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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Annoncés dans le groupe pour la tournée d’automne, le Sud-Africain Paul Willemse et le Fidjien Alivereti Raka sont finalement absents. Un choix dicté par le président de la FFR, Bernard Laporte.
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XV de France : Jacques Brunel rappelle Louis Picamoles, mais se passe des « étrangers »

Annoncés dans le groupe pour la tournée d’automne, le Sud-Africain Paul Willemse et le Fidjien Alivereti Raka sont finalement absents. Un choix dicté par le président de la FFR, Bernard Laporte.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 16h25
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Le sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, a dévoilé ce mercredi un groupe de 31 joueurs pour la prochaine tournée d’automne, qui débute le 10 novembre au Stade de France avec la réception de l’Afrique Sud.
Louis Picamoles fait son grand retour. Le troisième ligne de Montpellier n’a plus porté le maillot des Bleus depuis la défaite en Ecosse, le 11 février, et une nuit agitée à Édimbourg qui lui avait valu d’être exclu, comme sept autres joueurs.
Ces dernières semaines, les relations se sont réchauffées entre le joueur aux 69 sélections et le patron des Bleus. Picamoles profite aussi de l’absence à son poste de Marco Tauleigne, blessé, et de Kévin Gourdon et Fabien Sanconie, qui jouent peu en club.
Un petit nouveau de 125 kilos est retenu pour la première fois. Champion du monde avec les moins de 20 ans en juin, le Briviste Demba Bemba a été appelé au poste de pilier. Le talonneur du Stade Toulousain, Julien Marchand (23 ans) est l’autre nouveauté de cette liste.
Deux noms en sont absents, ceux du deuxième ligne Paul Willemse (Montpellier) et de l’ailier Alivereti Raka (Clermont). Depuis plusieurs jours, ils étaient pourtant annoncés avec insistance. Finalement, Jacques Brunel a renoncé à sélectionner le Sud-Africain et le Fidjien.
En rugby, un international peut représenter une sélection sans détenir pour autant la nationalité du pays. Pour cela, il doit respecter deux conditions fixées par World Rugby (la fédération internationale) : résider depuis trois ans dans le pays et ne compter aucune sélection pour une autre sélection nationale. Ce qui est le cas de Willemse et Raka.
19 étrangers dans l’histoire du XV de France
Le sélectionneur a-t-il reculé au dernier moment pour ne pas contrarier une promesse du président de la fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte ? Lors de sa campagne présidentielle, l’ancien manager de Toulon avait annoncé qu’un passeport français deviendrait impératif pour être sélectionnable dans son engagement numéro 11.
« Inclusion dans les critères de sélection aux équipes nationales de la nécessité d’être ressortissant français (à l’instar du CIO pour la représentation aux JO et de la plupart des autres Fédérations françaises)… »
Le président Laporte souhaitait mettre fin à la politique du sélectionneur Laporte et encore plus active sous l’ère de Philippe Saint-André (2011-2015), quand 13 étrangers figuraient en 2014 sur une liste de 74 joueurs pour préparer la Coupe du monde 2015.

        Lire aussi :
         

                Bernard Laporte : « Il faudra un passeport français » pour jouer avec le XV de France



Dans l’histoire du XV de France, 19 étrangers ont déjà porté le maillot bleu frappé du coq. Avec un bonheur inégal. Si les Sud-Africains Steven Hall, Antonie Claassen ou Daniel Kotze n’ont pas laissé un souvenir impérissable, leur compatriote Pieter de Villiers a été un pilier inamovible des années 2000 et le Néo-Zélandais, Tony Marsh, un trois-quarts centre incontournable. Ces deux joueurs étaient des trouvailles du sélectionneur de l’époque, un certain Bernard Laporte (1999-2007).
Dans un entretien au Monde en janvier 2017, celui qui était devenu président de la FFR avait réaffirmé sa volonté de ne pas faire appel à des joueurs étrangers.
« World Rugby va changer la règle : pour jouer dans une équipe nationale, il faudra désormais cinq ans de résidence sur le territoire, au lieu de trois aujourd’hui. Mais, pour nous, ça ne suffira pas, il faudra en plus détenir un passeport français. Sinon, tôt ou tard, il y aura qui en équipe de France ? Trois Fidjiens, deux Samoans… Josua Tuisova [ailier fidjien jouant au RC Toulon], si je ne parle pas avec lui, si je ne l’envoie pas jouer avec son pays, les Fidji, il jouerait en équipe de France alors qu’il ne parle pas un mot de français. »
Le message était clair : privilégier la formation française et faire que l’on s’identifie de nouveau à un XV de France en manque de résultats et sans style de jeu.
« Tôt ou tard, ils seront français »
Interrogé en juin dans Midi olympique, sur le cas de Raka – qui sans une grave blessure au genou, aurait débuté avec les Bleus lors du dernier Tournoi des six nations – et celui de Willemse, Bernard Laporte avait toutefois fortement nuancé son propos : il avait mis en avant la volonté des deux joueurs de vouloir devenir français et rappelait qu’ils avaient entamé les démarches administratives nécessaires. 

   


« Sauf que cette procédure prend du temps. Mais tôt ou tard, ils seront français. A partir du moment où ils ont fait leur demande, je les considère comme sélectionnables. Je ne vais pas leur faire subir l’attente de la préfecture », expliquait le patron de la FFR.
Bernard Laporte aurait-il alors envoyé un ballon d’essai en laissant filtrer les noms de Willemse et Raka ? C’est ce que croit savoir, le site Rugbyrama qui annonçait, en début d’après-midi mercredi, que le Sud-Africain et le Fidjien ne figuraient pas dans la liste des 31. Face aux nombreuses réactions suscitées, le patron du rugby français aurait finalement décidé de pas accéder à la demande de Jacques Brunel, désireux de pouvoir compter sur la puissance de Willemse et la vitesse de Raka.
Le message publié par Bernard Laporte sur son compte Twitter, mercredi après l’annonce de la liste des 31, laisse peu de doute au sujet de son intervention auprès de celui qui fût son fidèle adjoint lorsqu’il dirigeait le XV de France. Il remercie Brunel de sa compréhension : « En équipe de France, un joueur doit être de nationalité française. C’est mon engagement et je remercie le staff qui l’a toujours pris en compte. » L’engagement numéro 11 du candidat Laporte est sauf.

🔹En équipe de France, un joueur doit être de nationalité française. C’est mon engagement et je remercie le staff qu… https://t.co/9UQ0iwuDFp— BernardLaporte_ (@Bernard Laporte)


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La liste des 31
Pour la tournée d’automne, qui verra le XV de France affronter l’Afrique du Sud (10 novembre), l’Argentine (17) et les Fidji (24), le sélectionneur, Jacques Brunel, a retenu les 31 joueurs suivants :
Avants : Uini Atonio, Mathieu Babillot, Demba Bamba, Camille Chat, Paul Gabrillagues, Kelian Galletier, Cedate Gomes, Guilhem Guirado (capitaine), Arthur Iturria, Wenceslas Lauret, Bernard Le Roux, Yoann Maestri, Julien Marchand, Louis Picamoles, Jefferson Poirot, Dany Priso, Sébastien Vahaamahina
Arrières : Mathieu Bastareaud, Anthony Belleau, Geoffrey Doumayrou, Antoine Dupont, Benjamin Fall, Gael Fickou, Wesley Fofana, Rémi Lamerat, Camille Lopez, Maxime Médard, Morgan Parra, Damian Penaud, Baptiste Serin, Teddy Thomas





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Une analyse technique du Mondial 2018 en Russie met en lumière le jeu français, qui n’était pas basé sur la possession du ballon mais sur une équipe qui a su « se projeter vite ».
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En football, avoir le ballon n’est pas gagner – la France l’a montré à la Coupe du monde, souligne un rapport de la FIFA

Une analyse technique du Mondial 2018 en Russie met en lumière le jeu français, qui n’était pas basé sur la possession du ballon mais sur une équipe qui a su « se projeter vite ».



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 11h14
   





                        


La possession de balle ne paie plus : la France sacrée championne du monde lors de la Coupe du monde 2018 en Russie ne termine que 19e au classement de la possession de balle, loin derrière l’Espagne, mais a été l’équipe « la plus équilibrée » du tournoi, selon un rapport technique de la Fédération internationale de football (FIFA) publié mardi 16 octobre.
Malgré le pourcentage moyen de possession de balle par match le plus élevé (69 %) de toutes les équipes engagées, l’Espagne n’est pas parvenue à dépasser les huitièmes de finale, éliminée par la Russie (1-1, 4 tab à 3). Les champions du monde français figurent eux à la dix-neuvième place de ce classement, sur 32 équipes, avec une possession de balle de 48 % par match en moyenne.


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L'Espagne, équipe la plus « possessive » de la Coupe du monde, la France 19e
Moyenne de possession de balle par match et par équipe.

Source : FIFA



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« La France ne s’est pas appuyée sur la possession de balle mais avait pour priorité de se projeter le plus vite possible dans la moitié de terrain adverse et elle avait les joueurs pour le faire », analyse l’entraîneur brésilien Carlos Alberto Parreira, vainqueur du Mondial 1994, l’un des membres de cette cellule d’analyse (en compagnie, notamment, du Néerlandais Marco Van Basten, ex-responsable du développement technique de la FIFA, et de l’Ecossais Andy Roxburgh). Paul Pogba et Antoine Griezmann étaient chargés de « lancer les attaques » s’appuyant sur « la vitesse de Kylian Mbappé », élu meilleur jeune joueur du Mondial, souligne également M. Parreira.
Autre constat du groupe technique de la FIFA : « rares sont les équipes à avoir joué avec un véritable meneur de jeu, probablement en raison des différentes tactiques adoptées ». Certains joueurs se sont toutefois montrés à leur avantage dans ce registre, relève la FIFA. Ainsi, si le Français Paul Pogba a brillé, « c’est bien Luka Modric qui a fait la plus forte impression », ajoute l’instance, alors que le joueur du Real Madrid est l’un des prétendants au Ballon d’or.
La Serbie a le plus couru
On apprend aussi que la Serbie est l’équipe qui a le plus couru par match (113 km), tandis que la France n’est que vingt-huitième de ce classement avec 101 km.


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La France a (relativement) moins couru que la plupart des autres équipes lors du Mondial 2018
Moyenne de la distance totale parcourue par les joueurs de chaque équipe lors d'un match de la Coupe du monde 2018.

Source : FIFA



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De plus, l’efficacité des tirs depuis l’extérieur de la surface « a énormément augmenté avec en moyenne un but tous les vingt-neuf tirs, contre quarante-deux au Brésil en 2014 ».
« La France a mérité sa victoire », estime dans le rapport le Croate Zvonimir Boban, secrétaire général adjoint de la FIFA.
« Sous l’impulsion de Didier Deschamps, qui avait une idée claire et précise de la manière d’utiliser au mieux les qualités de ses joueurs et n’en a pas dévié, les Bleus ont formé dans l’ensemble l’équipe du tournoi la plus équilibrée et la plus sûre de sa force. »
Avec un total de 169 buts inscrits, le Mondial russe a été l’un des tournois les plus généreux en buts pour une compétition à 32 équipes, avec juste deux buts de moins que les éditions 1998 en France et 2014 au Brésil, les plus prolifiques.
Par ailleurs, le nombre de buts inscrits lors de la phase à élimination directe a été en hausse par rapport à l’édition 2014 (47 contre 35) et le nombre de pénalties accordés en phase de groupe a « fortement augmenté, notamment en raison de la présence de l’assistance vidéo à l’arbitrage » (VAR) relève encore la FIFA, qui dresse depuis l’édition 1966 en Angleterre une analyse de l’évolution technique de chaque Coupe du monde.

        Analyse des « Cahiers du football » :
         

          Equipe de France : la victoire du talent







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ En quittant les Cleveland Cavaliers pour les Los Angeles Lakers, le triple champion NBA poursuit des enjeux sportifs… et économiques.
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NBA : LeBron James à la conquête de l’Ouest

En quittant les Cleveland Cavaliers pour les Los Angeles Lakers, le triple champion NBA poursuit des enjeux sportifs… et économiques.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 07h12
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 10h11
    |

            Clément Martel








                        



   


Dans la pénombre du Staples Center, la foule de Los Angeles acclame LeBron James. S’il a rallié cet été le panache pourpre et or de l’équipe des Lakers, hôtes de la salle angeleno, le meilleur joueur de basket de la planète n’est pas là, ce dimanche 14 octobre, pour le ballon orange. Il a été convoqué sur scène par le rappeur Drake, qui joue devant une salle comble et conquise. Quelques pas de danse, des couplets scandés, le nouveau roi de Los Angeles savoure.
Cette scène traduit bien les deux facettes du personnage : d’un côté, la star du basket, dont l’arrivée en Californie constitue l’un des événements majeurs de la nouvelle saison de NBA, le championnat nord-américain ; de l’autre, le businessman avisé, déjà bien implanté dans le monde de l’entertainment. Et, à Los Angeles, LeBron James semble bien décidé à pouvoir concilier ces deux univers.
Basketteur, il y entame sa conquête de l’Ouest : en quittant le club de Cleveland, où il évoluait jusqu’alors, il va jouer pour la première fois dans la conférence Ouest de la NBA. Et il ne manque pas de raisons sportives pour justifier son choix d’épouser la cause des Lakers. Il assure d’ailleurs que sa « décision de venir ici est purement liée à [sa] famille et au basket » et qu’il a pour ambition de redorer le blason d’une « franchise mythique ».
Dans la cité des Anges, à proximité d’Hollywood, capitale mondiale de l’entertainment, le septième meilleur marqueur de l’histoire de la NBA, 33 ans, sera également plus à même de partager son temps entre la poursuite d’un quatrième titre de champion NBA et le développement de son florissant empire.
« Il est sur la pente descendante de sa carrière et veut devenir un magnat à Hollywood »
Ce qui n’a pas manqué de susciter quelques interrogations sur son investissement basket et sur l’intérêt de son arrivée pour les Lakers. « Cette signature est une décision de business. Il est sur la pente descendante de sa carrière et veut devenir un magnat à Hollywood », a par exemple lâché Charles Barkley, ancien ailier devenu consultant. Pour lui, l’affaire est entendue : si LeBron James avait souhaité privilégier le sportif, il n’aurait pas signé dans un club « loin des meilleures équipes », tout historique fût-il.

