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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ Pour un salarié, la liberté d’entreprendre trouve une limite dans l’obligation de loyauté à l’égard de l’employeur explique, dans sa chronique, le juriste Francis Kessler.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
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Le salarié peut-il concurrencer son employeur ?

Pour un salarié, la liberté d’entreprendre trouve une limite dans l’obligation de loyauté à l’égard de l’employeur explique, dans sa chronique, le juriste Francis Kessler.



LE MONDE ECONOMIE
 |    17.10.2018 à 15h00
    |

                            Francis Kessler (Maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            

Question de droit social. Le principe de la liberté du commerce et de l’industrie est issu du décret d’Allarde des 2 et 17 mars 1791 (supprimant les corporations), selon lequel « il sera libre à toute personne d’exercer telle profession, art, ou métier qu’il trouvera bon ». Il a même valeur constitutionnelle, selon la décision du Conseil constitutionnel du 16 janvier 1982 consacrant la liberté d’entreprendre.
Mais pour un salarié, cette liberté d’entreprendre trouve une limite dans l’obligation de loyauté à l’égard de l’employeur. L’obligation d’exécuter le contrat de travail de bonne foi, figurant tant à l’article 1104 du code civil qu’à l’article L. 1222-1 du code du travail, signifie en effet que le salarié ne doit pas causer de tort à son employeur, notamment en exerçant une concurrence illicite.

Il est, par exemple, possible pour un salarié d’élaborer les statuts et d’immatriculer une société qui a vocation à faire concurrence à son employeur. En revanche, le fait de travailler pour son propre compte auprès d’un client de son employeur, chez qui ce dernier effectue déjà un chantier, constitue une atteinte à son obligation de loyauté et est même qualifié de faute grave justifiant le licenciement.
Par ailleurs, lorsqu’une clause d’exclusivité figure dans le contrat de travail, le salarié peut être empêché d’entreprendre durant son contrat de travail, même pour une activité non concurrente. Pour être valable, cette clause doit toutefois, au vu de ses effets, être indispensable à la protection des intérêts légitimes de l’entreprise, justifiée par la nature de la tâche à accomplir et proportionnée au but recherché.
Limitée et « raisonnable »
Après la fin du contrat de travail, la liberté d’entreprendre du salarié peut aussi être limitée pour une activité concurrente à son employeur, au moyen d’une clause de non-concurrence inscrite dans le contrat. Si le salarié crée quand même son entreprise,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤ Les propositions de réforme des programmes de géographie et de géopolitique des lycées généraux faites au sein du Conseil supérieur des programmes sont en décalage total avec la géopolitique et l’histoire du temps présent, estime un collectif de géographes dans une tribune au « Monde ».
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Programmes scolaires en géographie : « Le Conseil supérieur des programmes propose de tout dynamiter »

Les propositions de réforme des programmes de géographie et de géopolitique des lycées généraux faites au sein du Conseil supérieur des programmes sont en décalage total avec la géopolitique et l’histoire du temps présent, estime un collectif de géographes dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 16h28
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Monsieur le ministre de l’éducation nationale, nous souhaitons exprimer nos plus extrêmes inquiétudes et préoccupations concernant les actuelles propositions de réforme des programmes de géographie et de géopolitique des lycées généraux faites au sein du Conseil supérieur des programmes.
Alors que les programmes scolaires actuels pouvaient n’être que toilettés du fait de leur grande cohérence et actualité, le groupe d’élaboration propose de tout dynamiter. Ainsi, en classe de seconde, le concept de développement, si structurant et opératoire pour les géographes, est noyé dans l’usage du terme de transition, un ectoplasme passe-partout.

Plus grave encore, alors qu’il est appelé à jouer un rôle majeur dans le cadre de la réforme des lycées, l’enseignement de spécialité intitulé « histoire, géographie, géopolitique et science politique » – offert dans la voie générale – fait une complète impasse sur les grandes dynamiques de la géographie et de la géopolitique du monde contemporain. A l’heure de Trump et de Poutine, de Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique] et de l’islamisme radical, du règne des GAFA sur le Net, du Brexit et de la montée de la Chine, de la relance de la militarisation de l’espace ou de crises régionales de plus en plus exacerbées, ces propositions sont sidérantes (quelques exemples : Benjamin Constant, agence Havas de 1830 à 1947, Charlemagne en 800…).
Une géographie confettis
Elles sont en totale contradiction avec le projet de professionnalisation des jeunes porté par la réforme des lycées dans le cadre d’un parcours bac – 3/bac + 3. Elles abdiquent toute ambition de comprendre le monde réel – tel qu’il est actuellement – et de se projeter dans l’avenir. Elles constituent un recul intellectuel sans précédent dans la formation des nouvelles générations d’élèves, l’histoire s’écrivant au présent. Elles invitent notre jeunesse à entrer dans le XXIe siècle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste André Fourçans estime que William Nordhaus, Prix Nobel d’économie 2018, a le mérite d’apporter au débat public sur le réchauffement climatique une analyse économique permettant de mesurer les effets réels des politiques préconisées.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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William Nordhaus, un économiste du climat « loin des prévisions apocalyptiques »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste André Fourçans estime que William Nordhaus, Prix Nobel d’économie 2018, a le mérite d’apporter au débat public sur le réchauffement climatique une analyse économique permettant de mesurer les effets réels des politiques préconisées.



LE MONDE ECONOMIE
 |    17.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 14h25
    |

André Fourçans (Professeur d’économie à l’Essec)







                        



                                


                            
Tribune. Enfin, un économiste reconnu et récompensé pour son travail sur le changement climatique ! William Nordhaus, professeur à l’université de Yale, vient d’obtenir conjoitement avec Paul Romer le prix de la Banque de Suède à la mémoire d’Alfred Nobel pour ses recherches et contributions sur la question. Les économistes ne peuvent que se réjouir de cette reconnaissance tant elle est méritée et tant le rôle de l’analyse économique est négligé dans les débats, surtout les débats publics sur le sujet.
Que viennent-ils donc faire ces adeptes de la science lugubre sur le terrain des climatologues, quelle légitimité ont-ils pour donner leurs explications à la hausse des températures, à la fonte des glaciers, ou à la montée du niveau des océans ?
La compréhension de ces phénomènes ne relève-t-elle pas de l’expertise des physiciens, chimistes, spécialistes des sciences de la terre ou autres physico-chimistes ? Oui, que viennent-ils donc faire ici, les économistes ? Encore leur « impérialisme » en marche… Pourtant, leurs recherches sont d’une importance fondamentale et pour mieux comprendre le changement climatique et pour y faire face. Les contributions scientifiques de William Nordhaus sont à cet égard d’un intérêt majeur.
Pionnier de la modélisation sur le changement climatique
Il a été un pionnier de la modélisation sur le changement climatique. Il a pour cela su intégrer les mécanismes climatiques proprement dits avec les mécanismes économiques. En partant de l’impact des émissions de CO2 sur la concentration des gaz à effet de serre, il a modélisé les liens entre cette concentration et la hausse des températures, et les répercussions de celle-ci sur l’environnement, avec les coûts afférents, le tout en reliant les relations induites de tous ces phénomènes avec la croissance.

