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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ L’Eglise catholique a beau camper sur des certitudes bien ancrées, ces derniers temps, la question de la place des femmes en son sein se fait plus insistante.
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« M. le pape, j’aimerais, moi jeune femme, avoir les mêmes droits que les hommes »

L’Eglise catholique a beau camper sur des certitudes bien ancrées, ces derniers temps, la question de la place des femmes en son sein se fait plus insistante.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 18h14
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

La providence fait parfois des clins d’œil. Les quatre prélats français participant au synode des évêques de l’Eglise catholique sur les jeunes, qui se tient à Rome du 3 au 27 octobre, l’ont expérimenté mardi matin 16 octobre. Portant une corbeille débordant de lettres de jeunes catholiques français adressées au pape, ils se sont avancés vers François pour les lui offrir, avant de débuter leur séance du jour dans la salle du synode. Mgr Laurent Percerou, évêque de Moulins, en a prélevé une et l’a lue à voix haute devant le pontife.
Une jeune fille en est l’auteure. « Monsieur le pape, lui écrit-elle, tout au long de ce frat [un pèlerinage annuel de collégiens catholiques], nous avons appris que pour Dieu, Jésus ainsi que Marie, l’homme est l’égal de la femme. Et lors de cette même période, j’ai pu constater une différence considérable entre les deux sexes. J’aimerais, moi jeune femme, avoir les mêmes droits que les hommes, par exemple, pouvoir prendre des responsabilités dans l’Eglise. » Les hommes rassemblés autour de la corbeille esquissent un sourire retenu. « Je l’ai tirée au sort », précise l’évêque.
L’Eglise catholique a beau camper sur des certitudes bien ancrées, ces derniers temps, la question de la place des femmes en son sein se fait plus insistante. Elle est posée jour après jour depuis le début du synode, qui réunit à Rome, pendant quatre semaines, quelque 250 évêques pour réfléchir au message envers les jeunes.
Malaise
Le synode, cette réunion périodique dont le pape choisit le thème, est un instrument privilégié par François pour amener du renouveau dans l’Eglise catholique. Problème : seuls des hommes pouvant être ordonnés prêtres, et a fortiori évêques, cet organe de représentation de la diversité du monde catholique, est quasi exclusivement masculin.
François a bien tenté d’y introduire de la diversité en y nommant des jeunes des deux sexes, et des femmes parmi les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Avec le Brexit, sans accord préalable, les avocats anglais vont perdre l’accès à une partie du marché unique européen.
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Brexit : derrière la bataille de la City, celui du secteur juridique

Avec le Brexit, sans accord préalable, les avocats anglais vont perdre l’accès à une partie du marché unique européen.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 17h48
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Imaginez. Nous sommes en 2023, une banque portugaise fait faillite. Depuis plusieurs années, l’Union européenne (UE) a mis au point un régime spécifique pour encadrer les faillites bancaires et éviter la contagion. Et pourtant, la bataille juridique pour la compensation des créditeurs se passe… à Londres, devant une cour de justice qui n’est pas dans l’UE.
Le scénario est loin d’être inimaginable : selon les calculs de la banque japonaise Nomura, au moins 127 milliards d’euros d’obligations des banques d’Europe continentale sont actuellement de droit anglais, soit le tiers du stock existant. La justice anglaise a une excellente réputation à travers le monde et beaucoup d’investisseurs internationaux préfèrent que leurs produits financiers soient écrits dans ce droit coutumier.
Pour éviter un tel événement qui serait politiquement embarrassant, les instances financières européennes cherchent depuis le Brexit à redresser l’équilibre. « Nous constatons une pression informelle des régulateurs pour que les nouvelles obligations des banques soient émises en droit du pays local », témoigne Emil Petrov, chargé des marchés de capitaux à Nomura. Selon lui, les banques françaises sont déjà entièrement passées en droit français, alors qu’elles émettaient autrefois en partie dans le droit anglais. « Mais la question va être plus compliquée pour les banques italiennes, portugaises et grecques, précise-t-il. Les investisseurs internationaux seront-ils prêts à faire confiance au droit local de ces pays ? Personne ne s’attend par exemple à voir des banques italiennes émettre des obligations en droit local sous le régime actuel… »
Une bataille beaucoup plus large
Cet exemple est le petit bout de la lorgnette d’une bataille beaucoup plus large qui a commencé avec le Brexit. L’ensemble du secteur juridique va ressentir l’impact de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Comme en finance, Londres domine actuellement très...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ La jeune femme originaire de Tétouan a été tuée fin septembre par des tirs de la marine royale alors qu’elle tentait de rejoindre clandestinement les côtes espagnoles.
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Compte rendu

Au Maroc, deux ans de prison pour avoir dénoncé sur Facebook la mort d’une migrante

La jeune femme originaire de Tétouan a été tuée fin septembre par des tirs de la marine royale alors qu’elle tentait de rejoindre clandestinement les côtes espagnoles.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-10-18T17:00:36+02:00"

        Le 18.10.2018 à 17h00






    
Un bateau de migrants dans le détroit de Gibraltar le 27 juillet 2018.
Crédits : Joseba Etxaburu / REUTERS


Un Marocain a été condamné à deux ans de prison ferme pour avoir protesté sur les réseaux sociaux contre la mort d’une jeune migrante tuée fin septembre par des tirs de la marine marocaine, a-t-on appris jeudi 18 octobre auprès de son avocat.
Soufiane Al-Nguad, 32 ans, a été condamné dans la nuit de mercredi à jeudi par le tribunal de Tétouan, ville du nord du Maroc, pour « outrage au drapeau national », « propagation de la haine » et « appel à l’insurrection civile », selon son avocat Jabir Baba. Il avait été interpellé début octobre, après des troubles lors d’un match de football le 30 septembre à Tétouan.

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                Un mort après des tirs de la marine marocaine sur une embarcation de migrants



Selon son avocat, avant ce match, M. Al-Nguad avait appelé, à travers des publications sur sa page Facebook, le groupe des ultras Los Matadores du club de football local à « manifester et à porter des habits noirs de deuil » pour protester contre le décès de Hayat Belkacem.
La mort de cette étudiante de 22 ans, tuée le 25 septembre par la marine marocaine alors qu’elle tentait de gagner clandestinement les côtes espagnoles en bateau, avait suscité la colère dans le pays. Les autorités marocaines avaient dit avoir visé l’embarcation en raison de ses « manœuvres hostiles ».
« Venger Hayat »
Dix-neuf supporters âgés de 14 à 23 ans sont également jugés à Tétouan pour « outrage au drapeau national », « manifestation non autorisée » et « destruction de biens publics et privés », pour avoir manifesté le soir du même match.
Ces supporters avaient été arrêtés peu après pour avoir brandi des drapeaux espagnols et crié des slogans comme « Viva España » (« Vive l’Espagne ») lors du match. Ils avaient aussi manifesté sur le chemin du stade en appelant à « venger Hayat ».

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                Vive émotion au Maroc après les tirs meurtriers de la marine sur un bateau de migrants



Ces dernières semaines, des dizaines de vidéos montrant des jeunes Marocains en route vers l’Espagne à bord de bateaux pneumatiques sont devenues virales sur les réseaux sociaux, dans un pays marqué par de grandes inégalités sociales sur fond de chômage élevé chez les jeunes.
Depuis le début de l’année, l’Espagne est devenue la première porte d’entrée vers l’Europe, avec près de 43 000 arrivées par voie maritime et terrestre, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Jamil Addou, le directeur du Bureau européen d’appui en matière d’asile, plaide pour davantage d’harmonisation dans l’examen des demandes déposées par les réfugiés arrivant dans l’UE.
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« Notre défi, c’est que les demandes d’asile soient traitées de la même façon en Europe »

Jamil Addou, le directeur du Bureau européen d’appui en matière d’asile, plaide pour davantage d’harmonisation dans l’examen des demandes déposées par les réfugiés arrivant dans l’UE.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 15h48
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            

Jamil Addou est directeur du Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO), basé à Malte. Il évoque le projet de centres contrôlés de débarquement et les mouvements secondaires des demandeurs d’asile dans l’Union alors que le Conseil européen du 18 octobre n’a pas permis de réduire les divergences sur le sujet.
Comment cela se fait-il que les Vingt-huit n’arrivent pas à progresser en matière migratoire ?
Le contexte politique est directement influencé par l’approche des élections européennes et les positions nationales restent pour certaines très divergentes, mais on peut espérer que les gouvernements prennent leurs responsabilités. On peut par exemple être pessimiste sur l’adoption d’un nouveau règlement Dublin à court terme mais si les Etats membres veulent voir se réaliser les centres contrôlés [de traitement partagé de la demande d’asile des migrants secourus en mer] tels que portés par la France et Emmanuel Macron, il faut des outils pour les mettre en œuvre.
Or, la situation de l’asile dans les différents Etats membres reste trop disparate, en matière de procédures, d’interprétation du droit d’asile et d’appréciation de la situation dans les pays d’origine. Un des textes clés du « paquet asile » [législations en discussion réformant le régime européen d’asile] a vocation à transformer EASO en une agence directement opérationnelle, pour favoriser cette harmonisation et renforcer le soutien au traitement de l’asile dans les pays.

