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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’UE rouvre les plaies du passé et confronte les Nord-Irlandais à des dilemmes oubliés depuis vingt ans.
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Comment le Brexit déstabilise l’Irlande du Nord

La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’UE rouvre les plaies du passé et confronte les Nord-Irlandais à des dilemmes oubliés depuis vingt ans.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 17h33
    |

            Philippe Bernard (Belleek, Belfast, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Si la rivière Erne avait un jour coulé entre les deux Allemagnes, le pont qui la franchit à Belleek aurait été un lieu idéal pour un échange de prisonniers entre l’Est et l’Ouest. Une localité reculée, discrète, brumeuse, mais aussi un lieu emblématique du déchirement d’un pays. En réalité, Belleek est un bourg d’Irlande du Nord quasi enclavé dans la République d’Irlande, à cheval entre ces deux pays séparés depuis vingt ans par une frontière invisible. Sur son pont au lourd tablier de béton, la démarcation entre le goudron du comté de Tyrone (nord) et celui du Donegal (sud) se devine à peine. Les baraquements hérissés de barbelés de l’armée britannique, qui contrôlait la frontière jusqu’en 1998, tout comme la douane irlandaise appartiennent aux souvenirs, des plus de 30 ans.
Fergus Cleary, chef dessinateur à la fabrique de porcelaine qui fait face au pont, a nettement dépassé cet âge et n’a aucune nostalgie pour l’époque où un humiliant sauf-conduit était nécessaire pour passer au sud, dans cette République où son cœur de catholique bat. « Mon grand-père qui avait vu cette frontière être érigée [par les Britanniques après la partition de 1921] la trouvait déjà aberrante. Seuls les trafiquants l’appréciaient. Moi, je l’ai vue disparaître [après l’accord de paix du Vendredi saint de 1998] et personne ici ne veut la revoir. Ce n’est pas seulement une question d’échanges commerciaux, c’est quelque chose d’affectif. Beaucoup de familles ont eu des morts pendant les troubles [entre 1968 et 1998]. Le Brexit fait craindre le retour de l’instabilité. De nouveaux postes frontières se transformeraient immédiatement en cibles ».
Longtemps, M. Cleary, né en Irlande du Nord, n’a détenu qu’un passeport britannique. Depuis le référendum sur le Brexit, il s’en est fait délivrer un second, frappé de l’emblème de République d’Irlande, et donc de l’Union européenne, comme l’accord de 1998 lui en donne le droit. « Pour voyager...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ L’auteur du « Lièvre de Vatanen » était l’un des écrivains de langue finnoise les plus connus internationalement.
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L’écrivain finlandais Arto Paasilinna est mort

L’auteur du « Lièvre de Vatanen » était l’un des écrivains de langue finnoise les plus connus internationalement.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 14h59
   





                        



   


L’écrivain finlandais Arto Paasilinna, devenu célèbre dans le monde entier grâce à son roman désabusé Le Lièvre de Vatanen, est décédé lundi 15 octobre à l’âge de 76 ans, selon son éditeur.
Auteur de 35 œuvres traduites dans des dizaines de langues, cet ancien bûcheron reconverti au journalisme et à la littérature a vendu huit millions de livres en plus d’un demi-siècle de carrière.
Né le 20 avril 1942, il est mort « dans une maison de repos à Espoo », près de la capitale, Helsinki, a précisé son éditeur finlandais, WSOY, dans un communiqué.
Publié en France chez Gallimard, il était avec Mika Waltari et la romancière Sofi Oksanen (Purge), l’auteur de langue finnoise le plus connu à l’étranger.
Réjouissant tableau du genre humain
Ses récits tragi-comiques de la vie dans le Grand Nord content d’improbables aventures vécues par un géomètre sénile et son compagnon de voyage (La Cavale du géomètre), une vieille femme escroquée par son vaurien de neveu (La Douce Empoisonneuse) ou encore un journaliste désabusé qui adopte un jeune lièvre à la patte cassée (Le Lièvre de Vatanen).
Sous sa plume souvent décalée, suicide, vieillesse, désespoir ou morne quotidien participent d’un réjouissant tableau du genre humain. « En tant qu’écrivain, je veux exagérer les choses et il est plus facile de fouetter son propre peuple que d’aller fouetter chez les autres (...). Les humains en général sont un peu fous, d’une manière touchante, et les Finlandais plus encore, peut-être, que les autres », confiait-il dans un entretien à l’AFP en 2005.
« Paasilinna était particulièrement populaire en France, où il a été comparé au lauréat du prix Nobel [de littérature colombien] Gabriel García Márquez », a souligné son éditeur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Le club informel, qui rassemble des hauts fonctionnaires, des diplomates et des ministres des finances baltes, nordiques et irlandais, prône un strict respect des règles de la zone euro.
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En Europe, la très discrète influence de la nouvelle « ligue hanséatique »

Le club informel, qui rassemble des hauts fonctionnaires, des diplomates et des ministres des finances baltes, nordiques et irlandais, prône un strict respect des règles de la zone euro.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 14h17
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 14h18
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Tout le monde en a déjà vaguement entendu parler à Bruxelles, mais peu nombreux sont les initiés, et, quand on les interroge sur ce club informel, ils prennent des airs de conspirateurs. Pas question de les citer nommément : ils ne recherchent pas la publicité. Pour faire croître leur influence naissante dans les cercles du pouvoir européens, ils privilégient la discrétion et l’entregent des diplomates.
Quelle est donc cette nouvelle « ligue hanséatique », qui s’est récemment constituée en marge de l’Eurogroupe et de l’Ecofin, les réunions des ministres des finances de l’Union européenne (UE) et de la zone euro ? Qui sont ses membres, pourquoi ont-ils éprouvé le besoin de se serrer les coudes ?
La « ligue » n’est pas complètement étrangère au fait que le sommet de la zone euro, programmé, jeudi 18 octobre, à l’heure du déjeuner, ne propose qu’un menu ultraléger. Les dirigeants irlandais, néerlandais, danois, baltes et suédois, qui la constituent, ont, en grande partie, sapé les idées élyséennes pour relancer l’intégration de l’union monétaire.
C’est l’équipe du Financial Times, à Bruxelles, qui a eu l’idée de baptiser cette coterie la « nouvelle ligue hanséatique » en référence à la fameuse Hanse d’une trentaine de villes, qui avait exercé un quasi-monopole sur le commerce entre la mer du Nord et la Baltique, du XIIe au XVIIe siècle.
Le libre-échange est une très bonne chose
Les diplomates, eux, hésitaient entre plusieurs appellations : le « bad weather country club » (« club des pays du mauvais temps ») ou « l’anti-Club Med », l’alliance des pays économes, en référence aux pays du « Club Med » (la Grèce, Chypre ou le Portugal), accusés, eux, d’avoir frôlé la faillite pendant la crise à cause d’une supposée propension nationale à dilapider l’argent public.
Si les premiers contacts entre hauts fonctionnaires et diplomates ont commencé dès le début de 2017, la « ligue » s’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Après la décision du patriarcat de Constantinople de reconnaître l’indépendance de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine, Moscou dénonce une situation de « schisme ».
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L’Eglise russe orthodoxe rompt avec Constantinople

Après la décision du patriarcat de Constantinople de reconnaître l’indépendance de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine, Moscou dénonce une situation de « schisme ».



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h56
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Dans la famille orthodoxe, la déchirure est profonde. A l’issue d’un synode organisé, lundi 15 octobre, pour la première fois à Minsk, en Biélorussie, l’Eglise russe orthodoxe a annoncé la rupture totale de ses relations avec le patriarcat de Constantinople. « Nous ne pouvons pas garder le contact avec cette Eglise qui est en situation de schisme », a affirmé lundi soir le métropolite Hilarion, responsable des relations extérieures du patriarcat de Moscou. Plus de liturgies ni même de communions communes pour les fidèles, jugées désormais « impossibles » et qui ne seront donc plus tolérées. Même le lieu saint du mont Athos, en Grèce, où Vladimir Poutine s’est rendu à plusieurs reprises, est concerné par cet interdit.
La rupture du lien eucharistique entérine une crise profonde née avec la décision du patriarcat de Constantinople de reconnaître l’indépendance de l’Eglise ukrainienne placée depuis 332 ans sous la tutelle russe.

