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« M. le pape, j’aimerais, moi jeune femme, avoir les mêmes droits que les hommes »

L’Eglise catholique a beau camper sur des certitudes bien ancrées, ces derniers temps, la question de la place des femmes en son sein se fait plus insistante.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 18h14
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

La providence fait parfois des clins d’œil. Les quatre prélats français participant au synode des évêques de l’Eglise catholique sur les jeunes, qui se tient à Rome du 3 au 27 octobre, l’ont expérimenté mardi matin 16 octobre. Portant une corbeille débordant de lettres de jeunes catholiques français adressées au pape, ils se sont avancés vers François pour les lui offrir, avant de débuter leur séance du jour dans la salle du synode. Mgr Laurent Percerou, évêque de Moulins, en a prélevé une et l’a lue à voix haute devant le pontife.
Une jeune fille en est l’auteure. « Monsieur le pape, lui écrit-elle, tout au long de ce frat [un pèlerinage annuel de collégiens catholiques], nous avons appris que pour Dieu, Jésus ainsi que Marie, l’homme est l’égal de la femme. Et lors de cette même période, j’ai pu constater une différence considérable entre les deux sexes. J’aimerais, moi jeune femme, avoir les mêmes droits que les hommes, par exemple, pouvoir prendre des responsabilités dans l’Eglise. » Les hommes rassemblés autour de la corbeille esquissent un sourire retenu. « Je l’ai tirée au sort », précise l’évêque.
L’Eglise catholique a beau camper sur des certitudes bien ancrées, ces derniers temps, la question de la place des femmes en son sein se fait plus insistante. Elle est posée jour après jour depuis le début du synode, qui réunit à Rome, pendant quatre semaines, quelque 250 évêques pour réfléchir au message envers les jeunes.
Malaise
Le synode, cette réunion périodique dont le pape choisit le thème, est un instrument privilégié par François pour amener du renouveau dans l’Eglise catholique. Problème : seuls des hommes pouvant être ordonnés prêtres, et a fortiori évêques, cet organe de représentation de la diversité du monde catholique, est quasi exclusivement masculin.
François a bien tenté d’y introduire de la diversité en y nommant des jeunes des deux sexes, et des femmes parmi les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Trois attentats d’ampleur perpétrés à Ouagadougou, des attaques dans le nord du pays et désormais à l’est, le Burkina est devenu la cible régulière des islamistes armés.
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Analyse

Le Burkina Faso désormais sur la carte du djihadisme

Trois attentats d’ampleur perpétrés à Ouagadougou, des attaques dans le nord du pays et désormais à l’est, le Burkina est devenu la cible régulière des islamistes armés.

Par                                            Sophie Douce (Ouagadougou, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-10-18T18:00:41+02:00"

        Le 18.10.2018 à 18h00






    
Des soldats du Burkina Faso lors d’un entraînement avec l’armée autrichienne, le 13 avril 2018, près de Ouagadougou.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


« Comment en est-on arrivé là ? » La question taraude désormais les Burkinabés, inquiets face à la multiplication des attaques. Enlèvements, assassinats ciblés, routes minées, la situation sécuritaire se détériore. En trois ans, les attaques terroristes ont déjà fait plus de 118 morts, selon le dernier bilan officiel. « On a déjà perdu le nord, maintenant nous perdons l’Est », s’alarme une source sécuritaire.

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Du côté français, l’ouverture d’un nouveau « front djihadiste » selon les termes de responsables locaux, et « la faiblesse de la réponse des autorités » inquiètent. Sollicitée par le pouvoir, la force « Barkhane » a mené une frappe aérienne à Inata, dans le nord, le 3 octobre et dépêché deux hélicoptères le 6 octobre dans les environs de Pama, à l’est. Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française, est attendu à Ouagadougou jeudi 18 octobre.
Voisinage instable
Pour comprendre la crise sécuritaire qui se joue aujourd’hui dans ce pays, il faut d’abord regarder du côté de son voisin, le Mali. « Le Burkina subit les conséquences d’un voisinage instable. La frontière malienne sert de base de repli pour ces groupes et de point de passage pour la circulation des armes », analyse Rinaldo Depagne, directeur Afrique de l’Ouest d’International Crisis Group.
Depuis 2015, le Burkina Faso est ainsi devenu la cible des djihadistes du Sahel. En deux ans, sa capitale, Ouagadougou, a été frappée à trois reprises. Une soixantaine de personnes ont été tuées. Le 2 mars, la double attaque contre l’ambassade de France et l’état-major burkinabé, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) du malien Iyad Ag-Ghali, a atteint un niveau d’organisation jamais observé encore. 

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Alors qu’au nord du pays, les attaques sont menées sous la bannière d’Ansaroul Islam, première formation djihadiste locale mais connectée au GSIM, à l’est, l’affiliation des groupes armés n’a toujours pas été déterminée. Certains spécialistes voient ici la main de l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS). « S’attaquer à cette région est stratégique, les terroristes cherchent à multiplier et à étendre les zones d’insécurité pour casser “le verrou burkinabé”. Si l’est tombe, l’instabilité peut déborder vers d’autres pays de la sous-région, comme la Côte d’Ivoire ou le Ghana », prévient le directeur du Timbuktu Institute Bakary Sambe.
Menace sous-estimée
La sonnette d’alarme a été tirée, un directeur régional de la police pointait déjà il y a un mois l’urgence d’agir. « Trop tard ! Le gouvernement a sous-estimé la menace à l’est. Aujourd’hui, il se retrouve dépassé, les groupes ont eu le temps de s’implanter et de se structurer », fustige une source sécuritaire. « Nous n’étions pas préparés à lutter contre ce phénomène mondial qu’est le terrorisme, ça a surpris tout le monde », tente de plaider Jean-Pierre Bayala, colonel à la retraite et ancien officier de lutte anti-terroriste. Il faut dire que le pays a longtemps imaginé son « verrou » incassable.

    

Crédits : 


L’ancien président Blaise Compaoré, renversé par la rue et ses anciens alliés en octobre 2014, négociait à découvert avec les islamistes armés. Son conseiller Moustapha Chafi avait noué des contacts avec tous les groupes de la région et ses négociations permirent la libération d’otages occidentaux. Un réseau d’informateurs maillait le terrain. Les Burkinabés se pensaient alors épargnés par l’hydre terroriste. « Il y avait une clause de non-agression. La bande d’Ag-Ghali se baladait librement dans les rues de Ouaga. Ils combattaient au Mali et soignaient leurs blessés chez nous, ils avaient le gîte et le couvert ici », raconte Jean-Pierre Bayala. A la chute du régime de Compaoré, suivie de la dissolution du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) en 2015, unité d’élite et garde prétorienne du pouvoir, tout un système sécuritaire s’est effondré. « Le RSP a disparu, Gilbert Diendéré, qui pilotait la cellule de renseignement, a été arrêté, ils ont laissé derrière eux une armée et des services de renseignement divisés et affaiblis », analyse Rinaldo Depagne.
« Revendications sociales »
Désormais, sur le terrain, les moyens manquent : pas assez d’effectifs, d’équipements aériens et de véhicules blindés. Difficile donc de faire face à des assaillants qui ont aiguisé leurs modus operandi et leur utilisation des engins explosifs improvisés (IED). L’intervention de « Barkhane » au début du mois sonne ainsi comme un « aveu d’échec » pour certains. « Nous n’avons pas les moyens aériens de l’armée française, il fallait appeler la force la plus proche, à Niamey », confie une source ministérielle. En visite au Tchad les 8 et 9 octobre, la ministre des armées Florence Parly a assuré : « Avec le Burkina, nous restons disponibles, car le rôle de “Barkhane”, c’est aussi d’appuyer les forces nationales partout où c’est nécessaire et si elles le demandent. »

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« L’appui d’une puissance étrangère va alimenter le discours des terroristes qui jouent sur les frustrations des populations et la mauvaise perception qu’elles peuvent avoir des mesures sécuritaires, à cause de certaines bavures. C’est un cercle vicieux », s’inquiète Bakary Sambe. Méfiance vis-à-vis d’autorités peu présentes, pauvreté et isolement constituent un terreau fertile pour les terroristes. « Ansaroul Islam se nourrit des revendications sociales d’une population délaissée par le pouvoir central, leur promettant d’améliorer ses conditions de vie grâce au djihad », décrypte Sidi Kounta, sociologue et expert du djihadisme au Sahel. Assassinats d’imams récalcitrants et des « traîtres », menaces contre les préfets et les maîtres d’école, les djihadistes imposent une terreur ciblée dans certaines zones. « On a deux difficultés majeures : l’anticipation et la collaboration des civils avec nos services de renseignement », reconnaît-on au ministère de la sécurité.


