<FILE-date="2018/10/18/19">

<article-nb="2018/10/18/19-1">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Un débat sur l’écologie, organisé dans le cadre de la première édition du Monde Festival Montréal, se tiendra le 26 octobre au Musée des beaux-arts de Montréal.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤     


                Monde festival Montréal : Urgence climatique : les politiques sont-ils irresponsables ?


Un débat sur l’écologie, organisé dans le cadre de la première édition du Monde Festival Montréal, se tiendra le 26 octobre au Musée des beaux-arts de Montréal.

LE MONDE
                 |                 18.10.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 18h47
                














Derniers articles publiés


            Hommes et femmes, deux histoires de la sexualité


            Kechiche, Denis, Bozon… Trois façons « aux antipodes » de filmer le sexe


            Georges Vigarello : « #metoo est un ébranlement majeur dans une dynamique déjà installée »



Tous les articles






les articles les plus partagés


            Boris Cyrulnik : « L’attention à la maltraitance animale témoigne d’une société plus morale »


            « Tomber amoureux, cela n’arrive pas par hasard »


            « De plus en plus d’histoires d’amour démarrent à l’âge de la retraite »






les plus partagés











   


Réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, déforestation massive, pollution durable des sols, de l’eau et de l’air… Tous ces voyants rouges reflètent une même réalité : l’état de dégradation des conditions de vie à la surface de la Terre.
« Il sera bientôt trop tard pour dévier de notre trajectoire vouée à l’échec, et le temps presse » s’alarmaient, il y a un an, 15 000 scientifiques du monde entier réunis dans un appel commun. Les réponses de la communauté internationale, engagée par l’accord de Paris conclu lors de la COP21 (conférence climat de décembre 2015), et les politiques publiques développées par la France et le Canada, sont-elles à la hauteur de cette « urgence climatique » ?
Des personnalités du monde politique et de la société civile, issues des deux rives de l’Atlantique, en débattent. Parmi elles, Delphine Batho, ancienne ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, députée et présidente de Génération Ecologie, François Delorme, professeur à l’université de Sherbrooke et expert du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et Sidney Ribaux, cofondateur et directeur général de l’organisme Equiterre.
Animé par Simon Roger, journaliste au « Monde ». Salle Bourgie, 11 h 30-15 heures.
Réservation en ligne













<article-nb="2018/10/18/19-2">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Depuis 1993, ce projet autoroutier de 48 kilomètres pour relier Brignais à La Fouillouse a été maintes fois validé, mais toujours repoussé. La ministre des transports l’a définitivement enterré.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Pourquoi le projet controversé d’autoroute 45 entre Lyon et Saint-Etienne a-t-il été abandonné ?

Depuis 1993, ce projet autoroutier de 48 kilomètres pour relier Brignais à La Fouillouse a été maintes fois validé, mais toujours repoussé. La ministre des transports l’a définitivement enterré.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 15h41
   





                        



   


C’était l’Arlésienne locale, avec ses soutiens et ses détracteurs. Depuis vingt-cinq ans, les habitants des bassins stéphanois et lyonnais entendaient parler de cette autoroute 45 (A45), maintes fois validée mais toujours repoussée. Les uns promettaient qu’elle décongestionnerait la circulation entre les deux agglomérations et dynamiserait la région ; les autres y voyaient surtout une gabegie financière conduisant à la destruction de 500 hectares de terres agricoles.
La ministre des transports, Elisabeth Borne, a mis un terme à l’affrontement. Mercredi 17 octobre, le gouvernement a annoncé que le projet était définitivement abandonné, au motif que « l’Etat privilégie les alternatives routières et ferroviaires à l’A45 ». Une décision qui n’a pas manqué de provoquer la colère de certains élus locaux, qui ont tôt fait de dénoncer une trahison gouvernementale. Retour sur un important revirement politique.
Qu’est-ce que le projet d’autoroute 45 ?
C’est en 1993 que les premières études de faisabilité sont lancées pour ce projet de 48 kilomètres d’autoroute, prévu pour relier Brignais, une commune située au sud de Lyon, à La Fouillouse, sise au nord de Saint-Etienne. Cette portion routière devait permettre de doubler l’autoroute 47, un axe de 40 kilomètres à travers la vallée industrielle du Gier, très accidentogène et régulièrement saturé – près de 100 000 véhicules par jour en moyenne.
Le coût total du projet est estimé à 1,2 milliard d’euros. Un prix élevé pour un projet de cette taille, qui s’explique notamment par la nécessité de construire quatre tunnels et onze viaducs. Le plan de financement, négocié durant plus de quinze ans, prévoyait une prise en charge à hauteur d’un tiers par l’opérateur privé choisi – Vinci –, et de deux tiers par l’Etat et les collectivités locales, soit 790 millions de fonds publics.

        Notre reportage en 2017 :
         

          Mobilisation contre l’autoroute A45, « inutile et climaticide »



Pourquoi est-ce un revirement politique ?
Après des années de tergiversations gouvernementales sous les mandats de Jacques Chirac, 2008 avait semblé marquer un tournant dans l’histoire du projet d’A45. A l’issue du Grenelle de l’environnement – qui prévoyait pourtant l’arrêt des chantiers autoroutiers interurbains –, le ministre de l’écologie et de l’aménagement du territoire, Jean-Louis Borloo, avait alors déclaré le projet d’utilité publique. Un feu vert qui devait accélérer le processus.
L’appel à candidatures pour le concessionnaire privé fut lancé le 25 avril 2012, à quelques semaines de la fin de quinquennat de Nicolas Sarkozy. Mais certains points du financement continuaient de poser problème – notamment du côté des élus de la région lyonnaise. En 2016, le secrétaire d’Etat chargé des transports, Alain Vidalies, annonce le choix de la société Vinci Autoroutes comme concessionnaire, pour la réalisation et l’exploitation pendant cinquante-cinq ans de la future autoroute à péage. Une nouvelle étape cruciale vers la naissance du projet, qui reçoit l’avis favorable du Conseil d’Etat en 2017.
Mais le vent tourne pour l’A45. Comme pour de nombreux autres grands projets d’infrastructures, la contestation s’organise. Après les premières procédures judiciaires lancées par des élus Europe Ecologie-Les Verts (EELV), c’est le rapport Duron, rédigé par le conseil d’orientation des infrastructures au début de 2018, qui préconise de suspendre le projet et trouver une « alternative acceptable pour tous ». Un conseil qu’aura donc choisi de suivre le gouvernement d’Edouard Philippe, à la surprise des élus locaux.

