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« M. le pape, j’aimerais, moi jeune femme, avoir les mêmes droits que les hommes »

L’Eglise catholique a beau camper sur des certitudes bien ancrées, ces derniers temps, la question de la place des femmes en son sein se fait plus insistante.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 18h14
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

La providence fait parfois des clins d’œil. Les quatre prélats français participant au synode des évêques de l’Eglise catholique sur les jeunes, qui se tient à Rome du 3 au 27 octobre, l’ont expérimenté mardi matin 16 octobre. Portant une corbeille débordant de lettres de jeunes catholiques français adressées au pape, ils se sont avancés vers François pour les lui offrir, avant de débuter leur séance du jour dans la salle du synode. Mgr Laurent Percerou, évêque de Moulins, en a prélevé une et l’a lue à voix haute devant le pontife.
Une jeune fille en est l’auteure. « Monsieur le pape, lui écrit-elle, tout au long de ce frat [un pèlerinage annuel de collégiens catholiques], nous avons appris que pour Dieu, Jésus ainsi que Marie, l’homme est l’égal de la femme. Et lors de cette même période, j’ai pu constater une différence considérable entre les deux sexes. J’aimerais, moi jeune femme, avoir les mêmes droits que les hommes, par exemple, pouvoir prendre des responsabilités dans l’Eglise. » Les hommes rassemblés autour de la corbeille esquissent un sourire retenu. « Je l’ai tirée au sort », précise l’évêque.
L’Eglise catholique a beau camper sur des certitudes bien ancrées, ces derniers temps, la question de la place des femmes en son sein se fait plus insistante. Elle est posée jour après jour depuis le début du synode, qui réunit à Rome, pendant quatre semaines, quelque 250 évêques pour réfléchir au message envers les jeunes.
Malaise
Le synode, cette réunion périodique dont le pape choisit le thème, est un instrument privilégié par François pour amener du renouveau dans l’Eglise catholique. Problème : seuls des hommes pouvant être ordonnés prêtres, et a fortiori évêques, cet organe de représentation de la diversité du monde catholique, est quasi exclusivement masculin.
François a bien tenté d’y introduire de la diversité en y nommant des jeunes des deux sexes, et des femmes parmi les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le directeur régional des finances publiques dans l’île a été démis de ses fonctions par décret présidentiel. Il avait été au cœur d’une polémique lors d’une visite en Corse d’Olivier Dussopt, en mars.
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« L’homme le plus détesté de Corse » est limogé

Le directeur régional des finances publiques dans l’île a été démis de ses fonctions par décret présidentiel. Il avait été au cœur d’une polémique lors d’une visite en Corse d’Olivier Dussopt, en mars.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 15h45
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 16h05
    |

            Benoît Floc'h








                        


Le directeur régional des finances publiques de l’île, Yann Poujol de Molliens, a été limogé, lundi 15 octobre, par un décret du président de la République. « L’homme le plus détesté de Corse », l’épithète souvent associé au patron local des services fiscaux, va rejoindre Bercy, à Paris, où il occupera un poste de chargé de mission dont les contours sont « en cours de définition », indique une source à Bercy.
Lors d’une visite en Corse, en mars, du secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’action et des comptes publics, Olivier Dussopt, Yann de Molliens aurait déclaré, selon des propos rapportés aux syndicats par des agents : « Soyez assuré, M. le ministre, que, dans le cadre du contrôle fiscal, nous ne ciblons que les Corses, pas les étrangers, ni les continentaux. » Il aurait en outre évoqué le « sentiment d’insécurité » éprouvé par les agents de contrôle.
Démentis
L’épisode avait provoqué à l’époque un certain émoi dans l’île. Ces paroles « présentent manifestement un caractère discriminatoire et ouvertement raciste », avait réagi le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, dans un courrier adressé au premier ministre, Edouard Philippe. « Ces faits, poursuivait-il, s’ils étaient avérés, seraient d’une grande gravité, et de nature à justifier des excuses publiques ainsi que la fin de la mission du directeur régional dans l’île. »

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                Polémique entre Dussopt et Talamoni sur les contrôles fiscaux en Corse



Olivier Dussopt avait pourtant publié un communiqué, peu après sa visite, dans lequel il assurait qu’« aucun des propos tenus devant [lui] n’était de nature à présenter le “caractère manifestement discriminatoire et ouvertement raciste” dont il est fait état ». Et trois fonctionnaires de la direction régionale avaient signé une déclaration publique démentant que leur directeur ait tenu les propos que les syndicalistes lui reprochent.
L’épisode a cependant pesé dans l’éviction de M. de Molliens. Sans confirmer le fameux échange en cause, une source proche du dossier assure que l’ancien directeur régional a présenté ses agents à M. Dussopt en fonction de leur origine corse ou continentale. Elle évoque également un « management déplorable et des antécédents sur des postes précédents ».
« Comportements agressifs permanents »
De fait, à partir de mars, les relations sociales sont devenues détestables à la direction régionale des finances publiques. Le syndicat FO-DGFIP, majoritaire, a refusé de travailler avec M. de Molliens. « Il n’a siégé à aucune des réunions auxquelles nous participions, indique Matthieu Caillaud, secrétaire départemental du syndicat. On demandait son départ. Nous ne pouvions plus travailler avec lui. Il a fait assez de dégâts ici en deux ans et demi, il était temps qu’il parte ». Outre l’épisode de mars, le syndicat reproche à l’ancien directeur « un nombre sans précédent de suppressions de poste et une discrimination antisyndicale ».
De son côté, le directeur régional dénonce les « comportements moralement agressifs permanents » que son équipe aurait subis de la part de certains syndicalistes. Contacté par Le Monde, M. de Molliens a refusé de s’exprimer, mais c’est FO-DGFIP elle-même qui en fait état dans un communiqué de juin consacré au directeur régional. Le texte est titré « Le toqué obscur de la Corse » et est illustré d’une photo de Dark Vador, le méchant de Star Wars. M. Caillaud conteste « totalement » les accusations de M. de Molliens : « Il a joué la victime pour s’en sortir, précise le représentant de FO. C’est juste une manœuvre. Cela a juste accentué sa chute. On ne va pas s’en plaindre. » Jean-Guy Talamoni ne s’en plaint pas non plus. « Mieux vaut tard que jamais », s’est félicité le président de l’Assemblée de Corse sur Twitter, qui demandait le départ du directeur régional depuis plusieurs mois.
La personne qui succédera à M. de Molliens, Guylaine Assouline, a été nommée dans la foulée. A priori, son profil devrait satisfaire FO-DGFIP. Elle est en effet élue du Syndicat national des cadres dirigeants des finances publiques, lui-même appartenant à FO. Matthieu Caillaud dément formellement avoir eu un rôle dans la nomination de Mme Assouline : « Ce n’est pas du tout notre rôle et on se garde bien de le faire », assure le syndicaliste, qui ajoute à propos de la nouvelle directrice : « On la connaît bien et on sait déjà qu’on ne va pas rigoler… »
Quoi qu’il en soit, le départ de M. de Molliens suscite quelques questions dans les couloirs de Bercy : « C’est tout de même bizarre de virer quelqu’un à cause de propos racistes qu’il aurait tenus, alors que ceux-ci n’ont fait l’objet d’aucune action en justice… », s’interroge un haut fonctionnaire. Sans compter que la nouvelle directrice a participé à la commission qui a statué sur le sort de M. de Molliens… « Mme Assouline est élue à la commission administrative paritaire (CAP), elle y a donc participé, précise Bercy. Mais elle n’a pas, comme il se doit, pris part au vote relatif à sa nomination, pas plus qu’à celle de Yann de Molliens. Par ailleurs, la CAP donne un avis qui ne lie en rien l’autorité de nomination, en l’occurrence le président de la République. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Trois jours après la mort d’un adolescent de 13 ans à la suite d’une rixe, quatre jeunes de 15 à 16 ans ont été placés en détention.
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Mort d’un collégien aux Lilas : quatre adolescents mis en examen

Trois jours après la mort d’un adolescent de 13 ans à la suite d’une rixe, quatre jeunes de 15 à 16 ans ont été placés en détention.



