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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Jérôme X refuse de payer la facture de 11 000 euros qu’il reçoit, après les funérailles, au motif qu’il a signé simultanément le devis des opérations funéraires et le bon de commande, ce qui est contraire aux textes réglementaires.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ « On croirait l’arrestation d’un gang » s’est indigné le chef de file de La France insoumise, visé par deux enquêtes préliminaires.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Bien que consultatif, l’avis favorable du Conseil supérieur de la magistrature mardi ouvre définitivement la voie à l’officialisation de la nomination de Rémy Heitz.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Rémy Heitz, procureur de Paris : avis favorable du Conseil supérieur de la magistrature

Bien que consultatif, l’avis favorable du Conseil supérieur de la magistrature mardi ouvre définitivement la voie à l’officialisation de la nomination de Rémy Heitz.



Le Monde.fr avec AFP
 |    16.10.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 16h51
   





                        


Rémy Heitz a franchi une étape supplémentaire vers le poste de procureur de Paris : le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a rendu un avis positif pour qu’il succède à François Molins, a annoncé mardi 16 octobre la chancellerie. « Le Conseil supérieur de la magistrature a rendu un avis favorable à la proposition de nomination de Rémy Heitz au poste de procureur de la République au TGI (tribunal de grande instance) de Paris », a tweeté le porte-parole du ministère de la justice, Youssef Badr. Après l’avis du CSM, Rémy Heitz doit être officiellement nommé par décret présidentiel.
Le gouvernement a annoncé début octobre avoir choisi pour ce poste sensible, M. Heitz, un haut magistrat principalement connu pour avoir été délégué interministériel à la sécurité routière sous Jacques Chirac. L’avis du CSM n’est que consultatif. Mais un rejet du candidat du gouvernement aurait posé problème alors que la réforme constitutionnelle, dont l’examen, interrompu par l’affaire Benalla en juillet, doit reprendre en janvier, prévoit justement d’interdire au pouvoir de passer outre l’avis du CSM pour les hauts magistrats du parquet.
Polémique
De plus, la succession de François Molins a fait polémique en septembre : l’Elysée a été accusé d’intervention dans la nomination du futur procureur de Paris, qui est notamment en charge des affaires politico-judiciaires sensibles.
La ministre de la justice, Nicole Belloubet, avait auditionné trois candidats en juillet, mais tous, y compris son favori, ont finalement été recalés. Aucun n’aurait satisfait le chef de l’Etat. Et le 24 septembre, un nouvel appel à candidatures a été lancé, irritant le monde de la magistrature. Rémy Heitz, 54 ans, était depuis août 2017 directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG), poste-clé à la chancellerie pour la mise en œuvre de la politique pénale du gouvernement. Il est passé par le parquet et le siège.

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                Rémy Heitz, futur remplaçant de François Molins comme procureur de Paris ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Avant de se rétracter, Wojciech Janowski, l’ex-consul honoraire de Pologne à Monaco, avait avoué en garde à vue, assurant avoir voulu protéger sa compagne.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Procès Pastor : l’avocat du principal accusé reconnaît la culpabilité de son client pour un des deux meurtres

Avant de se rétracter, Wojciech Janowski, l’ex-consul honoraire de Pologne à Monaco, avait avoué en garde à vue, assurant avoir voulu protéger sa compagne.



Le Monde.fr avec AFP
 |    16.10.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 16h20
   





                        


Wojciech Janowski est « coupable d’avoir commandité l’assassinat » de sa belle-mère, la milliardaire monégasque Hélène Pastor, mais pas de son chauffeur, a affirmé mardi 16 octobre devant les assises des Bouches-du-Rhône son avocat, Eric Dupond-Moretti, prenant le contrepied de son client, qui niait depuis le début de son procès.

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                Hélène Pastor : chronique en 16 épisodes d’un procès qui défie la rationalité



« Ces mots que vous attendiez de lui sortent de ma bouche. Ces mots, il a tenté de les exprimer, il a voulu s’exprimer mais n’a pas été cru, il s’est vu opposer tout au long de la procédure un mépris permanent, un mépris de classe », a lancé Me Dupond-Moretti, assurant que son client, s’il était coupable, n’avait agi que dans l’intérêt de Sylvia Ratkowski.
« Le minable de service »
« Il a compris qu’il était le minable de service », a aussi lancé l’avocat, lors de sa plaidoirie, critiquant une nouvelle fois l’enquête policière et les gardes à vue.
S’il a concédé que Wojciech Janowski avait commandité l’assassinat d’Hélène Pastor, Me Dupond-Moretti a, en revanche, demandé aux jurés de l’acquitter pour l’assassinat de son chauffeur, assurant qu’il ne l’avait pas demandé, contrairement à ce qu’affirme son coach sportif. Selon ce dernier, chargé par Janowski d’organiser l’assassinat, l’homme d’affaires polonais avait demandé de tuer le chauffeur de la milliardaire et de voler son sac pour faire croire à un crime crapuleux.
Vendredi, l’avocat général Pierre Cortès avait appelé les jurés à « faire échec et mat » à Wojciech Janowski, requérant la peine maximale, la réclusion criminelle à perpétuité assortie de vingt-deux ans de sûreté à son encontre.
Dix personnes en tout comparaissent depuis la mi-septembre devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône pour leur implication présumée dans le double assassinat d’Hélène Pastor et de son chauffeur, en mai 2014 à Nice.
Avant de se rétracter, Wojciech Janowski avait avoué le meurtre en garde à vue, assurant avoir voulu protéger sa compagne, psychologiquement malmenée par sa mère selon lui. L’accusation, qui a requis vendredi la perpétuité, avançait, quant à elle, un mobile financier et soutenait qu’il voulait détourner à son profit, pour renflouer ses sociétés, la part d’héritage de Sylvia Ratkowski, la fille de la victime.

