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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Porté à la tête de la station balnéaire slovène de Piran en 2010, Peter Bossman pense être le seul édile d’origine africaine jamais élu dans les anciens pays communistes d’Europe, gagnés désormais un à un par l’illibéralisme.
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Ma vie de… maire d’origine africaine d’une ville de Slovénie

Porté à la tête de la station balnéaire slovène de Piran en 2010, Peter Bossman pense être le seul édile d’origine africaine jamais élu dans les anciens pays communistes d’Europe, gagnés désormais un à un par l’illibéralisme.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 18h23
    |

            Blaise Gauquelin (Piran (Slovénie), envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Ma vie de… » donne la parole à des témoins de l’actualité du monde entier, qui racontent leur quotidien à la première personne.
Rencontrer Peter Bossman au sein du magnifique palais vénitien qui sert d’hôtel de ville au petit port de Piran, en Slovénie, c’est s’accorder une trêve, dans la bataille politique actuelle en Europe. Né dans une famille privilégiée du Ghana en 1955, ce médecin généraliste prouve, par les succès qu’il a engrangés, que derrière les discours hostiles à toute immigration des dirigeants des anciens pays communistes, se cache en fait une réalité moins sombre qu’il n’y paraît. 
Car Peter Bossman est un maire noir, aux portes de l’Italie dirigée par les populistes et l’extrême droite : sa ville, comptant 18 000 habitants, est toute proche de Trieste, la Latine. Elu en 2010 au suffrage universel direct, réélu en 2014 avec 60 % des voix, cet immigré en terre slave – qui va raccrocher ses gants le 18 novembre – offre aussi, en héritage, des clés de compréhension réconfortantes aux inquiets désireux d’affronter l’avenir avec les armes de la bienveillance.
« Mon quotidien est a priori celui de tous les maires d’Europe : j’exerce ma fonction dans un contexte qui ne diffère pas d’un pays à un autre. En huit ans, j’ai tenté de développer la ville de Piran. Aujourd’hui, la commune est la capitale touristique de la Slovénie, un pays de 2 millions d’habitants [situé au sud de l’Autriche].
Nous générons 20 % des revenus nationaux liés au tourisme et je suis particulièrement fier d’avoir permis à l’arrière-pays de profiter des retombées économiques de cette manne financière. J’ai également développé une relation étroite entre ma ville et l’art contemporain. Comme je parle plusieurs langues, j’ai pu obtenir des fonds européens plus facilement que d’autres, sans doute, pour en faire profiter Piran.
Maintenant, mon second mandat s’achève. Si je me représentais, je pense que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union ont condamné la cyberattaque menée récemment contre l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.
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Fake news et armes chimiques : l’UE veut riposter, sans nommer Moscou

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union ont condamné la cyberattaque menée récemment contre l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 16h37
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 17h19
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

En marge d’un sommet consacré au Brexit, à la migration et au problématique budget italien, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne ont adopté, mercredi 17 octobre, des conclusions sur la sécurité intérieure. Personne n’entendait, semblait-il, les mettre trop en évidence. Peut-être parce qu’elles visent – sans la nommer – la Russie et que les dirigeants ne voulaient pas accroître les tensions avec Moscou.
Le texte condamne la cyberattaque menée récemment contre l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), attribuée à « des réseaux de renseignement étrangers et d’autres acteurs malveillants sur nos territoires et en ligne ». Les gouvernements britannique et néerlandais ont dénoncé, début octobre, « le mépris des règles mondiales qui ont assuré notre sécurité » manifesté par les autorités russes.

La Russie et son service de renseignement militaire, le GRU, ont en effet été accusés, au début du mois d’octobre, pour une tentative de vol d’informations détenues par l’OIAC, établie à La Haye. Cette dernière participe notamment aux enquêtes sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie et sur l’affaire Skripal, du nom de l’ex-agent russe et de sa fille, empoisonnés en Grande-Bretagne, en mars.
Mardi 16 octobre, à Luxembourg, les ministres des affaires européennes avaient, de leur côté, adopté un nouveau régime de sanctions spécifiques pour lutter contre l’utilisation et la prolifération des armes chimiques. Elles viseront ceux qui participent « où que ce soit, au développement et à l’utilisation d’armes chimiques, indépendamment de leur nationalité et de l’endroit où elles se trouvent ». Toute aide financière, technique ou matérielle devrait, désormais, être dans le viseur de l’Union, qui interdirait l’entrée sur le territoire européen, gèlerait les avoirs, décréterait un embargo financier pour les responsables, etc.
« Cybersécurité solide »
Dans ce domaine non plus,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ En France, actuellement, il n’existe pas de limite d’exposition aux particules diesel sur le lieu de travail.
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L’Union européenne veut limiter l’exposition des salariés aux gaz d’échappement

En France, actuellement, il n’existe pas de limite d’exposition aux particules diesel sur le lieu de travail.



LE MONDE ECONOMIE
 |    19.10.2018 à 15h50
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 16h02
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Un nouveau pas pour la protection de la santé des salariés ? Après plusieurs mois de tergiversations, le Parlement et le Conseil européen sont parvenus à un accord, le 11 octobre, pour élargir au diesel (entre autres) la liste des substances reconnues comme cancérigènes et utilisées sur le lieu de travail.
Selon la Commission européenne, les cancers ne représentent pas moins de 53 % des accidents liés au travail. Cette constatation a incité l’Union européenne à renforcer une première fois la directive de 2004 sur les risques liés à l’exposition à des agents cancérigènes ou mutagènes, en adoptant une autre directive en décembre 2017. Celle-ci fixait des valeurs limites d’exposition professionnelle pour onze nouvelles substances.

L’accord du 11 octobre ajoute à la liste huit produits chimiques, au premier rang desquels les gaz d’échappement des moteurs diesel. Cette décision était très attendue : dès 2012, l’OMS a officiellement reconnu le lien entre l’exposition au diesel et le risque accru de cancer du poumon. Le diesel est dans le collimateur de l’Union européenne, qui veut également réguler plus sévèrement les émissions de CO2 des véhicules particuliers d’ici à 2030.
Près de 800 000 personnes concernées
La France, pays du « diesel roi », est particulièrement concernée par cette décision. Les gaz d’échappement diesel font partie des agents cancérogènes les plus couramment utilisés sur les lieux de travail, constatait la dernière édition de l’enquête Sumer, pilotée par le ministère du travail. Près de 800 000 salariés français sont quotidiennement exposés au diesel : chauffeurs de bus, de poids lourds, conducteurs d’engins sur les chantiers… Et le risque pour leur santé est réel : « pour 46 % d’entre eux, l’exposition au gaz d’échappement diesel est considérée comme importante », note l’enquête Sumer.
« Les cancers et les bronchites qui seraient liés aux gaz d’échappement des moteurs diesel ne sont pas mentionnés dans...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ La Cour de justice de l’UE a demandé à Varsovie de suspendre provisoirement cette réforme qui abaissait l’âge de départ à la retraite des juges.
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La Pologne mise en demeure de suspendre sa réforme de la Cour suprême

La Cour de justice de l’UE a demandé à Varsovie de suspendre provisoirement cette réforme qui abaissait l’âge de départ à la retraite des juges.



