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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ De nombreux champions, dont Teddy Riner, Martin Fourcade ou Nikola Karabatic, demandent au président de la République « le maintien d’un encadrement public ».
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Lettre ouverte de 380 sportifs à Emmanuel Macron

De nombreux champions, dont Teddy Riner, Martin Fourcade ou Nikola Karabatic, demandent au président de la République « le maintien d’un encadrement public ».



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 15h56
   





                        



   


Trois cent quatre-vingts sportifs français, dont les champions Teddy Riner, Martin Fourcade ou Perrine Laffont, ont signé une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour lui demander « le maintien » des moyens et « d’un encadrement public » dans le sport. « La famille du sport est en danger ! », s’alertent-ils.
« Nous, sportifs et sportives de haut niveau, nous sommes très inquiets », écrivent aussi Renaud Lavillenie, Kevin Mayer, Nikola Karabatic et Julian Alaphilippe, dans cette lettre diffusée jeudi sur le site du Parisien. « L’annonce de la suppression de 1 600 cadres techniques d’Etat d’ici 2022 et la réduction du budget sport pour 2019 sont contradictoires avec l’objectif des performances attendues et désastreuses pour l’héritage qu’on laissera aux nouvelles générations », ajoutent les 380 sportifs, dont de nombreux médaillés olympiques.
« Garantir la réussite de demain »
La révélation d’une lettre de cadrage dans laquelle Matignon demandait fin juillet au ministère des sports la suppression de 1 600 ETP (équivalents temps plein), d’ici 2022, avait mis le feu aux poudres, dans un contexte déjà tendu entre le mouvement sportif et le gouvernement.
Depuis, la ministre des sports, Roxana Maracineanu, a promis que les conseillers techniques sportifs (CTS), ces cadres d’Etat travaillant pour les fédérations et visés par le courrier de Matignon, ne perdraient pas leur emploi mais pourraient changer de statut et être désormais pris en charge par les fédérations.

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« Nous souhaitons toutes et tous le maintien d’un encadrement public au sein de nos disciplines sportives afin de garantir la réussite de demain lors des prochaines échéances sportives internationales et olympiques pour la France », insistent les sportifs, alors que les agents du ministère s’étaient mis en grève jeudi dernier pour protester contre les baisses de moyens.
Dans le projet de loi de finances 2019 discuté actuellement au Parlement, le budget du ministère plafonne à 451 millions d’euros, soit 30 millions de moins sur un an. Le ministère avait parlé d’un « budget préservé », en évoquant la surévaluation d’un poste de dépense dans le budget précédent.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ La Fédération française d’aviron, qui compte quelque 45 000 licenciés et 430 clubs s’est dotée d’un programme spécifique « aviron santé ».
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L’aviron, sport engagé dans la lutte contre le cancer

La Fédération française d’aviron, qui compte quelque 45 000 licenciés et 430 clubs s’est dotée d’un programme spécifique « aviron santé ».



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    18.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 18h05
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            

Dix mille pas et plus. Un défi, une prouesse… à 30, 40, 50 ans… des femmes participent chaque année à la Vogalonga, cette régate qui se tient en mai dans la sérénissime ville de Venise, et parcourent une trentaine de kilomètres sur la lagune. Elles ont un point commun, elles se battent contre le cancer du sein. Le magazine Thalassa en avait fait un film en 2010, que nous avions évoqué dans nos colonnes. Il relatait l’histoire du dragon boat de l’association ­rémoise Ensemble pour elles, qui propose toujours des activités physiques pour ces femmes.
Avant de réaliser un tel exploit, elles s’étaient ­entraînées à ramer, une activité qui suscite de plus en plus d’engouement, que ce soit sur l’eau ou en ­intérieur (rowing en anglais). Dans le sillage de la loi santé de 2016 sur le sport sur ordonnance, la Fédération française d’aviron, qui compte quelque 45 000 licenciés et 430 clubs, mise sur le sport santé. Elle s’est dotée d’un programme spécifique « aviron santé ». « L’objectif est d’avoir formé une centaine de coachs santé à la fin de l’année », explique Yvonig Foucaud, conseiller technique de la fédération.
Sans aller aussi loin que sur la lagune vénitienne, des cours sont proposés en indoor pour des personnes qui souffrent de pathologies, seules ou en groupe. Cela fait dix ans que l’aviron a fait son entrée en tant que discipline paralympique, lors des Jeux paralympiques de Pékin en 2008. Mais ses effets sur des personnes touchées par la maladie sont peu documentés, à part quelques thèses sur le sujet. Pourtant, aux dires des spécialistes, et des pratiquants, les avantages sont nombreux : l’aviron fait travailler la force (masse musculaire) et l’endurance, sans traumatisme ostéo-articulaire. En effet, assis sur un siège coulissant, la propulsion commence par l’extension des membres inférieurs, et se propage jusqu’aux membres supérieurs avec une flexion des bras.

Geste adapté pour chaque...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le président de la Fédération française a annoncé mercredi avoir présenté ce projet au comité exécutif de World Rugby, le gouvernement mondial de ce sport.
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Rugby : après avoir autorisé 12 remplacements en un match, Bernard Laporte veut les limiter à 4

Le président de la Fédération française a annoncé mercredi avoir présenté ce projet au comité exécutif de World Rugby, le gouvernement mondial de ce sport.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 13h27
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 15h59
    |

            Adrien Pécout








                        



   


C’est à n’y rien comprendre. Le 4 juillet, avant même la mort d’un joueur professionnel en marge d’un match amical, d’un malaise cardiaque, la Fédération française de rugby (FFR) et la Ligue nationale (LNR) annonçaient des mesures pour calmer les inquiétudes sur la santé des joueurs. Les équipes professionnelles du championnat de France peuvent désormais aller jusqu’à remplacer douze joueurs au cours d’un même match, contre huit auparavant. Ces quatre remplacements supplémentaires étant autorisés pour qu’un joueur déjà sorti « pour raison tactique » ait le droit de rentrer sur le terrain et de remplacer « tout joueur blessé, quel que soit son poste ».
Sauf que, trois mois après cette première annonce, la règle semble ne pas convenir à… Bernard Laporte, président de la FFR. Après avoir validé ces douze remplacements, le dirigeant déclare à présent vouloir aller en sens inverse et limiter à quatre le nombre de changements permis. « C’est ça, l’avenir », a-t-il déclaré lors de son intervention, mercredi 17 octobre à Paris, dans un bureau de l’Assemblée nationale.
Mercredi soir, M. Laporte a fait cette déclaration en petit comité : aux côtés de Paul Goze, son homologue de la LNR, il s’exprimait face aux députés membres de l’Amicale parlementaire du rugby, sous la coordination de Philippe Folliot, élu (LREM) du Tarn. Ouverte aux journalistes, la table ronde avait choisi un titre d’actualité, au regard des collisions qui se multiplient sur les terrains : « Quel rugby pour demain : affrontement ou évitement ? »
Le président de la FFR explique avoir déjà « présenté » ce nouveau projet de règlement « il y a trois semaines à Sydney », lors du comité exécutif de World Rugby, la fédération internationale, où il siège en tant que membre. Son argument : du fait de la fatigue des joueurs « s’il ne faut faire entrer que quatre joueurs », « il y aurait de plus en plus d’espaces » au cours des matchs. Et donc de moins en moins de collisions.
Le contre-exemple de Toulon
Selon Bernard Laporte, seule une nation s’est montrée défavorable à sa proposition : la Nouvelle-Zélande, double championne du monde en titre. « Bien sûr, ils ont un banc [de remplaçants] aussi fort que les titulaires. Donc, eux, ils préfèrent qu’on fasse rentrer les huit remplaçants », a avancé le dirigeant français.
Dans une vie antérieure, le président de la « fédé » a été secrétaire d’Etat aux sports (2007-2009) du gouvernement Fillon, mais aussi entraîneur du Rugby-club toulonnais (RCT). L’ironie étant que Bernard Laporte connaît très bien les dérives possibles des remplacements multiples… pour en avoir lui-même profité lorsqu’il s’agissait de gagner trois Coupes d’Europe d’affilée (2013-2015) : «On met six avants remplaçants sur le banc, en se disant :’On va les [les adversaires] fracasser devant’. Les première-ligne, vous entrez à la 50e [minute]. Les deuxième-ligne, vous entrez à la 55e.’ » Dit autrement : avec autant de remplacements, c’est comme « un deuxième match qui commence pour les mecs », et donc une seconde séquence de collisions potentielles à pleine puissance.
Reste une question. Pourquoi, alors, avoir autorisé en France, il y a trois mois à peine, le passage de huit à douze remplacements ? « Avec tous les problèmes de sécurité, à un moment donné, il fallait dire : ’On va mettre de la sécurité.’ » Quitte à se dédire aujourd’hui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Steve Penny est accusé de falsification et destruction de preuves dans l’affaire Nassar, l’ex-médecin de l’équipe féminine condamné à de lourdes peines de prison pour agressions sexuelles.
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Scandale Nassar : arrestation de Steve Penny, ancien président de la fédération de gymnastique américaine

Steve Penny est accusé de falsification et destruction de preuves dans l’affaire Nassar, l’ex-médecin de l’équipe féminine condamné à de lourdes peines de prison pour agressions sexuelles.



Le Monde.fr avec AFP
 |    18.10.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 10h40
   





                        



   


L’ancien président de la fédération de gymnastique américaine, Steve Penny, a été arrêté mercredi 17 octobre pour falsification et destruction de preuves dans le cadre de l’affaire Nassar, un ancien médecin de l’équipe féminine américaine condamné à de lourdes peines de prison pour agressions sexuelles.
Président de l’USA Gymnastics de 2005 à 2017, M. Penny a été arrêté à Gatlinburg, dans le Tennessee, et doit être extradé vers le Texas, où il est accusé d’avoir dissimulé des informations concernant les activités de Larry Nassar. Plusieurs gymnastes assurent qu’il a refusé de tenir compte de leurs témoignages accablants contre l’ancien médecin.
« Lors de l’enquête de police, plusieurs sources ont rapporté que M. Penny avait ordonné la destruction de documents qui étaient stockés au ranch Karolyi lorsqu’il a appris que Larry Nassar était dans le viseur de la justice », a expliqué le procureur du district de Walker, David Weeks.
Démission à la tête de l’USA Gymnastics
Le ranch Karolyi, du nom du couple d’entraîneurs d’origine roumaine qui a mené d’une main de fer la gymnastique américaine au sommet sur la scène mondiale, était jusqu’en 2017 le principal centre d’entraînement de la fédération américaine. C’est dans ce centre, situé près de Houston, que plusieurs gymnastes, dont la star mondiale de la discipline Simone Biles, ont été agressées sexuellement par le docteur Nassar sous couvert de traitements médicaux. Larry Nassar a été condamné en début d’année à plusieurs lourdes peines de prison pour avoir agressé au moins 265 victimes, la plupart mineures.
Mardi, Mary Bono, nommée quatre jours plus tôt directrice par intérim d’USA Gymnastics, a démissionné après avoir été critiquée par plusieurs victimes de Nassar. Dans une série de tweets, la double championne olympique par équipes Aly Raisman, l’une des figures de proue du combat des victimes de Larry Nassar, avait critiqué la désignation de Bono. Elle avait notamment déclaré que l’ancienne membre républicaine du Congrès américain était liée au cabinet d’avocat Faegre Baker Daniels, qui a défendu l’USAG dans l’affaire Nassar.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Giscard Samba, visé par une enquête préliminaire pour viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, avait été suspendu, en juin, par la commission de discipline de la fédération. Décision annulée par la commission d’appel.
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Suspension annulée pour Giscard Samba, l’entraîneur d’athlétisme accusé de violences sexuelles

Giscard Samba, visé par une enquête préliminaire pour viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, avait été suspendu, en juin, par la commission de discipline de la fédération. Décision annulée par la commission d’appel.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 10h02
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 11h10
    |

            Yann Bouchez








                        


Quelles sanctions disciplinaires prendre à l’égard d’entraîneurs accusés de violences sexuelles et visés par des enquêtes judiciaires toujours en cours ? La question ressemble à un casse-tête pour la Fédération française d’athlétisme (FFA), confrontée à des accusations concernant deux techniciens réputés.
Selon plusieurs sources au sein de la fédération, la suspension d’un an, dont six mois avec sursis, décidée en juin par la commission de discipline de la FFA à l’encontre de Giscard Samba, a été annulée, le 13 juillet, par la commission d’appel.
« La commission d’appel n’a pas levé définitivement [la suspension], elle l’a levée en attendant la décision de justice, précise Patrice Gergès, le directeur technique national (DTN) de la FFA. Si les faits sont avérés, il est probable que la commission d’appel revienne sur sa décision provisoire et statue. C’est la décision de justice qui donnera la décision définitive de la commission d’appel. »
Enquête quasi bouclée
Giscard Samba est visé par une enquête préliminaire pour viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel ouverte par le parquet de Créteil au printemps et confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne, selon une source proche du dossier.
Les résultats de l’enquête, quasi bouclée, sont étudiés par le parquet, qui devrait très prochainement décider d’un classement sans suite, d’un renvoi devant une juridiction, ou de l’ouverture d’une information judiciaire, avec la nomination d’un juge d’instruction, afin d’approfondir les investigations.
Dans son édition du 18 octobre, L’Equipe explique par ailleurs que la suspension administrative de Giscard Samba a été levée. Le technicien s’était vu retirer sa carte d’entraîneur professionnel par la préfecture, au printemps, après qu’une fonctionnaire de la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale d’Ile-de-France avait saisi la justice.
Le 1er avril, Le Monde avait révélé les témoignages de plusieurs jeunes femmes dénonçant des attitudes déplacées de cet entraîneur confirmé, mentor des meilleurs spécialistes français du 110 m haies, à l’image d’Aurel Manga et de Dimitri Bascou, médaillé de bronze olympique aux Jeux de Rio, en 2016. Une de ses ex-athlètes l’accusait de viols et avait déposé plainte contre lui, en 2017.