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Par  Eric Albert   Publié aujourd’hui à 17h48, mis à jour à 17h48   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  La première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, le 18 octobre à Bruxelles. BEN STANSALL / AFP             Imaginez. Nous sommes en 2023, une banque portugaise fait faillite. Depuis plusieurs années, l’Union européenne (UE) a mis au point un régime spécifique pour encadrer les faillites bancaires et éviter la contagion. Et pourtant, la bataille juridique pour la compensation des créditeurs se passe… à Londres, devant une cour de justice qui n’est pas dans l’UE.          Le scénario est loin d’être inimaginable : selon les calculs de la banque japonaise Nomura, au moins 127 milliards d’euros d’obligations des banques d’Europe continentale sont actuellement de droit anglais, soit le tiers du stock existant. La justice anglaise a une excellente réputation à travers le monde et beaucoup d’investisseurs internationaux préfèrent que leurs produits financiers soient écrits dans ce droit coutumier.          Pour éviter un tel événement qui serait politiquement embarrassant, les instances financières européennes cherchent depuis le Brexit à redresser l’équilibre. « Nous constatons une pression informelle des régulateurs pour que les nouvelles obligations des banques soient émises en droit du pays local », témoigne Emil Petrov, chargé des marchés de capitaux à Nomura. Selon lui, les banques françaises sont déjà entièrement passées en droit français, alors qu’elles émettaient autrefois en partie dans le droit anglais. « Mais la question va être plus compliquée pour les banques italiennes, portugaises et grecques, précise-t-il. Les investisseurs internationaux seront-ils prêts à faire confiance au droit local de ces pays ? Personne ne s’attend par exemple à voir des banques italiennes émettre des obligations en droit local sous le régime actuel… »          Une bataille beaucoup plus large          Cet exemple est le petit bout de la lorgnette d’une bataille beaucoup plus large qui a commencé avec le Brexit. L’ensemble du secteur juridique va ressentir l’impact de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Comme en finance, Londres domine actuellement très largement le domaine : 20 % des recettes juridiques de toute l’UE sont réalisés au Royaume-Uni, trois fois plus qu’en Allemagne et six fois plus qu’en France. La capitale britannique compte deux cents cabinets d’avocats étrangers, contre une cinquantaine à Paris.                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Compte rendu

Au Maroc, deux ans de prison pour avoir dénoncé sur Facebook la mort d’une migrante

La jeune femme originaire de Tétouan a été tuée fin septembre par des tirs de la marine royale alors qu’elle tentait de rejoindre clandestinement les côtes espagnoles.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 18.10.2018 à 17h00






    
Un bateau de migrants dans le détroit de Gibraltar le 27 juillet 2018.
Crédits : Joseba Etxaburu / REUTERS


Un Marocain a été condamné à deux ans de prison ferme pour avoir protesté sur les réseaux sociaux contre la mort d’une jeune migrante tuée fin septembre par des tirs de la marine marocaine, a-t-on appris jeudi 18 octobre auprès de son avocat.
Soufiane Al-Nguad, 32 ans, a été condamné dans la nuit de mercredi à jeudi par le tribunal de Tétouan, ville du nord du Maroc, pour « outrage au drapeau national », « propagation de la haine » et « appel à l’insurrection civile », selon son avocat Jabir Baba. Il avait été interpellé début octobre, après des troubles lors d’un match de football le 30 septembre à Tétouan.

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Selon son avocat, avant ce match, M. Al-Nguad avait appelé, à travers des publications sur sa page Facebook, le groupe des ultras Los Matadores du club de football local à « manifester et à porter des habits noirs de deuil » pour protester contre le décès de Hayat Belkacem.
La mort de cette étudiante de 22 ans, tuée le 25 septembre par la marine marocaine alors qu’elle tentait de gagner clandestinement les côtes espagnoles en bateau, avait suscité la colère dans le pays. Les autorités marocaines avaient dit avoir visé l’embarcation en raison de ses « manœuvres hostiles ».
« Venger Hayat »
Dix-neuf supporters âgés de 14 à 23 ans sont également jugés à Tétouan pour « outrage au drapeau national », « manifestation non autorisée » et « destruction de biens publics et privés », pour avoir manifesté le soir du même match.
Ces supporters avaient été arrêtés peu après pour avoir brandi des drapeaux espagnols et crié des slogans comme « Viva España » (« Vive l’Espagne ») lors du match. Ils avaient aussi manifesté sur le chemin du stade en appelant à « venger Hayat ».

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Ces dernières semaines, des dizaines de vidéos montrant des jeunes Marocains en route vers l’Espagne à bord de bateaux pneumatiques sont devenues virales sur les réseaux sociaux, dans un pays marqué par de grandes inégalités sociales sur fond de chômage élevé chez les jeunes.
Depuis le début de l’année, l’Espagne est devenue la première porte d’entrée vers l’Europe, avec près de 43 000 arrivées par voie maritime et terrestre, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Dans un rapport publié jeudi, l’organisation de défense des droits humains dénonce une opération de « nettoyage » menée par le gouvernement contre les manifestants.
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Amnesty accuse le président Ortega de semer la terreur au Nicaragua

Dans un rapport publié jeudi, l’organisation de défense des droits humains dénonce une opération de « nettoyage » menée par le gouvernement contre les manifestants.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 16h47
    |

            Angeline Montoya








                        



                                


                            

Les violations des droits humains enregistrées au Nicaragua depuis le début de la rébellion populaire, le 18 avril, n’ont pas seulement eu lieu en connaissance de cause du président Daniel Ortega et de son épouse et vice-présidente, Rosario Murillo, mais, dans certains cas, « elles ont été ordonnées par eux », accuse un rapport d’Amnesty International (AI) rendu public jeudi 18 octobre.
Pour l’organisation, qui a enquêté au Nicaragua en juillet et en septembre, le gouvernement mène depuis six mois une opération de « nettoyage » pour mater la rébellion – qui exige son départ et des élections anticipées – et a appliqué « une stratégie répressive sans distinction et létale, avec l’intention de démanteler complètement les protestations, mais également de punir ceux qui y ont participé ».

Le rapport, intitulé « Instillation de la terreur : de la force létale à la persécution au Nicaragua », recense 322 morts à la date du 18 septembre, « la plupart aux mains d’agents de l’Etat », et plus de 2000 blessés. Il dénonce également des arrestations arbitraires, l’utilisation de la torture en détention, l’usage d’armes létales et des tirs indiscriminés lors de la répression des manifestations, le recours massif à des groupes armés pro-gouvernementaux en appui des forces de l’ordre, le harcèlement et les menaces contre les familles de manifestants morts ou arrêtés.
Le texte analyse en outre cinq exécutions extrajudiciaires présumées, dont celle d’un adolescent de 16 ans, Leyting Chavarria. « Dans ces cas, souligne le rapport, les preuves montrent que bien qu’aucune des victimes ne représentait une menace – elles ne portaient pas d’arme létale au moment de leur mort –, elles ont été tuées de manière délibérée. »
« Mettre fin à la stratégie de persécution »
« En conclusion, établit AI, la colonne vertébrale de cette politique répressive a été l’effort constant de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le violent accrochage s’est conclu par « la destruction d’un campement terroriste conséquent » dans le nord du pays, selon l’état-major français.
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Compte rendu

Au Mali, intervention de la force « Barkhane » lors de combats entre l’armée et des djihadistes

Le violent accrochage s’est conclu par « la destruction d’un campement terroriste conséquent » dans le nord du pays, selon l’état-major français.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-10-18T16:11:57+02:00"

        Le 18.10.2018 à 16h11






    
Un soldat français de l’opération « Barkhane » à bord d’un hélicoptère Tigre, au Mali, en 2016.
Crédits : PASCAL GUYOT / AFP


De violents combats ont eu lieu entre des soldats de l’armée malienne et des djihadistes dans le nord du Mali, mardi 16 octobre, déclenchant une intervention aérienne de la force française « Barkhane », a indiqué jeudi le porte-parole de l’état-major français.
« Les combats ont débuté le 16 octobre dans la région de Ndaki, à environ 200 km au sud-ouest de Gao, entre les forces armées maliennes, appuyées par les militaires français de “Barkhane”, et une cinquantaine de membres d’un groupe armé terroriste », a décrit le colonel Patrik Steiger lors du point presse hebdomadaire du ministère français des armées. Alertés par les forces maliennes prises à partie au sol, les militaires français ont envoyé « une patrouille d’hélicoptères Tigre, rapidement renforcés par deux Mirage 2000 », a-t-il détaillé.