Le Monde.fr avec AFP
 |    19.10.2018 à 15h14
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 17h59
   





                        



   


La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a demandé à la Pologne de suspendre provisoirement sa réforme controversée de la Cour suprême, en attendant un jugement définitif, selon un communiqué publié vendredi 19 octobre.
La Commission européenne avait saisi le 24 septembre la CJUE en référé – c’est-à-dire en urgence – pour suspendre l’application de cette législation controversée qui abaissait l’âge de départ à la retraite de ses juges de 70 à 65 ans, poussant au départ de 27 d’entre eux (soit 30 % des effectifs), ce que Bruxelles considère comme une atteinte à l’indépendance de la justice de ce pays. Cette réforme « est incompatible avec le droit de l’Union », avait fait savoir l’exécutif européen pour justifier la saisine de la CJUE.
Cette décision de la CJUE « s’applique, avec effet rétroactif, aux juges de la Cour suprême concernés par ces dispositions », ajoute la Cour dans son communiqué. Pour autant, il s’agit d’une décision provisoire. « La Cour rendra son jugement définitif sur le fond de cette affaire à une date ultérieure (…). Une ordonnance sur des mesures provisoires ne préjuge pas de l’issue de l’action principale », poursuit la Cour.
Décision provisoire
Il s’agit de la deuxième saisine de la CJUE par l’exécutif européen concernant les récentes réformes judiciaires du gouvernement polonais, dirigé par les conservateurs nationalistes du parti Droit et justice (PiS), après une saisine en décembre 2017 contre sa réforme des juridictions de droit commun.
Ces procédures d’infraction sont menées en parallèle d’une procédure plus lourde et plus exceptionnelle, dite « de l’article 7 » du traité sur l’UE. Cette dernière a été déclenchée, en décembre 2017 également, par la Commission européenne, estimant qu’il y avait globalement « un risque clair de violation grave » de l’Etat de droit en Pologne.
Ce mécanisme n’avait jamais encore été déclenché, mais il a été depuis également activé contre la Hongrie de Viktor Orban, le 12 septembre par le Parlement européen. Dans une seconde phase, cette procédure peut en théorie conduire à retirer les droits de vote d’un pays au sein du Conseil de l’UE, l’instance où les Etats membres contribuent à façonner les législations européennes.

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                Etat de droit en Pologne : Bruxelles dans l’impasse







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ L’ancien chef du parti libéral-démocrate, au pouvoir entre 2010 et 2015, gérera les affaires publiques et la communication de l’entreprise.
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Nick Clegg, ex-numéro 2 du gouvernement britannique et nouveau dirigeant de Facebook

L’ancien chef du parti libéral-démocrate, au pouvoir entre 2010 et 2015, gérera les affaires publiques et la communication de l’entreprise.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 14h45
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 16h37
   





                        



   


C’est une nomination surprenante : après plusieurs décennies de politique, l’ancien chef des libéraux-démocrates britanniques Nick Clegg, qui fut aussi vice-premier ministre de 2010 à 2015 auprès de David Cameron, va diriger les affaires publiques de Facebook pour le monde entier, annonce le Financial Times.
M. Clegg a dirigé le parti centriste britannique durant dix ans. Il avait été contraint à la démission en 2017, après des élections catastrophiques pour son parti, qui avait été battu dans 80 % des circonscriptions qu’il détenait auparavant. Lui-même n’avait pas été réélu dans son fief. M. Clegg, opposé au Brexit, participe à la campagne demandant un second référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.
Selon le Financial Times, M. Clegg a accepté le poste après plusieurs mois de demandes répétées de la part de Mark Zuckerberg en personne. Il remplacera Elliot Schrage, qui avait annoncé en juin son intention de quitter l’entreprise, après dix années passées chez Facebook.
Tournant vers l’Europe
L’embauche de M. Clegg semble déterminer un tournant majeur du lobbying de Facebook en direction de l’Union européenne. Peu versé dans la politique américaine, qui était historiquement une part importante du travail de M. Schrage, Nick Clegg connaît bien les rouages de Bruxelles. Eurodéputé de 1999 à 2004, il a également été négociateur pour la Commission européenne et incarne une ligne particulièrement europhile au Royaume-Uni.
Depuis deux ans, Facebook a été, comme les autres grandes entreprises de la Silicon Valley, la cible d’une pression croissante de la part des autorités européennes, aussi bien sur la modération des contenus en ligne que sur les questions de fiscalité ou de pratiques monopolistiques.
Un autre ancien du parti libéral-démocrate travaille déjà chez Facebook : Richard Allan, responsable des politiques publiques pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, siège à la Chambre haute du Parlement britannique, sous l’étiquette du parti. Auparavant, il avait été député libéral-démocrate dans une circonscription de Sheffield, dans laquelle lui a succédé… Nick Clegg.
Des positions précédentes compatibles
Assez engagé sur les sujets touchant au numérique, M. Clegg defend depuis des années des positions plutôt compatibles avec celles de Facebook. Opposé au fait d’augmenter les responsabilités des réseaux sociaux en matière de modération, il estime notamment que la réglementation des contenus « est le travail des législateurs et des gouvernements ». Il s’est également opposé aux nouvelles lois britanniques sur le filtrage de la pornographie, les estimant trop proches d’un régime de censure.
Il avait aussi été l’un des élus les plus engagés contre un ensemble de lois étendant les pouvoirs de surveillance numérique des agences de renseignement britanniques. Le principal de ces textes, l’Investigatory Powers Act, avait été ardemment soutenu par Theresa May, à l’époque ministre de l’intérieur.

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                Surveillance : ce que contient la nouvelle loi sur le renseignement britannique



M. Clegg, qui dit dans un message publié vendredi être ravi de « cette nouvelle aventure », est aussi un admirateur de longue date de Facebook. A la fin de 2017, il défendait dans une longue tribune le réseau social, estimant que les critiques appelant à sa nationalisation étaient des reliques du passé, et qu’il y avait une ironie à voir les journaux du groupe Murdoch se plaindre des contenus sensationnalistes ou trompeurs publiés sur le réseau.
« Comme toutes les formes de communication, les réseaux sociaux ont leurs problèmes, écrivait-il alors, mais ils permettent à des milliards de personnes d’entrer en contact et d’accéder à l’information. ». Il y disait que les réseaux sociaux doivent « embrasser, non rejeter » une amélioration du respect de la vie privée et de la lutte contre la désinformation, tandis que le monde politique doit « cesser de condamner systématiquement l’innovation et le changement ». « Il nous faut un nouvel accord entre la politique et la technologie », écrivait-il encore, de manière quelque peu prophétique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Un jeune homme de 21 ans, qui s’était enfui en Allemagne, a reconnu devant des journalistes avoir tué Viktoria Marinova, sans raison apparente.
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Un homme avoue le meurtre de la journaliste bulgare Viktoria Marinova

Un jeune homme de 21 ans, qui s’était enfui en Allemagne, a reconnu devant des journalistes avoir tué Viktoria Marinova, sans raison apparente.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    19.10.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 15h11
   





                        



   