Quelles sont les distorsions entre Etats en matière d’asile ?
A situation comparable, une personne n’a pas les mêmes chances d’obtenir une protection selon le pays qui examine sa demande. Par exemple, sur le premier semestre 2018, le taux de reconnaissance moyen en Europe était de 47 % pour les Afghans, mais il montait à 88 % en Italie et n’était que de 30 % en Suède.
Notre plus grand défi est que les demandes d’asile soient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le tribunal correctionnel de Paris a commencé, depuis lundi, à se plonger dans l’univers du géant suisse de la gestion de fortune.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Parties de chasse et démarchages bancaires au menu du procès UBS

Le tribunal correctionnel de Paris a commencé, depuis lundi, à se plonger dans l’univers du géant suisse de la gestion de fortune.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 12h48
    |

            Yann Bouchez








                        



                                


                            

Le monde bancaire ne fait pas de cadeau. « Si vous ne vous occupez pas de vos gros clients régulièrement, on va vous les piquer, surtout si le marché est de mauvaise humeur », prévient Patrick de Fayet. Et puis il ne faudrait pas oublier la pression constante que constitue l’amélioration du « ROA » – « pardonnez-moi, le retour sur investissement », explique l’ancien numéro deux d’UBS France, en ce mercredi 17 octobre, face à la cour. Ou celle du « share of wallet », littéralement « part de portefeuille », cette stratégie visant à inciter les clients à placer une proportion croissante de leur argent dans la banque. « Tant que vous n’atteignez pas 100 %, votre chef vous met l’épée dans les reins pour augmenter la part. »
Pour parler de son ancienne activité devant le tribunal correctionnel de Paris, le néo-retraité, 63 ans, cheveux blond vénitien soigneusement coiffés, jongle avec les anglicismes, les images et les sigles. Il tente même l’accent suisse quand il évoque les consignes de la maison mère, UBS AG. Sa prise de parole était attendue, après une première semaine d’audience durant laquelle les avocats de la défense ont tenté, en vain, d’obtenir un report du procès de la banque suisse et de ses anciens hauts responsables, jugés pour avoir mis en place un vaste système de fraude fiscale, ce qu’ils nient.
Comme Hervé d’Halluin, l’ex-directeur de l’agence lilloise d’UBS, entendu lundi, M. de Fayet a fait preuve de prudence. Les deux anciens cadres de la filiale française de la banque suisse sont notamment poursuivis pour complicité de démarchage bancaire illicite, de 2004 à 2009. Ils auraient aidé des chargés d’affaires helvétiques à inciter des clients français à placer leur argent en Suisse. En toute illégalité, UBS AG ne disposant pas de licence bancaire pour démarcher en France.
Nécessité pour eux de « s’occuper des gros clients
A la barre, les deux ex-salariés ont soupesé le moindre terme. Car s’il y a les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ L’industriel tchèque est en négociations exclusives avec Matthieu Pigasse, qui va lui revendre une part minoritaire de la holding par laquelle il est présent au capital du journal.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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« Elle », « Marianne », « Le Monde »… l’offensive de Daniel Kretinsky dans les médias français

L’industriel tchèque est en négociations exclusives avec Matthieu Pigasse, qui va lui revendre une part minoritaire de la holding par laquelle il est présent au capital du journal.



LE MONDE ECONOMIE
 |    18.10.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 17h57
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Après avoir racheté le magazine Elle, fleuron de la presse féminine, et l’hebdomadaire Marianne, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky s’intéresse au Monde. Un des actionnaires majoritaires du quotidien, Matthieu Pigasse, a confirmé, mercredi 17 octobre, les informations de la rédaction du Monde selon lesquelles il souhaitait revendre une partie de ses parts à l’industriel tchèque : le banquier d’affaires de Lazard est entré en négociations exclusives pour céder entre 40 % et 49 % de sa société Le Nouveau Monde, créée pour détenir sa participation dans Le Monde, qu’il contrôle aux côtés de Xavier Niel, le fondateur de Free.
M. Pigasse cherchait ces derniers mois à trouver un partenaire pour l’épauler financièrement. Mais il assure qu’il a l’intention de garder le contrôle du Nouveau Monde, ainsi que de sa société de médias Les Nouvelles Editions Indépendantes (LNEI : Les Inrocks, Nova…), qui détient la première. Il affirme aussi son intention de rester le cogérant du groupe Le Monde et de L’Obs, à travers la société Le Monde Libre. Dans un communiqué, LNEI précise vouloir conclure avec M. Kretinsky « un partenariat stratégique » qui « permettra aux deux groupes de bénéficier de leurs expertises respectives dans le domaine des médias en Europe, de faire ainsi jouer leurs complémentarités et de générer des synergies opérationnelles. » Contacté, Xavier Niel n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Mardi, une source officielle tchèque a affirmé au Monde que l’intention de M. Kretinsky était de « racheter » le journal. Mais du côté de l’industriel, dirigeant du groupe énergétique EPH et du premier groupe de médias de son pays, Czech Media Invest (CMI), on nie avoir cette intention. Le pôle d’indépendance du Monde – regroupant notamment les sociétés des rédacteurs, des lecteurs et des employés – a dénoncé, pour sa part,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Cet industriel, qui dirige l’entreprise énergétique EPH et détient le premier groupe de médias tchèque, est décrit comme « proeuropéen ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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Daniel Kretinsky, le milliardaire tchèque qui veut conquérir Paris

Cet industriel, qui dirige l’entreprise énergétique EPH et détient le premier groupe de médias tchèque, est décrit comme « proeuropéen ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    18.10.2018 à 12h08
    |

            Blaise Gauquelin (Prague, envoyé spécial)








                        



                                


                            
Il veut « racheter Le Monde », selon une source officielle tchèque, mais c’est au Figaro qu’il a accordé, en avril, sa seule interview à la presse française. Il place l’éditorialiste souverainiste Natacha Polony à la direction de la rédaction de Marianne, après avoir acquis l’hebdomadaire, tout en croyant pouvoir rester discret sur ses intentions. Qui est donc Daniel Kretinsky, cinquième fortune de la République tchèque ? « Il a un important business plan et veut vivre un jour dans la capitale française », affirme cette même source praguoise. « Et il parle très bien votre langue. »