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Si l’entraîneur n’avait pas souhaité répondre aux sollicitations du Monde en amont de l’article publié au début d’avril, il avait fini par livrer, les jours suivants, plusieurs longs entretiens, notamment à L’Equipe, dans lesquels il démentait tout viol ou agression sexuelle, et évoquait des rapports consentis avec la plaignante.
Dans le cadre de l’enquête judiciaire, plusieurs témoins ont été entendus par les policiers. Giscard Samba a été placé en garde à vue, à la fin de juin, avant d’en ressortir libre.
Le 29 juin, Le Parisien révélait qu’une deuxième athlète avait porté plainte pour des « faits similaires » ; une information confirmée au Monde par une source proche du dossier. Contacté, Adil Sahban, l’avocat de Giscard Samba, n’a pas répondu à nos sollicitations.
« Compliqué de statuer définitivement »
Accusé d’agression sexuelle par une jeune athlète internationale, Pascal Machat, un entraîneur du demi-fond, a bénéficié du même revirement des instances de la FFA. Initialement suspendu six mois par la commission de discipline de la FFA, en avril, il a vu cette sanction levée en appel, deux mois plus tard.
Emma Oudiou avait dénoncé des mains aux fesses, des bisous et des remarques déplacées à son égard, dans une lettre au procureur de Fontainebleau, en mars, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire.

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S’ils sont distincts, les deux cas posent une équation difficile pour la Fédération. Ils soulignent, en creux, la difficulté pour les instances sportives de prendre des mesures dans des dossiers de violences sexuelles.
« Les textes de la fédération sont prévus pour des cas qui n’étaient pas ceux-ci, résume le DTN Patrice Gergès. Le délai de quelques semaines dont disposent les commissions pour rendre leurs décisions n’est pas adapté. Il est compliqué de statuer définitivement, sans le résultat d’une enquête de police. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Les incidents survenus lors du match PSG-Etoile rouge de Belgrade sont examinés, jeudi, par la commission de discipline de l’UEFA.
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Incidents lors du match PSG-Etoile rouge : quelle est la politique de sanctions de l’UEFA

Les incidents survenus lors du match PSG-Etoile rouge de Belgrade sont examinés, jeudi, par la commission de discipline de l’UEFA.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 08h49
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 08h54
    |

                            Douglas de Graaf








                        



   


La commission de discipline de l’UEFA doit se réunir, jeudi 18 octobre, afin d’examiner les incidents survenus lors du match de Ligue des champions PSG-Etoile rouge de Belgrade, le 3 octobre à Paris. La procédure ne concerne pas les affrontements qui ont eu lieu hors du stade ce soir-là, mais le club parisien est poursuivi pour « usage d’engins pyrotechniques » (les fumigènes allumés par les supporteurs « ultras » parisiens) et « troubles dans le public ». Cette dernière charge pèse aussi contre l’Etoile rouge, en plus des « chants illicites » proférés par certains de ses supporteurs. Quelle est la politique de sanctions de l’UEFA ? Comment s’applique-t-elle ? Ces sanctions sont-elles fréquentes ?… Tour d’horizon.
Comment sont décidées les sanctions ?
Le règlement disciplinaire de l’UEFA répertorie la majorité des infractions passibles de sanctions : trucage et atteinte à l’intégrité des matchs (article 12), dopage (article 13), racisme et comportement discriminatoire (article 14), comportement incorrect de joueurs et d’officiels (article 15), et défaillance dans l’ordre et la sécurité des matchs (article 16).
Des sanctions sont énoncées dans certains articles. Par exemple, lorsqu’un joueur a tenu des propos racistes, l’article 14 prévoit une « suspension d’au moins dix matchs ».
L’annexe de ce règlement contient également une liste de sanctions prévues pour chaque infraction. En cas d’envahissement du terrain par des supporteurs d’un club, ce dernier est passible d’une amende de 5 000 euros.
Pour rendre sa décision, la commission de discipline peut prendre en considération cette liste de sanctions, mais aussi statuer en fonction des « circonstances particulières propres à chaque cas », selon l’UEFA. Autrement dit, se montrer plus sévère envers un club qui commet des infractions répétées au règlement.
Que risque le PSG ?
Visé pour « usage d’engins pyrotechniques », le club parisien a déjà été sanctionné pour ce motif lors d’un match de Ligue des champions contre le Real Madrid, en mars. Il s’est vu infliger une fermeture de sa tribune nord pour une rencontre – appliquée contre l’Etoile rouge, au début d’octobre.
Dans le cas d’une récidive, une sanction plus sévère est prévue : une amende d’un montant de 500 euros par fumigène allumé, majorée de 50 %. En plus de celle-ci, l’UEFA devrait avoir la main plus lourde en exigeant une nouvelle fermeture de tribune pour un ou plusieurs matchs, voire prononcer un huis clos pour une rencontre.
Une autre charge a été retenue contre le club, « troubles dans le public ». Cette infraction concerne des faits variés et ne renvoie à aucune sanction prédéfinie. Au regard de la jurisprudence cette année pour ce motif, Marseille et l’AS Rome ont été interdits de vente de billets à leurs supporteurs pour deux matchs à domicile (dont un avec sursis), alors que le club écossais d’Aberdeen a été condamné à une amende de 10 000 euros.
L’utilisation de fumigènes est-elle plus sanctionnée que les chants racistes ?
L’UEFA a officiellement fait de la « tolérance zéro envers le racisme » sa priorité ces dernières années, et affirme avoir « introduit des clauses spéciales et particulièrement sévères » pour lutter contre le phénomène. L’article 14 du règlement disciplinaire prévoit « au minimum une fermeture partielle du stade » pour un club dont les supporteurs ont fait preuve d’un comportement raciste, et « un match à huis clos et 50 000 euros d’amende » en cas de récidive.
Encore faut-il que ces sanctions soient prononcées. Cette année, trois procédures ouvertes pour « comportement raciste » ont été abandonnées. En février, aucune sanction n’a été prise contre l’Atalanta Bergame lors d’un match contre Dortmund, ce qui a provoqué l’indignation du joueur Michy Batshuayi, qui estime avoir été la cible de cris de singe.

LOL. Must be my imagination 🤷🏾‍♂️ https://t.co/50BrKZz6mu— mbatshuayi (@Michy Batshuayi)


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« Its just monkey noise who cares ? » 😂😂😂 2018 guys ...— mbatshuayi (@Michy Batshuayi)


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La décision rendue en début d’année contre le Partizan Belgrade résume, pour certains, le manque de proportionnalité des pénalités par rapport à la gravité des infractions : visé pour envahissement de terrain, usage de fumigènes et chants racistes de ses supporteurs, le club serbe a été puni d’une amende de 30 000 euros pour les deux premiers motifs, mais aucune sanction pour le dernier.
« L’UEFA applique une politique de la facilité, affirme Thierry Granturco, avocat aux barreaux de Paris et de Bruxelles et spécialiste du droit du sport. Quand il y a des escaliers bloqués, l’amende est systématique. Quand il y a des chants racistes, tout le monde entend mais personne ne sanctionne. » De son côté, l’institution évoque la difficulté à rassembler des preuves formelles lors de ce type d’infraction.
Dans les faits, alors que le motif « racisme » a été retenu à dix reprises – et sanctionné sept fois – lors de procédures disciplinaires cette année, 35 cas d’« usage d’engins pyrotechniques » ont été retenus et systématiquement sanctionnés.
Pourquoi l’UEFA continue-t-elle d’infliger des huis clos ?
Le principal reproche adressé aux peines de huis clos est le caractère collectif de la sanction, qui ne cible pas les responsables des infractions. « On pénalise des supporteurs qui n’ont rien à se reprocher, on détruit le spectacle et l’ambiance propres au foot. Sportivement, cette mesure est absurde », avance Thierry Granturco.
« L’UEFA préfère sanctionner les clubs pour ne pas avoir à gérer le problème des supporteurs. Mais c’est aussi à elle d’agir, en investissant davantage dans la recherche et l’identification des responsables. »
De son côté, l’institution affirme que « cette mesure a fait preuve de son efficacité ». Pénaliser un club, notamment financièrement (4 millions d’euros de recettes en moins pour Lyon lors de son match à huis clos contre le Chakhtar Donetsk, au début d’octobre), inciterait celui-ci, selon elle, à se pencher sur le problème de ses supporteurs radicaux.
Faut-il sanctionner un club pour les agissements de ses supporteurs ?
Pour l’UEFA, la réponse est oui. Selon l’article 8 du règlement disciplinaire, un club ou une sélection est responsable de ses supporteurs, et sanctionné pour les infractions commises par ces derniers « même s’il peut prouver l’absence de toute forme de faute ou de négligence ». Juridiquement, « cela se justifie », reconnaît Thierry Granturco. Mais, dans les faits, « un club ne peut pas être responsable d’individus qui, par définition, sont irresponsables », estime l’avocat.
La question se pose d’autant plus à l’heure où la technologie dans les stades – vidéosurveillance et images de diffusion télé – permet d’identifier plus facilement les responsables d’infractions. « Il est temps d’appliquer la responsabilité individuelle, quand la technologie le permet », déclarait en septembre l’avocat de la Juventus de Turin, condamnée par la ligue italienne pour des cris de singe de certains de ses tifosi.
Mais la volonté politique des clubs pèse également. Le PSG a fait le choix de chasser les ultras de son stade entre 2010 et 2016 (plan Leproux), avant d’autoriser leur retour, rigoureusement encadré par une convention. En cas de non-respect de celle-ci, la sanction tombe : une quarantaine de supporteurs ont été exclus pour un an à la suite des débordements contre l’Etoile rouge et l’Olympique lyonnais.

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De son côté, l’OL a longtemps été réticent à faire le tri dans ses supporteurs. « Nous ne sommes pas là pour faire le ménage dans les jeunesses identitaires à Lyon », affirmait en 2015 le « stadium manager » du club. Le président, Jean-Michel Aulas, a aussi été accusé de prôner la sévérité dans son discours, mais pas dans les faits.
Confronté à l’impact des sanctions de l’UEFA, l’OL semble néanmoins décidé à se saisir du problème. L’auteur du salut nazi à Manchester City, à la fin de septembre, a rapidement été identifié par les services de sécurité du club, qui a promis de le bannir de stade à vie. Et jeudi 4 octobre, lors d’une réunion entre le préfet du Rhône, Jean-Michel Aulas et les deux groupes d’ultras, des pistes ont été envisagées : une charte déontologique à signer et une carte de membre avec photo pour mieux identifier les interdits de stade.