Le 11 octobre, le patriarcat œcuménique qui siège à Istanbul, avec à sa tête Bartholomée Ier, considéré dans le monde orthodoxe comme le « premier parmi ses pairs », avait rétabli dans ses fonctions hiérarchiques le patriarche de Kiev Philarète, fondateur d’une Eglise dissidente et pour cela excommunié en 1997 par Moscou. Il avait révoqué du même coup le décret de 1686 qui avait permis à l’Eglise russe orthodoxe d’étendre depuis lors son influence dans toute l’Ukraine, cette dernière représentant aujourd’hui plus d’un tiers de son patrimoine.
« En dehors des canons »
« L’accueil dans la communion des schismatiques et d’une personne frappée d’anathème (…), l’empiétement sur des territoires canoniques étrangers, la tentative de renier ses propres décisions historiques et ses obligations, tout cela place le patriarcat de Constantinople en dehors des canons », a fustigé le métropolite Hilarion dans une déclaration lue à la sortie du synode de Minsk. « Le 15 octobre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le gouvernement Conte a adressé, lundi soir, sa copie budgétaire à Bruxelles. Truffée de dépenses nouvelles, elle ne convaincra pas l’UE.
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Les populistes italiens élaborent un budget 2019 expansionniste

Le gouvernement Conte a adressé, lundi soir, sa copie budgétaire à Bruxelles. Truffée de dépenses nouvelles, elle ne convaincra pas l’UE.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h05
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

La lettre communiquant à Bruxelles le détail des principales mesures du budget 2019 est partie dans la soirée, avant minuit. C’est ce qu’a annoncé le premier ministre italien, Giuseppe Conte, au cours de la courte conférence de presse qui s’est tenue, lundi en fin de soirée, au Palais Chigi, après une longue journée de tractations.

Cette fois-ci, pas de fête au balcon de la présidence du conseil, comme deux semaines plus tôt, lors de l’annonce de la remise du document de programmation pluriannuelle. Lundi soir, l’heure semblait plutôt à une certaine gravité. Car si les quatre participants à la conférence de presse – Giuseppe Conte, Giovanni Tria (ministre de l’économie) et les deux vice-premiers ministres, Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles) et Matteo Salvini (Ligue) – sont finalement parvenus à s’entendre, ils savent également que les termes de leur accord risquent d’être considérés, à Bruxelles, comme une provocation de plus.
« Nous ne voulons pas faire sauter l’Europe », a assuré Giovanni Tria, qui aura tout fait, ces dernières semaines, pour limiter l’augmentation des dépenses nouvelles. Reste que le simple fait qu’il ait à le préciser montre bien que le gouvernement s’attend, dans les prochains jours, à essuyer une tempête politique de grande ampleur.
Dans le détail, la hausse automatique de la TVA, dont le principe avait été adopté par la majorité précédente, pour tranquilliser les marchés, n’aura pas lieu, ce qui représente déjà un « trou » de 12 milliards d’euros. Cette mesure, sorte de « cadeau empoisonné » laissé par la précédente majorité au gouvernement Conte, pèse déjà d’un poids considérable sur les comptes italiens. Pour se redonner un peu de marge de manœuvre et faire rentrer de l’argent dans les caisses, les deux composantes de la majorité sont tombées d’accord sur un décret de « paix fiscale », fortement souhaité par la Ligue (extrême droite). « Vous pouvez l’appeler comme vous voulez, mais moi je...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ De nombreux patrons américains ont décidé de bouder le rendez-vous de Ryad du 23 octobre. Les Français, eux, répondent présents.
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En Arabie saoudite, le « Davos du désert » enlisé dans l’affaire Khashoggi

De nombreux patrons américains ont décidé de bouder le rendez-vous de Ryad du 23 octobre. Les Français, eux, répondent présents.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 11h03
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant), 
                                Véronique Chocron, 
Guy Dutheil et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Il y a un an, Mohammed Ben Salman, le prince héritier saoudien, avait le gotha de la finance internationale à ses pieds. Les plus grands investisseurs de la planète se pressaient dans les salons du Ritz-Carlton de Riyad pour écouter ce jeune phénomène qui, quelques semaines plus tôt, avait proclamé la fin de l’archaïsme le plus caricatural de l’Arabie saoudite, l’interdiction faite aux femmes de conduire. « Nous n’allons pas passer trente années de plus de notre vie à nous accommoder d’idées extrémistes, nous allons les détruire maintenant », avait asséné le fils du roi Salman, devant un parterre d’entrepreneurs richissimes.

Dans le même mouvement, l’impétueux « MBS », que l’on disait déterminé à rompre l’addiction du royaume à l’or noir, avait annoncé la mise en chantier, dans le nord du pays, d’une mégalopole futuriste, baptisée Neom. Une utopie à 500 milliards de dollars (431,9 milliards d’euros), avec robots, énergie propre, espaces verts à perte de vue et femmes non voilées. Organisée du 24 au 26 octobre 2017, sous le titre de Future Investment Initiative (FII), la conférence de Riyad avait porté le narratif du jeune prince révolutionnaire à son apogée.

Douze mois plus tard, alors que la deuxième édition de cette grand-messe financière se profile, le retournement de situation est total. Percuté de plein fouet par l’affaire Khashoggi, du nom de ce journaliste saoudien, critique du pouvoir, qui a disparu il y a deux semaines après avoir pénétré dans le consulat de son pays à Istanbul, le « Davos du désert » prend l’eau. De peur que les soupçons d’enlèvement et d’assassinat qui pèsent sur Riyad ne nuisent à leur réputation, de très grands noms du monde des affaires ont préféré bouder la rencontre, prévue du 23 au 25 octobre.
Défection du patron d’Uber
La défection la plus cuisante pour le pouvoir saoudien est celle de Dara Khosrowshahi, le patron irano-américain d’Uber, la start-up de chauffeurs à la demande....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ La délivrance de « passeports dorés » a pris une ampleur considérable ces dernières années. Leur « prix » peut s’étaler de 100 000 à plusieurs millions de dollars.
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L’OCDE épingle vingt et un pays qui vendent leur nationalité

La délivrance de « passeports dorés » a pris une ampleur considérable ces dernières années. Leur « prix » peut s’étaler de 100 000 à plusieurs millions de dollars.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 11h01
    |

            Anne Michel et 
Jean-Baptiste Chastand








                        



   


Il y avait la liste noire des paradis fiscaux. Il y aura désormais la liste noire des pays vendant des passeports ou des certificats de résidence dits « dorés », parce qu’ils sont octroyés contre forte rémunération à de très riches investisseurs.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié, mardi 16 octobre, les noms des pays dont les programmes « d’obtention de la résidence ou de la nationalité par l’investissement », tels qu’ils sont nommés dans le secteur, présentent de « hauts risques » d’être détournés de leur objet par des fraudeurs en tous genres, notamment fiscaux.

        Lire aussi :
         

                Fraude fiscale : l’OCDE met en garde contre les risques associés à l’octroi de « passeports dorés »



La vente de « passeports dorés » a pris une ampleur considérable au cours des dernières années. Plus d’une centaine de pays dans le monde font désormais commerce de passeports ou de visas, selon l’OCDE. Le « prix » peut s’étaler de 100 000 à plusieurs millions de dollars, en fonction des avantages qu’ils offrent à leur acquéreur, comme de pouvoir voyager sans visa en Europe ou aux Etats-Unis. Parfaitement légal, ce commerce reste sulfureux pour son utilisation à des fins douteuses, comme la fraude et l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent ou même la criminalité organisée.
Au total, vingt et une juridictions sont clouées au pilori par l’OCDE parce que leur programme peut potentiellement favoriser la fraude fiscale. Il s’agit, précise l’organisme international sis à Paris, de juridictions garantissant un taux d’imposition particulièrement bas à ces acheteurs, pour les revenus issus d’actifs détenus à l’étranger. Et qui, de surcroît, n’exigent pas de ces derniers une présence sur leur territoire suffisamment longue – ce qui, en réalité, produit des situations où ces particuliers fortunés ne mettent jamais les pieds dans les pays dont ils détiennent pourtant passeport ou visa doré.
Le gros du bataillon est formé d’îles caribéennes, dont beaucoup sont aussi considérées comme des paradis fiscaux : Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, la Dominique, Grenade, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, les îles Turques-et-Caïques. Elles côtoient les Seychelles et l’île Maurice, dans l’océan Indien, et l’archipel du Vanuatu, dans le Pacifique.
Monaco, Chypre et Malte visés
Des pays montrés du doigt pour leur opacité et leur peu d’appétence à coopérer dans le domaine fiscal font aussi partie de cette liste : les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, la Colombie, la Malaisie et, dans une moindre mesure, le Panama. Mais ce qui retient l’attention, ce sont trois pays européens, également épinglés par l’OCDE : Monaco, Chypre et Malte. Ces deux derniers font partie de l’Union européenne (UE) et vendent à ce titre leurs passeports particulièrement chers, parce que ceux-ci permettent de s’installer librement n’importe où dans l’UE.
Le ticket d’entrée du passeport maltais, qui permet aussi de se rendre aux Etats-Unis, est par exemple d’un million d’euros. Tout cela assorti de conditions de résidence réduites au minimum : il suffit d’acheter ou de louer un bien immobilier sur l’île sans même avoir besoin de l’occuper, comme l’avaient détaillé Le Monde et ses partenaires du « Projet Daphne », en avril. Cette collaboration, organisée par l’association Forbidden Stories, a pour but de poursuivre les enquêtes de la journaliste Daphne Caruana Galizia, assassinée à Malte le 16 octobre 2017, et qui avait notamment beaucoup écrit sur le commerce des passeports.