La journaliste Viktoria Marinova n’a sans doute pas été tuée en raison de son métier. La mort de cette femme de 30 ans avait suscité une vague d’émotion et un débat sur la liberté de la presse en Bulgarie, car il n’avait pas été exclu au départ que son décès puisse être lié à son travail. Mais un homme de 21 ans, soupçonné de l’avoir violée et tuée au début du mois dans un parc public de Ruse, dans le nord de la Bulgarie, a avoué publiquement son crime, vendredi 19 octobre.
Severin Krasimirov, extradé mercredi d’Allemagne où il s’était enfui, s’est adressé aux journalistes à son arrivée au tribunal de la ville de Ruse. « Je ne sais pas ce qui s’est passé. Je ne me rappelle pas de tout, a-t-il dit. Je suis allé là-bas, je l’ai giflée, elle est tombée. J’ai voulu m’en aller, mais elle m’a rattrapé. »
« Oui, je suis coupable. Je suis vraiment désolé. Je ne peux pas croire que j’aie pu faire ça. »
Maintien en détention
En Allemagne, avant son extradition, Krasimirov avait déjà reconnu avoir frappé la journaliste, ajoutant qu’il n’avait aucune intention de la tuer. Son maintien en détention a été décidé lors de l’audience.
Viktoria Marinova, qui travaillait pour la chaîne de télévision TVN, avait récemment annoncé qu’elle allait enquêter sur un détournement présumé de fonds européens, ce qui avait alimenté la thèse d’un assassinat politique, dans le contexte de la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.
Son corps a été retrouvé le 6 octobre dans un parc de Ruse, ville située sur le cours du Danube, à la frontière avec la Roumanie. Severin Krasimirov vivait à proximité du parc. Le jeune homme, dont l’ADN a été retrouvé sur le lieu du crime, avait quitté la Bulgarie le lendemain.

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                Affaire Khashoggi : les Etats-Unis parlent de « conséquences graves » si l’Arabie saoudite est impliquée






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Les dirigeants du club de football Veberöds AIF ont exclu Julle, âgé de 9 ans, de l’équipe des garçons pour être né fille selon l’état civil. Une ONG de Malmö a porté plainte pour discrimination.
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En Suède, un garçon transgenre privé de foot


                      Les dirigeants du club de football Veberöds AIF ont exclu Julle, âgé de 9 ans, de l’équipe des garçons pour être né fille selon l’état civil. Une ONG de Malmö a porté plainte pour discrimination.



M le magazine du Monde
 |    19.10.2018 à 14h38
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                              

                        

Julle a 9 ans. Cheveux blonds, une houppette à la Tintin, les yeux clairs, il porte un short aux couleurs de la Suède et un tee-shirt frappé du visage de son idole, le grand Zlatan Ibrahimovic. Dans sa chambre à Veberöd, un village du sud de la Suède, où il vit avec sa mère, sa sœur et ses deux frères, son copain l’attend. Les deux garçons s’entraînaient dans la même équipe de foot, jusqu’en 2016. Lundi 15 octobre, l’ONG Malmö mot Diskriminering (Malmö contre les discriminations) a porté plainte contre les dirigeants du club Veberöds AIF, qu’elle accuse d’avoir exclu Julle. « Un jour, raconte sa mère, Petra, j’ai reçu la liste des enfants inscrits pour une Coupe. Mon fils n’y figurait pas. J’ai pensé que c’était une erreur. Quand j’ai contacté le club, on m’a fait savoir que la direction avait décidé que Julle s’entraînerait désormais avec les filles. » Car Julle – Julia à l’état civil – se dit né avec le mauvais sexe : garçon dans un corps de fille, ce qui n’avait pourtant jamais posé problème au club jusque-là. D’autres enfants transgenres en Suède ont pu choisir l’équipe avec laquelle ils souhaitaient s’entraîner. Les directives de la Confédération nationale du sport sont claires : jusqu’à la puberté, rien ne s’oppose à ce que filles et garçons soient mélangés.
 Petra, la mère
Petra propose de venir expliquer la situation aux dirigeants du club. « Je pense que c’est avant tout une question d’ignorance », dit-elle. Divorcée, la mère de famille a dû apprendre vite. C’est sa propre mère, la grand-mère de Julle, infirmière scolaire, qui a constaté l’évidence. Depuis qu’il sait parler, l’enfant se présente comme un garçon. « Il a toujours refusé qu’on l’appelle Julia. A 4-5 ans, il m’a dit qu’il voulait être un papa et m’a demandé si on pourrait lui...




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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Pour accueillir les banquiers londoniens, Paris fait la course en tête, devant Francfort, mais les deux villes se partagent des miettes.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Le Brexit n’a fait perdre que quelques milliers d’emplois à la City

Pour accueillir les banquiers londoniens, Paris fait la course en tête, devant Francfort, mais les deux villes se partagent des miettes.



LE MONDE ECONOMIE
 |    19.10.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 14h45
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Rarement aussi peu d’emplois auront été regardés d’aussi près par autant de monde. Après plus de deux ans de lobbying féroce des différents centres financiers d’Europe continentale, et malgré le chaos politique britannique, les départs de banquiers de la City se comptent en quelques milliers de personnes, au maximum.
Paris fait probablement la course en tête, légèrement devant Francfort, selon le dernier pointage de Paris Europlace, le lobby de la place parisienne. Mais le magot est bien maigre : environ 4 500 emplois pour Paris contre 3 500 à Francfort. Et encore ne s’agit-il que d’emplois annoncés : les départs réels ne dépassent pas quelques centaines de personnes. Pour le centre londonien, qui s’est battu contre le Brexit de toutes ses forces, c’est à peine une écorchure.
Jeudi 18 octobre, Paris La Défense, qui représente le quartier d’affaires parisien, menait une nouvelle offensive de charme à Londres, en marge d’un grand salon immobilier. Dans un pub de l’ouest de la capitale britannique, les participants – principalement des Français, y compris parmi le public – étaient forcés de le reconnaître : le grand soir n’est pas arrivé.