Ce milliardaire, né à Brno, la deuxième ville tchèque, en 1975, entretiendrait, affirme le magazine Forbes, une liaison avec Anna Kellner, la fille de Petr Kellner, l’homme le plus riche du pays. Il n’apparaît pas comme étant proche, a priori, du premier ministre, lui aussi milliardaire, Andrej Babis. Bien au contraire : une guerre de positions et d’influence semble se jouer entre différents clans économiques de ce pays de 10,5 millions d’habitants.
Le magnat a « fait son droit » et étudié les sciences politiques, avant de travailler pour le cabinet d’avocats Gottweis & Partner. Son activité commence à décoller lorsqu’il rejoint le groupe financier J & T à Prague, en 2003. Cette ascension fulgurante se serait en partie effectuée avec la bienveillance du milliardaire Martin Roman, l’ex-patron du géant d’électricité CEZ.
Multiples rachats dans les médias
Industriel, M. Kretinsky est le dirigeant du groupe énergétique EPH et actionnaire majoritaire du premier groupe de médias de son pays, Czech Media Invest (CMI), revendiquant 3,25 millions de lecteurs en République tchèque, soit 37 % de la population âgée de 12 ans à 79 ans.
En avril, il a racheté les radios de Lagardère Active en République tchèque, Pologne, Roumanie et Slovaquie pour 73 millions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Depuis qu’il s’est volatilisé, le 2 octobre, après être entré dans le consulat saoudien d’Istanbul, les indices remontant jusqu’au prince héritier Mohammed Ben Salman s’accumulent.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Depuis qu’il s’est volatilisé, le 2 octobre, après être entré dans le consulat saoudien d’Istanbul, les indices remontant jusqu’au prince héritier Mohammed Ben Salman s’accumulent.        Par  Madjid Zerrouky   Publié aujourd’hui à 11h20, mis à jour à 12h08   Lecture 5 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Retrouvera-t-on un jour les restes de Jamal Khashoggi, le journaliste saoudien qui n’a plus donné signe de vie après son entrée dans l’enceinte du consulat saoudien d’Istanbul le 2 octobre ? Hasan Jamali / AP             Retrouvera-t-on un jour les restes de Jamal Khashoggi, le journaliste saoudien qui n’a plus donné signe de vie après son entrée dans l’enceinte du consulat saoudien d’Istanbul le 2 octobre ?          Seize jours après sa disparition, la police scientifique turque a perquisitionné, mercredi 17 octobre, la résidence du consul d’Arabie saoudite, à la recherche d’indices qui pourraient la conduire vers sa dépouille. Si son assassinat ne fait plus aucun doute dans l’esprit des enquêteurs, il s’agit désormais de retrouver son corps, alors que les médias locaux et américains se font l’écho d’une exécution aux détails de plus en plus macabres, sur la foi de sources policières turques.            M. Khashoggi serait mort en quelques minutes, décapité, démembré, ses doigts tranchés et moins de deux heures plus tard, les assassins étaient partis, selon des détails d’enregistrements audio décrits par un haut responsable turc, mercredi.          Les autorités d’Ankara, qui se retranchent officiellement derrière le principe du secret de l’instruction, n’avaient toujours pas rendu publiques, jeudi matin, les preuves qui les ont amenées à cette conclusion, dont le fichier audio. Selon le New York Times et l’agence Reuters, des sources des renseignements américains et occidentaux qualifient néanmoins ce scénario de « très plausible ».           « De simples touristes »                     Devant le consulat saoudien d’Istanbul. OZAN KOSE / AFP             L’Arabie saoudite continue de rejeter les allégations turques sur les circonstances de l’assassinat de M. Khashoggi, elle reste néanmoins silencieuse sur la présence de quinze agents saoudiens qui ont atterri, puis ont quitté Istanbul le 2 octobre à bord, notamment, de deux jets privés venus de Riyad. L’enquête menée par la police turque a permis d’identifier ces hommes venus lui tendre le guet-apens fatal. « De simples touristes », selon des médias arabes pro-saoudiens.          Le groupe, composé de membres de la sécurité rapprochée du prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, d’au moins trois colonels et d’un médecin légiste en chef au ministère de l’intérieur, rend difficilement plausible la thèse d’une opération qui n’aurait pas été avalisée par les plus hautes autorités du pays, si ce n’est par MBS lui-même.          Un des quinze suspects appartient ainsi à l’entourage direct du prince héritier, selon le New York Times, qui l’a identifié sur des images publiques. Il a accompagné le prince lors de certains de ses déplacements aux Etats-Unis en mars 2018 ainsi qu’à Madrid et à Paris en avril 2018. Identifié comme Maher Abdulaziz Mutreb, il est présenté par les enquêteurs turcs comme le chef du groupe d’Istanbul. Menom3ay, une application saoudienne qui permet de retrouver des personnes associées à des numéros de téléphone et à leurs cercles de connaissances, permet d’en savoir plus sur son grade : un colonel.           Lire aussi En Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed Ben Salman dans l’ouragan Khashoggi             Agent des renseignements et diplomate                     Le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman, le 7 mars 2018, lors de son passage à Londres. Alastair Grant / AP             C’est bien le présumé colonel Mutreb que l’on voit distinctement ce 2 octobre à Istanbul sur les images de vidéosurveillance récupérées par les enquêteurs turcs. A 9 heures 55, il se présente, à pied, à l’entrée du consulat – trois heures avant l’arrivée de M. Khashoggi. A 16 h 53, il quitte la résidence du consul saoudien, où la police pense que le commando s’est débarrassé du corps du disparu d’Istanbul. A 17 h 58, il passe le contrôle des passeports à l’aéroport Atatürk et décolle une demi-heure plus tard à bord d’un jet privé pour Riyad via Le Caire. L’homme de main de MBS aura passé à peine quinze heures sur le territoire turc.           Le troisième colonel supposé de l’équipée, le médecin légiste Salah Mohamed Al-Tubaigy aurait démembré le corps du journaliste saoudien dans l’enceinte du consulat.          Affecté à l’ambassade saoudienne à Londres il y a une dizaine d’années, si l’on en croit un fichier britannique de diplomates étrangers accrédités au Royaume-Uni en 2007, Il n’est pas le seul à cumuler ou à avoir cumulé ce profil d’agent des renseignements et de diplomate parmi le groupe des 15. Mansur Othman M. Abahusseyn, colonel dans les renseignements, a lui été en poste dans deux capitales sensibles du Proche-Orient : Amman et Damas. Deux autres suspects, Muhammed Saad Al-Zahrani et Khalid Aedh Al-Otaibi, auraient également accompagné MBS lors de ses déplacements aux Etats-Unis et en France.          Le troisième colonel supposé de l’équipée, le médecin légiste Salah Mohamed Al-Tubaigy, est lui aussi au cœur de l’enquête, tant son profil accrédite l’hypothèse d’une exécution préméditée. C’est l’homme qui aurait démembré le corps du journaliste saoudien dans l’enceinte du consulat.          Président du conseil scientifique saoudien de la médecine légale, il dirige l’Institut de médecine légale et de police scientifique au ministère de l’intérieur. Diplômé de l’université de Glasgow, ses recherches comprennent notamment des travaux sur la dissection et les « autopsies mobiles ». Il est là aussi douteux qu’une telle sommité de l’appareil sécuritaire ait pu se joindre sans autorisation à une expédition organisée par un subalterne.                         Retrouvez nos contenus sur l’affaire Khashoggi        L’enquête sur la disparition de Jamal Khashoggi.           Le sommet économique de Riyad, enlisé dans l’affaire.           Le prince héritier Mohammed Ben Salman, dans la tourmente.           La dernière tribune du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.           La relation entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.           L’ambiguïté de Washington et d’Ankara vis-à-vis de Riyad.                                                             Madjid Zerrouky       Voir les réactions     Dans la même rubrique                 « Le monde arabe fait face à son propre rideau de fer » : la dernière tribune du journaliste saoudien Jamal Khashoggi  Cet éditorial du journaliste, parvenu au « Washington Post » le lendemain de sa disparition, évoque la nécessaire liberté de la presse dans le monde arabe.                          Article réservé à nos abonnésFernando Karadima, le « saint » prédateur de l’Eglise du Chili  Les abus sexuels dans l’Eglise chilienne (1/2). Dans une enquête en deux volets, « Le Monde » revient sur l’affaire qui a déstabilisé le pape François ces derniers mois.                      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L’« Aquarius » demande d’accoster à Marseille, la France dit chercher « une solution européenne »  Le navire de sauvetage en mer avance que le port est sa « seule option ». Paris botte en touche et met en avant une « répartition solidaire ».                      Article réservé à nos abonnésLes « policiers antifascistes » brésiliens s’engagent contre le candidat d’extrême droite  Ecœuré par le soutien d’une partie de ses collègues à Jair Bolsonaro, un jeune policier s’efforce de mobiliser contre la violence et « la haine » au sein de l’institution.                                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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le succès des Verts aux élections du 14 octobre traduit la prise de conscience des conséquences économiques du réchauffement, mais aussi la crainte de voir disparaître les riantes campagnes bavaroises, analyse l’économiste Dorothea Bohnekamp dans une tribune au « Monde ».
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« En Bavière, le Mittelstand vote vert »

Le succès des Verts aux élections du 14 octobre traduit la prise de conscience des conséquences économiques du réchauffement, mais aussi la crainte de voir disparaître les riantes campagnes bavaroises, analyse l’économiste Dorothea Bohnekamp dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    18.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 13h52
    |

Dorothea Bohnekamp (historienne et économiste, est maître de conférences à l’université Paris-III-Sorbonne nouvelle)







                        



                                


                            
Tribune. En écho aux déboires successifs de la « Groko » (la grande coalition CDU-SPD) au pouvoir à Berlin, la belle performance des Verts réalisée lors du scrutin régional, dimanche 14 octobre, en Bavière, chamboule non seulement le paysage politique allemand, mais interroge plus fondamentalement sur les raisons de cet engouement, inédit dans ce Land prospère, pour les questions environnementales.
Tout d’abord, ce large plébiscite en faveur des Grünen paraît sceller le retour de la cause écologique au centre des préoccupations des Allemands au détriment de l’enjeu migratoire qui, instrumentalisé à des fins électorales, semble avoir démesurément focalisé le débat public outre-Rhin. Mais c’est aussi la sécheresse exceptionnelle de l’été et de l’automne et son lot de paysages inhabituellement arides qui ont fait naître outre-Rhin une inquiétude réelle et palpable quant à l’impact du changement climatique, largement visible sur des terres bavaroises d’habitude vertes et fertiles.

