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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ D’ici à 2022, les restaurants collectifs devront proposer des menus composés pour moitié de produits de qualité et équitables. Pour atteindre cet objectif ambitieux, un collectif d’élus locaux et de professionnels de la restauration en appelle, dans une tribune au « Monde », au gouvernement.
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« L’Etat doit contribuer à sa juste part au déploiement d’une restauration collective plus responsable »

D’ici à 2022, les restaurants collectifs devront proposer des menus composés pour moitié de produits de qualité et équitables. Pour atteindre cet objectif ambitieux, un collectif d’élus locaux et de professionnels de la restauration en appelle, dans une tribune au « Monde », au gouvernement.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 16h43
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. La loi agriculture et alimentation votée pose des objectifs ambitieux pour les restaurants de collectivité. D’ici à 2022, 50 % de nos assiettes seront constitués de produits de qualité et équitables, dont 20 % provenant de l’agriculture biologique. Nous, restaurateurs collectifs, représentants de collectivités, élus et associations engagées sur les projets alimentaires, soutenons ces objectifs.
Seuls 3 % des produits servis dans les écoles, les hôpitaux, les entreprises, les Ehpad sont issus de l’agriculture biologique
Derrière, les enjeux sont immenses : l’accès à toutes et tous à un repas équilibré et sain par jour, la motivation de nos personnels de cuisine, le dynamisme, le lien avec nos territoires et nos producteurs… Avec trois milliards de repas servis chaque année, un milliard rien qu’en restauration scolaire, nous avons bien compris le formidable levier économique, écologique et de santé publique que représente ce secteur. Et s’il est vrai que de plus en plus de restaurants collectifs s’engagent, ne nous y trompons pas, ils font encore figure de pionniers.
Le constat est sans appel : malgré les ambitions étatiques affichées depuis des années, la part du bio servi dans nos restaurants ne décolle pas. Seuls 3 % des produits servis dans les écoles, les hôpitaux, les entreprises, les Ehpad sont issus de l’agriculture biologique. La marche est encore très haute et nous n’avons que quatre ans devant nous.

Les collectivités territoriales ont été les premières à soutenir le déploiement des projets. Mais sans un soutien financier de plus, nos efforts ne suffiront pas pour relever ce défi à l’échelle du pays. Nous demandons ainsi à l’Etat de contribuer à sa juste part au succès du déploiement d’une restauration collective plus responsable. Nous ne pouvons pas prendre le risque d’échouer collectivement.
Bonus cantine bio et locale
Une solution a été mise sur la table. Nous appelons aujourd’hui le gouvernement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Greenpeace, WWF France, Fondation pour la nature et l’homme… la mobilité du quotidien alimente la réflexion et les projets des grandes associations de protection de l’environnement.
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Les transports, nouveau défi des ONG environnementales

Greenpeace, WWF France, Fondation pour la nature et l’homme… la mobilité du quotidien alimente la réflexion et les projets des grandes associations de protection de l’environnement.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 14h00
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

Au siège national de Greenpeace, au cœur de Paris, il n’y aura bientôt plus assez de place dans le couloir de l’entrée pour entreposer les ­vélos. Les salariés sont de plus en plus nombreux à choisir ce mode de transport. Hasard ou opportunité, cette appétence pour la bicyclette accompagne l’intérêt croissant de la célèbre ONG de protection de l’environnement pour la mobilité du quotidien.
Chacun connaît les thèmes de prédilection de cette association fondée au Canada en 1971 : essais nucléaires, déchets radioactifs, pollution chimique, culture des OGM… Depuis peu, Greenpeace se penche aussi sur la place de la voiture en ville. L’ONG fait ainsi partie des 78 requérants, dont 69 associations, emmenées par les Amis de la Terre, qui ont demandé, le 2 octobre, au Conseil d’Etat d’enjoindre le gouvernement de prendre enfin des mesures pour limiter la pollution de l’air. Parmi les solutions proposées figurent les « plans de protection de l’atmosphère », des ­documents administratifs qui servent de base à la ­limitation du trafic motorisé.

Si les bureaux londoniens ou berlinois de Greenpeace se penchaient déjà sur la pollution automobile depuis quelques années, le siège français n’a lancé une campagne sur le sujet qu’en 2017. « Les producteurs d’hydrocarbures que nous mettons en cause se justifient régulièrement en affirmant qu’ils ne font que répondre à la demande. Nous avons décidé de traiter aussi cette ­demande », explique Sarah Fayolle, chargée de campagne « transport et climat » à l’organisation.
Une étude fouillée
Greenpeace n’est pas la seule grande ONG à s’intéresser aux conséquences environnementales du transport de personnes. A la Fondation pour la nature et l’homme (FNH), ex-Fondation Nicolas Hulot, une responsable de la mobilité y travaille à plein temps depuis 2016. La fondation a publié, fin 2017, une étude fouillée consacrée à la contribution des véhicules électriques à la transition énergétique. On y découvre,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Avant de travailler dans le privé, la nouvelle secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique avait participé à la création du RSA avec Martin Hirsch.
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Emmanuelle Wargon, des questions sociales à l’écologie, en passant par Danone

Avant de travailler dans le privé, la nouvelle secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique avait participé à la création du RSA avec Martin Hirsch.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 13h10
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 16h03
    |

            Rémi Barroux








                        


En apprenant sa nomination au gouvernement d’Edouard Philippe, comme secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, mardi 16 octobre au matin, Emmanuelle Wargon était alors toujours chargée de la responsabilité sociale et environnementale, des affaires publiques et de la communication du groupe Danone.
Cette responsabilité dans la multinationale française de l’alimentation, depuis 2015, a aussitôt fait réagir sur la Toile, certains internautes voyant dans son entrée au gouvernement la preuve d’un lobbying accru des grands groupes de l’agroalimentaire.

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Pourtant, Emmanuelle Wargon, fille de Lionel et Francine Stoléru, née le 24 février 1971 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), a réalisé la grande majorité de sa carrière dans la fonction publique. Diplômée de l’Ecole des hautes études commerciales, de l’Institut d’études politiques et de l’Ecole nationale d’administration, Emmanuelle Wargon a successivement travaillé à la Cour des comptes, auprès du ministre délégué à la santé, Bernard Kouchner (2001-2002) avant de rejoindre l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, durant quatre ans jusqu’en 2006. Pendant deux ans, elle occupa le poste de directrice générale déléguée de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris.
Directrice de cabinet de Martin Hirsch
Puis, de 2007 à 2010, elle fut directrice de cabinet de Martin Hirsch, alors haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. C’est avec lui, qu’elle créa le revenu de solidarité active. Résolument orientée sur les questions sanitaires, elle continue sa carrière au ministère des affaires sociales, où elle occupa le poste de haut fonctionnaire de défense et de sécurité, avant de rejoindre le ministère du travail (2012-2015) comme déléguée générale à l’emploi et à la formation professionnelle.
Si son profil de haut fonctionnaire spécialisé sur les problématiques sociales ne l’a que peu confrontée aux questions environnementales, Emmanuelle Wargon explique « avoir travaillé sur les questions écologiques, notamment en lien avec l’insertion et la lutte contre la précarité énergétique ». La nouvelle secrétaire d’Etat confie aussi avoir été spécialement mobilisée sur les sujets d’environnement chez Danone.
Elle récupère les questions d’énergie
Emmanuelle Wargon devrait reprendre les dossiers de Sébastien Lecornu, l’un des deux secrétaires d’Etat qui avait été nommé avec Brune Poirson auprès de Nicolas Hulot en juin 2017, et qui devient « ministre auprès de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé des collectivités territoriales » dans le nouveau gouvernement d’Edouard Philippe.
Si François de Rugy n’apporte aucune modification dans la répartition des dossiers auprès de ses deux secrétaires d’Etat, Emmanuelle Wargon récupère notamment les questions d’énergie, avec la fermeture avant la fin du quinquennat de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), et celle des quatre centrales à charbon encore en activité en France. De quoi mettre à profit ses compétences sur les questions sociales.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Cette chercheuse française copréside le Groupe Intergouvernemental sur l’évolution du climat qui a rendu, le 8 octobre, un nouveau rapport alarmant.
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Valérie Masson-Delmotte, une voix pour alerter sur le réchauffement climatique


                      Cette chercheuse française copréside le Groupe Intergouvernemental sur l’évolution du climat qui a rendu, le 8 octobre, un nouveau rapport alarmant.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h53
    |

            Stéphane Foucart







La spécialiste des paléoclimats et coprésidente du GIEC œuvre pour la prise de conscience de réchauffement de la planète et de ses conséquences dramatiques.

   


Augure
Depuis 2015, Valérie Masson-Delmotte est devenue pour les Français le visage des sciences du climat et de l’expertise internationale sur le réchauffement climatique. Coprésidente du chapitre scientifique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), elle prend désormais la parole pour expliquer la science et pour faire prendre conscience de la catastrophe en cours. « Une tragédie grecque », a-t-elle récemment déclaré.

