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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ La ministre, qui s’était donné pour mission de lutter contre les ségrégations culturelles, est remplacée par Franck Riester.
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Françoise Nyssen fragilisée par les polémiques et un manque de charisme

La ministre, qui s’était donné pour mission de lutter contre les ségrégations culturelles, est remplacée par Franck Riester.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 09h35
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 11h18
    |

            Sandrine Blanchard, 
Nicole Vulser et 
Alexandre Piquard








                        



   


Quelle ironie du sort pour Françoise Nyssen ! Sa vie d’avant, qui lui avait valu une série de papiers élogieux lors de son arrivée rue de Valois et un accueil bienveillant du monde de la culture, a fini par causer sa chute. Son itinéraire d’entrepreneuse à la tête des éditions Actes Sud, qu’elle a développées avec succès à Arles (Bouches-du-Rhône) au côté de son mari Jean-Paul Capitani, lui revient comme un boomerang pour de vilaines histoires de non-respect des règles d’urbanisme et de protection du patrimoine dévoilées en épisodes, depuis le début de l’été, par Le Canard enchaîné.
Elle a eu beau se défendre en arguant qu’elle ne s’occupait pas des locaux d’Actes Sud mais de dénicher des auteurs, puis en reconnaissant des « négligences », rien n’y a fait. La ministre, déjà critiquée pour son manque de charisme et de clarté dans sa politique, n’aura tenu que dix-sept mois à la tête d’un ministère où, depuis plus de dix ans, les locataires ne tiennent pas plus de deux ans.

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Ces derniers jours, elle était « fâchée » par toutes ces attaques et ne cachait pas à son entourage son sentiment de « vivre une injustice ». La nomination, samedi 1er septembre, d’Agnès Saal au poste de haut fonctionnaire à l’égalité, la diversité et la prévention des discriminations auprès du secrétaire général du ministère de la culture, deux ans après sa condamnation pour des notes de taxi pharaoniques à l’INA, aura achevé de ternir l’image de Françoise Nyssen.
Contrairement à son ami Nicolas Hulot, Françoise Nyssen n’a cessé de répéter qu’elle n’a « à aucun moment songé à démissionner ».
Elle quitte le gouvernement un peu plus d’un mois après Nicolas Hulot. En mai 2017, l’éditrice, qui n’a jamais caché ses convictions de gauche, avait scellé son arrivée au gouvernement à celle de l’écologiste : « Si tu y vas, j’y vais », lui avait-elle dit. Mais, contrairement à son ami, Françoise Nyssen n’a cessé de répéter qu’elle n’a « à aucun moment songé à démissionner ». Jusqu’au dernier jour elle s’est accrochée, s’est félicitée d’avoir obtenu un budget « préservé » pour la politique culturelle et a mis à son agenda toutes les thématiques qui lui tenaient le plus à cœur : la « culture près de chez vous », le projet de directive européenne en faveur du droit d’auteur et le développement de l’éducation artistique.

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Novice à l’épreuve du pouvoir
L’Arlésienne préférait la province à Paris, les rencontres avec les « faiseurs de culture au quotidien » plutôt que les réunions rue de Valois avec les grands opérateurs de la capitale. « Ma politique est aux antipodes de la vision parisianiste et conservatrice de la culture défendue par certains », martelait encore Françoise Nyssen, le 30 août dans un entretien au quotidien Paris-Normandie. Rééquilibrer géographiquement le budget du ministère de la culture pour lutter contre la « ségrégation culturelle » était l’un de ses objectifs. Constatant que son ministère dépensait « dix fois plus en Ile-de-France qu’ailleurs » et qu’il existait sur le territoire des « zones blanches du service public culturel » elle a lancé, en mars, le plan « culture près de chez vous » qui prévoit notamment la circulation d’« œuvres iconiques des collections nationales », sauf la Joconde qu’elle avait malencontreusement citée en exemple alors que son déplacement coûterait une fortune.

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Novice à l’épreuve du pouvoir, reconnaissant elle-même être mal préparée à la fonction, Françoise Nyssen a mis du temps à communiquer sur son action et à comprendre la dureté du monde politique. « Elle n’a pas mesuré à quel point la politique est un rapport de force », constate l’un de ses proches. Piètre oratrice, elle n’a pas convaincu le 7 mars à « La Matinale » de France Inter – répétant sans cesse « il faut réfléchir » – et est restée invisible à la télévision. Elle a aussi dû faire face aux conseillers culture du couple exécutif, Olivier Courson (Matignon) et Claudia Ferrazzi (Elysée), « qui ont été épouvantables avec elle », témoigne une membre de son entourage, ainsi qu’à la nomination, imposée par Emmanuel Macron, de Stéphane Bern, missionné sur la préservation du patrimoine. Elle a vu partir de nombreux membres de son administration et de son cabinet.

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Que reste-t-il à son actif ? Un plan en faveur de l’ouverture plus large des bibliothèques issu du rapport de l’académicien Erik Orsenna (ami du président et de la ministre), l’expérimentation, en 2019, d’un bonus de 15 % dans le cinéma pour les films dont les équipes seront « exemplaires » en matière d’égalité femmes-hommes et surtout la mise en route du projet Passe culture, promesse présidentielle du candidat Macron. Sceptique au départ, Françoise Nyssen était convaincue que cette future application géolocalisée et créditée de 500 euros pour les jeunes âgés de 18 ans, allait « changer la donne dans l’offre culturelle ». Quant à son dada de l’éducation artistique, elle a fini par imposer cette thématique auprès de son homologue à l’éducation nationale.

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Réforme de l’audiovisuel public
Sur l’audiovisuel public, Françoise Nyssen a limité la casse : sur ce sujet qu’elle ne connaissait pas du tout et qu’Emmanuel Macron avait miné en critiquant fortement France Télévisions, la ministre a finalement réussi à ne pas se faire court-circuiter par les parlementaires ou par le Comité action publique 2022 de Matignon, pourtant invités à participer à l’élaboration de la réforme. C’est Mme Nyssen qui dévoilera elle-même – certes un peu tard – la réforme le 4 juin. Au menu : régionalisation accrue de France 3, suppression de la chaîne pour enfants France 4 – puis de celle de l’Outre-mer France Ô –, obligation pour l’audiovisuel public d’investir dans le numérique 150 millions d’euros de plus par an à l’horizon 2022, réforme du modèle social de France Télévisions…
Dans un autre registre, Françoise Nyssen s’est plutôt bien sortie de « l’affaire Mathieu Gallet », le président de Radio France condamné pour favoritisme
Sur le fond, l’approche prônée par la ministre, par certains parlementaires et par les entreprises concernées – se concentrer d’abord sur les missions du secteur plutôt que de lui imposer une saignée budgétaire – l’a emporté. Le 19 juillet, Matignon annonce que France Télévisions, Radio France, Arte, l’INA, France 24, RFI et France Médias Monde devront économiser 190 millions d’euros par an d’ici à 2022. La potion est amère mais moins que les remèdes les plus radicaux prônés par Bercy. Dans un autre registre, Françoise Nyssen s’est plutôt bien sortie de « l’affaire Mathieu Gallet », condamné pour favoritisme : elle a pris un risque en suggérant que le Conseil supérieur de l’audiovisuel devait révoquer le président de Radio France mais l’autorité a fini par suivre son conseil.
Toutefois, il reste beaucoup de chemin avant le vote de la « grande loi audiovisuelle » annoncée par Mme Nyssen pour début 2019. Il s’agit encore de régler des sujets qui fâchent, comme l’instauration d’un président unique pour les sociétés d’audiovisuel public. Quant à la loi sur la manipulation de l’information, souvent surnommée « loi fake news », qui émanait au départ de l’Elysée mais que Mme Nyssen a défendu en séance, elle a fini par être votée en nouvelle lecture par l’Assemblée nationale mercredi 10 octobre.
Des relations tendus avec le monde de l’édition
Autre camouflet, Françoise Nyssen a appris par un décret publié au Journal Officiel du 10 juillet 2018 que « la régulation économique du secteur de l’édition littéraire », pourtant stratégique rue de Valois, ne relevait plus de ses compétences, mais de Matignon. Tout comme la tutelle exercée sur le Centre national du Livre. Ce décret a interdit aussi à la ministre toute décision concernant la maison Actes Sud.

