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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Selon nos informations, Matthieu Pigasse est entré en négociations exclusives avec l’industriel pour lui revendre une part minoritaire de la holding via laquelle il est présent au capital du journal.
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Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky négocie son entrée dans le groupe de Matthieu Pigasse, actionnaire du « Monde »

Selon nos informations, Matthieu Pigasse est entré en négociations exclusives avec l’industriel pour lui revendre une part minoritaire de la holding via laquelle il est présent au capital du journal.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 17h57
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 18h28
    |

            Blaise Gauquelin (Prague, envoyé spécial), 
François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Un des actionnaires majoritaires du Monde, Matthieu Pigasse, négocie la revente d’une partie de ses parts à l’industriel tchèque Daniel Kretinsky, selon nos informations, confirmées par M. Pigasse : celui-ci est entré en négociations exclusives pour céder entre 40 et 49 % de sa société Le Nouveau Monde, créée pour détenir sa participation dans Le Monde, qu’il contrôle aux côtés de Xavier Niel, le fondateur de Free.
Le banquier d’affaires de Lazard cherchait ces derniers mois à trouver un partenaire pour l’épauler financièrement. Mais il assure qu’il a l’intention de garder le contrôle du Nouveau Monde, ainsi que de sa société de médias Les Nouvelles Editions indépendantes (Les Inrocks, Nova…). Et aussi de rester le cogérant du Monde, à travers la société Le Monde Libre. Contacté, Xavier Niel n’a pas souhaité répondre à nos questions. M. Kretinsky et ses représentants n’ont pu être joints.
Une source officielle tchèque a affirmé mardi 16 octobre au Monde que l’intention de M. Kretinsky était de « racheter Le Monde ». L’industriel tchèque est dirigeant du groupe énergétique EPH et du premier groupe de médias de son pays, Czech Media Invest (CMI). Il est aussi devenu propriétaire de Marianne et d’une partie du pôle magazine du groupe Lagardère.

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Communiqué du Pôle d’indépendance
Le Pôle d’indépendance qui regroupe les sociétés de rédacteurs, salariés, lecteurs et fondateurs du groupe Le Monde apprend que Matthieu Pigasse a la volonté de céder une participation minoritaire dans sa holding Le Nouveau Monde. Depuis 2010, c’est à travers cette société que Matthieu Pigasse est actionnaire majoritaire du groupe Le Monde au sein du Monde libre (LML) aux côtés de Xavier Niel et de Madison Cox (ayant droit de Pierre Bergé).
L’acquéreur est l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky. Il a fait fortune dans son pays dans le secteur de l’énergie et a créé Czech Media Invest (CMI) qui est devenu le premier groupe de presse tchèque. En France, il possède l’hebdomadaire Marianne et finalise notamment le rachat d’Elle, Télé 7 jours, Ici Paris et France Dimanche.
Face à la brutalité de cette annonce, le Pôle d’indépendance souhaite s’entretenir rapidement avec les actionnaires majoritaires du groupe. Il demande également à rencontrer M. Kretinsky ou son représentant en France pour éclaircir ses intentions et obtenir de sa part les garanties indispensables du respect des valeurs et règles d’indépendance qui régissent l’ensemble des titres du groupe Le Monde.
Le Pôle d’indépendance organisera dans les plus brefs délais une réunion d’information des personnels.
Société des rédacteurs du « Monde », Société civile des publications de « La Vie » catholique, Société des lecteurs du « Monde », Société des cadres du « Monde », Société des employés du « Monde », Société des personnels du « Monde », Société des personnels de « Courrier international », Association des actionnaires minoritaires du « Monde »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Pour la correspondante du « Monde » à Bruxelles, Cécile Ducourtieux, le risque d’une absence de compromis avec l’UE « est là, mais il est relativement faible ».
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Brexit : « Personne, ni chez les Vingt-Sept ni chez les Britanniques, n’a intérêt à un “no deal” »

Pour la correspondante du « Monde » à Bruxelles, Cécile Ducourtieux, le risque d’une absence de compromis avec l’UE « est là, mais il est relativement faible ».



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 17h48
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 18h02
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Notre correspondante à Bruxelles, Cécile Ducourtieux, a répondu aux questions des internautes sur le sommet européen spécial consacré au Brexit.

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YA : A combien estimeriez-vous la probabilité d’un « no deal » ?
Très difficile à dire. Comme dans toute négociation, il y a aujourd’hui une part de bluff et de dramatisation difficile à apprécier. Je dirais que le risque de « no deal » est là, mais relativement faible, même si la marche politique à franchir pour la première ministre britannique, Theresa May, afin d’accepter la solution européenne pour l’Irlande est très haute.
Que voudrait dire un « no deal » ? Probablement, dans les premiers jours, voire les premières semaines, des dizaines de kilomètres de bouchons aux frontières UE-Royaume-Uni, des dizaines de milliers de têtes de bétail, de chiens et de chats mis en quarantaine dans les ports britanniques ou nord-irlandais. Les Eurostar à l’arrêt, des avions cloués au sol dans les aéroports londoniens, des expatriés londoniens (Français, Polonais…) en panique, et j’en passe. Personne, ni chez les Vingt-Sept, ni chez les Britanniques n’a intérêt à un « no deal ». Donc, logiquement, tout le monde finira par s’entendre à la fin. Je dirais entre mi-novembre et Noël.
Mais cette négociation est spécialement difficile, et on n’est pas à l’abri d’un accident en fin de parcours : par exemple, si l’accord de retrait ne passe pas la barre du vote à la Chambre des Communes. C’est la grande inquiétude des Européens. Et de Mme May.
Florent : Au sujet du problème de la frontière Irlandaise, ne serait-il pas possible de régler dans deux traités différents cette question et le reste (le montant du divorce avec l’UE, le sort des expatriés…), qui est relativement bien avancé afin d’éviter un « no deal » ?
La priorité absolue des Européens est de préserver les accords de paix signés en 1998 entre Irlande du Nord et République d’Irlande et qui ont mis fin à 40 ans de « troubles » en Irlande du Nord. Ces accords stipulent qu’il ne doit en aucun cas y avoir retour d’une frontière physique entre la province nord-irlandaise et la République d’Irlande.
Bruxelles veut « sécuriser » cette question dès l’accord de retrait, pour éviter que cette frontière ne réapparaisse, dans les mois ou les années suivant le Brexit, si les Européens mettent plus de temps que prévu à négocier un traité avec Londres sur leurs « relations futures ». Les Européens ont besoin de cette « assurance » (ce « filet de sécurité » ou ce « backstop ») tout de suite, car ils se font peu d’illusions : la « relation future » entre les Vingt-Sept et le Royaume-Uni, à moins que Londres finalement accepte de rester dans le marché intérieur, ne se fera pas « sans frictions » : des contrôles douaniers deviendront nécessaires, même a minima entre l’UE à 27 et le Royaume-Uni.

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Corentin : Assiste-t-on à la fuite massive des grandes entreprises de la City comme cela avait été prévu ? Si oui vers quel capitale européenne ?
La fuite n’est pas massive même si, les uns après les autres, les grands établissements financiers renforcent leurs équipes continentales, anticipant qu’après le divorce, le Royaume-Uni perdra ce précieux passeport permettant aux établissements installés depuis la City de vendre leurs services financiers au reste du continent.
Les places continentales, Francfort, Luxembourg et Paris se livrent à une intense concurrence pour les attirer. Et Paris ne s’en sort pas trop mal. Bank of America, Citigroup, BlackRock, JP Morgan Chase ont tous annoncé renforcer leurs équipes parisiennes. C’est elle qui par ailleurs a gagné le « concours de beauté » continental, pour récupérer l’Autorité bancaire européenne, qui doit quitter le Royaume-Uni à la suite du Brexit.

