctions renforcées
Depuis quelques années émergent de nombreuses agences, comme Lodgis, qui gère des logements pour une clientèle huppée de cadres supérieurs venus passer quelques mois à Paris et prêts à payer 36 euros par mois le mètre carré en moyenne, ou Home Rental Service : « Je dois trouver quarante appartements à louer, pour six mois, pour des cadres de banque qui débarquent à Paris, et j’étudie la possibilité de leur proposer un bail mobilité », explique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le ministère du travail a présenté les dix premiers projets proposés par les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) pour améliorer l’adéquation de l’offre et de la demande d’emploi liée à la transformation numérique.
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Coup d’envoi pour identifier les métiers d’avenir

Le ministère du travail a présenté les dix premiers projets proposés par les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) pour améliorer l’adéquation de l’offre et de la demande d’emploi liée à la transformation numérique.



LE MONDE ECONOMIE
 |    19.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 09h43
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            Anne Rodier








                        



                                


                            

Le ministère du travail a présenté, le 11 octobre, les dix premiers projets « Soutien aux démarches prospectives compétences » retenus sur proposition des organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) – les organismes financeurs de la formation professionnelle – pour identifier, par secteur ou par filière, l’évolution de l’emploi et des compétences liée à la transformation numérique.
L’appel à projets, lancé en avril, vise à soutenir les démarches prospectives au sein des branches d’activité. Le temps de la formation n’étant pas celui de l’entreprise, il est urgent d’anticiper afin que la transformation numérique, la robotisation et l’intelligence artificielle offrent des opportunités d’emploi plutôt que des salariés laissés-pour-compte et des postes sans candidats.

Les OPCA Défi, Opcaim, Opcalim, OPCA 3 +, FAF.TT, Fafiec, Afdas, Opcalia, AFT, Transports et services et l’Union des employeurs de l’économie sociale et la branche des particuliers employeurs, concernés par cet appel à projets, auront à charge de mener à bien les dix projets pour faciliter la gestion prévisionnelle de l’emploi, les passerelles entre les métiers au sein et en dehors des branches professionnelles, et réduire dans les entreprises la part des métiers qui ne trouvent pas preneurs.
150 000 offres non pourvues
Fin 2017 déjà, une étude de Pôle emploi constatait que 4,7 % des annonces déposées par les entreprises, soit 150 000 offres, étaient restées non pourvues « faute de candidats adéquats » ; 51 % des recruteurs précisaient que le fait de ne pas trouver de candidat était « le plus souvent lié à une pénurie de formation aux compétences nécessaires au poste ». Les abandons de recrutement faute de candidats étaient issus à 72 % des services, 13 % du commerce, 6 % de la construction, 6 % de l’industrie et 2 % de l’agriculture. Les secteurs couverts par les dix projets sélectionnés par l’Etat sont le transport, le commerce de détail, le numérique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ La justice fédérale américaine a pour la première fois lancé une enquête sur les abus sexuels commis par le clergé catholique pendant soixante-dix ans.
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Scandale de pédophilie en Pennsylvanie : enquête fédérale

La justice fédérale américaine a pour la première fois lancé une enquête sur les abus sexuels commis par le clergé catholique pendant soixante-dix ans.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    19.10.2018 à 02h31
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 08h48
   





                        



   


Le département de la justice états-unien a ouvert une enquête sur les abus sexuels commis par des prêtres catholiques de l’Etat de Pennsylvanie sur un millier d’enfants sur une période de soixante-dix ans, des faits révélés en août par un rapport du ministère public, ont déclaré jeudi 18 octobre six diocèses.
C’est la première fois qu’une enquête fédérale est ouverte aux Etats-Unis sur des accusations d’abus sexuels commis par des prêtes catholiques et leur dissimulation par les autorités épiscopales.

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Dans un rapport de 884 pages, concluant deux années d’enquête et instruit le 14 août, le procureur général de Pennsylvanie a décrit dans le détail les sévices commis par près de 300 hommes d’église sur une période de soixante-dix ans.
Le dossier se fonde sur des archives conservées par les diocèses, des confessions manuscrites notamment, a expliqué le procureur général.
Assignations à comparaître
Josh Shapiro a par la suite déclaré que si les diocèses de Pennsylvanie avaient systématiquement nié les accusations d’abus sexuels, ils avaient secrètement documenté les cas d’abus et souvent envoyé les informations au Vatican.
L’agence de presse Associated Press a été la première à révéler jeudi l’ouverture d’une enquête du département de la justice.
Les diocèses de Pennsylvanie ont dit avoir reçu des assignations à comparaître de la part de l’administration fédérale pour des accusations d’abus sexuels commis sur des enfants par plus de 300 prêtres catholiques de l’Etat de Pennsylvanie. Ils ont précisé qu’ils coopéraient avec les autorités. Aucun commentaire n’a été fait par le département de la justice.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Des milliers de retraités ont manifesté jeudi contre la baisse de leur pouvoir d’achat. Au point de créer « des craquements » dans la majorité, selon les syndicats.
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Les retraités descendent dans la rue et mettent l’exécutif sous pression