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          Elle est comme ça… Françoise Nyssen



Cette salve de mesures, d’une logique imparable, a été prise à la demande de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HAPVP) qui veille aux conflits d’intérêts de tous les membres du gouvernement. La ministre, avant de prendre ses fonctions, avait mis fin aux mandats qu’elle exerçait au sein d’Actes Sud, la maison fondée par son père et qu’elle dirigeait avec Jean-Paul Capitani. Si elle avait renoncé à ses fonctions au conseil d’administration de la maison-mère et de ses filiales, Françoise Nyssen avait en revanche conservé la jouissance de l’usufruit des parts détenues par ses enfants. Elle estimait cet effort suffisant, sans vouloir comprendre qu’elle ne pouvait pas exercer de tutelle sur le Centre national du livre (CNL) qui distribue des subventions publiques à tous les éditeurs et avait ainsi accordé 264 167 euros à la maison d’édition arlésienne en 2016 et 111 505 euros l’année suivante.

        Lire aussi la chronique de Michel Guerrin :
         

          « Tout le monde ou presque veut que Françoise Nyssen s’en aille, et elle est toujours là »



Les relations entre la ministre et le monde de l’édition ont paradoxalement été particulièrement tendues. La grogne des auteurs a atteint son paroxysme au cœur de l’été. Pendant des mois, les représentants des auteurs ont demandé en vain à la ministre à être entendus sur la réforme des retraites, la hausse non compensée de la CSG et leurs trop faibles revenus. Au point où Joan Sfarr, l’auteur de la bande dessinée Le Chat du rabbin avait assuré le 11 juillet sur France Inter que « l’histoire rappellera que c’est une ministre éditrice qui a massacré les écrivains ». En cette année de quarantième anniversaire d’Actes Sud, Jean-Paul Capitani reconnaissait en privé que, depuis que sa femme occupait le poste de ministre de la culture, « c’est l’enfer ».

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ RTL avait été mise en demeure le 14 juin 2017 par le CSA pour un « éloge de la discrimination », fait sur son antenne par Eric Zemmour en février de la même année.
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Le Conseil d’Etat annule une décision du CSA visant Zemmour

RTL avait été mise en demeure le 14 juin 2017 par le CSA pour un « éloge de la discrimination », fait sur son antenne par Eric Zemmour en février de la même année.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 22h39
   





                        



   


Le Conseil d’Etat a annulé lundi 15 octobre une mise en demeure infligée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) à RTL, pour des propos tenus par le chroniqueur Eric Zemmour dans l’émission « On n’est pas forcément d’accord » du 2 février 2017.
« Eloge de la discrimination »
RTL avait été mise en demeure le 14 juin 2017 par le CSA pour un « éloge de la discrimination » par Eric Zemmour.
« La non-discrimination est présentée abusivement comme un synonyme de l’égalité alors qu’elle est devenue au fil du temps une machine à désintégrer la nation, la famille, la société au nom des droits d’un individu roi », avait déclaré le polémiste dans l’émission matinale d’Yves Calvi, parlant de la nomination par Donald Trump d’un nouveau juge conservateur à la Cour suprême américaine.
Le CSA avait jugé que la station avait diffusé un « éloge de la discrimination » sans aucune « contradiction ni mise en perspective », manquant aux obligations de la convention qu’elle a signée avec le régulateur.
Le groupe M6, qui détient RTL, s’est félicité dans un communiqué de l’annulation de cette mise en demeure par le Conseil d’Etat, estimant qu’elle confirmait ainsi « l’importance et la portée du principe de liberté de communication des pensées et des opinions ».

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« Grand remplacement »
Occasion également pour le groupe de faire valoir « le droit de revenir vers le Conseil supérieur de l’audiovisuel et le Conseil d’Etat » concernant la mise en demeure du 12 septembre 2018 visant l’émission « Zemmour et Naulleau » sur Paris Première, et qui selon le groupe, « soulève des enjeux comparables ».
Dans cette émission de Paris Première, et dans le cadre d’un débat sur la loi « asile et immigration » de janvier 2018, Eric Zemmour s’était employé « en particulier » à « dénier » aux migrants de confession musulmane, selon le CSA « le bénéfice du droit d’asile au motif qu’ils seraient, du fait de leur religion et contrairement à d’autres, source “d’énormes problèmes” et qu’ils contribueraient au “grand remplacement” de la population française ».
Plus récemment encore, invité sur le plateau de Thierry Ardisson dans l’émission « Les Terriens du dimanche » du 16 septembre, Eric Zemmour avait fait scandale en jugeant que le prénom de la chroniqueuse Hapsatou Sy, était une « insulte à la France ».

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ L’animateur du « Plus Grand Cabaret du monde » et des « Années bonheur » ne sera plus à l’antenne à la rentrée prochaine sur France 2.
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L’éviction de Patrick Sébastien, symbole du renouvellement des grilles de France Télévisions

L’animateur du « Plus Grand Cabaret du monde » et des « Années bonheur » ne sera plus à l’antenne à la rentrée prochaine sur France 2.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 20h23
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 17h02
    |

                            Alexandre Berteau








                        