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Distrait : D’après la presse continentale, ce sont les contradictions entre Britanniques qui rendent la situation inextricable. Faut-il comprendre que même si Barnier disait oui à tout ce que demande Theresa May, celle-ci n’obtiendrait pas pour autant le consensus auprès des siens ? A partir de là, quel est l’intérêt de continuer ces négociations ?
Michel Barnier ne dira pas oui « à tout ce que lui demande [la première ministre britannique, Theresa] May ». Depuis le début des discussions avec Londres, les Vingt-Sept ont confié un mandat très clair à leur unique négociateur : d’accord pour négocier un accord qui garde le Royaume-Uni le plus proche possible de l’Union mais en aucun cas, ce divorce ne doit porter préjudice au principal acquis communautaire, à savoir le marché intérieur. M. Barnier doit donc préserver coûte que coûte cet acquis, et les règles qui vont avec : ses quatre libertés de circulation (des biens, des capitaux, des services et des personnes), et sa Cour de justice de l’Union européenne, seule en mesure de trancher des différends liés au respect de ses lois.
Si pour l’heure, la discussion entre Londres et les Vingt-Sept bute sur la question irlandaise, c’est aussi parce que les Européens, en cas de Brexit, doivent réintroduire un contrôle aux frontières entre eux et le Royaume-Uni, pour éviter que leur marché intérieur ne devienne une passoire. Or, pour les raisons expliquées précédemment, ils ne veulent pas que ces contrôles soient réintroduits entre Irlande du Nord et République d’Irlande.

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J’ai 12 ans : Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer ce qui se passe d’une façon simple et compréhensible par un enfant de 12 ans ?
Les questions européennes sont difficiles à simplifier, spécialement celle-ci ! Je me lance : un divorce, c’est rarement joli-joli… Surtout quand on a vécu ensemble plus de quarante ans, qu’on a tissé des liens extrêmement étroits (économiques, politiques, géopolitiques). Et surtout, que pendant la campagne référendaire au Royaume-Uni, les Brexiters ont raconté beaucoup de bêtises et passé beaucoup de grosses difficultés sous silence.
Qui a expliqué aux Britanniques, par exemple, que sortir de l’Union, de son espace douanier, de son “marché intérieur” sans frontières intérieures pour les personnes ou les marchandises, cela impliquait automatiquement, et fatalement, une frontière entre la province d’Irlande du Nord et la République d’Irlande ? Une frontière que le Royaume-Uni s’était engagé à faire disparaître dans le cadre d’un traité de paix signé en Irlande vingt ans plus tôt pour mettre fin à une guerre civile ?
Antoine : J’habite au Royaume-Uni, dois-je m’inquiéter de quelque chose concernant mon statut ?
Si les Européens parviennent à s’entendre avec les Britanniques sur un traité de divorce, a priori, non. Si vous êtes Français ou d’un autre pays de l’Union européenne, expatrié au Royaume-Uni et êtes arrivé sur place avant le 29 mars 2019, voire avant le 31 décembre 2020 (fin de la période de transition), vous pourrez rester sur place dans les mêmes conditions que maintenant. Mais si les Européens et Londres ne parviennent pas à s’entendre sur les conditions du divorce (ce qu’on appelle le « no deal »), alors cet accord sur les expatriés tombe à l’eau.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Le premier ministre sortant a été chargé par le Grand-Duc Henri de former un nouveau gouvernement.
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Au Luxembourg, Xavier Bettel en route pour un deuxième mandat

Le premier ministre sortant a été chargé par le Grand-Duc Henri de former un nouveau gouvernement.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 15h07
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


C’est un petit miracle, et lui-même n’y croyait pas : le libéral Xavier Bettel devrait rempiler pour un deuxième mandat comme premier ministre du Luxembourg alors que, selon la rumeur, il briguait déjà le poste de futur président du groupe libéral et démocrate au Parlement européen.
« Ce gouvernement n’a pas été puni, il a été confirmé. On a atteint il y a cinq ans un résultat historique, tout le monde nous prédisait une déconfiture, et on s’est bien maintenus », affirmait-il lundi 15 octobre, aux lendemains des élections législatives. Après un temps de réflexion, le chef de l’Etat, le Grand-Duc Henri, l’a chargé de former du nouveau gouvernement mardi soir.
Selon les pronostics, l’élection devait entraîner le retour aux affaires du Parti populaire chrétien social (CSV), qui a longtemps dominé la vie publique du petit pays. Il n’en a rien été : toujours orpheline de Jean-Claude Juncker, qui fut premier ministre de 1995 à 2013, cette formation n’a pas enregistré le succès attendu, reculant de près de 6 % de ses voix.
Son leader, Claude Wiseler, a en outre été battu par M. Bettel en voix dites « de préférence » (qui permettent de faire un choix nominatif en alternative avec des votes pour les listes de partis). Le système luxembourgeois permet, en effet, soit un vote pour une liste, soit un vote pour divers candidats, répartis sur une même liste ou des listes différentes. Le CSV devra se consoler en constatant qu’il reste cependant le premier parti du pays, avec 21 sièges de députés sur 60.
Le Parti démocratique (DP) de M. Bettel a, lui aussi, reculé (- 1 siège), tout comme son allié son socialiste (LSAP, - 3). Sa coalition, qui conserve au total 31 sièges sur 60, a toutefois été sauvée par la progression des Verts (+ 3 sièges) et par le score personnel du ministre socialiste des affaires étrangères, Jean Asselborn. Celui-ci, recordman national des voix de préférence, a limité les pertes de son parti, permettant du même coup à M. Bettel de reconduire son équipe ministérielle.

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Le nouveau gouvernement devrait voir le jour en décembre, après la négociation du programme de la coalition. Il devrait être teinté de vert, avec une place plus importante faite au parti Dei Gréng, seul vrai vainqueur de cette élection centrée sur les questions de l’environnement, du logement, de la mobilité et de l’identité luxembourgeoise. Ce dernier thème, partiellement relayé par les libéraux et les écologistes, n’a pas profité à la droite populiste, qui n’a pas réalisé la percée attendue.
La prolongation inattendue du mandat de M. Bettel permettra aussi à ce dernier de poursuivre son alliance avec ses collègues belge et néerlandais, Charles Michel et Mark Rutte, en vue de défendre un programme proeuropéen lors des élections de 2019. Le trio a convié récemment, à Luxembourg, Emmanuel Macron afin de présenter un front uni, censé s’élargir d’ici à mai 2019 pour contrer les forces populistes et antieuropéennes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Notre correspondante à Bruxelles, Cécile Ducourtieux, a répondu à vos interrogations sur les négociations sur le traité de divorce, dont l’épineuse question du rétablissement d’une frontière entre les deux Irlandes. Un sommet spécial de l’Union européenne doit se dérouler à Bruxelles.
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<article-nb="2018/10/17/19-5">
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Selon le Comité national antiterroriste russe, les victimes ont été tuées par balle. L’auteur de l’attaque, un élève de quatrième, s’est suicidé.
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Crimée : au moins dix-sept morts dans l’attaque d’un collège

Selon le Comité national antiterroriste russe, les victimes ont été tuées par balle. L’auteur de l’attaque, un élève de quatrième, s’est suicidé.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 14h03
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 17h22
   





                        