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                L’armée française sollicitée pour enrayer la montée djihadiste au Burkina



A leur arrivée, les Tigre ont essuyé des tirs ennemis à l’arme légère et au lance-roquettes RPG, déclenchant des tirs de riposte de la part des hélicoptères et avions français, selon l’état-major, mais « les combats se sont poursuivis au sol ». « La ténacité des terroristes, qui n’ont pas abandonné tout de suite, laisse à penser que soit il s’agissait d’un site important pour eux, soit quelqu’un d’important était présent chez eux », a commenté le colonel Steiger.
Le violent accrochage « s’est conclu mercredi par l’abandon du terrain par l’ennemi et la destruction d’un campement terroriste conséquent », sur lequel ont été saisis une quinzaine de motos, un pick-up et un gros stock de matériel de fabrication d’engins explosifs improvisés, a-t-il affirmé. Deux soldats maliens ont été blessés pendant les combats. Seul le corps d’un djihadiste a été retrouvé sur le site.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Jamil Addou, le directeur du Bureau européen d’appui en matière d’asile, plaide pour davantage d’harmonisation dans l’examen des demandes déposées par les réfugiés arrivant dans l’UE.
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« Notre défi, c’est que les demandes d’asile soient traitées de la même façon en Europe »

Jamil Addou, le directeur du Bureau européen d’appui en matière d’asile, plaide pour davantage d’harmonisation dans l’examen des demandes déposées par les réfugiés arrivant dans l’UE.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 15h48
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            

Jamil Addou est directeur du Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO), basé à Malte. Il évoque le projet de centres contrôlés de débarquement et les mouvements secondaires des demandeurs d’asile dans l’Union alors que le Conseil européen du 18 octobre n’a pas permis de réduire les divergences sur le sujet.
Comment cela se fait-il que les Vingt-huit n’arrivent pas à progresser en matière migratoire ?
Le contexte politique est directement influencé par l’approche des élections européennes et les positions nationales restent pour certaines très divergentes, mais on peut espérer que les gouvernements prennent leurs responsabilités. On peut par exemple être pessimiste sur l’adoption d’un nouveau règlement Dublin à court terme mais si les Etats membres veulent voir se réaliser les centres contrôlés [de traitement partagé de la demande d’asile des migrants secourus en mer] tels que portés par la France et Emmanuel Macron, il faut des outils pour les mettre en œuvre.
Or, la situation de l’asile dans les différents Etats membres reste trop disparate, en matière de procédures, d’interprétation du droit d’asile et d’appréciation de la situation dans les pays d’origine. Un des textes clés du « paquet asile » [législations en discussion réformant le régime européen d’asile] a vocation à transformer EASO en une agence directement opérationnelle, pour favoriser cette harmonisation et renforcer le soutien au traitement de l’asile dans les pays.

Quelles sont les distorsions entre Etats en matière d’asile ?
A situation comparable, une personne n’a pas les mêmes chances d’obtenir une protection selon le pays qui examine sa demande. Par exemple, sur le premier semestre 2018, le taux de reconnaissance moyen en Europe était de 47 % pour les Afghans, mais il montait à 88 % en Italie et n’était que de 30 % en Suède.
Notre plus grand défi est que les demandes d’asile soient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Un tiers des urbains de la région sont en surpoids, selon une étude publiée par l’OCDE, tandis que la sous-nutrition continue de sévir dans les zones rurales.
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Synthèse

L’obésité, ce nouveau mal qui gagne l’Afrique de l’Ouest

Un tiers des urbains de la région sont en surpoids, selon une étude publiée par l’OCDE, tandis que la sous-nutrition continue de sévir dans les zones rurales.

Maryline Baumard
    



LE MONDE
              datetime="2018-10-18T15:15:14+02:00"

        Le 18.10.2018 à 15h15






    
Publicité pour un fast-food à Adidjan, en novembre 2016.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


Voilà que l’obésité s’installe en Afrique ! Même si elle se heurte à nos images d’Epinal, une vague de surpoids est bel et bien en train de gagner une à une les villes d’Afrique de l’Ouest. Un phénomène pas seulement à la marge, puisque la moitié des Ghanéens urbains seraient désormais « gros », comme un tiers des Togolais, Nigérians, Nigériens, Béninois, Ivoiriens ou Maliens, estime Cornelia van Wesenbeeck dans une étude titrée « Distinguer la sécurité alimentaire urbaine et rurale en Afrique de l’Ouest » et publiée par le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO) de l’OCDE.
Evidemment, tous les pays ne sont pas également frappés par ce phénomène, puisqu’au Tchad comme au Burkina, l’obésité ne touche pas plus de 1 % de la population des villes et reste cantonnée à 7 ou 8 % dans les campagnes.

    
Graphique extrait de « Maps & Facts », octobre 2018.
Crédits : OCDE


Les mesures de Cornelia van Wesenbeeck, chercheuse de l’université d’Amsterdam, montrent que plus globalement, un tiers des urbains d’Afrique de l’Ouest sont touchés par une épidémie d’embonpoint qui va de pair avec une augmentation du pouvoir d’achat. Le numéro d’octobre de Maps & Facts, la publication du CSAO, estime ainsi qu’« environ 42 % des urbains appartenant au quintile le plus riche » sont en surpoids ou obèses dans les villes. Ils représentent une « Afrique de l’Ouest qui connaît actuellement une transition nutritionnelle dans un contexte d’urbanisation rapide, caractérisée par l’évolution des habitudes de consommation alimentaire et par une activité physique réduite ». 
« Double fardeau »
Mais face à cette Afrique de l’Ouest de l’hypercalorie, une autre partie souffre encore, elle, de sous-nutrition. Ce qui partage la région entre ceux qui mangent trop et mal et ceux qui mangent trop peu. Un « double fardeau » de poids quasi égal, puisque « plus de 58 millions de personnes souffrent d’insuffisance pondérale, tandis que 52 millions sont en surpoids ou obèses ». Cette suralimentation est même devenue « un enjeu aussi important que la sous-alimentation », et la somme des deux fait que « près de 110 millions de personnes n’ont pas une alimentation adéquate », soit 30 % des habitants des seize pays d’Afrique de l’Ouest, rappelle la chercheuse.
Et pendant qu’une partie du continent, urbaine, à l’aise, glisse doucement vers le trop-plein de l’assiette, l’Afrique rurale, pauvre, ne mange toujours pas à sa faim. Si les enfants sont largement épargnés par le fléau du surpoids qui touche les jeunes Européens ou Américains, ils restent les premières victimes du manque de nourriture et leur croissance s’en ressent. Quelque 15 % des enfants les plus pauvres dans les campagnes ouest-africaines souffrent encore de retard de croissance, contre 5 % des plus riches.

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                Mourir avant 15 ans, une tragédie très africaine



Plus globalement, sur les seize pays étudiés, « en moyenne, 21 % des enfants souffrent de retards de croissance sévères ou modérés en milieu urbain et 35 % en milieu rural ». Au Bénin, ces stigmates touchent même un quart des enfants, et 22 % au Nigeria. Et si en général la malnutrition est plus rare en ville, elle y a les mêmes effets sur ces populations vulnérables. Ce qui fait dire à l’OCDE que les citadins les plus pauvres souffrent autant de l’insécurité alimentaire que les ménages ruraux les moins favorisés.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ De longues files d’attente se sont formées devant les boutiques officielles, mercredi.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le tribunal correctionnel de Paris a commencé, depuis lundi, à se plonger dans l’univers du géant suisse de la gestion de fortune.
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Parties de chasse et démarchages bancaires au menu du procès UBS

Le tribunal correctionnel de Paris a commencé, depuis lundi, à se plonger dans l’univers du géant suisse de la gestion de fortune.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 12h48
    |

            Yann Bouchez








                        



                                


                            