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                Wojciech Janowski à la cruelle lumière du procès Pastor






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ D’ici à 2022, les restaurants collectifs devront proposer des menus composés pour moitié de produits de qualité et équitables. Pour atteindre cet objectif ambitieux, un collectif d’élus locaux et de professionnels de la restauration en appelle, dans une tribune au « Monde », au gouvernement.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« L’Etat doit contribuer à sa juste part au déploiement d’une restauration collective plus responsable »

D’ici à 2022, les restaurants collectifs devront proposer des menus composés pour moitié de produits de qualité et équitables. Pour atteindre cet objectif ambitieux, un collectif d’élus locaux et de professionnels de la restauration en appelle, dans une tribune au « Monde », au gouvernement.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 16h43
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. La loi agriculture et alimentation votée pose des objectifs ambitieux pour les restaurants de collectivité. D’ici à 2022, 50 % de nos assiettes seront constitués de produits de qualité et équitables, dont 20 % provenant de l’agriculture biologique. Nous, restaurateurs collectifs, représentants de collectivités, élus et associations engagées sur les projets alimentaires, soutenons ces objectifs.
Seuls 3 % des produits servis dans les écoles, les hôpitaux, les entreprises, les Ehpad sont issus de l’agriculture biologique
Derrière, les enjeux sont immenses : l’accès à toutes et tous à un repas équilibré et sain par jour, la motivation de nos personnels de cuisine, le dynamisme, le lien avec nos territoires et nos producteurs… Avec trois milliards de repas servis chaque année, un milliard rien qu’en restauration scolaire, nous avons bien compris le formidable levier économique, écologique et de santé publique que représente ce secteur. Et s’il est vrai que de plus en plus de restaurants collectifs s’engagent, ne nous y trompons pas, ils font encore figure de pionniers.
Le constat est sans appel : malgré les ambitions étatiques affichées depuis des années, la part du bio servi dans nos restaurants ne décolle pas. Seuls 3 % des produits servis dans les écoles, les hôpitaux, les entreprises, les Ehpad sont issus de l’agriculture biologique. La marche est encore très haute et nous n’avons que quatre ans devant nous.

Les collectivités territoriales ont été les premières à soutenir le déploiement des projets. Mais sans un soutien financier de plus, nos efforts ne suffiront pas pour relever ce défi à l’échelle du pays. Nous demandons ainsi à l’Etat de contribuer à sa juste part au succès du déploiement d’une restauration collective plus responsable. Nous ne pouvons pas prendre le risque d’échouer collectivement.
Bonus cantine bio et locale
Une solution a été mise sur la table. Nous appelons aujourd’hui le gouvernement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Délivrance des diplômes, reconnaissance des bachelors, intégration à Parcoursup, réforme du bac... Des sujets qui ont suscité l’inquiétude lors du congrès de la Conférences des grandes écoles, relève Olivier Rollot sur son blog.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ 
<article-nb="2018/10/16/19-7">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le tribunal correctionnel a annoncé les dates du procès du maire LR de Levallois et de sa première adjointe et épouse, poursuivis pour fraude fiscale.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Les époux Balkany seront jugés au printemps

Le tribunal correctionnel a annoncé les dates du procès du maire LR de Levallois et de sa première adjointe et épouse, poursuivis pour fraude fiscale.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 13h14
   





                        



   


Soupçonnés – entre autres – d’avoir dissimulé à l’administration un patrimoine d’au moins 13 millions d’euros, Patrick et Isabelle Balkany seront jugés à Paris du 13 mai au 20 juin. Le maire Les Républicains de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) ainsi que sa première adjointe et épouse seront également jugés pour « déclaration incomplète ou mensongère » à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, chargée de contrôler les revenus des élus.

        Lire aussi :
         

                Les Balkany devant le tribunal : du « blanchiment » à « grande échelle »



Le couple est soupçonné d’avoir, « de façon habituelle », « dissimulé à l’administration fiscale des revenus occultes et un patrimoine tout aussi occulte en ayant recours à des prête-noms et à des structures offshore », selon l’ordonnance de renvoi devant le tribunal. Le patrimoine présumé caché du couple se composerait notamment d’une propriété, la Villa Pamplemousse à Saint-Martin, que Mme Balkany a finalement reconnu détenir lors de sa cinquième audition, après avoir nié en être la propriétaire.

        Lire aussi :
         

                Balkany fait voter une hausse de 56 % de son indemnité de maire de Levallois



Serait également concerné un riad à Marrakech. Ce dernier, officiellement loué par leur fils Alexandre Balkany, aurait en partie été financé par un homme d’affaires saoudien, Mohamed Bin Issa Al-Jaber, au moment où ce dernier négociait des droits à construire avec la ville de Levallois-Perret pour un projet de tours jumelles qui n’a finalement pas vu le jour.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Parité, ministère plein et entier des droits des femmes… le profil de l’équipe constituée mardi révèle quelques manquements aux engagements de campagne du président.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Parité : la composition du gouvernement ne remplit pas toutes les promesses du candidat Macron

Parité, ministère plein et entier des droits des femmes… le profil de l’équipe constituée mardi révèle quelques manquements aux engagements de campagne du président.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 13h52
    |

            Mathilde Damgé








                        


Une équipe « renouvelée, dotée d’un second souffle, mais dont le mandat politique reste le même », a commenté l’Elysée en présentant le remaniement du deuxième gouvernement de la présidence Macron. Pendant la campagne présidentielle, le candidat d’En marche ! avait formulé plusieurs promesses sur sa future équipe gouvernementale… dont certaines ont été « oubliées ».

        Lire :
         

          Remaniement : explorez les profils du gouvernement



La parité respectée, mais une distribution toujours inégale

Mon gouvernement sera paritaire. #CausettePrésidente pic.twitter.com/N59EeUd4H1— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 16 février 2017


En comptant le premier ministre, le gouvernement compte 18 hommes et 17 femmes. Parmi ces dernières, dix sont ministres de plein exercice ; les autres sont secrétaires d’Etat – un ministre assiste chaque mercredi au conseil des ministres alors que les secrétaires d’Etat ne sont convoqués que lorsqu’on parle de leurs dossiers. Seules deux femmes ont un portefeuille régalien : Nicole Belloubet à la justice et Florence Parly à la défense.


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Un gouvernement presque paritaire... en apparence
Les femmes sont moins ministres et occupent moins de postes régaliens que les hommes dans le gouvernement Philippe II, nommé mardi 16 octobre.

Source : Elysée



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Les postes clés de Matignon et des trois autres postes régaliens (affaires étrangères, économie et intérieur) restent dévolus à des hommes. Le seul ministre d’Etat, qui arrive juste après le premier ministre dans l’ordre protocolaire et peut organiser des réunions interministérielles, est un homme, François de Rugy, ancien président de l’Assemblée nationale.

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Le ministère plein et entier pour les femmes, oublié
En revanche, les femmes incarnent plutôt bien la promesse de renouvellement d’Emmanuel Macron : Emmanuelle Wargon, qui a été directrice de la communication chez Danone, et Agnès Pannier-Runacher, qui était jusque-là directrice générale de la Compagnie des Alpes, ont obtenu un secrétariat d’Etat.
Autre représentante de la société civile, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, voit son portefeuille étendu à la lutte contre les discriminations dans le cadre du remaniement de mardi. Cependant, en pleine campagne, Emmanuel Macron affirmait qu’il y aurait un ministère plein et entier des droits des femmes. Il faut croire que des arbitrages ont été faits : le ministère est devenu un secrétariat d’Etat, provoquant à l’époque de vives déceptions chez les associations et les militants.