Le Monde.fr avec AFP
 |    18.10.2018 à 14h58
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 15h58
   





                        


Quatre adolescents de 15 à 16 ans ont été mis en examen et placés en détention, trois jours après la mort d’un adolescent à la suite d’une bagarre aux Lilas, en Seine-Saint-Denis. Un cinquième, âgé de 17 ans, a été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté.
Contrairement à ce que des sources policières avaient affirmé dans un premier temps, l’adolescent originaire de la ville voisine de Bagnolet n’aurait pas été frappé à coups de barre de fer. Il aurait reçu « un coup de pied » alors qu’il se trouvait au sol, après une altercation avec un groupe armé de bâtons, de barres de fer et d’un pistolet de paintball, d’après une source proche de l’enquête.
Selon l’autopsie, ce jeune homme est mort d’un « œdème pulmonaire massif ayant provoqué un arrêt cardiaque », après avoir eu deux malaises. La victime avait antérieurement « connu des alertes d’ordre cardiaque ».

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                Aux Lilas, l’incompréhension face à la mort d’un garçon de 13 ans, roué de coups



« Scénario tragique »
« Une bande de gamins qui se chicanent et s’en prennent à un gamin qui a une faiblesse et en meurt, voilà le scénario tragique qui se dessine », a déclaré à l’Agence France-Presse une seconde source proche de l’enquête.
Conformément à la chronologie des faits retracée par le parquet à l’aide de témoignages et de la vidéosurveillance, l’adolescent a d’abord été victime d’un malaise après une première altercation « sans contact physique » avec des jeunes, selon une autre source proche.
D’après cette même source, deux groupes d’adolescents venus de plusieurs communes limitrophes (Le Pré-Saint-Gervais, Romainville, Les Lilas, Bagnolet) se seraient donné rendez-vous grâce à l’application Snapchat « pour en découdre ». Le groupe rival de celui de la victime aurait « tiré avec une arme de paintball », provoquant leur fuite. L’adolescent serait alors tombé une première fois au sol.
« Ses amis sont revenus et ont vu quatre personnes autour de lui », a poursuivi la source. Ce sont ces quatre jeunes, connus de la police pour des faits de vol, violences ou stupéfiants, qui ont été mis en examen et placés en détention.

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                L’adolescent mort aux Lilas a succombé à « un œdème pulmonaire massif »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ De longues files d’attente se sont formées devant les boutiques officielles, mercredi.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ La création du mouvement #metoo, en octobre 2017, a représenté un ébranlement majeur pour une partie des hommes. Si la domination masculine n’a pas disparu, des bouleversements ont eu lieu, qui remettent en cause des certitudes ancestrales. La virilité serait-elle devenue un problème ?
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Si la domination masculine n’a pas disparu, des bouleversements ont eu lieu, qui remettent en cause des certitudes ancestrales. La virilité serait-elle devenue un problème ?     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail          « La Chute des hommes ». C’est ainsi que la prestigieuse New York Review of Books intitule son numéro d’octobre 2018. Le titre était provocateur, à la mesure du débat qu’il souhaitait certainement susciter. A travers une référence explicite à « la chute de l’homme », qui désigne en anglais la sortie de l’Eden, la revue revenait donc sur le phénomène #metoo un an après le début du mouvement, en s’intéressant cette fois-ci à ce qu’il avait représenté pour de nombreuses personnes de sexe masculin : un ébranlement majeur.           Lire aussi #metoo ébranle la « New York Review of Books »             Mais plus qu’un débat, c’est une tempête que suscita le titre new-yorkais. Parmi les contributions figurait en effet un article de l’ex-animateur de radio canadien Jian Ghomeshi, accusé en 2014 et 2015 de faits d’agression sexuelle, et dans lequel il racontait son quotidien de « sale type » pris dans la tourmente #metoo. Pour n’avoir pas fait précéder ce texte d’un avertissement rappelant la gravité des faits qui avaient été reprochés à son auteur, et pour n’avoir pas publié d’article défendant une position en contrepoint, le rédacteur en chef de la Review, Ian Buruma, dut démissionner.          #wetoo (« nous aussi »)          L’épisode est révélateur de la difficulté à faire émerger un débat sur ce qu’on pourrait appeler le « côté masculin » de #metoo. Lorsque, en France, l’essayiste Raphaël Glucksmann lança, quelques mois après #metoo, le hashtag #wetoo (« nous aussi »), c’était pour signifier que les hommes ne devaient pas rester silencieux sur un sujet qui les concerne de près. Eux aussi, affirme-t-il, veulent l’égalité. Etait-ce si simple ? Une petite musique, tout autre, n’a pas tardé à monter en puissance : celle d’une « crise » du masculin, dont #metoo serait à la fois un symptôme et un facteur aggravant, en particulier dans le monde occidental.           Lire aussi « C’est la domination masculine au sens large qui est remise en cause »                       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Dès le début du XIXe siècle, la représentation picturale dépeint ­l’angoisse masculine face au possible accès des femmes à la scène publique et politique.
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L’art se joue d’une virilité déchue

Dès le début du XIXe siècle, la représentation picturale dépeint ­l’angoisse masculine face au possible accès des femmes à la scène publique et politique.



LE MONDE IDEES
 |    18.10.2018 à 13h00
    |

                            Anne Dujin








                        



                                


                            
En 2013, le Musée d’Orsay, à l’occasion de l’exposition« Masculin/Masculin. L’homme nu dans l’art, de 1800 à nos jours », invitait à mettre en parallèle deux œuvres : L’Origine du monde, de Gustave Courbet (1866), et L’Origine de la guerre (1989) de l’artiste contemporaine Orlan. Reprenant fidèlement le format, le cadre, jusqu’au décor entourant le lit dans le tableau de Courbet, celui d’Orlan donne à voir, au lieu du célèbre sexe féminin, un phallus en érection. Comme dans L’Origine du monde, il y est centralement question de désir. Mais alors que le sexe et le désir féminins étaient présentés comme la matrice de l’humanité, ceux de l’homme deviennent celle de sa destruction. Ne se comprenant qu’en rapport avec l’œuvre de Courbet, celle d’Orlan affirme avec force la négativité du masculin dans le regard contemporain. L’Origine de la guerre a été considérée comme une œuvre ­féministe. Elle est en tout cas une perspective de femme sur le corps masculin et ses significations symboliques, ce qui est resté plutôt rare à l’échelle de l’histoire de l’art.

Si l’art contemporain nous parle souvent du masculin comme d’une menace – ce qui participe du discours contemporain de crise du masculin –, inversement, et sur le temps long, l’art a régulièrement été le lieu d’expression d’un sentiment de menace du masculin lui-même face à ce qui pourrait le faire déchoir. Et en particulier l’affirmation du féminin. C’est ce qu’explique Anne Lafont, historienne de l’art, directrice d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et auteure de Plumes et pinceaux. Discours de femmes sur l’art en Europe 1750-1850 (INHA/Les Presses du réel, 2012, 2 volumes) : « A partir du XVIIIe siècle, le discours des femmes sur l’art, qui était jusque-là intimiste, essentiellement dans des journaux personnels, accède à une plus grande exposition publique. Par exemple, à travers la publication de manuels à destination...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ L’historien Georges Vigarello retrace l’histoire de la virilité, érigée en idéal du masculin depuis l’Antiquité.
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« C’est la domination masculine au sens large qui est remise en cause »

L’historien Georges Vigarello retrace l’histoire de la virilité, érigée en idéal du masculin depuis l’Antiquité.