Plus spécifiquement, il a construit le modèle « dynamic integrated climate economy » (DICE) qui intègre toutes ces problématiques à partir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤ Marie-Noëlle Auberger et Jean-Paul Bouchet, ex-responsables de la CFDT, s’intéressent à ceux qui, dans le milieu du travail, ont été témoins d’actes illégaux, de décisions prises en contradiction avec l’intérêt des parties prenantes, avec l’intérêt social de l’entreprise, avec l’intérêt général.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Parler ou se taire ? Comment lancer l’alerte ?

Marie-Noëlle Auberger et Jean-Paul Bouchet, ex-responsables de la CFDT, s’intéressent à ceux qui, dans le milieu du travail, ont été témoins d’actes illégaux, de décisions prises en contradiction avec l’intérêt des parties prenantes, avec l’intérêt social de l’entreprise, avec l’intérêt général.



LE MONDE ECONOMIE
 |    17.10.2018 à 11h24
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                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Le lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart (1854-1914) fut probablement un des premiers lanceurs d’alerte en France quand, après avoir averti en vain la hiérarchie militaire, il communiqua au sénateur Scheurer-Kestner des documents prouvant l’innocence du capitaine Dreyfus.
Aujourd’hui, le terme fait fureur. Il suffit d’effectuer une recherche sur le plus célèbre des moteurs de recherche dominants pour obtenir plus de 900 000 pages de résultats. Dans Oser l’alerte !, Marie-Noëlle Auberger et Jean-Paul Bouchet s’intéressent à ceux qui, dans le milieu du travail, qu’ils soient salariés, fonctionnaires, contractuels, sous-traitants ou bénévoles, « ont été témoins de discriminations infondées, d’actes illégaux, d’un management brutal, de malversations à la petite semaine ou de grande ampleur, d’atteintes à l’environnement, de décisions prises en contradiction avec l’intérêt des parties prenantes, avec l’intérêt social de l’entreprise, avec l’intérêt général ».

L’ancienne secrétaire nationale de l’Union confédérale des cadres et rédactrice en chef de la revue Cadres CFDT et l’ancien secrétaire général de la CFDT-Cadres, membre du bureau national confédéral de la CFDT et président de l’Observatoire des cadres et du management, commencent par brosser à grands traits le contexte dans lequel les lanceurs d’alerte sont entrés dans le débat public, ainsi que les textes qui les définissent et les protègent, dans la législation française.
Parler ou se taire ? Certains ont osé, et cela leur a le plus souvent valu des ennemis. Ils en ont parlé à leur hiérarchie, à un représentant du personnel, à une association, à un organe de presse, plus rarement à la justice. Ce ne sont pas forcément des lanceurs d’alerte au sens de la loi Sapin 2, mais ils ont osé alerter sur des situations qui leur paraissaient anormales. « Ils ont la parole dans cet ouvrage, comme l’ont aussi des collègues, des élus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤ Certains traumatismes vécus par des parents provoquent des maladies sur plusieurs générations. En modifiant le fonctionnement des gènes, ils laisseraient des marques biochimiques qui se transmettent aussi.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Francis Kessler Maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne                     Tribune   Article réservé à nos abonnés William Nordhaus, un économiste du climat « loin des prévisions apocalyptiques »   André Fourçans Professeur d’économie à l’Essec              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      07:58     Syrie  En cartes : comment Idlib est devenu un enjeu crucial de la guerre de Syrie                    01:39     Climat  Aude : les images des inondations meurtrières                    04:48     Elections américaines de mi-mandat 2018  Midterms 2018 : qui va l’emporter aux élections américaines ?                    03:49     Sports US  JO de 1968 : Smith et Carlos levaient le poing pour les Noirs             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Éditorial  Remaniement : Macron ou le retour au classicisme                    Tribune   Article réservé à nos abonnés Programmes scolaires en géographie : « Le Conseil supérieur des programmes propose de tout dynamiter »   Collectif                      Tribune   Article réservé à nos abonnés Remaniement : « On ne peut conclure à un retour à “l’ancien monde” »   Florence Haegel Professeure à Sciences Po et auteure de Les Droites en fusion. Les transformations de l’UMP, Presses de Sciences Po, 2012                     Éditorial  Médicaments antidouleurs : overdose sur ordonnance             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Cinéma  « Le Jeu » : un dîner entre amis qui vire au grand déballage                    Livres   Article réservé à nos abonnés Catherine Poulain récolte les fruits amers                    Télévisions & Radio  « Profession… écrivain.e » : cuisine et dépendances à la table de Michel Denisot                    Télévisions & Radio  L’éviction de Patrick Sébastien, symbole du renouvellement des grilles de France Télévisions             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      Gastronomie  Pierre Gayet, paysan moderne qui a « fait le choix d’être libre, pauvre et fier »                    Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « Ma confiance, mes points de permis, ma dignité, il a tout pris »                    Les recettes du Monde  Gratin de semoule, raisin et fenouil : la recette de Valérie Guérin             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                   Sciences        Le mystérieux rôle de l’épigénétique  Certains traumatismes vécus par des parents provoquent des maladies sur plusieurs générations. En modifiant le fonctionnement des gènes, ils laisseraient des marques biochimiques qui se transmettent aussi.        Par  Marie-Laure Théodule   Publié aujourd’hui à 11h00, mis à jour à 14h37   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés       « Les défis de la science ». La « cohorte de la faim » a encore fait parler d’elle au début de l’année 2018. Ce groupe de femmes, enceintes durant la terrible famine qui a ­affecté l’ouest des Pays-Bas pendant ­l’hiver 1944-1945, a été beaucoup étudié. Car on a découvert que les enfants mais aussi les petits-enfants de ces femmes mal nourries ont développé, plus que la moyenne, de l’hypertension artérielle, du diabète de type 2 et de l’obésité. Comment ces troubles ont-ils pu se transmettre d’une génération à l’autre, alors que la faim avait disparu ? Cela pourrait venir d’une transmission épigénétique : la malnutrition des mères aurait modifié ­l’expression de certains gènes chez leurs fœtus et ces modifications se seraient transmises à la génération suivante.          La nouvelle étude publiée par une équipe de l’université de Leiden (Pays-Bas) au début de 2018 accrédite en partie cette thèse : elle a identifié dans les cellules sanguines de 422 de ces enfants conçus pendant la famine une méthylation (l’un des mécanismes épigénétiques qui régulent le génome) de plusieurs gènes impliqués dans le métabolisme, qu’on ne retrouve pas dans le groupe contrôle (466 enfants des mêmes familles non conçus pendant la famine).          « Mais attention, prévient la ­généticienne Deborah Bourc’his, de l’Institut Curie, une corrélation entre la malnutrition et le profil de méthylation de l’ADN dans le sang n’implique pas un lien de cause à effet. C’est peut-être la maladie elle-même qui altère la méthylation des cellules sanguines.En matière d’alimentation, il ne faut pas exclure une transmission culturelle. » En fait, un débat sur les frontières de la transmission épigénétique agite les biologistes depuis quelque temps.          Tout le monde a admis que l’homme n’est qu’en partie déterminé par ses ­gènes. Car un ensemble de mécanismes dits épigénétiques, indispensables au ­développement normal, en modulent l’activité tout au long de la vie en fonction de facteurs environnementaux : mode de vie (alimentation, exercice physique), traumatismes, pollution, etc.          Transmission aux générations futures                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤ Dans une tribune adressée au « Monde », le mathématicien Lê Nguyên Hoang explique qu’il serait imprudent d’exclure qu’une machine nous surpasse dans un avenir proche.
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« Il faut nous préparer au possible avènement d’une intelligence artificielle de niveau humain »