« C’est trop tôt »
« Au début, certains ont pu avoir l’impression que la plate-forme de Londres allait se déplacer en masse, mais ça ne se passera pas comme ça, explique Marie-Célie Guillaume, directrice de Paris La Défense. Londres restera Londres, mais le Brexit a ouvert de la place pour les autres. De plus, 4 500 emplois hautement qualifiés et à hauts salaires génèrent de la richesse. »
Les chiffres avancés par Paris Europlace sont pourtant à prendre avec des pincettes. En comptant les annonces faites jusqu’à présent, il est difficile d’atteindre le total de 4 500 emplois : 1 000 pour HSBC, 1 000 pour les banques françaises (Société générale, BNP Paribas, Crédit agricole), 400 pour Bank of America Merrill Lynch, 150 pour JPMorgan, 60 pour Citi… Même en ajoutant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ L’artiste turc, célèbre pour les portraits à la fois réalistes et oniriques de sa ville natale, s’est éteint, mercredi 17 octobre, à l’âge de 90 ans.
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Par  Allan Kaval   Publié aujourd’hui à 12h02, mis à jour à 18h26   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Le photographe turc Ara Güler lors d’une exposition à Istanbul, en novembre 2017. EMRAH GUREL / AP             Au coin d’une petite rue coudée, quelque part en haut des collines de Pera, à Istanbul, il y a un élégant petit café ouvert sur une longue terrasse. Ces dernières années, on pouvait parfois y voir un vieil homme assis près de la vitrine avec une couronne de cheveux un peu fous autour d’un crâne dégarni, une barbe courte et une paire d’yeux profonds. On a donné au café son prénom : Ara. Et son nom de famille est inscrit en lettres dorées au-dessus de la porte de l’immeuble ancien, repeint de vert sapin, dont le café occupe le rez-de-chaussée : Güler. A l’intérieur, sur les murs, se trouvent quatre grands tirages en noir et blanc dont le vieil homme est l’auteur. Une ville d’autrefois, ville de bateaux sombres, de pêcheurs rugueux, d’eaux noires, de fenêtres embuées et de brumes. Le vieil artiste, qu’on appelait « l’Œil d’Istanbul », ne viendra plus promener son regard à la terrasse de son café. Il est mort, mercredi 17 octobre, à 90 ans.          D’Ara Güler, on retient surtout le portrait à la fois réaliste et onirique de la ville qui l’a vu naître et auquel il a travaillé avec constance pendant plus d’un demi-siècle. Né en 1928 dans une famille stambouliote d’origine arménienne, il portait le nom turc que son père s’était choisi en lieu et place de son patronyme originel, Derderian. Entré à 22 ans comme photoreporter au journal Yeni Istanbul, il rejoint Hürriyet, le quotidien turc de référence, et entame bientôt une carrière internationale au cours de laquelle il collaborera avec Time-Life, dont il est le correspondant au Proche-Orient, ou encore Paris Match et Der Stern. Projeté au contact des personnalités les plus marquantes du siècle, Ara Güler est l’auteur de portraits célèbres de Winston Churchill, Marc Chagall, Salvador Dali, Pablo Picasso, Alfred Hitchcock. Après sa rencontre avec le photographe français Henri Cartier-Bresson, il rejoint l’agence Magnum Photos en 1961.          La ville de ses origines                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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La bataille de Varsovie, enjeu-clé des élections locales en Pologne

Le parti au pouvoir PiS veut reprendre la capitale à l’opposition libérale, lors des municipales et régionales, dont le premier tour a lieu dimanche.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 11h29
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



                                


                            

Devant le siège de la télévision publique polonaise, étroitement contrôlée par le pouvoir, régnait, le 12 octobre au soir, une ambiance chaotique. Alors qu’à l’intérieur se jouait un débat télévisé entre les 14 candidats à la mairie de Varsovie, une centaine de partisans du candidat de la Coalition civique (KO - libérale), Rafal Trzaskowski, survoltés, sont venus soutenir leur favori. En face, la petite vingtaine de supporteurs de Patryk Jaki, le candidat de la majorité ultraconservatrice, est débordée. On se bouscule violemment et on s’insulte par mégaphones interposés. A l’image du débat politique à l’échelle du pays, l’atmosphère est inaudible et le dialogue impossible.
« L’enjeu de ce scrutin est de savoir si Varsovie conservera son statut de grande capitale occidentale, affirme Przemyslaw Krolicki, un avocat de 37 ans venu soutenir le candidat libéral. C’est l’affrontement de deux mondes : d’un côté celui d’une ville démocrate, ouverte et moderne, de l’autre une ville s’éloignant des standards occidentaux, surfant sur le nationalisme rampant d’une partie de la population. Un peu comme ce qui se joue à l’échelle de la Pologne. » En effet, depuis la chute du communisme, rarement un scrutin local n’aura eu une telle importance nationale.

Après trois années de pouvoir des ultraconservateurs du PiS (Droit et Justice), qui ont sapé les fondements de l’Etat de droit et introduit des réformes radicales dans presque tous les domaines de la vie publique, les élections locales du 21 octobre – municipales, régionales, départementales – font office de premier test électoral pour les forces politiques en place. Le scrutin est le premier d’une série de quatre élections en l’espace 20 mois, avec à la clef les législatives de l’automne 2019 et les présidentielles du printemps 2020. Un marathon électoral dont l’issue sera cruciale pour la place à long terme de la Pologne en Europe.
Une longueur inédite
L’Europe s’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ La réforme de la Convention de Dublin, qui détermine le pays responsable d’examiner une demande d’asile, est paralysée.
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Par  Jean-Pierre Stroobants   Publié aujourd’hui à 09h00, mis à jour à 15h29   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés       Convention de Dublin, Dublin II – qui a coulé ce texte dans le droit européen –, Dublin III – qui visait à améliorer la procédure – et, bientôt, Dublin… 0 ? Ce règlement qui détermine quel est le pays responsable d’examiner une demande d’asile est au cœur des discussions qui, ­depuis la crise migratoire, empoisonnent la vie de l’Union européenne (UE), et sa réforme est paralysée. ­Evoquant le pays de « première entrée » du demandeur, il a été la cible de l’Italie et de la Grèce, qui estiment avoir été laissées seules devant le défi de l’accueil. Et les pays du Nord, qui avant cela fermaient les yeux sur sa non-application, maintiennent aujourd’hui qu’il doit être remis en vigueur tel quel, ou presque.          « “Dublin” a été créé, au départ, dans l’esprit d’une harmonisation des régimes d’asile, à une époque où l’on croyait encore au développement d’une politique européenne commune en matière de migration », explique François Gemenne, spécialiste des migrations, professeur à Sciences Po Paris, Grenoble et Liège.          Il s’agissait d’éviter que les demandeurs d’asile ne déposent une requête dans plusieurs pays, ce qui aurait entraîné un surcroît de travail pour les agences nationales et des imbroglios administratifs en cas de décisions contradictoires. Dublin, censé aussi traduire en droit européen la convention de Genève sur les réfugiés (elle-même désormais contestée par ­certains), visait donc à coordonner les demandes d’asile, en répartissant clairement les compétences et en désignant le pays responsable de mener la procédure dans tout l’« espace Dublin ».          « Double injustice »          Le système a-t-il vraiment fonctionné ? « Non, tranche Philippe De Bruycker, professeur du droit des migrations à l’Université libre de Bruxelles. C’est en fait un mécanisme égoïste par lequel les Etats espéraient pouvoir se ­décharger sur les autres de leurs responsabilités, chacun étant censé se débrouiller avec les réfugiés arrivant sur son territoire. Et tant pis pour ceux qui en ont plus que d’autres ! Ce qui aurait pu marcher dans un petit groupe de pays, comme les fondateurs de l’espace sans passeport de ­Schengen, avec la France, l’Allemagne, et le Benelux, a fini par se révéler inapplicable dans un vaste ensemble élargi au sud et à l’est. »           Lire aussi Immigration : comprendre le règlement de Dublin en 3 questions                                              — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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L’encombrante dépouille de Francisco Franco

Depuis que le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, a annoncé qu’il allait enfin en finir avec l’anomalie historique qu’est le Valle de los Caídos, rien ne se passe comme l’exécutif avait prévu.