        Lire aussi :
         

          LeBron James à Los Angeles, une arrivée qui ne fait pas l’unanimité



L’intéressé assure, lui, que « toutes [ses] activités ici sont sur les rails depuis longtemps et avancent sans [lui] ». Depuis 2006, et la création de SpringHill Entertainment, avec son ami d’enfance Maverick Carter, la star a posé son – grand – pied dans le monde du divertissement. Athlète engagé, LeBron James n’a jamais dissimulé ses velléités de casser la case à laquelle les sportifs de haut niveau seraient assignés.
« Shut up and dribble »
Cible du président Donald Trump pour ses prises de position en faveur des droits des Noirs américains, le quadruple MVP (meilleur joueur) de la NBA a transformé l’insulte d’une présentatrice conservatrice à son encontre – « Shut up and dribble » (« tais-toi et dribble ») –en une série documentaire explorant le rôle politique et culturel des sportifs.
Il s’agit là d’un des nombreux projets à son image, associant engagement et investissements, à avoir récemment été annoncé par le joueur, qui bénéficie, depuis 2015, d’un bureau dans le prestigieux studio Warner Bros. Cette année-là, James affirmait depuis Cleveland son intention d’établir un empire du divertissement. Près de quatre ans et un titre de champion de NBA plus tard, c’est en producteur reconnu qu’il investit Hollywood.

        Lire aussi :
         

          Le « roi » LeBron James brise la « malédiction » de Cleveland



Signe que les temps ont changé, en septembre, le magazine spécialisé The Hollywood Reporter a publié son annuelle liste des « 100 personnes les plus puissantes d’Hollywood », plaçant le patron de l’empire Disney, Bob Iger en tête. Pourtant, c’est LeBron James, numéro 75 de la liste, qui a eu l’honneur de la « une » de l’hebdomadaire.
« Je n’aurais jamais fait ça s’il s’était simplement agi de l’arrivée d’un joueur aux Lakers ayant, par ailleurs, une boîte de production, a justifié le directeur éditorial du magazine, Matthew Belloni. Je le trouve intéressant parce qu’il n’est pas là pour plaisanter, qu’il est crédible et que les gens de cette ville veulent vraiment travailler avec lui. »
Ce sera le cas de Ryan Coogler, le réalisateur du blockbuster Black Panther, qui a bousculé les schémas hollywoodiens. « Ryan a offert aux enfants de cette génération quelque chose que je n’avais pas quand j’étais petit, a insisté LeBron James, un film de super-héros avec un casting afro-américain. »
« Plus qu’un basketteur »
S’il ne sera pas derrière la caméra, Coogler produira la suite du populaire Space Jam (1996), dans lequel Michael Jordan s’associait aux personnages des dessins animés les Looney Tunes pour affronter des extraterrestres sur un terrain de basket. Dans le volume 2, James chaussera les baskets de Jordan. Une fois encore.

🏀 🥕 🎬 https://t.co/Ay6wRaB915— SpringHillEnt (@SpringHill Ent.)


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Car le numéro 23 des Chicago Bulls a inspiré celui des Lakers. Si leur jeu n’a pas grand-chose à voir – James a un esprit altruiste que le tueur Jordan n’avait pas développé –, comme « His Airness », seul propriétaire noir d’une franchise NBA, LeBron aspire à être « plus qu’un basketteur ».
« On a pris un peu de Jay-Z, un peu de Michael Jordan et de Magic Johnson, et on a essayé de développer notre propre voie »
Pour son associé Maverick Carter, qui lui a permis de signer un lucratif contrat à vie avec l’équipementier Nike, « celui qui se rapproche le plus d’un modèle, de par sa manière de prendre ses responsabilités et d’être respecté pour plus que ce qu’il est » est Jay-Z, qui a développé un empire sortant du cadre du rap. « On a pris un peu de lui, un peu de Jordan et de Magic [Johnson], et on a essayé de développer notre propre voie. »
« Il n’y a qu’un seul champion, a rappelé LeBron James à son arrivée à Los Angeles. Ne pas l’être ne veut pas dire que vous n’avez pas de succès. » Toujours basketteur, en passe d’ajouter des lignes à la liste de ses records, mais aussi bien plus que ça, « King James » ne veut plus être jugé à la seule aune des titres.

Boston Celtics et Golden State Warriors s’imposent dès le premier match
L’équipe des Boston Celtics, présentée comme la nouvelle équipe-référence de la conférence Est de la NBA, a surclassé les Sixers de Philadelphie, 105 à 87, mardi 16 octobre lors du coup d’envoi de la saison 2018-19 du championnat nord-américain. Les Celtics ont pris le large en fin de deuxième période grâce à Jayson Tatum, auteur de 23 points, et n’ont plus été inquiétés après la pause.
Dans la conférence Ouest, les Golden State Warriors, doubles champions NBA en titre, ont battu Oklahoma City, 108 à 100. Les Warriors ont dû se méfier jusqu’au bout de leurs adversaires. « C’est un match qui aurait pu basculer en leur faveur, notre 3e quart-temps a été catastrophique, mais on s’est bien repris en fin de match », a souligné Stephen Curry, qui a assuré la victoire de son équipe avec 32 points. Avant le coup d’envoi, les joueurs et l’encadrement de Golden State ont reçu, comme le veut la tradition, une imposante chevalière sertie de 74 saphirs et 74 diamants, pour leur titre de champion 2018.





                            


                        

                        


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<filnamedate="20181017"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181017"><AAMMJJHH="2018101719">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ L’attaquant de l’Atlético Madrid a inscrit un doublé, permettant à l’équipe de France de battre (2-1) les Allemands en Ligue des nations.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Rémi Dupré   Publié aujourd’hui à 02h58, mis à jour à 10h11   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Antoine Griezmann célèbre son deuxième but face à l’Allemagne, mardi 16 octobre, au Stade de France. Christophe Ena / AP             Peu avant le coup de sifflet final, le public du Stade de France lui réserva une belle ovation. A petites foulées, Antoine Griezmann sortit alors du terrain avant d’être félicité par son sélectionneur, Didier Deschamps. Auteur d’un doublé à Saint-Denis, l’attaquant de l’Atlético Madrid a marqué les esprits, mardi 16 octobre, en permettant aux Bleus, menés à la mi-temps, de battre l’Allemagne (2-1) en Ligue des nations.           Lire aussi France-Allemagne : Griezmann offre la victoire aux Bleus             Bourreau de la Nationalmannschaft (victoire des Tricolores 2-0) à Marseille, en demi-finales de l’Euro 2016, le joueur de 27 ans a une nouvelle fois inscrit deux buts au gardien munichois Manuel Neuer, référence planétaire à son poste. Surtout, en signant ses 25e et 26e réalisations (en 65 sélections) sous le maillot bleu, le Mâconnais confirme son statut de leadeur offensif des champions du monde.          En mode « collectif »          A la 62e minute, Griezmann s’est élevé pour catapulter de la tête un centre puissant du latéral gauche Lucas Hernandez, son partenaire à l’Atlético Madrid. Avec ce magnifique coup de boule, il a offert l’égalisation à des Tricolores bien mal embarqués depuis l’ouverture du score signée par Toni Kroos sur penalty (14e). La faute généreusement accordée dans la surface allemande par l’arbitre de la rencontre à Blaise Matuidi (80e) a fait de « Grizou » le buteur providentiel des Bleus. Avec sang-froid, « El Colchonero » a transformé la sentence en prenant à contre-pied Manuel Neuer.            Dans les entrailles du Stade de France, Griezmann a préféré faire profil bas et mettre l’accent sur les vertus du « collectif ». « Après, c’est vrai qu’il y en a un offensivement qui va mettre le but, donc on va plus parler de lui. Mais s’il n’y a pas le centre de Lucas [Hernandez], je ne marque pas. S’il n’y a pas l’action de Blaise [Matuidi], je ne marque pas », a déclaré le numéro 7 des Bleus, qui égale la performance de Sylvain Wiltord (26 réalisations en 92 capes) et fait ainsi son entrée parmi les dix meilleurs buteurs de l’histoire de la sélection.          Précieux dans la récupération et les replis défensifs en première période, l’attaquant a profité des changements tactiques de Didier Deschamps à la demi-heure de jeu. Conscient des difficultés éprouvées par ses protégés, le Bayonnais avait judicieusement décidé de replacer Griezmann sur l’aile droite, en troisième attaquant, afin de briser les lignes adverses. Lequel a donné l’impression de reprocher à ses partenaires d’avoir manqué d’agressivité en première période.          « Mais Antoine, il ne pousse pas de coups de gueule. Mais il donne plutôt des coups de tête et ça nous aide bien parfois. Les coups de gueule, c’est plutôt moi qui les pousse », a précisé Didier Deschamps, goguenard, au terme du match.          Le Ballon d’or en ligne de mire          Cinq jours après son piètre nul (2-2) en amical face à l’Islande, à Guingamp, l’équipe de France a su renverser la vapeur face à l’Allemagne du sélectionneur Joachim Löw, au bord du précipice plus de trois mois après son élimination au premier tour du Mondial russe. Les Bleus font un grand pas vers le « final four » de la Ligue des nations : ils n’auront besoin que d’un point face aux Pays-Bas, le 16 novembre à Rotterdam, pour se qualifier pour les demi-finales de l’épreuve, organisées en juin.          Avec sa performance de haute volée lors d’une affiche internationale, Griezmann se replace dans la course au Ballon d’or France Football, qui sera décerné le 3 décembre. La star de l’Atlético Madrid, vainqueur de la Ligue Europa, du Mondial et de la Supercoupe de l’UEFA en 2018, avance ses pions avant la remise du trophée.          A Saint-Denis, en évitant à sa sélection une première défaite depuis mars, le joueur a surtout marqué des points dans la course à distance qu’il livre avec son rival et partenaire Kylian Mbappé, 19 ans. Auteur d’un doublé à Guingamp face à l’Islande, quadruple buteur face à Lyon le 7 octobre, le jeune attaquant du Paris–Saint-Germain donne l’impression de marcher sur l’eau en cette entame de saison. Au point d’éclipser Griezmann, qui n’avait plus marqué en sélection depuis son penalty inscrit en finale du Mondial russe, contre la Croatie (4-2), le 15 juillet.           Lire aussi Kylian Mbappé : trop haut, trop vite ?             Au Stade de France, le prodige a, certes, désarçonné la défense allemande par sa vitesse et ses dribbles bluffants. Mais il a manqué de réalisme et a échoué à tromper Manuel Neuer. Griezmann et Mbappé ont toutefois affiché leur complicité sur la pelouse dyonisienne et il s’en est fallu d’un cheveu que le premier trouve le second (40e) sur une magnifique ouverture dans la surface allemande.          La campagne pour le Ballon d’or, auquel prétend également le défenseur tricolore Raphaël Varane, est pourtant bel et bien ouverte. « Ce serait une bonne chose que ce soit un Français qui l’emporte, et si c’est moi, encore mieux », a ainsi confié Griezmann, arrivé troisième lors de la remise du trophée en 2016, au journal espagnol Marca, dimanche 14 octobre. Reste à savoir si sa prestation contre l’Allemagne fera pencher la balance en sa faveur.           Lire aussi « Pas de Ballon d’or pour les Bleus, et c’est tant mieux »                                   Codes Promos avec Global Savings Group     Boulanger : -15% sur les Accessoires  6€ de réduc en parrainant un ami sur Groupon  -10€ sur tous les vols Volotea  Location Europcar : 1 jour sans frais  -100€ sur les frais de résiliation Avec Sosh  -15% au plus sur certains vols EasyJet     Toutes les offres                 Rémi Dupré       Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Football : Monaco s’apprête à remercier de son entraîneur  Après un début de saison raté, en championnat national et en Ligue des champions, Leonardo Jardim va être remercié par la direction du club.                          Ligue des champions : le PSG hérite de Liverpool et Naples, tirage abordable pour Lyon  Le PSG a hérité d’un groupe compliqué avec le finaliste de la dernière édition et le vice-champion d’Italie. 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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’équipe de France s’est difficilement imposée (2-1) au Stade de France face à l’Allemagne, et se rapproche de la demi-finale de la Ligue des nations.
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France-Allemagne : Griezmann offre la victoire aux Bleus

L’équipe de France s’est difficilement imposée (2-1) au Stade de France face à l’Allemagne, et se rapproche de la demi-finale de la Ligue des nations.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 22h51
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 23h20
   





                        



   


L’équipe de France abhorre la défaite et l’a une nouvelle fois prouvé face à l’Allemagne. Menée et dominée par une très bonne équipe allemande en première mi-temps, elle a inversé la tendance en seconde période grâce à un doublé d’Antoine Griezmann pour finalement s’imposer 2- 1 lors de la troisième journée de Ligue des nations.