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Antisceptique
Sa première apparition remarquée date de mars 2010, bataillant contre Claude Allègre sur France 2, démontant tranquillement les saillies de l’ancien ministre. Valérie Masson-Delmotte sort ce jour-là de l’anonymat de son labo pour prendre part à la mêlée médiatique qui se forme sur la question climatique. C’est elle qui rédige le premier jet d’un texte qui fera date (et la « une » du Monde), le 9 avril 2010, rassemblant les signatures d’un millier de climatologues français contre leurs contradicteurs.
Climatophile
Jeune centralienne, sa formation la prédestine plutôt à une carrière d’ingénieure ou de cadre dans une grande entreprise. Mais rien n’y fera : c’est le climat qui l’intéresse. Elle poursuit en thèse et, poussée par le climatologue Jean Jouzel, elle entre en 1997 comme chercheuse dans un organisme de recherche public, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), où elle fera carrière.

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Tête froide
Ironie et paradoxe de la science climatique, il faut travailler dans les températures glaciales des régions polaires pour appréhender le réchauffement en cours et examiner le passé pour avoir une idée du futur. C’est précisément ce travail que poursuit Valérie Masson-Delmotte : elle est spécialiste des paléoclimats, dont on détecte des indices chimiques ténus dans les carottes de glace prélevées au cœur du Groenland ou de l’Antarctique. Et a à son actif près de deux cents publications et plusieurs livres.



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Dans le bassin permien, l’extraction de pétrole s’accompagne aussi de gaz naturel, mais en trop grande quantité. Celui-ci, plutôt que d’être vendu, est brûlé. Non sans conséquences.
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Au Texas, un million de dollars de gaz naturel part en fumée chaque jour

Dans le bassin permien, l’extraction de pétrole s’accompagne aussi de gaz naturel, mais en trop grande quantité. Celui-ci, plutôt que d’être vendu, est brûlé. Non sans conséquences.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 14h21
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


C’est un coin reculé de l’ouest du Texas, devenu en quelques années le centre névralgique de l’or noir mondial. Le bassin permien, qui concentre l’essentiel de la croissance du pétrole de schiste américain, a propulsé, en août, les Etats-Unis au rang de premier producteur mondial devant la Russie et l’Arabie saoudite, selon les chiffres de l’Agence américaine d’information sur l’énergie.

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La région produit à elle seule 3,3 millions de barils de brut par jour, soit l’équivalent de la production iranienne. Mais extraire du pétrole du sous-sol a une conséquence inévitable : il s’accompagne de gaz naturel, en grande quantité. En trop grande quantité même, jugent les pétroliers texans, qui brûlent une grande partie du gaz extrait – une technique appelée flaring ou « torchage ». D’après les données officielles de l’Etat, compilées par le Wall Street Journal, c’est l’équivalent d’un million de dollars (860 000 euros) qui part en fumée chaque jour.
Impact dramatique sur l’environnement
Pourquoi ne pas vendre le gaz naturel ainsi extrait ? D’abord parce que le nombre de gazoducs n’est pas suffisant pour exporter toute cette production. Ensuite, et surtout, parce que l’explosion du gaz de schiste aux Etats-Unis a fait baisser les prix très rapidement : alors que le baril de pétrole est au plus haut depuis quatre ans au niveau mondial (autour de 80 dollars), le gaz est en surproduction sur le marché américain et se vend à des prix dérisoires.

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Résultat : les industriels préfèrent recourir au flaring plutôt que de s’embarrasser à trouver un usage à du gaz qui pourrait produire de l’électricité dans d’autres Etats du pays. Cette situation devrait empirer dans les années à venir tant la production pétrolière ne cesse d’augmenter. A en croire les consultants spécialisés de Rystad, cette pratique devrait continuer à s’étendre, puis se réduire lorsque de nouveaux gazoducs, actuellement en construction, entreront en service.
En attendant, les conséquences sur l’environnement sont dramatiques : le torchage dans le bassin permien produit des gaz à effet de serre équivalents aux émissions de deux millions de voitures individuelles. Ce bilan serait encore plus grave si le gaz était relâché tel quel dans l’atmosphère. Cette pratique du flaring est ancienne dans le secteur pétrolier, mais, aux dires de la Banque mondiale, elle est en léger déclin en 2017, pour la première fois depuis 2010.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Energie, transports... L’Institut du développement durable prône « un renforcement substantiel » des politiques de réduction des gaz à effet de serre.
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La France creuse son retard sur ses objectifs climatiques

Energie, transports... L’Institut du développement durable prône « un renforcement substantiel » des politiques de réduction des gaz à effet de serre.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 15h55
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


Au lendemain de la publication du rapport du GIEC appelant à un sursaut international pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C, et alors que le gouvernement doit présenter fin octobre sa nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), une étude de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), rendue publique mardi 16 octobre, sonne l’alarme. Elle montre que dans tous les secteurs clés – énergie, transports, bâtiments, agriculture –, l’Hexagone est en retard sur ses objectifs climatiques. Pire, cet écart se creuse.

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Pour orienter sa politique dans le domaine de l’énergie et du climat, la France s’est dotée de deux grands outils de planification : la PPE, en cours de révision pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028, et la stratégie nationale bas carbone (SNBC), elle aussi en phase de réécriture. Cette dernière précise, dans les différents secteurs d’activité économique, les « budgets carbone », c’est-à-dire les niveaux d’émissions de gaz à effet de serre à ne pas dépasser pour rester sur la trajectoire définie à moyen et long termes.
Or, loin de baisser, les émissions nationales sont reparties à la hausse depuis 2015, si bien qu’en 2017, indique l’Iddri, elles ont excédé de 7 % le budget imparti. Cela, alors même que le plan climat annoncé en juillet 2017 par l’ex-ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a rehaussé l’ambition de la France : elle vise désormais la neutralité carbone au milieu du siècle, et non plus seulement la division par quatre de ses émissions, comme le prévoyait la loi de transition énergétique de 2015.
Les renouvelables à la traîne
Il existe donc, soulignent les auteurs de l’étude, « un écart grandissant » entre les objectifs de la France et la réalité de ses émissions de gaz à effet de serre. Un décalage qui appelle à leurs yeux « un renforcement substantiel de sa politique climatique ». Il y a « urgence » à infléchir la courbe, ajoutent-ils, faute de quoi « la crédibilité du projet de transition pourrait rapidement s’éroder ».
Ce constat vaut pour tous les secteurs, à commencer par la production d’énergie. Pour ne pas dévier de la trajectoire fixée, calcule l’Iddri, il faudrait « multiplier par quatre le rythme de l’amélioration de l’efficacité énergétique », et « par trois celui de la baisse de consommation d’énergies primaires fossiles ». Parmi les combustibles fossiles, seul le charbon a enregistré une baisse depuis 2012 (- 22 %), tandis que le pétrole et le gaz se maintenaient à un niveau quasiment stable. Dans le même temps, les énergies renouvelables (ENR) restent à la traîne, dans la production d’électricité et plus encore de chaleur. Et le potentiel du gaz renouvelable reste sous-exploité.

   


La décarbonation des transports, qui sont responsables de 30 % des émissions françaises de gaz à effet de serre, patine elle aussi. En légère augmentation (+ 1 %) entre 2012 et 2017, ces émissions s’écartent chaque année davantage des plafonds prévus : elles les ont dépassés de 6 % en 2016 et de 10 % en 2017. En cause, la hausse du transport routier, pour les individus (+ 6,6 % entre 2016 et 2017) comme pour le fret (+ 6 %), qui annihile les bénéfices de la baisse de consommation des véhicules et du déploiement des motorisations électriques.

   


Le secteur du bâtiment, qui représente 20 % des émissions nationales et plus de 40 % de la consommation énergétique totale, est encore moins vertueux, puisqu’il a surpassé de 11 % son budget carbone en 2016, et de 22 % en 2017. Les derniers chiffres disponibles, portant sur l’année 2014, font état de 288 000 rénovations thermiques de logements « performantes » ou « très performantes », très en deçà de l’objectif de 500 000 logements rénovés par an que la France s’est donné dès 2012 et que M. Hulot avait réaffirmé. Face à ce décrochage, l’Iddri juge qu’« un réajustement des politiques de rénovation énergétique s’impose ».