28 avril, Macron pour un ministère des droits des femmes #Droitsdesfemmes. Loupé ! 17 mai, c'est un secrétariat d'E… https://t.co/uRxkt1EdQS— osezlefeminisme (@Osez le féminisme !)


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Les cabinets de ces nouveaux ministres doivent encore être constitués : ceux qui travaillaient pour le précédent gouvernement étaient dirigés presque aux deux tiers par des hommes.

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          Des cabinets majoritairement masculins dans le gouvernement Philippe






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Seuls 13,3 % des patients accueillis par l’association bénéficient d’une couverture maladie en France.
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Médecins du monde dénonce des difficultés croissantes d’accès aux soins pour les plus démunis

Seuls 13,3 % des patients accueillis par l’association bénéficient d’une couverture maladie en France.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 12h45
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 13h10
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


De plus en plus de mineurs sont accueillis dans les centres de soins de Médecins du monde, s’inquiète l’association dans son rapport annuel publié mardi 16 octobre, qui dénonce les difficultés rencontrées par les personnes les plus démunies pour se faire soigner.
En 2017, l’association a soigné 24 338 personnes dans ses quinze centres et est allé à la rencontre de 12 000 personnes à la rue. Plus de 98 % des personnes accueillies vivent en dessous du seuil de pauvreté et 47,6 % ne disposent d’aucune ressource. Ce sont en majorité de jeunes hommes, âgés en moyenne de 32,7 ans, dont une forte majorité d’étrangers (41,3 % en situation irrégulière ou titulaires d’un titre de séjour souvent très temporaire), précise Médecins du monde dans le 18e rapport de son Observatoire de l’accès aux soins.
Les équipes de Médecins du monde déplorent la présence accrue de mineurs (14,3 %, contre 12,8 % en 2016), dont la moitié non accompagnés, en situation d’errance et de très grande précarité : 13 % de ces jeunes vivent en squat ou en campement. Leur âge moyen s’élève à 10,2 ans et un quart de ces mineurs ont moins de 5 ans.

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Patients peu vaccinés
Les femmes, notamment jeunes, étrangères et enceintes, sont aussi de plus en plus nombreuses (5 292), et elles sont souvent peu suivies en gynécologie. Ainsi, 45,2 % des femmes attendant un enfant accusent un retard de suivi de leur grossesse. En outre, les conditions de logement de ces dernières sont particulièrement difficiles : seules 10,2 % disposaient d’un logement personnel, 26,6 % étaient sans domicile fixe, 8,5 % vivaient dans un squat ou un campement et 54,6 % étaient hébergées par une association ou par des connaissances, note le rapport.
Avec ses 61 programmes, comme la dispense de soins dans la rue, en squat, en bidonvilles, auprès de migrants, de mineurs non accompagnés, d’usagers de drogue ou de prostitués, menés dans une trentaine de villes, l’association est appelée à prendre en charge la souffrance de patients présentant des troubles psychologiques d’anxiété, de dépression, de stress (9 % des personnes, notamment parmi les demandeurs d’asile).
Ces populations sont peu vaccinées, puisque à peine un tiers des patients sont à jour pour la coqueluche, la rougeole, la rubéole et les oreillons, tandis qu’un sur deux est vacciné contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la tuberculose. Leur état de santé bucco-dentaire est dégradé, avec, en moyenne, 4,3 dents cariées et 5,7 dents manquantes.
Précarité administrative
Le rapport souligne la précarité administrative de ces publics et dénonce la complexité des démarches à entreprendre : ainsi, seuls 13,3 % bénéficient d’une couverture maladie en France. Les services publics ont tendance à réduire leur accueil et leur présence physique, et l’aide médicale d’Etat elle-même est régulièrement mise en cause par le législateur. En juin, lors du débat sur la loi asile et immigration, le Sénat avait voulu la restreindre à une aide médicale d’urgence et la ministre de la santé, Agnès Buzyn, est intervenue pour repousser ce projet.
Les démantèlements systématiques de campements, par exemple à Calais, à Dunkerque ou à la frontière franco-italienne, ainsi que les politiques d’évacuation et de harcèlement aggravent considérablement les conditions de vie et de santé des exilés, plaident les auteurs du rapport. Ils réclament un dispositif d’accueil digne de ce nom, assuré par des personnes en chair et en os, pas par site Internet interposé, et renforcé pour les besoins primaires des enfants et des adolescents, en grand danger.

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Les résultats des évaluations en CP et en CE1 font débat

Un élève de CE1 sur deux rencontre des difficultés en calcul mental, tandis que près d’un quart des enfants peinent à reconnaître les lettres en début de CP.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 12h07
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 12h24
    |

            Violaine Morin








                        


Sans surprise, les premiers résultats des évaluations de CP et CE1 ne sont pas bons. « 23 % des élèves en début de CP ont des difficultés à reconnaître les lettres et le son qu’elles produisent », a affirmé Jean-Michel Blanquer dans 20 Minutes, dimanche 14 octobre. Le ministre de l’éducation nationale a également mis en avant le chiffre de 30 % d’enfants de CE1 qui lisent « moins de 30 mots par minute, alors que l’objectif national est de 50 mots », tandis que 49 % ont des difficultés en calcul mental. Le ministère a insisté dans un communiqué sur la concordance de ces résultats avec les enquêtes internationales sur le niveau des élèves français.
Ce constat alarmiste est paru la veille de la présentation au ­Conseil supérieur de l’éducation (CSE) d’un projet de loi « pour une école de la confiance ». « Nos collègues avaient jusqu’à vendredi soir dernier pour rentrer les résultats de leurs élèves », rappelle Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-UNSA. « Alors que le ministre s’apprêtait à se confronter, ce lundi, au fait qu’il n’a consulté personne pour ce projet de loi, la communication précipitée de ces résultats donne un sentiment d’urgence qui justifierait de prendre des mesures sans en débattre. » Le CSE, dont l’avis n’est que consultatif, a rejeté lundi soir le projet de loi.
D’aucuns contestent aussi les conditions de passation de ces tests et la pertinence des moyennes nationales mises en avant par le ministre. Selon plusieurs observateurs qui s’appuient sur des remontées de terrain, les enseignants ont joué le jeu, mais les consignes n’ont pas toujours été respectées, créant des différences entre les classes et parfois dans les classes elles-mêmes. « Dans certains cas, les exercices étaient ­conçus sans égard pour le fait qu’un élève de début de CP a du mal à se repérer sur une page », plaide Stéphane Crochet, du SE-UNSA. « Les enseignants ont dû s’assurer que certains avaient bien le doigt sur la bonne image. » On imagine bien que, dans d’autres classes, les maîtres ne l’ont pas fait.
Mauvais message
Pour Roland Goigoux, spécialiste de la lecture à l’université de Clermont-Ferrand, il y a deux poids, deux mesures entre la communication du ministre à destination du grand public et celle des concepteurs du test auprès des enseignants au sujet des « moins de 30 mots par minute, alors que l’objectif national est de 50 mots ». L’objectif en fin de CP, selon le livret « pour enseigner la lecture et l’écriture au CP » envoyé au printemps dans les écoles, est bien de 50 mots par minute. Mais le « seuil d’alerte » établi par le ministère, au-delà duquel on considère qu’il faut surveiller un enfant, est de 29 mots. Le seuil des élèves en situation « fragile » s’établit, selon les études, autour de 11 ou 12 mots.
Dans le cercle des spécialistes des apprentissages scolaires, c’est également le contenu même des évaluations que l’on questionne. Dans l’un des exercices proposés en début de CP, les enfants doivent entourer (dans une suite de lettres), celle qui correspond au premier son d’un mot prononcé par le professeur, par exemple le « f » de « feuille ». « Cela suppose d’être capable de discriminer un son au début d’un mot, chose qui n’est pas au programme de maternelle », pointe Roland Goigoux. Pour Franck Ramus, chercheur en sciences cognitives et membre du Conseil scientifique de l’éducation nationale qui a conçu les tests, si cet exercice porte en effet sur des compétences qui ne sont pas au programme de maternelle, « il permet de savoir où chaque élève en est, et c’est utile pour l’enseignant ».
C’est justement là que le bât blesse : ces tests ont d’abord été présentés comme étant à destination des enseignants. Ceux-ci vont recevoir les résultats détaillés de leurs élèves, ainsi que des propositions de ressources pédagogiques adaptées sur la ­plate-forme Eduscol. Pour Stéphane Crochet, cette communication envoie un mauvais message. « Les enseignants découvrent par voie de presse des résultats nationaux, alors qu’on leur avait bien dit qu’il s’agissait d’outils pédagogiques qui leur étaient destinés. »