LE MONDE
 |    19.10.2018 à 05h46
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 08h06
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

LETTRE DE MADRID
Qui l’eût cru ? Même mort, et enterré depuis 43 ans, Franco continue de tourmenter l’Espagne. Depuis que le président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, a annoncé qu’il allait enfin en finir avec l’anomalie historique qu’est le Valle de los Caídos, rien ne se passe comme l’exécutif avait prévu. Ou plutôt comme il l’avait espéré, sans doute un peu naïvement.
Ce mausolée monumental inscrit au patrimoine national et construit par des prisonniers politiques républicains à San Lorenzo de l’Escorial, immense croix surplombant une imposante basilique dont les cryptes sont remplies des ossuaires de près de 30 000 victimes de la guerre civile, est devenu le symbole de la difficulté du royaume à tourner la page la plus noire de son histoire contemporaine. C’est là que se trouve la tombe du dictateur, toujours fleurie, au bout de la nef, en plein cœur de la basilique.
Là, que tous les 20 novembre, jour anniversaire de la mort de Francisco Franco et de celle du fondateur de la Phalange, José Antonio Primo de Rivera, enterré à ses côtés, des centaines de nostalgiques du fascisme ont coutume, depuis des années, de se retrouver, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Madrid, bras levés, mains tendues, chantant le Cara al sol. Une insulte à la démocratie et aux victimes de la dictature. Une blessure ouverte pour la gauche espagnole et les militants antifranquistes qui ne se pardonnent pas d’avoir laissé le dictateur mourir dans son lit en 1975, après 40 ans de pouvoir.

Destination de la dépouille
Fort d’une majorité parlementaire favorable à l’exhumation de Francisco Franco, malgré l’abstention du Parti populaire (PP, droite) et de Ciudadanos (libéral), Pedro Sanchez était convaincu qu’il lui suffisait de faire montre de volonté politique pour la mener à bien. Arrivé au pouvoir en juin, il avait même avancé une date : avant le mois d’août. « L’exhumation aura lieu quand vous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ La justice fédérale américaine a pour la première fois lancé une enquête sur les abus sexuels commis par le clergé catholique pendant soixante-dix ans.
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Scandale de pédophilie en Pennsylvanie : enquête fédérale

La justice fédérale américaine a pour la première fois lancé une enquête sur les abus sexuels commis par le clergé catholique pendant soixante-dix ans.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    19.10.2018 à 02h31
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 08h48
   





                        



   


Le département de la justice états-unien a ouvert une enquête sur les abus sexuels commis par des prêtres catholiques de l’Etat de Pennsylvanie sur un millier d’enfants sur une période de soixante-dix ans, des faits révélés en août par un rapport du ministère public, ont déclaré jeudi 18 octobre six diocèses.
C’est la première fois qu’une enquête fédérale est ouverte aux Etats-Unis sur des accusations d’abus sexuels commis par des prêtes catholiques et leur dissimulation par les autorités épiscopales.

        Lire aussi :
         

                Eglise et pédophilie : vers une commission d’enquête parlementaire



Dans un rapport de 884 pages, concluant deux années d’enquête et instruit le 14 août, le procureur général de Pennsylvanie a décrit dans le détail les sévices commis par près de 300 hommes d’église sur une période de soixante-dix ans.
Le dossier se fonde sur des archives conservées par les diocèses, des confessions manuscrites notamment, a expliqué le procureur général.
Assignations à comparaître
Josh Shapiro a par la suite déclaré que si les diocèses de Pennsylvanie avaient systématiquement nié les accusations d’abus sexuels, ils avaient secrètement documenté les cas d’abus et souvent envoyé les informations au Vatican.
L’agence de presse Associated Press a été la première à révéler jeudi l’ouverture d’une enquête du département de la justice.
Les diocèses de Pennsylvanie ont dit avoir reçu des assignations à comparaître de la part de l’administration fédérale pour des accusations d’abus sexuels commis sur des enfants par plus de 300 prêtres catholiques de l’Etat de Pennsylvanie. Ils ont précisé qu’ils coopéraient avec les autorités. Aucun commentaire n’a été fait par le département de la justice.

        Lire aussi :
         

                Eglise : des personnalités demandent une enquête parlementaire sur la pédophilie en France






                            


                        

                        


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Affaire Khashoggi : les Etats-Unis parlent de « conséquences graves » si l’Arabie saoudite est impliquée

Donald Trump a dit que la disparition du journaliste saoudien était une « très mauvaise affaire » pour l’Arabie saoudite, alors qu’il avait jusqu’ici opté pour une posture moins tranchée



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    19.10.2018 à 00h13
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 16h22
   





                        



Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a pour la première fois admis jeudi 18 octobre que le journaliste saoudien disparu Jamal Khashoggi était très probablement mort, menaçant Riyad de « très graves » conséquences si sa responsabilité était confirmée. « Cela me semble bien être le cas. C’est très triste », a déclaré M. Trump, interrogé sur le possible décès de ce journaliste porté disparu depuis qu’il s’est rendu au consulat saoudien à Istanbul le 2 octobre. « C’est mauvais, très mauvais », a-t-il ajouté. Ces déclarations marquent un net changement de ton de la part du locataire de la Maison Blanche.
Ces derniers jours, il avait opté pour une posture moins tranchée et avait mis en avant les énormes intérêts stratégiques liant son pays au royaume sunnite, citant la lutte contre le terrorisme, la nécessité de contrer l’influence de l’Iran chiite, mais aussi les contrats d’armement et leurs retombées économiques.
Les Etats-Unis ont cependant décidé d’accorder un délai supplémentaire à l’Arabie saoudite pour expliquer la disparition de ce journaliste connu pour son franc-parler, qui s’était exilé aux Etats-Unis en 2017 après être tombé en disgrâce à la cour du prince héritier Mohammed Ben Salman. « Nous devons leur donner quelques jours de plus pour mener à bien [les investigations] afin que nous ayons une bonne compréhension des faits », a affirmé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, de retour d’un déplacement à Riyad.
Nouvelles images

   


Un peu plus tôt dans la journée, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, avait annoncé qu’il ne se rendrait pas à une conférence économique organisée à Riyad et boycottée par un nombre croissant de personnalités, dont le ministre de l’économie français, Bruno Le Maire.
Selon le New York Times, la monarchie saoudienne envisagerait de faire porter le chapeau de l’affaire Khashoggi à un haut responsable des services de renseignement, le général Ahmed Assiri, qui est aussi est un conseiller de « MBS », surnom du prince héritier.
La publication de nouvelles images tirées des caméras de vidéosurveillance retraçant les mouvements à Istanbul d’un officier des services de sécurité proche du prince héritier saoudien a fait encore monter d’un cran la pression sur Riyad.
L’homme en question, Maher Abdulaziz Mutreb, qui avait été identifié par les autorités turques comme l’un des membres d’une équipe de 15 agents envoyée par Riyad pour « assassiner » le journaliste, fait partie de l’entourage de « MBS », selon le New York Times.
La presse turque, affirmant s’appuyer sur des enregistrements sonores réalisés sur place, avait déjà publié mercredi de nouvelles informations accablantes, selon lesquelles Jamal Khashoggi aurait été torturé et assassiné dans le consulat dès le jour de sa disparition.