   


Quant à l’agriculture, source de près de 20 % des gaz à effet de serre (pour l’essentiel sous forme de méthane et de protoxyde d’azote), ses émissions, après quinze années de décrue, ont légèrement progressé en 2017, dépassant de 3,2 % le plafond. « La trajectoire du secteur agricole est, sur le long terme, incompatible avec les objectifs climatiques de la France », note l’étude, qui pointe notamment l’insuffisance des moyens financiers alloués à l’agroécologie.
« Moment critique »
« Aujourd’hui, tous les indicateurs sont au rouge, commente Lola Vallejo, directrice du programme climat de l’Iddri. Notre message est que nous sommes à un moment critique. Il y a une fenêtre à saisir, non pour changer à la marge la politique énergétique et climatique, mais pour la transformer en profondeur. » Et de préconiser que le Parlement soit associé à ce travail qui appelle des mutations radicales dans tous les domaines socio-économiques, comme c’est par exemple le cas au Royaume-Uni.
Début juillet, Nicolas Hulot, tirant le bilan de la première année de son plan climat, avait reconnu que « pour l’instant, le changement n’est pas à l’échelle ». Plus la France s’écarte de son cap et plus il sera difficile de redresser la barre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Le constructeur allemand, détenu par PSA, est visé par une enquête. Il est suspecté d’avoir installé des logiciels illégaux sur les moteurs diesel de trois de ses modèles.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Opel soupçonné à son tour de fraude au moteur diesel

Le constructeur allemand, détenu par PSA, est visé par une enquête. Il est suspecté d’avoir installé des logiciels illégaux sur les moteurs diesel de trois de ses modèles.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h18
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Le constructeur Opel est à son tour emporté par le scandale du « dieselgate ». Epargnée jusqu’ici, la marque allemande, propriété du groupe PSA, a fait l’objet d’une descente de police, lundi 15 octobre. Dans la matinée, sept procureurs et trente-trois policiers ont débarqué au siège de Rüsselsheim (Hesse) et sur le site de Kaiserslautern (Rhénanie-Palatinat). Ils soupçonnent Opel d’avoir installé des logiciels illégaux sur les moteurs diesel de trois modèles (Insignia, Zafira et Cascada) de norme Euro 6. Plusieurs dizaines de milliers de véhicules sont concernés en Europe.
Opel a confirmé l’enquête et a déclaré « coopérer totalement » avec la justice. Il a nié fermement la présence d’un tel logiciel dans ses moteurs. « L’entreprise affirme que ses véhicules répondent aux normes en vigueur », a fait savoir le groupe. Cependant, l’autorité de contrôle des véhicules à moteur (KBA) a apparemment de fortes raisons de penser l’inverse : elle estime avoir identifié la présence de ces logiciels dans les modèles incriminés. Le ministère des transports, de son côté, n’a pas l’intention de faire durer le suspense : il a décidé le rappel obligatoire de 95 000 véhicules suspects.

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Une telle célérité surprend, dans un pays où les autorités se montrent d’ordinaire plus conciliantes avec les constructeurs. Mais le vent a tourné. Le ministère ne veut plus donner l’impression d’être hésitant, trois ans après le déclenchement du « dieselgate ». D’autant que, s’agissant d’Opel, les soupçons sont anciens. Dès 2016, une enquête a été ouverte contre le constructeur dans cette affaire.
« Fin 2015, la KBA a trouvé chez Opel des logiciels de désactivation des systèmes antipollution, sur lesquels le ministère nourrissait des doutes depuis le départ », a rappelé le ministère. Le constructeur a été invité à retirer ces programmes de désactivation lors de la mise à jour des logiciels, ce qui n’a pas été fait entièrement. « Chez Opel, l’exécution de ces ­mesures a longtemps été retardée », a souligné le ministère.
Effet potentiellement désastreux
Les logiciels de désactivation des systèmes antipollution sont justifiés par les constructeurs pour « protéger » les moteurs quand la température est trop faible ou dans certaines situations de ­conduite. Le moteur émet alors davantage d’oxydes d’azote (NOx) toxique. Mais des doutes subsistent sur la nécessité réelle de ces mesures.
Le sujet est hautement délicat. En raison des niveaux trop élevés de pollution au NOX des villes allemandes, plusieurs juges administratifs, dont celui de Berlin, ont ordonné des interdictions de circulation pour les véhicules diesel, provoquant l’inquiétude de nombreux automobilistes potentiellement empêchés de se rendre au travail. Or, le PDG d’Opel, Michael Lohscheller, a tenu à rassurer ses clients : « Qui achète aujourd’hui une Opel peut être sûr de ne pas être concernés par les interdictions de circuler », a-t-il répété la semaine dernière.

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Les perquisitions de lundi et le rappel obligatoire suggèrent que les anciens modèles diesel de la marque sont bien moins irréprochables que cela. L’effet sur Opel, dont les ventes ne se redressent pas, pourrait être désastreux. Malgré un résultat opérationnel de 502 millions d’euros au premier semestre, Opel souffre toujours de graves faiblesses structurelles. Son centre de développement, à Rüsselsheim, où travaillent presque la moitié des salariés du groupe en Allemagne, est en forte surcapacité.



                            


                        

                        


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Inondations : à Trèbes, « l’Aude, c’était le Mississippi »

Le bilan provisoire des intempéries s’élevait mardi matin à onze morts, dont six dans cette seule commune déjà frappée par un attentat en mars.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 06h53
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 11h20
    |

            Henri Seckel (envoyé spécial à Trèbes, Aude)








                        



                                


                            

Il est 20 heures, lundi 15 octobre, lorsque, enfin, l’accès au centre-ville de Trèbes est de nouveau autorisé. Un couple de quinquagénaires s’engage alors dans l’obscurité d’une route où les lampadaires n’ont pas encore été remis en service, et progresse à la lueur faiblarde d’un téléphone portable. La mélasse boueuse d’une quinzaine de centimètres qui recouvre le macadam a transformé leurs malheureuses baskets en enclumes de gadoue, et menace de les flanquer par terre à chaque pas.
Le couple est venu de Carcassonne, à dix minutes de là, et madame est inquiète : « Mon frère ne donne plus de nouvelles depuis 8 heures du matin. » Quelques instants plus tard, soulagement : il y a de la lumière chez lui, qui ouvre la porte et tombe dans les bras de sa sœur. Une rare scène de joie au milieu d’un théâtre de détresse.
Car Trèbes a payé très cher les inondations qui ont frappé le département de l’Aude dans la nuit de dimanche à lundi : sur les onze victimes dénombrées mardi matin – on compte par ailleurs huit blessés et deux disparus –, six sont mortes ici. « Ce sont six personnes âgées, toutes surprises dans leur sommeil par la montée des eaux », explique un gendarme local. Deux vivaient dans le centre-ville, quatre dans la cité de l’Aiguille, de l’autre côté de la rivière, « la zone la plus touchée », d’après le même gendarme. « Là, l’Aude s’est étalée sur 200 mètres. C’était le Mississippi. »

Selon « Nico », le petit centre-ville coincé entre l’Aude et le canal du Midi ressemblait à un « aquarium géant ». Le patron de l’épicerie a vu son échoppe épargnée de justesse par la crue. Il s’en est aussi fallu de peu que, tentant de sauver l’une de ses deux voitures à 4 heures du matin, il y laisse la vie, à même pas 40 ans.
Trois mois de pluie en une nuit
Emporté par les flots, il s’est agrippé à un poteau en béton. Un ami rugbyman de 130 kilos, plus fort que le courant, est venu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Douze personnes sont mortes dans ces intempéries. Le gouvernement a annoncé une « procédure de catastrophe naturelle accélérée ».
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L’Aude meurtrie panse ses plaies et évalue les dégâts

Douze personnes sont mortes dans ces intempéries. Le gouvernement a annoncé une « procédure de catastrophe naturelle accélérée ».



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 06h20
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 13h46
   





                        



Après des inondations meurtrières, l’Aude commençait, mardi 16 octobre, à panser ses plaies et à évaluer l’ampleur des dégâts, tout en surveillant avec anxiété les crues des cours d’eau. Le dernier bilan humain des intempéries est de douze personnes tuées dans la nuit de dimanche à lundi à la suite des violents orages : six à Trèbes, deux à Villegailhenc, une à Villardonnel, une à Villalier, une à Carcassonne et une à Saint-Couat d’Aude. Il y a en outre neuf blessés et deux personnes disparues.
Les écoles seront fermées mardi et les transports scolaires suspendus dans tout le département. Dans la soirée de lundi, plus de 1 500 foyers étaient privés d’électricité.
Polémique sur le système d’alerte
Le premier ministre Edouard Philippe, qui s’est rendu sur place, a estimé que cet épisode météorologique était « par lui-même imprévisible ». Une manière de dégonfler une polémique naissante : des habitants se plaignant d’avoir été mal informés de l’intensité à venir des orages. Le porte-parole du ministère de l’intérieur, Frédéric de Lanouvelle, a, lui, évoqué « une fragilité » dans le système de prévention de Météo-France. « La vigilance orange est très souvent utilisée et quand il y a un vrai problème, les gens n’en tiennent plus compte », a-t-il souligné.
Sur France Info, Eric Menassi, le maire PS de Trèbes, a déploré cette polémique « indécente » sur le système d’alerte : « Tout a été mis en œuvre pour alerter, je vous l’assure, a-t-il estimé. Nous avons affaire à un dérèglement climatique, qui amène des situations extrêmes. Il faut certes s’améliorer, prendre d’autres mesures, mais ce que nous avons vécu à Trèbes est un drame absolu, qu’aucun aménagement au niveau du fleuve n’aurait pu empêcher tellement la violence des eaux était terrible. »

   


« J’ai tout perdu, ordinateur, télé, les papiers… On ne peut plus habiter ici. Quel carnage ! C’est toutes les maisons de la rue qui sont comme ça. On ne s’attendait pas à ça, avec la vigilance orange. Ça ne veut rien dire vigilance orange ! », s’est ainsi emporté un habitant de Villegailhenc, âgé d’une trentaine d’années.
Trois mois de pluie en quelques heures
Cet « épisode méditerranéen de type cévenol », qui figure parmi les intempéries les plus meurtrières dans l’Hexagone depuis une dizaine d’années, a par ailleurs fait huit blessés graves et deux personnes disparues.