Dans une tribune adressée au « Monde », le mathématicien Lê Nguyên Hoang explique qu’il serait imprudent d’exclure qu’une machine nous surpasse dans un avenir proche.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    17.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 14h35
    |

Lê Nguyên Hoang (Mathématicien)







                        



                                


                            
Tribune. En 1970, Marvin Minsky annonce que « d’ici trois à huit ans, nous aurons une machine avec l’intelligence générale d’un être humain moyen ». Minsky était loin d’être un abruti. Il était alors l’expert mondial en intelligence artificielle. Cependant, sa prédiction était très ­erronée. Depuis, il est devenu courant pour les critiques de moquer les ­prédictions des experts, et pour les experts de ne pas se risquer à effectuer des prédictions.
Toutefois, depuis, les intelligences artificielles ont envahi nos vies. A l’échelle individuelle, elles gèrent nos spams, nous suggèrent des films, ­répondent à nos questions sur le Web, organisent notre consommation de l’actualité et complètent nos messages WhatsApp. A l’échelle de la société, ­elles aident les recruteurs à filtrer les CV des candidats, ajustent les productions et consommations énergétiques, ciblent les campagnes marketing des entreprises et des politiciens, calculent les prix des assurances et détectent les fraudes des utilisateurs.
Cette révolution semble nous avoir pris de court. Ce n’est souvent qu’après le déploiement de ces technologies qu’on s’est rendu compte qu’elles ­posaient des problèmes de confidentialité des données privées, de biais discriminatoires et de bulles d’information. Il semble y avoir urgence à mieux anticiper ces conséquences préoccupantes des intelligences artificielles d’aujourd’hui, afin de mettre en place des régulations ou des garde-fous.
Cependant, il serait malencontreux de ne penser qu’aux intelligences ­artificielles d’aujourd’hui, sachant la vitesse du progrès actuel de la recherche dans le domaine. L’année 2018 a ainsi vu l’émergence de technologies que les experts de 2017 auraient eu bien du mal à prédire, des prouesses en synthèse d’images de Nvidia à ­celles de l’assistant téléphonique Google Duplex. Toute régulation se doit d’anticiper l’émergence des technologies des années à venir.
« Il nous faut tous prendre la...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ Editorial. Iconoclaste et disruptif au lendemain de son élection, le chef de l’Etat s’est attaché à consolider son équipe gouvernementale et à revenir au registre d’une gravité présidentielle plus retenue et solennelle.
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Macron ou le retour au classicisme

Editorial. Iconoclaste et disruptif au lendemain de son élection, le chef de l’Etat s’est attaché à consolider son équipe gouvernementale et à revenir au registre d’une gravité présidentielle plus retenue et solennelle.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 13h56
   





                        


Editorial du « Monde ». Grand amateur de football, le président de la République a-t-il décidé de suivre l’exemple de Didier Deschamps, le sélectionneur de l’équipe nationale ? Cela y ressemble. Pour composer la nouvelle équipe gouvernementale, il en a, en tout cas, appliqué les recettes : fini les stars capricieuses ou les mauvaises têtes susceptibles de faire la grève des entraînements, place aux joueurs combatifs, à l’abnégation au service du collectif et à un jeu solide plus que flamboyant. Deschamps avait quatre ans pour remporter la Coupe du monde – quitte à échouer, à mi-parcours, sur la scène européenne. Nul doute qu’Emmanuel Macron rêve de pareil exploit…
Tel est le sens du remaniement gouvernemental, annoncé mardi 16 octobre. Iconoclaste et disruptif au lendemain de son élection, il s’en remet aujourd’hui aux bienfaits espérés du classicisme politique. Tel est également l’esprit de la déclaration du chef de l’Etat, le soir même, à la télévision. Volontiers provocateur depuis dix-sept mois, il admet que cela ait pu heurter ; naturellement impérieux au point d’apparaître arrogant, il en revient au registre d’une gravité présidentielle plus retenue et solennelle.

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                Remaniement : « Ni tournant, ni changement de cap », répète Emmanuel Macron



Initialement destiné à remplacer le départ inopiné du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, le remaniement s’est en effet transformé, au terme de deux longues semaines de cogitations, en un exercice minutieux de consolidation de l’équipe gouvernementale. C’est le cas sur le plan technique : les ministres qui n’avaient pas convaincu à leur poste (à la culture, la cohésion des territoires et l’agriculture) sont remplacés par des personnalités plus expérimentées et supposées compétentes dans leur domaine. Quant au ministère de l’intérieur, il est confié à l’un des plus fidèles du président, Christophe Castaner, épaulé par un expert des questions de sécurité, Laurent Nuñez.
Déterminé à ne pas « changer de politique »
Mais c’est surtout vrai sur le plan politique : le chef de l’Etat et celui du gouvernement se sont efforcés de corriger les points faibles de leur dispositif antérieur. Les alliés du MoDem de François Bayrou commençaient sérieusement à renâcler au sein de la majorité. Les voilà reconnus et rassurés par la nomination de Marc Fesneau, président de leur groupe à l’Assemblée nationale, désormais chargé des relations avec le Parlement, ainsi que par la promotion de Jacqueline Gourault.

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                Jacqueline Gourault, une centriste à la cohésion des territoires



C’est à elle, ancienne sénatrice chevronnée et consensuelle, qu’il revient de combler le fossé qui s’est creusé dangereusement ces derniers temps entre le pouvoir exécutif et les collectivités territoriales. Le défi n’est pas mince, tant l’image d’un président coupé des élus de terrain et des réalités locales s’est installée. Enfin, le centre droit menaçait de faire cavalier seul aux élections européennes de mai 2019. L’un de son chef de file, Franck Riester, ancien républicain et fondateur du mouvement Agir, entre au gouvernement, à la culture.
Bref, c’est une équipe qui se veut plus soudée, plus aguerrie et plus efficace. Et un cap qui a été fermement réaffirmé par Emmanuel Macron, déterminé à ne pas « changer de politique », à poursuivre les « changements profonds » du pays engagés depuis 2017 et à mobiliser, dans les prochains mois, tous ceux qui ne se résignent pas à la montée des populismes en Europe. Ce changement dans la continuité – figure des plus familières de notre histoire politique – suffira-t-il pour sortir de la mauvaise passe actuelle et pour calmer les « impatiences » des Français ? La réponse est loin d’être acquise.