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Fallait-il publier des moyennes nationales de résultats à ces évaluations ? Pour Stanislas Dehaene, chercheur en neurosciences et membre du Conseil scientifique de l’éducation nationale, les résultats, intéressants à grande échelle pour les chercheurs, sont d’abord des outils pour les professeurs. Ces spécialistes attendent d’ailleurs avec impatience les tests de mi-CP. « C’est là qu’on verra réellement la progression des élèves et qu’on pourra proposer des outils de ­remédiation aux enseignants pour les élèves qui ont des difficultés ­d’apprentissage de la lecture », explique Franck Ramus.
En toile de fond de ces résultats se joue un autre tableau : le devenir du Cnesco, l’instance d’évaluation indépendante du système scolaire, dont la transformation en une nouvelle instance est prévue dans le projet de loi. Or, le Cnesco a pour rôle d’évaluer la méthodologie des évaluations internationales et nationales. Ce que, dans le cas des tests de CP et CE1, il n’aura sans doute pas le temps de faire.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Des juges d’instruction ont décidé de ces gardes à vue dans le cadre de l’enquête sur les attentats commis en mars dans l’Aude par Radouane Lakdim.
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Attentats de Trèbes et Carcassonne : six personnes placées en garde à vue

Des juges d’instruction ont décidé de ces gardes à vue dans le cadre de l’enquête sur les attentats commis en mars dans l’Aude par Radouane Lakdim.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 12h46
   





                        



   


Six personnes ont été placées mardi 16 octobre en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur les attentats commis en mars à Trèbes et Carcassonne (Aude) qui avaient coûté la vie à quatre personnes, dont le gendarme Arnaud Beltrame, a annoncé l’Agence France-Presse citant une source judiciaire.
Selon cette source, ces gardes à vue ont été décidées sur commission rogatoire des juges d’instruction. Plusieurs opérations ont été menées dans divers endroits de Trèbes, une ville très touchée par les inondations. Des perquisitions et des auditions libres ont aussi été effectuées à Toulouse (Haute-Garonne).
Selon une source policière, une centaine de policiers du RAID ont été mobilisés dès 6 heures du matin dans ces opérations.

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Le 23 mars, un assaillant djihadiste, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d’entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client, ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’était livré comme otage à la place d’une femme.
Le djihadiste avait été abattu par le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale. L’attaque avait été revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI).
La compagne de Lakdim en détention provisoire
A la fin de mars, la compagne de Radouane Lakdim, Marine P., une jeune convertie à l’islam, avait été mise en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placée en détention provisoire. Le procureur de Paris François Molins avait à l’époque affirmé que « sans antécédent judiciaire », la jeune fille convertie à âge de 16 ans présentait « tous les signes d’une radicalisation ».
Lors de son interpellation, elle avait crié « Allahou Akbar [Dieu est grand] ! » et avait posté sur Internet, le matin des attentats, une sourate promettant « l’enfer » aux « mécréants », selon le procureur.
Comme Radouane Lakdim, 25 ans, petit délinquant radicalisé de Carcassonne, Marine P. était « fichée S » – c’est-à-dire susceptible de constituer un risque pour la « sûreté de l’Etat » – en raison de sa « fréquentation des milieux islamistes radicaux », selon une source proche de l’enquête.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Pour Nicole Belloubet, la clé du succès de la réforme de la justice, actuellement débattue au Parlement, réside dans la numérisation des procédures.
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La justice multiplie les chantiers numériques

Pour Nicole Belloubet, la clé du succès de la réforme de la justice, actuellement débattue au Parlement, réside dans la numérisation des procédures.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h30
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
Alors que le projet de loi de programmation et de réforme de la justice est en débat au Sénat, Nicole Belloubet, garde des sceaux, a réaffirmé, lundi 15 octobre, devant la presse « l’enjeu absolument majeur de la transformation numérique ». « Si cette transformation n’a pas lieu, alors la réforme de la justice sera un échec », a-t-elle dit lors d’une présentation des chantiers en cours.
Déjà, depuis le 26 septembre, tous les citoyens peuvent obtenir en ligne leur extrait de casier judiciaire (bulletin n° 3). Si 95 % des usagers faisaient cette demande par Internet, ce document leur était jusqu’ici adressé par voie postale. En 2017, 3,2 millions d’extraits de casier judiciaire ont ainsi été envoyés à des particuliers. Le bulletin n° 3, exigé pour accéder à certains emplois, concours, ou des procédures comme l’adoption, recense les condamnations à des peines supérieures à deux ans de prison sans sursis, certaines déchéances ou incapacités en cours d’exécution, ainsi que les mesures de suivi sociojudiciaire et les peines d’interdiction d’exercer une activité en contact avec des mineurs.