        Le point sur
         

          les gagnants et les perdants des grands projets d’infrastructure de transport



Quel est l’argument du gouvernement ?
Pour la ministre des transports, le constat est clair : « Sur l’A45, a priori si c’était un projet consensuel on peut supposer qu’il serait d’ores et déjà fait. Donc c’est un projet qui soulève de nombreuses questions. » Suivant les recommandations du rapport Duron, la ministre a rappelé les trois faiblesses principales du projet A45 :
un impact environnemental néfaste sur les coteaux du Jarez et les monts du Lyonnais, avec la destruction de 500 hectares de terres agricoles et de vergers ;un sous-dimensionnement à l’arrivée de Lyon et La Fouillouse ;un taux de subvention trop élevé pour une concession.
Mais Elisabeth Borne n’est pas repartie les mains vides pour autant :
« Je le dis très clairement, il y a 400 millions d’euros qui étaient prévus dans la participation de l’Etat pour l’autoroute A45, ces 400 millions d’euros seront investis quoi qu’il en soit pour améliorer les liaisons entre Lyon et Saint-Etienne. » 
Dans le détail, ce montant devrait permettre de financer la création de bandes d’arrêt d’urgence sur l’ensemble de l’A47, le traitement du nœud Givors-Ternay avec notamment un élargissement, et une meilleure connexion de l’A47 à l’A46. Il pourrait également servir à renforcer la ligne TER entre Lyon et Saint-Etienne, aujourd’hui l’une des liaisons les plus empruntées de France avec 20 000 passagers et 120 trains par jour.
Et maintenant ?
« L’abandon du projet A45 sonne comme un véritable désastre pour les habitants, les entreprises et l’ensemble des forces vives du grand bassin constitué par les métropoles de Saint-Etienne et de Lyon », a réagi avec véhémence le collectif A45. A l’unisson, Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, Laurent Wauquiez, le président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, et Georges Ziegler, le président du conseil départemental de la Loire, ont dénoncé une « méthode indigne ».
Mais les élus locaux ne sont pas tous déçus de cette décision. Dans un communiqué commun, Régis Juanico, député de la Loire (Génération.s), Jean-Claude Tissot, sénateur de la Loire (groupe socialiste et républicain) et Johann Cesa, premier secrétaire fédéral du PS Loire, ont ainsi estimé que « les projets qui ne parviennent pas à voir le jour pendant plus de trente ans sont par définition de mauvais projets ». 
Faut-il voir dans l’abandon de ce projet contesté le signe d’un léger changement d’orientation pour le gouvernement, après le départ fracassant au début de septembre du ministre de l’écologie, Nicolas Hulot, qui implorait le chef de l’Etat d’être « à la hauteur du pire défi que l’humanité ait jamais rencontré » ? Reste que d’autres projets polémiques continuent d’avancer, à l’image du grand contournement ouest de Strasbourg. Au début de septembre, les opposants à ce projet datant de 1973 avaient été sèchement évacués par la police.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-3">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’ONG Zero Waste France accuse les fast-food McDonald’s et KFC de la place de la République à Paris de ne pas trier leurs déchets.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Plainte symbolique contre deux enseignes de fast-food qui ne recyclent pas

L’ONG Zero Waste France accuse les fast-food McDonald’s et KFC de la place de la République à Paris de ne pas trier leurs déchets.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 12h36
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 16h00
   





                        


La plainte est symbolique mais elle vise un phénomène largement répandu. Jeudi 18 octobre, l’association Zero Waste France a attaqué en justice deux enseignes de restauration rapide situées place de la République à Paris, le McDonald’s et le KFC. Elle les accuse de ne pas trier leurs déchets, comme les y oblige pourtant un décret de 2016.
Zero Waste France a documenté l’absence de poubelles de tri en salle et analysé les sacs une fois sortis des deux restaurants. Elle dénonce « l’absence de tri des déchets en salle ». Thibault Turchet, le responsable des affaires juridiques de l’association, a rappelé dans un communiqué que « le secteur de la restauration rapide est fortement producteur de déchets, pourtant pour la plupart recyclables. » L’ONG a appelé les acteurs de ce secteur à respecter les réglementations en vigueur et à ne pas faire obstacle aux progrès de l’économie circulaire.
Zero Waste France avait dénoncé dans un rapport, en 2017, « l’inertie » de McDonald’s en France. Un an plus tard, « seuls quelques établissements McDonald’s font le tri en salle (76 selon les annonces de McDonald’s France en mai 2018, sur environ 1 500 établissements) », selon l’association. Zero Waste avait également porté plainte à la fin d’août contre des établissements franchisés strasbourgeois des enseignes Intermarché et Pizza Hut pour non-respect « massif » de l’autocollant « Stop pub ».

        Lire aussi :
         

                Le gouvernement annonce un système de bonus-malus pour favoriser le plastique recyclé







                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-4">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ La prime à la casse va être élargie pour les ménages non imposables, et le crédit d’impôt transition énergétique étendu.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Fiscalité verte : le gouvernement annonce des coups de pouce pour les plus modestes

La prime à la casse va être élargie pour les ménages non imposables, et le crédit d’impôt transition énergétique étendu.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 11h35
    |

            Audrey Tonnelier








                        



   


Faire un geste pour désamorcer la grogne. Alors que la polémique montait depuis plusieurs jours autour de la flambée des prix à la pompe et de la hausse de la fiscalité verte, le ministre de la transition écologique, François de Rugy, a annoncé, jeudi 18 octobre sur BFM-TV, deux mesures en direction des ménages modestes et ruraux. Il promet un coup de pouce à la prime à la conversion automobile pour les foyers non imposables, et une extension du crédit d’impôt transition énergétique pour l’enlèvement des vieilles chaudières à fioul (et plus seulement l’installation de matériel). « Il faut faire une bonne alliance entre la protection de la planète et la protection du porte-monnaie. Quand on fait des économies d’énergie, on pollue moins et on dépense moins », a déclaré M. de Rugy.
Ces derniers jours, outre les critiques des oppositions de droite et de gauche, plusieurs députés de la majorité – dont Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, et Bénédicte Peyrol, désignée, mercredi, chef de file des députés LRM à la commission des finances – étaient montés au créneau pour souligner l’importance d’accompagner les ménages modestes face aux conséquences économiques de la fiscalité verte.
Hausse des prix
L’alourdissement des taxes sur l’énergie et les carburants, qui gonfle les prix à la pompe et du chauffage au fioul, représentera en effet près de 15 milliards d’euros d’impôts en plus sur la totalité du quinquennat, dont 2,8 milliards pour la seule année 2019. A cela s’ajoute la flambée du prix du pétrole depuis un an, qui alimente l’agacement des Français, notamment ruraux, sur fond de polémique récurrente sur le pouvoir d’achat.
La fiscalité verte est d’ailleurs l’un des principaux points délicats du projet de loi de finances (PLF) 2019, en cours d’examen par les députés. Initialement, les députés LRM avaient proposé d’adjoindre au budget 2019 des dispositifs de crédit d’impôt ou d’utilisation de TVA qui se déclencheraient quand le prix du pétrole augmente trop. Trop coûteux, a rétorqué Bercy. Ce sont donc des dispositifs existants qui ont été musclés.
La prime à la conversion, ou prime à la casse, destinée à aider les ménages à remplacer leur vieille voiture polluante par une plus récente, était d’un montant de 1 000 euros (et 2 000 euros pour les foyers non imposables), et jusqu’à 2 500 euros dans le cas de l’achat d’un véhicule électrique. Cette prime de 2 500 euros sera étendue aux véhicules hybrides électriques neufs, et, pour les ménages non imposables, à l’achat de véhicules électriques ou hybrides rechargeables d’occasion.
« Dans le bon sens »
Au total, 570 millions d’euros seront prévus dans le budget 2019 pour financer cette mesure ainsi que le bonus pour l’achat d’un véhicule électrique (jusqu’à 6 000 euros), soit 180 millions de plus qu’initialement prévu par Bercy.
La prime à la conversion connaît un fort succès depuis que, en début de l’année, elle a été étendue à l’achat d’une voiture d’occasion. Plus de 200 000 demandes de prime ont déjà été déposées, et le gouvernement table sur 250 000 en fin d’année, contre 100 000 prévues initialement. Jusqu’ici, elle a concerné à 70 % des ménages non imposables, et à plus de 90 % des résidents hors d’Ile-de-France, explique l’exécutif pour justifier le choix de cet outil fiscal.