                            


                        

                        


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Décryptage

Football : Madagascar disputera la CAN pour la première fois de son histoire

Les « Baréa » ont gagné leur ticket pour le Cameroun, le pays organisateur de la Coupe d’Afrique des nations, en battant la Guinée équatoriale.

Par                                            Alexis Billebault




LE MONDE
              datetime="2018-10-17T18:32:24+02:00"

        Le 17.10.2018 à 18h32






    
Les joueurs de l’équipe malgache de football célèbrent un but lors d’un match contre le Sénégal comptant pour la qualification en Coupe d’Afrique des nations, à Antananarivo, le 9 septembre 2018.
Crédits : MAMYRAEL / AFP


« Il y avait beaucoup de monde pour nous féliciter sur le chemin du retour à Antananarivo », se réjouit Romain Métanire au lendemain de la qualification de l’équipe malgache de football pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019. Depuis qu’il est arrivé en septembre sur la Grande Île, le défenseur du Stade de Reims (Ligue 1) n’en finit pas d’observer combien les Malgaches « adorent le foot » et combien « les résultats de la sélection leur font du bien ». « Cela ne va pas régler tous leurs problèmes, bien sûr, mais on parle du pays positivement. Je vois des gens heureux », ajoute le joueur.

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A trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, le pays s’est qualifié pour la phase finale de la CAN, mardi 16 octobre, pour la première fois de son histoire. Les « Baréa » ont gagné leur ticket pour le Cameroun, le pays organisateur, en battant la Guinée équatoriale par un but à zéro. Avec dix points, les insulaires, qui avaient aussi gagné au Soudan (3-1) et fait match nul contre le Sénégal à Antananarivo (2-2), possèdent assez d’avance pour ne plus craindre d’être dépassés au classement du groupe A.
Bousculade mortelle
La dernière fois que les Malgaches s’étaient produits chez eux remonte au 8 septembre. Une bousculade devant le stade de Mahamasina, à Antananarivo, avait fait un mort et 41 blessés, et l’enceinte habituelle de la sélection avait été suspendue par la Confédération africaine. « Mais le fait de jouer à l’extérieur de la capitale, avec des routes difficiles et plus d’une heure de trajet pour faire à peine 20 km, n’a pas dissuadé les gens de se déplacer en nombre ce 16 octobre. Ils étaient au moins 20 000 dans le stade », admire le sélectionneur français Nicolas Dupuis, dont la nomination, en février 2017, a permis à l’équipe de sortir de sa léthargie.
Au lendemain de leur performance historique, les joueurs, accompagnés du staff technique, ont été invités à plusieurs réceptions, avant de rejoindre le centre-ville pour fêter la qualification avec leurs supporteurs. La performance des Baréa, réalisée avec des joueurs nés à Madagascar mais évoluant à l’étranger depuis de nombreuses années (Faneva Andriatsima, Anicet Abel, Paulin Voavy, Andria Carolus, Lalaina Nomenjanahary) et des binationaux ayant intégré la sélection ces derniers mois, intervient alors que des élections sont prévues en novembre à la Fédération malgache de football.

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                Foot africain : « La CAF prendra sa décision pour la CAN 2019 après la présidentielle camerounaise »



La phase finale de la CAN, prévue au Cameroun, n’est pas encore officiellement confirmée. Des doutes planent sur les capacités du pays à organiser la compétition, en raison d’importants retards dans les préparatifs. La décision finale sur la tenue de la CAN 2019 au Cameroun sera rendue fin novembre, a annoncé la Confédération africaine de football (CAF) fin septembre.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Annoncés dans le groupe pour la tournée d’automne, le Sud-Africain Paul Willemse et le Fidjien Alivereti Raka sont finalement absents. Un choix dicté par le président de la FFR, Bernard Laporte.
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XV de France : Jacques Brunel rappelle Louis Picamoles, mais se passe des « étrangers »

Annoncés dans le groupe pour la tournée d’automne, le Sud-Africain Paul Willemse et le Fidjien Alivereti Raka sont finalement absents. Un choix dicté par le président de la FFR, Bernard Laporte.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 16h25
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Le sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, a dévoilé ce mercredi un groupe de 31 joueurs pour la prochaine tournée d’automne, qui débute le 10 novembre au Stade de France avec la réception de l’Afrique Sud.
Louis Picamoles fait son grand retour. Le troisième ligne de Montpellier n’a plus porté le maillot des Bleus depuis la défaite en Ecosse, le 11 février, et une nuit agitée à Édimbourg qui lui avait valu d’être exclu, comme sept autres joueurs.
Ces dernières semaines, les relations se sont réchauffées entre le joueur aux 69 sélections et le patron des Bleus. Picamoles profite aussi de l’absence à son poste de Marco Tauleigne, blessé, et de Kévin Gourdon et Fabien Sanconie, qui jouent peu en club.
Un petit nouveau de 125 kilos est retenu pour la première fois. Champion du monde avec les moins de 20 ans en juin, le Briviste Demba Bemba a été appelé au poste de pilier. Le talonneur du Stade Toulousain, Julien Marchand (23 ans) est l’autre nouveauté de cette liste.
Deux noms en sont absents, ceux du deuxième ligne Paul Willemse (Montpellier) et de l’ailier Alivereti Raka (Clermont). Depuis plusieurs jours, ils étaient pourtant annoncés avec insistance. Finalement, Jacques Brunel a renoncé à sélectionner le Sud-Africain et le Fidjien.
En rugby, un international peut représenter une sélection sans détenir pour autant la nationalité du pays. Pour cela, il doit respecter deux conditions fixées par World Rugby (la fédération internationale) : résider depuis trois ans dans le pays et ne compter aucune sélection pour une autre sélection nationale. Ce qui est le cas de Willemse et Raka.
19 étrangers dans l’histoire du XV de France
Le sélectionneur a-t-il reculé au dernier moment pour ne pas contrarier une promesse du président de la fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte ? Lors de sa campagne présidentielle, l’ancien manager de Toulon avait annoncé qu’un passeport français deviendrait impératif pour être sélectionnable dans son engagement numéro 11.
« Inclusion dans les critères de sélection aux équipes nationales de la nécessité d’être ressortissant français (à l’instar du CIO pour la représentation aux JO et de la plupart des autres Fédérations françaises)… »
Le président Laporte souhaitait mettre fin à la politique du sélectionneur Laporte et encore plus active sous l’ère de Philippe Saint-André (2011-2015), quand 13 étrangers figuraient en 2014 sur une liste de 74 joueurs pour préparer la Coupe du monde 2015.

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                Bernard Laporte : « Il faudra un passeport français » pour jouer avec le XV de France



Dans l’histoire du XV de France, 19 étrangers ont déjà porté le maillot bleu frappé du coq. Avec un bonheur inégal. Si les Sud-Africains Steven Hall, Antonie Claassen ou Daniel Kotze n’ont pas laissé un souvenir impérissable, leur compatriote Pieter de Villiers a été un pilier inamovible des années 2000 et le Néo-Zélandais, Tony Marsh, un trois-quarts centre incontournable. Ces deux joueurs étaient des trouvailles du sélectionneur de l’époque, un certain Bernard Laporte (1999-2007).
Dans un entretien au Monde en janvier 2017, celui qui était devenu président de la FFR avait réaffirmé sa volonté de ne pas faire appel à des joueurs étrangers.
« World Rugby va changer la règle : pour jouer dans une équipe nationale, il faudra désormais cinq ans de résidence sur le territoire, au lieu de trois aujourd’hui. Mais, pour nous, ça ne suffira pas, il faudra en plus détenir un passeport français. Sinon, tôt ou tard, il y aura qui en équipe de France ? Trois Fidjiens, deux Samoans… Josua Tuisova [ailier fidjien jouant au RC Toulon], si je ne parle pas avec lui, si je ne l’envoie pas jouer avec son pays, les Fidji, il jouerait en équipe de France alors qu’il ne parle pas un mot de français. »
Le message était clair : privilégier la formation française et faire que l’on s’identifie de nouveau à un XV de France en manque de résultats et sans style de jeu.
« Tôt ou tard, ils seront français »
Interrogé en juin dans Midi olympique, sur le cas de Raka – qui sans une grave blessure au genou, aurait débuté avec les Bleus lors du dernier Tournoi des six nations – et celui de Willemse, Bernard Laporte avait toutefois fortement nuancé son propos : il avait mis en avant la volonté des deux joueurs de vouloir devenir français et rappelait qu’ils avaient entamé les démarches administratives nécessaires. 

   


« Sauf que cette procédure prend du temps. Mais tôt ou tard, ils seront français. A partir du moment où ils ont fait leur demande, je les considère comme sélectionnables. Je ne vais pas leur faire subir l’attente de la préfecture », expliquait le patron de la FFR.
Bernard Laporte aurait-il alors envoyé un ballon d’essai en laissant filtrer les noms de Willemse et Raka ? C’est ce que croit savoir, le site Rugbyrama qui annonçait, en début d’après-midi mercredi, que le Sud-Africain et le Fidjien ne figuraient pas dans la liste des 31. Face aux nombreuses réactions suscitées, le patron du rugby français aurait finalement décidé de pas accéder à la demande de Jacques Brunel, désireux de pouvoir compter sur la puissance de Willemse et la vitesse de Raka.
Le message publié par Bernard Laporte sur son compte Twitter, mercredi après l’annonce de la liste des 31, laisse peu de doute au sujet de son intervention auprès de celui qui fût son fidèle adjoint lorsqu’il dirigeait le XV de France. Il remercie Brunel de sa compréhension : « En équipe de France, un joueur doit être de nationalité française. C’est mon engagement et je remercie le staff qui l’a toujours pris en compte. » L’engagement numéro 11 du candidat Laporte est sauf.

🔹En équipe de France, un joueur doit être de nationalité française. C’est mon engagement et je remercie le staff qu… https://t.co/9UQ0iwuDFp— BernardLaporte_ (@Bernard Laporte)


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La liste des 31
Pour la tournée d’automne, qui verra le XV de France affronter l’Afrique du Sud (10 novembre), l’Argentine (17) et les Fidji (24), le sélectionneur, Jacques Brunel, a retenu les 31 joueurs suivants :
Avants : Uini Atonio, Mathieu Babillot, Demba Bamba, Camille Chat, Paul Gabrillagues, Kelian Galletier, Cedate Gomes, Guilhem Guirado (capitaine), Arthur Iturria, Wenceslas Lauret, Bernard Le Roux, Yoann Maestri, Julien Marchand, Louis Picamoles, Jefferson Poirot, Dany Priso, Sébastien Vahaamahina
Arrières : Mathieu Bastareaud, Anthony Belleau, Geoffrey Doumayrou, Antoine Dupont, Benjamin Fall, Gael Fickou, Wesley Fofana, Rémi Lamerat, Camille Lopez, Maxime Médard, Morgan Parra, Damian Penaud, Baptiste Serin, Teddy Thomas





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Une analyse technique du Mondial 2018 en Russie met en lumière le jeu français, qui n’était pas basé sur la possession du ballon mais sur une équipe qui a su « se projeter vite ».
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En football, avoir le ballon n’est pas gagner – la France l’a montré à la Coupe du monde, souligne un rapport de la FIFA

Une analyse technique du Mondial 2018 en Russie met en lumière le jeu français, qui n’était pas basé sur la possession du ballon mais sur une équipe qui a su « se projeter vite ».



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 11h14
   





                        


La possession de balle ne paie plus : la France sacrée championne du monde lors de la Coupe du monde 2018 en Russie ne termine que 19e au classement de la possession de balle, loin derrière l’Espagne, mais a été l’équipe « la plus équilibrée » du tournoi, selon un rapport technique de la Fédération internationale de football (FIFA) publié mardi 16 octobre.
Malgré le pourcentage moyen de possession de balle par match le plus élevé (69 %) de toutes les équipes engagées, l’Espagne n’est pas parvenue à dépasser les huitièmes de finale, éliminée par la Russie (1-1, 4 tab à 3). Les champions du monde français figurent eux à la dix-neuvième place de ce classement, sur 32 équipes, avec une possession de balle de 48 % par match en moyenne.