        Lire aussi :
         

                La Commission européenne remet en question la pratique des « visas en or »



Pour l’OCDE, ces programmes sont susceptibles d’être utilisés par des personnes souhaitant passer sous les radars de l’échange automatique de données, la nouvelle arme antifraude fiscale, en cours de déploiement au niveau mondial. Un riche citoyen français qui aurait acheté une deuxième nationalité auprès de Sainte-Lucie et voudrait dissimuler de l’argent en Suisse n’aurait qu’à présenter ce second passeport caribéen au banquier suisse pour éviter d’être repéré. Au lieu d’être adressée à la France et au fisc français, l’information sur son compte suisse le serait à Sainte-Lucie… qui s’empresserait de l’enterrer. La France, elle, ignorerait tout du stratagème. « De tels scénarios risquent fort de se développer », avertit l’OCDE.
L’organisme a d’ailleurs sorti de sa liste les pays qui se sont engagés à communiquer la liste des citoyens étrangers à qui sont accordés de tels sésames dorés. L’objectif de l’instance est aussi de demander un durcissement des contrôles d’identité des clients, afin de mieux vérifier leurs motivations. Tous les programmes de vente de titres de résidence ou de citoyenneté ne sont pas dangereux et les particuliers qui les acquièrent le font parfois avec de solides justifications, précise l’OCDE : pouvoir voyager plus librement ou jouir d’un cadre politique stable. Mais certains présentent des risques et doivent être dûment encadrés et contrôlés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Plus qu’à Bruxelles, la régulation financière se fait dans les instances internationales. C’est là que la City de Londres veut s’investir après le Brexit, explique, dans sa chronique, notre journaliste.
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Comment la City veut contourner le Brexit

Plus qu’à Bruxelles, la régulation financière se fait dans les instances internationales. C’est là que la City de Londres veut s’investir après le Brexit, explique, dans sa chronique, notre journaliste.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 09h52
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            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
Chronique marchés. Pour la City, même si un accord est trouvé dans les jours qui viennent, le Brexit est une affaire particulièrement mal engagée. Le centre financier londonien s’est longtemps battu pour rester dans l’Union européenne. Ayant perdu, il s’est battu pour rester dans le marché unique. Ayant à nouveau perdu, il a demandé de conserver un alignement réglementaire. Mais la première ministre britannique, Theresa May, l’a désavoué, en présentant en juillet son plan officiel pour l’après-Brexit : elle demande à rester sur les réglementations européennes pour les biens, pas pour les services.
Pour autant, il n’y a guère de panique chez les financiers londoniens. Les départs de banquiers, d’assureurs et de gérants d’actifs se comptent en quelques milliers de personnes et se compteront peut-être en une dizaine de milliers d’ici mars 2019, date de l’entrée en vigueur du Brexit. A peine une égratignure. Les grandes institutions ne cachent pas leur pessimisme, mais elles préfèrent patienter, attendant d’y voir plus clair.
Cela peut sembler surprenant. Avec le Brexit, la City perd deux choses essentielles. Elle ne pourra plus vendre ses produits financiers à travers l’UE : c’est la perte du fameux « passeport ». Le second problème est plus compliqué et concerne la régulation financière : le centre financier craint de voir Bruxelles lui imposer ses règles. A terme, son cauchemar serait de se trouver dans une position de vassal, obligé d’obéir sans avoir la capacité d’influencer les débats.
Passer au-dessus de l’UE
Lors d’une conférence passionnante à la London School of Economics le mois dernier, Paul Tucker, un ancien vice-gouverneur de la Banque d’Angleterre, a donné les clés du flegme actuel. Sur un ton placide, le Britannique au visage de chérubin a doctement expliqué qu’il est très facile de contourner l’UE : il suffit de passer au-dessus.
Les plus importantes régulations financières sont en effet déterminées dans des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Sur les traces du pape François 2/5. Dès son élection, Jorge Bergoglio a choisi de s’installer dans une résidence-hôtel, au cœur du Vatican, plutôt qu’au palais apostolique. Il y cultive l’exercice solitaire du pouvoir.
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Dès son élection, Jorge Bergoglio a choisi de s’installer dans une résidence-hôtel, au cœur du Vatican, plutôt qu’au palais apostolique. Il y cultive l’exercice solitaire du pouvoir.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                       Le pape François, place Saint-Pierre, le 12 septembre. ALESSANDRA TARANTINO / AP             A Rome, les fenêtres du pape François donnent sur une station-service : au deuxième étage de la pension Sainte-Marthe, la chambre 201 ouvre sur deux pompes à essence. En se penchant, l’homme qui règne sur un milliard et trois cents millions de catholiques peut aussi apercevoir la gendarmerie et les services de renseignement du Vatican. Un peu plus loin, derrière la coupole de la basilique Saint-Pierre, s’étendent les luxuriants jardins de cet Etat grand comme le cimetière parisien du Père-Lachaise – grottes, potagers, fontaines et statues.          Dans The Young Pope, la série culte de Paolo Sorrentino, Jude Law arpente les jardins du Vatican, mains croisées dans le dos, insondable, mystérieux. Le pape François, lui, ne se promène jamais à pied. Quand il ne voyage pas, il reste cloîtré à Sainte-Marthe, conjugaison déprimante d’immeuble de style est-allemand et de caserne militaire que peine à égayer le costume bouffant du garde suisse, à l’entrée.          L’été, François ne s’échappe pas à Castel Gandolfo, résidence où Paul VI est mort au cœur de la torpeur du mois d’août 1978 et où Jean Paul II avait fait construire une piscine : Jorge Bergoglio – son nom pour l’état civil – n’a pas pris de vacances depuis… 1975. « Moi aussi, j’ai des névroses, a-t-il confié un jour lors d’un voyage en avion. L’une de ces névroses, c’est que je suis un peu trop attaché à l’habitat. »          « Le nom de Bergoglio circulait depuis 2005 »          Sa décision de s’installer à Sainte-Marthe date du dimanche 17 mars 2013, quatre jours après son élection. Il est midi. François récite son premier Angélus place Saint-Pierre puis convie à déjeuner son plus vieil ami sud-américain et homme de confiance le plus absolu : le cardinal hondurien Oscar Maradiaga.                       Le pape sortant par l’arrière de la résidence de Sainte-Marthe, en 2014. DAVE YODER / I'OSSERVATORE ROMANO / NATGEOCREATIVE             Le nouveau pape lui doit une part de sa victoire. « Le nom de Bergoglio circulait depuis 2005 », confirme Pierre Morel, ex-ambassadeur de France auprès du Saint-Siège. Cette année-là, face au cardinal Ratzinger, Bergoglio avait déjà réuni quelques suffrages sur son nom.                    — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   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Affaire Khashoggi : Erdogan évoque des dissimulations au consulat saoudien

Les enquêteurs envisagent d’étendre leurs recherches, mardi, à la résidence du consul saoudien.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    16.10.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 17h52
   





                        



   


Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré mardi 16 octobre que certains éléments avaient été soustraits aux recherches menées la nuit précédente par la police turque à l’intérieur du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, où le journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi a disparu le 2 octobre.
Des responsables turcs avaient affirmé que le journaliste avait été assassiné par des agents saoudiens dans l’enceinte du consulat le jour de sa disparition, ce que Riyad dément. Un convoi de six voitures était arrivé dans la représentation diplomatique lundi peu après 19 heures. Un groupe de Saoudiens censés participer à la fouille était arrivé sur place environ une heure plus tôt.
« J’ai l’espoir que nous puissions parvenir à des conclusions qui nous permettront d’avoir aussi vite que possible une idée raisonnable [de ce qui s’est passé] parce que l’enquête s’oriente vers de nombreuses pistes, comme l’utilisation de substances toxiques, et ces choses auraient ensuite été dissimulées et soustraites », a déclaré M. Erdogan devant des journalistes mardi. Des sources diplomatiques turques ont confié à l’AFP que les enquêteurs envisageaient désormais d’étendre leurs recherches, mardi, à la résidence du consul.