Le monde bancaire ne fait pas de cadeau. « Si vous ne vous occupez pas de vos gros clients régulièrement, on va vous les piquer, surtout si le marché est de mauvaise humeur », prévient Patrick de Fayet. Et puis il ne faudrait pas oublier la pression constante que constitue l’amélioration du « ROA » – « pardonnez-moi, le retour sur investissement », explique l’ancien numéro deux d’UBS France, en ce mercredi 17 octobre, face à la cour. Ou celle du « share of wallet », littéralement « part de portefeuille », cette stratégie visant à inciter les clients à placer une proportion croissante de leur argent dans la banque. « Tant que vous n’atteignez pas 100 %, votre chef vous met l’épée dans les reins pour augmenter la part. »
Pour parler de son ancienne activité devant le tribunal correctionnel de Paris, le néo-retraité, 63 ans, cheveux blond vénitien soigneusement coiffés, jongle avec les anglicismes, les images et les sigles. Il tente même l’accent suisse quand il évoque les consignes de la maison mère, UBS AG. Sa prise de parole était attendue, après une première semaine d’audience durant laquelle les avocats de la défense ont tenté, en vain, d’obtenir un report du procès de la banque suisse et de ses anciens hauts responsables, jugés pour avoir mis en place un vaste système de fraude fiscale, ce qu’ils nient.
Comme Hervé d’Halluin, l’ex-directeur de l’agence lilloise d’UBS, entendu lundi, M. de Fayet a fait preuve de prudence. Les deux anciens cadres de la filiale française de la banque suisse sont notamment poursuivis pour complicité de démarchage bancaire illicite, de 2004 à 2009. Ils auraient aidé des chargés d’affaires helvétiques à inciter des clients français à placer leur argent en Suisse. En toute illégalité, UBS AG ne disposant pas de licence bancaire pour démarcher en France.
Nécessité pour eux de « s’occuper des gros clients
A la barre, les deux ex-salariés ont soupesé le moindre terme. Car s’il y a les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le 28 septembre 2009, la junte au pouvoir tuait au moins 157 manifestants à Conakry. Douze personnes ont été inculpées, mais nul ne sait encore quand elles seront jugées.
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Reportage

En Guinée, un massacre sans procès

Le 28 septembre 2009, la junte au pouvoir tuait au moins 157 manifestants à Conakry. Douze personnes ont été inculpées, mais nul ne sait encore quand elles seront jugées.

Christophe Châtelot (Conakry, envoyé spécial)
    



LE MONDE
              datetime="2018-10-18T12:31:54+02:00"

        Le 18.10.2018 à 12h31

     •
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          datetime="2018-10-18T17:00:31+02:00"

        Mis à jour le 18.10.2018 à 17h00






    
Des policiers guinéens, le 2 octobre 2009, devant les corps de victimes de la répression menée le 28 septembre à Conakry par la junte alors au pouvoir.
Crédits : SEYLLOU DIALLO / AFP


Le tribunal de première instance du quartier de Dixinn, à Conakry, est un capharnaüm en ruine. Les dossiers judiciaires, jetés en vrac dans des sacs-poubelles, s’amoncellent dans les couloirs sombres encombrés par une douzaine de motos poussiéreuses saisies par la justice on ne sait plus quand. Elles s’entassent jusque dans la principale et minuscule salle d’audience, étuve exiguë en cette fin de saison des pluies. « C’est un poulailler, pas un tribunal », ironise un avocat. Miroir d’une justice guinéenne en décrépitude ?
Si l’organisation du procès, historique et hautement sensible, du massacre commis le 28 septembre 2009 à Conakry par des forces de sécurité guinéennes dépend de l’état des locaux de ce tribunal, celui territorialement compétent pour juger l’affaire, ce n’est pas demain qu’il sera fait justice aux victimes : 157 morts, au moins 80 disparus, des dizaines de blessés graves, une centaine de femmes violées dans un stade lors de la répression sauvage d’une manifestation organisée par l’opposition au temps de la junte de Moussa Dadis Camara (2008-2009).
« Crimes contre l’humanité »
La question du lieu pour organiser un tel procès, inédit en Guinée, est devenue centrale et pourrait fournir un prétexte aux autorités pour continuer de traîner les pieds. Au Sénégal, la même raison avait permis au président Abdoulaye Wade (2000-2012) de retarder le procès de l’ex-dictateur tchadien Hissène Habré de plusieurs années. « En tout cas, ce ne sera pas à Dixinn », rigole un avocat en désignant les épaves de voitures parquées dans la cour du bâtiment qui, de surcroît, n’est pas propriété de l’Etat mais d’un particulier qui menace régulièrement de récupérer son bien.
Neuf ans après la tragédie, la perspective d’un tel procès n’a jamais été aussi proche, mais rien ne dit qu’il se tiendra en 2019, comme le souhaitent les victimes et leurs avocats. Une étape fondamentale a été franchie avec la clôture du dossier d’instruction, fin 2017, soldée par l’inculpation de douze personnes. Parmi elles figurent Moussa Dadis Camara, son ancien aide de camp Aboubacar Sidiké Diakité, dit « Toumba », ainsi que le colonel de gendarmerie Moussa Tiegboro Camara et l’actuel responsable de la sécurité présidentielle, Claude Pivi.

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Il s’agit d’une première dans ce pays marqué par une longue histoire de violences politiques placées sous le signe de l’impunité, comme le retrace parfaitement l’ouvrage Mémoire collective : une histoire plurielle des violences politiques en Guinée, réalisé par la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), l’Observatoire guinéen des droits de l’homme (OGDH) et Radio France internationale (RFI). Ce ne fut pas sans mal. « Au début, tout le monde me disait que je perdais mon temps, qu’il n’y aurait jamais de procès », se rappelle Amadou Bah, l’un des avocats des victimes depuis 2011 : « Lorsque Claude Pivi a été convoqué au tribunal, la première fois, il est arrivé avec un bataillon pour intimider les juges. »
En décembre 2009, des enquêteurs des Nations unies estimaient pourtant « raisonnable de conclure que les crimes perpétrés le 28 septembre et les jours suivants [pouvaient] être qualifiés de crimes contre l’humanité ». Des juges d’instruction ont été nommés dans la foulée, mais le dossier n’a été bouclé que huit ans plus tard. « Ça n’avançait que lorsque la Cour pénale internationale se déplaçait à Conakry pour faire pression. Elle est venue une dizaine de fois. Sans oublier le soutien de la FIDH et la détermination des victimes », explique Me Bah.
Examen de conscience
En 2014, la nomination à la tête du ministère de la justice de l’avocat franco-guinéen Cheick Sako, convaincu de la nécessité d’organiser le procès, a également été déterminante. Début 2018, une fois l’instruction close, il a ainsi désigné un comité de pilotage chargé d’organiser le procès et de trouver des financements.
Aux dires des avocats, le dossier d’instruction est loin d’être parfait. Seulement douze personnes ont été inculpées, alors que les victimes se comptent par centaines. Aucune enquête n’a été conduite au sujet des disparus et d’éventuelles fosses communes. « Le chef d’accusation de crimes contre l’humanité n’a pas été retenu, ce qui ferme l’angle d’attaque des parties civiles concernant la chaîne de commandement, qui permet d’engager la responsabilité des dirigeants politiques et militaires de l’époque même s’ils n’ont pas participé directement aux événements », ajoute Me Bah.
Toutefois, ce qui a été accompli était presque inespéré. Mais l’affaire ne sera pas close tant qu’aucun jugement n’aura été rendu. Or la volonté politique affichée par le ministre Cheick Sako n’est pas partagée au plus haut niveau de l’Etat. Pour le président Alpha Condé, « la Guinée ne se résume pas au 28 septembre. Ce procès n’est pas une priorité ». Dans le même entretien accordé fin septembre à TV5, RFI et Le Monde, il avait également renvoyé dans les cordes son ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté, qui avait qualifié de « faute morale » le manque d’attention accordé par l’Etat aux victimes. « Cette déclaration n’engage que lui », avait estimé le président.



A ses yeux, ce massacre n’est qu’un événement violent parmi d’autres dans l’histoire de cette ancienne colonie française, depuis son indépendante en 1958. Plutôt qu’un procès, il plaide pour un vaste examen de conscience, du type commission vérité et réconciliation couvrant les soixante dernières années et notamment les dizaines de milliers de victimes du régime de Sékou Touré (1958-1984). « Ce qui est remarquable dans cet événement du 28 septembre, c’est le nombre de femmes violées », avait-il ajouté, sans un mot de compassion pour les victimes.
« Le président… ça ne l’intéresse pas »
« C’est extrêmement choquant », s’indigne Asmaou Diallo. La présidente de l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre (Avipa) a perdu son fils, un enseignant de 33 ans, lors de la tuerie. « Jamais le président n’a accordé de temps aux familles des morts ou des disparus, ni aux femmes violées à ciel ouvert par des militaires. Ça ne l’intéresse pas. Il faisait pourtant partie des organisateurs de la manifestation avec tous les autres opposants », rappelle-t-elle.