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L'Espagne, équipe la plus « possessive » de la Coupe du monde, la France 19e
Moyenne de possession de balle par match et par équipe.

Source : FIFA



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« La France ne s’est pas appuyée sur la possession de balle mais avait pour priorité de se projeter le plus vite possible dans la moitié de terrain adverse et elle avait les joueurs pour le faire », analyse l’entraîneur brésilien Carlos Alberto Parreira, vainqueur du Mondial 1994, l’un des membres de cette cellule d’analyse (en compagnie, notamment, du Néerlandais Marco Van Basten, ex-responsable du développement technique de la FIFA, et de l’Ecossais Andy Roxburgh). Paul Pogba et Antoine Griezmann étaient chargés de « lancer les attaques » s’appuyant sur « la vitesse de Kylian Mbappé », élu meilleur jeune joueur du Mondial, souligne également M. Parreira.
Autre constat du groupe technique de la FIFA : « rares sont les équipes à avoir joué avec un véritable meneur de jeu, probablement en raison des différentes tactiques adoptées ». Certains joueurs se sont toutefois montrés à leur avantage dans ce registre, relève la FIFA. Ainsi, si le Français Paul Pogba a brillé, « c’est bien Luka Modric qui a fait la plus forte impression », ajoute l’instance, alors que le joueur du Real Madrid est l’un des prétendants au Ballon d’or.
La Serbie a le plus couru
On apprend aussi que la Serbie est l’équipe qui a le plus couru par match (113 km), tandis que la France n’est que vingt-huitième de ce classement avec 101 km.


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La France a (relativement) moins couru que la plupart des autres équipes lors du Mondial 2018
Moyenne de la distance totale parcourue par les joueurs de chaque équipe lors d'un match de la Coupe du monde 2018.

Source : FIFA



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De plus, l’efficacité des tirs depuis l’extérieur de la surface « a énormément augmenté avec en moyenne un but tous les vingt-neuf tirs, contre quarante-deux au Brésil en 2014 ».
« La France a mérité sa victoire », estime dans le rapport le Croate Zvonimir Boban, secrétaire général adjoint de la FIFA.
« Sous l’impulsion de Didier Deschamps, qui avait une idée claire et précise de la manière d’utiliser au mieux les qualités de ses joueurs et n’en a pas dévié, les Bleus ont formé dans l’ensemble l’équipe du tournoi la plus équilibrée et la plus sûre de sa force. »
Avec un total de 169 buts inscrits, le Mondial russe a été l’un des tournois les plus généreux en buts pour une compétition à 32 équipes, avec juste deux buts de moins que les éditions 1998 en France et 2014 au Brésil, les plus prolifiques.
Par ailleurs, le nombre de buts inscrits lors de la phase à élimination directe a été en hausse par rapport à l’édition 2014 (47 contre 35) et le nombre de pénalties accordés en phase de groupe a « fortement augmenté, notamment en raison de la présence de l’assistance vidéo à l’arbitrage » (VAR) relève encore la FIFA, qui dresse depuis l’édition 1966 en Angleterre une analyse de l’évolution technique de chaque Coupe du monde.

        Analyse des « Cahiers du football » :
         

          Equipe de France : la victoire du talent







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ En quittant les Cleveland Cavaliers pour les Los Angeles Lakers, le triple champion NBA poursuit des enjeux sportifs… et économiques.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

NBA : LeBron James à la conquête de l’Ouest

En quittant les Cleveland Cavaliers pour les Los Angeles Lakers, le triple champion NBA poursuit des enjeux sportifs… et économiques.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 07h12
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 10h11
    |

            Clément Martel








                        



   


Dans la pénombre du Staples Center, la foule de Los Angeles acclame LeBron James. S’il a rallié cet été le panache pourpre et or de l’équipe des Lakers, hôtes de la salle angeleno, le meilleur joueur de basket de la planète n’est pas là, ce dimanche 14 octobre, pour le ballon orange. Il a été convoqué sur scène par le rappeur Drake, qui joue devant une salle comble et conquise. Quelques pas de danse, des couplets scandés, le nouveau roi de Los Angeles savoure.
Cette scène traduit bien les deux facettes du personnage : d’un côté, la star du basket, dont l’arrivée en Californie constitue l’un des événements majeurs de la nouvelle saison de NBA, le championnat nord-américain ; de l’autre, le businessman avisé, déjà bien implanté dans le monde de l’entertainment. Et, à Los Angeles, LeBron James semble bien décidé à pouvoir concilier ces deux univers.
Basketteur, il y entame sa conquête de l’Ouest : en quittant le club de Cleveland, où il évoluait jusqu’alors, il va jouer pour la première fois dans la conférence Ouest de la NBA. Et il ne manque pas de raisons sportives pour justifier son choix d’épouser la cause des Lakers. Il assure d’ailleurs que sa « décision de venir ici est purement liée à [sa] famille et au basket » et qu’il a pour ambition de redorer le blason d’une « franchise mythique ».
Dans la cité des Anges, à proximité d’Hollywood, capitale mondiale de l’entertainment, le septième meilleur marqueur de l’histoire de la NBA, 33 ans, sera également plus à même de partager son temps entre la poursuite d’un quatrième titre de champion NBA et le développement de son florissant empire.
« Il est sur la pente descendante de sa carrière et veut devenir un magnat à Hollywood »
Ce qui n’a pas manqué de susciter quelques interrogations sur son investissement basket et sur l’intérêt de son arrivée pour les Lakers. « Cette signature est une décision de business. Il est sur la pente descendante de sa carrière et veut devenir un magnat à Hollywood », a par exemple lâché Charles Barkley, ancien ailier devenu consultant. Pour lui, l’affaire est entendue : si LeBron James avait souhaité privilégier le sportif, il n’aurait pas signé dans un club « loin des meilleures équipes », tout historique fût-il.

        Lire aussi :
         

          LeBron James à Los Angeles, une arrivée qui ne fait pas l’unanimité



L’intéressé assure, lui, que « toutes [ses] activités ici sont sur les rails depuis longtemps et avancent sans [lui] ». Depuis 2006, et la création de SpringHill Entertainment, avec son ami d’enfance Maverick Carter, la star a posé son – grand – pied dans le monde du divertissement. Athlète engagé, LeBron James n’a jamais dissimulé ses velléités de casser la case à laquelle les sportifs de haut niveau seraient assignés.
« Shut up and dribble »
Cible du président Donald Trump pour ses prises de position en faveur des droits des Noirs américains, le quadruple MVP (meilleur joueur) de la NBA a transformé l’insulte d’une présentatrice conservatrice à son encontre – « Shut up and dribble » (« tais-toi et dribble ») –en une série documentaire explorant le rôle politique et culturel des sportifs.
Il s’agit là d’un des nombreux projets à son image, associant engagement et investissements, à avoir récemment été annoncé par le joueur, qui bénéficie, depuis 2015, d’un bureau dans le prestigieux studio Warner Bros. Cette année-là, James affirmait depuis Cleveland son intention d’établir un empire du divertissement. Près de quatre ans et un titre de champion de NBA plus tard, c’est en producteur reconnu qu’il investit Hollywood.

        Lire aussi :
         

          Le « roi » LeBron James brise la « malédiction » de Cleveland



Signe que les temps ont changé, en septembre, le magazine spécialisé The Hollywood Reporter a publié son annuelle liste des « 100 personnes les plus puissantes d’Hollywood », plaçant le patron de l’empire Disney, Bob Iger en tête. Pourtant, c’est LeBron James, numéro 75 de la liste, qui a eu l’honneur de la « une » de l’hebdomadaire.
« Je n’aurais jamais fait ça s’il s’était simplement agi de l’arrivée d’un joueur aux Lakers ayant, par ailleurs, une boîte de production, a justifié le directeur éditorial du magazine, Matthew Belloni. Je le trouve intéressant parce qu’il n’est pas là pour plaisanter, qu’il est crédible et que les gens de cette ville veulent vraiment travailler avec lui. »
Ce sera le cas de Ryan Coogler, le réalisateur du blockbuster Black Panther, qui a bousculé les schémas hollywoodiens. « Ryan a offert aux enfants de cette génération quelque chose que je n’avais pas quand j’étais petit, a insisté LeBron James, un film de super-héros avec un casting afro-américain. »
« Plus qu’un basketteur »
S’il ne sera pas derrière la caméra, Coogler produira la suite du populaire Space Jam (1996), dans lequel Michael Jordan s’associait aux personnages des dessins animés les Looney Tunes pour affronter des extraterrestres sur un terrain de basket. Dans le volume 2, James chaussera les baskets de Jordan. Une fois encore.

🏀 🥕 🎬 https://t.co/Ay6wRaB915— SpringHillEnt (@SpringHill Ent.)


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Car le numéro 23 des Chicago Bulls a inspiré celui des Lakers. Si leur jeu n’a pas grand-chose à voir – James a un esprit altruiste que le tueur Jordan n’avait pas développé –, comme « His Airness », seul propriétaire noir d’une franchise NBA, LeBron aspire à être « plus qu’un basketteur ».
« On a pris un peu de Jay-Z, un peu de Michael Jordan et de Magic Johnson, et on a essayé de développer notre propre voie »
Pour son associé Maverick Carter, qui lui a permis de signer un lucratif contrat à vie avec l’équipementier Nike, « celui qui se rapproche le plus d’un modèle, de par sa manière de prendre ses responsabilités et d’être respecté pour plus que ce qu’il est » est Jay-Z, qui a développé un empire sortant du cadre du rap. « On a pris un peu de lui, un peu de Jordan et de Magic [Johnson], et on a essayé de développer notre propre voie. »
« Il n’y a qu’un seul champion, a rappelé LeBron James à son arrivée à Los Angeles. Ne pas l’être ne veut pas dire que vous n’avez pas de succès. » Toujours basketteur, en passe d’ajouter des lignes à la liste de ses records, mais aussi bien plus que ça, « King James » ne veut plus être jugé à la seule aune des titres.

Boston Celtics et Golden State Warriors s’imposent dès le premier match
L’équipe des Boston Celtics, présentée comme la nouvelle équipe-référence de la conférence Est de la NBA, a surclassé les Sixers de Philadelphie, 105 à 87, mardi 16 octobre lors du coup d’envoi de la saison 2018-19 du championnat nord-américain. Les Celtics ont pris le large en fin de deuxième période grâce à Jayson Tatum, auteur de 23 points, et n’ont plus été inquiétés après la pause.
Dans la conférence Ouest, les Golden State Warriors, doubles champions NBA en titre, ont battu Oklahoma City, 108 à 100. Les Warriors ont dû se méfier jusqu’au bout de leurs adversaires. « C’est un match qui aurait pu basculer en leur faveur, notre 3e quart-temps a été catastrophique, mais on s’est bien repris en fin de match », a souligné Stephen Curry, qui a assuré la victoire de son équipe avec 32 points. Avant le coup d’envoi, les joueurs et l’encadrement de Golden State ont reçu, comme le veut la tradition, une imposante chevalière sertie de 74 saphirs et 74 diamants, pour leur titre de champion 2018.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ L’attaquant de l’Atlético Madrid a inscrit un doublé, permettant à l’équipe de France de battre (2-1) les Allemands en Ligue des nations.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

France-Allemagne : Antoine Griezmann, leader offensif des Bleus

L’attaquant de l’Atlético Madrid a inscrit un doublé, permettant à l’équipe de France de battre (2-1) les Allemands en Ligue des nations.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 02h59
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 10h12
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Peu avant le coup de sifflet final, le public du Stade de France lui réserva une belle ovation. A petites foulées, Antoine Griezmann sortit alors du terrain avant d’être félicité par son sélectionneur, Didier Deschamps. Auteur d’un doublé à Saint-Denis, l’attaquant de l’Atlético Madrid a marqué les esprits, mardi 16 octobre, en permettant aux Bleus, menés à la mi-temps, de battre l’Allemagne (2-1) en Ligue des nations.