Pour rendre leur région compatible avec l’image de carte postale si prisée des touristes, les Bavarois ont su d’ailleurs se montrer particulièrement inventifs, par exemple en parsemant de fleurs leurs champs desséchés. Faisant écho à la publication de différents rapports internationaux sur le réchauffement climatique – par exemple, ceux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en 2014 et en octobre 2018 –, la météo allemande anticipe actuellement un réchauffement du pays allant de 2,5 °C à 5 °C jusqu’en 2100, la canicule que l’Allemagne a connue en juillet et en août pouvant devenir la norme estivale.
Montée des prix des produits agricoles
Pour les chercheurs rattachés au Centre Helmholtz de Geesthacht, spécialisé dans la recherche sur le climat, les coûts directs et indirects en termes de baisse de qualité de vie toucheront incontestablement l’économie allemande, notamment à la fin de ce siècle. Même si tout calcul...




                        

                        


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Terra Nova et l’Institut Montaigne veulent « sauver le droit d’asile » en Europe

Dans un rapport publié jeudi, Terra Nova et l’Institut Montaigne préconisent notamment la fin de la règle du traitement de l’asile par le premier pays d’entrée.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 00h00
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 11h09
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            

Mettre fin à la règle du premier pays d’entrée, transformer les offices de l’asile en agences indépendantes de toute interférence politique, créer des centres de traitement de la demande d’asile pour les migrants secourus en mer… Dans un rapport rendu public jeudi 18 octobre, les think tanks Terra Nova et Institut Montaigne formulent une série de propositions pour « sauver le droit d’asile » en Europe.
Le texte, qui se veut transpartisan, paraît le jour où le Conseil européen doit aborder les questions migratoires à Bruxelles. Les Etats sont toutefois très loin d’un accord autour de l’asile et devraient se concentrer sur le renforcement de l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures ou l’accélération des renvois dans les pays d’origine, alors que depuis le mois de juin, ils achoppent sur la prise en charge des migrants secourus en mer.

Face aux « égoïsmes nationaux », à la montée des populismes et à l’« engorgement » des procédures, l’asile est « clairement en danger », s’inquiètent les auteurs du rapport. Même si la demande d’asile est en diminution en Europe, « le niveau de la vindicte n’a jamais été aussi haut », souligne Jean-Paul Tran Thiet, de l’Institut Montaigne. En outre, le reflux des demandes est pour partie lié à des politiques d’endiguement menées par l’Europe avec les pays de transit, tels que la Turquie et la Libye.
Enfin, le pic de 1,4 million de demandeurs en 2015 continue de produire des effets dans les Etats. Ainsi, en France, la demande d’asile augmente d’environ 20 % en 2018, en provenance notamment de migrants qui ont déjà été enregistrés ou ont demandé l’asile dans un autre Etat membre. En cause : le système de Dublin, considèrent les auteurs du rapport, qui se joue des distorsions entre Etats membres en matière d’asile.
Le règlement de Dublin, « vache sacrée et poison »
Le règlement de Dublin III prévoit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Réunis à Bruxelles, les chefs de file du PPE n’ont pas voulu exclure le premier ministre hongrois, accusé de dérives autoritaires.
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La droite européenne écarte toute sanction contre Viktor Orban

Réunis à Bruxelles, les chefs de file du PPE n’ont pas voulu exclure le premier ministre hongrois, accusé de dérives autoritaires.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 21h46
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Baptiste Chastand








                        



   


« Pas d’exclusion, pas de sanction, rien du tout. » Antonio López-Istúriz, le secrétaire général du Parti populaire européen (PPE), a été très clair mercredi 17 octobre : Viktor Orban, le premier ministre hongrois ultraconservateur, sera autorisé à rester dans la grande formation des conservateurs européens. Critiqué pour ses atteintes à l’indépendance de la justice, à la liberté des ONG ou des universités, l’homme fort de Budapest, adulé par l’extrême droite de tout le Vieux Continent, va pouvoir faire campagne pour les élections européennes sous l’étiquette du PPE.
Depuis que le Parlement européen a voté pour ouvrir une procédure de sanction contre la Hongrie le 12 septembre, y compris grâce à une majorité de voix des eurodéputés PPE, la question de son maintien déchirait la formation. Plusieurs eurodéputés, notamment issus du Benelux ou de Suède, et jusqu’au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avaient demandé qu’une procédure soit lancée pour l’exclure du parti en vue des prochaines élections européennes de mai 2019. Mais réunis en mini-sommet mercredi à Bruxelles, les leaders du parti, dont la chancelière allemande, Angela Merkel, et le chef de file des Républicains, Laurent Wauquiez, ont décidé d’écarter cette possibilité.

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                Pour Jean-Claude Juncker, « Viktor Orban n’a plus sa place au sein du PPE »



« Il y a eu une discussion très franche et très directe mais aucune procédure n’a été discutée », confirme Joseph Daul, le président du PPE. M. Orban n’a même pas eu à rentrer dans le détail des dossiers qui lui sont reprochés, comme les menaces de fermeture qui planent contre l’université d’Europe centrale, fondée et financée par le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros. Jusqu’ici, le parti espérait un recul de M. Orban sur ce point pour pouvoir justifier de son maintien. « Viktor Orban s’est engagé à se mettre autour de la table et à discuter. Il répondra à la Commission européenne », affirme désormais M. Daul. Arrivé tout sourire, M. Orban avait devancé un tel résultat, en lançant à la presse : « Nous sommes le PPE ! »
Mercredi soir, même les responsables de droite les plus critiques des dérives du gouvernement hongrois ont fait profil bas. « On continue le dialogue, la question de l’exclusion n’est pas la bonne », défend ainsi le Finlandais Alexander Stubb, un des deux candidats en compétition pour obtenir l’investiture de chef de file du PPE en vue des européennes. Jusqu’ici très critique de M. Orban, il promet désormais qu’une « déclaration des valeurs » sera rédigée lors du congrès du parti organisé à Helsinki, et déclare que l’objectif est que M. Orban la signe. Reste à savoir quel sera son contenu.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ EPH, le groupe tchèque détenu par le milliardaire qui investit dans les médias, a multiplié les rachats de centrales à charbon. Un pari rémunérateur, mais de court terme.
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Le charbon et le gaz, les paris rémunérateurs du groupe de Daniel Kretinsky

EPH, le groupe tchèque détenu par le milliardaire qui investit dans les médias, a multiplié les rachats de centrales à charbon. Un pari rémunérateur, mais de court terme.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 20h59
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 11h18
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Au premier abord, la stratégie du tchèque EPH – propriété du milliardaire Daniel Kretinsky, qui est en discussion pour entrer dans le groupe de Matthieu Pigasse, actionnaire à titre individuel du Monde – peut paraître déconcertante : depuis sa création, en 2009, ce groupe énergétique multiplie les acquisitions dans le charbon et le gaz. Au moment où l’Europe cherche à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, beaucoup de groupes du secteur ont fait le choix de se débarrasser de leurs centrales à charbon et au gaz.
De fait, EPH investit à contre-courant du marché, le groupe ayant racheté des centrales charbon et lignite en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni. Il est aussi très présent dans les énergies fossiles en Europe centrale. « Du point de vue pratique et moral, nous considérons comme incorrect le rejet des sources d’énergie nécessaires pour répondre aux besoins fondamentaux des habitants d’Etats européens », justifiait en 2017 Daniel Castvaj, porte-parole du groupe.