« Même à mon âge, j’ai des choses à montrer, à dire aux téléspectateurs », plaidait encore, début juin, Patrick Sébastien dans un entretien au Parisien. L’animateur vedette de 64 ans n’aura vraisemblablement pas convaincu la direction de France Télévisions.
Selon le même quotidien, France 2 lui a fait savoir, en fin de semaine dernière, qu’il ne serait pas reconduit à la rentrée prochaine, en septembre 2019. Les deux émissions qu’il présente et produit, « Le Plus Grand Cabaret du monde » et « Les Années bonheur », seront toutefois maintenues à l’antenne jusqu’au terme de son contrat, en juin 2019.
L’éviction de cette figure historique du service public apparaît comme le dénouement prévisible de sa relation houleuse avec l’actuelle direction de France Télévisions, incarnée par Delphine Ernotte depuis août 2015 et par son numéro 2, Takis Candilis.
Baisse d’audience des derniers « prime time »
Pour cette saison, France 2 a rogné le nombre de premières parties de soirée accordées aux deux émissions de Patrick Sébastien, tout en enterrant le talk-show humoristique qu’il souhaitait lancer. S’estimant poussé peu à peu vers la sortie, l’animateur, arrivé en 1996 sur la chaîne, avait ces derniers mois multiplié les apparitions dans les médias pour dénoncer cette décision.
Dans la dernière en date – une interview au magazine Télé Star, le 8 octobre –, il a lancé un ultimatum à son employeur, menaçant de quitter France 2 si son temps d’antenne n’était pas revu à la hausse à la rentrée prochaine. « S’ils me donnent moins, je ne resterai pas. Et s’ils me donnent la même chose, je ne resterai pas non plus ! », a-t-il promis. La direction du groupe audiovisuel public aura finalement pris les devants.
Certes, la chaîne pourrait justifier ce choix en pointant la baisse d’audience des derniers prime time de Patrick Sébastien. En 2018, « Les Années bonheur » et « Le Plus Grand Cabaret du monde » n’ont respectivement réuni que 2,2 millions et 2,3 millions de téléspectateurs en moyenne, selon Médiamétrie (12,1 % et 10,8 % de part de marché), contre 3,6 millions et 3,5 millions en 2015 (16,5 % et 18 %).
Rajeunir les visages du service public
Il n’en demeure pas moins que le limogeage de l’animateur et producteur semble s’inscrire dans la droite ligne de la volonté de Delphine Ernotte de renouveler et de rajeunir les visages du service public.
« On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va falloir que ça change », avait déclaré la PDG de France Télévisions au micro d’Europe 1 quelques semaines après sa nomination, souhaitant voir sur le petit écran « des femmes, des jeunes, toutes les origines ». Des propos qui avaient alors déclenché une vive polémique, et qui résonnent encore trois ans plus tard, avec la mise à l’écart de Patrick Sébastien.
Cette stratégie avait conduit au départ d’autres présentateurs iconiques avant lui. Parmi eux, Julien Lepers (69 ans), Daniel Bilalian (70 ans) Gérard Holtz (70 ans), Georges Pernoud (69 ans), Catherine Ceylac (64 ans) ou encore William Leymergie (70 ans).
Contactés, la direction de France Télévisions et Patrick Sébastien n’ont pas souhaité faire de commentaire.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ La reporteure Marie Peyraube menait une enquête sur le braqueur Redoine Faïd, alors en cavale. La direction de la chaîne a réclamé des explications.
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BFM-TV s’inquiète du « suivi » de l’une de ses journalistes par la police

La reporteure Marie Peyraube menait une enquête sur le braqueur Redoine Faïd, alors en cavale. La direction de la chaîne a réclamé des explications.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 19h33
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 06h31
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Depuis la fin du mois d’août, la journaliste de BFM-TV Marie Peyraube préparait un documentaire sur le braqueur Redoine Faïd, en cavale depuis son évasion spectaculaire de prison le 1er juillet. Pour cette enquête, intitulée « Redoine Faïd, l’ennemi public no 1 », diffusée lundi 8 octobre et destinée à retracer la carrière du criminel né dans une cité de Creil (Oise), près de Paris, elle a rencontré une trentaine de personnes, amis d’enfance, proches, avocats, policiers…
Quelle n’a pas été sa surprise de découvrir, au moment de l’arrestation de Redoine Faïd, le 3 octobre, dans un article publié par Le Parisien, qu’elle aurait fait l’objet d’une surveillance de la part de la police. Cette dernière, affirmait le journal, aurait décidé, « avec l’accord des juges », de « suivre à distance la reporteure dans l’espoir de mettre la main » sur Redoine Faïd, car elle était « susceptible d’obtenir une interview du fugitif ». Une « mesure rarissime », précisait le quotidien.
Lundi 15 octobre, l’Association de la presse judiciaire (APJ), dont Marie Peyraube est membre, est montée au créneau. Dans un communiqué, elle a dénoncé des « méthodes intrusives » et elle a annoncé sa volonté de s’associer « à toutes les voies de recours qui pourraient être engagées contre ce qui s’apparente à une violation de la loi sur la protection du secret des sources des journalistes ».
« Non conforme au respect des sources »
Vendredi, la direction de BFM-TV a réclamé des explications. Elle a envoyé deux courriers, l’un à la Direction générale de la police nationale (DGPN) et l’autre au procureur de la République de Paris, François Molins.
« Nous leur avons demandé des précisions sur la nature d’un tel suivi : s’agissait-il d’une géolocalisation, d’écoutes ? Combien de temps cela a-t-il duré ? Est-ce bien fini aujourd’hui ?, dit Céline Pigalle, la directrice de la rédaction de BFM-TV.  Il nous manque des éléments d’information pour juger, mais, à ce stade, cela ne paraît ni juste ni conforme au respect des sources. Et difficilement justifiable. »
Marie Peyraube précise n’avoir jamais eu pour objectif « d’interviewer » Redoine Faïd. « Nous étions dans une enquête très classique pour un portrait avec des interviews de copains de collège, de proches, d’avocats, de policiers, de voyous qui l’ont connu », précise-t-elle. « On sent une possible tentative de discréditer notre travail, en laissant entendre que nous voulions tendre un micro à cet homme. Ce n’est pas le cas », ajoute Mme Pigalle.
De leur côté, les services du procureur de la République de Paris disent ne pouvoir « ni confirmer ni infirmer le suivi évoqué dans l’article du Parisien, à ce stade, au vu des éléments du dossier d’instruction ». La DGPN ne commente pas non plus, renvoyant vers l’institution judiciaire. Par ses courriers, BFM-TV espère obtenir des éclaircissements. « Un journaliste ne peut en aucun cas servir de “poisson-pilote” aux magistrats et aux policiers chargés d’une enquête judiciaire », rappelle l’APJ.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Un collectif formé notamment d’intellectuels et d’artistes soutient, dans une tribune au « Monde », la création d’une « Maison des médias libres » dans le cadre du concours Réinventer Paris 2. Ils espèrent que sera ainsi créé un lieu entièrement dévolu à la liberté d’expression.
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édition abonné


« Le projet de Maison des médias libres à Paris rencontre les défis de notre époque »

Un collectif formé notamment d’intellectuels et d’artistes soutient, dans une tribune au « Monde », la création d’une « Maison des médias libres » dans le cadre du concours Réinventer Paris 2. Ils espèrent que sera ainsi créé un lieu entièrement dévolu à la liberté d’expression.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 08h36
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Nous souhaitons qu’un lieu démocratique dévolu à la liberté de la presse puisse enfin voir le jour au cœur de la capitale française. C’est pourquoi nous soutenons le projet d’une « Maison des médias libres », candidat au concours Réinventer Paris 2 de la Mairie de Paris, pour acquérir et réhabiliter – grâce à la structure ad hoc « Le Transfo » – le très symbolique immeuble « Nation 1 » situé dans le XIe arrondissement de Paris.
Ce serait à la fois un lieu public de rencontre et d’échange, d’exposition et de formation autour du journalisme, et un lieu professionnel proposant des locaux à des médias unis par la défense de l’indépendance et de la liberté de l’information. La grande diversité des promoteurs de ce projet en garantit le pluralisme, tout comme leur engagement à faire de ce lieu un espace de débat et de réflexion, d’expérimentation, de promotion de nouvelles formes de production et de diffusion de l’information, ouvert à tous les publics et accessible à tous les médias qui le souhaitent.
Le droit de savoir et la liberté de dire sont en effet deux principes fondamentaux d’une démocratie véritable, forte et vivante. Le droit à l’information, à la libre expression et à la libre critique, ainsi qu’à la diversité des opinions est une liberté fondamentale de tout être humain. Sans information libre sur la réalité, ambitieuse dans ses moyens et pluraliste dans ses fins, il ne saurait y avoir d’authentique délibération démocratique. Refusant les privilèges de naissance, de diplôme ou de fortune, d’origine ou de genre, une démocratie vraie suppose que toutes et tous soient pareillement informés pour être libres dans leurs choix et autonomes dans leurs décisions.
Paris, une ville symbolique
C’est à Paris que fut énoncée, par celui qui allait devenir le premier maire de la capitale française, la définition la plus radicale de cette liberté d’informer comme droit fondamental : « La publicité de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Dans une lettre adressée à la présidente de France Télévisions, l’ambassadrice Aliza Bin Noun demande l’annulation d’un sujet sur les blessés dans l’enclave palestinienne.
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Gaza : l’ambassade d’Israël demande l’annulation d’un reportage d’« Envoyé spécial »