530 millions d’euros
Mais ce sont surtout les chantiers de Portalis et celui de la procédure pénale qui occupent le ministère et sa nouvelle secrétaire générale, Véronique Malbec, l’ex-procureure générale de la cour d’appel de Versailles qui a remplacé en septembre le conseiller d’Etat Stéphane Verclytte. Prévu par la loi sur la justice du XXIe siècle de novembre 2016, le portail du service d’accueil unique du justiciable se concrétise. Le greffier chargé de l’accueil dans un tribunal pourra renseigner les justiciables sur l’état d’avancement de leur procédure pénale ou civile, même si elle est engagée dans une autre juridiction. Testé depuis le printemps à Marseille et à Caen, ce portail sera déployé d’ici l’été 2019 dans 461 sites de justice.
En parallèle, le portail Justice.fr, pour le moment uniquement informatif sur les différents...




                        

                        


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« Le paysage associatif se transforme nettement »

Le monde des associations reste un corps social divers et actif, malgré le manque de diversité dans leur composition sociale et la baisse des financements publics, expliquent Hugues Sibille et Viviane Tchernonog dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 12h03
    |

Hugues Sibille (Président de la Fondation Crédit Coopératif) et Viviane Tchernonog (Chercheuse invitée au Centre d’économie de la Sorbonne CNRS-uni...







                        



                                


                            
Tribune. Vu de loin, le paysage associatif paraît immuable. De près, il se transforme. La base du tableau, les petites associations, s’élargit sensiblement, tandis que le sommet, les moyennes et grandes, se concentre. Au premier plan, le modèle économique change nettement : pour la première fois, le budget associatif consolidé stagne entre 2011 et 2017, et les subventions publiques ne représentent plus qu’un euro sur cinq. Il est es­sentiel de disposer de données plus régulières pour suivre ces mutations, et l’actualité ­invite à mieux connaître ce que pourrait être une « société de l’engagement ».
La France compte 1,5 million d’associations, immense biodiversité citoyenne. Sa démographie est positive, avec 200 000 associations de plus qu’en 2011, soit une augmentation de 2,4 % par an. Ce sont pour l’essentiel de petites associations locales de bénévoles. Les associations employeuses, elles, amorcent un léger recul en nombre. Ces chiffres témoignent d’un fort désir d’engagement, corroboré par le rythme élevé de développement du bénévolat.
Le nombre d’heures bénévoles augmente de 4,9 % par an, soit 1,4 million d’équivalents temps plein. Ces chiffres ne sont pas assez pris en compte dans la comptabilité nationale et les indicateurs de ­richesse. Si l’on écarte tout critère de durée minimale, ce sont 22 millions de Français qui donnent de leur temps. De nouvelles attitudes émergent et des formes d’engagement « informel » se développent, tels les collectifs citoyens, sans personnalité morale.
Des « parcours d’engagement »
Il faut se réjouir d’un dynamisme témoignant d’une société française active, gage de démocratie et de lien social. Par comparaison, certaines sociétés d’Europe de l’Est, où la société civile ­organisée est menacée, inquiètent. Mais il ne faudrait pas pour autant céder à une euphorie française pour deux raisons.
La première tient aux gouvernances. De nombreuses associations peinent à renouveler leurs conseils...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Une quinzaine de perquisitions ont été organisées mardi matin dans le cadre de deux enquêtes. M. Mélenchon a réagi en direct et en vidéo sur Facebook.
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Perquisitions chez Jean-Luc Mélenchon et au siège de La France insoumise

Une quinzaine de perquisitions ont été organisées mardi matin dans le cadre de deux enquêtes. M. Mélenchon a réagi en direct et en vidéo sur Facebook.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 15h27
   





                        


Une quinzaine de perquisitions se déroulent, mardi 16 octobre au matin, dans l’environnement de La France insoumise. Selon une source proche de l’enquête, interrogée par Le Monde, trois de ces perquisitions visent le siège du Parti de gauche, le siège de La France insoumise (LFI) et le domicile de son chef de file, Jean-Luc Mélenchon, qui l’a filmée et postée lui-même sur son compte Facebook.



« Vous me trouvez une drôle de tête, c’est parce que je fais l’objet d’une perquisition depuis 7 heures du matin chez moi, ainsi qu’au siège du Parti de gauche ainsi qu’au siège de la LFI », dit-il dans cette vidéo. « Toute ma maison est remplie de gens : s’il vous plaît, dites partout que ceci est un acte politique, une agression politique », ajoute-t-il, appelant à un rassemblement devant le siège de LFI à Paris, à 11 h 30.
« Vous voyez je ne me soustrais pas à la loi, elle s’applique. Les gens fouillent chez moi et je ne dis rien. Il ne me reste qu’une chose : ma dignité de parlementaire et d’homme politique. Et maintenant je me défends avec la seule chose que je peux faire : protester. »
Deux enquêtes ouvertes par le parquet de Paris
Selon cette source, ces perquisitions sont réalisées par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Paris.
La première est relative à l’emploi d’assistants parlementaires européens. Les enquêteurs veulent savoir si des fonds européens destinés à l’emploi d’assistants d’eurodéputés ont été utilisés pour rémunérer des collaborateurs du parti politique. Il s’agit de l’élargissement, en juillet 2017, de l’enquête visant le Front national.
La seconde a été ouverte en mai 2018, à la suite d’un signalement du président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) visant les comptes de la campagne présidentielle 2017, soupçonnés d’irrégularité.
Dans un communiqué, LFI souligne que l’enquête sur les emplois fictifs du Parlement européen a été ouverte à la suite d’« une dénonciation d’une élue d’extrême droite, Sophie Montel, qui avouait elle-même qu’elle n’était pas sérieuse. Elle parlait en effet d’un “pied de nez” ».
« Concernant les comptes de campagne pour l’élection présidentielle de 2017, la commission nationale des comptes de campagne a validé le 13 février 2018 les comptes de Jean-Luc Mélenchon sans aucune irrégularité. Ce n’est pas le cas pour ceux d’Emmanuel Macron pour lequel des irrégularités ont été notées. Afin de prouver publiquement son honnêteté, Jean-Luc Mélenchon a demandé le 8 juin 2018 le réexamen de tous les comptes de campagne », se justifie le mouvement.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Editorial. L’addiction aux opiacés est désormais la première cause de mort par overdose en France. Cette situation nécessite, notamment, de beaucoup mieux informer les patients sur les risques d’addiction auxquels ils s’exposent.
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Médicaments antidouleurs : overdose sur ordonnance

Editorial. L’addiction aux opiacés est désormais la première cause de mort par overdose en France. Cette situation nécessite, notamment, de beaucoup mieux informer les patients sur les risques d’addiction auxquels ils s’exposent.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 17h03
   





                        


Editorial du « Monde ». La première cause de mort par overdose en France n’a pas pour origine l’absorption de drogues illégales, mais celle de médicaments, prescrits au grand jour, par des médecins, dans le but de soulager la douleur de leurs patients. Avec plus de 500 décès chaque année, les traitements opiacés tuent davantage que l’héroïne et la méthadone réunies. Et encore, le chiffre, de l’aveu même des spécialistes, est significativement sous-évalué.
Le fléau est encore loin d’atteindre le stade pandémique des Etats-Unis. En 2017, plus de 48 000 patients ont succombé à une surdose d’antalgiques, un chiffre en constante augmentation. L’ampleur est telle que des études font un lien direct avec le recul de l’espérance de vie aux Etats-Unis, un phénomène inédit depuis la seconde guerre mondiale dans un pays développé.