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                Un remaniement sans éclat pour garder le cap






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤ Le nouvelle ministre de la cohésion des territoires va devoir convaincre le président et le gouvernement de la nécessité de réinventer une politique et une administration de proximité, estime, dans une tribune au « Monde », le géographe Jean-Robert Pitte.
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Remaniement : « Réconcilier les Français avec leur territoire est la mission de Jacqueline Gourault »

Le nouvelle ministre de la cohésion des territoires va devoir convaincre le président et le gouvernement de la nécessité de réinventer une politique et une administration de proximité, estime, dans une tribune au « Monde », le géographe Jean-Robert Pitte.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 14h56
    |

Jean-Robert Pitte (Président de la Société de Géographie, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences morales et politiques)







                        



                                


                            

Tribune. La promotion de Jacqueline Gourault au rang de ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales marque un tournant du quinquennat. Au-delà, il s’agit sans doute d’un tournant de la Ve République et peut-être du premier recul d’une tradition qui remonte à Clovis, Charlemagne et Hugues Capet, celle de l’agrégation des territoires à un centre politique et géographique tout-sachant et tout-puissant. Certes, Paris assure un rayonnement mondial au pays, à son économie, à son action politique, à ses valeurs culturelles, à son patrimoine, ce qui en fait la première destination touristique du monde, avec 83 millions de visiteurs en 2017. Mais comme le géographe Jean-François Gravier l’avait écrit en 1947, au fil des siècles, Paris a fait hélas le vide autour de lui et engendré le désert français.
Qualifier les maires de « héros républicains du quotidien », selon l’expression du président de la République dans son allocution du 16 octobre, est un signe fort
Il est temps de sortir du centralisme monarchique et républicain qui s’expliquait il y a bien des siècles par la Ligue [au XVIe siècle] et la Fronde [au XVIIe siècle, deux mouvements qui menacèrent le pouvoir monarchique]. Le triomphe des Jacobins sur les Girondins [après la Révolution] a permis l’existence, à partir de 1804 et successivement, du Premier Empire, de la Restauration, de la monarchie de Juillet, du Second Empire et des trois Républiques qui ont suivi, mais à quel prix pour le territoire !
La République n’est plus contestée et son président, son gouvernement, ses ministres doivent comprendre que trop d’Etat tue l’Etat. Nul ne peut raisonnablement nier la grande compétence des hauts fonctionnaires français, même si l’on peut espérer une évolution de leur formation et de leur culture, mais depuis les bureaux parisiens et ceux des administrations dites déconcentrées,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤ Le nouveau gouvernement Philippe marque un léger recul de la société civile au bénéfice des parlementaires, mais confirme par ailleurs l’accélération des carrières propre au « nouveau monde » macronien, décryptent les chercheurs Florence Haegel et Olivier Rozenberg dans une tribune au « Monde ».
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Remaniement : « La présence de la filière parlementaire ne suffit pas pour conclure à un retour à “l’ancien monde” »

Le nouveau gouvernement Philippe marque un léger recul de la société civile au bénéfice des parlementaires, mais confirme par ailleurs l’accélération des carrières propre au « nouveau monde » macronien, décryptent les chercheurs Florence Haegel et Olivier Rozenberg dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 14h52
    |

                            Florence Haegel








                        



                                


                            
Tribune. Le remaniement du gouvernement Philippe a finalement été dévoilé après deux semaines de suspense. La durée de gestation indiquait que le dosage était délicat et avait donc été minutieusement pondéré. Incontestablement, le résultat indique une forme de retour à la norme au sens où ce gouvernement promeut des ministres issus de filières parlementaires et souvent partisanes. Mais revient-on pour autant à un recrutement gouvernemental façonné par « l’ancien monde » ?
L’ancien monde a bien existé ; il est même très ancien. Durant les IIIe et IVe Républiques, régimes parlementaires, il fallait, selon la règle, être parlementaire pour devenir ministre : plus de 90 % des ministres l’étaient. Sous la IIIe République, il fallait même avoir connu une longue carrière à la Chambre des députés ou au Sénat (en moyenne onze ans). Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la Ve République, régime semi-présidentiel, n’a pas bouleversé cette logique. Le pourcentage de parlementaires dans les gouvernements fléchit un peu mais reste élevé (près des trois quarts, en moyenne). Le temps d’attente diminue cependant : six à huit ans de bons et loyaux services à l’Assemblée nationale ou au Sénat.

A deux reprises depuis 1958, cette norme de recrutement a été bousculée. Une première fois dans les années 2000, où la part des parlementaires est tombée autour de 60 %. Dans un contexte de progression de la défiance envers la politique, différents gouvernements de droite, dirigés par Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin ou François Fillon, firent en effet le pari de l’ouverture à la « société civile », l’expression désignant des personnalités dont les carrières professionnelles se sont déroulées en marge de la politique élective et partisane. Le pari fut plutôt perdu dans la mesure où la part des ministres issus du Parlement augmenta irrésistiblement à l’occasion des remaniements de ces équipes.
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », les auteurs d’une enquête auprès de collégiens déplorent que les « choix » d’orientation soient plus souvent guidés par la réussite scolaire que par les compétences des élèves.
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« Le classement scolaire scelle trop vite le destin professionnel et social des personnes »

Dans une tribune au « Monde », les auteurs d’une enquête auprès de collégiens déplorent que les « choix » d’orientation soient plus souvent guidés par la réussite scolaire que par les compétences des élèves.



LE MONDE ECONOMIE
 |    17.10.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 09h43
    |

Jules Donzelot (Sociologue), Marie Duru-Bellat (Sociologue) et Eunice Mangado-Lunetta (Directrice des programmes à l’AFEV)







                        



                                


                            
Tribune. Si les inégalités scolaires font l’objet d’une recherche abondante, les inégalités en matière d’orientation scolaire sont peu mises en avant. Or, les inégalités face aux capacités de construire et de choisir son parcours sont réelles. On est beaucoup plus acteur de son orientation quand on est bon élève, car celle-ci se fonde sur les résultats scolaires. Les meilleurs élèves auront accès aux meilleures filières qui mènent vers les emplois les plus attrayants.
A contrario, de mauvais résultats scolaires vont progressivement faire basculer les « mauvais » élèves du statut de sujet à celui d’objet d’orientation, relégués dans les voies et les métiers les moins valorisés. Ainsi l’orientation est-elle vécue comme une blessure par celles et ceux qui se sentent dépossédés de choix dans une société dite « méritocratique » où chacun est responsable de sa propre réussite.