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Il est tombé en quelques heures l’équivalent de trois mois de pluie. Selon Météo-France, l’agglomération de Carcassonne a reçu en l’espace de cinq heures entre 150 mm et 300 mm d’eau. « Près de 1 000 personnes ont été évacuées et environ 250 sont toujours prises en charge dans les centres d’hébergement ouverts par certaines communes », a détaillé la préfecture.
A Coursan, commune de 6 000 habitants, près de Narbonne, quelque 350 habitants de la rive gauche de l’Aude, le secteur le plus exposé, ont été prévenus des risques d’inondations par les élus et la police municipale. Ces derniers ont été évacués ou priés de gagner les étages avec téléphone portable, couvertures et de quoi s’alimenter, a expliqué à l’Agence France-Presse le maire, Edouard Rocher.
Le fleuve est monté entre 8 heures et 14 heures, lundi, d’un centimètre toutes les minutes, son niveau passant d’un mètre à huit mètres dans l’après-midi.
« Procédure de catastrophe naturelle accélérée »
De nombreuses routes étant coupées, plusieurs habitants ont été secourus par hélitreuillage. Quatre communes ont été évacuées : Pezens, Trèbes, Villegailhenc et Villemoustaussou. A Pezens, les résidents ont pu regagner leur domicile.
Dans la salle des fêtes de Trèbes, une centaine de naufragés étaient lundi sous le choc, les yeux dans le vague, après avoir « tout perdu ». « J’ai vu ma grand-mère dans son lit flotter sur l’eau », témoigne Pierre, l’air hagard. Il ne sait toujours pas si cette femme grabataire de 97 ans a survécu.
Dans la région de Carcassonne, les champs sont inondés, plusieurs chaussées détruites ou impraticables avec des arbres tombés sur les routes. Des torrents d’eau boueuse enjambent la chaussée, les cours d’eau débordent. Des véhicules ont été emportés par les flots.
Le chef du gouvernement, accompagné du ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, a annoncé une « procédure de catastrophe naturelle accélérée ». Le président de la République, Emmanuel Macron, qui se rendra dans l’Aude « dès que possible » selon l’Elysée, a exprimé « l’émotion et la solidarité de toute la nation envers les victimes ».
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un résident montre le niveau atteint par l’eau lors des inondations à Villegailhenc, près de Carcassonne, dans le sud de la France. Le niveau atteint lundi matin par la crue à Trèbes, dans la vallée de l’Aude, est sans précédent depuis 1891, c’est-à-dire « pas loin de sept mètres », a déclaré à l’AFP le service Vigicrues."
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            data-slide-description="A Villegailhenc, le 15 octobre, la rivière Trapel a débordé à cause des fortes pluies. Selon le ministère de l’intérieur, des renforts de sécurité civile sont en cours d’acheminement dans l’Aude. Il s’agit de sapeurs-pompiers des départements voisins et de militaires de la sécurité civile, basés à Brignoles, ainsi que de « moyens aériens complémentaires »."
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            data-slide-description="A Villegailhenc, le 15 octobre. Au nord de Carcassonne, toutes les routes sont coupées, selon les autorités. Dans cette zone, les écoles ont été fermées. La préfecture et les sapeurs-pompiers ont demandé aux habitants de rester chez eux."
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            data-slide-description="A Villegailhenc. « C’est ce qu’on appelle un épisode cévenol, ou épisode méditerranéen intense  », explique Vigicrues, avec « la concomitance d’une mer chaude en fin d’été, de remontées d’air chaud et assez humide du sud qui traverse la Méditerranée et vient buter sur les reliefs du Massif central et de la Montagne noire »."
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            data-slide-description="Outre l’Aude, six autres départements du Sud étaient en vigilance orange lundi matin : l’Aveyron, la Haute-Garonne, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, le Tarn, déjà en alerte depuis dimanche, et le département de Tarn-et-Garonne."
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            data-slide-description="A Trèbes, près de Carcassone, le 15 octobre. Avec plus de 250 interventions des pompiers dans la nuit, l’Aude a été particulièrement touchée par l’épisode orageux. En l’espace de cinq heures, « entre 160 et 180 mm d’eau sont tombés sur l’agglomération de Carcassonne », selon le préfet."
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            data-slide-description="Dans la nuit, un pont a été emporté à la suite du débordement de la rivière Trapel à Villegailhenc."
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            data-slide-description="A Trèbes. « Le bilan provisoire fait état de sept victimes, mais il est provisoire (...). Il est possible qu’il s’avère plus grave », a dit Edouard Philippe à la presse, lors d’un déplacement à Nantes. Le premier ministre devait se rendre sur place dans l’après-midi « dès que les conditions opérationnelles le permettront », pour ne pas gêner les secours."
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            data-slide-description="A Trèbes. Sept hélicoptères (quatre de la sécurité civile, deux de la gendarmerie et un de l’armée) ont pu décoller en matinée lors d’une accalmie, selon le premier ministre. Les communes d’Istagnac, des Estagnos et de Cuxac-d’Aude sont, en ce moment, évacuées de manière préventive."
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            data-slide-description="Lors d’une opération de sauvetage suite aux fortes pluies  le 15 octobre à Trebes. Parmi les victimes, « une personne au moins a été emportée dans son sommeil, (pour) les autres, les conditions ne sont pas tout à fait complètement établies à ce stade », selon le préfet."
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            data-slide-description="A Villemoustaussou, près de Carcassone, le 15 octobre. Selon Météo-France, la vallée centrale de l’Aude a connu « une crue de grande ampleur », avec des cumuls exceptionnels de 150 à 300 mm dans la région de Carcassonne."
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            data-slide-description="Une rue de Villegailhenc, dans l’Aude. La rivière Aude a atteint des niveaux d’inondation inégalés depuis plus de 100 ans, a annoncé l’agence française chargée de la surveillance des niveaux d’eau, Vigicrues."
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            data-slide-description="Une femme dans son salon inondé à Villegailhenc, dans l’Aude. Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’Aude dans la nuit de dimanche à lundi ont provoqué la mort de 10 personnes, selon un nouveau bilan provisoire fourni par la sécurité civile."
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Un résident montre le niveau atteint par l’eau lors des inondations à Villegailhenc, près de Carcassonne, dans le sud de la France. Le niveau atteint lundi matin par la crue à Trèbes, dans la vallée de l’Aude, est sans précédent depuis 1891, c’est-à-dire « pas loin de sept mètres », a déclaré à l’AFP le service Vigicrues.

ERIC CABANIS / AFP
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Inondations dans l’Aude : les « épisodes méditerranéens » seront de plus en plus intenses

Avec le réchauffement climatique, les scientifiques prévoient un renforcement des pluies diluviennes et des crues éclair dans le sud de la France.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 20h52
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 10h03
    |

            Martine Valo








                        



   


Entre minuit et 6 heures, lundi 15 octobre, il est tombé 140 millimètres de pluie à Carcassonne et 295 mm dans la cité voisine de Trèbes, où six personnes ont trouvé la mort cette nuit-là. « A partir de 20 mm de précipitation par heure, il s’agit déjà d’un fort cumul ; là, c’est colossal. Un record », commente Emmanuel Demaël, prévisionniste à Météo France, à propos de la « lame d’eau » qui a semé la désolation dans l’Aude, entre Trèbes et Conques-sur-Orbiel.
Des « orages en ligne », violents, difficilement prévisibles et très localisés qui déversent l’équivalent de plusieurs mois de précipitations en quelques heures, causant des crues éclair sur une étroite bande de territoire : voilà les caractéristiques des épisodes méditerranéens que connaissent en automne le Languedoc, la Provence ou l’Ardèche – improprement appelés « épisodes cévenols » lorsqu’ils ne concernent pas des régions où les nuages sont arrêtés par les hauteurs des Cévennes.