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Les recherches sur des dérivés de la morphine afin de diversifier ses modes d’administration et de réduire ses effets secondaires datent d’une trentaine d’années. Une poignée de laboratoires ont multiplié les brevets à partir d’une molécule qui a longtemps suscité la méfiance du corps médical et des patients car associée à la toxicomanie ou aux soins palliatifs. Mais aux Etats-Unis, un lobbying intensif, un matraquage marketing efficace et un cadre législatif déficient ont réussi à surmonter les réticences, contribuant à banaliser ces médicaments opiacés. Plusieurs centaines de milliers de morts plus tard, les procès contre les laboratoires se multiplient, tandis que les pouvoirs publics américains ont toutes les peines du monde à enrayer le phénomène.
Sensibiliser les médecins généralistes
Il faut se féliciter que la France soit restée, jusqu’à présent, relativement épargnée. La publicité pour un médicament y est beaucoup plus réglementée qu’aux Etats-Unis. Par ailleurs, les prescriptions sont plus encadrées. Les antalgiques les plus puissants sont ainsi classés comme stupéfiants. S’ajoutent enfin des réticences d’ordre culturel. La France a traditionnellement une approche des traitements antidouleurs plus restrictive que les pays anglo-saxons.
Toutefois, les Français ne sont pas immunisés contre les dérives liées au recours à ce type de médicaments. Depuis 2000, le nombre de morts par opiacés a augmenté de 172 %, les hospitalisations ont été multipliées par trois et, en moins de quinze ans, les ventes d’Oxycodone, l’un des principaux produits responsables de l’épidémie américaine, ont bondi de 1 950 %.

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Même si les chiffres en valeur absolue restent contenus, cette évolution spectaculaire doit nous alerter. Les abus sur les médicaments psychotropes, comme les benzodiazépines, prescrits au long cours, alors qu’ils sont à l’origine d’effets délétères, montrent qu’il est extrêmement compliqué de lutter contre les mésusages, une fois que les prescriptions se sont généralisées.
Dans le cas des antalgiques, il est nécessaire de redoubler de vigilance. Cela passe d’abord par une meilleure information des patients sur les risques d’addiction auxquels ils s’exposent. Il faut aussi davantage sensibiliser les médecins généralistes. Avec le développement de la médecine ambulatoire, ceux-ci se retrouvent de plus en plus sous la pression de malades qui rentrent chez eux avec des prescriptions présentant des risques d’addiction. Cette prévention est d’autant plus nécessaire qu’il ne faudrait surtout pas tomber dans une diabolisation du traitement de la douleur, alors que l’arsenal thérapeutique reste relativement limité.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Cette Parisienne qui s’est fait passer pour une victime de la fusillade sur la terrasse du Carillon sera également soumise à une obligation de soins.
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Six mois ferme pour Alexandra D., fausse victime des attentats du 13-Novembre

Cette Parisienne qui s’est fait passer pour une victime de la fusillade sur la terrasse du Carillon sera également soumise à une obligation de soins.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 09h53
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 11h12
   





                        


Alexandra D., Parisienne de 33 ans qui a reconnu s’être fait passer pour une victime des attentats djihadistes du 13 novembre 2015, a été condamnée mardi à Paris à deux ans de prison, dont six mois ferme, pour escroquerie et faux témoignage.
Le tribunal correctionnel a assorti les dix-huit mois de sursis d’une mise à l’épreuve comprenant notamment une obligation de soins. La jeune femme était notamment jugée pour avoir escroqué le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme (FGTI) et autres infractions pénales à hauteur de 20 000 euros mais aussi l’Association française des victimes du terrorisme, grâce à laquelle elle avait bénéficié d’un stage thérapeutique dans un hôtel en Normandie.
« La justice montre qu’elle peut être intelligente », a réagi le défenseur d’Alexandra D., William Bourdon, saluant une « décision équilibrée, modérée ». Selon l’avocat, ce jugement « prend en compte la défense » de l’accusée, « ses aveux courageux et en même temps la démonstration du fait que la cupidité n’était pas sa ligne rouge ». Le parquet avait requis dix-huit mois ferme, soulignant au contraire un dossier « marqué par la cupidité » de celle qui avait relancé dix fois le FGTI.

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Lors de son procès, le 2 octobre, la jeune femme avait avoué en pleurant qu’elle était « coupable » et « demandé pardon ». Le soir du 13 novembre 2015, cette habituée du bar le Carillon avait prévu d’y aller avant de changer de programme. Les attentats les plus sanglants commis en France, qui avaient ciblé des terrasses de cafés, la salle du Bataclan et le Stade de France, avaient fait 130 morts.
Ecrasante « culpabilité »
Après l’attentat du Carillon, dans lequel elle aurait « perdu des connaissances », avait surgi une écrasante « culpabilité », avait-elle assuré : « Est-ce que j’aurais pu les sauver ? » Dans sa tête, le « j’aurais dû y être » était devenu « j’y étais ».
Photos d’une cicatrice à l’appui, elle avait assuré, sur les réseaux sociaux, avoir été touchée au coude par une rafale de kalachnikov. Elle avait porté plainte et s’était rapprochée de l’association de victimes Life for Paris. Son inscription sur la « liste unique des victimes » établie par le parquet lui avait ouvert des droits à l’indemnisation par le FGTI.
De nombreuses incohérences dans son récit avaient éveillé l’attention et conduit à l’ouverture d’une enquête.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Le laboratoire produit l’OxyContin, un antidouleur fort qui peut induire des addictions. Nous l’avons interrogé sur la montée des overdoses liées au mésusage de cette classe de médicaments, observée aussi en France.
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Opioïdes : quatre questions au laboratoire Mundipharma

Le laboratoire produit l’OxyContin, un antidouleur fort qui peut induire des addictions. Nous l’avons interrogé sur la montée des overdoses liées au mésusage de cette classe de médicaments, observée aussi en France.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 09h50
    |