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          La tension monte entre Riyad et ses alliés



Nouvelle version saoudienne
A l’issue d’une perquisition sans précédent d’une durée de huit heures, les membres de l’équipe turque avaient emporté des échantillons, notamment de la terre du jardin du consulat. Cette fouille est survenue au lendemain d’un entretien téléphonique entre Recep Tayyip Erdogan et le roi Salman d’Arabie saoudite, au cours duquel ils ont évoqué le cas de Jamal Khashoggi. L’éditorialiste saoudien, critique du pouvoir de Riyad et exilé aux Etats-Unis en 2017, s’était rendu dans la représentation diplomatique de son pays, le 2 octobre, pour des démarches administratives en vue de son prochain mariage avec une Turque, Hatice Cengiz.
Lundi 15 octobre, le New York Times et CNN ont affirmé en citant des sources anonymes que l’Arabie saoudite serait sur le point de changer de ligne de défense en passant du déni outré à la thèse d’un interrogatoire qui aurait mal tourné. Riyad se préparerait à défendre une nouvelle version des faits à même de disculper le pouvoir en faisant porter la responsabilité de la disparition sur des éléments individuels, accusés d’avoir agi de leur propre chef.
Selon le journal « Habertürk », le consul d’Arabie saoudite à Istanbul, Mohammad Al-Otaibi s’est d’ailleurs envolé mardi après-midi pour Riyad.
Mardi matin, le secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Mike Pompeo, dépêché par Donald Trump, était arrivé à Riyad pour faire la lumière sur cette affaire. Il rencontrera aussi l’homme fort du royaume, Mohammed Ben Salman, prince héritier de la dynastie des Saoud. La veille, M. Trump avait lui-même admis que la disparition du journaliste saoudien « pourrait être le fait d’éléments incontrôlables ». M. Trump a fait ces déclarations après s’être entretenu dans la journée, par téléphone, avec le roi Salman. Plus tôt dans la matinée, M. Trump avait évoqué cet échange dans un tweet : « Je viens de parler au roi d’Arabie saoudite qui dit tout ignorer de ce qui a pu arriver à “notre citoyen saoudien” (…). J’envoie immédiatement notre secrétaire d’Etat pour rencontrer le roi. 
Zones d’ombre
Si la nouvelle version que s’apprêterait à livrer Riyad peut augurer d’une sortie de crise après une montée des tensions entre l’Arabie saoudite et ses partenaires occidentaux, elle risque de se faire au prix du maintien de zones d’ombre autour de la disparition du journaliste saoudien. De fait, des responsables turcs ont fait émerger au cours des deux dernières semaines des éléments accréditant la préméditation du meurtre, mettant notamment en évidence certaines précautions prises en amont par « un commando de tueurs » en vue de faire disparaître le corps.
Par exemple, d’après des responsables turcs, un médecin légiste équipé d’une scie à os destinée à démembrer le corps de la victime pour mieux le dissimuler se serait trouvé parmi les quinze citoyens saoudiens accusés d’être liés à la disparition de M. Khashoggi. Ces derniers avaient atterri en jet privé à Istanbul le 2 octobre, jour de la disparition du journaliste, avant de se rendre au consulat du royaume.




                            


                        

                        


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« 2 février 2020 », le jour où l’Italie a abandonné l’euro

Un journaliste italien a imaginé, dans un roman ultra-réaliste, l’abandon par son pays de la monnaie unique au profit de la « Nouvelle lire ». Une lecture angoissante.



LE MONDE
 |    16.10.2018 à 03h35
 • Mis à jour le
16.10.2018 à 09h54
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            LETTRE DE ROME
L’annonce se fera le vendredi 31 janvier 2020, à 19 heures, après la fermeture des marchés financiers. Par un simple coup de téléphone, le premier ministre italien informera le directeur de la Banque centrale européenne (BCE) que son pays a décidé de reprendre sa souveraineté monétaire et de donner naissance à la « Nouvelle lire ».
Dans les jours précédents, les nouveaux billets auront été imprimés dans le plus grand secret. Sur les nouvelles coupures, on ne trouvera pas trace des grands Italiens du passé, Dante, Léonard, Michel Ange, Galilée, Raphaël… – ces gloires nationales figuraient sur les « anciennes » lires – ; signe des temps, elles n’auront pas les honneurs des nouvelles. « Ces gens-là représentent les élites. Nous voulons plutôt que nos billets représentent le peuple », avait lancé le ministre de l’économie aux quelques conspirateurs ayant été mis dans le secret.
Une Europe bouleversée
Le billet de 1 million portera donc la figure – sans doute légendaire – d’Alberto da Giussano, le héros médiéval de la Ligue du Nord, vainqueur de Frédéric Barberousse, tandis que sur le billet de 500 000 lires apparaîtra la silhouette du cofondateur du Mouvement 5 étoiles (M5S), Gianroberto Casaleggio. La nouvelle monnaie prendra cours dans la nuit du samedi au dimanche 2 février, à minuit. Et l’histoire de l’Europe en sera à jamais bouleversée.
Ainsi se déroulera la sortie italienne de l’euro, selon l’ouvrage publié par le journaliste Sergio Rizzo, 02.02.2020. La Notte che uschimmo dall’euro (littéralement, « 2 février 2020. La Nuit où nous sommes sortis de l’euro », éd. Feltrinelli). Il a été publié très opportunément à la mi-septembre, alors que commençait à poindre l’affrontement entre le gouvernement Conte et Bruxelles sur le budget 2019 de l’Italie.

Journaliste au quotidien La Repubblica, qu’il a rejoint en 2017 après avoir longtemps travaillé au Corriere della Sera, Rizzo...




                        

                        


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Le gouvernement italien s’accorde sur le budget 2019 à présenter à l’UE

Ce projet sera remis à la Commission européenne avant minuit lundi soir, dernier délai fixé par les règles européennes, a affirmé le président du conseil, Giuseppe Conte.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 23h12
   





                        



   


Le gouvernement italien s’est mis d’accord lundi 15 octobre au soir sur le projet de budget 2019, qui confirme les objectifs en matière de déficit et de dépenses publiques, a annoncé devant la presse le président du Conseil italien, Giuseppe Conte.
Ce projet, qui prévoit notamment un déficit public de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB), sera remis à la Commission européenne avant minuit lundi soir, dernier délai fixé par les règles européennes, a ajouté M. Conte.
Les autorités européennes s’étaient montrées plutôt critiques à l’égard des objectifs du gouvernement populiste italien, déjà rendus publics au début du mois. Le projet du gouvernement italien n’est « pas bon pour le peuple », avait ainsi déclaré le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici.

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          Bruxelles se prépare à la confrontation avec Rome sur son budget



Mesures de relance
Le projet approuvé lundi soir en conseil des ministres contient également les mesures économiques de relance voulues par le gouvernement, dont un revenu de citoyenneté, sorte de revenu d’insertion en faveur des plus démunis, qui sera mis en œuvre début 2019, et un assouplissement des conditions de départ à la retraite.

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Cette dernière mesure concernera environ 400 000 personnes qui pourront partir à la retraite à l’âge de 62 ans si elles ont cotisé pendant au moins trente-huit ans, alors que la loi actuelle prévoit un départ à plus de 65 ans.
L’ensemble de ces mesures de relance représente un coût dont le détail n’a pas été révélé lundi soir, mais qui dépasserait 21 milliards d’euros, selon les chiffres communiqués par le gouvernement ces derniers jours. Un plan d’investissements de 15 milliards d’euros sur trois ans est également prévu.
La fin des aides aux migrants ?
« Les couvertures financières sont prévues », a assuré de son côté le ministre des finances, Giovanni Tria, lors de cette conférence de presse, à l’issue du conseil des ministres. Selon les médias italiens citant des sources proches de M. Salvini, plus d’un milliard d’euros sera ainsi récupéré sur les aides jusqu’à présent consacrées à l’assistance aux migrants en Italie.

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« Nous tiendrons les comptes en ordre et maintiendrons les promesses », a déclaré de son côté le vice-premier ministre, Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement cinq étoiles (M5S, antisystème), et un des deux poids lourds de la majorité gouvernementale avec M. Salvini.
Dette « explosive »
Ce projet de budget prévoit un déficit à 2,4 % en 2019, contre 0,8 % pour le précédent gouvernement de centre gauche. Il est programmé à 2,1 % en 2020 et 1,8 % en 2021.