Que les meilleures places de la société soient réservées aux bons élèves qui ont fait preuve de leur mérite, cela peut paraître justifié. Mais à y regarder de plus près, en intégrant les apports de la sociologie de l’éducation sur la (très) relative égalité des chances, elle ne l’est pas tant que cela. Le classement scolaire scelle, trop vite et trop fort, le destin professionnel et social des personnes. Notre système d’orientation n’est pas catastrophique, mais il est, comme l’ensemble de notre système scolaire, plus favorable pour la minorité d’élèves qui réussissent dans les matières académiques que pour ceux qui présentent des qualités moins scolaires.
Pour aller vers une orientation plus juste, voici quelques pistes de réflexion issues de la Journée du refus de l’échec scolaire 2018, organisée le 19 septembre par l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) et ses partenaires.
L’importance du réseau familial
Tout d’abord, malgré les progrès importants réalisés en quelques décennies, les liens entre le monde économique et le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ La Belle province apparaît comme un nouvel Eldorado aux yeux de beacoup de jeunes Français. Associé au quotidien québécois « Le Devoir », « Le Monde » confronte les approches québécoise et française sur des interrogations qui occupent le débat public des deux côtés de l’Atlantique.
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Hors-série du « Monde » : un si séduisant Québec

La Belle province apparaît comme un nouvel Eldorado aux yeux de beacoup de jeunes Français. Associé au quotidien québécois « Le Devoir », « Le Monde » confronte les approches québécoise et française sur des interrogations qui occupent le débat public des deux côtés de l’Atlantique.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 11h46
    |

            Michel Lefebvre








                        



   


Hors-série. Autant le dire d’emblée, un tel titre n’est pas le fruit du hasard. Difficile, vu de France, si vous vous intéressez un tant soit peu à l’histoire et au Québec, de ne pas y voir un clin d’œil au célèbre « Vive le Québec libre ! », prononcé par le général de Gaulle, le 24 juillet 1967, depuis le balcon de l’hôtel de ville de Montréal. Mais, nous ne sommes pas dupes et subodorons que cet événement mémorable a toutes les chances de ne pas dire grand-chose aux générations montantes.
Cinquante après, les jeunes Français qui rêvent d’abord d’aller visiter, puis de travailler et souvent d’immigrer sur les rives du Saint-Laurent savent-ils encore qui est le général de Gaulle et mesurent-ils l’onde de choc suscitée par cette phrase au Québec et en France ? Sans doute que non.
Aujourd’hui, pour tous ces jeunes, le Québec apparaît comme une sorte d’eldorado. La Belle Province les séduit de plus en plus, sorte d’Amérique où l’on parle français et où la fête relève d’un art de vivre. Au programme : plein-emploi, explosion de start-up, triomphe de l’intelligence artificielle, loyers peu élevés, solidarités et tolérances entre toutes les communautés, qu’elles soient ethniques ou sexuelles, forêts et lacs à proximité. Voilà de quoi plaire à des jeunes gens en marche vers de nouvelles aventures !
Une petite nation de 8 millions de personnes
Il est vrai que cette petite nation de 8 millions de personnes sur un territoire immense jouit d’une réputation enviable. En plus de son succès économique, il est bon de souligner la qualité de ses artistes, qui ne s’illustrent pas qu’en chanson – il est loin le temps où Gilles Vigneault chantait : « Mon pays c’est l’hiver ». Le spectacle avec Robert Lepage ou le Cirque du Soleil, la littérature avec Nelly Arcan ou Andrée A. Michaud, le cinéma avec Xavier Dolan ne sont pas en reste. Ils donnent à entendre et à voir un Québec moins tourmenté pour son avenir qu’il ne le fut mais qui s’interroge toujours sur sa place en Amérique du Nord, au milieu d’un vaste espace anglophone.
La province n’échappe pas à la redéfinition du paysage idéologique en cours dans le monde occidental. Le 1er octobre, les Québécois ont ainsi élu premier ministre, François Legault, le candidat de la Coalition avenir Québec. Ce parti a moins de dix ans et porte des idées de droite assumées. Les rêves d’indépendance s’éloignent et la recherche d’un nouveau projet collectif a fait éclater la scène politique.
C’est pourquoi Le Monde a décidé de s’associer au quotidien québécois Le Devoir afin de confronter les approches québécoise et française sur des interrogations qui occupent le débat public des deux côtés de l’Atlantique (le rôle des nouvelles technologies, la place de l’immigration, le vivre-ensemble, la préservation de l’environnement, l’amour sous toutes ses formes…). D’où ce hors-série auquel ont participé des journalistes des deux rédactions, ainsi qu’un festival autour de la thématique « Ensemble », à Montréal, le 26 octobre.
«Vive le Québec…, Hors-série du « Monde », 100 pages, 8,50 euros. En vente en kiosques et sur Boutique.lemonde.fr.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Vanessa Wisnia-Weill, spécialiste des questions d’éducation et de famille, estime que la réduction des inégalités sociales d’accès aux grandes écoles passe d’abord par l’élévation du niveau scientifique d’un plus grand nombre d’élèves.
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« La France doit élargir la base de ses bons élèves »

Dans une tribune au « Monde », Vanessa Wisnia-Weill, spécialiste des questions d’éducation et de famille, estime que la réduction des inégalités sociales d’accès aux grandes écoles passe d’abord par l’élévation du niveau scientifique d’un plus grand nombre d’élèves.



LE MONDE ECONOMIE
 |    17.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 09h48
    |

Vanessa Wisnia-Weill (Experte sur les questions éducatives et de famille)







                        



                                


                            
Tribune. Une étude récente a dénoncé le défaut de neutralité sociale du concours d’entrée à l’Ecole polytechnique (« Les concours sont-ils neutres ? Concurrence et parrainage dans l’accès à l’Ecole polytechnique », de Pierre François et Nicolas Berkouk, Sociologie n° 2/9, 2018). Or cette analyse, certes fine, rate une variable fondamentale, à savoir un indicateur fiable des niveaux en sciences en fin de secondaire, vivier dans lequel les écoles puisent leurs candidats. Cette non-prise en compte est susceptible de changer l’interprétation des données, et surtout les remèdes utiles en termes de politique publique.
Les chercheurs remarquent que le « concours de l’X a un effet propre sur la composition sociale de l’institution dont il constitue le portique, […] parce qu’il recrute avant tout dans un petit nombre de classes préparatoires, elles-mêmes très discriminantes socialement ». A la sédimentation sociale de la réussite scolaire avant le baccalauréat s’ajouterait un effet qui accentuerait des écarts initiaux peu prononcés au détriment des classes moyennes et populaires. Or, pour juger des écarts initiaux avant la classe préparatoire, les auteurs s’appuient sur les mentions au baccalauréat. Est-ce vraiment pertinent ? La mention « très bien » au bac S a été attribuée à 17 % des bacheliers S en 2018, alors que seulement 0,2 % d’entre eux seront reçus à l’Ecole polytechnique. Mieux questionner l’égalité des chances dans l’accès aux grandes écoles scientifiques nécessiterait un bon indicateur de niveau des élèves en fin de secondaire, dont on ne dispose pas aujourd’hui.
Le débat éducatif s’est structuré autour du problème des décrocheurs et des inégalités scolaires liées à l’origine sociale. Mais cela a occulté la question de la distribution des niveaux
Pourquoi ce manque ? Le débat éducatif s’est largement structuré autour du problème central des décrocheurs et des inégalités scolaires liées à l’origine sociale....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ C’est la transgression de trop : après le meurtre probable du journaliste saoudien en Turquie, les Occidentaux ne peuvent plus fermer les yeux, estiment l’éditorialiste au « Monde » Sylvie Kauffmann dans sa chronique hebdomadaire.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/10/2018
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« Ni Mohammed Ben Salman ni la relation américano-saoudienne ne sortiront indemnes de l’affaire Khashoggi »