L’attaque par un élève d’un collège technique de la ville portuaire de Kertch, dans la péninsule de Crimée, mercredi 17 octobre, a fait au moins dix-sept morts et une quarantaine de blessés. Une enquête a été ouverte, d’abord pour « acte terroriste », ensuite requalifié en « meurtre de masse ».
Le Comité national antiterroriste russe a, dans un premier temps, évoqué l’explosion d’« un engin explosif non identifié », avant d’indiquer que les victimes ont été tuées par balle. Selon le premier ministre, Sergueï Aksionov, l’auteur de l’attaque est un « élève de quatrième année » qui s’est « suicidé ». « Le corps a été découvert dans la bibliothèque », a-t-il ajouté.
Plus tôt dans la journée, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait également déclaré aux journalistes que la piste terroriste était « examinée ». « Selon les informations préliminaires, un engin explosif non identifié, bourré d’objets métalliques, a été déclenché dans la cantine du collège polytechnique de Kertch. La plupart des victimes sont des adolescents », a précisé le comité d’enquête russe, organisme chargé des principales affaires criminelles en Russie.
Ambulances improvisées
« C’est une tragédie colossale : 18 personnes sont mortes, plus de 40 blessées », avait annoncé à la télévision M. Aksionov, citant un précédent bilan. Plus tôt dans la journée, des bilans de 70, puis de 50 blessés avaient été donnés.
Les premières images de télévision montraient les secours transportant des victimes dans des ambulances improvisées. Les blessés « ont été emmenés dans des transports en commun, dans des bus, en ambulance. Ce sont des enfants et des employés », a déclaré au micro d’une télévision locale un homme au tee-shirt couvert de sang présent et évoquant aussi « des coups de feu ».
Un élève, témoin de l’attaque, a raconté à l’AFP avoir entendu des « tirs » provenant d’un « homme avec une arme à feu » : « J’étais en cours quand j’ai entendu des tirs au premier étage. » « Puis nous nous sommes tous précipités dans le couloir où des gens étaient en train de courir et de hurler qu’un homme avec une arme à feu tirait sur tout le monde », a-t-il poursuivi. « Ensuite, il y a eu une puissante explosion, heureusement, j’étais déjà dehors, mais j’ai vu l’onde de choc qui a brisé les fenêtres en éjectant des gens », a-t-il ajouté par téléphone, très choqué.

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200 militaires envoyés
« Il y a quelques heures, un événement tragique a eu lieu à Kertch. Des gens sont morts, il y a eu beaucoup de blessés. Je veux présenter mes condoléances aux proches des victimes », a déclaré le président russe, Vladimir Poutine, au début d’une rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi à Sotchi, station balnéaire de la mer Noire.
Le ministère des situations d’urgence russe a déclaré l’état d’urgence à Kertch et a annoncé sur son compte Twitter l’envoi sur place de trois hélicoptères avec du personnel médical et d’un avion. Sergueï Aksionov a également annoncé sur sa page Facebook que trois jours de deuil seraient observés dans la péninsule. L’armée russe, citée par les agences, a de son côté décidé d’envoyer 200 militaires, tandis que les médias locaux diffusaient des images de blindés et d’hommes en tenue de camouflage se déployant autour de Kertch.
Cette affaire réveille en Russie le douloureux souvenir de Beslan, en Ossétie du Nord, où une prise d’otages par un commando tchétchène en 2004 avait fait plus de 330 morts, dont 186 enfants, après l’assaut des forces russes.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ La Commission devrait demander des explications à Rome. Sans le dire, elle espère que les marchés feront reculer le gouvernement Conte.
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édition abonné


Budget italien : Bruxelles déterminée à tenir une ligne dure

La Commission devrait demander des explications à Rome. Sans le dire, elle espère que les marchés feront reculer le gouvernement Conte.



LE MONDE ECONOMIE
 |    17.10.2018 à 13h06
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 13h08
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Au moins, c’est dit. « Amo Italia [j’aime l’Italie] », a lancé Jean-Claude Juncker, lors d’une interview accordée à un groupe de médias audiovisuels italiens, mardi 16 octobre, au lendemain de l’envoi du budget prévisionnel italien 2019. Mais, en même temps, « il y a là un écart entre ce qui fut promis et ce qui est présenté aujourd’hui. (…) « Si nous acceptions tout ce que le gouvernement italien réclame, nous aurions des réactions virulentes dans d’autres pays membres de la zone euro », a ajouté le président de la Commission, en direct du Berlaymont, le siège de l’institution à Bruxelles.
La copie envoyée à la Commission lundi soir par le gouvernement populiste, antisystème du M5S et extrême droite de la Ligue, n’est conforme ni aux règles européennes (le pacte de stabilité et de croissance) ni aux engagements de l’Italie. « Les nouveaux gouvernements doivent respecter la parole de ceux qui les ont précédés », a souligné M. Juncker, rappelant que, au printemps 2018, le gouvernement Gentiloni avait avalisé les recommandations de Bruxelles.
C’est le commissaire à l’économie, Pierre Moscovici, qui l’a dit lui-même, dès la fin septembre, quand le gouvernement Conte a rendu publics ses premiers arbitrages budgétaires. Avec un déficit public de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB) transalpin prévu en 2019, trois fois plus qu’attendu, l’Italie handicape sérieusement sa capacité à rembourser son énorme dette publique (environ 132 % du PIB).
La Commission devrait dans un premier temps demander des explications supplémentaires au gouvernement italien
Le gouvernement Conte assure que cette dernière sera ramenée autour de 126 % du PIB en 2021. Mais table sur des prévisions de croissance (1,5 % en 2019, 1,6 % en 2020), jugées trop optimistes, la plupart des institutions internationales misant sur une croissance de l’ordre de 1 % en 2019.
A défaut de dire immédiatement ce qu’elle pense du budget...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Les tractations avec l’UE butent sur le sort de l’Irlande du Nord, enjeu-clé pour l’intégrité du Royaume-Uni et le respect des accords de paix.
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Brexit : à six mois de la date fatidique, la crainte d’un échec des négociations reste vive

Les tractations avec l’UE butent sur le sort de l’Irlande du Nord, enjeu-clé pour l’intégrité du Royaume-Uni et le respect des accords de paix.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 12h16
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Les discussions entre négociateurs britanniques et européens ayant tourné court le week-end dernier, aucune fumée blanche n’est a priori à attendre du sommet européen « spécial Brexit » du 17 octobre, présenté comme crucial il y a encore quelques semaines.
L’Union européenne et Londres temporisent
Pour s’accorder sur un traité « global » de divorce, désormais urgent à moins de six mois de la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), « nous n’y sommes pas encore » a ainsi déclaré Michel Barnier, le négociateur de l’Union, à l’issue d’un conseil des ministres des affaires européennes, mardi 16 octobre à Luxembourg. « Il faut plus de temps (…). Nous allons prendre ce temps calmement, sérieusement, pour trouver cet accord global dans les prochaines semaines », a ajouté le Français.
Evidemment, une bonne surprise n’est jamais à exclure, les sommets européens réservant souvent leurs lots d’imprévus. Après tout, celui de Salzbourg, le 20 septembre, s’annonçait complètement insipide. Il fut pourtant l’utile occasion d’un gros « clash » entre la première ministre Theresa May et les 27 dirigeants de l’Union.
Les Européens profitèrent de cette rencontre informelle pour énoncer quelques vérités désagréables à Londres : les espoirs britanniques d’une relation future « sans frictions » sur le plan économique ne tenaient pas la route, l’urgence était à boucler l’accord de divorce proprement dit. Et pour ce faire, le rendez-vous suivant, celui des 17 et 18 octobre, constituerait une « heure de vérité ».
L’explosive question du statut de l’Irlande du Nord
Le traité de divorce est bouclé à « 80 % ou 85 % », a récemment précisé M. Barnier : le sort des expatriés a été largement sécurisé, Londres a accepté de s’acquitter d’un chèque de plusieurs dizaines de milliards d’euros de « restant à payer » dans le budget de l’Union. Mais, après avoir mis les bouchées doubles, à la suite du rendez-vous de Salzbourg, les négociateurs butent désormais sur un obstacle majeur : la question irlandaise.