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Le texte a provoqué l’irritation de Bruxelles et de vives tensions sur les marchés, alors que la dette publique italienne est « explosive », selon l’expression de M. Moscovici.
Il s’agit d’un « déficit considéré comme normal dans toutes les démocraties », même s’il n’est pas accepté par les autorités européennes, a assuré lundi soir M. Tria.
Il a réaffirmé son objectif de faire baisser l’endettement total de l’Italie de quatre points de pourcentage en trois ans. A quelque 131 % de son PIB, l’Italie affiche le ratio d’endettement le plus élevé de la zone euro après la Grèce. « On vise la croissance et nous discuterons avec l’Europe », a encore affirmé M. Conte.

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En raison des inquiétudes autour du budget, le « spread » – le très surveillé écart entre les taux d’emprunt italien et allemand à dix ans – s’est largement accru ces derniers jours, passant au-dessus du seuil de 300 points sur le marché secondaire. Lundi, il a terminé la journée à 304 points.



                            


                        

                        


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Prise d’otage à Cologne : la police n’exclut pas un attentat

L’homme à l’origine de la prise d’otage dans la gare de Cologne lundi s’est réclamé du groupe Etat islamique.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 21h38
   





                        



   


La police allemande a déclaré lundi 15 octobre au soir ne pas exclure la piste d’un « attentat terroriste » après la prise d’otage survenue dans la gare de Cologne qui a fait trois blessés en plus de l’assaillant.
« L’enquête explore toutes les directions. Nous n’excluons pas non plus un attentat terroriste », a dit une responsable de la police de Cologne, Miriam Brauns, au cours d’une conférence de presse.
« Il pourrait s’agir d’une tentative d’attentat que nous avons fait échouer », a précisé le responsable de la police judiciaire de Cologne, Klaus-Stephan Becker, évoquant la piste islamiste.
Bien que l’homme ne soit pas connu comme un islamiste, il a donné des « indices » laissant penser qu’il pouvait avoir une connexion avec cette mouvance.
Il s’est notamment réclamé du groupe Etat islamique (EI) au cours de la prise d’otage dans une pharmacie de la gare. Un document d’identité concernant une personne née en Syrie en 1963 a notamment été retrouvé sur les lieux. Il s’agit « très vraisemblablement » de la même personne, a expliqué la police.
Selon les enquêteurs, le détenteur de la carte d’identité, dont le permis de séjour en Allemagne était valable jusqu’en 2021, était bien connu des services de police pour divers délits depuis 2016 tels que des vols et des menaces.
Au cours de la prise d’otage, l’individu « a exigé la libération d’une Tunisienne » et également qu’une valise qu’il avait laissée un peu plus tôt dans un autre endroit « lui soit rendue », a dit la police.
Cocktail Molotov et bonbonnes de gaz
Les faits se sont déroulés lundi en milieu de journée.
L’homme a d’abord jeté un cocktail Molotov dans un établissement de restauration rapide situé dans une galerie marchande de la gare de Cologne, l’une des plus fréquentées d’Allemagne avec 280 000 passagers qui s’y croisent en moyenne quotidiennement dans cette région densément peuplée.
Sur place une personne a été blessée par la fumée dégagée par l’engin incendiaire et une autre, une adolescente de 14 ans, a subi des brûlures et a dû être hospitalisée.
Ensuite, l’assaillant s’est rendu dans une pharmacie de cette gare et s’y est retranché en prenant en otage une femme.
Il avait avec lui un liquide allume-feu et plusieurs petites bonbonnes de gaz attachées entre elles, dont deux qu’il a fixées sur son otage. L’homme était aussi muni d’une arme et la police doit vérifier si elle était ou non factice.
Après avoir fait évacuer la gare, bouclé le quartier situé au pied de la cathédrale de Cologne et pris contact avec le preneur d’otage, les forces spéciales ont finalement donné l’assaut en début d’après-midi, utilisant des grenades aveuglantes dont la détonation a pu être entendue à l’extérieur.
Menaces islamistes
L’auteur de l’attaque a « été grièvement blessé lors de l’intervention » policière, touché de plusieurs balles tirées par les forces de l’ordre. Après avoir été réanimé par les secours, il a été transporté à l’hôpital et était opéré d’urgence dans la soirée.
La police a déclaré être intervenue car il menaçait de mettre le feu à la pharmacie. Il a aussi tenté d’allumer les vêtements de son otage lors de l’assaut.
L’Allemagne est en alerte en raison de plusieurs attaques djihadistes perpétrées ou envisagées sur son territoire ces dernières années.
En juin 2018, la police a annoncé avoir déjoué un attentat à la « bombe biologique », à la suite de l’arrestation d’un Tunisien suspecté d’être lié à l’EI. L’homme de 29 ans arrivé en Allemagne en 2015 est soupçonné d’avoir voulu remplir son engin de ricine, un poison 6 000 fois plus puissant que le cyanure.
L’attaque la plus grave, survenue en décembre 2016, a été commise par un Tunisien de 23 ans, Anis Amri, auteur d’un attentat au camion-bélier sur un marché de Noël à Berlin. L’attaque, revendiquée par l’EI, avait fait douze morts.
Les autorités allemandes évaluent actuellement à environ 980 le nombre des islamistes particulièrement dangereux car susceptibles de passer à l’acte, dont 150 sont détenus pour divers délits.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Cette opération sur un site du nord-ouest du pays, en vue de produire du gaz de schiste, est une première depuis 2011.
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Gaz de schiste : opération de fracturation hydraulique en Angleterre sur fond de contestation

Cette opération sur un site du nord-ouest du pays, en vue de produire du gaz de schiste, est une première depuis 2011.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 18h49
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 19h10
   





                        


La société britannique Cuadrilla a annoncé lundi 15 octobre avoir lancé une première opération de fracturation hydraulique sur un site du nord-ouest de l’Angleterre en vue de produire du gaz de schiste, une première au Royaume-Uni depuis 2011. Deux cents manifestants se sont réunis près du site pour faire part de leur inquiétude face à cette initiative qui pourrait, craignent-ils, en appeler d’autres. « Ce n’est que le sommet de l’iceberg. Si cela continue ici on pourrait en voir partout », a déclaré l’un d’eux.
Ces opérations devaient initialement débuter samedi, mais le coup d’envoi a dû être repoussé de 48 heures à cause de vents violents qui ont soufflé sur la région pendant le week-end. « Nous avons démarré les opérations de fracturation hydraulique à Preston New Road », a expliqué l’entreprise de prospection sur son compte Twitter. Ce projet a pu être lancé après le feu vert donné vendredi par la Haute Cour de Londres, qui a rejeté un recours en référé d’un militant écologiste lui demandant de suspendre l’autorisation accordée à Cuadrilla.

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                L’exploitation du gaz de schiste reprend au Royaume-Uni



Hostilité d’une partie des riverains
Le procédé de fracturation hydraulique consiste à créer des fissures souterraines et à y infiltrer un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques pour permettre l’extraction de gaz capturé dans la roche. La société soutient que le produit chimique utilisé n’endommagera pas les nappes phréatiques. La fracturation hydraulique fait l’objet de craintes au Royaume-Uni depuis que les précédentes opérations de ce type menées par Cuadrilla sur un autre site de la région ont été accusées d’avoir contribué à deux petites secousses sismiques en 2011.
Les opérations de fracturation hydraulique horizontale débutées lundi dans le sous-sol ne constituent toutefois que des tests destinés à préciser la quantité de gaz disponible à plus de 2 000 mètres de profondeur. Leurs résultats, attendus début 2019, devraient permettre d’estimer l’intérêt d’une exploitation commerciale. D’autres projets d’exploitation de gaz de schiste sont à l’étude au Royaume-Uni mais aucun n’a commencé à produire, du fait de la complexité des procédures d’autorisation et de la réticence, voire de l’hostilité, d’une partie des riverains.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Depuis cet été, le royaume est le théâtre d’une vague sans précédent d’arrestations et de déplacements forcés de Subsahariens obligés de se cacher.
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Reportage

Sous la pression de l’Union européenne, le Maroc fait la chasse aux migrants

Depuis cet été, le royaume est le théâtre d’une vague sans précédent d’arrestations et de déplacements forcés de Subsahariens obligés de se cacher.