C’est la transgression de trop : après le meurtre probable du journaliste saoudien en Turquie, les Occidentaux ne peuvent plus fermer les yeux, estiment l’éditorialiste au « Monde » Sylvie Kauffmann dans sa chronique hebdomadaire.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 06h21
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 18h36
    |

            Sylvie Kauffmann (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            

Chronique. Avec une certaine classe, la ministre canadienne des affaires étrangères, Chrystia Freeland, a retweeté, lundi 15 octobre, un communiqué commun des gouvernements français, britannique et allemand demandant aux autorités de Riyad de mener « une enquête crédible » sur le sort du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, disparu le 2 octobre après être entré dans le consulat de son pays à Istanbul (Turquie). « Le Canada, a-t-elle précisé, soutient fortement nos alliés sur cet important sujet. »
La cheffe de la diplomatie canadienne n’est pas rancunière. Lorsque, cet été, Ottawa s’était attiré les foudres de l’Arabie saoudite pour avoir osé demander la « libération immédiate » de militantes des droits de l’homme arrêtées, ses alliés européens n’avaient pas fait assaut de solidarité. Riyad, furieux de cette requête, venait pourtant d’expulser l’ambassadeur du Canada, de geler tous les nouveaux contrats, de suspendre les liaisons aériennes directes entre les deux pays et de retirer les bourses des étudiants saoudiens au Canada.

La démesure de cette réaction traduisait le durcissement en cours à Riyad. Fin septembre, Chrystia Freeland avait essayé de renouer le dialogue à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) ; son collègue saoudien l’avait traitée par le mépris. « Nous, on n’a rien fait, c’est votre faute, avait déclaré le ministre Adel Al-Jubeir devant les médias canadiens. Vous nous devez des excuses. Libération immédiate ? Et si, nous, on exigeait l’indépendance immédiate du Québec ? »
Le département d’Etat américain avait quant à lui refusé de prendre parti dans ce contentieux « entre deux proches alliés », curieusement mis sur un pied d’égalité.
Lucidité retrouvée
Mais face à l’affaire Khashoggi, l’indulgence coupable des Occidentaux à l’égard des excès du jeune et impétueux maître de l’Arabie saoudite, le prince...




                        

                        


<article-nb="2018/10/17/19-14">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤ Il serait temps de débarrasser l’intelligence artificielle de tous ses oripeaux mystico-religieux, pour qu’elle soit considérée comme un progrès au service de l’humain, estime l’expert en IA, Alexandre Templier, dans une tribune au « Monde ».
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« L’intelligence artificielle est exposée au risque des technoprophètes »

Il serait temps de débarrasser l’intelligence artificielle de tous ses oripeaux mystico-religieux, pour qu’elle soit considérée comme un progrès au service de l’humain, estime l’expert en IA, Alexandre Templier, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    17.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 10h00
    |

Alexandre Templier (Président et cofondateur de Quinten, cabinet de conseils en IA aux entreprises)







                        



                                


                            
Tribune. Qui eût cru, qu’un jour, la technologie se parerait des atours de la religion ? Une parure sémantique et symbolique qui suscite l’étonnement et mérite l’examen. Par exemple, lorsqu’il cofonda la Singularity University en 2008, Ray Kurzweil, le pape de l’intelligence artificielle (IA), a établi une charte d’engagement dont certains termes semblent sortis tout droit d’un livre religieux. On y parle de « communauté », de « chapitre », un rassemblement de religieux, ou encore de « credo », une formule contenant les articles fondamentaux d’une foi religieuse.

Il y a quelques mois, Anthony Lewandoski, ex-ingénieur chez Google et Uber, fondait « The way of the future ». Une organisation religieuse dont le but est, selon son fondateur, « de développer et promouvoir la prise de conscience d’une divinité basée sur l’intelligence artificielle pour améliorer la société ». S’il est pour le moment difficile d’identifier les intentions réelles – ironie ou buzz – de l’ex-ingénieur en chef de Google, cette initiative ajoute du concret aux appropriations évoquées précédemment. Toutefois, pour devenir une « religion », l’intelligence artificielle présente deux lacunes de taille : l’absence de transcendance et le manque d’une perspective claire.
Autorité régulatrice
S’il fallait trouver un équivalent au mot transcendance dans notre société matérialiste, le terme d’autorité régulatrice conviendrait parfaitement. Dans le monde religieux, la divinité dit le Ciel et la Terre, dans celui de l’intelligence artificielle il en va autrement. Aucune autorité n’est parvenue à en définir le périmètre. Conscients de son potentiel, les Etats commencent à forger des plans pour en favoriser le développement, à défaut de la réguler.

De Paris à Washington, cette notion d’encadrement semble loin dans l’agenda. Ainsi lors de la présentation du plan Intelligence artificielle, au printemps...




                        

                        


<article-nb="2018/10/17/19-15">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤ Présidente du conseil scientifique du Remera, Elisabeth Gnansia alerte, dans une tribune au « Monde », sur l’insuffisance de financement des petites structures de santé, nécessaires à la créativité et à la vitalité de la recherche.
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« Protégeons les petites structures de santé »

Présidente du conseil scientifique du Remera, Elisabeth Gnansia alerte, dans une tribune au « Monde », sur l’insuffisance de financement des petites structures de santé, nécessaires à la créativité et à la vitalité de la recherche.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 09h50
    |

Elisabeth Gnansia (Médecin généticienne)







                        



                                


                            
Tribune. La controverse autour du cluster [agrégat de cas pathologiques survenant dans une fenêtre de temps et sur un territoire donnés] de bébés nés avec une malformation réductionnelle du membre supérieur est regrettable.

Les autorités de santé publique de notre pays font passer le message selon lequel, en l’absence d’hypothèses sur les facteurs qui sont à l’origine de ces malformations, on est forcé « d’arrêter de chercher et de continuer la surveillance ». Notre position de conseil scientifique du Remera [Registre des malformations en Rhône-Alpes] nous conduit évidemment à soutenir l’alerte donnée par sa directrice générale, Emmanuelle Amar, et à réclamer une enquête étiologique sérieuse. Mais elle nous conduit aussi, au-delà de cette situation particulière, à mener une réflexion plus large sur les petites structures de santé publique en France, dont le rôle est précisément de mettre en lumière les enjeux scientifiques plus larges d’une telle situation.