LE MONDE IDEES
 |    18.10.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 16h05
    |

                            Anne Dujin








                        



                                


                            
Historien, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Georges Vigarello a coordonné, avec Alain Corbin et Jean-Jacques Courtine, les trois tomes d’Histoire de la virilité (Seuil, 2011).
Dans vos travaux sur l’histoire de la virilité, vous faites une distinction entre le masculin et le viril. A quoi correspondent ces deux notions ?
La virilité représente, depuis l’Antiquité, le repère de ce que doit être le masculin, sa part la plus « noble ». Elle est une exigence extrême, et complexe : l’ascendance sexuelle mêlée à l’ascendance psychologique, la puissance physique à la puissance morale, le courage à la « grandeur ». D’où ce poids pesant sur le masculin, en projetant sur lui un idéal obligé.
Vous avez mis en lumière qu’il y a toujours eu quelque chose de l’ordre de l’insécurité au cœur même de la virilité. Pourquoi ?
Dès lors que la virilité est érigée en idéal du masculin, la perfection qu’elle représente est toujours menacée d’insuffisance. Le regard ­inquiet des pères spartiates sur leurs fils qui ne seraient pas assez « virils » représente un archétype. Pour autant la virilité n’a cessé de se ­déplacer. Avec l’entrée dans ce que le sociologue allemand Norbert Elias a appelé La Civilisation des mœurs (Calmann-Lévy, 1973), elle ne se limite plus à la démonstration de force physique, mais intègre l’exigence de retenue de la violence qui s’impose peu à peu à l’ensemble de la société.

Le phénomène de la cour est remarquable : ­certes les hommes sont encore des guerriers, mais ils pratiquent la danse, la musique, et ­manient l’épée de manière très codifiée. C’est avec la société des Lumières que l’ascendance des pères se conteste davantage en Occident. Et c’est avec la société individualiste et postindustrielle contemporaine que le statut du ­féminin est bouleversé, promouvant une autonomie inconnue jusque-là et des formes d’affirmation très...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le tribunal correctionnel de Paris a commencé, depuis lundi, à se plonger dans l’univers du géant suisse de la gestion de fortune.
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Parties de chasse et démarchages bancaires au menu du procès UBS

Le tribunal correctionnel de Paris a commencé, depuis lundi, à se plonger dans l’univers du géant suisse de la gestion de fortune.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 12h48
    |

            Yann Bouchez








                        



                                


                            

Le monde bancaire ne fait pas de cadeau. « Si vous ne vous occupez pas de vos gros clients régulièrement, on va vous les piquer, surtout si le marché est de mauvaise humeur », prévient Patrick de Fayet. Et puis il ne faudrait pas oublier la pression constante que constitue l’amélioration du « ROA » – « pardonnez-moi, le retour sur investissement », explique l’ancien numéro deux d’UBS France, en ce mercredi 17 octobre, face à la cour. Ou celle du « share of wallet », littéralement « part de portefeuille », cette stratégie visant à inciter les clients à placer une proportion croissante de leur argent dans la banque. « Tant que vous n’atteignez pas 100 %, votre chef vous met l’épée dans les reins pour augmenter la part. »
Pour parler de son ancienne activité devant le tribunal correctionnel de Paris, le néo-retraité, 63 ans, cheveux blond vénitien soigneusement coiffés, jongle avec les anglicismes, les images et les sigles. Il tente même l’accent suisse quand il évoque les consignes de la maison mère, UBS AG. Sa prise de parole était attendue, après une première semaine d’audience durant laquelle les avocats de la défense ont tenté, en vain, d’obtenir un report du procès de la banque suisse et de ses anciens hauts responsables, jugés pour avoir mis en place un vaste système de fraude fiscale, ce qu’ils nient.
Comme Hervé d’Halluin, l’ex-directeur de l’agence lilloise d’UBS, entendu lundi, M. de Fayet a fait preuve de prudence. Les deux anciens cadres de la filiale française de la banque suisse sont notamment poursuivis pour complicité de démarchage bancaire illicite, de 2004 à 2009. Ils auraient aidé des chargés d’affaires helvétiques à inciter des clients français à placer leur argent en Suisse. En toute illégalité, UBS AG ne disposant pas de licence bancaire pour démarcher en France.
Nécessité pour eux de « s’occuper des gros clients
A la barre, les deux ex-salariés ont soupesé le moindre terme. Car s’il y a les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Pour SOS-Homophobie, la résurgence des discours homophobes liée au débat actuel sur l’extension de la PMA à toutes les femmes n’est pas étrangère à ce phénomène, qui reste difficile à quantifier.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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Des agressions homophobes laissent craindre une « vague de haine »

Pour SOS-Homophobie, la résurgence des discours homophobes liée au débat actuel sur l’extension de la PMA à toutes les femmes n’est pas étrangère à ce phénomène, qui reste difficile à quantifier.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 14h03
    |

            Solène Cordier








                        



                                


                            
A Poitiers, début août, un couple d’hommes est tabassé. Avant l’intervention in extremis de la police, l’un d’entre eux est étranglé et menacé d’être jeté à la rivière par deux forcenés sous les invectives – « sale pédé ». A Besançon, cet été, une bande de jeunes gens est arrêtée après une série d’agressions à caractère homophobe dans le parc Micaud. Place Bellecour à Lyon, un jeune homme de 25 ans est insulté puis frappé en plein après-midi, le 7 octobre… La dernière en date, le 16 octobre, a visé le président d’Urgence homophobie, à Paris. Pas une semaine sans que la presse ne se fasse l’écho de telles agressions. Depuis le début du mois d’octobre, au moins quatre agressions physiques violentes ont visé des personnes homosexuelles, dans la capitale. Une tous les quatre jours.
Sofiane (son prénom a été changé à sa demande) est l’un d’eux. Le jeune homme aux traits fins tient à raconter dans les détails sa nuit du 13 octobre. Il est environ 3 heures du matin et, avec un ami d’enfance, âgé comme lui de 21 ans, il s’installe dans un Noctilien (bus de nuit) pour rejoindre son domicile, dans le 15e arrondissement de Paris. Ecouteurs sur les oreilles, les deux amis ne font pas immédiatement attention à la présence de deux autres garçons, montés à la même station, accompagnés de trois jeunes filles. Mais très vite, Sofiane est pris à partie par l’un d’eux, qui le trouve « bizarre ». « Oui c’est un pédé », appuie son acolyte. S’ensuit un flot d’insultes, interrompu par l’intervention d’une passagère du bus.
Mais quelques minutes plus tard, les injures reprennent de plus belle. « Fils de pute, va sucer des bites », se souvient notamment Sofiane. Le jeune homme et son ami décident de finir leur trajet à pied. « Dès que je me suis levé, l’un des garçons a sauté de son siège. Beaucoup de gens voulaient les empêcher de sortir, on est descendus, mon ami et moi, et on a marché rapidement en direction de chez nous. »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le fondateur de l’association Nos quartiers ont des talents reçoit des membres du gouvernement à l’occasion de la deuxième édition des Talents Hub, jeudi à Paris.
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Yazid Chir, l’homme qui lutte contre la discrimination à l’embauche