Charlotte Bozonnet (Tiznit, Agadir, Tanger, Maroc, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
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        Le 15.10.2018 à 18h13

     •
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        Mis à jour le 16.10.2018 à 14h23






                        

Crédits : CAMILLE MILLERAND /DIVERGENCE POUR LE MONDE


                    

Ils sont arrivés à 5 heures du matin, dans le quartier Boukhalef, à Tanger, tambourinant aux portes et ordonnant aux habitants de sortir de chez eux. « Il y avait plusieurs fourgons avec des policiers et les forces auxiliaires [forces paramilitaires dépendant du ministère de l’intérieur] », se souvient Donatien*, un Camerounais de 35 ans, aujourd’hui à l’abri dans le sud du Maroc.
En bas de l’immeuble, une cinquantaine d’hommes, de femmes et d’enfants sont déjà entassés dans un car. Emmenés au commissariat central, ils y attendront avec des dizaines d’autres ressortissants subsahariens jusqu’à 19 heures, sans eau ni nourriture. « Puis ils nous ont menottés pour nous mettre dans un bus. Dans le nôtre, on était trente-six, mais il y avait plus de quinze bus pleins », précise le Camerounais.

Après plusieurs heures de voyage et une tension croissante dans le véhicule, les migrants obtiennent des petits pains, des sardines et de l’eau. « Puis, à 4 heures du matin, ils nous ont lâchés sur la route, à 17 km de Tiznit », à environ 900 km au sud de Tanger.
Un Marocain passant par là en camionnette embarquera les femmes et les enfants jusqu’à la ville ; les hommes, eux, marcheront jusqu’au rond-point principal de la petite cité berbère, lieu de campement provisoire pour les migrants refoulés. C’était il y a un mois, mais Donatien reste marqué par la violence de ces heures-là et par l’ampleur des arrestations : « Comme si c’était une journée spéciale pour capturer tous les Blacks », dit-il.

Des arrestations massives
Donatien est l’un de ces milliers de Subsahariens qui ont été arrêtés et déplacés de force depuis cet été sur le territoire marocain. Selon le Groupement antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem), au moins 7 720 personnes ont connu ce sort entre juillet et septembre dans la seule région de Tanger.
Dans son dernier rapport intitulé...