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Comment éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, a priori inévitable si, comme Mme May l’a promis à ses concitoyens, le Royaume-Uni sort de l’union douanière et du marché unique européen ? Pour contourner le problème, l’équipe de M. Barnier a proposé, dès décembre 2017, un « filet de sécurité » : l’Irlande du Nord reste alignée sur les normes réglementaires européennes pour les biens – et l’agriculture en ce qui concerne les contrôles phytosanitaires – et les nécessaires contrôles douaniers s’effectuent en mer d’Irlande, entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni.
Cette solution est depuis des mois rejetée par le DUP, le petit parti unioniste nord irlandais, partenaire de coalition de Mme May. Les négociateurs ont donc planché sur une autre solution : maintenir tout le Royaume-Uni, y compris l’Irlande du Nord, dans l’Union douanière, pour éliminer les contrôles entre Belfast et Londres.
Mais ce sont les Brexiters s’y opposent : maintenir indéfiniment leur pays dans l’Union douanière, le temps qu’une solution miracle s’impose, dans le cadre de la relation future entre l’UE et Londres, revient à abandonner toute velléité de politique commerciale indépendante.
D’ultimes concessions, sans percée à ce stade
Mme May l’a redit devant la Chambre des communes, lundi 15 octobre : elle veut bien d’un maintien dans l’Union douanière, à condition qu’il soit temporaire. Les Européens semblent inflexibles : « L’équipe Barnier est allée au bout des solutions imaginatives, il y a des questions sur lesquelles on ne peut pas transiger », souligne un diplomate européen.
Le Français a par exemple proposé d’alléger au maximum les éventuels contrôles douaniers, et même, à en croire le Financial Times, à prolonger d’un an la période de transition accordée aux Britanniques, pour l’instant du 30 mars 2019 au 31 décembre 2020, afin de boucler leur « relation future » avec l’Union.
Mais à en croire les Vingt-Sept, la balle est désormais dans le camp de Mme May, qui doit trouver une majorité, dans son gouvernement et à la Chambre des communes, pour avaliser ce « filet de sécurité ». Certains, à Bruxelles, pensent qu’elle disposera d’un peu plus de marges de manœuvre pour faire avaler l’énorme couleuvre européenne, surtout vis-à-vis du DUP, après le bouclage des discussions sur le budget britannique, début novembre.

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La menace d’un échec des négociations
Les Vingt-Sept devraient donc mettre à profit leur rendez-vous au sommet, mercredi, pour alerter sur les risques d’un « no deal », « plus probable qu’il ne l’a jamais été », a affirmé Donald Tusk, le président du Conseil européen, dès lundi, mais aussi pour insister sur la nécessaire poursuite du dialogue.
Le prochain « rendez-vous Brexit » décisif devra être programmé sur proposition de M. Barnier, soit parce que Londres aura finalement accepté le compromis européen sur le « filet de sécurité », soit parce que la discussion restant complètement bloquée, les Européens devront se préparer ouvertement au « no deal ». Jusqu’à quand le Français pense-t-il pouvoir repousser ce constat, dramatique ? Jusqu’à décembre, aurait-il confié mardi depuis Luxembourg, à en croire l’agence Reuters.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ La ratification d’un éventuel accord avec l’UE s’annonce incertaine.
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Theresa May devra jouer serré pour faire approuver un accord par Westminster

La ratification d’un éventuel accord avec l’UE s’annonce incertaine.



LE MONDE
 |    17.10.2018 à 10h58
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


En deux ans, le tableau n’a guère changé : la négociation sur le Brexit se joue au moins autant au sein du Parti conservateur et du gouvernement de Theresa May, qu’avec les 27 Etats de l’UE. Certes, les menaces récurrentes de rébellion de ministres ou de crise parlementaire sont souvent dramatisées à dessein à Londres pour aider la première ministre britannique à faire pression sur Bruxelles. Mais c’est un fait : si Mme May trouve un compromis avec les Vingt-Sept, il lui restera à le « vendre » à ses collègues ministres et au Parlement de Westminster, qui devrait se prononcer dans les deux semaines suivant la conclusion de l’accord.
Mme May doit d’abord rassembler son gouvernement qui bruit de rumeurs de démission de ministres hostiles aux concessions faites à l’UE, notamment à propos d’un éventuel maintien du Royaume-Uni dans l’union douanière européenne sans date butoir. Le départ, en juillet, de Boris Johnson et David Davis, deux poids lourds europhobes, a atténué la menace directe. A l’approche du sommet des 17 et 18 octobre, leurs appels à la rébellion sont tombés à plat. Même la dernière diatribe de M. Johnson dans le Telegraph, accusant Mme May d’accepter « l’annexion économique de l’Irlande du Nord par une puissance étrangère [l’UE] » n’a guère eu d’écho. Quant aux huit ministres rétifs, qui, selon la presse, ont comploté en mangeant des pizzas lundi soir dans un bureau de Westminster, ils ne sont pas sortis du rang, le lendemain, lorsque Theresa May a briefé son gouvernement sur le sommet européen, en lançant un appel pressant à l’unité.

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Obtenir l’aval des Communes sera une autre affaire, puisque Mme May a perdu la majorité en convoquant des législatives anticipées en 2017. Sur les 650 députés, le gouvernement dispose théoriquement du soutien de 316 élus conservateurs et de 10 élus du Parti démocratique unioniste (DUP) nord-irlandais. Compte tenu de la non-participation aux votes du président de la Chambre, de ses adjoints et des élus du Sinn Fein (nationalistes irlandais), la majorité de Mme May est de treize voix.
Corbyn parie sur une crise
La grande masse des élus tories devrait soutenir le gouvernement. Mais entre trente et quarante élus conservateurs europhobes, dont l’extrémiste Jacob Rees-Mogg, se disent prêts à voter contre leur camp, quitte à précipiter le Brexit dans le mur afin de favoriser un divorce radical avec l’UE et un repli ultralibéral. Reste à savoir combien oseront passer à l’acte. Quant au DUP, il se dit prêt à voter contre le budget si le « deal » avec Bruxelles attribue un statut particulier à l’Irlande du Nord, mais vient d’admettre qu’il ne souhaite pas faire tomber le gouvernement.
Des défections du côté des tories devraient être compensées par un ralliement d’élus travaillistes. Le parti de Jeremy Corbyn donnera certainement la consigne de voter contre le texte dans l’espoir de faire tomber Mme May. Mais entre quinze et trente députés du Labour ont laissé entendre qu’ils désobéiraient et approuverait le « deal » passé par le gouvernement s’il prévoit une forme de maintien dans l’union douanière européenne. Il s’agit d’élus de circonscriptions anti-Brexit ou de villes menacées par les suppressions d’emplois que provoquerait un rejet de l’accord. Devrait s’ajouter la poignée d’élus du Labour pro-Brexit.

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Les députés Labour rebelles contestent la stratégie de M. Corbyn, qui vise à se servir du levier du Brexit pour provoquer de nouvelles élections et parvenir au pouvoir au prix d’une crise. Ils évoquent aussi la grande lassitude de leurs électeurs à l’égard d’un processus interminable. Theresa May peut donc espérer faire voter le « deal » avec les Vingt-Sept par Westminster, mais le suspense s’annonce haletant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ La cousine du cinéaste a qualifié la situation de « très grave », bien que le réalisateur ukrainien ait récemment arrêté sa grève de la faim, après 145 jours de privations.
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Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov serait toujours dans un état critique

La cousine du cinéaste a qualifié la situation de « très grave », bien que le réalisateur ukrainien ait récemment arrêté sa grève de la faim, après 145 jours de privations.