            Nathaniel Herzberg (propos recueillis par)








                        



                                


                            
L’OxyContin, un opioïde fort produit par la société Mundipharma, a connu une progression de 1950 % depuis 2004. Alors que les antalgiques sont devenus la première cause d’overdoses mortelles en France, Agnès Gentils, directrice des affaires pharmaceutiques du laboratoire, répond à nos questions.
La crise des opioïdes est mondiale. Les médicaments antalgiques, et notamment les spécialités d’oxycodone, sont mis en cause. Que répondez-vous ?
Nous comprenons que la situation aux Etats-Unis soit considérée comme étant une crise liée aux opioïdes, mais nous sommes en revanche en désaccord sur le caractère mondial de cette crise. La situation en France est très différente de celle des Etats-Unis.
Lorsque les médicaments opioïdes sont utilisés de manière appropriée et qu’ils font l’objet d’un suivi adéquat, ils jouent un rôle important dans la prise en charge de certains types de douleurs. Les opioïdes forts ont été approuvés par les autorités de santé dans le traitement des douleurs sévères qui ne peuvent être suffisamment traitées que par des analgésiques opioïdes forts, en particulier dans les douleurs d’origine cancéreuse.

Cependant l’oxycodone, au même titre que tous les autres opioïdes, peut provoquer des effets indésirables et fait d’ailleurs l’objet de mises en garde spéciales listées dans le résumé des caractéristiques du produit. Par conséquent, nous avons toujours été vigilants sur la manière dont nous assurions la promotion de ces produits et sur l’information délivrée aux professionnels de santé afin qu’ils prescrivent ces produits de manière appropriée et conformément au bon usage.
En France, le bon usage des opioïdes est supporté par le système français qui encadre strictement la prescription, la délivrance et l’usage des opioïdes forts. La communication des laboratoires auprès des professionnels de santé est très réglementée et les sociétés savantes émettent des recommandations de bon usage suivies...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Haut fonctionnaire très proche du président, le secrétaire d’Etat a été nommé auprès de Jacqueline Gourault, qui prend la tête d’un grand ministère des territoires.
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Julien Denormandie chargé de la ville et du logement

Haut fonctionnaire très proche du président, le secrétaire d’Etat a été nommé auprès de Jacqueline Gourault, qui prend la tête d’un grand ministère des territoires.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 09h43
    |

            Cédric Pietralunga et 
Isabelle Rey-Lefebvre








                        



   


L’élève modèle de la Macronie poursuit son ascension. Jusqu’ici secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, où il officiait dans l’ombre du radical Jacques Mézard, Julien Denormandie, 38 ans, a été nommé ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, chargé de la ville et du logement. Un portefeuille qui vient récompenser une fidélité et un engagement jamais démentis auprès d’Emmanuel Macron.

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Très proche du chef de l’Etat, qu’il tutoie en privé, le haut fonctionnaire a fait toute sa carrière dans l’administration. Diplômé de l’Ecole nationale des eaux et forêts, l’ingénieur travaille au Trésor lorsqu’il est repéré en 2012 par Rémy Rioux, le directeur de cabinet de Pierre Moscovici à Bercy, qui cherche un conseiller pour le commerce extérieur. Bon connaisseur de l’Afrique – il a passé deux ans à l’ambassade de France au Caire et fait son stage de fin d’études à Niamey –, le trentenaire obtient facilement le poste.
« Feuille blanche »
Depuis l’Elysée, où il conseille François Hollande sur les affaires économiques, Emmanuel Macron repère vite le jeune homme, de deux ans son cadet. Les deux partagent une envie de « remuer la vase » et affichent la même défiance vis-à-vis des hommes politiques. « J’ai vu beaucoup de ministres qui ne travaillaient pas », dit Julien Denormandie. A l’été 2014, il envisage même de rejoindre le privé avec le futur chef de l’Etat, qui entreprend de monter une start-up d’enseignement à distance.
Finalement rattrapé par François Hollande, qui le nomme ministre de l’économie, Emmanuel Macron embarque naturellement à Bercy son conseiller, qui se rend très vite indispensable. « C’est un entrepreneur du public, vous lui donnez une feuille blanche, il se débrouille », expliquait Rémy Rioux, aujourd’hui patron de l’Agence française de développement, peu après l’entrée de M. Denormandie au gouvernement.
Surtout, le jeune haut fonctionnaire gagne la confiance du futur chef de l’Etat. Comme lui, et bien que père de quatre enfants – le dernier né durant la campagne –, il avale les dossiers au kilomètre, dîne tous les soirs au bureau, ne dort « jamais plus de cinq heures d’affilée ». « Il lui ressemble tellement qu’on a du mal à les distinguer », explique un ex-membre du cabinet de Bercy.
Signe de cette confiance, au printemps 2016, Julien Denormandie est le premier envoyé par Emmanuel Macron pour structurer En marche !, le parti qu’il vient de créer, au côté d’Ismaël Emelien, autre proche conseiller. « Julien a tenu le mouvement à bout de bras, félicite un ex-cadre. Après la victoire à la présidentielle, c’est aussi le seul qui est resté pour préparer les législatives, alors que tous les autres se battaient pour un poste à l’Elysée. »
Lors de son passage à l’hôtel de Castries, le trentenaire a laissé une impression mitigée, formant un tandem contrasté avec Jacques Mézard, que tout oppose. L’un a 70 ans, est rompu à la politique, proche des élus notamment ruraux, tandis que Julien Denormandie apparaît technocrate, loin du terrain, presqu’arrogant et peu familier avec le secteur sauf sur les questions numériques.
Homme de dossiers, il s’est néanmoins plongé dans les arcanes du logement et a acquis une réelle maîtrise des dossiers, et semble même aimer la matière. Il écoute et en tant que catholique montre une certaine sensibilité sur les questions de pauvreté et notamment la question des sans-abri.
Mais le bilan de dix-huit mois d’exercice du pouvoir est pour le moment décevant. Le fameux « choc d’offre » de construction censé faire baisser le prix des logements se fait attendre : le nombre de permis de construire est en recul de 5 % à fin août sur un an, tout comme la production de logements sociaux. Pourtant, les besoins sont aigus, avec près de 2 millions de demandeurs de HLM, un chiffre en hausse de 10 % sur un an. Les coupes budgétaires infligées aux organismes HLM bousculent aussi le secteur, en pleine restructuration. Pour autant, Julien Denormandie repète volontiers que son passage en politique est temporaire, et envisage toujours de rejoindre le privé voire de fonder une entreprise : « J’ai deux jambes, une publique, l’autre privée. Je veux continuer à marcher. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ L’ancien patron de la DGSI a été nommé mardi secrétaire d’Etat. Il devra coordonner les services de police, de gendarmerie, ainsi que le renseignement.
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Laurent Nuñez nommé bras droit de Christophe Castaner au ministère de l’intérieur

L’ancien patron de la DGSI a été nommé mardi secrétaire d’Etat. Il devra coordonner les services de police, de gendarmerie, ainsi que le renseignement.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 09h41
    |

            Nicolas Chapuis








                        



   


Laurent Nuñez ne sera pas resté longtemps à la tête de la Direction générale de la sécurité intérieur (DGSI). Le grand patron du renseignement, nommé en juillet 2017, devient le bras droit de Christophe Castaner, le nouveau ministre de l’intérieur. Nommé secrétaire d’Etat, mardi 16 octobre, il aura la lourde charge de coordonner les services de police, de gendarmerie, ainsi que le renseignement, autant de maisons qu’il connaît bien.