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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Les Soudan Célestins Music et moi. Pour sa dernière chronique, Pablo Aiquel raconte l’entrée dans le monde du travail de Hassan le menuisier et d’Ali le sociologue.
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Pour sa dernière chronique, Pablo Aiquel raconte l’entrée dans le monde du travail de Hassan le menuisier et d’Ali le sociologue.        Par  Pablo Aiquel   Publié hier à 17h34, mis à jour hier à 17h34   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Titulaire d’un master de sociologie, Ali exerçait comme professeur assistant à l’université de Khartoum. Sandra Mehl pour Le Monde             Chronique. Il faut savoir le reconnaître, certains réfugiés trouvent du travail en traversant la rue, pour reprendre la désormais célèbre formule d’Emmanuel Macron. Notamment dans la restauration. A Vichy, un jeune Afghan bénéficiant de la protection subsidiaire – un statut accordé à des personnes exposées dans leur pays à des menaces graves – a ainsi dégoté quelques contrats dans des pizzerias de la cité thermale ou de Bourges. Mais ce n’est pas le métier idéal pour ce charmant jeune homme qui rêve de travailler dans la mode, pourquoi pas comme mannequin.                    Car, pour les réfugiés qui souhaitent persévérer dans leur vocation ou faire valoir leurs compétences, il ne suffit pas toujours de traverser la rue. Il faut du temps, une grande volonté d’aller de l’avant et, aussi, l’aide d’associations pour surmonter les obstacles, notamment administratifs. Et parfois ça paie, comme pour deux des réfugiés soudanais et érythréens que Le Monde a suivis durant un an et demi dans le cadre du programme des « nouveaux arrivants ».                        Hasard du calendrier, Hassan, le musicien des Soudan Célestins Music, et Ali, le sociologue qui les accompagne souvent, devaient se retrouver dans de nouveaux environnements de travail quasiment en même temps : le premier ce lundi 15 octobre dans une menuiserie industrielle à Thizy-les-Bourgs (Rhône), le second dès mardi à l’université d’Auvergne, à Clermont-Ferrand.          « Ils ont envie de travailler et ça se voit »          Après avoir vu un reportage sur France 3 en mai, Philippe Heuzebroc, directeur de l’usine Montibert, nous avait contactés pour nous signaler qu’il avait du mal à trouver de la main-d’œuvre et qu’il était ouvert à rencontrer des réfugiés motivés. Deux cadres de l’entreprise sont venus à Vichy présenter les métiers de leur usine à une vingtaine de réfugiés, avec l’aide de l’interprète Adel El Kordi. Puis une visite a été organisée, fin juillet, dans leurs locaux, ainsi qu’une série d’entretiens à Vichy, en septembre.            Voir aussi   Réfugiés soudanais à Vichy : un pas vers la formation professionnelle              Epaulés par des bénévoles, les réfugiés ont préparé leur CV. Quatre d’entre eux ont été sélectionnés pour effectuer une semaine de mise en situation en milieu professionnel. Hassan devait commencer ce lundi. Il accompagnerait son compatriote érythréen Baraka, qui s’est déjà vu proposer un CDD de six mois et qui sautait de joie d’avoir pu, enfin, trouver un emploi dans un secteur qui lui plaît et qu’il connaît.            « Ce sont des gens qui ne s’expriment pas encore parfaitement, mais nous sommes sur la même longueur d’onde. Ils ont envie de travailler et ça se voit, assure Philippe Heuzebroc. Je ne suis pas nécessairement altruiste, mais ça me fait plaisir de savoir que j’aurai aidé une ou deux personnes à commencer à travailler, à leur mettre le pied à l’étrier. » L’entreprise a facilité les choses en trouvant un logement provisoire pour les quatre stagiaires.          Cours sur la civilisation arabe          Ali (son prénom a été modifié à sa demande), lui, a été repéré par une responsable de l’université Clermont-Auvergne, qui participe au projet européen Collab visant à intégrer des réfugiés dans le corps enseignant. Quatre Syriens (deux femmes et deux hommes), deux Syriens, un Guinéen et un Soudanais vont ainsi donner des cours de gestion, de communication interculturelle ou de marketing.           Lire aussi Ali, hier universitaire au Soudan, aujourd’hui réfugié et bénévole au Secours catholique             Accompagné d’un professeur titulaire, Ali, qui est titulaire d’un master de sociologie et qui exerçait comme professeur assistant à l’université de Khartoum, doit commencer, mardi, une série de cours sur la civilisation arabe contemporaine en licence 3 d’arabe. « Je vais leur parler du Soudan, bien sûr, mais aussi de l’Arabie saoudite et de l’Egypte », explique-t-il, enthousiaste.          « Nous avons cherché à ce que le profil et l’expérience des réfugiés servent aux étudiants, l’idée étant de montrer qu’ils peuvent assurer des cours qui sont dans les maquettes des formations », explique la responsable du projet, Cécilia Brassier-Rodrigues. L’intégration par le travail, un nouveau pas en avant pour ces réfugiés dont l’un des principaux objectifs est de se rendre utiles dans le pays qui les accueille.            Pablo Aiquel est journaliste indépendant. Il travaille pour La Gazette des communes comme correspondant Auvergne et ruralités.                                                       Pablo Aiquel       Voir les réactions     Dans la même rubrique                 « Le jour où j’ai découvert pourquoi les réfugiés écoutaient Louane »  Les Soudan Célestins Music et moi. Quelles sont les chansons françaises préférées des membres du groupe ? D’Alain Souchon à Maître Gims, tour d’horizon.                          « Le jour où Ahmed a traduit le discours du maire d’Aurillac »  Les Soudan Célestins Music et moi. Au fil de ses concerts, le groupe de réfugiés a pu faire l’expérience de la « fraternité » française, y compris de la part de municipalités.                      « Le jour où Bakry est revenu chez Cédric Herrou »  Les Soudan Célestins Music et moi. A l’occasion d’un concert au festival des Passeurs d’humanité, le groupe de réfugiés a fait un détour chez le paysan solidaire.                      « Le jour où des réfugiés soudanais ont fait danser la vallée de la Roya »  Les Soudan Célestins Music et moi. Lors du festival des Passeurs d’humanité, les membres du groupe se sont remémoré leur passage de la frontière franco-italienne.                          « Les nouveaux arrivants » : récit d’une année et demie d’intégration  Les réfugiés soudanais et érythréens que « Le Monde » a suivis durant plus d’un an témoignent de leurs difficultés et de leurs avancées.                      « Nouveaux arrivants » : Adel El-Kordi, le passeur de mots des Soudan Célestins Music  Le traducteur libyen accompagne depuis plus d’un an les réfugiés soudanais et érythréens dont « Le Monde » suit le quotidien à Vichy.                      « Nouveaux arrivants » : la vie d’exil et de musique de cinq réfugiés soudanais  Depuis un an et demi, la photographe Sandra Mehl suit, pour « Le Monde », le parcours des Soudan Célestins Music.                                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Par  Pierre Breteau   Publié hier à 17h32, mis à jour hier à 18h21   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Un camion passe la frontière entre les deux Irlandes, en janvier 2017. PAUL FAITH / AFP             L’accès au marché commun, la libre circulation des personnes et des biens ou le statut des Britanniques dans les pays de l’Union, voilà quelques-unes des questions difficiles soulevées par le Brexit. Mais il en reste une, plus complexe encore à régler et sur laquelle ni Londres ni Bruxelles ne pensaient qu’il y aurait autant de discussions : celle de la frontière entre la République d’Irlande, pays membre de la CEE – qui n’était pas encore l’Union européenne – depuis 1973, avec l’Irlande du Nord (Ulster) qui est, elle, restée britannique depuis 1922.           Lire : Le Brexit ébranle vingt années de paix en Irlande             Or, le temps presse, puisque le texte de l’accord sur le Brexit entre Londres et Bruxelles doit être ratifié par le Parlement britannique et le Parlement européen d’ici à la fin de l’année 2018.          Ni l’UE, ni le Royaume-Uni, ni même l’Irlande ne veulent de frontière          Londres s’est engagé à ne pas réinstaurer de frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. En effet, la disparition de la frontière de 500 kilomètres entre les deux Irlandes, qui ont connu plus d’un demi-siècle de conflit civil et religieux, est un acquis des accords de paix du Vendredi saint, en 1998, et son retour pourrait fragiliser la paix.            Dans le cas d’un Brexit sans accord, le retour de la frontière signifierait aussi la fin d’une période d’échanges économiques simples entre les deux pays : en 2016, le tiers des exportations nord-irlandaises prenait le chemin de la République.           Lire (en édition abonnés) : Brexit : les nouvelles concessions de Theresa May sur l’Irlande pour arracher un accord avec l’UE             De son côté, l’Union a proposé l’instauration d’un « filet de sécurité » (« backstop » en anglais) pour une période qui irait jusqu’en 2020, et qui permettrait de conserver l’Irlande du Nord dans l’UE. Pendant cette période, en attendant un accord définitif, la partie nord de l’île resterait alignée sur les normes européennes. Et dans ce cas précis, le contrôle douanier serait effectué entre l’île d’Irlande et la Grande-Bretagne.                     Les deux possibilités d'accord dans le cadre du Brexit. Le Monde / Flavie Holzinger et Xemartin Laborde             Dans cette situation, l’Irlande du Nord serait unifiée de fait avec la République d’Irlande, et pire que tout pour Londre, sous le patronage de l’Union européenne. Cette proposition a été rejetée par le Royaume-Uni, puisque Theresa May avait promis en 2016 de quitter l’union douanière pour pouvoir signer des accords commerciaux avec le monde entier, sans avoir à passer par la case Bruxelles.          Une frontière militarisée disparue grâce aux accords de 1998          Après trente ans de conflit à partir des années 1960 en Irlande du Nord entre républicains catholiques – pour la réunification – et unionistes protestants – pour le maintien dans le Royaume-Uni –, les accords du Vendredi saint d’avril 1998 mettaient un point final aux affrontements et aux milliers de morts.          Si les accords de 1998 n’ont pas tout réglé – les violences intercommunautaires persistent –, ils ont démilitarisé une frontière auparavant gardée par des militaires surarmés. Ils ont aussi désarmé les milices des deux camps progressivement tout le long des années 2000 jusqu’en 2009.          En février 2018, la présidente du Sinn Fein, Mary Lou McDonald, estimait par ailleurs qu’il était temps d’envisager « un référendum sur la réunification au cours de la prochaine décennie ». C’est une possibilité que prévoient les accords du Vendredi saint. Le seul parti politique présent à la fois en République d’Irlande et en Irlande du Nord milite pour la réunification de l’île et considère que « le Brexit et l’accord du Vendredi saint sont incompatibles ».          L’exécutif d’Irlande du Nord est dans une impasse depuis la démission du vice-premier ministre du Sinn Fein le 7 janvier 2017, et de la première ministre de la région, Arlene Foster ; les accords de 1998 prévoient en effet que l’Irlande du Nord soit dirigée par un premier ministre et un vice-premier ministre nationaliste et unioniste. Ce 15 octobre, la région est donc sans exécutif depuis 646 jours, et de ce fait, ne peut faire entendre sa voix dans la discussion entre Bruxelles, Dublin et Londres.                                Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 15 (75015) 530000 € 52 m2           PARIS 12 (75012) 355000 € 33 m2           Paris (75018) 895000 € 67 m2      Recherche                    Pierre Breteau       Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Ponts en mauvais état : en France, quelles sont les zones les plus touchées ?  La proportion d’ouvrages d’art nécessitant des travaux urgents diffère considérablement selon les régions. 122 ponts sont dans la catégorie la plus à risque.                          Quels alcools préfèrent boire les Européens ?  EN UN GRAPHIQUE – La France figure parmi les pays où l’on boit le plus. Une étude rappelle que cette consommation est nocive dès le premier verre.                      Lois, décrets, ordonnances… Les mesures adoptées pendant que vous étiez en vacances  « Les Décodeurs » ont fouillé pour vous dans les éditions du « Journal officiel » publiées au mois de juillet.                      Non, il n’y a pas de « réductions d’effectifs d’élèves » justifiant 1 800 suppressions de poste  Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’action et des comptes publics, a expliqué ces coupes par la « démographie scolaire ». Mais les chiffres lui donnent tort.                          Chess-boxing, canne de combat ou rugby sous-marin : c’est la rentrée, pour quel sport méconnu êtes-vous fait·e ?  Selon vos préférences : sport technique, sport d’endurance, sport de précision, etc… sélectionnez-vous une activité originale ou méconnue pour la rentrée.                      Booba-Kaaris : aux origines de la bagarre la plus attendue du rap français  La rixe qui a éclaté mercredi à Orly entre les deux rappeurs et leur jugement en comparution immédiate, vendredi, sont l’aboutissement d’une longue lignée de « clashs » et de rivalités mis en scène.             « Ecole libre », de quoi parle-t-on ?                                  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Russie : à peine sorti de prison, l’opposant Navalny poursuivi pour « diffamation »

Libéré dimanche après 50 jours de détention, l’opposant au Kremlin est la cible d’une nouvelle enquête judiciaire pour une attaque en « diffamation » datant de 2016.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 16h25
   





                        



   


L’opposant au Kremlin Alexeï Navalny, libéré dimanche après cinquante jours de prison, a annoncé lundi 15 octobre être la cible d’une nouvelle enquête judiciaire pour une attaque en « diffamation » remontant à 2016. « Ce matin, mon avocat a reçu un appel d’un enquêteur du ministère de l’intérieur disant que je devais me présenter aujourd’hui dans le cadre d’une enquête », a déclaré l’opposant de 42 ans dans un message publié sur son site internet.
Selon M. Navalny, cette nouvelle enquête concerne la plainte d’un ancien enquêteur du ministère de l’intérieur, Pavel Karpov, qui l’avait poursuivi en 2016 pour « diffamation » à la suite de la publication d’un message sur le blog de l’opposant. Dans ce message, Alexeï Navalny reprenait des accusations sur le train de vie de M. Karpov et sur ses liens supposés avec la mort dans une prison russe du juriste Sergueï Magnistki, à l’origine en 2012 et en 2013 d’une importante crise diplomatique entre la Russie et les Etats-Unis. Après cette plainte déposée en mai 2016, M. Navalny avait été interrogé par la police, et son appartement avait été fouillé par les enquêteurs.
« Dieu sait comment fonctionne la machine juridique »
« De ce que je comprends, on ne peut pas me mettre en détention à l’heure actuelle sur la base de cette accusation, seules de très fortes amendes sont prévues », a précisé M. Navalny. « Mais Dieu sait comment fonctionne la machine juridique complexe et ingénieuse imaginée par Poutine », a-t-il poursuivi, soulignant que cette affaire avait été « mise au placard » puis « ressortie ».
Farouche opposant au président Vladimir Poutine, Alexeï Navalny a été condamné à la fin d’août à trente jours de prison pour une manifestation non autorisée en janvier appelant à boycotter l’élection présidentielle du 18 mars. Le blogueur anticorruption avait accusé les autorités de l’avoir envoyé en prison pour l’empêcher de manifester le 9 septembre contre un impopulaire projet gouvernemental de réforme des retraites, alors que se tenaient des élections régionales et locales. Des milliers de Russes avaient cependant répondu à son appel dans tout le pays, et la police avait procédé à plus d’un millier d’arrestations, de manière parfois très musclée.
Le 24 septembre, à peine sorti de prison, Alexeï Navalny avait de nouveau été arrêté et condamné à vingt jours de détention pour avoir appelé à manifester contre la réforme des retraites, promulguée au début d’octobre.