        Lire aussi :
         

                Les constructeurs allemands paieront pour le retrait des vieux diesel



Quant à l’extension du crédit d’impôt transition énergétique, elle vise également des foyers ruraux qui utilisent largement le fioul comme moyen de chauffage. « Les premières annonces sur de nouvelles aides vont dans le bon sens, il faut maintenant que tout cela soit précisé et qu’on regarde comment peuvent évoluer d’autres mécanismes redistributifs comme le chèque énergie », indique au Monde Matthieu Orphelin. 
Même prudence à la Fondation pour la nature et l’homme (FNH). « Dans l’ensemble, nous nous réjouissons de la poursuite de la hausse de la fiscalité, mais nous réclamons que l’accompagnement aux ménages soit fortement augmenté, bien au-delà de ce qui est sur la table, indique Kévin Puisieux, chargé de l’économie et de la fiscalité à la fondation. Sur le coup de pouce à l’hybride rechargeable, nous sommes en discussion avec le ministère de l’écologie pour leur dire notre inquiétude que cela puisse être une aide aux SUV, peu écologiques. » 



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-5">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ La gouvernement va faciliter la création de ce dispositif, qui existe déjà à l’étranger, pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

La France sur le point de découvrir le péage urbain

La gouvernement va faciliter la création de ce dispositif, qui existe déjà à l’étranger, pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 12h58
    |

            Stéphane Mandard, 
Philippe Jacqué et 
                                Éric Béziat








                        



   


Quinze ans après Londres, douze ans après Stockholm et sept ans après Milan, la France est sur le point de découvrir le péage urbain. Le gouvernement a décidé de faciliter la création de ce dispositif dans les agglomérations, avec un tarif plafonné par l’Etat, selon la dernière version de l’avant-projet de loi d’orientation des mobilités (LOM) transmise au Conseil d’Etat, publiée mercredi 17 octobre par le site d’information Contexte.
En France, le Grenelle de l’environnement organisé en 2007 avait prévu des expérimentations de péages urbains, mais « les critères de mise en place étaient tellement restrictifs qu’aucune expérimentation n’a pu être mise en place », explique-t-on au ministère des transports. De fait, la mesure visant à la fois à limiter la circulation dans les centres urbains et à réduire les nuisances environnementales reste polémique, certains jugeant cette politique socialement discriminatoire.
Depuis plusieurs mois, cependant, des élus réclament la possibilité de tester ce dispositif. Ce que fait le projet, qui prévoit la création d’un « tarif de congestion » par « l’autorité organisatrice de la mobilité », selon les termes de l’article 22 ter de l’avant-projet de loi. Cette autorité organisatrice de mobilité correspond aux villes et aux communautés des communes, sauf dans la région capitale, où Ile-de-France Mobilités dépend du conseil régional.

        Les explications :
         

          Comment fonctionnent les péages urbains, qui pourraient être instaurés en France ?



Plafonds maximum de tarif
« Ce n’est pas l’Etat qui décide de l’instauration de ces péages, insiste-t-on dans l’entourage d’Elisabeth Borne, la ministre des transports. Ce sont les collectivités qui décident si elles souhaitent en mettre un en place. » Les villes ne pourront pas faire ce qu’elles veulent. Les autorités organisatrices de mobilité devront notamment « étudier les impacts en matière de qualité de l’air de congestion, justifier la proportionnalité de la mesure, et étudier les mesures d’accompagnements nécessaires, solliciter l’avis des communes concernées et limitrophes, ainsi que réaliser une campagne d’information du public. » 
« Nous sommes toujours opposés à un péage urbain qui serait discriminatoire pour les ménages à faibles revenus », l’entourage d’Anne Hidalgo.
Concernant les modalités techniques et pécuniaires, le gouvernement propose des plafonds maximums de tarif à l’entrée dans la zone protégée par le péage. Pour une voiture, le tarif maximum est pour l’instant prévu dans l’avant-projet de loi, à 5 euros dans les grandes agglomérations de plus de 500 000 habitants (moins d’une dizaine en France, selon l’Insee), et à 2,50 euros dans celles de plus de 100 000 habitants (environ une centaine en France). Concernant les autres véhicules, et notamment les camions, ce montant peut atteindre 20 euros dans les zones les plus peuplées.
Certains véhicules ne seront pas soumis à ce péage, comme les ambulances, mais les autorités organisatrices, qui percevront ces fonds, pourront instaurer des forfaits, décider de tarifs réduits, voire maintenir la gratuité « pour tenir compte de la situation particulière de certains usagers, comme les résidents ou travailleurs vulnérables, ou encore de la performance environnementale du mode de transports ». 

        Lire aussi :
         

                Transports collectifs : combien coûterait la gratuité aux Franciliens ?



Pour assurer le contrôle du péage, pas question de mettre en place des barrières physiques. Les solutions techniques, via les caméras lisant les plaques d’immatriculation et des systèmes de marquage au sol, permettent à Stockholm, Londres ou Milan, de surveiller les zones soumises à péage.
Pas de barrières physiques
Reste à savoir si les villes se saisiront de cette opportunité. Marseille et Lyon n’ont pas manifesté leur intérêt. A Paris, Anne Hidalgo s’est toujours montrée réticente, c’est d’ailleurs un des rares points d’accord avec son adversaire politique, Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France. Contactée par Le Monde, la mairie de Paris assure rester sur cette position. « Nous sommes toujours opposés à un péage urbain qui se limiterait au périphérique et qui serait discriminatoire pour les ménages à faibles revenus », explique-t-on dans l’entourage d’Anne Hidalgo.
L’élue socialiste se dit en revanche ouverte à toute réflexion sur une autre forme de péage élargie à l’échelle du Grand Paris et qui prévoirait des « mécanismes intelligents » à l’instar de ce qui se pratique aux Pays-Bas (avec des bonus pour les conducteurs qui privilégient les déplacements pendant les heures creuses) et qui permettrait de financer la gratuité des transports en commun. Au ministère des transports, on temporise : « Ce péage positif, distinct du tarif de congestion, pose des questions sur la protection des données individuelles, car il suppose d’acquérir des données sur les comportements de mobilité. Il est donc nécessaire de continuer encore à y travailler. » 

        Lire aussi :
         

                Le Grand Paris en quête d’un nouveau modèle routier



De fait, « le consensus politique sera long à obtenir, on est sur un horizon à dix ans », prévient-on à la mairie de Paris où l’on fait remarquer que le système le plus avancé pour lutter contre la pollution reste la zone à faible émission (ZFE). Le gouvernement vient de demander aux grandes agglomérations de s’engager à les développer d’ici à fin 2020 afin d’exclure progressivement les voitures les plus polluantes des grandes villes sur le système des vignettes Crit’Air. En juillet 2019, la ZFE qui s’applique aujourd’hui à Paris doit être étendue au niveau de la métropole, à l’intérieur de l’A86.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-6">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Un arrêté permettra aux personnes sinistrées d’être indemnisées rapidement par les assureurs.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Inondations dans l’Aude : 126 communes en état de catastrophe naturelle

Un arrêté permettra aux personnes sinistrées d’être indemnisées rapidement par les assureurs.



Le Monde.fr avec AFP
 |    18.10.2018 à 09h39
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 11h23
   





                        



L’état de catastrophe naturelle a été reconnu dans 126 communes de l’Aude touchées en début de semaine par les graves inondations qui ont fait quatorze morts et soixante-quinze blessés, selon un arrêté publié jeudi 18 octobre au Journal officiel.
Parmi les communes concernées figurent Trèbes, Villegailhenc, Villalier, Villardonnel, Carcassonne et Saint-Couat-d’Aude, très durement touchées par les intempéries dans la nuit de dimanche à lundi. L’arrêté doit permettre aux personnes touchées d’être indemnisées rapidement par les assureurs dans le cadre du régime des « catastrophes naturelles » promis lundi par le premier ministre, Edouard Philippe.
« Mobilisation du fonds de secours d’extrême urgence »
Les dossiers des communes sinistrées qui ne sont pas concernées par l’arrêté seront traités « dans les plus brefs délais » et « le gouvernement a d’ores et déjà demandé la mobilisation du fonds de secours d’extrême urgence pour permettre aux sinistrés de faire face aux besoins essentiels les plus urgents », avait annoncé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux mercredi, à l’issue du conseil des ministres.
Les pluies et les inondations qui ont frappé l’Aude figurent parmi les plus meurtrières depuis une dizaine d’années en France. Quatorze personnes sont mortes et 75 ont été blessées, selon le dernier bilan de la préfecture de l’Aude.