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A l’exception de Moussa Dadis Camara, en exil au Burkina Faso, et de Toumba Diakité, extradé en mars 2017 par le Sénégal où il avait fui après avoir tenté d’assassiner l’ex-chef de la junte sept ans plus tôt, les autres inculpés coulent des jours tranquilles à Conakry. Certains, tel le gouverneur de Conakry, occupent encore de très hautes fonctions publiques. « Quand Alpha Condé dit “réconciliation”, il faut comprendre “on efface tout et on avance”, derrière lui de préférence », résume Asmaou Diallo. Le sort des victimes n’empêche pas plus les autres dirigeants politiques de dormir.
« Ce pays peine à avancer. Or pour aller de l’avant, il faut d’abord surmonter le passé, mais il n’existe même pas une base minimale commune sur laquelle les Guinéens des différents bords politiques et les différentes communautés ethniques peuvent s’entendre. Chacune se dit avoir été la victime de l’autre au cours du temps », analyse un diplomate étranger. Sans ce procès, la lutte contre l’impunité restera donc un concept vide. « Sinon, c’est un quitus donné aux forces de l’ordre pour continuer à tirer sur les manifestants », accuse Me Bah. Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées en Guinée, en majorité par balles, au cours de manifestations d’opposition depuis l’élection d’Alpha Condé en 2011.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le sinologue Jean-François Dufour considère que le différend entre Washington et Pékin ne peut conduire qu’à un double échec économique.
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Guerre commerciale Chine-Etats-Unis : « Il n’y a qu’un scénario perdant/perdant »

Dans une tribune au « Monde », le sinologue Jean-François Dufour considère que le différend entre Washington et Pékin ne peut conduire qu’à un double échec économique.



LE MONDE ECONOMIE
 |    18.10.2018 à 11h52
    |

Jean-François Dufour (directeur de DCA Chine-Analyse)







                        



                                


                            

Tribune. L’objectif de la guerre commerciale engagée par l’administration Trump contre Pékin n’est pas défini clairement, mais il ressort des accusations formulées à l’encontre de la Chine, accusée de « ne pas jouer le jeu » et de recourir à des méthodes déloyales. Cet objectif consiste à forcer la Chine à adopter les règles d’une économie de marché classique.
Au niveau du diagnostic, la position américaine est justifiée. Passée la propagande, la Chine n’est effectivement pas une économie de marché classique. La dichotomie que l’on trouve dans le discours officiel de Pékin l’atteste : tandis que la Chine réclame sur la scène internationale sa reconnaissance comme économie de marché, le discours domestique ne cesse de rappeler que le pays évolue dans le cadre d’une « économie de marché socialiste », qui est son modèle officiel et qui implique de nombreuses distorsions des règles de l’économie de marché.

Pour autant, ce constat amène quelques remarques. La première, c’est que la Chine n’est pas la seule à « tricher » par rapport à l’économie de marché. Son adversaire d’aujourd’hui, en l’occurrence, le fait régulièrement. Quand Washington nationalise temporairement son plus important constructeur automobile pour éviter sa faillite (GM en 2009), fait reprendre un appel d’offres militaire qui a échappé à son principal constructeur aéronautique (Boeing face à Airbus en 2010) ou exerce des pressions pour favoriser une acquisition à l’étranger (GE-Alstom en 2014), les Etats-Unis pratiquent ce qu’ils reprochent à la Chine.
Réalité brutale
La différence réside, bien sûr, dans le fait que la Chine recourt à ce type de distorsions de manière beaucoup plus systématique. Mais il y a une raison fondamentale à cela. Là où l’administration Trump perçoit une volonté chinoise de maximiser ses profits, il y a en fait une question de survie pour Pékin. La réalité brutale, que les deux parties cherchent à cacher (à Pékin) ou...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Quelques candidats, notamment des gouverneurs républicains aux commandes d’Etats du nord-est des Etats-Unis, parviennent à échapper à une bataille frontale.
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Midterms, J − 19 : les exceptions modérées d’élections particulièrement polarisées

Quelques candidats, notamment des gouverneurs républicains aux commandes d’Etats du nord-est des Etats-Unis, parviennent à échapper à une bataille frontale.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 12h35
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.
Le fait du jour
La volonté de Donald Trump de faire des élections de mi-mandat un référendum sur son nom, couplée avec la bataille féroce pour la confirmation du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême, explique en bonne partie leur extrême polarisation. Quelques candidats parviennent pourtant à échapper à une bataille frontale. C’est principalement le cas de gouverneurs républicains modérés qui sont aux commandes d’Etats de la Nouvelle Angleterre (nord-est), des bastions généralement acquis aux démocrates lors des présidentielles.
Dans le New Hampshire, Chris Sununu dispose ainsi d’une avance confortable de plus de 17 points dans la moyenne des sondages calculée par le site RealClearPolitics sur son adversaire démocrate Molly Kelly, mercredi 17 octobre. Charlie Baker, dans le Massachusetts, dispose de plus de 35 points d’avance sur Jay Gonzalez. Dans le Vermont, Phil Scott, qui affronte une démocrate transgenre, Christine Hallquist, apparaît si sûr de l’emporter qu’aucun média local n’a envisagé de réaliser un sondage. Plus au sud, dans le Maryland, Larry Hogan distance également le démocrate Ben Jealous de plus de 17 points, toujours selon RealClearPolitics.
Ces candidats républicains récoltent les bénéfices d’une gestion appréciée, d’un ton modéré sur les questions sociales, et d’une prise de distance calculée par rapport au président Donald Trump, qu’ils ne s’abstiennent pas de critiquer. Larry Hogan s’est ainsi activement engagé en faveur la protection de l’environnement, notamment dans la baie de Chesapeake. Il a consolidé les marchés des assurances santé géré par l’État et il a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Depuis qu’il s’est volatilisé, le 2 octobre, après être entré dans le consulat saoudien d’Istanbul, les indices remontant jusqu’au prince héritier Mohammed Ben Salman s’accumulent.
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Affaire Jamal Khashoggi : où en est l’enquête après la disparition du journaliste saoudien ?

Depuis qu’il s’est volatilisé, le 2 octobre, après être entré dans le consulat saoudien d’Istanbul, les indices remontant jusqu’au prince héritier Mohammed Ben Salman s’accumulent.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 12h08
    |

            Madjid Zerrouky








                        



   


Retrouvera-t-on un jour les restes de Jamal Khashoggi, le journaliste saoudien qui n’a plus donné signe de vie après son entrée dans l’enceinte du consulat saoudien d’Istanbul le 2 octobre ?
Seize jours après sa disparition, la police scientifique turque a perquisitionné, mercredi 17 octobre, la résidence du consul d’Arabie saoudite, à la recherche d’indices qui pourraient la conduire vers sa dépouille. Si son assassinat ne fait plus aucun doute dans l’esprit des enquêteurs, il s’agit désormais de retrouver son corps, alors que les médias locaux et américains se font l’écho d’une exécution aux détails de plus en plus macabres, sur la foi de sources policières turques.
M. Khashoggi serait mort en quelques minutes, décapité, démembré, ses doigts tranchés et moins de deux heures plus tard, les assassins étaient partis, selon des détails d’enregistrements audio décrits par un haut responsable turc, mercredi.
Les autorités d’Ankara, qui se retranchent officiellement derrière le principe du secret de l’instruction, n’avaient toujours pas rendu publiques, jeudi matin, les preuves qui les ont amenées à cette conclusion, dont le fichier audio. Selon le New York Times et l’agence Reuters, des sources des renseignements américains et occidentaux qualifient néanmoins ce scénario de « très plausible ». 
« De simples touristes »

   


L’Arabie saoudite continue de rejeter les allégations turques sur les circonstances de l’assassinat de M. Khashoggi, elle reste néanmoins silencieuse sur la présence de quinze agents saoudiens qui ont atterri, puis ont quitté Istanbul le 2 octobre à bord, notamment, de deux jets privés venus de Riyad. L’enquête menée par la police turque a permis d’identifier ces hommes venus lui tendre le guet-apens fatal. « De simples touristes », selon des médias arabes pro-saoudiens.
Le groupe, composé de membres de la sécurité rapprochée du prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, d’au moins trois colonels et d’un médecin légiste en chef au ministère de l’intérieur, rend difficilement plausible la thèse d’une opération qui n’aurait pas été avalisée par les plus hautes autorités du pays, si ce n’est par MBS lui-même.
Un des quinze suspects appartient ainsi à l’entourage direct du prince héritier, selon le New York Times, qui l’a identifié sur des images publiques. Il a accompagné le prince lors de certains de ses déplacements aux Etats-Unis en mars 2018 ainsi qu’à Madrid et à Paris en avril 2018. Identifié comme Maher Abdulaziz Mutreb, il est présenté par les enquêteurs turcs comme le chef du groupe d’Istanbul. Menom3ay, une application saoudienne qui permet de retrouver des personnes associées à des numéros de téléphone et à leurs cercles de connaissances, permet d’en savoir plus sur son grade : un colonel.