Investissements en Allemagne
La stratégie du groupe est en réalité assez simple : acquérir à un prix avantageux des actifs dont les autres groupes veulent se débarrasser et profiter de leur rentabilité actuelle. Autrement dit, le futur du charbon est hasardeux en Europe mais EPH peut espérer que ces investissements soient très rentables pendant les dix ou vingt prochaines années. EPH est concurrencé dans cette stratégie par un autre groupe tchèque, Sev.en Energy, lui aussi dirigé par un milliardaire, Pavel Tykac.
Une logique d’autant plus rentable à court terme que, dans certains pays, ces centrales font l’objet d’engagements de production auprès de l’Etat pour assurer la production en cas d’insuffisance de la part des énergies renouvelables ou de forte demande des consommateurs.
C’est notamment le cas en Allemagne, où la transition énergétique a conduit à développer massivement les énergies renouvelables, mais où les centrales...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Quelque 600 officiers se sont fait porter pâles en guise de protestation contre le gouvernement fédéral belge.
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A Bruxelles, des policiers boycottent le sommet sur le Brexit

Quelque 600 officiers se sont fait porter pâles en guise de protestation contre le gouvernement fédéral belge.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 18h32
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Les chefs d’Etat et de gouvernement ne s’en apercevront sans doute pas, mais le sommet sur le Brexit qui démarrait mercredi 17 octobre au soir à Bruxelles et devait s’achever vendredi - à l’issue d’une rencontre Europe Asie - est marqué par un mouvement de grève inattendu : celui des policiers chargés de la surveillance du quartier européen. Six cents d’entre eux se sont fait porter malades, en signe de protestation contre le gouvernement fédéral belge « sourd et aveugle » à leurs revendications, selon eux.
Les syndicats, visiblement dépassés par une mobilisation partie des réseaux sociaux, avaient, au départ, déposé un préavis de grève. Le ministre de l’intérieur, Jan Jambon (NVA), a contourné l’obstacle en procédant à une réquisition des policiers nécessaires à la sécurisation du sommet. En guise de riposte, des centaines de policiers ont alors présenté des certificats médicaux… Un cinquième des effectifs de la zone de Bruxelles semblait concerné jeudi.
Renforts de la police fédérale
Selon les responsables de la police de Bruxelles, le mouvement ne menacera toutefois pas la tenue du sommet. D’autres zones du pays et les polices locales ont fourni des effectifs suffisants et les forces d’intervention de la police fédérale, ainsi que la réserve fédérale – elle aussi en sous-effectif selon les syndicats – apporteront des renforts.
Les patrouilles habituelles dans certaines parties de la capitale risquaient toutefois d’être réduites et des commissariats fermés, indiquait une porte-parole de la police. En réponse aux informations selon lesquelles l’armée aurait aussi fourni des hommes chargés du maintien de l’ordre, le cabinet du ministre de l’intérieur affirme que cette question est « hors sujet », des patrouilles de militaires étant effectuées en temps normal aux abords des réunions internationales.

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Article sélectionné dans La Matinale du 17/10/2018
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Le milliardaire tchèque Kretinsky négocie son entrée dans le groupe de Matthieu Pigasse, actionnaire du « Monde »

Selon nos informations, Matthieu Pigasse est entré en négociations exclusives avec l’industriel pour lui revendre une part minoritaire de la holding via laquelle il est présent au capital du journal.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 17h57
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 11h21
    |

            Blaise Gauquelin (Prague, envoyé spécial), 
François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Un des actionnaires majoritaires du Monde, Matthieu Pigasse, négocie la revente d’une partie de ses parts à l’industriel tchèque Daniel Kretinsky, selon nos informations, confirmées par M. Pigasse : celui-ci est entré en négociations exclusives pour céder entre 40 % et 49 % de sa société Le Nouveau Monde, créée pour détenir sa participation dans Le Monde, qu’il contrôle aux côtés de Xavier Niel, le fondateur de Free.
Le banquier d’affaires de Lazard cherchait ces derniers mois à trouver un partenaire pour l’épauler financièrement. Mais il assure qu’il a l’intention de garder le contrôle du Nouveau Monde, ainsi que de sa société de médias Les Nouvelles Editions indépendantes (Les Inrocks, Nova…), qui détient la première. Et aussi de rester le cogérant du groupe Monde et de L’Obs, à travers la société Le Monde libre (LML). Contacté, Xavier Niel n’a pas souhaité répondre à nos questions. M. Kretinsky et ses représentants n’ont pu être joints.
« Complémentarités et synergies opérationnelles »
Une source officielle tchèque a affirmé, mardi 16 octobre au Monde que l’intention de M. Kretinsky était de « racheter Le Monde ». L’industriel est dirigeant du groupe énergétique EPH et du premier groupe de médias de son pays, Czech Media Invest (CMI). Il est aussi devenu propriétaire de Marianne et d’une partie du pôle magazine du groupe Lagardère.
Dans un communiqué, Les Nouvelles Editions Indépendantes ont confirmé des négociations exclusives avec le groupe CMI, en vue de « la conclusion d’un partenariat stratégique » qui « permettra aux deux groupes de bénéficier de leurs expertises respectives dans le domaine des médias en Europe, de faire ainsi jouer leurs complémentarités et de générer des synergies opérationnelles ». 
L’offensive de M. Kretinsky dans les médias français soulève des questions. Avocat ayant fait fortune dans l’énergie, il était, encore récemment, inconnu en France, même s’il a effectué une partie de ses études de droit à Dijon, à l’université de Bourgogne. « Je suis francophone et francophile », expliquait-il en avril au Figaro, dans sa seule prise de parole médiatique.
Sa filiale CMI – détenue à 50 % – possède en République tchèque trois quotidiens, dont le tabloïd Blesk, des portails d’information et vingt-neuf magazines, ainsi que des titres féminins et des revues. Elle a été bâtie à partir du rachat, en 2013, des actifs en République tchèque des groupes de presse suisse et allemand Ringier et Axel Springer, pour un montant de 170 millions d’euros. Mais en France, le groupe de M. Kretinsky n’est apparu dans le paysage médiatique que ces derniers mois.

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Son groupe énergétique, EPH, est très puissant en Europe de l’Est et a pris des positions en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie. Il a notamment investi, à contre-cycle, dans le charbon. Et il possède également 49 % du gazoduc Eurstream, l’un des principaux points d’entrée du gaz russe dans l’Union européenne (UE), mais M. Kretinsky a, en République tchèque, plutôt une image de proeuropéen. Dans l’Hexagone, il ne possède pas d’actifs significatifs, pour l’heure.

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Rachat en avril de « Marianne »
En avril, M. Kretinsky a racheté les radios de Lagardère Active en République tchèque, Pologne, Roumanie et Slovaquie pour 73 millions d’euros. Puis, dans la foulée, CMI est entré en négociations exclusives avec le groupe français pour l’acquisition de ses titres de presse magazine dans l’Hexagone, dont l’emblématique Elle (ainsi que Version Femina, Télé 7 Jours, France Dimanche, Ici Paris, Public, Art & Décoration).
Pour apaiser les craintes des salariés liées à la réputation de cost killer de l’homme d’affaires tchèque, Arnaud Lagardère a assuré, lors de l’assemblée générale du groupe, le 3 mai, que M. Kretinsky a « l’avantage de ne pas être un opérateur en France » : il « aura besoin de toutes les femmes et les hommes, il n’y aura pas de synergie comme pourrait l’envisager un autre acteur présent en France et qui pourrait avoir le réflexe de réduire les effectifs », a-t-il dit. L’acquisition est en train d’être finalisée et pourrait intervenir début 2019.
Daniel Kretinsky s’est également offert un journal français d’un autre genre, l’hebdomadaire d’opinion Marianne, dont le propriétaire cherchait un repreneur. Rapidement, il a nommé comme directrice Natacha Polony, l’éditorialiste souverainiste, malgré certaines résistances en interne.
Interrogé en avril, la filiale médias CMI affirmait vouloir « chercher des opportunités d’investissement dans toute l’Europe ». Dans Le Figaro, en avril, M. Kretinsky avait expliqué ne rien « exclure pour le futur, que ce soit en France ou en Europe ». « Mais notre priorité est la France », avait-il ajouté.