Le Monde.fr avec AFP
 |    16.10.2018 à 20h50
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 21h26
   





                        


Lors d’une conférence de presse à Kiev, mardi 16 octobre, la cousine du cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, emprisonné en Russie, qui a mis récemment fin à sa grève de la faim de 145 jours, s’est alarmée du risque qu’il encourt de ne pas survivre après cette longue période de privations. L’administration pénitentiaire de la région russe, où est emprisonné Oleg Sentsov, a toutefois affirmé, mardi, dans un communiqué que son état de santé « ne s’est pas détérioré » et qu’il ne se trouvait pas en réanimation.
« Abandonner une grève de la faim est un processus assez compliqué. Personne ne peut dire à l’heure actuelle qu’Oleg va s’en sortir. La situation est très, très grave », a assuré Natalia Kaplan. La santé de M. Sentsov, 42 ans, a été « gravement éprouvée » par sa grève, a souligné Mme Kaplan. « Presque tous ses organes ont été gravement atteints », a-t-elle poursuivi, évoquant des problèmes de foie, de cœur et de cerveau. « Ses dernières lettres sont assez pessimistes », a-t-elle encore déclaré, précisant que le cinéaste « a écrit un testament où il demande de ne pas abandonner ses enfants ».
Vingt ans de prison
Oleg Sentsov, originaire de la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée par la Russie en 2014, est emprisonné dans la colonie pénitentiaire russe de Labytnangui, au-delà du cercle polaire arctique. Arrêté chez lui en mai 2014, ce père de deux enfants a été condamné en août 2015 à vingt ans de prison pour « terrorisme » et « trafic d’armes » à l’issue d’un procès qualifié de « stalinien » par l’ONG Amnesty International.
Il avait débuté une grève de la faim pour obtenir la libération de tous les « prisonniers politiques » ukrainiens détenus en Russie, avant d’y mettre fin début octobre, afin d’éviter, selon lui, d’être nourri de force. Qualifié de « kamikaze ukrainien » par son avocat, qui le disait « prêt à mourir », le réalisateur avait toutefois consenti cet été à prendre des compléments alimentaires destinés habituellement aux malades incapables de se nourrir. Les pays du G7, ainsi que de nombreuses personnalités du monde culturel, ont appelé à la libération d’Oleg Sentsov. La Russie et l’Ukraine sont à couteaux tirés depuis l’arrivée au pouvoir en 2014 de pro-Occidentaux à Kiev, suivie de l’annexion de la Crimée et d’un conflit armé avec les séparatistes prorusses en Ukraine, qui a fait plus de 10 000 morts.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Cette démission est un calcul politique, visant à entraîner la convocation d’élections législatives anticipées.
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Le premier ministre arménien Nikol Pachinian annonce sa démission

Cette démission est un calcul politique, visant à entraîner la convocation d’élections législatives anticipées.



Le Monde.fr avec AFP
 |    16.10.2018 à 18h58
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 19h22
   





                        



   


Le premier ministre arménien réformateur, Nikol Pachinian, a annoncé, mardi 16 octobre, sa démission à la télévision, une décision destinée à convoquer des élections législatives anticipées qu’il souhaite organiser avant la fin de l’année.
L’ancien chef de file de l’opposition en Arménie avait été porté au pouvoir au mois de mai à la faveur de manifestations massives antigouvernementales. Malgré son élection, il ne contrôlait, cependant, pas le Parlement, encore largement acquis au Parti républicain de l’ex-président Serge Sarkissian, raison pour laquelle il souhaite organiser des élection anticipées.

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Elections anticipées
Après cette démission, le Parlement arménien a deux semaines pour élire un nouveau premier ministre, selon la Constitution. S’il échoue à deux reprises, le Parlement est dissous et des élections anticipées sont automatiquement convoquées.
Les prochaines élections législatives sont, pour l’instant, prévues en 2022.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ L’inscription retrouvée dans une maison prouve que la ville n’a pas été détruite par le Vésuve le 24 août 79, mais deux mois plus tard.
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Un graffiti remet en question la date de la destruction de Pompéi

L’inscription retrouvée dans une maison prouve que la ville n’a pas été détruite par le Vésuve le 24 août 79, mais deux mois plus tard.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 18h34
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 08h10
    |

            Pierre Barthélémy








                        



   


Deux petites lignes inscrites au charbon sur un mur à hauteur d’homme. Un modeste graffiti qui modifie l’histoire d’un des sites archéologiques les plus connus du monde, Pompéi, et met un terme à une vieille querelle entre érudits au sujet de la date exacte à laquelle le Vésuve, en entrant en éruption, a détruit la célèbre ville romaine ainsi que ses voisines Herculanum, Stabies et Oplontis, en l’an 79 de notre ère.
Depuis toujours, les historiens s’appuient sur une copie du texte où Pline le Jeune raconte la catastrophe à l’historien Tacite et évoque le neuvième jour avant les calendes de septembre, soit le 24 août. Les archéologues ont, de leur côté, émis de plus en plus de doutes au sujet de cette datation, les indices recueillis sur le terrain plaidant pour une éruption volcanique survenant en plein automne.
Entêtement de certains « pompéianistes »
L’inscription récemment mise au jour dans la Maison au jardin, un des édifices actuellement en cours de fouille à Pompéi, fait pencher en faveur de cette seconde hypothèse.
Présenté mardi 16 octobre à l’occasion de la visite sur place d’Alberto Bonisoli, ministre italien des biens et activités culturels, ce graffiti donne la date de son inscription : « XVI K NOV », ce qui signifie « le seizième jour avant les calendes de novembre », soit le 17 octobre. Si la ville avait été ensevelie sous les cendres du Vésuve depuis le 24 août, son auteur n’aurait pu écrire ce minuscule texte près de deux mois plus tard…
Pour la spécialiste des peintures romaines Alix Barbet, directrice de recherche honoraire au CNRS, cette découverte met un terme à un débat qui n’avait plus vraiment lieu d’être, n’eût été l’entêtement de certains « pompéianistes » à s’accrocher à la date du 24 août : « Des recherches récentes permettaient déjà d’affirmer que ce n’était pas la bonne date. On a observé beaucoup de fruits d’automne à Pompéi : noix, figues, châtaignes, pruneaux, grenades et même des sorbes qui se récoltent encore non mûres entre septembre et octobre. » Des historiens ont toutefois argué que les fruits pouvaient être d’importation ou dater de l’année précédente.
Présence de braseros
Alix Barbet met en avant un autre élément agricole important : « On a la preuve que les vendanges étaient terminées. Il y avait de la lie, ainsi que des pépins de raisin, et les grands récipients en terre cuite étaient pleins et scellés dans deux villas. Or, les textes des agronomes antiques, comme Columelle mais aussi Pline l’Ancien, précisent que les vendanges commençaient à l’équinoxe d’automne – le 21 septembre – pour se terminer au coucher des Pléiades, le 11 novembre. » 
D’autres éléments indiquent une date automnale pour la catastrophe : la présence, dans les maisons pompéiennes, de nombreux braseros, pas vraiment utiles au mois d’août, ou les gros vêtements que portaient certains habitants.
Reste à comprendre d’où provient l’erreur initiale et à savoir à quelle date exacte le Vésuve est réellement entré en éruption. La réponse se trouve probablement dans… le texte de Pline le Jeune. Ainsi que l’explique Alix Barbet, « des épigraphistes ont, ces dernières années, ressorti d’autres copies de sa lettre à Tacite dont certaines mentionnent le neuvième jour avant les calendes de novembre et non pas celles de septembre ».
Quelque part, au Moyen Age, un copiste s’est probablement trompé dans la date, et son erreur s’est répercutée jusqu’à notre début de troisième millénaire… Pompéi a donc été ensevelie sous les cendres le 24 octobre 79 et non pas le 24 août, et c’est la semaine prochaine que la ville antique célébrera le 1 939e anniversaire de sa destruction.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne force de nouveau les habitants à choisir leur camp. Reportage à Belfast et à Belleek, un bourg d’Irlande du Nord à cheval entre deux pays séparés depuis vingt ans par une frontière invisible.
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Comment le Brexit déstabilise l’Irlande du Nord

La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne force de nouveau les habitants à choisir leur camp. Reportage à Belfast et à Belleek, un bourg d’Irlande du Nord à cheval entre deux pays séparés depuis vingt ans par une frontière invisible.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
17.10.2018 à 14h49
    |