Le fondateur de l’association Nos quartiers ont des talents reçoit des membres du gouvernement à l’occasion de la deuxième édition des Talents Hub, jeudi à Paris.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 15h02
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            
L’homme est avant tout un modèle de réussite : celle du fils d’un gardien de nuit et d’une nourrice analphabète, ayant en partie grandi en Seine-Saint-Denis, devenu multi-entrepreneur à succès. Il est aussi habité par sa mission : la lutte contre les discriminations à l’emploi des jeunes diplômés des quartiers défavorisés, dont le taux de chômage est presque trois fois supérieur à la moyenne en France, selon l’Observatoire national de la politique de la ville.
Jeudi 18 octobre, Yazid Chir, 54 ans, devait recevoir une brochette de personnalités du gouvernement à l’occasion de la deuxième édition des Talents Hub, à Paris, où se rencontrent jeunes et professionnels. Un événement organisé par l’association qu’il a créée voilà douze ans, Nos quartiers ont des talents. Ont répondu présent le premier ministre, Edouard Philippe, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et son secrétaire d’Etat chargé de la jeunesse, Gabriel Attal, le ministre chargé de la ville, Julien Denormandie, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, et la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal.
L’association compte aujourd’hui plus de 11 000 parrains et marraines – des cadres haut placés pour la plupart –, chargés d’ouvrir leurs carnets d’adresses, de coacher et d’accompagner les jeunes issus de milieux modestes – urbains et ruraux – vers l’emploi. Plus de 44 000 diplômés bac + 3 et plus, âgés de moins de 30 ans, ont fait appel au réseau depuis sa création, avec un taux de réussite de plus de 80 % au bout de six mois – soit l’obtention d’un CDD de plus de six mois ou d’un CDI. Une recette qui a fait ses preuves et qui vaut à son fondateur toutes les attentions des pouvoirs publics.
Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron… Les présidents ont pris l’habitude de se bousculer – et d’être vus – aux côtés de Yazid Chir, « motivés par des intentions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Didier avait pourtant produit à l’assureur le contrat de bail de leur logement commun, les avis d’échéance du loyer, les factures d’électricité, les avis d’imposition ainsi que des attestations de voisins, afin de démontrer qu’il vivait avec Denise au jour du décès de celle-ci.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ La réforme prévoit d’abaisser le plafond d’une réduction d’impôt spécifique aux outre-mer.
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Les ultramarins unis contre l’article 4 du projet de loi de finances 2019

La réforme prévoit d’abaisser le plafond d’une réduction d’impôt spécifique aux outre-mer.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 11h11
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
C’est l’article de la discorde. Tous bords confondus, les députés ultramarins font front contre l’article 4 du projet de loi de finances pour 2019, qui prévoit de modifier un dispositif fiscal spécifique aux outre-mer. Les contribuables de la Guadeloupe, de la Martinique et de La Réunion bénéficient d’une réduction d’impôt de 30 % et ceux de la Guyane et de Mayotte de 40 %. L’article prévoit d’abaisser le plafond de cette réduction de 5 100 à 2 450 euros dans ces trois premières îles et de 6 700 euros à 4 050 euros dans les deux autres territoires.
Les collectivités ultramarines comptent un peu plus de 1,15 million de foyers fiscaux. Par définition, seuls les ménages imposables bénéficient de cet abattement, qui a concerné près de 450 000 ménages en 2017 pour un coût global de 402 millions d’euros. Selon le gouvernement, environ 48 000 foyers fiscaux, soit de l’ordre de 4 % des contribuables d’outre-mer, seraient concernés par cet abaissement du plafond. « Cette réforme ne rajoute pas de taux supplémentaire, elle ne crée pas non plus un nouveau barème, elle ne va pas augmenter la pression fiscale, défend Annick Girardin, la ministre des outre-mer. Elle rend plus juste un dispositif d’allégement. » Le gain attendu est de 70 millions d’euros par an, qui devraient être entièrement réinvestis dans le développement des infrastructures outre-mer.
« Boomerang »
Cette mesure n’en a pas moins soulevé un véritable vent de contestation chez les élus ultramarins. « Ne traitez pas les ultramarins comme vous avez traité les retraités, sinon cela va vous revenir en boomerang », proteste Serge Letchimy (Martinique, Socialistes et apparentés). Pour Nadia Ramassamy (La Réunion, Les Républicains), « on ne peut pas aider les territoires ultramarins en grevant leur pouvoir d’achat, a fortiori quand leur économie repose essentiellement sur la consommation des ménages ». « Il n’y a aucune raison pour que les territoires les plus pauvres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Giscard Samba, visé par une enquête préliminaire pour viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, avait été suspendu, en juin, par la commission de discipline de la fédération. Décision annulée par la commission d’appel.
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Suspension annulée pour Giscard Samba, l’entraîneur d’athlétisme accusé de violences sexuelles

Giscard Samba, visé par une enquête préliminaire pour viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, avait été suspendu, en juin, par la commission de discipline de la fédération. Décision annulée par la commission d’appel.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 10h02
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 11h10
    |

            Yann Bouchez








                        


Quelles sanctions disciplinaires prendre à l’égard d’entraîneurs accusés de violences sexuelles et visés par des enquêtes judiciaires toujours en cours ? La question ressemble à un casse-tête pour la Fédération française d’athlétisme (FFA), confrontée à des accusations concernant deux techniciens réputés.
Selon plusieurs sources au sein de la fédération, la suspension d’un an, dont six mois avec sursis, décidée en juin par la commission de discipline de la FFA à l’encontre de Giscard Samba, a été annulée, le 13 juillet, par la commission d’appel.
« La commission d’appel n’a pas levé définitivement [la suspension], elle l’a levée en attendant la décision de justice, précise Patrice Gergès, le directeur technique national (DTN) de la FFA. Si les faits sont avérés, il est probable que la commission d’appel revienne sur sa décision provisoire et statue. C’est la décision de justice qui donnera la décision définitive de la commission d’appel. »
Enquête quasi bouclée
Giscard Samba est visé par une enquête préliminaire pour viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel ouverte par le parquet de Créteil au printemps et confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne, selon une source proche du dossier.
Les résultats de l’enquête, quasi bouclée, sont étudiés par le parquet, qui devrait très prochainement décider d’un classement sans suite, d’un renvoi devant une juridiction, ou de l’ouverture d’une information judiciaire, avec la nomination d’un juge d’instruction, afin d’approfondir les investigations.
Dans son édition du 18 octobre, L’Equipe explique par ailleurs que la suspension administrative de Giscard Samba a été levée. Le technicien s’était vu retirer sa carte d’entraîneur professionnel par la préfecture, au printemps, après qu’une fonctionnaire de la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale d’Ile-de-France avait saisi la justice.
Le 1er avril, Le Monde avait révélé les témoignages de plusieurs jeunes femmes dénonçant des attitudes déplacées de cet entraîneur confirmé, mentor des meilleurs spécialistes français du 110 m haies, à l’image d’Aurel Manga et de Dimitri Bascou, médaillé de bronze olympique aux Jeux de Rio, en 2016. Une de ses ex-athlètes l’accusait de viols et avait déposé plainte contre lui, en 2017.

        Lire aussi :
         

                Violences sexuelles : la justice saisie des cas de deux entraîneurs d’athlétisme



Si l’entraîneur n’avait pas souhaité répondre aux sollicitations du Monde en amont de l’article publié au début d’avril, il avait fini par livrer, les jours suivants, plusieurs longs entretiens, notamment à L’Equipe, dans lesquels il démentait tout viol ou agression sexuelle, et évoquait des rapports consentis avec la plaignante.
Dans le cadre de l’enquête judiciaire, plusieurs témoins ont été entendus par les policiers. Giscard Samba a été placé en garde à vue, à la fin de juin, avant d’en ressortir libre.
Le 29 juin, Le Parisien révélait qu’une deuxième athlète avait porté plainte pour des « faits similaires » ; une information confirmée au Monde par une source proche du dossier. Contacté, Adil Sahban, l’avocat de Giscard Samba, n’a pas répondu à nos sollicitations.
« Compliqué de statuer définitivement »
Accusé d’agression sexuelle par une jeune athlète internationale, Pascal Machat, un entraîneur du demi-fond, a bénéficié du même revirement des instances de la FFA. Initialement suspendu six mois par la commission de discipline de la FFA, en avril, il a vu cette sanction levée en appel, deux mois plus tard.
Emma Oudiou avait dénoncé des mains aux fesses, des bisous et des remarques déplacées à son égard, dans une lettre au procureur de Fontainebleau, en mars, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire.