        Le reportage :
         

          Aude : après les inondations, le temps des questions






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-7">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ L’interdiction de l’herbicide n’est pas inscrite dans le projet de loi agriculture récemment adopté par le Parlement. Retour sur une bataille qui a secoué les élus de la majorité, dont certains font l’objet de menaces de mort.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 17/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Comment le glyphosate empoisonne la vie des députés LRM

L’interdiction de l’herbicide n’est pas inscrite dans le projet de loi agriculture récemment adopté par le Parlement. Retour sur une bataille qui a secoué les élus de la majorité, dont certains font l’objet de menaces de mort.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 10h31
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Tours, le 10 septembre, vers 11 heures. Une camionnette passe devant le palais des congrès, où se déroule le séminaire des parlementaires La République en marche (LRM). Une jeune femme ouvre la fenêtre et lance, rageuse : « Vous êtes tous vendus aux lobbys ! Honte à vous d’être avec Monsanto ! » Deux heures auparavant, au volant de sa voiture, un élu macroniste demande à un passant le chemin à emprunter pour se rendre au rassemblement du groupe majoritaire. La réponse de l’homme fuse, cinglante : « Allez vous faire foutre les empoisonneurs au glyphosate ! »
Depuis plus de quatre mois, les députés du parti présidentiel sont la cible de vives critiques de la part des citoyens qui leur reprochent d’avoir refusé d’inscrire l’interdiction de cet herbicide dans le projet de loi agriculture et alimentation, dont le vote définitif a eu lieu le 2 octobre au Parlement.
Régulièrement pris à partie sur les marchés et submergés de messages désapprobateurs par mail, courrier ou sur les réseaux sociaux, nombre d’entre eux sont marqués par la masse des critiques. Et aussi par leur virulence. « On en prend plein la tête ! », déplore l’élu d’Ille-et-Vilaine Mustapha Laabid. « En termes de magnitude, c’est énorme… », constate son collègue du Rhône Bruno Bonnell.
La première salve de critiques a été déclenchée après le 29 mai. Ce jour-là, un amendement du député LRM de Maine-et-Loire Matthieu Orphelin, proche de l’ancien ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, visant à graver dans le marbre l’abandon du glyphosate d’ici à 2021, est rejeté. Repoussé par 63 voix contre 20, il avait recueilli 16 votes pour et 36 contre au sein du groupe majoritaire. De quoi susciter la colère d’un grand nombre de Français, qui ont assimilé cette décision à une trahison de la majorité. Dans un Tweet publié en novembre 2017, Emmanuel Macron s’était en effet engagé à bannir sous trois ans le composant principal du Roundup de...




                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-8">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ La collision entre deux navires, le 7 octobre, est à l’origine de la pollution de certaines des plus belles plages du département, d’Hyères à Saint-Tropez.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 17/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Après l’accident maritime au large de la Corse, le littoral du Var souillé par les hydrocarbures

La collision entre deux navires, le 7 octobre, est à l’origine de la pollution de certaines des plus belles plages du département, d’Hyères à Saint-Tropez.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 17h37
    |

                            Gilles Rof (Ramatuelle, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Quarante-huit heures après la découverte des premières galettes d’hydrocarbures sur les plages de l’est du Var, les opérations de dépollution, coordonnées par la préfecture, débutent jeudi 18 octobre.
Cette pollution est due au carburant qui s’est échappé des cuves du porte-conteneurs Virginia, percuté par le navire tunisien Ulysse, dimanche 7 octobre au large du Cap Corse. « Il y a certitude mais pas encore preuve. Elle viendra avec l’analyse des traces chimiques du carburant prélevé sur les plages », note, par précaution, le préfet du Var, Jean-Luc Videlaine. Ces échantillons doivent être comparés à ceux du carburant pompé au large de la Corse.

Une centaine de personnels spécialisés – militaires de la sécurité civile et pompiers du Var – sont mobilisés pour encadrer des équipes d’agents municipaux ou départementaux et des membres des comités communaux des feux de forêts. Des chercheurs du Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre) de Brest, sont arrivés dans l’après-midi de mardi.
« Nous souhaitons un ramassage encadré et professionnel. Un nettoyage trop brutal peut avoir des conséquences nocives », assure le préfet, qui a déclenché le plan Polmar Terre, lui permettant de contrôler l’ensemble des opérations, dès mardi.
Le parc national marin de Port-Cros menacé
La pollution touche à des degrés divers plus de trente kilomètres de littoral, souillant plages de sable mythiques et côtes rocheuses difficiles d’accès. Des paysages de carte postale qui accueillent des dizaines de milliers de touristes en saison, où quelques nappes noires flottaient encore, ballottées par une houle qui ne faiblit pas.
Le courant ligure, flux marin venant d’Italie, et la « largade », ce fort vent d’est qui souffle régulièrement à l’automne, ont dispersé les galettes d’hydrocarbure, larges d’une dizaine de centimètres, dans tout le golfe...




                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-9">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Une colonie de peupliers faux-tremble, âgée de plus de 80 000 ans, risque de disparaître à la suite de l’intrusion de la faune sauvage dans cet écosystème unique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 17/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Dans l’Utah, le plus grand être vivant du monde est en danger

Une colonie de peupliers faux-tremble, âgée de plus de 80 000 ans, risque de disparaître à la suite de l’intrusion de la faune sauvage dans cet écosystème unique.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 15h36
    |

                            Clémentine Thiberge








                        



                                


                            

Le géant qui tremble. C’est le surnom de Pando, le plus grand organisme du monde. Pesant plus de six mille tonnes, Pando n’est pas une simple forêt, c’est un organisme unique. Cette colonie de peupliers faux-trembles située dans l’Utah, aux Etats-Unis, est en effet composée entièrement de clones reliés par un seul système racinaire.
Si Pando (qui signifie « je m’étends » en latin) s’étale sur 43 hectares, c’est grâce à son système de reproduction particulier. Dans le climat très sec de l’Utah qui ne permet pas que les graines de cette espèce germent, la plante a dû s’adapter. La forêt s’est donc formée principalement grâce à de nouvelles pousses de la même plante, qui a germé à partir d’une seule et même graine, à une époque où le climat était beaucoup plus humide. La colonie comprend plus de 47 000 ramifications génétiquement identiques.
« Arbre forêt »
Mais cet organisme unique est aujourd’hui en danger, estime une étude publiée mercredi 17 octobre dans la revue scientifique Plos One. Une équipe de chercheurs de l’Université de l’Utah a procédé à la première évaluation complète du clone Pando. Pour cela, elle a réuni des photos aériennes des sept dernières décennies de la colonie. Et les résultats révèlent une dégradation continue de cet « arbre forêt ».
Selon ces documents, le déclin de la régénération de la forêt a commencé il y a environ 35 ans. Alors que les plus vieux arbres atteignent la fin de leur cycle de vie, la relève des jeunes pousses ne prend plus. « En se promenant dans une forêt, on s’attend toujours à trouver des juvéniles, explique Paul Rogers, professeur d’écologie et premier auteur de l’étude. Mais ici, il n’y a plus de jeunes arbres pour remplacer les arbres morts. »
L’intrusion de la faune sauvage semble être la principale cause de l’interruption du cycle de la plante. Les cerfs et les wapitis, présents en surabondance dans la région, sont friands des jeunes pousses de l’arbre et...