Des milliers de retraités ont manifesté jeudi contre la baisse de leur pouvoir d’achat. Au point de créer « des craquements » dans la majorité, selon les syndicats.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 02h03
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 07h50
   





                        



   


Des milliers de retraités ont manifesté jeudi 18 octobre contre la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) et le coup de rabot sur les pensions prévues l’an prochain, espérant accentuer les « craquements » apparus au grand jour entre le gouvernement et une partie des députés de la majorité.
« Une vie à travailler, une vie à cotiser et maintenant rackettés ». La pancarte aperçue dans le cortège parisien rappelle celles des manifestations de septembre 2017, mars et juin 2018. Comme les trois fois précédentes, les mêmes neuf syndicats et associations de retraités (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA) ont appelé à une « mobilisation générale » pour défendre les « pensions en danger ». Dans la capitale, entre la place de l’Opéra et celle de la République, les organisateurs ont compté jeudi après-midi 15 000 participants (3 500 selon la préfecture de police) sous le soleil, dont d’importants bataillons de la CGT.

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Retraités déterminés
« Je me battrai jusqu’à ce que ma retraite retrouve son niveau d’avant la hausse de la CSG ! », lance Michel, 76 ans, ancien salarié de la recherche spatiale, qui dit avoir perdu 80 euros par mois depuis janvier. Claude, 76 ans également, perd, lui, 850 euros par an, soit « deux semaines de vacances en gîte » pour cet ancien ouvrier de l’industrie aéronautique. « On est là pour défendre le peu de droits pour lesquels on s’est battu quand on travaillait », ajoute Rosine, ancienne animatrice sociale.
D’autres rassemblements étaient prévus dans une cinquantaine de villes en métropole. Des médias locaux ont compté 1 500 personnes à Bordeaux (800 selon la police), 500 à Pau et 400 à Bayonne. Des journalistes de l’Agence France-Presse ont par ailleurs dénombré 700 manifestants à Périgueux et 200 à Marseille, tandis que 300 personnes ont défilé à Nantes, selon la police.
Une mobilisation en deçà de celle du 15 mars, point d’orgue du mouvement, qui avait réuni 200 000 participants, selon le « groupe des neuf ». « Ce n’est pas une déception. Il y a toujours un noyau dur déterminé à ne pas accepter les mesures du gouvernement », affirme Didier Hotte, de FO, qui constate que ces choix budgétaires provoquent « des craquements dans la majorité » parlementaire.

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Des députés LRM prêts à assouplir la réforme de la CSG
Une vingtaine de députés La République en marche (LRM) ont en effet déposé un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, introduisant « plus de progressivité dans les taux de CSG » pour les retraités, adopté contre l’avis du rapporteur général, Olivier Véran.
Cette modification, qui devra être à nouveau votée dans l’hémicycle la semaine prochaine pour être intégrée au PLFSS, est révélatrice d’un désaccord sur la « correction » promise par Edouard Philippe. Le premier ministre avait concédé après le 15 mars un geste fiscal en faveur des retraités aux revenus modestes, qui devrait concerner 350 000 foyers, selon le PLFSS. Mais qui ne change rien pour environ 60 % des 16 millions de retraités, qui ne bénéficient d’aucune compensation de la hausse de la CSG, et paient ainsi les baisses de cotisations pour les salariés.
« Ils ne savent plus par où prendre le sujet. Ils sentent bien que l’électorat retraité leur échappe », observe Michel Salingue, de la Fédération générale des retraités (FGR). D’autant plus que les retraités seront encore mis à contribution l’an prochain pour équilibrer les comptes de la « Sécu » : leurs pensions de base ne seront revalorisées que de 0,3 %, quand la hausse des prix devrait atteindre 1,3 %. Ce coup de rabot décidé par l’exécutif vise à économiser 2,8 milliards d’euros et à présenter ainsi un budget en excédent pour la première fois depuis 2001.
Au total, « en trois ans, un mois de pension aura été pris dans la poche des retraités », selon les organisateurs des manifestations de jeudi, qui envisagent déjà de nouvelles dates de mobilisation. « Ce ne sera pas la dernière journée d’action », affirme Maud Giloux, de la CFE-CGC. « On n’a pas le choix, parce que le budget est en train de se négocier en ce moment », ajoute Jean-Pierre Floret, de la CGT.
Une réunion est prévue le 5 novembre pour discuter d’éventuels « prolongements » du mouvement.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ La livraison de ces 15 000 places vise à réduire la surpopulation carcérale.
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Belloubet dévoile l’implantation de 15 000 nouvelles places de prison

La livraison de ces 15 000 places vise à réduire la surpopulation carcérale.