Les petites structures ont de plus en plus de mal à recevoir des financements, et donc à exister. Pourquoi ? Sans doute pour deux raisons.
Tendance actuelle
D’abord parce que la priorité est donnée au financement des recherches sur les grandes populations, sur les maladies qui concernent le plus de monde, ou sur les pathologies les plus graves. On peut dire simplement que ce qui intéresse les autorités de santé, c’est soit 10 cas de maladies rapidement mortelles, soit l’apparition de 100 000 cas de pathologies moins sévères. Ce qui est compréhensible, à première vue. Ensuite parce que la tendance actuelle à la concentration des secteurs d’activité amène les petites structures à s’adosser à de plus grandes structures pour travailler. Ainsi, elles disparaissent du paysage pour se réinventer ailleurs, et c’est la marche logique de l’histoire du capitalisme.
En quoi est-ce dangereux ? Deux raisons là encore.
D’une part, la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Gaël Giraud se félicite de voir les travaux de Paul Romer, critique de la macroéconomie « mainstream », couronnés par le prix Nobel d’économie.
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Paul Romer, le Nobel qui a osé révéler que « le roi de la théorie macroéconomique est nu »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Gaël Giraud se félicite de voir les travaux de Paul Romer, critique de la macroéconomie « mainstream », couronnés par le prix Nobel d’économie.



LE MONDE ECONOMIE
 |    16.10.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 09h25
    |

Gaël Giraud (Directeur de recherche au CNRS)







                        



                                


                            

Tribune. L’économiste américain Paul Romer [lundi 8 octobre, conjointement à l’Américain William Nordhaus] a été récompensé par le « prix de la Banque de Suède [nommé plus couramment prix Nobel d’économie] à la mémoire d’Alfred Nobel » pour ses travaux sur la « croissance endogène », publiés entre 1986 et 1990. L’idée maîtresse de ces contributions, devenues aujourd’hui des « classiques », est que la croissance du produit intérieur brut (PIB) ne saurait être due à la seule combinaison de l’accumulation du capital et du travail. L’éducation et l’investissement dans la recherche et développement jouent aussi un rôle décisif en favorisant un progrès technique qui, à son tour, accélère la croissance. Encore faut-il qu’un pays s’en donne les moyens.
Ces considérations n’ont hélas rien perdu de leur actualité aujourd’hui, dans un monde où l’éducation primaire reste, au Sud, un échec retentissant – 80 % des enfants sont désormais scolarisés, certes, mais 60 % d’entre eux n’apprennent ni à compter ni à lire – et où l’investissement dans la recherche connaît, au nord, un recul significatif depuis plusieurs années. En témoigne le nouvel indice de capital humain, publié par la Banque mondiale le 10 octobre, dont les travaux préparatoires, directement inspirés des théories de la croissance endogène, ont été initiés il y a un peu plus d’un an, alors que Paul Romer officiait comme économiste en chef de l’institution de Washington.
Dans les années 1980, cette attention aux conditions de possibilité du progrès technique apportait un peu de chair au célèbre modèle de Solow-Swan qui, depuis bientôt deux décennies, servait alors de paradigme à la macroéconomie occidentale d’inspiration non-keynésienne, et qui joue encore en partie ce rôle aujourd’hui. En partie, seulement, car entre-temps le cadre dynamique proposé par Solow a été remplacé par des modèles statiques, construits à la faveur de la « révolution méthodologique »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤ D’ici à 2022, les restaurants collectifs devront proposer des menus composés pour moitié de produits de qualité et équitables. Pour atteindre cet objectif ambitieux, un collectif d’élus locaux et de professionnels de la restauration en appelle, dans une tribune au « Monde », au gouvernement.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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« L’Etat doit contribuer à sa juste part au déploiement d’une restauration collective plus responsable »

D’ici à 2022, les restaurants collectifs devront proposer des menus composés pour moitié de produits de qualité et équitables. Pour atteindre cet objectif ambitieux, un collectif d’élus locaux et de professionnels de la restauration en appelle, dans une tribune au « Monde », au gouvernement.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 16h43
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. La loi agriculture et alimentation votée pose des objectifs ambitieux pour les restaurants de collectivité. D’ici à 2022, 50 % de nos assiettes seront constitués de produits de qualité et équitables, dont 20 % provenant de l’agriculture biologique. Nous, restaurateurs collectifs, représentants de collectivités, élus et associations engagées sur les projets alimentaires, soutenons ces objectifs.
Seuls 3 % des produits servis dans les écoles, les hôpitaux, les entreprises, les Ehpad sont issus de l’agriculture biologique
Derrière, les enjeux sont immenses : l’accès à toutes et tous à un repas équilibré et sain par jour, la motivation de nos personnels de cuisine, le dynamisme, le lien avec nos territoires et nos producteurs… Avec trois milliards de repas servis chaque année, un milliard rien qu’en restauration scolaire, nous avons bien compris le formidable levier économique, écologique et de santé publique que représente ce secteur. Et s’il est vrai que de plus en plus de restaurants collectifs s’engagent, ne nous y trompons pas, ils font encore figure de pionniers.
Le constat est sans appel : malgré les ambitions étatiques affichées depuis des années, la part du bio servi dans nos restaurants ne décolle pas. Seuls 3 % des produits servis dans les écoles, les hôpitaux, les entreprises, les Ehpad sont issus de l’agriculture biologique. La marche est encore très haute et nous n’avons que quatre ans devant nous.

Les collectivités territoriales ont été les premières à soutenir le déploiement des projets. Mais sans un soutien financier de plus, nos efforts ne suffiront pas pour relever ce défi à l’échelle du pays. Nous demandons ainsi à l’Etat de contribuer à sa juste part au succès du déploiement d’une restauration collective plus responsable. Nous ne pouvons pas prendre le risque d’échouer collectivement.
Bonus cantine bio et locale
Une solution a été mise sur la table. Nous appelons aujourd’hui le gouvernement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Thibaud Brière, en charge des questions éthiques au sein d’un groupe de BTP, propose de se saisir de « la fête des entreprises », le 18 octobre, pour populariser le hashtag #balancetaboite et libérer la parole des salariés.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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« Ce sont les salariés qui ont le plus intérêt à la défense de leur entreprise sur le long terme »

Dans une tribune au « Monde », Thibaud Brière, en charge des questions éthiques au sein d’un groupe de BTP, propose de se saisir de « la fête des entreprises », le 18 octobre, pour populariser le hashtag #balancetaboite et libérer la parole des salariés.