        Lire aussi :
         

                Athlétisme : la Fédération suspend en appel les sanctions disciplinaires contre Pascal Machat



S’ils sont distincts, les deux cas posent une équation difficile pour la Fédération. Ils soulignent, en creux, la difficulté pour les instances sportives de prendre des mesures dans des dossiers de violences sexuelles.
« Les textes de la fédération sont prévus pour des cas qui n’étaient pas ceux-ci, résume le DTN Patrice Gergès. Le délai de quelques semaines dont disposent les commissions pour rendre leurs décisions n’est pas adapté. Il est compliqué de statuer définitivement, sans le résultat d’une enquête de police. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ En septembre 2002, le ferry avait chaviré au large de la Gambie, faisant près de 1 900 morts, dont 18 Français.
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Compte rendu

Non-lieu définitif dans l’enquête française sur le naugrafe du « Joola » au Sénégal

En septembre 2002, le ferry avait chaviré au large de la Gambie, faisant près de 1 900 morts, dont 18 Français.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 18.10.2018 à 09h37

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        Mis à jour le 18.10.2018 à 12h56






    
Le ferry sénégalais « Joola » après son naufrage, le 27 septembre 2002.
Crédits : AFP


La Cour de cassation a définitivement validé, mardi 16 octobre, le non-lieu dans l’enquête française sur le naufrage du ferry sénégalais Joola, qui avait fait près de 1 900 morts dont 18 Français en septembre 2002 au large de la Gambie. Saisie notamment par l’association des familles des victimes françaises du naufrage, la haute juridiction a rejeté leur pourvoi et validé ainsi le non-lieu prononcé par la cour d’appel de Paris en juin 2016.
Dès octobre 2014, des juges d’instruction d’Evry avaient rendu une ordonnance de non-lieu en justifiant leur décision par les « dispositions internationales applicables » à ce naufrage qui les empêchaient d’engager des poursuites en France contre sept responsables sénégalais de l’époque, civils et militaires. La décision a été confirmée par la cour d’appel en 2016.

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Tout en constatant l’existence de charges suffisantes contre ces sept hommes, les juges avaient constaté l’existence d’une « immunité de juridiction » qui leur permettait d’échapper à la compétence des tribunaux français. La Cour de cassation a validé cette analyse, alors que les familles de victimes estimaient au contraire que ce non-lieu « n’a pas de sens sur le plan du droit international ».
65 survivants
Le Joola avait chaviré au large de la Gambie le 26 septembre 2002, alors qu’il reliait Ziguinchor, dans le sud du Sénégal, à Dakar. La catastrophe avait fait 1 863 morts et disparus selon le bilan officiel, plus de 2 000 selon les associations de familles de victimes, soit plus que le naufrage du Titanic (1 500 morts). Seules 65 personnes avaient survécu. Ce jour-là, le navire transportait 1 928 personnes alors que la capacité d’embarquement était limitée à 536 passagers.

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En 2003, la justice sénégalaise avait déjà classé le dossier en concluant à la seule responsabilité du commandant de bord, disparu dans le naufrage. Mais en août de la même année, une information judiciaire avait été ouverte en France pour homicides involontaires par violation délibérée des règles de prudence ou de sécurité, blessures involontaires par violation délibérée des règles de prudence ou de sécurité, et non-assistance à personne en péril, à la suite d’une plainte de familles de victimes.


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Délégué au logement social de l’organisation patronale pendant une vingtaine d’années et ex-homme fort du « 1 % logement », Etienne Guéna avait été jugé pour corruption passive.
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Relaxe pour Etienne Guéna, ex-cadre du Medef poursuivi pour corruption passive

Délégué au logement social de l’organisation patronale pendant une vingtaine d’années et ex-homme fort du « 1 % logement », Etienne Guéna avait été jugé pour corruption passive.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 07h35
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 09h30
    |

            Bertrand Bissuel








                        


Voilà une décision qui rime avec fiasco pour la justice financière – et avec soulagement pour Etienne Guéna. Cet ancien haut cadre du Mouvement des entreprises de France (Medef), poursuivi pour corruption passive, a été relaxé, mercredi 17 octobre, par la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, tout comme les cinq autres personnes mises en cause dans une affaire liée à la déconfiture d’une entreprise de conseil. Le jugement suggère clairement que l’enquête a été conduite de façon peu rigoureuse, sans toujours se soucier des droits de la défense.
Pour comprendre comment Etienne Guéna s’est retrouvé dans cette procédure, il faut remonter plusieurs décennies en arrière. En 1987, il rejoint le Conseil national du patronat français (CNPF – l’ancien nom du Medef), en qualité de délégué au logement social. Très rapidement, il se voit confier des responsabilités importantes au sein du « 1 % logement », un dispositif paritaire cogéré par les partenaires sociaux (et rebaptisé, depuis, Action logement). Dans ce milieu, il est souvent dépeint comme un personnage central, celui qui tire toutes les ficelles. Au début des années 2000, il intègre l’Association foncière logement (AFL), une structure contrôlée par le « 1 % », qu’il quitte en 2008, après avoir été licencié du Medef. Quelques mois plus tard, il se fait embaucher par Maât, un cabinet de conseil spécialisé dans les questions d’habitat. Il y travaillera un peu plus de six mois, moyennant une rémunération très confortable : environ 16 000 euros mensuels.

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Une thèse taillée en pièces
De gros nuages surviennent avec la mise en liquidation, en 2011, de Maât. Un expert judiciaire, Lionel Guibert, est désigné. Il rend un rapport accablant où il dénonce, pêle-mêle, diverses turpitudes qui auraient été commises au sein de la société : détournement de fonds, emplois fictifs de personnalités politiques, retraits d’espèces abusifs, etc. Ce document, qui fuite dans la presse, est transmis au début de 2012 au parquet, alors qu’une enquête préliminaire a déjà été ouverte, plusieurs mois auparavant, au sujet des déboires de Maât.
Après six ans de procédure, le ministère public décide finalement de citer en correctionnelle six personnes, parmi lesquelles Etienne Guéna et Jean Naem, le dirigeant de Maât. Le second est accusé d’avoir – entre autres – corrompu le premier. Pourquoi ? Parce que le cabinet de conseil a obtenu, à partir de 2005, beaucoup de marchés attribués par l’AFL – au sein de laquelle Etienne Guéna exerçait un pouvoir très important. Dès lors, le recrutement, en septembre 2008, de l’ex-cadre du Medef par Jean Naem constituerait un renvoi d’ascenseur pour le remercier d’un avantage irrégulièrement accordé à Maât.
Cette thèse est taillée en pièces par la 11e chambre correctionnelle. Dans son jugement (livré sous la forme d’une « copie de travail » que Le Monde a pu consulter), elle fait remarquer qu’Etienne Guéna n’est nullement à l’origine de la prise de contact initiale entre l’AFL et Maât. De surcroît, les prestations du cabinet de conseil ont été négociées par une entité distincte de la Foncière logement. Personne « n’a fait état d’un abus d’autorité de la part d’Etienne Guéna », souligne le tribunal, en observant que l’AFL a un fonctionnement paritaire, collégial, qui associe des représentants des centrales syndicales. Enfin, la Foncière logement n’a pas contrevenu au code des marchés publics, n’y étant pas assujettie à l’époque, et Etienne Guéna n’était pas tenu de se conformer aux textes qui interdisent aux agents publics d’être enrôlés dans une entreprise avec laquelle ils ont été en relation.
Quant à Jean Naem, l’accusation de corruption active portée à son encontre ne tient pas non plus, aux yeux de la 11e chambre. La décision d’embaucher Etienne Guéna a eu lieu « dans des circonstances particulières qui n’ont pu être anticipées ni par l’un ni par l’autre ». En outre, l’ancien cadre du Medef a accompli un travail « effectif » au sein du cabinet de conseil. Dès lors, il n’y a aucun « lien de conséquence » entre le fait que Maât ait bénéficié de marchés octroyés par l’AFL et l’emploi qu’Etienne Guéna « s’est vu proposer ».
Une expertise écartée des débats
Au passage, les juges formulent des appréciations très dures sur le rapport de l’expert judiciaire : celui-ci, écrivent-ils, ne respecte pas les « règles applicables à la procédure pénale », car il a méconnu « le principe du contradictoire » en s’abstenant fréquemment de recueillir la parole des mis en cause. Et quand il s’adresse à eux, Lionel Guibert leur inflige « des réponses lapidaires et péremptoires ». Du coup, cette expertise judiciaire « ne peut servir de support de preuve dans un procès pénal » : elle a donc été écartée des débats.
Au cours du procès, au début d’octobre, le représentant du parquet, François Camard, avait requis six mois de prison avec sursis à l’encontre d’Etienne Guéna. Dans le même temps, le magistrat avait reconnu que la procédure présentait de multiples points faibles. « Dire que la citation [des prévenus devant la 11e chambre correctionnelle] était baroque est en dessous de la réalité, avait-il lancé. C’est un dossier qui ne tient pas la route. » Ce qui l’avait d’ailleurs amené à considérer que plusieurs des griefs à l’encontre de Jean Naem n’étaient pas caractérisés (notamment l’abus de confiance et l’abus de biens sociaux), tandis que d’autres l’étaient. Finalement, le tribunal a conclu que rien ne pouvait être reproché aux prévenus.
Un jugement dont se réjouit Me Bernard Vatier, le conseil d’Etienne Guéna. Cette affaire, dit-il, est « le fruit de rumeurs malveillantes ». Pour l’avocat, tout s’est passé comme si le parquet avait demandé à la brigade financière « de démontrer que l’expert judiciaire avait raison », alors même que son rapport est totalement « fantaisiste ».
La décision rendue mercredi a de fortes chances d’être définitive : selon nos informations, le parquet n’a pas l’intention d’interjeter appel.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Des scènes terribles, d’autres drôles, de la gravité, de la légèreté, de l’émotion et de l’ennui... Retour sur cinq semaines d’un procès-fleuve devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône.
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Procès Pastor, instantanés d’audience