Dans une lettre adressée à la présidente de France Télévisions, l’ambassadrice Aliza Bin Noun demande l’annulation d’un sujet sur les blessés dans l’enclave palestinienne.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 21h04
 • Mis à jour le
13.10.2018 à 06h27
   





                        


De l’aveu même de la représentation israélienne à Paris, il s’agit d’une requête inédite. Jeudi 11 octobre, Aliza Bin Noun, ambassadrice d’Israël à Paris, a envoyé à la présidente de France Télévision, Delphine Ernotte, une lettre demandant l’annulation de la diffusion sur France 2 d’un reportage de l’émission « Envoyé spécial » consacré aux milliers de manifestants blessés par balle le long de la bande de Gaza depuis la fin de mars, dans le cadre de « la marche du retour », ou, au minimum, un droit de réponse de l’ambassade.

Très déçue que notre demande à @France2tv de reconsidérer la diffusion du reportage “Gaza, une jeunesse blessée” à… https://t.co/fiqKCv0jve— AlizaBinNoun (@Aliza Bin Noun)


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Dans la missive diffusée jeudi par Aliza Bin Noun sur son compte Twitter, le sujet est décrit comme « susceptible d’inciter à la haine à l’encontre d’Israël et peut ainsi avoir des répercussions directes, notamment physiques, sur les Français de confession juive ». La diplomate met en cause un « amalgame fréquent entre juifs et Israël et faisant que la critique d’Israël conduit bien souvent à une alimentation de l’antisémitisme ». 
Shimon Mercer-Woods, porte-parole de l’ambassade d’Israël en France, a confirmé au Monde que ni l’ambassadrice ni aucun de ses collaborateurs ou collaboratrices n’avait été en mesure de visionner l’intégralité du reportage avant la rédaction de cette lettre et son envoi.
Près de 140 morts et 4 500 blessés
Titré Gaza, une jeunesse estropiée et diffusé jeudi soir, le reportage met au jour ce que d’innombrables médias, français et étrangers ont déjà souligné au cours de ces derniers mois : l’usage systématique des balles réelles contre les manifestants, que ceux-ci tentent de franchir la barrière ou qu’ils se tiennent à plusieurs centaines de mètres, pour certains.
Une règle d’engagement confirmée aux journalistes d’« Envoyé spécial » par un ancien soldat de Tsahal. Depuis la fin du mois de mars, la frontière de la bande de Gaza est le théâtre de violences régulières liées aux marches du retour.
Avec un pic d’intensité en mai, des milliers d’habitants de l’enclave palestinienne – ils étaient encore plus de 15 000 le 12 octobre, selon l’armée israélienne – soutenus par le Hamas se sont réunis chaque vendredi à proximité de la clôture de séparation avec Israël, certains dans le but d’avancer en sa direction, et se sont trouvés pris pour cible par des tirs à balle réelle par les soldats israéliens. Ces tirs ont causé la mort de quelque 140 personnes et ont fait près de 4 500 blessés depuis le début de ces marches.

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Polémique sur les réseaux sociaux
Shimon Mercer-Woods a dit au Monde que cette demande était la première à avoir été formulée à destination de médias français depuis que Aliza Bin Noun avait pris ses fonctions à Paris. Il a « déploré »  la diffusion du reportage, qualifié de « manipulateur et de mauvaise foi » ainsi que de « misérable ».
Il a pointé un « choix éditorial consistant à cacher à son public » la responsabilité du Hamas et accuse les journalistes d’être des « complices » du mouvement islamiste. A France Télévision, on souligne que l’intervention de l’ambassade d’Iraël a emboîté le pas à une polémique qui est vite montée sur les réseaux sociaux à la suite de la diffusion de la bande-annonce du reportage d’« Envoyé spécial ».
Yvan Martinet, journaliste de la rédaction France 2 et auteur du sujet, a déclaré au Monde être « consterné de voir l’ambassade d’Israël interférer dans [leur] ligne éditoriale avant même la diffusion ». « Je n’ai pas une virgule à enlever à ce reportage et je regrette cette tentative d’ingérence inédite et inquiétante de l’ambassade et d’autres instances et personnalités », a-t-il ajouté. Contactée par Le Monde, la direction de l’information du groupe n’a pas souhaité faire plus de commentaires.

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La prise de position de l’ambassadrice a en effet été formulée dans des termes identiques à ceux utilisés dans des déclarations publiques par des personnalités françaises proches des positions officielles du gouvernement israélien.
Dans un tweet publié jeudi, Francis Kalifat, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), instance critiquée pour son durcissement identitaire, a aussi fait le lien entre la bande-annonce du reportage, jugé critique des choix tactiques de Tsahal, et un message plus général de « haine » envers Israël, dont les conséquences seraient « dramatiques » pour les Français de confession juive.
« Haine d’Israël »
Dès le 9 octobre, soit deux jours avant la date de diffusion, Meyer Habib, député (Union des démocrates et indépendants) de la 8e circonscription des Français de l’étranger, qui comprend l’Etat hébreu et les territoires palestiniens, avait aussi dénoncé la « haine d’Israël » dont le reportage de France 2 serait porteur.
M. Habib est connu pour sa proximité avec la droite nationale religieuse israélienne et en particulier avec le Likoud, le parti du premier ministre Benyamin Néthanyahou. Sur sa page Facebook, il a qualifié la politique éditoriale d’« Envoyé spécial » d’irresponsable. « Elle (...) prépare le terrain pour de futures violences antisémites, si ce n’est un attentat », a-t-il déclaré.
M. Mercer-Woods a dit au Monde que ce type de demande, qui n’avait pas été formulé auparavant, serait employé à l’avenir en cas de diffusion de contenus « posant les mêmes problèmes » que ce reportage. En interne, à la rédaction de France 2, certains craignent que la polémique crée un précédent de nature à affecter la couverture du conflit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Le journal est paru jeudi sous la forme d’un cahier de huit pages blanches, estampillées en « une » de son titre et de ses emblèmes. Un signe de protestation face à la crise politico-économique dont la presse fait les frais.
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Le quotidien libanais « An-Nahar » tire le signal d’alarme sur la situation désastreuse du pays

Le journal est paru jeudi sous la forme d’un cahier de huit pages blanches, estampillées en « une » de son titre et de ses emblèmes. Un signe de protestation face à la crise politico-économique dont la presse fait les frais.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 12h21
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 16h35
    |

            Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)








                        



   


Le journal An-Nahar a créé la stupeur à Beyrouth, en publiant, jeudi 11 octobre, une édition vierge. Les spéculations sont allées bon train, alors que plusieurs rédactions ont mis la clef sous la porte depuis 2016.
Il ne s’agit pas d’un tomber de rideau. Nayla Tuéni, la directrice de ce qui reste de l’un des principaux quotidiens libanais – même si, en plus de dix ans, son lectorat a fondu –, a mis fin aux interrogations, en motivant ce geste à la mi-journée. En paraissant vide de contenus, An-Nahar « tire le signal d’alarme » face à « l’état désastreux du pays », a-t-elle dit lors d’une conférence de presse. « Nous allons continuer à imprimer notre journal en version papier, et la version électronique continuera aussi », a assuré l’arrière-petite-fille du fondateur du quotidien, qui fut l’un des plus grands titres du monde arabe.
« On a besoin d’un sursaut politique, pour que la situation économique s’améliore, pour tout le monde », souligne Rosana Bou Monsef, éditorialiste de la maison. L’appel sera-t-il entendu ? Depuis les élections législatives, en mai, la formation d’un nouveau gouvernement est restée mission impossible. Ce énième blocage survient sur fond d’inquiétudes quant à l’état des finances du pays.

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Une initiative diversement appréciée
Le marasme économique est bien là. La presse, déjà en crise, en fait les frais. Des publications, en panne de publicité, naviguent à vue. Depuis plusieurs années, les licenciements se multiplient dans les médias.
A la suite de la fermeture récente du quotidien Al-Anwar, le ministre sortant de l’information, Melhem Riachi, a annoncé la préparation d’un plan de soutien au secteur. L’une des propositions est d’exempter les journaux de la TVA et d’autres taxes. Mais pour Jad Melki, spécialiste des médias à la Lebanese American University, « un plan national, alors que les médias évoluent dans un environnement globalisé, a peu de chances de réussir. Le modèle financier des journaux, qui pour bon nombre ont perdu la confiance des lecteurs, doit être repensé. »
L’initiative d’An-Nahar a été très commentée, mais diversement appréciée. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes l’ont soutenue, quand d’autres, critiques vis-à-vis de la ligne politique adoptée par le journal ces dernières années, ou de ses dérives sensationnalistes, l’ont tournée en dérision. Il fait peu de doute que la « fatigue » exprimée par la rédaction face à l’incurie de la classe politique est largement partagée dans le pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Les acteurs d’Hollywood et de la Silicon Valley entendent lancer leur propre service de vidéo à la demande.
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Face à Netflix, les concurrents AT&T, Disney, ou Apple échafaudent des stratégies de riposte

Les acteurs d’Hollywood et de la Silicon Valley entendent lancer leur propre service de vidéo à la demande.



LE MONDE
 |    12.10.2018 à 11h07
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            
Peut-on encore rattraper Netflix et ses 130 millions d’abonnés dans le monde ? Certains concurrents en sont convaincus et n’ont pas renoncé à se faire une place sur le marché, en pleine croissance, de la vidéo à la demande par abonnement. L’opérateur américain AT&T vient ainsi d’annoncer, pour fin 2019, le lancement de son propre service, qui s’appuiera sur les actifs acquis par le rachat de Time Warner : les séries de HBO comme le fleuron Game of Thrones, la chaîne CNN, les films et séries de Warner ou DC Comics comme les sagas « Harry Potter », « Batman » et « Wonder Woman », la sitcom Friends et de nombreux classiques du cinéma.
Leader historique de la série d’auteur avec Les Sopranos, The Wire ou Sex and the City, HBO avait déjà lancé un service en ligne, HBO Go. Mais le rachat de sa maison mère, Time Warner, par l’opérateur téléphonique et Internet AT&T l’oblige à changer d’échelle. Il va falloir produire plus de contenus et viser davantage le grand public, a prévenu John Stankey, le PDG de WarnerMedia, la division contenus de l’opérateur, lors d’un discours interne, avant l’été.

Il ne serait toutefois pas question d’altérer le style ou la qualité des productions de HBO, qui sera le « navire amiral » de la future offre. Mais ce dernier sera entouré des autres contenus détenus par AT&T. L’ensemble proposé doit être « compétitif » avec le service de Netflix, a estimé M. Stankey lors d’une conférence organisée par le magazine Vanity Fair, mercredi 10 octobre : AT&T va donc investir davantage pour se rapprocher de l’énorme niveau de dépenses de Netflix, estimé à 8 milliards de dollars annuels (6,9 milliards d’euros), contre environ 2,5 milliards pour HBO. S’abonner à l’ensemble du bouquet de contenus d’AT & T devrait coûter plus cher que souscrire à Netflix (environ 10 dollars par mois).
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La stratégie d’AT & T rejoint celle de Disney : après le rachat...




                        

                        


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La redevance audiovisuelle va-t-elle s’adapter aux nouveaux usages ?

La contribution fiscale à l’audiovisuel public est encore fortement liée à l’usage ou non d’un téléviseur. Un principe que certains parlementaires souhaitent changer.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
11.10.2018 à 18h40
    |

                            Dorian Girard








                        


La plupart des contribuables français ont reçu ou recevront prochainement leur taxe d’habitation, à régler avant le 15 novembre, ainsi que leur contribution à l’audiovisuel public (CAP). A plusieurs reprises, l’idée d’une réforme de la redevance a fait débat. Elle ne serait plus adaptée aux usages des foyers français, selon certains députés.
Qu’est-ce que la redevance ?
La contribution à l’audiovisuel public est payée par les particuliers et les professionnels et participe au financement des organismes audiovisuels publics comme France Télévisions, Arte France, Radio France, RFO, Radio France internationale (RFI) ou l’Institut national de l’audiovisuel (INA). Elle s’élève à 139 euros en métropole et à 89 euros dans un département d’outre-mer.
Selon le projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2018, les ressources issues de la redevance étaient d’environ 3,9 milliards d’euros.


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Comment sont utilisées les recettes de la contribution à l'audiovisuel français ?
Répartition des ressources accordées aux organismes audiovisuels publics selon le projet de loi de finance pour 2018.

Source : Projet de loi de finances pour 2018



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Qui la paie ?
La contribution à l’audiovisuel public est payée à la fois par les particuliers et par les professionnels qui détiennent une télévision. En 2015, 1,2 million de personnes avaient déclaré ne pas en posséder.
En revanche, le montant est le même que l’on possède une, deux ou dix télévisions. Elle est payée en même temps que la taxe d’habitation, pour les ménages imposables.
Le nombre de foyers assujettis à la redevance a progressé au cours des dix dernières années, passant de 24,9 millions en 2006 à 27,4 millions en 2016. Mais une partie non négligeable — 4,3 millions de foyers —  bénéficie d’une exonération ou d’un dégrèvement.
Comment s’adapter aux nouveaux usages ?
La contribution actuelle ne se base que sur la possession d’une télévision et exclut de la taxation les ordinateurs, tablettes et téléphones, qui permettent pourtant d’accéder via Internet à des programmes télévisés. Or, le taux d’équipement en télévision des foyers est en baisse, il est passé de 98,3 % de l’ensemble des foyers en 2012 à 93,8 % au quatrième trimestre 2017.