        L’analyse :
         

          En Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed Ben Salman dans l’ouragan Khashoggi



Enquête de l’ONU ?
Le Washington Post a publié mercredi ce qu’il présente comme la dernière contribution de Jamal Khashoggi, un texte dans lequel le journaliste évoque le manque de liberté de la presse dans le monde arabe. « Hélas, cette situation ne changera probablement pas », déplore le journaliste dans cette tribune transmise au quotidien par son traducteur au lendemain de sa disparition.
Amnesty International, Human Rights Watch, Reporters sans frontières et le Comité de protection des journalistes ont de leur côté appelé la Turquie à demander une enquête de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur l’affaire Khashoggi. « L’implication des Nations unies est la meilleure garantie contre un blanchiment saoudien ou contre les tentatives d’autres gouvernements de passer sous silence le problème afin de préserver des relations commerciales lucratives avec Riyad », a déclaré Robert Mahoney, directeur exécutif adjoint du Comité de protection des journalistes, dans un communiqué.
« Compte tenu de la possible implication des autorités saoudiennes dans la disparition forcée de Khashoggi et de son assassinat, ainsi que du manque d’indépendance du système de justice pénale saoudien, l’impartialité de toute enquête menée par les autorités saoudiennes serait remise en question », ajoute le communiqué.
Le parquet d’Istanbul a publié jeudi un texte affirmant qu’il informerait le public des avancées de l’enquête « en cas de nécessité ».


Retrouvez nos contenus sur l’affaire Khashoggi
L’enquête sur la disparition de Jamal Khashoggi.
Le sommet économique de Riyad, enlisé dans l’affaire.
Le prince héritier Mohammed Ben Salman, dans la tourmente.
La dernière tribune du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.
La relation entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.
L’ambiguïté de Washington et d’Ankara vis-à-vis de Riyad.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ La Commission signale un risque de « non-conformité » avec les règles européennes, qui pourrait l’amener à rejeter le projet porté par Rome.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/10/2018
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Budget italien : Bruxelles dénonce un dérapage « sans précédent »

La Commission signale un risque de « non-conformité » avec les règles européennes, qui pourrait l’amener à rejeter le projet porté par Rome.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 19h29
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 12h41
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



   


Bruxelles a mis le doigt dans l’engrenage. Jeudi 18 octobre, depuis Rome où il fait un déplacement de deux jours, Pierre Moscovici, le commissaire européen à l’économie, a confirmé que la Commission venait d’envoyer une lettre officielle dénonçant « une déviation sans précédent » du budget italien 2019 par rapport aux règles du pacte de stabilité et de croissance.
Cette lettre constitue la première étape vers un éventuel rejet de ce budget. Un acte sans précédent qui, s’il se concrétise d’ici fin octobre, risque de provoquer une grave crise politique entre les instances européennes et la coalition M5S-Ligue.
« Nous n’avons jamais eu un tel écart en matière de déficit structurel, entre ce qui était demandé [à l’Italie] et ce qu’elle a prévu, dans un contexte de dette élevée », a expliqué M. Moscovici, lors d’une conférence de presse commune avec Giovanni Tria, le ministre de l’économie et des finances italien.
Il n’est pas question, a précisé M. Moscovici, « d’intervenir dans la politique italienne : nous sommes favorables à des politiques qui soutiennent la croissance et l’emploi. La Commission aime l’Italie ». Et dans son appréciation du budget prévisionnel italien, « nous devons rester extrêmement précis, totalement neutres et, même si nous avons des opinions politiques, nous les laissons à la porte ». 
Ne pas mettre de l’huile sur le feu
Mise en ligne sur le site de la Commission dans la soirée, la lettre cosignée par M. Moscovici et le vice-président chargé de l’euro, Valdis Dombrovskis, donne à Rome jusqu’au lundi 22 octobre pour s’expliquer, et éventuellement amender sa copie.
La Commission lui reproche un déficit public prévisionnel de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2019, au lieu du 0,8 % promis au printemps 2018. Et surtout une détérioration structurelle (creusement du déficit lié à des réformes) de 0,8 % du PIB transalpin en 2019, alors que Bruxelles espérait au contraire un effort structurel de 0,6 % (réductions budgétaires liées à des réformes).
Bruxelles s’apprête à publier d’autres lettres de « demandes d’information » « à quatre, cinq ou six pays » a lâché son président, Jean-Claude Juncker, jeudi. La France et la Belgique figurent très probablement dans cette liste. Cependant, il est hautement improbable que les budgets français ou belge soient rejetés à la fin de ce mois, leurs écarts étant jugés bien moins alarmants.
Histoire de ne pas mettre de l’huile sur le feu, la Commission a attendu les conclusions du sommet de la zone euro, jeudi midi à Bruxelles, pour envoyer sa missive à Rome, laissant à Giuseppe Conte, le premier ministre italien, l’occasion de s’exprimer – plutôt de se défendre – devant ses pairs.
« Ce n’est pas le budget qu’attendait la Commission. Il est compréhensible qu’il y ait des réactions », a déclaré M. Conte, à son arrivée à Bruxelles. « Moi, plus le temps passe, plus je trouve que notre budget est très beau », a-t-il aussi lancé. De son côté, M. Juncker a précisé lui aussi que son institution examinerait le budget italien avec « la même rigueur, la même souplesse que d’autres. »
Isolement du pays à Bruxelles
Au sommet, jeudi, M. Juncker était aussi venu chercher un soutien des autres dirigeants de l’eurozone, face à la perspective d’un rejet du budget italien. Il l’a globalement obtenu, la plupart disant s’en « remettre au jugement de la Commission ». Cette dernière « est l’institution avec qui l’Italie doit parler », a sobrement déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel. Plus explicite, Mark Rutte, le premier ministre néerlandais, s’est fait le porte-voix des tenants d’une application rigoureuse du pacte de stabilité. Il a dit avoir eu des échanges vifs avec M. Conte : « Nous sommes tous inquiets à propos de l’Italie. »
Le président français, Emmanuel Macron, s’en est lui aussi, prudemment, remis à la Commission. « Il y a des règles européennes, et c’est à la Commission de les évaluer, de la même manière pour tout le monde. »
Côté italien, la missive de Bruxelles était attendue et sa substance plus que prévisible. Mais la dureté des termes employés ainsi que l’isolement du pays à Bruxelles, devenu chaque jour plus manifeste, n’étaient pas de nature à rassurer les esprits. Après s’être légèrement détendu ces derniers jours, le « spread » (écart entre les taux d’intérêt des emprunts à dix ans allemands et italiens) a dépassé jeudi soir les 320 points, son plus haut niveau depuis cinq ans, et les regards se tournent désormais vers les agences de notation, qui pourraient d’ici à la fin du mois abaisser la note de la dette souveraine italienne.
Face à ces menaces, la marge de manœuvre du gouvernement italien parait extrêmement faible, d’autant plus que les relations entre les deux partenaires de la coalition, la Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (antisystème), se sont brutalement tendues ces dernières heures. En cause, la très généreuse amnistie fiscale voulue par La Ligue, et inscrite au budget, qui touche au cœur de ses convictions l’électorat du M5S.
Devant l’ampleur des réactions négatives dans son propre camp, le chef politique du mouvement, Luigi Di Maio, a tenté de se défausser en affirmant mercredi soir, à la télévision, que le texte sur la « paix fiscale » avait été modifié dans son dos, annonçant même sa volonté de porter plainte. Un conseil des ministres extraordinaire a été convoqué pour samedi dans le but de chercher une sortie de crise, et le chef de la Ligue, Matteo Salvini, après s’être dit décidé à ne pas s’y rendre, semble avoir accepté le rendez-vous.
Alors que Giovanni Tria travaille sur la réponse à faire parvenir à Bruxelles d’ici lundi, les deux dirigeants risquent d’être trop occupés par leurs disputes pour chercher sérieusement un compromis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ La Suisse a officiellement tourné la page du secret bancaire avec les premiers échanges automatiques d’informations, qui ont débuté à la fin septembre…, mais pas avec la France.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Comment la France a raté le coche de la fin du secret bancaire suisse