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Liés à des remontées d’air chaud humide et instable en provenance de la mer, ils se produisent surtout entre septembre et novembre, quand la température de la mer qui a chauffé tout l’été est la plus élevée, ce qui favorise une forte évaporation. Ces intempéries touchent en fait tout le pourtour méditerranéen : Espagne, Italie, Grèce mais aussi le Maghreb, qui est davantage concerné en décembre et janvier.
Des pluies diluviennes de plus en plus brutales
Les experts ne laissent aucun doute : ces pluies diluviennes, il y en aura d’autres. Elles risquent de survenir plus souvent, mais surtout elles s’annoncent de plus en plus brutales. Elles sont déjà de plus en plus intenses et devraient se renforcer sous l’effet du changement climatique.
Les scientifiques – notamment Robert Vautard, chercheur (CNRS) au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement – ont fait tourner leurs modèles et rendu compte de certains de leurs résultats dans deux articles publiés dans la revue Climatic Change, en avril et juin.
Ils estiment que, dans le sud de la France, l’intensité des précipitations extrêmes a déjà significativement augmenté de « 22 % sur la période 1961-2015 ». En outre, à partir d’un ensemble de simulations, leurs travaux montrent que la probabilité de dépasser un épisode de précipitation extrême ne survenant qu’une fois tous les cent ans « a plus que doublé en raison des températures » en hausse. Et de conclure : « Nous soutenons qu’il est difficile d’expliquer les tendances diagnostiquées sans invoquer l’influence humaine sur le climat. » 
« Plus l’air est chaud, plus il emmagasine de l’humidité : un degré Celsius en plus se traduit par 7 % d’humidité supplémentaires, expose Yves Tramblay, hydrologue au laboratoire HydroSciences (université de Montpellier, CNRS, Institut de recherche pour le développement). On peut donc dire avec certitude que les épisodes méditerranéens vont devenir plus intenses. » 
Sécheresse du bassin méditerranéen
Coauteur avec Samuel Somot (Centre national de recherches météorologiques) d’un article sur ce sujet, également publié dans Climatic Change, le 25 septembre, Yves Tramblay détaille leurs recherches, qui prennent en compte deux scénarios du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC), le plus optimiste tablant sur un réchauffement de plus de 1 °C d’ici à 2050. « Dans les deux cas, une intensification des pluies extrêmes se dessine, résume-t-il. Elle n’est pas uniforme : elle varie entre 5 % et 100 % d’augmentation selon les bassins, mais se situe autour de 20 % en moyenne d’ici à la fin de ce siècle et même au-delà dans le sud de la France, le nord de l’Italie et les Balkans. »
Les orages d’automne ne doivent pas faire oublier que le bassin méditerranéen tout entier souffre désormais de sécheresse. Partout le nombre de jours où il pleut diminue, et partout les orages deviennent plus violents. Les crues soudaines causées par des pluies diluviennes comme celles du 15 octobre ont fait de nombreux morts ces dernières années. En 1999, trente-cinq personnes sont mortes dans le sud de la France, dont vingt-six dans l’Aude. En 2001, à Alger, un millier de personnes ont disparu à la suite d’un épisode méditerranéen.
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            data-slide-description="Un résident montre le niveau atteint par l’eau lors des inondations à Villegailhenc, près de Carcassonne, dans le sud de la France. Le niveau atteint lundi matin par la crue à Trèbes, dans la vallée de l’Aude, est sans précédent depuis 1891, c’est-à-dire « pas loin de sept mètres », a déclaré à l’AFP le service Vigicrues."
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            data-slide-description="Outre l’Aude, six autres départements du Sud étaient en vigilance orange lundi matin : l’Aveyron, la Haute-Garonne, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, le Tarn, déjà en alerte depuis dimanche, et le département de Tarn-et-Garonne."
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            data-slide-description="A Trèbes, près de Carcassone, le 15 octobre. Avec plus de 250 interventions des pompiers dans la nuit, l’Aude a été particulièrement touchée par l’épisode orageux. En l’espace de cinq heures, « entre 160 et 180 mm d’eau sont tombés sur l’agglomération de Carcassonne », selon le préfet."
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            data-slide-description="Dans la nuit, un pont a été emporté à la suite du débordement de la rivière Trapel à Villegailhenc."
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            data-slide-description="A Trèbes. « Le bilan provisoire fait état de sept victimes, mais il est provisoire (...). Il est possible qu’il s’avère plus grave », a dit Edouard Philippe à la presse, lors d’un déplacement à Nantes. Le premier ministre devait se rendre sur place dans l’après-midi « dès que les conditions opérationnelles le permettront », pour ne pas gêner les secours."
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            data-slide-description="A Trèbes. Sept hélicoptères (quatre de la sécurité civile, deux de la gendarmerie et un de l’armée) ont pu décoller en matinée lors d’une accalmie, selon le premier ministre. Les communes d’Istagnac, des Estagnos et de Cuxac-d’Aude sont, en ce moment, évacuées de manière préventive."
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            data-slide-description="Lors d’une opération de sauvetage suite aux fortes pluies  le 15 octobre à Trebes. Parmi les victimes, « une personne au moins a été emportée dans son sommeil, (pour) les autres, les conditions ne sont pas tout à fait complètement établies à ce stade », selon le préfet."
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            data-slide-description="A Villemoustaussou, près de Carcassone, le 15 octobre. Selon Météo-France, la vallée centrale de l’Aude a connu « une crue de grande ampleur », avec des cumuls exceptionnels de 150 à 300 mm dans la région de Carcassonne."
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            data-slide-description="Une rue de Villegailhenc, dans l’Aude. La rivière Aude a atteint des niveaux d’inondation inégalés depuis plus de 100 ans, a annoncé l’agence française chargée de la surveillance des niveaux d’eau, Vigicrues."
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            data-slide-description="Une femme dans son salon inondé à Villegailhenc, dans l’Aude. Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’Aude dans la nuit de dimanche à lundi ont provoqué la mort de 10 personnes, selon un nouveau bilan provisoire fourni par la sécurité civile."
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Un résident montre le niveau atteint par l’eau lors des inondations à Villegailhenc, près de Carcassonne, dans le sud de la France. Le niveau atteint lundi matin par la crue à Trèbes, dans la vallée de l’Aude, est sans précédent depuis 1891, c’est-à-dire « pas loin de sept mètres », a déclaré à l’AFP le service Vigicrues.

ERIC CABANIS / AFP
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le kereru vient d’être élu « oiseau de l’année » lors d’un concours annuel visant à sensibiliser à la protection des animaux.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Huit premières plaintes ont été enregistrées à la mi-juin contre des fabricants et des décideurs qui autorisent l’herbicide de Monsanto, filiale de Bayer.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Glyphosate : plus de quarante nouvelles plaintes contre son utilisation

Huit premières plaintes ont été enregistrées à la mi-juin contre des fabricants et des décideurs qui autorisent l’herbicide de Monsanto, filiale de Bayer.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 18h06
   





                        


La principale substance du Roundup de Mansanto fait l’objet de quarante-quatre nouvelles plaintes déposées lundi 15 octobre devant le tribunal de Foix (Ariège) contre des fabricants et décideurs qui autorisent l’herbicide le plus utilisé en France, a annoncé l’association Campagne glyphosate. Ces plaintes nominatives pour « mise en danger de la vie d’autrui », « tromperie aggravée » et « atteinte à l’environnement » s’ajoutent aux huit déjà enregistrées, les premières en France, le 15 juin, devant la même juridiction. Une cinquantaine d’autres devraient être déposées d’ici à la fin d’octobre.
La procureure de la République de Foix s’est dessaisie du dossier au profit du pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris, chargé des investigations.
Lancée au printemps 2018 par le collectif des Faucheurs volontaires, la Campagne glyphosate vise à rechercher le taux de glyphosate dans les urines des citoyens et ensuite à porter plainte contre les fabricants et décideurs qui autorisent ce produit de Monsanto, filiale de Bayer. Selon l’association ariégeoise, les résultats des quelque 150 premières analyses sont « inquiétants » et révèlent que « la moyenne des taux de glyphosate dans les urines des plaignants est environ quinze fois supérieure au taux maximum autorisé dans l’eau potable ».

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                Monsanto fait appel de sa condamnation à payer 289 millions de dollars à Dewayne Johnson



« Les plaintes visent des individus »
« Les plaintes visent des individus, PDG et membres des conseils d’administration des groupes qui fabriquent des pesticides à base de glyphosate comme Bayer-Monsanto, Barclay Chemicals, Adama France, Agrifar. Elles ciblent aussi les décideurs et organismes qui l’ont autorisé, comme le président et les membres de la Commission européenne ou du comité d’appel de la commission », a expliqué, Dominique Masset, coprésident de l’association Campagne glyphosate.
Limitées sur une période portant sur les deux derniers trimestres de 2017 et sur le premier trimestre 2018, elles visent également la gouvernance de l’Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, et l’AFSA, son homologue européen. Les Etats membres de l’Union européenne ont voté en novembre 2017 en faveur d’une nouvelle autorisation pour cinq ans de cet herbicide, le plus utilisé au monde. En France, alors qu’Emmanuel Macron s’était engagé à une sortie du glyphosate en 2021, les députés ont refusé en mai de l’inscrire dans la loi agriculture et alimentation.
Un jury américain a considéré en août que le Roundup était à l’origine du cancer développé par un agent d’entretien et avait condamné Monsanto à verser 289 millions de dollars de dédommagements.