Des scènes terribles, d’autres drôles, de la gravité, de la légèreté, de l’émotion et de l’ennui... Retour sur cinq semaines d’un procès-fleuve devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 01h56
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 08h12
    |

            Pascale Robert-Diard (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Cinq semaines d’audience. Huit condamnés – l’ex-consul honoraire de Pologne à Monaco Wojciech Janowski a été reconnu coupable, mercredi 17 octobre, par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône d’avoir commandité l’assassinat de sa belle-mère, la milliardaire monégasque Hélène Pastor, et de son chauffeur, en mai 2014 à Nice, et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Deux acquittés. Et quatre carnets noircis de notes.
Des grands et des petits moments. Des scènes terribles, d’autres drôles, de la gravité, de la légèreté, de l’émotion et de l’ennui aussi. Bref, tout ce qu’un procès d’assises suscite comme sentiments contraires. Vide-carnets.

L’avocat de la défense et la commandante de police
Cela faisait déjà plus d’une heure que ces deux-là s’affrontaient. Elle, Catherine Messineo, cheffe de groupe de la brigade criminelle de Nice, qui a mené la garde à vue de Wojciech Janowski. Lui, Eric Dupond-Moretti, avocat du principal accusé du procès Pastor, soupçonné d’être le commanditaire de l’assassinat de sa belle-mère, Hélène Pastor et de son majordome, Mohamed Darwich. L’audience était tendue. Elle devait convaincre de la qualité de l’enquête et consolider l’accusation. Il devait trouver la faille, la pousser à la faute et la faire vaciller. Elle était le mur, il était le pilon. Ces duels-là se jouent autant sur le fond que sur la forme. Questions, réponses, l’échange se tendait, les mots s’aiguisaient.
Eric Dupond-Moretti siffle :
- On n’est pas au café du commerce, ici, madame. 
Catherine Messineo, du tac au tac :
- On n’est pas au cinéma, ici, maître. 

Le serment des témoins
L’ex-compagne de Wojciech Janowski est citée comme témoin. Me Eric Dupond-Moretti l’accueille.
– Savez-vous, madame, pourquoi on ne fait pas prêter serment aux mères des accusés lorsqu’elles viennent déposer à la barre ? 
– …
–...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Selon nos informations, l’administrateur de DemocratieParticipative.biz pourrait être Boris Le Lay, figure de l’extrême droite déjà condamnée en justice.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/10/2018
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La justice tente de bloquer l’un des principaux sites de la « fachosphère »

Selon nos informations, l’administrateur de DemocratieParticipative.biz pourrait être Boris Le Lay, figure de l’extrême droite déjà condamnée en justice.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 00h53
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 15h56
    |

            Elise Vincent et 
Martin Untersinger








                        


C’est une procédure rarissime en France. Le procureur de la République de Paris, François Molins, a assigné en référé les opérateurs de télécommunications afin qu’ils bloquent un site internet d’extrême droite publiant des contenus haineux en ligne, a confirmé au Monde une source proche du dossier, mercredi 17 octobre.
Cette démarche inédite sur la Toile, résultat de mois d’aléas judiciaires, est particulièrement portée par la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), organisme rattaché au premier ministre.
En vertu de cette assignation, neuf opérateurs, dont les quatre principaux – SFR, Orange, Free et Bouygues Telecom – sont assignés, le 8 novembre, au tribunal de grande instance de Paris, dans le cadre de cette procédure d’urgence.
L’objectif : constater le trouble « manifestement illicite » causé par ce site, selon les mots du parquet de Paris, et ordonner de cette façon le blocage de l’accès à la plateforme dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 10 000 euros par jour de retard.
Un site sans équivalent à l’extrême droite
Le site en question porte très mal son nom : il s’appelle « DemocratieParticipative.biz ». Sur ses pages se déploie une litanie d’articles et de vidéos antisémites, homophobes, antimusulmans et racistes.
Ce site, qui se revendique « le plus lu par les jeunes blancs décomplexés », agonit aussi régulièrement d’injures divers responsables politiques et personnalités médiatiques. Au point de servir souvent de base arrière à des campagnes de harcèlement numérique d’une rare violence. Par sa radicalité, « DémocratieParticipative.biz » n’a pas d’équivalent dans la nébuleuse d’extrême droite.
Bien que repéré depuis de longs mois, l’activisme du site, créé en 2016, défiait tous les recours juridiques. Les divers signalements effectués par Frédéric Potier, le préfet délégué à la tête de la Dilcrah, par la voie de l’article 40 au parquet de Paris, ne trouvaient pas d’issue judiciaire. Même chose pour près d’une dizaine d’enquêtes diligentées par différents services de police après des signalements sur la plateforme Pharos du ministère de l’intérieur dédiée aux contenus illicites circulant sur le Web, ou des plaintes déposées dans différents départements de France.
Un hébergement américain
Les autorités françaises – ainsi que plusieurs particuliers et associations – ont bien essayé de contourner ces échecs en tentant de limiter l’impact de « DemocratieParticipative.biz » en le faisant par exemple supprimer des résultats de recherche Google. La Dilcrah a même obtenu, en janvier, la disparition de la page d’accueil de « DemocratieParticipative.biz » du moteur de recherche. Une solution néanmoins très partielle, puisque le site est resté en ligne.
Au cœur du problème : le lieu d’hébergement de « DemocratieParticipative.biz ». Pour abriter sa structure, le site a recours à une société américaine, Cloudflare. Celle-ci n’a jamais donné suite aux réquisitions françaises. Elle s’abrite derrière le premier amendement de la Constitution des Etats-Unis, qui protège de façon extensive la liberté d’expression, et derrière l’absence de contrainte légale l’obligeant à répondre à des autorités judiciaires autres qu’américaines.