Le Monde.fr avec AFP
 |    18.10.2018 à 22h08
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 22h23
   





                        



   


La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a dévoilé jeudi 18 octobre, à la nouvelle prison d’Aix-en-Provence, l’implantation des 15 000 places prévues dans son plan pénitentiaire.
La livraison de ces 15 000 places supplémentaires, promises par Emmanuel Macron, doit se faire en deux temps : 7 000 doivent être livrées d’ici à 2022, et les 8 000 autres d’ici à 2027. Avec un objectif affiché : réduire la surpopulation carcérale, qui a pris une ampleur record, avec 70 164 détenus au 1er septembre pour moins de 60 000 places.
Le programme immobilier pénitentiaire est « très diversifié, car les situations des détenus sont très différentes les unes des autres, et nous devons les traiter différemment », a redit jeudi la garde des Sceaux.

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Préparer la sortie
A côté de 2 500 places créées dans des maisons d’arrêt « classiques », mais avec un « haut niveau de sécurité », notamment dans la prison parisienne de la Santé réhabilitée, la garde des sceaux s’est engagée à construire « 2 000 places d’ici 2020 » dans des structures d’accompagnement vers la sortie, des « SAS », devant prendre en charge des détenus en fin de peine ou condamnés à moins d’un an de prison.
« Il faut leur donner de l’autonomie, les préparer à la sortie. Ça suppose des structures qui ne sont évidemment pas des structures très sécurisées, les SAS (…), ce sont des immeubles qui s’insèrent parfaitement dans une architecture urbaine et dont on ne voit pas la différence avec d’autres immeubles – bien sûr, la sécurité est assurée à l’intérieur », a souligné Mme Belloubet.
Assez similaires aux actuels quartiers pour peines aménagées (QPA), les SAS seront situées en zone urbaine ou périurbaine et rattachées administrativement à un établissement pénitentiaire. 16 sites ont été choisis, d’une capacité allant de 60 à 180 places. Cinq de ces SAS seront implantées en région parisienne, les autres le seront à Lille, Colmar, Caen, Grenoble, Toulon et Montpellier.

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Melun, Alès, Angers…
Alors que l’Ile-de-France compte déjà une demi-douzaine de maisons d’arrêt – établissements accueillant des prévenus en attente de jugement ou des condamnés à moins de deux ans de prison –, Nicole Belloubet a confirmé ou annoncé la construction de plusieurs nouveaux établissements pénitentiaires à l’horizon de 2027 : trois de 700 places chacun à Tremblay-en-France, Noiseau et Melun, et un de 600 places dans le Val-d’Oise.
Des maisons d’arrêt doivent également voir le jour dans la décennie à Alès, dans le Gard (500 places), à Angers (400) ou à Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane (500).
La chancellerie a, en revanche, abandonné plusieurs projets de nouvelles prisons lancés en février 2017 par l’ex-garde des sceaux Jean-Jacques Urvoas, dont ceux de Narbonne, Nantes ou Cherbourg.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Les militants de Génération identitaire sont poursuivis pour « violences en réunion » et « séquestration », après leur occupation du siège de l’ONG début octobre.
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Le Monde avec AFP  Publié hier à 20h03, mis à jour hier à 20h33   Lecture 1 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Un sauveteur pour SOS Méditerranée, lors d'un exercice de secours sur l’un des trois canots dont dispose l’équipage de l’« Aquarius ». Entre Sfax et Lampedusa, le 18 septembre. Samuel Gratacap pour Le Monde             Cinquante-six personnalités de droite et d’extrême droite ont apporté leur soutien à l’action des militants de Génération identitaire (GI), dans une tribune publiée sur le site de Valeurs actuelles mercredi 17 octobre.          Le 5 octobre, 22 militants du mouvement d’extrême droite GI ont fait brutalement irruption au siège de l’ONG SOS Méditerranée à Marseille et déployé une banderole accusant SOS Méditerranée d’être « complice du trafic d’êtres humains ». Le 7 octobre, ces militants ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour « violences en réunion », « séquestration », « participation à un groupement en vue de commettre des violences » et « enregistrement et diffusion d’images violentes ».          « Acharnement politique »          « Nous soutenons les 22 de Marseille. Nous appelons à l’abandon des charges à leur encontre. Nous demandons une enquête parlementaire sur SOS Méditerranée et la mise sous séquestre de son navire l’Aquarius », écrivent les 56 personnalités, parmi lesquelles le député du Rassemblement national (ex-FN) Louis Aliot, l’ancien ministre Les Républicains Thierry Mariani, l’ancien ministre et soutien de François Fillon Charles Millon, ou l’essayiste Alain de Benoist.            « L’occupation des locaux de SOS Méditerranée a été menée de façon pacifique », sans « effraction », « séquestration » ou « coup », affirment les signataires. « La répression contre les militants identitaires relève de l’acharnement politique et non du droit », estiment-ils, qualifiant de « délétères » les actions de SOS Méditerranée et considérant que « la grande majorité des Français refuse cette immigration massive imposée ».          Selon la directrice générale de SOS Méditerranée, Sophie Beau, le 5 octobre, le personnel de l’ONG « a été brutalisé, certains plaqués » puis « éjectés de force de leur bureau » quand d’autres ont été « retenus ». Mercredi, SOS Méditerranée a promis d’attaquer en diffamation ceux qui « criminalisaient » les actions de son bateau de sauvetage en mer, l’Aquarius, en relayant « de fausses informations ».           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