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Bourreau de la Nationalmannschaft (victoire des Tricolores 2-0) à Marseille, en demi-finales de l’Euro 2016, le joueur de 27 ans a une nouvelle fois inscrit deux buts au gardien munichois Manuel Neuer, référence planétaire à son poste. Surtout, en signant ses 25e et 26e réalisations (en 65 sélections) sous le maillot bleu, le Mâconnais confirme son statut de leadeur offensif des champions du monde.
En mode « collectif »
A la 62e minute, Griezmann s’est élevé pour catapulter de la tête un centre puissant du latéral gauche Lucas Hernandez, son partenaire à l’Atlético Madrid. Avec ce magnifique coup de boule, il a offert l’égalisation à des Tricolores bien mal embarqués depuis l’ouverture du score signée par Toni Kroos sur penalty (14e). La faute généreusement accordée dans la surface allemande par l’arbitre de la rencontre à Blaise Matuidi (80e) a fait de « Grizou » le buteur providentiel des Bleus. Avec sang-froid, « El Colchonero » a transformé la sentence en prenant à contre-pied Manuel Neuer.
Dans les entrailles du Stade de France, Griezmann a préféré faire profil bas et mettre l’accent sur les vertus du « collectif ». « Après, c’est vrai qu’il y en a un offensivement qui va mettre le but, donc on va plus parler de lui. Mais s’il n’y a pas le centre de Lucas [Hernandez], je ne marque pas. S’il n’y a pas l’action de Blaise [Matuidi], je ne marque pas », a déclaré le numéro 7 des Bleus, qui égale la performance de Sylvain Wiltord (26 réalisations en 92 capes) et fait ainsi son entrée parmi les dix meilleurs buteurs de l’histoire de la sélection.
Précieux dans la récupération et les replis défensifs en première période, l’attaquant a profité des changements tactiques de Didier Deschamps à la demi-heure de jeu. Conscient des difficultés éprouvées par ses protégés, le Bayonnais avait judicieusement décidé de replacer Griezmann sur l’aile droite, en troisième attaquant, afin de briser les lignes adverses. Lequel a donné l’impression de reprocher à ses partenaires d’avoir manqué d’agressivité en première période.
« Mais Antoine, il ne pousse pas de coups de gueule. Mais il donne plutôt des coups de tête et ça nous aide bien parfois. Les coups de gueule, c’est plutôt moi qui les pousse », a précisé Didier Deschamps, goguenard, au terme du match.
Le Ballon d’or en ligne de mire
Cinq jours après son piètre nul (2-2) en amical face à l’Islande, à Guingamp, l’équipe de France a su renverser la vapeur face à l’Allemagne du sélectionneur Joachim Löw, au bord du précipice plus de trois mois après son élimination au premier tour du Mondial russe. Les Bleus font un grand pas vers le « final four » de la Ligue des nations : ils n’auront besoin que d’un point face aux Pays-Bas, le 16 novembre à Rotterdam, pour se qualifier pour les demi-finales de l’épreuve, organisées en juin.
Avec sa performance de haute volée lors d’une affiche internationale, Griezmann se replace dans la course au Ballon d’or France Football, qui sera décerné le 3 décembre. La star de l’Atlético Madrid, vainqueur de la Ligue Europa, du Mondial et de la Supercoupe de l’UEFA en 2018, avance ses pions avant la remise du trophée.
A Saint-Denis, en évitant à sa sélection une première défaite depuis mars, le joueur a surtout marqué des points dans la course à distance qu’il livre avec son rival et partenaire Kylian Mbappé, 19 ans. Auteur d’un doublé à Guingamp face à l’Islande, quadruple buteur face à Lyon le 7 octobre, le jeune attaquant du Paris–Saint-Germain donne l’impression de marcher sur l’eau en cette entame de saison. Au point d’éclipser Griezmann, qui n’avait plus marqué en sélection depuis son penalty inscrit en finale du Mondial russe, contre la Croatie (4-2), le 15 juillet.

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Au Stade de France, le prodige a, certes, désarçonné la défense allemande par sa vitesse et ses dribbles bluffants. Mais il a manqué de réalisme et a échoué à tromper Manuel Neuer. Griezmann et Mbappé ont toutefois affiché leur complicité sur la pelouse dyonisienne et il s’en est fallu d’un cheveu que le premier trouve le second (40e) sur une magnifique ouverture dans la surface allemande.
La campagne pour le Ballon d’or, auquel prétend également le défenseur tricolore Raphaël Varane, est pourtant bel et bien ouverte. « Ce serait une bonne chose que ce soit un Français qui l’emporte, et si c’est moi, encore mieux », a ainsi confié Griezmann, arrivé troisième lors de la remise du trophée en 2016, au journal espagnol Marca, dimanche 14 octobre. Reste à savoir si sa prestation contre l’Allemagne fera pencher la balance en sa faveur.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ L’équipe de France s’est difficilement imposée (2-1) au Stade de France face à l’Allemagne, et se rapproche de la demi-finale de la Ligue des nations.
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France-Allemagne : Griezmann offre la victoire aux Bleus

L’équipe de France s’est difficilement imposée (2-1) au Stade de France face à l’Allemagne, et se rapproche de la demi-finale de la Ligue des nations.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 22h51
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 23h20
   





                        



   


L’équipe de France abhorre la défaite et l’a une nouvelle fois prouvé face à l’Allemagne. Menée et dominée par une très bonne équipe allemande en première mi-temps, elle a inversé la tendance en seconde période grâce à un doublé d’Antoine Griezmann pour finalement s’imposer 2- 1 lors de la troisième journée de Ligue des nations.

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Les Bleus, sauvés d’abord par la tête du joueur de l’Atlético (62e), puis délivrés sur un penalty provoqué par Blaise Matuidi (80e) après l’ouverture du score de Tony Kroos (14e s.p.), font un grand pas vers le « Final Four » de cette nouvelle compétition, tandis que la Mannschaft et son sélectionneur Joachim Löw sont proches d’une catastrophique relégation en deuxième division. La France se rapproche de la phase finale de la Ligue des nations et un point face aux Pays-Bas, le 16 novembre, lui suffirait pour se qualifier pour les demi-finales qui auront lieu en juin prochain.
L’équipe de France, déjà très décevante contre l’Islande jeudi en amical (2-2), a été complètement prise de vitesse en première mi-temps par les attaquants allemands, dont le milieu offensif de Manchester City Leroy Sané, le grand oublié du Mondial. Sané a martyrisé la défense française, et son sélectionneur Joachim Löw pourra nourrir quelques regrets de ne pas l’avoir emmené en Russie… C’est d’ailleurs lui qui est à l’origine du penalty transformé par Toni Kroos (14e), en provoquant une faute de main du malheureux Presnel Kimpembe, déjà très en difficulté contre les Islandais.
La France invaincue depuis quinze rencontres
Les Bleus, qui n’avaient rien cadré pendant 45 minutes, sont toutefois revenus des vestiaires avec de bien meilleures intentions à l’image d’un Lucas Hernandez très convaincant dans son couloir gauche. C’est lui qui a offert un superbe centre pour la tête d’Antoine Griezmann, pour un but 100 % Atlético Madrid.

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Puis, un peu comme à la Coupe du monde, l’équipe de France s’est doucement enhardie, comme si rien ne pouvait lui arriver et qu’elle devait l’emporter, d’une manière ou d’une autre. A la 79e minute, c’est Blaise Matuidi qui a obtenu le penalty, transformé par Griezmann. L’attaquant français est décidément le bourreau des Allemands puisqu’il s’était déjà offert un doublé contre la Mannschaft il y a deux ans en demi-finale de l’Euro-2016 (2-0).
Antoine Griezmann a reconnu sans peine à la fin de la rencontre que son équipe avait réalisé une « mauvaise première mi-temps ». « On a été, je pense, perturbé par le fait qu’ils jouent à trois derrière, donc, on a dû parler un peu dans le vestiaire et échanger deux ou trois trucs tactiquement. Après, ça a été mieux. On ne faisait pas les efforts les uns pour les autres. On a été champions du monde en travaillant les uns pour les autres et c’est uniquement comme ça qu’on gagnera des matches », a conclu le buteur de l’Atlético Madrid.
Résultat, l’équipe de France est invaincue depuis quinze matchs et un amical contre la Colombie fin mars (3-2). De son côté, l’équipe d’Allemagne est au fond du trou, après la gifle reçue aux Pays-Bas samedi (3-0), et son sélectionneur Joachim Löw fragilisé. Les Bleus ont la chance et la grinta des champions que la Mannschaft ne possède plus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ La directrice par intérim de l’USAG était accusée par des victimes du docteur Larry Nassar d’avoir fermé les yeux sur les viols qu’il a commis sur de jeunes athlètes.
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Scandale Nassar : Mary Bono, la directrice de la Fédération américaine de gymnastique, démissionne

La directrice par intérim de l’USAG était accusée par des victimes du docteur Larry Nassar d’avoir fermé les yeux sur les viols qu’il a commis sur de jeunes athlètes.



Le Monde.fr avec AFP
 |    16.10.2018 à 22h47
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 06h44
   





                        



   


Mary Bono, nommée le 12 octobre directrice par intérim de la Fédération américaine de gymnastique (USAG), afin de faire oublier l’affaire Nassar qui secoue l’instance, a démissionné, mardi 16 octobre, en expliquant être victime « d’attaques personnelles ».
Larry Nassar était l’ancien médecin de l’équipe féminine de gymnastique. Il est actuellement en prison, condamné pour des viols et des agressions sexuelles sur au moins 265 sportives.
« C’est avec un profond regret, associé à un amour profond pour ce sport et au respect pour ceux ou celles qui aspirent à devenir de grands gymnastes, que je présente ma démission », écrit Mme Bono dans un communiqué.
« Mon départ se produit après des attaques personnelles qui me laissent sans défense, et qui auraient pu constituer un handicap pour l’USAG si je devais rester », a ajouté l’ancienne membre du Congrès en faisant allusion aux attaques d’athlètes victimes de Larry Nassar.

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La présidente du Comité olympique américain (USOC), Sarah Hirshland, a jugé « malheureuses » les circonstances du départ de Mme Bono. « L’USOC est déterminé à travailler dur avec la direction de l’USAG afin de trouver le bon leader qui peut reconstruire la gymnastique afin qu’elle redevienne une organisation de classe mondiale que nous connaissons », a souligné Mme Hirshland.
Complice de Nassar ?
Dans une série de tweets, la double championne olympique par équipes Aly Raisman, l’une des figures de proue du combat des victimes de l’ancien médecin de la Fédération Larry Nassar, critique le choix de Bono, nommée vendredi.
Elle souligne notamment que l’ancienne membre républicaine du Congrès américain était liée au cabinet d’avocat Faegre Baker Daniels, qui a défendu l’USAG dans l’affaire Nassar. « Pourquoi nommer quelqu’un associé au cabinet qui a aidé à couvrir les abus ? », interroge la gymnaste de 24 ans.
« Mes coéquipières et moi avons dénoncé les abus de Nassar à l’USAG en 2015. Nous savons que l’USOC et les avocats de chez Faegre Baker Daniels [le cabinet de Mary Bono] ont été avertis au même moment et, pourtant, Nassar a continué ses abus sur des enfants pendant treize mois ! ? », poursuit Raisman.
Elle-même victime du docteur Nassar, condamné en janvier 2018 à la prison à perpétuité pour avoir agressé sexuellement plus de 250 athlètes, dont de nombreuses gymnastes de l’équipe olympique américaine aux JO 2012 et 2016, Raisman poursuit en justice l’USAG et l’USOC.
Une autre victime de Nassar, Kaylee Lorincz, s’en prend directement à Bono sur Twitter. « Vous devez m’expliquer pourquoi vous et votre cabinet avez permis à Larry [Nassar] d’abuser de moi en 2016, après avoir été tous parfaitement informés qu’il abusait des petites filles », a tweeté Lorincz lundi.
Démissions en série
La démission de Mary Bono porte un nouveau coup à la Fédération américaine de gymnastique, dont la directrice exécutive Kerry Perry a été forcée à la démission, le 3 septembre, sous la pression de l’USOC après seulement neuf mois en poste.
Perry n’a pas survécu à la nomination au poste de coordinatrice du haut niveau d’une entraîneure réputée, Mary Lee Tracy, qui avait affiché publiquement en 2016 son soutien à Nassar, accusé déjà à l’époque d’abus sexuels par plusieurs gymnastes. Tracy avait dû renoncer à son poste deux jours seulement après sa nomination.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La saison régulière du championnat américain reprend mardi. Qui des Warriors, Rockets, Celtics ou Sixers tirera son épingle du jeu ?
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NBA : tout ce qu’il faut savoir sur la nouvelle saison

La saison régulière du championnat américain reprend mardi. Qui des Warriors, Rockets, Celtics ou Sixers tirera son épingle du jeu ?