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Autre difficulté : l’identification et l’éventuelle interpellation de l’administrateur du site. D’après une note conjointe de la Direction générale de la police nationale (DGPN) et de la préfecture de police (PP) datant d’avril, que Le Monde a pu consulter, de nombreux éléments permettent de penser qu’il s’agit d’un militant d’extrême droite d’origine bretonne très connu de la « fachosphère » : Boris Le Lay, né à Quimper et âgé de 38 ans, suivi sur Facebook par plus de 120 000 personnes et par plus de 10 000 abonnés Twitter.
Des soupçons sur une figure de proue de la « fachosphère »
Selon cette note de la DGPN et de la PP, « plusieurs éléments concordants » désignent en effet M. Le Lay. Le plus fiable étant une adresse IP commune à DemocratieParticipative.biz et à deux sites ouvertement gérés par ce militant, signe que les trois plateformes étaient présentes sur le même serveur informatique. Un élément qu’a pu confirmer Le Monde de façon indépendante.
Fin septembre 2017, la fachosphère avait brui de la « censure » de DemocratieParticipative.biz : il avait, effectivement, disparu du Net, sans explications. Fait troublant, les deux sites appartenant à M. Le Lay se sont évaporés au même moment.
Or sur sa page VKontakte, un réseau social russe, M. Le Lay avait alors répondu à une admiratrice qui s’inquiétait de la disparition de DemocratieParticipative.biz : « On doit reconstruire l’architecture », écrivait le militant. Quelques jours plus tard, ces trois sites changeaient d’hébergeur, et pratiquement en même temps, selon les données techniques consultées par Le Monde.
M. Le Lay est loin d’être un inconnu pour les services de police. Il a de nombreux antécédents judiciaires pour « diffamation », « apologie de crime », ou « injure », et a été plusieurs fois condamné, entre 2011 et février 2018. Son parcours militant est aussi éloquent. D’abord engagé dans un groupuscule indépendantiste breton proche de l’ultradroite identitaire, Adsav (Renaissance), il fonde, en 2006, l’association Breizh-Israël qui a pour objet « la promotion des liens entre l’Etat d’Israël, la communauté juive mondiale et les Bretons ». Il bascule plus tard dans l’antisémitisme en rencontrant l’essayiste nationaliste Hervé Ryssen. Il s’occupera aussi un temps « des relations avec l’Europe » du Mouvement des damnés de l’impérialisme du très controversé Franco-Béninois Kemi Seba.
Treize mandats de recherche et une fiche S
Aujourd’hui, la justice bute toutefois sur la fuite au Japon de M. Le Lay. Malgré les treize mandats de recherche et la fiche « S » dont il fait l’objet pour son appartenance à la mouvance d’extrême droite radicale, impossible jusqu’à présent d’obtenir son extradition.
Ces mandats ont été émis pour « injures publiques envers un particulier en raison de sa race, religion, ou origine par parole, écrit, image, ou moyen de communication au public par voie électronique ». Mais il faudrait que M. Le Lay soit contrôlé sur le territoire français ou européen pour qu’ils soient exécutables.
En janvier, une notice rouge d’Interpol a fini par être diffusée pour qu’il puisse être interpellé à l’étranger, dans d’autres pays. Mais la valeur accordée à ces notices varie selon les Etats. Pour des raisons propres à son droit national, le Japon ne peut procéder à une arrestation demandée par d’autres pays membres. Il n’existe, en outre, pas de convention d’extradition entre la France et l’Archipel. Les services de police de l’Hexagone s’inquiètent enfin du fait que M. Le Lay ait pu obtenir, entretemps, la nationalité japonaise. Bref, un casse-tête qui explique la décision du parquet de Paris d’employer les grands moyens.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Mégane Baltes a perdu ses filles après 21 semaines et 6 jours, un calvaire humain auquel se sont ajoutées des règles administratives appliquées brutalement.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Des triplées mortes à la naissance, des parents endeuillés et le trop-perçu exigé par l’assurance-maladie

Mégane Baltes a perdu ses filles après 21 semaines et 6 jours, un calvaire humain auquel se sont ajoutées des règles administratives appliquées brutalement.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 19h49
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 11h15
    |

            Cécile Bouanchaud








                        



   


Les triplées ont eu un prénom et un certificat de naissance. Le jour de l’accouchement, l’empreinte de leurs minuscules pieds a été figée sur une feuille de papier, puis encadrée par leurs parents. Pourtant, la parentalité de Mégane Baltes et Pierrick Stryczek n’a pas été reconnue par la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), d’où est originaire le jeune couple, rapporte Le Journal de Saône-et-Loire, mercredi 17 octobre.
Zoé, Lou et Jade sont mortes à leur naissance, après vingt et une semaines et six jours de grossesse. La réglementation de la CPAM veut qu’après vingt-deux semaines de grossesse, une mère de famille perçoive des indemnités journalières, au titre du congé maternité. Mégane Baltes avait commencé à percevoir ces indemnités par anticipation à partir de sa 17e semaine de grossesse, quand elle a commencé son congé maternité. Si celui-ci a été basculé en arrêt-maladie à la suite de son accouchement, elle a toutefois dû rembourser les 845,25 euros perçus avant la naissance de ses filles.
Contactée, la caisse nationale de l’assurance-maladie reconnaît que « les faits sont avérés », et « regrette que la dimension humaine n’ait pas été prise en compte dans ce dossier ». Une application froide et brutale de la réglementation, qui tend à nier l’existence de ces trois nourrissons, rendant l’épreuve plus difficile, confie au Monde la mère de famille de 22 ans :
« J’avais le deuil de mes filles à essayer de faire, c’est l’une des pires choses que l’on puisse avoir à traverser dans une vie. »
« J’ai eu le malheur d’accoucher avant le terme et on me demande de rembourser ce que j’ai touché pour vivre durant cette grossesse », poursuit Mégane, qui a accouché le 20 décembre, après des mois passés entre chez elle et l’hôpital.
Grossesse difficile
A la rentrée 2017, la jeune femme de 22 ans apprend qu’elle est enceinte de triplées et décide avec son compagnon « de déménager dans un appartement plus grand et doté d’un ascenseur ». Rapidement, « les choses se compliquent », Mégane cumule « les problèmes et les arrêts-maladie ». 
A l’instar de nombreuses femmes confrontées à une grossesse multiple, Mégane, qui travaille en intérim chez Amazon, fait l’objet d’un suivi médical intense. « J’ai dû me rendre cinq fois aux urgences, et trois de ces passages se sont prolongés par une hospitalisation », fait-elle savoir, précisant que son travail « très physique » de préparatrice de commande « n’a pas aidé ». Finalement, le 16 novembre, Mégane débute son congé maternité, après dix-sept semaines de grossesse. Durant cette période, des spécialistes suggèrent au couple de sacrifier l’un des trois embryons pour assurer la survie des deux autres. Un choix auquel Mégane et Pierrick renoncent.
Le 20 décembre, Mégane est une nouvelle fois hospitalisée et accouche de trois filles. L’une d’elles est mort-née. Les deux autres mourront peu après. De leurs naissances, Mégane se souvient de petites filles « toutes formées », qui ne demandaient « qu’à grandir un peu ». D’elles, elle a gardé « une boîte souvenir avec leurs photos, leurs empreintes et les cadeaux que les proches leur ont offerts ».