La Suisse a officiellement tourné la page du secret bancaire avec les premiers échanges automatiques d’informations, qui ont débuté à la fin septembre…, mais pas avec la France.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 18h56
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 09h34
    |

            Mathilde Damgé








                        


Presque dix ans qu’elle était annoncée : la fin du secret bancaire suisse est entrée en vigueur fin septembre. Les banques helvètes ont ainsi commencé à échanger automatiquement des informations (quand il fallait les demander une par une auparavant)…, mais pas avec la France, dont le début de l’échange a été remis, pour le moment, au mois de novembre « pour des raisons techniques ».
Les premiers échanges ont concerné environ deux millions de comptes auprès des Etats membres de l’Union européenne, ainsi que neuf autres Etats et territoires, dont les îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey, le Canada, la Norvège et le Japon, a indiqué l’Administration fédérale des contributions (AFC) dans un communiqué. Quelque sept mille institutions financières (banques, trusts, assurances, etc.) sont enregistrées auprès de l’administration suisse.
La transmission des données (nom, adresse, Etat de résidence, numéro d’identification fiscale, solde du compte, revenus de capitaux, etc.) a pris du retard avec la France, mais aussi avec l’Australie, dans la mesure où ces deux pays ne pouvaient pas encore eux-mêmes livrer leurs données à l’administration suisse, explique l’AFC, sans donner de détails.
« Le volume d’informations à transmettre est plus important cette année, en raison à la fois d’un périmètre de données plus large (avec notamment l’inclusion de l’assurance-vie) et d’un plus grand nombre de pays participants. De ce fait, la transmission de données de la part de la France vers la Suisse subit un léger retard. Il sera rattrapé courant du mois de novembre », répond de son côté la Direction générale des finances publiques.

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Manque de coopération suisse
Un volume certes plus important d’informations, mais qui ne saurait justifier le manque de coopération helvète, souligne Bercy. « Le principe de l’échange automatique veut qu’aucun pays ne subordonne ses envois à l’analyse préalable des informations émanant des autres pays. L’administration fiscale Suisse n’a, dès lors, pas de raison de différer ses envois à la France puisqu’elle indique avoir procédé à des envois à destination d’autres pays », s’indigne la Direction générale des finances publiques.
Ce problème vient s’ajouter à d’autres questions, commente Manon Aubry, de l’association Oxfam France. Elle cite notamment « les échanges à géométrie variable faits par certains Etats et les nombreuses stratégies, dont les “passeports dorés” pour contourner la régulation ». Ces certificats de résidence, dits « dorés » parce qu’ils sont octroyés contre une forte rémunération à de très riches investisseurs dans une vingtaine de pays, permettent de contourner l’impôt.
Ironie de l’actualité, le procès de l’Union des banques suisses (UBS) s’est ouvert au début d’octobre à Paris, pour démarchage illicite de clients français. Mercredi, c’est derrière le sacro-saint secret bancaire que l’ancien numéro deux de la filiale française, Patrick de Fayet, s’est retranché pour ne pas répondre aux questions de la présidente quant à de potentielles démarches frauduleuses des chargés d’affaires suisses. La plus grande banque privée de la confédération risque une pénalité représentant la moitié des sommes blanchies, soit 5 milliards d’euros, selon les calculs des juges d’instruction.

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Les femmes se rappellent au bon souvenir du pape

L’Eglise catholique a beau camper sur des certitudes bien ancrées, ces derniers temps, la question de la place des femmes en son sein se fait plus insistante.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 18h14
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 12h42
    |

            Cécile Chambraud








                        



   


La providence fait parfois des clins d’œil. Les quatre prélats français participant au synode des évêques de l’Eglise catholique sur les jeunes, qui se tient à Rome du 3 au 27 octobre, l’ont expérimenté cette semaine. Portant une corbeille débordant de lettres de jeunes catholiques français adressées au pape, ils se sont avancés, mardi 16 octobre, vers François pour les lui offrir, avant de débuter leur séance du jour dans la salle du synode. Mgr Laurent Percerou, évêque de Moulins, en a prélevé une et l’a lue à voix haute devant le pontife.
Une jeune fille en est l’auteure. « Monsieur le pape, lui écrit-elle, tout au long de ce frat [un pèlerinage annuel de collégiens catholiques], nous avons appris que pour Dieu, Jésus ainsi que Marie, l’homme est l’égal de la femme. Et lors de cette même période, j’ai pu constater une différence considérable entre les deux sexes. J’aimerais, moi jeune femme, avoir les mêmes droits que les hommes, par exemple, pouvoir prendre des responsabilités dans l’Eglise. » Les hommes rassemblés autour de la corbeille esquissent un sourire retenu. « Je l’ai tirée au sort », précise l’évêque.
L’Eglise catholique a beau camper sur des certitudes bien ancrées, ces derniers temps, la question de la place des femmes en son sein se fait plus insistante, en particulier dans le contexte des scandales d’agressions sexuelles. Elle est posée jour après jour depuis le début du synode, qui réunit à Rome, pendant quatre semaines, quelque 250 évêques pour réfléchir au message envers les jeunes.
Malaise
Le synode, cette réunion périodique dont le pape choisit le thème, est un instrument privilégié par François pour amener du renouveau dans l’Eglise catholique. Problème : cet organe de représentation de la diversité du monde catholique est quasi exclusivement masculin, les participants étant pour l’essentiel des évêques.
François a bien tenté d’y introduire de la diversité en y nommant des jeunes des deux sexes, et des femmes parmi les observateurs ou les experts. C’est ainsi que sept religieuses participent quotidiennement aux travaux. Mais sans avoir le droit de voter sur le texte qui ressortira en fin de parcours et sur ses amendements. Ce droit est réservé, à part quelques rares exceptions, aux évêques.
Depuis quelques jours, un malaise s’est installé lorsqu’il est apparu que les dix représentants d’ordre religieux masculins au synode auront, eux aussi, le droit de voter, y compris les deux d’entre eux qui ne sont pas ordonnés. Une pétition en ligne soutenue par des groupes progressistes et demandant le droit de vote pour les supérieures religieuses avait recueilli 6 000 signatures mardi soir. Elle a même été mentionnée par l’Osservatore Romano, le journal officiel du Vatican.
La veille, l’une des religieuses auditrices au synode, sœur Sally Hodgdon, supérieure générale de la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Chambéry, a dit espérer qu’à l’avenir, des femmes puissent voter sur les documents finaux des prochains synodes. Les jeunes admis à cette réunion ont, eux aussi, plaidé pour davantage de place pour les femmes dans l’Eglise.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Avec le Brexit, sans accord préalable, les avocats anglais vont perdre l’accès à une partie du marché unique européen.
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Brexit : derrière la bataille de la City, celui du secteur juridique