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 11h53
    |

            Clément Martel








                        



   


C’est reparti pour une saison de NBA (National basketball association), la ligue américaine de basket. Jusqu’au mois de juin 2019, les amateurs de ballon orange vont s’en donner à cœur joie. Dans la nuit du mardi 16 octobre au mercredi 17, les Boston Celtics donnent le coup d’envoi en accueillant les Philadelphie Sixers (2 heures). De la signature de LeBron James aux Lakers au nouveau club de Tony Parker, voilà ce qu’il faut savoir sur cette saison à venir.
Golden State invincible ?
On peut être double champion NBA en titre, avoir disputé les quatre dernières finales (pour trois titres), posséder dans son effectif deux des meilleurs joueurs de la Ligue, avoir révolutionné le jeu et être loin d’être rassasié. Les Golden State Warriors se sont offert cet été les services du pivot DeMarcus Cousins, qui complète – pour un salaire moindre que ce à quoi il pouvait prétendre, en raison d’une grave blessure la saison passée – un cinq majeur paraissant imbattable.

   


De Stephen Curry à Kevin Durant en passant par Draymond Green et Klay Thompson, tous les titulaires de l’équipe de la baie de San Francisco sont susceptibles de former l’ossature de l’équipe américaine appelée à défendre son titre aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020.
Si l’intégration de DeMarcus Cousins dans le système des Warriors peut prendre du temps, les champions ont le luxe de pouvoir le prendre. Déjà détenteurs du meilleur bilan de l’histoire en saison régulière (en 2016), les protégés de Steve Kerr sont les grands favoris à leur succession. Au point que la principale interrogation concerne leur capacité à conserver cet effectif l’été prochain.

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LeBron James à Hollywood
LeBron James a débarqué aux Los Angeles Lakers. Pour la première fois de sa carrière, la star américaine du ballon orange va disputer une saison NBA dans la surarmée conférence Ouest. Et c’est sur les terres de l’armada des Golden States Warriors que « King James », qui les a affrontés lors des quatre dernières finales (une seule victoire), est venu porter le fer.

   


Si le président des opérations basket – et ancienne légende des pourpre et or –, Magic Johnson, a étoffé l’effectif des Lakers pour offrir au meilleur joueur du monde une équipe compétitive, les inconnues restent nombreuses. A commencer par la plus importante : dans cet environnement nouveau et face à une concurrence accrue, LeBron James parviendra-t-il à rallier une neuvième finale d’affilée ?
Qui surgira à l’Est ?
Depuis quatre ans, les saisons se suivent et se ressemblent en NBA. Inexorablement, les Golden State Warriors et les Cleveland Cavaliers s’affrontent en finale. Si l’équipe de Stephen Curry demeure favorite pour s’offrir un triplé, celle de l’Ohio, privée de son fer de lance LeBron James, n’est plus attendue à pareille fête.

   


Finaliste de conférence la saison passée et disposant d’un effectif complet, les Boston Celtics apparaissent les mieux placés pour succéder aux « Cavs » en finale. Après avoir acquis de l’expérience l’an passé en raison de nombreuses blessures, les jeunes coéquipiers de Kyrie Irving et Gordon Hayward aspirent à mettre la conférence Est au pas. Mais Toronto, et sa nouvelle star Kawhi Leonard, Philadelphie et Milwaukee entendent rivaliser avec les Celtics.
Houston a peut-être un problème
L’an passé, ils ont failli faire mordre la poussière aux Warriors en finale de conférence Ouest. Mais pour conserver leur maître à jouer Chris Paul cet été, les Houston Rockets ont été contraints de laisser filer deux membres importants de leur collectif (Ariza et Mbah a Moute). S’ils ont recruté Carmelo Anthony, ce dernier n’avait pas accroché à New York avec l’entraîneur Mike d’Antoni.
Principaux concurrents des Warriors à l’Ouest, les coéquipiers du MVP (meilleur joueur) de la saison passée, James Harden, doivent incorporer leurs nouveaux joueurs au plus vite pour espérer décrocher le titre après lequel court l’équipe depuis 1995.
Une page se tourne aux Spurs
Pour qui a suivi la NBA depuis vingt ans, les San Antonio Spurs sont l’incarnation de la stabilité. Loin des feux de la rampe mais avançant autour d’un groupe stable, l’équipe entraînée par Gregg Popovich semblait avoir l’assurance de se retrouver en playoffs en fin de saison, et d’y défendre ses chances.
Fort de cinq titres depuis 1999, autour du trio Tim Duncan, Tony Parker et Manu Ginobili, la franchise texane a disputé l’an passé sa vingt et unième phase finale d’affilée. Or, cet été, tout à changé.

   


Outre le départ à la retraite de l’Argentin Ginobili, l’équipe a vu son meneur français, Tony Parker, quitter le navire pour tenter sa chance du côté des Charlotte Hornets. Une révolution, à laquelle s’ajoute le transfert, requis par le joueur, du meilleur joueur de l’équipe, Kawhi Leonard, MVP (meilleur joueur) des finales 2014. Gardien du temple Spurs depuis 1996 et dernier vestige de l’époque dorée de la franchise, Gregg Popovich tentera de prolonger la série de victoires de l’équipe.
De prometteuses jeunes pousses
Phénomène de précocité du Vieux Continent, où il a tout remporté (meilleur joueur de l’Euroligue, championnat d’Europe avec la Slovénie), Luka Doncic va faire ses débuts en NBA cette saison. Drafté (sélectionné) par les Dallas Mavericks du vétéran européen Dirk Nowitzki, le Slovène de 19 ans sera attendu comme nul autre espoir venu d’Europe.
Outre Doncic, le monstre physique DeAndre Ayton, numéro 1 de la dernière Draft, est fort attendu pour ses débuts avec les Phoenix Suns, tout comme le sniper des Atlanta Hawks, Trae Young, qui devra supporter la lourde comparaison avec Stephen Curry.
Du changement chez les Bleus
On pensait le maillot des Spurs cousu à sa personne. Pourtant, à 36 ans, Tony Parker a choisi de quitter son club de toujours pour s’engager aux Charlotte Hornets, où évolue son compatriote Nicolas Batum. Un nouveau challenge pour le vétéran français, quadruple champion NBA.
Elu meilleur défenseur de la Ligue la saison passée, Rudy Gobert aspire, lui, à confirmer avec les Utah Jazz. De son côté, Franck Ntilikina tentera de confirmer sa première saison sous le maillots des New York Knicks. Enfin, côté arrivées, le contingent français accueille cette saison le meneur Elie Okobo, drafté par les Suns.

Boston Celtics et Golden State Warriors s’imposent dès le premier match
L’équipe des Boston Celtics, présentée comme la nouvelle équipe-référence de la conférence Est de la NBA, a surclassé les Sixers de Philadelphie, 105 à 87, mardi 16 octobre lors du coup d’envoi de la saison 2018-19 du championnat nord-américain. Les Celtics ont pris le large en fin de deuxième période grâce à Jayson Tatum, auteur de 23 points, et n’ont plus été inquiétés après la pause.
Dans la conférence Ouest, les Golden State Warriors, doubles champions NBA en titre, ont battu Oklahoma City, 108 à 100. Les Warriors ont dû se méfier jusqu’au bout de leurs adversaires. « C’est un match qui aurait pu basculer en leur faveur, notre 3e quart-temps a été catastrophique, mais on s’est bien repris en fin de match », a souligné Stephen Curry, qui a assuré la victoire de son équipe avec 32 points. Avant le coup d’envoi, les joueurs et l’encadrement de Golden State ont reçu, comme le veut la tradition, une imposante chevalière sertie de 74 saphirs et 74 diamants, pour leur titre de champion 2018.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Même si la star devrait permettre à la franchise californienne de briller à nouveau au firmament de la NBA, certains s’interrogent sur les motivations réelles du champion de 33 ans.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/10/2018
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NBA : LeBron James à Los Angeles, une arrivée qui ne fait pas l’unanimité

Même si la star devrait permettre à la franchise californienne de briller à nouveau au firmament de la NBA, certains s’interrogent sur les motivations réelles du champion de 33 ans.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 10h11
    |

            Aude Lasjaunias (Los Angeles, correspondance)








                        



   


Jacob Emrani peut avoir le sourire. Son « rêve est devenu réalité ». L’avocat spécialisé dans les dommages corporels en est convaincu, il a joué un rôle dans l’événement qui, cet été, a secoué le petit monde du basket-ball : l’arrivée dans les rangs des Lakers, l’une des deux équipes phares de Los Angeles, de LeBron James, 33 ans, l’une des stars de la NBA, le championnat nord-américain.
En mars, Jacob Emrani, fan de longue date des Lakers, avait saisi l’occasion de la venue dans la cité des Anges du basketteur avec son équipe d’alors, les Cleveland Cavaliers, pour s’offrir, rubis sur l’ongle, quatre panneaux publicitaires afin d’inciter la star à rejoindre les couleurs pourpre et or.
Après l’annonce, début juillet, par les agents du joueur, de sa signature dans la franchise historique angeleno, pour « 154 millions de dollars [133 millions d’euros] sur quatre ans », l’avocat avait exulté sur la chaîne de télévision HLN : « On est de retour. Cela fait cinq ans que l’on attend ça. »

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LeBron James, comme le rappelait le communiqué publié à l’occasion de cette signature, c’est quatre titres de MVP (« Most Valuable Player », meilleur joueur de la saison régulière de la NBA), trois titres de MVP des finales, et deux titres de champion olympique. De quoi susciter un certain emballement.
La promesse de Magic Johnson
Pour Jacob Emrani, c’est bien simple : « On était des seconds couteaux. Maintenant, on redevient une équipe qui compte. » Et chez les supporteurs qui, le jour de l’officialisation du recrutement étaient devant le Staples Center, l’enceinte où joue l’équipe angeleno, on a senti un net regain de confiance : « C’est de nouveau acceptable d’être fan des Lakers », exultaient certains d’entre eux.
Les célébrités y sont, elles aussi, allées de leur message de soutien : de l’ancien gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger au rappeur Snoop Dogg en passant par l’acteur oscarisé Denzel Washington, ils ont tous accueilli en fanfare l’arrivée de la star. Sans oublier Jack Nicholson, le plus célèbre fan des Lakers, qui suit assidûment l’équipe depuis le début des années 1970.

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« Avec l’arrivée de James, le tout Hollywood va vouloir assister aux matchs. Nous, les spectateurs lambda, on va devoir se contenter de nos téléviseurs », a souligné, caustique, l’animateur radio Arnie Spanier alors que les abonnements pour la saison ont bondi de 3 500 dollars à 6 000 dollars (jusqu’à 5 000 euros).
Partout où les Lakers ont joué ces dernières semaines, avant le début officiel de la saison, l’équipe a attiré les foules et les billets se sont arrachés, selon la NBA. Le match des Lakers contre les Warriors de San Francisco, le 10 octobre, a été suivi par environ 2 millions de téléspectateurs sur la chaîne ESPN, ce qui, d’après cette dernière, constitue un record pour un match d’avant-saison.
Signe de l’importance accordée à LeBron James, le président des opérations basket des Lakers, Earvin « Magic » Johnson, lui-même superstar des « pourpre et or » dans les années 1980 et au début des années 1990, s’était déplacé au domicile du joueur pour le convaincre de rejoindre l’effectif. « J’ai attendu une heure dans ma voiture devant sa maison », a-t-il plaisanté lors d’un late show de Jimmy Kimmel où il était invité.
Lors de sa nomination, en février 2017, « Magic » avait promis aux fans de la franchise, orpheline depuis la retraite, l’année précédente, de Kobe Bryant, de faire venir une star et de « travailler sans relâche pour ramener les Lakers vers le titre de champion ».