   



Communiqué du Pôle d’indépendance
Le Pôle d’indépendance, qui regroupe les sociétés de rédacteurs, salariés, lecteurs et fondateurs du groupe Le Monde apprend que Matthieu Pigasse a la volonté de céder une participation minoritaire dans sa holding Le Nouveau Monde. Depuis 2010, c’est à travers cette société que Matthieu Pigasse est actionnaire majoritaire du groupe Le Monde au sein du Monde libre (LML) aux côtés de Xavier Niel et de Madison Cox (ayant droit de Pierre Bergé).
L’acquéreur est l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky. Il a fait fortune dans son pays dans le secteur de l’énergie et a créé Czech Media Invest (CMI) qui est devenu le premier groupe de presse tchèque. En France, il possède l’hebdomadaire Marianne et finalise notamment le rachat d’Elle, Télé 7 jours, Ici Paris et France Dimanche.
Face à la brutalité de cette annonce, le Pôle d’indépendance souhaite s’entretenir rapidement avec les actionnaires majoritaires du groupe. Il demande également à rencontrer M. Kretinsky ou son représentant en France pour éclaircir ses intentions et obtenir de sa part les garanties indispensables du respect des valeurs et règles d’indépendance qui régissent l’ensemble des titres du groupe Le Monde.
Le Pôle d’indépendance organisera dans les plus brefs délais une réunion d’information des personnels.
Société des rédacteurs du « Monde », Société civile des publications de « La Vie » catholique, Société des lecteurs du « Monde », Société des cadres du « Monde », Société des employés du « Monde », Société des personnels du « Monde », Société des personnels de « Courrier international », Association des actionnaires minoritaires du « Monde »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Pour la correspondante du « Monde » à Bruxelles, Cécile Ducourtieux, le risque d’une absence de compromis avec l’UE « est là, mais il est relativement faible ».
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Brexit : « Personne, ni chez les Vingt-Sept ni chez les Britanniques, n’a intérêt à un “no deal” »

Pour la correspondante du « Monde » à Bruxelles, Cécile Ducourtieux, le risque d’une absence de compromis avec l’UE « est là, mais il est relativement faible ».



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 17h48
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 18h02
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Notre correspondante à Bruxelles, Cécile Ducourtieux, a répondu aux questions des internautes sur le sommet européen spécial consacré au Brexit.

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YA : A combien estimeriez-vous la probabilité d’un « no deal » ?
Très difficile à dire. Comme dans toute négociation, il y a aujourd’hui une part de bluff et de dramatisation difficile à apprécier. Je dirais que le risque de « no deal » est là, mais relativement faible, même si la marche politique à franchir pour la première ministre britannique, Theresa May, afin d’accepter la solution européenne pour l’Irlande est très haute.
Que voudrait dire un « no deal » ? Probablement, dans les premiers jours, voire les premières semaines, des dizaines de kilomètres de bouchons aux frontières UE-Royaume-Uni, des dizaines de milliers de têtes de bétail, de chiens et de chats mis en quarantaine dans les ports britanniques ou nord-irlandais. Les Eurostar à l’arrêt, des avions cloués au sol dans les aéroports londoniens, des expatriés londoniens (Français, Polonais…) en panique, et j’en passe. Personne, ni chez les Vingt-Sept, ni chez les Britanniques n’a intérêt à un « no deal ». Donc, logiquement, tout le monde finira par s’entendre à la fin. Je dirais entre mi-novembre et Noël.
Mais cette négociation est spécialement difficile, et on n’est pas à l’abri d’un accident en fin de parcours : par exemple, si l’accord de retrait ne passe pas la barre du vote à la Chambre des Communes. C’est la grande inquiétude des Européens. Et de Mme May.
Florent : Au sujet du problème de la frontière Irlandaise, ne serait-il pas possible de régler dans deux traités différents cette question et le reste (le montant du divorce avec l’UE, le sort des expatriés…), qui est relativement bien avancé afin d’éviter un « no deal » ?
La priorité absolue des Européens est de préserver les accords de paix signés en 1998 entre Irlande du Nord et République d’Irlande et qui ont mis fin à 40 ans de « troubles » en Irlande du Nord. Ces accords stipulent qu’il ne doit en aucun cas y avoir retour d’une frontière physique entre la province nord-irlandaise et la République d’Irlande.
Bruxelles veut « sécuriser » cette question dès l’accord de retrait, pour éviter que cette frontière ne réapparaisse, dans les mois ou les années suivant le Brexit, si les Européens mettent plus de temps que prévu à négocier un traité avec Londres sur leurs « relations futures ». Les Européens ont besoin de cette « assurance » (ce « filet de sécurité » ou ce « backstop ») tout de suite, car ils se font peu d’illusions : la « relation future » entre les Vingt-Sept et le Royaume-Uni, à moins que Londres finalement accepte de rester dans le marché intérieur, ne se fera pas « sans frictions » : des contrôles douaniers deviendront nécessaires, même a minima entre l’UE à 27 et le Royaume-Uni.

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Corentin : Assiste-t-on à la fuite massive des grandes entreprises de la City comme cela avait été prévu ? Si oui vers quel capitale européenne ?
La fuite n’est pas massive même si, les uns après les autres, les grands établissements financiers renforcent leurs équipes continentales, anticipant qu’après le divorce, le Royaume-Uni perdra ce précieux passeport permettant aux établissements installés depuis la City de vendre leurs services financiers au reste du continent.
Les places continentales, Francfort, Luxembourg et Paris se livrent à une intense concurrence pour les attirer. Et Paris ne s’en sort pas trop mal. Bank of America, Citigroup, BlackRock, JP Morgan Chase ont tous annoncé renforcer leurs équipes parisiennes. C’est elle qui par ailleurs a gagné le « concours de beauté » continental, pour récupérer l’Autorité bancaire européenne, qui doit quitter le Royaume-Uni à la suite du Brexit.

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Distrait : D’après la presse continentale, ce sont les contradictions entre Britanniques qui rendent la situation inextricable. Faut-il comprendre que même si Barnier disait oui à tout ce que demande Theresa May, celle-ci n’obtiendrait pas pour autant le consensus auprès des siens ? A partir de là, quel est l’intérêt de continuer ces négociations ?
Michel Barnier ne dira pas oui « à tout ce que lui demande [la première ministre britannique, Theresa] May ». Depuis le début des discussions avec Londres, les Vingt-Sept ont confié un mandat très clair à leur unique négociateur : d’accord pour négocier un accord qui garde le Royaume-Uni le plus proche possible de l’Union mais en aucun cas, ce divorce ne doit porter préjudice au principal acquis communautaire, à savoir le marché intérieur. M. Barnier doit donc préserver coûte que coûte cet acquis, et les règles qui vont avec : ses quatre libertés de circulation (des biens, des capitaux, des services et des personnes), et sa Cour de justice de l’Union européenne, seule en mesure de trancher des différends liés au respect de ses lois.
Si pour l’heure, la discussion entre Londres et les Vingt-Sept bute sur la question irlandaise, c’est aussi parce que les Européens, en cas de Brexit, doivent réintroduire un contrôle aux frontières entre eux et le Royaume-Uni, pour éviter que leur marché intérieur ne devienne une passoire. Or, pour les raisons expliquées précédemment, ils ne veulent pas que ces contrôles soient réintroduits entre Irlande du Nord et République d’Irlande.

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J’ai 12 ans : Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer ce qui se passe d’une façon simple et compréhensible par un enfant de 12 ans ?
Les questions européennes sont difficiles à simplifier, spécialement celle-ci ! Je me lance : un divorce, c’est rarement joli-joli… Surtout quand on a vécu ensemble plus de quarante ans, qu’on a tissé des liens extrêmement étroits (économiques, politiques, géopolitiques). Et surtout, que pendant la campagne référendaire au Royaume-Uni, les Brexiters ont raconté beaucoup de bêtises et passé beaucoup de grosses difficultés sous silence.
Qui a expliqué aux Britanniques, par exemple, que sortir de l’Union, de son espace douanier, de son “marché intérieur” sans frontières intérieures pour les personnes ou les marchandises, cela impliquait automatiquement, et fatalement, une frontière entre la province d’Irlande du Nord et la République d’Irlande ? Une frontière que le Royaume-Uni s’était engagé à faire disparaître dans le cadre d’un traité de paix signé en Irlande vingt ans plus tôt pour mettre fin à une guerre civile ?
Antoine : J’habite au Royaume-Uni, dois-je m’inquiéter de quelque chose concernant mon statut ?
Si les Européens parviennent à s’entendre avec les Britanniques sur un traité de divorce, a priori, non. Si vous êtes Français ou d’un autre pays de l’Union européenne, expatrié au Royaume-Uni et êtes arrivé sur place avant le 29 mars 2019, voire avant le 31 décembre 2020 (fin de la période de transition), vous pourrez rester sur place dans les mêmes conditions que maintenant. Mais si les Européens et Londres ne parviennent pas à s’entendre sur les conditions du divorce (ce qu’on appelle le « no deal »), alors cet accord sur les expatriés tombe à l’eau.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le premier ministre sortant a été chargé par le Grand-Duc Henri de former un nouveau gouvernement.
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Au Luxembourg, Xavier Bettel en route pour un deuxième mandat

Le premier ministre sortant a été chargé par le Grand-Duc Henri de former un nouveau gouvernement.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 15h07
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