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Ce n’est pas la première fois que la carrière de ce préfet de 54 ans connaît une accélération brusque. Dans une autre vie, Laurent Nuñez, fils de pieds noirs débarqués à Bourges en 1962, en provenance d’Oran, a été inspecteur des impôts, après avoir décroché une maîtrise en droit et un DESS en gestion des collectivités locales. Celui qui rêvait de devenir commissaire fait ses premières armes à Bercy.
Laurent Nuñez passe sur le tard le concours interne de l’ENA et intègre la promotion Cyrano de Bergerac. Il en sort en 1999 et obtient un poste au ministère de l’intérieur où il est chargé de gérer les carrières préfectorales. Après quelques années et un premier détour par Vesoul (Haute-Saône), il se confronte aux difficultés du terrain en devenant directeur de cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis de l’époque, Claude Baland. Une première promotion qui en appellera rapidement d’autres.
« Il faisait l’unanimité »
Après Bobigny, changement de décor, direction Bayonne. Au Pays basque, où il restera comme sous-préfet de 2010 à 2012, cet amateur de corrida se fait une première expérience dans la gestion du terrorisme, version ETA, comme un avant-goût de ses futures attributions.
En 2012, il est rappelé à Paris où il devient directeur de cabinet du préfet de police, Bernard Boucault, un poste hautement stratégique. Il y restera jusqu’en 2015. « Il faisait l’unanimité, témoignait en 2017 son patron d’alors. C’est quelqu’un d’opérationnel, qui sait aussi traiter des sujets de fond et a des compétences managériales. »
Laurent Nuñez ne reste jamais plus de deux ou trois ans en poste. Mais partout où il passe, comme à la préfecture de police de Marseille entre 2015 et 2017, il laisse l’image d’un haut fonctionnaire intelligent, compétent, gros bosseur. Dans la cité phocéenne, il a été très actif sur le front de la lutte contre le narcobantitisme, à travers, par exemple, le « pilotage opérationnel renforcé », destiné au partage du renseignement entre police judiciaire et sûreté départementale. Afin de lutter contre les règlements de comptes, il a encouragé la « méthode proactive » consistant à identifier et faire incarcérer les malfaiteurs susceptibles de commettre ces assassinats en conduisant contre eux des enquêtes pour association de malfaiteurs notamment.
Surtout, M. Nuñez semble adepte du travail collectif, dans un milieu souvent peu enclin à partager les informations. C’est ce qui lui vaudra d’hériter du prestigieux poste de patron de la DGSI au début du quinquennat d’Emmanuel Macron, en remplacement de Patrick Calvar. Depuis son bureau à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), il se retrouve à la tête d’un service de renseignement fort de plus de 4 000 hommes, en première ligne notamment de la lutte antiterroriste.
Le défi, à l’époque, est déjà de coordonner les différentes forces de sécurité en France qui interviennent pour prévenir les attentats. Une expérience qui lui servira dans son nouveau poste à Beauvau. Laurent Nuñez peut ajouter à ses atouts une grande connaissance de la maison police et de celle du renseignement, sans pour autant être directement issu de l’une ou de l’autre, ce qui comporte ses avantages. Dans le JDD, en 2017, il assurait qu’il n’avait, dans sa carrière, « jamais rien demandé ni fait campagne pour quoi que ce soit ». Jusqu’à présent, la méthode fonctionne à merveille.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Aucune rivalité n’est connue entre les quartiers de la victime et des agresseurs. Les policiers s’interrogent sur une hausse des rixes en Ile-de-France.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/10/2018
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Aux Lilas, l’incompréhension face à la mort d’un garçon de 13 ans, roué de coups

Aucune rivalité n’est connue entre les quartiers de la victime et des agresseurs. Les policiers s’interrogent sur une hausse des rixes en Ile-de-France.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 17h09
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            
Ce devait être un duel. Ce fut une exécution. Samedi 13 octobre, vers 19 heures, aux Lilas, en Seine-Saint-Denis, un adolescent de 13 ans a été roué de coups par une bande de jeunes munis de barres de fer. Il est mort à l’hôpital le lendemain. Lundi 15 octobre, cinq mineurs âgés de 14 à 17 ans ont été placés en garde à vue.
La victime était originaire de Bagnolet et venait régulièrement rendre visite à sa cousine dans le quartier des Sentes, que les habitants appellent Vini, du nom de la première enseigne qui s’est installée dans la cité au début des années 1970, le supermarché Viniprix. C’est à quelques mètres de là que s’est déroulé le drame, dans le renfoncement mal éclairé d’une petite rue tranquille, à la lisière de Romainville.

Les assaillants, eux, habitent Les Lilas. « Entre Les Lilas et Romainville, c’est une très vieille histoire, en revanche, il n’y a aucun passif avec Bagnolet », affirme un jeune homme du quartier. Ici, personne n’a jamais entendu parler d’une rivalité opposant Les Lilas à Bagnolet. « De mémoire, nous non plus », indique une source proche de l’enquête.
Pour les jeunes, il s’agit d’un rendez-vous qui a mal tourné entre deux collégiens qui « s’insultaient » dès qu’ils se croisaient « depuis un moment » pour des « embrouilles » dont personne ne semble connaître la cause, explique Mickaël (tous les prénoms ont été modifiés), 14 ans. « Ils devaient se voir samedi pour régler ça en face-à-face, mais le garçon des Lilas a ramené toute sa bande pour le taper », raconte Leïla, 13 ans, en classe de 4e.
Les CRS quadrillent le territoire
Leïla et ses copines disent connaître « le jeune des Lilas » et tout savoir de sa « mauvaise réputation ». Et pour cause, il serait élève en classe de 3e dans leur collège, Marie-Curie. « Il nous fait peur, il ne sait pas se battre sans une arme, une fois il a sorti un couteau devant...




                        

                        