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                La mobilisation des « pisseurs involontaires de glyphosate » prend de l’ampleur






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Un « spécialiste reconnu des avalanches » conteste le rôle de l’homme dans le bouleversement climatique. Avec des arguments fallacieux.
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Non, on ne peut pas nier la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique

Un « spécialiste reconnu des avalanches » conteste le rôle de l’homme dans le bouleversement climatique. Avec des arguments fallacieux.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 09h57
    |

            Adrien Sénécat








                        


Derrière le dérèglement climatique, on trouve bien la patte de l’espèce humaine. L’immense majorité des spécialistes s’accordent sur ce constat, détaillé une nouvelle fois dans un rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) présenté lundi 8 octobre. Pourtant, des publications largement partagées sur les réseaux sociaux ces derniers jours affirment le contraire. A les croire, l’homme ne serait « pour rien » dans le réchauffement climatique. Mais si ces affirmations peuvent paraître argumentées à première vue, elles résistent mal à l’examen des faits.
Ce que dit la rumeur

   


Plusieurs articles publiés ces derniers jours, notamment par les sites Wikistrike.com ou Reseauinternational.net (deux publications qui nous apparaissent peu fiables dans le Décodex) mettent en avant des déclarations de Werner Munter, un Suisse « spécialiste reconnu des avalanches », qui « planche nuit et jour depuis trois ans sur le réchauffement climatique ». Ce dernier explique qu’il « ne conteste pas le réchauffement [climatique] lui-même », mais le fait qu’il serait engendré par l’activité humaine. Il avance pour cela plusieurs arguments :
Le réchauffement climatique en cours ne serait qu’un cycle naturel parmi d’autres (« rien que dans les 10 000 dernières années, il y a eu cinq pics de températures comparables à celui que nous vivons ») ;L’homme ne serait responsable que d’une faible quantité d’émissions de gaz à effet de serre (« il y en a un peu moins de 0,5 % dans l’atmosphère, et au maximum 5 % de cette quantité est imputable à l’homme […] Et on veut nous faire croire que cette infime proportion due à l’homme est une catastrophe ? ») ;D’autres phénomènes planétaires seraient à l’œuvre, comme les variations de l’intensité du rayonnement solaire. Et « quoi qu’il en soit, c’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation, nous avons changé le climat. La nature est bien plus forte que l’homme, nous ne sommes pas les maîtres de la Terre ! »
POURQUOI C’EST FAUX
Les déclarations de Werner Munter reprises dans ces articles ont tout du réchauffé : elles sont extraites d’un entretien qu’il a accordé au journal suisse Le Matin, publié en mai 2014. Surtout, ses affirmations sont contestables sur le fond. Reprenons-les point par point.
1. L’argument temporel ne tient pas la route
Il est tout à fait juste de rappeler que le climat a varié de manière tout à fait naturelle tout au long de l’histoire de la Terre. Ce que Werner Munter occulte, en revanche, c’est la vitesse et l’ampleur du réchauffement en cours.
Selon le dernier rapport du GIEC, le réchauffement climatique était d’environ 0,87 °C sur la période 2006-2015 par rapport à la moyenne des années 1850-1900. Sauf sursaut mondial majeur, le seuil de 1,5 °C sera franchi entre 2030 et 2052, et la surchauffe pourrait être de l’ordre de 5,5 °C à la fin du siècle.
Une étude publiée dans la revue Science en 2013 concluait qu’après s’être rafraîchi pendant les 5 000 dernières années, le climat terrestre a rapidement augmenté depuis les années 1800. Il atteindrait désormais des niveaux supérieurs à ceux estimés au cours de 90 % des 10 000 dernières années. C’est notamment cette observation qui amène les spécialistes à estimer le changement climatique récent comme une irrégularité.
En résumé, le réchauffement climatique actuel n’a rien de banal, contrairement à ce qu’affirme M. Munter.
2. L’activité humaine a bien fait augmenter la concentration de CO2 dans l’atmosphère
Werner Munter conteste que l’activité humaine ait pu engendrer une hausse de la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. Mais là aussi, il utilise une argumentation trompeuse. Il est tout à fait juste que des quantités considérables de CO2 sont émises chaque année en dehors de toute intervention humaine. Il est également exact que les océans, les mers ou les forêts, par exemple, en absorbent une partie.
Cependant, il est indéniable que la part humaine des émissions de CO2 a explosé au cours des dernières décennies. L’homme produisait 1,5 milliard de tonnes de CO2 en 1950 ; cette quantité a été multipliée par plus de vingt pour atteindre 36,3 milliards de tonnes émises en 2016.
Résultat : la concentration de CO2 dans l’atmosphère a elle aussi augmenté fortement depuis la fin des années 1800, alors qu’on estime qu’elle avait stagné au cours des siècles précédents. L’activité humaine a donc bien eu, une nouvelle fois, un réel effet.


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Une concentration de CO2 dans l'atmosphère en forte hausse depuis le début du XXe siècle
Ce graphique représente la concentration de CO2 dans l'atmosphère depuis l'an 1000 en partie par million (ppm, 1 ppm = 1 mg/kg). Pour améliorer la lisibilité, l'axe des ordonnées démarre à 225 ppm. 

Sources : National oceanic and atmospheric administration, Carbon dioxide information analysis center



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        281
      ],
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      ],
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        "",
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      [
        "",
        284
      ],
      [
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      ],
      [
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      [
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      ],
      [
        "",
        284.5
      ],
      [
        "",
        284.6
      ],
      [
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      [
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      ],
      [
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      ],
      [
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        286.3
      ],
      [
        "",
        287.2
      ],
      [
        "",
        288.2
      ],
      [
        "",
        289.4
      ],
      [
        "",
        290.8
      ],
      [
        "",
        292.3
      ],
      [
        "",
        293.7
      ],
      [
        "",
        295.2
      ],
      [
        "",
        296.7
      ],
      [
        "",
        298.2
      ],
      [
        "",
        299.9
      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        308
      ],
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      [
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      [
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      [
        "",
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      [
        "",
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      ],
      [
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      [
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        319.62
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      ],
      [
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      [
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        330.18
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        332.04
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        "",
        333.83
      ],
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Il est donc abusif d’affirmer, comme le fait l’expert en avalanches, que l’homme n’aurait qu’un rôle marginal dans les émissions de CO2.

        Lire :
         

          Auparavant stable depuis l’an 1000, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a augmenté de 40 % en un siècle



3. Les facteurs naturels ne peuvent expliquer à eux seuls le réchauffement actuel
La brusque hausse de la concentration de CO2 dans l’atmosphère est préoccupante, car il s’agit d’un gaz à effet de serre, qui favorise le réchauffement climatique. La combinaison de cet indicateur avec les autres facteurs d’évolution du climat d’origine humaine correspond assez bien au réchauffement climatique observé depuis des décennies.
En théorie, des facteurs naturels comme le rayonnement solaire ou les éruptions volcaniques ont certes joué un rôle dans des réchauffements climatiques par le passé. Mais selon l’immense majorité des spécialistes, la combinaison de ces facteurs avec d’autres éléments naturels aurait eu une contribution quasi nulle sur le climat au cours de la période récente. En clair, ce sont bien les facteurs humains, et non naturels, qui ont eu une influence décisive dans le réchauffement en cours (voir nos explications détaillées dans cette infographie).

        Lire aussi :
         

                Comment l’homme bouscule l’équilibre du climat sur la Terre




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Les fortes pluies et les inondations qui ont suivi ont provoqué la mort d’au moins 13 personnes dans ce département du sud de la France.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Onze personnes sont mortes après les fortes pluies qui ont frappé le département de l’Aude, selon un bilan de la préfecture, qui pourrait évoluer. Edouard Philippe a rencontré des victimes à Villegailhenc et à Trèbes, communes touchées par les inondations.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Dans le département, placé en vigilance rouge depuis lundi matin, la crue a atteint un niveau sans précédent depuis 1891.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Les intempéries qui ont frappé l’Aude figurent parmi les plus meurtrières survenues en France ces dix dernières années.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Klaus, Xynthia, Irma.. dix ans d’intempéries meurtrières en France

Les intempéries qui ont frappé l’Aude figurent parmi les plus meurtrières survenues en France ces dix dernières années.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 14h35
   





                        



   


Les orages et les inondations, qui ont frappé l’Aude dans la nuit de dimanche à lundi 15 octobre, figurent parmi les intempéries les plus meurtrières survenues en France depuis une dizaine d’années.
24 janvier 2009 : La tempête « Klaus » fait douze morts et cause d’importants dégâts dans le Sud-Ouest, notamment dans les Landes.
28 février 2010 : La tempête Xynthia, qui frappe surtout la Loire-Atlantique, la Vendée, la Charente-Maritime ainsi que les Pyrénées, fait 53 morts, dont 29 morts à La Faute-sur-Mer. Il y a plusieurs centaines de millions d’euros de dégâts.
15 juin 2010 : Des pluies torrentielles font 23 morts, deux disparus et près d’un milliard d’euros de dégâts dans le Var. Des villages sont dévastés. On recense plus de 30 000 sinistrés.

        Lire aussi :
         

                Intempéries : les raisons d’une désolation qui pourrait devenir de plus en plus fréquente



10 novembre 2011 : Les intempéries dans tout le Sud-Est provoquent la mort de cinq personnes et de gros dégâts.
1er février 2012 : Une vague de froid s’installe pendant quinze jours. Jusqu’à 55 départements sont en « alerte orange ». Une douzaine de personnes meurent de froid ou dans des accidents dus à la neige ou à un chauffage défectueux.
19-20 janvier 2013 : Neige et verglas frappent 53 départements et font six morts dans des accidents de la route.
17-18 septembre 2014 : Cinq personnes sont tuées dans l’Hérault, dont quatre dans un camping de Lamalou-les-Bains, emportées par la crue soudaine d’un cours d’eau après de violents orages qui frappent aussi le Gard et l’Aveyron.