C’est un petit miracle, et lui-même n’y croyait pas : le libéral Xavier Bettel devrait rempiler pour un deuxième mandat comme premier ministre du Luxembourg alors que, selon la rumeur, il briguait déjà le poste de futur président du groupe libéral et démocrate au Parlement européen.
« Ce gouvernement n’a pas été puni, il a été confirmé. On a atteint il y a cinq ans un résultat historique, tout le monde nous prédisait une déconfiture, et on s’est bien maintenus », affirmait-il lundi 15 octobre, aux lendemains des élections législatives. Après un temps de réflexion, le chef de l’Etat, le Grand-Duc Henri, l’a chargé de former du nouveau gouvernement mardi soir.
Selon les pronostics, l’élection devait entraîner le retour aux affaires du Parti populaire chrétien social (CSV), qui a longtemps dominé la vie publique du petit pays. Il n’en a rien été : toujours orpheline de Jean-Claude Juncker, qui fut premier ministre de 1995 à 2013, cette formation n’a pas enregistré le succès attendu, reculant de près de 6 % de ses voix.
Son leader, Claude Wiseler, a en outre été battu par M. Bettel en voix dites « de préférence » (qui permettent de faire un choix nominatif en alternative avec des votes pour les listes de partis). Le système luxembourgeois permet, en effet, soit un vote pour une liste, soit un vote pour divers candidats, répartis sur une même liste ou des listes différentes. Le CSV devra se consoler en constatant qu’il reste cependant le premier parti du pays, avec 21 sièges de députés sur 60.
Le Parti démocratique (DP) de M. Bettel a, lui aussi, reculé (- 1 siège), tout comme son allié son socialiste (LSAP, - 3). Sa coalition, qui conserve au total 31 sièges sur 60, a toutefois été sauvée par la progression des Verts (+ 3 sièges) et par le score personnel du ministre socialiste des affaires étrangères, Jean Asselborn. Celui-ci, recordman national des voix de préférence, a limité les pertes de son parti, permettant du même coup à M. Bettel de reconduire son équipe ministérielle.

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                Jean Asselborn, l’homme qui a dit « merde » à Matteo Salvini



Le nouveau gouvernement devrait voir le jour en décembre, après la négociation du programme de la coalition. Il devrait être teinté de vert, avec une place plus importante faite au parti Dei Gréng, seul vrai vainqueur de cette élection centrée sur les questions de l’environnement, du logement, de la mobilité et de l’identité luxembourgeoise. Ce dernier thème, partiellement relayé par les libéraux et les écologistes, n’a pas profité à la droite populiste, qui n’a pas réalisé la percée attendue.
La prolongation inattendue du mandat de M. Bettel permettra aussi à ce dernier de poursuivre son alliance avec ses collègues belge et néerlandais, Charles Michel et Mark Rutte, en vue de défendre un programme proeuropéen lors des élections de 2019. Le trio a convié récemment, à Luxembourg, Emmanuel Macron afin de présenter un front uni, censé s’élargir d’ici à mai 2019 pour contrer les forces populistes et antieuropéennes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Notre correspondante à Bruxelles, Cécile Ducourtieux, a répondu à vos interrogations sur les négociations sur le traité de divorce, dont l’épineuse question du rétablissement d’une frontière entre les deux Irlandes. Un sommet spécial de l’Union européenne doit se dérouler à Bruxelles.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Selon le Comité national antiterroriste russe, les victimes ont été tuées par balles. L’auteur présumé de l’attaque, un élève inscrit en quatrième année, s’est suicidé.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/10/2018
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La Crimée sous le choc après un « meurtre de masse » dans un lycée

Selon le Comité national antiterroriste russe, les victimes ont été tuées par balles. L’auteur présumé de l’attaque, un élève inscrit en quatrième année, s’est suicidé.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 14h03
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 09h35
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


La Crimée était sous le choc, mercredi 17 octobre, après l’effroyable tuerie dans un lycée technique qui a entraîné la mort de vingt personnes, jeunes pour la plupart, et en a blessé trente-sept autres, selon un dernier bilan communiqué jeudi matin.
Le drame est survenu vers midi à Kertch, ville située à l’extrémité orientale de la péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014, quand des coups de feu et des détonations ont retenti dans l’établissement scolaire. L’auteur présumé de cette fusillade serait un élève inscrit en 4e année, Vladislav Rosliakov, 18 ans, retrouvé mort dans la bibliothèque. Selon les autorités locales, il se serait suicidé par balle.
« Meurtre de masse »
Présentés comme un « acte terroriste » dans les heures qui ont suivi, les faits ont par la suite été requalifiés en « meurtre de masse » par le comité d’enquête, un organisme chargé des investigations criminelles placé sous l’autorité du Kremlin, selon un scénario qui n’est pas sans rappeler la fusillade sanglante survenue en avril 1999 à Columbine, dans un lycée du Colorado, aux Etats-Unis, où deux élèves avaient abattu douze élèves, un professeur, et blessé de nombreux autres.
En Crimée, le tueur aurait agi seul. Une photo, rapidement apparue sur Internet, montre un jeune homme blond vêtu d’un tee-shirt blanc et d’un pantalon noir descendant les couloirs du lycée, un fusil à la main. Il se serait procuré cette arme, de calibre 12, le 8 septembre, avant d’acheter 150 cartouches. Cette information, comme la plupart de celles qui ont circulé depuis – y compris la photo du cadavre de Vladislav Rosliakov la tête ensanglantée – provenait du canal 112 de la messagerie Telegram, anonyme et sans références.
Aucune indication claire sur les motivations de l’auteur présumé du carnage n’a jusqu’à présent été fournie. Sur le réseau social VKontakte, l’équivalent russe de Facebook, la page répondant à son nom n’est plus active depuis septembre 2014.
Pas « d’antécédents judiciaires »

   


Selon Sergueï Aksionov, le chef de la Crimée installé depuis 2014 par le Kremlin, l’étudiant était inconnu des services de police et il n’avait pas « d’antécédents judiciaires ». « Ce n’est pas un acte terroriste, c’est une tuerie de masse causée par un seul individu », a insisté le dirigeant sur la chaîne Rossia24, avant d’annoncer trois jours de deuil national dans la péninsule, placée en état d’urgence.
« L’examen préliminaire des corps indique que [les victimes] sont mortes de blessures par balles », a précisé pour sa part le comité d’enquête, qui avait mis en avant dans un premier temps « un engin explosif non identifié bourré d’objets métalliques » déclenché dans la cantine de l’établissement. Un porte-parole du Comité national antiterroriste avait aussi évoqué, peu auparavant, la présence d’un « engin explosif ». Au moins l’un de ces engins aurait été retrouvé dans le sac de l’assaillant, selon les enquêteurs.
Plusieurs témoins oculaires ont raconté avoir entendu une explosion avant les tirs. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on perçoit des bruits sourds et le claquement d’armes à feu devant le bâtiment, où des élèves, interloqués, hésitent à poursuivre leur chemin.
« J’ai entendu des tirs au premier étage. Nous nous sommes tous précipités dans le couloir où des gens étaient en train de courir et de hurler qu’un homme avec une mitraillette tirait sur tout le monde, a raconté un jeune, cité par l’Agence France-Presse. Ensuite, il y a eu une puissante explosion, mais heureusement j’étais déjà dehors, poursuit-il. J’ai vu l’onde de choc qui a brisé les fenêtres. »
Ouverture d’une enquête à Kiev
Les victimes ont été transportées à l’hôpital dans des bus, des ambulances ou des camions militaires, d’après les premières images diffusées par les télévisions, avant l’arrivée de trois hélicoptères et de renforts. La sécurité a été renforcée sur le pont de Kertch, destiné à relier la péninsule à la Russie et inauguré en mai par le président Vladimir Poutine. Le chef du Kremlin, qui se trouvait non loin, à Sotchi, sur les bords de la mer Noire, a respecté une minute de silence alors qu’il recevait le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi. « Un événement tragique a eu lieu à Kertch. Des gens sont morts, il y a beaucoup de blessés. Je présente mes condoléances aux proches des victimes », a-t-il déclaré.
Le président ukrainien, Petro Porochenko, a de son côté annoncé sur son compte Twitter l’ouverture d’une enquête par le parquet à Kiev pour « acte terroriste », « parce que les Ukrainiens qui vivent sur la péninsule sont les citoyens de notre pays ».
Le drame de Kertch réveille le souvenir très douloureux en Russie de la prise d’otages menée par des séparatistes tchétchènes en 2004 dans l’école de Beslan (Ossétie du Nord), qui s’était soldée, après l’intervention des forces de l’ordre, par 330 morts dont 186 enfants. Les attaques dans les établissements russes restent cependant assez rares. Ces derniers mois, toutefois, plusieurs actes violents isolés, commis par des très jeunes, voire des mineurs, ont été relevés.
En janvier, dans la région d’Oulan-Oudé, en Sibérie, un adolescent avait blessé six de ses camarades avec une hache avant de mettre le feu à l’école avec une bouteille remplie de liquide inflammable. Quelques jours plus tôt, à Perm, dans l’Oural, deux élèves armés de couteaux avaient blessé une quinzaine de personnes dans leur établissement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ La Commission devrait demander des explications à Rome. Sans le dire, elle espère que les marchés feront reculer le gouvernement Conte.
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Budget italien : Bruxelles déterminée à tenir une ligne dure

La Commission devrait demander des explications à Rome. Sans le dire, elle espère que les marchés feront reculer le gouvernement Conte.