                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-10">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le succès des Verts aux élections du 14 octobre traduit la prise de conscience des conséquences économiques du réchauffement, mais aussi la crainte de voir disparaître les riantes campagnes bavaroises, analyse l’économiste Dorothea Bohnekamp dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« En Bavière, le Mittelstand vote vert »

Le succès des Verts aux élections du 14 octobre traduit la prise de conscience des conséquences économiques du réchauffement, mais aussi la crainte de voir disparaître les riantes campagnes bavaroises, analyse l’économiste Dorothea Bohnekamp dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    18.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 13h52
    |

Dorothea Bohnekamp (historienne et économiste, est maître de conférences à l’université Paris-III-Sorbonne nouvelle)







                        



                                


                            
Tribune. En écho aux déboires successifs de la « Groko » (la grande coalition CDU-SPD) au pouvoir à Berlin, la belle performance des Verts réalisée lors du scrutin régional, dimanche 14 octobre, en Bavière, chamboule non seulement le paysage politique allemand, mais interroge plus fondamentalement sur les raisons de cet engouement, inédit dans ce Land prospère, pour les questions environnementales.
Tout d’abord, ce large plébiscite en faveur des Grünen paraît sceller le retour de la cause écologique au centre des préoccupations des Allemands au détriment de l’enjeu migratoire qui, instrumentalisé à des fins électorales, semble avoir démesurément focalisé le débat public outre-Rhin. Mais c’est aussi la sécheresse exceptionnelle de l’été et de l’automne et son lot de paysages inhabituellement arides qui ont fait naître outre-Rhin une inquiétude réelle et palpable quant à l’impact du changement climatique, largement visible sur des terres bavaroises d’habitude vertes et fertiles.

Pour rendre leur région compatible avec l’image de carte postale si prisée des touristes, les Bavarois ont su d’ailleurs se montrer particulièrement inventifs, par exemple en parsemant de fleurs leurs champs desséchés. Faisant écho à la publication de différents rapports internationaux sur le réchauffement climatique – par exemple, ceux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en 2014 et en octobre 2018 –, la météo allemande anticipe actuellement un réchauffement du pays allant de 2,5 °C à 5 °C jusqu’en 2100, la canicule que l’Allemagne a connue en juillet et en août pouvant devenir la norme estivale.
Montée des prix des produits agricoles
Pour les chercheurs rattachés au Centre Helmholtz de Geesthacht, spécialisé dans la recherche sur le climat, les coûts directs et indirects en termes de baisse de qualité de vie toucheront incontestablement l’économie allemande, notamment à la fin de ce siècle. Même si tout calcul...




                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-11">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ EPH, le groupe tchèque détenu par le milliardaire qui investit dans les médias, a multiplié les rachats de centrales à charbon. Un pari rémunérateur, mais de court terme.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le charbon et le gaz, les paris rémunérateurs du groupe de Daniel Kretinsky

EPH, le groupe tchèque détenu par le milliardaire qui investit dans les médias, a multiplié les rachats de centrales à charbon. Un pari rémunérateur, mais de court terme.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 20h59
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 11h18
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Au premier abord, la stratégie du tchèque EPH – propriété du milliardaire Daniel Kretinsky, qui est en discussion pour entrer dans le groupe de Matthieu Pigasse, actionnaire à titre individuel du Monde – peut paraître déconcertante : depuis sa création, en 2009, ce groupe énergétique multiplie les acquisitions dans le charbon et le gaz. Au moment où l’Europe cherche à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, beaucoup de groupes du secteur ont fait le choix de se débarrasser de leurs centrales à charbon et au gaz.
De fait, EPH investit à contre-courant du marché, le groupe ayant racheté des centrales charbon et lignite en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni. Il est aussi très présent dans les énergies fossiles en Europe centrale. « Du point de vue pratique et moral, nous considérons comme incorrect le rejet des sources d’énergie nécessaires pour répondre aux besoins fondamentaux des habitants d’Etats européens », justifiait en 2017 Daniel Castvaj, porte-parole du groupe.

Investissements en Allemagne
La stratégie du groupe est en réalité assez simple : acquérir à un prix avantageux des actifs dont les autres groupes veulent se débarrasser et profiter de leur rentabilité actuelle. Autrement dit, le futur du charbon est hasardeux en Europe mais EPH peut espérer que ces investissements soient très rentables pendant les dix ou vingt prochaines années. EPH est concurrencé dans cette stratégie par un autre groupe tchèque, Sev.en Energy, lui aussi dirigé par un milliardaire, Pavel Tykac.
Une logique d’autant plus rentable à court terme que, dans certains pays, ces centrales font l’objet d’engagements de production auprès de l’Etat pour assurer la production en cas d’insuffisance de la part des énergies renouvelables ou de forte demande des consommateurs.
C’est notamment le cas en Allemagne, où la transition énergétique a conduit à développer massivement les énergies renouvelables, mais où les centrales...




                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-12">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Expliquez-nous quel a été l’élément déclencheur qui vous a poussé à devenir végétarien, ou en tout cas à diminuer votre consommation de viande.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤     

APPEL À TÉMOIGNAGES
Vous avez arrêté de manger de la viande par souci écologique, racontez-nous

Discussion lancée le 17 octobre 2018

Partager







Vous avez décidé de devenir végétarien avant tout par souci écologique, parce que l’élevage contribue fortement au réchauffement climatique. Pourquoi avez-vous pris cette décision ? Y a-t-il eu un « déclic » particulier ? Est-ce qu’arrêter de manger de la viande est, et reste, difficile ? Selon vous, en quoi devenir végétarien peut avoir un impact positif pour la planète ? Pensez-vous que la lutte contre le réchauffement climatique passe par des initiatives individuelles comme celle-ci, ou faut-il un changement de système plus global ?
Votre témoignage pourra être utilisé dans un article à paraître sur Le Monde. N’oubliez pas de saisir une adresse électronique que vous consultez souvent, ou un numéro de téléphone, au cas où nous souhaiterions vous contacter pour des précisions. Vos coordonnées resteront strictement confidentielles.                            





RÉGLEMENT
VOTRE TÉMOIGNAGE



VOTRE TÉMOIGNAGE
RÉGLEMENT
















                    L’intégralité des conditions de dépôt de témoignage est accessible sous le formulaire ci-contre.




                







                    Cet appel à témoignages est fermé.




Titre :


Saisissez votre texte ()* :


Prénom - Nom* :


Adresse email* :

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée et ne sera utilisée que dans le cadre exclusif de cet appel à témoignage.

Vous pouvez préciser votre âge, ville de résidence, profession...





                                Voir les conditions de dépôt



Cet appel à témoignages est réalisé pour que Le Monde.fr, site édité par la Société éditrice du Monde, publie une sélection de témoignages, sous forme d'écrits, de photographies ou de vidéos qui lui sont soumis librement par ses internautes.
Les textes, photographies ou vidéos sont toujours publiés avec mention du nom de l'auteur. Toutefois, les demandes d’anonymat seront examinées par la rédaction au cas par cas.
Les contributeurs autorisent l'utilisation totale ou partielle de leur témoignage pour une publication sur le site Le Monde.fr, dans le quotidien Le Monde, dans « M, le Magazine du Monde » ou sur tout autre site où la Société éditrice du Monde publie du contenu éditorial (Facebook, Twitter, Digiteka, Instagram, etc.).
Dans le strict cadre des exploitations autorisées à l’alinéa 3 ci-dessus, l'utilisation de ces écrits, photographies ou vidéos par la Société éditrice du Monde ne peut donner lieu à aucun versement de droit d'auteur ni à aucune rétribution sous quelque forme que ce soit.
Le Monde.fr s'engage à prendre le plus grand soin des œuvres qui lui sont confiées dans le cadre de cet appel à témoins, mais il ne peut en aucun cas être tenu pour responsable de pertes ou dommages occasionnés aux œuvres.
Les journalistes du Monde.fr restent libres de leurs choix éditoriaux et se réservent le droit de refuser de publier des témoignages envoyés, notamment :

les témoignages dont le sujet ou la forme manquent d'intérêt éditorial pour leurs lecteurs ;
les témoignages contraires à la loi (racisme, appel à la violence ou à la haine, diffamation, pornographie, pédophilie, sexisme, homophobie...) ;
les témoignages contraires aux règles de conduite du Monde.fr (mauvaise orthographe, propos non conforme au sujet demandé, forme peu soignée...) ;
les témoignages déjà proposés et publiés ou similaires à un témoignage récemment publié ;
la représentation d'une personne physique pouvant être identifiée, en particulier les personnes mineures ;
la représentation d'une œuvre pouvant porter atteinte aux droits de tiers, notamment au droit d'auteur ;
les photographies ou vidéos dont la qualité technique est insuffisante (photos floues, vidéos illisibles ou de mauvaise définition, bande-son inaudible...).