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                En Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed Ben Salman dans l’ouragan Khashoggi



Agent des renseignements et diplomate

   


C’est bien le présumé colonel Mutreb que l’on voit distinctement ce 2 octobre à Istanbul sur les images de vidéosurveillance récupérées par les enquêteurs turcs. A 9 heures 55, il se présente, à pied, à l’entrée du consulat – trois heures avant l’arrivée de M. Khashoggi. A 16 h 53, il quitte la résidence du consul saoudien, où la police pense que le commando s’est débarrassé du corps du disparu d’Istanbul. A 17 h 58, il passe le contrôle des passeports à l’aéroport Atatürk et décolle une demi-heure plus tard à bord d’un jet privé pour Riyad via Le Caire. L’homme de main de MBS aura passé à peine quinze heures sur le territoire turc.
Le troisième colonel supposé de l’équipée, le médecin légiste Salah Mohamed Al-Tubaigy aurait démembré le corps du journaliste saoudien dans l’enceinte du consulat.
Affecté à l’ambassade saoudienne à Londres il y a une dizaine d’années, si l’on en croit un fichier britannique de diplomates étrangers accrédités au Royaume-Uni en 2007, Il n’est pas le seul à cumuler ou à avoir cumulé ce profil d’agent des renseignements et de diplomate parmi le groupe des 15. Mansur Othman M. Abahusseyn, colonel dans les renseignements, a lui été en poste dans deux capitales sensibles du Proche-Orient : Amman et Damas. Deux autres suspects, Muhammed Saad Al-Zahrani et Khalid Aedh Al-Otaibi, auraient également accompagné MBS lors de ses déplacements aux Etats-Unis et en France.
Le troisième colonel supposé de l’équipée, le médecin légiste Salah Mohamed Al-Tubaigy, est lui aussi au cœur de l’enquête, tant son profil accrédite l’hypothèse d’une exécution préméditée. C’est l’homme qui aurait démembré le corps du journaliste saoudien dans l’enceinte du consulat.
Président du conseil scientifique saoudien de la médecine légale, il dirige l’Institut de médecine légale et de police scientifique au ministère de l’intérieur. Diplômé de l’université de Glasgow, ses recherches comprennent notamment des travaux sur la dissection et les « autopsies mobiles ». Il est là aussi douteux qu’une telle sommité de l’appareil sécuritaire ait pu se joindre sans autorisation à une expédition organisée par un subalterne.


Retrouvez nos contenus sur l’affaire Khashoggi
L’enquête sur la disparition de Jamal Khashoggi.
Le sommet économique de Riyad, enlisé dans l’affaire.
Le prince héritier Mohammed Ben Salman, dans la tourmente.
La dernière tribune du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.
La relation entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.
L’ambiguïté de Washington et d’Ankara vis-à-vis de Riyad.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ En visite à Paris puis à Bruxelles, le premier ministre japonais veut s’assurer que les Européens ne cèdent pas à la tentation de réduire la pression sur Pyongyang.
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Corée du Nord : Shinzo Abe trouve en Macron un allié pour les sanctions

En visite à Paris puis à Bruxelles, le premier ministre japonais veut s’assurer que les Européens ne cèdent pas à la tentation de réduire la pression sur Pyongyang.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 11h19
    |

            Brice Pedroletti








                        



                                


                            

La venue en Europe des chefs d’Etat d’Asie du Nord-Est attendus pour le sommet du dialogue Europe-Asie (ASEM), le 18 octobre, à Bruxelles, est l’occasion d’un redoublement d’activité diplomatique sur le dossier nord-coréen. Après avoir reçu lundi le président sud-coréen, Moon Jae-in – soucieux de sensibiliser la France, membre du Conseil de sécurité de l’ONU, à un allégement ciblé des sanctions contre Pyongyang –, Emmanuel Macron a accueilli mercredi 17 octobre le premier ministre japonais, Shinzo Abe, qui exige avant toute levée des sanctions que se vérifie le « CVID », l’acronyme qui désigne en anglais le « démantèlement complet vérifiable et irréversible » du programme nucléaire et balistique nord-coréen.
Le même jour, M. Moon semblait trouver une oreille attentive auprès du premier ministre italien. Il verra vendredi la première ministre britannique, Theresa May. Le premier ministre chinois, Li Keqiang, qui a commencé sa visite européenne par les Pays-Bas, est, lui, en principe porteur d’un message de souplesse : la Chine a appelé au côté de la Russie, lors de l’Assemblée générale des Nations unies fin septembre à New York, à lever certaines sanctions le moment approprié. Et, lors d’une rencontre trilatérale à Moscou le 9 octobre sur le processus de dénucléarisation, les vice-ministres des affaires étrangères de Chine, de Russie et de Corée du Nord sont convenus « qu’il était temps de commencer à considérer un ajustement du régime de sanction contre la RPDC [Corée du Nord] », selon le ministère chinois des affaires étrangères.

La Chine estime que Pyongyang a fait preuve d’assez de bonne volonté pour être récompensé. La prolongation d’un régime maximal de sanctions risque d’empêcher Kim Jong-un d’apporter des gages de développement économique à sa population, après les privations consenties pour l’obtention de l’arme nucléaire. La Chine et la Russie, si elles semblent prêcher dans le vide, ont l’avantage d’être elles-mêmes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le président américain ne voit dans la disparition du journaliste saoudien aucun raison de prendre ses distances avec Riyad.
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Affaire Khashoggi : la diplomatie du cynisme de Donald Trump

Le président américain ne voit dans la disparition du journaliste saoudien aucun raison de prendre ses distances avec Riyad.



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 11h08
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Dans le discours qu’il avait prononcé à l’attention du monde arabe après son élection, au Caire, en juin 2009, Barack Obama avait assuré que « l’Amérique ne prétend pas savoir ce qui convient le mieux à tout le monde », ajoutant qu’« aucun système de gouvernement ne peut ou ne devrait être imposé à une nation par une autre ». Il avait cependant rappelé quelques principes jugés universels, comme la liberté d’expression ou la centralité du droit et de la justice, ou encore la nécessité de transparence des gouvernements. « Ce ne sont pas que des idées américaines, ce sont des droits de l’homme, et c’est pourquoi nous les soutiendrons partout », avait-il dit.
Huit ans plus tard, à Riyad, théâtre en mai 2017 de son premier déplacement à l’étranger, Donald Trump s’est limité à la première partie du propos de son prédécesseur. « Nous ne sommes pas ici pour faire la morale. Nous ne sommes pas ici pour dire aux autres comment ils doivent vivre, ce qu’ils doivent faire, ce qu’ils doivent être, ou comment ils doivent prier », a assuré le président des Etats-Unis. Depuis, il s’est toujours gardé de considérer que le rappel au respect des droits fondamentaux relevait de ses responsabilités de président de la première puissance au monde.
Présomption d’innocence
Le 5 février 2017, alors qu’un animateur de Fox News qui l’interrogeait avait qualifié son homologue russe de « tueur », Donald Trump avait répondu : « Vous croyez que notre pays est aussi innocent que cela ? » Ce relativisme érigé en système se déploie de nouveau depuis la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, dont les autorités turques assurent qu’il a été assassiné dans l’enceinte du consulat du royaume à Istanbul. Tous les moyens semblent bons pour préserver la relation entre Washington et Riyad.
Interrogé lors de l’émission « 60 minutes », sur CBS, le 14 octobre, le président a insisté sur le fait que le journaliste « n’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ En octobre 2016, l’homme d’affaires béninois avait été arrêté après la découverte de 18 kg de cocaïne dans un conteneur destiné à l’une de ses sociétés.
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Compte rendu

Au Bénin, l’opposant Sébastien Ajavon ne se rendra pas à son procès

En octobre 2016, l’homme d’affaires béninois avait été arrêté après la découverte de 18 kg de cocaïne dans un conteneur destiné à l’une de ses sociétés.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-10-18T11:08:11+02:00"

        Le 18.10.2018 à 11h08






    
Sébastien Ajavon lors de la campagne présidentielle béninoise de mars 2016, à Ekpé, dans le sud du pays.
Crédits : PIUS UTOMI EKPEI / AFP


L’opposant politique et homme d’affaires béninois Sébastien Ajavon ne se rendra pas à son procès jeudi 18 octobre, dans lequel il est mis en cause pour trafic de cocaïne, a annoncé l’un de ses avocats, qui dénonce de « graves irrégularités » dans la procédure. En octobre 2016, M. Ajavon avait été arrêté après la découverte d’environ 18 kg de cocaïne pure d’une valeur estimée à 9 milliards de francs CFA (14 millions d’euros) dans un conteneur destiné à l’une de ses sociétés. Il avait été relaxé quelques mois plus tard faute de preuve et « au bénéfice du doute ».