LE MONDE ECONOMIE
 |    17.10.2018 à 13h06
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 13h08
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Au moins, c’est dit. « Amo Italia [j’aime l’Italie] », a lancé Jean-Claude Juncker, lors d’une interview accordée à un groupe de médias audiovisuels italiens, mardi 16 octobre, au lendemain de l’envoi du budget prévisionnel italien 2019. Mais, en même temps, « il y a là un écart entre ce qui fut promis et ce qui est présenté aujourd’hui. (…) « Si nous acceptions tout ce que le gouvernement italien réclame, nous aurions des réactions virulentes dans d’autres pays membres de la zone euro », a ajouté le président de la Commission, en direct du Berlaymont, le siège de l’institution à Bruxelles.
La copie envoyée à la Commission lundi soir par le gouvernement populiste, antisystème du M5S et extrême droite de la Ligue, n’est conforme ni aux règles européennes (le pacte de stabilité et de croissance) ni aux engagements de l’Italie. « Les nouveaux gouvernements doivent respecter la parole de ceux qui les ont précédés », a souligné M. Juncker, rappelant que, au printemps 2018, le gouvernement Gentiloni avait avalisé les recommandations de Bruxelles.
C’est le commissaire à l’économie, Pierre Moscovici, qui l’a dit lui-même, dès la fin septembre, quand le gouvernement Conte a rendu publics ses premiers arbitrages budgétaires. Avec un déficit public de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB) transalpin prévu en 2019, trois fois plus qu’attendu, l’Italie handicape sérieusement sa capacité à rembourser son énorme dette publique (environ 132 % du PIB).
La Commission devrait dans un premier temps demander des explications supplémentaires au gouvernement italien
Le gouvernement Conte assure que cette dernière sera ramenée autour de 126 % du PIB en 2021. Mais table sur des prévisions de croissance (1,5 % en 2019, 1,6 % en 2020), jugées trop optimistes, la plupart des institutions internationales misant sur une croissance de l’ordre de 1 % en 2019.
A défaut de dire immédiatement ce qu’elle pense du budget...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Les tractations avec l’UE butent sur le sort de l’Irlande du Nord, enjeu-clé pour l’intégrité du Royaume-Uni et le respect des accords de paix.
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Brexit : à six mois de la date fatidique, la crainte d’un échec des négociations reste vive

Les tractations avec l’UE butent sur le sort de l’Irlande du Nord, enjeu-clé pour l’intégrité du Royaume-Uni et le respect des accords de paix.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 12h16
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Les discussions entre négociateurs britanniques et européens ayant tourné court le week-end dernier, aucune fumée blanche n’est a priori à attendre du sommet européen « spécial Brexit » du 17 octobre, présenté comme crucial il y a encore quelques semaines.
L’Union européenne et Londres temporisent
Pour s’accorder sur un traité « global » de divorce, désormais urgent à moins de six mois de la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), « nous n’y sommes pas encore » a ainsi déclaré Michel Barnier, le négociateur de l’Union, à l’issue d’un conseil des ministres des affaires européennes, mardi 16 octobre à Luxembourg. « Il faut plus de temps (…). Nous allons prendre ce temps calmement, sérieusement, pour trouver cet accord global dans les prochaines semaines », a ajouté le Français.
Evidemment, une bonne surprise n’est jamais à exclure, les sommets européens réservant souvent leurs lots d’imprévus. Après tout, celui de Salzbourg, le 20 septembre, s’annonçait complètement insipide. Il fut pourtant l’utile occasion d’un gros « clash » entre la première ministre Theresa May et les 27 dirigeants de l’Union.
Les Européens profitèrent de cette rencontre informelle pour énoncer quelques vérités désagréables à Londres : les espoirs britanniques d’une relation future « sans frictions » sur le plan économique ne tenaient pas la route, l’urgence était à boucler l’accord de divorce proprement dit. Et pour ce faire, le rendez-vous suivant, celui des 17 et 18 octobre, constituerait une « heure de vérité ».
L’explosive question du statut de l’Irlande du Nord
Le traité de divorce est bouclé à « 80 % ou 85 % », a récemment précisé M. Barnier : le sort des expatriés a été largement sécurisé, Londres a accepté de s’acquitter d’un chèque de plusieurs dizaines de milliards d’euros de « restant à payer » dans le budget de l’Union. Mais, après avoir mis les bouchées doubles, à la suite du rendez-vous de Salzbourg, les négociateurs butent désormais sur un obstacle majeur : la question irlandaise.

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Comment éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, a priori inévitable si, comme Mme May l’a promis à ses concitoyens, le Royaume-Uni sort de l’union douanière et du marché unique européen ? Pour contourner le problème, l’équipe de M. Barnier a proposé, dès décembre 2017, un « filet de sécurité » : l’Irlande du Nord reste alignée sur les normes réglementaires européennes pour les biens – et l’agriculture en ce qui concerne les contrôles phytosanitaires – et les nécessaires contrôles douaniers s’effectuent en mer d’Irlande, entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni.
Cette solution est depuis des mois rejetée par le DUP, le petit parti unioniste nord irlandais, partenaire de coalition de Mme May. Les négociateurs ont donc planché sur une autre solution : maintenir tout le Royaume-Uni, y compris l’Irlande du Nord, dans l’Union douanière, pour éliminer les contrôles entre Belfast et Londres.
Mais ce sont les Brexiters s’y opposent : maintenir indéfiniment leur pays dans l’Union douanière, le temps qu’une solution miracle s’impose, dans le cadre de la relation future entre l’UE et Londres, revient à abandonner toute velléité de politique commerciale indépendante.
D’ultimes concessions, sans percée à ce stade
Mme May l’a redit devant la Chambre des communes, lundi 15 octobre : elle veut bien d’un maintien dans l’Union douanière, à condition qu’il soit temporaire. Les Européens semblent inflexibles : « L’équipe Barnier est allée au bout des solutions imaginatives, il y a des questions sur lesquelles on ne peut pas transiger », souligne un diplomate européen.
Le Français a par exemple proposé d’alléger au maximum les éventuels contrôles douaniers, et même, à en croire le Financial Times, à prolonger d’un an la période de transition accordée aux Britanniques, pour l’instant du 30 mars 2019 au 31 décembre 2020, afin de boucler leur « relation future » avec l’Union.
Mais à en croire les Vingt-Sept, la balle est désormais dans le camp de Mme May, qui doit trouver une majorité, dans son gouvernement et à la Chambre des communes, pour avaliser ce « filet de sécurité ». Certains, à Bruxelles, pensent qu’elle disposera d’un peu plus de marges de manœuvre pour faire avaler l’énorme couleuvre européenne, surtout vis-à-vis du DUP, après le bouclage des discussions sur le budget britannique, début novembre.

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La menace d’un échec des négociations
Les Vingt-Sept devraient donc mettre à profit leur rendez-vous au sommet, mercredi, pour alerter sur les risques d’un « no deal », « plus probable qu’il ne l’a jamais été », a affirmé Donald Tusk, le président du Conseil européen, dès lundi, mais aussi pour insister sur la nécessaire poursuite du dialogue.
Le prochain « rendez-vous Brexit » décisif devra être programmé sur proposition de M. Barnier, soit parce que Londres aura finalement accepté le compromis européen sur le « filet de sécurité », soit parce que la discussion restant complètement bloquée, les Européens devront se préparer ouvertement au « no deal ». Jusqu’à quand le Français pense-t-il pouvoir repousser ce constat, dramatique ? Jusqu’à décembre, aurait-il confié mardi depuis Luxembourg, à en croire l’agence Reuters.



                            


                        

                        