Les témoignages qui n'auront pas été validés et publiés ne seront pas conservés par Le Monde.fr et ne pourront faire l'objet d'une restitution à leur auteur. Il est conseillé de sauvegarder et de conserver sur son ordinateur les témoignages, photos et vidéos, avant envoi.






 « Je certifie être l'auteur de ce contenu et j'accepte l'ensemble des conditions de dépôt stipulées sur Le Monde.fr »




Envoyer votre témoignage




}}









    require(
        ['lmd/module/live2/page', 'lmd/module/live2/providers/scribblelive', 'lmd/ui/sharing', 'jquery'],
        function (base, provider, sharing, $) {
            'use strict';
            base.start(provider, '2823880', true);
            sharing.init('body');
        }
    );
    require(
        ['jquery', 'lmd/module/xiti/hit'],
        function ($, xiti) {
            'use strict';
            $('.live2-container .abo_block').on('click', function () {
                xiti.hit(this, 'C', '', 'clic_abonnement_live', 'N');
            });
        }
    );


// Load facebook sdk to make facebook videos work
window.fbAsyncInit = function(){
    FB.init({
        appId      : '166878320861',
        xfbml      : true,
        version    : 'v2.8'
    });
    FB.AppEvents.logPageView();
};
(function(d, s, id) {
    var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0];
    if (d.getElementById(id)) {return;}
    js = d.createElement(s); js.id = id;
    js.src = "//connect.facebook.net/fr_FR/sdk.js";
    fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);
}(document, 'script', 'facebook-jssdk'));


            require(['lmd/module/live2/call-for-evidence']);



<article-nb="2018/10/18/19-13">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Intitulé « Accélérons la transition écologique et solidaire ! », ce groupe informel rassemble près de 130 députés.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Des députés d’horizons divers s’unissent pour la défense du climat

Intitulé « Accélérons la transition écologique et solidaire ! », ce groupe informel rassemble près de 130 députés.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 15h33
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
L’initiative a de quoi surprendre à l’Assemblée, où les membres de la majorité et de l’opposition ont l’habitude de s’affronter. Cette fois, ils veulent agir de concert. Des députés de six groupes politiques ont décidé d’unir leurs forces pour le climat, en lançant, mardi 16 octobre, un collectif inédit au Palais-Bourbon pour soutenir des mesures en faveur de l’environnement. Intitulé « Accélérons la transition écologique et solidaire ! », ce groupe informel rassemble près de 130 députés, selon ses initiateurs, venant de quasiment tous les bancs – seule La France insoumise a refusé d’y participer.

L’idée de réunir des élus de sensibilité écologiste, d’horizons divers, a germé dans l’esprit du député LRM du Maine-et-Loire Matthieu Orphelin, en lien avec son collègue socialiste de Mayenne Guillaume Garot. « Notre démarche vise à organiser à l’Assemblée le travail transpartisan, afin ­d’accélérer sur les sujets liés à la transition écologique », explique le premier, proche de Nicolas Hulot.
Ses fondateurs y voient « une réponse politique à l’urgence environnementale », après le nouveau rapport alarmiste du GIEC, publié le 8 octobre, dans lequel les experts de l’ONU soulignent que le monde devra engager des transformations « rapides » et « sans précédent » s’il veut limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. Le départ de M. Hulot du gouvernement, le 28 août ayant également joué un rôle de « révélateur ».
« Vu la gravité de la situation, il est important de faire fi de nos étiquettes partisanes et de se regrouper pour agir en faveur de l’écologie. Cette thématique doit transcender les clivages », souligne le député (Les Républicains) des Bouches-du-Rhône Eric Diard. Outre MM. Orphelin et Garot, cet élu du parti de Laurent Wauquiez va donc côtoyer des députés LRM, tel Cédric Villani (Essonne), du MoDem avec Erwan Balanant (Finistère), mais aussi Sophie Auconie (Indre-et-Loire) de l’UDI-Agir...




                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-14">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Une tribune publiée par « The Conversation » demande aux pouvoirs publics d’abandonner aux citoyens la lutte pour le climat. Une aporie selon le blogueur Sylvestre Huet.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ 
<article-nb="2018/10/18/19-15">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Un corps a été retrouvé dans la localité de Villalier tandis qu’une personne reste portée disparue. La vigilance orange a été levée.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Inondations dans l’Aude : le bilan s’alourdit à quatorze morts

Un corps a été retrouvé dans la localité de Villalier tandis qu’une personne reste portée disparue. La vigilance orange a été levée.



Le Monde.fr avec AFP
 |    17.10.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 17h24
   





                        



Le bilan des graves inondations du début de semaine dans l’Aude est monté, mercredi 17 octobre, à quatorze morts selon la préfecture, à la suite de la découverte d’un corps dans la localité de Villalier. Une personne reste portée disparue. Selon ce nouveau bilan, six personnes sont donc décédées à Trèbes, trois à Villegailhenc, deux à Villalier, une à Villardonnel, une à Carcassonne et une à Saint-Couat-d’Aude.

        Lire aussi :
         

                Aude : après les inondations, le temps des questions



La décrue se poursuit sur la plaine de l’Aude et la vigilance orange a été levée, passant au jaune. « La décrue est générale sur l’ensemble du territoire », affirme le service d’information sur le risque de crue Vigicrues, ajoutant, cependant, que « les niveaux restent néanmoins élevés ».
« Les opérations de nettoyage se poursuivent et on continue de chercher les personnes disparues », a fait savoir à l’AFP un responsable du Codis (centre opérationnel départemental d’incendie et de secours) de l’Aude, précisant qu’il y a environ « 700 pompiers » qui participent à ces opérations, en plus de personnels de la Sécurité civile.
« Pillage d’opportunité »
Cinq personnes ont toutefois été interpellées alors qu’« elles pillaient un camion de denrées alimentaires laissé sans surveillance entre les communes de Barbaira et Trèbes » (Aude), une zone fortement touchée par les inondations, selon la préfecture. « Il s’agit d’un pillage d’opportunité », a encore déclaré la préfecture de l’Aude.
Le préfet, Alain Thirion, avait fait savoir mardi qu’il y avait eu peu de faits de cette nature, car des militaires et gendarmes avaient été déployés dès la nuit de lundi à mardi sur les cinq communes les plus exposées. « Il a pu y avoir, avant, quelques exactions commises dans la journée, notamment au moment des interventions des sapeurs-pompiers », avait précisé le préfet.
Mercredi, seule la Haute-Corse restait en vigilance orange orages et pluies-inondations.

        Lire aussi :
         

                « L’urbanisation joue un rôle dans l’augmentation des risques liés aux inondations »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-16">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste André Fourçans estime que William Nordhaus, prix Nobel d’économie 2018, a le mérite d’apporter au débat public une analyse permettant de mesurer les effets réels des politiques préconisées.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 17/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


William Nordhaus, un économiste du climat « loin des prévisions apocalyptiques »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste André Fourçans estime que William Nordhaus, prix Nobel d’économie 2018, a le mérite d’apporter au débat public une analyse permettant de mesurer les effets réels des politiques préconisées.