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Les Bleus, sauvés d’abord par la tête du joueur de l’Atlético (62e), puis délivrés sur un penalty provoqué par Blaise Matuidi (80e) après l’ouverture du score de Tony Kroos (14e s.p.), font un grand pas vers le « Final Four » de cette nouvelle compétition, tandis que la Mannschaft et son sélectionneur Joachim Löw sont proches d’une catastrophique relégation en deuxième division. La France se rapproche de la phase finale de la Ligue des nations et un point face aux Pays-Bas, le 16 novembre, lui suffirait pour se qualifier pour les demi-finales qui auront lieu en juin prochain.
L’équipe de France, déjà très décevante contre l’Islande jeudi en amical (2-2), a été complètement prise de vitesse en première mi-temps par les attaquants allemands, dont le milieu offensif de Manchester City Leroy Sané, le grand oublié du Mondial. Sané a martyrisé la défense française, et son sélectionneur Joachim Löw pourra nourrir quelques regrets de ne pas l’avoir emmené en Russie… C’est d’ailleurs lui qui est à l’origine du penalty transformé par Toni Kroos (14e), en provoquant une faute de main du malheureux Presnel Kimpembe, déjà très en difficulté contre les Islandais.
La France invaincue depuis quinze rencontres
Les Bleus, qui n’avaient rien cadré pendant 45 minutes, sont toutefois revenus des vestiaires avec de bien meilleures intentions à l’image d’un Lucas Hernandez très convaincant dans son couloir gauche. C’est lui qui a offert un superbe centre pour la tête d’Antoine Griezmann, pour un but 100 % Atlético Madrid.

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Puis, un peu comme à la Coupe du monde, l’équipe de France s’est doucement enhardie, comme si rien ne pouvait lui arriver et qu’elle devait l’emporter, d’une manière ou d’une autre. A la 79e minute, c’est Blaise Matuidi qui a obtenu le penalty, transformé par Griezmann. L’attaquant français est décidément le bourreau des Allemands puisqu’il s’était déjà offert un doublé contre la Mannschaft il y a deux ans en demi-finale de l’Euro-2016 (2-0).
Antoine Griezmann a reconnu sans peine à la fin de la rencontre que son équipe avait réalisé une « mauvaise première mi-temps ». « On a été, je pense, perturbé par le fait qu’ils jouent à trois derrière, donc, on a dû parler un peu dans le vestiaire et échanger deux ou trois trucs tactiquement. Après, ça a été mieux. On ne faisait pas les efforts les uns pour les autres. On a été champions du monde en travaillant les uns pour les autres et c’est uniquement comme ça qu’on gagnera des matches », a conclu le buteur de l’Atlético Madrid.
Résultat, l’équipe de France est invaincue depuis quinze matchs et un amical contre la Colombie fin mars (3-2). De son côté, l’équipe d’Allemagne est au fond du trou, après la gifle reçue aux Pays-Bas samedi (3-0), et son sélectionneur Joachim Löw fragilisé. Les Bleus ont la chance et la grinta des champions que la Mannschaft ne possède plus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ La directrice par intérim de l’USAG était accusée par des victimes du docteur Larry Nassar d’avoir fermé les yeux sur les viols qu’il a commis sur de jeunes athlètes.
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Scandale Nassar : Mary Bono, la directrice de la Fédération américaine de gymnastique, démissionne

La directrice par intérim de l’USAG était accusée par des victimes du docteur Larry Nassar d’avoir fermé les yeux sur les viols qu’il a commis sur de jeunes athlètes.



Le Monde.fr avec AFP
 |    16.10.2018 à 22h47
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 06h44
   





                        



   


Mary Bono, nommée le 12 octobre directrice par intérim de la Fédération américaine de gymnastique (USAG), afin de faire oublier l’affaire Nassar qui secoue l’instance, a démissionné, mardi 16 octobre, en expliquant être victime « d’attaques personnelles ».
Larry Nassar était l’ancien médecin de l’équipe féminine de gymnastique. Il est actuellement en prison, condamné pour des viols et des agressions sexuelles sur au moins 265 sportives.
« C’est avec un profond regret, associé à un amour profond pour ce sport et au respect pour ceux ou celles qui aspirent à devenir de grands gymnastes, que je présente ma démission », écrit Mme Bono dans un communiqué.
« Mon départ se produit après des attaques personnelles qui me laissent sans défense, et qui auraient pu constituer un handicap pour l’USAG si je devais rester », a ajouté l’ancienne membre du Congrès en faisant allusion aux attaques d’athlètes victimes de Larry Nassar.

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La présidente du Comité olympique américain (USOC), Sarah Hirshland, a jugé « malheureuses » les circonstances du départ de Mme Bono. « L’USOC est déterminé à travailler dur avec la direction de l’USAG afin de trouver le bon leader qui peut reconstruire la gymnastique afin qu’elle redevienne une organisation de classe mondiale que nous connaissons », a souligné Mme Hirshland.
Complice de Nassar ?
Dans une série de tweets, la double championne olympique par équipes Aly Raisman, l’une des figures de proue du combat des victimes de l’ancien médecin de la Fédération Larry Nassar, critique le choix de Bono, nommée vendredi.
Elle souligne notamment que l’ancienne membre républicaine du Congrès américain était liée au cabinet d’avocat Faegre Baker Daniels, qui a défendu l’USAG dans l’affaire Nassar. « Pourquoi nommer quelqu’un associé au cabinet qui a aidé à couvrir les abus ? », interroge la gymnaste de 24 ans.
« Mes coéquipières et moi avons dénoncé les abus de Nassar à l’USAG en 2015. Nous savons que l’USOC et les avocats de chez Faegre Baker Daniels [le cabinet de Mary Bono] ont été avertis au même moment et, pourtant, Nassar a continué ses abus sur des enfants pendant treize mois ! ? », poursuit Raisman.
Elle-même victime du docteur Nassar, condamné en janvier 2018 à la prison à perpétuité pour avoir agressé sexuellement plus de 250 athlètes, dont de nombreuses gymnastes de l’équipe olympique américaine aux JO 2012 et 2016, Raisman poursuit en justice l’USAG et l’USOC.
Une autre victime de Nassar, Kaylee Lorincz, s’en prend directement à Bono sur Twitter. « Vous devez m’expliquer pourquoi vous et votre cabinet avez permis à Larry [Nassar] d’abuser de moi en 2016, après avoir été tous parfaitement informés qu’il abusait des petites filles », a tweeté Lorincz lundi.
Démissions en série
La démission de Mary Bono porte un nouveau coup à la Fédération américaine de gymnastique, dont la directrice exécutive Kerry Perry a été forcée à la démission, le 3 septembre, sous la pression de l’USOC après seulement neuf mois en poste.
Perry n’a pas survécu à la nomination au poste de coordinatrice du haut niveau d’une entraîneure réputée, Mary Lee Tracy, qui avait affiché publiquement en 2016 son soutien à Nassar, accusé déjà à l’époque d’abus sexuels par plusieurs gymnastes. Tracy avait dû renoncer à son poste deux jours seulement après sa nomination.

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                L’affaire Larry Nassar n’est pas close







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ La saison régulière du championnat américain reprend mardi. Qui des Warriors, Rockets, Celtics ou Sixers tirera son épingle du jeu ?
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NBA : tout ce qu’il faut savoir sur la nouvelle saison

La saison régulière du championnat américain reprend mardi. Qui des Warriors, Rockets, Celtics ou Sixers tirera son épingle du jeu ?



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 11h53
    |

            Clément Martel








                        



   


C’est reparti pour une saison de NBA (National basketball association), la ligue américaine de basket. Jusqu’au mois de juin 2019, les amateurs de ballon orange vont s’en donner à cœur joie. Dans la nuit du mardi 16 octobre au mercredi 17, les Boston Celtics donnent le coup d’envoi en accueillant les Philadelphie Sixers (2 heures). De la signature de LeBron James aux Lakers au nouveau club de Tony Parker, voilà ce qu’il faut savoir sur cette saison à venir.
Golden State invincible ?
On peut être double champion NBA en titre, avoir disputé les quatre dernières finales (pour trois titres), posséder dans son effectif deux des meilleurs joueurs de la Ligue, avoir révolutionné le jeu et être loin d’être rassasié. Les Golden State Warriors se sont offert cet été les services du pivot DeMarcus Cousins, qui complète – pour un salaire moindre que ce à quoi il pouvait prétendre, en raison d’une grave blessure la saison passée – un cinq majeur paraissant imbattable.

   


De Stephen Curry à Kevin Durant en passant par Draymond Green et Klay Thompson, tous les titulaires de l’équipe de la baie de San Francisco sont susceptibles de former l’ossature de l’équipe américaine appelée à défendre son titre aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020.
Si l’intégration de DeMarcus Cousins dans le système des Warriors peut prendre du temps, les champions ont le luxe de pouvoir le prendre. Déjà détenteurs du meilleur bilan de l’histoire en saison régulière (en 2016), les protégés de Steve Kerr sont les grands favoris à leur succession. Au point que la principale interrogation concerne leur capacité à conserver cet effectif l’été prochain.

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LeBron James à Hollywood
LeBron James a débarqué aux Los Angeles Lakers. Pour la première fois de sa carrière, la star américaine du ballon orange va disputer une saison NBA dans la surarmée conférence Ouest. Et c’est sur les terres de l’armada des Golden States Warriors que « King James », qui les a affrontés lors des quatre dernières finales (une seule victoire), est venu porter le fer.

   


Si le président des opérations basket – et ancienne légende des pourpre et or –, Magic Johnson, a étoffé l’effectif des Lakers pour offrir au meilleur joueur du monde une équipe compétitive, les inconnues restent nombreuses. A commencer par la plus importante : dans cet environnement nouveau et face à une concurrence accrue, LeBron James parviendra-t-il à rallier une neuvième finale d’affilée ?
Qui surgira à l’Est ?
Depuis quatre ans, les saisons se suivent et se ressemblent en NBA. Inexorablement, les Golden State Warriors et les Cleveland Cavaliers s’affrontent en finale. Si l’équipe de Stephen Curry demeure favorite pour s’offrir un triplé, celle de l’Ohio, privée de son fer de lance LeBron James, n’est plus attendue à pareille fête.

   


Finaliste de conférence la saison passée et disposant d’un effectif complet, les Boston Celtics apparaissent les mieux placés pour succéder aux « Cavs » en finale. Après avoir acquis de l’expérience l’an passé en raison de nombreuses blessures, les jeunes coéquipiers de Kyrie Irving et Gordon Hayward aspirent à mettre la conférence Est au pas. Mais Toronto, et sa nouvelle star Kawhi Leonard, Philadelphie et Milwaukee entendent rivaliser avec les Celtics.
Houston a peut-être un problème
L’an passé, ils ont failli faire mordre la poussière aux Warriors en finale de conférence Ouest. Mais pour conserver leur maître à jouer Chris Paul cet été, les Houston Rockets ont été contraints de laisser filer deux membres importants de leur collectif (Ariza et Mbah a Moute). S’ils ont recruté Carmelo Anthony, ce dernier n’avait pas accroché à New York avec l’entraîneur Mike d’Antoni.
Principaux concurrents des Warriors à l’Ouest, les coéquipiers du MVP (meilleur joueur) de la saison passée, James Harden, doivent incorporer leurs nouveaux joueurs au plus vite pour espérer décrocher le titre après lequel court l’équipe depuis 1995.
Une page se tourne aux Spurs
Pour qui a suivi la NBA depuis vingt ans, les San Antonio Spurs sont l’incarnation de la stabilité. Loin des feux de la rampe mais avançant autour d’un groupe stable, l’équipe entraînée par Gregg Popovich semblait avoir l’assurance de se retrouver en playoffs en fin de saison, et d’y défendre ses chances.
Fort de cinq titres depuis 1999, autour du trio Tim Duncan, Tony Parker et Manu Ginobili, la franchise texane a disputé l’an passé sa vingt et unième phase finale d’affilée. Or, cet été, tout à changé.