            Philippe Bernard (Belleek, Belfast, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Si le fleuve Erne avait un jour coulé entre les deux Allemagnes, le pont qui le franchit à Belleek aurait été un lieu idéal pour un échange de prisonniers entre l’Est et l’Ouest. Une localité reculée, discrète, brumeuse, mais aussi un lieu emblématique du déchirement d’un pays. En réalité, Belleek est un bourg d’Irlande du Nord quasi enclavé dans la République d’Irlande, à cheval entre ces deux pays séparés depuis vingt ans par une frontière invisible.
Sur son pont au lourd tablier de béton, la démarcation entre le goudron du comté de Tyrone (Nord) et celui du Donegal (Sud) se devine à peine. Les baraquements hérissés de barbelés de l’armée britannique, qui contrôlait la frontière jusqu’en 1998, tout comme la douane irlandaise appartiennent aux souvenirs des plus de trente ans.
Fergus Cleary, chef dessinateur à la fabrique de porcelaine qui fait face au pont, a nettement dépassé cet âge et n’a aucune nostalgie pour l’époque où un humiliant sauf-conduit était nécessaire pour passer au Sud, dans cette République où son cœur de catholique bat.
« Mon grand-père, qui avait vu cette frontière être érigée [par les Britanniques après la partition de 1921], la trouvait déjà aberrante. Seuls les trafiquants l’appréciaient. Moi, je l’ai vue disparaître [après l’accord de paix du Vendredi saint de 1998] et personne ici ne veut la revoir. Ce n’est pas seulement une question d’échanges commerciaux, c’est quelque chose d’affectif. Beaucoup de familles ont eu des morts pendant les troubles [entre 1968 et 1998]. Le Brexit fait craindre le retour de l’instabilité. De nouveaux postes-frontières se transformeraient immédiatement en cibles. »
Longtemps, M. Cleary, né en Irlande du Nord, n’a détenu qu’un passeport britannique. Depuis le référendum sur le Brexit, il s’en est fait délivrer un second, frappé de l’emblème de la République d’Irlande, et donc de l’Union européenne (UE), comme l’accord de 1998 lui en donne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ L’auteur du « Lièvre de Vatanen » était l’un des écrivains de langue finnoise les plus connus internationalement.
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L’écrivain finlandais Arto Paasilinna est mort

L’auteur du « Lièvre de Vatanen » était l’un des écrivains de langue finnoise les plus connus internationalement.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 14h59
   





                        



   


L’écrivain finlandais Arto Paasilinna, devenu célèbre dans le monde entier grâce à son roman désabusé Le Lièvre de Vatanen, est décédé lundi 15 octobre à l’âge de 76 ans, selon son éditeur.
Auteur de 35 œuvres traduites dans des dizaines de langues, cet ancien bûcheron reconverti au journalisme et à la littérature a vendu huit millions de livres en plus d’un demi-siècle de carrière.
Né le 20 avril 1942, il est mort « dans une maison de repos à Espoo », près de la capitale, Helsinki, a précisé son éditeur finlandais, WSOY, dans un communiqué.
Publié en France chez Gallimard, il était avec Mika Waltari et la romancière Sofi Oksanen (Purge), l’auteur de langue finnoise le plus connu à l’étranger.
Réjouissant tableau du genre humain
Ses récits tragi-comiques de la vie dans le Grand Nord content d’improbables aventures vécues par un géomètre sénile et son compagnon de voyage (La Cavale du géomètre), une vieille femme escroquée par son vaurien de neveu (La Douce Empoisonneuse) ou encore un journaliste désabusé qui adopte un jeune lièvre à la patte cassée (Le Lièvre de Vatanen).
Sous sa plume souvent décalée, suicide, vieillesse, désespoir ou morne quotidien participent d’un réjouissant tableau du genre humain. « En tant qu’écrivain, je veux exagérer les choses et il est plus facile de fouetter son propre peuple que d’aller fouetter chez les autres (...). Les humains en général sont un peu fous, d’une manière touchante, et les Finlandais plus encore, peut-être, que les autres », confiait-il dans un entretien à l’AFP en 2005.
« Paasilinna était particulièrement populaire en France, où il a été comparé au lauréat du prix Nobel [de littérature colombien] Gabriel García Márquez », a souligné son éditeur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Le club informel, qui rassemble des hauts fonctionnaires, des diplomates et des ministres des finances baltes, nordiques et irlandais, prône un strict respect des règles de la zone euro.
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En Europe, la très discrète influence de la nouvelle « ligue hanséatique »

Le club informel, qui rassemble des hauts fonctionnaires, des diplomates et des ministres des finances baltes, nordiques et irlandais, prône un strict respect des règles de la zone euro.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 14h17
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 14h18
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Tout le monde en a déjà vaguement entendu parler à Bruxelles, mais peu nombreux sont les initiés, et, quand on les interroge sur ce club informel, ils prennent des airs de conspirateurs. Pas question de les citer nommément : ils ne recherchent pas la publicité. Pour faire croître leur influence naissante dans les cercles du pouvoir européens, ils privilégient la discrétion et l’entregent des diplomates.
Quelle est donc cette nouvelle « ligue hanséatique », qui s’est récemment constituée en marge de l’Eurogroupe et de l’Ecofin, les réunions des ministres des finances de l’Union européenne (UE) et de la zone euro ? Qui sont ses membres, pourquoi ont-ils éprouvé le besoin de se serrer les coudes ?
La « ligue » n’est pas complètement étrangère au fait que le sommet de la zone euro, programmé, jeudi 18 octobre, à l’heure du déjeuner, ne propose qu’un menu ultraléger. Les dirigeants irlandais, néerlandais, danois, baltes et suédois, qui la constituent, ont, en grande partie, sapé les idées élyséennes pour relancer l’intégration de l’union monétaire.
C’est l’équipe du Financial Times, à Bruxelles, qui a eu l’idée de baptiser cette coterie la « nouvelle ligue hanséatique » en référence à la fameuse Hanse d’une trentaine de villes, qui avait exercé un quasi-monopole sur le commerce entre la mer du Nord et la Baltique, du XIIe au XVIIe siècle.
Le libre-échange est une très bonne chose
Les diplomates, eux, hésitaient entre plusieurs appellations : le « bad weather country club » (« club des pays du mauvais temps ») ou « l’anti-Club Med », l’alliance des pays économes, en référence aux pays du « Club Med » (la Grèce, Chypre ou le Portugal), accusés, eux, d’avoir frôlé la faillite pendant la crise à cause d’une supposée propension nationale à dilapider l’argent public.
Si les premiers contacts entre hauts fonctionnaires et diplomates ont commencé dès le début de 2017, la « ligue » s’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Après la décision du patriarcat de Constantinople de reconnaître l’indépendance de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine, Moscou dénonce une situation de « schisme ».
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L’Eglise russe orthodoxe rompt avec Constantinople

Après la décision du patriarcat de Constantinople de reconnaître l’indépendance de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine, Moscou dénonce une situation de « schisme ».



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h56
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Dans la famille orthodoxe, la déchirure est profonde. A l’issue d’un synode organisé, lundi 15 octobre, pour la première fois à Minsk, en Biélorussie, l’Eglise russe orthodoxe a annoncé la rupture totale de ses relations avec le patriarcat de Constantinople. « Nous ne pouvons pas garder le contact avec cette Eglise qui est en situation de schisme », a affirmé lundi soir le métropolite Hilarion, responsable des relations extérieures du patriarcat de Moscou. Plus de liturgies ni même de communions communes pour les fidèles, jugées désormais « impossibles » et qui ne seront donc plus tolérées. Même le lieu saint du mont Athos, en Grèce, où Vladimir Poutine s’est rendu à plusieurs reprises, est concerné par cet interdit.
La rupture du lien eucharistique entérine une crise profonde née avec la décision du patriarcat de Constantinople de reconnaître l’indépendance de l’Eglise ukrainienne placée depuis 332 ans sous la tutelle russe.