LE MONDE ECONOMIE
 |    17.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 07h01
    |

André Fourçans (Professeur d’économie à l’Essec)







                        



                                


                            
Tribune. Enfin, un économiste reconnu et récompensé pour son travail sur le changement climatique ! L’Américain William Nordhaus, professeur à l’université de Yale, vient d’obtenir conjoitement avec son compatriote Paul Romer le prix de la Banque de Suède à la mémoire d’Alfred Nobel pour ses recherches et contributions sur la question. Les économistes ne peuvent que se réjouir de cette reconnaissance tant elle est méritée et tant le rôle de l’analyse économique est négligé dans les débats, surtout publics, sur le sujet.
Que viennent-ils donc faire ces adeptes de la science lugubre sur le terrain des climatologues ? Quelle légitimité ont-ils pour donner leurs explications à la hausse des températures, à la fonte des glaciers, ou à la montée du niveau des océans ?
La compréhension de ces phénomènes ne relève-t-elle pas de l’expertise des physiciens, chimistes, spécialistes des sciences de la terre ou autres physico-chimistes ?
Oui, que viennent-ils donc faire ici, les économistes ? Encore leur « impérialisme » en marche… Pourtant, leurs recherches sont d’une importance fondamentale pour mieux comprendre le changement climatique et pour y faire face. Les contributions scientifiques de William Nordhaus sont à cet égard d’un intérêt majeur.
Pionnier de la modélisation sur le changement climatique
Il a été un pionnier de la modélisation sur le changement climatique. Il a pour cela su intégrer les mécanismes climatiques proprement dits avec les mécanismes économiques.
En partant de l’impact des émissions de CO2 sur la concentration des gaz à effet de serre, il a modélisé les liens entre cette concentration et la hausse des températures, et les répercussions de celle-ci sur l’environnement, avec les coûts afférents, le tout en reliant les relations induites de tous ces phénomènes avec la croissance.

Plus spécifiquement, il a construit le modèle « Dynamic Integrated Climate Economy » (DICE) qui intègre toutes...




                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-17">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ L’île de Beauté subira toute la journée de mercredi des passages orageux et de très fortes pluies, selon Météo France
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Risque d’inondation : la Haute-Corse en vigilance orange

L’île de Beauté subira toute la journée de mercredi des passages orageux et de très fortes pluies, selon Météo France



Le Monde.fr avec AFP
 |    17.10.2018 à 12h27
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 12h32
   





                        


La Haute-Corse est repassée mercredi 17 octobre en vigilance orange pour orages et pluies-inondations, jusqu’à 16 heures, selon un communiqué de la préfecture de Bastia.
Alors que des cumuls de précipitations de l’ordre de 40 mm par heure ont déjà été observés sur la région de la Castagniccia et la côte orientale de l’île, toute la journée de mercredi des passages orageux pourraient encore provoquer des cumuls horaires de 40 à 60 mm, soit 100 à 130 mm au total pour la journée, selon les chiffres de la préfecture.
Les sols humides après un premier épisode de vigilance orange mardi pourraient favoriser des montées rapides des eaux dans les rivières.
Débordement du Fium’Alto et de l’Alesani mardi
La préfecture a précisé avoir activé le centre opérationnel départemental, qui réunit les services compétents en matière de crise.
Mardi, les orages et les pluies sur le secteur de la Castagniccia avaient provoqué le débordement du Fium’Alto et de l’Alesani.

#Crue éclair sur le Fium'Alto en #HauteCorse ce 16 octobre suite à un #orage stationnaire entre #Linguizzetta et… https://t.co/TRVWxevaNz— KeraunosObs (@Keraunos)


require(["twitter/widgets"]);

Quarante personnes ont dû être mises en sécurité par les secours et les forces de l’ordre, et trois ont été hélitreuillées dans la zone du Fium’Alto, sur la commune de Penta di Casinca.
Les transports scolaires ont été suspendus mercredi dans l’est du département.
Dans l’Aude, touchée par de fortes inondations en début de semaine, la décrue se poursuit, et l’alerte orange a été levée.

        Lire aussi :
         

                Inondations dans l’Aude : quelle est l’efficacité du système d’alerte météo ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-18">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Alors que la feuille de route énergétique de la France sera présentée bientôt, l’exécutif doit à la fois respecter ses objectifs climatiques, ne pas désespérer les écologistes et préserver le nucléaire, explique Philippe Escande, éditorialiste économique du « Monde », dans sa chronique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« En matière d’énergie, le “en même temps” est une évidence »

Alors que la feuille de route énergétique de la France sera présentée bientôt, l’exécutif doit à la fois respecter ses objectifs climatiques, ne pas désespérer les écologistes et préserver le nucléaire, explique Philippe Escande, éditorialiste économique du « Monde », dans sa chronique.



LE MONDE ECONOMIE
 |    17.10.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 09h05
    |

            Philippe Escande (service économie)








                        



                                


                            

« Pertes & profits ». Pourquoi se presser alors qu’il serait si prudent d’attendre… Certains, autour de la table du conseil des ministres de ce mercredi 17 octobre, pourraient bien être tentés de demander encore un peu de temps avant de trancher sur la politique énergétique de la France pour les dix prochaines années, définie dans une Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).
Mais gouverner c’est choisir, et souvent entre des solutions toutes imparfaites. Une forme d’application concrète à l’électricité du principe du « en même temps » cher au président de la République. De la même façon que Lénine soutenait que le communisme, c’était « les Soviets plus l’électricité », le macronisme doit s’entendre comme « l’écologie plus le nucléaire ». Pas facile.
Il faudra pourtant parvenir à une solution permettant de concilier trois buts. Le premier est le respect des objectifs climatiques. C’est la raison pour laquelle le gouvernement français a décidé de la fermeture des dernières centrales à charbon françaises et, à plus long terme, la fin des hydrocarbures.

Cela devrait donc renforcer la position des pronucléaires, puisque cette énergie présente l’énorme avantage d’émettre très peu de CO2. Mais cela n’est pas du goût des écologistes et d’une frange non négligeable de la population. La démission fracassante de Nicolas Hulot, début septembre, l’atteste.
Le deuxième objectif de la politique énergétique sera donc de ne pas désespérer les écologistes. Ceux-ci avaient fait inscrire dans la loi de transition énergétique une réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire dans la production électrique française d’ici à 2025. Objectif repoussé à une date ultérieure, que devra fixer la nouvelle PPE. Le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, entend en profiter pour faire entériner la fermeture d’au moins six réacteurs avant 2029.

Reconnaître la réalité
Ce n’est pas le point...




                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-19">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Une crue d’un niveau sans précédent depuis 1891 a placé la vallée de l’Aude en vigilance « rouge pluie-inondation et orages ». Malgré un système jugé performant, le bilan humain reste important.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Inondations dans l’Aude : quelle est l’efficacité du système d’alerte météo ?