   


Outre le départ à la retraite de l’Argentin Ginobili, l’équipe a vu son meneur français, Tony Parker, quitter le navire pour tenter sa chance du côté des Charlotte Hornets. Une révolution, à laquelle s’ajoute le transfert, requis par le joueur, du meilleur joueur de l’équipe, Kawhi Leonard, MVP (meilleur joueur) des finales 2014. Gardien du temple Spurs depuis 1996 et dernier vestige de l’époque dorée de la franchise, Gregg Popovich tentera de prolonger la série de victoires de l’équipe.
De prometteuses jeunes pousses
Phénomène de précocité du Vieux Continent, où il a tout remporté (meilleur joueur de l’Euroligue, championnat d’Europe avec la Slovénie), Luka Doncic va faire ses débuts en NBA cette saison. Drafté (sélectionné) par les Dallas Mavericks du vétéran européen Dirk Nowitzki, le Slovène de 19 ans sera attendu comme nul autre espoir venu d’Europe.
Outre Doncic, le monstre physique DeAndre Ayton, numéro 1 de la dernière Draft, est fort attendu pour ses débuts avec les Phoenix Suns, tout comme le sniper des Atlanta Hawks, Trae Young, qui devra supporter la lourde comparaison avec Stephen Curry.
Du changement chez les Bleus
On pensait le maillot des Spurs cousu à sa personne. Pourtant, à 36 ans, Tony Parker a choisi de quitter son club de toujours pour s’engager aux Charlotte Hornets, où évolue son compatriote Nicolas Batum. Un nouveau challenge pour le vétéran français, quadruple champion NBA.
Elu meilleur défenseur de la Ligue la saison passée, Rudy Gobert aspire, lui, à confirmer avec les Utah Jazz. De son côté, Franck Ntilikina tentera de confirmer sa première saison sous le maillots des New York Knicks. Enfin, côté arrivées, le contingent français accueille cette saison le meneur Elie Okobo, drafté par les Suns.

Boston Celtics et Golden State Warriors s’imposent dès le premier match
L’équipe des Boston Celtics, présentée comme la nouvelle équipe-référence de la conférence Est de la NBA, a surclassé les Sixers de Philadelphie, 105 à 87, mardi 16 octobre lors du coup d’envoi de la saison 2018-19 du championnat nord-américain. Les Celtics ont pris le large en fin de deuxième période grâce à Jayson Tatum, auteur de 23 points, et n’ont plus été inquiétés après la pause.
Dans la conférence Ouest, les Golden State Warriors, doubles champions NBA en titre, ont battu Oklahoma City, 108 à 100. Les Warriors ont dû se méfier jusqu’au bout de leurs adversaires. « C’est un match qui aurait pu basculer en leur faveur, notre 3e quart-temps a été catastrophique, mais on s’est bien repris en fin de match », a souligné Stephen Curry, qui a assuré la victoire de son équipe avec 32 points. Avant le coup d’envoi, les joueurs et l’encadrement de Golden State ont reçu, comme le veut la tradition, une imposante chevalière sertie de 74 saphirs et 74 diamants, pour leur titre de champion 2018.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Même si la star devrait permettre à la franchise californienne de briller à nouveau au firmament de la NBA, certains s’interrogent sur les motivations réelles du champion de 33 ans.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/10/2018
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NBA : LeBron James à Los Angeles, une arrivée qui ne fait pas l’unanimité

Même si la star devrait permettre à la franchise californienne de briller à nouveau au firmament de la NBA, certains s’interrogent sur les motivations réelles du champion de 33 ans.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 10h11
    |

            Aude Lasjaunias (Los Angeles, correspondance)








                        



   


Jacob Emrani peut avoir le sourire. Son « rêve est devenu réalité ». L’avocat spécialisé dans les dommages corporels en est convaincu, il a joué un rôle dans l’événement qui, cet été, a secoué le petit monde du basket-ball : l’arrivée dans les rangs des Lakers, l’une des deux équipes phares de Los Angeles, de LeBron James, 33 ans, l’une des stars de la NBA, le championnat nord-américain.
En mars, Jacob Emrani, fan de longue date des Lakers, avait saisi l’occasion de la venue dans la cité des Anges du basketteur avec son équipe d’alors, les Cleveland Cavaliers, pour s’offrir, rubis sur l’ongle, quatre panneaux publicitaires afin d’inciter la star à rejoindre les couleurs pourpre et or.
Après l’annonce, début juillet, par les agents du joueur, de sa signature dans la franchise historique angeleno, pour « 154 millions de dollars [133 millions d’euros] sur quatre ans », l’avocat avait exulté sur la chaîne de télévision HLN : « On est de retour. Cela fait cinq ans que l’on attend ça. »

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LeBron James, comme le rappelait le communiqué publié à l’occasion de cette signature, c’est quatre titres de MVP (« Most Valuable Player », meilleur joueur de la saison régulière de la NBA), trois titres de MVP des finales, et deux titres de champion olympique. De quoi susciter un certain emballement.
La promesse de Magic Johnson
Pour Jacob Emrani, c’est bien simple : « On était des seconds couteaux. Maintenant, on redevient une équipe qui compte. » Et chez les supporteurs qui, le jour de l’officialisation du recrutement étaient devant le Staples Center, l’enceinte où joue l’équipe angeleno, on a senti un net regain de confiance : « C’est de nouveau acceptable d’être fan des Lakers », exultaient certains d’entre eux.
Les célébrités y sont, elles aussi, allées de leur message de soutien : de l’ancien gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger au rappeur Snoop Dogg en passant par l’acteur oscarisé Denzel Washington, ils ont tous accueilli en fanfare l’arrivée de la star. Sans oublier Jack Nicholson, le plus célèbre fan des Lakers, qui suit assidûment l’équipe depuis le début des années 1970.

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« Avec l’arrivée de James, le tout Hollywood va vouloir assister aux matchs. Nous, les spectateurs lambda, on va devoir se contenter de nos téléviseurs », a souligné, caustique, l’animateur radio Arnie Spanier alors que les abonnements pour la saison ont bondi de 3 500 dollars à 6 000 dollars (jusqu’à 5 000 euros).
Partout où les Lakers ont joué ces dernières semaines, avant le début officiel de la saison, l’équipe a attiré les foules et les billets se sont arrachés, selon la NBA. Le match des Lakers contre les Warriors de San Francisco, le 10 octobre, a été suivi par environ 2 millions de téléspectateurs sur la chaîne ESPN, ce qui, d’après cette dernière, constitue un record pour un match d’avant-saison.
Signe de l’importance accordée à LeBron James, le président des opérations basket des Lakers, Earvin « Magic » Johnson, lui-même superstar des « pourpre et or » dans les années 1980 et au début des années 1990, s’était déplacé au domicile du joueur pour le convaincre de rejoindre l’effectif. « J’ai attendu une heure dans ma voiture devant sa maison », a-t-il plaisanté lors d’un late show de Jimmy Kimmel où il était invité.
Lors de sa nomination, en février 2017, « Magic » avait promis aux fans de la franchise, orpheline depuis la retraite, l’année précédente, de Kobe Bryant, de faire venir une star et de « travailler sans relâche pour ramener les Lakers vers le titre de champion ».

La « Black Mamba Army » en embuscade
Son passage à l’Ouest, après avoir passé l’intégralité de sa carrière à l’Est – entre Cleveland et Miami – rebat les cartes en NBA. En signant à Los Angeles, LeBron James vient porter le fer aux portes de la citadelle des Golden States Warriors, qu’il a affontés en finale NBA ces quatre dernières années (une victoire pour trois défaites), et renforce la déjà très relevée conférence Ouest. « Clairement, le niveau est plus relevé, mais LeBron reste le meilleur joueur de la Ligue, argue Matthew Moreno, rédacteur en chef du site de supporteurs Lakers Nation. Et puis, il peut s’appuyer sur un meilleur effectif ici que ce qu’il avait à Cleveland la saison dernière. »
Certains supporteurs se prennent à rêver, dès cette saison, d’une finale avec un retour au duel mythique des deux franchises les plus titrées de l’histoire de la NBA : les Lakers contre les Celtics de Boston – ces derniers devraient en effet profiter, selon les observateurs, du départ de LeBron James pour s’imposer comme leaders à l’Est. Des ardeurs que l’intéressé a, d’ores et déjà, tenté de calmer : « Nous partons de zéro », a-t-il insisté, fin septembre, en conférence de presse. « On s’attend au moins à une qualification en playoffs cette saison et à un titre dans les deux prochaines années », pronostique de son côté Matthew Moreno.
D’autant qu’un homme seul ne fait pas une équipe, tempèrent plusieurs fans. « Je suis super content, mais ça ne veut pas dire que nous sommes en route pour la finale, reconnaît Albert Gomez, musicien de 28 ans natif de Los Angeles, accoudé au comptoir d’un bar sportif de Downtown, non loin du Staples Center. Il faut se détendre un peu… Les Lakers n’ont pas un effectif de cette envergure pour l’instant. LeBron ne peut pas tout faire. »
« Une équipe de playoff ? Oui… grâce à un joueur. Mais soyons honnêtes, ce n’est pas la conférence Est. Bonne chance pour faire son trou à l’Ouest », moque, assis sur le tabouret d’à côté, John Derousseau, la trentaine.

   


Car l’arrivée du numéro 23 n’est pas vécue avec la même ferveur par tous. Angel Diaz a grandi dans le comté d’Orange, non loin de la mégalopole californienne. Bien qu’installé depuis huit ans dans l’Etat voisin de l’Arizona, il continue de soutenir les « Pourpre et or ». L’arrivée de la star, ce charpentier de 24 ans l’accueille avec une moue sceptique : « Il a d’autres enjeux que sportifs », affirme-t-il. En rejoignant la franchise, LeBron James viserait en réalité à asseoir sa position à Hollywood, où il officie déjà comme producteur. Des accusations que l’intéressé a déjà balayées avec autorité : « Ma décision de venir jouer ici est purement liée à ma famille et au basket, je suis un joueur de basket. » 
« Ma réaction à l’arrivée de James a sans doute été un peu plus tempérée que celles de nombreux fans, explique de son côté Matthew Moreno. Il a assez de talent pour s’intégrer à n’importe quelle équipe. Cela étant dit, il entre dans les dernières étapes de sa carrière et le jeune noyau des Lakers continue de se développer. Il y a donc des incertitudes. »
Scepticisme chez certains, véritable colère chez d’autres. Comme le résume Gabe Zaldivar dans le magazine Forbes : « Certains d’entre vous vont acheter le maillot de LeBron James juste pour pouvoir le brûler. »
C’est le cas des admirateurs du néoretraité Kobe Bryant, la « Black Mamba Army » – en référence au surnom du joueur. A leurs yeux, le recrutement du natif d’Akron (Ohio) est une trahison envers celui qui a passé l’intégralité de sa carrière – soit vingt ans – au sein de la franchise, décrochant cinq titres de champion.

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Kobe Bryant adoube le nouveau « roi de LA »
Une peinture murale sur la façade d’un restaurant du quartier de Venice Beach représentant LeBron James vêtu du maillot pourpre et or accompagné de la mention « Le roi de Los Angeles » a été rapidement saccagé : « LaFraud », « on ne veut pas de toi ici » ou encore les chiffres « 3-6 », référence au palmarès du joueur en finale NBA, trois bagues pour six défaites.
De quoi faire comprendre au dernier membre de la royauté angeleno qu’il est un importun. Si l’on ignore toujours l’identité du vandale, sur Twitter, un certain @BenOsaze, surnommé « Lakers Fanbase », avait offert une récompense de 300 dollars à quiconque détruirait l’œuvre. Evoquant des menaces de mort, l’utilisateur avait temporairement supprimé son compte. Avant de le rouvrir pour expliquer que son message était « une blague ».