La « Black Mamba Army » en embuscade
Son passage à l’Ouest, après avoir passé l’intégralité de sa carrière à l’Est – entre Cleveland et Miami – rebat les cartes en NBA. En signant à Los Angeles, LeBron James vient porter le fer aux portes de la citadelle des Golden States Warriors, qu’il a affontés en finale NBA ces quatre dernières années (une victoire pour trois défaites), et renforce la déjà très relevée conférence Ouest. « Clairement, le niveau est plus relevé, mais LeBron reste le meilleur joueur de la Ligue, argue Matthew Moreno, rédacteur en chef du site de supporteurs Lakers Nation. Et puis, il peut s’appuyer sur un meilleur effectif ici que ce qu’il avait à Cleveland la saison dernière. »
Certains supporteurs se prennent à rêver, dès cette saison, d’une finale avec un retour au duel mythique des deux franchises les plus titrées de l’histoire de la NBA : les Lakers contre les Celtics de Boston – ces derniers devraient en effet profiter, selon les observateurs, du départ de LeBron James pour s’imposer comme leaders à l’Est. Des ardeurs que l’intéressé a, d’ores et déjà, tenté de calmer : « Nous partons de zéro », a-t-il insisté, fin septembre, en conférence de presse. « On s’attend au moins à une qualification en playoffs cette saison et à un titre dans les deux prochaines années », pronostique de son côté Matthew Moreno.
D’autant qu’un homme seul ne fait pas une équipe, tempèrent plusieurs fans. « Je suis super content, mais ça ne veut pas dire que nous sommes en route pour la finale, reconnaît Albert Gomez, musicien de 28 ans natif de Los Angeles, accoudé au comptoir d’un bar sportif de Downtown, non loin du Staples Center. Il faut se détendre un peu… Les Lakers n’ont pas un effectif de cette envergure pour l’instant. LeBron ne peut pas tout faire. »
« Une équipe de playoff ? Oui… grâce à un joueur. Mais soyons honnêtes, ce n’est pas la conférence Est. Bonne chance pour faire son trou à l’Ouest », moque, assis sur le tabouret d’à côté, John Derousseau, la trentaine.

   


Car l’arrivée du numéro 23 n’est pas vécue avec la même ferveur par tous. Angel Diaz a grandi dans le comté d’Orange, non loin de la mégalopole californienne. Bien qu’installé depuis huit ans dans l’Etat voisin de l’Arizona, il continue de soutenir les « Pourpre et or ». L’arrivée de la star, ce charpentier de 24 ans l’accueille avec une moue sceptique : « Il a d’autres enjeux que sportifs », affirme-t-il. En rejoignant la franchise, LeBron James viserait en réalité à asseoir sa position à Hollywood, où il officie déjà comme producteur. Des accusations que l’intéressé a déjà balayées avec autorité : « Ma décision de venir jouer ici est purement liée à ma famille et au basket, je suis un joueur de basket. » 
« Ma réaction à l’arrivée de James a sans doute été un peu plus tempérée que celles de nombreux fans, explique de son côté Matthew Moreno. Il a assez de talent pour s’intégrer à n’importe quelle équipe. Cela étant dit, il entre dans les dernières étapes de sa carrière et le jeune noyau des Lakers continue de se développer. Il y a donc des incertitudes. »
Scepticisme chez certains, véritable colère chez d’autres. Comme le résume Gabe Zaldivar dans le magazine Forbes : « Certains d’entre vous vont acheter le maillot de LeBron James juste pour pouvoir le brûler. »
C’est le cas des admirateurs du néoretraité Kobe Bryant, la « Black Mamba Army » – en référence au surnom du joueur. A leurs yeux, le recrutement du natif d’Akron (Ohio) est une trahison envers celui qui a passé l’intégralité de sa carrière – soit vingt ans – au sein de la franchise, décrochant cinq titres de champion.

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Kobe Bryant adoube le nouveau « roi de LA »
Une peinture murale sur la façade d’un restaurant du quartier de Venice Beach représentant LeBron James vêtu du maillot pourpre et or accompagné de la mention « Le roi de Los Angeles » a été rapidement saccagé : « LaFraud », « on ne veut pas de toi ici » ou encore les chiffres « 3-6 », référence au palmarès du joueur en finale NBA, trois bagues pour six défaites.
De quoi faire comprendre au dernier membre de la royauté angeleno qu’il est un importun. Si l’on ignore toujours l’identité du vandale, sur Twitter, un certain @BenOsaze, surnommé « Lakers Fanbase », avait offert une récompense de 300 dollars à quiconque détruirait l’œuvre. Evoquant des menaces de mort, l’utilisateur avait temporairement supprimé son compte. Avant de le rouvrir pour expliquer que son message était « une blague ».

My tweet offering money to destroy the mural was a joke and I’m shocked that people took it so seriously. I receive… https://t.co/qPXmJgQ3k5— BenOsaze (@Lakers Fanbase)


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Pourtant, Kobe Bryant a lui-même personnellement accueilli LeBron James dans « la famille », expliquant que l’arrivée de son ancien rival avait remis la formation au centre du jeu. « Nos rêves sont considérablement plus grands maintenant », a-t-il souligné : « Si vous êtes un de mes fans, vous êtes fan de la victoire, vous êtes fan des Lakers. Je saigne pourpre et or. Ça, c’est au-dessus de tout. » 

Boston Celtics et Golden State Warriors s’imposent dès le premier match
L’équipe des Boston Celtics, présentée comme la nouvelle équipe-référence de la conférence Est de la NBA, a surclassé les Sixers de Philadelphie, 105 à 87, mardi 16 octobre lors du coup d’envoi de la saison 2018-19 du championnat nord-américain. Les Celtics ont pris le large en fin de deuxième période grâce à Jayson Tatum, auteur de 23 points, et n’ont plus été inquiétés après la pause.
Dans la conférence Ouest, les Golden State Warriors, doubles champions NBA en titre, ont battu Oklahoma City, 108 à 100. Les Warriors ont dû se méfier jusqu’au bout de leurs adversaires. « C’est un match qui aurait pu basculer en leur faveur, notre 3e quart-temps a été catastrophique, mais on s’est bien repris en fin de match », a souligné Stephen Curry, qui a assuré la victoire de son équipe avec 32 points. Avant le coup d’envoi, les joueurs et l’encadrement de Golden State ont reçu, comme le veut la tradition, une imposante chevalière sertie de 74 saphirs et 74 diamants, pour leur titre de champion 2018.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Auteur d’un doublé, Antoine Griezmann a permis aux Bleus de mener (2-1) face à des Allemands qui avaient ouvert le score sur un pénalty de Toni Kroos.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Inconnu du grand public, le nouveau préparateur physique des Bleus, qui affrontent l’Allemagne mardi, est l’un des artisans de l’ombre de leur victoire en Coupe du monde.
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Football : Grégory Dupont, le « scientifique » au service de Didier Deschamps

Inconnu du grand public, le nouveau préparateur physique des Bleus, qui affrontent l’Allemagne mardi, est l’un des artisans de l’ombre de leur victoire en Coupe du monde.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 13h23
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Son patronyme de Monsieur Tout-le-Monde ne dit rien aux supporteurs de l’équipe de France. Homme de l’ombre, Grégory Dupont, 46 ans, a pourtant eu un rôle-clé auprès des Bleus lors de la conquête de leur deuxième titre mondial, en Russie. Successeur du Bordelais Eric Bédouet (2014-2017), le préparateur physique de la sélection est devenu, en janvier, l’un des principaux membres du staff de Didier Deschamps. Et il sera encore à la manœuvre, en coulisses, avant la rencontre de Ligue des nations contre l’Allemagne, mardi 16 octobre, au Stade de France.

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Spécialiste reconnu de la performance, dépeint comme un « passionné » par Robert Duverne, son prédécesseur (2006-2010) chez les Tricolores, le natif de Valenciennes (Nord) le reconnaît volontiers : il n’a pas eu « à redescendre » de son nuage après le sacre moscovite, le 15 juillet. « J’étais là pour une mission : identifier les différents leviers sur lesquels on allait pouvoir agir pour permettre à l’équipe d’être la plus performante », explique M. Dupont, qui a disposé de plusieurs semaines pour affûter les Bleus avant le tournoi planétaire.
En Russie, le travail du préparateur physique a été salué. En dehors de quelques pépins physiques, aucune blessure grave n’a été à déplorer. En huitièmes de finale, les joueurs de Didier Deschamps ont donné l’impression d’atteindre leur pic de forme en renversant (4-3) l’Argentine de Lionel Messi, lors d’une joute aux allures de course de fond. Endurance, puissance, impact physique ont été les ingrédients du succès des Tricolores.
« On est vraiment sur de l’optimisation de performance »
« En sélection, on a moins d’informations sur les joueurs, on ne sait pas dans quel cycle ils se situent et on a moins de temps pour travailler, assure le spécialiste. On est vraiment sur de l’optimisation de performance. On n’est pas là pour développer des qualités physiques mais pour les optimiser. Pour préparer le Mondial, il existait plein d’éléments à prendre en compte : ce que les joueurs font avec leur club, leur niveau de fatigue, leur niveau de performance, la charge de travail, le volume d’entraînement, l’intensité, le nombre de matchs joués sur les trois derniers mois. »
« La gestion de la charge d’entraînement permet d’anticiper un certain niveau de forme. On ne peut pas tout prévoir. Mais on peut éviter certaines erreurs. En gérant le volume, l’intensité, on peut arriver à un certain résultat. On peut amener des athlètes vers un pic de forme », développe-t-il.
Adjoint de Didier Deschamps, Guy Stéphan ne tarit pas d’éloges sur son préparateur physique. « Il est compétent dans le travail individuel, athlétique, dans la nutrition, dans tout ce qu’on appelle le travail invisible, tout ce qui est travail de prévention, de musculation, de réception », confie le bras droit du sélectionneur.

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Ce dernier est aussi heureux de « pouvoir utiliser à plein temps » le technicien, rattaché depuis décembre 2017 à la Direction technique nationale (DTN) de la Fédération française de football (FFF) en tant que responsable de sa cellule performance. 
« C’est plus confortable d’être interne : déjà, il n’y a pas de conflit d’intérêts, on aborde le métier différemment, car on travaille pour différentes sélections, cela permet de se détacher de son club, observe Grégory Dupont, dont le prédécesseur, Eric Bédouet, partageait son temps entre les Bleus et les Girondins de Bordeaux. C’est plus cohérent, logique, clair. A la DTN, il y a des missions de formation, un laboratoire de recherche qui va être créé pour mesurer les besoins des entraîneurs. »

   


Un profil de chercheur et de praticien
Grégory Dupont se définit d’abord comme un « chercheur », enclin à se baser sur des «  évidences scientifiques », plutôt que sur sa carrière d’ancien joueur en Belgique. Bardé de diplômes, il collabore avec l’université en Science des sports de Liverpool et avec l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep). Parallèlement, il s’occupe de trois doctorants, publie plusieurs études chaque année et travaille avec l’Union des associations européennes de football (UEFA) sur la prévention des blessures.
« J’ai été maître de conférences, j’ai fait de la recherche. Je ne voulais pas m’enfermer dans un laboratoire, j’ai toujours voulu associer la recherche et la pratique. Il y a une quinzaine d’années, ces deux mondes ne communiquaient pas. Mon idée était d’essayer de créer une passerelle, détaille-t-il. On a besoin de travailler en réseau pour récupérer un maximum de données et de statistiques. Je dois ainsi me rattacher à différentes institutions comme l’UEFA, l’université de Liverpool, l’Insep pour essayer d’accéder à des bases de données plus importantes. »
Avant d’analyser les données des joueurs de l’équipe de France et d’apporter « des informations utiles » à Didier Deschamps, Grégory Dupont a œuvré comme préparateur physique (1999-2007) et directeur du département performance (2009-2017) à Lille. Sa candidature à la FFF a été notamment appuyée par Franck Le Gall, le médecin de la sélection et ex-collègue au LOSC. Entre 2007 et 2009, le spécialiste avait collaboré comme responsable du département Sciences des sports du Celtic Glasgow, en Ecosse. Un club où « la relation entre données et performances est omniprésente », selon lui.
Peu à l’aise avec les médias, Grégory Dupont aspire à poursuivre sa mission auprès des Bleus en toute discrétion. Le Nordiste s’est mis en quête d’un logement dans les Yvelines pour se rapprocher de Clairefontaine, quartier général des Bleus et de la DTN. En attendant de déménager, il se lève chaque matin à « six heures moins dix », enfourche son vélo, « qu’il pleuve, neige », afin de rallier Lille et prendre le TGV pour Paris. « Je fais 30-35 kilomètres de vélo par jour. Cela me permet d’entretenir ma condition physique », glisse-t-il dans un grand sourire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Brillant à Manchester City, l’attaquant ne convainc toujours pas avec l’Allemagne, qui affronte la France en Ligue des nations mardi. Problème d’attitude ou symbole d’une incompatibilité avec le style de la Mannschaft ?
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Leroy Sané : un règne qui ne vient toujours pas avec l’Allemagne

Brillant à Manchester City, l’attaquant ne convainc toujours pas avec l’Allemagne, qui affronte la France en Ligue des nations mardi. Problème d’attitude ou symbole d’une incompatibilité avec le style de la Mannschaft ?