Le 11 octobre, le patriarcat œcuménique qui siège à Istanbul, avec à sa tête Bartholomée Ier, considéré dans le monde orthodoxe comme le « premier parmi ses pairs », avait rétabli dans ses fonctions hiérarchiques le patriarche de Kiev Philarète, fondateur d’une Eglise dissidente et pour cela excommunié en 1997 par Moscou. Il avait révoqué du même coup le décret de 1686 qui avait permis à l’Eglise russe orthodoxe d’étendre depuis lors son influence dans toute l’Ukraine, cette dernière représentant aujourd’hui plus d’un tiers de son patrimoine.
« En dehors des canons »
« L’accueil dans la communion des schismatiques et d’une personne frappée d’anathème (…), l’empiétement sur des territoires canoniques étrangers, la tentative de renier ses propres décisions historiques et ses obligations, tout cela place le patriarcat de Constantinople en dehors des canons », a fustigé le métropolite Hilarion dans une déclaration lue à la sortie du synode de Minsk. « Le 15 octobre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le gouvernement Conte a adressé, lundi soir, sa copie budgétaire à Bruxelles. Truffée de dépenses nouvelles, elle ne convaincra pas l’UE.
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Les populistes italiens élaborent un budget 2019 expansionniste

Le gouvernement Conte a adressé, lundi soir, sa copie budgétaire à Bruxelles. Truffée de dépenses nouvelles, elle ne convaincra pas l’UE.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h05
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

La lettre communiquant à Bruxelles le détail des principales mesures du budget 2019 est partie dans la soirée, avant minuit. C’est ce qu’a annoncé le premier ministre italien, Giuseppe Conte, au cours de la courte conférence de presse qui s’est tenue, lundi en fin de soirée, au Palais Chigi, après une longue journée de tractations.

Cette fois-ci, pas de fête au balcon de la présidence du conseil, comme deux semaines plus tôt, lors de l’annonce de la remise du document de programmation pluriannuelle. Lundi soir, l’heure semblait plutôt à une certaine gravité. Car si les quatre participants à la conférence de presse – Giuseppe Conte, Giovanni Tria (ministre de l’économie) et les deux vice-premiers ministres, Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles) et Matteo Salvini (Ligue) – sont finalement parvenus à s’entendre, ils savent également que les termes de leur accord risquent d’être considérés, à Bruxelles, comme une provocation de plus.
« Nous ne voulons pas faire sauter l’Europe », a assuré Giovanni Tria, qui aura tout fait, ces dernières semaines, pour limiter l’augmentation des dépenses nouvelles. Reste que le simple fait qu’il ait à le préciser montre bien que le gouvernement s’attend, dans les prochains jours, à essuyer une tempête politique de grande ampleur.
Dans le détail, la hausse automatique de la TVA, dont le principe avait été adopté par la majorité précédente, pour tranquilliser les marchés, n’aura pas lieu, ce qui représente déjà un « trou » de 12 milliards d’euros. Cette mesure, sorte de « cadeau empoisonné » laissé par la précédente majorité au gouvernement Conte, pèse déjà d’un poids considérable sur les comptes italiens. Pour se redonner un peu de marge de manœuvre et faire rentrer de l’argent dans les caisses, les deux composantes de la majorité sont tombées d’accord sur un décret de « paix fiscale », fortement souhaité par la Ligue (extrême droite). « Vous pouvez l’appeler comme vous voulez, mais moi je...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ De nombreux patrons américains ont décidé de bouder le rendez-vous de Ryad du 23 octobre. Les Français, eux, répondent présents.
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En Arabie saoudite, le « Davos du désert » enlisé dans l’affaire Khashoggi

De nombreux patrons américains ont décidé de bouder le rendez-vous de Ryad du 23 octobre. Les Français, eux, répondent présents.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 11h03
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant), 
                                Véronique Chocron, 
Guy Dutheil et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Il y a un an, Mohammed Ben Salman, le prince héritier saoudien, avait le gotha de la finance internationale à ses pieds. Les plus grands investisseurs de la planète se pressaient dans les salons du Ritz-Carlton de Riyad pour écouter ce jeune phénomène qui, quelques semaines plus tôt, avait proclamé la fin de l’archaïsme le plus caricatural de l’Arabie saoudite, l’interdiction faite aux femmes de conduire. « Nous n’allons pas passer trente années de plus de notre vie à nous accommoder d’idées extrémistes, nous allons les détruire maintenant », avait asséné le fils du roi Salman, devant un parterre d’entrepreneurs richissimes.

Dans le même mouvement, l’impétueux « MBS », que l’on disait déterminé à rompre l’addiction du royaume à l’or noir, avait annoncé la mise en chantier, dans le nord du pays, d’une mégalopole futuriste, baptisée Neom. Une utopie à 500 milliards de dollars (431,9 milliards d’euros), avec robots, énergie propre, espaces verts à perte de vue et femmes non voilées. Organisée du 24 au 26 octobre 2017, sous le titre de Future Investment Initiative (FII), la conférence de Riyad avait porté le narratif du jeune prince révolutionnaire à son apogée.

Douze mois plus tard, alors que la deuxième édition de cette grand-messe financière se profile, le retournement de situation est total. Percuté de plein fouet par l’affaire Khashoggi, du nom de ce journaliste saoudien, critique du pouvoir, qui a disparu il y a deux semaines après avoir pénétré dans le consulat de son pays à Istanbul, le « Davos du désert » prend l’eau. De peur que les soupçons d’enlèvement et d’assassinat qui pèsent sur Riyad ne nuisent à leur réputation, de très grands noms du monde des affaires ont préféré bouder la rencontre, prévue du 23 au 25 octobre.
Défection du patron d’Uber
La défection la plus cuisante pour le pouvoir saoudien est celle de Dara Khosrowshahi, le patron irano-américain d’Uber, la start-up de chauffeurs à la demande....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ La délivrance de « passeports dorés » a pris une ampleur considérable ces dernières années. Leur « prix » peut s’étaler de 100 000 à plusieurs millions de dollars.
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L’OCDE épingle vingt et un pays qui vendent leur nationalité

La délivrance de « passeports dorés » a pris une ampleur considérable ces dernières années. Leur « prix » peut s’étaler de 100 000 à plusieurs millions de dollars.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h01
    |

            Anne Michel et 
Jean-Baptiste Chastand








                        



   


Il y avait la liste noire des paradis fiscaux. Il y aura désormais la liste noire des pays vendant des passeports ou des certificats de résidence dits « dorés », parce qu’ils sont octroyés contre forte rémunération à de très riches investisseurs.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié, mardi 16 octobre, les noms des pays dont les programmes « d’obtention de la résidence ou de la nationalité par l’investissement », tels qu’ils sont nommés dans le secteur, présentent de « hauts risques » d’être détournés de leur objet par des fraudeurs en tous genres, notamment fiscaux.

        Lire aussi :
         

                Fraude fiscale : l’OCDE met en garde contre les risques associés à l’octroi de « passeports dorés »



La vente de « passeports dorés » a pris une ampleur considérable au cours des dernières années. Plus d’une centaine de pays dans le monde font désormais commerce de passeports ou de visas, selon l’OCDE. Le « prix » peut s’étaler de 100 000 à plusieurs millions de dollars, en fonction des avantages qu’ils offrent à leur acquéreur, comme de pouvoir voyager sans visa en Europe ou aux Etats-Unis. Parfaitement légal, ce commerce reste sulfureux pour son utilisation à des fins douteuses, comme la fraude et l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent ou même la criminalité organisée.
Au total, vingt et une juridictions sont clouées au pilori par l’OCDE parce que leur programme peut potentiellement favoriser la fraude fiscale. Il s’agit, précise l’organisme international sis à Paris, de juridictions garantissant un taux d’imposition particulièrement bas à ces acheteurs, pour les revenus issus d’actifs détenus à l’étranger. Et qui, de surcroît, n’exigent pas de ces derniers une présence sur leur territoire suffisamment longue – ce qui, en réalité, produit des situations où ces particuliers fortunés ne mettent jamais les pieds dans les pays dont ils détiennent pourtant passeport ou visa doré.
Le gros du bataillon est formé d’îles caribéennes, dont beaucoup sont aussi considérées comme des paradis fiscaux : Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, la Dominique, Grenade, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, les îles Turques-et-Caïques. Elles côtoient les Seychelles et l’île Maurice, dans l’océan Indien, et l’archipel du Vanuatu, dans le Pacifique.
Monaco, Chypre et Malte visés
Des pays montrés du doigt pour leur opacité et leur peu d’appétence à coopérer dans le domaine fiscal font aussi partie de cette liste : les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, la Colombie, la Malaisie et, dans une moindre mesure, le Panama. Mais ce qui retient l’attention, ce sont trois pays européens, également épinglés par l’OCDE : Monaco, Chypre et Malte. Ces deux derniers font partie de l’Union européenne (UE) et vendent à ce titre leurs passeports particulièrement chers, parce que ceux-ci permettent de s’installer librement n’importe où dans l’UE.
Le ticket d’entrée du passeport maltais, qui permet aussi de se rendre aux Etats-Unis, est par exemple d’un million d’euros. Tout cela assorti de conditions de résidence réduites au minimum : il suffit d’acheter ou de louer un bien immobilier sur l’île sans même avoir besoin de l’occuper, comme l’avaient détaillé Le Monde et ses partenaires du « Projet Daphne », en avril. Cette collaboration, organisée par l’association Forbidden Stories, a pour but de poursuivre les enquêtes de la journaliste Daphne Caruana Galizia, assassinée à Malte le 16 octobre 2017, et qui avait notamment beaucoup écrit sur le commerce des passeports.