My tweet offering money to destroy the mural was a joke and I’m shocked that people took it so seriously. I receive… https://t.co/qPXmJgQ3k5— BenOsaze (@Lakers Fanbase)


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Pourtant, Kobe Bryant a lui-même personnellement accueilli LeBron James dans « la famille », expliquant que l’arrivée de son ancien rival avait remis la formation au centre du jeu. « Nos rêves sont considérablement plus grands maintenant », a-t-il souligné : « Si vous êtes un de mes fans, vous êtes fan de la victoire, vous êtes fan des Lakers. Je saigne pourpre et or. Ça, c’est au-dessus de tout. » 

Boston Celtics et Golden State Warriors s’imposent dès le premier match
L’équipe des Boston Celtics, présentée comme la nouvelle équipe-référence de la conférence Est de la NBA, a surclassé les Sixers de Philadelphie, 105 à 87, mardi 16 octobre lors du coup d’envoi de la saison 2018-19 du championnat nord-américain. Les Celtics ont pris le large en fin de deuxième période grâce à Jayson Tatum, auteur de 23 points, et n’ont plus été inquiétés après la pause.
Dans la conférence Ouest, les Golden State Warriors, doubles champions NBA en titre, ont battu Oklahoma City, 108 à 100. Les Warriors ont dû se méfier jusqu’au bout de leurs adversaires. « C’est un match qui aurait pu basculer en leur faveur, notre 3e quart-temps a été catastrophique, mais on s’est bien repris en fin de match », a souligné Stephen Curry, qui a assuré la victoire de son équipe avec 32 points. Avant le coup d’envoi, les joueurs et l’encadrement de Golden State ont reçu, comme le veut la tradition, une imposante chevalière sertie de 74 saphirs et 74 diamants, pour leur titre de champion 2018.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Auteur d’un doublé, Antoine Griezmann a permis aux Bleus de mener (2-1) face à des Allemands qui avaient ouvert le score sur un pénalty de Toni Kroos.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Inconnu du grand public, le nouveau préparateur physique des Bleus, qui affrontent l’Allemagne mardi, est l’un des artisans de l’ombre de leur victoire en Coupe du monde.
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Football : Grégory Dupont, le « scientifique » au service de Didier Deschamps

Inconnu du grand public, le nouveau préparateur physique des Bleus, qui affrontent l’Allemagne mardi, est l’un des artisans de l’ombre de leur victoire en Coupe du monde.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 13h23
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Son patronyme de Monsieur Tout-le-Monde ne dit rien aux supporteurs de l’équipe de France. Homme de l’ombre, Grégory Dupont, 46 ans, a pourtant eu un rôle-clé auprès des Bleus lors de la conquête de leur deuxième titre mondial, en Russie. Successeur du Bordelais Eric Bédouet (2014-2017), le préparateur physique de la sélection est devenu, en janvier, l’un des principaux membres du staff de Didier Deschamps. Et il sera encore à la manœuvre, en coulisses, avant la rencontre de Ligue des nations contre l’Allemagne, mardi 16 octobre, au Stade de France.

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Spécialiste reconnu de la performance, dépeint comme un « passionné » par Robert Duverne, son prédécesseur (2006-2010) chez les Tricolores, le natif de Valenciennes (Nord) le reconnaît volontiers : il n’a pas eu « à redescendre » de son nuage après le sacre moscovite, le 15 juillet. « J’étais là pour une mission : identifier les différents leviers sur lesquels on allait pouvoir agir pour permettre à l’équipe d’être la plus performante », explique M. Dupont, qui a disposé de plusieurs semaines pour affûter les Bleus avant le tournoi planétaire.
En Russie, le travail du préparateur physique a été salué. En dehors de quelques pépins physiques, aucune blessure grave n’a été à déplorer. En huitièmes de finale, les joueurs de Didier Deschamps ont donné l’impression d’atteindre leur pic de forme en renversant (4-3) l’Argentine de Lionel Messi, lors d’une joute aux allures de course de fond. Endurance, puissance, impact physique ont été les ingrédients du succès des Tricolores.
« On est vraiment sur de l’optimisation de performance »
« En sélection, on a moins d’informations sur les joueurs, on ne sait pas dans quel cycle ils se situent et on a moins de temps pour travailler, assure le spécialiste. On est vraiment sur de l’optimisation de performance. On n’est pas là pour développer des qualités physiques mais pour les optimiser. Pour préparer le Mondial, il existait plein d’éléments à prendre en compte : ce que les joueurs font avec leur club, leur niveau de fatigue, leur niveau de performance, la charge de travail, le volume d’entraînement, l’intensité, le nombre de matchs joués sur les trois derniers mois. »
« La gestion de la charge d’entraînement permet d’anticiper un certain niveau de forme. On ne peut pas tout prévoir. Mais on peut éviter certaines erreurs. En gérant le volume, l’intensité, on peut arriver à un certain résultat. On peut amener des athlètes vers un pic de forme », développe-t-il.
Adjoint de Didier Deschamps, Guy Stéphan ne tarit pas d’éloges sur son préparateur physique. « Il est compétent dans le travail individuel, athlétique, dans la nutrition, dans tout ce qu’on appelle le travail invisible, tout ce qui est travail de prévention, de musculation, de réception », confie le bras droit du sélectionneur.

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Ce dernier est aussi heureux de « pouvoir utiliser à plein temps » le technicien, rattaché depuis décembre 2017 à la Direction technique nationale (DTN) de la Fédération française de football (FFF) en tant que responsable de sa cellule performance. 
« C’est plus confortable d’être interne : déjà, il n’y a pas de conflit d’intérêts, on aborde le métier différemment, car on travaille pour différentes sélections, cela permet de se détacher de son club, observe Grégory Dupont, dont le prédécesseur, Eric Bédouet, partageait son temps entre les Bleus et les Girondins de Bordeaux. C’est plus cohérent, logique, clair. A la DTN, il y a des missions de formation, un laboratoire de recherche qui va être créé pour mesurer les besoins des entraîneurs. »

   


Un profil de chercheur et de praticien
Grégory Dupont se définit d’abord comme un « chercheur », enclin à se baser sur des «  évidences scientifiques », plutôt que sur sa carrière d’ancien joueur en Belgique. Bardé de diplômes, il collabore avec l’université en Science des sports de Liverpool et avec l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep). Parallèlement, il s’occupe de trois doctorants, publie plusieurs études chaque année et travaille avec l’Union des associations européennes de football (UEFA) sur la prévention des blessures.
« J’ai été maître de conférences, j’ai fait de la recherche. Je ne voulais pas m’enfermer dans un laboratoire, j’ai toujours voulu associer la recherche et la pratique. Il y a une quinzaine d’années, ces deux mondes ne communiquaient pas. Mon idée était d’essayer de créer une passerelle, détaille-t-il. On a besoin de travailler en réseau pour récupérer un maximum de données et de statistiques. Je dois ainsi me rattacher à différentes institutions comme l’UEFA, l’université de Liverpool, l’Insep pour essayer d’accéder à des bases de données plus importantes. »
Avant d’analyser les données des joueurs de l’équipe de France et d’apporter « des informations utiles » à Didier Deschamps, Grégory Dupont a œuvré comme préparateur physique (1999-2007) et directeur du département performance (2009-2017) à Lille. Sa candidature à la FFF a été notamment appuyée par Franck Le Gall, le médecin de la sélection et ex-collègue au LOSC. Entre 2007 et 2009, le spécialiste avait collaboré comme responsable du département Sciences des sports du Celtic Glasgow, en Ecosse. Un club où « la relation entre données et performances est omniprésente », selon lui.
Peu à l’aise avec les médias, Grégory Dupont aspire à poursuivre sa mission auprès des Bleus en toute discrétion. Le Nordiste s’est mis en quête d’un logement dans les Yvelines pour se rapprocher de Clairefontaine, quartier général des Bleus et de la DTN. En attendant de déménager, il se lève chaque matin à « six heures moins dix », enfourche son vélo, « qu’il pleuve, neige », afin de rallier Lille et prendre le TGV pour Paris. « Je fais 30-35 kilomètres de vélo par jour. Cela me permet d’entretenir ma condition physique », glisse-t-il dans un grand sourire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Brillant à Manchester City, l’attaquant ne convainc toujours pas avec l’Allemagne, qui affronte la France en Ligue des nations mardi. Problème d’attitude ou symbole d’une incompatibilité avec le style de la Mannschaft ?
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Leroy Sané : un règne qui ne vient toujours pas avec l’Allemagne

Brillant à Manchester City, l’attaquant ne convainc toujours pas avec l’Allemagne, qui affronte la France en Ligue des nations mardi. Problème d’attitude ou symbole d’une incompatibilité avec le style de la Mannschaft ?



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 07h00
    |

                            Douglas de Graaf








                        



   


Leroy Sané a fait ses débuts internationaux contre la France, il y a trois ans. C’est aussi face aux Bleus qu’il a effectué son retour en sélection allemande, le 6 septembre, après avoir été écarté du groupe pour la Coupe du monde 2018. Est-ce encore contre la France, mardi 16 octobre, que l’ailier de 22 ans lancera définitivement sa carrière internationale ?
Ce serait un joli clin d’œil pour le talentueux droitier aux traits juvéniles, qui aurait pu jouer pour les Bleus – mais aussi pour le Sénégal, son père Souleymane (ancien international des Lions) possédant les deux nationalités. Ce serait aussi une façon de valider son choix de l’Allemagne, un choix qui n’apparaît, pour l’instant, pas payant au vu de ses prestations sans relief avec la Mannschaft et des critiques fréquentes dont le joueur de Manchester City fait l’objet.
Un immense tatouage qui s’étend sur son dos, le représentant lui-même en train de célébrer un but. Voilà qui illustre, pour certains, le caractère présumé du bonhomme : individualiste et présomptueux. Officiellement, c’est à cause de son faible rendement avec la Mannschaft – toujours pas le moindre but et une passe décisive en treize rencontres – que l’ailier a raté le Mondial en Russie.
« Il n’a peut-être pas encore réussi à mettre à profit son talent immense avec nous », se justifiait son sélectionneur, Joachim Löw. Mais en privé, la réponse du staff allemand tient en un mot : problème d’attitude.
Absent du Mondial à cause de son comportement ?
Retenu parmi les 27 joueurs préconvoqués en camp d’entraînement, son comportement interpelle alors. Quand le petit-déjeuner se termine à 11 heures, Sané arrive cinq minutes avant, après avoir poussé sur la grasse matinée. A l’entraînement, il joue sans envie, sans mouiller la chasuble. Finalement, son changement de coiffure (des tresses remplaçant sa coupe « afro ») et son mode de vie extravagant attirent plus l’attention que ses performances.
Si Löw lui a laissé la porte ouverte après le Mondial (« ton avenir avec la Mannschaft doit commencer en septembre »), l’ancien de Schalke 04 devra forcément évoluer pour rentrer dans le moule des sélections nationales, qui accordent de plus en plus d’importance au comportement de leurs joueurs pour soigner leur image.
« En Allemagne, le public mais aussi les spécialistes du monde du football ont plutôt compris le choix du sélectionneur, précise Uli Hesse, journaliste au magazine allemand 11 Freunde. Löw a construit la sélection autour de la notion d’esprit d’équipe, et les succès de l’Allemagne lui ont donné raison. »
Une primauté du concept de « groupe » sur l’aspect sportif qui a de nouveau triomphé lors du dernier Mondial. Pas pour l’Allemagne sortie dès le premier tour, mais pour la France de Didier Deschamps et sa politique d’éthique qui a fermé la porte des Bleus à des éléments aussi talentueux que Samir Nasri, Hatem Ben Arfa, Karim Benzema ou Adrien Rabiot.
D’un point de vue sportif, Sané (24 buts et 30 passes décisives en 95 matches avec Manchester City) s’ajoute à la longue liste de joueurs incapables reproduire leurs performances en club avec l’équipe nationale. Des raisons simples expliquent ce décalage : entraîneur, schéma tactique et coéquipiers différents. « Le profil dribbleur de Sané collait peu au style de l’Allemagne, basé sur la possession dans le camp adverse », analyse Uli Hesse.
Quel avenir pour les ailiers « provocateurs » ?
Mais Sané, élu meilleur jeune du championnat anglais la saison dernière, paye aussi l’évolution du football international au détriment des joueurs de son profil. Dans ce football tourné vers la transition rapide, une majorité de « petites équipes » et même des cadors préfèrent désormais installer un bloc bas et compact pour ne pas laisser trop d’espaces aux ailiers rapides et dribbleurs de l’adversaire.
Stratégie payante : les deux dernières éditions du Mondial ont sacré une Allemagne sans star et collective, puis une France obnubilée par l’équilibre et le repli défensif. Un football dans lequel les ailiers ont perdu leur place, au profit de milieux passeurs attirés vers l’axe (l’Allemagne d’Özil et Müller en 2014) ou à vocation défensive (la France de Moussa Sissoko à l’Euro 2016 et de Blaise Matuidi au Mondial 2018).
Quel avenir, donc, pour ces ailiers « provocateurs » comme Sané qui n’ont parfois plus les faveurs de leur sélectionneur ? Dans le cas du Mancunien, Uli Hesse se montre optimiste.
« Après le Mondial, on a regretté de ne pas l’avoir pris. C’est ce genre de joueur qui aurait pu trouver la clé face à des défenses regroupées, sur lesquelles notre jeu de possession s’est cassé les dents. Löw a annoncé que le style de l’Allemagne allait évoluer, pour devenir plus direct et laisser davantage de place aux contres : c’est un système dans lequel Sané pourra s’exprimer. »
Malgré les critiques, Leroy Sané bénéficie toujours d’une cote de popularité intacte auprès des spécialistes du football. « Y aurait-il une possibilité qu’on lui trouve un passeport britannique, afin de le prendre dans le groupe de l’Angleterre ? », s’emportait le quotidien anglais The Independent après l’annonce de Löw. Des attaquants dribbleurs comme Kylian Mbappé, Eden Hazard et Ivan Perisic ont d’ailleurs porté leur sélection parmi les meilleures du dernier Mondial.
Mais paradoxalement, ces joueurs au profil rare doivent rester… rares en sélection nationale, selon Uli Hesse, afin de ne pas perturber l’équilibre défensif de l’équipe. « Sané a besoin de beaucoup de libertés pour jouer, mais, avec Özil et Müller dans le onze de départ, cela fait déjà deux joueurs qui ont carte blanche en attaque et qui sont dispensés des tâches défensives. » La mise en retrait d’Özil en sélection pourrait bien faire un heureux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Il y a 50 ans, lors des JO de Mexico, les Américains Tommie Smith et John Carlos lèvent un poing ganté de noir lors de l’hymne américain. Voici les coulisses de ce geste mythique.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Prodige de précocité, mythe naissant, l’attaquant français n’en finit pas de relever les attentes à son égard. Ce n’est qu’un début, s’enthousiasment les uns ; mais ce n’est qu’un début, relativise notre chroniqueur Jérôme Latta.
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Kylian Mbappé : trop haut, trop vite ?