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La télévision n'est plus le seul moyen de regarder la vidéo
Evolution du taux d'équipement permettant de regarder la vidéo des foyers français.

Source : Observatoire de l’équipement audiovisuel des foyers / CSA



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De plus, tous les programmes financés par la redevance ne nécessitent pas d’avoir un appareil télévisé. C’est le cas de l’ensemble des programmes de Radio France, par exemple.
C’est pourquoi la ministre de la culture, Françoise Nyssen, disait en septembre vouloir modifier cette taxe, afin qu’elle soit « déconnectée de la détention d’un téléviseur ».
Une redevance pour tous ?
La proposition de la ministre de la culture a prestement été contredite par Matignon. Mais elle a été reprise par un rapport parlementaire, publié le 4 octobre. Son auteure, la députée Aurore Bergé (LRM), souhaite elle aussi universaliser la contribution à l’audiovisuel public, par le biais d’une contribution forfaitaire par foyer, sans modifier « les exonérations sous conditions de ressources existantes ».
Une contribution devenue universelle permettrait d’abord d’anticiper une baisse des recettes de cette taxe ; baisse jugée « inéluctable à court ou à moyen terme » et liée au déclin de la consommation traditionnelle des programmes télévisés. Cela aurait aussi pour avantage d’engranger 100 à 150 millions d’euros supplémentaires chaque année, qui pourraient servir à « libérer l’audiovisuel public des contraintes publicitaires, en supprimant la publicité sur Radio France — y compris sur ses espaces numériques — et sur France 5 ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ « Mbappé incarne bien plus qu’un simple joueur de foot hors du commun. Il vit un conte de fées social, de la misère à la richesse », écrit le prestigieux magazine américain.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Kylian Mbappé, tête de proue des « leaders de demain » selon l’édition internationale de « Time »

« Mbappé incarne bien plus qu’un simple joueur de foot hors du commun. Il vit un conte de fées social, de la misère à la richesse », écrit le prestigieux magazine américain.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
12.10.2018 à 03h20
   





                        



   


Kylian Mbappé, « leader de demain ». Pour son édition internationale publiée jeudi 11 octobre, le prestigieux magazine américain Time a choisi de mettre à la « une » le jeune footballeur français et star du PSG.
« Mbappé est l’avenir du football », estime en titre le journal américain qui revient sur l’ascension fulgurante de l’enfant de Bondy, sacré, à 19 ans seulement, champion du monde cet été en Russie et auteur d’un but en finale face à la Croatie. « Sa technique footballistique à couper le souffle l’a propulsé sur le devant de la scène internationale en à peine quelques mois », constate le Time.

        Lire aussi :
         

                Bondy fête Kylian Mbappé, « son » champion du monde



« Un conte de fées social »
« Mbappé incarne bien plus qu’un simple joueur de foot hors du commun, écrit encore le magazine. Il vit un conte de fées social, de la misère à la richesse. Sa vie a débuté dans les quartiers difficiles de banlieues de Paris, où les hautes tours en passe de s’effondrer entourent le centre brillant de la ville. »
Celui qui fêtera ses 20 ans le 20 décembre fait partie des principaux prétendants au prestigieux Ballon d’or qui consacre chaque année le meilleur joueur de football de la planète, décerné le 3 décembre. Il vient d’inscrire un quadruplé avec le Paris SG contre Lyon le 7 octobre en championnat de France.
La couverture du Time tombe à pic, alors que Mbappé devrait être titulaire à la pointe de l’attaque de l’équipe de France jeudi soir contre l’Islande en match amical. Il pourrait en profiter pour grossir ses statistiques : 9 buts pour 24 sélections en bleu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Il avait notamment présenté « 7 sur 7 » au côté d’Anne Sinclair, et dirigé l’information de TF1.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Mort du journaliste Jean Lanzi, figure du petit écran

Il avait notamment présenté « 7 sur 7 » au côté d’Anne Sinclair, et dirigé l’information de TF1.



LE MONDE
 |    11.10.2018 à 00h06
 • Mis à jour le
11.10.2018 à 12h09
   





                        



   


Figure du petit écran pendant trente ans, Jean Lanzi, qui fut notamment animateur de « 7 sur 7 » avec Anne Sinclair, est mort mardi 9 octobre à l’âge de 84 ans, a indiqué mercredi le journaliste Claude Sérillon, un proche, confirmant une information de Midi Libre.
« C’était l’exemple même de l’excellent présentateur, il a pratiqué toutes les facettes du métier, a fait beaucoup de grand reportage, du sport, a été directeur de l’information à TF1. Il était très exigeant dans la vérification des faits », souligne M. Sérillon.
Le journaliste qui fut correspondant dans de nombreux pays dont le Japon, avait commencé sa carrière dans le service public en Algérie dans les années 1960, avant de présenter en 1967 le journal télévisé de la deuxième chaîne de l’ORTF.
Au début des années 1980, il entre chez TF1, qu’il quittera après sa privatisation. Au sein de la chaîne appartenant alors à l’Etat, il occupera de nombreuses fonctions : animateur de « La Maison de TF1 » avec Evelyne Dhéliat, co-animateur de « 7 sur 7 » avec Anne Sinclair de 1984 à 1987 et directeur de l’information de 1983 à 1987.
Sa disparition « m’attriste profondément. Il était un journaliste rare dans l’audiovisuel, un homme bien , loyal, droit, généreux, jamais narcissique. J’admirais son talent et j’estimais profondément l’homme », a tweeté Anne Sinclair.

La mort de Jean Lanzi m’attriste profondément. Il était un journaliste rare dans l’audiovisuel, un homme “bien”, lo… https://t.co/ge02yifZ68— anne_sinclair (@Anne Sinclair)


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Après son départ de TF1, il rejoindra France 3 dans les années 1990 pour présenter le magazine de la santé « Comment ça va ? ». Il a ensuite tourné le dos aux médias pour devenir membre du Conseil économique et social.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ La Ligue de football professionnel a décidé de reverser sa part de bénéfices générés par le parcours des Bleus au Mondial « aux 12 clubs de D1 féminine ».
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Football : une partie de l’argent de la Coupe du monde financera les clubs féminins français

La Ligue de football professionnel a décidé de reverser sa part de bénéfices générés par le parcours des Bleus au Mondial « aux 12 clubs de D1 féminine ».



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 20h56
   





                        


Le sacre mondial de l’équipe de France masculine de football, en juillet, et une part des revenus qu’il a générés serviront à financer les clubs féminins français. La Ligue de football professionnel (LFP) a annoncé, mercredi 10 octobre, qu’elle avait décidé de reverser « aux 12 clubs de D1 féminine » sa part des bénéfices générés par le parcours des Bleus, laquelle lui a été versée par la Fédération française de football (FFF).
Expliquant qu’il s’agit de « participer au développement du football féminin de haut niveau », l’instance « a décidé à l’unanimité d’attribuer aux 12 clubs de D1 féminine la partie du bénéfice de la Coupe du monde 2018 que la FFF reverse à la LFP à l’issue de cette édition marquée par le succès des Bleus ».
Cela devrait représenter environ 100 000 euros par club, selon les informations de l’AFP. Le budget de la majorité des clubs oscille entre 500 000 euros et 1 million d’euros.