Avec le Brexit, sans accord préalable, les avocats anglais vont perdre l’accès à une partie du marché unique européen.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 17h48
 • Mis à jour le
19.10.2018 à 12h02
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Imaginez. Nous sommes en 2023, une banque portugaise fait faillite. Depuis plusieurs années, l’Union européenne (UE) a mis au point un régime spécifique pour encadrer les faillites bancaires et éviter la contagion. Et pourtant, la bataille juridique pour la compensation des créditeurs se passe… à Londres, devant une cour de justice qui n’est pas dans l’UE.
Le scénario est loin d’être inimaginable : selon les calculs de la banque japonaise Nomura, au moins 127 milliards d’euros d’obligations des banques d’Europe continentale sont actuellement de droit anglais, soit le tiers du stock existant. La justice anglaise a une excellente réputation à travers le monde et beaucoup d’investisseurs internationaux préfèrent que leurs produits financiers soient écrits dans ce droit coutumier.
Pour éviter un tel événement qui serait politiquement embarrassant, les instances financières européennes cherchent depuis le Brexit à redresser l’équilibre. « Nous constatons une pression informelle des régulateurs pour que les nouvelles obligations des banques soient émises en droit du pays local », témoigne Emil Petrov, chargé des marchés de capitaux à Nomura. Selon lui, les banques françaises sont déjà entièrement passées en droit français, alors qu’elles émettaient autrefois en partie dans le droit anglais. « Mais la question va être plus compliquée pour les banques italiennes, portugaises et grecques, précise-t-il. Les investisseurs internationaux seront-ils prêts à faire confiance au droit local de ces pays ? Personne ne s’attend par exemple à voir des banques italiennes émettre des obligations en droit local sous le régime actuel… »
Une bataille beaucoup plus large
Cet exemple est le petit bout de la lorgnette d’une bataille beaucoup plus large qui a commencé avec le Brexit. L’ensemble du secteur juridique va ressentir l’impact de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Comme en finance, Londres domine actuellement très...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ La jeune femme originaire de Tétouan a été tuée fin septembre par des tirs de la marine royale alors qu’elle tentait de rejoindre clandestinement les côtes espagnoles.
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Compte rendu

Au Maroc, deux ans de prison pour avoir dénoncé sur Facebook la mort d’une migrante

La jeune femme originaire de Tétouan a été tuée fin septembre par des tirs de la marine royale alors qu’elle tentait de rejoindre clandestinement les côtes espagnoles.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 18.10.2018 à 17h00

     •
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        Mis à jour le 19.10.2018 à 06h39






    
Un bateau de migrants parti des côtes marocaines, dans le détroit de Gibraltar, le 27 juillet.
Crédits : JOSEBA ETXABURU / REUTERS


Un Marocain a été condamné à deux ans de prison ferme pour avoir protesté sur les réseaux sociaux contre la mort d’une jeune migrante tuée fin septembre par des tirs de la marine marocaine, a-t-on appris jeudi 18 octobre auprès de son avocat.
Soufiane Al-Nguad, 32 ans, a été condamné dans la nuit de mercredi à jeudi par le tribunal de Tétouan, ville du nord du Maroc, pour « outrage au drapeau national », « propagation de la haine » et « appel à l’insurrection civile », selon son avocat Jabir Baba. Il avait été interpellé début octobre, après des troubles lors d’un match de football le 30 septembre à Tétouan.

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Selon son avocat, avant ce match, M. Al-Nguad avait appelé, à travers des publications sur sa page Facebook, le groupe des ultras Los Matadores du club de football local à « manifester et à porter des habits noirs de deuil » pour protester contre le décès de Hayat Belkacem.
La mort de cette étudiante de 22 ans, tuée le 25 septembre par la marine marocaine alors qu’elle tentait de gagner clandestinement les côtes espagnoles en bateau, avait suscité la colère dans le pays. Les autorités marocaines avaient dit avoir visé l’embarcation en raison de ses « manœuvres hostiles ».
« Venger Hayat »
Dix-neuf supporters âgés de 14 à 23 ans sont également jugés à Tétouan pour « outrage au drapeau national », « manifestation non autorisée » et « destruction de biens publics et privés », pour avoir manifesté le soir du même match.
Ces supporters avaient été arrêtés peu après pour avoir brandi des drapeaux espagnols et crié des slogans comme « Viva España » (« Vive l’Espagne ») lors du match. Ils avaient aussi manifesté sur le chemin du stade en appelant à « venger Hayat ».

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Ces dernières semaines, des dizaines de vidéos montrant des jeunes Marocains en route vers l’Espagne à bord de bateaux pneumatiques sont devenues virales sur les réseaux sociaux, dans un pays marqué par de grandes inégalités sociales sur fond de chômage élevé chez les jeunes.
Depuis le début de l’année, l’Espagne est devenue la première porte d’entrée vers l’Europe, avec près de 43 000 arrivées par voie maritime et terrestre, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).


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« Notre défi, c’est que les demandes d’asile soient traitées de la même façon en Europe »

Jamil Addou, le directeur du Bureau européen d’appui en matière d’asile, plaide pour davantage d’harmonisation dans l’examen des demandes déposées par les réfugiés arrivant dans l’UE.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 15h48
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            

Jamil Addou est directeur du Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO), basé à Malte. Il évoque le projet de centres contrôlés de débarquement et les mouvements secondaires des demandeurs d’asile dans l’Union alors que le Conseil européen du 18 octobre n’a pas permis de réduire les divergences sur le sujet.
Comment cela se fait-il que les Vingt-huit n’arrivent pas à progresser en matière migratoire ?
Le contexte politique est directement influencé par l’approche des élections européennes et les positions nationales restent pour certaines très divergentes, mais on peut espérer que les gouvernements prennent leurs responsabilités. On peut par exemple être pessimiste sur l’adoption d’un nouveau règlement Dublin à court terme mais si les Etats membres veulent voir se réaliser les centres contrôlés [de traitement partagé de la demande d’asile des migrants secourus en mer] tels que portés par la France et Emmanuel Macron, il faut des outils pour les mettre en œuvre.
Or, la situation de l’asile dans les différents Etats membres reste trop disparate, en matière de procédures, d’interprétation du droit d’asile et d’appréciation de la situation dans les pays d’origine. Un des textes clés du « paquet asile » [législations en discussion réformant le régime européen d’asile] a vocation à transformer EASO en une agence directement opérationnelle, pour favoriser cette harmonisation et renforcer le soutien au traitement de l’asile dans les pays.

Quelles sont les distorsions entre Etats en matière d’asile ?
A situation comparable, une personne n’a pas les mêmes chances d’obtenir une protection selon le pays qui examine sa demande. Par exemple, sur le premier semestre 2018, le taux de reconnaissance moyen en Europe était de 47 % pour les Afghans, mais il montait à 88 % en Italie et n’était que de 30 % en Suède.
Notre plus grand défi est que les demandes d’asile soient...




                        

                        