Prodige de précocité, mythe naissant, l’attaquant français n’en finit pas de relever les attentes à son égard. Ce n’est qu’un début, s’enthousiasment les uns ; mais ce n’est qu’un début, relativise notre chroniqueur Jérôme Latta.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 15h38
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h36
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


Chronique. « Tout va très vite dans le football », paraît-il, et rien ne va plus vite que Kylian Mbappé en ce moment. L’on ne parle pas que de faits bruts — palmarès et statistiques —, mais également de sa capacité à apparaître déjà comme une icône du football mondial, à façonner très tôt son propre mythe.
Depuis un an et demi, Mbappé confirme et même dépasse les attentes sur le plan sportif, à l’image d’une semaine durant laquelle il a enchaîné un quadruplé face à Lyon au Parc des Princes, la couverture du magazine Time et le sauvetage de l’équipe de France face à l’Islande.
Troublante perfection
Inutile d’objecter qu’au Parc des Princes, Neymar a été étincelant et l’a bien servi. Que le magazine américain l’avait rencontré il y a plusieurs mois et que cette « une » (européenne) tient d’un calendrier heureux. Que face à l’Islande, il a vu un tir dévié deux fois dans les cages et transformé un penalty. Le conte de fées se passe du compte des faits.
Tout va si vite que les sceptiques trouveront l’histoire trop belle. L’emballement est en effet à la mesure de l’emballage, d’une troublante perfection. A peine besoin de storytelling pour une histoire qui s’écrit toute seule, dont le héros lui-même fournit le texte avec un discours d’une étonnante maturité.
De ce point de vue aussi, Kylian « même pas 20 ans » Mbappé est parti sur des bases élevées. Il lui faudra cependant avoir les épaules larges pour assumer les attentes sportives, mais aussi l’image idéale, voire cet idéal qu’on lui fait incarner.
Tête de gondole de marques mondiales (Nike, le PSG), il est également l’enfant de Bondy élevé au rang de héros positif censé représenter la banlieue qui réussit, comme le conte l’article de Time. Tout dans son parcours sportif relève pourtant de l’exceptionnel, et lui-même ne correspond pas au stéréotype du gamin des « quartiers » : famille de la classe moyenne, scolarisation dans un collège privé, départ à 12 ans en centre de formation…
Temps de passage
On est certes fondé à penser que Kylian Mbappé a d’ores et déjà confirmé son immense potentiel : il a pris une part cruciale au titre mondial des Bleus, il assume son statut en club et le voici candidat au Ballon d’or.
Les inévitables comparaisons statistiques ont désigné Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, joueurs hors-norme dont on imagine qu’il est le successeur. Il est vrai qu’il les devance, au même âge, en nombre de buts inscrits en club et en sélection (64 contre respectivement 27 et 20). On en oublierait presque Neymar (48), et surtout le « premier » Ronaldo, largement en tête de ce classement (92 buts marqués au même âge).
Le Brésilien fut la matrice du joueur-phénomène, monstre de puissance, de technique et de vitesse. Mbappé est-il de ceux-là, peut-il maintenir ses temps de passage et résister au passage du temps ?
En février 1999, la France championne du monde bat l’Angleterre (0-2) et croit tenir « son » Ronaldo : rapide lui aussi, pas même 20 ans lui aussi, Nicolas Anelka a inscrit un doublé à Wembley. Deux autres espoirs de sa génération, Thierry Henry et David Trezeguet, pourtant sacrés le 12 juillet précédent, traversent une période plus difficile et semblent déjà dans son ombre. Ils connaîtront des carrières plus heureuses.
Encore une carrière à accomplir
Le paradoxe est qu’il reste à Mbappé toute une carrière à accomplir. Or à son âge, il faut continuer à « franchir des paliers » pour ne pas régresser. Mbappé a des marges de progression, même si l’on peine à les discerner compte tenu de son efficacité actuelle. Mais c’est justement quand il aura moins de réussite qu’il devra trouver de nouvelles ressources, être plus efficace devant le but, plus complet dans les trente derniers mètres, moins inutilement provocateur.
Et peut-être se montrer plus collectif, même s’il postule à cette catégorie de joueurs auxquels on accorde le droit de marcher pour mieux courir quand il le faut. Des joueurs qui ont aussi le privilège d’évoluer dans les meilleurs effectifs du monde, mis à leur service. La trajectoire de Mbappé s’inscrit sur ce type d’orbite, mais il peut encore n’être « que » Michael Owen ou Fernando Torres.
L’attaquant parisien, doté de l’ambition dévorante et de l’assurance des grandes stars, semble armé pour ne pas tomber dans les pièges que tend une carrière — transferts idiots, dissipation, facilité. Cela ne lui épargnera pas de devoir surmonter les aléas des blessures, des critiques, des pertes de mojo…
L’émerveillement demeure. On n’en croit pas ses yeux. La question demeure aussi : jusqu’où ira-t-il ? Avec Mbappé, on est comme dans le premier quart d’heure d’un match qui s’annonce extraordinaire. L’essentiel reste quand même à jouer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Si le joueur est soutenu par des dirigeants du pays, des voix se font entendre pour dénoncer le traitement médiatique de la victime présumée, Kathryn Mayorga.
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Malgré les accusations de viol, Cristiano Ronaldo presque intouchable au Portugal

Si le joueur est soutenu par des dirigeants du pays, des voix se font entendre pour dénoncer le traitement médiatique de la victime présumée, Kathryn Mayorga.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 14h11
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h26
    |

                            Alexandre Pedro (envoyé spécial à Lisbonne)








                        



   


« Cristiano Ronaldo, vous qui êtes le plus célèbre Portugais au monde… » Le 14 janvier 2015, Marcelo Rebelo de Sousa attaque l’interview du footballeur par cette assertion en guise de présentation. L’homme n’est pas un journaliste comme les autres. Chroniqueur pour la chaîne privée SIC, Rebelo de Sousa (classé au centre droit) sera élu un an plus tard président de la République. Pourtant ce jour-là, c’est bien lui qui se rend en audience dans la villa madrilène de Ronaldo où il l’interroge avec déférence sur sa réussite et sa vision de son pays en tant que « Portugais du monde ».

Trois et demi plus tard, le Portugais le plus illustre traverse une passe difficile. Kathryn Mayorga, une Américaine de 34 ans, accuse l’actuel attaquant de la Juventus Turin de l’avoir violée en juin 2009 à Las Vegas et en témoigne à visage découvert pour l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Le dossier a été rouvert par la justice américaine, et Ronaldo encourt jusqu’à dix ans de prison dans l’Etat du Nevada si sa culpabilité est avérée.

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Le 5 octobre, Marcelo Rebelo de Sousa a apporté ce qui ressemble à un soutien. « Je ne change pas d’idée concernant le rôle sportif et national pour notre pays de quelqu’un aujourd’hui concerné par une affaire judiciaire », a estimé le dirigeant en marge du 118e anniversaire de la proclamation de la République portugaise.
Le lendemain, le premier ministre, Antonio Costa, volait aussi au secours de la star poursuivie : « Cristiano Ronaldo a montré qu’il était un sportif et un footballeur extraordinaire qui fait la fierté du Portugal. Il ne suffit pas que quelqu’un soit accusé d’une chose pour qu’il soit considéré comme coupable. »
Les deux hommes s’appuient, bien sûr, sur la présomption d’innocence pour justifier leurs propos, mais ils en appellent aussi à la figure patriotique incarnée par Ronaldo dans un pays où le football occupe une place dévorante.
Alors, interdiction ne serait-ce que de s’interroger sur l’affaire qui implique l’icône et le capitaine vainqueur de l’Euro 2016 avec la Seleçao ? « Nous sommes jaloux de ceux qui ont du succès au Portugal, c’est insupportable », s’emportait ainsi José Peseiro, entraîneur du Sporting Portugal (club formateur de Ronaldo), le 6 octobre.
Patriotisme contre le mouvement #MeToo
« Ce n’est pas une surprise, le monde du football est terriblement machiste », déplore Joao Miguel Tavares. Chroniqueur influent pour la chaîne TVI et le quotidien Publico, le journaliste a été un des premiers à faire entendre une voix discordante. Il plante le décor :
« Nous assistons à un choc entre le patriotisme lié au football à travers la figure de Ronaldo et d’un autre côté ce combat pour dénoncer les agressions sexuelles, qui est encore timide au Portugal. Le mouvement #metoo y est surtout connu et discuté par une certaine élite intellectuelle. »
Miguel Tavares raconte que dans les émissions de débats sur le ballon rond qui font le bonheur des télévisions en seconde partie de soirée, la plaignante est le plus souvent décrite comme une opportuniste, quand ce n’est pas – à tort – une prostituée.
Le 4 octobre, Paulo Dentinho s’est pourtant insurgé au milieu de la nuit. Le directeur de l’information de RTP (télévision publique) a écrit dans Publico : « Il y a les femmes violées de première catégorie, celle de deuxième ou de troisième. Tout dépend de leur statut à “elles” mais surtout à “eux”… Si son violeur porte une auréole de héros national, elle est forcément une pute ou, dans les meilleurs des cas pour elle, une provocatrice sans scrupule. »
Le message provoque une avalanche de commentaires et Dentinho quittera ses fonctions le 11 octobre. Il n’est toutefois pas le seul à critiquer la façon dont le pays appréhende cette affaire.
« Si la théorie de la dénégation explique les réactions d’une foi absolue en Cristiano Ronaldo et les insultes proférées à la femme qui l’accuse, peut-être qu’une séance de thérapie devrait être prescrite à 10 millions de Portugais », avance l’éditorialiste Ana Sa Lopes dans un article de Publico au titre évocateur : « Saint Ronaldo et les prostituées ».
L’affaire Mayorga renvoie le pays au rôle d’emblème national tenu par l’enfant de Madère. Ce rôle qui lui a été confié et que l’intéressé a accepté de bon cœur. Après l’Euro remporté en 2016, le philosophe Manuel Sergio (mentor d’un certain José Mourinho, l’actuel entraîneur de Manchester United, et auteur de plusieurs ouvrages sur le football), théorisait à propos de la figure de « CR7 » :
« Nous sommes un petit pays périphérique de l’Europe, pauvre, dont la splendeur remonte à cinq siècles mais qui vit toujours un peu avec ce fantasme d’une grandeur passée. A travers le foot et la figure de Cristiano Ronaldo, nous pouvons l’instant d’un tournoi rivaliser avec des pays comme la France, l’Angleterre, l’Allemagne avec lesquels nous ne sommes pas en compétition dans les autres domaines. »
« On a dépassé le stade épidermique du début »
Dans ce contexte, la tenue d’un débat calme et rationnel ne va pas de soi. Comme en témoignent les propos tenus par Miguel Albuquerque, président du gouvernement régional de Madère, le 6 octobre dans les colonnes de Jornal da Madera. « Les gens savent que tout ceci est l’opportunité pour une gonzesse de lui [Ronaldo] soutirer de l’argent », avance celui qui a décidé en 2017 de donner le nom de Cristiano Ronaldo au principal aéroport de l’île.

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Députée socialiste, Isabel Moreira, est l’une des rares figures politiques à demander de la considération pour la plaignante. « Le niveau de misogynie qu’on peut observer est impressionnant, déplore l’élue, connue pour son engagement féministe. La présomption d’innocence doit être respectée, mais nous sommes face à un travail journalistique sérieux. Parce que Kathryn Mayorga a été modèle, sa moralité est douteuse ; parce qu’elle l’a suivi dans sa suite, elle aurait perdu le droit de lui dire non. »
Depuis dimanche, la tempête Leslie – responsable d’importants dégâts dans le centre du pays – a mis quelque peu les débats autour de l’affaire de Las Vegas sur pause. Avant cela, Joao Miguel Tavares observait un début de changement dans l’opinion publique. « On commence à entendre des gens dire : “Du calme, cette histoire est bien plus compliquée pour Cristiano qu’on veut le présenter.” On a dépassé le stade épidermique du début où on ne voulait pas entendre parler de cette affaire. »
De là à imaginer une éventuelle prise de distance avec l’idole, il existe encore une marge, estime le journaliste. « Comme la justice est très lente ici, les Portugais doivent espérer que ça soit aussi le cas dans cette affaire et qu’elle sera jugée au pire quand Cristiano aura 45 ans et aura rangé ses crampons depuis un moment. Dans le fond, personne n’arrive à se projeter l’image d’un Cristiano avec la tenue orange des prisonniers aux Etats-Unis. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ La présidence avait annoncé le 16 juillet, au lendemain de la victoire face à la Croatie, que « les joueurs et l’encadrement seront décorés de la Légion d’honneur ».
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Incertitude sur la remise de la Légion d’honneur aux 23 Bleus de Deschamps

La présidence avait annoncé le 16 juillet, au lendemain de la victoire face à la Croatie, que « les joueurs et l’encadrement seront décorés de la Légion d’honneur ».