LE MONDE ECONOMIE
 |    16.10.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 08h57
    |

Thibaud Brière (Conseiller en management, délégué à la philosophie de l’organisation du groupe de BTP Hervé)







                        



                                


                            
Tribune. Le jeudi 18 octobre, le collectif « J’aime ma boîte », initié par Sophie de Menthon, a décidé que ce serait la fête des entreprises, avec un slogan prometteur pour l’édition 2018 : « Fais bouger ta boîte ! » Son objectif affiché : permettre aux salariés de « montrer un autre visage de leur entreprise ». Qui ne souscrirait à un tel programme ? Qui ne voudrait le bien de l’entreprise à laquelle il participe, sur le long terme ?
Or c’est un fait que, par souci de la pérennité de son entreprise, le salarié doit parfois défendre celle-ci contre elle-même, ou plutôt contre des comportements internes, de la part d’actionnaires ou de dirigeants qui, au nom d’une maximisation de la rentabilité financière à court terme, font jouer leurs intérêts contre ceux de l’entreprise, jusqu’à y sacrifier son avenir. Confondant démarche d’entrepreneur et démarche de prédateur, ils épuisent ce qu’ils exploitent au lieu de le cultiver. Les méthodes mises en œuvre par quelques-uns pour vampiriser l’entreprise commune doivent être portées à la connaissance de tous pour faire « bouger [la] boîte ». Cela servira de révélateur : les vampires détestent la lumière du jour !
Trop d’abus perdurent à cause du silence de ceux qui pourraient parler
C’est un fait aussi que nombre d’entreprises abritent des pratiques criminelles (comme le financement du terrorisme dont Lafarge est actuellement suspecté), délictueuses (comme l’évasion fiscale, la corruption, l’entente commerciale entre « concurrents ») ou socialement condamnables (comme le management toxique, les arnaques commerciales, l’obsolescence programmée, l’optimisation fiscale, la maltraitance animale…).
Or la mise en œuvre de toutes ces pratiques nécessite la collaboration de salariés, qui doivent le 18 octobre prendre la liberté de raconter publiquement ce qu’ils savent pour enfin marquer leur désaccord. Trop d’abus perdurent à cause du silence de ceux qui pourraient parler.
Fonction...



                        

                        


<article-nb="2018/10/17/19-19">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤ Les classiques étrangers réclament à chaque époque une lecture neuve. Etudes de cas, autour des nouvelles traductions d’Edgar Poe, Robert Louis Stevenson et Fenimore Cooper.
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Poe, Stevenson Cooper : retraduire, pour rester fidèle

Les classiques étrangers réclament à chaque époque une lecture neuve. Etudes de cas, autour des nouvelles traductions d’Edgar Poe, Robert Louis Stevenson et Fenimore Cooper.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 12h40
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 16h23
    |

                            François Angelier (Collaborateur du « Monde des livres »)








                        



                                


                            

Etrange mot que « traduire », qui, tout à la fois, dit la comparution devant un tribunal, renvoie à l’expression jouée d’un sentiment et définit une langue en mouvement. Une triple signification que le traducteur se doit d’assumer pleinement, se faisant tour à tour juge, comédien et linguiste. Acteur de la langue, il endosse une parole étrangère, l’habite, la hante, en effectue la traversée. Il fera acte de justice, maniantd’« intellectuelles balances aux plateaux d’argent » (Valéry Larbaud), quand il s’agira pour lui de rendre enfin leurs vrais visages à des textes malmenés, tailladés ou dévalués, voire méprisés.
Comme ce fut le cas, à dates récentes, pour les romans noirs américains qu’il a fallu « dépigalliser », si l’on peut dire : épurer d’un argot désuet, pour les rendre à la modernité de leur langue et à la complexité de leurs personnages. Mission menée à bien par Natalie Beunat et Pierre Bondil pour Dashiell Hammett (Gallimard, « Quarto », 2009), Cyril Laumonier pour Raymond Chandler (Gallimard, « Quarto », 2013), Jean-Paul Gratias pour Jim Thompson (Rivages) ou Jacques Mailhos pour Ross Macdonald ou James Crumley (Gallmeister). Situation égale avec le fantastique et l’anticipation : citons les traductions de H. P. Lovecraft signées David Camus (Mnémos) ou François Bon (Points) ; la reprise en main du 1984, d’Orwell, par Josée Kamoun (Gallimard, 2018).

Car toute traduction, synchrone à la langue d’une époque, se doit d’être, aux plans philologique et esthétique, périodiquement remise sur le métier, refondée. C’est à une semblable campagne que l’on assiste aujourd’hui pour l’univers des classiques anglo-saxons. Comme en témoignent les retraductions d’Edgar Allan Poe, Robert Louis Stevenson et James Fenimore Cooper qui, chacune, se confrontent à un problème différent.
Poe, reconsidéré
Avec Poe (1809-1849), c’est évidemment au modèle-obstacle de son grand « passeur », Charles Baudelaire (1821-1867), que se...




                        

                        


<article-nb="2018/10/17/19-20">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤ Le monde des associations reste un corps social divers et actif, malgré le manque de diversité dans leur composition sociale et la baisse des financements publics, expliquent Hugues Sibille et Viviane Tchernonog dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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« Le paysage associatif se transforme nettement »

Le monde des associations reste un corps social divers et actif, malgré le manque de diversité dans leur composition sociale et la baisse des financements publics, expliquent Hugues Sibille et Viviane Tchernonog dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 12h03
    |

Hugues Sibille (Président de la Fondation Crédit Coopératif) et Viviane Tchernonog (Chercheuse invitée au Centre d’économie de la Sorbonne CNRS-uni...







                        



                                


                            
Tribune. Vu de loin, le paysage associatif paraît immuable. De près, il se transforme. La base du tableau, les petites associations, s’élargit sensiblement, tandis que le sommet, les moyennes et grandes, se concentre. Au premier plan, le modèle économique change nettement : pour la première fois, le budget associatif consolidé stagne entre 2011 et 2017, et les subventions publiques ne représentent plus qu’un euro sur cinq. Il est es­sentiel de disposer de données plus régulières pour suivre ces mutations, et l’actualité ­invite à mieux connaître ce que pourrait être une « société de l’engagement ».
La France compte 1,5 million d’associations, immense biodiversité citoyenne. Sa démographie est positive, avec 200 000 associations de plus qu’en 2011, soit une augmentation de 2,4 % par an. Ce sont pour l’essentiel de petites associations locales de bénévoles. Les associations employeuses, elles, amorcent un léger recul en nombre. Ces chiffres témoignent d’un fort désir d’engagement, corroboré par le rythme élevé de développement du bénévolat.
Le nombre d’heures bénévoles augmente de 4,9 % par an, soit 1,4 million d’équivalents temps plein. Ces chiffres ne sont pas assez pris en compte dans la comptabilité nationale et les indicateurs de ­richesse. Si l’on écarte tout critère de durée minimale, ce sont 22 millions de Français qui donnent de leur temps. De nouvelles attitudes émergent et des formes d’engagement « informel » se développent, tels les collectifs citoyens, sans personnalité morale.
Des « parcours d’engagement »
Il faut se réjouir d’un dynamisme témoignant d’une société française active, gage de démocratie et de lien social. Par comparaison, certaines sociétés d’Europe de l’Est, où la société civile ­organisée est menacée, inquiètent. Mais il ne faudrait pas pour autant céder à une euphorie française pour deux raisons.
La première tient aux gouvernances. De nombreuses associations peinent à renouveler leurs conseils...




                        

                        