Une crue d’un niveau sans précédent depuis 1891 a placé la vallée de l’Aude en vigilance « rouge pluie-inondation et orages ». Malgré un système jugé performant, le bilan humain reste important.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 17h23
    |

                            Dorian Girard








                        


Quatorze personnes sont mortes, selon la préfecture de l’Aude, après les fortes pluies survenues dans la nuit de dimanche 14 à lundi 15 octobre. En réaction à ces événements, des voix s’élèvent pour dénoncer un déclenchement trop tardif du dispositif de vigilance rouge de Météo-France.
Les alertes météorologiques
Le système d’alertes météorologiques actuel a été mis en place le 1er octobre 2001, à la suite des tempêtes de 1999, pour offrir une meilleure information, notamment à la population. Ce système de Météo-France est composé de deux produits.
Une carte d’alerte météo fonctionnant sur quatre niveaux de couleur, dans chaque département (vert, jaune, orange et rouge) et sur neuf phénomènes météorologiques et hydrologiques (vent violent, orages, pluie-inondation, etc.). Il a pour objectif d’informer les habitants sur la situation, mais aussi des dangers potentiels et sur les comportements à adopter :
le niveau vert indique qu’il n’y a pas de vigilance particulière ;le niveau de vigilance jaune indique qu’il faut être attentif et se tenir au courant de l’évolution de la situation car des phénomènes, habituels dans la région, mais occasionnellement et localement dangereux (ex. mistral, orage d’été, montée des eaux) sont prévus ;la vigilance orange recommande d’être très vigilants car des phénomènes dangereux sont prévus. Des premiers conseils de sécurité sont émis par les pouvoirs publics ;la vigilance rouge, la plus forte, prévoit des phénomènes dangereux d’intensité exceptionnelle. Les habitants sont incités à respecter les consignes de sécurité émises par les pouvoirs publics.
Chaque département propose par ailleurs un bulletin météorologique pour caractériser l’événement, suivre toute évolution — trajectoire et intensité — et sa fin, ses conséquences possibles et donne des conseils de comportement détaillés.
Que s’est-il passé dans l’Aude ?
Trois départements étaient en vigilance orange pluie-inondation et orages, dimanche 14 octobre, dans le sud de la France. Peu avant 6 heures, l’alerte vigilance est passée au rouge pour le département de l’Aude, et la situation s’est rapidement aggravée, avec des inondations de grande ampleur — le niveau de la crue ayant atteint pas loin de sept mètres, selon le service Vigicrue. Après l’incident, plusieurs témoins ont dénoncé un manque d’information concernant la gravité de la situation et le passage à l’alerte de vigilance rouge.
Qui décide, selon quels critères ?
La mise en vigilance est décidée par les ingénieurs prévisionnistes des directions interrégionales de Météo-France, après concertation avec le service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations et le centre national de prévision.
Un système de vigilance similaire est aussi déployé pour les crues afin d’avertir la population sur le territoire français. Celui-ci fonctionne sur la même échelle de couleurs, la vigilance rouge alertant un risque et une menace importants pour la population.
Pour passer d’une alerte vigilance orange à rouge, les ingénieurs de Météo-France prennent en compte deux critères : « La quantité d’eau en observation et en prévision, ainsi que l’intensité des précipitations », explique Emmanuel Bocrie, ingénieur Météo-France et directeur de l’unité média. Pour l’épisode de l’Aude, il est parfois tombé près de 244 millimètres d’eau en l’espace de six heures, soit l’équivalent de deux à trois mois de pluie.
Dès jeudi 11 octobre, les services de Météo-France prévenaient des risques, mais ce n’est que lundi 15, à l’aube, que l’application de la vigilance rouge a été décidée.
Une banalisation des alertes vigilance ?
Lundi, le porte-parole du ministère de l’intérieur, Frédéric de Lanouvelle, regrettait sur LCI « une fragilité au niveau de la vigilance orange (…), qui est très souvent utilisée. Et quand il y a un vrai problème, les gens n’en tiennent plus compte ».
Ce à quoi Météo-France répond par des statistiques : « Chaque année un département en France voit cinq à dix vigilances orange. Pour l’Aude, c’est deux ou trois vigilances orange annuelles, pour fortes précipitations. Ce n’est pas tant que ça, note Marc Pontaud, directeur de recherche à Météo-France. Ce qui nous importe est de ne pas avoir de non-détection d’événements. On est entre 2 %-3 % d’événements ratés par an. Et environ 15 % de fausses alarmes. »
Etablissement public, Météo-France a des « objectifs de performance » fixés par l’Etat : taux de non-détection inférieur à 3 % et taux de fausses alarmes inférieur à 20 %.
Le gouvernement veut « adapter les procédures »
A l’Assemblée nationale, le 16 octobre, le premier ministre, Edouard Philippe, a tout de même reconnu les difficultés liées à la diffusion des informations de prévention : 
« Dans l’Aude, on sait bien que la vigilance orange intervient régulièrement et que, au fur et à mesure de ces répétitions, le niveau d’attention et la vigilance diminuent. (…) Il faut que nous adaptions nos procédures pour faire en sorte que nous soyons en mesure de faire passer l’information de façon encore plus efficace. C’est difficile en pleine nuit, mais c’est indispensable. »
Emmanuel Bocrie souligne par ailleurs une population insuffisamment sensibilisée à l’importance des alertes : « Aujourd’hui, on estime qu’entre 80 % et 90 % des personnes connaissent la carte d’alerte. En revanche, ils n’en perçoivent pas bien les conséquences et ne lisent pas les comportements à adopter, ce qu’ils peuvent faire ou non. A 6 heures, lundi, des gens disaient qu’ils n’étaient pas au courant de la situation. Mais l’alerte était orange depuis dimanche. Ce n’est pas anodin. Quand on regarde dans les DOM-TOM, pour une alerte cyclonique par exemple, les gens savent exactement quoi faire, des stocks d’eau, de nourriture, etc. »




                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/18/19-20">
<filnamedate="20181018"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181018"><AAMMJJHH="2018101819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ La crue historique dans l’Aude a fait au moins quatorze morts dimanche 14 octobre. Système d’alerte et urbanisation sont mis en cause.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Aude : après les inondations, le temps des questions

La crue historique dans l’Aude a fait au moins quatorze morts dimanche 14 octobre. Système d’alerte et urbanisation sont mis en cause.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 13h43
    |

            Henri Seckel (envoyé spécial à Villegailhenc, Aude)








                        



                                


                            

Ce sont de nouveau les ponts qui enjambent les rivières, dans l’Aude, et non l’inverse. Mardi 16 octobre, au surlendemain d’une nuit en enfer qui a vu le département subir des crues historiques, le bilan est passé de onze à quatorze morts – une personne reste disparue –, mais la tendance était à l’accalmie, les cours d’eau retrouvaient un niveau rassurant, et Météo France a pu abaisser la vigilance du rouge à l’orange.
Pour parler de retour à la normale, il faudra patienter quelques semaines, sinon quelques mois, mais mardi soir, en dépit d’alertes aux pillages ici ou là, les maires des villages inondés pouvaient enfin s’offrir quelques heures de sommeil. Le centre-ville de Trèbes, commune au bilan humain le plus lourd – six morts –, semblait revenir doucement à la vie : le bitume avait remplacé la boue, le pont de l’Aude était redevenu carrossable, on pouvait comme avant acheter une bavette chez le boucher, en face de la mairie.

Dix kilomètres au nord, Villegailhenc n’en est pas encore là. Cette commune privée d’eau et d’électricité, où trois personnes sont mortes, et dont le pont emporté par les flots du Trapel est devenu l’image emblématique de la catastrophe, donne toujours l’impression d’avoir été bombardée. « Plus de la moitié des foyers ont tout perdu, explique le maire, Michel Proust. Dans près de deux maisons sur trois, il n’y a plus rien au rez-de-chaussée. » L’eau s’est parfois invitée au premier étage.
Passé la stupeur, et une nuit chez un proche dans une zone épargnée, les habitants sont revenus chez eux pour s’attaquer au chantier. Mardi, Villegailhenc offrait le spectacle d’une population jetant sa vie à la poubelle : des montagnes d’objets posés sur le trottoir qui n’en est plus un, avant d’être gobés par les tractopelles et balancés dans les bennes géantes. Chaises en osier, lave-linge, fer à repasser, tableaux, vaisselle, vélo, livres, armoire, posters. Devant chaque maison, un fatras qui raconte...




                        

                        