        Lire aussi :
         

                2018, année record d’impacts de foudre



15 novembre 2014 : Six personnes trouvent la mort dans les intempéries sur le Gard, la Lozère et les Hautes-Alpes. Cinq d’entre elles sont mortes noyées dans leurs voitures emportées par les flots.
28 novembre 2014 : Les intempéries sur le Var font quatre morts et un disparu. L’Aude et les Pyrénées-Orientales sont également frappées et trois mille habitants doivent être déplacés.
3 octobre 2015 : De violents orages s’abattent sur les Alpes-Maritimes et le Var faisant 20 morts dans les inondations.
6 septembre 2017 : L’ouragan Irma, de catégorie maximale 5, balaye les îles françaises de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, dévastant tout sur son passage. Il laisse derrière lui onze morts, sept disparus et 112 blessés. Les dégâts sont considérables.

        Lire aussi :
         

                L’ouragan Irma, catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire de l’assurance outre-mer



2-4 janvier 2018 : Les tempêtes Carmen et Eleanor se succèdent. On relève d’abord un mort dans les Pyrénées-Atlantiques le 2 janvier. Les 3 et 4, les rafales d’Eleanor frappent la moitié nord, les Alpes et la Corse. Sept personnes sont tuées.
8 juin 2018 : Plusieurs jours de pluie et d’orages dans différents départements – Eure, Cher ou Lot-et-Garonne, etc. – provoquent des inondations et la mort de quatre personnes.
15 octobre 2018 : Les pluies violentes qui s’abattent sur l’Aude dans la nuit de dimanche à lundi font plusieurs victimes au nord de Carcassonne.


        Lire aussi :
         

                Florence, Mangkhut : comment les noms des tempêtes sont-ils choisis ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Des grandes banques centrales mondiales ont réaffirmé que le risque financier lié au climat menaçait à long terme l’économie mondiale et serait irréversible sans action immédiate, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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« Pour les banques, le risque climatique devient systémique et doit donc être traité comme tel »

Des grandes banques centrales mondiales ont réaffirmé que le risque financier lié au climat menaçait à long terme l’économie mondiale et serait irréversible sans action immédiate, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 15h11
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Ce n’est pas un revirement, mais tout de même une évolution notable. Interrogé, samedi 13 octobre, lors d’un long entretien accordé à la chaîne CBS, le président américain, Donald Trump, a affirmé pour la première fois clairement que « le changement climatique n’est pas un canular ». C’est pourtant ainsi que, depuis 2012, il qualifiait ce phénomène. Il avait même, un temps, accusé la Chine de l’avoir monté de toutes pièces pour détruire la compétitivité de l’industrie américaine. Bien sûr, il se refuse toujours à admettre la responsabilité des activités humaines dans la modification du climat et assure qu’il ne veut pas jeter des milliers de milliards de dollars et des millions d’emplois américains dans cette lutte incertaine.
Mais, là aussi, il pourrait bien changer d’avis. De la même façon que la multiplication des tempêtes, sécheresses et autres catastrophes ont ébranlé ses certitudes, la pression de la société civile et de l’économie tout entière pourrait bien le faire fléchir. Car la machine capitaliste est en train de se mettre en branle, y compris en son cœur, la finance.
Lundi 15 octobre, la Banque d’Angleterre (BoE) devrait, selon le Financial Times, publier une déclaration enjoignant les banques et les assurances dont elle assure la supervision à nommer, parmi ses hauts dirigeants, un responsable chargé d’évaluer les risques à long terme de leurs portefeuilles d’investissement liés au changement climatique.
L’économie mondiale menacée
Par exemple, les engagements dans des entreprises fortement émettrices de gaz à effet de serre. Pour la banque centrale, le risque climatique devient « systémique » et doit donc être traité comme tel. Un rapport annuel devra être remis aux autorités et sera publié par le régulateur. Selon la BoE, seules 10 % des banques qu’elle surveille ont une vision de long terme de leurs risques liés au climat. Certaines ont déjà annoncé une réduction des investissements dans le charbon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ En novembre 2012, Donald Trump écrivait : « Le concept de réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois afin de rendre le secteur manufacturier américain non compétitif. »
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Donald Trump ne nie plus le changement climatique, mais espère un retour à la normale

En novembre 2012, Donald Trump écrivait : « Le concept de réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois afin de rendre le secteur manufacturier américain non compétitif. »



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 08h56
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 11h52
   





                        



   


Dans une interview diffusée lors de l’émission « 60 Minutes », de CBS, dimanche 14 octobre, le président Donald Trump a précisé son approche concernant le changement climatique.
« Je crois qu’il se passe quelque chose. Quelque chose est en train de changer et ça va changer à nouveau, » dit-il. « Je ne pense pas que ce soit un canular. Je pense qu’il y a probablement une différence. Mais je ne sais pas si c’est fait par l’homme. Je dirai ceci : « Je ne veux pas donner des milliards et des milliards de dollars. Je ne veux pas perdre des millions et des millions d’emplois. » Il poursuit : « Je ne nie pas le changement climatique. Mais ça pourrait très bien revenir en arrière. On parle de plus de… millions d’années. »

Is it a hoax? Here's what Trump had to say about climate change on #60Minutes https://t.co/8w3orWYgk1— tictoc (@TicToc by Bloomberg)


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        Lire aussi :
         

                Dérèglement climatique : des centaines de villes se mobilisent à travers le monde



En novembre 2012, Donald Trump avait qualifié les changements climatiques de canular lorsqu’il avait envoyé un tweet dans lequel il déclarait : « Le concept de réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois afin de rendre le secteur manufacturier américain non compétitif. » Il a prétendu plus tard qu’il plaisantait, mais depuis des années il n’a cessé de qualifier le réchauffement climatique de canular.

The concept of global warming was created by and for the Chinese in order to make U.S. manufacturing non-competitive.— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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En ce qui concerne un « retour à la normale climatique », les relevés de température observés par la NASA et l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique montrent que la Terre n’a pas connu une année plus froide que la moyenne depuis 1976 ni un mois plus froid que la normale depuis la fin de 1985.
Le président Trump, qui doit se rendre lundi dans les régions de Géorgie et de Floride, endommagées par l’ouragan Michael, a néanmoins exprimé des doutes quant aux conclusions des scientifiques qui établissent un lien entre changement climatique et l’apparition d’ouragans plus puissants et plus fréquents.

        Lire aussi :
         

                « Contenir le réchauffement à 1,5 °C suppose un changement radical de mode de croissance »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Le bilan humain est « susceptible d’évoluer », selon le ministère de l’intérieur. Le premier ministre s’est rendu sur place lundi après-midi, Emmanuel Macron ira « dès que possible ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Orages et inondations : onze morts dans l’Aude, placée en vigilance rouge

Le bilan humain est « susceptible d’évoluer », selon le ministère de l’intérieur. Le premier ministre s’est rendu sur place lundi après-midi, Emmanuel Macron ira « dès que possible ».



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 05h30
   





                        



C’est l’équivalent de plusieurs mois de précipitations qui est tombé en une nuit sur la région. Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’Aude dans la nuit de dimanche 14 à lundi 15 octobre, les plus meurtrières depuis une dizaine d’années, ont fait au moins onze morts et huit blessés graves. Le bilan a été revu à la baisse en fin d’après-midi par les autorités.
Cette crue dans le sud de la France a atteint localement un niveau sans précédent depuis 1891 (7,95 mètres), provoquant aussi des dégâts impressionnants. Elle devrait se poursuivre, a précisé Météo France, qui ne prévoit pas d’amélioration avant mardi matin.
Un bilan humain très lourd
Six personnes ont été tuées à Trèbes, une petite ville proche de Carcassonne, frappée par un attentat islamiste en mars, deux à Villegailhenc, une à Villalier et une religieuse a été emportée par l’eau à Villardonnel, a précisé le préfet de l’Aude, Alain Thirion. En soirée, un corps a été découvert à Carcassonne.
La vigilance rouge crues, qui concernait depuis lundi matin la vallée centrale de l’Aude, a été étendue à trois tronçons supplémentaires, les basses plaines de l’Aude, Orbieu et Cesse. Dans ce département, « les précipitations sont qualifiées d’exceptionnelles et ont généré localement l’équivalent de trois mois de pluie concentré sur quelques heures », a précisé le ministère de l’intérieur.
Les réactions politiques
Emmanuel Macron a exprimé « l’émotion et la solidarité de toute la nation à l’endroit de nos compatriotes victimes des inondations dans l’Aude, et de leurs familles », à l’occasion d’une conférence de presse avec le président sud-coréen, Moon Jae-in. « L’ensemble des services de secours sont mobilisés de manière exemplaire et je les en remercie », a ajouté M. Macron, qui se rendra sur place « dès que possible ».
Le premier ministre est arrivé, lui, lundi en fin d’après-midi, accompagné du ministre de la transition écologique, François de Rugy. Edouard Philippe a annoncé que le gouvernement allait mettre en oeuvre la « procédure de catastrophe naturelle accélérée » dans l’Aude. « Nous avons pris contact avec la Fédération française des sociétés d’assurance et nous lui avons indiqué combien il était nécessaire que les indemnisations des particuliers puissent être les plus rapides possibles », a ajouté le chef du gouvernement et ministre de l’intérieur par intérim.
Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a fait part de la « solidarité aux victimes et à leurs proches » de la représentation nationale, lors de l’ouverture des débats sur le projet de budget 2019.
Du côté de l’opposition, le chef de file des députés de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a adressé « un salut fraternel et cordial » à « ceux qui sont dans la peine, dans le deuil, (et) à tous ceux qui contribuent à les secourir ». « Le pays est en train de payer naturellement la conséquence de ceux qui n’ont rien prévu, ni en matière de dérèglement climatique, ni en matière de mal-occupation des sols, et de mauvaise utilisation des cultures », a-t-il aussi accusé.
La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a déclaré dans l’après-midi sur CNews :
« Il faut absolument que l’on puisse savoir s’il y a des manquements en termes d’aménagement du territoire. Parce que ce n’est pas le premier épisode d’inondations que vit notre pays. »
Quelles sont les villes les plus touchées ?
Dans le nord du département, une quinzaine de communes sont dans « une situation délicate », et six dans une « situation préoccupante », selon le préfet. Les communes de Villemoustaussou, Villegailhenc, Conques, « avec des niveaux supérieurs à deux mètres d’eau », mais aussi Villardonnel, Floure et Trèbes sont les villes les plus touchées. L’eau est montée de huit mètres en cinq heures à Trèbes, et la crue pourrait atteindre dix mètres en milieu de journée.
La préfecture de l’Aude a également fait savoir sur Twitter que plusieurs communes avaient été évacuées préventivement. A Pezens, 1 000 habitants ont été évacués en raison de risques de débordement d’un barrage. L’évacuation du reste de cette commune de 1 500 habitants, au nord-ouest de Carcassonne, a été suspendue, a-t-elle ajouté.
Quelque 8 000 foyers, 6 000 dans l’Aude et 2 000 dans l’Hérault, étaient lundi matin privés d’électricité, a rapporté Enedis sur Twitter. « Les équipes sont sur le terrain et la situation reste évolutive en raison des conditions météo encore très difficiles. »