        Lire aussi :
         

                Russie : la stratégie du boycottage de l’opposant Alexeï Navalny






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le politologue Jens Althoff explique, dans une tribune au « Monde » que l’affaiblissement des conservateurs et des sociaux-démocrates, lors du scrutin bavarois du dimanche 14 octobre, pourrait déclencher une crise au sein de « la grande coalition » à Berlin et fragiliser un peu plus la chancelière Angela Merkel.
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Elections en Bavière : « La fin des grands partis »

Le politologue Jens Althoff explique, dans une tribune au « Monde » que l’affaiblissement des conservateurs et des sociaux-démocrates, lors du scrutin bavarois du dimanche 14 octobre, pourrait déclencher une crise au sein de « la grande coalition » à Berlin et fragiliser un peu plus la chancelière Angela Merkel.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
15.10.2018 à 17h17
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Jens Althoff (Politologue)







                        



                                


                            

Tribune. En Allemagne, ce week-end, tous les regards étaient braqués sur la Bavière, une des plus grandes et riches régions du pays, où 9,5 millions de Bavarois, sur une population de treize millions d’habitants, étaient appelés à voter pour renouveler le parlement.
Avec la présence désormais de six partis au parlement et l’affaiblissement important des conservateurs et des sociaux-démocrates, qui forment la « grande coalition » au niveau fédéral, ces élections marquent la fin d’un modèle en Allemagne. Si la rupture n’est pas aussi profonde que celle vécue par la France en 2017, elle n’en demeure pas moins conséquente. La force de cohésion des grands partis a diminué outre-Rhin ces dernières années, mais plus lentement qu’ailleurs en Europe. Ce développement s’est accéléré récemment avec la montée de l’extrême droite.
Au niveau des Länder, un parti arrivait encore à former seul une majorité au gouvernement. C’était le cas de la Bavière, où l’Union chrétienne sociale (CSU) gouvernait avec la majorité parlementaire absolue, depuis le début des années 1960 – à l’exception d’une période entre 2008 et 2013, avant de regagner la majorité absolue en 2013. Cette hégémonie dans un des Länder les plus importants d’Allemagne était le socle d’une position de force du CSU au niveau fédéral en tant que « parti sœur » de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) d’Angela Merkel, le parti conservateur présent dans toutes les autres régions allemandes. Ce dimanche, la CSU a perdu la majorité absolue en obtenant seulement 37,2 % des suffrages contre 47,7 % en 2013.
Inquiets de leur faible résultat lors des élections fédérales de septembre 2017, et surtout marqués par la percée de l’Alternative pour l’Allemagne (Afd), le parti d’extrême droite devenue la troisième force avec quatre-vingt-douze députés au Parlement fédéral, les conservateurs bavarois ont bloqué le travail du gouvernement au niveau fédéral dans le but de gagner les élections en Bavière....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Avec un taux d’inflation de 24,5 % et une baisse de la livre turque, le pays sombre dans la crise économique. Le gouvernement tente de contrôler la spéculation et a gelé le prix du pain.
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Ankara place les prix sous surveillance policière


                      Avec un taux d’inflation de 24,5 % et une baisse de la livre turque, le pays sombre dans la crise économique. Le gouvernement tente de contrôler la spéculation et a gelé le prix du pain.



LE MONDE
 |    15.10.2018 à 10h55
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            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








   


Dans le cadre de la « guerre totale » déclarée par le ministre des finances Berat Albayrak à l’inflation, les autorités turques n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Crise économique oblige, la police municipale a été investie d’une nouvelle mission : contrer la valse des étiquettes. Un peu partout à travers le pays, des policiers en uniforme ont été vus en train de vérifier les prix des marchandises sur les étalages des supermarchés. Les commerçants indélicats, menacés de sanctions pécuniaires s’ils augmentent les prix, ont été mis en garde. Les prix de certaines denrées alimentaires, du pain notamment, ont été gelés. Contre les spéculateurs, la mobilisation se veut générale.
« J’en appelle à mon peuple. Lui seul est à même de surveiller de près ce qui se passe dans les épiceries. Si les prix sont exagérés, il faut qu’il en informe immédiatement la police municipale », a expliqué le président Recep Tayyip Erdogan, lors d’une rencontre avec des militants de son parti, l’AKP (Parti de la justice et du développement, islamo-conservateur), mercredi 3 octobre. Il réagissait à la mauvaise nouvelle annoncée un peu plus tôt par l’Institut turc des statistiques (TÜIK), à savoir que le taux d’inflation venait d’atteindre 24,5 % en rythme annuel au mois de septembre, son plus haut niveau depuis quinze ans. Un véritable camouflet pour le gouvernement. Il fallait un responsable. Enver Asti, le directeur adjoint de l’Institut, a donc été contraint de démissionner quelques heures après avoir transmis en haut lieu les derniers chiffres de l’inflation.
« Pas facile de garder mon budget à l’équilibre.. Tout augmente si vite, les produits alimentaires, le gaz, l’électricité, seuls les salaires restent stables. »  Semra, mère de famille
Il y a quinze ans, Recep Tayyip Erdogan accédait au poste de premier ministre, porté par ses promesses de prospérité. L’économie était en mauvaise posture, l’inflation galopait. Pour repartir sur des bases solides, il fallut dévaluer la devise locale, à laquelle on enleva six zéros en janvier 2005. Par la suite, l’inflation fut maîtrisée, la prospérité semblait à portée de main. Le rêve aujourd’hui s’écroule pour une large partie de la population. La dépréciation de la monnaie, qui a perdu 40 % face au dollar depuis le début de l’année, la hausse des prix, la chute du niveau de vie donnent des sueurs froides aux ménages turcs, contraints de regarder à deux fois avant de se lancer dans un achat, aussi minime soit-il. « Pas facile de garder mon budget à l’équilibre », avoue Semra, occupée à faire ses courses après son travail dans un magasin d’alimentation du quartier populaire de Sisli, à Istanbul. « Tout augmente si vite, les produits alimentaires, le gaz, l’électricité, seuls les salaires restent stables », résume cette quinqua, employée de banque, mariée et mère de trois enfants.

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La crise actuelle contraint les islamo-conservateurs à rechercher sans cesse de nouveaux boucs émissaires, tantôt à l’extérieur, tantôt à l’intérieur du pays. Au mois d’août, au plus fort de la crise diplomatico-commerciale avec les Etats-Unis, l’ennemi désigné était le dollar, « le lobby des taux d’intérêt », dont les profits étaient « plus juteux que le commerce de l’héroïne », selon le numéro un turc, prompt à évoquer « la guerre économique » déclenchée par Washington pour mettre la Turquie à genoux. La vindicte antiaméricaine, dans les rangs du gouvernement, est passée au second plan. Désormais, les spéculateurs internes sont sur la sellette. Berat Albayrak, qui est aussi l’époux de la fille aînée d’Erdogan, a même annoncé, le mois dernier, la signature d’un contrat entre le gouvernement et le cabinet de conseil américain McKinsey, « chargé de contrôler nos réalisations chaque trimestre » pour œuvrer au redressement de l’économie. Ce choix a cette fois suscité un tollé du côté de l’opposition kémaliste et un certain affolement des patriotes sur les réseaux sociaux, persuadés que des secrets d’Etat allaient passer aux mains des Américains par l’intermédiaire de McKinsey.

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Abdurrahman Dilipak, l’un des chantres de l’AKP, éditorialiste au quotidien pro-gouvernemental Yeni Akit, est même sorti de ses gonds, promettant « l’enfer » au gouvernement « s’il persistait dans sa décision ». Réponse du ministre des finances : « Ceux qui refusent de travailler avec McKinsey sont des ignorants ou des traîtres. » Le président Erdogan a mis fin à la polémique, samedi 6 octobre, en proclamant la fin du contrat avec le cabinet américain. « J’ai donné l’ordre à mes ministres de ne pas accepter ses conseils », a-t-il conclu.