        Lire aussi :
         

                Le sacre des Bleus fait les bonnes affaires de la Fédération française de football



Cette décision intervient alors que la France accueillera en juin 2019 le Mondial féminin. La présidente de l’instance, Nathalie Boy de la Tour, a évoqué « un trait d’union symbolique entre deux Coupes du monde. Pour la première fois, la LFP va directement aider les 12 clubs de D1 féminine ».
« Après le formidable succès de nos Bleus en Russie, les clubs professionnels et la Ligue seront les premiers supporteurs des Bleues » lors de cette compétition organisée dans neuf villes (Paris, Lyon, Nice, Montpellier, Rennes, Le Havre, Valenciennes, Reims, Grenoble).

        Lire aussi :
         

                Football féminin : la Division 1 prend une nouvelle dimension télévisuelle






                            


                        

                        


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<filnamedate="20181016"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181016"><AAMMJJHH="2018101619">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ L’acquisition par le principal cablo-opérateur américain du premier acteur de la télévision payante en Europe devrait rebattre les cartes dans ce secteur, explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
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« En achetant Sky, l’américain Comcast joue les trouble-fête dans le ciel européen des télécoms »

L’acquisition par le principal cablo-opérateur américain du premier acteur de la télévision payante en Europe devrait rebattre les cartes dans ce secteur, explique dans sa chronique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 11h09
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Avant Comcast, le métier de câblo-opérateur était fort rentable mais plutôt ennuyeux : fournir un robinet à chaînes de télévision, au plus de foyers possibles. La plupart du temps, en juxtaposant des monopoles locaux. Mais depuis que Brian Roberts a hérité, en 1990, de son papa l’entreprise fondée en 1963 dans le Mississippi, il n’a eu de cesse que d’animer cette activité, trop prévisible à son goût. Avec l’idée de se développer dans deux directions naturelles, les télécommunications d’un côté et la télévision de l’autre.

Comcast, devenu à coup d’acquisitions le numéro un américain du secteur, est un pionnier du concept de convergence entre les médias et les télécoms. Celui-ci a fait florès à la fin des années 1990, notamment avec Vivendi en France, et revient aujourd’hui avec force sur le devant de la scène. En bouclant ce mardi 9 octobre le rachat de Sky, le premier acteur de la télévision payante en Europe, il poursuit dans cette voie et pourrait bien troubler le jeu déjà compliqué des Européens.
Un parfum de revanche
Cette opération a un parfum de revanche pour l’insatiable Brian Roberts, puisqu’il arrache Sky au géant Disney qu’il avait essayé d’acheter en 2004. Il débarque en Europe à un moment crucial. Face au déferlement dans l’audiovisuel de géants numériques comme Netflix ou Amazon, les groupes de télévision sont sur la défensive.
Aux Etats-Unis, le phénomène provoque déjà une érosion des abonnements au câble et l’intrusion des opérateurs de téléphone, comme ATT ou Verizon, dans leur métier. En Europe, Sky est l’un des rares paneuropéens. Outre le Royaume-Uni, il est présent en Irlande, Allemagne, Autriche, Italie et Espagne. Son rachat par le géant américain devrait dont rebattre les cartes au moins dans trois domaines.
D’abord, sur le marché de l’Internet à haut débit, spécialité de Comcast et où Sky est le numéro deux en Grande-Bretagne. Il pourrait pousser son avantage en...




                        

                        


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<filnamedate="20181016"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181016"><AAMMJJHH="2018101619">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Cinq organisations de producteurs plaident, dans une tribune au « Monde », pour que la création numérique soit au cœur de la politique de développement de l’audiovisuel public.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
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« Les écrans du service public sont le lieu d’expressions dont nous avons besoin face aux GAFA »

Cinq organisations de producteurs plaident, dans une tribune au « Monde », pour que la création numérique soit au cœur de la politique de développement de l’audiovisuel public.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 11h00
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. Au printemps, nous avons tenu à Paris, en présence de plus de 80 producteurs et autres professionnels du secteur, un forum de la création numérique. Ce fut l’occasion d’échanger sur les expériences et la nouvelle donne engendrées par le numérique et les nouveaux modes de diffusion dans tous les genres de programmes. L’occasion, surtout, de formuler des propositions concrètes pour envisager avec audace un avenir qui est déjà là. Une politique audiovisuelle du numérique est indispensable. Les producteurs, conscients de leur responsabilité sociale, veulent la construire.
Dans la valeur et la nature de nos contenus, dans la définition et la réinvention de nos métiers, dans la diffusion de nos productions sur tous les écrans et tous les publics, nous voulons débattre et proposer. Le risque et la création sont des caractéristiques de la production indépendante. Pour aborder cette nouvelle ère, pour dépasser les conservatismes (qui sont aussi les nôtres), pour garder cette exigence de l’engagement, nous proposons des pistes concrètes et audacieuses. Celles-ci doivent accompagner une action publique qui doit être plus affirmée : c’est un investissement social, économique et culturel.
Nous pensons d’abord qu’il est essentiel de généraliser pour tous les âges une éducation à l’image et au numérique, à ses codes et à sa grammaire. Le numérique n’est pas un territoire étranger qui serait un nouveau monde. Nous devons apprendre – et faire comprendre – la valeur d’une donnée personnelle, le fonctionnement d’un algorithme, la mesure d’une audience. D’une manière générale, il faut exiger une plus grande transparence des plates-formes qui, si nous ne leur imposons pas à un niveau européen – comme avec la directive sur le droit d’auteur ou le règlement européen sur la protection des données (RGPD) –, ne le feront pas toutes seules. Imposer ce rééquilibrage, c’est défendre la chaîne de valeurs de nos programmes.
Structurer le marché de la...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Le site sportif assure qu’aucune donnée bancaire n’a été touchée, mais invite ses utilisateurs à changer leur mot de passe.
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Le fichier client de L’Equipe.fr victime d’une intrusion informatique

Le site sportif assure qu’aucune donnée bancaire n’a été touchée, mais invite ses utilisateurs à changer leur mot de passe.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 09h17
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 09h56
    |

            William Audureau








                        



   


Le site du quotidien sportif L’Equipe a été « victime d’un acte malveillant » au début d’octobre, a annoncé mardi 9 octobre le groupe dans un e-mail envoyé à ses clients. Il recommande aux utilisateurs ayant un compte sur L’Equipe.fr de se méfier des courriers électroniques suspects et de changer de mot de passe.
Selon les informations du Monde, une intrusion informatique a été détectée en fin de semaine dernière par les équipes techniques du groupe. « On soupçonne une fuite de données personnelles, de type e-mail, mais pas de données bancaires, car elles ne sont pas stockées chez nous », explique une source interne. Les mots de passe sont par ailleurs chiffrés dans la base de données clients, mais le site invite à les changer par « vigilance ».
Dans la soirée de mardi 9 octobre, le problème était considéré comme résolu. Mais les ingénieurs du site investiguaient encore sur la manière dont l’intrusion s’était produite, sur l’ampleur exacte de celle-ci et sur ses mobiles.
Le fichier exposé, dont le nombre d’entrées se compte en centaines de milliers, comporte aussi bien des données d’abonnés que de simples utilisateurs ayant créé un compte pour personnaliser leur expérience. En juillet 2018, au plus fort de la Coupe du monde de football en Russie, le site annonçait avoir dépassé 145 000 abonnés numériques, et a franchi les 175 000 en septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Dans le cadre des Rendez-vous de l’histoire, du 10 au 14 octobre à Blois, consacrés à « La puissance des images », Nathalie Sonnac, membre du CSA, analyse, dans une tribune au « Monde », la menace que font peser les infox (« fake news ») sur la démocratie.
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Rendez-vous de l’histoire de Blois : « La redoutable efficacité du modèle économique des infox »

Dans le cadre des Rendez-vous de l’histoire, du 10 au 14 octobre à Blois, consacrés à « La puissance des images », Nathalie Sonnac, membre du CSA, analyse, dans une tribune au « Monde », la menace que font peser les infox (« fake news ») sur la démocratie.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 09h02
    |

Nathalie Sonnac (Membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel, professeure en sciences de l’information et de la communication à l’université Panth...