   


Quels sont les secours déployés ?
Près d’un millier de secouristes sont mobilisés pour venir en aide aux habitants : 350 pompiers de l’Aude, 400 renforts nationaux et 200 gendarmes. De nombreuses routes étant coupées, des habitants sont secourus par hélitreuillage : neuf hélicoptères de la gendarmerie et de la sécurité civile effectuent des rotations, et un dixième est attendu.
Quelles sont les mesures de sécurité ?
La préfecture et les sapeurs-pompiers ont demandé aux habitants de rester chez eux. « Il faut à tout prix éviter de prendre son véhicule et d’aller sur la route », a dit avec insistance Alain Thirion, rappelant que la plupart des routes étaient coupées et l’autoroute est « dans une situation délicate ».
La préfecture signale que la circulation ferroviaire est interrompue entre Narbonne et Carcassonne et que de nombreuses routes sont coupées. Au nord de Carcassonne, les écoles ont été fermées.
Une « fragilité » dans le système d’alerte ?
Le porte-parole du ministère de l’intérieur, Frédéric de Lanouvelle, a évoqué lundi « une fragilité » dans le système de vigilance de Météo-France :
« C’est clair qu’il y a une fragilité. Il y a une fragilité au niveau de la vigilance orange — on l’a vu avec la neige qui est tombée sur l’Ile-de-France il y a quelques mois —, qui est très souvent utilisée et quand il y a un vrai problème, les gens n’en tiennent plus compte. Et puis il y a le problème de cette vigilance rouge, je ne connais pas par cœur le processus de déclenchement de cette vigilance, mais en l’occurrence, cette nuit, au vu du témoignage de certains habitants, elle a été déclenchée trop tard. »
Comment va évoluer la météo ?
A partir de la fin de matinée, « les pluies orageuses se décalent vers le département de l’Hérault et faiblissent sur le département de l’Aude », précise Vigicrues, qui avertit que les crues dans la vallée centrale de l’Aude, de la Cesse et de l’Orbieu « vont se propager vers l’aval de ce tronçon, en provoquant des débordements majeurs jusqu’aux basses plaines de l’Aude, également placées en vigilance rouge ».

   


Comment expliquer ces intempéries ?
Selon Météo-France, la vallée centrale de l’Aude connaît « une crue de grande ampleur » en raison des « apports très conséquents reçus depuis les affluents de la montagne Noire ». « C’est ce qu’on appelle un “épisode cévenol”, ou “épisode méditerranéen intense” », explique Vigicrues, avec « la concomitance d’une mer chaude en fin d’été, de remontées d’air chaud et assez humide du sud qui traverse la Méditerranée et vient buter sur les reliefs du Massif central et de la montagne Noire ».
Outre l’Aude, six départements du Sud étaient en vigilance orange lundi matin : l’Aveyron, la Haute-Garonne, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, le Tarn, déjà en alerte depuis dimanche, et Tarn-et-Garonne. Globalement, « la zone pluvieuse englobe tout l’est de Midi-Pyrénées vers le Roussillon et l’est du Languedoc », a résumé Météo-France dans son bulletin de vigilance émis à 6 heures lundi.
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            data-slide-description="Un résident montre le niveau atteint par l’eau lors des inondations à Villegailhenc, près de Carcassonne, dans le sud de la France. Le niveau atteint lundi matin par la crue à Trèbes, dans la vallée de l’Aude, est sans précédent depuis 1891, c’est-à-dire « pas loin de sept mètres », a déclaré à l’AFP le service Vigicrues."
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            data-slide-description="A Villegailhenc, le 15 octobre, la rivière Trapel a débordé à cause des fortes pluies. Selon le ministère de l’intérieur, des renforts de sécurité civile sont en cours d’acheminement dans l’Aude. Il s’agit de sapeurs-pompiers des départements voisins et de militaires de la sécurité civile, basés à Brignoles, ainsi que de « moyens aériens complémentaires »."
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            data-slide-description="A Villegailhenc, le 15 octobre. Au nord de Carcassonne, toutes les routes sont coupées, selon les autorités. Dans cette zone, les écoles ont été fermées. La préfecture et les sapeurs-pompiers ont demandé aux habitants de rester chez eux."
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            data-slide-description="A Villegailhenc. « C’est ce qu’on appelle un épisode cévenol, ou épisode méditerranéen intense  », explique Vigicrues, avec « la concomitance d’une mer chaude en fin d’été, de remontées d’air chaud et assez humide du sud qui traverse la Méditerranée et vient buter sur les reliefs du Massif central et de la Montagne noire »."
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            data-slide-description="Outre l’Aude, six autres départements du Sud étaient en vigilance orange lundi matin : l’Aveyron, la Haute-Garonne, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales, le Tarn, déjà en alerte depuis dimanche, et le département de Tarn-et-Garonne."
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            data-slide-description="A Trèbes, près de Carcassone, le 15 octobre. Avec plus de 250 interventions des pompiers dans la nuit, l’Aude a été particulièrement touchée par l’épisode orageux. En l’espace de cinq heures, « entre 160 et 180 mm d’eau sont tombés sur l’agglomération de Carcassonne », selon le préfet."
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            data-slide-description="Dans la nuit, un pont a été emporté à la suite du débordement de la rivière Trapel à Villegailhenc."
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            data-slide-description="A Trèbes. « Le bilan provisoire fait état de sept victimes, mais il est provisoire (...). Il est possible qu’il s’avère plus grave », a dit Edouard Philippe à la presse, lors d’un déplacement à Nantes. Le premier ministre devait se rendre sur place dans l’après-midi « dès que les conditions opérationnelles le permettront », pour ne pas gêner les secours."
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            data-slide-description="A Trèbes. Sept hélicoptères (quatre de la sécurité civile, deux de la gendarmerie et un de l’armée) ont pu décoller en matinée lors d’une accalmie, selon le premier ministre. Les communes d’Istagnac, des Estagnos et de Cuxac-d’Aude sont, en ce moment, évacuées de manière préventive."
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            data-slide-description="Lors d’une opération de sauvetage suite aux fortes pluies  le 15 octobre à Trebes. Parmi les victimes, « une personne au moins a été emportée dans son sommeil, (pour) les autres, les conditions ne sont pas tout à fait complètement établies à ce stade », selon le préfet."
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            data-slide-description="A Villemoustaussou, près de Carcassone, le 15 octobre. Selon Météo-France, la vallée centrale de l’Aude a connu « une crue de grande ampleur », avec des cumuls exceptionnels de 150 à 300 mm dans la région de Carcassonne."
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            data-slide-description="Une rue de Villegailhenc, dans l’Aude. La rivière Aude a atteint des niveaux d’inondation inégalés depuis plus de 100 ans, a annoncé l’agence française chargée de la surveillance des niveaux d’eau, Vigicrues."
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            data-slide-description="Une femme dans son salon inondé à Villegailhenc, dans l’Aude. Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’Aude dans la nuit de dimanche à lundi ont provoqué la mort de 10 personnes, selon un nouveau bilan provisoire fourni par la sécurité civile."
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Un résident montre le niveau atteint par l’eau lors des inondations à Villegailhenc, près de Carcassonne, dans le sud de la France. Le niveau atteint lundi matin par la crue à Trèbes, dans la vallée de l’Aude, est sans précédent depuis 1891, c’est-à-dire « pas loin de sept mètres », a déclaré à l’AFP le service Vigicrues.

ERIC CABANIS / AFP
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