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                Au Bénin, Sébastien Ajavon n’en a pas fini avec la justice



Cette relaxe n’a fait l’objet d’aucune procédure en appel, mais M. Ajavon a été convoqué le 4 octobre devant un tribunal spécial créé fin août à Porto-Novo (sud-est du Bénin), la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), pour « trafic de drogue international à haut risque », infraction punie de 10 à 20 ans de prison.
Il n’avait pas eu connaissance des faits qui lui étaient reprochés ni accès au dossier avant l’audience, selon ses avocats, qui estiment que la Criet n’est pas une juridiction d’appel et n’est donc pas compétente pour juger cette affaire. Les juges avaient en outre refusé à la défense le droit de représenter M. Ajavon en son absence et de prendre la parole, avant de renvoyer l’affaire au 18 octobre, avait constaté l’AFP.
« Graves irrégularités de la procédure »
« Sébastien Ajavon a décidé, sur les recommandations de ses conseils, de ne pas comparaître en personne lors de cette audience, compte tenu des graves irrégularités de la procédure et du caractère absurde et mensonger de l’accusation portée contre lui », a déclaré dans un communiqué mercredi l’un de ses avocats parisiens, Eric Dupond-Moretti. « Il donne en revanche mandat, conformément aux règles de droit, à ses avocats pour dénoncer les atteintes à ses droits et les manquements au procès équitable entachant d’ores et déjà l’entière procédure », poursuit-il.

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                Au Bénin, le « roi du poulet » est-il un trafiquant de cocaïne ?



« Sébastien Ajavon se réserve le droit (…) de faire constater l’instrumentalisation de la justice et les manœuvres politiques dont il est victime. Il entreprendra ainsi toute action, de nature tant judiciaire que politique, nécessaire à faire garantir le respect de ses droits et sa participation au processus démocratique », conclut le communiqué.
Candidat à la présidentielle de 2016, Sébastien Ajavon, qui a fait fortune dans l’agroalimentaire, était arrivé troisième avec 23 % des voix, avant de soutenir un autre homme d’affaires, Patrice Talon, qu’il a contribué à faire élire au second tour face à Lionel Zinsou. Mais les relations entre les deux hommes se sont vite dégradées après la présidentielle, Sébastien Ajavon ayant été visé par la justice dans plusieurs affaires.





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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le sénateur américain Mark Warner explique son combat contre les campagnes d’influence de puissances étrangères .
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La propagande numérique de la Russie « a coûté moins cher qu’un avion F-35 »

Dans un entretien au « Monde », le sénateur américain Mark Warner explique son combat contre les campagnes d’influence de puissances étrangères .



LE MONDE
 |    18.10.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 12h49
    |

            Martin Untersinger








                        



   


Le sénateur de Virginie Mark Warner, vice-président du groupe démocrate au Sénat américain, siège au comité du Sénat sur le renseignement, qui mène l’enquête sur les opérations d’ingérence russe dans l’élection américaine de 2016.
Il s’est fait remarquer par ses appels réguliers à un meilleur encadrement des publicités politiques en ligne et ses interventions très critiques de la manière dont Facebook, Twitter et Google ont géré les opérations de propagande. Le Monde l’a interviewé.

        Lire notre dossier :
         

          Comment les plateformes du Web s’organisent pour éviter un « hack » des élections



Martin Untersinger : Comment expliquez-vous que les grands réseaux sociaux n’aient pas vu venir la campagne d’influence, menée par l’organisation russe Internet Research Agency (IRA), et ses milliers de publications de contenus de propagande ? Ses activités étaient pourtant connues et documentées depuis environ 2013.
Mark Warner : Je pense que les activités de l’IRA étaient connues, mais qu’aux Etats-Unis les entreprises ne l’ont pas vue venir. Elles n’étaient pas organisées pour le faire. Mais le gouvernement américain non plus n’en était pas conscient et a été pris par surprise. Les réseaux sociaux ont rapidement appris de leurs erreurs car, au moment de l’élection présidentielle de 2017, elles ont dit travailler activement avec le gouvernement français.
Les réseaux sociaux ont changé de posture depuis 2016, après avoir initialement nié l’impact des campagnes de désinformation. Ont-ils fait assez pour protéger les élections de mi-mandat ?
Ils se sont améliorés. Aux Etats-Unis, j’essaie de faire voter une loi qui obligerait à plus de transparence sur les publicités politiques en ligne, qui leur impose les mêmes règles que nous avons pour la télévision et la radio. Je n’ai pas encore pu défendre le texte, mais Facebook a pris les devants dans ce domaine, et c’est une bonne chose. Ils arrivent bien à identifier les faux comptes et disent en supprimer des milliers régulièrement.

        Lire :
         

          Labels, moteur de recherche… les nouveaux dispositifs de Facebook sur la publicité politique



Même chose du côté de Twitter. Google, pendant un peu plus d’un an et demi [après l’élection de 2016], a été plutôt mauvais. La plupart des experts disent que Youtube est utilisé pour radicaliser les gens : Google doit mettre en place les mêmes protocoles que les autres entreprises.
Dans quel domaine souhaitez-vous que les réseaux sociaux fassent plus d’efforts ?
On devrait avoir le droit de savoir, sur les réseaux sociaux, quand on interagit avec un robot ou un humain, par exemple. Et puis il y a le problème de la localisation : si vous dites que vous postez de Paris mais qu’en fait vous êtes connecté à Saint-Pétersbourg, il pourrait y avoir une fenêtre qui vous dit que ce message ne provient pas de là où la personne prétend poster.
Est-ce que les Etats-Unis ont repéré, durant la campagne actuelle pour les élections de mi-mandat, une activité de propagande étrangère semblable à celle de 2016 ?
Il y a encore de l’activité. Cela n’est pas forcément pour appeler directement à voter pour le candidat X ou le candidat Y, mais ils essaient encore de diviser les Américains sur les questions sociales, de race… parce que ça marche, et cela ne coûte pas cher : si vous additionnez tout ce qu’ils ont dépensé pour interférer dans l’élection américaine et en Europe, cela coûte moins qu’un avion de combat F-35. C’est un sujet dont l’Occident doit prendre conscience.
Est-ce que le gouvernement américain travaille suffisamment avec les réseaux sociaux pour limiter l’interférence étrangère ?
Le gouvernement américain, en 2018, s’est concentré sur l’infrastructure du vote : les machines à voter, les listes électorales… C’est là qu’il y a eu plus d’efforts. Nous nous améliorons, mais nous ne sommes pas encore au niveau. Les Etats-unis et l’Occident ont considéré les campagnes de désinformation et les attaques informatiques comme deux champs distincts.
Les pays comme la Chine et la Russie voient cela comme un seul. Par exemple, si la Russie était à l’origine du piratage d’Equifax, ils auraient pu utiliser cette information pour faire des e-mails d’hameçonnage, ou pour cibler un post sur Facebook… Cette combinaison de désinformation et de cyberattaques est très puissante, et je ne pense pas que le gouvernement américain soit assez préparé.

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Le fait que le président Donald Trump ne veuille pas entendre parler d’une « menace russe » limite-t-il la capacité des Etats-Unis à faire face au problème ?
Oui, absolument. Tout le monde dans les services de renseignement réalise que la Russie est une énorme menace. Mais le président refuse encore d’accepter cette vérité. Dans une Maison Blanche normale, face à une menace comme celle-là, il y aurait un responsable spécialement désigné. Mais il n’y a pas de leadership à la Maison Blanche, chaque agence doit travailler dans son coin.
J’ai assisté à une réunion en juillet avec des représentants de nombreux pays, des Suédois, des Canadiens, des Ukrainiens… Le jour où nous étions rassemblés pour s’attaquer à cette nouvelle menace, c’était le jour de la piètre performance de Donald Trump face à Vladimir Poutine : nous nous sommes interrompus pour voir Trump s’incliner devant le président russe et nier le problème. Il devrait y avoir un leadership américain fort, mais pour l’instant, il n’existe pas.