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 11h12
   





                        



   


Ils seront décorés, reste à savoir quand. Les 23 Bleus champions du monde 2018 recevront la Légion d’honneur a confirmé l’Elysée, mais ce ne sera pas le 13 novembre, comme l’a écrit Le Parisien, lundi 15 octobre. La Fédération française de football, la FFF, n’a pas non plus confirmé la date.
La présidence avait annoncé le 16 juillet, au lendemain de la victoire face à la Croatie, que « les joueurs et l’encadrement seront décorés de la Légion d’honneur », mais aucune date n’avait été déterminée.
En 1998, Jacques Chirac avait aussi décoré les 22 champions du monde du grade de chevaliers.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ L’attaquant du PSG et de l’équipe de France, qui s’est replacé dans la course au Ballon d’or, sera particulièrement attendu face à l’Allemagne mardi soir.
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Par  Maxime Goldbaum   Publié le 15 octobre 2018 à 08h52, mis à jour hier à 17h13   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Kylian Mbappé, après son but face à l’Islande en match amical, jeudi 11 octobre à Guingamp. David Vincent / AP             Pour peu, on lui offrirait presque un poste dans le gouvernement, dont le remaniement s’est fait attendre toute la semaine. Kylian Mbappé a changé de dimension depuis la victoire des Bleus en Coupe du monde et son début de saison supersonique, qui l’a replacé dans la course au Ballon d’or, décerné le 3 décembre, montre que le prodige n’est pas rassasié. Le jeune attaquant français sera encore la principale attraction du match face à l’Allemagne, mardi 16 octobre au Stade de France dans le cadre de la 3e journée de Ligue des nations. Une nouvelle occasion de se mettre en lumière.           Lire aussi France-Islande : Kylian Mbappé sauve les apparences             Il faut dire que la nouvelle coqueluche du football français ne fait rien pour se faire discret. Auteur d’un improbable quadruplé en treize minutes lors de la large victoire du PSG face à Lyon le 7 octobre, héros du match face à l’Islande en match amical le 11 octobre, en couverture de l’édition internationale du magazine Time le même jour, Kylian Mbappé attire les projecteurs et continue sa marche en avant. Il pourrait rejoindre Thierry Henry – meilleur buteur de l’histoire des Bleus avec 51 buts en 123 sélections – s’il continue à ce rythme, lui qui n’a que 19 ans.            Et son statut a changé, en club comme en sélection : là où Neymar était, logiquement, la tête de proue du PSG, Mbappé semble avoir inversé les rôles en ce début de saison. Là où Griezmann était le chouchou du public et des médias depuis l’Euro 2016, ils n’ont plus d’yeux que pour Mbappé, qui s’affirme un peu plus chaque jour comme le futur visage du football mondial.          « Personnalité globale »          « Sa technique footballistique à couper le souffle l’a propulsé sur le devant de la scène internationale en à peine quelques mois », s’est ainsi enthousiasmé le célèbre magazine américain Time qui a consacré quatre pages au Français dans son édition sur les « leaders de demain », et qui voit en Mbappé « bien plus qu’un simple joueur de foot hors du commun. Il vit un conte de fées social, de la misère à la richesse ». Au-delà du storytelling parfois douteux dans un pays où le « soccer » n’est qu’un sport mineur, cela dit beaucoup de la nouvelle stature du jeune homme, qui fascine bien au-delà de nos frontières. Vivienne Walt, l’auteure de l’interview, s’est notamment confiée au journal Le Parisien sur la perception du prodige outre-Atlantique : « Dès que j’ai fait l’interview, tout le monde à New York m’a dit : “Wahou ! Vous avez eu Mbappé ! C’est vraiment quelque chose.” Tout le monde sait qui il est. Depuis la Coupe du monde, il est devenu une personnalité globale. »           Lire aussi Kylian Mbappé, tête de proue des « leaders de demain » selon l’édition internationale de « Time »             Une « personnalité globale », adoubée par le roi Pelé himself, et que l’on compare déjà aux plus grands, aurait matière à se disperser. Mais Kylian Mbappé ne cesse de se fixer de nouveaux objectifs et fait tout pour y parvenir. Ses récentes performances ont ainsi relancé le débat sur la quête du Ballon d’or et sur ses chances de coiffer au poteau Luka Modric, le favori, et les Français Antoine Griezmann et Raphaël Varane. Un trophée qui peut parfois se jouer dans les dernières semaines. Mais quand Antoine Griezmann se lance dans une intense campagne d’autopromotion, Mbappé assure qu’il n’y pense pas tous les matins en se rasant, dans une communication parfaitement maîtrisée.          « Le Ballon d’or, je n’y pense pas, parce que si je pense trop à quelque chose, je deviens trop individualiste, a déclaré le Bondynois après le match face à l’Islande. Il faut penser au collectif avant tout parce que ce sont les coéquipiers en sélection et au PSG qui m’ont permis de, pourquoi pas, pouvoir décrocher ce titre. Je vais tout donner jusqu’à la fin des votes et on verra ce qu’il se passe. »           Entrée décisive face à l’Islande          Auteur de 8 buts et 3 passes décisives depuis le début du championnat avec le PSG, il survole sans peine une Ligue 1 trop étriquée pour son talent. En Ligue des champions, où il peut encore s’affirmer, il a toutefois inscrit deux buts en deux matchs, et ses prochaines performances face à Naples et Liverpool seront particulièrement scrutées. Enfin, il a déjà marqué deux fois et provoqué un but contre son camp sur les 4 buts marqués par les Bleus lors des trois matchs disputés après la Coupe du monde (victoire face aux Pays-Bas, matchs nuls face à l’Allemagne et à l’Islande).          Son entrée décisive face à l’Islande, jeudi en match amical, a permis aux Bleus d’arracher un nul inespéré (2-2) dans les dernières minutes de la rencontre. Alors certes, il ne s’agissait « que » de l’Islande, et d’un match amical, mais Kylian Mbappé a montré que sa seule présence pouvait galvaniser ses coéquipiers et inquiéter ses adversaires quand, il y a encore seulement quelques mois, il n’était qu’un « plus » au service d’un collectif.          Acclamé par le public munichois lors du match aller de la Ligue des nations entre l’Allemagne et la France (0-0), le 6 septembre, Kylian Mbappé aura à cœur de briller de nouveau face aux champions du monde 2014, qui n’ont plus le droit à l’erreur après leur sévère défaite aux Pays-Bas (3-0).                                Annonces automobiles avec La Centrale           FIAT QUBO 4990 € 88           FORD TOURNEO CONNECT 20990 € 84           HYUNDAI TUCSON 22850 € 77      Recherche                    Maxime Goldbaum       Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Equipe de France : un grand bol d’air Bleu  L’équipe de France reçoit, jeudi soir, l’Islande en match amical à Guingamp. Une respiration bienvenue pour les Bleus, mais aussi pour les supporteurs de l’En Avant.                          Football : les Bleues dominent le Cameroun  L’équipe de France féminine a battu le Cameroun (6-0), mardi, en match amical de préparation au Mondial-2019.                      Ligue 1 : le PSG découvre l’austérité et fait confiance à son centre de formation  Le champion de France, qui a lancé dimanche sa saison face à Caen en s’imposant 3-0, s’est montré – pour l’instant – plus raisonnable sur le marché des transferts de l’été.               
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à l’arrivée de Thierry Henry en Ligue 1 et à la victoire de Thibaut Pinot sur le Tour de Lombardie.
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Un rocher en cache un autre, tel père tel fils et mixité… ce qu’il faut retenir de ce week-end en sport

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à l’arrivée de Thierry Henry en Ligue 1 et à la victoire de Thibaut Pinot sur le Tour de Lombardie.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 08h56
    |

                            Youmni Kezzouf et 
Anthony Hernandez








                        


Oui, Thibaut Pinot a remporté le Tour de Lombardie.

   


Oui, Thierry Henry est devenu entraîneur de Monaco.

   


Oui, les clubs français ont brillé en Coupe d’Europe de rugby.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passés à côté.
Les trois leçons du week-end
Dans les traces de ton père, tu rouleras

   


Cette victoire n’est pas une victoire comme une autre. D’habitude plutôt confiné aux amateurs de sports mécaniques, le titre européen de formule 3 a pris cette année une ampleur médiatique forcément inédite avec le sacre d’un pilote allemand nommé Schumacher. Car Mick, 19 ans, est le digne fils du septuple champion du monde de formule 1, Michael Schumacher, aujourd’hui dans un état végétatif, après avoir été quelques années dans le coma à la suite d’une grave chute en ski.
Clin d’œil du destin supplémentaire, c’est sur le prestigieux circuit d’Hockenheim que le jeune pilote a remporté ce succès encourageant, là même où « Schumi » avait décroché à quatre reprises le Grand Prix d’Allemagne. Mick Schumacher succède au palmarès de la F3 européenne au Britannique Lando Norris, qui sera titulaire l’an prochain chez McLaren. L’espoir de revoir un Schumacher en F1 n’est donc pas illusoire.
« C’est difficile à décrire, je suis ravi, je suis reconnaissant, mon rêve est en train de se réaliser », a souri Schumacher Junior après son 13e podium en 29 courses de 2018, avec un moteur Mercedes. Toto Wolff, le Team Principal de Mercedes F1 et dernier patron de Michael Schumacher, en 2012, a apprécié : « Mick peut devenir l’un des grands de notre sport. »
Mick Schumacher a progressé tranquillement. Il a d’abord fait ses classes en karting, avant de monter en formule 4, puis en formule 3. La suite logique serait la formule 2 en 2019. Et peut-être de se tester grâce à quelques séances d’essais en F1. Rien ne sert de brûler les étapes.
Tes propres records, tu surpasseras
Comme si se lancer dans un Ironman n’était pas assez difficile. A Hawaii, la tenante du titre Daniela Ryf a trouvé le moyen de compliquer encore sa course. Avant même de commencer à nager dans l’eau de la baie de Kailua, la Suisse s’est fait piquer par une méduse. Handicapant, quand le programme du reste de la journée consiste en 3,8 kilomètres de natation, 180 kilomètres de vélo et 42 kilomètres de course à pied.
« Je me suis dit que je ne pouvais pas abandonner, parce que j’étais la tenante du titre. Mais je ne savais pas si je pourrais parcourir 3,8 kilomètres avec cette douleur. C’était horrible. » Sortie de l’eau avec neuf minutes de retard, Daniela Ryf s’est rattrapée à vélo, avant de franchir la ligne d’arrivée en solitaire, pour remporter son quatrième Ironman d’Hawaii de suite. Surtout, la triathlète a levé les bras après 8 h 26 minutes de course, vingt minutes de mieux que son précédent record.
Chez les hommes, le tenant du titre allemand Patrick Lange a lui aussi battu son propre record sur l’épreuve, devenant le premier homme à descendre sous la barre des huit heures, en bouclant le parcours en 7 h 52 minutes et 39 secondes. A l’arrivée, le triathlète a trouvé les ressources nécessaires pour s’agenouiller et demander son amie en mariage, histoire de conclure en beauté une journée historique.

L’épouvantail néerlandais tu affronteras
Ils sont sextuples champions d’Europe et nonuples champions du monde, ils ont inventé ce sport et règnent sans partage sur la discipline : les Néerlandais sont bel et bien les rois du korfbal. Ce sport atypique, sorte de fusion du handball et du basket-ball, détonne surtout par sa mixité imposée : les équipes de huit sont obligatoirement composées de quatre hommes et quatre femmes. Jusqu’au 21 octobre, quatorze équipes tenteront de détrôner le champion néerlandais lors des championnats d’Europe, qui ont évidemment lieu… aux Pays-Bas.

Battus 18-17 par la Slovaquie lors du match d’ouverture, les Français sont déjà dans une position difficile dans leur poule et devront batailler pour se qualifier devant l’Irlande. Le profane, peu au fait des règles de ce sport étonnant, peut se reporter à la vidéo du match ci-dessus. Il découvrira un sport proche du basket-ball, où le panier sans filet ni planche est hissé à 3,5 mètres de haut. Chaque équipe se divise en deux, avec une escouade d’attaquants et une de défenseurs, qui doivent tenter de marquer sans marcher ni dribbler.