                        



                                


                            
Avec 1,6 milliard d’utilisateurs, Facebook est devenu la source d’informations privilégiée des internautes, à qui elle donne gratuitement accès à des millions d’informations. Le moteur de recherche Google est, lui, une formidable porte d’entrée à tous les sites de la Toile. A eux deux, ces géants captent près de 80 % de la croissance des ressources publicitaires en ligne. Dans cet univers concurrentiel, comment saisir l’attention des utilisateurs ? Comment générer des recettes publicitaires ?
De la campagne électorale américaine au village macédonien transformé en ferme à clics en passant par le succès du site Thefakenewsgenerator.com et, en France, la loi sur la lutte contre la manipulation de l’information, la question des infox (« fake news ») a envahi le débat public, négligeant parfois la dimension économique de la question.

Dans un article du Mail & Guardian de Johannesburg, un journaliste zimbabwéen raconte qu’il ne peut pas vivre de la seule vente de ses analyses politiques. Sa solution : créer des sites en ligne avec des publications sensationnelles et mensongères. Quelques centimes par clic peuvent lui rapporter jusqu’à 5 000 dollars (4 400 euros) par mois lorsque les articles sont vus et partagés des milliers de fois.

Des pièges à clics
Le mode de production des infox est toujours le même : attirer des lecteurs avec des pièges à clics (clickbait), puis vendre l’attention des utilisateurs aux publicitaires. L’objectif : s’assurer la visibilité la plus large possible afin de devenir incontournable pour la plate-forme d’achats d’espaces publicitaires, Google Adsense.
Par son amplitude et sa viralité, le modèle économique des infox, soutenu par des couches techniques d’algorithmes puissants permettant notamment le ciblage publicitaire, menace celui des médias professionnels.

D’abord, parce que collecter, vérifier et traiter une information coûte cher. Les entrepreneurs de presse le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Dans le cadre des Rendez-vous de l’histoire, du 10 au 14 octobre à Blois, consacrés à « La puissance des images », l’historienne Sabine Effosse retrace, dans une tribune au « Monde », l’évolution de la publicité, de la réclame au big data.
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Rendez-vous de l’histoire de Blois : « La publicité, puissant adjuvant de l’économie »

Dans le cadre des Rendez-vous de l’histoire, du 10 au 14 octobre à Blois, consacrés à « La puissance des images », l’historienne Sabine Effosse retrace, dans une tribune au « Monde », l’évolution de la publicité, de la réclame au big data.



LE MONDE
 |    10.10.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
10.10.2018 à 09h33
    |

Sabine Effosse (Professeure d’histoire contemporaine à l’université de Paris-Nanterre)







                        



                                


                            

Tribune. « Ame du commerce » au XIXe siècle, la publicité a accompagné depuis deux siècles l’essor de la société de consommation puis sa massification avant un retour, aujourd’hui, à une consommation plus individualisée. Puissant adjuvant de l’économie, visant à déclencher l’acte d’achat, la publicité s’inscrit dans des espaces géographiques et se diffuse à travers différents médias, dont le dernier-né, Internet, bouleverse la donne du secteur et ses acteurs historiques.
Alors contemporaine de l’industrialisation et de la révolution commerciale qui l’accompagne, la publicité est d’abord un outil de conquête du marché. L’augmentation de la production et la baisse des prix apportent une multiplicité de biens, dont les vêtements et de nouveaux aliments. Les grands magasins et les épiceries popularisent les marques – chocolat Menier, eau Perrier – par les annonces dans la presse, mais aussi les catalogues et les prospectus. Ces marques, dont la réglementation coïncide d’ailleurs avec l’essor de la publicité, s’affichent dans l’espace urbain, au sens propre comme au sens figuré. Les lithographies ornent les murs de Paris et familiarisent les Français avec ces nouveaux produits.
Mais, d’abord diffusée par les épiciers, la publicité a « mauvaise presse », notamment auprès des industriels, que leur formation technique conduit à privilégier la fabrication au détriment de la vente. A deux notables exceptions près : le manufacturier de pneus Michelin – Bibendum s’affiche dès 1901 – et le constructeur automobile Citroën – la tour Eiffel est illuminée à son nom lors de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925.
La naissance de la « ménagère de moins de 50 ans »
Le montant des dépenses publicitaires en France demeure donc modeste jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale. La profession, encore peu organisée, suscite toujours des réserves. En 1927, lorsque Marcel Bleustein-Blanchet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ La journaliste, chroniqueuse et animatrice était au Théâtre des Bouffes du Nord, dimanche 7 octobre, dans le cadre du Monde Festival.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Journaliste, chroniqueuse et animatrice, Charline Vanhoenacker était l’invitée du Monde Festival lors d’une rencontre au Théâtre des Bouffes du Nord, le 7 octobre.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Les salariés du journal réclament notamment de connaître la feuille de route pour l’ensemble du groupe « Les Echos » - « Le Parisien », le pourvoi des postes non remplacés ou pourvus par des CDD, tout comme celui des arrêts maladie de moins d’une semaine.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Grève au « Parisien » - « Aujourd’hui en France »

Les salariés du journal réclament notamment de connaître la feuille de route pour l’ensemble du groupe « Les Echos » - « Le Parisien », le pourvoi des postes non remplacés ou pourvus par des CDD, tout comme celui des arrêts maladie de moins d’une semaine.



LE MONDE
 |    09.10.2018 à 09h06
 • Mis à jour le
09.10.2018 à 13h42
   





                        



   


Réuni en assemblée générale à Paris, le personnel du quotidien Le Parisien-Aujourd’hui en France a voté, lundi 8 octobre, une grève de vingt-quatre heures, la première depuis le rachat du quotidien par LVMH en 2015.
69 % des 286 participants à la réunion ont voté une grève non reconductible après une rencontre entre les organisations syndicales (SNEP-FO, SGJ-FO, SNJ, SNJ-CGT, SGLCE-CGT) et la direction, selon une source syndicale.
Les salariés réclament notamment de connaître la feuille de route pour l’ensemble du groupe Les Echos-Le Parisien, le pourvoi des postes non remplacés ou pourvus par des CDD, tout comme celui des arrêts maladie de moins d’une semaine.
Nouvelle AG lundi
Une nouvelle rencontre avec la direction est prévue jeudi soir et les syndicats appellent à une nouvelle assemblée générale lundi prochain.
Le groupe Amaury avait cédé le quotidien Le Parisien-Aujourd’hui en France au groupe de luxe LVMH de Bernard Arnault, déjà propriétaire des Echos, en 2015.



                            


                        

                        