        Lire aussi :
         

                La Commission européenne remet en question la pratique des « visas en or »



Pour l’OCDE, ces programmes sont susceptibles d’être utilisés par des personnes souhaitant passer sous les radars de l’échange automatique de données, la nouvelle arme antifraude fiscale, en cours de déploiement au niveau mondial. Un riche citoyen français qui aurait acheté une deuxième nationalité auprès de Sainte-Lucie et voudrait dissimuler de l’argent en Suisse n’aurait qu’à présenter ce second passeport caribéen au banquier suisse pour éviter d’être repéré. Au lieu d’être adressée à la France et au fisc français, l’information sur son compte suisse le serait à Sainte-Lucie… qui s’empresserait de l’enterrer. La France, elle, ignorerait tout du stratagème. « De tels scénarios risquent fort de se développer », avertit l’OCDE.
L’organisme a d’ailleurs sorti de sa liste les pays qui se sont engagés à communiquer la liste des citoyens étrangers à qui sont accordés de tels sésames dorés. L’objectif de l’instance est aussi de demander un durcissement des contrôles d’identité des clients, afin de mieux vérifier leurs motivations. Tous les programmes de vente de titres de résidence ou de citoyenneté ne sont pas dangereux et les particuliers qui les acquièrent le font parfois avec de solides justifications, précise l’OCDE : pouvoir voyager plus librement ou jouir d’un cadre politique stable. Mais certains présentent des risques et doivent être dûment encadrés et contrôlés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Plus qu’à Bruxelles, la régulation financière se fait dans les instances internationales. C’est là que la City de Londres veut s’investir après le Brexit, explique, dans sa chronique, notre journaliste.
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Comment la City veut contourner le Brexit

Plus qu’à Bruxelles, la régulation financière se fait dans les instances internationales. C’est là que la City de Londres veut s’investir après le Brexit, explique, dans sa chronique, notre journaliste.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 09h52
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
Chronique marchés. Pour la City, même si un accord est trouvé dans les jours qui viennent, le Brexit est une affaire particulièrement mal engagée. Le centre financier londonien s’est longtemps battu pour rester dans l’Union européenne. Ayant perdu, il s’est battu pour rester dans le marché unique. Ayant à nouveau perdu, il a demandé de conserver un alignement réglementaire. Mais la première ministre britannique, Theresa May, l’a désavoué, en présentant en juillet son plan officiel pour l’après-Brexit : elle demande à rester sur les réglementations européennes pour les biens, pas pour les services.
Pour autant, il n’y a guère de panique chez les financiers londoniens. Les départs de banquiers, d’assureurs et de gérants d’actifs se comptent en quelques milliers de personnes et se compteront peut-être en une dizaine de milliers d’ici mars 2019, date de l’entrée en vigueur du Brexit. A peine une égratignure. Les grandes institutions ne cachent pas leur pessimisme, mais elles préfèrent patienter, attendant d’y voir plus clair.
Cela peut sembler surprenant. Avec le Brexit, la City perd deux choses essentielles. Elle ne pourra plus vendre ses produits financiers à travers l’UE : c’est la perte du fameux « passeport ». Le second problème est plus compliqué et concerne la régulation financière : le centre financier craint de voir Bruxelles lui imposer ses règles. A terme, son cauchemar serait de se trouver dans une position de vassal, obligé d’obéir sans avoir la capacité d’influencer les débats.
Passer au-dessus de l’UE
Lors d’une conférence passionnante à la London School of Economics le mois dernier, Paul Tucker, un ancien vice-gouverneur de la Banque d’Angleterre, a donné les clés du flegme actuel. Sur un ton placide, le Britannique au visage de chérubin a doctement expliqué qu’il est très facile de contourner l’UE : il suffit de passer au-dessus.
Les plus importantes régulations financières sont en effet déterminées dans des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Sur les traces du pape François 2/5. Dès son élection, Jorge Bergoglio a choisi de s’installer dans une résidence-hôtel, au cœur du Vatican, plutôt qu’au palais apostolique. Il y cultive l’exercice solitaire du pouvoir.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Dès son élection, Jorge Bergoglio a choisi de s’installer dans une résidence-hôtel, au cœur du Vatican, plutôt qu’au palais apostolique. Il y cultive l’exercice solitaire du pouvoir.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                       Le pape François, place Saint-Pierre, le 12 septembre. ALESSANDRA TARANTINO / AP             A Rome, les fenêtres du pape François donnent sur une station-service : au deuxième étage de la pension Sainte-Marthe, la chambre 201 ouvre sur deux pompes à essence. En se penchant, l’homme qui règne sur un milliard et trois cents millions de catholiques peut aussi apercevoir la gendarmerie et les services de renseignement du Vatican. Un peu plus loin, derrière la coupole de la basilique Saint-Pierre, s’étendent les luxuriants jardins de cet Etat grand comme le cimetière parisien du Père-Lachaise – grottes, potagers, fontaines et statues.          Dans The Young Pope, la série culte de Paolo Sorrentino, Jude Law arpente les jardins du Vatican, mains croisées dans le dos, insondable, mystérieux. Le pape François, lui, ne se promène jamais à pied. Quand il ne voyage pas, il reste cloîtré à Sainte-Marthe, conjugaison déprimante d’immeuble de style est-allemand et de caserne militaire que peine à égayer le costume bouffant du garde suisse, à l’entrée.          L’été, François ne s’échappe pas à Castel Gandolfo, résidence où Paul VI est mort au cœur de la torpeur du mois d’août 1978 et où Jean Paul II avait fait construire une piscine : Jorge Bergoglio – son nom pour l’état civil – n’a pas pris de vacances depuis… 1975. « Moi aussi, j’ai des névroses, a-t-il confié un jour lors d’un voyage en avion. L’une de ces névroses, c’est que je suis un peu trop attaché à l’habitat. »          « Le nom de Bergoglio circulait depuis 2005 »          Sa décision de s’installer à Sainte-Marthe date du dimanche 17 mars 2013, quatre jours après son élection. Il est midi. François récite son premier Angélus place Saint-Pierre puis convie à déjeuner son plus vieil ami sud-américain et homme de confiance le plus absolu : le cardinal hondurien Oscar Maradiaga.                       Le pape sortant par l’arrière de la résidence de Sainte-Marthe, en 2014. DAVE YODER / I'OSSERVATORE ROMANO / NATGEOCREATIVE             Le nouveau pape lui doit une part de sa victoire. « Le nom de Bergoglio circulait depuis 2005 », confirme Pierre Morel, ex-ambassadeur de France auprès du Saint-Siège. Cette année-là, face au cardinal Ratzinger, Bergoglio avait déjà réuni quelques suffrages sur son nom.                    — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   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