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La femme du week-end : Caroline Garcia

   


Enfin ! En remportant le tournoi de Tianjin en Chine, Caroline Garcia a mis fin à une longue disette qui durait depuis plus d’un an : sa dernière victoire remontait à septembre 2017, en Chine déjà, au tournoi de Pékin. En battant la 6e mondiale Karolina Pliskova en finale (7-6, 6-3), la numéro un française sauve un peu une saison décevante : aucun quart de finale en Grand Chelem, pas de titre jusqu’ici et une dégringolade au classement.
Seizième mondiale avant cette victoire, la Française devrait retrouver le top 15, mais pas pour longtemps : non qualifiée pour le Masters de Singapour, elle perdra les points qu’elle y avait glanés l’an dernier et pourrait même sortir du top 20 d’ici à la fin de l’année. En battant ce week-end Karolina Pliskova, Caroline Garcia a remporté son deuxième match de la saison contre une joueuse membre du top 15.
Le chiffre du week-end : 1

C’est un petit penalty pour le football, mais un but de géant pour Gibraltar. La Ligue des nations a été, samedi soir, le théâtre d’un exploit retentissant. La sélection de Gibraltar a décroché sa première victoire en match officiel lors d’un déplacement en Arménie. La vedette d’Arsenal Henrikh Mkhitaryan était pourtant bien présente avec l’équipe locale.
Intégré par l’UEFA en 2013, longtemps recalé à cause de l’opposition politique de l’Espagne, qui revendique toujours ce bout de rocher sous souveraineté britannique, planté à son extrémité sud, Gibraltar aligne une équipe presque entièrement composée d’amateurs. Jusqu’à présent, en vingt rencontres officielles (éliminatoires Euro 2016 et Mondial 2018), les footballeurs gibraltariens avaient aligné… vingt défaites pour cinq buts marqués et 103 encaissés.
Les wikis du week-end
Facile
Footballeur retraité, j’ai fait l’essentiel de ma carrière en France et aux Pays-Bas. Aujourd’hui reconverti en politique, je viens de revendiquer la victoire lors d’une élection municipale contestée dans mon pays natal.

   


Difficile
Rugbyman anglais qui évolue au poste d’arrière, j’ai connu une journée noire lors de la première journée de Coupe d’Europe samedi avec mon club de Bath. Face aux Toulousains, j’ai laissé filer six points au pied, avant de manquer une pénalité facile en fin de match et de gâcher, enfin, un essai tout fait, en ne prenant pas garde au retour de Maxime Médard.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Secrétaire général de la FIBA depuis seize ans, le Suisse Patrick Baumann avait présidé la commission d’évaluation des Jeux olympiques de 2024, attribués à Paris.
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Pilier du Comité international olympique, Patrick Baumann est mort

Secrétaire général de la FIBA depuis seize ans, le Suisse Patrick Baumann avait présidé la commission d’évaluation des Jeux olympiques de 2024, attribués à Paris.



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 15h01
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Le Comité international olympique a annoncé, dimanche 14 octobre, la mort de Patrick Baumann, à l’âge de 51 ans. Secrétaire général de la Fédération internationale de basket (FIBA), il était l’un des principaux dirigeants de mouvement olympique, bras droit de l’actuel président Thomas Bach. « C’est un grand choc qui nous touche tous très durement. Nous avons du mal à réaliser cette terrible nouvelle », a réagi le président du CIO dans un communiqué. « Nous perdons un jeune leader sympathique, plein d’espoir, qui défendait l’avenir du sport. » 
Secrétaire général de la FIBA depuis seize ans, le Suisse Patrick Baumann a succombé à une crise cardiaque alors qu’il assistait aux Jeux olympiques de la jeunesse à Buenos Aires. Le président du CIO a demandé que les drapeaux olympiques soient mis en berne dans la capitale argentine, ainsi qu’à Berne, siège de l’organisation.
Dans un communiqué, le président de la FIBA, Horacio Muratore, a lui aussi salué l’action de son secrétaire général : « Sous sa direction, la FIBA a réalisé de grands bonds en avant, en se modernisant au point de devenir un modèle pour les autres fédérations sportives. »
Etoile montante du CIO
Outre ses responsabilités à la Fédération internationale de basket, Baumann était un poids lourd du Comité international olympique, considéré comme un potentiel successeur à Thomas Bach, élu en 2013 à la tête de l’institution pour un mandat de huit ans. Ancien joueur, entraîneur et arbitre de basket, Baumann était devenu un juriste reconnu dans le monde du sport olympique.
« J’ai commencé par être responsable des arbitres pour le canton de Vaud, puis je suis arrivé à la Fédération nationale suisse, et enfin la FIBA, mais j’ai été très chanceux », expliquait-il dans une interview pour la Fédération. « J’assistais à la bonne compétition au bon moment. Je ne sais pas si j’étais la bonne personne, mais ils cherchaient un juriste, et c’est comme ça que tout a commencé. »
Pour le CIO, Patrick Baumann était en charge de la commission d’évaluation des Jeux olympiques de 2024, attribués à Paris le 13 septembre 2017. Il avait remplacé au pied levé le Namibien Frankie Fredericks, impliqué dans une affaire de corruption autour de l’attribution des Jeux olympiques de 2016 et mis en examen par la suite pour corruption passive et blanchiment de corruption.

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Patrick Baumann avait joué un grand rôle dans les négociations entre Paris et Los Angeles pour aboutir à la double attribution des Jeux olympiques de 2024 et 2028. Après le choix de la capitale française pour 2024, il avait été nommé vice-président de la commission de coordination, avec pour rôle de surveiller les préparatifs des Jeux olympiques. Impliqué dans de nombreuses organisations internationales du sport, il faisait également partie du comité exécutif de l’Agence mondiale antidopage (AMA).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ En grande difficulté en top 14, les Toulonnais ont une nouvelle fois échoué, dimanche, lors de la réception de Newcastle (défaite 26-25).
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Rugby : Top 14 ou Coupe d’Europe, Toulon n’y arrive toujours pas

En grande difficulté en top 14, les Toulonnais ont une nouvelle fois échoué, dimanche, lors de la réception de Newcastle (défaite 26-25).



LE MONDE
 |    14.10.2018 à 14h08
 • Mis à jour le
14.10.2018 à 18h22
   





                        



   


La Coupe d’Europe de rugby va-t-elle faire son retour au palmarès d’un club français ? Depuis Toulon en 2015, plus aucun club tricolore ne l’a emporté : Clermont et le Racing, par deux fois, ont échoué en finale. L’an passé, ce sont les Irlandais du Leinster qui avaient notamment dominé les Franciliens.
Samedi 13 octobre, l’entrée en matière du rugby français avait été très encourageante avec les succès de Toulouse, Montpellier et du Racing. Aujourd’hui, le bilan est exactement inverse avec trois défaites en trois matchs. Toulon, Lyon et Castres se sont inclinés respectivement face à Newcastle, Cardiff et Gloucester.
Toulon-Newcastle : 25-26

   


Ce n’est pas la Champions cup qui redonnera le sourire aux supporteurs varois. Douzième du Top 14 avec cinq défaites en sept rencontres, Toulon a subi une nouvelle désillusion lors de son premier match européen de l’année. Au stade Mayol, les Toulonnais se sont inclinés sur le fil, d’un point, face au dernier du championnat anglais, Newcastle. La pénalité décisive a été inscrite à la 71e minute par Hogdson, très efficace avec un cinq sur cinq au pied. Avant cela, le club varois avait entrevu la victoire grâce à une pénalité de François Trinh-Duc.
Lyon-Cardiff : 21-30

   


Invaincus jusqu’à présent à domicile, les Lyonnais n’ont pas réussi à contenir les assauts des Gallois. Pour leurs débuts en Champions cup, les joueurs de Pierre Mignoni ont été battus 30-21 par une équipe qu’ils avaient pourtant dominé deux fois l’an passé en Challenge européen.

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Les Français, qui menaient 16-14 à la mi-temps, se sont effondrés en seconde période, laissant filer leurs adversaires vers la victoire. Un essai de Barassi en toute fin de match a bien redonné un peu d’espoirs au LOU, revenu à 27-21 avec deux minutes à jouer, mais Cardiff n’a pas craqué et a même privé le club français du point de bonus défensif en passant une pénalité dans les ultimes secondes.
Gloucester-Castres : 19-14

   


La discipline a fait la différence. Les Castrais ont concédé trop de fautes pour espérer l’emporter en Angleterre. Gloucester a pu compter sur la botte de Cipriani, auteur de quatre pénalités et d’une transformation. Les deux équipes ont chacune marqué un essai. Celui du club français a été inscrit par Martin Laveau un peu avant l’heure de jeu.
Bath-Toulouse : 20-22

   


Il a fallu un coup de pied raté et un manque d’attention. Les Toulousains peuvent remercier la maladresse de l’arrière anglais, Freddie Burns. Ce dernier, qui avait déjà laissé six points en route en première période, a manqué une pénalité immanquable face aux poteaux à la 74e minute de jeu. Comme si cela ne suffisait pas, il a également raté un essai (quasi) tout fait en ne prêtant pas garde au retour in extremis et dans son dos du Toulousain Maxime Médard.
Toulouse, recordman de victoires dans cette compétition (4 fois avec les Irlandais du Leinster), débute idéalement sa saison européenne. Le Stade s’est imposé grâce notamment à deux essais de Sofiane Guitoune. Dans cette poule 1, ce sont les tenants du titre du Leinster qui ont pris la tête en écrasant les Anglais des Wasps.
Montpellier-Edimbourg : 21-15

   


Pas de bonus offensif, mais une victoire durement acquise pour les Héraultais à domicile. Dominateur en première période, Montpellier s’était détaché grâce à deux réalisations de Benjamin Fall (32e) et Gabriel Ngandebe (36e).
Mais en deuxième période, les Ecossais ont chèrement vendu leur peau. Ils auraient même pu l’emporter si un essai de Jaco van der Walt n’avait pas été refusé par l’arbitre pour une obstruction sur la défense française. Tant mieux pour les hommes du capitaine Louis Picamoles, qui s’installe en tête du groupe 5, en attendant la rencontre entre Toulon et Newcastle.
Llanelli-Racing : 13-14

   


Le Racing, deux fois finaliste de la Coupe d’Europe en trois ans, s’est extirpé d’un drôle de piège gallois à Llanelli. Les Scarlets ont, pourtant, copieusement dominé une bonne partie du match. C’est grâce à un maul écroulé volontairement par le demi de mêlée Gareth Davies que les Franciliens ont obtenu un essai de pénalité salutaire.
Hormis ce résultat inespéré, la soirée n’a pas été rose à tous les niveaux. Trois joueurs se sont blessés : Xavier Chauveau, Joe Rokocoko et Virimi Vakatawa. Le Racing partage la tête de la poule 4 avec les Irlandais de l’Ulster, vainqueurs des Anglais de Leicester (24-10).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Sèchement battue samedi soir à Amsterdam, l’Allemagne est désormais dernière du groupe 1, trois jours avant d’affronter la France.
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Ligue des nations : les Pays-Bas écrasent l’Allemagne 3-0

Sèchement battue samedi soir à Amsterdam, l’Allemagne est désormais dernière du groupe 1, trois jours avant d’affronter la France.



LE MONDE
 |    13.10.2018 à 22h48
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 22h57
   





                        



   


L’Allemagne et son sélectionneur Joachim Löw sont sous pression après leur lourde défaite 3 à 0 à Amsterdam, face aux Pays-Bas, samedi 13 octobre au soir. Ce score les place au dernier rang du groupe 1 de Ligue des nations avant d’affronter les champions du monde français, mardi.
Le défenseur de Liverpool Virgil van Dijk avait trouvé d’abord l’ouverture de la tête (30e). L’attaquant de Lyon Memphis Depay (87e), et le milieu de Liverpool Georginio Wijnaldum (90e+3) ont plongé leurs adversaires dans le doute en fin de rencontre, profitant des largesses défensives d’une Allemagne qui a pris trop de risques pour égaliser.
Dominateurs dans la possession, les champions du monde 2014 n’ont toujours pas réussi à trouver la clé de l’efficacité offensive, et les entrées en jeu de Leroy Sané et Julian Draxler n’ont pas causé la réaction espérée.
Pas de déclic
Joachim Löw, conservé malgré l’élimination en poules de la Coupe du monde, a pourtant tenté des choses – titularisation de l’avant-centre de Schalke Mark Uth par exemple – mais le déclic n’est pas survenu, loin de là, contre des Oranje dont la reconstruction a franchi un gros palier.
C’est une aubaine pour l’équipe de France championne du monde, qui caracole seule en tête du groupe 1 de la Ligue A avant de recevoir mardi les Allemands, désormais sous la menace d’une relégation dans la division inférieure.
Dans celle-ci, les retrouvailles entre Danois et Irlandais, adversaires en barrages du Mondial, ont accouché d’un triste mais rugueux 0-0. A noter dans la dernière Ligue, un succès qui fera date: Gibraltar a remporté le premier match en compétition officielle de son histoire, en Arménie (1-0). Un exploit d’autant plus parlant au regard de la feuille de match: le joueur d’Arsenal Henrikh Mkhitaryan était en effet titulaire avec l’Arménie, un grand nom qui tranchait vraiment avec l’équipe quasiment amateure qui lui était opposée...
Dans la Ligue D également, la Macédoine a fait un premier pas vers la promotion en Ligue C, après un troisième succès en trois matches, contre le Liechtenstein (4-1).

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