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Pensez-vous que l’élection présidentielle de 2020 sera protégée contre le type d’ingérence qui a eu lieu en 2016 ?
Non. Nous verrons lors des élections de mi-mandat : nous ne connaissons pas encore le nombre de faux comptes qui seront actifs. Cela peut encore se produire.



                            


                        

                        


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Affaire Khashoggi : Bruno Le Maire annule sa participation au sommet de Riyad

Comme nombre de dirigeants d’entreprises et d’institutions mondiales, le ministre de l’économie français a décidé de ne pas se rendre en Arabie saoudite et dénonce des « faits très graves ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    18.10.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
18.10.2018 à 12h31
   





                        



   


Le ministre de l’économie français, Bruno Le Maire, a annoncé jeudi 18 octobre qu’il annulait sa participation au sommet économique saoudien, organisé à Riyad du 23 au 25 octobre, en raison de la disparition et du probable assassinat du journaliste saoudien critique du pouvoir Jamal Khashoggi.
Invité de l’émission « Territoires d’infos » sur Public Sénat, M. Le Maire a estimé que les conditions n’étaient « pas réunies aujourd’hui » pour qu’il se rende à ce forum d’investisseurs.
« Je pense que [mon homologue saoudien] peut parfaitement comprendre que dans les circonstances actuelles, le ministre de l’économie française ne se rende pas à Riyad », a-t-il expliqué. « Le président de la République l’a dit très clairement, les faits sont très graves », a souligné Bruno Le Maire. « L’essentiel maintenant, c’est que toute la vérité, toute la lumière soit faite sur cette affaire. »

#TDInfos @BrunoLeMaire annonce qu'il ne se rendra pas à Ryad la semaine prochaine : "Les conditions ne sont pas réu… https://t.co/vfLzhcCcDq— publicsenat (@Public Sénat)


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« Partenariat stratégique » pas remis en cause
Interrogé sur le fait de savoir si l’annulation de sa participation remettait en cause les relations entre Paris et Riyad, Bruno Le Maire a assuré que non. « Riyad et l’Arabie saoudite sont des partenaires stratégiques pour la France, à bien des titres. Ça ne remet pas en cause ce partenariat stratégique », a-t-il déclaré.
Nombre de dirigeants d’entreprises et de grandes banques mondiales ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne se rendraient pas non plus au sommet. Du côté des institutions internationales, la directrice du Fonds monétaire internationale, Christine Lagarde, ainsi que le président de la Banque mondiale, Jim Yong-kim, ont également décliné l’invitation.
Aux Etats-Unis, Donald Trump s’est défendu mercredi de « couvrir » ses alliés saoudiens dans cette affaire, expliquant vouloir « savoir ce qui se passe ». Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, doit décider jeudi « sur la base du rapport du secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, » de retour d’Arabie saoudite, s’il se rendra ou non à Riyad.
Concernant l’enquête sur la disparition du journaliste, les autorités turques ont fouillé mercredi la résidence du consul saoudien à Istanbul et une partie des enquêteurs se sont rendus dans la soirée au consulat tout proche, la deuxième fouille cette semaine.

Retrouvez nos contenus sur l’affaire Khashoggi
L’enquête sur la disparition de Jamal Khashoggi.
Le sommet économique de Riyad, enlisé dans l’affaire.
Le prince héritier Mohammed Ben Salman, dans la tourmente.
La dernière tribune du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.
La relation entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.
L’ambiguïté de Washington et d’Ankara vis-à-vis de Riyad.





                            


                        

                        


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Compte rendu

L’ONU et l’UA appellent au calme aux Comores, secouées par des violences

Des affrontements entre les forces de sécurité et des adversaires du régime ont fait trois morts sur l’île d’Anjouan, selon le ministère de l’intérieur.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 18.10.2018 à 10h38

     •
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        Mis à jour le 18.10.2018 à 10h42






    
La capitale de l’île d’Anjouan, Mutsamudu, est le théâtre d’affrontements entre soldats et opposants au régime comorien.
Crédits : Google Maps


Un face-à-face tendu opposait, mercredi 17 octobre, les forces de sécurité comoriennes aux adversaires du régime repliés au cœur de la capitale de l’île d’Anjouan, Mutsamudu, après des affrontements meurtriers qui suscitent l’inquiétude de l’ONU et de l’Union africaine (UA).
Dans le reste de la ville, les autorités évoquaient une « situation revenue à la normale », mais des témoins parlaient de détérioration, avec des échanges de tirs intenses, en dépit de l’instauration d’un couvre-feu nocturne. « Personne n’a fermé l’œil de la nuit, ça tirait de partout », a raconté un habitant joint au téléphone par l’AFP.
La médina encerclée
Trois jours après le début des violences survenues sur fond de vives tensions provoquées par la volonté du chef de l’Etat de prolonger son mandat, la situation était particulièrement crispée dans la médina de la ville, faite de petites ruelles entrelacées et surpeuplées, selon les autorités et des témoins.
Le quartier est « occupé par des terroristes, des drogués et des alcooliques armés », a déclaré le ministre de l’intérieur, Mohamed Daoudou. A ce stade, « aucun militaire n’est rentré […] ni a tiré un seul coup de feu », a-t-il affirmé, mais « les forces de l’ordre vont mettre fin à cette situation le plus vite possible ».
Des opposants, pour certains armés, étaient, selon des habitants, bien présents dans ce quartier où les premières violences ont éclaté lundi, faisant trois morts, selon un dernier bilan du ministre de l’intérieur, non confirmé de manière indépendante. Selon ces témoins, la vie est devenue intenable dans la médina maintenant encerclée, où les marchés et les commerces sont fermés, les coupures d’électricité de rigueur.

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Les affrontements avaient commencé lorsque des protestataires avaient érigé des barrages dans plusieurs rues et autour de Mutsamudu, ville considérée comme un fief de l’opposition, et que les forces de l’ordre avaient ouvert le feu pour les démanteler. Les autorités accusent le parti Juwa, de l’opposant et ancien président de l’archipel Abdallah Sambi, d’être à l’origine des troubles. Les partis d’opposition réunis en coalition renvoient la responsabilité de la situation au gouvernement.
Le climat politique s’est singulièrement dégradé aux Comores depuis le référendum constitutionnel du 30 juillet. Ce scrutin aux allures de plébiscite (92,74 % de oui) a renforcé les pouvoirs du président Azali Assoumani, notamment en l’autorisant à accomplir deux mandats successifs au lieu d’un.
« République bananière »
Exprimant leur inquiétude face au risque de dégradation dans cet archipel agité de coups d’Etat et de crises séparatistes depuis son indépendance de la France en 1975, l’ONU et l’UA ont appelé au « calme » et au « dialogue », d’une même voix mais dans des communiqués séparés.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé « sa préoccupation » et « appelle toutes les parties concernées à faire preuve de calme et de retenue dans l’intérêt de la paix et de la stabilité aux Comores ». Déplorant « la suspension, depuis le 2 octobre 2018, du dialogue intercomorien », la Commission de l’UA « souligne, encore une fois, la nécessité et l’urgence de mesures d’apaisement de nature à faciliter le règlement de la crise », ajoute l’UA.

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Depuis 2001, la présidence était attribuée tous les cinq ans à un représentant de l’une des trois îles du pays (Grande-Comore, Anjouan et Mohéli). Ce système tournant avait permis de ramener le calme dans l’archipel de l’océan Indien.
Ancien putschiste élu en 2016, Azali Assoumani a annoncé son intention d’organiser un scrutin présidentiel anticipé l’an prochain, qui lui permettrait de remettre les compteurs électoraux à zéro et de régner sur l’archipel, en cas de victoire, jusqu’en 2029. Les adversaires du chef de l’Etat, qui ont boycotté le scrutin de juillet, qualifient son régime de « république bananière ». Depuis le référendum, des dizaines d’entre eux ont été arrêtés.
« M. Assoumani semble de plus en plus intolérant face à toute divergence d’opinion », commente auprès de l’AFP Jane Morley, analyste chez Fitch Solutions Risk Consultancy. « Un certain nombre de figures de l’opposition, accusées de complot ou de corruption, ont été arrêtées ou ont dû se cacher », ajoute-t-elle. Parmi eux, Abdallah Sambi, inculpé dans une affaire de corruption et assigné depuis cinq mois à résidence dans la banlieue de Moroni.