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« Injustice totale »
« Au tout début, j’ai cru que je n’allais jamais y arriver, j’ai cru que j’allais littéralement mourir de tristesse », confie la mère de famille, qui a notamment trouvé du réconfort auprès des groupes Facebook sur le deuil périnatal. « On se sent tellement incompris. Perdre un bébé, personne ne peut comprendre », poursuit la jeune femme, pour qui la demande de remboursement adressée par la CPAM a constitué « une injustice totale ».
Le 18 janvier, Mégane reçoit une notification d’indus de la Sécurité sociale, qu’elle conteste dès le lendemain, auprès de la commission de recours à l’amiable. « J’ai demandé à ce qu’ils prennent en considération ma situation particulière », rapporte-t-elle, précisant que son recours a été rejeté. Mégane saisit alors le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS). L’audience, qui devait se tenir le 11 octobre, est repoussée, après qu’elle a fait appel à un avocat.
Le procès pourrait, finalement, ne pas avoir lieu. La publication de l’affaire dans la presse locale a, en effet, permis d’alerter au plus haut niveau la direction de la Sécurité sociale. « La directrice adjointe de la caisse d’assurance-maladie m’a appelée hier soir [mardi 16 octobre] et s’est excusée en personne au nom de la direction », confie Mégane, précisant qu’une médiation lui a été proposée et qu’elle devrait avoir « une réponse avant la fin de semaine ».

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La caisse nationale de l’assurance-maladie précise au Monde qu’« habituellement, un médiateur est présent dans chaque agence pour s’assurer que les particularités de certaines situations sont prises en compte », évoquant « une exception » concernant le couple.
Selon Mégane, les parents endeuillés sont pourtant régulièrement confrontés à des demandes administratives déplacées, citant les témoignages de mères de famille présentes sur les groupes Facebook qu’elle consulte. « De façon générale, les administrations ne sont pas tendres avec nous, on nous demande de rembourser des sommes, d’entreprendre des démarches lourdes, alors que l’on porte le poids du deuil », précise-t-elle, donnant l’exemple de cette mère à qui l’on a demandé de rembourser la prime de naissance versée par la caisse d’allocation familiale, et qui avait servi à financer les obsèques du bébé.
Aujourd’hui, si Mégane « va mieux », elle attend toutefois que cette « injustice soit reconnue pour être libérée ». Et poursuivre les démarches qu’elle entreprend avec son compagnon pour « avoir un nouvel enfant ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ L’amendement, introduit par un député LRM, a été adopté contre l’avis du gouvernement.
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Les députés votent une aide fiscale pour l’accueil des réfugiés

L’amendement, introduit par un député LRM, a été adopté contre l’avis du gouvernement.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    17.10.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 09h18
    |

            Manon Rescan








                        


Les députés ont adopté, mercredi 17 octobre, un amendement instaurant un crédit d’impôt pour les particuliers, accueillant chez eux des réfugiés en situation régulière. Présenté par le député La République en marche (LRM) Aurélien Taché, l’amendement vise à « permettre une meilleure intégration des réfugiés en France », en établissant un crédit d’impôt de cinq euros par nuitée pour les hébergeurs, dans la limite de 1 500 euros par an.
« C’est un beau symbole, pas négligeable au moment où il y a en Europe des pays qui prônent la fermeture. Nous avons la volonté de montrer que nous ne sommes pas un pays qui se referme. C’est l’honneur d’une grande nation » se félicite Aurélien Taché auprès du Monde. Cette proposition figurait, en effet, déjà dans le rapport pour favoriser l’intégration des immigrés qu’il avait remis en février au premier ministre, Edouard Philippe.
« Cela va permettre de tisser des liens entre les réfugiés et les Français », ajoute le député LRM Matthieu Orphelin, soutien d’une mesure qui, selon ses défenseurs, permettra d’agir en faveur de l’intégration des réfugiés.

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Coup politique
L’adoption de cet amendement est aussi un coup politique de la part d’une partie de la majorité. En effet, le gouvernement y était hostile et n’était pas soutenu par le groupe LRM. Le rapporteur général du budget, le député LRM Joël Giraud, avait, en effet, rendu un avis défavorable en invoquant la complexité du contrôle de l’hébergement des réfugiés par des associations actives dans ce secteur, qui délivreront les certificats permettant aux particuliers de demander le crédit d’impôt.
Mais mercredi, au moment du vote, une majorité de députés présents étaient pour, principalement des députés macronistes. Même si la droite a voté contre, de même qu’une minorité du groupe LRM, la mesure a été adoptée avec une poignée de voix d’avance.
Après les débats sur le projet de loi asile et immigration au printemps, une nouvelle fois, la question de l’accueil des étrangers en France se révèle être l’un des points de crispation politique au sein de la majorité mais aussi avec l’exécutif. « La procédure parlementaire suit son cours », prévenait ainsi un pilier de la majorité à la sortie de la séance. Manière de rappeler que le texte va vivre plusieurs lectures, à l’Assemblée et au Sénat, avant le vote de sa version définitive. Le bras de fer va donc continuer avec l’exécutif qui augurera de la mise en œuvre, ou non, de cette mesure.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Accusés d’avoir frappé et mordu des policiers, d’anciens étudiants de l’établissement ont été condamnés, l’un à six mois de prison ferme et l’autre à quatre mois avec sursis.
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Evacuation de l’université de Nanterre : deux jeunes condamnés pour violences

Accusés d’avoir frappé et mordu des policiers, d’anciens étudiants de l’établissement ont été condamnés, l’un à six mois de prison ferme et l’autre à quatre mois avec sursis.



Le Monde.fr avec AFP
 |    17.10.2018 à 18h34
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 18h42
   





                        



   


Deux militants mis en cause par plusieurs policiers ayant participé à l’évacuation d’un bâtiment de la faculté de Nanterre, occupée le 9 avril par des manifestants, ont été condamnés à des peines de prison, mercredi 17 octobre. Ils étaient accusés d’avoir frappé et mordu des policiers lors de l’évacuation de l’université de Nanterre par des officiers des CRS au printemps dernier.
Un ancien étudiant de l’établissement a été condamné à six mois de prison ferme sans mandat de dépôt et un étudiant à quatre mois avec sursis. Un autre prévenu, lui aussi étudiant à l’université Paris-Nanterre, a été relaxé au bénéfice du doute. Leurs avocats avaient tous réclamé une relaxe, faute de preuves constitutives de l’infraction et du fait d’une « enquête rachitique », avait tancé l’un d’eux.
Une centaine d’étudiants, professeurs et postiers des Hauts-de-Seine en grève depuis près de six mois s’étaient donné rendez-vous devant le tribunal de Nanterre dès 8 heures pour apporter leur soutien aux trois prévenus. Le rassemblement était encadré par un important dispositif policier. « On a une volonté politique de s’en prendre à des militants, et ça, c’est inacceptable », s’est indigné à l’issue du délibéré Victor Mendez, militant à l’UNEF et au NPA, condamné à du sursis. Il a annoncé qu’il ferait « probablement » appel.
« On est face à des accusations sans preuve, des accusations contradictoires », a-t-il dénoncé. Il est accusé d’avoir mordu un policier. L’autre prévenu, condamné à six mois ferme, est, lui, accusé d’avoir donné un coup de poing à un agent. Il a interjeté appel aussitôt après la décision.

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Intervention des forces de l’ordre pendant l’assemblée générale
Le jour des faits, quelques dizaines de jeunes gens étaient montés sur un toit-terrasse et avaient bloqué un bâtiment de l’établissement dans le cadre de la mobilisation nationale contre la loi ORE (Orientation et réussite des étudiants), modifiant les modalités d’entrée à l’université.
La présidence de l’université avait demandé le concours de la force publique et les CRS étaient intervenus lors d’une assemblée générale tenue pacifiquement dans le bâtiment, provoquant l’émoi dans le milieu universitaire, alors qu’était commémoré l’anniversaire de Mai 68, qui avait pris naissance dans ce même établissement.
Plusieurs sites universitaires étaient alors touchés depuis plusieurs semaines par la contestation. Au plus fort de la mobilisation, quatre universités (sur soixante-treize) avaient été bloquées, dont le site universitaire de Tolbiac, qui dépend de Paris-I et Nanterre (dans les Hauts-de-Seine). Des dizaines de sites avaient également été perturbés dans toute la France.



                            


                        

                        