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 07h00
    |

                            Douglas de Graaf








                        



   


Leroy Sané a fait ses débuts internationaux contre la France, il y a trois ans. C’est aussi face aux Bleus qu’il a effectué son retour en sélection allemande, le 6 septembre, après avoir été écarté du groupe pour la Coupe du monde 2018. Est-ce encore contre la France, mardi 16 octobre, que l’ailier de 22 ans lancera définitivement sa carrière internationale ?
Ce serait un joli clin d’œil pour le talentueux droitier aux traits juvéniles, qui aurait pu jouer pour les Bleus – mais aussi pour le Sénégal, son père Souleymane (ancien international des Lions) possédant les deux nationalités. Ce serait aussi une façon de valider son choix de l’Allemagne, un choix qui n’apparaît, pour l’instant, pas payant au vu de ses prestations sans relief avec la Mannschaft et des critiques fréquentes dont le joueur de Manchester City fait l’objet.
Un immense tatouage qui s’étend sur son dos, le représentant lui-même en train de célébrer un but. Voilà qui illustre, pour certains, le caractère présumé du bonhomme : individualiste et présomptueux. Officiellement, c’est à cause de son faible rendement avec la Mannschaft – toujours pas le moindre but et une passe décisive en treize rencontres – que l’ailier a raté le Mondial en Russie.
« Il n’a peut-être pas encore réussi à mettre à profit son talent immense avec nous », se justifiait son sélectionneur, Joachim Löw. Mais en privé, la réponse du staff allemand tient en un mot : problème d’attitude.
Absent du Mondial à cause de son comportement ?
Retenu parmi les 27 joueurs préconvoqués en camp d’entraînement, son comportement interpelle alors. Quand le petit-déjeuner se termine à 11 heures, Sané arrive cinq minutes avant, après avoir poussé sur la grasse matinée. A l’entraînement, il joue sans envie, sans mouiller la chasuble. Finalement, son changement de coiffure (des tresses remplaçant sa coupe « afro ») et son mode de vie extravagant attirent plus l’attention que ses performances.
Si Löw lui a laissé la porte ouverte après le Mondial (« ton avenir avec la Mannschaft doit commencer en septembre »), l’ancien de Schalke 04 devra forcément évoluer pour rentrer dans le moule des sélections nationales, qui accordent de plus en plus d’importance au comportement de leurs joueurs pour soigner leur image.
« En Allemagne, le public mais aussi les spécialistes du monde du football ont plutôt compris le choix du sélectionneur, précise Uli Hesse, journaliste au magazine allemand 11 Freunde. Löw a construit la sélection autour de la notion d’esprit d’équipe, et les succès de l’Allemagne lui ont donné raison. »
Une primauté du concept de « groupe » sur l’aspect sportif qui a de nouveau triomphé lors du dernier Mondial. Pas pour l’Allemagne sortie dès le premier tour, mais pour la France de Didier Deschamps et sa politique d’éthique qui a fermé la porte des Bleus à des éléments aussi talentueux que Samir Nasri, Hatem Ben Arfa, Karim Benzema ou Adrien Rabiot.
D’un point de vue sportif, Sané (24 buts et 30 passes décisives en 95 matches avec Manchester City) s’ajoute à la longue liste de joueurs incapables reproduire leurs performances en club avec l’équipe nationale. Des raisons simples expliquent ce décalage : entraîneur, schéma tactique et coéquipiers différents. « Le profil dribbleur de Sané collait peu au style de l’Allemagne, basé sur la possession dans le camp adverse », analyse Uli Hesse.
Quel avenir pour les ailiers « provocateurs » ?
Mais Sané, élu meilleur jeune du championnat anglais la saison dernière, paye aussi l’évolution du football international au détriment des joueurs de son profil. Dans ce football tourné vers la transition rapide, une majorité de « petites équipes » et même des cadors préfèrent désormais installer un bloc bas et compact pour ne pas laisser trop d’espaces aux ailiers rapides et dribbleurs de l’adversaire.
Stratégie payante : les deux dernières éditions du Mondial ont sacré une Allemagne sans star et collective, puis une France obnubilée par l’équilibre et le repli défensif. Un football dans lequel les ailiers ont perdu leur place, au profit de milieux passeurs attirés vers l’axe (l’Allemagne d’Özil et Müller en 2014) ou à vocation défensive (la France de Moussa Sissoko à l’Euro 2016 et de Blaise Matuidi au Mondial 2018).
Quel avenir, donc, pour ces ailiers « provocateurs » comme Sané qui n’ont parfois plus les faveurs de leur sélectionneur ? Dans le cas du Mancunien, Uli Hesse se montre optimiste.
« Après le Mondial, on a regretté de ne pas l’avoir pris. C’est ce genre de joueur qui aurait pu trouver la clé face à des défenses regroupées, sur lesquelles notre jeu de possession s’est cassé les dents. Löw a annoncé que le style de l’Allemagne allait évoluer, pour devenir plus direct et laisser davantage de place aux contres : c’est un système dans lequel Sané pourra s’exprimer. »
Malgré les critiques, Leroy Sané bénéficie toujours d’une cote de popularité intacte auprès des spécialistes du football. « Y aurait-il une possibilité qu’on lui trouve un passeport britannique, afin de le prendre dans le groupe de l’Angleterre ? », s’emportait le quotidien anglais The Independent après l’annonce de Löw. Des attaquants dribbleurs comme Kylian Mbappé, Eden Hazard et Ivan Perisic ont d’ailleurs porté leur sélection parmi les meilleures du dernier Mondial.
Mais paradoxalement, ces joueurs au profil rare doivent rester… rares en sélection nationale, selon Uli Hesse, afin de ne pas perturber l’équilibre défensif de l’équipe. « Sané a besoin de beaucoup de libertés pour jouer, mais, avec Özil et Müller dans le onze de départ, cela fait déjà deux joueurs qui ont carte blanche en attaque et qui sont dispensés des tâches défensives. » La mise en retrait d’Özil en sélection pourrait bien faire un heureux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Il y a 50 ans, lors des JO de Mexico, les Américains Tommie Smith et John Carlos lèvent un poing ganté de noir lors de l’hymne américain. Voici les coulisses de ce geste mythique.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Prodige de précocité, mythe naissant, l’attaquant français n’en finit pas de relever les attentes à son égard. Ce n’est qu’un début, s’enthousiasment les uns ; mais ce n’est qu’un début, relativise notre chroniqueur Jérôme Latta.
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Kylian Mbappé : trop haut, trop vite ?

Prodige de précocité, mythe naissant, l’attaquant français n’en finit pas de relever les attentes à son égard. Ce n’est qu’un début, s’enthousiasment les uns ; mais ce n’est qu’un début, relativise notre chroniqueur Jérôme Latta.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 15h38
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h36
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


Chronique. « Tout va très vite dans le football », paraît-il, et rien ne va plus vite que Kylian Mbappé en ce moment. L’on ne parle pas que de faits bruts — palmarès et statistiques —, mais également de sa capacité à apparaître déjà comme une icône du football mondial, à façonner très tôt son propre mythe.
Depuis un an et demi, Mbappé confirme et même dépasse les attentes sur le plan sportif, à l’image d’une semaine durant laquelle il a enchaîné un quadruplé face à Lyon au Parc des Princes, la couverture du magazine Time et le sauvetage de l’équipe de France face à l’Islande.
Troublante perfection
Inutile d’objecter qu’au Parc des Princes, Neymar a été étincelant et l’a bien servi. Que le magazine américain l’avait rencontré il y a plusieurs mois et que cette « une » (européenne) tient d’un calendrier heureux. Que face à l’Islande, il a vu un tir dévié deux fois dans les cages et transformé un penalty. Le conte de fées se passe du compte des faits.
Tout va si vite que les sceptiques trouveront l’histoire trop belle. L’emballement est en effet à la mesure de l’emballage, d’une troublante perfection. A peine besoin de storytelling pour une histoire qui s’écrit toute seule, dont le héros lui-même fournit le texte avec un discours d’une étonnante maturité.
De ce point de vue aussi, Kylian « même pas 20 ans » Mbappé est parti sur des bases élevées. Il lui faudra cependant avoir les épaules larges pour assumer les attentes sportives, mais aussi l’image idéale, voire cet idéal qu’on lui fait incarner.
Tête de gondole de marques mondiales (Nike, le PSG), il est également l’enfant de Bondy élevé au rang de héros positif censé représenter la banlieue qui réussit, comme le conte l’article de Time. Tout dans son parcours sportif relève pourtant de l’exceptionnel, et lui-même ne correspond pas au stéréotype du gamin des « quartiers » : famille de la classe moyenne, scolarisation dans un collège privé, départ à 12 ans en centre de formation…
Temps de passage
On est certes fondé à penser que Kylian Mbappé a d’ores et déjà confirmé son immense potentiel : il a pris une part cruciale au titre mondial des Bleus, il assume son statut en club et le voici candidat au Ballon d’or.
Les inévitables comparaisons statistiques ont désigné Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, joueurs hors-norme dont on imagine qu’il est le successeur. Il est vrai qu’il les devance, au même âge, en nombre de buts inscrits en club et en sélection (64 contre respectivement 27 et 20). On en oublierait presque Neymar (48), et surtout le « premier » Ronaldo, largement en tête de ce classement (92 buts marqués au même âge).
Le Brésilien fut la matrice du joueur-phénomène, monstre de puissance, de technique et de vitesse. Mbappé est-il de ceux-là, peut-il maintenir ses temps de passage et résister au passage du temps ?
En février 1999, la France championne du monde bat l’Angleterre (0-2) et croit tenir « son » Ronaldo : rapide lui aussi, pas même 20 ans lui aussi, Nicolas Anelka a inscrit un doublé à Wembley. Deux autres espoirs de sa génération, Thierry Henry et David Trezeguet, pourtant sacrés le 12 juillet précédent, traversent une période plus difficile et semblent déjà dans son ombre. Ils connaîtront des carrières plus heureuses.
Encore une carrière à accomplir
Le paradoxe est qu’il reste à Mbappé toute une carrière à accomplir. Or à son âge, il faut continuer à « franchir des paliers » pour ne pas régresser. Mbappé a des marges de progression, même si l’on peine à les discerner compte tenu de son efficacité actuelle. Mais c’est justement quand il aura moins de réussite qu’il devra trouver de nouvelles ressources, être plus efficace devant le but, plus complet dans les trente derniers mètres, moins inutilement provocateur.
Et peut-être se montrer plus collectif, même s’il postule à cette catégorie de joueurs auxquels on accorde le droit de marcher pour mieux courir quand il le faut. Des joueurs qui ont aussi le privilège d’évoluer dans les meilleurs effectifs du monde, mis à leur service. La trajectoire de Mbappé s’inscrit sur ce type d’orbite, mais il peut encore n’être « que » Michael Owen ou Fernando Torres.
L’attaquant parisien, doté de l’ambition dévorante et de l’assurance des grandes stars, semble armé pour ne pas tomber dans les pièges que tend une carrière — transferts idiots, dissipation, facilité. Cela ne lui épargnera pas de devoir surmonter les aléas des blessures, des critiques, des pertes de mojo…
L’émerveillement demeure. On n’en croit pas ses yeux. La question demeure aussi : jusqu’où ira-t-il ? Avec Mbappé, on est comme dans le premier quart d’heure d’un match qui s’annonce extraordinaire. L’essentiel reste quand même à jouer.



                            


                        

                        

